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Meurtre de Laetitia Perrais : Tony Meilhon condamné à perpétuité.

Publié par Walda Colette Dubuisson le 10-11-2018 (2061 lectures) Articles du même auteur
France : PORNIC.

10/11/2018 : Drame de Pornic. Le réalisateur de la série Laëtitia a vu la famille.
Mini-série sur le drame de Pornic : la famille de Laetitia Perrais retire sa pétition.
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27/10/2018 : La famille de Laëtitia Perrais s'oppose au tournage de la série télévisée sur le drame de Pornic...

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06/05/2018 : REPLAY : Hondelatte raconte - L’affaire Tony Meilhon - 05/05/18 ( Vidéo).
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*ANNONCE : Diffusion le 28/01/2018 de 22:25 à 23:44 sur France 2 .
Faites entrer l'accusé - "Tony Meilhon la mauvaise rencontre de Laetitia" - Inédit
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04/07/2017 : Le tribunal administratif déboute Tony Meilhon... "En l'absence de faute de l'administration" pénitentiaire, le tribunal administratif de Rennes a rejeté l'ensemble de ses demandes, a-t-on appris ce lundi.
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13/05/2017 Tony Meilhon demande 8.000 € à l'Etat pour ses conditions de détention !!! Face au "préjudice subi", son avocat défendra plusieurs de ses demandes devant le tribunal administratif de Rennes le 2 juin prochain.
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27/10/2015 : Tony Meilhon a été condamné, lundi 26 octobre, à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre et le démembrement de Lætitia Perrais en 2011.
« Structure psychopathique sévère »
Dans son réquisitoire, l’avocat général Stéphane Cantero avait relevé « la structure psychopathique sévère et la dangerosité criminelle » de l’accusé. « Ce n’est pas un meurtre, c’est un massacre », a-t-il dit lundi

Tony Meilhon ne va pas se pourvoir en cassation...
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13/10/2015 : Franck Perrais , papa de Lætitia "Avant, je voulais tuer Tony Meilhon. Maintenant, c'est un fantôme pour moi."
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12/10/2015 :Près de cinq ans après le terrible meurtre d'une jeune fille de 18 ans, Lætitia Perrais, une nuit de janvier 2011 près de Pornic (44), puis la dissimulation de son corps démembré dans plusieurs étangs, Tony Meilhon doit de nouveau répondre de ses actes en appel, à partir de mardi 13/10/2015 à Rennes.
Le chef de l’État de l’époque avait directement mis en cause les magistrats pour des défaillances dans le suivi de Tony Meilhon à la sortie de son précédent séjour en prison, déclenchant une grève inédite de la majorité des tribunaux français.



http://www.sos-enfants.org/modules/news/article.php?storyid=1023

Rappel des faits (Wikipédia)

Meurtre de Lætitia Perrais
Tony Meilhon est un français, né le 14 août 1979 à Nantes. Délinquant multirécidiviste, il a en 2013 passé plus de treize ans en prison, soit presque la moitié de sa vie. Naissance : 1982, Couëron, France
Quand il rencontre Lætitia, en janvier 2011, Tony Meilhon est sorti de prison depuis un an. Il aurait dû être encadré par un suivi judiciaire, que les magistrats et un personnel social débordé n'ont pu assurer. Au moins six plaintes avaient déjà été déposées contre lui, aucune suivie d'effet - pour les mêmes raisons.
Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, entre 00h59 et 1h06 à La Bernerie-en-Retz (Loire-Atlantique) il aurait enlevé, violé et tué Lætitia, alors âgée de 18 ans, avant de démembrer son corps et de le jeter dans un trou d'eau, en Loire-Atlantique. Les experts judiciaires indiqueront par la suite qu'elle a été frappée, mortellement étranglée, puis poignardée à 40 reprises avant d'être découpée
Arrêté au lendemain de la mort de Lætitia, le 20 janvier 2011, Tony Meilhon soutient dans un premier temps qu'il a heurté involontairement la jeune fille avec son scooter. La croyant morte, il aurait « maquillé cet accident en crime » (hypothèse qu'il qualifiera par la suite lui-même de « farfelue »). Deux semaines plus tard, une partie du corps de la jeune fille est retrouvé dans l'étang. L’autre partie le sera encore deux mois et demi plus tard. Au premier jour de son procès, Meilhon avait expliqué que le démembrement n'est pas de son fait, mais de celui d’un mystérieux « ami », dont il refuse de donner le nom

Lire la suite : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tony_Mei ... e_de_L.C3.A6titia_Perrais
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12/10/2015

TONY MEILHON DEVRA DE NOUVEAU REPONDRE DU TERRIBLE MEURTRE DE LÆTITIA PERRAIS, UNE JEUNE FILLE DE 18 ANS TUEE EN JANVIER 2011 PRES DE PORNIC, LORS D'UN PROCES EN APPEL A PARTIR DE MARDI A RENNES.


Près de cinq ans après le terrible meurtre d'une jeune fille de 18 ans, Lætitia Perrais, une nuit de janvier 2011 près de Pornic (Loire-Atlantique), puis la dissimulation de son corps démembré dans plusieurs étangs, Tony Meilhon doit de nouveau répondre de ses actes en appel, à partir de mardi à Rennes.
En première instance, le 5 juin 2013, Tony Meilhon a été reconnu coupable et condamné par la cour d'assises de Loire-Atlantique à la prison à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans, accompagnée d'une possible rétention de sûreté s'il est encore jugé dangereux à l'issue de sa peine. "S'il n'y avait pas eu la rétention de sûreté il n'y aurait pas eu d'appel", souligne son avocat, Me Fathi Benbrahim, car Tony Meilhon a lui-même réclamé la perpétuité en première instance.

Ce deuxième procès, qui devait initialement avoir lieu en novembre 2014, avait été renvoyé en raison d'une grève des avocats contre le projet de réforme de leur profession. Un rebondissement de plus dans cette affaire hors norme, qui avait occupé le devant de l'actualité pendant près de six semaines en 2011, en raison de la cruauté des actes commis mais aussi de l'intervention de Nicolas Sarkozy. Le chef de l'État de l'époque avait directement mis en cause les magistrats pour des défaillances dans le suivi de Tony Meilhon à la sortie de son précédent séjour en prison, déclenchant une grève inédite de la majorité des tribunaux français.

Étranglée, poignardée plusieurs dizaines de fois, le corps démembré de Lætitia sera retrouvé en deux fois
Le 18 janvier 2011, sortant de son travail dans un hôtel-restaurant de la Bernerie-en-Retz (Loire-Atlantique) où elle est apprentie, Lætitia Perrais rejoint Tony Meilhon, alors âgé de 31 ans et sorti de prison un an plus tôt, qu'elle a rencontré la veille. Peu après minuit, Lætitia est vue pour la dernière fois en vie, quittant sur son scooter la Bernerie. Le lendemain matin, la soeur jumelle de Lætitia, Jessica découvre le scooter, renversé à quelques dizaines de mètres de la maison de Gilles Patron, chez qui, placées par les services sociaux, les soeurs vivent depuis 2005.

Tony Meilhon est interpellé par le GIGN le 20 janvier, dans une maison d'une commune voisine, où les gendarmes saisissent une voiture avec des traces du sang de Lætitia. Son corps démembré sera retrouvé en deux fois, le 1er février 2011 dans un étang à Lavau-sur-Loire, et le 9 avril 2011 dans une autre pièce d'eau, à Port-Saint-Père. Elle a été étranglée et poignardée plusieurs dizaines de fois. L'autopsie n'a pas permis de déterminer s'il y avait eu agression sexuelle.
Après avoir refusé de coopérer pour aider les enquêteurs à retrouver le corps, puis tenté de jouer la carte de la folie pour échapper à la justice, Tony Meilhon a livré lors de son premier procès une version des faits qui n'a pas convaincu. Sans jamais en démordre, il a assuré avoir poignardé sa victime alors qu'il la croyait déjà décédée après sa chute de scooter, pour masquer l'homicide involontaire en crime crapuleux. Il a en outre affirmé, sans le désigner, qu'il avait bénéficié de l'aide d'un "Monsieur X" pour démembrer le corps.

Tony Meilhon assume "totalement l'homicide de Lætitia"
A la veille de l'appel, selon Fathi Benbrahim, Tony Meilhon assume "totalement l'homicide en ce qui concerne Lætitia, parce qu'il a bien compris qu'elle n'était pas morte lors de l'accident" de son scooter. Néanmoins, il contestera toujours avoir agressé Lætitia Perrais sexuellement, une hypothèse évoquée comme mobile du meurtre par l'accusation et les parties civiles en première instance, mais aussi avoir lui-même découpé son corps, évoquant une nouvelle fois l'intervention de "Monsieur X".
Une posture qui ne répondra pas aux aspirations de vérité des parties civiles, à commencer par celles de Jessica Perrais. "Je l'ai invitée à ne rien attendre de Tony Meilhon sur le récit des faits", souligne Me Cécile de Oliveira, avocate de Jessica. Sa cliente espère simplement qu'après "ces étapes judiciaires, il y aura une vie un peu différente pour elle". Douze jours d'audience sont programmés pour ce procès, jusqu'au 28 octobre.
Une affaire hors norme


Un rebondissement de plus dans cette affaire hors norme, qui avait occupé le devant de l'actualité pendant près de six semaines en 2011, en raison de la cruauté des actes commis mais aussi de l'intervention de Nicolas Sarkozy. Le chef de l'État de l'époque avait directement mis en cause les magistrats pour des défaillances dans le suivi de Tony Meilhon à la sortie de son précédent séjour en prison, déclenchant une grève inédite de la majorité des tribunaux français.
La perpétuité en première instance en 2013

En première instance, le 5 juin 2013, Tony Meilhon a été reconnu coupable et condamné par la cour d'assises de Loire-Atlantique à la prison à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans, accompagnée d'une possible rétention de sûreté s'il est encore jugé dangereux à l'issue de sa peine. "S'il n'y avait pas eu la rétention de sûreté il n'y aurait pas eu d'appel", souligne son avocat, Me Fathi Benbrahim, car Tony Meilhon a lui-même réclamé la perpétuité en première instance.


