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André Bamberski, le père de Kalinka, "submergé par l'émotion" face au film qui retrace son combat…

Publié par Walda Colette Dubuisson le 22-02-2020 (3638 lectures) Articles du même auteur
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22/02/2020 : Le médecin allemand Dieter Krombach, condamné pour le meurtre de sa belle-fille Kalinka Bamberski en 1982, vient d'être remis en liberté pour raison médicale. : Le toulousain André Bamberski réagit à la libération du meurtrier de sa fille .
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29/03/2018 : Affaire Bamberski: Dieter Krombach débouté par la Cour européenne.
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29/10/2017 : La justice rejette la demande de libération de Krombach.
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16/03/2018 : Pas de grâce présidentielle pour Dieter Krombach.
Le médecin allemand condamné pour la mort de la fillette Kalinka Bamberski reste en prison.
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31/03/2017 : Dieter Krombach reste en prison,l'ancien médecin allemand, condamné pour la mort de l'adolescente de 14 ans, réclamait une suspension de peine. La justice a ordonné une nouvelle expertise sur son état de santé.
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30/03/2017 : Affaire Bamberski: décision attendue jeudi sur la suspension de peine de Dieter Krombach.
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13/12/2016 :Nouveau rebondissement dans l'affaire Bamberski. Le tribunal d'application des peines de Melun a accepté de "suspendre" pour raison médicale la peine de Dieter Krombach, condamné en 2012 à 15 ans de prison pour la mort de sa belle-fille Kalinka Bamberski.
le père de Kalinka dénonce la suspension de la peine du Dr Krombach sur RTL
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17/03/2016 INTERVIEW par metronews.fr - A l'occasion de la sortie au cinéma, ce mercredi 16 mars, du film "Au nom de ma fille", qui retrace la douloureuse affaire Kalinka, metronews a pu s'entretenir avec André Bamberski, incarné à l'écran par Daniel Auteuil. Ses 30 ans de combat pour faire condamner le meurtrier de sa fille, son implication dans la réalisation de ce film, ses espoirs pour la suite : l'homme, âgé de 80 ans, a accepté de répondre, non sans une certaine pudeur, à toutes nos questions.

"Au nom de ma fille" est le portrait d'un homme qui n'a jamais abandonné.


http://www.sos-enfants.org/modules/news/article.php?storyid=1182


La bande-annonce du film "Au nom de ma fille"



17/03/"Je n'ai fait que pallier les défaillances de la justice française". Cette phrase, prononcée par Daniel Auteuil dans le film Au nom de ma fille, qui sort ce mercredi 16 mars au cinéma, André Bamberski la répète à l'envi. Il faut dire qu'elle illustre avec justesse son combat long de trente ans, lui qui a dû lutter, seulement aidé de l'association "Justice pour Kalinka", pour que la justice fasse condamner le meurtrier de sa fille (voir l'encadré en bas de cet article). Allant jusqu'à lui-même organiser en 2009 l'enlèvement du docteur Krombach pour le livrer aux autorités françaises. Si le procédé lui a valu d'être condamné, en 2014 à Mulhouse, à un an de prison avec sursis, il lui a surtout permis d'obtenir la condamnation du docteur Krombach, en 2011 et 2012, à quinze ans de réclusion pour la mort de Kalinka. A l'occasion de la sortie du film, metronews a pu s'entretenir avec André Bamberski, aujourd'hui âgé de 80 ans.

Au nom de ma fille, qui sort ce mercredi en salles, est-il une retranscription précise de votre histoire, que vous avez racontée il y a six ans dans le livre "pour que justice te soit rendue"(chez Michel Lafon) ?

Je dirais que ce film est inspiré de mon histoire, plus qu'une réelle adaptation à proprement parler. Dans mon livre, il était davantage question de la bataille judiciaire que j'ai dû mener pour faire condamner le docteur Krombach.

Avez-vous été consulté pour l'élaboration du scénario ?
Oui, dès son écriture, les deux scénaristes sont entrés en contact avec nous (l'association "Justice pour Kalinka" et André Bamberski, ndlr). Nous les avons rencontrés 7 à 8 fois, ils sont venus chez moi, à Toulouse. Nous avons pu échanger, leur fournir les décisions judiciaires, les pièces à conviction... Après, ils ont écrit un premier projet qu'ils nous ont soumis. Mais des choses ne nous plaisaient pas. Nous nous en sommes expliqués, ils ont fait des modifications, et nous, de notre côté, nous avons entendu leurs contraintes liées à la réalisation d'un film. Au final, nous sommes tombés d'accord.

Qu'est-ce qui vous dérangeait, justement, dans cette première version ?
J'étais trop au centre de l'histoire. Nous avons demandé à ce que la personnalité de Kalinka soit plus mise en avant. Ils ont pris cette remarque en compte. Ce qu'ils ont gardé, en revanche, et cela je n'y étais pas favorable, c'est la très grande présence de la maman de Kalinka tout au long de l'affaire. Et ça, ça n'est pas ce que j'ai vécu (la mère de Kalinka a longtemps crû à l'innocence du docteur Krombach, jusqu'à avoir accès au dossier, en mars 2010, ndlr).
"L'émotion m'a submergé"

Vous êtes-vous rendus sur le tournage ?

Oui, en novembre 2014, l'association et moi avons passé une journée sur le tournage. Ça s'est très bien passé. J'admire Daniel Auteuil, qui s'est beaucoup investi dans mon personnage. Nous avons déjeuné ensemble et sommes vite parvenus à une entente commune. Pour moi, c'est un film très acceptable grâce au rôle qu'il y joue. On sent qu'il y a mis toute son ardeur.

