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L’ENFANT MALTRAITE : ASPECTS CLINIQUES, PSYCHOLOGIQUES ET MEDICO-LEGAUX ( pour rappel : nous devrions tous reconnaître ces signes et DENONCER , nous aurions MOINS d'horreurs à lire , si ENSEMBLE , nous les dénonçons à temps) MERCI !!!

Publié par Walda Colette Dubuisson le 02-03-2018 (4096 lectures) Articles du même auteur
02/03/2018 : Pourquoi est-il si difficile de savoir combien d’enfants meurent sous les coups de leurs parents?
JUSTICE Entre idées reçues et manque de données objectives, les autorités ont bien du mal à chiffrer le phénomène de la maltraitance infantile…
• C’est la journée de lutte contre les violences faites aux enfants.
• Un colloque est organisé au ministère des Solidarités.
• La question des statistiques de la maltraitance doit être débattue.
****************************************
15/06/2017
Ce qu’il faut savoir :
Un enfant est dit maltraité lorsqu’il est victime de la part d’un tiers ayant autorité sur lui de:
- sévices (ou violences) physiques directs, ou indirects par le biais d’instruments contondants, cigarettes, les coups …
- sévices (ou violences) sexuelles,
- de défauts de soins, de négligences graves,enfermement, manque de nourriture ...
- de sévices psychologiques (harcèlements, insultes ...)
- de syndrome de Münchausen par procuration.( rendre volontairement son enfant malade ... Et ça peut aller loin !!!)
- Le syndrome du bébé secoué ( Le cerveau se déplace dans le crâne conduisant le bébé à la mort !!!)

Ces différents types de sévices comportent toujours en eux-mêmes une dimension psychologique. Ils peuvent avoir des conséquences graves sur le développement physique et l’espérance de vie de l’enfant ainsi que sur son développement psycho-affectif.
Les sévices de longue durée et/ou de GRANDE VIOLENCE conduisent A LA MORT !!!!!!!


http://www.sos-enfants.org/modules/news/article.php?storyid=113

LE DIAGNOSTIC
C’est ici que la responsabilité du médecin est engagée !

1) Circonstances du diagnostic :

- l’enfant vient pour maltraitance «évidente »
- l’enfant vient pour autre chose, mais c’est l’occasion de faire le diagnostic (en maternité, en pédiatrie, en chirurgie infantile, en pédo-psychiatrie, chez le pédiatre (ou PMI) ou le médecin généraliste ; le repérage des signes peut se faire également à la crèche ou à l’école.
Note: malheureusement, de nos jours , avec toutes ces nouvelles lois A LA CON ,rares sont les enseignants qui dénoncent car ils perdent des élèves et risquent de perdre leur emploi!!! GRRR nous vivons dans un monde où les " sinistres ne pensent qu'à s'attribuer un GROSSSSS salaire au détriment des citoyens, des enfants


- Il existe de nombreux «signaux » reconnus : troubles de l’état général, troubles du comportement (mais qui ne sont pas spécifiques et accompagnent toujours les autres signes (physiques ou psychologiques) de maltraitance.

• Petit nourrisson : bébé inconsolable (penser à la douleur), ou extrêmement agité, ou apathique et aux mouvements rares (pensez à une attitude antalgique), animé de mouvements brusques de retrait à la moindre élévation de la voix ou geste de la part d’autrui…

• Enfant de 12 mois à 3-4 ans
: triste, apathique, balancements, gestes de défense, terrorisé, ou en état de grande agitation motrice ; troubles du sommeil, anorexie ou polyphagie ; quête affective intense ou refus de tout contact.

• Enfants d’âge scolaire : anxieux, inhibé, sur le plan relationnel, aspect de retard intellectuel ou à l’opposé provocateur, agité, agressif (auto et/ou hétéro-agressif), instabilité psycho-motrice avec effet facilitateur de réactions violentes envers eux ; troubles du sommeil, retard de langage, troubles sphinctériens.

• Adolescents : mêmes troubles que ci-dessus, tentatives de suicide,fugue, conduites à risque, …

• Penser à des sévices sexuels devant : infections urinaires à répétition chez une fille, grossesse chez une adolescente, agressivité et colères d’apparition récente, changement de comportement récent (physique et/ou intellectuel), masturbation répétée, comportement d’exhibition, de déshinibition, jeux sexuels évocateurs (surtout chez un jeune enfant), fugue, TDS, attaques auto-agressives, comportements de prostitution. Ne pas exclure les garçons de ce risque …


2) Comment naît le doute ?
- Fortuitement.
- Devant le comportement des parents (trop parfaits, ou indifférents).
- Devant le comportement de l’enfant (voir ci-dessus).
- Le mécanisme lésionnel invoqué est incohérent (39%).
- L’anamnèse est non connue (39%).
- Le délai de consultation est anormal
- Statistiquement 4/10 enfants de moins de 1 an présentant une fracture est maltraité.( Une fracture , suite à une chute ou accident et TOUT A FAIT DIFFÉRENTE d'une fracture faite par un MALTRAITANT )
- La répétition de la fréquentation d’un service d’urgence.
- Les ATCD (carnet de santé).
- Lésions typiques de mauvais traitements (lacérations, brûlures de cigarettes, alopécies par arrachement, hématomes du lobe de l’oreille, du dos, etc.)
- Lésions multiples d’âges différents
- Tableaux cliniques et biologiques surprenants et incompatibles (S. de Münchhausen)
- Une dénonciation.
- Lors d’une hospitalisation ou d’une consultation pour autre chose.
- Un envoi à l’hôpital de la part d’un professionnel extérieur pour ce motif.

3) Examen clinique

Il doit être complet et systématisé.
La verbalisation spontanée des faits est rare chez le jeune enfant voire impossible. Elle l’est souvent aussi chez l’enfant plus grand qui « protège » son agresseur (culpabilité, peur).
!!! Le dessin peut permettre à l’enfant de s’exprimer et peut compenser l’absence de verbalisation : à n’utiliser que dans le cadre d’une consultation pédopsychiatrique ou psychologique !!! (attention aux interprétations erronées !....)

Le plus souvent, l’enfant est conduit à l’hôpital par ses parents pour une lésion évidente (hématome, fracture, brûlure) dont l’étiologie n’est pas claire. Bien souvent les explications données justifient de façon peu probable la lésion observée. Il existe une discordance entre le mécanisme lésionnel évoqué par l’entourage et la lésion constatée.
Le doute naît volontiers devant cette improbable circonstance traumatique invoquée (« il s’est coincé la jambe entre les barreaux du lit », alors que l’on observe une déformation fracturaire de la cuisse…).
L’examen clinique complet pourra révéler d’autres lésions inexpliquées dont l’association viendra confirmer le doute sur de probables mauvais traitements.