Lætitia meurt la nuit du 18 janvier 2011


Le 18 janvier 2011, sortant de son travail dans un hôtel-restaurant de la Bernerie-en-Retz (Loire-Atlantique) où elle est apprentie, Lætitia Perrais rejoint Tony Meilhon, alors âgé de 31 ans et sorti de prison un an plus tôt, qu'elle a rencontré la veille. Peu après minuit, Lætitia est vue pour la dernière fois en vie, quittant sur son scooter la Bernerie. Le lendemain matin, la soeur jumelle de Lætitia, Jessica découvre le scooter, renversé à quelques dizaines de mètres de la maison de Gilles Patron, chez qui, placées par les services sociaux, les soeurs vivent depuis 2005.
Etranglée et poignardée plusieurs dizaines de fois

Tony Meilhon est interpellé par le GIGN le 20 janvier, dans une maison d'une commune voisine, où les gendarmes saisissent une voiture avec des traces du sang de Lætitia. Son corps démembré sera retrouvé en deux fois, le 1er février 2011 dans un étang à Lavau-sur-Loire, et le 9 avril 2011 dans une autre pièce d'eau, à Port-Saint-Père. Elle a été étranglée et poignardée plusieurs dizaines de fois. L'autopsie n'a pas permis de déterminer s'il y avait eu agression sexuelle.
"L'aide d'un Monsieur X"

Après avoir refusé de coopérer pour aider les enquêteurs à retrouver le corps, puis tenté de jouer la carte de la folie pour échapper à la justice, Tony Meilhon a livré lors de son premier procès une version des faits qui n'a pas convaincu. Sans jamais en démordre, il a assuré avoir poignardé sa victime alors qu'il la croyait déjà décédée après sa chute de scooter, pour masquer l'homicide involontaire en crime crapuleux. Il a en outre affirmé, sans le désigner, qu'il avait bénéficié de l'aide d'un "Monsieur X" pour démembrer le corps.
"Ne rien attendre de Tony Meilhon"


A la veille de l'appel, selon Fathi Benbrahim, Tony Meilhon assume "totalement l'homicide en ce qui concerne Lætitia, parce qu'il a bien compris qu'elle n'était pas morte lors de l'accident" de son scooter. Néanmoins, il contestera toujours avoir agressé Lætitia Perrais sexuellement, une hypothèse évoquée comme mobile du meurtre par l'accusation et les parties civiles en première instance, mais aussi avoir lui-même découpé son corps, évoquant une nouvelle fois l'intervention de "Monsieur X".

Une posture qui ne répondra pas aux aspirations de vérité des parties civiles, à commencer par celles de Jessica Perrais. "Je l'ai invitée à ne rien attendre de Tony Meilhon sur le récit des faits", souligne Me Cécile de Oliveira, avocate de Jessica. Sa cliente espère simplement qu'après "ces étapes judiciaires, il y aura une vie un peu différente pour elle".

Douze jours d'audience sont programmés pour ce procès, jusqu'au 28 octobre.


AFP

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13/10/2015 : Franck Perrais , papa de Lætitia "Avant, je voulais tuer Tony Meilhon. Maintenant, c'est un fantôme pour moi."

Image redimensionnée


Ce mardi s'ouvre le procès en appel de Tony Meilhon, accusé d'avoir sauvagement tué et démembré la jeune Laetitia Perrais. Brisé par cette tragédie, le père de la victime raconte à L'Express sa lente reconstruction. Entre activisme sur les réseaux sociaux et moments de solitude.

Dans son appartement nantais de 56m2, qu'il n'a jamais quitté, Franck Perrais vit seul. Mais le souvenir de sa fille hante chaque pièce. "J'ai mis des photos de Laetitia partout. Comme ça, j'ai l'impression qu'elle est toujours à côté de moi", souffle ce cariste de 48 ans dont les mots peinent à retranscrire sa souffrance. Lui qui a longtemps été considéré comme un mauvais père -sa précarité et son passé judiciaire lui avaient valu le retrait de ses enfants- rattrape à sa manière le temps dont il ne dispose plus. "J'évite toujours de parler d'elle comme si elle était décédée. Laetitia est présente dans ma tête partout, tout le temps."

Tout est tragédie chez les Perrais. La petite famille éclatée s'apprête à se replonger, pour la seconde fois, dans l'horreur de ce soir de janvier 2011 au cours duquel Laetitia a été massacrée. La jeune femme de 18 ans a été enlevée, étranglée, lardée de coups de couteau puis découpée en morceaux. Son meurtrier présumé, le récidiviste Tony Meilhon, est jugé pendant 12 jours à partir de ce mardi devant la Cour d'appel de Rennes. Il s'est montré peu coopératif lors de la première audience, multipliant sorties théâtrales et dénégations fantaisistes, toutes démontées par les expertises. Cette fois, son avocat promet des révélations.

"Mon client veut participer pleinement à ce nouveau procès. Il commence à reconnaître que c'est bien lui qui a tué Laetitia Perrais alors qu'il assurait jusqu'ici que c'était un accident. En revanche, il nie toute agression sexuelle", résume maître Fathi Benbrahim, évoquant "une récente prise de conscience" démontrée par une expertise psychiatrique. Le conseil souhaite que la peine de prison à perpétuité prononcée en première instance ne soit plus assortie d'une rétention de sûreté.

Lors du premier procès, Tony Meilhon avait assuré que la mort de Laetitia Perrais était un accident. Une défense peu convaincante.AFP Photo / Jean-François Monier
"Quelque chose s'est brisé en moi"
Franck Perrais, lui, rit jaune. Il n'y voit qu'un mensonge de plus de la part "d'un manipulateur qui s'est bien foutu de tout le monde". Près de cinq ans après les faits, il a abandonné l'idée que la vérité sur le déroulement de la soirée du drame émerge. Quand bien même les zones d'ombre qui persistent, notamment concernant le lieu du crime, lui causent toujours des tracas administratifs. Comme l'impossibilité d'obtenir un certificat de décès. "Même si Tony Meilhon passait aux aveux, ça n'allégerait pas mon fardeau. Moralement, c'est très dur de revivre tout ça. Tout ce que je souhaite, c'est mettre un point final à cette procédure pour que la mémoire de Laetitia soit honorée", plaide-t-il. Depuis le premier procès, le père dit avoir appris à gérer sa colère. A prendre du recul. "Avant je voulais tuer Tony Meilhon. Maintenant, c'est un fantôme pour moi."


Dans la vie de Franck Perrais, il n'y a pas de place pour le deuil. Le quadragénaire a remercié son psychologue, le jugeant incapable de le comprendre. Il a réduit sa consommation d'anti-dépresseurs mais ne dit pas non à un somnifère ou deux avant d'aller dormir. Il pense de moins en moins au suicide, malgré les pensées sombres qui l'envahissent parfois. "C'est moins de la tristesse qu'un questionnement. A quoi je sers dans ce monde pourri? Quelque chose s'est brisé en moi", murmure-t-il. Si Franck Perrais tient le coup, c'est parce qu'il puise en lui une espèce de force tranquille, admirable et touchante. "Quand vous le recevez dans l'intimité d'un bureau d'avocat et que vous écoutez son malheur, cela vous saisit. C'est un homme dévasté mais qui fait preuve d'une très grande dignité", décrit son conseil, maître Benoit Poquet.

"On prend tous les deux des cachets"
Lorsque le chagrin est trop intense, Franck Perrais court derrière son écran et s'adonne à une passion où le spectre de Laetitia n'est jamais bien loin: aider les familles à rechercher des personnes disparues. Il a créé plusieurs pages sur Facebook sur lesquelles il relaye les appels, dialogue avec les proches, partage leur angoisse et soulage un peu la sienne. Récemment, le père de famille s'est rongé pas mal d'ongles à cause du fameux "jeu des 72 heures" auquel se sont adonnés certains ados. "Ils n'imaginent pas la souffrance qu'ils peuvent causer!" Il a aussi suivi avec effroi l'enlèvement tragique de la petite Chloé à Calais. Même si les affaires de disparition finissent parfois dans l'horreur, de ses propres aveux, Facebook agit comme "une thérapie". "Je me sens entouré et utile. Cela m'aide vraiment." C'est aussi grâce au réseau social qu'il a trouvé sa compagne actuelle, un ancien amour de jeunesse qui s'inquiétait pour lui.

Franck Perrais se ressource régulièrement auprès de ses deux filles: une née d'une précédente union et qu'il n'a jamais présentée aux médias et la soeur jumelle de Laetitia, Jessica. Étrangement, c'est la première qui lui rappelle le plus son enfant défunt. Elle n'a que 12 ans mais qu'importe, Laetitia faisait bien plus jeune que son âge. Elles arborent la même longue chevelure brune. Quant à la seconde, qui multiplie les coiffures courtes pour ne pas être reconnue dans la rue, "elle est toujours perturbée mais tente de mener une existence normale, courageuse", aux dires de son père. En plus d'avoir perdu sa soeur, Jessica se remet tout juste d'un autre procès crapuleux, "l'affaire dans l'affaire": son père d'accueil, celui qui l'a prise en charge avec Laetitia après la défection de Franck Perrais, a été condamné en 2014 pour viol à son encontre.

