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Meurtre de Laeticia BAUWENS : Perpétuité confirmée pour Cédric Maton, le meurtrier de Laeticia. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 17/10/2018 18:56

Stop aux violences faites aux femmes : parlez en avant de ne plus savoir parler …

Publié par Walda Colette Dubuisson le 09-10-2018 (2959 lectures) Articles du même auteur
Déprimant : STOP !!!---> PRISON A VIE !!!

09/10/2018 : En replay, le film « Jacqueline Sauvage - C'était lui ou moi (Partie 1 & 2 )
Le lundi 10 septembre 2012, Jacqueline Sauvage tue son mari de trois balles dans le dos. Ainsi commence l'affaire judiciaire la plus médiatisée de ces dernières années. A travers son parcours en prison et les deux procès qui ont défrayé la chronique, cette histoire relate le calvaire qu’ont enduré cette femme et ses enfants...
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23/09/2018 : "Il faut que cela s’arrête" : 88 personnalités lancent un appel à Macron pour agir contre les violences conjugales.
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26/06/2018 : Ces drames pourraient être évités, bien sûr, c’est un récidiviste !!!
Poignardée par son ex à Angoulême: "jugé dangereux", le conjoint avait bénéficié d'un vice de procédure !

Marlène Schiappa devrait aller aujourd’hui à Angoulême…
A l’heure où les violences sexuelles sortent des discussions à voix basses pour être dénoncées tout haut, les violences conjugales restent trop tapies dans l’ombre. Il faudra plus qu’un budget de 30 millions d’euros consacrés aux droits des femmes ou l’annonce d’une grande campagne télévisée afin d’«interpeller les témoins» pour que Houria ne soit plus qu’un nom ajouté à une insoutenable liste anonyme.
Mais une cause nationale à protéger chaque jour, chaque heure, chaque minute.
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09/05/2018 : Victime de violences conjugales, Tiphanie Bel a dû se rendre une dizaine de fois au poste de police de Denain pour être enfin écoutée !
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03/02/2018 : VIDÉO. Meurtre d'Alexia Daval: «Les meurtres conjugaux ne sont pas des faits divers, mais une violence systémique».
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25/11/2017 Journée Internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes : Rien que pour la France : En 2016, 123 femmes ont perdu la vie sous les coups de leur mari. Il y a quatre ans, Maëlle a été rouée de coups par son compagnon. France 2 l'a rencontrée. (Vidéo)
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24/11/2017 : VIDEO - Que faire quand on est témoin de violences sur une femme ?
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15/08/2017 : Violences conjugales : "les hommes tuent leurs femmes pour les garder"...
Après les deux derniers homicides dans la Loire, l'association SOS violences conjugales, revient sur la difficulté pour certaines femmes de quitter leur mari. La période de rupture est notamment une période "à risque".
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02/02/2017 Le calvaire de Zarina, 23 ans, dont les oreilles ont été coupées par son mari: "Je veux divorcer et qu'il aille en prison"
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25/11/2016 : Journée Internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.
Sujet sensible qui me touche particulièrement !
Courage à vous qui subissez ces violences inadmissibles : DÉNONCEZ, PORTEZ PLAINTE ET QUITTEZ CES BOURREAUX !!!

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26/09/2016 : Les enfants, victimes collatérales des violences conjugales...
En France:
Trente-six enfants ont été tués au cours de l’homicide ou de la tentative d’homicide de leur père ou de leur mère l’an dernier.
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30/06/2016 : En France : 122 femmes tuées par leur conjoint en 2015 !
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25/11/2015: 25 Novembre :Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.
La violence contre les femmes est un problème mondial. Jusqu’à 70 pour cent des femmes sont victimes de la violence au cours de leur vie : STOP !!!

En 2015, une femme sur cinq victime de violences physiques en Europe !

« Ne restez pas silencieux. Lorsque vous êtes témoin de violence à l’égard de femme ou de fille, ne restez pas sans rien faire, agissez. »
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08/01/2014 :Violée, torturée et battue à Ath: "Dorianne était pire qu'une chienne pour lui", témoigne la sœur de la victime

En septembre dernier, Dorianne, une Athoise de 35 ans, mettait fin à ses jours, et ce, après douze tentatives de suicide en à peine deux ans. La fin d’un enfer pour cette femme qui s’est retrouvée piégée par un mari aujourd’hui accusé par la justice de réels actes de torture et de barbarie.

( voir centres d’aide à gauche sur le site)





Dorianne, c’est cette Athoise torturée et humiliée par son mari.

Sa sœur a accepté de nous raconter l’effroyable calvaire de cette femme. « Il l’a amenée plus bas que terre. Violée, torturée, battue, défigurée… Menottée nue à un radiateur. Photographiée comme ça… C’est une horreur et il doit payer ! »

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En septembre dernier, Dorianne, une Athoise de 35 ans, mettait fin à ses jours, et ce, après douze tentatives de suicide en à peine deux ans. La fin d’un enfer pour cette femme qui s’est retrouvée piégée par un mari aujourd’hui accusé par la justice de réels actes de torture et de barbarie. Dorianne est morte mais, le procès, c’était ce mardi au tribunal correctionnel de Tournai. Emmanuel Duquenne, principal prévenu, n’était pas présent. Pourtant, il a face à lui un dossier plus qu’accablant.

Nous avons rencontré Jennifer, la sœur de Dorianne. Cette jeune mère de famille ne se remet pas de l’enfer que Dorianne a traversé. L’on en sait aujourd’hui un peu plus sur le quotidien de Dorianne.

« I l y a pire que ce que vous savez sur cette nuit du 28 septembre », nous confie Jennifer, la voix chevrotante. « Oui, elle a été frappée, brûlée avec des lames de couteau chauffées, et s’est fait uriner dessus…

Mais avant et après, cela ne cessait jamais. Dorianne a plusieurs fois été menottée entièrement nue à un radiateur et violée par ce type (le mari aujourd’hui poursuivi en justice, ) et par d’autres personnes dont Dorianne n’a jamais voulu me donner le nom, par peur de représailles. Et il faisait des photos de tout ça en menaçant de tout publier sur le net. Elle se faisait cracher dessus. Elle devait accepter son sort, comme elle me disait, et dire à son mari en permanence « oui je ne suis plus rien, je ne suis qu’une chienne »…

Comment voulez-vous qu’elle se relève après ça ? ». Sternum et disques du dos bousillés, côtes fêlées, crâne fracturé… Dorianne était devenue invalide, physiquement.

Et moralement, elle avait perdu toute estime d’elle-même. « Depuis deux ans , période pendant laquelle Dorianne a fait douze tentatives de suicide), elle me disait souvent qu’il avait réussi, qu’elle n’était plus rien . »


Source : http://www.sudinfo.be

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Lorsque vous voyez une femme dans cet état : NON elle ne s'est pas cognée au coin de porte , NON elle n'est pas tombée ....
OUI , elle est maltraitée , AIDEZ LA , prévenez qui de droit , SORTEZ LA DE L'ENFER " assistez une personne en grand danger "
MERCI


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25 Novembre :Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.
La violence contre les femmes est un problème mondial. Jusqu’à 70 pour cent des femmes sont victimes de la violence au cours de leur vie : STOP !!!

« Ne restez pas silencieux. Lorsque vous êtes témoin de violence à l’égard de femme ou de fille, ne restez pas sans rien faire, agissez. »



VIOLENCE A L’EGARD DES FEMMES : DE QUOI PARLE-T-ON ?


La violence à l’égard des femmes est l’une des formes les plus systématiques et répandues de violation des droits des femmes.
Les Nations Unies définissent la violence à l’égard des femmes comme « tout acte de violence dirigé contre le sexe féminin et causant ou pouvant causer un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou la vie privée. »
On estime que dans certains pays, 70% de femmes seront victimes de violences physiques ou sexuelles perpétrées par un partenaire à un moment de leur vie.

QUELLES SONT LES DIFFÉRENTES FORMES DE VIOLENCE A L’ÉGARD DES FEMMES ?

Le terme « Violence à l’égard des femmes » recouvre, sans s’y limiter :
• La violence domestique et perpétrée par un partenaire
• La violence sexuelle
• Le harcèlement sexuel
• La violence affective et psychologique
• L’exploitation économique
• L’exploitation sexuelle et la traite sexuelle
• Les crimes d’honneur
• Les crimes liés à la dot
• Le féminicide
• L’infanticide des filles
• Les Mutilations Génitales Féminines
• Le mariage forcé et précoce

COMMENT METTRE UN TERME AUX VIOLENCES A L’EGARD DES FEMMES ?
AGIR
INNOVER
TROUVER DES SOLUTIONS

https://www.w4.org/fr/violence-contre- ... IeA89DQq8kCFQb3wgodLvoEeQ

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Source: http://stop-violences-femmes.gouv.fr/ ... ernationale-de-lutte.html

Ces chiffres soulignent l’ampleur de ces violences inacceptables qui ont de très lourdes conséquences sanitaires, psychologiques, économiques et sociales. Protéger les femmes victimes de violences, c’est leur permettre de trouver de l’aide, de reprendre leur vie en main, de passer de la détresse et de l’emprise à l’autonomie et à la liberté. Ces violences sont l’expression la plus grave des inégalités entre les femmes et les hommes. Voilà pourquoi lutter contre les violences faites aux femmes, c’est se battre pour l’émancipation de toutes les femmes.

Le gouvernement a fait de la prévention et de la lutte contre les violences faites aux femmes une priorité.

Le 4ème plan interministériel de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes (2014-2016) présenté en novembre 2013 a fixé trois priorités :
organiser l’action publique autour d’un principe : aucune violence déclarée ne doit rester sans réponse ;
protéger les victimes : assurer leur mise à l’abri et un accompagnement spécifique ;
sensibiliser la société : les violences faites aux femmes ne doivent plus être ni une fatalité ni un tabou.

La mise en œuvre de ce plan et l’adoption de la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, ont permis des avancées significatives :
l’ordonnance de protection a été renforcée ;
l’éviction du conjoint violent est devenue la règle ;
le téléphone grand danger a été généralisé, permettant ainsi aux femmes de bénéficier d’un dispositif portable d’alerte ;
la plateforme téléphonique d’écoute et d’orientation « 39 19 Violences femmes info » a été amplifiée.

Le protocole national relatif au traitement des mains courantes est en phase de généralisation dans les commissariats et les gendarmeries. En outre, le déploiement des intervenants sociaux en commissariats et brigades de gendarmerie a été intensifié.

Quelque 640 solutions d’hébergement dédiées aux femmes victimes de violences ont été créées. Conformément à l’engagement du président de la République, 1 650 solutions d’hébergement d’urgence supplémentaires seront ouvertes d’ici 2017. Les accueils de jour ont été développés. On compte désormais 104 sites dans 94 départements, contre 62 en 2012.

De nouvelles actions seront déclinées dans les territoires dès la fin de l’année 2014

Le plan national de formation des professionnels au contact des victimes est actuellement en cours de déploiement. Des outils de formation seront déclinés pour toutes les professions concernées.

L’accès des femmes victimes de violences à un logement autonome, lorsque le maintien au domicile n’est pas envisageable, fera l’objet d’actions spécifiques, dans le milieu universitaire notamment.

Pour mettre en réseau les acteurs dans les territoires et définir le parcours de prise en charge des femmes victimes de violences, un protocole local sera expérimenté en Alsace et en Aquitaine. Des référents seront mis en place dans les établissements de santé.

Des stages de responsabilisation en direction des auteurs de violences seront testés dans dix services pénitentiaires d’insertion et de probation pour prévenir la récidive.

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En 2015, une femme sur cinq victime de violences physiques en Europe

Selon les données de la Banque mondiale, le viol et la violence conjugale représentent pour une femme âgée de 15 à 44 ans un risque plus grand que le cancer, les accidents de la route, la guerre et le paludisme réunis. Une femme sur cinq sera victime de viol ou de tentative de viol au cours de sa vie.

Les chiffres font froid dans le dos : rien qu’en France, une femme meurt tous les trois jours, dans tous les milieux, à la ville comme à la campagne, sous les coups de son conjoint. Alors, bien sûr que cette journée du 25 novembre «a une vraie utilité», martèle Elisabeth Morin-Chartier, députée européenne et présidente de l’European Union of Women (EUX) : «Il faut expliquer aux unes et aux autres, aux femmes et aux hommes, aux médecins et aux patients, aux enfants et aux adultes, aux employeurs et aux salariés, ce qu’est une violence. Informer, libérer la parole, protéger les femmes qui ont parlé, c’est primordial.»