Les lésions possibles

- Peau et phanères (fréquents mais fugaces et très divers). Les lésions de surface vont très vite s’estomper dans le temps. Prendre des photos est un complément indispensable pour que les constatations immédiates de l’examen clinique puissent être ultérieurement partagées avec d’autres médecins de la cellule d’accueil des enfants maltraités, notamment le médecin de médecine légale. Certaines ecchymoses sont évocatrices d’emblée (marques des doigts ou d’une main).
Les hématomes accidentels chez l’enfant qui tombe de son vélo par exemple, sont situées habituellement sous le genou. t suspectes alors que la brûlure accidentelle est le plus souvent secondaire à des éclaboussures ou des projections.Chez un enfant avant l’âge de la marche les hématomes post traumatiques sont inhabituels. Morsures humaines. Certaines brûlures laissent la marque de l’agent vulnérant (fer à repasser, cigarettes). Les brûlures par immersion en « bas » ou en « gants » au niveau des membres sont suspectes alors que la brûlure accidentelle est le plus souvent secondaire à des éclaboussures ou des projections.

- Os : les fractures d’âges différents et ayant consolidées spontanément signent un syndrome radiologique de Silvermann. Les fractures métaphysaires des os longs avant l’âge de la marche sont évocatrices. Les fractures de côtes postérieures et souvent en bois vert sont de diagnostic difficile et doivent être recherchées. Les fractures anciennes ont pour seul témoin une simple apposition périostée. Elles doivent être recherchées sur une radiographie complète du squelette en limitant toutefois les irradiations par la multiplication inutile des clichés. Toujours évoquer l’ostéogénèse imparfaite bien qu’exceptionnelle

- Crâne : fractures complexes, multiples, bilatérales, voire embarrure
- Rétiniennes : l’examen ophtalmologique (FO) est indispensable à la recherche d’hémorragies rétiniennes
- Viscères : rares sauf dans le cas de sévices sexuels (rougeurs, déchirures périnéales, hymen perforé, anus et/ou rectum déchiré), dans les affaires «criminelles », ou les syndromes de Münchhausen par procuration.
- Le nanisme psycho-social est rare actuellement ; le poids est atteint dans les situations de carences, négligences graves, et maltraitance multiple chronique (il est normal près de quatre fois sur cinq).
- Comportement : voir ci-dessus.


4) Les formes cliniques
Les lésions superficielles sont fréquentes, osseuses rares, viscérales exceptionnelles.
Les lésions traumatiques des parties molles et en particulier les ecchymoses doivent attirer l’attention sur une possible maltraitance.
S’il y a un doute de maltraitance chez un enfant de moins de 3 ans, un examen complet y compris radiologique (« corps entier ») doit être réalisé pour ne pas laisser passer des fractures en bois vert qui passent facilement inaperçues comme des localisations costales, mais aussi pour repérer des fractures multiples et/ou anciennes déjà consolidées (Syndrome radiologique de Silvermann).

Les traumatismes cranio-encéphaliques
Les sévices représentent la principale étiologie des traumatismes crâniens graves de l’enfant de moins de 2 ans. Plus de la moitié de ces enfants victimes de sévices conserveront un retard d’acquisition. Enfin, ces traumatismes crâniens non-accidentels du nourrisson représentent la première cause de mort de l’enfant de moins de deux ans. La particulière gravité des traumatismes cervico-céphaliques survenant à cet âge s’explique par la croissance et la maturation à la fois de l’encéphale, du crâne mais aussi du rachis cervical de ces nourrissons.


La spécificité de l’extrémité cervico-céphalique du nourrisson doit inciter le praticien à discuter les mécanismes lésionnels possibles sans tenter de comparer les lésions rencontrées à celles habituellement constatées chez l’adulte.
Les lésions cérébrales les plus fréquemment rencontrées chez le nourrisson en cas de sévices sont les hématomes sous-duraux aigus. Ils sont classiquement décrits bilatéraux et inter-hémisphériques, mais ceci ne peut suffire à préjuger de leur origine. Leur survenue est la conséquence habituelle de la rupture d’une veine corticale cheminant « en pont » et allant rejoindre un sinus veineux. Cette rupture peut survenir lors d’un mécanisme d’ébranlement violent de l’encéphale à l’origine d’un mouvement relatif d’amplitude important entre le cerveau et la boîte crânienne. Le mécanisme lésionnel peut alors être un secouement violent (que ce dernier se fasse à bout de bras ou avec un impact contre un plan d’arrêt comme un matelas ou un mur), mais également une gifle ou un coup porté au niveau de l’extrémité céphalique. Si le « syndrome des enfants secoués » est une réalité, il ne constitue pas le seul mécanisme possible, à l’origine des lésions traumatiques de l’extrémité cervico-céphalique de l’enfant et notamment des hématomes sous-duraux. Il est donc important d’utiliser l’ensemble des examens cliniques et complémentaires à notre disposition pour étayer notre discussion médico-légale concernant les mécanismes lésionnels à l’origine des traumatismes crâniens du nourrisson.
Doivent être réalisés : NFS-plaquettes, une étude de la coagulation, une TDM ou une IRM cérébrale, des radiographies du squelette, un examen ophtalmologique (FO), et bien entendu un examen clinique complet ainsi qu’anamnèse rigoureuse, et une enquête sociale.

Le cas très particulier du syndrome de Münchhausen par procuration.
Le terme de syndrome de Münchhausen a été décrit par Asher en 1951 (Lancet, 1 : 339-341), et le syndrome de M. par procuration en 1977 par Meadow (The interland of child abuse : Lancet 2 : 343-345).
La définition comporte (voir la revue de la littérature faite par Donna Rosenburg en 1987 dans la revue Child Abuse Neg, 11 : 547-563) les signes suivant :

- 1) maladie chez un enfant simulée et/ou induite par une personne qui est in loco parentis,
- 2) présentation d’un enfant pour diagnostic à confirmer ou à constater, et soin, de manière persistante et souvent résultant en de multiples procédures médicales ou chirurgicales,
- 3) L’auteur va dénier avec constance d’être à l’origine du mal présenté,
- 4) disparition des symptômes et signes lorsque l’enfant est séparé de la personne maltraitante
- Le nomadisme médical.
Les spécialités consultées : chirurgie, gastro-entérologie, neurologie, pneumologie, ORL, génétique, métabolisme, cardiologie, maladies infectieuses, psychiatrie, hématologie, ophtalmologie, allergologie, endocrinologie, orthopédie, urologie, rhumatologie, dermatologie, anesthésiologie, pharmacologie, immunologie !
Les signes cliniques les plus fréquemment retrouvés dans la littérature sont : saignements 44%, malaises 42%, dépression du SNC 19%, apnée 15%, diarrhée 11%, vomissements 10%.
9 % des enfants meurent d’empoisonnement ou d’étouffement.
Le but recherché par la personne maltraitante n’est pas la mort de l’enfant. Il est le plus souvent lié à elle : désir de reconnaissance, d’attention.