"Avec Jessica, on s'entraide mutuellement même si, il ne faut pas se leurrer, on prend tous les deux des cachets. On n'est pas surhumains. Mais cela nous fait du bien d'aller ensemble sur la tombe de Laetitia, c'est comme si on lui faisait un câlin", s'émeut le père biologique. C'est donc main dans la main que les Perrais père et fille vont ravaler leur colère et écouter, durant des jours, l'homme qui a pulvérisé leur famille.

http://www.lexpress.fr/

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27/10/2015 : Tony Meilhon a été condamné, lundi 26 octobre, à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre et le démembrement de Lætitia Perrais en 2011.

Elle n'a toutefois pas été assortie, au contraire de la peine prononcée en première instance, d'un éventuel placement en "rétention de sûreté" dans un établissement spécialisé au cas où Tony Meilhon s'avèrerait libérale dans vingt-deux ans.

« Structure psychopathique sévère »
Dans son réquisitoire, l’avocat général Stéphane Cantero avait relevé « la structure psychopathique sévère et la dangerosité criminelle » de l’accusé. « Ce n’est pas un meurtre, c’est un massacre », a-t-il dit lundi

«Dehors je suis un danger»

À l'annonce de cet arrêt, Tony Meilhon, 36 ans, a souri à plusieurs reprises en s'entretenant longuement avec ses avocats, qui avaient réclamé plus tôt la «compassion» des jurés.

Au dernier jour de son procès en appel, qui a débuté le 13 octobre devant la Cour d'assises d'Ille-et-Vilaine, Tony Meilhon a regretté une dernière fois son geste. «J'ai commis l'irréparable, c'est sûr, et quoi que vous décidiez, rien ne sera réparé. Si on me pose la question, je dirai : non, on ne me fait pas sortir de prison. Dehors, je suis un danger pour moi-même autant que pour les autres», a déclaré l'homme de 36 ans.

Dans son réquisitoire, l'avocat général n'a pas dit autre chose. «Vous êtes dangereux, Tony Meilhon : vous l'avez même prouvé à cette audience en promettant à un témoin qu'il allait payer, lui aussi».

Meilhon, délinquant récidiviste, était en liberté conditionnelle lors des faits. Laëtitia Perrais, 18 ans, serveuse dans un restaurant, avait été portée disparue le 20 janvier 2011.Son corps démembré avait été retrouvé plusieurs semaines plus tard dans deux étangs de la région. Elle avait été frappée, étranglée et avait subi 44 coups de couteau.

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Tony Meilhon ne va pas se pourvoir en cassation

« Ce n’est pas ma victoire. C’est une décision juste et équitable ». Lundi soir, Fathi Benbrahim, l’avocat de Tony Meilhon, a eu une réaction mesurée à l’issue du procès qui a vu son client condamné à la prison à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans. Une condamnation très lourde mais moins que celle prononcée en première instance, où le meurtrier de Laëtitia Perrais avait écopé d’une mesure de rétention de sûreté. C’est pour lever cette mesure que l’accusé avait fait appel.

Cette condamnation semble « satisfaire » Tony Meilhon, qui a fait savoir à son avocat qu’il ne souhaitait pas se pourvoir en cassation. « Cette affaire est aujourd’hui terminée », a assuré Me Benbrahim. « On tourne la page judiciaire », a réagi Franck Perrais, père biologique de Laëtitia.

« C’est un grand soulagement pour Jessica de voir cette terrible affaire se terminer. Cette procédure a été très longue. La sévérité extrême de la condamnation correspond à un acte extrême », a déclaré Cécile de Oliveira, avocate de Jessica Perrais, la sœur jumelle de Laëtitia.
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Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 10/11/2018 12:32  Mis à jour: 10/11/2018 12:32
Administrateur
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 Meurtre de Laetitia Perrais : Mini-série sur le drame de Pornic : la famille de Laetitia Perrais retire sa pétition.
La tension semble retomber autour du projet de série mené par le documentariste Jean-Xavier de Lestrade sur le drame de Pornic.

L’annonce d’un casting pour la série télé Laëtitia, inspirée du drame de Pornic, avait provoqué une vive émotion dans la famille de la jeune fille tuée par Tony Meilhon, en 2011, dans le Pays de Retz. Une pétition pour s’opposer au projet avait aussitôt été mise en ligne. Et un appel à manifester avait été lancé.

Le réalisateur, Jean-Xavier de Lestrade, a rencontré, mercredi 7 novembre, la famille de la jeune fille tuée, dans les cabinets de leurs avocats. Le documentariste, déjà récompensé par un Oscar, et réputé pour son approche sensible, a pu rassurer les proches. La pétition en ligne a été supprimée.

Ouest-France https://larochesuryon.maville.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/10/2018 12:57  Mis à jour: 28/10/2018 12:57
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
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 La famille de Laëtitia Perrais s'oppose au tournage de la série télévisée sur le drame de Pornic.
Une série télévisée pour France 2 doit prochainement être tournée dans la région nantaise…

« On n’en veut pas. On a besoin de tourner la page. Il faut nous laisser tranquille. » Plus de sept ans après la disparition de Laëtitia Perrais, violée et assassinée à Pornic par Tony Meilhon, les proches de la jeune femme s’apprêtent à se replonger dans cette sombre histoire, malgré eux. Une série télévisée autour de ce drame, qui sera diffusée sur France 2, est en effet en préparation. Le tournage, prévu dès le mois de février prochain, doit se dérouler dans la région nantaise. Sans l’approbation de la famille de Laëtitia, qui vient de lancer une pétition (près de 500 signatures).

« On ne nous a rien demandé, on est contre ce film, indique Franck Perrais, le père biologique de Laëtitia et de Jessica, sa sœur jumelle. Avec cette série, on va encore devoir nous replonger dans cette histoire. On n’en peut plus. Sans compter les messages méchants que l’on reçoit et qui nous accusent de faire de l’argent sur le dos de notre fille. »

Un livre en 2016
Selon la famille de Laëtitia, qui rapporte avoir demandé conseil à leurs avocats, la série devrait tout de même bien voir le jour car le réalisateur, Jean-Xavier de Lestrade, aurait racheté les droits du livre Laëtitia, publié par Ivan Jablonka en 2016.

A l’époque, les proches avaient été associés à la rédaction de ce livre, récompensé par le prix Médicis. « Ivan Jablonka avait fait les choses bien, il nous avait tous rencontrés, rappelle Franck Perrais. Là, ce n’est pas pareil. On espère qu’ils n’utiliseront pas notre nom de famille car là nous pourrons porter plainte. »

La production n'a, ce vendredi soir, pas encore donné suite aux sollicitations de 20 minutes.

https://www.20minutes.fr/arts-stars/te ... ie-televisee-drame-pornic
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/05/2018 12:39  Mis à jour: 06/05/2018 12:55
Administrateur
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Commentaires: 4284
 Meurtre de Laetitia Perrais. REPLAY : Hondelatte raconte - L’affaire Tony Meilhon - 05/05/18 ( Vidéo).


Le 19 janvier 2011 à Pornic, Laëtitia Perrais, 18 ans, est portée disparue. Son scooter a été retrouvé sur le bord de la route, à 100 mètres de chez elle. Des témoins l’ont vue la veille au soir traîner dans des bars avec un homme d’une trentaine d’années. Un portrait-robot permet d’identifier le suspect : il s’appelle Tony Meilhon, il vivrait dans les terres, au lieu-dit le Casse-Pot…

-> http://www.europe1.fr/emissions/honde ... hon-050518-rediff-3644312
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/07/2017 14:48  Mis à jour: 04/07/2017 14:48
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
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Commentaires: 4284
 Re : Meurtre de Laetitia Perrais : Le tribunal administratif déboute Tony Meilhon...
Le meurtrier de Laetitia Perrais contestait plusieurs de ses placements à l'isolement en détention.
7.500 euros au titre du préjudice moral, et 7.500 euros supplémentaires au titre des frais de justice. C'est ce que Tony Meilhon, meurtrier de Laetitia Perrais près de Pornic (44), demandait à l'Etat pour ses conditions de détention, et en particulier son placement à l'isolement à plusieurs reprises entre 2014 et 2016, notamment à la prison de Rennes.

"En l'absence de faute de l'administration" pénitentiaire, le tribunal administratif de Rennes a rejeté l'ensemble de ses demandes, a-t-on appris ce lundi.


Tony Meilhon avait tué et démembré Laetitia Perrais en janvier 2011
Lors de l'audience, le 2 juin dernier, son avocat Maître Gilles Labourdette avait fait valoir le manque de communication de l'administration sur les motivations de plusieurs placements à l'isolement de Tony Meilhon. Placements qui sont régies par une procédure très stricte.

Face à lui, la rapporteur public restait stoïque, demandant au tribunal de rejeter toutes les requêtes du meurtrier. Un homme qui a été condamné en 2013 à Nantes, puis en appel en 2015 à Rennes, à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans.

http://www.letelegramme.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/05/2017 14:53  Mis à jour: 13/05/2017 14:53
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 Re : Meurtre de Laetitia Perrais : Tony Meilhon demande 8.000 € à l'Etat pour ses conditions de détention !!!
Face au "préjudice subi", son avocat défendra plusieurs de ses demandes devant le tribunal administratif de Rennes le 2 juin prochain.

Tony Meilhon, condamné mi-2013 à Nantes, puis en octobre 2015 en appel à Rennes à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans, compte demander réparation devant le tribunal administratif de Rennes. Le meurtrier, qui avait tué et démembré Laetitia Perrais, 18 ans, le 19 janvier 2011 alors que celle-ci sortait de son travail à La Bernerie-en-Retz près de Pornic (44), dénonce ses conditions de détention.

