|Bienvenu(e) Visiteur|
block control Home  •  SOS-Infos  •  Recherche  •  Les Photos non rsolues block control

 Connexion

 clic
Real Time Web Analytics

 Qui est en ligne
23 Personne(s) en ligne (22 Personne(s) connectée(s) sur Les nouvelles)

Utilisateurs: 0
Invités: 23

plus...

 Les nouvelles quotidiennes du suivi des dossiers publiés sur le site...
Affaire Grégory Villemin: un ex-enquêteur dénonce des «mensonges» dans le livre de Murielle Bolle... Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 14/11/2018 11:33
Les familles des «disparus du fort de Tamié» veulent obtenir «des réponses»... ( Vidéo) Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 14/11/2018 11:24
Michel Fourniret devant les assises de Versailles : "C'est peut-être l'un des derniers moments pour le faire parler"!!! Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 13/11/2018 15:46
Alicia Allemeersch, 12 ans de disparition ! Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 13/11/2018 11:56
Un assassinat pour s’emparer du magot des «postiches»: le crime à part de Fourniret. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 11/11/2018 17:08
Affaire Fourniret : des ADN inexploités depuis 15 ans Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 11/11/2018 14:24
Disparition très inquiétante de Sophie Le Tan. des tracts diffusés en Allemagne. ( Vidéo) Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 11/11/2018 13:01
VIDEO. 11-Novembre : "On criait, on sautait, on gesticulait comme des fous" : l'armistice raconté par un soldat du front. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 10/11/2018 16:16
Mort de Théo Hallez : son frère prend la parole contre ceux qui “mettent en cause l'honneur de sa famille”. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 10/11/2018 13:45
Nordahl Lelandais a de nouveau été entendu , pour une troisième fois, pour l'assassinat du caporal Arthur Noyer , il maintient sa version . Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 10/11/2018 13:13

MEURTRE D’AGNES MARIN, 14 ANS … l'Etat condamné pour "faute lourde" !!!

Publié par Walda Colette Dubuisson le 11-08-2018 (6489 lectures) Articles du même auteur
Rappel .

03/05/2017 : Affaire Agnès Marin: l'Etat condamné pour une "faute lourde" qui " a pu favoriser le passage à l'acte"!!!
********************************************
04/04/2017 : REPLAY Faites entrer l'accusé : l'affaire Agnès Marin, viol et meurtre au Collège Savéol à Chambon-Sur -Lignon...
***************************************
16/11/2016 : Le procureur René Pagis se confie cinq ans après le meurtre d'Agnès Marin au Chambon-sur-Lignon.
L'ancien procureur de la République du Puy-en-Velay s'apprête à publier un livre retraçant les moments forts de ses carrières de gendarme, puis de magistrat. L'affaire du meurtre de la collégienne en avril 2011 en Haute-Loire a particulièrement marqué sa vie professionnelle.
************************************
04/04/2016 : "Parents à perpétuité" : le père du violeur et tueur d'Agnès Marin se confie...
Nous déplorons vivement que TF1 et autres médias Français ne laissent pas visionner ses vidéos HORS FRANCE , ces " affaires " intéressent le monde entier,et des témoignages extérieurs à la France peuvent être d'une grande utilité pour les enquêteurs ; NOUS LE SAVONS !!!
Un sabotage médiatique de plus , vu que certains médias font payer l'article qui fait appel lors de disparitions inquiétantes , alors que nous sommes bénévoles et n'avons pas les moyens d'acheter TOUS CES ARTICLES ( voir commentaire)

**********************************
07/02/2016 : Très discrets dans les médias, les parents de Matthieu, l’assassin d’Agnès Marin au collège Cévenol, en novembre 2011, témoignent sur leur douleur et leur impossible reconstruction dans un documentaire diffusé ce samedi soir.
*******************************************
11/10/2014 : La perpétuité pour l'assassin d'Agnès Marin
"La chose la plus atroce pour un père", estime Claude Halmos (psychanalyste )
******************

28/03/2014 : Condamné en juin dernier à la réclusion criminelle à perpétuité pour le viol et le meurtre d'Agnès Marin, Matthieu M comparaîtra devant la Cour d'appel de Riom (63) du 29 septembre au 10 octobre prochain
*****************************
Le 16 novembre 2011, Agnès, élève au collège Cévenol du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) part dans la forêt avec Matthieu, 17 ans. Deux jours plus tard, le corps violé, mutilé et brûlé de l'adolescente qui allait fêter son quatorzième anniversaire est retrouvé dans les bois. ( voir résumé des faits dans l'article )
******************************
24/02/2014 : le père d'Agnès envisage de porter plainte contre l'ex-direction de l'établissement Cévenol, qui fermera ses portes en juin
********************************
Le 7 février 2014 : LES PARENTS DE LA JEUNE AGNÈS MARIN, TUÉE A 14 ANS APRÈS AVOIR ÉTÉ VIOLÉE EN 2011, ONT DÉCIDE D’ATTAQUER L’ÉTAT POUR FAUTE LOURDE. ILS ESTIMENT QUE LE DRAME AURAIT PU ÊTRE ÉVITE …
Les parents de la victime reprochent à l’état d’avoir remis le tueur en liberté, sous contrôle judiciaire, après un viol commis en août 2010.

****************************

Le collège Cévenol du Chambon-sur-Lignon fermera ses portes en juin
L'établissement privé accuse un déficit de 350 000 euros pour l'année scolaire 2012-2013. Il ne s'est jamais remis du meurtre d'Agnès en 2011



http://www.sos-enfants.org/modules/news/article.php?storyid=176







Rappel des faits :

***16 novembre 2011
Disparition d'Agnès
C'est le mercredi 16 novembre que disparaît Agnès. Très vite, les recherches sont lancées autour du Collège-Lycée Cévenol du Chambon-sur-Lignon. Un hélicoptère, une équipe cynophile et même les habitants de la commune viennent épauler près de 190 gendarmes et policiers.

***17 novembre 2011
Un camarade d'Agnès est placé en garde-à-vue
Mathieu, un camarade d'Agnès, âgé de 17 ans, est placé en garde-à-vue. Il présentait des griffures au visage. Il livre des informations aux gendarmes qui permettent de restreindre le périmètre de recherche.

***18 novembre 2011
Découverte du corps d'Agnès
Le corps d'Agnès est découvert dans le bois après deux jours de recherches dans le bois de Peybroussou, à quelques kilomètres du collège.

***19 novembre 2011
Ouverture d'une information judiciaire pour viol et assassinat et mise en examen de Matthieu
Le jeune homme de 17 ans placé en garde à vue depuis deux jours reconnaît avoir violé, tué et brûlé Agnès. Le meurtrier présumé nie la préméditation, le procureur de la République de Clermont-Ferrand affirme le contraire au regard des éléments recueillis.

***21 novembre 2011
Matthieu placé en détention provisoire
Au lendemain de la marche blanche en hommage à Agnès, son meurtrier présumé est placé en détention provisoire à Meizieu dans la banlieue de Lyon

***26 novembre 2011
Obsèques d'Agnès
Les obsèques d'Agnès ont lieu à Paris dans la plus stricte intimité, selon le souhait de la famille. Ce jour-là, la jeune fille aurait dû célébrer son quatorzième anniversaire.

***22 juin 2012
Reconstitution du meurtre d'Agnès
Sept mois après les faits, le meurtrier présumé d'Agnès est de retour sur les lieux du drame pour la reconstitution. La commune du Chambon-sur-Lignon a été bouclée la veille afin de préserver un minimum de sérénité. Les élèves du collège-lycée Cévenol ont été tenus éloignés de l'établissement.

***8 juin 2013
Le procès approche, le père d'Agnès est critique envers la justice
Frédéric Marin, le père d'Agnès, et son avocat, ont dénoncé samedi soir lors d'une conférence de presse les "dysfonctionnements" qui ont mené au décès de sa fille le 16 novembre 2011. Le procès de Mathieu, le meurtrier présumé, s'ouvrira le 18 juin. (http://bit.ly/15N6aVR)

***12 juin 2013
Agnès Marin : "Son meurtrier est le dernier des salopards", selon le grand-père de la victime (RTL)
Invité sur RTL, Armel Marin, le grand-père d'Agnès, violée et tuée en 2011 par un élève de son pensionnat en Haute-Loire, réclame une peine exemplaire à l'ouverture du procès. (http://bit.ly/118YugN)

*** 28/06/2013 :Matthieu, 19 ans, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité

L'avocate générale,Jeanne-Marie Vermeulin, a qualifié la personnalité de Matthieu d' "ultra-dangereuse" lors de son réquisitoire, estimant que le jeune homme était responsable de ses actes. Elle s'est montrée pessimiste sur ses chances "d'amélioration", jugeant nécessaire d'éviter "de nouveaux drames".

Écartant aussi l'excuse de minorité qui limite la peine encourue à vingt ans, l'avocate générale a demandé aux jurés d'assortir la condamnation d'une injonction de soins "sans limitation de durée", envisageant la rétention de sûreté en fin de peine "si cela s'avère nécessaire".

Elle a souhaité que "la poursuite de son existence ne soit pas source de nouveaux drames et de tragédies et ne signifie pas la destruction de telle ou telle qui croiserait son chemin", en rappelant "des risques majeurs de récidive" et de "naufrage complet dans la maladie mentale".

Les parties civiles un peu étonnées mais satisfaites

"Traits pervers effrayants"

Durant tout le procès, la personnalité de l'accusé a été au centre des débats. Qui est Matthieu? Est-ce le garçon jugé non dangereux par un psychiatre montpelliérain après le viol, sous la menace d'un couteau, d'une amie alors âgée de 16 ans? Sur la foi notamment de cette expertise, après quatre mois de détention provisoire, il avait été jugé apte à devenir interne au collège-lycée Cévenol au Chambon-sur-Lignon, où il a rencontré Agnès.

Ou est-ce un adolescent bien plus inquiétant qui a su s'engouffrer dans toutes les failles du suivi judiciaire, psychiatrique et psychologique dont il faisait l'objet, mises en évidence lors du procès? Sur ce point, Mme Vermeulin a appelé à se "fonder essentiellement sur l'avis des experts", décrivant un être aux "traits pervers très actifs et effrayants" et soulignant sa "volonté d'emprise destructrice sur ses victimes".

Détaillant les "carences et manquements" de son suivi après le premier viol, à commencer par une remise en liberté "mal préparée", elle a déploré: "C'est une sorte de tapis rouge qu'on a déroulé devant lui". L'avocate générale a estimé que son inscription au collège-lycée Cévenol du Chambon-sur-Lignon était "une insulte au bon sens". "C'était l'établissement le moins adapté possible au cas de Matthieu", a-t-elle dit.


***25/10/2013 : Cinq mois après la condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité du jeune homme, le grand-père d'Agnès attaque le Dr Aiguesvives. L'expert psychiatre de Béziers avait examiné le jeune homme un an avant le drame. Mathieu venait alors de violer une autre jeune fille et l'expertise n'avait pas conclu à sa dangerosité.