Les sévices sexuels (inceste, pédophilie, abus sexuels)


Tout acte visant à l'exploitation sexuelle d’un enfant, accompagné ou non de violence physique ou de séduction : simples attouchements, viols, incestes ou pédophilie, appels téléphoniques obscènes, outrage à la pudeur, voyeurisme, participation à des films pornographiques, incitations à la prostitution infantile.
Les signes évocateurs
- Discours de l'enfant ; lésions spécifiques des zones génitales ou périnéales, infections génito-urinaires ou encore découverte d'une maladie sexuellement transmissible ;
- Signes plus indirects : apparition de manifestations dépressives, troubles du sommeil, troubles alimentaires ou sphinctériens, baisse de l'efficience scolaire.


- Chez une adolescente, survenue inopinée de douleurs abdominales (penser à une grossesse), de céphalées mais aussi de troubles comportementaux (fugues, délinquance, toxicomanie, tentatives de suicide).
L’abuseur sexuel
Trois fois sur quatre, il s’agit d’un membre de la famille ou d’un proche. L'inceste concerne majoritairement les filles : inceste père/fille dans 75% ou frère/soeur dans 18 %des cas. Il concerne le groupe d'âge des 11-15 ans dans51 % des cas, les 6-10 ans dans 45 % des cas. Parfois isolé, il dure en général plusieurs années.

Les actes de pédophilie se passent en général en dehors de la famille et dans un contexte de séduction. Les auteurs ont souvent un rôle d’éducateur au sens large du terme pour l’enfant. La pédophilie peut s’accompagner de violence immédiate (rare) ou secondaire (peur de la dénonciation) : séquestration, meurtre de l’enfant.


.La révélation de l'abus sexuel

La révélation est en général tardive, lorsque l'adolescent(e) prend conscience de « l'anormalité » de la situation et d’avoir été longtemps « prisonnièr(e) » de la séduction et des menaces du père (plus rarement de la mère) ou de l’abuseur
.
Les conséquences psychologiques de la révélation sont imprévisibles : double traumatisme dû à l'inceste, à une relation sexuelle « anormale » d'une part et à sa révélation d’autre part (déploiement de l'appareil judiciaire contre le père ou les deux parents, ou la personne maltraitante connue) ; réactions familiales extrêmes avec désaveu ; ruptures et grands sentiments de culpabilité chez ces enfants-adolescents victimes.
Attention aux « fausses allégations » (involontaires) possibles d’un enfant pris dans des fantasmes d’excitation sexuelle (conflit psychiques de développement) et/ou dans des conflits parentaux (divorces difficiles et garde des enfants, médiatisations des risques d’inceste, d’attouchement sexuel). Un enfant peut ne pas dire la vérité ! Mais il est impératif à ce moment de comprendre ce qu’il dit, en réalité, derrière ces allégations.

L’examen clinique
L’examen clinique ne doit pas constituer un nouveau traumatisme pour l’enfant. L’examen génito-anal doit être réalisé avec l’accord de l’enfant qui doit avoir compris son intérêt.
Dans des cas exceptionnels (saignement anal ou vaginal en cours…), l’examen peut être réalisé au bloc opératoire sous anesthésie. Ce recours à l’anesthésie doit donc rester exceptionnel. L’examen s’attachera à rechercher des lésions au niveau des organes génitaux externes et de la région anale (coups d’ongle, plaies, fissures…) évoquant des attouchements ou des pénétrations digitales, péniennes ou à l’aide d’objets. L’examen gynécologique pourra être réalisé en fonction de l’âge sur une table d’examen ou sur une table gynécologique. Cet examen recherchera des lésions hyménéales (ruptures récentes ou anciennes) et permettra d’évaluer la compliance hyménéale. En effet, si la rupture hyménéale est habituelle en cas de pénétration vaginale, dans 10% des cas on pourra mettre en évidence un hymen intact, compliant permettant par exemple l’introduction d’un ou deux doigts voire du spéculum. Chez la jeune adolescente l’examen de l’hymen pourra se faire à l’aide d’une sonde à ballonnet introduite dans le vagin, gonflée délicatement, puis légèrement retirée afin de « déplisser » l’hymen.

Dans les cas ou des faits récents seraient allégués il conviendra de réaliser différents prélèvements sur écouvillon au niveau vulvaire, vaginal et éventuellement anal ou buccal. Un avis pédopsychiatrique ainsi qu’un avis sur un traitement préventif anti-VIH pourra être demandé. Enfin, les principales sérologies devront être demandées (HIV,Hépatite C et B, Syphillis) ainsi qu’un dosage des beta-HCG.


Le problème des pathologies fonctionnelles induites

Encoprésie, syndrome de HINMAN-ALLEN (vessie neurologique non neurologique et non neurogène) :
6% des syndromes de Hinman seraient d’origine maltraitante. Même si on ne retrouve pas d’attouchement ou d’abus sexuel, il y a souvent des caractéristiques de dysfonctionnement familial : intolérance, trop de rigueur, domination, sévérité excessive, divorces, abus d’alcool.


A PROPOS DU PHENOMENE DE MALTRAITANCE


1) Une conjugaison de facteurs de risques

- Un enfant à risque ou un enfant cible : statut particulier dans la famille, enfant « précieux », circonstances liées à la grossesse ou à la naissance, séparation précoce, répétée, handicap, anomalie génétique, maladie chronique, troubles du comportement éprouvant (pleurs répétés, troubles alimentaires, sphinctériens, du sommeil ou instabilité psychomotrice), parents intolérants ; enfant investi d'une attente excessive (problème spécifique de notre société actuelle ?)
- Parents ou adultes à risques : fatigue, isolement, rupture, état psychique perturbé (dépression chronique et déficit intellectuel), conduites alcooliques ou toxicomaniaques (génératrices de violences conjugales et familiales), troubles caractériels, immaturité affective (mère/adolescente isolée), perversion (rare).
Les parents sont souvent sans caractéristique psychopathologique. L'enfant incarne souvent les multiples échecs et les attentes déçues de ses parents qui ont une mauvaise image d'eux-mêmes (passé d'enfant maltraité, carencé, placé).

