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 Les nouvelles quotidiennes du suivi des dossiers publiés sur le site...
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Vidéo. "La famille de Narumi portée par l'espoir de révélations", avant l'interrogatoire clé du suspect au Chili. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 14/04/2019 12:01

Meurtre de de Stéphane Dieterich.

Publié par Walda Colette Dubuisson le 06-02-2019 (4032 lectures) Articles du même auteur
MERCI A CES " ÉMISSIONS SPÉCIALES TV " qui permettent de résoudre les "cold case" et/ou à réveiller certaines consciences !!!

06/02/2019 : Christophe Blind a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Vesoul, vendredi 18 janvier. Reconnu coupable de l'assassinat de Stéphane Dieterich, tué en 1994, il ne fera pas appel de cette décision.

L'affaire Dieterich est donc définitivement terminée.

19/01/2019 : L'assassin de Stéphane Dieterich condamné à 20 ans de réclusion criminelle, 25 ans après les faits ( vidéo).
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16/01/2019:Au deuxième jour du procès de Christophe Blind devant les assises à Vesoul, la famille de la victime Stéphane Dieterich a pris la parole. Et notamment sa mère, Rolande Dieterich, qu'on avait peu entendue jusqu'ici.
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06/01/2019 : L'affaire Dieterich jugée vingt-cinq ans après l'assassinat de l’étudiant belfortain
Entre le 14 et le 18 janvier, la cour d’assises de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort évoquera l’affaire Stéphane Dieterich. Son corps a été retrouvé, dans la nuit du 4 au 5 juillet 1994, lardé de onze coups de couteau.

**Christophe Blind bénéficie de la présomption d’innocence.
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01/11/2018 : ANNONCE , sur RMC « NON ÉLUCIDE »
Ce jeudi 1 Novembre à 20h55 ‘L'affaire Stéphane Dieterich’. Présenté par : Arnaud Poivre d'Arvor et Jean-Marc Bloch.
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02/07/2018 : 24 ans après le drame, le frère de Stéphane, Sylvain, espère un procès à la cour d'assises de Vesoul d'ici cet hiver. L'accusé, un ancien ami de la victime, a très vite avoué les faits après son arrestation à la fin de l'année 2015.
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09/01/2018 : le procès
Après avoir avoué son acte vingt et un ans après, le meurtrier présumé de Stéphane Dieterich, un étudiant belfortain sans histoire, sera jugé aux assises de Vesoul cette année. Un procès hors normes pour une affaire hors du commun.
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15/04/2017: ANNONCE Chaîne 23 : Jeudi 20 Avril 2017
13h05 - 14h50 (Durée : 1h45)
Non élucidé :L'affaire Stéphane Dieterich

Depuis douze ans, sa famille se bat pour que cette affaire non-résolue ne tombe pas dans l'oubli. Des spécialistes reviennent sur le meurtre du jeune homme, dans l'espoir d'y apporter de nouveaux éléments.
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18/12/2015 Stéphane Dieterich a été tué de 11 coups de couteau dans un bois à Belfort, en juillet 1994.
On en sait aujourd'hui plus sur le mobile du crime : selon la procureure de Montbéliard, il s'agit d'un "motif passionnel".

LE FRÈRE DE STÉPHANE DIETERICH RÉAGIT AUX AVEUX DU MEURTRIER 21 ANS APRÈS...



http://www.sos-enfants.org/modules/news/article.php?storyid=1094

Une émission de télé, consacrée à « L’Affaire Dieterich » a relancé les investigations. Nous sommes en 2013. En regardant le documentaire, deux anciens Doubiens sont sidérés. Ils découvrent le visage du dénommé Christophe Blind.
En 1994, quand ils étaient lycéens, c’était un de leurs surveillants. Et si le « pion » les avait tant marqués, c’est parce que celui-ci leur avait fait une bien étrange proposition. Le surveillant leur avait proposé de l’argent pour tuer un homme. « En le voyant, à la télé, ils ont compris que c’était sûrement l’auteur du crime et ils ont contacté les policiers », informe le procureur Greff. Le dossier est rouvert. Pendant deux ans, la police judiciaire de Besançon reprend toutes les analyses de police scientifique et technique, toutes les dépositions des témoins, toutes les constatations. Ils ne retrouveront jamais l’ADN du suspect sur le corps ou les vêtements de la victime. Mais les déclarations des deux anciens lycéens sont prises avec beaucoup de sérieux. Ces nouveaux éléments conduisent finalement les hommes de la PJ à convoquer, mardi, le conseiller en patrimoine. Au début de sa garde à vue, le suspect nie toute implication. Mais il va être confronté aux anciens lycéens. Les enquêteurs comprennent aussi très vite que le quadragénaire a besoin de parler, de se délivrer d’un terrible secret. « J’espère que la famille de Stéphane pourra se reconstruire », a souligné le Varois après des aveux circonstanciés.

Il a été mis en examen pour assassinat et incarcéré ce mardi soir. « Plus de 20 ont passé, ce n’est plus le même homme mais il se sent libéré », souffle l’avocate de la défense, Nelly Rouzet.
Quant au mobile, le procureur de la république reste vague : « Un motif passionnel », souligne, laconique, Carine Greff. Selon d’autres sources, la victime aurait fait des avances à son meilleur ami, devenant de plus en plus insistant. Christophe ne les aurait plus supportées et n’aurait trouvé que « cette solution » pour y mettre fin. La famille de Stéphane Dieterich ne se contentera sûrement pas de ces explications.

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Les faits ont eu lieu en juillet 1994. Le corps sans vie de Stéphane Dieterich était retrouvé dans la forêt de Cravanche, dans le Territoire de Belfort, le 5 juillet 1994. L'étudiant belfortain, âgé de 24 ans, avait disparu mystérieusement la veille alors qu'il aurait dû se trouver à la fête foraine. Son corps était lardé de 11 coups de couteau, et avait été déplacé après la mort.

Le meurtrier présumé est actuellement en garde à vue. Le procureur de Montbéliard, Carine Greff, a confirmé ce matin que le suspect, Christophe Blind, était passé aux aveux. Il s'agit d'un ancien ami de la victime. À 46 ans, il habite dans le Var, où il est conseiller en patrimoine.

Au moment des faits, l'ami avec qui il devait partir en vacances le lendemain-même avait été interrogé mais n'avait pas été mis en cause. Cet homme, Christophe, était le dernier à l'avoir vu vivant. Il affirmait qu'il l'avait déposé à la fête foraine. Apparemment, personne n'y aurait vu ce soir-là la victime. Stéphane avait pourtant dit à sa mère (il habitait chez ses parents), qu'il revenait "dans un quart d'heure".