Et depuis son tournage, avez-vous visionné le film ?
En août 2015, j'ai pu le visionner avant mixage. Et le 15 février 2016, je l'ai vu en avant-première à Toulouse.

Qu'est-ce que l'on ressent, de voir ainsi son histoire, douloureuse, portée à l'écran ?

Le sentiment est particulier, c'est vrai. J'ai été très pris tout au long du film, car il y a de nombreuses scènes très fortes. Et dans le dernier quart d'heure, l'émotion m'a submergé, j'ai un peu perdu pied.

Justement, quelles scènes vous ont particulièrement marquées ?
Il y a celle du coup de téléphone que m'a passé la mère de Kalinka, le 9 juillet 1982, pour m'apprendre la mort de notre fille. Et il y a également cette scène où j'arrive au cimetière alors qu'elle en sort. Nous échangeons alors un long regard, en silence.

EN SAVOIR + >> Daniel Auteuil : "Les hommes sont capables des pires atrocités"
-> http://www.metronews.fr/culture/danie ... cites/mpco!Uz7yPf0DJ3DYY/

"Il y a eu de nombreux dysfonctionnements judiciaires"

Qu'est-ce que ce film devait surtout montrer, selon vous ?

L'intérêt de ce film, c'est que les spectateurs voient tous les dysfonctionnements judiciaires qu'il y a eus dans cette affaire. Certains magistrats ont correctement rempli leurs rôles - je pense notamment aux deux procès complets et équitables qui ont permis la condamnation du docteur Krombach. Mais ils ne sont pas la majorité. Mon procès qui s'est tenu en mai 2014 à Mulhouse, pour l'enlèvement du docteur Krombach, a en particulier été bâclé. Le jugement qui en a découlé est un véritable torchon.

En voulez-vous à la justice française ?

La justice est rendue par des êtres humains et donc, à ce titre, elle est perfectible. Mais tout de même, avant 2009, il y a eu de nombreux dysfonctionnements et des bavures dans cette affaire, avec des refus d’exécuter la justice. Pendant longtemps, ce dossier n'a pas été assez pris au sérieux.

Après toutes ces années, attendez-vous encore quelque chose du docteur Krombach ? Des aveux, peut-être ?

Vous savez, mon but a été atteint en décembre 2012, quand il a enfin été définitivement condamné. Je sais qu'il ne changera pas de position.
"S'il est libéré, je laisserai faire"

Et plusieurs procédures sont toujours en cours...


Le docteur Krombach a déposé en octobre 2014 une requête devant la Cour européenne des droits de l'homme. Mais je doute que son action aboutisse. Et à Mulhouse, l'action civile continue. En juin 2014, ses avocats ont formulé une dixième expertise médicale. Sauf que plus d'un an et demi après, elle n'a toujours pas été réalisée car ses avocats font traîner la chose. Il me réclame par ailleurs des dommages et intérêts, mais j'ignore encore de quel montant il sera question. Vous voyez, le combat judiciaire n'est pas complètement terminé, mais ça n'est pas trop grave. L'essentiel pour moi, c'était qu'il soit condamné pour la mort de Kalinka.

Conformément à la loi, le docteur Krombach pourrait déposer une demande de libération conditionnelle en 2017. Allez-vous vous y opposer ?
Je vous le redis, pour moi, l'essentiel c'était qu'il soit officiellement reconnu coupable dans cette affaire. Après, je ne vais pas me battre contre des moulins à vent. S'il est libéré, je laisserai faire.

Quelle vie menez-vous depuis sa condamnation ? Que devient-on, après avoir consacré toute sa vie à un tel combat ?

Déjà vous savez, je n'ai consacré qu'un tiers de ma vie à cette affaire. Jusqu'à décembre 2012, c'est vrai que j'étais assez perturbé. Mais depuis la condamnation du docteur Krombach, je suis plus serein, même si on m'impose encore des procédures judiciaires. Et il me reste du temps pour faire des choses : je compte bien vivre jusqu'à au moins 100 ans !


L'affaire Kalinka, 30 ans de bataille judiciaire


Eté 1982 : Kalinka, 14 ans, est retrouvée morte dans dans la maison du nouveau mari de sa mère, Dieter Krombach, au bord du lac de Constance. Une enquête est ouverte mais la justice allemande décide de ne pas le poursuivre. André Bamberski, lui, est convaincu de la culpabilité de cet homme : il pense que ce dernier a drogué sa fille, avant d'abuser d'elle. Pendant des années, il remue ciel et terre pour que la justice française s'occupe de son cas, en vain. En 2009, il décide alors d'embaucher des hommes de main pour organiser son enlèvement en Allemagne et le livrer aux autorités françaises. En 2011 et 2012, il obtient gain de cause : le docteur Krombach est condamné à 15 ans de réclusion pour «violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Agé de 81 ans, il purge actuellement toujours sa peine derrière les barreaux

Propos recueillis par Flore Galaud : http://www.metronews.fr/info/au-nom-d ... news#link_time=1458119753
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Site de Monsieur André Bamberski, le père de Kalinka : CLIQUEZ ICI
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"Au nom de ma fille" est le portrait d'un homme qui n'a jamais abandonné.