La responsabilité des deux parents est souvent engagée, celle du parent maltraitant par ses actes et celle de l'autre parent, par son désintérêt, son silence ou ses provocations. Les deux parents sont d'ailleurs considérés le plus souvent comme légalement et donc pénalement co-responsables

- Une famille à risques : tous les milieux sont concernés mais les sévices sont mieux repérés dans les familles "dites à problèmes" (milieu social et milieu socio-économique défavorisés, carences affectives, grande promiscuité, notions d'alcoolisme).

- Une période particulière de grande vulnérabilité : deuil, rupture affective, maladie, chômage, dépression postnatale peuvent être favorisant.

Une multiplicité d’intervenants: Cette multiplicité expose l'enfant à des rencontres de hasard (gardiens, travailleurs sociaux et éducateurs de centres culturels, de colonies de vacances, enseignants même).


2) L’interaction maltraitante
Elle rend compte de l'un des aspects essentiels de la maltraitance : la répétition possible, mais non obligatoire, entre générations,.
Par son comportement ou sa spécificité, l’enfant peut « provoquer » involontairement le passage à l’acte de l’adulte maltraitant. Ce point doit être différentié absolument de la notion de responsabilité.
L’enfant maltraité peut se structurer psychologiquement dans une relation d’agresseur/agressé, et avoir tendance à inverser ces rôles lorsqu’il grandit. La maltraitance répétée a toujours sur lui des effets dévastateurs sur le plan affectif.

L’HÔPITAL A UN RÔLE CHARNIÈRE : RÔLE «D’INDICATEUR SOCIAL »MAIS AUSSI DE PREVENTION ET DE PROTECTION DE L’ENFANCE

L’hôpital, grâce aux cellules d’accueil suite à une circulaire du 16 juin 1992, reste un lieu privilégié de dépistage précoce des situations à haut risque de maltraitance, d’évaluation, et d’épidémiologie.
L’hôpital, lieu de soins et de traitements. La règle des trois « P » :

La cellule d’accueil permet une approche multidisciplinaire avec mise en commun de compétences diverses. Le groupe est plus efficace et «anonyme » donc confortable. Le groupe de «référence » sera entendu et le signalement aura des suites « ad hoc ».

- Faire un signalement immédiat afin que l’autorité soit retirée aux parents en cas d’affaire à l’évidence criminelle (rare).
Il faut annoncer aux parents le diagnostic. L’information auprès des parents doit être précoce et objective en exposant les doutes posés par l’analyse du dossier, mais en tenant compte également de la procédure pénale éventuelle (qui s’appuiera sur la recherche de preuves).


Deux types de signalements sont alors possibles : le signalement administratif et le signalement judiciaire.

Le signalement administratif se fera auprès du Conseil Général. Une action sociale préventive s’exercera alors auprès des familles avec l’accord des personnes détenant l’autorité parentale. Mais lorsque la sécurité, la moralité ou la santé d’un enfant sont en dangers ou si ses conditions d’éducation sont gravement compromises, un signalement judiciaire au Procureur de la République est nécessaire. En effet, la mise en route d’une action répressive et protectrice de l’enfant sera alors très rapide. En cas d’urgence (enfant soustrait au milieu hospitalier par exemple) le signalement judiciaire peut également se faire par téléphone afin de permettre à la force publique d’agir immédiatement, tout en prenant soin de confirmer cet appel par un signalement écrit.
dont ils savent qu'elles détiennent une arme ou qu'elles ont manifesté leur intention d'en acquérir une.

LE DEVENIR DE L'ENFANT MALTRAITE

1) La maltraitance physique
A court terme : risque de récidive de la part de la personne maltraitante, risque létal d'autant plus grand que l'enfant est plus jeune, risques de séquelles physiques des traumatismes.
A moyen et à long terme : retentissement psycho-affectif sur le développement de l'enfant avec i) la construction d'une image dévalorisée de soi ; ii) le maintien d'un sentiment de culpabilité à long terme ; iii) l’installation possible d'une relation de type sadomasochiste, risquant de perdurer avec les paires puis avec les enfants ; et enfin
iiii) des difficultés scolaires avec les conséquences psycho-sociales qu'un tel échec peut avoir à long terme.

2) La maltraitance sexuelle
A court terme, des troubles de la série dépressive s’installent (échecs scolaires, tentatives de suicide, comportement délinquant...) si aucune aide n'est apportée à l'enfant abusé.
A moyen et à long terme, vie sexuelle souvent perturbée. Une grossesse ou la naissance d'un enfant sera souvent l'occasion d'une réactualisation de l'expérience traumatique par un effet "d'après coup".
L'approche thérapeutique est trop souvent minimisée par rapport aux mesures judiciaires : pénales pour l'abuseur, protection sous l'autorité du juge pour les enfants. Des consultations psychiatriques et suivis psychothérapiques sont judicieuses pour évaluer le traumatisme psychique de l’enfant, l’aider à

Rétablir les différences générationnelles, à intérioriser l’interdit de l’inceste, et à revenir à un mode de communication verbale souvent défaillant. Au moment de l'adolescence et de l'âge adulte, il est souvent important pour l'équilibre psychique de la personne ayant été abusée sexuellement dans son enfance de voir reconnaître la culpabilité de l'abuseur pour lever son propre sentiment de culpabilité. (attention à la notion de prescriptibilité).




Résumé de l’article de :

L’ENFANT MALTRAITE : ASPECTS CLINIQUES, PSYCHOLOGIQUES ET MEDICO-LEGAUX (Item 37)
Pr. François BECMEUR1, Pr. Anne DANION-GRILLIAT2, Pr Jean MESSER3,
Pr Bertrand LUDES4, Dr. Jean-Sébastien RAUL5

Pour en savoir plus : http://udsmed.u-strasbg.fr/emed/cours ... ttus.pdf?cidReq=MODULE03B



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02/03/2018 : Pourquoi est-il si difficile de savoir combien d’enfants meurent sous les coups de leurs parents?
JUSTICE Entre idées reçues et manque de données objectives, les autorités ont bien du mal à chiffrer le phénomène de la maltraitance infantile…
• C’est la journée de lutte contre les violences faites aux enfants.
• Un colloque est organisé au ministère des Solidarités.
• La question des statistiques de la maltraitance doit être débattue.


Tony, Fiona, Yanis… Trois prénoms qui évoquent immédiatement la triste réalité de la maltraitance infantile. Et pourtant, impossible de savoir précisément ce qu’elle recouvre aujourd’hui en France. Ce vendredi, la question des statistiques sur le nombre d’enfants morts de violences devrait être débattue lors d’un colloque, au ministère des Solidarités, à l’occasion de la journée nationale de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux enfants.