Le grand-père exige la radiation de l'expert

Armel Marin réclame aujourd'hui la radiation de l'expert avec des mots très durs. "Cet homme ne doit plus être expert pour la justice", lâche-t-il au micro de RTL. "La justice mérite mieux, car il est dangereux", ajoute-t-il. Le grand-père d'Agnès estime qu'il "doit être présenté devant un tribunal", parce qu'"on ne peut pas se contenter de dire que ce n'est pas une science exacte" et que "tout le monde est responsable de ses actes et des conséquences de ses actes".


Une fois sur le ventre, à terre, ce salopard lui a donné 10 coups de couteau supplémentaires dans le dos
Armel Marin, le grand-père d'Agnès


Pour justifier sa sortie virulente contre l'expert, Armel Marin est revenu sur les circonstances du drame. "C'est quand même une jeune fille de 13 ans, assassinée affreusement", dit-il avant d'évoquer les "7 coups de couteau dans la poitrine" et les "10 coups de couteau supplémentaires dans le dos" que lui a donné celui qu'il nomme "ce salopard". "Tout ça démarre à partir de M. Aiguesvives qui s'est foutu de son boulot", conclut-il.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------

********* 7 FEVRIER 2014 :LES PARENTS DE LA JEUNE AGNES MARIN, TUEE A 14 ANS APRES AVOIR ETE VIOLEE EN 2011, ONT DECIDE D’ATTAQUER L’ETAT POUR FAUTE LOURDE. ILS ESTIMENT QUE LE DRAME AURAIT PU ETRE EVITE


La famille d’Agnès Marin demande des comptes à l’état. Elle a annoncé jeudi qu’elle allait l’assigner en justice pour faute lourde, estimant que le meurtre de la jeune Agnès, 14 ans, aurait pu être évité. D’après «Le Figaro», les parents de la victime reprochent à l’Etat d’avoir remis le tueur en liberté, sous contrôle judiciaire, après un viol commis en août 2010. L’avocat des Marin, Maître Szpiner, remet également en cause le travail de l’expert psychiatrique, qui aurait selon lui, rendu une «expertise inachevée». Enfin, le procureur de Nîmes est accusé de ne pas avoir veillé à ce que Matthieu M. soit bien inscrit sur le fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles.

Le 16 novembre 2011, après une sortie libre, Agnès Marin, âgée de 13 ans, ne regagne pas le lycée Cévenol au Chambon-sur-Lignon où elle est interne. Absente à l’étude, ses professeurs signalent sa disparition à la gendarmerie. Pendant deux jours, tout le monde se mobilise pour la retrouver, dont de nombreux camarades. Parmi eux, Matthieu s’implique particulièrement dans les recherches. Mais lorsque, deux jours plus tard, le corps de la jeune fille est retrouvé à 90% calciné, le garçon de 17 ans finit par avouer. Elève en première STG, il avait passé l’après-midi avec elle et avait été aperçu le jour du drame, sortant de la forêt avec des griffures au visage, selon plusieurs camarades de classe. Quelques jours plus tard, l’autopsie révèlera qu’Agnès «a reçu plusieurs coups de couteau dans le thorax et à la tête». L’adolescente a été bâillonnée, les mains attachées dans le dos, frappée et lacérée de coups de lame avant d’être violée et brûlée.


***Le suivi judiciaire de Matthieu en question

Rapidement, la dangerosité du suspect avait fait polémique. Et pour cause, le jeune homme originaire de Nîmes, était déjà connu pour des faits de violence. En août 2010, il avait été condamné pour agression sexuelle sur mineure dans la Gard. Après quatre mois de détention, il avait été placé sous contrôle judiciaire. Les conditions strictes de sa libération comprenaient un placement en internat. Les expertises psychologiques et psychiatriques réalisées dans le cadre de cette affaire attestaient que adolescent était réinsérable, en attente de son procès. Lors d’une conférence de presse organisée après la découverte du corps, Jean-Michel Hieaux, vice-président de l'établissement scolaire, avait affirmé ne pas avoir été informé des précédents judiciaires du suspect lors de son inscription en novembre 2010.

Mais en dépit des alertes lancées –le téléchargement de films pornographiques, le fait qu’il promenait sa petite-amie en laisse–, les services de la Protection judiciaire de la jeunesse n’étaient pas intervenus à temps. En juillet 2013, interrogé par Europe1, le père d’Agnès s’était emporté contre l’attitude de ceux qui étaient liés au suivi de l’accusé: «Je suis épouvanté par la lâcheté humaine, quand le mensonge fait concurrence à la pitrerie. Des gens se sont renvoyé la responsabilité. Ils ont tous, tout oublié. De toute évidence, entre la protection judiciaire de la jeunesse et le Cévenol, il y a un problème d’amnésie générale. La seule réalité, c’est que ma fille a fini dans un feu de forêt».

Le 16 juillet dernier, Matthieu M. âgé de 17 ans au moment des faits, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. «La priorité n'est pas de trouver une peine susceptible d'aider Matthieu à se reconstruire, mais que la poursuite de son existence ne provoque pas de nouveaux drames. Je ne sais pas s'il est tueur en série, mais il ne faut pas lui donner la possibilité d'obtenir ce label», avait estimé l’avocate générale, qui avait pris en compte la précédente condamnation de l’accusé pour une affaire de viol similaire dans le Gard. La famille d’Agnès Marin réclame 2,25 millions d’euros à l’état.

***Dysfonctionnement de la justice

"Lorsqu'il y a un dysfonctionnement de la justice, c'est à l'Etat de le réparer et nous considérons que dans cette affaire, il y a eu de nombreux dysfonctionnements", a expliqué l'avocat de la famille d'Agnès, Me Szpiner.
"Les conditions de la remise en liberté du jeune Matthieu, les conditions de son contrôle judiciaire, l'absence de suivi de ce contrôle judiciaire montrent une défaillance de l'Etat, une faute de l'Etat, puisque ceux qui étaient en charge de la légitimité de cette mise en liberté et de la réalité de l'exécution de ce contrôle judiciaire ont failli", a-t-il martelé.

***Accusé d'un premier viol, il avait été envoyé au Chambon-sur-Lignon


"Alors qu'il était accusé d'un premier viol, le jeune Matthieu a été envoyé dans un établissement mixte où il n'y avait pas de surveillance. Il s'était engagé à avoir un suivi psychiatrique et il a été suivi par une psychiatre qui a jeté l'éponge au bout de deux séances et qui d'ailleurs avait du mal à le comprendre parce qu'elle était étrangère. Ensuite, nous avons eu un infirmier psychiatrique qui s'est substitué au CHU qui devait organiser ce contrôle judiciaire pour finir par un psychothérapeute qui ne l'était pas..." a énuméré l'avocat.

"Tout cela, ce sont des manquements graves et donc la justice a commis une faute que l'Etat doit réparer", a-t-il conclu.


Reconstitution du dossier selon différentes sources et de tout coeur avec la famille d'Agnès

-----------------------

***Le collège Cévenol du Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire, fermera ses portes en juin prochain.
Placé en redressement judiciaire en mai 2013, l'établissement privé accuse un déficit de 350 000 euros pour l'année scolaire 2012-2013. Il ne s'est jamais remis du meurtre d'Agnès en 2011.

Il s'était soudain retrouvé sous les feux des projecteurs, en novembre 2011, lors de la très médiatisée affaire Agnès. Une affaire qui a certainement accentué le déclin des effectifs déjà enregistré depuis plusieurs années par le collège lycée international Cévenol du Chambon-sur-Lignon.
Cette année scolaire, il accueille 87 élèves alors que le seuil de viabilité est estimé à 90. Et qu'ils étaient plusieurs centaines d'élèves, il y a vingt ans.
En redressement judiciaire depuis mai 2013, le Cévenol affiche un déficit de plus de 350 000 euros pour l'année scolaire 2012-2013. Sans parler des pertes accumulées les années précédentes.

Des repreneurs sur les rangs
Le 10 avril prochain, le tribunal du Puy-en-Velay devrait se prononcer sur l'avenir de cette structure. Il sera appelé à statuer en fonction des offres de reprises et de rachat de ce site de 15 hectares. Plusieurs repreneurs seraient déjà sur les rangs. Pour un nouveau collège ou une école hôtelière.



Le père d'Agnès indigné
Officiellement, l'établissement privé de Haute-Loire fermera donc ses portes pour raisons économiques. Une fermeture que regrette Frédéric Marin, le père d'Agnès. Il aurait préféré que le Cévenol rende des comptes avant d'être obligé de fermer. Comme il l'a confié dans une interview accordée à nos confrères d'Europe 1.

Même s'il s'agit d'un établissement privé sous contrat, Frédéric Marin et ses proches ont décidé de porter plainte conte l'Etat. Pour faute lourde et manquements institutionnels. L'avocat de la famille d'Agnès réclame plus de 2 millions d'euros à l’État.



La grand-mère d'Agnès : Les parents de Matthieu ont enfoncé leur fils



Hommage à Agnès : RIP



*********************************
24/02/2014 : Affaire Agnès: le père de l'adoslescente envisage de porter plainte contre l'ex-direction de l'établissement Cévenol, qui fermera ses portes en juin
Frédéric Martin, le père d'Agnés, s'est exprimé ce matin dans les colonnes du Parisien/ Aujourd'hui en France. Si l'homme se réjouit de voir le collège Cévenol fermer ses portes définitivement, il tient à également à porter plainte contre l'ex-direction et l'association, avant qu'elles ne disparaissent: "Nous voulons comprendre les dysfonctionnements et y pallier si besoin. Pour Agnès, mais aussi pour les autres parents, qui sont en droit de savoir si leur enfant est en sécurité, c'est le minimum".

Le père de la jeune victime entend bien régler ses comptes avec l'ex-directeur, qui aurait dû se poser plus de questions, selon lui.

L'établissement, qui ne compte plus que 87 élèves, fermera donc ses portes en juin prochain. Le jeune homme ayant commis le meurtre d'Agnès a lui été condamné à la réclusion à perpétuité, mais a fait appel.



Le collège Cévenol à Chambon-sur-Lignon ne s'est jamais remis du meurtre d'Agnès Marin, en 2011. Il fermera ses portes en juin. Le père de la jeune fille a annoncé ce matin qu'il souhaitait porter plainte contre son ex-direction et l'association, avant qu'elles ne disparaissent.