Le 2 juin, par l'intermédiaire de son avocat rennais Me Gilles Labourdette, Tony Meilhon déposera huit demandes. Cinq d'entre elles visent à annuler des décisions du ministère de la Justice "portant prolongation de placement à l'isolement d'un détenu". Les périodes courent du 6 mars 2015 au 6 mars 2016. Pour chacune de ces cinq demandes, Tony Meilhon demande de condamner l'Etat à verser la somme de "1.500 euros en réparation du préjudice moral subi", soit un total de 7.500 euros.

Dans deux autres demandes, le prévenu appelle à l'annulation du ministre de la Justice prononçant "le maintien de l'inscription au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS)". Enfin, dans un dernier dossier, le meurtrier demande l'annulation d'une décision du centre pénitentiaire de Rennes en date du 16 février 2015 "portant interdiction du travail en cellule". Pour cette décision, Tony Meilhon souhaite que l'Etat lui verse 500 euros "en réparation du préjudice subi". Toutes ces demandes seront examinées par le tribunal administratif de Rennes le 2 juin prochain.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/04/2017 17:45  Mis à jour: 07/04/2017 17:45
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 Re : Meurtre de Laetitia Perrais . Enquêtes criminelles : REPLAY en deuxième partie, l'affaire Tony Meilhon : une jeune fille prise au piège.
Qu'est-il arrivé à la jolie Laetitia Perrais, 19 ans, serveuse dans un hôtel de la Bernerie en Retz près de Pornic ?

Ce 19 janvier 2011, au petit matin, Jessica, sa sœur jumelle, est folle d'inquiétude. Elle vient de retrouver son scooter abandonné juste à côté de leur maison. Les clefs sont encore sur le contact et, de part et d'autre du deux roues, on découvre les deux chaussures de Laetitia.

Selon plusieurs témoins, la jeune femme a été vue la veille au soir, en compagnie d'un homme brun dans un bar le « Barbe Blues ». Laetitia aurait bu du champagne, fumé un peu de haschich et aurait même sniffé de la cocaïne. Un comportement jugé étrange par ses proches car Laetitia est décrite comme une jeune fille réservée et sérieuse.

Les gendarmes s'interrogent : la jeune fille a-t-elle été victime d'un accident de la route ? Serait-elle morte sur le coup ? Le chauffard aurait-il dissimulé le corps ? Ou bien a-t-elle été victime d'un enlèvement ?

La découverte de lettres testamentaires, indiquant clairement les intentions suicidaires de Laetitia, jette un peu plus le trouble.

Seulement l'affaire n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît...

Émission déconseillée aux moins de 10 ans.

Le lien du replay : http://www.6play.fr/enquetes-criminel ... prise-au-piege-c_11508564
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/12/2016 09:59  Mis à jour: 04/12/2016 09:59
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 Re : Condé-sur-Sarthe - Au cœur de "la prison la plus sécurisée de France", Parmi les "incarcérés" de la prison, Youssouf Fofana, l'ex chef du gang des barbares, Tony Meilhon, le meurtrier de Laetitia qu'il a démembrée…
Inauguré en 2013, le centre pénitentiaire d'Alençon-Condé-sur-Sarthe abrite des détenus violents et dangereux qui n'ont plus rien à perdre. Une de nos équipes a pu pénétrer dans cet établissement où la violence se gère au quotidien.

Image redimensionnée

Une de nos équipes a pu accompagner le députer Joaquim Puyo dans sa visite du centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe.

"Mon souvenir le plus récent c'était une plaque chauffante chauffée à haute densité que j'ai failli recevoir sur le visage". A l'heure des repas, le personnel pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe revêt de lourdes combinaisons renforcées et des casques similaires à ceux portés par les CRS, avant de procéder à la distribution.

Dans les cellules, des individus violents, particulièrement dangereux et qui, pour beaucoup, n'ont plus rien à perdre. En septembre dernier, un détenu a ainsi agressé cinq surveillants, visant l'un d'entre eux au cou, avec une arme métallique de fortune. Parmi les "pensionnaires" de la prison, Youssouf Fofana, l'ex chef du gang des barbares, Tony Meilhon, le meurtrier de Laetitia qu'il a démembrée, ou encore Ait Ali Belkacem, l'instigateur de l'attentat du RER à Paris en 1995. Au moins deux d'entre eux ont vu leur peine alourdie suite à des incidents perpétrés dans ces murs.

Installé aux portes d'Alençon et inauguré en 2013 par Christiane Taubira, alors garde des sceaux, le centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe a été dés le départ présenté comme la "prison la plus sécurisée de France". Mais très rapidement, les incidents se sont multipliés. Et les personnels ont tiré à plusieurs reprises la sonnette d'alarme. Aujourd'hui, 30% des effectifs des agents sont renouvelés chaque année.

Une de nos équipes a pu pénétrer il y a quelques semaines dans cet établissement en accompagnant le député-maire d'Alençon Joaquim Pueyo. Ancien directeur de la prison de Fleury-Mérogis, il est aujourd'hui président du groupe d'étude sur les prisons et les conditions carcérales. Cette visite s'est déroulée alors que le centre pénitentiaire va très prochainement accueillir un "quartier pour détenus violents" de 17 places pour des hommes en attente de jugement, liés à des affaires de terrorisme et de radicalisation.

Reportage de Franck Bodereau et Matthieu Bellinghen
Intervenants:
- Joaquim Pueyo, député de l'Orne, président du groupe d'étude sur les prisons et les conditions carcérales
- Fabien, surveillant
- Jean-Paul Chapu, directeur du centre pénitentiaire
- Emmanuel Baudin, secrétaire interrégional FO Pénitentiaire


Condé-sur-Sarthe: au coeur de la prison la plus sécurisée de France

Condé-sur-Sarthe: au coeur de la prison la plus sécurisée de France
Depuis son ouverture fin 2013, le centre pénitentiaire d'Alençon-Condé sur Sarthe défraie la chronique. Elle abrite des détenus violents et dangereux qui n'ont parfois plus rien à perdre... Franck Bodereau et Matthieu Bellinghem ont pu entrer dans cet établissement où la violence se gère au quotidien.

- F.Bodereau/M.Bellinghen

http://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/11/2016 19:47  Mis à jour: 08/11/2016 19:47
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 Prix Medicis: Ivan Jablonka couronné pour son livre "Laëtitia ou la fin des hommes" Ce n'est pas seulement notre nom dans ce livre, c'est nous". La vie martyrisée de la jeune victime de Tony Meilhon.
Dans Laëtitia ou la fin des hommes, Ivan Jablonka retrace la vie martyrisée de la jeune victime de Tony Meilhon. Un hommage salutaire, selon ses proches.

"Ça fait bizarre de voir son prénom partout. On ne peut pas le louper, c’est écrit en gros et en rouge !", plaisante Franck Perrais. Ce prénom, c’est celui de Laëtitia, sa fille, sauvagement assassinée en janvier 2011 par Tony Meilhon. De ce drame qui a défrayé la chronique, Ivan Jablonka en a tiré un livre, à la fois sobre et lumineux, Laëtitia ou la fin des hommes, véritable succès de la rentrée littéraire. "Je suis content que ça marche bien parce que c’est un bel hommage, mais c’est vrai qu’on y pense tout le temps. Le livre est partout, même au supermarché!" Pourtant, il confie avoir du mal à se replonger dans les méandres de l’affaire. Il l’a commencé. Arrêté. Repris. Refermé. "C’est dur, mais quand je l’aurai fini, je vais l’encadrer !", promet le père de la jeune femme.

L'ouvrage d’Ivan Jablonka, couronné la semaine dernière du prix Médicis, n’est ni un roman, ni une biographie, ni un essai. C’est un ovni littéraire, qui casse les frontières du genre. Parce que tout a été dit sur la personnalité de son assassin, l’auteur a décidé de redonner vie à la "jeune fille solaire" qu’elle était. Au-delà même d’un simple hommage, l’historien et sociologue dresse un portrait d’une France périurbaine et paupérisée, celle d’où vient Laëtitia, et livre un témoignage sur la violence faites aux femmes et aux enfants. L’écrivain lui-même peine à définir son livre. "Je me suis dit que raconter la vie d'une fille du peuple massacrée à l'âge de 18 ans était un projet d'intérêt général, comme une mission de service public", écrit-il.

On disait n’importe quoi sur nous

Au départ, pourtant, les proches ne sont pas très enclins à se livrer. Pendant "l’affaire", le nom de "Laetitia" s’est étalé à la Une des journaux au côté de celui de son bourreau. De cette période, ils gardent une rancœur tenace envers les journalistes. "On disait n’importe quoi sur nous. On nous poursuivait pour nous interviewer et après on nous faisait dire tout l’inverse", se remémore Franck Perrais. Les avocats aussi sont sceptiques quant à ce projet. "Tout et n’importe quoi a été écrit sur cette affaire", soupire Cécile de Oliveira, l’avocate de Jessica, la jumelle de Laëtitia. Mais la démarche et la bienveillance d’Ivan Jablonka rassurent. Petit à petit, les portes s’ouvrent. Famille, amis, assistants sociaux mais également magistrats et enquêteurs. Tous ceux qui ont jalonné la vie et la mort de Laëtitia acceptent de le rencontrer. "Je me suis dit que Jessica ne pouvait pas passer à côté d’une telle opportunité, poursuit la conseil. Ce livre a un côté réparateur, ça lui a fait énormément de bien." Seule grande absente : leur mère, trop fragile psychologiquement pour témoigner.