S’il est acquis dans l’opinion publique qu’une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon ou ex-conjoint, aucune statistique similaire n’existe au sujet des enfants. Régulièrement les médias évoquent le fait que « un à deux enfants meurent chaque jour sous les coups de leurs parents ». Mais ce chiffre n’est pas exact. En réalité, il correspond à une extrapolation réalisée par la chercheuse Anne Tursz, dans les années 2000, et reprise depuis en boucle par différentes associations.

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Posté Commentaire en débat
annick
Posté le: 09/12/2016 09:57  Mis à jour: 09/12/2016 12:16
Débutant
Inscrit le: 16/04/2014
De: france
Commentaires: 5
 Reponsablité des juges
Bonjour Madame Dubuisson
Les juges ont aussi leur part de responsabilité dans leur décision .

je côtoie des familles d'accueil qui déplorent que des enfants qui leur sont confiés ( donc qui retrouvent des repères de vie normale d'enfants ) soient , au bout de quelques temps rendus aux parents ,sous prétexte que ceux-ci apparaissent plus " calmes " .

Bien sûr , ces adultes ne sont plus excédés , importunés par la présence de leur progéniture , ils peuvent donc tranquillement s'adonner à leurs occupations personnelles : soirées , télévision , jeux vidéos etc...etc...

Mais qu'en est-il quand les enfants reviennent et qu'il faut s'en occuper au quotidien ???

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Bonjour Madame,
Vous exprimez une réalité, certains parents sont incurables , lorsque les enfants leurs sont rendus , la maltraitance physique ou psychologique reprend très vite le dessus : nombreux sont à nouveau placés dans des familles d’accueil ( quand ces cas sont détectés à temps), une autre famille d'accueil ou un centre, l’enfant est de plus en plus traumatisé, ce qui détruit un peu plus les enfants qui commencent à fuguer etc..

D’autre part, certains enfants placés ont l’impression d’être punis , enfermés, alors qu’ils n’ont rien fait , ils essaient de fuir pour être ENFIN LIBRE mais se mettent en GRAND DANGER en fuguant !

Les juges ont , en effet , une part de responsabilité: à mon avis, il suivent les rapports établis par des psychologues et assistants sociaux qui peinent à détecter le VRAI du FAUX des parents qu’ils visitent : ces derniers savent « jouer au repenti, il est facile pour ces familles de faire semblant durant leurs visites chez les spécialistes, vu que ces visites durent peu de temps et qu'à ce moment , ils n'ont pas leurs enfants ... » …

Nous sommes en présence d’un problème très grave dont les enfants sont les victimes innocentes.

Idem pour les pédophiles relâchés sous castration chimique qui ne sert à rien, vu que c’est un trouble psychologique( c’est dans la tête que ça se passe) , un pédophile relâché RECOMMENCE TOUJOURS !
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 01/12/2016 16:57  Mis à jour: 01/12/2016 17:12
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 Re : L’ENFANT MALTRAITE :L'appel au civisme du procureur de la République Matthieu Bourrette…
Tony aurait-il pu être sauvé ? C'est la conviction du procureur de la République Matthieu Bourrette, qui évoque des « carences manifestes ». « Si les services de police avaient été alertés par le voisinage, cet enfant aurait pu passer la Noël 2016 », insiste-t-il, rappelant que, si le garçonnet subissait des mauvais traitements depuis six semaines, les blessures mortelles lui ont été infligées « dans les quarante-huit heures précédant son décès ». « Plusieurs voisins semblent avoir eu connaissance de ces maltraitances.

Malheureusement, lorsque la police est venue, ce n'était que pour des questions de tapage, personne ne leur a signalé qu'un enfant était battu. En intervenant ne serait-ce que le mardi ou le mercredi, il aurait pu vivre », déplore le magistrat.


Un regret partagé par Anthony Alves, le père de Tony, qui dit aujourd'hui sa « rage » contre son ex-compagne et le bourreau présumé de son fils, mais aussi contre ce silence coupable des voisins qui étaient « au courant de tout ». « Il faut que les gens se bougent, parce qu'ils n'aimeraient pas que ça leur arrive. Il ne faut pas qu'ils aient peur des représailles, parce que, sinon, on n'y arrivera pas », a-t-il répété sur BFMTV.

« Aller au-delà de la peur et alerter »


S'ils regrettent aujourd'hui une forme de passivité, certains habitants de l'immeuble assurent en tout cas avoir alerté — oralement — l'agence de quartier du bailleur, qui aurait promis une « enquête interne ». Des faits que réfute Stanislas Joddé Duval, directeur général délégué de Plurial Novillia. « Les collaborateurs de l'agence n'ont pas eu connaissance de faits de maltraitance. Un seul courrier, datant du 7 novembre dernier, nous est parvenu. Cet habitant y évoque uniquement des « disputes » et des « grossièretés ». « Une lettre type avait été envoyée à la locataire pour lui rappeler les règles de vie en société », détaille-t-il.

Au-delà de ce drame, Matthieu Bourrette incite à une prise de conscience globale. « Ayons du civisme, il faut aller au-delà de la peur et alerter », martèle-t-il, rappelant l'existence du 119 ( en FRANCE). Ce numéro national, gratuit et anonyme, ouvert 24 heures sur 24, a été mis en place pour faire part de soupçons en toute discrétion. Les témoignages sont transmis aux services sociaux pour vérification voire, en cas de danger imminent, communiqués au procureur.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 30/11/2016 17:58  Mis à jour: 30/11/2016 17:58
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 Re : L’ENFANT MALTRAITE : une association réclame un durcissement de la peine de non-assistance à personne en danger !
L'association "Innocence en danger" réagit ainsi à la mort de Tony, 3 ans, battu par son beau-père. L'avocate, qui a représenté l'association au procès de l'affaire Fiona, a insisté sur le fait qu'il faudrait durcir la peine de non-assistance en danger.

Marie Grimaud, avocate de l'association "Innocence en danger", était sur le plateau de BFMTV pour évoquer l'affaire Tony. Le petit garçon de trois ans est mort il y a quatre jours sous les coups du compagnon de sa mère. L'avocate, qui a représenté l'association au procès de l'affaire Fiona, a insisté sur le fait qu'il faudrait durcir la peine de non-assistance en danger, dont le plafond est fixé à cinq ans de réclusion, lorsqu'elle implique un enfant et son parent.

Que peut-on faire contre la non-assistance à personne en danger?