•Nom: Dubuisson Colette
N° 00034828 Sceau officiel CopyrightDepot.com émis
le 29 09 03 à 10:13 (HE)


------------------------------

Format imprimable Envoyer cet article à un ami Créer un fichier PDF à partir de cet article
 
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/05/2017 19:46  Mis à jour: 03/05/2017 19:46
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4284
 Re : Affaire Agnès Marin: l'Etat condamné pour une "faute lourde" qui " a pu favoriser le passage à l'acte"8
L'Etat a été condamné pour "faute lourde" dans l'affaire Agnès Marin, adolescente violée et assassinée en 2011 en Haute-Loire par un de ses camarades, scolarisé au lycée Cévenol après avoir été remis en liberté dans une affaire de viol, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Dans un jugement rendu le 24 avril, le tribunal de grande instance de Paris a estimé que des "fautes" ont été "commises lors de la mise en liberté" du jeune homme.

L'Etat a été condamné à verser 185.000 euros de dommages et intérêts à la famille de la victime.

Aux assises, le jeune homme, prénommé Matthieu, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en première instance comme en appel. Une peine rarissime pour un accusé mineur au moment des faits.

Le 18 novembre 2011, le corps carbonisé d'Agnès Marin, 13 ans, élève de troisième au collège-lycée Cévenol, établissement privé du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), avait été retrouvé dans une forêt alentour sur les indications de Matthieu, placé en garde à vue la veille. Outre des violences sexuelles, l'autopsie avait révélé 17 coups de couteau.

Agé alors de 17 ans, le jeune homme avait intégré le collège, qui a depuis fermé ses portes, dans le cadre d'un contrôle judiciaire strict, après quatre mois de détention provisoire pour le viol, sous la menace d'une arme, d'une camarade de 15 ans dans le Gard.

La famille d'Agnès Marin avait engagé des poursuites contre l'Etat, reprochant au juge d'instruction d'avoir précipitamment ordonné la remise en liberté du jeune homme, sans attendre les conclusions de l'enquête socio-éducative, ni celle de l'expertise psychiatrique.

Dans son jugement, le tribunal souligne notamment que le juge d'instruction n'a pas demandé l'avis des services de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) sur le projet de remise en liberté et qu'il n'a pas attendu le rapport de l'expert psychiatre et n'a pas
non plus motivé son choix de le place dans un internat mixte.


"Ces négligences fautives (...) doivent être assimilées à une faute lourde qui a pu favoriser le passage à l'acte", concluent les juges dans leur décision.

Lors du premier procès aux assises, l'avocate générale avait dans son réquisitoire qualifié l'inscription du jeune homme au collège-lycée Cévenol d'"insulte au bon sens", revenant aussi sur les carences dans le suivi judiciaire mais aussi psychologique et psychiatrique du jeune homme.

Le rapport qui avait conclu à la non dangerosité de Matthieu avait été contredit, deux ans plus tard, par celui de deux autres médecins évoquant une "dangerosité majeure" et une "jouissance de destructivité".

Sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité reste à ce jour unique pour un mineur. A l'exception de celle, en 1989, de Patrick Dils pour le meurtre de deux enfants à Montigny-les-Metz, avant sa mise hors de cause et son acquittement en 2002.

Double meurtre dont le tueur en série Francis Heaulme doit actuellement répondre devant la cour d'assises de la Moselle.

AFP, publié le mercredi 03 mai 2017 à 17h08
Répondre
Visiteurs
Posté le: 04/04/2017 11:46  Mis à jour: 04/04/2017 15:47
 Agnès Marin : Faites entrer l'accusé : l'affaire Agnès Marin, viol et meurtre au Collège Savéol à Chambon-Sur -Lignon...
Bonjour,
Dimanche, faites entrer l'accusé consacrait son émission à Agnès.
On peut voir le reportage en replay ici:

https://www.youtube.com/watch?v=9oXxWBcj4hg

**********************************************
Grand merci , visiteur,

Bonne journée à vous
Colette.

*******************************

Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/11/2016 11:40  Mis à jour: 16/11/2016 11:40
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4284
 Re : Le procureur René Pagis se confie cinq ans après le meurtre d'Agnès Marin au Chambon-sur-Lignon.
Par Eric Le Bihan, France Bleu Pays d'Auvergne et France Bleu Saint-Étienne Loire

Image redimensionnée

René Pagis, ancien procureur de la République du Puy-en-Velay - Photo de 2011 © AFP - Philippe Desmazes

L'ancien procureur de la République du Puy-en-Velay s'apprête à publier un livre retraçant les moments forts de ses carrières de gendarme, puis de magistrat. L'affaire du meurtre de la collégienne en avril 2011 en Haute-Loire a particulièrement marqué sa vie professionnelle.

Le 18 novembre 2011, le cadavre calciné d'Agnès Marin est retrouvé par les gendarmes dans le bois du collège-lycée Le Cévenol au Chambon-sur-Lignon en Haute-Loire. C'est le meurtrier qui conduira finalement les enquêteurs vers le corps de l'adolescente violée et assassinée deux jours plus tôt. Au terme de deux procès au Puy-en-Velay, puis à Riom, Matthieu Moulinas, âgé de 17 ans au moment des faits, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le viol et le meurtre d'Agnès. Une première judiciaire pour un mineur. On apprendra quelque temps après l'assassinat, que Matthieu avait intégré le Cévenol alors qu'il était sous le coup d'un contrôle judiciaire strict. Une décision prise à la suite d'une affaire de viol aggravé en 2010 dans le Gard, pour laquelle il avait effectué quatre mois de détention provisoire.

"Il fallait se détacher de tout sentiment pour gérer sereinement ce dossier" -> René Pagis

L'affaire "Agnès Marin" a résonné bien au-delà de l'Auvergne, puisque de nombreux médias nationaux et étrangers sont venus au Chambon-sur-Lignon pour relater ce terrible assassinat. Une affaire qui a évidemment marqué le Procureur de la République de l'époque, René Pagis. Dans son livre "Dans la salle des pas perdus" à paraître en avril prochain aux Éditions De Borée, l'ancien gendarme devenu magistrat raconte notamment les coulisses de l'enquête et la médiatisation de ce fait divers hors norme. L'ancien procureur confie la maîtrise dont il a fallu faire preuve face à Matthieu Moulinas, avant ses aveux. René Pagis raconte également l'épreuve la plus douloureuse de cette affaire, lorsqu'il a fallu prévenir les parents d'Agnès Marin.



En avril dernier, Sophie et Dominique Moulinas avaient confié leur douleur et leur peine sur France Bleu, à l'occasion de la sortie d'un livre intitulé "Parents à perpétuité". Ils y racontaient le poids de la culpabilité d'avoir mis au monde un futur violeur meurtrier.

https://www.francebleu.fr/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/08/2016 14:59  Mis à jour: 09/08/2016 14:59
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4284
 Re :Souvenir de reportage : "Le meurtre d'Agnès Marin, un des moments les plus émouvants de ma carrière" ( PAR Gérard Davet, LE MONDE.fr) Vidéo .
A l'occasion des 70 ans du Monde, des journalistes du quotidien se sont prêtés au jeu de l'interview "souvenir". Ils reviennent sur un reportage qui a marqué leur carrière et qu'ils garderont en mémoire. Gérard Davet se remémore son enquête sur la mort d'Agnès Marin, une jeune lycéenne tuée en 2010.


Souvenir de reportage : "Le meurtre d'Agnès... par lemondefr
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/05/2016 15:15  Mis à jour: 12/05/2016 15:20
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4284
 Re : MEURTRE D’AGNES MARIN, 14 ANS … " Parents à perpétuité"
Agnès Marin est morte le 16 novembre 2011 à l'âge de 13 ans au Chambon-sur-Lignon. Les parents de Matthieu, son tortionnaire et meurtrier, 17 ans au moment des faits, témoignent aujourd'hui face à la caméra d'Anne Gintzburger



Sur les murs du collège, une épitaphe hantera les lieux à jamais : « à Agnès Marin, décédée le 16 novembre 2011 à l'âge de 13 ans ».

On ne verra plus aucun élève ici. Le Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire, a dit adieu aux rires et aux jeux innocents. Agnès avait 13 ans. Elle est morte, violée, torturée et brûlée. Matthieu avait 17 ans, il a prémédité le supplice de sa camarade d'école. Il est à ce jour le seul détenu de France condamné à la prison à perpétuité pour un crime commis lorsqu'il était mineur.

La voix des parents du meurtrier est celle que l'on n'entend jamais, du moins quand ceux-ci ont le malheur modeste. Dans cette affaire, Sophie et Dominique Moulinas n'ont jamais offert leurs visages et leur vie à tous ceux qui les ont pistés, harcelés, insultés jusqu'aux portes d'école de leurs autres enfants, deux filles plus jeunes que Mathieu.
Parents d'un criminel, ils parlent facilement d'eux et de leurs enfants, ils répondent à toutes les questions. Le regard bien droit, ils n'éludent rien. Mais ils parlent aussi des parents d'Agnès, pour lesquels ils exigent que soient respectés le drame et le deuil. S'ils acceptent de parler de Matthieu aujourd'hui, c'est aussi pour la mémoire d'Agnès. Et pour qu'une telle tragédie, disent-ils, ne se reproduise pas.

Réalisation: Anne Gintzburger
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/04/2016 11:28  Mis à jour: 26/04/2016 11:33
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4284
 Re :Les parents d'Agnès Marin indignés par le livre des parents du meurtrier
Fait rarissime en France, Mathieu Moulinas a été condamné à la perpétuité alors qu'il était mineur. Il a été reconnu coupable du viol et du meurtre de sa camarade de lycée, qu'il a commis en 2011.

Image redimensionnée

Frédéric et Paola Marin, les parents d'Agnès, le 29 septembre 2014 à Riom (Puy-de-Dôme) avant le début du procès de Matthieu Moulinas. (THIERRY ZOCCOLAN / AFP)

"Nous trouvons ce livre indécent et sa sortie nous a ébahis." Paola et Frédéric Marin ont confié leur indignation, lundi 25 avril, dansLe Figaro (article payant). Ils réagissent à la diffusion d'un documentaire, début février, suivie de la publication du livre Parents à perpétuité (éd. Flammarion), le 6 avril.

Un ouvrage dans lequel, Sophie et Dominique Moulinas témoignent. Or, il s'agit des parents de Matthieu, condamné à perpétuité pour le viol et le meurtre d'Agnès Marin, au collège-lycée Cévenol international, situé au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire).

Dans ce livre, le couple revient d'abord sur les faits : "Le 16 novembre 2011, [Matthieu] a violé puis assassiné Agnès Marin. Elle avait treize ans, lui dix-sept. Seize mois plus tôt, il avait déjà violé une camarade de classe puis il avait été remis en liberté dans l'attente de son jugement. Nous pensons constamment à ses victimes et à leurs proches." Ils détaillent ensuite les sentiments "de honte, de chagrin, de culpabilité" qui les habitent aujourd'hui. "Nous sommes les parents d’un tueur et violeur. (...) Pourtant, nous aimons toujours notre fils. Nous restons ses parents. A perpétuité", écrivent Sophie et Dominique Moulinas.