Sinistre peloton.
Une femme sur cinq en Europe a subi des violences physiques ou sexuelles, presque une sur deux des violences psychologiques, selon une enquête de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (1) menée sur 42 000 femmes et parue l’an dernier. En tête du sinistre peloton, les Pays-Bas, la Suède, la Roumanie… et la France, où une femme sur quatre dit avoir été victime de violences physiques : alors que la moyenne européenne est de 22 %, l’Hexagone affiche un score de 26 %. Il s’élève encore en Lettonie et au Danemark, qui affichent chacun 32 %, les pays du Nord de l’Europe, pourtant très en pointe en termes d’égalité homme-femme, ayant les plus mauvais chiffres. «A cause de l’alcoolisme, essentiellement, commente la députée européenne. Mais aussi parce que les femmes y sont plus sensibilisées à leurs droits fondamentaux, hésitent moins à parler que dans d’autres pays européens, se sentent plus légitimes à dénoncer les violences qu’elles ont subies.»

Il faut donc déduire que les chiffres donnés par l’enquête sont sans doute très en deçà de la réalité. Les femmes ont souvent peur de parler, parce qu’après, que va-t-il se passer ? Alors il faut informer, faire parler, soutenir.

Rappeler ce qu’est une violence, d’abord, où elle commence : «Se faire bousculer, gifler, tirer les cheveux, frapper du poing, brûler avec une cigarette, énumère Elisabeth Morin-Chartier, mais aussi subir de la dépréciation récurrente, du genre "tu es nulle, tu n’arriveras jamais à rien", des comportements abusifs, par exemple se faire confisquer ses clés de voiture ou se voir interdire de voir sa famille, être victime de chantage, ou bien de comportements dominants et de violence économique.» Il s’agit aussi de reconnaître qu’on subit des violences à des signes qui ne trompent pas, comme la dépression, les troubles du sommeil, de l’anxiété ou des crises de panique. Se rendre compte qu’on a été isolée, coupée de ses proches : c’est le chemin de croix des victimes de violence conjugale, avec bien souvent les enfants au milieu (en 2014 en France, 35 sont morts dans un contexte de violence dans le couple, et 134 femmes). Le problème en Europe, poursuit la députée, «c’est le manque d’information et d’implication à tous les niveaux, social, politique».

La crise économique frappe très fortement les femmes depuis 2008, souvent en situation de précarité, de temps partiel et d’inégalité salariale criante, et contribue à la fragilité de nombre d’entre elles : «Nous sommes à un moment de recul dans l’histoire des femmes, dont la place dans la société est étroitement liée à leur éducation et à la transformation de leur savoir dans la vie économique.»


Traité d’Istanbul.
Il faut donc, répète encore Elisabeth Morin-Chartier, qu’il y ait plus d’actions nationales, et surtout, pour commencer, que tous les pays européens ratifient la convention du Conseil de l’Europe sur la violence à l’égard des femmes et les violences domestiques, signée à Istanbul en 2011 par 13 pays, qui ont donc décidé de retrousser leurs manches pour venir en aide aux victimes. Parmi eux, l’Autriche, le Danemark, la Suède, l’Italie, le Portugal et la France, qui s’est décidée en juillet 2014.

Indispensable, insiste la députée : «Les femmes ont besoin d’être aidées par la justice. Si toute l’Europe signe ce traité d’Istanbul, alors on pourra commencer à être efficace et mettre en place un système européen cohérent.» D’une façon générale, conclut Elisabeth Morin-Chartier, «c’est une question d’ordre privé qui doit absolument être portée sur la place publique».


FRANCE / Un numéro à composer, celui de Violences femmes info : le 3919. Un site : Stop-violences-femmes.gouv.fr.

BELGIQUE ; Le numéro vert « Écoute Violences Conjugales » 0800/30.030


http://www.femmesprevoyantes.be/nous- ... tecontrelesviolences.aspx

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Des chiffres qui font peur :
39 668 plaintes pour des faits de violence entre partenaires ont été enregistrées en Belgique en 2014, selon la police fédérale. Et n'oublions pas le très grand nombre de femmes qui se taisent. 19 842 plaintes concernaient des violences physiques, 18 320 des violences psychologiques, 1389 des violences économiques, 117 pour des violences sexuelles.
117 affaires de meurtre, tentative de meurtre ou assassinat dans un contexte de violence conjugale en 2014 en Belgique.
162 décès ont été enregistrés en 2013 suite aux coups donnés par un conjoint en Belgique.
Les femmes sont six fois plus souvent victimes de violence conjugale que les hommes.
Dans 40 % des cas, un enfant est témoin de ces violences.
34 % des victimes féminines se taisent aux sujet de ces violences qu'elles subissent au sein du couple.
Une femme sur trois est victime de violences physiques, morales ou sexuelles au cours de sa vie, selon le dernier rapport de l'ONU.

Dans deux cas sur trois, les faits de violence envers une femme sont commis par un proche.

Pour que cette violence cesse

La campagne « Ruban blanc » est menée dans plus de 55 pays du monde pour mettre un terme à la violence envers les femmes. Porter ce symbole, c'est s'engager publiquement à ne jamais se rendre coupable de tels actes à l'égard des femmes, mais aussi de ne jamais fermer les yeux ou cautionner ce type de violence.
Mercredi dernier, la campagne SOS Violence démarrait à Bruxelles. Pour marquer l'événement, 162 femmes « se sont laissées tomber » sur la place de la Bourse, comme un domino humain pour rappeler les 162 décès recensés en 2013.

Les associations et la sensibilisation
www.sosviolence.brussels
stop.violenceentrepartenaires.be
www.huitcouples.be
www.garance.be
http://violenceconjugale.be
www.ecouteviolencesconjugales.be
http://stop.violenceentrepartenaires.be

--> Contactez l'antenne Ecoute Violences Conjugales au 0800/30.030. Ce numéro est plus que jamais le vôtre.

http://www.lalibre.be/lifestyle/magaz ... -5655a0273570bccfaf4fdb33


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Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/10/2018 17:55  Mis à jour: 09/10/2018 17:55
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 En replay, le film « Jacqueline Sauvage - C'était lui ou moi- (Partie 1 & 2 ).
Le lundi 10 septembre 2012, Jacqueline Sauvage tue son mari de trois balles dans le dos. Ainsi commence l'affaire judiciaire la plus médiatisée de ces dernières années. A travers son parcours en prison et les deux procès qui ont défrayé la chronique, cette histoire relate le calvaire qu’ont enduré cette femme et ses enfants...



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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/09/2018 12:36  Mis à jour: 23/09/2018 12:36
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
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 Stop aux violences faites aux femmes : "Il faut que cela s’arrête" : 88 personnalités lancent un appel à Macron pour agir contre les violences conjugales.
L'actrice française Muriel Robin est à l'initiative de cette tribune publiée dans "Le Journal du dimanche".

"Il faut que cela s’arrête. Il faut que notre cri de révolte soit aussi retentissant que le déni qui règne aujourd’hui." Muriel Robin et 87 personnalités lancent un appel à Emmanuel Macron pour agir contre les violences conjugales. L'actrice française est à l'initiative de cette tribune publiée dans Le Journal du dimanche daté du 23 septembre.

Muriel Robin incarne Jacqueline Sauvage à l'écran, du nom de cette femme condamnée pour le meurtre de son mari violent en 2012 et qui a bénéficié d'une grâce présidentielle en 2016. Le film est diffusé sur TF1 le 1er octobre prochain.
Appel à manifester le 6 octobre

"Tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint ou de son ancien conjoint", rappellent les auteurs de la tribune, parmi lesquels figurent Roselyne Bachelot, Laurent Baffie, Victoria Bedos ou encore François Berléand. "L’an dernier, 123 ont ainsi perdu la vie. Et 225 000 autres ont été victimes de violences conjugales. Ces femmes ne sont pas des inconnues : ce sont nos mères, nos filles, nos amies, nos voisines", écrivent-ils.

Rappelant que la lutte contre les violences faites aux femmes a été proclamée "grande cause nationale" pour l’année 2018, les signataires demandent "une formation obligatoire nationale de tous les métiers de loi (police, gendarmerie, juges, magistrats) et un plan d’urgence pour l’hébergement des femmes".

Ils attirent également l'attention sur la nécessité de "contraindre les hommes 'violents' à se soigner". Ces personnalités appellent à manifester le samedi 6 octobre à 14 heures, devant le palais de justice de Paris.

https://mobile.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/06/2018 09:50  Mis à jour: 26/06/2018 09:50
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 Poignardée par son ex à Angoulême: "jugé dangereux", le conjoint avait bénéficié d'un vice de procédure !
Fayçal Bendada, incarcéré hier soir et mis en examen pour "tentative d'assassinat sur conjoint", avait été placé au centre de rétention administrative de Bordeaux le 10 juin dernier après que le préfet de la Charente a prononcé une Obligation de quitter le territoire français (OQTF) à son encontre «en raison de sa dangerosité». Houria lutte actuellement contre la mort.

Il a été libéré le 15 juin. «Le juge des libertés et de la détention a considéré que la procédure avait été signalée au parquet trop tardivement. Tout placement en centre de rétention doit faire l’objet d’une notification immédiate au parquet. L’arrestation de M. Bendada a été compliquée, il s’est bagarré au commissariat, il a fallu le maîtriser et le dossier a été transmis 1h30 après. Le juge a considéré que le délai normal n’était pas respecté», rapporte Pierre N’Gahane, le préfet.

En 2004, Fayçal Bendada avait déjà été expulsé avant de revenir en 2014 avec un visa de court séjour qui ne courait que jusqu’en décembre de la même année. Il avait alors fait une demande de titre de séjour, motivée par la présence de sa famille. Rejetée. Le préfet de l’époque avait émis une nouvelle OQTF à son encontre. Il l’avait contestée devant le tribunal administratif qui lui a donné tort en avril 2015. Il n’est jamais parti, déposant même une seconde demande de titre de séjour en décembre 2016...

Libéré le 15 juin , il a retrouvé Houria le 23. Et lui a porté trois coups de couteau. Le pronostic vital de la jeune femme est toujours engagé.

Houria, une Angoumoisine d'une trentaine d'années, lutte actuellement contre la mort. Dans un état critique, elle est hospitalisée au CHU de Poitiers. Samedi, vers 21h, elle a été poignardée à de multiples reprises au centre ville d'Angoulême, impasse Marengo, à quelques pas de l'accueil pour femmes battues qui la suivait depuis de nombreuses années. L'auteur présumé des faits est son ex, déjà connu pour violences conjugales. Il a été interpellé dans la nuit de samedi à dimanche par la brigade anti-criminalité d'Angoulême sur l'aire de repos de Bédenac, alors qu'il tentait de prendre la fuite.

L'auteur présumé des faits, 41 ans, a été condamné à de multiples reprises ces dernières années, pour des violences, des vols. Selon nos informations, il devait être expulsé en Algérie et était censé se trouver en centre de rétention. Mais samedi soir, c'est bien à Angoulême qu'il se trouvait et qu'il a sauvagement agressé son ex-femme.
Victime de violences conjugales depuis plusieurs années, Houria faisait partie de la délégation de femmes battues qui avaient pu s'entretenir en novembre dernier avec Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, en marge d'un forum sur les violences faites aux femmes qui s'était déroulé à Angoulême.

Houria, son prénom est un combat [Le point de vue de CL]
-> http://www.charentelibre.fr/2018/06/2 ... bat-le-point-de-vue-de-cl,3275028.php
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/05/2018 09:36  Mis à jour: 09/05/2018 09:36
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
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 Stop aux violences faites aux femmes : Victime de violences conjugales, Tiphanie Bel a dû se rendre une dizaine de fois au poste de police de Denain pour être enfin écoutée.
Lors du procès de Rudy Sauvage devant la cour d'assises du Nord en février, l'avocat général Mehdi Benbouzid s'était excusé de la manière dont Tiphanie Bel, 33 ans, avait été reçue au commissariat de Denain (Nord). À la barre, un officier de police judiciaire a convenu qu'il y avait "eu un problème". Et en partie civile, Me Hélène Galluet avait plaidé "pour toutes ces femmes qui se présentent au commissariat, qu'on reçoit de manière odieuse, toutes ces femmes qu'on n'écoute pas, que l'on méprise". Rudy Sauvage a été condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle pour viols et violences sur trois femmes : son ex-épouse, son ex-compagne et son ex-belle-fille.

À l'accueil du commissariat de Denain, une affiche représente une femme avec un cocard, les lèvres scotchées. "N'attendez pas pour en parler", proclame le message gouvernemental. Il y a quatre ans, Tiphanie Bel y est allée, pour la première fois. Auparavant, elle s'était rendue chez un médecin généraliste. "J'avais des hématomes, une minerve parce qu'il m'avait étranglée. Le médecin m'a dit que le viol n'était pas décelable, qu'il fallait attendre qu'il me reviole. Puis que je revienne le voir plus vite… Il a dit que souvent porter plainte ne servait à rien, que c'était des procédures longues, coûteuses, difficiles. Je lui ai demandé de prendre des photos, il n'a pas voulu."