"Le silence c'est ce qui tue les enfants. Dans chacune des affaires que j'ai pu traiter, on a un problème de silence. C'est une obligation légale que de dire lorsqu'un enfant se fait violenter et qu'on en a connaissance. Je pense qu'il va falloir qu'un jour les parquets se décident à poursuivre toutes les personnes qui ont pu avoir connaissance de ces violences et qui ne sont jamais intervenues. La notion de peur des représailles ne tient pas lorsqu'un enfant est sous les coups de ces adultes-là. Je pense que les mentalités doivent changer.

Pour alerter, il y a des lignes directes comme le 119, une grande campagne de prévention a été faite sur cette ligne-là. Après, il faut appeler le commissariat local, alerter d'autres voisins. Dans un immeuble où il y a à peu près une centaine d'habitants on ne peut pas rétorquer qu'on a eu peur d'y aller. Il est possible d'y aller à plusieurs, il faut appeler la police, le SAMU, les pompiers, le 119. Je pense qu'il y a suffisamment d'outils pour dénoncer de telles violences".

Comment rassurer les gens qui ont peur de représailles? Peut-on faire des témoignages anonymes?

"Les témoignages anonymes se font sous certaines conditions de procédures et je dirais que ce n'est pas le premier atout pour se sentir protégé. Il faut que les gens n'aient pas peur des représailles. C'est rare qu'un individu s'en prenne à un autre adulte. Encore une fois adulte contre adulte la force peut être là et surtout si on est plusieurs. Il faut davantage avoir peur des représailles de la justice parce que la non dénonciation et la non-assistance à personne en danger c'est une infraction pénale pour laquelle vous encourez cinq ans de détention et ça je pense que c'est une peur qui doit davantage s'ancrer dans les esprits".

L'arsenal juridique est-il suffisant pour lutter contre la non-assistance à personne en danger, quand elle implique un enfant et son parent?

"Souvent on nous fait état d'emprises dans un couple qui empêchent de protéger son enfant. C'est là où il est nécessaire de creuser. La non-assistance à personne en danger est problématique. Il me semble que le législateur doit aller beaucoup plus loin. On doit incriminer lourdement cette infraction, on n'encoure que cinq ans, ça devrait passer au criminel dès lors qu'un enfant meurt au bout et dès lors que la personne qui n'a pas aidé était un parent. Donc, il va falloir qu'on évolue sur l'arsenal législatif pour que les gens aient réellement conscience de ce qu'ils encourent en ne portant pas assistance à un enfant. On a une limite sur cette infraction, il va falloir qu'on la dépasse".

Astrid Landon http://www.bfmtv.com/
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annick
Posté le: 30/11/2016 09:09  Mis à jour: 30/11/2016 10:49
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 Novembre 2016 TONY bambin martyrisé
Bonjour madame Dubuisson
REIMS un bambin de 3 ans TONY martyrisé depuis plus d'un mois et mort sous les coups (cf éditions du quotidien l'UNION ) et intervention du Procureur de Reims qui énumère les tortures affligées à ce petit être (FR3 Reims ) cause de la mort : organes internes éclatés !)
TROP d'affaires semblables qui se répètent
Cordialement

*****************
Merci madame : encore des parents détraqués qui torturent des petits bouts innocents ...
J'ai fait mon possible pour publier un article.
Merci à vous de le compléter si vous avez d'autres infos
Cordialement, voici le lien à faire circuler
http://www.sos-enfants.org/modules/news/article.php?storyid=1312

Colette
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 29/11/2016 14:50  Mis à jour: 29/11/2016 14:50
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 Re : Les pouponnières sociales, un espoir pour les enfants maltraités. ( Vidéo)
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/07/2016 14:09  Mis à jour: 05/07/2016 14:09
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 Re : L’ENFANT MALTRAITE :Maltraitance infantile: de plus en plus de cas!La violence sexuelle est d’ailleurs le diagnostic qui est le plus souvent posé…( VIDEO)
BELGIQUE : Selon les derniers chiffres de SOS Enfant, de plus en plus de cas de maltraitance infantile leur sont rapportés. On passe de 5.619 en 2014 à 5.972 en 2015 ! La violence sexuelle est d’ailleurs le diagnostic qui est le plus souvent posé…

C’est un constat qui fait froid dans le dos : de plus en plus de cas de maltraitance infantile sont signalés auprès des équipes de SOS Enfant. 5.972 en 2015 pour être précis. Alors que ce même chiffre s’élevait à 5.619 un an plus tôt.

« Il ne faut toutefois pas confondre signalements et situations de maltraitance », nous explique Guillaume Goffin, de la cellule communication de l’ONE (Office de la naissance et de l’enfance). « Toutes les demandes formulées aux équipes n’aboutissent pas forcément à l’ouverture d’un dossier et certaines peuvent parfois concerner un même enfant ! ».



Sur les 5.972 signalements, 3.436 diagnostics ont déjà pu être posés. « 195 ont abouti à un constat de non-maltraitance », est-il développé dans le rapport que nous nous sommes procuré en exclusivité. « 2.043 ont réellement subi de la maltraitance dont 1.944 ont dû être pris en charge pas les équipes de SOS Enfant. Alors que 1.005 situations ont été considérées à risque de maltraitance. C’est-à-dire des situations où aucune violence n’a été constatée mais où le contexte dans lequel les enfants vivent est préoccupant ».

Autre constat inquiétant : de plus en plus de fratries doivent être prises en charge alors qu’auparavant, la maltraitance ne concernait, généralement, qu’un seul membre de la famille.


http://www.sudinfo.be
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 01/07/2016 12:44  Mis à jour: 01/07/2016 12:44
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 Re :Maltraitance infantile: comment mieux la détecter et la diagnostiquer?
On dispose de trop peu de chiffres concernant l’ampleur de la maltraitance infantile en Belgique. Les statistiques des parquets correctionnels, de la jeunesse et de la police utilisent des termes différents pour qualifier les faits, ce qui augmente la difficulté de cerner l’ampleur du phénomène. Le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) recommande d’ailleurs d’investir dans la centralisation et l’uniformisation des données chiffrées des différents services.

On sait cependant qu’en 2014, environ 13 000 cas de maltraitance infantile ont été signalés en Belgique (7311 cas auprès des centres de confiance flamands pour la maltraitance d’enfants, 5619 cas auprès des équipes SOS enfants, du côté francophone et 13 en Communauté germanophone). Selon le KCE, de trop nombreux abus – violence physique, sexuelle, psychologique- passent encore au travers des mailles du filet.

Un témoignage qui nous est parvenu illustre parfaitement la situation.