Sylvain Dieterich, le frère de Stéphane, a appris l'arrestation et les aveux mercredi matin. Joint par téléphone, il raconte : "J'ai toujours su que cet homme mentait. Pour maman, c'est la surprise que ce soit lui, lui qui se disait l'ami de Stéphane. Une surprise, oui. Moi, c'est l'aboutissement d'un combat. Maintenant, j'attends le procès et j'ai besoin de savoir. Je n'ai jamais baissé les bras. J'ai fait des concerts, puisque je chante, j'ai participé à des émissions de télé, tout pour que Stéphane ne soit pas oublié. Par exemple, l'an dernier, à Belfort, j'ai chanté à la Maison du Peuple et des éléments ont resurgi à ce moment-là... Certaines personnes n'étaient pas en France, elles ont mis du temps à parler... Les enquêteurs ont repris l'affaire en 2013. Christophe était peut-être rongé de remords... Je ne sais pas... J'espère simplement qu'il n'a tué que Stéphane."



Sylvain Dietrich a une pensée spéciale pour son papa décédé en 2010 et à tous ceux qui les ont soutenus, lui et sa maman, dans cette terrible épreuve. Ils auront passé vingt-et-un ans à se battre pour que la justice ne referme pas le dossier.

Très médiatisée grâce au combat de Sylvain Dieterich, l'affaire avait été relancée en 2013, quand d'anciens lycéens du Doubs avaient reconnu le visage de Christophe Blind dans une émission de télévision
: il s'agissait de leur ancien surveillant à l'époque, qui leur aurait proposé de l'argent pour "tuer un homme". Ces révélations sont prises au sérieux par les enquêteurs, qui finissent par convoquer le suspect, mardi dernier. Il aura fini par avouer, "pour soulager sa conscience", affirme une source proche de l'enquête. On ignore toujours le mobile du crime. Selon le procureur de Montbéliard, il pourrait s'agir d'un "motif passionnel".


Affaire Dietrich : 21 ans après, vers la vérité ?

Affaire Dietrich : 21 ans après, vers la vérité ?

21 ans après l'assassinat de Stéphane Dietrich, la justice tient enfin un suspect. Le meilleur ami du jeune étudiant est passé aux aveux hier. Il est mis en examen pour assassinat. La victime avait été tuée de plusieurs coups de couteau en juillet 1994. Sa famille n'a jamais lâché, elle est aujourd'hui soulagée mais elle attend des réponses. Avec: Christophe Grudler, conseiller départemental (MoDem) du Territoire de Belfort ; Sylvain Dieterich, frère de la victime ; Nelly Rouzet, avocate du prévenu.

http://france3-regions.francetvinfo.f ... sse-aux-aveux-886695.html

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L'émission diffusée sur France 2, Non élucidé, et Crimes en direct, diffusée sur NRJ 12, ont permis de résoudre l'énigme de la mort de Stéphane Dieterich. Le jeune étudiant avait été retrouvé sans vie en 1994, à Belfort.

Non élucidé, une émission de France 2, a permis en partie aux enquêteurs de résoudre le mystère autour du meurtre de Stéphane Dieterich. L'étudiant a été retrouvé mort, à Belfort (Territoire de Belfort), en juillet 1994. L'enquête, qui piétinait jusque-là, a été relancée dès 2013.
L'émission Non élucidé s'intéresse à l'affaire. Lorsqu'elle est retransmise sur France 2, deux anciens lycéens reconnaissent un ami de la victime, Stéphane Dieterich, et se souviennent de déclarations troublantes de celui qui était alors surveillant du lycée de la victime. Les deux hommes se confient alors aux enquêteurs, qui peuvent ainsi relancer les investigations, autour de cet homme qui avait été arrêté, puis relâché faute de preuves.

VIDEO - Non élucidé : Quand une émission de France 2 permet de résoudre un meurtre

Selon l'Est Républicain, le suspect avait proposé, le soir du drame, de l'argent pour tuer un homme aux deux lycéens qui l'ont reconnu, lors de la diffusion de Non élucidé.

Plus récemment, l'émission de NRJ 12 "Crimes en direct", diffusée en juin, a pu filmer l'homme suspecté du meurtre, en caméra caché, en floutant son visage, rappelle Europe 1. Lors de cette interview, l'homme aurait menti sur sa description des faits le soir du drame. De nouveaux tests ADN ont été réalisés par les enquêteurs, qui ont pu récolter de nouveaux éléments à charge. Convoqué par les enquêteurs, le suspect a été placé en garde à vue mardi matin, et est passé aux aveux.

Le 5 juillet 1994, le corps de Stéphane Dieterich était retrovué lardé de 11 coups de couteau, dans un bois, suite à un appel anonyme. L'endroit est connu pour être un lieu de rendez-vous sexuels. Il est situé à proximité d'une fête foraine où l'étudiant s'était rendu la veille. Les enquêteurs n'avaient alors réussi ni à trouver de mobile au meurtre, ni le meurtrier. Une ordonnance de non-lieu avait éte rendue, en 2012. Un premier appel à témoins avait été rendu, en 1995, lors de l'émission "Témoin n°1", diffusé sur TF1.

http://www.linternaute.com/

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LE FRÈRE DE STÉPHANE DIETERICH RÉAGIT AUX AVEUX DU MEURTRIER 21 ANS APRÈS

Le combat de Sylvain Dieterich n’est pas terminé. Lorsqu’il a été informé hier matin des aveux de Christophe Blind, vingt et un ans après les faits, le frère de Stéphane n’a pas craqué. C’est même avec un calme impressionnant qu’il a accueilli la nouvelle : « J’ai éprouvé une grande émotion mais je suis resté serein. J’espérais un dénouement mais je ne pensais pas qu’il interviendrait aussi vite. Pour ma mère, pour moi, et pour tous ceux qui se sont battus à nos côtés pour obtenir la vérité, c’est un beau cadeau de Noël ».

Mais le frère aîné du disparu maîtrise son émotion : « Nous continuons à vivre dans le malheur. Nous restons amputés d’une personne chère et je n’oublie pas que l’assassin de mon frère a aussi tué mon père psychologiquement ». Sylvain Dieterich, entouré d’un groupe d’amis fidèles, se prépare déjà pour la suite : « Notre premier combat a été d’empêcher que le dossier soit refermé à jamais. Le second a été de tout faire pour que les assassins soient trouvés. Et le troisième sera celui du procès ».

Une vie marquée à jamais
Sylvain Dieterich poursuit : « Christophe Blind a menti de façon éhontée depuis le début et même après être passé aux aveux, il peut tout raconter face à un mort. Je serai donc très attentif à ce qui se dira lors du procès, car ceux qui sont à plaindre ne seront pas dans le box avec l’accusé ».