"J'ai voulu faire une main courante. Le policier qui m'a reçue s'est moqué de moi"

La jeune femme prend son courage à deux mains et pousse la porte du poste. "J'ai voulu faire une main courante. Le policier qui m'a reçue s'est moqué de moi. Il a dit qu'il fallait des preuves, que ça ne suffisait pas de porter plainte par jalousie. En face de moi, j'avais un mur…" Elle sort sans rien, alors qu'en matière de violences conjugales la plainte, procédure qui suscite une enquête, est la règle. "Sur une dizaine de déplacements, j'ai été prise en compte trois fois. Pour des mains courantes." Comme lorsque son ex s'est introduit dans la maison où elle vivait avec ses deux filles, en pleine nuit. "Il avait cassé les volets pour entrer. Il m'a dit : "Je vais m'occuper de toi, après je m'occuperai de tes deux princesses." Ça m'a mise hors de moi, je l'ai frappé, je me suis défendue. Je me suis cassé la main." Le lendemain, un policier lui répond : "C'est à lui de porter plainte, c'est vous qui l'avez frappé."
Dissuadée de porter plainte

Après plusieurs mois de démarches infructueuses, seule ou avec sa mère – "là, je n'ai pas parlé des viols" –, Tiphanie est enfin entendue. Par un officier de police judiciaire du même commissariat : "Il était vraiment humain, on s'appelait par nos prénoms. Quand j'avais besoin d'une pause dans mes auditions, il me l'accordait. Il respectait mes silences et mes absences." La plainte a mené à un procès, et à une lourde condamnation. Mais si Tiphanie Bel ne s'était pas acharnée?

Le référent départemental en violences conjugales du secteur, Jean-Philippe Ferro, suit une cinquantaine de victimes par mois. Il pointe, dans les commissariats et brigades, "un manque de formation, d'information, et les stéréotypes de genre qui persistent". Parfois, comme certains avocats, il accompagne les femmes, pour être sûr que leurs plaintes soient bien prises. Selon lui, c'est encore plus difficile lorsqu'il n'y a pas de coups. L'entrée dans le Code pénal de la violence psychologique et des viols conjugaux est récente. "Des témoignages de femmes mal accueillies dans les commissariats, je continue à en recevoir de toute la France", abonde Luc Frémiot, avocat général à la cour d'appel de Douai, pour qui la lutte contre les violences conjugales est le combat d'une vie. En 2012, il avait requis l'acquittement d'Alexandra Lange, qui avait tué son mari violent. L'accusée victime avait raconté qu'elle était allée au commissariat l'œil tuméfié ; on n'avait pas pris sa plainte "parce que ça ne saignait pas".

"L'accueil pour ce type de victimes, c'est mal fait. La confidentialité n'existe pas"

Pour Luc Frémiot, outre les formations des policiers et des gendarmes qui existent déjà, "il apparaît nécessaire d'établir dès l'arrivée de la plaignante une orientation vers un officier de police judiciaire garantissant accueil, confidentialité et prise en charge de sa plainte". Un policier à l'accueil d'un commissariat nordiste, souhaitant garder l'anonymat, va dans le même sens : "L'accueil pour ce type de victimes, c'est mal fait. La confidentialité n'existe pas. Souvent, elles sont un peu perdues, elles n'osent pas parler ou parlent tout bas. Quand t'as quinze personnes derrière qui attendent et entendent, même moi je suis un peu gêné. Pour les viols, tout ce qui est sexuel, j'essaie de faire le tour, d'aller à côté d'elles.

Mais on n'a pas toujours le temps." Selon l'enquête-cadre de vie et sécurité 2010-2015 conduite par l'Insee, sur 225.000 femmes victimes de violences conjugales chaque année, moins d'une sur cinq a déposé plainte.

https://www.msn.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/02/2018 17:14  Mis à jour: 03/02/2018 17:14
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 Stop aux violences faites aux femmes : VIDEO. Meurtre d'Alexia Daval: «Les meurtres conjugaux ne sont pas des faits divers, mais une violence systémique»
INTERVIEW La psychiatre Muriel Salmona revient sur le problème de la reconnaissance des victimes dans les affaires de violences conjugales...

Jonathann Daval a avoué, le 30 janvier, avoir tué sa femme. Cependant, les explications qu’il avance pour expliquer son geste, rendues publiques par son avocat, le portrait dressé par son entourage, les pistes que l’avocat des parents d’Alexia Daval lui-même a émises pour expliquer les tensions au sein du couple, et parfois même le traitement médiatique de cette mort comme un faits divers, démontrent l’existence d’un problème de reconnaissance des victimes dans les affaires de violences conjugales dans notre société, selon la psychiatre Muriel Salmona.

Celle qui est aussi présidente de l'association Mémoires traumatique et victimologie analyse pour 20 Minutes les événements de ces derniers jours.

Après les aveux de Jonathann Daval, son avocat, Me Randall Schwerdorffer, a tenté d’expliquer son geste en invoquant la « personnalité écrasante » de la victime. Comment analysez-vous la mise en place d’une telle défense dans une nouvelle affaire de violences conjugales ?​

J’ai trouvé ça particulièrement choquant, et indécent. Jonathann Daval a quand même avoué avoir tué sa femme, l’avoir étranglée. Et là, il met en cause la victime. Ça me paraît être une défense absolument intolérable. On se retrouve dans une situation où il s’est déjà défaussé et a menti éhontément pendant trois mois. Et là, il continue de se défausser, puisque, selon ses dires, c’est sa femme qui serait responsable, ou à l’origine de son acte.

C’est le cas dans beaucoup de situations de violences faites aux femmes - conjugales ou sexuelles - où il y a ce qu’on appelle du victim blaming. C’est-à-dire que la victime est culpabilisée. Il y a un retournement de responsabilité. Ce serait donc elle qui n’a pas fait ce qu’il fallait, ou n’était pas comme elle aurait dû être. Et du coup, ça minimise, de façon intolérable, un geste et un contexte, une histoire, qui est à proprement parler atroce !

Est-ce que cela ne dénote pas un problème dans le traitement de ce genre d’affaire, en occultant le fait de société ?

Il y a vraiment cette tendance à traiter les meurtres conjugaux comme des faits divers. Ce qu’ils ne sont pas, car il s’agit d’une violence systémique. C’est lié à une position de domination masculine et à une société patriarcale qui fait qu’il y a une minimisation des violences faites aux femmes. D’une certaine manière, elles n’ont pas les mêmes droits que les hommes. Le droit à leur intégrité physique, mentale, à leur dignité, n’est pas respecté.

Avec le meurtre d’Alexia Daval, on tombe de nouveau dans le traitement d’un drame passionnel, où l’homme aurait en quelque sorte pété les plombs ponctuellement, en soulignant que c’est quand même quelqu’un de très bien. Sans prendre en compte le fait que l’on est dans une société où ces violences-là sont fréquentes, d’une ampleur préoccupante. En 2017, on a recensé plus de 130 femmes qui sont mortes sous les coups de leur conjoint. C’est une situation franchement scandaleuse.

Est-il juste de parler de féminicide pour le meurtre d’Alexia Daval ?

Là, on se retrouve dans une situation où, finalement, on tolère que les hommes aient une sorte de droit de vie ou de mort sur leur femme, parce qu’ils l’aiment trop, mais ne la supportent pas. Il faut savoir que la majeure partie des féminicides survient lors d’une séparation, car dans ce système patriarcal, les femmes n’ont pas le droit de quitter leur mari. Et leur malaise pourrait finalement justifier qu’ils passent à l’acte et tuent leur compagne. C’est intolérable.

Dans ce cas précis, on voit à quel point il y a une tolérance face à des violences complètement extrêmes. D’après la procureur, Jonathann Daval a étranglé sa femme. Ce qui nécessite tout de même une détermination, une intentionnalité de détruire, de faire souffrir, de tuer. Et ce n’est pas mis en avant.

Me Jean-Marc Florand, l’avocat des parents d’Alexia Daval, a évoqué le traitement hormonal de cette dernière, et de possibles effets sur son comportement, pour tenter d’expliquer les tensions qui se jouaient au sein du couple. Est-ce, selon vous, un élément crédible ?

Là, on atteint des niveaux d’indécence et de non-respect de la victime. On peut retourner comme une crêpe cet argument car les traitements contre l’infertilité impactent lourdement la santé des femmes et les vulnérabilisent. Elles doivent donc être plus protégées, plus soutenues par leurs conjoints. Ils ne doivent pas, à l’inverse, considérer qu’elles sont insupportables. C’est infâme ! Il faut vraiment n’avoir aucune compassion pour la victime ni aucune décence pour pouvoir tenir ces propos-là.
Avec les affaires de harcèlement et de violences sexuelles qui émergent ces derniers mois, n’y a-t-il pas, malgré tout, une évolution sur ces questions de reconnaissance de la violence des hommes à l’encontre des femmes ?

À la fois, il n’y a pas d’évolution - et c’est pour cela que l’on monte au créneau à chaque fois, et que l’on sensibilise sur la gravité et l’ampleur du phénomène - et en même temps, il y a tout ce mouvement #BalanceTonporc, #Metoo et Time’s up qui montre que les femmes sont solidaires et disent « non » à tout ça. On voit que, dans l’affaire Daval, par rapport à tout ce qu’il s’est passé et aux discours des avocats, il y a quand même eu une mobilisation, notamment de la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les hommes et les femmes, les aveux de Jonathann Daval. Malgré tout, il y a de plus en plus de gens qui dénoncent ces comportements.

Mais la vraie question est : « Est-ce que l’on veut continuer à vivre dans un monde où la moitié de la population peut être maltraitée, violée, tuée ? » Il faut que des personnes qui ont du poids et des responsabilités dans la société, des femmes mais aussi beaucoup plus d’hommes, continuent à dire : « Non. On ne veut plus de ce système-là. On veut un monde d’égalité des droits. »

https://www.20minutes.fr/

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/11/2017 13:02  Mis à jour: 25/11/2017 13:02
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 TEMOIGNAGE FRANCE 2. Violences conjugales : comment Maëlle, défigurée après 36 fractures au visage, tente de se reconstruire

Violences conjugales : le témoignage de Maëlle, défigurée à 20 ans


Son visage est presque réparé, mais Maëlle ne se reconnaît pas encore tout à fait. Il y a quatre ans, elle a été défigurée par son petit-ami. Trente-six fractures, des mois de convalescence, un visage et une vie à reconstruire. Tout a commencé par un coup de foudre avec un camarade de sa classe de terminale. Alexandre est un bon élève, calme et gentil. Mais parfois, lors de banales disputes, il montre un autre visage.

Maëlle ferme les yeux, mais cette violence larvée va soudain lui exploser au visage. Le soir de son 20e anniversaire, elle sort en boîte de nuit avec son petit-ami. Le jeune couple bat de l'aile. Alexandre boit beaucoup. Ils se disputent et Maëlle décide de rentrer. Fou de rage, il la passe à tabac. La jeune femme est transportée aux urgences dans un état critique. Pendant six heures, les chirurgiens resculptent son visage.
Deux ans de prison pour Alexandre

Seul le procès lui a permis de tourner la page. Le jeune homme n'y a exprimé aucun regret. Il a été condamné à deux ans de prison, dont un ferme qu'il a purgé sous bracelet électronique. Alexandre doit désormais indemniser la jeune femme. Après deux ans de psychothérapie, les souvenirs des coups s'atténuent peu à peu. Maëlle est désormais infirmière et croit de nouveau à l'amour. Elle espère que son témoignage aidera d'autres jeunes femmes victimes de violences à ouvrir les yeux avant que les coups ne deviennent fatals.

https://www.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/11/2017 13:03  Mis à jour: 24/11/2017 13:03
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 Stop aux violences faites aux femmes : Les plaintes pour violences conjugales ont fortement augmenté en 2016.
Les plaintes pour violences conjugales ont fortement augmenté en 2016
L'année dernière, 85.424 personnes ont déposé plainte contre leur conjoint ou leur conjointe pour coups et blessures volontaires. Un chiffre qui a augmenté de 3 % entre 2015 et 2016, indique une étude de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) portant sur les violences au sein du couple et qui sera publiée samedi, lors de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Selon ce document, dont 20 Minutes révèle les résultats, près de neuf victimes sur dix sont des femmes.

>> A lire aussi : Violences conjugales: Le conjoint est responsable dans un meurtre de femmes sur trois

L'étude signale par ailleurs que « sur 2.096 viols par un conjoint, 2.074 ont été commis à l'encontre des femmes ». Elles représentent 99 % des victimes en 2015 et en 2016. Le nombre de plaintes « a augmenté de 16 % entre 2015 et 2016 », soit 291 victimes de plus. Comment expliquer ces différentes hausses ? « Il y a différents facteurs : il y a peut-être une augmentation des faits. Mais il y a aussi sans doute une meilleure prise en compte des démarches des victimes par les forces de l'ordre », explique à 20 Minutes Christophe Soullez, le directeur de l'ONDRP.