La première partie du film - bien avant le drame - montre déjà le caractère exceptionnel d'André Bamberski. Alors qu'ils vivent au Maroc avec leurs deux enfants Kalinka et Pierre, les époux Bamberski voient l'arrivée d'un homme, le docteur Dieter Krombach, menacer l'équilibre familial.
De retour en France pour un nouveau départ, la famille éclate finalement car Dieter Krombach ne renonce pas à sa passion pour Dany Krombach. L'époux trompé fait immédiatement constater l'adultère. Il est froid et déterminé. C'est la séparation et le divorce.

Huit ans plus tard, Pierre et Kalinka partent en Allemagne en vacances, rejoindre leur mère désormais mariée à Dieter Krombach. Après quelques jours seulement, André Bamberski est alerté. Sa fille Kalinka alors âgée de 14 ans a été retrouvée morte dans son lit, son beau-père n'a pu la ranimer.
Après la lecture du rapport d'autopsie, les circonstances de la mort paraissent de plus en plus suspectes aux yeux d'André Bamberski, père dévasté qui n'aura de cesse de faire la lumière sur les agissements du beau-père de Kalinka.
S'ensuivent près de trente ans de combat judiciaire...

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Dieter Krombach


Le film commence par l'acte le plus incroyable d'André Bamberski durant cette longue bataille.
En 2009, en réaction à l'inertie de la justice française et allemande, le père de Kalinka fait enlever Dieter Krumbach à son domicile en Allemagne et le livre, littéralement pieds et poings liés, à la police française. Il sera d'ailleurs ultérieurement condamné pour cet acte.

Le réalisateur de "Au nom de ma fille", Vincent Garenq, est visiblement très admiratif du courage et de la ténacité d'André Bamberski. Tout le film montre l'histoire, avec les yeux, le coeur et la révolte de ce père endeuillé. Retraçant minutieusement les grandes étapes d'une incroyable affaire à rebondissements.

Fidèle à la réalité - peut-être trop -, "Au nom de ma fille" offre un rôle à la mesure du talent de Daniel Auteuil. Les seconds rôles sont moins convaincants. Tous comme les autres protagonistes de l'affaire - y compris Dieter Krombach - restent secondaires.

HISTORIQUE


**10 juillet 1982 : Kalinka Bamberski est retrouvée morte au domicile de sa mère et de son beau-père Dieter Krombach, à Lindau, au bord du lac de Constance.
**12 juillet 1982 : autopsie du corps de Kalinka.
**17 août 1982 : le parquet de Kempten a classé l’affaire.
**1985 : la justice française ordonne l'exhumation du corps de Kalinka.
**8 avril 1993 : la quatrième chambre d'accusation de la Cour d'appel de Paris dit qu'il existe des «charges suffisantes contre Dieter Krombach d'avoir volontairement donné la mort à Kalinka Bamberski» et prononce son renvoi (pour «homicide volontaire») devant la cour d'assises de Paris.
**9 mars 1995 : la cour d'assises de Paris condamne Dieter Krombach par contumace à quinze ans de réclusion criminelle pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, sans que sa peine ne soit assortie d’un mandat d’arrêt international.
**mars 1997 : Dieter Krombach est condamné en Allemagne à deux ans de prison avec sursis pour le viol d'une de ses patientes âgée de 16 ans.
**18 octobre 2009 : Dieter Krombach est enlevé et livré à la justice française.
**22 octobre 2011 : la cour d'assises de Paris condamne Dieter Krombach à quinze années de réclusion pour «violences volontaires ayant entraîné la mort sans l’'intention de la donner».
**20 décembre 2012 : en appel, Dieter Krombach est condamné par la cour d'assises de Créteil à 15 ans de prison.
**18 juin 2014 : le tribunal correctionnel de Mulhouse condamne André Bamberski à un an de prison avec sursis pour l'enlèvement de Dieter Krombach.
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Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 22/02/2020 10:36  Mis à jour: 22/02/2020 10:36
Administrateur
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 Le toulousain André Bamberski réagit à la libération du meurtrier de sa fille Kalinka.
Le médecin allemand Dieter Krombach, condamné pour le meurtre de sa belle-fille Kalinka Bamberski en 1982, vient d'être remis en liberté pour raison médicale. Le père de la victime, André Bamberski, qui vit à Toulouse, avait fait enlever le meurtrier pour le livrer à la justice française.

Le cardiologue allemand Dieter Krombach a quitté ce matin la prison de Melun, en Seine-et-Marne. Il avait été condamné en 2011 à 15 ans de réclusion criminelle pour violences volontaires aggravées ayant entraîné la mort de Kalinka Bamberski alors âgée de 14 ans. Des faits qui se sont déroulés en Allemagne en 1982. Le père de la victime, André Bamberski, qui vit dans la banlieue toulousaine, avait orchestré l'enlèvement de Dieter Krombach pour le livrer à la justice française en 2009, plus de vingt ans après l'abandon des poursuites de la justice allemande. Aujourd'hui, le toulousain estime que sa mise en liberté est "foncièrement illégale" et "infondée".

La fin d'un feuilleton judiciaire de 40 ans
L'affaire remonte à 40 ans. Le 10 juillet 1982, Kalinka Bamberski, 14 ans, était retrouvée morte en Bavière en Allemagne, au bord du lac Constance. Elle y passait ses vacances. Quatre mois après son décès, André Bamberski, le père, lit le rapport d'autopsie. Il est persuadé que Dieter Krombach l'a tuée pour cacher son crime sexuel. Le cardiologue s'était défendu lors de son procès en appel : il admet avoir administré à la jeune fille un somnifère qui aurait pu provoquer son décès. La justice allemande abandonne les poursuites contre lui. Jusqu'en 2009, année pendant laquelle l'affaire prend un nouveau tournant.

