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L'horrible Calvaire de Fiona !

Publié par Walda Colette Dubuisson le 19-10-2017 (11740 lectures) Articles du même auteur
19/10/2017 : Les avocats des accusés portent plainte en diffamation contre le père de la fillette...
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16/10/2017 : Le procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf qui se déroulait devant la cour d'assises de Haute-Loire vient d'être renvoyé au 29 janvier 2018. En cause, un vif incident entre les avocats des parties civiles et de la défense vendredi dernier.
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14/10/2017 : Le procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf va-t-il se poursuivre?
Le procès en appel de Bourgeon et de Makhlouf peut-il être renvoyé ?
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09/10/2017 : le père de la fillette témoigne ( Vidéo)
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07/10/2017 : Le procès en appel de l'affaire Fiona s'ouvre ce lundi 09/10/2017 devant la cour d'assises au Puy-en-Velay. ( Vidéos)
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02/10/2017 : «Bourgeon sait très bien où elle a enterré Fiona!», assure Nicolas Chafoulais, le père de la fillette
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12/09/2017 : Après le jugement de la cour d’assises du Puy-de-Dôme en novembre 2016, Berkane Makhlouf a fait appel. Le parquet général a fait appel également, entraînant de facto la comparution de Cécile Bourgeon. Ce sera donc l’affaire Fiona dans sa totalité qui sera rejugée à la cour d’assises du Puy-en-Velay, du 9 au 20 octobre 2017.
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30/07/2017 : Cécile Bourgeon, condamnée a cinq ans de prison pour des délits liés à la mort de sa fille en 2013 à l'âge de cinq ans, a tenté de mettre fin à ses jours samedi soir à la maison d'arrêt de Corbas.

HORRIBLE FEMME qui ferait mieux de dire où se trouve le corps martyrisé de la petite Fiona , qu'elle puisse avoir une sépulture digne et ENFIN reposer en paix !!!
Elle a peur du procès ???

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08 :06 :2017 FIONA : LES DATES DU PROCÈS EN APPEL CONFIRMÉES POUR OCTOBRE 2017.
* Pour la quatrième fois, la mère de la petite Fiona a déposé une demande de remise en liberté. Pour la quatrième fois, la chambre d’instruction de la cour d’appel de Riom (Puy-de-Dôme) a refusé. Les avocats de Cécile Bourgeon parlent d’une "justice d’exception".
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17/04/2017 :Le père de la petite Fiona, Nicolas Chafoulais, porte plainte contre Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf pour des violences commises sur sa deuxième fille aujourd'hui âgée de six ans.
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12/04/2017 : Pour la troisième fois depuis le début de l’année, la mère de la petite Fiona réclamait, ce mardi, par l’intermédiaire de ses avocats sa mise en liberté.

Pour la troisième fois, elle a été rejetée par les magistrats de la chambre de l’instruction de Riom (Puy-de-Dôme).
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24/03/2017: Le procès en appel de Cécile Bourgeon, la mère de la petite Fiona disparue en 2013 à 5 ans, et de son ancien compagnon Berkane Makhlouf, qui devait se tenir en juin prochain, a été reporté du 9 au 20 octobre au Puy-en-Velay en Haute-Loire a indiqué ce vendredi le parquet de Clermont-Ferrand.
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23/02/2017: LA DEMANDE DE REMISE EN LIBERTÉ DE CÉCILE BOURGEON UNE NOUVELLE FOIS REJETÉE.
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21/02/2017 : Cécile Bourgeon : "Sa place est en prison", s'insurge le père de Fiona( vidéo)
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28/01/2017 : La mère et le beau-père de Fiona seront rejugés prochainement, en appel, devant la cour d'assises de Haute-Loire, au Puy-en-Velay. Les dates ne sont pas encore connues. Mais il est probable que c'est au printemps que se tiendra ce procès.Le procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf n'aura pas lieu à Bourges...
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11/01/2017 : La justice rejette la demande de remise en liberté de Cécile Bourgeon.
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05/01/2016 : Une chanson a été écrite par Pako pour rendre hommage à la petite Fiona ...Du fond du coeur je souhaite que sa " mère" écope de la peine de prison QU'ELLE MÉRITE !!!5 ans pour toutes les souffrances infligées à ce petit bout et de l'avoir entérée nue " on ne sait où" : DE QUI SE MOQUE -t-on ???
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Pako
Citation :
Petite Fiona, je te promets qu'un jour on retrouvera ton corps!

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27/12/2016 : La justice a reporté au 10 janvier l'examen sur le fond d'une demande de remise en liberté de la mère de la petite Fiona
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Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf seront rejugés en appel dans une autre juridiction, probablement en 2017, à une date qui n’a pas pour l’heure été fixée.
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12/12/2016 : Ce dimanche à Clermont-Ferrand, 240 personnes se sont réunies pour "que les parents coupables de non-assistance à leurs enfants soient plus sévèrement punis"
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28/11/2016 : Le parquet général fait appel des condamnations de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf.

Il y a aura donc bien un second procès dans l'affaire Fiona.
Le procès en appel devrait avoir lieu d'ici moins d'un an, au printemps ou à l'automne 2017.

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25/11/2016 : le verdict est tombé ...
5 ANS DE PRISON POUR LA MÈRE, 20 ANS POUR L'EX-COMPAGNON!!!???
Le public présent n'est pas content , qui le serait ???
Pensées profondes pour la pauvre petite Fiona qui n'a même pas de sépulture digne après avoir souffert le martyre !!!
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20/11/2016 : Le procès Fiona reprend ce lundi après la suspension ce week-end. Les débats seront encore très suivis car la première semaine n'a pas permis d'en apprendre plus sur les circonstances de la mort de la petite fille. Le père de Fiona sera à la barre ce lundi, son témoignage est très attendu.
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14/11/2016 : Devant les assises du Puy-de-Dôme s'ouvre ce lundi le procès de la mère de la petite Fiona et son ex-compagnon, qui avaient fait croire à la France entière à l'enlèvement de cet enfant de 5 ans, avant d'avouer sa mort.
Avant sa disparition, Fiona ressemblait à "un petit cadavre"
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10/11/2016 : Le procès de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf débute ce lundi 14 novembre.
Six associations de protection de l'enfance constituées parties civiles.
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07/11/2016 : Affaire Fiona : son père, Nicolas Chafoulais, sort de son silence à une semaine du procès !
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7/09/2016 : Entendue lors du procès de son violeur présumé
Bourgeon " Souhaite que la justice la déclare officiellement comme victime". Bientôt jugée pour les violences sur la petite Fiona, souhaitons qu’enfin « ils disent où se trouve le corps de notre petite martyre FIONA »
JUSTICE POUR FIONA !!!
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27/01/2016 : Affaire Fiona : la mère reste poursuivie pour coups mortels aggravés en réunion
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27/10/2015 : la mère et le beau-père renvoyés aux assises

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13/08/2015 le réquisitoire implacable du procureur
Le procureur de la République vient de rendre ses conclusions dans l’enquête sur la disparition de Fiona, en 2013, à Clermont-Ferrand. Un document limpide, parfois glaçant, que La Montagne a pu consulter.
Voir commentaire ..
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28/04/2014 : Un an après, la disparation de Fiona comporte encore de nombreuses zones d’ombre, les enquêteurs se demandent notamment si le corps de la petite fille a bien été enterré. Les nouveaux éléments attendus au mois de mai pourraient permettre d’y voir un peu plus clair....

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Le corps violenté de Fiona ne réapparaîtra sans doute jamais. Un vide capital qui entrave forcément le chemin vers la vérité, mais n’empêchera pas la tenue d’un procès.





En résumé

Fiona, 5 ans, a disparu à Clermont-Ferrand, le 12 mai 2013. Une information judiciaire a été ouverte pour enlèvement. L'enquête se poursuit désormais entre Clermont-Ferrand et Perpignan où la mère, Cécile Bourgeon, Vivait avant son arrestation ....
Mercredi 25 septembre 2013, cinq personnes (dont la mère et le beau-père) ont été placées en garde à vue


Un dénouement effrayant », « une terrible mise en scène ». C’est en ces mots que le quotidien La Montagne résume l’affaire Fiona.
Le passage aux aveux de Cécile Bourgeon a donc mis fin à 4 mois de mensonges.






"Au secours, aidez-moi, ma fille a disparu". Le quotidien La Montagne est revenu sur les différentes déclarations de Cécile Bourgeon depuis la disparition de sa fille. Selon les mots du quotidien régional, Cécile Bourgeon "a réussi à trahir et à tromper tout le monde".