« La parole des victimes se libère »
« La formation des policiers à l'accueil et à l'écoute des victime a été amélioré », remarque Christophe Soullez. Il note aussi que « depuis quelques années, la parole des victimes se libère », notamment grâce aux différentes campagnes de sensibilisation. Il explique en outre ces hausses par « le renforcement de la législation pénale visant à mieux prendre en compte les victimes et à sanctionner plus durement les auteurs »

>> A lire aussi : Violences sexuelles: Comment les victimes sont-elles prises en charge par les forces de l'ordre?

Par ailleurs, les signalements enregistrés par la main courante informatisée de la police au sein de la rubrique « différends entre époux et épouses et concubins et concubines » « ne cessent de diminuer depuis 2009 et atteignent en 2016 leur plus bas niveau avec 89.110 signalements d'usagers ou d'usagères », remarque l'ONDRP, précisant que ce chiffre baisse de 9 % entre 2016 et 2015. Pour le directeur de l'Observatoire, ces baisses sont en lien avec l'augmentation des plaintes pour violence ces dernières années.

L’année dernière, 85.424 personnes ont déposé plainte contre leur conjoint ou leur conjointe pour coups et blessures volontaires. Un chiffre qui a augmenté de 3 % entre 2015 et 2016, indique une étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) portant sur les violences au sein du couple et qui sera publiée samedi, lors de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Selon ce document, dont 20 Minutes révèle les résultats, près de neuf victimes sur dix sont des femmes.

>> A lire aussi : Violences conjugales: Le conjoint est responsable dans un meurtre de femmes sur trois

L’étude signale par ailleurs que « sur 2.096 viols par un conjoint, 2.074 ont été commis à l’encontre des femmes ». Elles représentent 99 % des victimes en 2015 et en 2016. Le nombre de plaintes « a augmenté de 16 % entre 2015 et 2016 », soit 291 victimes de plus. Comment expliquer ces différentes hausses ? « Il y a différents facteurs : il y a peut-être une augmentation des faits. Mais il y a aussi sans doute une meilleure prise en compte des démarches des victimes par les forces de l’ordre », explique à 20 Minutes Christophe Soullez, le directeur de l’ONDRP.

« La parole des victimes se libère »
« La formation des policiers à l'accueil et à l'écoute des victime a été amélioré », remarque Christophe Soullez. Il note aussi que « depuis quelques années, la parole des victimes se libère », notamment grâce aux différentes campagnes de sensibilisation. Il explique en outre ces hausses par « le renforcement de la législation pénale visant à mieux prendre en compte les victimes et à sanctionner plus durement les auteurs »

>> A lire aussi : Violences sexuelles: Comment les victimes sont-elles prises en charge par les forces de l'ordre?

Par ailleurs, les signalements enregistrés par la main courante informatisée de la police au sein de la rubrique « différends entre époux et épouses et concubins et concubines » « ne cessent de diminuer depuis 2009 et atteignent en 2016 leur plus bas niveau avec 89.110 signalements d’usagers ou d’usagères », remarque l’ONDRP, précisant que ce chiffre baisse de 9 % entre 2016 et 2015. Pour le directeur de l’Observatoire, ces baisses sont en lien avec l’augmentation des plaintes pour violence ces dernières années.

Pour lire l'article entier, cliquez ici -> http://actualite.20minutes.fr/Interst ... 082ad7.html#xtor=EPR-182-[welcomemedia]--[article_politique]--
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/11/2017 10:14  Mis à jour: 24/11/2017 10:14
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 Stop aux violences faites aux femmes : VIDEO - Que faire quand on est témoin de violences sur une femme ?


VIDEO - Que faire quand on est témoin de violences sur une femme ?
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BONS RÉFLEXES - Face à une situation de violences ou à la parole d'une victime d'agression, il n'est pas forcément évident de savoir comment réagir. À l'occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, LCI a compilé les différentes manières d'agir, en tant que témoin d'un fait de violence sur une femme.

24 nov Anaïs Condomines https://www.lci.fr/

Il est des situations qu'il est plus facile de ne pas voir, des confidences qu'il est plus aisé de ne pas entendre. Mais quand il est question de violences envers les femmes, l'intervention bienveillante et efficace d'un tiers peut souvent faire la différence. À l'occasion du 25 novembre et de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, voici une piqûre de rappel à l'adresse des témoins. Comment réagir, que conseiller, qui contacter ? Nous faisons le point, selon la situation dans laquelle vous vous trouvez.
Face à une victime de violences conjugales

Les chiffres : En France, en moyenne, 223.000 femmes sont victimes de violences physiques ou sexuelles de la part de leur conjoint, chaque année (étude INSEE - ONDRP).

Si vous soupçonnez une situation de violences conjugales, il est important de réagir dès les premiers signes. Vous pouvez tenter d'aborder le sujet avec la victime, en l'absence, bien entendu, du potentiel agresseur. Mais il existe également des professionels vers lesquels vous tourner.

Ainsi, les travailleurs sociaux de la mairie ou du conseil départemental devraient pouvoir vous écouter. Autre solution : entrer en contact avec des associations spécialisées dans les violences. L'association Solidarité Femmes, par exemple, traite les appels des victimes et de leurs proches au 3919. ( FRANCE)


Attention néanmoins, ces associations ne sont pas compétentes en situation d'urgence. Dans ces cas-là, il faut composer le 17 pour la police, le 15 pour le Samu ou le 18 pour les pompiers.
Face à une victime de viol ou d'agression sexuelle

Les chiffres : en France, en moyenne, 84.000 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol, chaque année. (étude INSEE - ONDRP)

Si les faits sont passés, le mieux est de proposer une écoute, un soutien et une aide juridique à la victime. Là encore, des associations sont là pour ça : c'est notamment le cas de "Viols Femmes Informations" au 0 800 05 95 95. Ce numéro est anonyme et gratuit, du lundi au vendredI.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/09/2017 12:25  Mis à jour: 08/09/2017 12:25
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 Stop aux violences faites aux femmes : Violences conjugales: pourquoi c’est si difficile d’interdire au conjoint violent de revenir au domicile? (Vidéo)


Chaque jour en Belgique, 100 plaintes sont déposées pour violences conjugales. Il est possible pour la justice d'interdire provisoirement le domicile au conjoint violent. Mais cette mesure n'est quasiment jamais appliquée. Loïc Parmentier et Dominique Sokolowski sont allés à la rencontre d’experts pour le RTLinfo 13H.

Pour lutter contre les violences conjugales, l’année dernière la justice a décidé 94 fois d’interdire au compagnon violent de réintégrer le domicile pendant 10 jours. C’est peu. C’est en tout cas le constat du ministre de la Justice Koen Geens. Son idée: promouvoir cette mesure. En clair: qu’elle soit appliquée plus souvent.


Les victimes préfèrent souvent partir

Les professionnels sont plutôt pour, mais ils ont des réserves sur l’application de cette mesure. "On sait bien que les victimes ne souhaitent pas rester dans le lieu où se sont passés les faits. Elles se sentent souvent en insécurité. Et donc bien souvent, elles préfèrent malgré tout partir elles-mêmes avec leurs enfants quand elles en ont", explique Frédéric Benne, le co-directeur du centre de prévention des violences conjugales à Bruxelles.


Une mesure difficilement applicable

Isabelle Schyns, la présidente du Tribunal francophone des Familles de Bruxelles, précise: "A ma connaissance, ce tribunal n’a pas encore été saisi d’une telle demande. L’explication pourrait être un manque d’effectif au sein du parquet du procureur du roi francophone de Bruxelles".

En Belgique, c’est la tolérance zéro qui prime contre les violences conjugales. Et dans l’arsenal des mesures à disposition de la justice, il existe effectivement depuis 2012 une interdiction temporaire de revenir à son domicile. La mesure, jugée intéressante, est déjà très difficilement applicable.

http://www.rtl.be/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/08/2017 19:44  Mis à jour: 15/08/2017 19:44
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 Re : Stop aux violences faites aux femmes : Violences conjugales : "les hommes tuent leurs femmes pour les garder"...
Après les deux derniers homicides dans la Loire, l'association SOS violences conjugales, revient sur la difficulté pour certaines femmes de quitter leur mari. La période de rupture est notamment une période "à risque".

Deux femmes victime de violences conjugales en une semaine dans la Loire. D'abord une mère de famille, tuée à la Cotonne à Saint-Étienne le 5 août. Son conjoint a été mis en examen pour homicide volontaire. Et puis le drame de la Grand-Croix dimanche dernier, 13 août. Une femme a été tuée d’une vingtaine de coups de couteau. Son mari s’est rendu à la police quelques heures plus tard. La victime avait quitté le domicile conjugal depuis trois mois, avec ses quatre enfants.

Une période de rupture qui, souvent, s'avère très dangereuse pour Michelle Perrin, directrice de SOS violences conjugales dans la Loire : " Il y a des statistiques qui montrent que la période de séparation est une période à risque pour les femmes. La femme quitte un mari qui ne supporte pas que « sa chose » lui échappe. Les hommes tuent leurs femmes pour les garder. Pour dire : "Après moi, tu n’appartiendras pas à un autre." Alors que les femmes tuent leur mari pour s’en débarrasser. Très souvent, elles étaient déjà victimes de violences conjugales. Un jour, elles se vengent. C’est le coup de trop.
Tout quitter, tout reconstruire

On n’est pas du tout dans cette configuration pour les hommes qui tuent leur femme. C’est extrêmement compliqué pour les femmes de partir. Si les femmes ont des difficultés, c’est parce qu’elles ont peur, qu’elles sont menacées, qu’elles sont sous l'emprise d’un homme qui leur dit « sans moi tu ne te débrouilleras pas, on va te prendre tes enfants ». Il faut tout quitter, reconstruire. Vous avez 30-35 ans, vous laissez tout derrière vous.Il y a beaucoup de traumatismes liés aux violences conjugales."

Il existe un numéro gratuit pour les femmes victimes de violences : 3919. SOS violences conjugales à Saint-Étienne est installé au 96 rue Bergson


https://www.francebleu.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/03/2017 11:43  Mis à jour: 03/03/2017 11:43
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 Re : No Comment : Formation à la lutte contre la violence intrafamiliale . Vidéo par Police fédérale belge
Ajoutée le 3 mars 2017

La police fédérale forme les policiers à l'aide aux victimes de violence intrafamiliale. Comment aborder l'auteur et la victime ? Les formateurs font pour cela appel à des acteurs pour rendre les situations les plus réalistes possibles.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/03/2017 07:59  Mis à jour: 03/03/2017 07:59
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 Re : Punaise, il n’y a pas d’âge pour la violence faite aux femmes ! Un retraité de 86 ans a tué sa femme de 90 ans à coups de casserole…
Un retraité de 86 ans a tué sa femme à coups de casserole, ce jeudi 2 mars 2017, à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne), dans leur résidence familiale.

La victime, une femme de 90 ans, a été découverte vers 08H30 par un employé municipal chargé de livrer quotidiennement des repas à domicile aux personnes âgées, dans cette commune du sud-est de Paris.

Les secours ont relevé plusieurs traces de fractures sur le corps. "L'homme était dans le salon, il avait des traces de sang sur lui", a raconté un des pompiers "Il a dit qu'il l'avait frappée à coups de casserole".

L'homme a été placé en garde à vue au commissariat de Limeil-Brévannes, pour l'instant chargé de l'enquête.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/02/2017 14:20  Mis à jour: 02/02/2017 14:20
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 Re : Stop aux violences faites aux femmes :Le calvaire de Zarina, 23 ans, dont les oreilles ont été coupées par son mari: "Je veux divorcer et qu'il aille en prison"
Image redimensionnée


Le calvaire que vit Zarina, une jeune Afghane de 23 ans, illustre les nombreuses souffrances infligées aux femmes en Afghanistan, quinze ans après le régime des Talibans.

Tête bandée, traits tirés, Zarina, 23 ans, implore de se faire soigner à l'étranger: dans un accès de fureur, son mari lui a tranché les deux oreilles, un outrage qui illustre la difficile condition des femmes dans les campagnes afghanes. "Pourquoi a-t-il fait ça? on ne s'était pas disputé, je n'ai refusé aucune de ses exigences, je n'allais même pas voir ma mère parce qu'il disait: 'Tu vas rencontrer des garçons'", confie-t-elle à l'AFP.

Outre les grosses poupées qui masquent ses oreilles mutilées, la jeune femme allongée sur son lit d'hôpital à Mazar-i-Charif, la grande ville du nord de l'Afghanistan, présente un visage tuméfié, la pommette droite barrée d'un large pansement et tout l'avant-bras gauche bandé. Elle ne s'explique pas ce geste commis au coeur de la nuit mardi, dans un district reculé de la province de Balkh, frontalière de l'Ouzbékistan.