Vingt et un ans de douleur intime, d’espoir à chaque fois éteint, de deuil incomplet. Il y a de quoi marquer une vie à jamais. Dans la tête de ce frère aimant et complice, tout défile à nouveau : « Dans le cadre de la réouverture du dossier, j’ai fait une déposition de trois heures. Celle de ma mère a duré quatre heures et demie. Après tant de désillusion, nous avions le sentiment que la justice était enfin au rendez-vous. Je loue l’humanité d’Alexandre Chevrier, l’ancien procureur de Belfort, qui nous a entendus et a rouvert le dossier en 2013. Il emportait ses devoirs d’été et parmi ses dossiers il y avait celui de mon frère ».

Homme de communication, Sylvain Dieterich n’a cessé de faire vivre la mémoire de Stéphane. Inlassablement en quête d’une vérité qui vient enfin d’éclater : « Toutes les émissions télévisées auxquelles j’ai participé ont finalement porté leurs fruits. De même que les concerts donnés chaque année à Belfort au profit de notre association. C’est d’ailleurs à l’issue de celui de cette année qu’un témoignage a ressurgi du passé ». Comme d’autres, recueillis par les enquêteurs, et suscités par l’opiniâtreté des amis de Stéphane Dieterich qui n’ont jamais renoncé.

François ZIMMER
http://www.estrepublicain.fr/

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/ Franche-Comté / Territoire de Belfort

Affaire Dieterich : un crime passionnel

La procureure de Montbéliard a affirmé ce matin dans une conférence de presse que Christophe Blind et Stéphane Dieterich entretenaient une relation amoureuse passionnelle. La victime a été assassiné en juillet 1994. L'assassin présumé, un de ses anciens amis, a reconnu l'avoir tuée.

Par Catherine Eme-Ziri
Publié le 16/12/2015 | 18:50, mis à jour le 18/12/2015 | 14:55

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Belfort : la justice décide de rouvrir le dossier Dieterich

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Les faits ont eu lieu le 5 juillet 1994. Le corps sans vie de Stéphane Dieterich avait été retrouvé dans la forêt de Cravanche, dans le Territoire de Belfort. L'étudiant belfortain, âgé de 24 ans, avait disparu mystérieusement la veille alors qu'il aurait dû se trouver à la fête foraine.

Très médiatisée grâce au combat de Sylvain Dieterich, le frère de la victime, l'affaire avait été relancée en 2013, quand un ancien lycéen à l'époque, avait eu en mains un tract de l'association pour la famille de la victime. Il avait alors fait le lien entre l'affaire Dieterich et la proposition faite par Christophe Blind, alors son surveillant de lycée, de "tuer quelqu'un contre de l'argent. C'est cette déposition qui a permis aux enquêteurs de vérifier l'information par une centaine d'autres auditions, et de remonter jusqu'au suspect, convoqué mardi et mis en examen pour assassinat.

Âgé de 46 ans, Christophe Blind vivait dans le Var, en ménage avec une femme et sans enfants. Il aura fini par avouer, "pour soulager sa conscience", affirme une source proche de l'enquête. Jusqu'ici, le suspect, déjà mis en garde à vue au début de l'enquête, avait toujours nié, affirmant avoir déposé Stéphane Dieterich à la fête foraine en fin de soirée. Les deux hommes devaient partir le lendemain en vacances pour Antibes.
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On en sait aujourd'hui plus sur le mobile du crime : selon la procureure de Montbéliard, il s'agit d'un "motif passionnel". Ce matin, en conférence de presse, Carine Greff a expliqué que le prévenu et la victime entretenaient "une relation passionnelle et homosexuelle, faite de ruptures" : c'est pour mettre fin à cette spirale affective que Christophe Blind aurait commis l'irréparable. Selon le parquet, le fait qu'il ait acheté un couteau et qu'il ait conduit la victime au Bois Joli, près de Belfort, confirme la préméditation de l'homicide.

L'adjoint au chef d'antenne de la police judiciaire de Besançon a par ailleurs précisé qu'après avoir conduit Stéphane Dietrich dans le bois, Christophe Blind lui avait porté une dizaine de coups de couteau, avant de rentrer passer la nuit chez un ami. Puis de nettoyer son véhicule avant de se rendre chez la mère de la victime, pour la conduire à la police faire sa déposition.


"Il entretenait une relation passionnelle avec la victime"



Affaire Dieterich : 21 ans après, vers la vérité ?
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Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/01/2019 12:30  Mis à jour: 19/01/2019 12:30
Administrateur
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Commentaires: 4478
 R L'assassin de Stéphane Dieterich condamné à 20 ans de réclusion criminelle, 25 ans après les faits ( vidéo).
Christophe Blind, 49 ans, a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Vesoul pour l'assassinat, un quart de siècle plus tôt, de Stéphane Dieterich, un étudiant belfortain. Un verdict qui valide la préméditation, l'objet des débats pendant cinq jours.

"Pendant 20 ans, [Christophe Blind] a vécu sa vie. Il a bénéficié d'une forme d'impunité totale alors qu'il a assassiné un homme. C'est cette impunité que je vous demande de briser", a lancé Frédéric Lutz, l'avocat général, à l'adresse des jurés de la cour d'assises de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort, qui siège à Vesoul. Ces derniers ont suivi le magistrat qui avait requis 20 ans de prison.



>> Emmanuel Rivallain et Denis Colle

Dénonçant "l'absence de sincérité de l'accusé", Claire Doubliez l'avocate de la mère et du frère de la victime, parties civiles, a regretté que Christophe Blind n'ait "pas eu un mot (...) à [leur] endroit" tout au long de ce procès qui s'est ouvert lundi. Ce que le frère de la victime déplorait sur notre antenne ce midi.

"Il faut être un animal à sang froid pour tuer le soir à 22h et se rendre au commissariat le lendemain matin avec la mère de Stéphane Dieterich", a ajouté l'avocate des parties civiles.

L'avocat de l'accusé, Julien Dami Le Coz, a contesté la préméditation retenue par le ministère public. "De 1990 au 4 juillet 1994, jusqu'à quelques secondes avant les faits, Sylvain Dieterich a imposé à Christophe Blind des actes à caractère sexuel", a-t-il soutenu, affirmant que la victime exerçait une "ascendance" sur son meurtrier ce qui est faux, d'après la famille de la victime.

Regrettant une peine "assez lourde" à l'énoncé du verdict, l'avocat de la défense s'est réservé la possibilité d'interjeter appel. Selon Le frère et la mère de Stéphane Dieterich, il s'agit d'un crime crapuleux à l'encontre d'un étudiant brillant. Ils disaient pourtant ne rien attendre de ce procès.

"Avec ma mère, nous avons deux sensations : la première c'est que de toutes façons, Stéphane ne reviendra plus et que pour une maman, c'est pas le nombre d'années [de prison] qui change la donne. De mon côté, j'estime qu'après le combat qui a été mené avec tous les anonymes, les personnalités, c'est une grande victoire pour rendre justice à Stéphane. Il le méritait", confie le frère de la victime dont le corps a été découvert, criblé de coups de couteaux, en juillet 1994 dans un bois de Cravanche, près de Belfort.