"Il aurait dû être condamné à au moins 30 ans"
Cette année-là, le médecin allemand est retrouvé ligoté et bâillonné sur un trottoir de Mulhouse dans le Haut-Rhin. L'enlèvement a été planifié par André Bamberski, qui a engagé deux hommes de main kosovar et géorgien. Dieter Krombach est ainsi livré à la justice française, puis condamné par contumace à 15 ans de prison. Pour cet enlèvement, le toulousain André Bamberski a écopé en 2014 à Mulhouse d'un an de prison avec sursis.

Depuis Toulouse, le père s'indigne de sa mise en liberté. "C'est ahurissant. Il a fait 10 ans et 4 mois de prison, c'est très peu, c'est quand même abominable. Pour moi il aurait dû être condamné à au moins 30 ans pour le meurtre aggravé et l'empoisonnement pour lesquels il a comparu aux assises". Didier Krombach réclamait sa libération pour raison médicale depuis cinq ans. En 2016, une expertise avait montré qu'il souffrait de pathologies neurologiques et cardiaques. Les experts ont conclu que son état de santé est incompatible avec une détention ordinaire.

https://www.francebleu.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 29/03/2018 13:46  Mis à jour: 29/03/2018 14:52
Administrateur
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 Affaire Bamberski: Dieter Krombach débouté par la Cour européenne.
Le médecin allemand Dieter Krombach accusé du meurtre de la jeune Kalinka Bamberski en 1982 et condamné en France à 15 ans de prison, avait introduit en 2014 une requête devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour ne pas être "jugé deux fois". Son recours a été déclaré irrecevable ce jeudi, à l'unanimité.
Le médecin allemand Dieter Krombach, qui contestait sa condamnation à 15 ans de réclusion en France pour le meurtre de sa belle-fille Kalinka Bamberski, retrouvée morte en 1982, a été débouté ce jeudi par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).

"Le droit à ne pas être puni deux fois"
Condamné fin 2011 à Paris à 15 ans de réclusion criminelle - une peine confirmée fin 2012 en appel -, Krombach, actuellement détenu en France, avait préalablement bénéficié d'un non-lieu en Allemagne.

Invoquant le principe "ne bis in idem" autrement dit le "droit à ne pas être jugé ou puni deux fois", ce médecin-cardiologue de 82 ans avait introduit en octobre 2014 une requête devant la CEDH. Dans une décision rendue ce jeudi, la Cour européenne a déclaré à l'unanimité son recours "irrecevable".

"Le droit à ne pas être jugé ou puni deux fois ne s'applique que pour les juridictions d'un même État", a jugé la Cour.

Jugé par deux Etats différents
Ce principe "ne fait pas obstacle à ce qu'une personne soit poursuivie ou punie pénalement par les juridictions d'un État partie à la Convention" européenne, en l'occurrence la France, a précisé la CEDH. Et ce quand bien même une personne avait "été acquittée ou condamnée par un jugement définitif dans un autre État partie".

"Les poursuites à l'encontre de Dieter Krombach ayant été conduites par les juridictions de deux États différents" - l'Allemagne et la France - le droit à ne pas être jugé deux fois "ne trouve pas à s'appliquer", a souligné la Cour.

Sa décision, rendue par une chambre de sept juges présidée par une magistrate allemande, est définitive.

Le combat d'André Bamberski
Kalinka Bamberski, 14 ans, avait été retrouvée morte le 10 juillet 1982 à Lindau en Bavière (Allemagne) au domicile du cardiologue, nouveau compagnon de sa mère, au bord du lac de Constance, où elle passait des vacances.

Malgré l'acharnement d'André Bamberski, le père de la victime, la justice allemande avait abandonné toute poursuite à l'encontre du médecin qui vivait libre chez lui en Allemagne. La justice française, en revanche, l'avait condamné par contumace à 15 ans pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner".

Livré à la police française
En 2009, André Bamberski avait organisé l'enlèvement du médecin en Allemagne pour le livrer à la police française, qui l'avait retrouvé ligoté et bâillonné sur un trottoir de Mulhouse (Haut-Rhin).

André Bamberski a été condamné en juin 2014 à Mulhouse à un an de prison avec sursis pour avoir organisé l'enlèvement.

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http://www.bfmtv.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/03/2018 12:31  Mis à jour: 16/03/2018 12:31
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 Affaire Kalinka Bamberski. Pas de grâce présidentielle pour Dieter Krombach.
L'allemand Dieter Krombach, 82 ans, condamné en 2012 à quinze ans de réclusion criminelle pour la mort de sa belle-fille, Kalinka Bamberski, reste en prison. Selon nos informations, une demande de grâce présidentielle qu'avait déposé son avocat Yves Levano vient d'être rejetée. Le dossier de ce médecin, qui a provoqué plusieurs années de tensions entre la France et l'Allemagne depuis 1993, a été longuement examiné par le ministère de la Justice mais sans aller jusqu'à l'Elysée, faute d'argument suffisant.

Le rejet de la demande de grâce, nous a été confirmé par le ministère de la Justice dont le porte-parole Youssef Badr précise que 1.013 recours en grâce ont été déposés au cours de l'année 2017 à la direction des affaires criminelles et des grâces du ministère de la Justice. Tous sont examinés. Quand ils sont acceptés, ils sont signés du Président de la République et contresignés du Premier Ministre et du Garde des Sceaux. Les décisions de grâces en revanche ne sont pas publiées au journal officiel.