"Mon mari est arrivé vers 3h00 du matin, il m'a attaché les mains et les pieds avec mon voile, les a liés ensemble, je l'ai supplié mais il ne m'écoutait pas". Son époux lui a donné plusieurs coups et lui a tranché les deux oreilles avec un couteau affûté avant de prendre la fuite.
Voir photos et lire la suite : http://www.rtl.be/info/monde/internat ... par-son-mari--888048.aspx
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/12/2016 17:31  Mis à jour: 28/12/2016 17:31
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 Re : FRANÇOIS HOLLANDE A GRACIÉ JACQUELINE SAUVAGE METTANT IMMÉDIATEMENT FIN A SA DÉTENTION.
Jacqueline Sauvage avait été condamnée à 10 ans de prison pour le meurtre de son mari en décembre 2015.
Ce mercredi,28/12/2016, le président de la République a annoncé sur son compte twitter qu'il avait décidé "d'accorder à Jacqueline Sauvage une remise gracieuse du reliquat de sa peine. Cette grâce met fin immédiatement à sa détention."
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 10/12/2016 11:02  Mis à jour: 10/12/2016 11:02
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 Re : L'Elysée refuse la grâce totale à Jacqueline Sauvage ...
L'Elysée n'accordera pas de grâce totale à Jacqueline Sauvage, comme l'avait demandé ses filles, selon nos informations. Officiellement la demande est encore étudiée par la Chancellerie.

L'Elysée n'accordera pas de grâce totale à Jacqueline Sauvage, a indiqué l'entourage du chef de l'Etat à BFMTV. Les filles de Jacqueline Sauvage avaient déposé la semaine dernière à l’Elysée une demande de grâce totale pour leur mère.

"Nous n'avons pas de réponse"

A l'AFP, l'Elysée a indiqué avoir transmis à la Chancellerie la demande de grâce totale de Jacqueline Sauvage.

"Nous avons transmis ce jour la demande de grâce émise par Mme Sauvage à la Chancellerie. Elle doit rendre un avis et le président prendra sa décision sur cette base-là", a-t-on précisé dans l'entourage de François Hollande.

Les avocates de Jacqueline Sauvage n'ont pas souhaité réagir pour le moment. Elles réservent leur intervention à la manifestation organisée ce samedi en soutien à Jacqueline Sauvage à Paris. Sur notre antenne, Eva Darlan, a assuré que la décision n'était "pas officielle". "Nous n'avons pas de réponse" pour le moment, assure la présidente du comité de soutien à Jacqueline Sauvage.

Dans leur lettre à François Hollande, les filles de Jacqueline Sauvage se disaient "désespérées" de ne pas avoir leur mère auprès d'elles. Elles sont aussi "inquiètes pour son état de santé".

Une grâce partielle déjà accordée

Jacqueline Sauvage a été condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent. La justice a rejeté deux fois des demandes de libération conditionnelle. En janvier dernier, François Hollande avait déjà accordé une grâce partielle à cette femme âgée de 68 ans.

Mais la cour n'avait pas suivi, estimant que Jacqueline Sauvage avait déposé une demande de libération conditionnelle trop rapidement après sa condamnation, ce qui ne lui aurait pas permis de faire une introspection sur son geste.

Jacqueline Sauvage jouit d'un important soutien populaire et médiatique depuis le début de l'affaire. Une pétition réclamant sa libération immédiate a rassemblée plus de 300.000 signatures.

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/fr ... age/ar-AAlkZF9?li=BBoJDO5
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/11/2016 15:22  Mis à jour: 25/11/2016 15:22
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 Re :Belgique : Violence conjugale: quel suivi pour les auteurs? "Rien, absolument rien ne justifie la violence conjugale." !!!
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"J'ai pris 'perpet' avec cette violence que j'ai fait subir. Quand j'ai compris ce que mes victimes ont encaissé. Même si mon dossier n'a jamais été judiciarisé, même si je n'ai plus jamais aucune violence dans mes actes d'ici la fin de ma vie, tout ce mal que j'ai fait dans ma famille, ça me suivra, et j'y pense encore souvent. Même si j'ai voulu avancer et me responsabiliser".


Luc a 50 ans, il a un travail, vit en famille et pendant de nombreuses années, chez lui, il dérape. "J'étais autoritaire, je mettais la pression, je menaçais ma femme et mon fils. Et ça passait parfois par de la violence physique, des gifles à mon épouse et à mon garçon. Mais il n'y avait pas que ça. La violence elle ne se limite pas aux coups et aux faits divers marginaux dans le journal. Elle est aussi morale, psychologique, économique. Et elle concerne tous les milieux sociaux. J'ai suivi des groupes de travail thérapeutique de l'asbl Praxis, et je me suis vraiment rendu compte que ce ne sont pas que les milieux précarisés qui sont concernés par le phénomène."

Possible de s'en sortir?

Cette violence, pour Luc, elle a commencé il y a 10 ans environ. "La cause? Je ne sais pas. J'ai reçu des gifles moi-même quand j'étais petit, mais ce ne justifie rien.

C'est moi qui suis responsable de ma violence. Comment j'ai pu un jour prendre conscience de ma violence? Le dialogue a toujours pu être maintenu avec mon épouse. Après coup, je me rendais compte que je n'étais évidemment pas dans le bon, mais le cycle de la violence revenait. Après des situations où je mettais à nouveau la pression (et je le répète mais il n'y avait pas toujours des gifles dans ces situations), il y avait un comme un mécanisme.
Dans mon cas, ma femme n'a pas porté plainte. Elle a insisté, insisté sans violence pour qu'on arrive à en parler. Et j'ai accepté. Elle ne m'a pas posé d'ultimatum. Mais attention! Je suis loin de dire que la plainte à la police n'est pas une solution. Cette violence doit s'arrêter. Ma femme connaissait des instances qui pouvaient m'aider, j'ai décidé moi-même d'y aller. C'est toute l'hypocrisie de la violence conjugale, ça se passe derrière des murs, dans la sphère privée. Aux yeux de tous, j'étais quelqu'un de respectable, gentil, convivial et chez moi, je faisais souffrir ma femme et mon fils." "Ma femme aujourd'hui me dit qu'elle est fière de moi, du travail que j'ai voulu faire. Il faut prendre conscience du mal qu'on fait. Et jusqu'où ça peut aller."

On estime seulement entre 3% et 10% des victimes qui portent plainte, la démarche d'en parler et d'oser évoquer le sujet est encore très compliquée pour les victimes de ce type de violence au sein du couple. "Pourtant c'est normal qu'elles en parlent. Ce sont elle les victimes , ne le l'oublions pas".

Au Parquet de Namur, on rappelle avant tout l'interdit

"Rien, absolument rien ne justifie la violence conjugale." La pile de dossiers sur son bureau est conséquente. Hélène Mascart est la substitute du procureur du Roi de Namur en charge des plaintes pour violence conjugale et intrafamiliale. En Belgique, 45 000 plaintes au moins arrivent au parquet chaque année. Sans parler de toutes les victimes silencieuses. "La première chose, c'est que l'on rappelle avant tout l'interdit de la loi. La circulaire de 2006 est très claire dans ce sens", explique la magistrate. 2006, année de la circulaire tolérance zéro dans les parquets. Tolérance zéro, pour les auteurs, c'est quoi? La case prison, parfois. La case jugement avec une condamnation, mais pas toujours. "Ce que tout le monde veut, les victimes en première ligne, c'est que la violence s'arrête. Les victimes sont celles (et ceux) qui subissent. Les réponses judiciaires, les réponses pénales sont diverses. Cela dépend de la situation, de l'auteur, de ses antécédents. La prise en charge du dossier est graduelle. Ce qui est interpellant, c'est qu'une étude récente a démontré qu'il n'y avait de corrélation entre le fait que, plus la réaction judiciaire est sévère et intense, moins il y aura de taux de récidives. C'est même le contraire."

Le suivi en groupes de responsabilisation de l'asbl Praxis

Alors il y des solutions alternatives à la citation en justice. Dans certains cas, l'auteur va suivre un groupe de travail thérapeutique de l'asbl Praxis. " Ce sont des groupes animés par des psychologues de l'asbl mais attention il s'agit bien d'une prérogative du procureur du Roi, une décision judiciaire, avec des conditions strictes à respecter. Avec un encadrement des maisons de Justice. Des groupes à différents stades. Soit en alternative aux poursuites en médiation pénale. Soit après le jugement, en mesure probatoire. Il faut évidemment que l'auteur reconnaisse les faits, ses victimes et soit impliqué un minimum dans la démarche. Ce suivi se fait par groupe de 9 auteurs de violences du même sexe. Un suivi durant 6 mois avec une séance toutes les semaines ou le samedi" ajoute la substitute namuroise.

En quoi consiste ce travail? "Nous sommes un duo de psychologues ou criminologues, et on expose les faits des uns et des autres. Leurs histoires, leurs justifications (elle m'a poussé à bout, j'avais bu, j'ai eu des parents violents..) explique Sophie Genette, psychologue à l'asbl Praxis. "On n'est pas moralisateur, on ne juge pas. La violence, c'est leur responsabilité. C'est un choix qu'ils posent d'être violent ou non. C'est notre message, qu'ils prennent conscience de ça, des conséquences aussi. Ce sont des groupes de responsabilisation. La prise de conscience est un premier pas important. La violence n'est pas une fatalité, on peut s'en sortir."

A Namur, bientôt un groupe permanent de suivi Praxis pour les auteurs de violence conjugale

"Le travail est sur la durée et la stimulation du groupe est intéressante" ajoute Adrien Dewil, lui aussi psychologue à Praxis. "Un jour un des auteurs a dit à un autre auteur, "je comprends pourquoi tu as fait ça". L'autre s'est senti comme reconnu en tant qu'en homme. Même si évidemment, ça ne justifie rien et on n'oublie pas les douleurs des victimes. Une autre fois, un auteur a dit à un autre "j'ai peur pour toi, je m'inquiète". L'autre ne se rendait pas compte de ce qu'il faisait subir, de ses difficultés. Ça l'a aidé je pense à prendre conscience". Les groupes de suivi sont soit fermés (séances qui démarrent et qui se terminent à des dates fixes) ou des groupes ouverts, permanents, sont organisés donc dans différentes villes. A Namur, à partir de janvier, un groupe permanent sera mis en place. La durée est de 45 heures.

Et les résultats après les suivis ? "Le taux de récidive serait de 9% après une médiation pénale et le suivi Praxis alors qu'il est de 50 % après une condamnation" conclut la substitute Hélène Mascart. La participation ne doit pas être forcément liée à une décision du Parquet. Même si au moins les 3/4 des participants sont judiciarisés, l'inscription peut aussi être volontaire. C'est le cas de Luc qui a poussé la porte il y a 4 ans.

http://www.rtbf.be/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/11/2016 13:24  Mis à jour: 25/11/2016 13:24
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 Re : Comment aider les femmes victimes de violences ? ( Vidéo)
En France, chaque année on estime en moyenne que 223 000 femmes âgées de 18 à 75 ans sont victimes de violences conjugales dans ses formes les plus graves et 84 000 femmes âgées de 18 à 75 ans sont victimes de viols ou de tentatives de viols.

Le service de médecine légale du CHU de Bordeaux comprend un « Centre d’Accueil en Urgence de Victimes d’Agression »,le CAUVA ouvert en 1999, à l’initiative du Professeur Sophie Gromb-Monnoyeur, destiné à accueillir en urgence toutes les victimes d’agression et leur entourage.

Ce centre résulte d’une volonté pluri-institutionnelle qui s’est concrétisée par la signature d’une convention liant le ministère de la santé, le ministère de la justice, le ministère de l’intérieur et le ministère de la défense. Ces quatre instances se sont engagées dans des procédures, uniques à ce jour sur le territoire national, afin d’éviter aux victimes un parcours médical et judiciaire fastidieux.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/11/2016 11:30  Mis à jour: 25/11/2016 15:56
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 Re : Merci de signer la pétition " Libération immédiate de Jacqueline Sauvage" ... C'est une honte ! Graciée, Jacqueline Sauvage restera, malgré tout, en prison . Quand on a été femme battue , ON SAIT ! JE SAIS "ces horreurs que l'on camoufle" !!!
Graciée, Jacqueline Sauvage restera, malgré tout, en prison ...

En octobre 2014, Jacqueline Sauvage avait été condamnée à dix ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son mari violent. Devant la mobilisation médiatique, François Hollande l'avait partiellement graciée.

POUR LIRE L'ARTICLE / CLIQUEZ ICI

*******************************************
Merci de signer la pétition Libération immédiate de Jacqueline Sauvage

Adressée à Président de la République Francois Hollande


Grâce totale pour Jacqueline Sauvage !