Des aveux à la limite de la prescription

Stéphane Dieterich, âgé de 24 ans au moment des faits, avait été tué dans la nuit du 4 au 5 juillet 1994. Son corps, lardé de onze coups de couteau, avait été retrouvé dans un bois, à Essert, une commune voisine de Belfort.

A l'époque, Christophe Blind avait été placé en garde de vue, figurant parmi les nombreuses pistes explorées par les enquêteurs. Le jeune homme, qui apparaissait comme l'une des dernières personnes à avoir vu la victime vivante, avait toutefois été mis hors de cause par une ordonnance de non-lieu rendue en octobre 2001. La famille avait fait appel de cette décision, qui avait été définitivement confirmée en 2003 par la Cour de cassation.

Mais en 2013, l'affaire connaît un rebondissement : des scellés non exploités sont analysés grâce aux avancées techniques. Un rapport d'expertise a entraîné la saisine d'un juge d'instruction en février et l'enquête a été relancée, quelques mois avant que les faits soient prescrits.

Deux émissions de télévision consacrées à ce meurtre non élucidé, ainsi que l'activité de la famille pour faire vivre la mémoire de Stéphane Dieterich, ont suscité aussi de nouveaux témoignages.

En décembre 2015, Christophe Blind a de nouveau été placé en garde à vue et a fini par avouer être l'auteur de cet homicide avant d'être mis en examen pour meurtre et écroué. La chambre de l'instruction a ensuite requalifié les poursuites en assassinat, comme l'avait requis le parquet.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/01/2019 16:43  Mis à jour: 16/01/2019 16:43
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Commentaires: 4478
 Affaire Dieterich : la mère de la victime raconte son fils Stéphane, sa "lumière"...
Au deuxième jour du procès de Christophe Blind devant les assises à Vesoul, la famille de la victime Stéphane Dieterich a pris la parole. Et notamment sa mère, Rolande Dieterich, qu'on avait peu entendue jusqu'ici.



Territoire de Belfort, France

Depuis la mort de Stéphane Dieterich, en juillet 1994, et tout au long des 25 ans d'enquête, Sylvain, le frère de la victime était devenu le porte-parole de la famille. Ce mardi, au deuxième jour du procès de l'assassin présumé, Christophe Blind, à Vesoul, c'est la mère de Stéphane, Rolande Dieterich, qui a retenu l'attention.

"Je l'entends toujours mon gamin"

Petite dame frêle, au chignon et au maquillage impeccable, elle a raconté son fils disparu: "un garçon formidable, sa lumière, qui lui disait tout, absolument tout". Elle s'est souvenue aussi de la soirée du 4 juillet 1994, quand il lui a dit, "maman, j'en ai pour un quart d'heure, une demi-heure". "Vous savez, je l'entends toujours mon gamin, et son sac de voyage, j'y ai jamais touché, il est toujours là".

Dans le box des accusés, Christophe Blind a le regard baissé

A propos de Christophe Blind, elle n'arrive pas à prononcer son nom. "Cette personne là bas. Son assassin" dit-elle à la barre. "C'est un menteur, il était jaloux, parce que nous on était heureux, on était une famille heureuse". Dans le box des accusés, Christophe Blind a les yeux baissés. Il ne les relèvera pas tout au long de ce témoignage.
Sylvain Dieterich avoue sa propre homosexualité à l'époque

Le frère de Stéphane Dieterich, Sylvain, a lui aussi témoigné ce mardi soir. Il a répété ce qu'il dit depuis 25 ans. "Si Stéphane avait été homosexuel ou amoureux, il me l'aurait dit. On se disait les choses, même intimes". Questionné par son avocate, Sylvain Dieterich livre alors une confidence qu'il n'avait jamais faite jusque là. A l'époque des faits, lui même était homosexuel dit-il. Ses parents le savaient et son frère, Stéphane, aussi. "C'est aussi pour ça que j'ai l'intuition que ça ne s'est pas passé comme le dit Christophe Blind".
De vieilles photos projetées aux jurés

L'audience s'est ensuite terminée sur un diaporama de vieilles photos. On y voit la famille Dieterich au complet quelques années ou juste avant le drame. Tout le monde sourit. L'avocat de Christophe Blind, Me Dami Le Coz concède que c'est "un moment très fort en émotion, "mais je suis sûr que les jurés feront la part des choses, en dehors de l'émotion".

https://www.francebleu.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/01/2019 11:07  Mis à jour: 09/01/2019 11:07
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 Procès de l'assassin présumé de Stéphane Dieterich : “Cela fait 24 ans qu'on attend d'être en face de lui”...
Christophe Blind suspecté d'avoir tué l'étudiant belfortain en 1994 sera jugé du 14 au 18 janvier devant la cour d'assises à Vesoul. Sylvain Dieterich frère de la victime s'est battu pendant plus de 20 ans pour connaître la vérité. Qu'attend il de ce procès ?

Un meurtre irrésolu pendant deux longues décennies. L'attente de la famille de Stéphane Dieterich s'est terminée en décembre 2015 quand Christophe Blind, un ami de Stéphane Dieterich s'est présenté à la justice pour avouer le meurtre du jeune homme ce soir d'été 1996 dans un bois près de Belfort.

Stéphane Dieterich, étudiant de 24 ans avait été retrouvé mort, le 5 juillet 1994 dans la forêt de Cravanche. Le jeune avait succombé à 11 coups de couteau.

Lundi 14 janvier, Christophe Blind âgé d'une cinquantaine d'années sera dans le box des accusés de la cour d'assises de Haute-Saône et du Territoire de Belfort. L'homme qui vivait dans le Sud de la France sera confronté pour la première fois aux regards de la famille de sa victime. La mère de Stéphane Dieterich sera présente à l'audience.

"Mon père est mort d'un cancer mais il avait toujours soutenu que Christophe Blind était mêlé à la mort de mon frère" explique Sylvain Dieterich. "Mon père pensait que Christophe Blind profitait de Stéphane, c'est quelqu'un de très intéressé, vénal... on ne s'attend à aucune humanité de sa part dans ce procès" confie-t-il.

"J'attends que la justice prive de liberté et pour longtemps l'assassin de mon frère. Mon frère est mort, il n'est plus là pour se défendre" lance Sylvain Dieterich à quelques heures du procès. Pour Sylvain Dieterich, la préméditation ne fait aucun doute. Le traquenard non plus. "Ce soir de juillet 1994, mon frère n'aurait jamais du sortir" dit-il convaincu des mensonges de Christophe Blind, placé un temps en garde à vue dans cette affaire. La mort de Stéphane Dieterich comporte encore des zones d'ombres que le procès devra éclaircir.

Le meurtre est-il crapuleux ou passionnel comme l'a laissé entendre l'enquête ?. Sylvain Dieterich ne croit pas à cette dernière version. Mon frère et moi on s'apellait toutes les 48 heures, on se disait tout" explique t-il.