Quant à l'affaire de Dieter Krombach, fascinante, elle a été rendue célèbre par l'obstination du père de Kalinka, André Bamberski, à faire en sorte que justice soit rendue.

Le docteur Krombach a déjà demandé plusieurs fois sa remise en liberté, notamment pour raisons de santé. En décembre 2016, par exemple, le tribunal d'application des peines de Melun avait décidé que le médecin allemand de 82 ans pourrait sortir de prison à condition de trouver une place dans une structure sanitaire adaptée en France, ou même en Allemagne si les autorités allemandes "reconnaissent et exécutent" la décision judiciaire française. Le parquet avait fait appel. Et le 30 mars, la cour d'appel de Paris avait estimé qu'elle n'était pas suffisamment éclairée pour dire si l'état de santé du Dr Krombach était ou non durablement incompatible avec la détention.

Selon des expertises, il souffrait d'une pathologie cardio-vasculaire "susceptible de menacer son pronostic vital". L'octogénaire est actuellement détenu à l'Etablissement public de santé national (EPSNF). Situé juste à côté de la maison d'arrêt, il "assure la prise en charge somatique de personnes placées sous main de justice", avec une centaine de lits.

Kalinka Bamberski avait été retrouvée morte le 10 juillet 1982 à Linda en Bavière. La justice allemande avait abandonné toute poursuite à l'encontre du médecin. La justice française, en revanche, l'avait condamné par contumace. Il vivait libre chez lui en Allemagne. En 2009, le père de Kalinka avait organisé son enlèvement en Allemagne pour le livrer à la police française, qui avait retrouvé le médecin ligoté et bâillonné sur un trottoir de Mulhouse. Rejugé en France, Dieter Krombach a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle, pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner".

Mathieu Delahousse https://www.nouvelobs.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 29/10/2017 10:24  Mis à jour: 29/10/2017 10:24
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 Affaire André Bamberski, le père de Kalinka. La justice rejette la demande de libération de Krombach.
La justice française a rejeté hier une demande de suspension de peine pour raison médicale de l'Allemand Dieter Krombach, condamné en 2012 à 15 ans de prison pour la mort de sa belle-fille Kalinka Bamberski.

Le 12 décembre 2016, le tribunal d'application des peines de Melun, à une cinquantaine de kilomètres de Paris, avait décidé que ce médecin de 82 ans pourrait sortir de prison à condition de trouver une place dans une structure sanitaire adaptée en France ou même en Allemagne si les autorités allemandes "reconnaissent et exécutent" la décision judiciaire française. Le Parquet avait fait appel.

La cour d'appel de Paris a jugé hier, à huis clos, que l'état de santé de Dieter Krombach était "compatible" avec la détention, a-t-on indiqué de source judiciaire.

Selon une expertise datée du 15 mars 2016, Dieter Krombach souffre d'une pathologie cardio-vasculaire "susceptible de menacer son pronostic vital". Mais si ces experts avaient jugé son état incompatible avec la détention, ils ne s'étaient pas interrogés sur l'existence de structures de soins au sein de l'administration pénitentiaire. La cour d'appel, qui devait à l'origine se prononcer en mars sur la demande du Dr Krombach, avait donc ordonné une nouvelle expertise.

Ce nouveau rapport, mené par trois experts, avait cette fois jugé son état compatible avec la détention car "stationnaire", avait indiqué à l'AFP son avocat, Me Yves Levano, en septembre.

http://www.lefigaro.fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/06/2017 15:46  Mis à jour: 04/06/2017 15:46
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 Re : Annonce : FR 2, dimanche 4 juin 2017 | 23:00 « Faites entrer l'accusé - André Bamberski, promesse à Kalinka »…
Présentation : Des années durant, André Bamberski a traqué lui-même celui qu'il pensait être le meurtrier de sa fille : le très respecté docteur Krombach, le beau-père de Kalinka. Quand l'adolescente a été retrouvée morte dans son lit, dans la maison du nouveau mari de sa mère, en Allemagne, le 10 juillet 1982, rien ne permettait de comprendre son décès brutal. A 15 ans, Kalinka était sportive et en bonne santé. Le médecin disait avoir tenté de réanimer l'adolescente, pensant qu'il s'agissait d'une insolation. Mais ses explications confuses et surtout les soins tardifs qu'il a portés ont intrigué ! Quand l'homme a été condamné à Paris par contumace, il s'est retranché dans son pays
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 31/03/2017 10:30  Mis à jour: 31/03/2017 10:30
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 Re : Affaire Kalinka Bamberski : Dieter Krombach reste en prison.
L'ancien médecin allemand, condamné pour la mort de l'adolescente de 14 ans, réclamait une suspension de peine. La justice a ordonné une nouvelle expertise sur son état de santé.

Dieter Krombach, 82 ans, condamné en 2012 à quinze ans de réclusion criminelle pour sa responsabilité dans la mort de sa belle-fille, Kalinka Bamberski, reste en prison. Du moins pour le moment: la cour d'appel de Paris a ordonné, jeudi, une nouvelle expertise de l'état de santé de l'ancien médecin allemand, qui réclame une suspension de peine en raison de son grand âge (avéré) et d'une pathologie cardiaque grave (controversée).

