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Journée internationale des enfants disparus : évènement annuel et mondial qui se produit chaque 25 mai.

Publié par Walda Colette Dubuisson le 24-05-2018 (3736 lectures) Articles du même auteur

25 mai : " Journée internationale des enfants disparus " :Cette journée a été instaurée en 2003 en Europe sur le modèle de la journée nationale des enfants disparus créée en 1983 par le président Ronald Reagan , suite à la disparition d'Etan Patz en 1979….
Pour en savoir plus sur « l’affaire » Etan Patz : CLIQUEZ ICI

Etan Patz, 6 ans lors de sa disparition le 25 mai 1979 à New York.

Bien que chaque jour, les familles des disparus et nous qui les recherchons, pensons à eux et espérons les revoir au plus vite sains et saufs !
le 25 mai, allumons une bougie à notre fenêtre , que toutes ces petites flammes soient un espoir pour le retour de "nos enfants"

Le 25 Mai passé : pour tous ces disparus qui seront toujours recherchés , nous les laisserons quelques temps en première page dans l'espoir de les retrouver/ou d'avoir de leurs nouvelles ...
Voir, aussi,la multitude d'autres disparus, activement recherchés ....


Un grand merci de nous aider à les rechercher en publiant le lien ci-dessous, nous sommes de tout cœur avec les familles

http://www.sos-enfants.org/modules/news/article.php?storyid=1223




Vidéo réalisée en 2009 par mon amie Christiane Dister : depuis, Sarah a donné de ses nouvelles, Anthony a été retrouvé , le petit Jason a été assassiné et des ossements de Cédrika Provencher ont été retrouvés.

La tristesse au quotidien pour toutes les familles victimes que nous essayons d'aider de notre mieux : pour en savoir plus, cliquez sur youtube où vous trouverez beaucoup plus d'informations ...

Merci à toutes les personnes qui auront une pensée pour la multitude de disparus ...




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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/05/2018 11:43  Mis à jour: 26/05/2018 11:47
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 Journée internationale des enfants disparus : : en France plus de 1.300 qualifiées d'inquiétantes en 2017...
Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 49.422 enfants ont été signalés disparus en 2017. A l'occasion de la journée des enfants disparus ce vendredi, des proches et des familles ont décidé de se rassembler.

Près de 50.000. C'est le nombre affolant de mineurs signalés disparus en 2017, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. Si pour la grande majorité, il ne s'agit que de fugues, 1.328 cas sont qualifiés de "disparitions inquiétantes".

Pour les familles de ces enfants disparus, c'est toute une vie qui se retrouve chamboulée. Férouze Bendouiou vit dans l'attente depuis plus de 30 ans. En 1987, sa petite soeur âgée de 8 ans, Charazed, disparaît à proximité du domicile familial. Depuis, ses parents et elle-même la recherchent sans relâche, malgré un quotidien jalonné de désillusions.

"Le fait le plus choquant que je peux annoncer c’est le fait d’avoir appris en 2003 que le corps n’avait pas été retrouvé, que Charazed n’était pas recherchée, et surtout qu’on n’avait pas tenu informés mes parents que le dossier avait été clos en 1989", explique-t-elle sur notre antenne. "C’est assez grave".

"Il faut prendre en compte ces disparitions"

L'enquête sur la disparition de sa soeur n'est rouvert qu'en 2015, et la famille meurtrie est reçue pour la première fois par un juge d'instruction en 2017. Soit pile 30 ans après les faits. Pour l'avocate de la famille, spécialisée dans les disparitions de personnes, ce cas est loin d'être isolé.



"On ne cesse de le dire: il faut prendre en compte ces disparitions parce qu’elles sont véritablement le signe de quelque chose de dangereux, et de dangereux à répétition. Donc il faut absolument prendre les disparitions en compte et porter secours aux gens. Il y a toujours une autre urgence qui est plus importante que ces disparitions-là", regrette Corinne Herrmann.

Les parents de Charazed, de leur côté, nourrissent l'espoir et attendent patiemment le retour de leur fille.



LA VIDÉO APPARAIT TOUT EN HAUT DE L’ÉCRAN A GAUCHE

L'augmentation atteint presque les 100%. Selon les chiffes relayés jeudi 24 mai par l'association 116 000 enfants disparus, 1 328 disparitions de mineurs considérées comme "inquiétantes" ont été enregistrées par le ministère de l'Intérieur en 2017, contre 687 en 2016. L'association, qui gère le numéro européen 116 000 destiné aux familles des jeunes dont la trace a été perdue, a dévoilé ces statistiques à la veille de la Journée mondiale des enfants disparus.