Pendant 21 ans la justice n'a pas résolu l'énigme du meurtre du jeune étudiant belfortain. Le dossier a même été refermé avant que la famille n'obtienne sa réouverture. L'association Les amis de Stéphane Dieterich se bat désormais pour que le délai de prescription tombe dans les affaires de meurtre comme celle du jeune belfortain. Sylvain Dieterich veut porter ce message encore et toujours. Il souhaite rencontrer Emmanuel Macron et Nicole Belloubet, la garde des Sceaux.

Active l'association portée par Sylvain Dieterich a soutenu d'autres familles. Elle a d'ailleurs rencontré les parents d'Alexia Daval avant que son mari Jonathann ne finisse par avouer son geste.

Devant la cour d'assises, la famille de Stéphane Dieterich sera défendue par deux avocats parisiens, Me Claire Doubliez et Me Pascal Anquez. La famille dit ne pas être dans la haine, elle souhaite juste que l'accusé ne renouvelle pas ce geste de mort en restant plusieurs années en prison. Ce sera aux jurés de la cour d'assises d'en décider. Le procès doit durer cinq jours.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/01/2019 13:55  Mis à jour: 06/01/2019 13:55
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 L'affaire Stéphane Dieterich jugée vingt-cinq ans après l'assassinat de l’étudiant belfortain.
Entre le 14 et le 18 janvier, la cour d’assises de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort évoquera l’affaire Stéphane Dieterich. Son corps a été retrouvé, dans la nuit du 4 au 5 juillet 1994, lardé de onze coups de couteau.

Christophe Blind (1) comparaîtra entre le 14 et le 18 janvier prochain, devant la cour d’assises de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort. Il est accusé d’assassinat.

Cinq jours de procès pour que les jurés se forgent, ou pas, une intime conviction dans l’affaire Stéphane Dieterich. L’évocation des faits, les débats, les témoignages et les expertises interviendront trois ans après la mise en examen de Christophe Blind dans une affaire aux multiples rebondissements.


Tout commence, le 5 juillet 1994 au petit matin, par un appel anonyme au commissariat de police. Un individu signale la présence d’un corps dans le Bois Joli, entre Cravanche et Essert. « Il était impossible d’identifier l’appelant car l’enregistreur était tombé en panne, à cause de l’orage de la veille », se souvient l’un des enquêteurs.

Aucune trace de lutte
En lisière de forêt, les policiers trouvent un corps recroquevillé sur le côté droit. Lors de l’autopsie, onze plaies effectuées par une arme blanche, un couteau, sont relevées : trois plaies sur la partie supérieure du thorax, six plaies superficielles au niveau du rein gauche et deux plaies à l’abdomen. La victime est un jeune homme, vêtu d’une chemisette, d’un slip et de chaussures. Un bermuda est posé sur lui.

« Il n’y avait aucune trace de lutte autour du corps », poursuit l’enquêteur. « La victime ne présentait pas de blessures de défense, sur les avant-bras et les mains, ce qui nous a fait penser qu’elle connaissait son agresseur ou qu’elle a été agressée par surprise. Les vêtements du défunt n’étaient pas mouillés, alors qu’il avait plu environ une heure la veille. La chemise n’était pas déchirée. Et il y avait peu de sang près du corps. » Ces indices font supposer aux enquêteurs que le corps a été déplacé.

Parallèlement, Rolande Dieterich arrive au commissariat de police pour signaler la disparition de son fils Stéphane.

Un retrait de 500 francs
« Un ami avait appelé Stéphane le 4 juillet vers 20 h », se souvient Sylvain Dieterich. « Il souhaitait régler les derniers détails avant leur départ en vacances du lendemain. Ils ont pris rendez-vous pour 22 h. Avant de partir, Stéphane a dit à maman qu’il en avait pour un quart d’heure voire une demi-heure. Après son départ, mon frère a fait, à 22 h 04 un retrait de 500 F au distributeur bancaire du CIAL dans l’avenue Jean-Jaurès. Une heure plus tard mon frère n’était pas rentré. Maman était très inquiète car Stéphane n’avait pas pris ses clés et ne l’avait pas appelée pour lui signaler qu’il serait en retard. À 7 h elle a téléphoné à l’ami pour qu’il la conduise au commissariat. Dans un état que vous pouvez imaginer, ma mère a finalement identifié le corps de son fils à la morgue. »

Dernière personne à avoir vu Stéphane Dieterich vivant, l’ami focalise la curiosité des enquêteurs. Le 7 septembre 1994, ils le placent en garde à vue pour revoir et vérifier le déroulement de la soirée du 4 au 5 juillet. Ils s’intéressent notamment à ce qu’il a fait après avoir déposé la victime à la fête foraine.

Éléments nouveaux
« Il a expliqué qu’il était rentré chez lui avant d’aller se balader près d’un canal puis dans un jardin d’enfants pour réfléchir », poursuit l’enquêteur. « Puis il est allé dormir au domicile de sa copine qui était partie en vacances. Il s’est levé tôt le 5 juillet pour laver intérieurement et extérieurement sa voiture et la préparer pour partir en vacances. »

À l’époque, les enquêteurs, qui ont placé l’ami sous surveillance, ont réuni un faisceau de présomptions jugées insuffisantes.

Une mise en examen et un placement en détention interviendront vingt et un ans plus tard à partir d’éléments nouveaux et d’une enquête minutieuse confiée à la police judiciaire et à l’office central pour la répression des violences aux personnes par un magistrat.

(1) Christophe Blind bénéficie de la présomption d’innocence.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/11/2018 13:48  Mis à jour: 08/11/2018 13:48
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 L'affaire Dieterich devant les assises de Vesoul du 14 au 18 janvier 2019.
L'affaire Dieterich sera jugée devant la cour d'assises de Vesoul du 14 au 18 janvier prochain. Stéphane Dieterich, étudiant belfortain, avait été assassiné de onze coups de couteau dans la nuit du 4 au 5 juillet 1994. Son meilleur ami de l'époque était passé aux aveux en 2015.

Belfort, France
Ce sera le procès de l'année 2019. Il se tiendra du 14 au 18 janvier prochain à Vesoul. L'affaire Stéphane Dieterich sera jugée devant la cour d'assises de la Haute Saône et du Territoire de Belfort. Cet étudiant belfortain avait été assassiné de onze coups de couteau dans la nuit du 4 au 5 juillet 1994. Son corps avait été retrouvé à demi nu dans la forêt de Cravanche.

Le combat d'une famille
Pour les proches de Stéphane Dieterich, c'est la fin d'une très longue attente. Le procès va pouvoir se tenir plus de trois ans après les aveux de celui qui, à l'époque, était présenté comme le meilleur ami de la victime. Christophe Blind est passé aux aveux le 15 décembre 2015, dans les bureaux du SRPJ de Besançon, après une journée de garde à vue. "Il a simplement voulu soulager sa conscience car il ne supportait plus le poids de son silence" expliquait à l'époque son avocate.