L'examen du dossier a été renvoyé au mois de juin prochain, indique à l'AFP Me Yves Levano, l'un des deux avocats de M. Krombach, qui a par ailleurs saisi la Cour européenne des droits de l'Homme après le rejet de son pourvoi en cassation. Dieter Krombach, reconnu définitivement coupable de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, soutient notamment au nom du principe de droit «non bis in idem» qu'il avait déjà été jugé pour les mêmes faits outre-Rhin, ce que conteste la justice française.

Le 12 décembre dernier, le tribunal d'application des peines de Melun avait décidé que M. Krombach pourrait sortir de prison à condition de trouver une place dans une structure sanitaire adaptée, en France ou en Allemagne si les autorités allemandes «reconnaissent et exécutent» la décision du tribunal français. Mais le parquet avait fait appel. L'Allemagne a toujours fait preuve d'une étonnante mansuétude à l'égard du médecin bavarois, bien que celui-ci ait été accusé, dans son pays natal, de délits à caractère sexuel. L'enquête sur la mort de Kalinka présente de sérieuses lacunes, au point qu'il est permis de se demander si de mystérieuses interventions n'ont pas permis au suspect d'échapper à des poursuites.

Kalinka Bamberski, 14 ans, avait été retrouvée morte le 10 juillet 1982. Le père de l'adolescente, André Bamberski, avait rapidement soupçonné M. Krombach d'avoir voulu la droguer pour abuser d'elle. Cet ancien comptable a remué ciel et terre pour que le médecin soit jugé. Au moment où la prescription allait clore le dossier, en 2009, il l'avait fait enlever par des hommes de main, pour le livrer, ligoté et bâillonné, aux autorités françaises. M. Bamberski a été condamné pour ce rapt, en juin 2014, à un an de prison avec sursis.

http://www.lefigaro.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 30/03/2017 14:40  Mis à jour: 30/03/2017 14:40
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 Re : Affaire Bamberski: décision attendue jeudi sur la suspension de peine de Dieter Krombach.
La cour d'appel de Paris doit se prononcer jeudi, à huis clos, sur la suspension de peine accordée pour raison médicale à Dieter Krombach, condamné en 2012 à 15 ans de prison pour la mort de sa belle-fille Kalinka Bamberski.

Le 12 décembre dernier, le tribunal d'application des peines de Melun avait décidé que le médecin allemand de 81 ans pourrait sortir de prison à condition de trouver une place dans une structure sanitaire adaptée (Ehpad) en France ou même en Allemagne si les autorités allemandes "reconnaissent et exécutent" la décision du tribunal français.

Mais le parquet avait fait appel.

Dieter Krombach souffre d'une "pathologie cardio-vasculaire qui évolue en aggravation et menace le pronostic vital", "reconnue par un collège d'experts", selon une source proche du dossier.

Pendant 30 ans, André Bamberski a mené un combat acharné pour faire condamner Dieter Krombach, qu'il accusait de la mort de sa fille.

L'adolescente de 14 ans avait été retrouvée morte au domicile du cardiologue, nouveau compagnon de sa mère, au bord du lac de Constance, en Allemagne, où elle passait des vacances.

La justice allemande avait abandonné toute poursuite à l'encontre du médecin. La justice française, en revanche, l'avait condamné par contumace. Pour autant, le Dr Krombach vivait libre chez lui en Allemagne.

En 2009, le père de Kalinka avait organisé son enlèvement en Allemagne pour le livrer à la police française, qui avait retrouvé le médecin ligoté et bâillonné sur un trottoir de Mulhouse.

Rejugé en France, il a été condamné fin 2011 à 15 ans de réclusion criminelle, pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner". La peine a été confirmée fin 2012 en appel.

André Bamberski a quant à lui été condamné en juin 2014 à Mulhouse à un an de prison avec sursis pour l'enlèvement de Dieter Krombach.

http://actu.orange.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/01/2017 11:28  Mis à jour: 28/01/2017 11:28
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 Re : André Bamberski( le père de Kalinka).Décision le 30 mars sur la suspension de peine de Dieter Krombach...
La cour d’appel de Paris se prononcera le 30 mars sur la suspension de peine accordée pour raison médicale à Dieter Krombach, condamné en 2012 à 15 ans de prison pour la mort de sa belle-fille Kalinka Bamberski, a-t-on appris jeudi de son avocat, Me Yves Levano.
Le 12 décembre, le tribunal d’application des peines de Melun avait décidé que le médecin allemand de 81 ans pourrait sortir de prison à condition de trouver une place dans une structure sanitaire adaptée (Ehpad) en France ou même en Allemagne si les autorités allemandes «reconnaissent et exécutent» la décision du tribunal français.
Dieter Krombach souffre d’une «pathologie cardio-vasculaire qui évolue en aggravation et menace le pronostic vital», «reconnue par un collège d’experts», selon une source proche du dossier.

Mais le parquet avait fait appel, appel qui a été examiné jeudi à huis clos, nouvel épisode dans un dossier exceptionnel.
Pendant 30 ans, André Bamberski a mené un combat acharné pour faire condamner Dieter Krombach, qu’il accusait de la mort de sa fille.
L’adolescente de 14 ans avait été retrouvée morte au domicile du cardiologue, nouveau compagnon de sa mère, au bord du lac de Constance, en Allemagne, où elle passait des vacances.

La justice allemande avait abandonné toute poursuite à l’encontre du médecin. La justice française, en revanche, l’avait condamné par contumace. Pour autant, le Dr Krombach vivait libre chez lui en Allemagne.