Interrogée par 20minutes.fr, la présidente de l'association, Anne Larcher, explique cette augmentation par une meilleure sensibilisation des autorités aux cas de disparitions inquiétantes.

Ils évaluent mieux les signaux qui peuvent faire penser, non pas à une fugue, mais à une disparition inquiétante. Ils ont tendance à être plus vigilants (...) et à lancer des recherches de plus grande ampleur.Anne Larcherà 20minutes.fr

Une source policière interrogée par 20minutes.fr confirme que la médiatisation récente de certaines affaires, à l'image de celle de la petite Maëlys, a "créé un écho et, forcément, la sensibilisation est plus importante". Anne Larcher ajoute que les parents qui craignent que leur enfant ait disparu pour mettre fin à ses jours alertent de plus en plus les services de police et de gendarmerie.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/05/2018 11:37  Mis à jour: 26/05/2018 11:37
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 Journée internationale des enfants disparus : «Je n'abandonnerai pas», les bouleversants témoignages de parents d'enfants disparus ...
TÉMOIGNAGES - À l'occasion de la journée mondiale des enfants disparus, Le Figaro a interrogé un père et une mère sans nouvelle de leurs filles respectives : l'une mystérieusement disparue en juin 1997, l'autre en fugue depuis septembre 2017.

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«Je parle avec Cécile tous les jours. Je n'ai plus de colère envers qui que ce soit, je suis juste disponible pour lui donner de l'amour quotidiennement». Dans la voix de Jonathan Oliver, teintée d'un persistant accent anglais malgré ses nombreuses années passées en France, l'émotion est palpable. Près de 21 ans après la disparition de sa fille Cécile, le 8 juin 1997 en Savoie, le retraité de 71 ans «ne peut pas oublier, pas laisser tomber».

«Je n'ai jamais lâché et je n'abandonnerai pas», déclare, comme en écho, Nathalie Guibert, 52 ans. Sa fille adoptive Zoé a fugué du domicile familial le 22 septembre dernier. Si pendant plusieurs mois, la quinquagénaire a pu suivre la trace de l'adolescente, cette dernière s'est volatilisée depuis le 25 avril. Reste l'angoisse, et la colère contre «un système qui ne sait pas quoi faire pour protéger Zoé d'elle-même».

Cécile, 17 ans, mystérieusement disparue en juin 1997 et Zoé, 15 ans, fugueuse depuis septembre 2017. Deux histoires très différentes qui ont pourtant un point commun essentiel: le combat des proches de ces jeunes disparues. Ni Jonathan Oliver, ni Nathalie Guibert ne cesseront de remuer ciel et terre pour retrouver leurs filles, ou du moins savoir ce qui leur est arrivé.

«Cécile a besoin d'un père qui agit»

«Savoir ce que Cécile est devenue est vital pour moi», répète inlassablement Jonathan Oliver. Un dimanche de juin, sa fille a délaissé ses révisions du baccalauréat pour se balader dans la petite ville de Saint-Jean-de-Maurienne, où elle habitait avec sa mère, son beau-père, son demi-frère et sa demi-sœur, absents ce jour-là. Plusieurs témoins affirment l'avoir vue déambuler dans les rues. Mais après 18 heures, «plus rien».

Vingt ans d'enquête, des interrogatoires, fouilles et écoutes à foison, de multiples pistes évoquées, écartées puis réexaminées... «On ne sait toujours rien», constate Jonathan Olivier, pourtant loin de désespérer. «De nouvelles pistes peuvent apparaître, les analyses scientifiques évoluent avec le temps... Le dossier est toujours ouvert, c'est l'essentiel. Et mon avocate, Me Cathy Richard, fait un travail exceptionnel depuis plus de dix ans.»

Pense-t-il que sa fille est encore en vie aujourd'hui? «Quand j'ai appris sa disparition, j'ai tout de suite imaginé le pire, puis je me suis ressaisi. Je ne voulais pas m'effondrer, Cécile a besoin d'un père qui agit. Je sais qu'il existe très peu de chances pour qu'elle soit vivante. Mais j'occulte tout ça, je ne spécule pas. Tout ce que je veux, c'est la vérité», insiste Jonathan Oliver.

«Regarder son enfant mourir à petit feu, c'est ce qu'il y a de plus dur»

Nathalie Guibert a, elle, réussi à pister sa fille sur les réseaux sociaux pendant plusieurs mois, tenant elle-même la police ainsi que l'aide sociale à l'enfance au courant des différents points de chute de Zoé. Mais depuis le 25 avril, silence radio. «Autant, avant, j'arrivais à savoir que ma fille était vivante, autant, aujourd'hui, je ne sais plus», s'effondre la quinquagénaire.