"Il s'agit d'une vraie campagne de show-biz"


"Pendant le procès, Dominique Moulinas ne nous a jamais regardés, jamais parlé. A la barre, il a commencé par dire qu'il n'était pas facile d'être le père de Matthieu, il s'inquiétait de ses problèmes plutôt que de ceux de son fils", rétorquent les parents d'Agnès Marin. Eux estiment dans Le Figaro que ce livre est une opération de communication.

"Les parents de Matthieu Moulinas ont passé plus de temps dans les médias en quelques semaines que nous depuis l'assassinat de notre fille. Il s'agit d'une vraie campagne de show-biz. A la limite, nous aurions pu admettre l'existence de ce livre s'ils avaient reversé l'argent à une association de protection de l'enfance, mais ce n'est pas le cas", réagissent Paola et Frédéric Marin. Ils regrettent aussi que le procès se soit tenu à huis-clos.

http://www.msn.com/fr
Répondre
Visiteurs
Posté le: 25/04/2016 21:20  Mis à jour: 26/04/2016 11:24
 "Parents à perpétuité" : polémique autour de ce livre écrit par les parents du meurtrier d'Agnès Marin.
Bonsoir,

"Parents à perpétuité" : polémique autour de ce livre écrit par les parents du meurtrier d'Agnès Marin

DEBAT - Peut-on écrire sur tout ? La polémique est lancée depuis la publication chez Flammarion de l’ouvrage "Parents à perpétuité", écrits par les parents de Matthieu Moulinas, condamné pour avoir violé, tué puis brûlé une camarade d’école, en 2011. Indignés par cet ouvrage, les parents d’Agnès, la victime, dénoncent une "campagne de show-biz".

http://www.metronews.fr/info/parents- ... n=Facebook-Page-Metronews

************************************

DEBAT - Peut-on écrire sur tout ? La polémique est lancée depuis la publication chez Flammarion de l’ouvrage "Parents à perpétuité", écrits par les parents de Matthieu Moulinas, condamné pour avoir violé, tué puis brûlé une camarade d’école, en 2011. Indignés par cet ouvrage, les parents d’Agnès, la victime, dénoncent une "campagne de show-biz".

L’ouvrage Parents à perpétuité, sorti depuis moins d’un mois chez Flammarion, est-il un livre "indécent" ? Paola et Frédéric Marin en sont persuadés. Que penser de ce livre, écrit par les parents de Matthieu, condamné à la perpétuité pour avoir violé, tué puis brûlé leur fille Agnès Marin, le 16 novembre 2011, à Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) ?

Dans cet ouvrage, les parents de Matthieu parlent de leur douleur et de leur sentiment de culpabilité vis-à-vis des parents d’Agnès. Mais insistent, dans une interview accordée au Figaro : "On l’a fait (ce livre, ndlr) parce qu’on s’est aperçu que notre témoignage pouvait avoir de l’importance, que, peut-être, cela pouvait aider d’autres parents". En se décrivant comme "M. et Mme Tout-le-Monde", le couple revient sur le parcours de leur fils, déjà condamné, avant le meurtre d’Agnès, pour viol sous la menace d’un couteau d’une autre jeune fille. Et alertent sur le fait qu’aucun expert n’avait à l’époque mesuré la dangerosité de leur fils.

Déjà, en janvier, un documentaire consacré aux parents de Matthieu voyait le jour. "J’assume ce point de vue, en tant qu’auteur, de donner la parole aux parents de l’assassin. J’ai voulu donner à comprendre ce qu’il peut y avoir derrière le crime et la folie meurtrière de ce garçon. J’ai essayé, c’est peut-être difficile à entendre, de rendre un peu d’humanité à cette tragédie", expliquait-alors sa réalisatrice à France Inter. Quatre mois plus tard, les parents de Matthieu allaient plus loin dans la prise de parole, en publiant un livre.

"On n’écrit pas sur un cercueil !"

Depuis sa sortie, une quinzaine d’articles de presse consacrés à l’ouvrage ont vu le jour. Les parents de Matthieu ont donné des interviews. Un déballage médiatique qui ne passe pas du côté des parents d’Agnès. Dans les colonnes du Figaro, ils s’en expliquent : "Nous trouvons ce livre indécent, et sa sortie nous a ébahis. Les parents de Matthieu Moulinas ont passé plus de temps dans les médias en quelques semaines que nous depuis l’assassinat de notre fille. Il s’agit d’une vraie campagne de show-biz. A la limite, nous aurions pu admettre l’existence de ce livre s’ils avaient reversé l’argent à une association de protection de l’enfance, mais ce n’est pas le cas".

Un sentiment partagé par Gilbert Collard, très investi dans ce dossier depuis le meurtre d'Agnès. Sur son blog ce lundi 25 avril, le secrétaire général du Rassemblement Bleu Marine s’insurge contre la démarche des parents de Matthieu. "Que dire ? Nul, sinon de l’humanité, une espèce de politesse du malheur, ne peut empêcher la publication de ce livre ! Pauvres gens qui voient le calvaire de leur fille transformé en droits d’auteur, le droit du sang qui coule de la plume. On se tait, on se terre, on n’écrit pas sur un cercueil ! », écrit le député du Gard. Et ce dernier de dénoncer que cet ouvrage "renverse les rôles" : "Il dépossède les victimes de leur unique et intouchable souffrance, de leur solitude tragique". Et ce dernier de prévenir : "Si vous devez acheter ce livre, dites–vous bien qu’à chaque page, ce n’est pas une feuille que vous tournez, mais le couteau dans la plaie".
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/04/2016 07:57  Mis à jour: 04/04/2016 08:29
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4284
 Re : MEURTRE D’AGNES MARIN, 14 ANS … "Parents à perpétuité" : le père du violeur et tueur d'Agnès Marin se confie...


Matthieu avait 16 ans lorsqu'il a violé Julie. Un an plus tard, il violait et assassinait Agnès Marin. Il est le premier mineur condamné à perpétuité en France depuis 1989. Incapable de la moindre compassion, il demande à passer sa vie derrière les barreaux. Ses parents racontent leur histoire dans un livre : "Parents à perpétuité".

Il faudrait imaginer l'inconcevable pour entrevoir ce que ressentent les parents de Matthieu, seul mineur condamné en France à la prison à perpétuité pour le viol de Julie et le viol ainsi que le meurtre d'Agnès Marin. Enfant tendre et attachant, l'adolescent est devenu à 16 ans un monstre que sa famille n'arrive plus à reconnaître sans, pour autant, pouvoir se résigner à le renier.

Le père du jeune homme le répète inlassablement : "Il n'a jamais été question de nier quoi que ce soit dans ce que Matthieu a fait". Pas question non plus de laisser tomber le monstre qu'il est devenu. Car pour ses parents, Matthieu n'est "plus un enfant, mais un grave malade".

Matthieu a 16 ans lorsqu'il commet son premier crime. Il agresse sexuellement Julie, une jeune fille de son village qu'il connaît depuis l'enfance. L'adolescent est jugé et placé en détention provisoire.

Lors de sa détention, les experts jugent Matthieu "réinserable" à condition de supprimer de son quotidien jeux vidéo et stupéfiants. Ses parents sont optimistes et un lycée accepte même de le scolariser. Remis en liberté sous contrôle judiciaire, il intègre alors le pensionnat Cévenol au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire).

Une nouvelle tragédie se produit un an et quatre mois plus tard. Le corps d'une élève de l'internat, Agnès Marin, 13 ans, est retrouvé criblé de 17 coups de couteau et brûlé. Grâce à des témoignages et des traces d'ADN, l'adolescent finit par avouer le viol et le meurtre de la jeune fille.

"Il peut avoir de la compassion pour un chat mais pas pour Agnès ou Julie"

Un nouvel examen psychiatrique révèle un bilan très éloigné du premier : Matthieu est jugé psychotique et pervers. "Il a toujours été incapable de ressentir de la compassion [...] Il peut en avoir pour un chat mais pas pour Agnès ou Julie", confirme son père.

Pour les parents de l'adolescent, la descente aux enfers se poursuit avec la honte des crimes commis par leur fils et le sentiment de culpabilité qui les accompagne. "On se sent coupables déjà de ne rien avoir vu. D'autant plus pour moi qui a toujours revendiqué être proche de mon fils", raconte le père de Matthieu.

Pour le couple, l'avenir est flou et la libération de leur fils n'est même pas un sujet de discussion : "Aujourd'hui Matthieu réclame d'être enfermé. Il ne s'imagine pas en liberté et dit d'ailleurs que, s'il sort, il recommencera pour être condamné à perpétuité".

Adolescent normal, Matthieu est devenu un monstre froid et instable. "Aujourd'hui il est suivi, il suit un traitement, mais il dort sous son lit, par moment il réclame à être à l'isolement. Il va mal", détaille son père.

Pour les parents de l'adolescent, la situation est extrêmement difficile mais le couple sait qu'il n'a pas le droit se plaindre : "La vie est terrible depuis cinq ans, toujours avec cette forme de honte et en se disant : ‘Est-ce qu'on a le droit de nous dire que notre vie est terrible sachant que les parents d'Agnès vivent sans leur fille ?'"

VIDEO. Mon fils est un assassin : "On se sent coupable de ne rien avoir vu"



Voici ce que vous verrez hors France : inadmissible, une entrave aux recherches , des bâtons dans les roues des enquêteurs !

Image redimensionnée


http://lci.tf1.fr/france/societe/

J'ai pu trouver une vidéo VISIBLE

Merci à http://www.telestar.fr/

Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/02/2016 11:03  Mis à jour: 07/02/2016 11:03
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4284
 Re : MEURTRE D’AGNES MARIN, 14 ANS … Enfant criminel, parents à perpétuité.
Matthieu avait 17 ans lorsqu'il a tué Agnès en novembre 2011. Il est aujourd'hui le seul détenu de France condamné à la prison à perpétuité pour un crime commis alors qu'il était encore mineur. Depuis, Sophie et Dominique Moulinas, ses parents, vivent dans la honte, la douleur et la culpabilité. Parents à perpétuité, le documentaire d'Anne Gintzburger diffusé samedi soir sur Public Sénat, leur donne la parole.

Peut-on encore aimer et soutenir un enfant qui a tué ? C'est le dilemme auquel sont confrontés les parents de jeunes criminels. Un dilemme peu connu, la parole de ces mères, de ces pères étant totalement absente du débat public, comme tabou. Dans Parents à perpétuité, un documentaire (1) de 52 minutes, la réalisatrice Anne Gintzburger recueille le témoignage douloureux de Sophie et Dominique Moulinas, les parents de Matthieu. En juillet 2013, l'adolescent de 17 ans a été condammé par les assises du Puy-en-Velay à la réclusion à perpétuité pour le viol et le meurtre d'Agnès Marin, 13 ans. Quatre ans après les faits, ses parents sortent de l’ombre pour la première fois et reviennent sans complaisance sur ce jour qui a fait basculer leur vie.