En 2009, le père de Kalinka avait organisé son enlèvement en Allemagne pour le livrer à la police française, qui avait retrouvé le médecin ligoté et bâillonné sur un trottoir de Mulhouse.

Rejugé en France, il a été condamné fin 2011 à 15 ans de réclusion criminelle, pour «violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner». La peine a été confirmée fin 2012 en appel.
André Bamberski a quant à lui été condamné en juin 2014 à Mulhouse à un an de prison avec sursis pour l’enlèvement de Dieter Krombach.

http://www.lalsace.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/01/2017 13:26  Mis à jour: 21/01/2017 13:26
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 Re : André Bamberski, le père de Kalinka : ANNONCE :Samedi 21 Janvier à 21h00 sur CANAL + "Au nom de ma fille" -> Bande-annonce.
Réalisé par : Vincent Garenq
Acteurs : Daniel Auteuil (André Bamberski) Sebastian Koch (Dieter Krombach) Marie-Josée Croze (Dany) Christelle Cornil (Cécile) Lila-Rose Gilberti (Kalinka à 6 ans)

Résumé du programme
A Mulhouse, en 2009, André Bamberski est arrêté par la police et accusé d'enlèvement, séquestration et violences. En 1974 au Maroc, il rencontre le docteur Dieter Krombach, un personnage cultivé et affable, qui va devenir, quelque temps plus tard, le nouveau mari de son épouse, Dany, et le beau-père de ses enfants, Pierre et Kalinka. Mais tout bascule en 1982, avec la mort inexpliquée de Kalinka lors de vacances en Suisse.
Notre avis
En s'inspirant d'une histoire vraie, Vincent Garenq signe un drame sobre et bien interprété.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/12/2016 09:57  Mis à jour: 13/12/2016 14:24
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 Re : André Bamberski, le père de Kalinka, dénonce la suspension de la peine du Dr Krombach et exprime sa colère ! ( Vidéo)
DOCUMENT RTL - Le tribunal d'application des peines de Melun a accepté de "suspendre" pour raison médicale la peine de Dieter Krombach. Il pourrait sortir après seulement quatre ans d'emprisonnement.

Cliquez ici pour écouter Monsieur Bamberski

Nouveau rebondissement dans l'affaire Bamberski. Le tribunal d'application des peines de Melun a accepté de "suspendre" pour raison médicale la peine de Dieter Krombach, condamné en 2012 à 15 ans de prison pour la mort de sa belle-fille Kalinka Bamberski.

Une véritable "injustice" pour le père de l'adolescente, âgée de 14 ans au moment des faits. "Cette procédure, c'est de la pure comédie. Le docteur Krombach a demandé à être transféré en Allemagne chez sa fille. Et j'ai eu par des voies officieuses, la copie du rapport médical du mois d'avril 2016 qui pour moi était un torchon", déplore André Bamberski au micro de RTL. Il évoque alors une "entente entre les autorités françaises et allemandes".

Une peine jugée trop faible par ce père de famille alors qu'il "aurait dû être condamné à au moins 30 ans de prison". "Et maintenant, comme souvent c'est le cas en France, on vient de le libérer même pas au bout de 7 ans et demi, c'est-à-dire à la fin de sa période de sûreté comme c'est possible", critique-t-il. Avant de conclure : "Ça me rend amer, parce qu'après 34 ans de procédure judiciaire, là maintenant, on fait vraiment n'importe quoi".

Un problème cardio-vasculaire

Toutefois, pour quitter le centre pénitentiaire de Melun, Dieter Krombach devra trouver une place dans une structure sanitaire adaptée (Ehpad) en France ou en Allemagne. Dans ce cas-là, "les autorités allemandes devront reconnaître et exécuter" la décision du tribunal français, a précisé le parquet de Melun. Le parquet, qui a la possibilité de faire appel de cette décision, avait émis un avis défavorable.

L'octogénaire souffre d'une "pathologie cardio-vasculaire qui évolue en aggravation et menace le pronostic vital", selon une source proche du dossier. D'après cette source, un collège d'experts a considéré en octobre que l'état de santé de l'ancien cardiologue était "durablement incompatible avec le maintien en détention dans les conditions ordinaires".

Un enlèvement organisé en 2009

Dieter Krombach, médecin diplômé de cardiologie et de médecine interne, est au centre d'une saga judiciaire depuis 1982. Une sordide affaire commencée lorsque sa belle-fille Kalinka avait été retrouvée morte chez lui, dans une commune de Bavière au bord du lac de Constance. La justice allemande avait abandonné toute poursuite à son encontre.

Mais le père de Kalinka, André Bamberski, avait refusé ce jugement. En 2009, il avait alors organisé l'enlèvement de Dieter Krombach en Allemagne pour le livrer à la police française. La justice avait alors condamné fin 2011 le médecin à 15 ans de réclusion criminelle, pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner". La peine a été confirmée fin 2012 en appel. André Bamberski a quant à lui été condamné en juin 2014 à Mulhouse à un an de prison avec sursis pour l'enlèvement de Dieter Krombach.


La colère d'André Bamberski après l'annonce de... par Europe1fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/09/2016 12:52  Mis à jour: 06/09/2016 12:52
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 Re : "AU NOM DE MA FILLE"' : LE RÉALISATEUR DU FILM RACONTE COMMENT IL A TRAVAILLÉ AVEC ANDRÉ BAMBERSKI...