En acceptant de rencontrer le sociologue, les proches de Laëtitia sont devenus les personnages de ce livre. "Ce n’est pas seulement notre nom qui est dans ce livre, c’est nous. On parle de notre histoire, de notre relation avec elle", précise Delphine Perrais, la tante de la jeune femme. Evidemment, ça lui a fait bizarre de "se lire" mais en aucune manière, elle aurait voulu qu’on utilise un pseudonyme. "De toute façon, notre nom est public aujourd’hui." L’avocate de Jessica, la jumelle de Laëtitia, a elle, été beaucoup plus surprise d’apparaître dans l’ouvrage d’Ivan Jablonka. "Je ne savais même pas que j’étais un personnage du livre. Ça m’a fait un petit choc !", plaisante Cécile de Oliveira. "Je suis entrée malgré moi dans une œuvre littéraire polymorphe."

Il montre qu’on s’aimait

A travers ceux qui l’ont connu mais aussi ses messages Facebook ou ses textos, Ivan Jablonka retrace le parcours de Laëtitia, "une victime non pas désignée, mais latente." Pourquoi cette jeune fille sage, qui ne boit ni ne fume, a-t-elle suivi Tony Meilhon, délinquant notoire ? L’auteur n’apporte pas de réponse mais tente, à travers son enquête minutieuse, d’explorer des pistes. "Tout est vrai dans ce livre, c’est sa force", commente Cécile de Oliveira. L’avocate trouve le portrait que l’auteur fait d’elle un peu trop flatteur, mais confirme que chacun des mots qui lui sont prêtés sont d’elle. "Tout est précis, documenté."

"Rien n’est inventé", renchérit Delphine Perrais. "Parfois, c’est dur parce qu’il y a des choses qu’on aimerait oublier." Ivan Jablonka raconte les tourments de l’enfance dans une famille dysfonctionnelle. Franck Perrais a été condamné pour le viol de sa femme, cette dernière ne s’en est jamais vraiment remise et erre d’hôpital psychiatrique en hôpital psychiatrique. Dès leur plus jeune âge, les jumelles sont placées. L’écrivain décrit l’adolescente effacée qui peu à peu prend sa vie en main, obtient son diplôme, trouve un travail. La relation ambiguë avec son beau-père, Gilles Patron, à la fois figure familiale stable mais également prédateur sexuel qui sera condamné pour des agressions sexuelles sur sa jumelle. L’affaire dans l’affaire. Il retrace les tourments de la jeune femme aussi, qui pense au suicide quelques semaines avant son meurtre, rédigeant des lettres d’adieu.

"Il y a, dans la vie de Laëtitia, trois injustices : sa mort atroce, à l’âge de dix-huit ans ; sa métamorphose en fait divers, c’est-à-dire en spectacle de mort. Les deux premières injustices me laissent désolé et impuissant. Contre le troisième, tout mon être se révolte", écrit l’auteur. C’est peut-être cette dernière que l’auteur rétablit. La mort de Laëtitia n’est pas le centre du livre, c’est bien sa vie qui l’est.

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AUSSI SUR MSN : AFP

Prix Medicis: Ivan Jablonka couronné pour son livre "Laëtitia"

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/cu ... ous/ar-AAk0Urd?li=BBoJIji
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/11/2016 11:56  Mis à jour: 04/11/2016 11:56
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 Re :Procès Tony Meilhon : le père biologique de Laetitia Perrais témoignait avant le procès ( Vidéo).
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Posté le: 07/10/2016 09:11  Mis à jour: 07/10/2016 13:05
 Re : Meurtre de Laetitia Perrais : Tony Meilhon condamné à un an de prison pour avoir incendié sa cellule.
Tony Meilhon, condamné à la perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans pour le meurtre de Laetitia Perrais, a été condamné ce jeudi par le tribunal correctionnel d'Alençon à un an de prison supplémentaire pour avoir mis le feu à sa cellule.
Précédemment incarcéré en banlieue parisienne, au centre pénitentiaire de Fresnes, Tony Meilhon, 37 ans, a été transféré à la prison de Condé-sur-Sarthe, près d'Alençon au mois de mai.
Après une tentative de suicide en août, puis une grève de la faim et de la soif en septembre, le détenu s'en est pris le 21 septembre à sa cellule, après que l'administration pénitentiaire lui a refusé du tabac.
Le prisonnier a collé son matelas contre la porte, avant d'y mettre le feu. Alertés par les fumées, les surveillants se sont alors précipités dans la cellule où ils ont découvert Tony Meilhon sous son bureau.
Jeudi, à l'audience devant le tribunal d'Alençon, le détenu a expliqué son geste par sa déception devant l'absence de formation et l'impression qu'il a d'être défavorisé par l'administration pénitentiaire par rapport à ses codétenus.
"Si j'avais été mieux pris en charge, je n'en serais pas là. J'ai pas accès au travail, à rien du tout", a-t-il déploré, s'exprimant de manière calme, et assurant avoir voulu "mettre fin à (s)es jours".
Le tribunal l'a également condamné à payer à l'administration pénitentiaire 4 420 euros pour la remise en état de la cellule.
A 37 ans, Tony Meilhon a passé plus de 16 ans de sa vie derrière les barreaux. Il purge une réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans, peine à laquelle il a été condamné en octobre 2015 par la cour d'appel de Rennes.
Comme en première instance, il a été reconnu coupable de l'enlèvement, la séquestration et du meurtre de Laetitia Perrais, 18 ans, en janvier 2011.
Placée en foyer à 8 ans avec sa soeur jumelle, puis en famille d'accueil en 2005, Laetitia Perrais était apprentie serveuse à Bernerie-en-Retz (Loire-Atlantique) lorsque sa route a croisé celle de Tony Meilhon, alors âgé de 31 ans et sorti de prison quelques mois plus tôt.

http://www.presseocean.fr/actualite/t ... paign=po_loire-atlantique
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/09/2016 07:53  Mis à jour: 23/09/2016 07:53
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 Re : Meurtre de Laetitia Perrais : le tueur et violeur Tony Meilhon incendie sa cellule… pour obtenir du tabac !
Gosse frayeur au centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe près d’Alençon dans l’Orne.

Tony Meilhon, qui a été incarcéré à perpétuité pour avoir, en 2011, tué, violé et découpé sa victime Lætitia Perrais, a mis le feu dans sa cellule en réussissant à incendier son matelas… pour obtenir du tabac.

Les surveillants ont pu rapidement intervenir malgré des fumées toxiques. Dans cette prison ultra sécurisée, les matelas ne sont pas inflammables.

Tony Meilhon a été hospitalisé, avant de réintégrer le centre pénitentiaire dans une cellule de protection d’urgence, réservée aux détenus en crise suicidaire imminente.

Emmanuel Guimaraes, délégué FO de la prison de Condé-sur-Sarthe témoigne : « Juste après la fermeture des cellules mercredi pour la nuit, il a mis le feu à son matelas qu’il avait pris soin de coller contre la porte de la cellule. C‘est un surveillant en faction dans un mirador qui vu les fumées et a déclenché l’alarme. Des surveillants sont alors allés le sortir de sa cellule. Sans leur intervention Tony Meilhon serait mort. Il oulait absolument du tabac gratuitement, ce que l’administration lui refusait. Il a fait ça par répression vis à vis de l’administration. »

http://www.topnormandie.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 10/04/2016 17:26  Mis à jour: 10/04/2016 17:54
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 Re : Meurtre de Laetitia Perrais. VIDEO :NT1 a proposé un numéro de Chroniques criminelles, consacré à « l’affaire Tony Meilhon : le prédateur de Pornic »



http://www.tf1.fr/nt1/chroniques-crim ... ic-cambriolage-fatal.html

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Tony Meilhon a été condamné en appel à Rennes (Ille-et-Vilaine) à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, pour le meurtre et le démembrement de Lætitia Perrais, âgée de 18 ans, le 19 janvier 2011.

Sa peine n'a pas été assortie d'une mesure de rétention de sûreté comme cela avait été le cas en première instance à Nantes (Loire-Atlantique), en 2013, et comme l'avait de nouveau requis l'avocat général Stéphane Cantero lundi à Rennes.

Immédiatement après l'annonce de cet arrêt, Tony Meilhon a souri à plusieurs reprises en s'entretenant dans le box des accusés de longues minutes avec ses avocats.

Plus tôt dans la journée, l'accusé avait été invité à s'exprimer une dernière fois: «J'ai commis l'irréparable, c'est sûr, et quoi que vous décidiez, rien ne sera réparé.» «Dehors, je suis un danger pour moi-même autant que je suis un danger pour les autres», a-t-il admis Pour autant, Tony Meilhon refusait d'être condamné pour le démembrement, qu'il nie toujours catégoriquement avoir commis. «Si je devais être condamné pour le démembrement, je me pourvoirais en cassation».

En effet, Tony Meilhon a maintenu, comme au premier procès n'avoir pas démembré lui-même le corps. Il a invoqué un complice, qu'il a nommément accusé le 16 octobre dernier, alors qu'il l'appelait jusque-là «Monsieur X». Mais, appelé à témoigner quelques jours plus tard, cet homme, que les enquêteurs avaient, dès le départ, soupçonné puis disculpé, a fermement nié toute implication dans l'affaire.

L'avocat en avait appelé à la «compassion» des jurés

De son côté, son avocat, Me Fathi Benbrahim avait demandé aux neuf jurés d'être «humains et équitables». «Et permettez-moi une dernière audace : vous devez avoir de la compassion vis-à-vis de cet homme». «La mort de Lætitia mérite peut-être la perpétuité. Mais devez-vous aller au-delà?», avait lancé l'avocat après avoir rappelé «la trajectoire de souffrance» de son client. «Nous ne sommes pas des machines, nous sommes des êtres humains avec nos capacités d'erreurs», avait plaidé Me Benbrahim.

«Vous êtes dangereux, Tony Meilhon»


Dans la matinée, l'avocat général Stéphane Cantero avait réclamé la perpétuité avec peine de sûreté mais aussi une mesure de rétention de sureté (qui permet de placer dans un centre socio-médico-judiciaire de sûreté, des prisonniers ayant exécuté leur peine mais présentant un risque élevé de récidive), à l'identique de sa condamnation en première instance.