Des circonstances encore floues
Après être sorti à la fête foraine au Fort Hatry à Belfort le 4 juillet 1994, le corps de Stéphane Dieterich avait été retrouvé lardé de 11 coups de couteau dans le bois de Cravanche. Les circonstances de la mort restent encore floues. Mais Sylvain, son frère a toujours été convaincu de l'implication de Christophe Blind, aujourd'hui âgé d'une cinquantaine d'années, car il était la dernière personne à avoir vu son frère vivant. L'assassin présumé avait depuis refait sa vie dans le sud de la France.

Pour la famille Dieterich, ce procès est l'aboutissement d'un long combat judiciaire. Le but ultime, connaitre toute la vérité et pourquoi Stéphane a perdu la vie.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/07/2018 18:04  Mis à jour: 02/07/2018 18:04
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 Sylvain Dieterich, frère de Stéphane : "On n'a pas de haine mais beaucoup de colère".
Comme chaque année, les proches de Stéphane Dieterich, cet étudiant belfortain assassiné en 1994, se sont réunis en sa mémoire. Cette fois-ci, avec l'espoir que l'accusé serait jugé d'ici décembre.

L'association des amis de Stéphane Dieterich a organisé une réunion dimanche 1er juillet, comme chaque année à la même époque. Des proches du jeune étudiant belfortain assassiné à coups de couteau ont célébré sa mémoire au cimetière de Brasse a Belfort.

24 ans après le drame, le frère de Stéphane, Sylvain, espère un procès à la cour d'assises de Vesoul d'ici cet hiver. L'accusé, un ancien ami de la victime, a très vite avoué les faits après son arrestation à la fin de l'année 2015.

Sylvain Dieterich souhaite qu'une lourde peine de prison soit prononcée à l'issue du procès : " Avec maman, nous ne sommes pas dans la haine. Ce qui nous motive, c'est de se dire que ce qu'on a vécu ne doit pas se reproduire. Je souhaiterais vraiment que cette personne soit privée un long moment de ses droits de liberté. Parce que je pense que quand on tue de cette façon-là, ça veut dire qu'on ne respecte pas la vie. Ça veut dire aussi qu'on est capable de faire par la suite des actes similaires."

Le frère n'attend pas d'explication de la part de l'accusé : "Ce n'est qu'un tissu de mensonges face à nous. Il a sa vérité. Mais ça ne fera pas revenir Stéphane."

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 01/04/2016 10:52  Mis à jour: 01/04/2016 10:52
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 Re : Belfort : dimanche 3 avril, un concert en hommage à son frère Stéphane Dieterich.
Sylvain Dieterich sera dimanche 3 avril sur la scène de la Maison du Peuple à Belfort. Le meurtrier présumé de son frère a avoué 21 ans après. L'association des amis de Stéphane Dieterich poursuit son combat.

Pendant 21 ans, la famille de Stéphane Dieterich n'a jamais cessé de se battre. Pour que la justice trouve le meurtrier du jeune homme.

Le corps de Stéphane, étudiant de 24 ans, est retrouvé dans un bois en juillet 1994 à Cravanche près de Belfort. Le corps de la victime est lardé de 11 coups de couteau.

La justice ne réussit pas à trouver le meurtrier. Et puis, coup de théâtre. En décembre 2015, tout bascule. Christophe B. un ami de la victime finit par avouer avoir tué le jeune homme. L'homme est interpellé. Il vivait dans le Var.
"Stéphane ne reviendra pas, mais nous allons continuer à nous battre"

Sylvain Dieterich rendra hommage dimanche une nouvelle fois à son frère. Chanteur, il donne de la voix depuis 20 ans au sein de l'association "les amis de Stéphane Dieterich".


"Nous avons rencontré le juge avec ma maman. L'instruction se poursuit. Le présumé coupable va être réentendu. On sait qu'il n'y aura pas de procès cette année. Mais on espère, devant les assises à Vesoul en 2017,
explique Sylvain."

Sur scène dimanche, Sylvain Dieterich chantera des chansons françaises et étrangères. Certains titres que son frères aimait. Il sera accompagné des petits écoliers chantants de Bondy et du danseur Kader Garaoui.

Se battre pour réformer la justice
Sylvain Dieterich attend désormais le procès du meurtrier présumé de son frère. Mais, il veut surtour faire bouger les choses. "On va continuer à se battre pour faire tomber le délai de 10 ans de prescription pour un crime de sang en France", résume t-il.
On milite et je vais profiter de la campagne de la présidentielle de 217 pour aller à la rencontre des candidats et moderniser notre justice. Le code napoléonien est dépassé. Il faut revoir le délai de prescription"
dit-il.

Au lendemain des aveux du meurtrier présumé de Stéphane, sa famille dit avoir reçu des milliers de courriers de familles qui attendent toujours l'interpellation d'un meurtrier. Après des années d'enquête. Parfois refermées.

Stéphane Dieterich en concert à Belfort
Dimanche 3 avril
15 heures
à la Maison du Peuple
Réservations : 03 84 26 76 95

http://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/03/2016 10:00  Mis à jour: 09/03/2016 10:00
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 Re : BELFORT : LE FRÈRE DE STÉPHANE DIETERICH, ASSASSINÉ IL Y A 21 ANS, POURSUIT SON COMBAT
Sa vie, parsemée d’espoir et d’attente, a de nouveau basculé le 15 décembre dernier. Sylvain Dieterich se bat aujourd'hui pour mettre fin à la prescription pénale.

Belfort. Sa vie, parsemée d’espoir et d’attente, a de nouveau basculé le 15 décembre dernier. Après vingt et un ans d’un combat harassant contre l’oubli, Sylvain Dieterich pourrait faire le deuil de son frère Stéphane, assassiné à 24 ans. Et tourner définitivement la page de ce drame qui a ému au-delà de Belfort. Il n’en est rien. Après les aveux du meurtrier présumé, un ami de la victime, c’est une satisfaction inachevée qui l’habite.

« Nous avons ressenti un contentement triste »
« Lorsque nous avons appris la nouvelle, nous avons ressenti un contentement triste », commente sa mère Rolande, qui camoufle sa peine derrière une grande dignité. « Je suis serein » enchaîne Sylvain, « j’ai toujours eu la certitude que quelqu’un parlerait un jour, donnerait des informations. Maintenant, j’attends que justice soit rendue à mon petit frère. Les explications avancées par son meurtrier présumé ne sont pas notre vérité et nous espérons qu’il fera preuve d’honnêteté intellectuelle lors de son procès, qui ne devrait pas avoir lieu avant 2017. »

En attendant cette douloureuse échéance, Sylvain Dieterich se concentre plus que jamais sur l’association qu’il a fondée avec ses parents en 1996. Un socle d’amitié et de fidélité dont la persévérance a permis la réouverture du dossier juste avant le délai de prescription. L’association des amis de Stéphane Dieterich s’apprête à fêter ses vingt ans et il n’était pas question de renoncer à cet anniversaire. Chanteur vivant à Paris, Sylvain Dieterich rendra donc une nouvelle fois hommage à son frère, le dimanche 3 avril à 15 h, à la Maison du peuple de Belfort. Il sera entouré des petits écoliers chantants de Bondy, du danseur Kader Garoui et de la peintre Sophie Mathieu, la sœur de Mireille.