La disparition de l'adolescente fait suite à une longue descente aux enfers de la famille Guibert. Adoptée à 6 ans et demi en Lettonie, Zoé «a montré des troubles de comportement dès le début». Agressivité verbale, violence physique, drogue, prostitution, fugues... Tout s'enchaîne: «Ma fille ne supporte pas d'avoir été abandonnée par sa mère biologique, et aucune prise en charge n'a pu l'aider à surmonter sa souffrance».

«Elle se détruit et personne ne fait rien. Regarder son enfant mourir à petit feu, c'est ce qu'il y a de plus dur, souffle Nathalie Guibert. Tout le monde est impuissant face à cette situation: l'Aide sociale à l'enfance (ASE) n'a pas de centres fermés, donc ma fille s'enfuit, et tant qu'elle ne commet pas d'actes de délinquance, la police ne s'en mêle pas. Zoé a 15 ans, elle vit dans la rue, travaille au black, traîne avec des criminels. Et personne ne sait quoi faire...»

«Cécile a laissé une marque indélébile sur la famille»

Si Nathalie Guibert et Jonathan Olivier ont choisi de s'impliquer très fortement dans l'enquête autour de la disparition de leurs filles, ce n'est pas forcément le cas de leurs autres proches. Le frère de Zoé, lui aussi adopté et âgé de 18 ans, se veut très détaché. «Elliot dit qu'il ne veut plus entendre parler de sa sœur. Je pense qu'il s'est senti abandonné une deuxième fois quand elle est partie...», soupire sa mère.

Tous les autres membres de la famille de Cécile ont désormais pris plus de recul. Mais la jeune fille «a laissé une marque indélébile sur la famille», souligne Jonathan Oliver, qui fond en larmes quand il évoque la «fête» organisée l'an dernier à l'occasion des 20 ans de la disparition de sa fille. «Ses frères et sœurs ont lu un message particulièrement émouvant. Cécile est très présente, encore et toujours».

«Ces journées un peu spéciales - l'anniversaire de Cécile, le jour de sa disparition, et même la journée internationale des enfants disparus ce 25 mai - sont des moments très importants pour moi», déclare le retraité. Les souvenirs matériels comptent aussi beaucoup: il apprécie toujours de retrouver un cliché de sa fille qu'il ne connaissait pas, alors que Nathalie Guibert a dû mettre de côté ses albums photo de famille. «Trop difficile...»

«Mes enfants ont besoin de moi. Je tiendrai jusqu'au bout»

«J'ai trouvé ma façon de vivre: appartenir à deux mondes. Un dans lequel je cherche Cécile et un autre que j'occupe sans elle. À chacun de trouver sa manière...», conclut Jonathan Oliver. Ce qui relie ces deux univers? Un tatouage qui s'estompe année après année au creux de son poignet. Une copie de la signature de Cécile, retrouvée en bas d'un petit mot que cette dernière avait adressé à son père avant sa disparition.

Nathalie Guibert n'a, quant à elle, pas encore trouvé cette forme de sérénité. En arrêt maladie et sous antidépresseurs, elle avoue se sentir «très seule». Elle a même dû déménager en urgence, car sa fille a laissé derrière elle des dettes liées à sa consommation de drogue... Contre vents et marées, ce qui la fait tenir est son amour absolu pour Zoé et Elliot: «Mes enfants ont besoin de moi. Je tiendrai jusqu'au bout.»

«Ce ressenti d'isolement est très fréquent chez les proches d'enfants disparus», souligne Gwenaëlle Buser, psychologue-clinicienne auprès de l'association 116 000. «Le plus souvent, comme dans le cas de Jonathan Oliver, c'est le temps qui permet aux membres des familles concernées de se tourner vers les bonnes ressources et de mettre en place des systèmes de défense efficaces. Mais le traumatisme ne disparaît pas pour autant...»

https://www.msn.com/fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/05/2017 13:36  Mis à jour: 25/05/2017 13:36
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 Journée internationale des enfants disparus : "Nous ne sommes pas loin de la vérité" : comment travaille l'expert qui "vieillit" les visages d'enfants disparus.
À l'occasion de la Journée internationale des enfants disparus, franceinfo vous emmène à la découverte de la technique du vieillissement de photos utilisée dans le laboratoire de la gendarmerie nationale. Un savoir-faire qui relance d'anciennes enquêtes.