Invité du 12/14 de LCI, à l'occasion de la sortie en salles du film "Au nom de ma fille", le réalisateur Vincent Garenq a raconté comment il était entré en relation avec André Bamberski. Il a expliqué "avoir romancé son histoire", lui demandant toutefois son avis à chaque étape de la production. "Il a été très cool", a-t-il dit.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/08/2016 13:10  Mis à jour: 08/08/2016 13:10
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 Re :André Bamberski, promesse à Kalinka - Faites entrer l'accusé ( Vidéo)
Kalinka. Pendant plus de trente ans, ce prénom a hanté les pages « justice » des journaux français et allemands. Parce que cette affaire criminelle est un combat extraordinaire. Celui d’un père, André Bamberski. Des années durant, cet homme a traqué, lui même, celui qu’il pensait être le meurtrier de sa fille : le très respecté Docteur Krombach, le beau père de Kalinka.

Quand l’adolescente a été retrouvée morte dans son lit, dans la maison du nouveau mari de sa mère, en Allemagne, le 10 juillet 1982, rien ne permettait de comprendre son décès brutal. A 15 ans, Kalinka était sportive et en bonne santé. Le Dr. Dieter Krombach a bien tenté de réanimer la petite, pensant qu’il s’agissait d’une insolation. Mais ses explications confuses et surtout les soins tardifs que ce cardiologue, pourtant compétent, a porté dans la matinée sur un cadavre, ont intrigué ! C’est André Bamberski qui s’est lancé le premier à la recherche de la vérité. A la lecture des rapports d’expertises, ses doutes se sont alors mués en certitude : sa fille n’avait pas succombé à une mort naturelle.


André Bamberski, promesse à Kalinka - Faites... par faitesentrerlaccuse
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/06/2016 13:36  Mis à jour: 18/06/2016 13:36
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 Re : André Bamberski, père de Kalinka : Jusqu'où est-on prêt à aller pour venger la mort de son enfant?
Jusqu'au bout, répondrait probablement André Bamberski. Au nom de ma fille de Vincent Garenq (L'enquête, Présumé coupable) s'inspire de l'histoire vraie de cet homme qui a passé près de 30 ans à pourchasser l'assassin de sa fille aînée, un homme qui a réussi trop longtemps à passer entre les mailles du filet de la justice.

L'affaire Dieter Krombach a fait grand bruit lorsque le père a payé des hommes de main pour enlever ce sinistre médecin et le traîner devant les tribunaux en France. Pour cela, Bamberski a été condamné à un an de prison avec sursis en 2014.

Ce film, qui nous promène du Maroc à l'Allemagne en passant par la France, et qui retrace toutes les étapes de l'enquête personnelle d'André Bamberski, est le film d'un seul homme: Daniel Auteuil. Très émouvant dans son chagrin inconsolable, et plutôt inquiétant dans son obsession de pincer le coupable.

Tout commence lorsque sa femme Dany (Marie-Josée Croze), un peu désoeuvrée parce qu'il travaille trop, tombe amoureuse de Dieter Krombach (Sebastian Koch), médecin allemand séduisant. André et Dany se séparent en plus ou moins bons termes, et la vie continue. André retrouve l'amour avec Cécile (Christelle Cornil), il vit la garde partagée de ses deux enfants, Kalinka et Pierre.

C'est lors des vacances estivales que les enfants passent en Allemagne chez leur mère et leur beau-père qu'André apprend le pire: Kalinka est morte subitement, dans d'étranges circonstances. Dieter Krombach lui aurait fait une injection de fer, soi-disant pour l'aider à bronzer, et elle aurait mal réagi. Mais les tentatives de réanimation plutôt absurdes du docteur et les résultats de l'autopsie, qui montrent des signes d'agression sexuelle, semblent raconter une autre histoire. André Bamberski ira jusqu'à faire déterrer le corps de sa fille, pour y découvrir que tout l'appareil génital a été mystérieusement retiré.

Découvrir la vérité

Ce qui ne l'empêchera nullement de se lancer dans un combat épuisant pour découvrir la vérité et faire condamner Krombach. Sur sa route, de nombreux obstacles: le déni de son ex-femme (Croze est presque enrageante dans son interprétation d'une femme aveuglée par l'amour), qui préfère croire que son ex-mari est motivé par la jalousie, les règles contradictoires de la justice entre différents pays européens, Krombach qui se faufile comme une anguille, l'exaspération des policiers qui voient en Bamberski un obsédé, jusqu'à Cécile, qui supporte de moins en moins le temps qu'André consacre à son enquête. Mais on comprend bien que rien n'empêchera ce père de lâcher le morceau. Et plus il avancera, plus il révélera les actes répugnants de Dieter Krombach, accusé par d'autres femmes d'agressions sous l'effet de sédatifs.

On a l'impression d'avoir vu 100 fois au cinéma ces histoires policières de parents qui veulent se faire justice, envers et contre tous. Le principal intérêt de ce film-ci est qu'il s'inspire de faits réels, rendus sobrement et respectueusement par Vincent Garenq. Enfin, on y va surtout pour l'interprétation intense de Daniel Auteuil, comédien impeccable en toutes circonstances, extrêmement crédible dans cette triste quête. Au bout du compte, on ne peut qu'avoir une certaine admiration pour cet homme tenace, qui a débarrassé la planète d'un dangereux prédateur.

THRILLER. Au nom de ma fille. De Vincent Garenq. Avec Daniel Auteuil, Marie-Josée Croze et Sebastian Koch. 1h27.

http://www.lapresse.ca/cinema/critiqu ... le-combat-dun-pere-12.php
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