Le 12 mai dernier, Fiona n’était pas dans le parc de Montjuzet. Elle n’a pas non plus été enlevée. En fait, ce même jour, lorsque Cécile Bourgeon signale la disparition de sa fille au commissariat de Clermont-Ferrand, Fiona était déjà décédée et les parents s’étaient déjà débarrassés du corps.

Quatre mois de mensonge

"Mensonge" c'est certainement le mot qui revient le plus dans la presse ce jeudi 26 septembre. Il faut dire que Cécile Bourgeon en a usé depuis le début de cette affaire. Celle qui pleurait devant les médias, celle qui souhaitait que l'on retrouve sa fille, ou qui appelait même "au secours" et reprochait récemment à la police la lenteur de l'enquête, était finalement complice du destin tragique de sa propre fille. Qu'il s'agisse des comités de soutiens, des lecteurs, auditeurs, téléspectateurs, de la Police ou de la Justice, Cécile Bourgeon a dupé tout le monde...jusqu'à cette fameuse journée du 24 septembre avec la mise en garde à vue du couple et les aveux qui s'en suivront.

Dans Aujourd'hui en France, Jean-Marie Montali, directeur adjoint de la rédaction du Parisien, écrit : "On voulait la croire, parce que la raison refuse d'admettre qu'une mère puisse être impliquée de près ou de loin dans la mort ou la dissimulation du corps de sa petite fille." Et pourtant c'est bien la vérité, "une insupportable vérité" comme le titre le magazine Le Point.

Un macabre scénario qui en rappelle un autre


L’affaire ressemble étrangement à l’affaire Typhaine, comme le rappelle Aujourd’hui en France ou encore Catherine Fournier de Francetv info. Typhaine, 5 ans prétendument disparue en 2009 dans une rue de Maubeuge (Nord-Pas-de-Calais), est décédée suite aux coups que lui portaient sa mère et son concubin. Lorsque sa "disparition" a été signalée, la mère et le compagnon pleuraient également devant les caméras de télévision. Finalement ce sont bien eux qui avaient tué la petite fille et dissimulé le corps dans un bois de la forêt de Marcinelle.

Le couple s'était renseigné sur les disparitions d'enfants

Si l’affaire Fiona ressemble étrangement à l’affaire Typhaine, ce n’est peut-être pas le fruit du hasard. En effet, selon une information dévoilée par Le Parisien, la mère et le beau-père de Fiona auraient consulté, quelques jours avant la disparition présumée de l'enfant, des archives de presse sur Internet concernant des affaires de disparitions d'enfants.


Affaire Fiona: "On n’a pas avancé sur le lieu où se trouve le corps" - 08/11

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Fiona : le procès devant les assises pourrait se tenir avant fin 2014


Le corps violenté de Fiona ne réapparaîtra sans doute jamais. Un vide capital qui entrave forcément le chemin vers la vérité, mais n’empêchera pas la tenue d’un procès.
«C’est plié. Sauf miracle, on ne saura jamais de quoi la petite est vraiment morte, ni ce qu’ils en ont fait ». Quelques heures après l’échec de la confrontation Makhlouf-Bourgeon, ce fin connaisseur du dossier ne mâchait pas ses mots.(...)


Six semaines de frénésie judiciaire. La vaine confrontation a marqué la fin d’une séquence judiciaire ouverte le 24 septembre, avec l’interpellation de Cécile Bourgeon et de son compagnon.
Six semaines décisives et intenses, marquées par les aveux du couple, pris dans l’étau des enquêteurs, leurs accusations réciproques, les fouilles vaines autour d’Aydat, et bien sûr leur mise en examen « à égalité » pour coups mortels aggravés. (...)

L’affaire peut-elle être jugée en l’état? Oui. L’autopsie du corps de Fiona aurait permis de « bétonner » la procédure, et de livrer des preuves scientifiques capitales lors d’un procès. Mais il faudra sans doute faire sans. (...)


Retrouvez, dans votre édition papier d'aujourd'hui, vendredi 22 novembre, l'intégralité de cet article dans une page spéciale consacrée à l'affaire Fiona.
A cette occasion, hier, IC1 recevait d'ailleurs comme invité, Stéphane Barnoin, journaliste de La Montagne, qui a largement couvert l'affaire Fiona :




Image redimensionnée




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28/04/2014 : Affaire Fiona : de nouvelles recherches mi-mai
Lundi 28 avril 2014 par http://www.francebleu.fr/faits-divers ... recherches-mi-mai-1482019

La justice s’apprête à lancer une troisième campagne de recherches terrestres pour tenter de retrouver le corps de Fiona, la fillette de 5 ans dont la mère, Cécile Bourgeon, avait inventé la disparition le 12 mai 2013 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).


Ces nouvelles fouilles débuteront le mardi 13 mai prochain, un an et un jour après le déclenchement de cette dramatique affaire dans laquelle Cécile Bourgeon et son compagnon Berkane Makhlouf restent écroués. Ils sont principalement mis en examen pour «violences volontaires sur mineur de 15 ans par personne ayant l’autorité ayant entraîner la mort sans l’intention de la donner», crime passible de la cour d’assises. Tous deux s’accusent mutuellement d’avoir porté des coups à Fiona, violences non fatales selon eux, les jours précédant la fausse disparition.

Le 13 mai prochain, Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf devraient à nouveau participer aux recherches de l’endroit où le corps de Fiona est susceptible de reposer. Le cortège doit partir du commissariat de Clermont-Ferrand en début d’après-midi pour se diriger vers le secteur du lac d’Aydat, toujours dans le Puy-de-Dôme, où la mère et le beau-père affirment avoir enterré Fiona à la lisière d’une forêt, tout en se montrant incapables de localiser avec précision la sépulture de fortune. Les deux précédentes campagnes de fouilles n’avaient rien donné malgré les important moyens engagés. Depuis, plusieurs survols aériens du secteur ont été effectuées. Les prises de vues faites à ces occasions aideront peut-être les recherches au sol à aboutir enfin.
LeParisien.fr
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Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/11/2013 11:07  Mis à jour: 24/11/2013 11:12
Administrateur
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 Fiona n’a pas été découverte, mais plusieurs personnes touchées par cette affaire ont décidé d’effectuer des recherches.
La petite Fiona a disparu depuis de longs mois et il n’y a toujours aucune trace de son corps, mais la découverte de plusieurs personnes pourrait permettre à cette enquête de rebondir. Toutefois, même si l’enfant âgé de 5 ans au moment de sa disparition n’est pas retrouvé, le procès aura lieu selon La Montagne. Le journal précise que Cécile Bourgeon et Berkane Maklouf seront jugés dans l’affaire de la disparition de la petite Fiona. Son corps apporterait toutefois un certain avantage, car, selon le journaliste qui a couvert cette affaire, l’autopsie « aurait permis de bétonner la procédure ». Toutefois, la découverte pourrait avoir lieu, car plusieurs personnes touchées par cette enquête ont décidé de chercher Fiona.
La découverte des habitants

Le Point révèle qu’une dizaine d’habitants se sont rendus sur les lieux pour tenter de découvrir des indices. Ils estiment qu’ils pourraient très bien retrouver la petite Fiona et pour obtenir un périmètre, ils se sont basés sur les informations transmises dans la presse. Un membre du comité de soutien était présent dès les premières minutes de cette enquête puisqu’il cherchait la petite Fiona en mai dernier, qui avait soi-disant disparu après une promenade au parc. Il révèle au journal qu’en se rendant sur les lieux, ils ont découvert une pelle. Dans l’enquête de la petite Fiona, cette dernière n’est pas anodine. En effet, Berkane Maklouf a révélé qu’il avait enterré le corps après avoir pris une pelle dans l’une des maisons situées à proximité du lac d’Aydat.

Le périmètre des recherches élargi

Cette pelle découverte près de ce lac aurait pu servir à enterrer la petite Fiona. Ce membre du comité l’a donc remise à la police. Cet élément pourrait être déterminant notamment si les enquêteurs réussissent à obtenir par exemple des indices qui permettraient d’accabler éventuellement Cécile Bourgeon et Berkane Maklouf.
Le procureur de la République de Clermont-Ferrand a confirmé cette découverte et le membre du comité a également transmis toutes les lettres reçues qui mentionnent le lieu éventuel de la sépulture de la petite Fiona. Stéphane Pozo explique également que le point est fait avec les habitants tous les dimanches et ils se battent pour retrouver Fiona.