C’est l’histoire d’une petite fille de cinq ans, abusée depuis deux ans déjà quand sa maman s’en rend compte. "Elle ne voulait plus aller chez son père et s’arrachait des mèches de cheveux. Elle s’arrachait les cheveux depuis deux ans, mais c’était devenu très aigu, elle revenait vraiment avec des longueurs en moins". Elle se rend donc avec sa fille chez une pédopsychiatre. "Et suite à cela, elle m’a parlé, elle s’est confiée et j’ai enregistré ce qu’elle me disait". Les mots sont clairs : la petite fille a subi des sévices sexuels, répétés. "Elle s’est plainte de douleurs aux fesses et je suis partie aux urgences. Le médecin m’a regardé droit dans les yeux et m’a confirmé l’abus, il m’a dit que cela ne faisait aucun doute.

Mais quand le policier a voulu inscrit dans son carnet 'viol sur mineurs', il s’est rétracté en arguant qu’il ne pouvait accuser quelqu’un sans preuves scientifiques". Le médecin programmera finalement un examen médical le lendemain, à 14 heures, mais les heures passant, les traces se sont envolées. "Cette région-là du corps cicatrise assez vite, m’a-t-on expliqué. Et comme le rapport médical n’atteste pas de l’examen visuel opéré par le médecin la veille, le tribunal a estimé ne pas avoir assez d’éléments pour déclarer que ma fille était maltraitée. Je n'ai rien pour protéger ma fille".

Des médecins plus proactifs ?

Dans son rapport, le KCE souligne que seuls deux à trois pourcent des cas de maltraitance rapportés auprès des structures d’aide à la jeunesse, sont relayés par des médecins généralistes. Il n’existe en Belgique aucune obligation de signaler de telles situations. "Les prestataires de soins doivent donc évaluer par eux-mêmes s’ils font face à une suspicion de maltraitance. L’utilisation obligatoire de protocoles d’action adaptés aux différents intervenants, hôpitaux, institutions concernés pourrait les aider à réagir de la manière la plus adéquate".

Pour le KCE, les médecins et les autres prestataires de soins comme les pédopsychiatres ou les urgentistes pourraient jouer un rôle important dans la détection précoce et dans le diagnostic de maltraitance. Comme cela demande une certaine expertise, le KCE préconise qu’on engage davantage de médecins légistes pour les aider à différencier une lésion normale d’un symptôme de maltraitance.


La détection précoce, oui… mais gare à confier le diagnostic à des gens non-compétents, nous précise une psychologue spécialisée dans la maltraitance d’enfants. "Il est très difficile d’obtenir des preuves qu’un enfant est maltraité. Souvent les enfants manquent de mots pour décrire ce qui leur arrive".

C’est pourquoi le KCE recommande de former les prestataires de soins et le personnel des crèches, des écoles, à la détection des risques.

Il faudrait également renforcer les services spécialisés dans la maltraitance infantile tels que SOS Enfants.


http://www.rtbf.be/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/05/2016 12:45  Mis à jour: 07/05/2016 12:45
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 Re :Invisible et particulièrement pernicieuse, la maltraitance psychologique touche un nombre inquantifiable d'enfants.
Par REUTERS/Mario Anzuoni

La maltraitance psychologique est un fléau invisible qui détruit au quotidien des milliers d'enfants.
Des années après les faits, la contributrice, Sandra, âgée de 35 ans, témoigne :


"Toutes les familles heureuses se ressemblent, mais les familles malheureuses le sont chacune à leur manière." Cet incipit d'Anna Karéninea longtemps fait écho à mon enfance douloureuse, dont je ne garde presque aucun souvenir heureux.

D'aussi loin que remonte ma mémoire, mes relations avec ma mère sont empreintes de violence verbale et physique. Quand j'avais trois ans et que je mouillais mon lit, elle me faisait prendre des douches glacées pour me punir. Quand j'avais quatre ans et que j'échouais à reconnaître les lettres de l'alphabet, elle me donnait des coups de poing. Dès l'âge de cinq ans, coups de ceinturon et de martinet ont émaillé mon quotidien, assortis de paroles d'une violence inouïe.

Cours de violon et séjours à la cave

Violon, tennis, danse classique, équitation, solfège, cours particuliers d'anglais et de chinois, scolarisation dans les meilleurs établissements privés de Paris: dès l'enfance, mes cinq frères et soeurs et moi étions préparés à devenir de parfaits petits singes savants pour mieux briller en société. La pression qui entourait ces activités extra-scolaires -qui nous faisaient achever nos journées à 21 heures tous les soirs- était terrible.

Ma mère avait deux visages: celui qu'elle montrait en société, et celui qu'elle tournait vers nous, en privé. Lorsqu'il y avait des invités à la maison, elle se montrait aimante, douce, tendre, en un mot, parfaite. Dès que nous étions seuls, en revanche, nous en étions quittes pour un déferlement de violence verbale et physique.

Tout était bon pour déclencher ce que nous appelions une "raclée": une note en dessous de la fatidique barre des 15 à l'école, des emballages de bonbons retrouvés dans les poches de nos manteaux, une gamme mal exécutée au violon. C'était alors des cris, des insultes, des coups. Les garçons étaient des "salauds", les filles des "petites putes". La punition ultime était de nous enfermer à la cave pendant des heures, sans lumière et sans nourriture, afin- très paradoxalement!- de nous "remettre les idées au clair".

L'obsession de la virginité

L'obsession de ma mère était de détruire tout ce que nous faisions. Ma soeur, douée pour le dessin, voyait ses carnets déchirés ou jetés au feu à la moindre incartade. Quant à moi, je noircissais des journaux intimes où j'écrivais dans le style pataud cher aux collégiens mes mésaventures familiales et sentimentales. Ma mère prenait un malin plaisir à subtiliser ces carnets, à en photocopier les passages les plus intimes et à les lire aux repas de famille en se moquant de mes premiers émois et de mes fautes d'orthographe.

C'est à l'adolescence que la hargne de ma mère a connu son apogée. Obsédée par la virginité de ses filles, qui devaient "se préserver avant le mariage", elle a à plusieurs reprises demandé à notre médecin de famille de vérifier l'intégrité de nos hymens, ce qu'il a, heureusement, toujours refusé de faire.