«Vous êtes dangereux, Tony Meilhon, vous êtes dangereux: vous l'avez même prouvé à cette audience en promettant à un témoin qu'il allait payer, lui aussi», avait souligné le magistrat, balayant les hypothèses de possible amélioration de son état psychopathique évoquées par certains experts.

«C'est pas un meurtre, c'est un massacre !»


«Lætitia a été victime du crime le plus odieux: c'était une jeune fille particulièrement fragile qui a eu une vie assez triste (...) mais commençait à s'en tirer... Une fille bien qui a été tuée dans une nuit d'horreur... Une innocente absolue: elle n'a rien fait pour mériter cela», avait souligné l'avocat général dans son réquisitoire d'une heure et demie. Revenant, dans un récit glaçant, sur chaque détail de la dernière nuit de la victime, il avait hurlé : «C'est pas un meurtre, c'est un massacre !».

Auparavant, les avocats des parties civiles avaient prononcé, parfois en larmes, des plaidoiries très douloureuses. S'adressant directement à la victime comme si elle était au tribunal, l'avocate de son parrain Alain Larcher, Me Emmanuelle Henry, avait fait ainsi monter les larmes aux yeux de plusieurs des neuf jurés, sept femmes et deux hommes, mais aussi du public : «Ta présence a plané à cette audience pendant quinze jours. Tu n'es pas un dossier", Lætitia tu es une princesse».

«Tu es très courageuse, tu voulais t'en sortir et tu y étais presque arrivée...», avait poursuivi Me Henry. Il n'y a «pas eu de réponse à la plupart des questions: (...) ton parrain va repartir sans réponse à ses questions», avait aussi regretté l'avocate, dénonçant l'obstination de Tony Meilhon, dans ce procès comme dans le précédent à Nantes à la mi-2013, à plaider un homicide involontaire par accident de voiture qu'il aurait voulu déguiser en crime crapuleux. Une version systématiquement démentie par les experts et les enquêteurs.


«Il avait le choix de faire un pas vers l'humanité»


«Nous étions venus chercher la vérité, pour que ce procès ait du sens: nous nous sommes heurtés une nouvelle fois à la sordide mégalomanie de Tony Meilhon qui nous en prive, presque avec gourmandise», avait regretté à son tour Me Benoit Poquet, avocat du père de Lætitia et Jessica Perrais, Franck Perrais. «Elle était réservée, il l'a droguée, pleine de vie, il l'a étranglée, superbe, et il l'a démembrée. Tony Meilhon avait le choix, il avait des choix : de préserver sa vie, de faire un pas vers l'humanité en nous disant la vérité...»

Évoquant l'horreur de la découverte du corps démembré de Lætitia Perrais, le 1er février 2011, au lieu-dit «Le Trou Bleu», de bucoliques carrières remplies d'eau où l'été les familles viennent passer du temps et pêcher, Me Cécile de Oliveira, avocate de Jessica Perrais, sœur jumelle de la victime, avait parlé de sa «tête aux cheveux de sirène». «Le silence est revenu», avait-elle espéré en conclusion, comme en écho aux mots de Jessica Perrais parvenue enfin, pour ce deuxième procès, à trouver la force de s'exprimer devant le meurtrier de sa sœur: «Ça fait quatre ans que ça dure, j'aimerais qu'on en finisse une bonne fois pour toutes».
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/10/2015 10:31  Mis à jour: 23/10/2015 10:31
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 Re : Meurtre de Laetitia Perrais :23/10 : Procès aux assises : Tony Meilhon refuse de sortir de sa cellule...
En ce 9e jour de procès, l'accusé refuse d'être extrait de sa cellule de Vezin pour comparaître devant la cour d'assises.

Tony Meilhon n'est pas présent ce matin à la cour d'assises de Rennes. il refuse de sortir de sa cellule. Le président a rédigé une sommation. Un huissier va signifier à l'accusé dans sa cellule à Vezin, qu'il doit comparaître devant la cour.

S'il refuse de venir malgré les sommations, la cour demandera aux parties si elles veulent qu'il soit conduit devant la cour de force. En dernier recours, c'est au président Dary de décider si les débats peuvent continuer.

http://www.ouest-france.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/10/2015 12:48  Mis à jour: 23/10/2015 14:41
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 Re : Procès Meilhon: La famille de Laëtitia veut que «ça s'arrête»!!!Grande tension au procès de Tony Meilhon confronté à son supposé complice...
« Il m’a enlevé une personne qui m’était très chère. Elle me manque tous les jours. C’était ma sœur jumelle et je vis mal sans elle, même si je sais qu’elle m’écoute et qu’elle me voit de là-haut ». Au septième jour du procès en appel de Tony Meilhon, la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine a entendu ce mercredi les proches de Laëtitia Perrais, tuée et découpée en janvier 2011 près de Pornic (Loire-Atlantique). Jessica, sa sœur jumelle, a notamment témoigné pour la première fois. En 2013 à Nantes, elle était « trop choquée » pour parler.
Cheveux courts, veste à capuche et démarche mal assurée, la jeune femme a tenu bon à la barre. « C’est un moment très dur pour moi. Mon anniversaire, je ne le fête pas comme tout le monde. Je vais sur sa tombe le 4 mai, avec une tarte à la fraise. On fête ça ensemble », rapporte la jeune femme, plutôt maigre et qui « n’ose pas monter sur la balance ».

Aujourd’hui âgée de 23 ans, elle a de nouveau évoqué son enfance, sa proximité avec sa sœur lors des placements en foyer ou chez la famille Patron, et sa vie actuelle, minée par le souvenir de sa jumelle. « Ça fait quatre ans maintenant. J’en ai marre, je veux qu’il nous dise la vérité et qu’on en finisse », a témoigné Jessica.
« Je veux que justice soit faite »

Toute la matinée, les proches de la jeune femme ont défilé à la barre. Sa mère, son père, son parrain, tous ont évoqué la souffrance de revenir témoigner. « Il a bien joué avec la justice, maintenant il faut que ça s’arrête. On doit un dernier hommage à Laëtitia », a témoigné Franck Perrais, père de la victime. « Je ne comprends pas pourquoi il a fait appel. Je veux que justice soit faite une bonne fois pour toutes », a fait savoir Alain Larcher, oncle et parrain de la défunte. « Qu’il paye », a lâché Sylvie Larcher, la mère de Laëtitia.

Des photos de la victime projetée
En début d’audience, le président de la cour Philippe Dary a demandé à projeter des photos de Laëtitia. Assis sur le banc des accusés, Tony Meilhon a levé les yeux pour regarder les images prises elle-même par la jeune femme. Il a ensuite passé toute la matinée les yeux baissés, pendant que les proches de sa victime témoignaient. Le procès se tient jusqu’au 28 octobre à Rennes.

http://www.20minutes.fr/

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Grande tension au procès de Tony Meilhon confronté à son supposé complice


Je vais pas être le seul à payer" : une grande tension a régné jeudi à Rennes, où Tony Meilhon, rejugé pour le meurtre et le démembrement de Lætitia Perrais, en janvier 2011, a menacé l'homme qu'il accuse d'avoir découpé le cadavre.

FB avec AFP Publié le 23/10/2015 http://france3-regions.francetvinfo.fr/

Vendredi 16 octobre, Tony Meilhon avait livré à la cour d'assises d'appel le nom de celui qu'il appelait jusque-là monsieur X, convoqué
jeudi à la barre. "Je vis un véritable cauchemar depuis une semaine", confie le témoin d'emblée.
"Mon nom a été sali par Tony Meilhon", dit Wilfried Delanoë, niant toute intervention dans le démembrement de la jeune fille de 18 ans, tuée dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011.

"Menteur", lui hurle subitement l'accusé, debout et en colère dans le box, ce qui lui vaut d'être immédiatement encadré par les gendarmes présents à ses côtés et un solide recadrage de la part du président de la cour, Philippe Dary.
"Je ne tolérerai pas que vous fassiez une nouvelle interruption de séance, sans mon autorisation", lui lance d'une voix ferme ce dernier. "Si vous tentez d'intimider le témoin, si vous ne voulez pas que la vérité sorte de cette salle, vous sortez".

"Je ne comprends pas pourquoi il m'accuse de ça", poursuit Wilfried Delanoë, d'une voix assurée. "Mais ça ne m'étonne qu'à moitié, il est capable de faire le mal à une gamine et maintenant à moi".

L'homme, âgé de 35 ans, nie avoir aidé à découper le cadavre, rejette l'accusation de Tony Meilhon selon laquelle il aurait eu la charge d'immerger le tronc de la jeune fille.
"Il (Tony Meilhon), dit que vous alliez lui rendre service", dit le président. "C'est de la barbarie, je ne suis pas comme ça", se défend le témoin, qui avait été placé en garde à vue pendant l'enquête.

La "promesse" de Tony Meilhon
Mais celle-ci n'a mis au jour aucun élément laissant penser qu'il y eut intervention d'une tierce personne dans cette affaire, avait rappelé devant la cour, il y a une semaine, le gendarme qui en avait la charge.
Dans la salle d'audience, le silence est total, d'autant que le public sait qu'une deuxième confrontation se prépare.

Un témoin, voisin de l'endroit où vivait Tony Meilhon, a vu le 19 janvier 2011 l'accusé revenir au lieu-dit Cassepot, à Arthon-en-Retz
(Loire-Atlantique), suivi d'une camionnette blanche. Il a donné jeudi à la barre une description du chauffeur : petit, teint mat, portant une casquette. Le président a l'intention de le confronter à Wilfried Delanoë.