Une étreinte déplacée stoppée par le Procureur

La police ne baisse pas les bras et continue de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour découvrir le lieu, des gendarmes et des policiers sont à proximité du lac d’Aydat pour effectuer des recherches. Le Point révèle également que des reconnaissances aériennes sont prévues et le procureur de la République a confié à ce journal que le périmètre des recherches avait été élargi, car Cécile Bourgeon a donné d’autres indices en évoquant une laiterie sur la route du Puy de Dôme. Lors de la confrontation, le couple n’a pas donné d’indices plus précis et La Montagne précise qu’une situation consternante a été observée. Le 24 septembre dernier, Cécile Bourgeon et Berkane Maklouf ont échangé des mots doux et des éteintes qui au vu du contexte étaient
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/12/2013 14:14  Mis à jour: 11/12/2013 14:15
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
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Commentaires: 3299
 Fiona : EN CES MOMENTS DE FÊTES , CETTE PETITE PUCE EST CONTINUELLEMENT DANS MES PENSÉES ....
Les seules informations trouvées ce 11/12 ... ********************************* TÉMOIGNAGE- Depuis l'annonce de la disparition de Fiona, en mai dernier à Clermont-Ferrand, médiums et radiesthésistes se sont manifestés en nombre auprès des enquêteurs. Cela fait maintenant près de trois mois qu'on sait que la petite Fiona est morte. La fillette de 5 ans avait été signalée disparue, au mois de mai dans un parc de Clermont-Ferrand. En septembre, sa mère et son beau-père ont avoué que l'enfant n'était plus en vie. Mais ils divergent sur les causes du décès. Des appels pris en compte par les enquêteurs ************************************ Depuis, les enquêteurs ne parviennent pas à retrouver le cadavre de l'enfant. Un numéro Vert (0800 958 081) est en place. Il est composé, en priorité, par des médiums et des radiesthésistes qui disent avoir des flashes. Ils se disent capables de retrouver Fiona. Les enquêteurs prennent en compte ces appels. Émilie se dit "médium amateur" depuis plusieurs dizaines d'années. Même si elle habite la région parisienne, elle pense avoir eu des informations sur la localisation du corps. "Dans un rêve, j'ai vu Fiona qui m'emmenait sur le lieu où elle avait été enterrée. Elle m'a dit : 'Je t'emmène où je suis, et je veux que tu le dises aux gendarmes'. Je l'ai fait trois fois", explique-t-elle. Le corps toujours introuvable ************************** Des témoignages comme celui-ci, le parquet de Clermont-Ferrand en a reçus plus de 500. Face à la multiplicité de ces affirmations et les nombreuses invraisemblances, le procureur Pierre Sennès ne souhaite pas leur donner trop de crédit. Ce que regrette forcément Émilie. "C'est déjà difficile à prendre comme décision d'appeler la justice en tant que médium. Vous savez d'entrée que vous allez être prise pour une folle ou pour quelqu'un de pas sérieux. On ne nous croit pas", explique-t-elle. A Maghreb, dans un étang, dans un lagon Outre-Mer ou dans une église, le corps de Fiona est visualisé à de multiples endroits par des médiums en tout genre. Sans résultat pour l'heure.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/12/2013 21:25  Mis à jour: 17/12/2013 21:30
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
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 La mère de Fiona espère faire annuler sa mise en examen !!! ??? !!!
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Les déclarations de son compagnon l'avait fait passer d'un statut de complice à celui de co-auteure du crime. La mère de Fiona, la fillette de 5 ans tuée à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) en mai dernier, espère ce mardi faire annuler la requalification de sa mise en examen en «coups mortels aggravés». Dans un premier temps, Cécile Bourgeon, 25 ans, l'avait été pour quatre délits, dont «recel de cadavre» et «non-assistance à personne en danger».

Elle encourait alors cinq ans de prison. Mais lui-même inquiété, son compagnon Berkane Makhlouf l'avait l'accusée de violences envers Fiona la veille de sa mort. A l'issue d'une audience à huis-clos, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Riom (Puy-de-Dôme) a mis sa décision en délibéré au 14 janvier.

A ce jour, Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf sont tous deux sont passibles des assises et de trente ans de réclusion criminelle. «Il n'y a pas d'éléments nouveaux qui justifient cette mise en examen supplétive et il n'y a pas d'indices graves et concordants», a martelé l'avocat de la jeune femme, Me Gilles-Jean Portejoie. Il assure avoir «bon espoir pour sa requête». Cécile Bourgeon accuse son compagnon d'avoir porté un coup mortel à l'enfant. Ce qu'il nie, évoquant un accident domestique au cours duquel Fiona se serait étouffée en vomissant.

Toujours à la recherche du corps

Après quatre mois de mensonges, la mère et le beau-père de Fiona ont avoué que la fillette était morte et qu'ils l'avaient enterrée nue dans une forêt près de Clermont-Ferrand, en présence de sa petite soeur Eva.

Lundi, Cécile Bourgeon a de nouveau été entendue pendant plusieurs heures par les juges d'instruction chargés de l'affaire. Mais cette audition n'a pas permis de déterminer l'endroit où le couple avait enterré le corps de la fillette, toujours introuvable. «Elle espère toujours aider la justice mais ses repères sont flous», a défendu Me Portejoie, assurant que «son intérêt est qu'on retrouve sa fille».

VIDEO. Fiona est morte à la suite de coups et a été enterrée




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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/01/2014 14:59  Mis à jour: 14/01/2014 14:59
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
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Commentaires: 3299
 Disparition de Fiona : la mise en examen pour «coups mortels» de la mère confirmée
La justice a confirmé mardi la mise en examen pour «coups mortels aggravés» de la mère de Fiona, Cécile Bourgeon, dont la défense avait demandé l’annulation faute «d’éléments nouveaux» dans l’enquête sur la mort de la fillette de 5 ans.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Riom a rejeté la requête en annulation de ce chef de mise en examen plaidée le 17 décembre dernier, a indiqué l’avocat de Mme Bourgeon, Gilles-Jean Portejoie.

Cécile Bourgeon, 25 ans, avait été dans un premier temps mise en examen pour quatre délits, dont «recel de cadavre» et «non-assistance à personne en danger». Elle encourait cinq ans de prison.

Après les déclarations de son compagnon, Berkane Makhlouf, l’accusant à son tour de violences envers Fiona, le parquet de Clermont-Ferrand avait requalifié, le 22 octobre, le chef de mise en examen en «coups mortels aggravés», le même que pour son compagnon. Tous deux sont passibles des assises et de trente ans de réclusion criminelle.

«Je suis déçue que ma cliente soit mise en examen pour des faits qu’elle n’a pas commis, qu’elle conteste vigoureusement, et sur la seule foi des déclarations d’un co-mis en examen», a martelé mardi Me Portejoie, qui va se pourvoir en cassation.

Cécile Bourgeon avait été entendue pour la dernière fois mi-décembre par les juges d’instruction, pendant plusieurs heures. Cette nouvelle audition n’avait pas permis de déterminer l’endroit où le couple a enterré le corps de la fillette.

«Elle espère toujours aider la justice mais ses repères sont flous», avait déclaré Me Portejoie, ajoutant: «son intérêt est qu’on retrouve sa fille».

Après quatre mois de mensonges, la mère et le beau-père de Fiona ont avoué que la fillette était morte et qu’ils l’avaient enterrée nue dans une forêt près de Clermont-Ferrand, en présence de sa petite soeur Eva.

Cécile Bourgeon accuse son compagnon d’avoir porté un coup mortel à l’enfant, ce qu’il nie, évoquant un accident domestique au cours duquel Fiona se serait étouffée en vomissant.

le 14/01/2014 à 12:05 AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/01/2014 12:41  Mis à jour: 28/01/2014 12:41
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Commentaires: 3299
 Un hélicoptère mobilisé pour chercher le corps de la petite Fiona depuis mi Janvier
Depuis mi-janvier, un hélicoptère a survolé le secteur d’Aydat (Puy-de-Dôme) pour une série de repérages aériens dans l'espoir de retrouver le corps de la fillette, portée disparue depuis le 12 mai dernier.

C’est une étape de plus dans une enquête au (très) long cours : à plusieurs reprises, depuis mi-janvier, un hélicoptère a survolé le secteur d’Aydat (Puy-de-Dôme) pour une série de repérages aériens.

C’est là, dans cette zone escarpée et boisée, que la mère de Fiona et son compagnon disent avoir enterré le cadavre de la fillette, portée disparue depuis le 12 mai dernier. Mais ni l’un ni l’autre n’a été en mesure d’amener les policiers jusqu’à la sépulture supposée.

Les deux juges d’instruction qui pilotent l’enquête ont donc décidé de changer de stratégie : plutôt que de laisser les deux mis en examen les guider en vain, ils tentent de repérer depuis le ciel plusieurs sites à leur soumettre.

Un hélicoptère a donc été sollicité pour effectuer des reconnaissances. L’appareil embarque des enquêteurs de la PJ chargés d’identifier les sites susceptibles de correspondre aux descriptions faites, notamment, par Cécile Bourgeon. Dans ses déclarations, la jeune femme a par exemple évoqué comme points de repères « une maison » ou « un chemin qui tourne ».