« Ce sera notre vingtième concert » précise Sylvain, « il y aura de la tristesse, mais aussi du rire et de l’émotion. Ce sera l’occasion de remercier tous ces bénévoles qui nous soutiennent depuis vingt ans. Nous vivons des moments incroyables depuis décembre, avec plus de 10 000 témoignages de sympathie, venus de partout. Ma mère est embrassée par des inconnus lorsqu’elle fait ses courses. Tout cela donne de la force ».

Le frère du jeune Belfortain poignardé onze fois dans la nuit du 4 au 5 juillet 1994, en aura besoin : « Notre combat continue, avec la volonté de mettre fin à cette prescription pénale de dix ans qui laisse tant de familles dans la douleur et l’absence de vérité. Je vais d’ailleurs reprendre mon bâton de pèlerin pendant la campagne présidentielle et demander aux candidats de s’engager sur cet objectif. Plusieurs parlementaires y réfléchissent. Il faut maintenant que notre obstination serve aux autres. »

François ZIMMER http://www.estrepublicain.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/01/2016 13:44  Mis à jour: 12/01/2016 13:44
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 Re : Le meurtre de S. Dieterich ou l’archétype de l’enquête criminelle
L’auteur putatif d’un homicide vieux de 22 ans s’est spontanément dénoncé. En 1994, un étudiant, Stéphane Dieterich, est retrouvé dans un sous-bois près de Belfort, mort de nombreux coups de couteaux. Il devait partir en vacances le lendemain avec un ami. Cet ami était venu le chercher la veille, à l’improviste, en voiture. Déclarant s’absenter quelques instants, Dieterich n’est jamais rentré. Son camarade, sans doute le dernier à l’avoir vu vivant, est immédiatement soupçonné. Ses déclarations sont invraisemblables – il affirme avoir déposé, sous un déluge, la victime à une fête foraine où elle avait rendez-vous alors que celle-ci exécrait la pluie, ne se déplaçait qu’en voiture, n’avait jamais mentionné ce rendez-vous ni reçu aucun appel (à une époque où le téléphone cellulaire n’existait quasiment pas). Un faisceau d’indices le désigne : il a erré jusqu’au matin, hagard, la nuit des faits ; il est trouvé en possession de la carte bancaire du défunt ; il a lavé à grands jets son auto ; il a perdu une dizaine de kilos dans les semaines suivantes. Placé en garde à vue, il nie les faits. A défaut d’aveu et de preuve matérielle (l’exploitation de l’ADN est embryonnaire en 1994), il est relâché et n’est plus inquiété jusqu’à ce que, dévoré par le remords, il dénonce son crime en 2015.

L’affaire Dieterich, en voie de solution, est typique des enquêtes criminelles à trois égards. Nous avons d’abord coutume de dire que les grandes affaires judiciaires se résolvent souvent sur un détail ou de façon extraordinaire, au sens littéral : titulaire d’une empreinte génétique identifié pour une vétille des années après, témoignage inespéré d’un penitus extraneus ayant recueilli par hasard des aveux, remords tardif du coupable et autres deus ex machina.

Ce cas démontre ensuite qu’une enquête criminelle, ce sont des preuves matérielles ou la reconnaissance des faits : quand bien même tout convergeait vers le principal suspect, il n’eût guère été possible de le confondre judiciairement sans ses aveux. C’est pourquoi les enquêteurs y sont tellement attachés, à défaut de preuves matérielles incontestables. Corollairement, dans les affaires non résolues, le coupable a généralement été soupçonné, mais aucun élément objectif ne le relie suffisamment au crime. C’est pour cette raison, et pour la raison précédemment évoquée, que des suspects demeurent mis en examen pendant des années, le juge d’instruction espérant une aide du destin pour résoudre son dossier.

Enfin, l’affaire Dieterich illustre l’indifférence ou le caractère secondaire du mobile. L’enquête criminelle repose avant tout sur l’intuition, la première étant généralement la bonne, sous réserve de vérifications ultérieures. Le fameux adage « regarde à qui profite le crime » permet alors d’orienter les recherches, auteur et victime se connaissant presque toujours. Mais peu importe ensuite le sérieux du mobile : les criminels ne réagissent pas toujours comme tout un chacun, et les exemples de meurtres atroces pour des mobiles futiles sont légions. C’est ce que nous appelons la pureté du crime. En l’espèce, le mobile était sans doute passionnel ou narcissique, sur fonds d’amitié homosexuelle plus ou moins refoulée. En tout cas, aucun mobile sérieux ne désignait l’auteur, car nul, en dehors d’un criminel, ne serait passé à l’acte aussi sauvagement pour une simple anicroche. Le meurtrier n’a pas le même surmoi, et comme l’écrivait Drieu, « le scrupule défigure le criminel ».

PAR FRÉDÉRIC FORGUES LE 11 JANVIER 2016

http://justice.blogs.la-croix.com/le- ... te-criminelle/2016/01/11/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/12/2015 12:01  Mis à jour: 20/12/2015 12:07
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 Re : AFFAIRE DIETERICH À BELFORT : LA VERSION DU MEURTRIER PRÉSUMÉ ( AUDIO)
Lors d’une conférence de presse donnée hier matin à la cité judiciaire de Montbéliard, les aveux circonstanciés du meurtrier présumé de Stéphane Dieterich il y a 21 ans ont été détaillés. L’instruction se poursuit.



Entourée de Fabrice Finance, directeur adjoint de la PJ de Bourgogne-Franche-Comté, de Régis Millet, chef de l’antenne de la PJ de Besançon et de son adjoint Patrick Le Barre, la procureure de Montbéliard, Carine Greff, a précisé la version des faits donnée par Christophe Blind lors de ses aveux mardi soir à la PJ de Besançon. Version que l’auteur présumé a maintenue mercredi devant le juge d’instruction de Montbéliard, Jérémie Mairel, qui a repris le dossier à la suite de Sophie Baghdassarian.

Inculpé de meurtre avec préméditation, Christophe Blind parle d’une « relation passionnelle et homosexuelle » avec la victime, faite de « ruptures houleuses », d’où son désir d’en finir avec une « situation ambiguë qu’il ne supportait plus ».