« Rendez-vous compte de ce qu'il fait à Agnès » insiste Dominique. Il marque un silence, pesant, face à l'insuportable. « Le légiste est arrivé à compter 17 coups de couteau, peut-être qu'il y en a plus. Imaginez un gamin de 17 ans et demi qui allonge un corps sur un tas de bois, allume un feu et reste là plusieurs minutes à regarder le corps en train de brûler. » Les yeux de Dominique semblent visualiser, sûrement pour la centième fois, cette scène de cauchemar. Car depuis quatre ans, pas un jour ne passe sans que le père et la mère de Matthieu ne replongent dans le gouffre du passé. « Agnès aurait pu être ma fille. C'est comme si c'était nous qui avions fait ça, c'est notre sang, notre chair, nos valeurs. On n'arrive pas à faire la différence », explique Sophie.

Avec pudeur et sans jamais porter de jugement, Anne Gintzburger suit la vie de ce couple dévasté mais toujours soudé, qui doit tenir bon pour ses filles de 17 et 11 ans. « Une fois par semaine, Sophie et Dominique vont voir leur fils en prison. Six heures de route, quarante minutes de parloir. Ils ne savent jamais dans quel état ils vont le trouver. Plusieurs fois, Matthieu leur a demandé de l’oublier, de le laisser et de reconstruire leur vie sans lui. Mais eux savent qu’ils ne l’abandonneront jamais. Et que derrière le visage de l’assassin, il reste leur fils », raconte la réalisatrice sur le site de Public Sénat.

Extrait du documentaire «Parents à perpétuité»



http://madame.lefigaro.fr/societe/par ... -perpetuite-050216-112292
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/02/2016 10:58  Mis à jour: 07/02/2016 10:58
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4284
 Re : MEURTRE D’AGNES MARIN, 14 ANS … les parents de Matthieu au cœur d’un reportage télévisé.
Très discrets dans les médias, les parents de Matthieu, l’assassin d’Agnès Marin au collège Cévenol, en novembre 2011, témoignent sur leur douleur et leur impossible reconstruction dans un documentaire diffusé ce samedi soir.

Parents à perpétuit é. C’est le titre du documentaire qui sera diffusé, ce samedi soir, sur la chaîne « Public Sénat ». Le reportage de cinquante-quatre minutes s’intéresse à l’affaire Agnès au Chambon-sur-Lignon, et notamment aux parents de Matthieu, 17 ans, qui avait violé puis tué la jeune collégienne en novembre 2011 alors qu’ils fréquentaient tous les deux le collège-lycée Cévenol.

Plongés dans un gouffre

Le documentaire aborde l’affaire sous un angle inédit. Il propose d’écouter « la voix des parents d’un enfant meurtrier, celle qu’on entend jamais, du moins quand ceux-ci ont le malheur modeste ». Et c’est justement de cela qu’il s’agit. Sophie et Dominique, les parents de Mathieu, ne se sont que très peu exprimés sur l’affaire et sur les faits pour lesquels leur fils a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

Il a fallu attendre le procès en appel, à Riom (Puy-de-Dôme), pour que le père de Matthieu accepte de se livrer dans les colonnes de « La Tribune/Le Progrès ». Jusque-là, il avait conservé le silence. « Par respect pour les victimes », confiaient ses avocates. Puis il y a eu ce long entretien avec une journaliste du Monde , en novembre 2014. Et le retour au silence pour tenter de se reconstruire une vie.

Jusqu’à ce film réalisé par Anne Gintzburger. Un documentaire qui, selon la présentation faite dans un communiqué de la chaîne, « raconte et interroge le parcours d’un couple ne parvenant pas à sortir du gouffre où le crime de leur fils les a plongés ».

Avec cette mère et ce père marqués à vie, qui ont « pris mille ans en l’espace de quelques années », la réalisatrice veut aussi interroger, trouver des réponses à certaines questions.

Peut-on, lorsqu’on est parent, pallier les défaillances des institutions ? Peut-on continuer à soutenir et aimer un enfant meurtrier ? Peut-on continuer à vivre avec les enfants qui restent ? Et comment rester un couple dans cette épreuve ?

Diffusion « Parents à perpétuité », documentaire de cinquante-quatre minutes, diffusé samedi à 22 heures sur la chaîne « Public Sénat » (canal 13 de la TNT). Rediffusion dimanche à 9 heures.

RÉMI BARBE REMI.BARBE@LEPROGRES.FR

http://www.leprogres.fr/haute-loire/2 ... r-d-un-reportage-televise
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/10/2015 09:54  Mis à jour: 04/10/2015 11:52
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4284
 Re : ma fille aussi 1 an avant Agnes
Merci pour votre témoignage , Madame !
Moi également, je conseille à toutes les victimes de porter plainte : CE SONT TOUTES DES VICTIMES qui devraient être écoutées et leur bourreau puni !!!
Courage à vous !
Répondre
Visiteurs
Posté le: 03/10/2015 11:58  Mis à jour: 04/10/2015 09:50
 ma fille aussi 1 ans avant agnes
bonjour je suis la mère d une vvictime de viol en lycée privée seulement moi je me sens responsable de la mort d agnès ma fille cela c est passée en 2010 pendant une heure voir plus a l age de 14 ans part deux garcons mis part la m d p h et malade nous avonts était duper part l enquete part nos deux premier avocat qui nous on couter plus de 10000 euro car on travail dumoins mon mari car je ne peu plus etre sur du 39 heure hier on a vue encore un médecin expert ma fille et considérée consolidée car elle n avance plus mon médecin conseil et expert considère que ma fille doit avoir le maximun 25% alors que c est 20% le maximun moi je n apprete a porter plainte aussi mais contre son ecole intouchable car il on appelais que 24 h après le viol en réunion dans leur établissement la brigade des mineurs jusqu a hier je pensée qu il l avait fait le jour meme et m avait appeller le lendemain mais non le jour meme depuis j ai pris une avocate de bordeaux qui s occupe bien des préjudices grace a elle on sais que meme mes avocats de tours non seulements il ce sont bien fait payer mais nous on cacher des élements précieux oui je suis une maman en colère et oui je veux porter plainte contre les institutions et l état non ma fille et vivant physiquement j ai plus de chance de ce coter la par rapport aux parent et grand parent d agnes mais depuis ce jour morte interrieurement elle nous a avouez hiers devant les médecin avoir voulue ce suicidée 1 ans aprèes son viol en réunion il y a eux mes veinnes qui ce son glacée oui je veux aussi que les parents et grand parents d agnes je compatie vis a vis de leur douleur et comprend ce qu il vivent un vrais calvaire si vous saviez comme je m enveux pour leur puce de n avoir pas parler de l affaire de ma fille en publique car elle serait vivante aujourdhuis je lance un s o s a toute les victimes ne vous réagiser c est pas vous les fautive les lois doivent changer en mieux pour les victimes trouver un ou une avocate pour les préjudices et le droit de la famille qui prend au pourcentage apres votre affaire ne vous faite pas avoir comme nous vous avez des droit c est pas vous les coupables nous on est rester 6 longues heures a vis clos pour un coup de prés de 2400 euro donner a un avocat qui nous a duper rejoingnez l institue pour la justice que d ailleur je connais depuis peu je suis aussi la mère d une victime mais surtout n oublier pas agnes marin cette jeune fille qui aujourhuis devrait vivre
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/04/2015 11:29  Mis à jour: 28/04/2015 11:29
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4284
 Re : Meurtre d'Agnès Marin: le Conseil supérieur de la magistrature saisi par la famille.
La famille d'Agnès Marin, violée et tuée à l'âge de 13 ans au Chambon-sur-Lignon, demande des comptes à la justice.

La famille d'Agnès Marin, violée et tuée en 2011 au Chambon-sur-Lignon, a adressé une lettre au Conseil de la magistrature (CSM) et réclame des sanctions contre une juge, qui avait remis en liberté le meurtrier condamné pour viol dans une affaire précédente.

Le père, la mère ainsi que les grands-parents paternels de la jeune Agnès ont ainsi dénoncé, dans un courrier, dévoilé par Le Figaro, envoyé "il y a trois semaines" au CSM, la "légèreté" de la juge d'instruction de Nîmes, "dont les conséquences ont été dramatiques".

La magistrate avait remis en liberté Matthieu M., mineur au moment des faits, en détention provisoire après le viol d'une autre jeune fille dans le Gard. Quelques mois plus tard, Matthieu M. violait et tuait Agnès.

"Contrôle judiciaire" négligé

Le 18 novembre 2011, le corps carbonisé d'Agnès Marin, 13 ans, élève de troisième au collège-lycée Cévenol, établissement privé du Chambon-sur-Lignon, avait été retrouvé dans une forêt alentour sur les indications de Matthieu, son meurtrier. Outre des violences sexuelles, l'autopsie avait révélé 17 coups de couteau.

Matthieu, âgé alors de 17 ans, avait intégré ce collège, qui a depuis fermé ses portes, dans le cadre d'un contrôle judiciaire strict après quatre mois de détention provisoire pour le viol, un an avant, d'une autre jeune fille dans le Gard.

Citant plusieurs extraits du réquisitoire de l'avocat général lors du premier procès de juin 2013, la famille d'Agnès Marin estime que "ce contrôle judiciaire, du ressort de la Protection judiciaire de la jeunesse sous le contrôle du juge, a été totalement négligé une fois Mathieu Moulinas scolarisé au Cévenol", soulignant que l'internat était "mixte", un choix selon eux "éminemment contestable et pourtant validé par le magistrat instructeur".

"Sanction disciplinaire"

Dans leur lettre, les parents estiment que la juge qui a instruit la première affaire de viol "a fait preuve de manquements dans l'exercice de son métier de juge d'instruction". "Nous demandons au Conseil Supérieur de la Magistrature d'examiner ce dossier et de prononcer à son encontre une sanction disciplinaire", concluent-ils.

Les parents de Matthieu M., 20 ans, condamné une nouvelle fois (en appel) à la perpétuité en octobre 2014 pour le viol et l'assassinat d'Agnès Marin en 2011 en Haute-Loire, avaient renoncé avec leur fils à un pourvoi en cassation.

Rejugé en appel, à huis clos, devant la cour d'assises des mineurs de Riom (Puy-de-Dôme), Matthieu avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, peine rarissime pour le mineur qu'il était au moment des faits. Les jurés avaient ainsi confirmé le verdict prononcé en première instance par la cour d'assises du Puy-en-Velay, tout en l'assortissant d'un suivi socio-judiciaire avec injonction de soins.

Par C. P. avec AFP

http://www.bfmtv.com/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/10/2014 17:34  Mis à jour: 11/10/2014 17:34
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4284
 Re: INVITÉE RTL - La psychanalyste Claude Hamos analyse les dégâts psychologiques de l'assassinat de la jeune Agnès Marin pour ses proches. Le rôle de État pointé du doigt !
Pour écouter RTL CLIQUEZ ICI

Meutre d'Agnès Marin : "La chose la plus atroce pour un père", estime Claude Halmos
INVITÉE RTL - La psychanalyste Claude Hamos analyse les dégâts psychologiques de l'assassinat de la jeune Agnès Marin pour ses proches.