« L’hélicoptère opère sur un périmètre élargi de plusieurs kilomètres autour d’Aydat. Il s’agit de se donner le maximum de chances », explique Pierre Sennès, le procureur de la République.

Ce travail aérien doit permettre de préparer une nouvelle tentative de recherches au sol, en compagnie de Cécile Bourgeon et/ou de Berkane Makhlouf. « Pour l’heure, aucune date n’est arrêtée, précise Pierre Sennès. Mais le message est clair : nous n’abandonnons pas la possibilité de retrouver le corps ».

Par Stéphane Barnoin http://www.lamontagne.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 29/01/2014 10:09  Mis à jour: 29/01/2014 10:16
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 Re: De nouveaux repérages aériens n'ont pas permis de retrouver le corps de Fiona
Un hélicoptère a survolé à plusieurs reprises le secteur d'Aydat au sud de Clermont-Ferrand, où la mère de Fiona et son compagnon disent avoir enterré la fillette de cinq ans en mai dernier, a-t-on appris mardi auprès du parquet. Des repérages qui n'ont pas permis de retrouver le corps de Fiona.

Depuis début janvier, plusieurs vols d'hélicoptère ont eu lieu sur la base des déclarations de Cécile Bourgeon, la mère de Fiona, et de Berkane Makhlouf son compagnon. Bien qu'ayant participé à des fouilles au sol, le couple n'a jamais été en mesure de dire précisément où ils avaient enterré la fillette.

"Des repérages aériens ont été faits au dessus de la zone élargie du lac d'Aydat (Puy-de-Dôme), c'est un endroit vallonné et boisé, il est peut-être plus facile de repérer des endroits correspondants à des déclarations vu du ciel", a expliqué à l'AFP, le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Pierre Sennès.


Le but des repérages aériens étant, a précisé le procureur, de reprendre éventuellement des fouilles au sol. Selon La Montagne, la mère de Fiona aurait évoqué de mémoire une "maison isolée" ou "un chemin qui tourne".
"C'est notre souhait de ne pas abandonner les perspectives de retrouver le corps", a insisté M. Sennès.

Des experts psychiatres désignés

Il a ajouté que le juge d'instruction avait désigné des experts psychiatres qui devraient débuter leurs expertises "dans les prochaines semaines".
La justice avait confirmé mi-janvier la mise en examen pour "coups mortels aggravés" de la mère de Fiona, dont la défense avait demandé l'annulation.

Après les déclarations de son compagnon, Berkane Makhlouf, l'accusant à son tour de violences envers Fiona, le parquet de Clermont-Ferrand avait requalifié, le 22 octobre, le chef de mise en examen en "coups mortels aggravés", le même que pour son compagnon. Tous deux sont passibles des assises et de trente ans de réclusion criminelle.

Après quatre mois de mensonges, la mère et le beau-père de Fiona avaient avoué que la fillette était morte et qu'ils l'avaient enterrée nue dans une forêt près de Clermont-Ferrand, en présence de sa petite soeur Eva.
Leurs versions divergent cependant sur les faits: Cécile Bourgeon accuse son compagnon d'avoir porté un coup mortel à l'enfant, ce qu'il nie, évoquant un accident domestique au cours duquel Fiona se serait étouffée en vomissant.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 31/01/2014 09:36  Mis à jour: 31/01/2014 09:36
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 Affaire Fiona : un nouvel appel à témoin .: Les enquêteurs recherchent une pelle que la mère et le beau-père auraient dérobé pour enterrer la fillette.
Huit mois après les faits, la police judiciaire de Clermont-Ferrand a lancé jeudi un nouvel appel à témoins dans le Puy-de-Dôme, dans le cadre de l'enquête sur la disparition et la mort de Fiona, rapporte jeudi La Montagne.

Une simple pelle, peut-être décisive.
Les enquêteurs tentent toujours de retrouver le corps de l'enfant de cinq ans dans le secteur d'Aydat, au sud de Clermont-Ferrand, où la mère de Fiona et son compagnon disent avoir enterré la fillette en mai dernier.

Cette fois la PJ cherche à identifier les propriétaires d'une pelle que le couple dit avoir dérobé à proximité du lieu de l'ensevelissement. Une telle information permettrait évidemment de se rapprocher plus précisément de l'endroit où la fillette a été enterrée."Toute personne du Puy-de-Dôme ayant constaté entre le 8 et le 12 mai 2013 la disparition d’une pelle est invitée à prendre contact avec le service régional de la police judiciaire de Clermont-Ferrand", indique le texte de la police judiciaire.

"Cet appel à témoin complète les recherches aériennes qui ont pu être lancées. On essaie de reprendre à zéro les tentatives pour trouver le corps de l'enfant", précise le procureur Pierre Sennès dans les colonnes du journal.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/02/2014 11:50  Mis à jour: 16/02/2014 11:50
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 Dans l'affaire de la disparition de la petite Fiona , la justice poursuit ses investigations. La mère de Fiona a été placée en garde à vue début février et interrogée sur ce qu’avait subi sa seconde fille, âgée de 2 ans !!!???
Voici de quoi assombrir encore un peu plus le sinistre portrait des protagonistes de la disparition de Fiona, 5 ans, que plus personne n’a revue depuis le 12 mai 2013 à Clermont-Ferrand.

Lors de l’arrestation à Perpignan, le 24 septembre dernier, de Cécile Bourgeon, sa mère, et de son compagnon, Berkane Makhlouf, une marque suspecte avait été découverte sur la sœur cadette de Fiona. L’enfant, âgé de deux ans, a été recueillie après l’arrestation de sa mère, par sa grand-mère et son mari. Lesquels ont signalé la présence d’un hématome sur la tête de la fillette.

Informé, le procureur de la République de Perpignan a ouvert une enquête préliminaire, et a fait examiner l’enfant par un médecin.

Le 4 février dernier, Cécile Bourgeon a été placée en garde à vue et a été entendue sur cette trace de coup découverte sur la tête de sa fille cadette. Au cours de cette audition, selon une source proche du dossier, elle aurait nié avoir frappé elle-même l’enfant, rejetant la responsabilité de ces violences sur Berkane Makhlouf.

Le compagnon devrait être interrogé

Selon cette bonne source, "elle a évoqué des punitions régulières infligées à la fillette par son concubin". Ce dernier aurait ainsi plusieurs fois "tiré par l’oreille" la petite fille. Autre pratique : "une douche froide", dont l’enfant serait sortie "terrorisée". Cécile Bourgeon aurait également reconnu lors de cette audition avoir remarqué cet hématome peu après la séance de la douche glacée, laissant entendre que ce serait pendant cette “punition” que la fillette aurait été frappée, quelques jours avant leur arrestation... Son compagnon devrait être à son tour entendu prochainement, dès que son état de santé le permettra. Fin janvier, il a en effet été transféré de la prison de Villefranche-sur-Saône pour l’unité hospitalière spécialisée de Lyon, chargée de la prise en charge psychiatrique des détenus. Sa détention ces dernières semaines, dans deux prisons successives, a été marquée par de multiples incidents, au point que son avocat avait récemment tiré la sonnette d’alarme.

Le corps de Fiona reste introuvable


Les enquêteurs tentent toujours de retrouver le corps de Fiona, décédée accidentellement selon le couple. Tous deux ont tout de même admis qu’elle avait auparavant reçu des coups dont ils se renvoient la responsabilité. Après avoir placé le corps de l’enfant dans un sac de voyage, ils seraient allés l’enterrer à la lisière d’une forêt, près du lac d’Aydat, en laissant dans la voiture la petite sœur de Fiona.

Mis en examen pour violences mortelles aggravées, ils risquent tous deux trente ans de réclusion criminelle.

La police judiciaire vient de lancer un nouvel appel à témoins, demandant à toute personne ayant constaté la disparition d’une pelle le 12 mai 2013 entre Clermont-Ferrand et Aydat de se signaler. Et des repérages aériens ont eu lieu ces derniers jours, sans doute en vue d’une prochaine campagne de fouilles.