« Il l’a entraîné dans le bois »

Carine Greff s’empresse de préciser : « C’est sa version des faits, que nous avons pu corroborer sur certains points, mais nous n’avons aucun préjugé à cet égard. Il reste des aspects à élucider et le mobile exact reste à approfondir. L’auteur présumé dit qu’il a agi seul et n’a pas évoqué l’existence d’un complice. Le travail d’investigation se poursuit ».

Patrick Le Barre, chef adjoint de la PJ de Besançon, déroule la chronologie des faits : « Christophe Blind n’a pas déposé sa victime à la fête foraine comme il le prétendait jusqu’ici ; cela ne correspond pas avec les habitudes et la tenue vestimentaire de Stéphane Dieterich ce soir-là. Après avoir acheté un couteau, il a appelé son ami, est venu le chercher à son domicile avec sa voiture. Stéphane a retiré 500 F à un distributeur. Christophe Blind l’a ensuite entraîné dans le bois de Cravanche, lieu de rencontre connu à l’époque. Là, il lui a asséné dix coups de couteau, le laissant au sol, sans qu’il y ait eu altercation physique. Il est allé ensuite, selon ses dires, dormir chez sa copine ».

La voiture nettoyée le lendemain
L’enquêteur poursuit : « Le lendemain, Christophe Blind a fait la vidange de sa voiture et l’a nettoyée intérieurement et extérieurement. Il s’est ensuite rendu chez sa mère, où celle de Stéphane l’a appelé pour qu’il la conduise au commissariat de Belfort ». Carine Greff confirme que l’auteur présumé des faits a été confondu par « le petit caïd » du collège belfortain où il était pion. Celui-ci a déclaré que Christophe Blind l’avait sollicité, avec l’un de ses amis, « pour tuer quelqu’un contre une somme d’argent ».

Selon la procureure de Montbéliard, ce témoin capital est tombé récemment et par hasard sur un « flyer » (lire ci-contre) distribué par l’association de Sylvain Dieterich, le frère de Stéphane, en aidant à un déménagement. Au vu de la date de la mort de l’étudiant belfortain qui y figurait, il a effectué le rapprochement avec la proposition de Christophe Blind. Un « petit coup de chance » qui a fini par provoquer les aveux du meurtrier présumé, après un travail minutieux des enquêteurs pour crédibiliser cette révélation déterminante.

François ZIMMER http://www.estrepublicain.fr/edition- ... sion-du-meurtrier-presume
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/12/2015 15:27  Mis à jour: 20/12/2015 14:20
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 Re : "Non élucidé" et " crimes" permettent de résoudre un meurtre 21 ans après ( VIDEO)
"Non élucidé" permet de résoudre un meurtre 21 ans après

21 ans après l’assassinat de Stéphane Dieterich, un étudiant de 24 ans, à Belfort, le meurtrier présumé, qui était le meilleur ami de la victime, vient de reconnaître les faits.

Le 5 juillet 1994 on retrouvait le corps lardé de coups de couteau de Stéphane Dieterich dans un bois près d’une fête foraine de Belfort. Un non-lieu avait été rendu en 2001 faute d’avoir pu identifier l’auteur mais le parquet avait rouvert une information judiciaire à la suite de nouveaux témoignages versés au dossier en 2013.

Le suspect placé en garde à vue mardi matin a finalement avoué le meurtre.




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Les déclarations d'un témoin dans l’émission de Jean-Marc Morandini ont conduit les enquêteurs à le réinterroger et à l'arrêter.

C'est en juin qu'a été diffusé le numéro de «Crimes» revenant sur l’affaire Stéphane Dieterich. Ce jeune homme a été retrouvé mort, poignardé à de nombreuses reprises, en 1994. Au cours de l'enquête, l'un des amis de la victime, le dernier à l'avoir vue vivante, avait été interrogé, mais pas mis en cause. Jusqu'à mercredi soir, l'affaire était restée non élucidée.

Une journaliste de «Crimes» a décidé de retrouver la trace de cet ami, qu'elle a interviewé en caméra cachée. C'est alors que Christophe a raconté une version différente de celle qu'il avait donnée aux enquêteurs. De quoi raviver les soupçons.

«On donne un coup de main à la justice»


«A la suite de la diffusion, la police nous a demandé les rushes du témoignage de Christophe», explique Jean-Marc Morandini, le présentateur. A la suite de quoi l'homme a été interpellé puis interrogé à nouveau. Il est finalement passé aux aveux. «C'est un immense soulagement pour nous, et pour tous les proches de Stéphane», continue le journaliste. Il espère que d'autres affaires pourront être résolues grâce à «Crimes»: «avec cette émission, on donne un coup de main à la justice».

Le frère de Stéphane Dieterich a lui déclaré à France 3 Franche-Comté qu'il avait toujours su que Christophe mentait. «C'est l'aboutissement d'un combat. Maintenant, j'attends le procès. J'ai besoin de savoir», a-t-il déclaré. En effet, si l'identité du meurtrier est désormais connue, le mobile reste un mystère.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/12/2015 15:08  Mis à jour: 18/12/2015 15:08
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 Re : Affaire Dieterich: "Le meurtrier a du construire une digue pour oublier sa culpabilité".
21 ans après le meurtre, le meilleur ami de Stéphane Dieterich est passé aux aveux. Ce vendredi matin nous avons voulu comprendre comment on peut vivre avec un tel secret aussi longtemps. Eléments de réponse avec Christian Cladène, expert psychiatre à la cour d'appel de Besançon.

Il était son meilleur ami de l'époque. 21 ans après les faits, l'homme a avoué le meurtre de Stéphane Dieterich. Il a craqué sous la pression des questions des enquêteurs. Entre temps, comment a t-il fait pour vivre avec sa culpabilité? Selon Christian Cladène, expert psychiatre à la cour d'appel de Besançon: "il a du composer avec cette culpabilité, essayer de se poser en victime, de se donner une bonne raison pour justifier le meurtre commis. Il a établi, un pare-feu, une digue suffisamment puissante pour faire la politique de l'autruche et oublier cette culpabilité.

"le secret devient trop lourd"

"Cette culpabilité continue de frapper à la porte, elle est étouffante. Quand on vit un secret aussi lourd. On se coupe du monde, des autres, après 21 ans, il n'a pas pu davantage résister à cette position". "Il a fini par revenir parmi les autres".

"Le procès c'est une réparation symbolique pour les victimes"


Du côté des parties civiles, c'est à dire la famille de Stéphane Dieterich, le procès sera important. "Tant que l'auteur n'est pas trouvé, il y a toujours un sentiment d'injustice, d'amertume". "La conclusion, c'est à dire le procès, fini par apporter une réparation symbolique en trouvant justement des éléments de réponse, et surtout les motivations du tueur. Ce qu'on appelle le mobile".

Christian Cladène, expert psychiatre

http://www.francebleu.fr/infos/faits- ... sa-culpabilite-1450420622
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