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A l'Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale, l'expert, Aimé Conigliaro, travaille sur le vieillissement des photos d'enfants disparus. (RADIO FRANCE / Mathilde Lemaire)

La journée internationale des enfants disparus, organisée jeudi 25 mai, est l'occasion de rappeler l'existence d'un numéro de téléphone européen, le 116 000, un numéro de signalement, de conseil et de soutien aux familles géré par le Centre français de protection de l'enfance (Cfpe). Si la plupart des cas sont rapidement résolus, certains enfants sont recherchés, en vain. Pour relancer des appels à témoins après plusieurs années, les enquêteurs se servent de photos enrichies par le vieillissement d'un visage. En France, un seul expert est sollicité pour cette technique.

Les bureaux d'Aimé Conigliaro, sont situés à l'Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale, à Pontoise (Oise). Au-dessus des laboratoires d'autopsie, le couloir menant à ses locaux est tapissé par des vitrines peu ordinaires. Elles abritent des ossements à caractère anthropologique, qui montrent les étapes de la reconstruction de visage. "Un musée des bizarreries qui nous identifie bien par rapport à l’ensemble des services", résume l'expert. Prothésiste dentaire de formation, il travaille essentiellement à l'identification des corps après un meurtre, un accident, un attentat. Mais quatre à cinq fois par an, des juges ou des officiers lui demandent de travailler sur des photos d'un enfant disparu, afin de relancer l'enquête et d'augmenter les chances d'une reconnaissance. Plusieurs années après le signalement d'une disparition, une photo actualisée peut susciter de nouveau témoignages.
Une méthode et un logiciel mis au point par l'expert

Avec la souris de son ordinateur, Aimé Conigliaro étire chaque trait d'un visage. Sur l'écran, s'affiche la photo d'un enfant, Thomas, disparu il y a douze ans. À partir de 27 mesures spécifiques, l'expert positionne des points rouges sur l’ensemble du visage du jeune garçon. "Ensuite, on demande au tableur, en fonction de l’âge du vieillissement souhaité de nous donner de nouveaux points anthropométriques", explique-t-il. Les nouveaux repères s'affichent en vert et tracent les contours d'un visage mûri, passé de 13 à 25 ans. Le visage s’allonge, le nez va s’épater un peu plus. Seuls les fossettes et les yeux restent inchangés, lors du passage à l'âge adulte.
La ressemblance familiale utilisée

Pour la deuxième étape de la transformation la plus réaliste possible d'un visage, Aimé Conigliaro demande aux parents des photos d'eux-mêmes, à l'âge qu'aurait leur enfant aujourd'hui. "On va faire un morphing entre le papa et la maman, dans une proportion de 60/40 ou de 70/30, en fonction de la ressemblance avec les parents", explique-t-il. Un visage hybride est alors mélangé avec celui de l’enfant vieilli. "Nous ne sommes pas loin de la vérité", dit-il. Si Aimé Conigliaro est assez sûr de son résultat, c'est qu'il s'est beaucoup exercé avec d’anciennes photos d'enfants de ses collègues. Cet entraînement lui a permis de valider sa méthode.
L'espoir d'un dénouement

Malgré ce travail minutieux et précis, il reste rare que les enfants dont il mûrit les visages soient retrouvés. "J’ai eu deux affaires résolues, dont l'une avec un enfant retrouvé en Angleterre. Quand cela arrive, ça nous remplit de joie bien sûr", déclare-t-il. Aimé Conigliaro a l'impression de connaître les enfants dont les visages s'affichent si souvent devant lui. "Je leur parle en leur disant ce que je vais faire, pour me donner aussi un peu de courage", confie-t-il. Son travail est important pour des parents dans la souffrance. Il est la preuve que le dossier n'est pas clos, que l'enquête continue, et que l'espoir, même infime, reste permis.

Journée mondiale des enfants disparus : rencontre avec l'expert qui "vieillit" les visages pour mieux les reconnaître - un reportage de Mathilde Lemaire: cliquez ici
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/05/2017 14:29  Mis à jour: 03/05/2017 14:29
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 Re : Ce 03/04/2017, il y a 21 ans, Liam Vanden Branden, âgé de 2 ans, disparaissait sans laisser de traces : NE L’OUBLIONS PAS !!!
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Le vendredi 3 mai 1996 vers 17h15, Liam VANDEN BRANDEN, âgé de 2 ans, disparaît du Zennegat à Malines.

Lien de l'avis sur le site de la police fédérale -> http://www.police.be/fed/fr/avis-de-r ... /1013-liam-vanden-branden

Témoignages

Si vous avez plus de renseignements concernant ce fait, nous vous invitons à prendre contact avec la police via le numéro gratuit 0800 30 300.

Vous pouvez également réagir via email: avisderecherche@police.belgium.eu.
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Posté le: 05/06/2016 12:20  Mis à jour: 05/06/2016 14:51
 Liam Vanden Branden : La pièce d'un euro à l'effigie de Liam vient d'être mise en circulation.
Bonjour,

La pièce d'un euro à l'effigie de Liam vient d'être mise en circulation:

http://www.leparisien.fr/faits-divers ... tions-videos-faits-divers

******************************
Une pièce pour ne pas oublier Liam et les autres disparus

Un million de pièces de 2 € à l’effigie du petit garçon, disparu il y a vingt ans en Belgique, entrent en circulation. Une opération pour mobiliser autour des enfants disparus.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/05/2016 15:01  Mis à jour: 26/05/2016 15:01
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 Re : Journée des enfants disparus : En ce qui concerne les enlèvements d’enfants, ils concernent généralement des jeunes enfants. Les parents « vivent en apnée »
En ce qui concerne les enlèvements d’enfants, ils concernent généralement des jeunes enfants. « Ils sont souvent le fait de parents étrangers ou binationaux qui emmènent leur enfant hors de France. Ce qui génère parfois des procédures longues, surtout si le droit local donne la préférence au parent du pays dans lequel l’enfant vit désormais », explique Anne Larcher.

Plus rares sont les cas d’enfants enlevés par des prédateurs. « Grâce aux alertes enlèvement (créées en 2006), on a retrouvé deux enfants en 2015 », souligne-t-elle.

Enfin, les disparitions sont jugées inquiétantes, lorsque la police craint un acte criminel ou un suicide. « C’est le cas, lorsque la police trouve par exemple, les affaires d’un enfant jetées en vrac ou lorsque celui-ci a disparu sans le traitement médical dont il a besoin », indique Anne Larcher. Dans ces cas-là, la police effectue des investigations poussées dans les gares, les aéroports, les hôpitaux, et mène l’enquête dans l’entourage de l’enfant. Des affaires qui connaissent parfois une issue tragique.

Quoi qu’il en soit, pour les parents qui attendent le retour de l’enfant disparu depuis très longtemps, la douleur est incommensurable. « Ils vivent en apnée et ils ont l’impression de n’être entendus nulle part, car les policiers ne détaillent pas toujours leurs actions »,
constate Anne Larcher.

Certains décident de médiatiser leur affaire pour multiplier les chances de retrouver la chair de leur chair. « Mais d’autres s’y refusent pour protéger leurs autres enfants », observe-t-elle.

Dans les cas les plus positifs où leur enfant est finalement retrouvé, les retrouvailles sont souvent douloureuses : « Ils récupèrent une enfant qu’ils ne reconnaissent plus. Dans les cas de fugues longues, certains adolescents ont vécu dans la précarité et certaines jeunes filles sont tombées enceintes.

Il faut du temps pour retisser les liens », commente Anne Larcher.


http://www.20minutes.fr/societe/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/05/2016 13:31  Mis à jour: 25/05/2016 13:31
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 Re : Journée internationale des enfants disparus : Child Focus lance une nouvelle pièce d’euro avec l’image d’un enfant disparu( VIDEO)


Ajoutée le 25 mai 2016

Child Focus is launching a new euro coin depicting a missing child: Liam Vanden Branden, who went missing in 1996. Through this Coin of Hope, we want to spread the hope for every missing child, from hand to hand and from country to country. Because just like the children’s loved ones, Child Focus keeps hoping for answers.


Child Focus lance une nouvelle pièce euro représentant un enfant disparu: Liam Vanden Branden, qui a disparu en 1996.
Grâce à cette monnaie de l'espoir, nous voulons répandre l'espoir pour tous les enfants disparus, de main en main et de pays à pays. Parce que, tout comme les proches des enfants, Child Focus continue en espérant des réponses.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/05/2016 09:59  Mis à jour: 25/05/2016 09:59
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 Re : 116 000 Numéro d'urgence enfants disparus - Spot de sensibilisation.
"116 000 Numéro d'urgence enfants disparus - Spot de sensibilisation"
Réalisé par Brice Veneziano.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/05/2016 11:14  Mis à jour: 08/05/2016 11:17
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 Re : Disparu de Belgique , le 6 février 1985 Gevrije Gavas est toujours recherché…
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La police et le parquet de Bruxelles, en collaboration avec Child Focus, diffusent une nouvelle photo vieillie par ordinateur de Gevriye CAVAS, un jeune garçon de Molenbeek-St-Jean, signalé disparu depuis 25 ans. Gevriye aurait 30 ans actuellement.En 1985, la famille Cavas habite à Molenbeek-St-Jean, au n°85 de la rue Ransfort.

C'est le mercredi 6 février 1985 que Gevriye disparaît. Cet après-midi, Gevriye, 5 ans, n'avait pas école. Il était à la maison sous la surveillance de sa grande sœur, sa maman étant alitée.