Nous venons d'apprendre avec effroi et colère que le tribunal d'application des peines a rejeté la demande de libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage, allant à l'encontre de l'avis de la Procureure et des experts. Mais aussi et surtout en allant à l'encontre de la décision présidentielle d'accorder une grâce partielle à Jacqueline Sauvage.

Le Président de la République avait voulu ainsi montrer que la condamnation par deux fois de Madame Sauvage a 10 ans de prison ferme assortie d'une peine de sûreté de 5 ans n'avait pas pris en compte un contexte humain au regard de ce qu'avait vécue cette femme, qui rappelons-le, a été victime pendant 47 ans de violences, coups, humiliations par son bourreau.

La grâce partielle permettait de relever la peine de sûreté, et de déposer la demande de libération conditionnelle immédiatement. Or la justice et la magistrature, bafouées dans leur honneur par cette grâce ont décidé qu'il n'en serait pas ainsi, et que la place de Jacqueline Sauvage reste la prison.

Cette même justice qui jamais n'entend les victimes de violences, cette même justice qui laisse des pères tuer des enfants malgré les alertes des mères, comme nous l'ont démontrées les affaires récentes d'infanticides et de meurtres de femmes ! Hier a Aurillac, une 68e femme a été assassinée par son ex compagnon.

La justice reproche toujours a Jacqueline Sauvage de ne pas avoir déposé plainte. Mais 80% de ces femmes assassinées, avaient déposé plainte et n'ont pas été protégées. Voila pourquoi, les femmes victimes ne deposent pas plainte, car elles ne sont pas entendues !

Nous ne pouvons pas accepter cette décision, nous avons été des milliers à nous engager et à nous mobiliser pour que cette femme puisse être enfin libre, pour qu'elle puisse vivre, à 70 ans, un peu de bonheur et de paix auprès de sa famille.

Pour qui Jacqueline Sauvage est-elle un danger ? Personne ! Le geste qu'elle a commis, elle l'a fait dans un contexte particulier de vie pavée au quotidien de violences ! Cette justice qui ne l'a jamais protégée la condamne à nouveau, sous prétexte qu'elle "n'aurait pas conscience de la gravité de son geste", ils ont donc refait son procès et uniquement à charge, n'entendant pas le cri de ses filles qui depuis des mois attendent le retour de leur mère…

Par ailleurs, ces mêmes magistrats ont-ils eux conscience de l'enfer qu'elle a vécu ? De la responsabilité de la société dans son ensemble qui a l'a laissé vivre cet enfer ? Certainement pas !

Le Président de la République en accordant une grâce partielle avait voulu ménager la magistrature ! Elle vient de le trahir, de nous trahir et surtout de trahir Jacqueline et sa famille ! Alors il faut désormais que le Président de la République accorde une grâce totale, pour qu'enfin Jacqueline Sauvage soit libérée et sorte au plus vite de prison !

Ensemble nous avions gagné une première fois, recommençons, pour Jacqueline, pour sa famille et pour toutes les femmes victimes de violences !

Pour qu'enfin on reconnaisse dans ce pays, que les violences conjugales sont un crime et qu'elles doivent être considérées comme telles !

Pour mettre fin à l'impunité des auteurs !

Carole Arribat, Eva Darlan, Karine Plassard, Véronique Guégano.



Cette pétition sera remise à:Président de la République
Francois Hollande

https://www.change.org/p/francois-holl ... ate-de-jacqueline-sauvage



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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/11/2016 11:04  Mis à jour: 25/11/2016 11:04
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 Re : Stop aux violences faites aux femmes . Témoignage : Maud, femme battue : "J’ai vécu 20 ans avec un monstre sans le savoir"...
C’est ce vendredi 25 novembre la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes. De passage à Dijon, Maud, agressée à l’arme blanche par son conjoint, en 2014, a accepté de témoigner.

Cette quinquagénaire porte encore sur le visage les stigmates de la sauvage agression dont elle a été victime il y a maintenant deux ans. Celui qui s’en est pris ainsi à elle n’était autre que son mari. Un homme avec lequel Maud a partagé vingt années de son existence. "J'ai vécu avec un monstre pendant 20 ans sans le savoir". Au début tout allait bien, ou du moins, elle ne voulait pas voir certaines vérités. La façon dont cet homme par exemple harcelait son ex-compagne. Après le décès de celle-ci, son agressivité s’est alors retournée contre sa femme.

Les premiers coups sont arrivés en 2007, ainsi que des violences psychologiques, sexuelles. Pourtant, Maud a patienté sept longues années avant de se décider à quitter cet homme. Elle a vécu sous cette emprise caractéristique qui tétanise bon nombre de victimes et les empêche de réagir.

Notre cerveau ne fonctionne plus correctement, on est ballottée entre les "Je t’aime, reviens, je ne peux pas vivre sans toi", et la violence. On ne réagit plus.

Malgré cela, Maud un beau jour en 2014 prend sa décision. Elle quitte son époux. "Ce jour-là, j’ai cru qu’il allait me tuer" . Un mois plus tard, cette peur se concrétise de manière terrifiante. L’homme se présente sur son lieu de travail, et la frappe à coups de couteau. "Il s’acharnait, il est passé par-dessus l’une de mes collègues pour me donner un coup de couteau à la joue. Mais c’est la carotide qu’il visait." Sans l’intervention de ses collègues, elle pense qu’elle ne serait plus là aujourd’hui.


"On quitte tout, on n'a plus rien, on est sans domicile fixe"

Aujourd’hui, après plusieurs interventions chirurgicales, Maud se sent obligée de se cacher, de peur que son agresseur ne sévisse une fois de plus. Depuis les faits l’homme a été remis en liberté avec un bracelet électronique et occupe toujours le logement conjugal. Maud, elle, a quitté son département, sa famille, ses amis. " C’est tellement compliqué, après, la sortie de l’hôpital, la prise en charge, on quitte tout, on n’a plus rien, on est sans domicile fixe. Heureusement qu’il y a les associations". Dans son cas, Solidarité Femmes l’a sérieusement épaulée.

Maud vit dans l’attente du procès à partir duquel elle espère pouvoir se reconstruire.

Et elle donne ce conseil aux femmes qui comme elles seraient victimes de la brutalité d’un conjoint : "Sauvez-vous. Il faut vraiment partir".


https://www.francebleu.fr/infos/faits- ... sans-le-savoir-1480011077
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/11/2016 10:11  Mis à jour: 17/11/2016 10:11
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 Re : Harcèlement sexuel : pourquoi la situation ne change pas ?
Depuis quatre ans, malgré la loi, le nombre de condamnations a peu évolué et le nombre de plaintes reste identique. La faute à une banalisation du phénomène, pourtant tout à fait illégal.

Le harcèlement sexuel ? Près de 18 % des Français déclarent en avoir déjà été victimes (1) , que ce soit au travail, dans les transports en commun ou dans l’espace public.
1/Une loi durcie en 2012

Il y a quatre ans, le Parlement adoptait une loi qui multipliait par deux les peines, punissant de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende tout acte de pression ou de chantage.

Hier, un premier rapport parlementaire réalisé par deux députés PS et LR dressait un bilan très contrasté de l’application de ce texte. Sur les 1 048 plaintes déposées en 2014, seules 65 ont été suivies de condamnations souvent légères, amendes ou peines avec sursis. Si la parole s’est libérée depuis la promulgation de la loi, cela ne se traduit pas forcément en actes. Pourtant deux femmes actives sur dix (2) déclarent avoir été confrontées au harcèlement sexuel, exercé par un collègue (41 %), un patron (22 %), un supérieur hiérarchique (18 %) voire un client ou fournisseur (13 %).
2/Mentalités inchangées

Pourquoi ? Peut-être parce que les mentalités ne bougent pas.

« En fait, ces chiffres ne m’étonnent pas », avance Charlotte Soulary, membre du collectif de collaboratrices parlementaires qui a lancé en octobre le site chaircollaboratrice.com.

« Le plus gros défi auquel on a affaire en matière de sexisme et de harcèlement, c’est le décalage qu’il existe entre le nombre de personnes qui en sont victimes et celles qui vont jusqu’à agir en le dénonçant ou en portant plainte. Le nœud du problème, c’est savoir pourquoi les victimes de harcèlement ou de violences ne portent pas plainte » ajoute-t-elle.
3/La sphère politique

La sphère politique a particulièrement été secouée ces dernières années par nombre d’affaires portées en justice (DSK, Tron, Baupin) sans résultat probant. Cependant, encore trop souvent, ces faits sont banalisés, presque sous couvert d’une forme d’accoutumance.

« Une multitude de personnes subissent des cas de sexisme ordinaire. Certains pourraient être qualifiés de harcèlement sexuel. Les victimes elles-mêmes ne savent pas forcément mettre des mots dessus, ou bien ont tendance à réduire leur qualification » souligne Charlotte Soulary.
4/ Banalisation

L’affaire Baupin et ses conséquences ont amené le collectif à se mobiliser : « La parole s’est libérée entre les collaboratrices, mais pas seulement : il y a eu une libération de la parole sexiste par le biais de l’humour, entre guillemets, avec des blagues comme Je vais te Baupiner. Ce qui nous apparaissait comme extrêmement grave était banalisé par nos collègues ou par des élus hommes ». Or, les boutades sexistes ou sexuelles sont les premières brimades sexuelles subies (3) par les femmes au travail (45 %), devant les insultes ou injures (19 %), la présence de pornographie sur le lieu de travail (14 %) et les attitudes gênantes ou insistantes (13 %).
5/Treize propositions

Afin d’améliorer l’efficacité de la loi, le rapport parlementaire rendu hier expose 13 propositions afin de mieux prendre en charge les victimes, rappeler aux entreprises leurs responsabilités et accentuer la formation des professionnels.

(1) Réalisé sur internet par Elabe pour BFM TV en mai 2016, panel de 950 personnes

(2) Enquête Ifop commandée par le Défenseur des droits, 2014.

(3) Observatoire des violences envers les femmes février 2009.

http://www.republicain-lorrain.fr/fra ... a-situation-ne-change-pas
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/09/2016 15:10  Mis à jour: 26/09/2016 15:10
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 Re : Les enfants, victimes collatérales des violences conjugales...
Le ministère de l’intérieur et celui des familles, de l’enfance et des droits des femmes ont publié l’étude nationale « sur les morts violentes au sein du couple en 2015 ».

Si le nombre de décès d’adultes est « sensiblement le même » qu’en 2014 (115 femmes et 21 hommes sont morts, tués par leur conjoint ou ex-conjoint), le nombre d’enfants tués dans le cadre de violences conjugales est passé de 15 à 19 en un an. Parmi eux, onze mineurs (contre sept en 2014).

« Onze enfants mineurs ont été tués par leur père en même temps que leur mère », précise le rapport. Il faut ajouter à ce chiffre 25 enfants tués en raison de séparations difficiles ou de conflits de couple (tandis que l’autre parent n’est pas victime).
Les enfants, témoins de crimes

Mais les enfants sont aussi victimes en tant que spectateurs : au total, treize enfants ont été témoins des scènes de crime, qu’ils aient été présents au moment des faits ou qu’ils aient découvert les corps en regagnant leur domicile.

D’ailleurs, la présence des enfants au domicile du couple ne semble pas être un frein au passage à l’acte, puisque l’étude dénombre également 55 autres enfants, en bas âge pour la plupart, qui étaient présents au domicile, mais non témoins des faits. Dans huit cas, constate l’étude, c’est l’un des enfants du couple qui a donné l’alerte ou fait prévenir les secours.

Contrairement, aux adultes, les enfants ne peuvent pas se tourner vers la justice. Ils peuvent porter plainte dans un bureau de police ou de gendarmerie. Mais un mineur ne peut pas se porter partie civile lui-même. Un administrateur désigné par la justice ou une association de protection de l’enfance existant depuis plus de cinq ans pourra exercer les droits de la partie civile en son nom.

Dernière conséquence de ce climat de violences conjugales, la perte d’un ou des deux parents : en 2015, ce sont 19 enfants qui se sont retrouvés orphelins de père et de mère, et 77 de l’un des deux.



En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/a ... .html#xcvZIGJ6E2fEdLB2.99
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/08/2016 11:19  Mis à jour: 21/08/2016 11:22
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 Re : Jacqueline Sauvage va finalement faire appel de son maintien en détention , annonce le parquet .
Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, a finalement fait appel du rejet de sa demande de libération conditionnelle, dont elle s'était dans un premier temps désistée, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Melun.

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© PHILIPPE RENAUD/EFE/Newscom/MaxPPP Jacqueline Sauvage au Tribunal de Blois le 3/12/2015

"Elle avait fait appel une première fois, elle s'était désistée et là elle a fait un nouvel appel de la décision de rejet du tribunal d'application des peines (TAP) d'aménagement de sa peine", a-t-on expliqué au parquet de Melun, confirmant une information d'Europe 1.

http://france3-regions.francetvinfo.fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/08/2016 15:25  Mis à jour: 19/08/2016 15:25
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 Re : François Hollande avait accordé une "remise gracieuse" de peine à Jacqueline Sauvage...Jacqueline Sauvage : jusqu'au bout du calvaire!
Suite à : http://www.sos-enfants.org/modules/ne ... ywords=Jacqueline+Sauvage

Elle avait bénéficié d'une grâce partielle, mais les juges avaient refusé sa libération anticipée. Jacqueline Sauvage ne fera pas appel de cette décision.


Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de réclusion pour le meurtre de son mari violent, a renoncé à faire appel après le refus de la justice de lui accorder une libération conditionnelle, ont annoncé jeudi à l'AFP ses avocates. Elle est « épuisée de l'acharnement judiciaire à son encontre », ont indiqué Mes Nathalie Tomasini et Janine Bonaggiunta. Le tribunal d'application des peines de Melun (Seine-et-Marne) avait refusé le 12 août d'accorder une libération conditionnelle à cette femme de 68 ans, devenue le symbole des violences conjugales et partiellement graciée par François Hollande. Ce refus avait suscité une nouvelle levée de boucliers.

Le fait que Jacqueline Sauvage renonce à faire appel éteint automatiquement l'appel qui avait été déposé par le parquet de Melun : « Si la personne se désiste, alors notre appel devient caduc. Il n'y aura donc pas d'audience en cour d'appel », explique une source judiciaire ainsi à Metronews. Certes, Jacqueline Sauvage « pourra déposer une nouvelle demande de libération conditionnelle si elle le souhaite », a précisé à l'AFP la procureur de Melun, Béatrice Angelelli. Mais, « à ce jour, notre cliente n'est pas dans cet état d'esprit », ont souligné ses avocates.

Interrogée sur Europe 1, la comédienne Éva Darlan qui préside le comité de soutien pense elle aussi que Jacqueline Sauvage n'en peut plus : « Je ne suis pas sûre [qu'elle dépose une nouvelle demande, NDLR] parce que ça met en jeu tellement d'attente, tellement d'espoir. »

Grâce totale

Les juges du tribunal d'application des peines de Melun avaient estimé que cette femme, détenue depuis trois ans, n'était pas dangereuse, mais qu'elle se considérait encore comme une « victime » et n'avait donc pas suffisamment réfléchi à son acte. Jacqueline Sauvage a été battue par son époux Norbert Marot pendant 47 ans. Deux de ses deux filles ont avoué à l'audience avoir été violées par leur père. Son fils s'était pendu la veille du meurtre, sans qu'elle le sache. Mais les juges ont estimé qu'elle devait « se reconstruire » en prison. Une décision incompréhensible pour les spécialistes des

violences domestiques.


LIRE aussi Pourquoi Jacqueline Sauvage reste en prison : http://www.lepoint.fr/justice/pourquo ... -08-2016-2060978_2386.php

Deux issues demeurent dans le cas de Jacqueline Sauvage : une grâce totale du président de la République. Une manifestation aura lieu le 10 septembre pour faire pression en ce sens. À défaut, elle purgera sa peine. En réalité, à la moitié de celle-ci, dans deux ans donc, sa libération devrait être pratiquement automatique. Elle aura passé cinq ans derrière les barreaux. Elle aura 71 ans.

http://www.lepoint.fr/justice/epuisee ... -08-2016-2062183_2386.php
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/08/2016 12:47  Mis à jour: 19/08/2016 12:47
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 Re : Perpignan : enceinte, ligotée et violée dans un squat. Benjamin D, incarcéré, veut être libéré avant son procès aux assises. STOP : punitions exemplaires pour ces violeurs !!!
Un jeune Perpignanais, incarcéré, veut être libéré avant son procès aux assises.

Dire que cette jeune femme, alors âgée d'à peine 18 ans, séquestrée, humiliée et violée alors qu'elle était enceinte a vécu un calvaire, relève de l'euphémisme.

Mardi, la cour d'appel de Montpellier a examiné la demande de remise en liberté (*) de Benjamin D., bientôt 20 ans. Ce jeune Perpignanais dort en prison depuis fin mars 2015 suite à son arrestation et à sa mise en examen qui lui vaut d'être renvoyé aux assises pour “viol en réunion sur personne vulnérable” à une date qui n'est pas encore fixée.

"J'ai fait une grosse bêtise, je regrette vraiment ce que j'ai fait, lance le mis en cause, entendu par visioconférence par les juges de la chambre de l'instruction. Mais je veux sortir, recommencer ma vie, passer mon diplôme et mon permis". Le ton est assuré, convaincu et le jeune homme, qui ne sait pas pourquoi son avocat n'est pas venu, conteste toute contrainte dans ce dossier sordide.

Traits psychopathiques

En mars 2015, Benjamin D., qui a choisi l'errance de la rue, fait connaissance de la plaignante - sous curatelle renforcée et qui attend un bébé depuis quatre mois - et de son compagnon. Avec son complice, ils volent leur carte bancaire, tentent d'effectuer des retraits, puis s'emparent de leur téléphone portable aussitôt revendu.

Ils décident alors de les entraîner dans leur squat, à Perpignan. Le garçon est frappé, la fille sommée de pratiquer des fellations, ce qu'elle refuse. "Vous lui avez attaché les mains et les pieds avec du fil électrique, vous l'avez déshabillée avant de lui imposer des pénétrations sexuelles et des fellations", indique le conseiller de la cour d'appel. Sans oublier la cruauté et de l'humiliation, lorsque la jeune femme doit mâcher des préservatifs ou boire de l'urine. Un supplice de trois heures.

"Il l'a aussi menacé de la frapper jusqu'à lui faire perdre l'enfant qu'elle portait", dénonce l'avocat général, balayant toute éventualité de sortie de détention d'un individu ayant fait preuve "d'une absence totale de scrupule, y compris pendant l'instruction". Le mis en cause, chez qui l'expert a décelé une indifférence à la souffrance des autres et des traits "psychopathiques", l'assure pourtant : "j'ai déjà raté la naissance de ma nièce, je veux sortir, je peux avoir une vie sociale comme les autres."

(*) Décision ce vendredi 19 août.
http://www.midilibre.fr/2016/08/18/en ... e-et-violee-dans-un-squat,1381603.php
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/08/2016 12:02  Mis à jour: 06/08/2016 12:02
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 Re : Stop aux violences faites aux femmes : Les violeurs de la jeune fille qui s’est suicidée arrêtés !!!
Son suicide aura au moins servi à quelque chose. La police vient d’interpeller les six auteurs de l’agression sexuelle dont a été victime une jeune fille mineure dans la région de Benguerir.

Le 29 juillet dernier, l’adolescente a décidé de mettre fin à ses jours en s’immolant par le feu après avoir appris que les auteurs de l’agression dont elle a été victime avaient été libérés par la justice et qu’ils étaient encore en possession des vidéos tournées lors de ce viol collectif qui s’est produit en 2015.

Dans un communiqué publié aujourd’hui, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) explique qu’elle a procédé à l’arrestation de « six individus, âgés entre 24 e 34 ans, soupçonnés d’être impliqués dans une affaire de chantage et menace de diffusion de la vidéo d’une scène de viol, dont a été victime une mineure en 2015 ».

« Les investigations menées par les services de sécurité ont révélé que la défunte avait été victime, de son vivant, de chantage de la part des suspects, qui l’ont menacée de diffuser une vidéo attestant de son viol », poursuit le communiqué, précisant que les « mis en cause ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête menée sous la supervision du parquet général compétent, tandis que les recherches et les investigations se poursuivent pour faire toute la lumière sur cette affaire ».

L'autopsie révèle que la jeune fille était enceinte.

http://www.bladi.net/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/08/2016 20:27  Mis à jour: 04/08/2016 20:28
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 Re : Stop aux violences faites aux femmes : Une jeune femme s’est donné la mort après avoir été victime d’un viol collectif et su que la justice avait libéré ses agresseurs.
Agée d’une vingtaine d’années, la jeune femme a non seulement été violée par un groupe de six personnes mais en plus ils ont filmé toute la scène avec leur téléphone portable, rapporte EFE.

Malgré le dépôt d’une plainte auprès de la police, le juge en charge de l’affaire a décidé de remettre les agresseurs en liberté conditionnelle suite à l’intervention, explique-t-on, de personnalités locales.

Après avoir su que ses violeurs étaient libres et qu’ils avaient encore en leur possession les vidéos du viol, la victime s’est emparée d’un liquide inflammable et mis le feu à son corps en plein centre de Benguerir.


Selon la même source, elle a été ensuite transportée à l’hôpital Ibn Tofail de Marrakech où elle a perdu la vie après avoir souffert pendant 36 heures de ses brûlures.


http://www.bladi.net/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 30/06/2016 12:10  Mis à jour: 30/06/2016 12:10
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 Re : Stop aux violences faites aux femmes : En France : 122 femmes tuées par leur conjoint en 2015 !
Le chiffre fait froid dans le dos :122 femmes sont décédées, victimes de leurs conjoints, compagnons ou "ex" en 2015. En moyenne, c'est donc une femme tuée tous les trois jours. 22 hommes ont également été victimes de leurs compagnes en 2015. Soit 144 personnes au total.

Le chiffre est à peu près stable, selon le ministère de l'Intérieur. Les données concernant 2014 faisaient en effet état 118 femmes et 25 hommes victimes de leurs conjoints, soit 143 personnes au total.

36 enfants sont également décédés concomitamment à l’homicide ou tentative d’homicide de leur père ou de leur mère en 2015.

"Détermination totale du gouvernement"

"La détermination du gouvernement est totale pour faire reculer ces violences insupportables", ont assuré les ministres concernés, Bernard Cazeneuve (Intérieur) et Laurence Rossignol (Familles, Enfance et Droits des Femmes).

Les mesures du 4e plan interministériel de lutte contre les violences (2014-2016) faites aux femmes "ont déjà sauvé des vies", ont-ils affirmé en citant les 500 "téléphones grave danger" déployés, les ordonnances de protection et les formations des professionnels susceptibles d’être au contact de victimes.

Ils ont annoncé qu’un 5e plan triennal serait publié le 25 novembre prochain, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.
Par AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/04/2016 20:05  Mis à jour: 09/04/2016 20:05
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 Re : Femmes battues : l'élue d'Orléans, Dominique Tripet, attaque l’État pour non-assistance à personne en danger
Dominique Tripet, militante féministe et conseillère municipale d’opposition (PCF), attaque l’État, et fait des propositions pour la prise en charge des femmes battues.

Vous avez déclaré sur Facebook vouloir porter plainte contre l'État, coupable selon vous de ne pas s'occuper suffisamment des femmes battues.
J'ai souvent pris sur moi d'accueillir chez moi des femmes victimes de violences, qui auraient dû être prises en charge par l'État, car c'est une de ses missions. Or, elles doivent parfois attendre plusieurs jours pour un logement d'urgence.

Comment font-elles, avec un enfant, menacées par un compagnon violent qui les cherche ? J'ai donc cherché un avocat qui souhaitait gracieusement m'aider à engager une procédure contre l'État, pour "non-assistance à personne en danger". Jeudi, une avocate parisienne, Isabelle Steyer ( spécialisée dans le droit des femmes et des enfants, ndlr), m'a dit "Banco, je vous suis".

Une plainte va être ainsi déposée vendredi prochain, peut-être à la fois au pénal et devant une juridiction administrative, je dois la signer ce jour-là. Mais elle va la lier à d'autres affaires. Pour ma part, concrètement et précisément, j'attaque l'État en tant que "collaborateur occasionnel des services publics", en tant que simple militante du Planning familial ( elle en fut la présidente départementale, ndlr). Et s'il faut aller jusqu'à la Cour européenne des Droits de l'homme, j'irais.

Comment vous occupez-vous de ces femmes ? Ça fonctionne souvent au bouche à oreille. Je les reçois chez moi, dans un endroit neutre ou à la mairie. Et si elles n'ont pas de logement disponible, qu'elles sont à la rue, je les accueille chez moi. J'ai notamment reçu beaucoup de jeunes femmes de moins de 25 ans, obligées d'aller chercher de la nourriture aux Restos du cœur, d'aller au Secours populaire, etc. Il faut que la Ville et l'AgglO s'engagent ! À un moment, il y en a marre de se défausser ! Oui, c'est à l'État de s'occuper d'elles, mais on ne leur répond pas. C'est criminel de les laisser comme ça. On dit c'est l'État, c'est le Conseil départemental, etc. Merde ! Créons un appartement d'une ou deux chambres, meublé très simplement. On pourrait accueillir trois personnes dans chaque chambre. Si ça coûte 25.000 euros par an à la Ville, c'est quoi dans un budget ? Je suis prête à travailler avec la Ville. Il n'y a pas de question de droite ou de gauche sur ces sujets.

A-t-on des chiffres sur les femmes victimes de violences conjugales à Orléans ? Augmentent-ils ? Malheureusement, je n'en ai pas. Mais ils doivent être conformes à ceux de la France entière. Une femme meurt tous les 3 jours, presque tous les 2 jours et demi, sous les coups de son compagnon. Certains gendarmes, certains policiers sont bien formés aujourd'hui et sont à l'écoute. La justice fait aussi le nécessaire pour protéger les victimes, mais elle manque de personnel. Alors, la mairie, qui veut assumer des missions de l'État, en verbalisant les ivresses publiques manifestes (IPM), n'a qu'à endosser ces responsabilités-là pour les femmes battues !
Elle propose que la Ville mette un appartement à disposition

Vous avez attaqué la Ville devant le tribunal administratif justement parce qu'elle s'occupait de missions de l'État, et là vous recommandez de le faire !
Oui, car personne ne s'en occupe. Formons les policiers municipaux pour qu'ils emmènent les femmes, au commissariat ou dans un centre d'hébergement d'urgence, quand c'est nécessaire.

Propos recueillis par Florent Buisson http://www.larep.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 01/02/2016 13:28  Mis à jour: 01/02/2016 13:31
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 Re : Stop aux violences faites aux femmes : François Hollande accorde une "remise gracieuse" de peine à Jacqueline Sauvage...
François Hollande a accordé à Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, une "remise gracieuse de sa peine d'emprisonnement" qui lui "permet de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle", annonce l'Elysée ce soir.

"Le président de la République a voulu, face à une situation humaine exceptionnelle, rendre possible, dans les meilleurs délais, le retour de Madame Sauvage auprès de sa famille", précise l'Elysée, ajoutant que la remise de peine "de 2 ans et 4 mois" portait aussi sur "l'ensemble de la période de sûreté qu'il lui reste à accomplir".

Le chef de l'Etat avait reçu vendredi à l'Elysée les trois filles de Jacqueline Sauvage, 68 ans, ainsi que leur avocate. "Il les avait écoutées longuement et avait décidé de se laisser le temps de la réflexion, en fait le week-end. Il a consulté le garde des Sceaux (Jean-Jacques Urvoas) et a échangé avec le Premier ministre (Manuel Valls). Il a à nouveau reçu ce dimanche à 18 heures les avocates de Jacqueline Sauvage pour leur annoncer sa décision", a déclaré à l'AFP l'entourage de François Hollande.

"Il a voulu prendre en compte la situation exceptionnelle de Jacqueline Sauvage, mais dans le respect de l'autorité judiciaire."



Jacqueline Sauvage : 47 ans d'enfer conjugal

Le 10 septembre 2012, à La Selle-sur-le-Bied (Loiret), cette mère de famille avait tué son mari, Norbert Marot, de trois coup de fusil dans le dos, après 47 années d'enfer conjugal.

Par deux fois, les juges n'ont pas retenu la légitime défense au profit de Jacqueline Sauvage. D'après le code pénal, celle-ci n'est en effet retenue que si l'agression est "injustifiée" et que l’acte de défense est "nécessaire", "proportionnel" et "simultané". Cette question de la simultanéité fait ici débat.

Retour sur deux procès considérés comme un "déni de justice" par certains de ses soutiens.
"Il m'a détruite intérieurement"

Le premier procès s'ouvre en octobre 2014 devant la cour d'assises du Loiret. Jacqueline Sauvage, qui est accusée de meurtre avec préméditation, vient de passer 11 mois en détention, et encourt la réclusion à perpétuité. Elle comparaît libre.

Lors de l'audience, les filles de la victime témoignent violemment à charge contre leur père, entrepreneur d'une petite société de transport de la région. Toutes les trois ont été violées, battues comme leur mère, dès l'adolescence.

Elles se succèdent à la barre. Les témoignages sont glaçants et plonge la cour d'assises dans le quotidien infernal de la famille :
Notre père est décédé et pour moi, c'est un soulagement", lâche l'une d'elles, violée à l'âge de 16 ans.
Il était sans pitié, c'était plus fort que lui", raconte sa soeur aînée.
Il m'a détruite intérieurement, je n'arrive pas à tourner la page", ajoute la troisième.

Leur frère, également victime des violences du père et qui venait de quitter l'entreprise familiale, s'est suicidé la veille du jour où leur mère a finalement tué son mari. Une tragédie que Jacqueline Sauvage apprendra juste après avoir été placée en garde à vue, le 10 septembre 2012.

Tout au long du procès, la présidente de la cour, Catherine Paffenhoff, peine à s'expliquer la passivité de l'épouse et insiste : "pourquoi ne pas avoir porté plainte ? " Mais Jacqueline Sauvage se montre taiseuse. Presque apathique.

Après trois jours de procès. L'avocate générale requiert entre 12 et 14 ans de prison mais choisit de na pas retenir la préméditation. Jacqueline Sauvage, 65 ans, est condamnée à dix ans de prison ferme.
"J’en fais encore des cauchemars"

Comme lors du premier procès, les filles de Jacqueline Sauvage font le récit d'années de violences.
Avec ma sœur Carole, quand on avait 6-7 ans, on entendait souvent des cris qui venaient de la cuisine", se souvient Sylvie, l'aînée.

Pourquoi ne pas avoir porté plainte et caché les attouchements dont elles étaient toutes les trois victimes à leur mère, s'interroge la présidente :
Parce que j’ai honte. J’en fais encore des cauchemars. C’était pénible à vivre. C’est pénible à raconter", explique Sylvie.

Le récit de la cadette, Fabienne, se fait plus précis. Face au jury, elle raconte les attouchements, les coups et comment à 17 ans elle fugue sur sa mobylette pour échapper à celui qui la surnommait "la pisse". Comment rattrapée par les gendarmes, quelques mois plus tard, elle prend peur et renonce, au dernier moment, à témoigner contre ce père incestueux qui lui hurle de ne "rien dire" à ces "ordures" :
Pendant que les gendarmes tentaient de maîtriser mon père, j’ai récupéré la déposition, je me suis enfermée dans les toilettes, et j’ai brûlé mes déclarations", raconte-t-elle.

Et les filles Sauvage ne sont pas les seules à camper un Norbert Marot devenu tyran au fil des années. Appelés à la barre, les habitants de la Selle-sur-le-Bied ne cherchent pas à nier l'évidence : au village, tout le monde savait que ce chasseur, rustre et costaud, était un homme violent et qu'il "fallait bien s’attendre à un drame" :
Je vous remercie, vous nous avez rendu service. On est tranquille", lance une voisine à l'adresse de Jacqueline Sauvage, dans le box des accusés.

Jacqueline Sauvage est passée quatre fois aux urgences. Depuis 2012, Norbert Marot la frappait environ trois fois par semaine, une fois par mois ces derniers temps, dit-elle aux policiers venus l’arrêter.

Vient alors le récit détaillé fait par Jacqueline Sauvage, de ce 10 septembre 2012. Comme souvent, le couple s'est disputé dans la matinée et l'épouse fait face comme elle le peut à un mari insultant et colérique. Assommée par les somnifères, elle monte dans la chambre se coucher.

Puis vient un "bruit assourdissant", se rappelle l'épouse. Dans une explosion de violence, Norbert Marot fracasse la porte d'entrée de la chambre et se "jette" sur elle.
Lève-toi, bonne à rien. Va faire la soupe !’", lui lance-t-il.

Suivent des coups de poings, de pieds, qui emportent la chaîne en or qu'elle porte au cou et lui fendent la lèvre inférieure.
J’ai eu un éclair dans la tête", se souvient Jacqueline, la voix éraillée depuis le box. "J’ai pris le fusil dans la chambre, j’ai chargé. Il était en bas sur la terrasse, assis, de dos. Je me suis approchée, j’ai tiré, tiré, tiré, en fermant les yeux. J’ai hésité, pour le troisième tir."

Interrogée sur les zones d'ombres du déroulé de cet après-midi - Jacqueline Sauvage prétend avoir tué son mari peu après 16 heures alors que les coups de feu ont été entendus à 19h20 - l'accusée explique qu'elle "avait perdu la notion du temps".

Lors des plaidoiries, son avocate Nathalie Tomasini demande de "prendre la mesure des conséquences irréversibles des violences faites aux femmes". Elle demande au jury de "repousser les limites de la légitime défense appliquée aux situations de violences conjugales" et de prononcer la relaxe.

Des arguments insuffisants selon les neufs jurés de Blois, qui la condamnent - une nouvelle fois - à dix de prison ferme après cinq heures de délibéré.

A l'annonce du verdict, Fabienne, une des filles Sauvage, s'élance vers le box :
Est-ce que j'ai le droit de prendre ma mère dans mes bras ?"



http://tempsreel.nouvelobs.com/justic ... ans-d-enfer-conjugal.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 30/01/2016 13:29  Mis à jour: 30/01/2016 13:29
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 Re : Stop aux violences faites aux femmes : La violence conjugale, c'est quoi au fait?
Femme, homme, enfant, chaque victime de violence conjugale doit avoir accès à des services spécialisés, confidentiels et sécuritaires. C'est une évidence qu'il faut malheureusement parfois rappeler. La question n'est pas de savoir de qui, mais de quoi parle-t-on?

Beaucoup d'informations ont circulé au sujet de la violence conjugale ces jours-ci à la suite de la publication du rapport de Statistique Canada, paru peu après l'épisode Galchenyuk, ce hockeyeur qui a défrayé les manchettes après avoir reçu un coup par sa petite amie.

Que l'on parle de la violence conjugale, c'est très bien, mais nous, intervenantes dans le domaine, avons l'impression qu'elle est banalisée, particulièrement celle faite aux femmes. Il nous semble essentiel de rectifier quelques points, d'autant plus que les services offerts aux femmes et à leurs enfants sont également discrédités.

Les sorties médiatiques des derniers jours laissent croire que les femmes violentées dans un contexte conjugal auraient une facilité à dénoncer leur vécu, qu'elles iraient facilement sur la place publique pour raconter leur histoire d'amour empreinte de violence. On a même pu lire que les femmes, elles, «gagnent un réseau» en dénonçant la situation.

Vraiment? Soyons honnêtes: les personnes qui fuient une relation violente doivent se cacher et s'isoler pour assurer leur sécurité. Quand elles arrivent dans une maison d'hébergement, quand elles se confient à un proche, si elles le font, croyez-nous, elles sont déjà pas mal «poquées» et plus qu'au bout du rouleau.

Oui, les victimes de violence conjugale se retrouvent devant un système judiciaire qui n'est pas conçu pour faire face à l'impensable, à savoir le fait d'être agressé par la personne avec qui l'on partage sa vie.

Contrairement à ce qui a été écrit cette semaine, ce constat s'applique à toutes les victimes, qu'elles soient femmes ou hommes.

Quelle est notre réalité? Les formes d'agressions les plus graves (viols, tentatives de meurtre, coups et blessures...) sont subies par les femmes, comme le démontre effectivement le rapport de Statistique Canada.

Cependant, certaines données méritent d'être nuancées, par exemple, les hommes agressés peuvent l'être par un conjoint de même sexe et non une femme, une réalité encore taboue. Il faut aussi remettre en perspective le fait que dans le rapport de Statistique Canada sont incluses les plaintes déposées par l'agresseur contre sa victime qui a réagi en légitime défense.

Il importe de bien distinguer la violence conjugale des chicanes de couple. La violence conjugale s'inscrit dans un cycle, au cours duquel l'agresseur met tout en œuvre afin de contrôler et de dominer l'autre. Lors d'une chicane de couple qui dégénère en acte de violence, il n'y a pas ce désir de domination. Dans son enquête, Statique Canada semble mettre tous les actes de violence dans le même panier. Cette méthodologie ne reflète pas avec justesse la réalité. Pourquoi?

Au final, être victime d'une tentative de meurtre ou de viol, est-ce vraiment la même chose qu'être victime d'un coup de pied ou d'une morsure? Les conséquences sont-elles les mêmes pour les femmes et les hommes? Non! Toutes et tous ne sont pas égaux en contexte de violence conjugale!

L'Alliance des maisons d'hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale compte 11 maisons dans 7 régions du Québec, qui ont accueilli 193 femmes et 221 enfants en 2015. Les femmes peuvent séjourner jusqu'à un an (2 ans pour une maison) dans des logements sécuritaires et confidentiels pour celles qui, au sortir des maisons d'urgence, ont besoin d'accompagnement et de soutien psycho-social.

http://quebec.huffingtonpost.ca/gaell ... oi-au-fait_b_9103248.html
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