Quand ce voisin revient dans la salle d'audience, la tension est à son comble.
Le président place les deux hommes côte à côte. On sait que Wilfried Delanoë, qui était chez Tony Meilhon le 18 janvier, a une camionnette blanche. S'il est reconnu, c'est un coup de théâtre.

"Non, je le reconnais pas", avoue le voisin. Murmures dans la salle.
Mais l'audience n'en est pas finie pour autant. Tony Meilhon est convié à poser des questions à Wilfried. Delanoë. "A-t-il conscience que c'est moi qui vais tout prendre et que lui ne va pas être inquiété?" demande-t-il.
"Est-ce que l'accusé est conscient du préjudice qu'il me cause ?", répond Wilfried Delanoë, que Tony Meilhon enjoint de "fermer sa bouche".

Nouvelle intervention du président.
Mais Tony Meilhon ne lâche rien: "Je dis la vérité. Je vous garantis que je vais pas être le seul à payer". "C'est une menace" ? demande le président. "Pas une menace, c'est une promesse", rétorque Tony Meilhon.

Auparavant, Tony Meilhon avait demandé "pardon" pour des "horreurs qui ne s'effaceront pas", assurant qu'il pensait aux faits "tous les
jours".
"Je sais que je suis un assassin, j'ai du sang sur les mains et les horreurs ne s'effaceront pas", a dit Tony Meilhon.

En première instance, Tony Meilhon a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans et d'une possible rétention de sûreté.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/10/2015 11:13  Mis à jour: 20/10/2015 11:13
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 Re : Meurtre de Laetitia Perrais : Tony Meilhon s'agace !
Médecins et enquêteurs se sont succédé devant la cour d'assises, à Rennes. Leurs analyses contredisent les versions de l'homme accusé d'avoir tué Laëtitia Perrais.

« Je vais arrêter de venir, vous avez déjà votre vérité. Condamnez-moi ! » Tony Meilhon n'avait rien perdu de son aplomb et de son sens de la provocation devant la cour d'assises de Rennes, hier. Même si, depuis une semaine, il s'applique à rectifier le portrait dressé par les experts depuis le meurtre de Laëtitia Perrais, en 2011.

Experts, médecins légistes et enquêteurs ont défilé à la barre. Et contredisent son récit, « pas compatible » avec leurs constatations médicales, imparables. « J'ai l'impression que vous n'écoutez pas ce que je dis. » Agacé, Tony Meilhon perd son sang-froid, le visage gris et le regard froid.

Il peste contre les conclusions des légistes qui affirment que l'origine du décès de Laëtitia est la strangulation. Selon les médecins, les plaies par arme blanche au niveau des mains montrent que la victime a cherché à se défendre. Ils concluent à une première menace à l'arme blanche, puis manœuvre de strangulation et acharnement à l'arme blanche. « Les coups de couteau sur le torse de la victime ont été portés dans le temps de l'agonie. Puis dans le dos… »

« Dans une folie délirante »

Fidèle à ses propos, Tony Meilhon sort de son silence, invité à s'exprimer à la demande de Me Cécile de Oliveira, l'avocate de la sœur jumelle de Laëtitia. « J'ai assez de sang comme ça sur les mains ! J'ai strangulé et porté des coups de couteau. » Il s'obstine à nier les coups dans le dos, alors qu'il reconnaît ceux assénés dans la poitrine.

Il aurait poignardé le corps sans vie pour maquiller l'accident en crime de rôdeur. « Je ne savais pas comment faire. Je pensais qu'elle était morte après l'accident de scooter. Je n'étais plus moi-même, dans une folie délirante, meurtrière. Ça me hante. Je suis prisonnier de mes remords. Je suis ici pour dire la vérité, pas pour manipuler. »

Selon les médecins et les enquêteurs, l'accident de scooter représente un choc peu violent, une manœuvre visant à faire arrêter le scooter d'une manière douce. « Pas de perte de connaissance à l'issue du choc », dit la science. Et pas de trace de combustion sur le tapis de sol de la voiture. Ce qui contredit également la version livrée par Tony Meilhon. « J'ai perdu le contrôle de ma voiture alors que je tentais de ramasser mon joint de cannabis. »

Signes d'agacement

« Et comment se fait-il que vous n'ayez pas réagi avant d'en arriver au découpage du corps de Laëtitia », demande le président, Philippe Dary. « Je ne sais pas. À chaque fois, c'est trop tard et de pire en pire. Je ne peux pas faire machine arrière. » Et l'avocate Me Cécile de Oliveira d'ajouter : « Vous avez déployé une énergie importante pour faire disparaître le corps de Laëtitia. »

À cet instant, Tony Meilhon montre des signes d'agacement. « Vous cherchez à me tendre des pièges avec vos filets. Ils sont percés vos filets. »

L'audience de Tony Meilhon se poursuit aujourd'hui à Rennes, avec d'autres experts.

http://www.ouest-france.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/10/2015 17:55  Mis à jour: 16/10/2015 19:27
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 Re : Meurtre de Laetitia Perrais: Meilhon maintient avoir eu un complice qu'il nomme ... Il refait le film d'une nuit d'horreur
Tony Meilhon a réaffirmé vendredi, au quatrième jour de son procès en appel à Rennes, avoir eu un complice pour démembrer le corps de Lætitia Perrais et a désigné, pour
la première fois, l'un de ses amis dont la complicité a pourtant été écartée par les enquêteurs.


T.P. avec AFP : http://france3-regions.francetvinfo.fr

Alors qu'il était interrogé sur les faits vendredi matin, Tony Meilhon a nommé l'un de ses amis, Wilfried D., en l'accusant d'avoir procédé, à sa place, au découpage du corps de Lætitia qu'il assume en revanche avoir lui-même tuée.

Le complice présumé doit témoigner jeudi prochain
C'est la première fois que Tony Meilhon donne un nom mais il répète cette version, dans laquelle il rejette la faute du démembrement du corps sur un complice qu'il appelait "Monsieur X", depuis son premier procès en 2013 à Nantes.

Cette révélation a laissé dubitatif le président de la cour d'assises d'appel, Philippe Dary, qui a aussitôt rappelé que l'homme désigné par l'accusé avait été entendu par les gendarmes dès le début de l'enquête pour écarter une éventuelle complicité, et doit témoigner à ce procès en appel jeudi prochain, le 22 octobre.

La thèse d'un éventuel complice a été mise à mal jeudi durant l'audience. "On a fait le tour, il n'y a aucun élément qui laisse à penser qu'il y a une tierce personne qui soit intervenue", ni pour le meurtre ni ensuite pour sa dissimulation, a affirmé l'adjudant-chef Franck Touchais, directeur d'enquête de cette affaire. Ce dernier a notamment décrit l'importance des moyens déployés, dès le début de l'enquête, pour explorer l'hypothèse de l'intervention d'un complice qui aurait aidé Tony Meilhon dans la dissimulation de son crime.

Demande de nouvelles investigations
La cour a sursis à statuer aux demandes de l'avocat de la défense visant à déplacer la cour dans le bois où Tony Meilhon dit avoir étranglé et donné des coups de couteau à Laetitia Perrais. De même, la cour a refusé un complément d'enquête sur Wilfried D.

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Devant le juge, Tony Meilhon refait le film d'une nuit d'horreur



Un récit glaçant. Tony Meilhon a tenté de lisser son image ce vendredi devant la cour d'appel de Rennes en donnant une version légèrement complétée, mais toujours aussi effrayante de son crime, accusant encore un complice, dont il a donné le nom pour la première fois, d'avoir démembré le corps de Lætitia Perrais en 2011.
"Je l'ai poussée contre le mur, je l'ai relâchée"

Tony Meilhon a relaté, choisissant soigneusement ses mots pendant plus de deux heures, sa version de la nuit du 18 au 19 janvier 2011. D'une voix sourde, rappelant ses "remords et regrets", il a raconté avoir abordé la jeune fille de 18 ans à la Bernerie-en-Retz (Loire-Atlantique) près de Pornic en début d'après-midi le 18 janvier, et l'avoir emmenée boire des bières sur la plage. Puis Lætitia part travailler dans le restaurant où elle est apprentie. Et Tony la retrouve à la sortie de son service.

Suit une soirée lors de laquelle Lætitia accepte de consommer de la cocaïne, de suivre ce presque inconnu dans plusieurs bars, puis chez lui. "Je sers deux verres, un petit peu de musique - on se regarde dans les yeux bien sûr - j'attends aussi. On s'enlace, musique, on commence à se caresser, s'embrasser...", explique Tony Meilhon, qui va épargner, cette fois, à la cour le luxe de détails salaces qui avaient émaillé son récit lors de son procès de juin 2013 à Nantes, au terme duquel il a écopé de la perpétuité.

Après une fellation, dont Tony Meilhon affirme qu'elle était consentie, "je lui ai fait signe que 'voilà, on passe aux choses sérieuses', elle s'est refusée. Moi, ça m'a contrarié, je me suis énervé, je lui ai dit: 'Tu es une salope comme les autres'. Je l'ai poussée contre le mur, je l'ai relâchée". Puis Tony Meilhon la ramène en voiture à son scooter. Lætitia dira sur un message à un ami avoir été "violée", et n'arrivera jamais chez elle.

Le nom d'un complice donné pour la première fois

Son scooter est heurté par la voiture de Tony Meilhon à quelques dizaines de mètres de la porte d'entrée du domicile de la jeune fille. Accidentellement, affirme-t-il encore aujourd'hui. La croyant morte, "je décide de la mettre dans mon coffre".

Puis il affirme s'être rendu dans un petit bois. "C'est ici que j'ai déposé le corps de Lætitia, à l'intérieur de ce bois. C'est également ici que je vais l'étrangler jusqu'à ce que mort s'ensuive... Il me semble (...) Ensuite, ne sachant pas si elle était morte ou pas, j'ai mis les coups de couteau..."

Tony Meilhon va chercher le reste de la nuit à creuser un trou, mais la terre est gelée. Au matin, il affirme être allé chercher un ami, Wilfried D., dont il donne pour la première fois le nom, mais qu'il appelait en première instance "Monsieur X.".

Ils décident de découper le cadavre. "Quand il m'a passé la scie, j'ai dit: 'c'est pas possible, je peux pas faire une chose pareille, c'est dégueulasse', mais malgré ça, je mets deux ou trois coups de scie... Et je peux pas", relate-t-il. "Il dit: 'laisse, je vais le faire'", a ajouté Tony Meilhon.

"Personne ne s'amuse ici"

Le président de la cour d'appel Philippe Dary a aussitôt rappelé que l'homme désigné par l'accusé avait été entendu par les gendarmes dès le début de l'enquête pour écarter une éventuelle complicité. Il doit témoigner le 22 octobre.

A une avocate qui lui demande de se souvenir des derniers mots de Lætitia, Tony Meilhon rétorque: "Ça vous amuse?" "Comment vous pouvez dire ça?", le tance le président Dary. "Personne ne s'amuse ici!" La cour a sursis à statuer aux demandes de l'avocat de la défense visant à déplacer la cour dans le bois évoqué, et à un complément d'enquête sur Wilfried D.
Par A.S. avec AFP http://www.bfmtv.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/10/2015 11:19  Mis à jour: 16/10/2015 11:19
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 Re : Procès de Tony Meilhon: l'improbable thèse du complice !
L'accusé, jugé en appel à Rennes pour le meurtre de Laëitia Perrais en 2011, tente de faire croire à l'existence d'un «Monsieur X» qui aurait démembré la victime. «Une mise en scène», selon l'expert psychiatre.

La thèse de l'existence d'une complicité, invoquée depuis son premier procès par Tony Meilhon, pour le démembrement du corps de Lætitia Perrais, qu'il assume en revanche avoir tuée en 2011, a été mise à mal jeudi, au troisième jour de son procès en appel à Rennes. La jeune Laëtitia Perrais, alors âgée de 18 ans, a été étranglée et poignardée plusieurs dizaines de fois le 19 janvier 2011. Son corps démembré a ensuite été dissimulé dans deux étangs distants pour compliquer les recherches. Pour ce meurtre, Tony Meilhon a été condamné en première instance en 2013 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans et d'une rétention de sûreté.
«On a fait le tour, il n'y a aucun élément qui laisse à penser qu'il y a une tierce personne qui soit intervenue», ni pour le meurtre ni ensuite pour sa dissimulation, a affirmé, ce jeudi, au troisième jour d'audience, l'adjudant-chef Franck Touchais, directeur d'enquête de cette affaire. M. Touchais a décrit l'importance des moyens déployés, dès le début de l'enquête, pour explorer l'hypothèse de l'intervention d'un complice qui aurait aidé Tony Meilhon dans la dissimulation de son crime.
Interrogatoires et gardes à vue

Un travail d'enquête téléphonique immense a été mené pour déterminer, à l'aveugle, le jour de la dissimulation des éléments du corps démembré de Laëtitia, quelles étaient les personnes qui étaient repérées par plusieurs des bornes téléphoniques proches des lieux concernés. Après quoi, leurs éventuels liens avec l'accusé ont été contrôlés. En outre, via des interrogatoires voire parfois des gardes à vue, mais aussi les activités des téléphones portables ou les témoignages de leurs proches, les faits et gestes de plus d'une dizaine de fréquentations habituelles de Tony Meilhon ont été décortiqués.
Une intensité d'enquête qui met à mal la tentative de l'accusé et de son avocat, depuis le premier procès, de présenter comme un rebondissement inédit, non approfondi par les enquêteurs, la thèse d'un complice, surnommé «Monsieur X», qui aurait démembré le corps de la victime à la place de Tony Meilhon qui s'en dit incapable.
En outre, pour l'expert psychiatre Roland Coutanceau qui a examiné l'accusé avant, puis après le premier procès de l'affaire, «le découpage est quelque chose que Tony Meilhon, a du mal à accepter comme image de lui-même, d'où la mise en scène de “Monsieur X”, qui nous semble plus une mise en scène que la réalité».



La mère de Tony Meilhon témoigne : "Il a gâché ma vie, celle d’autres personnes et la sienne également"

Pendant plus d’une heure, Jocelyne Coignard est revenue sur l’enfance chaotique de son fils, qualifié de "personnalité psychopathique" un peu plus tôt dans la matinée par les experts.


Sa mère vient, sanglotante, non seulement souligner la dangerosité de son fils mais aussi redresser les "mensonges" qu'elle estime avoir entendus de sa bouche. "J'ai fait plus pour mon fils Tony que j'en ai fait pour d'autres de mes enfants alors je comprends pas pourquoi il me salit autant: je pense que c'est un moyen de défense", assène-t-elle.

"Il n’a pas supporté que je refasse ma vie avec un autre homme. Il était possessif, il voulait que je sois à la fois sa mère et sa femme, sa propriété exclusive", raconte-t-elle. Et de poursuivre : "Parfois, il était très gentil et calme et d’autres fois, c’était tout le contraire. Il se mettait dans une furie noire, il cassait tout et il nous insultait".

Avec AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/10/2015 11:21  Mis à jour: 15/10/2015 11:21
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 Re :Meurtre de Laetitia : Tony Meilhon, une personnalité psychopathique dans "une trajectoire de souffrance"
Entre une "personnalité psychopathique" avérée, selon les experts, et une jeunesse marquée par une "trajectoire de souffrance", la 2ème journée du procès de Tony Meilhon, jugé en appel pour le meurtre et le démembrement de Lætitia Perrais, a mis en lumière les contours d'un portrait inquiétant.


En 2011, peu après le meurtre de Lætitia, Tony Meilhon a 31 ans lorsqu'il est examiné par le Dr Vincent Alric, psychiatre.
Il relate la séparation de ses parents quand il a quatre ans,son père alcoolique violent sera déchu de ses droits parentaux, la nouvelle vie de sa mère avec un compagnon qu'il rejette, ses placements précoces en institutions, ses multiples séjours en prison...

D'abord pour des vols puis, dans une courbe de violence croissante, alors qu'il est à peine majeur, pour le viol avec un objet d'un co-détenu soupçonné d'abussexuels.

L'humeur de Tony Meilhon, grand consommateur de drogues et d'alcool, est marquée par l'instabilité, des "tentatives de suicide", des "carences éducatives et affectives", note le psychiatre. Mais aussi par une "impulsivité, la défaillance du sens moral".
Ces éléments, combinés à sa confrontation avec l'inceste dont a été victime sa mère, la violence, la "facilité à passer à l'acte" ou l'absence de poids des sanctions, font que la personnalité de Tony Meilhon "est structurée sur le mode psychopathique" qui "représente une dangerosité sociale indéniable", affirme le psychiatre.

En outre, l'accusé est d'une "intelligence tout à fait satisfaisante", il ne souffre "pas de névrose, ni de psychose", soutient l'expert.

"Se faire passer pour fou"
Quand le psychiatre Bruno Millet le rencontre en mai 2011, il retient lui aussi la "personnalité psychopathique".
Tony Meilhon lui fait le récit de sa volonté de mourir, mais aussi de "voix" qu'il entend, de son impression de "présences" dans la pièce de l'unité spécialisée pour malades difficiles où il est interné au premier semestre 2011.

Des hallucinations que ne confirme pas l'équipe soignante, et que la cour et les avocats confrontent avec son aveu d'avoir voulu, au début de l'instruction, se "faire passer pour fou".
Interrogé sur ce point par Cécile de Oliveira, avocate de la soeur de Lætitia Perrais (Jessica, partie civile), Tony Meilhon, sans cesse encadré dans le box des accusés par cinq gendarmes, admet qu'il est "fraudeur", qu'il essaye "de manipuler le compte-rendu qui sera fait" sur lui.

Pour l'expert, des soins psychiatriques paraissent "nécessaires, tant il apparaît des carences dans la personnalité de Tony Meilhon". "On dit qu'avec le temps, les traits psychopathiques s'atténuent", assure-t-il.

"Rancoeur et colère"

"C'est quelqu'un qui est perpétuellement en souffrance", souligne le psychologue Fulbert Jadech, qui se souvient de quelqu'un qui était "dans la rancoeur et la colère". C'est aussi une personne "hyperactive, intelligente, impulsive". "C'est quelque chose qui va le desservir dans sa trajectoire de souffrance", assure-t-il.

Mais ce portrait de souffre-douleur est contre-balancé par les proches de Tony Meilhon, qui répètent successivement à la barre qu'il ne
faut "jamais lui dire non". Sa mère vient, sanglotante, non seulement souligner la dangerosité de son fils mais aussi redresser les "mensonges" qu'elle estime avoir entendus de sa bouche.

"J'ai fait plus pour mon fils Tony que j'en ai fait pour d'autres de mes enfants alors je comprends pas pourquoi il me salit autant : je pense que c'est un moyen de défense", assène-t-elle.

Et tandis que Tony Meilhon invoque encore une fois, pour expliquer ses actes, son enfance perturbée, le président Philippe Dary remarque: "Lætitia a été placée dans une famille d'accueil, elle a eu un parcours très difficile elle aussi...". "Pour d'autres, ça n'a pas été la même résultante, ils s'en sont sortis, ils ont cherché à s'en sortir...", reconnaît-il.

Tony Meilhon a été condamné en première instance en 2013 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans et d'une rétention de sûreté.

FB avec AFP :http://france3-regions.francetvinfo.fr/
Publié le 15/10/2015
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