Vers 15h, Gevriye a quitté la maison afin d'essayer de rejoindre son grand frère qui était parti jouer au football sur un terrain à proximité. Malgré l'interdiction, il quitte la maison. On ne le reverra plus jamais.

L'enquête n'est toujours pas clôturée.

Avec l'aide d'une nouvelle photo vieillie, les enquêteurs ont encore l'espoir de recevoir des informations utiles. Cette photo se trouve également sur une brochure que la Poste distribue cette semaine dans la commune de Molenbeek-Saint-Jean.

Si vous avez des informations sur cette disparition, n'hésitez pas à prendre contact avec les enquêteurs. Si vous habitiez à Molenbeek en 1985 et si vous avez des souvenirs de personnes ou d'agissements suspects de cette époque, les enquêteurs souhaitent le savoir. Chaque renseignement, aussi infime soit-il, peut avoir son importance.
Témoignages

Si vous avez plus de renseignements concernant ce fait, nous vous invitons à prendre contact avec la police via le numéro gratuit 0800 30 300 ou avec Child Focus via le numéro 116 000.

Vous pouvez également réagir via email: avisderecherche@police.belgium.eu.




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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/05/2016 11:07  Mis à jour: 25/05/2016 13:02
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 Re : Disparu de Belgique , il y a 19 ans Liam VANDEN BRANDEN est toujours recherché.( VIDEO)
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Le vendredi 3 mai 1996 vers 17h15, Liam VANDEN BRANDEN, âgé de 2 ans à l'époque, disparaît du Zennegat à Malines.Liam VANDEN BRANDEN mesure 90 cm et a le teint pâle. Il a les yeux gris-bleus et portait au moment des faits un pantalon en jean vert et un pull gris avec des manches colorées portant sur l'avant les inscriptions "Jungle King". Ses chaussures, de couleur écru portaient l'inscription « Tom & Jerry ».



Témoignages

Si vous avez plus de renseignements concernant ce fait, nous vous invitons à prendre contact avec la police via le numéro gratuit 0800 30 300.

Vous pouvez également réagir via email: avisderecherche@police.belgium.eu.




Child Focus lance une nouvelle pièce d’euro avec l’image d’un enfant disparu…
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/05/2016 11:21  Mis à jour: 06/05/2016 13:32
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 Re : Des milliers d'enfants migrants ont disparu en Europe ( VIDEO)
Par lefigaro.fr , AFP, AP, Reuters Agences

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Les enfants concernés sont ceux dont toute trace a été perdue après leur enregistrement auprès des autorités européennes. On craint que nombre d'entre eux soient exploités par le crime organisé.

Plus de 10.000 enfants migrants non accompagnés ont disparu en Europe sur les 18 à 24 derniers mois, a affirmé dimanche l'agence de coordination policière Europol, craignant que nombre d'entre eux soient exploités, notamment sexuellement, par le crime organisé. L'organisation, basée à La Haye, a regretté le développement d'une «infrastructure criminelle» paneuropéenne visant à tirer profit de la crise migratoire en Europe.

Ces informations, relayées par un responsable d'Europol dans un entretien à l'hebdomadaire britannique The Observer, ont été confirmées dimanche à l'AFP par le service de presse de l'agence de coordination policière.

Les enfants concernés sont ceux dont toute trace a été perdue après leur enregistrement auprès des autorités européennes, a expliqué ce responsable, Brian Donald. Il estime qu'environ 5000 d'entre eux ont disparu en Italie, une des portes d'entrée vers l'Europe pour les migrants venus par la Méditerranée.

«Il n'est pas déraisonnable d'estimer que nous parlons ici en tout de plus de 10.000 enfants», a assuré Brian Donald. «Mais tous ne seront pas exploités à des fins criminelles, il y en a qui auront rejoint des membres de leur famille. C'est juste que nous ne savons pas où ils sont, ce qu'ils font et avec qui».

Un porte-parole d'Europol a précisé à l'AFP que le chiffre avait été obtenu notamment sur la base d'informations fournies par les pays européens ou disponibles publiquement, par exemple sur internet et que ces disparitions concernent les 18 à 24 derniers mois.
Infrastructure criminelle paneuropéenne sophistiquée

«Les mineurs voyageant sans adultes sont le groupe le plus vulnérable du flux de migrants», a souligné Rafaella Milano, directrice des programmes Italie-Europe de l'ONG Save the Children. «Le renforcement des mesures de protection contre les risques graves qu'ils courent est indispensable.» Elle a par exemple évoqué des programmes de «relocalisation» rapides au niveau européen afin de permettre «à ceux qui arrivent en Italie ou en Grèce de rejoindre d'autres pays européens sans devoir s'en remettre à des trafiquants». «De nombreux mineurs, en fait, se cachent volontairement des autorités de peur d'être renvoyés».

Environ un million de migrants, principalement des Syriens, Irakiens et Erythréens fuyant leurs pays, sont arrivés en Europe en 2015, rappelle Europol. 27% d'entre eux sont des mineurs. «Ils ne sont pas tous non accompagnés, mais nous avons des éléments montrant qu'une grande partie d'entre eux pourraient l'être», selon Brian Donald.

Il soutient qu'une «infrastructure criminelle» paneuropéenne sophistiquée vise désormais les migrants à diverses fins. «Il y a en Allemagne et en Hongrie des prisons dans lesquelles la grande majorité des détenus sont là en raison d'activités criminelles liés à la crise migratoire». Des groupes criminels actifs dans la traite d'êtres humains sont par ailleurs maintenant actifs dans les filières d'immigration illégale afin d'exploiter des migrants, a souligné Europol, évoquant de l'esclavage ou des activités liées au commerce du sexe.



http://www.lefigaro.fr/international/ ... ont-disparu-en-europe.php
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/05/2016 10:16  Mis à jour: 08/05/2018 16:44
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 Re :Le mystère des enfants disparus : Fugueurs, dépressifs, enfants enlevés ou radicalisés, tous ont soudainement cessé de donner de leurs nouvelles.
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Beaucoup de jeunes filles partent à deux. À Marseille, on les retrouve souvent en gare. Les policiers qui y travaillent les "profilent", de peur de les voir un jour sur les affiches des enfants disparus.


Qui sont-ils ? Combien sont-ils ? À défaut de pouvoir identifier ces mineurs qui, un jour ou l'autre, s'évanouissent dans la nature, essayons de les "profiler". Environ 50 000 enfants disparaissent chaque année en France, selon les chiffres issus du Fichier des personnes recherchées (FPR) du ministère de l'Intérieur. Le plus gros des bataillons est constitué de jeunes adolescents qui quittent le domicile familial ou le foyer où ils étaient placés. Conflit avec le père, avec la mère, envie d'autre chose, de dire leur colère à des parents qu'ils ne supportent plus, ils montent souvent dans un TGV et "disparaissent" à l'autre bout de la France. "Ce sont notamment des jeunes filles et elles décident souvent de prendre la tangente à deux", confie un enquêteur marseillais. Et puis, parvenues au bout de leur histoire, de leur caprice d'ado en révolte, elles réintègrent la maison. "Des fugueurs que l'on les retrouve beaucoup en gare Saint-Charles, à Marseille, lieu de fort passage, de lourd brassage. Et nous sommes sensibilisés à ces profils singuliers. On sait les débusquer. Quand vous croisez un gamin une fois, deux fois, trois fois, en gare, à quelques heures d'intervalle, c'est qu'il y a quelque chose qui cloche. Ils font une connerie, commettent un vol dans un supermarché et puis, quand ils commencent à avoir faim ou quand ils n'ont plus d'argent, ils se résolvent à réintégrer le domicile familial", explique ce policier qui a longtemps exercé en gare Saint-Charles. On estime à 5 le nombre de jeunes qui disparaissent ainsi chaque jour à Marseille. "La majorité des disparitions sont des personnes en dépression ou en fugue qui ont envie de changer de vie et qu'on retrouve rapidement. Heureusement, on en a très peu", témoignait, il y a peu devant une cour d'assises, le commandant Sandrine Gourbal, de la brigade criminelle de la sûreté départementale de Marseille.

Le commandant Claude Kiston, chef de groupe au sein de la police judiciaire de Marseille, a confirmé lui aussi à cette occasion que les cas de disparitions inquiétantes sont rares. Dès qu'elles le deviennent, police et gendarmerie multiplient les investigations : "vérifications auprès des gares, des hôpitaux, des services de secours, enquête auprès de proches, amis, copains de lycées ou de collèges", observe le commandant Kiston. Il existe toutefois un cas peu connu : celui des jeunes filles dans les familles de gens du voyage qui disparaissent et puis sont choisies. On découvre alors qu'elles ont été "enlevées" pour être mariées à un autre membre de la communauté.

"Quand une disparition est vraiment inquiétante, on a des indices clairs, et le parquet ouvre une enquête, puis une information judiciaire et on déploie des moyens d'investigations importants", relève un magistrat. Le stade au-dessus, c'est l'"alerte enlèvement", une procédure mise en place en février 2006 en France qui a permis de jolis succès. Mais elle répond à quatre critères cumulatifs: l'existence d'un enlèvement avéré, une intégrité de la victime en danger, des informations dont la diffusion peut permettre de localiser l'enfant et une exigence de minorité de la victime. Un dispositif qui, en dix ans, a été mis en oeuvre à 14 reprises et qui, chaque fois, a été une réussite.

Plus récente, la catégorie des mineurs "radicalisés". "On essaie de les localiser grâce à leurs téléphones portables. On opère un travail de géolocalisation, qui en général est très efficace", explique-t-on de source policière. Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 867 adolescentes ont été signalées pour "radicalisation". D'après une enquête du Monde, les filles constituent la majorité des 84 mineurs français présents en Syrie. Elles sont 51 à avoir rejoint l'État islamique avant leurs 18 ans. Les jeunes filles, un tiers de converties, se radicalisent beaucoup plus rapidement que leurs homologues masculins.

Comment les enquêteurs travaillent pour les retrouver

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Gendarme retraité, Gérard Puig a été pendant 10 ans l'un des directeurs d'enquête dans la disparition de Yannis Moré.
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Ganagobie, un village calme et paisible. Le hameau du Belvédère, qui surplombe la Durance, est entouré d'une vaste forêt. Au loin, un adolescent, en scooter, s'arrête : "Bonjour vous cherchez quelqu'un ?", demande poliment le jeune garçon.

"Ça fait longtemps... La maison est ici... Il y a quelques habitations en plus et la végétation a poussé", constate d'un regard Gérard Puig, 64 ans. Devant lui, l'ancienne maison familiale des Moré. "Mon seul regret est de ne pas avoir retrouvé le petit", confie-t-il spontanément. Le temps s'est arrêté.

L'ancien major de la brigade de recherche de la gendarmerie de Digne-les-Bains, en retraite depuis 2009, a travaillé de 1989 à 1999 sur la disparition de Yannis Moré, âgé de 3 ans. Sur la droite se trouvait "un préfabriqué où nous avons travaillé avec d'autres enquêteurs pendant des années. Pas d'ordinateurs mais des machines à écrire."

Le 2 mai 1989, vers 10 heures, Yannis disparaît, mystérieusement, alors qu'il s'amuse avec trois de ses frères, âgés entre 5 et 9 ans, dans une petite cabane à quelques mètres de chez eux. "On pense alors qu'il s'est perdu", se souvient Gérard. Une centaine de gendarmes, militaires, sapeurs-pompiers et bénévoles participent alors aux opérations de secours, "les habitants nous laissent entrer chez eux". Pas de témoin, ni d'indices, Pas de suspect, ni de rançon.

Déposé comme par regret

Vient le temps des auditions et des écoutes téléphoniques."La famille, une voisine un peu bizarre, un couple de hippies... Rien de probant", poursuit l'ancien enquêteur. Seize mois plus tard (1er octobre 1990), un chasseur découvre à l'aplomb du prieuré (600 mètres à vol d'oiseau de la maison) deux souliers "dans une zone boisée qui avait été pourtant fouillée". L'enlèvement ne fait plus aucun doute. "Les deux chaussures en cuir sont posées côte à côte et les lacets sont défaits", raconte Gérard Puig. "Je reste persuadé que quelqu'un les a déposés, peut-être par regret et pour être retrouvés", confie-t-il après un moment de silence. "Je découvre ensuite, sur une touffe de thym, une médaille en or et une chaîne au bord d'un ruisseau sec. À quelques mètres, se trouvent les vêtements humides : slip, une chaussette, survêtement et son anorak." À l'époque, les analyses biologiques n'ont pas révélé de traces de sang. "Autres certitudes, au printemps, les vêtements n'étaient pas là, la tige en fer de la fermeture éclair est cassée et l'élastique du bas de survêtement est coupé avec quelque chose de tranchant", confie également l'ancien gendarme.

Les prélèvements ADN réalisés dans les années 1991-1992 n'ont pas permis de faire avancer l'enquête. L'instruction a été clôturée en 2001. Les analyses ADN ont écarté des affabulateurs. "En 1999, par exemple, un homme habitant Nancy (Lorraine) a accusé son père du meurtre car il voulait se venger. En 2014, un individu, résidant à Ganagobie, a affirmé savoir où l'enfant était enterré. C'était un conflit de voisinage", explique des sources concordantes. Des vérifications ont été menées dans le Var et même au Royaume-Uni, en Algérie ou encore en Belgique où un enfant se présentait comme Yannis. "Je n'oublie pas cette affaire et je me pose toujours cette question, aujourd'hui : Yannis est-il toujours en vie ?", conclut Gérard Puig.

Denis Trossero et Jérémy Michaudet http://www.laprovence.com/article/fai ... des-enfants-disparus.html
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