Plus que les coups, c'était les mots qui nous détruisaient. Quelle que soit l'excellence de nos résultats scolaires ou les mentions obtenues à chaque examen au conservatoire, notre mère nous faisait bien comprendre que nous n'étions rien, et que nous ne valions rien. Lorsque nous avons commencé à grandir, elle nous répétait, à mes soeurs ainsi qu'à moi-même, que laides et couvertes de boutons comme nous l'étions, nous "n'avions pas grand chose pour nous" et que nous ne serions jamais aimées de personne. Lorsque j'ai embrassé mon premier petit copain, j'ai essuyé une raclée, et cette sentence terrible: "Tu ne seras jamais aimée de personne. Tu finiras pute sur les boulevards."

Ces adultes qui savaient et n'ont pas aidé


Plusieurs fois, je me suis plainte, auprès de professeurs ou de parents d'amis. Cela n'a jamais servi à rien: comment croire que des enfants issus d'une famille bourgeoise et catholique, ayant reçu la meilleure des éducations et portant l'équivalent d'un smic en vêtements puissent vivre un enfer au sein de leur propre foyer? Pire encore, certains adultes auxquels j'avais confié ma détresse n'ont rien trouvé de mieux à faire que d'en parler... à ma mère, qui leur assurait que j'étais mythomane, se faisait plaindre d'avoir une telle progéniture et m'infligeait de mémorables raclées dès que nous rentrions à la maison.

Si ma mère n'avait été qu'un monstre froid, les choses auraient été paradoxalement plus simples: j'aurais pu la haïr en bloc et en faire un contre-modèle. Mais elle était capable d'être la plus aimante, la plus tendre et la plus attentionnée des mères. Elle pouvait nous battre, et venir nous consoler en jurant qu'elle nous aimait en l'espace d'une heure. Tour à tour charmante, drôle, tendre et spirituelle et vindicative, hargneuse et violente, elle nous faisait vivre dans l'angoisse permanente du renouveau d'un accès de violence.

J'ai appris récemment que, contrairement à ce que je pensais, nombre d'amis de la famille savaient tout de ce qui se passait sous notre toit. Certains m'ont même mise en garde contre le fait que je puisse être amenée à reproduire ce que j'avais vécu avec mes futurs enfants. Je suis en colère contre ces adultes qui, par lâcheté ou par peur, n'ont rien dit et ont laissé perdurer une situation qu'ils savaient destructrice.
"J'ai décidé de m'en éloigner"

Plus de vingt ans après les faits, je n'en veux pas à ma mère. Je sais qu'elle souffre plus encore qu'elle ne nous a jamais fait souffrir, et qu'elle sera toute sa vie écartelée par les deux facettes si contradictoires de sa personnalité. Je sais aussi qu'elle nous aime, beaucoup, mais qu'elle est incapable de nous le faire savoir autrement que par la violence.

Aussi, j'ai décidé, peu à peu, de m'en éloigner. Je suis partie vivre en internat à l'âge de quinze ans et ai fait mes études dans un autre pays, pour ne plus vivre en permanence dans la peur d'une nouvelle crise. Cette liberté a eu un prix: je n'ai pas vu grandir mes frères et soeurs, dont je ne suis pas aussi proche que je le souhaiterais. Je revois ma mère de temps en temps, à l'occasion de fêtes de famille où elle joue à merveille le rôle de la mère parfaite qu'elle n'a jamais été. Je ne dis rien, je souris et espère ne jamais lui ressembler.

http://www.lexpress.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/02/2014 10:38  Mis à jour: 05/02/2014 10:38
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 La maltraitance laisserait des traces cérébrales liées à une vulnérabilité future ?
Les adolescents ayant souffert d'abus ou de violences dans l'enfance présentent des altérations au niveau de la matière blanche du cerveau, selon une étude américaine publiée dans la revue Neuropsychopharmacology du groupe Nature. Ces altérations sont non seulement liées à la maltraitance mais également au développement subséquent de troubles psychiatriques.

La matière blanche est constituée des fibres nerveuses qui ont pour fonction la transmission des informations entre différentes régions du cerveau.

Au début de l'étude, les adolescents exposés à la maltraitance présentaient des perturbations de la matière blanche dans certaines régions du cerveau telles que l’hippocampe comparativement aux participants témoins.

Hao Huang de l'Université du Texas et Uma Rao du Meharry Medical College ont comparé, au moyen de l'imagerie par résonance magnétique DTI (diffusion tensor imaging), les faisceaux de matière blanche chez 19 adolescents ayant subi de la maltraitance dans l'enfance (victimes d'abus physique et/ou sexuel ou témoins de violence domestique) durant l’enfance sans antécédents de troubles psychiatriques et de 13 adolescents n'ayant pas été maltraités et sans antécédents de troubles psychiatriques. Ils ont été suivis à intervalles de 6 mois durant 5 ans.

Un lien entre ces perturbations et le développement d'une dépression majeure ou d'une toxicomanie a également été constatée lors du suivi de 5 ans, suggérant que ces perturbationspeuvent être associées à une vulnérabilité accrue aux troubles mentaux.

Ces changements cérébraux sont attribués notamment à une perturbation des niveaux hormonaux.

Plusieurs études ont suggéré des effets biologiques persistants de la maltraitance, par exemples le vieillissement cellulaire et la modification d'un gène lié à la réponse au stress.

Une étude publiée en 2011 montrait que les personnes ayant subi des traumatismes relationnels dans l'enfance étaient plus susceptibles de développer une dépression en réaction à des stress interpersonnels plus tard dans la vie.

Source : http://www.psychomedia.qc.ca/stress
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/02/2014 10:19  Mis à jour: 05/02/2014 10:19
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 ATTENDRE LA MORT D'UN ENFANT POUR INTERVENIR ???Décès d'un petit garçon victime de maltraitances à Marseille, le père interpellé...
DÉCÈS - Les enquêteurs n'ont pas réussi à déterminer à ce stade la raison pour laquelle ce multirécidiviste s'est acharné sur son fils...

Un garçon d'environ deux ans, qui avait été transporté dans un état critique dans la nuit de jeudi à vendredi à l'hôpital de la Timone à Marseille après avoir été victime de maltraitances, est décédé mardi et son père a été interpellé, a-t-on appris auprès du parquet.

Mis en cause par son épouse, le père, né en 1985 et originaire de la cité de la Cayolle (9e arrondissement), a été interpellé mardi en fin d'après-midi dans la cité. Il a été place en garde à vue, a précisé le parquet.

Condamné pour infraction à la législation sur les stupéfiants et violence avec armes, il était «porteur d'un bracelet électronique qu'il a arraché», a indiqué à l'AFP le procureur adjoint Catherine Alexandre.

Les enquêteurs n'ont pas réussi à déterminer à ce stade la raison pour laquelle ce multirécidiviste s'est acharné sur son fils, prénommé Lenny, selon une source proche de l'enquête.
AFP
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