Source: http://www.midilibre.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/03/2014 12:51  Mis à jour: 04/03/2014 12:51
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 Replay : CRIMES A CLERMONT FERRAND ... Où est passée la petite Fiona ?
Résumé de l’épisode :
Où est passée la petite Fiona ? Le 12 mai 2013, une femme enceinte semble paniquée dans la parc de Montjuzet. Cécile a emmené jouer ses filles de 5 ans et 2 ans ½. Elle s'est assoupie sur un banc et depuis, Fiona son aînée est introuvable. Une disparition immédiatement prise au sérieux par les services de police qui lancent un important dispositif de recherches. Mais la nuit tombée, pas la moindre trace de Fiona. Alors que toutes les pistes sont envisagées, Cécile et son compagnon Berkane implorent la plus grande mobilisation devant les médias. Mais les enquêteurs vont s'intéresser à la face sombre de ce couple et mettre en doute la version de la jeune maman. Ils devront attendre la fin de sa grossesse pour enfin la faire parler. Meurtre à l'Italienne Le 26 Novembre 1991, à 7H30 du matin, Françoise , un mère de famille de 43 ans est abattue dans l'entrée de son appartement à Clermont-Ferrand. Pour ses proches et les hommes de la police judiciaire c'est la stupeur .
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/03/2014 09:09  Mis à jour: 28/03/2014 11:32
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 Fiona : Où en est l'enquête aujourd'hui ?
Où en sommes-nous ?

7 mois après, malgré le maintien des recherches sur le terrain assorties de survols aériens de la zone, la dépouille de la fillette n'a toujours pas été retrouvée. Les enquêteurs n'ont jamais réussi à obtenir plus de détails sur la localisation de sa sépulture de la part de Cécile Bourgeon et Berkane Maklouf, même en les emmenant sur place. Invoquant tantôt l'usage de stupéfiants, tantôt le manque de lumière, les amants multiplient les excuses pour justifier le flou autour de leur histoire. Le 31 janvier, la police a lancé un nouvel appel à témoins à l'échelle locale afin de retrouver le propriétaire de la pelle soi-disant volée par le couple et utilisée pour creuser la tombe de Fiona et enfin mieux délimiter les recherches. "Toute personne du Puy-de-Dôme ayant constaté entre le 8 et le 12 mai 2013 la disparition d'une pelle est invitée à prendre contact avec le service régional de la police judiciaire de Clermont-Ferrand", indique la police judiciaire dans cet appel.

Si, sur le terrain, l'enquête paraît stagner, c'est du côté judiciaire que les choses pourraient avancer. En effet, Cécile Bourgeon qui n'était poursuivie que pour non-assistance à personne en danger, dénonciation mensongère d'un crime et modification d'une scène de crime et recel de cadavre, a finalement été mise en examen pour "violences volontaires sur mineure de 15 ans par ascendant ayant entraîné la mort sans intention de la donner", une décision qu'elle avait choisie de contester "faute d'éléments nouveaux" mais qui a été maintenue le 14 janvier 2014.

Incarcéré provisoirement en septembre dernier à Moulins-Yzeure et mis en examen pour "coups mortels", Berkane Maklouf ​avait été transféré deux mois plus tard à la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône. Condamné à un an de prison pour l'agression de deux gardiens pendant sa détention provisoire en novembre, il a récemment été à nouveau transféré vers un autre établissement, l'Unité Hospitalière Spécialement Aménagée (UHSA) de Lyon. Les deux amants continuent à faire l'objet d'interrogatoires mais certains juges se demandent si leur manipulation est vraiment de l'ordre du passé.
source : http://www.aufeminin.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/04/2014 13:52  Mis à jour: 03/04/2014 13:52
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 Mis en examen pour "coups mortels aggravés" sur la petite Fiona, Berkane Makhlouf a été condamné en appel à 1 an de prison ferme. Le beau-père de l’enfant disparu avait menacé, insulté et violenté 8 surveillants pénitentiaires.
Berkane Makhlouf a été condamné hier à un an de prison ferme par la cour d’appel de Riom (Puy-de-Dôme). Il devra, en outre, verser 400 euros à chacun des huit gardiens de prison qu’il a violentés.

Cette peine est similaire à celle décidée en première instance.

Le tribunal a donc jugé coupable le beau-père de Fiona d’avoir menacé, insulté et violenté, en novembre et décembre dernier, huit surveillants du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure (Allier).

Lors de l’une des agressions qu’il a commises au début du mois de novembre, Berkane Makhlouf avait notamment porté un coup de poing à l’épaule d’un gardien de prison, un autre au visage d’un deuxième surveillant et proféré des menaces de mort.

Berkane Makhlouf, compagnon de Cécile Bourgeon la mère de Fiona, est toujours mis en examen pour "coups mortels aggravés" dans l’affaire de la disparition de la fillette.

http://www.directmatin.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/04/2014 13:47  Mis à jour: 20/04/2014 13:47
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 20/04/2014 : Fiona, bientôt un an et le corps de la petite n’a pas été retrouvé
Les enquêteurs ont tenté à maintes reprises de retrouver le corps de l’enfant, mais Fiona aura disparu dans quelques semaines depuis un an.

Jusqu’à maintenant, Cécile Bourgeon et Berkane Maklouf n’ont pas donné d’indications précises sur la localisation de la sépulture. Elle serait enterrée à proximité du lac d’Aydat à quelques kilomètres de Clermont Ferrand.

Une pelle aurait été utilisée et un appel à témoins a été lancé par les enquêteurs.
Ces derniers invitent « toute personne du Puy-de-Dôme ayant constaté entre le 8 et le 12 mai 2013 la disparition d’une pelle » à se manifester auprès de la police judiciaire.

Le corps de Fiona n’a pas été retrouvé

Sur le terrain, l’enquête n’avance pas et le corps de la petite Fiona n’a toujours pas été retrouvé.

La police n’a pas donné d’indications concernant les résultats obtenus après l’appel à témoins.


À ce jour, nous pouvons donc imaginer que l’enquête stagne et l’enfant ne sera peut-être jamais retrouvé, car seuls Berkane Maklouf et Cécile Bourgeon semblent connaitre certains détails.

Dans tous les cas, ils sont poursuivis tous les deux. La mère de famille est poursuivie pour dénonciation mensongère, modification d’une scène de crime, non-assistance à personne en danger et recel de cadavres.
La justice pourrait également ajouter tout comme pour Berkane Maklouf « violences volontaires sur mineure de 15 ans ».
Selon : Six Actualites.fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 29/04/2014 15:19  Mis à jour: 29/04/2014 15:19
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 Fiona : Prés d'un an après sa disparition, une nouvelle marche blanche est prévue le dimanche 11 mai dans la capitale auvergnate. ( Vidéo)
Plus de 2000 personnes s'étaient rassemblées le 6 octobre 2013 dans les rues de Clermont-Ferrand. Prés d'un an après sa disparition, une nouvelle marche blanche est prévue le dimanche 11 mai dans la capitale auvergnate.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/05/2014 10:44  Mis à jour: 12/05/2014 11:11
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 Re: 1 an près la disparition de Fiona, une marche blanche a rassemblé dimanche quelques dizaines de personnes à Clermont-Ferrand, qui se sont rendues au Palais de Justice pour "réclamer la vérité". ( VIDEO)
Image redimensionnée


Un an presque jour pour jour, après la disparition de Fiona, 5 ans, une marche blanche a rassemblé dimanche quelques dizaines de personnes à Clermont-Ferrand, qui se sont rendues au Palais de Justice pour "réclamer la vérité". Alors que le corps de la fillette reste introuvable, de nouvelles fouilles près du lac d'Aydat seront organisées mardi par les juges d'instruction de Clermont-Ferrand, en présence de la mère et du beau-père de l'enfant actuellement incarcérés pour "coups mortels aggravés".
Le 12 mai 2013, la mère de la fillette, Cécile Bourgeon, 26 ans, déclarait sa disparition, affirmant que l’enfant qui jouait avec sa petite sœur dans un parc de Clermont-Ferrand s’était volatilisée, alors qu’elle-même, enceinte de six mois, s’était assoupie sur un banc. La jeune maman fait alors croire à la France entière qu'il s'agit d'un enlèvement, allant jusqu'à lancer devant des dizaines de journalistes « un appel au secours» pour qu’on retrouve sa fille.

Nouvelles fouilles

Finalement, le 24 septembre 2013, l’enquête rebondit avec la mise garde à vue de Cécile Bourgeon et de son compagnon Berkane Makhlouf, à Perpignan, où ils viennent de s’installer et d'avoir un fils. Après quatre mois de mensonges, ce couple de toxicomanes avoue le décès de la petite Fiona, qui aurait été battue. Sans pouvoir dire précisément ce qu'ils ont fait du corps. Ces nouvelles fouilles sont l'ultime espoir des enquêteurs de pouvoir retrouver la dépouille de l'enfant et peut-être de l'autopsier pour comprendre ce qui s'est réellement passé il y a un an.
Cécille Bourgeon affirme que son compagnon a frappé mortellement Fiona, tandis que Makhlouf prétend qu'elle s'est étranglée dans son vomi. Il a également accusé Cécile Bourgeon d’avoir frappé Fiona dans les jours ayant précédé sa mort.

Source: http://www.newsauvergne.com/il-y-a-un ... -disparaissait-a6587.html

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/05/2014 13:12  Mis à jour: 13/05/2014 13:12
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 Pourquoi les enquêteurs ont relancé les fouilles ? Et si on ne retrouve pas le corps de la petite Fiona, sa mère et son beau-père peuvent-ils être poursuivis ? Eléments de réponse.
Trois questions autour des recherches du corps de Fiona
Les fouilles ont repris mardi près de Clermont-Ferrand. Mais les enquêteurs ont peu d'espoir de retrouver le corps.


Une nouvelle tentative pour découvrir la vérité sur l'affaire Fiona. Un an après la disparition de la fillette de cinq ans, de nouvelles fouilles ont repris, mardi 13 mai au matin, près de Clermont-Ferrand, pour tenter de retrouver le corps de l'enfant. Un succès de ces recherches se révélerait capital pour la suite de l'enquête, car l'autopsie permettrait de déterminer les circonstances de la mort de Fiona. Pour l'instant, les versions de Cécile Bourgeon, la mère, et de son concubin sur ce drame ne concordent pas.

Comment vont se dérouler les recherches ?

Les policiers ont débuté les recherches mardi matin en présence du beau-père de Fiona. Berkane Maklouf, 33 ans, est arrivé un peu après 10 heures à bord d'un fourgon cellulaire sur les lieux, à proximité du lac d'Aydat, situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Clermont-Ferrand.

Les fouilles devaient se poursuivre dans l'après-midi en présence de la mère de Fiona, Cécile Bourgeon, 26 ans. Le procureur de la République, Pierre Sennès, les deux juges d'instruction en charge du dossier, ainsi que le patron de la police judiciaire de Clermont-Ferrand, François Bernard, devaient assister aux recherches. "On s'est donné toute la journée pour effectuer ces fouilles", a déclaré François Bernard. La date du 13 mai a été retenue car "la nature aura la même configuration" que l'an dernier, ce qui pourrait permettre au couple de retrouver la mémoire, selon le procureur Pierre Sennès.

Est-on sûr de la zone de recherches ?

Depuis les aveux de Berkane Maklouf et Cécile Bourgeon en septembre dernier, les enquêteurs ont déjà effectué trois fouilles avec les deux suspects. Mais cette fois les policiers ont tenté d'affiner la zone de recherches, comme l'explique le patron de la police François Bernard : "On a fait des analyses de toutes les déclarations des mis en examen, on a recoupé avec des repérages par hélicoptère et on a repéré quelques endroits qui collent."

Le procureur Pierre Sennès compte également sur la mémoire des deux mis en examen, comme il le confie à France 3 : "On va les amener sur place, sur les endroits repérés pour voir si ça suscite un souvenir." Mais François Bernard reste prudent et admet qu'il y a "très de peu de chance qu'on retrouve le corps". Il explique que dans le doute, les juges d'instruction ont décidé de clore le dossier avec la certitude de s'être donné toutes les chances de retrouver le corps.

Après quatre mois de mensonges, le couple de toxicomanes avait avoué que la petite Fiona était morte après avoir été battue. Ils ont expliqué l'avoir enterrée, nue, en lisière de forêt, mais sans pouvoir préciser à quel endroit. Mais les enquêteurs continuent à douter des différentes versions du couple, au point qu'ils ne sont même pas sûrs que le corps soit enterré. "Pour enterrer quelqu'un, il faut une pelle... Or, ils n'en avaient pas !", avait confié en octobre un enquêteur au Point.fr.

Quelles conséquences si le corps reste introuvable ?

Dans quelques mois, le procès de Berkane Maklouf et Cécile Bourgeon devrait s'ouvrir devant la cour d'assises du Puy-de-Dôme. Si le corps n'a pas été retrouvé, le déroulement de ce procès sera affecté. "Pour les jurés, ce type d'affaires est toujours plus complexe", explique au journal La Montagne l'ancien président de cour d'assise Joël Montcriol.
Selon cet ancien magistrat, l'absence de cadavre fragilise le dossier, puisque aucune réalité scientifique ne peut être confrontée aux déclarations. Comme le détaille BFMTV, il n'existe pas d'autres éléments matériels dans ce dossier. En revanche, l'absence de corps n'empêche pas la condamnation des accusés. En droit français, la culpabilité pour un meurtre peut être établie sur la simple base de témoignages.
Par AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/05/2014 14:35  Mis à jour: 13/05/2014 14:43
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 Re: Fiona les recherches de ce 13/05/ matin avec Berkane Makhlouf ( VIDEO) . Les recherches n'ont rien donné ce matin



13 h - Fin des recherches avec Berkane Makhlouf. Le convoi a quitté Aydat. Cécile Bourgeon est attendue vers 14 heures.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/05/2014 18:18  Mis à jour: 13/05/2014 18:18
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 Re: Fiona : 18 h - Les recherches sont terminées. Elles ont duré six heures
: trois heures ce matin avec Berkane Makhlouf, trois heures cet après-midi avec Cécile Bourgeon. Elles n'ont donné aucun résultat.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/06/2014 18:21  Mis à jour: 06/06/2014 18:21
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 Re: Fiona : sa sœur, Eva, placée dans une famille d'accueil à Clermont-Ferrand (avocat)
Selon l'avocat de Nicolas Chafoulais, Maître Claude Savary, le père d'Eva, la petite sœur de Fiona devrait être placée dans une famille d'accueil à Clermont-Ferrand au début du mois d'août.

En octobre dernier, le tribunal pour enfants de Perpignan, où résidait alors le couple Bourgeon/Makhlouf, avait décidé de confier Eva, la petite sœur de Fiona, aux services sociaux malgré la demande de garde formulée par son père, Nicolas Chafoulais, et par sa grand-mère maternelle.

Selon l'avocat de Nicolas Chafoulais, Me Claude Savary, Eva devrait bientôt quitter la famille d'accueil qui l'avait prise en charge à Perpignan (aide sociale à l'enfance) pour rentrer à Clermont-Ferrand. La fillette ne s'installera pas chez son père mais devrait être confiée de nouveau à une famille d'accueil début août. "Monsieur Chafoulais a exécuté de façon assidue ses visites, des liens se sont renoués avec sa fille Eva, le rapport père/enfant se déroule dans les meilleurs conditions possibles", explique son avocat.

Eva est la petite sœur de Fiona, annoncée disparue le 12 mai 2013 à Clermont-Ferrand par sa mère, Cécile Bourgeon et son compagnon, Berkane Makhlouf, avant que le couple n'avoue quatre mois plus tard que la fillette était morte.

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Posté le: 31/07/2014 16:07  Mis à jour: 31/07/2014 16:07
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 Re: Fiona : Retrouvera-t-on un jour le corps de Fiona ?
La mère de la fillette et son compagnon avaient fini par avouer qu'elle était décédée, mais son corps reste introuvable. Les avocats de la mère ont demandé sa remise en liberté. Elle a été rejetée.

Le "Nouvel Observateur" revient, cet été, sur plusieurs mystères de l'année. Aujourd'hui, l'affaire Fiona.
En mai 2013, Fiona, 5 ans, disparaît à Clermont-Ferrand. Après quatre mois de mensonges, la mère de la fillette Cécile Bourgeon et son compagnon Berkane Makhlouf finissent par avouer qu'elle est décédée, mais son corps reste introuvable. Tous deux sont mis en examen pour "coups mortels aggravés" et incarcérés.
Lundi 28 juillet, les avocats de la mère de Fiona ont demandé sa remise en liberté qui pourrait, selon eux, l'aider à se souvenir, "dans un cadre plus serein", du lieu où se trouve le corps de sa fille. Elle a été rejetée.
Cette fois-ci devait être la bonne. Le 13 mai dernier, durant toute la journée, un long convoi d'une dizaine de véhicules de police et de gendarmerie parcourt en tous sens les pourtours du lac d'Aydat, à 20 kilomètres au sud de Clermont. Il s'agit de la quatrième et ultime tentative pour retrouver le corps de la petite Fiona, 5 ans.

Pas moins d'une vingtaine de sites sont présentés le matin à Berkane Makhlouf, 32 ans, l'après-midi à Cécile Bourgeon, 25 ans, sa compagne et la mère de la fillette. L'un et l'autre sont suspectés d'avoir causé la mort de l'enfant.





Le 13 mai 2014, Berkhane Makhlouf escorté par la police,
à la recherche du corps de la fillette. (Thierry Zoccolan-AFP)

Arrêt des véhicules sur des chemins creux, à côté d'une clairière, devant un amas de pierraille. A chaque fois, inlassablement, la même question est posée : "Est-ce que ça vous dit quelque chose ?" Non. Espoir devant un bosquet, pourtant peu isolé, situé non loin de la commune d'Aydat. Le beau-père s'y attarde, ça lui dit quelque chose. Fausse piste. Finalement, l'endroit ne lui dit plus rien. Tous ces lieux ont pourtant été patiemment repérés sur la base des indications que l'un et l'autre des mis en examen ont pu donner lors de leurs auditions.

Mais comment faire le tri dans les affirmations d'un couple qui s'est déjà illustré par un abject mensonge ? Personne, et surtout pas les Clermontois, n'a oublié le revirement inouï de cette affaire. Le dimanche 12 mai 2013, quand Cécile Bourgeon, affolée, signale la disparition de sa fille, elle présente le visage d'une mère éplorée. Elle est enceinte de six mois. Elle est allée avec ses deux filles au parc de Montjuzet, une enclave boisée plantée sur une colline de Clermont-Ferrand. Epuisée, elle s'est assoupie. Quand elle s'est réveillée, Fiona avait disparu. Aussitôt, les 26 hectares d'espaces verts sont ratissés, et les promeneurs, interrogés.

Quatre jours plus tard, en larmes, face aux caméras, la jeune mère désespérée, frange blonde et petit blouson de cuir, lance un "appel à l'aide à tous les Clermontois". Devant les journalistes postés en bas de chez lui, Berkane Makhlouf, capuche sur la tête et s'exprimant par de grands gestes, s'emporte, la voix cassée par l'émotion :

On veut retrouver notre gamine. On sait pas où est notre pépette."

La photo de la fillette sur sa petite chaise jaune d'école, souriante dans son pull-over rose vif, est placardée sur tous les murs de la ville. La cité entière est en émoi. Pourtant, fait surprenant lors d'une disparition d'enfant, les autorités ne déclenchent pas l'alerte enlèvement.

Aucun élément accréditant cette thèse n'était avéré. Personne n'avait vu la petite au parc. On n'avait rien", se souvient le procureur Pierre Sennès.

Et très vite, le doute s'installe dans la tête des enquêteurs. Ils sont d'abord alertés par le comportement de la mère. Quand elle ameute les forces de l'ordre pour retrouver sa fille, le pompier qui la prend en charge s'étonne déjà de sa froideur, de sa distance. Le récit du couple est émaillé d'incohérences. Les enquêteurs découvrent aussi que Cécile et Berkane n'ont rien de parents modèles. "Ils sont négligents sur le plan éducatif", euphémise le procureur. Toxicos de longue date qui vivotent entre deux boulots, les amants vont jusqu'à traîner leurs filles dans les squats de la ville où ils se fournissent en héroïne.

A ce moment-là encore, des hypothèses sont mises en avant. La piste d'un prédateur sexuel fait les gros titres. On parle aussi de cet ex-amant de Cécile, contre lequel elle a porté plainte pour viol un an plus tôt. Dans l'ombre, les policiers concentrent leurs recherches sur le couple, placé sur écoute. On découvre aussi une intrigante requête dans l'ordinateur familial. Peu avant que Cécile ne donne l'alarme, quelqu'un a fait cette recherche sur Google : "disparition d'enfant dans un parc". Dès la fin juin, les enquêteurs n'ont plus aucun doute. Ils attendent que Cécile accouche de son troisième enfant, Bilal, pour frapper.

Au cours de l'été, la famille s'est réfugiée à Perpignan, non loin de chez la mère de Cécile. Fin septembre, les deux amants sont interpellés et placés en garde à vue. Dès lors, les policiers ne les lâchent plus. Ils pointent une à une leurs contradictions. Les deux craquent. Il n'y a jamais eu de disparition. Fiona est morte. Le dimanche 12 mai 2013 au matin, ils l'ont découverte sans vie dans son lit, couverte de vomi. Paniqués, ils n'ont pas osé appeler les secours et ont décidé d'inhumer eux-mêmes l'enfant. Ils ont roulé. Cécile au volant. Eva, la petite sœur de 2 ans, à l'arrière. Le cadavre, enveloppé dans un sac, placé dans le coffre. Une pelle trouvée par hasard a servi à enterrer le corps dans la forêt. Où ? C'est le mystère.

Les toutes premières recherches sont organisées, sans succès. Déjà, Cécile s'emmêle dans ses descriptions. Berkane, lui, s'en remet à elle. Comment pourrait-il retrouver le corps, lui qui n'est pas du coin et ne conduit même pas ? On organise une confrontation. Le couple commence par s'accuser, puis s'enlace mais ne donne pas le lieu.

Quant à la cause de la mort, leurs versions divergent. En garde à vue, Cécile, qui portait elle-même des traces de coups, a accusé Berkane d'avoir frappé sa fille à la tête. Lui a d'abord parlé d'un "accident domestique". Un peu plus tard, il accusera à son tour Cécile d'avoir frappé Fiona, de lui avoir donné des coups de pied aux fesses, puis une gifle.

La date de la mort est incertaine. Cinq jours avant le signalement de sa disparition, la fillette apparaît sur les caméras de surveillance du McDo du centre-ville avec un large hématome à la tête, mal dissimulé par un bandeau. Une caissière de cinéma, qui l'a vue, hésite même à faire un signalement. A partir de là, Fiona ne retourne pas à l'école. Cécile et Berkane demandent un certificat d'absence. Leur médecin l'accorde sans avoir vu l'enfant. Personne ne l'a revue vivante. Pour Patrice Reviron, avocat de l'association Innocence en Danger, partie civile, cela ne fait aucun doute, "le couple a eu beaucoup plus de temps qu'il ne veut bien le dire pour se débarrasser du corps".

"Je réfléchis jour et nuit à des repères, des indices", assure aujourd'hui Cécile en prison, plaidant le "trou de mémoire". En gage de bonne foi, elle demande même à être hypnotisée. Les deux marginaux ont-ils seulement pris la peine de donner une sépulture à la petite ? Beaucoup en doutent.

Le corps a pu être jeté dans les ordures ménagères, puis incinéré", suggère une source policière.

Et puis, si l'enfant a été plus martyrisée que sa mère et son beau-père ne veulent bien le dire, quel intérêt auraient-ils à retrouver sa dépouille ? Gilles-Jean Portejoie, l'avocat de Cécile, dit pousser sa cliente à "tout faire pour retrouver Fiona". De l'aveu même du procureur Sennès, les chances de découvrir le cadavre sont désormais bien minces. Les expertises psychologiques et psychiatriques des mis en cause, attendues sous peu, ne devraient pas davantage lever le mystère. Sauf coup de théâtre, c'est donc un procès sans corps qui s'ouvrira en 2015 aux assises du Puy-de-Dôme.

Céline Rastello et Bérénice Rocfort-Giovanni - Le Nouvel Observateur

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/08/2014 13:04  Mis à jour: 23/08/2014 15:59
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 Re: Pourquoi la mère de Fiona reste en prison ...
Enquête. La justice a refusé de libérer Cécile Bourgeon, soupçonnée d'être impliquée dans la mort de sa fille. Elle s'appuie notamment sur le trouble de la personnalité de cette mère, révélé par les experts.
Geoffroy Tomasovitch Le parisien.fr

Dans l'affaire de la petite Fiona, il y a plus de mystères que de certitudes. L'instruction n'a toujours pas permis de connaître la vérité sur la date et les circonstances du décès de la fillette de 5 ans et demi, ni sur l'endroit où sa mère et son beau-père prétendent l'avoir enterrée, le 12 mai 2013, en lisière d'une forêt du Puy-de-Dôme.
L'enquête n'a pas davantage pu déterminer le rôle exact de Cécile Bourgeon et de son compagnon Berkane Maklouf, tous deux mis en examen principalement pour coups mortels aggravés, et écroués.

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Détenue depuis le 26 septembre 2013, Cécile Bourgeon, qui venait à l'époque d'avouer avoir inventé la disparition de sa fille aînée, en réalité décédée, veut sortir de prison. Elle aimerait vivre chez sa mère à Perpignan (Pyrénées-Orientales), où ses avocats, M es Gilles-Jean et Renaud Portejoie, ont suggéré qu'elle soit assignée à résidence avec un bracelet électronique. Or, cet été, sa demande de remise en liberté a été rejetée par le juge des libertés et de la détention, puis en appel par la chambre de l'instruction, le 12 août. Pour motiver son refus, celle-ci a notamment estimé que le risque de réitération de trouble grave du comportement n'est pas à exclure chez Cécile Bourgeon, même si elle ne présente aucune dangerosité immédiate. Un argument puisé dans une expertise psychiatrique de la jeune femme de 26 ans.

Premier constat des médecins : Cécile Bourgeon ne souffre d'aucune maladie mentale ou d'insuffisance intellectuelle. Ils relèvent, en revanche, un trouble de la personnalité lié à une immaturité psychoaffective, ainsi que d'autres défaillances psychiques. Autant d'éléments qui, en substance, sont de nature à faciliter l'émergence de gestes violents envers l'autre. Les psychiatres envisagent même un risque de réitération d'infraction. L'expertise psychologique ordonnée par le juge d'instruction confirme cette immaturité affective et note la propension de Cécile Bourgeon à s'ériger en victime.

Les praticiens ont également examiné l'amnésie invoquée par la mère de Fiona, qui assure, entre autres oublis, ne plus se rappeler du lieu où elle et son compagnon ont inhumé l'enfant. Alors que retrouver cet endroit serait, selon ses dires, son souhait le plus cher. Selon les psychiatres, les troubles de mémoire de Cécile Bourgeon ne relèvent d'aucune pathologie. Et ils formulent l'hypothèse d'une stratégie de défense. L'expert psychologue, lui, avance que cette amnésie peut être un moyen de se protéger, voire d'échapper à un sentiment de culpabilité.

Le risque de réitération de trouble grave du comportement avancé par la chambre de l'instruction « est assez inquiétant », réagit M e Patrice Reviron, conseil de l'association Innocence en danger, partie civile. « Cécile Bourgeon, qui n'a certes pas un parcours de vie facile, n'est manifestement pas hyperéquilibrée. Quant à ses pertes de mémoire, je doute de leur réalité. Nous sommes clairement dans une affaire de maltraitance. J'attends juste que Cécile Bourgeon nous dise la vérité, et, pour l'instant, on ne l'a pas », ajoute l'avocat, pour qui le décès de Fiona est antérieur à la nuit du 11 au 12 mai 2013, date avancée par le couple. Les avocats de Cécile Bourgeon indiquent, eux, avoir demandé et obtenu une contre-expertise psychiatrique, jugeant ce risque de réitération invraisemblable.

« Il n'y a jamais eu envers Cécile Bourgeon la moindre suspicion de maltraitance sur Fiona. Elle nie toute violence, et rien dans le dossier ne la contredit. Lui imputer des coups mortels est insupportable », insistent M es Gilles-Jean et Renaud Portejoie, qui contestent la mise en examen pour coups mortels aggravés de leur cliente.

Devant les juges, Berkane Maklouf a déclaré que sa compagne a, la veille du décès de Fiona, donné un coup de pied aux fesses et deux gifles à la fillette sans que ces violences aient pu entraîner la mort. Cécile Bourgeon, elle, accuse son compagnon de violences répétées sur Fiona, ce qu'il nie.

En laissant croire à la disparition de sa fille, la mère de Fiona avait déclenché la mobilisation de nombreuses personnes, s'attirant beaucoup de compassion. Son mensonge a, depuis, dressé une partie de l'opinion publique contre elle. C'est donc aussi pour la protéger que la chambre de l'instruction a confirmé son maintien en détention.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/09/2014 16:20  Mis à jour: 23/09/2014 23:07
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 Re: L'affaire Fiona un an après les aveux , Saura-t-on un jour la vérité ?
Un an s'est écoulé depuis que Cécile Bourgeon est passée aux aveux sur la mort de sa fille. Où en est l'enquête ? Saura-t-on un jour la vérité ?

Il aura fallu de la patience, beaucoup de patience aux enquêteurs pour obtenir de cruels aveux. Placée en garde à vue depuis vingt-quatre heures au commissariat de Perpignan, Cécile Bourgeon finit par craquer, le 25 septembre 2013. La mère de Fiona, disparue depuis quatre mois, avoue alors que sa fille est morte après avoir succombé aux coups portés par Berkane Maklouf, son compagnon, dont elle vient d'avoir un fils.

Ses déclarations font aussitôt l'effet d'une bombe dans l'opinion publique. Devant les caméras de la France entière, la mère de Fiona tentait pourtant de faire croire à l'enlèvement de sa fille de 5 ans dans un parc de Clermont-Ferrand depuis le 12 mai 2013, alors qu'elle était enceinte de 6 mois.

Depuis, Cécile Bourgeon, 27 ans, et son compagnon Berkane Maflouf, 32 ans - déjà condamné à de multiples reprises pour des faits de violence et de toxicomanie - ont été mis en examen pour coups mortels aggravés et placés en détention dans l'attente de leur procès, se rejetant mutuellement la responsabilité de la mort de la fillette. Après avoir avoué s'être débarrassé du corps dans une forêt près du lac d'Aydat, le couple a été transporté à trois reprises sur place pour tenter de retrouver la dépouille de la fillette. En vain.

Amnésie tragique, la mère et le beau-père de l'enfant martyre ne se souviennent plus où ils ont enseveli la petite de 5 ans. "Cela paraît inconcevable pour des esprits structurés, mais n'oublions pas que nous avons affaire à des personnes désocialisées et toxicomanes qui se trouvaient sous l'emprise de la drogue au moment des faits", analyse le procureur de Clermont-Ferrand Pierre Sennès.

"Tous les fantasmes vont ressurgir"

"C'est dramatique pour ma cliente de ne pas retrouver ce corps, en tant que mère et en tant que justiciable. Si nous allons devant la cour d'assises sans corps, tous les fantasmes vont ressurgir !" insiste Me Gilles-Jean Portejoie, qui a réclamé en juillet la remise en liberté de Cécile Bourgeon sous bracelet électronique. "Cela faciliterait la réflexion et l'aiderait peut-être à se souvenir..." Un argument aussitôt rejeté par le juge des libertés et de la détention de Clermont-Ferrand qui n'a pas accédé à cette demande, justifiant notamment le maintien en détention de la jeune femme par le besoin de "conserver les preuves nécessaires à la manifestation de la vérité".

Cécile Bourgeon et Berkane Maklouf ont été une nouvelle fois entendus par les magistrats clermontois ces derniers jours, pendant plusieurs heures, sur les circonstances du décès de Fiona. Faute d'éléments nouveaux, ils ont été reconduits dans leur cellule respective. Le juge des libertés et de la détention ayant décidé de prolonger de six mois au moins leur emprisonnement provisoire.

Tout comme son compagnon Berkane Maklouf, Cécile Bourgeon risque la perpétuité. D'autant que, selon nos informations, les conclusions des expertises psychologiques et psychiatriques commandées dans le cadre de l'instruction semblent accablantes pour la mère de Fiona, considérée comme "manipulatrice" et "consciente de ses actes". L'avocat de Cécile Bourgeon a d'ailleurs décidé de faire appel de ces conclusions peu avantageuses pour sa cliente.

Un an de prison ferme


Ce que confirme l'avocat de Berkane Maklouf, Me Mohammed Khanifar : "Dans cette affaire, il n'y a pas un méchant violent qui aurait tué la petite et une jeune et gentille femme qui subit la violence. Elle ne subit pas comme elle pouvait le laisser croire. Les experts sont formels, elle est capable de travestir la vérité concernant le corps. Sa personnalité peut être plus complexe qu'il n'y paraît."

Mais le profil de Berkane Maklouf, toxicomane notoire, en rupture avec la société, incapable de contrôler ses pulsions et de subir des frustrations, finit de ternir le cadre familial dans lequel s'est jouée cette tragédie. Il conteste toujours avoir assené des coups mortels à l'enfant et tente de faire le dos rond en prison après avoir écopé cet hiver d'un an de prison ferme pour avoir frappé ses gardiens. Depuis, Maklouf a été transféré dans une autre maison d'arrêt dans le Rhône, où il attend à l'isolement total et sous haute surveillance le procès d'assises.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/09/2014 23:06  Mis à jour: 23/09/2014 23:06
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 Re: Fiona : Le procureur de la République de Clermont-Ferrand, qui instruit l'affaire, revient sur cet ignoble fait divers dont il dévoile les derniers éléments. Entretien.
Pierre Sennès, le procureur de la République de Clermont-Ferrand, instruit l'affaire Fiona depuis le début. Ce magistrat discret, naturellement peu enclin aux déclarations, a accepté de revenir pour nous sur cet incroyable fait divers. Entretien.

Le Point.fr : Tout d'abord, où en est l'enquête depuis la précédente tentative de recherche du corps de Fiona en présence de la mère et du beau-père, en mai dernier ?

Pierre Sennès : Les éléments nouveaux sont surtout des éléments d'instruction, car, du côté de l'enquête, on tourne un peu en rond depuis les dernières recherches qui se sont révélées infructueuses. Nous avons reçu cet été les expertises psychologiques et psychiatriques. Je préfère ne pas en parler pour le moment, mais cela va apporter des éléments intéressants sur la personnalité du couple et les ressorts intimes qui ont pu pousser les intéressés à agir comme ils l'ont fait. