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Autisme: une "découverte prometteuse"

Publié par Walda Colette Dubuisson le 27-04-2018 (1643 lectures) Articles du même auteur
27/04/2018 : Etats-Unis : l'augmentation de l'autisme devient un problème de santé publique "urgent" !!!
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02/04/2018 : Journée mondiale de l'autisme : "Il est tellement beau !!"
INVITÉE RTL - La présidente de SOS Autisme décrit la situation invivable des familles d'enfants handicapés en France.
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20/02/2018 : Autisme: De nouvelles recommandations pour détecter le trouble plus tôt. Le risque, si on ignore qu’un enfant est autiste, est l’aggravation des troubles, et d’autres problèmes qui peuvent les accompagner...
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28/03/2014:C'est une découverte importante qui a été faite par des chercheurs américains. Elle permet d'envisager un diagnostic "hyper-précoce" de l'autisme au stade fœtal... ( VIDEO)

Des chercheurs de l'Université de Californie ont découvert des anomalies dans le développement des couches du cortex chez la majorité des enfants autistes. Un processus se développant longtemps avant la naissance.




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L'autisme résulterait d'anomalies dans le développement de certaines structures cérébrales du fœtus, révèlent mercredi 26/03/2014 des neurologues américains, une découverte qui pourrait contribuer à détecter ce syndrome de façon bien plus précoce.


L'étude montre une désorganisation de l'architecture cérébrale chez des enfants autistes. Si elle est confirmée par d'autres recherches, "on pourra en déduire que cela reflète un processus qui se produit longtemps avant la naissance", explique le Dr Thomas Insel, directeur de l'Institut américain de la santé]mentale (NIMH) qui a financé ces travaux publiés dans la revue New England Journal of Medicine.

"Ces résultats montrent l'importance d'une intervention précoce" pour traiter l'autisme, qui toucherait jusqu'à un enfant sur 88 aux Etats-Unis.

"L'autisme est généralement considéré comme un trouble du développement du cerveau, mais la recherche n'a pas encore identifié de lésion qui en serait responsable", souligne le chercheur.

"Le développement du cerveau d'un fœtus pendant la grossesse comprend la création d'un cortex --ou écorce cérébrale-- formé de six couches distinctes de neurones"
, détaille le Dr Eric Courchesne, directeur de l'Autism Center of Excellence à l'Université de Californie à San Diego, principal co-auteur de cette recherche.

"Nous avons découvert, par endroits seulement, des anomalies dans le développement de ces couches corticales chez la majorité des enfants autistes", dit- il
.

Les médecins ont analysé des échantillons de tissu cérébral post-mortem provenant de 11 enfants autistes âgés de 2 à 15 ans au moment de leur décès. Ils les ont comparés à des prélèvements sur un groupe témoin de 11 autres enfants qui n'étaient pas autistes.

Les chercheurs ont analysé une série de 25 gènes qui servent de biomarqueurs pour certains types de cellules cérébrales formant les six différentes couches du cortex.

Ils ont constaté que ces biomarqueurs étaient absents dans 91% des cerveaux des enfants autistes contre 9% dans le groupe témoin.



"Découverte très prometteuse"


Les signes de désorganisation des cellules cérébrales apparaissaient sous forme de tâches de 5 à 7 millimètres de longueur à divers endroits dans les différents couches du lobe frontal et temporal du cerveau, explique le Dr Courchesne à l'AFP.

Ces régions cérébrales sont le siège des fonctions sociales, des émotions, de la communication et du langage qui connaissent des dysfonctionnements chez les autistes, souligne-t-il

.
Selon ce neurologue, cette découverte "a le potentiel non seulement d'identifier quand et où ces anomalies se développent mais aussi leur cause, ouvrant peut-être la voie à une détection beaucoup plus précoce de l'autisme".

En outre, le fait que ces anomalies soient clairsemées et n'affectent pas l'ensemble des couches du cortex devrait permettre au cerveau de reconstituer ces branchements défectueux en utilisant des tissus corticaux sains.

Le Dr Courchesne suppute que le mécanisme responsable de cette désorganisation des structures corticales est un dysfonctionnement des réseaux de gènes qui contrôlent la production de cellules cérébrales et la formation des six différentes couches du cortex.

Il rappelle avoir récemment découvert, dans une recherche publiée il y a deux ans dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), une surabondance de neurones dans le cortex préfrontal des autistes, un excès de 67% par rapport aux enfants qui ne sont pas autistes.

Pour le Dr Lisa Gilotty, spécialiste de l'autisme à l'Institut américain de la Santé mentale, "cette découverte est très prometteuse avec un grand potentiel" pour avancer dans la compréhension et le traitement de l'autisme.

Source : AFP



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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/04/2018 11:32  Mis à jour: 27/04/2018 11:32
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
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 Etats-Unis : l'augmentation de l'autisme devient un problème de santé publique "urgent" !!!
1,7% des enfants américains ! Le taux d'autisme aux Etats-Unis a grimpé pour atteindre la moyenne d'un enfant sur 59 contre un enfant sur 68 selon de précédentes estimations, devenant un problème "urgent" de santé publique, indique un rapport gouvernemental publié jeudi 26 avril.

Ces troubles neuro-développementaux touchent 1,7% des enfants américains, contre 1,5% estimé précédemment, selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Les causes inconnues de l'autisme

Les derniers chiffres sont "surprenants", a indiqué Walter Zahorodny, professeur associé de pédiatrie à l'école de médecine de Rutgers, dans le New Jersey, qui a mené l'étude dans cette région.

La prévalence de l'autisme aux Etats-Unis était seulement de 1 sur 5.000 en 1975 et n'a cessé de croître ces dernières années, augmentant de 150% depuis l'an 2000, ont ajouté les CDC.

Ecrans : les parents d'enfants autistes demandent au Dr Ducanda de s'arrêter --->>
https://www.nouvelobs.com/rue89/notre- ... ducanda-de-s-arreter.html

Les chercheurs ne savent pas encore ce qui cause l'autisme ou pourquoi le nombre de cas semble augmenter.

En 2014, les CDC avaient indiqué qu'un enfant américain sur 68 était autiste.

Ces changements dans la prévalence "pourraient être dus à une meilleure identification de l'autisme chez les populations minoritaires", selon les CDC qui notent malgré tout que "l'autisme reste plus susceptible d'être repéré chez les enfants blancs que chez les enfants noirs ou hispaniques".

L'autisme est environ quatre fois plus courant chez les garçons que chez les filles.
"Nous avons besoin de davantage de recherche"

Certains facteurs semblent augmenter les risques, comme être né de parents âgés de plus de 30 ans, une maladie de la mère pendant la grossesse, des mutations génétiques ou une naissance avant 37 semaines de gestation.

Il s'agit là de "vraies influences" mais "elles ne suffisent pas à expliquer le taux élevé de prévalence de l'autisme", selon Walter Zahorodny. Et d'ajouter :
""Il y a encore des risques non définis liés à l'environnement qui participent à cette augmentation significative, des facteurs qui pourraient affecter un enfant pendant son développement in utero ou liés à des complications à la naissance, ou à la période pendant laquelle il est nouveau-né. Nous avons besoin de davantage de recherche sur les déclencheurs non génétiques de l'autisme.""

Plan autisme : Macron promet 340 millions d'euros sur cinq ans --->>>
https://www.nouvelobs.com/societe/2018 ... d-euros-sur-cinq-ans.html

L'Etat du New Jersey a le taux le plus élevé d'enfants autistes avec 2,9% – le double du taux national – soit 1 enfant sur 34. L'Arkansas a le taux le plus bas avec 1 enfant sur 76.

Récoltées dans plusieurs Etats, les données proviennent des dossiers médicaux et d'éducation spéciale de 325.483 enfants qui avaient 8 ans en 2014.

Bien que ces chiffres ne soient pas représentatifs du pays entier, les experts de la santé les considèrent comme une référence du taux d'autisme aux Etats-Unis.

AFP & https://www.nouvelobs.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/04/2018 12:52  Mis à jour: 02/04/2018 12:52
Administrateur
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 INVITÉE RTL - La présidente de SOS Autisme décrit la situation invivable des familles d'enfants handicapés en France.
A l'occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l'Autisme, Olivia Cattan, présidente de SOS autisme France, a décidé d'écrire Emmanuel Macron une lettre, également adressée à Brigitte Macron. Un message ouvert, où elle alerte sur la situation des enfants et des adultes autistes en France. Pour elle, la France a 40 ans de retard. Qu'est-ce que ça veut dire ?

"Concrètement, on est en retard sur beaucoup de choses. D'abord sur la prise en charge (...) 'médicale'", explique Olivia Cattan, qui rappelle qu'en 2012, la Haute autorité avait fait des recommandations pour accompagner les personnes touchées par la maladie, pour aider leur autonomie et "faire énormément de progrès". La France est également en retard sur "l'intégration des personnes autistes", détaille-t-elle en faisant référence à la loi de 2005 sur l'égalité des chances" selon laquelle les enfants handicapés auraient dû être intégrés aux écoles.

"On s'aperçoit qu'il y a encore très peu d'enfants autistes à l'école. Il n'y a que 20%, le chiffre ne bouge pas", déplore Olivia Cattan. En France, 600.000 personnes sont autistes. Les associations "essaient de sensibiliser au maximum", mais "cela ne bouge pas", explique la présidente de SOS autisme France. Et de renchérir : "On est complètement abandonnés. Les familles sont abandonnées", malgré les plans autisme et la communication autour de la maladie.

VOIR VIDÉO :
http://www.rtl.fr/actu/debats-societe ... ne-association-7792806990

Une prise en charge difficile

"Il n'y a pas de parcours de soin aujourd'hui pour une personne autiste", déplore Olivia Cattan, qui explique qu'il n'y a pas de "filière claire" dans les hôpitaux dédiée aux handicapés. Et de lancer : "Quand vous avez un cancer, vous allez voir un cancérologue. Quand vous avez un enfant autiste, vous ne savez pas qui aller voir".

D'autant plus que la majorité des soins nécessaires aux personnes touchées par l'autisme ne sont pas remboursés. "On est devant une inégalité devant les soins. On ne peut pas tous payer des prises en charge à nos enfants. C'est ça, le vrai problème".

Vendredi 6 avril prochain, un nouveau plan autisme doit être dévoilé, le quatrième depuis 2005. "Ce que j'attends, c'est qu'on soit enfin écoutés", dit Olivia Cattan, et notamment de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, qui n'a, selon elle, "pas le temps de [les] recevoir". Et de renchérir : "On ne veut pas nous entendre. Nous ne sommes pas la priorité. Les enfants autistes ne sont pas la priorité dans ce pays, pourtant, ce sont des citoyens français".
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/02/2018 13:46  Mis à jour: 20/02/2018 13:46
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
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 Autisme : un enfant qui ne réagit pas à son prénom, ce n’est pas normal .
Le diagnostic des enfants autistes doit survenir plus tôt dans leur existence. Ils sont environ 100 000 en France à souffrir d'un tel retard. De nouvelles recommandations ont été émises pour améliorer leur parcours.

Un enfant qui ne babille pas, ne reconnaît pas son prénom, ne pointe pas du doigt… Ces signes – et bien d'autres – peuvent évoquer un trouble du spectre autistique (TSA). Et il serait temps d'écouter les parents qui s'en inquiètent. Car cette pathologie n'est pas rare : 91 000 à 106 000 jeunes de moins de 20 ans en souffriraient.

C'est la conclusion de la Haute Autorité de Santé (HAS), qui s'est retroussée les manches pour dépoussiérer la prise en charge de l'autisme en France. Car celle-ci accuse un sérieux retard, au détriment des patients. Dans ses nouvelles recommandations, l'agence sanitaire souligne que le diagnostic de ce trouble neuro-développemental est encore trop tardif.

Les premiers signes de l'autisme se manifestent entre 1 et 2 ans. La maladie se traduit par un retard du langage, mais aussi par des relations sociales anormales. L'enfant touché ne fera, par exemple, par de gestes pour "faire coucou" ou dire "au revoir". Pourtant, le nom de la pathologie n'est généralement prononcé que lorsque les jeunes patients ont 3 à 5 ans.
Les conflits minent le diagnostic

La HAS identifie plusieurs mécanismes qui pourraient expliquer ce retard dans le repérage de l'autisme. Les parents expriment des inquiétudes qui ne sont pas toujours entendues du corps médical. Il est d'autant plus facile de passer à côté de cette pathologie que les symptômes peuvent être communs à d'autres troubles du développement. Dans les formes légères, l'enfant touché peut aussi "compenser" ses retards, jusqu'à sa scolarisation.

Même une fois les soupçons confirmés, "le parcours des enfants et de leur famille est encore souvent chaotique, fait d'errances et de ruptures pour nombre d'entre eux", déplore le Pr Dominique Le Guludec, présidente de la HAS.

Ce parcours semé d'embûches s'explique par de nombreux facteurs qui, accumulés, limitent considérablement les chances d'accéder aux soins appropriés. Pour commencer, 6 mois à 1 an d'attente sont nécessaires avant de bénéficier d'une consultation dans un centre spécialisé dans l'autisme.

Par ailleurs, un réel conflit agite la prise en charge de l'autisme en France, historiquement attribuée aux psychanalystes. A tel point qu'en 2017, l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) évoquait des "rivalités disciplinaires, concurrence entre les théories et les approches, désaccords concernant les choix et les modalités d'interventions".
Plusieurs soignants doivent s'impliquer

Face à ces luttes intestines, la présidente de la HAS adopte une position claire. Elle invite à "dépasser les querelles pour concentrer les énergies à renforcer l'accès à un diagnostic précoce et à déployer rapidement des interventions personnalisés, adaptées et réévaluées tout au long de la vie."

Selon le Pr Le Guludec, les autorités sanitaires ont "la responsabilité de faire connaître les recommandations aux professionnels" et "inciter à leur mise en œuvre effective". Car plus tôt les troubles autistiques sont pris en charge, meilleures sont les chances du patient. Or, le diagnostic de l'autisme est possible dès 18 mois "si les signaux sont identifiées et pris en compte", souligne le Pr Dominique Le Guludec.

Alors comment améliorer le diagnostic ? L'ensemble des personnes intervenant dans le suivi et l'éducation de l'enfant doivent être attentives aux signes évocateurs. Le médecin traitant, notamment, réalise les examens de santé obligatoires jusqu'à 6 ans. C'est l'occasion de mettre en place quelques tests évaluant le développement.
Agir vite et bien

Mais diagnostiquer un trouble autistique, c'est l'affaire de plusieurs professionnels. La HAS recommande donc de confirmer et croiser les observations en faisant appel à des pédopsychiatres, des psychologues et des spécialistes de la rééducation.

En attendant un rendez-vous – souvent tardif – en centre spécialisé, le médecin traitant peut proposer des examens ORL, ophtalmologiques ou encore des séances d'orthophonie ou de rééducation.

Ces approches personnalisées permettent d'aider l'enfant à se développer et à limiter l'ampleur des troubles de la sociabilité ou du comportement. Car les techniques comportementales ont prouvé leur efficacité. Encore faut-il les mettre en place à temps.
Publié par Audrey Vaugrente, journaliste santé le Lundi 19 Février 2018 : 11h20

http://www.e-sante.fr/autisme-un-enfa ... t-pas-normal/breve/615402
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/02/2018 12:49  Mis à jour: 20/02/2018 12:49
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Inscrit le: 06/09/2013
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Commentaires: 4049
 Autisme: De nouvelles recommandations pour détecter le trouble plus tôt.
Le risque, si on ignore qu’un enfant est autiste, est l’aggravation des troubles, et d’autres problèmes qui peuvent les accompagner..

L'autisme touche un Français sur 100 mais son origine reste jusqu’ici inconnue. La Haute Autorité de santé (HAS) a émis ce lundi de nouvelles recommandations sur le dépistage de ce trouble afin de permettre un diagnostic plus précoce chez les enfants.

>> Autisme: La prise en charge et les progrès sont «insuffisants» selon la Cour des comptes

Cette autorité indépendante, qui établit les « recommandations de bonnes pratiques », a fléché le « parcours de l’enfant et de sa famille », « de l’identification des signes d’alerte jusqu’à la consultation dédiée ».

Dans ce parcours, détaillé dans un rapport diffusé par la HAS, l'« inquiétude des parents », ou des professionnels qui s’occupent d’un enfant en crèche ou en maternelle, doit déboucher sur une consultation médicale « dans les trois semaines ».
Aucun médicament spécifique n’existe

Si le médecin a une « suspicion » de troubles du spectre de l’autisme (TSA), il doit prescrire une « évaluation par une équipe spécialisée », coordonnée par un médecin, et comprenant des spécialistes notamment en pédopsychiatrie, en action médico-sociale et en pédagogie.

>> A lire aussi : Un vélo magique pour les enfants autistes

Ces TSA touchent 1 % de la population, soit 100.000 jeunes de moins de 20 ans et près de 600.000 adultes, selon des estimations des pouvoirs publics.

Aucun médicament spécifique n’existe mais une prise en charge adaptée permet de vivre mieux avec ces troubles de développement du système nerveux.
Un diagnostic encore trop tardif

Le risque, si on ignore qu’un enfant est autiste, est l’aggravation des troubles, et d’autres problèmes qui peuvent les accompagner (troubles du sommeil et de l’alimentation, fatigabilité, déficit intellectuel, handicap dans le langage, troubles de la motricité, anxiété/dépression, maladies, isolement social).

>> A lire aussi : La prise en charge et les progrès sont «insuffisants» selon la Cour des comptes

« Plus le diagnostic est posé tôt, plus les interventions pourront être mises en place précocement et aideront l’enfant dans son développement », a expliqué la HAS dans un communiqué. « Malheureusement le diagnostic est encore trop tardif en France et les parents inquiets ne savent pas vers qui se tourner », a-t-elle déploré.

La HAS donne les « outils disponibles » (questionnaires, protocoles médicaux…) pour que le médecin traitant, de la Protection maternelle et infantile (PMI), de crèche ou de l’Éducation nationale, repère le plus tôt possible le problème.
Des difficultés doivent éveiller l’attention

Dès l’âge d’un an et demi, voire avant, certaines difficultés doivent éveiller l’attention. Par exemple un enfant qui ne réagit pas à son prénom, ne montre pas du doigt, ne partage pas de sourire, reste anormalement silencieux, etc.

« Aucun de ces signes pris de façon isolée n’a de valeur prédictive, mais l’association d’au moins deux signes nécessite un examen clinique approfondi du développement de l’enfant », souligne la Haute Autorité.

Jouent un rôle crucial dans ce dépistage « les personnels des crèches et des écoles » qui doivent « porter une attention particulière et continue au développement de la communication sociale de chaque enfant », et « le médecin traitant, l’acteur clé pour établir un premier bilan ».

En savoir plus -> https://www.20minutes.fr/sante/2223715 ... cebook&xtref=facebook.com
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