Le meurtrier d'Agnès Marin, sauvagement assassinée en 2011 à 13 ans, a été condamné à la prison à perpétuité vendredi 10 octobre. "Justice a été rendue pour la deuxième fois. Matthieu a été plus bavard qu'en première instance, cela a été des moments absolument épouvantables", a commenté Frédéric Marin, le père de la victime.

Perdre un enfant, "c'est le monde à l'envers", a analysé Claude Hamos au lendemain de ce jugement. Pour cette psychanalyste, "c'est la chose la plus atroce qui puisse arriver à un être humain". Et d'ajouter : "Freud disait que c'était le seul deuil que l'on ne pouvait pas faire."

Le rôle de État pointé du doigt

Agnès avait été violée avant d'être tuée de 17 coups de couteau. Son corps avait ensuite été retrouvé carbonisé. "On ne peut pas s'empêcher d'être obsédé par ce que cette jeune fille a vécu avant de mourir, explique Claude Hamos. Et cela rend le deuil infaisable", tranche-t-elle.

La famille de la victime a déposé une plainte pour "faute lourde" contre l'État. "On aurait pu empêcher ça", croit savoir la psychanalyste. Car "pour faire ce qu'il a fait", il faut que Mathieu "ait un une histoire dramatique", dont personne n'a détecté les signes.
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/10/2014 12:32  Mis à jour: 11/10/2014 12:32
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4284
 Re: MEURTRE D’AGNES MARIN, 14 ANS …
La perpétuité pour l'assassin d'Agnès Marin

Rejugé pour le meurtre atroce d'Agnès Marin en 2011, Matthieu, 20 ans, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité vendredi soir en appel. Le jeune homme va se pourvoir en cassation.



Le verdict est tombé après 6h30 de délibération. Le jeune homme est resté impassible à l'énoncé du verdict. Matthieu, 20 ans, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité vendredi soir en appel. Il était rejugé depuis onze jours à huis clos devant la cour d'assises du Puy-de-Dôme pour le meurtre atroce d'Agnès Marin en 2011 en Haute-Loire.

Une peine rarissime pour un mineur au moment des faits

Les jurés ont ainsi suivi le réquisitoire des avocats généraux Joëlle Bocchino et Loïc Erygnac. Ils étaient allés jeudi soir au-delà des 30 ans requis en juin 2013 par la cour d'assises du Puy-en-Velay, en réclamant de confirmer la peine de réclusion à perpétuité prononcée en première instance, rarissime pour le mineur que l'accusé était au moment des faits. La peine a été accompagnée d'un suivi socio-judiciaire avec injonction de soins sanctionnée par sept années de prison supplémentaires en cas de non-respect de la mesure.

Le 18 novembre 2011, le corps carbonisé d'Agnès Marin, 13 ans, élève de troisième au collège-lycée Cévenol, établissement privé du Chambon-sur-Lignon, avait été retrouvé dans une forêt alentour sur les indications de Matthieu, placé en garde à vue la veille. Outre des violences sexuelles, l'autopsie avait révélé 17 coups de couteau. Vendredi soir, les avocates du jeune homme ont annoncé qu'il allait se pourvoir en cassation.

A.F. (avec AFP)
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/10/2014 21:02  Mis à jour: 09/10/2014 21:02
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4284
 Re: MEURTRE D’AGNES MARIN, 14 ANS … la réclusion à perpétuité requise
La réclusion criminelle à perpétuité a été requise jeudi à l’encontre du jeune Matthieu, rejugé depuis dix jours à huis clos devant la cour d’assises du Puy-de-Dôme pour le meurtre atroce d’Agnès Marin en 2011 en Haute-Loire.

L’accusé, âgé de 20 ans aujourd’hui, avait été condamné à la perpétuité en première instance en juin 2013 au Puy-en-Velay, peine rarissime pour le mineur qu’il était à l’époque des faits. Le verdict est attendu vendredi après les plaidoiries de la défense.
«Le ministère public a donc tiré les leçons du premier procès», a estimé Me Francis Szpiner, avocat de la famille d’Agnès, à l’issue du réquisitoire. «Il a estimé qu’au vu de ce qui s’est passé à l’audience, cette peine se justifiait», a-t-il ajouté.
Les deux avocats généraux ont demandé que la peine soit assortie d’un suivi socio-judiciaire, avec une injonction de soin à la sortie et d’une peine de sept ans supplémentaire s’il venait à ne pas respecter cette injonction de soin.
Le 18 novembre 2011, le corps carbonisé d’Agnès Marin, 13 ans, élève de troisième au collège-lycée


http://www.ledauphine.com
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/10/2014 18:26  Mis à jour: 08/10/2014 18:26
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4284
 Re:Procès en appel du meurtrier d'Agnès : le père ne reconnaît pas son fils!
"Ce n'est pas le fils que j'ai élevé" : le père du jeune Matthieu, actuellement rejugé à huis clos pour l'assassinat et le viol d'Agnès Marin, retrouvée brûlée en novembre 2011 en Haute-Loire, a parlé pour la première fois à la presse depuis le drame.

"Ce n'est pas le fils que j'ai élevé" : le père du jeune Matthieu, actuellement rejugé à huis clos pour l'assassinat et le viol d'Agnès Marin, retrouvée brûlée en novembre 2011 en Haute-Loire, a parlé pour la première fois à la presse depuis le drame. L'accusé, âgé de 20 ans, comparaît en appel jusqu'au vendredi 10 octobre devant la cour d'assises de Riom (Puy-de-Dôme) après avoir été condamné à la perpétuité en juin 2013 au Puy-en-Velay, décision rarissime pour le mineur qu'il était au moment des faits.

"A nous, il avait très, très peu parlé"

Lors du premier procès, il s'était enfermé dans le mutisme le plus complet, mais il a livré ces derniers jours de nouveaux éléments sur ses actes, avec froideur et détachement. "Ses propos me font peur", a confié le père de Matthieu, mardi 7 octobre, en marge de l'audience. "Il lui a fallu trois ans pour amorcer un processus où il commence à dire des choses. A nous, il avait très, très peu parlé. Ce n'était pas faute de l'avoir sollicité". Pourquoi de tels actes? "On cherche tous les jours, tout le temps, on ne trouve pas. On a beau regarder les photos, retracer toute sa vie pour voir si quelque chose nous a échappé mais non, rien", a ajouté cet homme d'une quarantaine d'années. "Il n'y avait aucun signe, si ce n'est que c'est un gamin qui avait tous les dys : dysorthographie, dyspraxie, etc., qui nous a posé des soucis scolairement parlant, mais c'est tout".

"Un enfant adorable, qui nous semblait très intelligent"


Le père, très ému, s'exprime "pour essayer de montrer une autre image" de son fils, "au-delà des faits ignobles qu'il a commis (...) : c'est peut être difficile à entendre mais c'était un enfant adorable, qui nous semblait très intelligent, très curieux de tout, très ouvert". Le 18 novembre 2011, le corps carbonisé d'Agnès Marin, 13 ans, élève de troisième au collège-lycée Cévenol, établissement privé du Chambon-sur-Lignon, avait été retrouvé dans une forêt sur les indications de Matthieu, placé en garde à vue la veille.

"C'était un ado qui, on le savait, avait fumé quelques joints"

Outre des violences sexuelles, l'autopsie avait révélé 17 coups de couteau. La découverte que Matthieu avait auparavant violé, sous la contrainte d'un couteau, une jeune fille de 15 ans en août 2010, dans le Gard, fut pour lui et sa femme "un coup de massue". "Non seulement on est tombés de haut, mais on n'a rien compris. Pour Matthieu, à cette période-là, tout allait bien. Il avait une petite copine, ça se passait bien, il semblait très amoureux. Il passait en Première, c'était les vacances, on partait avec des amis." Certes, "il était introverti mais des ados introvertis, vous en croiserez certainement autour de Riom. C'était un ado qui, on le savait, avait fumé quelques joints, qui portait une casquette à clous, et perçait ses jeans. Mais là aussi, vous en rencontrez des millions", a poursuivi le père.

Les parents de Matthieu demandent que leur fils bénéficie d'une injonction de soins


Les parents de Matthieu demandent aujourd'hui que leur fils, "qui est malade", bénéficie d'une injonction de soins. Requise en première instance par le ministère public, elle n'avait pas été ordonnée lors du verdict. "On veut surtout que Matthieu n'ait jamais la possibilité de reproduire ce qu'il a fait. L'enfermement à vie pour nous ne solutionnait rien. On n'attend pas qu'il passe Noël avec nous, mais effectivement qu'il soit pris en charge pour être soigné à vie."

http://www.midilibre.fr/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/10/2014 14:15  Mis à jour: 04/10/2014 14:16
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4284
 Re:Meurtre d’Agnès Marin : le procès en appel à mi-parcours...
La première semaine du procès en appel de Matthieu se termine à Riom. Le jeune homme comparaît pour le viol et le meurtre d’Agnès Marin en 2011 au Chambon-sur-Lignon et un viol sur une autre jeune fille en 2010 dans le Gard.

Depuis lundi dernier et jusqu’au 10 octobre, le jeune Matthieu comparaît devant la cour d’assises d’appel de Riom pour le viol et le meurtre de la jeune Agnès Marin en novembre 2011 au Chambon-sur-Lignon. Il est également poursuivi pour le viol d’une autre jeune fille, Julie, en 2010 dans le Gard. Lors de cette première semaine de procès qui se tient à huis clos, la cour a commencé par examiner les faits concernant le viol de 2010.

Les instances chargées de la prise en charge du jeune Matthieu après le premier viol ont également été appelées à la barre. Mineur au moment des faits, Matthieu avait obtenu d’être scolarisé en Haute-Loire après quatre mois de détention. La protection judiciaire de la jeunesse mais aussi les anciens responsables du lycée Cévenol sont venus témoigner et dévoiler en partie les dysfontionnements dans le suivi du jeune homme. Les jurés ont enfin pu entendre les camarades d’Agnès présents.

Une première semaine décevante pour la famille d'Agnès


Matthieu avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité lors du premier procès en juin 2013, les jurés n’avaient pas retenu l’excuse de minorité. A partir de lundi et jusqu’au délibéré, la tragédie du Chambon-sur-Lignon sera débattue en détail devant la cour d’assises d’appel. Pour l’avocat de la famille Marin, maître Szpiner, la seconde semaine de procès devrait être bien différente de la première.

http://www.francebleu.fr/player/export-inline?content=1825488#

"L'accusé a changé son système de défense" - Maître Francis Szpiner, l'avocat de la famille Marin


http://www.francebleu.fr/player/export-inline?content=1825500#


Pour Frédéric Marin, le père d'Agnès, cette première semaine de procès a été décevante.

"On aurait aimé que quelques uns des acteurs de cette longue chaîne d'événements en aient tiré des conséquences" - Frédéric Marin, le père d'Agnès


Source : francebleu.fr
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/10/2014 15:13  Mis à jour: 03/10/2014 15:13
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4284
 Re: MEURTRE D’AGNES MARIN, 14 ANS … Un ancien élève du lycée Cévenol raconte ( Vidéo)
Les anciens camarades de classe d'Agnès Marin ont témoigné à la barre ce jeudi, au procès en appel de Matthieu M., l'assassin présumé de l'adolescente.
" Je ne reverrai plus jamais la tête de Matthieu. Pour moi, il est mort ". A la sortie du palais de justice de Riom, un ancien élève du Collège Cévenol, en Haute-Loire, témoignait de son soulagement de tourner la page ce jeudi après-midi. " J'ai dit ce que j'avais à dire. Je suis apaisé maintenant ".

" Je suis allé voir Matthieu moi-même "

Devant la caméra de lamontagne.fr, le jeune homme a raconté sa version du drame. L'annonce de la disparition d'Agnès, ce soir de novembre 2011. Les recherches dans le village du Chambon-sur-Lignon pour tenter de la retrouver. Et les premiers soupçons.

" On avait vu Matthieu avec des griffures, raconte-t-il. Je suis allé le voir moi-même pour lui demander : " Qu'est-ce que t'as ? " ". L'assassin présumé d'Agnès, parti cueillir des champignons hallucinogènes avec elle dans la forêt, changera plusieurs fois de version. Avant que la vérité n'éclate.

Les anciens camarades de classe d'Agnès Marin ont témoigné à la barre ce jeudi, au procès en appel de Matthieu M., l'assassin présumé de l'adolescente.
" Je ne reverrai plus jamais la tête de Matthieu. Pour moi, il est mort ". A la sortie du palais de justice de Riom, un ancien élève du Collège Cévenol, en Haute-Loire, témoignait de son soulagement de tourner la page ce jeudi après-midi. " J'ai dit ce que j'avais à dire. Je suis apaisé maintenant ".



" Je suis allé voir Matthieu moi-même "

Devant la caméra de lamontagne.fr, le jeune homme a raconté sa version du drame. L'annonce de la disparition d'Agnès, ce soir de novembre 2011. Les recherches dans le village du Chambon-sur-Lignon pour tenter de la retrouver. Et les premiers soupçons.

" On avait vu Matthieu avec des griffures, raconte-t-il. Je suis allé le voir moi-même pour lui demander : " Qu'est-ce que t'as ? " ". L'assassin présumé d'Agnès, parti cueillir des champignons hallucinogènes avec elle dans la forêt, changera plusieurs fois de version. Avant que la vérité n'éclate.
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/10/2014 12:34  Mis à jour: 02/10/2014 12:40
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4284
 Re: Depuis le début de son procès en appel, le meurtrier présumé d'Agnès Marin, se livre pour la première fois sur ses actes, jusqu'à embarrasser sa défense.
Au deuxième jour du procès en appel de Matthieu, le meurtrier présumé d'Agnès Marin, jeune pensionnaire d'un collège privé de Haute-Loire retrouvée brûlée en 2011, les déclarations de l'accusé.

Depuis le début de son procès en appel, à huis clos, devant les assises de Riom, le meurtrier présumé d'Agnès Marin, jeune pensionnaire d'un collège privé de Haute-Loire retrouvée brûlée en 2011, se livre pour la première fois sur ses actes, jusqu'à embarrasser sa défense. Terré dans son mutisme en première instance, Matthieu avait été condamné à la perpétuité.

Matthieu a indiqué avoir agi à l'encontre de Julie par haine

Aujourd'hui âgé de 20 ans, il a choisi "de s'expliquer" à ce nouveau procès "avec, dit-il, sincérité", ont déclaré mercredi ses avocates, Mes Joëlle Diez et Isabelle Mimran. Mardi, la journée a été consacrée aux faits concernant Julie, sa première victime violée dans le Gard un an avant le meurtre d'Agnès. Selon l'avocat de la famille Marin, Me Francis Szpiner, l'accusé a expliqué "que tout ce qu'il avait dit jusqu'à présent était mensonger, qu'il avait agi à l'encontre de Julie par haine, même si elle ne l'avait jamais humilié ni rejeté. Il a dit aussi avoir pris du plaisir à la faire souffrir". Le président de la cour Noël Picco pousse l'accusé "dans ses retranchements", estime l'avocate de Julie, Me Valérie Devèze-Fabre, qui a souligné mercredi avoir "de sérieux doutes sur la sincérité de Matthieu".

L'accusé déconcerte jusqu'à sa défense


Se retranchant derrière le huis clos ordonné lundi par le président de la cour, les avocates de l'accusé ne disent pas grand-chose des débats, concédant à demi-mot des "maladresses" de la part de leur client. Ce dernier avait déjà stupéfié la cour lundi soir en se disant satisfait de sa peine prononcée en première instance, avant de se rétracter et de réclamer plus de soins. "Mathieu est un garçon qui nécessite des soins psychiatriques, qui est en train de suivre des traitements très lourds tant au plan médicamenteux que de la psychothérapie", avaient alors souligné ses conseils, pas certaines que l'accusé puisse s'exprimer de manière cohérente.

Source : midi Libre










Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 29/09/2014 13:38  Mis à jour: 29/09/2014 13:41
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4284
 Re: Le papa d' D’AGNES MARIN, 14 ANS … "ma réalité s'arrête à la pierre tombale de ma fille" ( vidéo )
Alors que s'ouvre aujourd'hui le procès du meurtrier d'Agnès Marin, cette jeune mineure de 13 ans violée, tuée puis brûlée par l'un de ses camarades du collège Cévenol à Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) en novembre 2011, le père de la victime s'est confié devant les caméras d'i>TELE. Un témoignage exclusif.

"La première qui a été condamnée à perpétuité, c’est ma fille"

"Elle a été condamnée, jugée, exécutée en deux heures de temps, par l’homme qui sera nouvellement jugé à partir de lundi, je vis ça aussi mal qu’on peut le vivre."

Frédéric Marin a conscience de l'importance de ce procès en appel. Dès les premières réponses accordées à Sophie Neumayer, le décor est planté. "Je fuis. En même temps, je dois y aller". "C'est ma fille qui s'est retrouvée brûlée au milieu d'une forêt, seule, alors qu'elle n'avait rien fait, ni à ce monsieur, ni à personne".
"J'y vais pour rappeler à la justice qu'il y a une victime, ma fille"

Frédéric Marin veut être certain que la justice n'oublie pas qui est Agnès. A plusieurs reprises, il va marteler cette phrase lors de notre entretien. Il y a une victime, une seule victime. Sa fille Agnès.

"Ma réalité s'arrête à la pierre tombale de ma fille"


Lorsqu'il est question de savoir si le système judiciaire pourrait à nouveau donner une chance à Matthieu notamment en raison de sa minorité au moment des faits, Frédéric Marin, le père d'Agnès, est catégorique : "ce qui me pose problème, c'est qu'autant d'experts aient pu affirmer des choses fausses, la personne dont nous parlons, Matthieu, au moment où il exécute ma fille, sa minorité est extrêmement relative. 18 ans moins un mois."

En 18 mois, entre août 2010 et novembre 2011, Matthieu a "réussi à violer sous la menace d'un couteau deux fois, et a réussi la deuxième fois à ne pas laisser de témoins" pour Frédéric Marin.

Sa réalité s'arrête "à la pierre tombale" de sa fille. "Et la façon dont elle est arrivée sous cette pierre". Frédéric Marin confie ne pas avoir pu voir sa fille, placée dans une boîte en métal du fait de la violence des sévices reçus et l'affaire judiciaire en cours. "Quand vous êtes dans l'état où elle était, on vous met dans une boîte en métal scellée, puis dans une caisse en bois".

"On n'avait pas l'impression que ça le touchait plus que ça"


Souvenirs du procès en première instance, Frédéric Marin une fois de plus rappelle les faits avec émotion. Lors du récit des faits de l'assassinat de sa fille, Matthieu s'était penché, la tête entre ses mains. "Pardon monsieur le Président, j'ai eu un coup de fatigue". Ces mots résonnent encore à l'esprit du père d'Agnès.

Pour Frédéric Marin, la sanction doit être "exemplaire", car "les deux crimes reprochés sont exemplaires, exceptionnels, parce que ce qu'il a fait dépasse de loin ce que les professionnels de la justice voient".

Veut-il prendre le risque de limiter cette peine et de voir ressortir un jour Matthieu dans la rue ? "J'ai perdu ma fille, je laisse le soin aux autres qui ont encore une fille de se poser la question".

En un coup de fil, sa vie a "basculé" selon ses termes. "Comment a-t-on pu se retrouver avec Matthieu, en liberté dans un établissement mixte, alors qu'il venait de violer sous la menace d'un couteau", s'interroge-t-il.
"Comprendre pour faire changer les choses"

Comprendre, comprendre pour les autres. Comprendre pour que ça n'arrive plus. Frédéric Marin ne se dit pas "idéaliste", mais cherche à faire bouger les choses collectivement. Comprendre comment ces événements se sont enchaînés pour en arriver à ce que sa fille Agnès se retrouve "seule, au milieu de forêt, avec un individu qui lui a fait subir des choses qu'il ne vaut mieux pas décrire".

"Je serai là pour parler de ma fille aimée, il est important qu’on parle d’elle"

Lorsqu'il est question d'évoquer ce nouveau procès, et le nouveau face-à-face que Frédéric Marin devra affronter face au meurtrier présumé de sa fille, le père d'Agnès n'est pas serein. "Juridiquement, il y a une victime, mais socialement, votre vie bascule".

"La vie de ma fille a été rayée par un trait de plume, dans des conditions abjectes, je ne me pose pas la question de la décision, quelle sera la condamnation, je serai là pour parler de ma fille aimée, et je vais avoir un grand plaisir de parler d’elle"

"Je ne sais pas pourquoi c’est elle, mais je veux absolument qu’elle soit au centre du pourquoi ce monsieur est derrière les barreaux, et pourquoi il doit y rester définitivement."

Frédéric Marin rappelle une phrase entendue lors du procès en première instance. Sur procès-verbal, Matthieu a en effet déclaré à l'époque "gardez-moi en prison, sinon je vais recommencer".

Frédéric Marin sera là pour rappeler que sa fille doit rester au coeur de ce procès, "c'est son procès". "On lui a donné une chance, il a violé, on l’a laissé sortir, 18 mois après il recommençait et cette fois-ci il ne laissait pas de témoins. Chacun se fera son opinion".

Michael Jovanovic (@digi__mike) - Propos recueillis par Sophie Neumayer (@SophieNeumayer)

Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 29/09/2014 10:26  Mis à jour: 29/09/2014 10:26
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4284
 Re: Condamné à la perpétuité en première instance, l'assassin et violeur d'Agnès Marin, âgé de 17 ans au moment des faits, est rejugé à partir d'aujourd'hui
Condamné à la perpétuité en première instance, l'assassin et violeur d'Agnès Marin, est rejugé à partir de ce lundi devant les assises des mineurs de Riom (Puy-de-Dôme). La jeune pensionnaire de 13 ans du collège Cévenol en Haute-Loire avait été retrouvée carbonisée au Chambon-sur-Lignon en 2011.

L'affaire avait fait grand bruit à l'époque des faits. Le Premier ministre d'alors François Fillon avait même convoqué une réunion interministérielle destinée à améliorer la prévention de la récidive.

Car Matthieu, le meurtrier, âgé alors de 17 ans, avait intégré le collège Cévenol dans le cadre d'un contrôle judiciaire strict après quatre mois de détention provisoire pour le viol sous la menace d'une arme d'une camarade de 15 ans, Julie, dans le Gard, un an plus tôt. Une affaire pour laquelle il est également rejugé à Riom.

En juin 2013, la cour d'assises des mineurs de Haute-Loire était allée au-delà des 30 ans de réclusion réclamés par le ministère public à l'encontre de Matthieu. Une condamnation à perpétuité unique à ce jour pour un mineur, à l'exception de celle de Patrick Dils en 1989 pour le double meurtre de Montigny-les-Metz, mais acquitté en 2002.
Julie "extrêmement vulnérable"

Ce procès de dix jours devrait se tenir à huis clos partiel, la défense de Julie ayant accepté sous conditions que les débats ne concernant pas sa cliente soient publics. Une requête de la famille Marin, qui entend dénoncer "les dysfonctionnements de l'institution judiciaire". Et qui a assigné l'Etat pour faute lourde devant le tribunal de Paris.

"Ce qui relève de la personnalité de l'accusé, les auditions des psychiatres et tout ce qui touche au dossier de ma cliente seront couverts par le huis clos", comme cela avait le cas lors du premier procès, a détaillé vendredi Me Valérie Devèze-Fabre, avocate de Julie.

Elle a fait valoir que l'avocat de la famille Marin, Me Francis Szpiner, s'était "engagé à une obligation de résultat dans la maîtrise des propos tenus par ses clients" pour que rien ne filtre sur la jeune Julie "qui reste extrêmement vulnérable".
Accro aux stupéfiants et aux jeux vidéo

Le 16 novembre 2011, Agnès Marin, élève en troisième au collège-lycée Cévenol, établissement privé select du Chambon-sur-Lignon, disparaissait après une après-midi libre. D'importantes recherches étaient organisées, auxquelles participait le jeune Matthieu.

Très vite, les soupçons s'étaient resserrés sur cet élève de première, portant des griffures au visage. Placé en garde à vue le 17 novembre, le jeune homme, "froid et sans émotion" selon le parquet, finissait par craquer et conduisait le lendemain soir les enquêteurs vers un ravin d'une forêt des environs, où gisait le corps carbonisé de la jeune pensionnaire.

Outre les violences sexuelles, l'autopsie dénombrera dix-sept coups de couteau dans le thorax et à la tête. Son ADN était également retrouvé dans une tache de sang sur le jean porté par Matthieu ce jour-là. L'adolescent expliquait alors avoir attiré sa camarade dans la forêt au prétexte de cueillir des champignons hallucinogènes.

La personnalité de l'accusé, ayant une addiction aux stupéfiants et aux jeux vidéo et qualifié par les experts de garçon "aux traits pervers très actifs et effrayants", devrait être à nouveau au coeur des débats. Tout comme les failles du contrôle judiciaire strict assuré par la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) du Gard. Le verdict est attendu le 10 octobre.

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/soci ... .html#QDcVoO8abEHb4JUg.99
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/09/2014 16:14  Mis à jour: 27/09/2014 16:14
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4284
 Re: Procès du meurtrier d’Agnès Marin: vers un huis clos partiel
Le procès en appel de l’assassin et violeur présumé d’Agnès Marin, pensionnaire de 13 ans du collège Cévenol (Haute-Loire), se tiendra à huis clos partiel à partir de lundi devant les assises des mineurs du Puy-de-Dôme, un accord étant intervenu avec la défense de l’autre victime du jeune Matthieu.

«Un accord a été trouvé jeudi soir entre les parties civiles au terme duquel il y aura une demande de huis clos partiel, comme ce qui avait été prévu au premier procès l’an dernier», a déclaré vendredi à l’AFP Me Valérie Devèze-Fabre, l’avocate de la jeune Julie, violée en août 2010 par l’accusé, un an avant le meurtre d’Agnès.

L’assassinat et le viol d’Agnès Marin par un autre interne de cet établissement protestant du Chambon-sur-Lignon, en novembre 2011, avaient suscité une immense émotion. Matthieu, le meurtrier présumé, âgé alors de 17 ans, avait en effet intégré le collège Cévenol dans le cadre d’un contrôle judiciaire strict après quatre mois de détention provisoire pour le viol d’une camarade de 15 ans dans le Gard, un an plus tôt.

«Ce qui relève de la personnalité de l’accusé, les auditions des psychiatres et tout ce qui touche au dossier de ma cliente seront couverts par le huis clos», comme cela avait le cas lors du premier procès, a détaillé l’avocate.

Elle a fait valoir que l’avocat de la famille d’Agnès Marin, Me Francis Szpiner, s’était «engagé à une obligation de résultat dans la maîtrise des propos tenus par ses clients».

«Il est extrêmement important qu’il y a ait le respect de la parole donnée et je compte sur la responsabilité de la presse pour que si jamais il y avait un débordement des parties civiles dans leur fougue sur ce qui a été fait à ma cliente, que ça ne soit pas relayé», a-t-elle mis en garde.

En première instance, en juin 2013, devant les assises des mineurs du Puy-en-Velay, pressée par la famille d’Agnès Marin réclamant un procès public, Me Devèze-Fabre avait finalement autorisé une levée partielle du huis clos.

Le 28 juin 2013, Matthieu, 19 ans, avait été condamné à la réclusion à perpétuité.

Le verdict en appel est attendu le 10 octobre.
AFP
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/04/2014 14:53  Mis à jour: 23/04/2014 14:53
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4284
 Re: MEURTRE D’AGNES MARIN, 14 ANS … épilogue pour le Collège Cévenol jeudi au tribunal
Source: AFP
23/04/2014

L'histoire du Collège Cévenol, en Haute-Loire, vieux de sept décennies et mis à mal depuis 2011 par la sombre affaire du meurtre d'une élève, retrouvée brûlée, connaîtra son épilogue jeudi devant le tribunal du Puy-en-Velay.

Dès février, l'association gestionnaire de cet établissement d'enseignement privé, fondé par des protestants en 1938 au Chambon-sur-Lignon et sous contrat d'association avec l'Etat depuis 1971, a prévenu qu'il n'y aurait pas de nouvelle rentrée scolaire en septembre, faute d'effectifs et de trésorerie suffisants.

"Il n'y a pas eu d'offre de reprise, du moins pas de sérieuse"

Reste à savoir si ce domaine de seize hectares noyé dans la verdure des Monts du Vivarais, qui tient son nom des Cévennes voisines, trouvera preneur au terme d'un an de redressement judiciaire. Plusieurs pistes ont été évoquées pour y implanter un lycée, une école hôtelière sous la bannière du chef triplement étoilé de Saint-Bonnet-Le-Froid Régis Marcon, une maison de retraite ou encore un internat.

L'assassinat d'Agnès Marin en 2011

Mais à la dernière audience du tribunal de grande instance du Puy-en-Velay, le 10 avril, un seul projet de reprise - très partielle - restait en lice, sans convaincre l'administrateur judiciaire, la décision finale étant repoussée de deux semaines. "Il n'y a pas eu d'offre de reprise, du moins pas de sérieuse ou de rentable", déclarait alors au quotidien Le Progrès André Gast, président de l'Association unifiée du Collège Cévenol.

Deux mois plus tôt, il avait annoncé que l'année scolaire 2013-2014 serait la dernière de l'établissement-internat, qui compte actuellement 84 élèves de la troisième à la terminale, quatre fois moins qu'il y a 20 ans. Leur nombre a fondu depuis régulièrement, grevant ses finances. Et l'assassinat d'Agnès Marin en 2011, une interne de première dont le corps calciné fut retrouvé dans une forêt proche, a précipité sa chute en réduisant encore de moitié les effectifs, qui venaient pourtant d'enregistrer un regain d'inscriptions, le premier de longue date.

Pouvoir finir l'année scolaire

Accusant un déficit de 350 000 euros, le collège fut placé en redressement judiciaire il y a un an, l'équipe dirigeante espérant encore le sauver autour d'un nouveau projet pédagogique censé tourner la page du déclin et du drame. Mais en juin, le procès de l'affaire devant la cour d'assises de Haute-Loire et la condamnation de Matthieu, lycéen mineur, à la réclusion criminelle à perpétuité, ont ravivé une "médiatisation" néfaste, souligne Laurent Pasteur, vice-président du collège et président de l'association des anciens élèves.

Grande rencontre le week-end de Pentecôte

Le mouvement de désaffection s'est poursuivi et plus de 300 000 euros de déficit se sont ajoutés cette année. Le scénario d'une liquidation paraît donc le plus probable jeudi, qui pourrait alors susciter d'autres appétits pour un site qui vaudrait deux millions d'euros sur le papier. Les dirigeants de l'établissement espèrent surtout pouvoir tenir jusqu'aux épreuves du baccalauréat. "J'attends la décision du tribunal pour savoir si nous pouvons terminer l'année scolaire", indiquait mardi à l'AFP André Gast. "Nous avons insisté là-dessus, pour cela il faut que la trésorerie du collège puisse assurer sa charge jusque-là", renchérissait M. Pasteur.

Au-delà des rentrées de l'internat, le budget prévisionnel le permet avec la paie de l'apprentissage notamment qui arrive en juin, estime celui-ci. Mais toutes les rentrées financières n'étant pas actées, le tribunal pourrait en décider autrement. "Nous organisons néanmoins une grande rencontre le week-end de Pentecôte (7-9 juin, ndlr) pour commémorer les 75 ans d'histoire du collège-lycée Cévenol qui ne se réduisent pas à la situation actuelle", souligne M. Pasteur. Ni à l'affaire Agnès, dont le procès en appel est attendu cet automne à Riom (Puy-de-Dôme).
Répondre
Déposer un commentaire
Règles des commentaires*
Tous les commentaires doivent être approuvés par un Administrateur
Titre*
Nom*
Courriel*
Site internet*
Message*
Code de Confirmation*
8 + 8 = ?  
Entrez le résultat de l'expression
Maximum de tentatives que vous pouvez essayer : 10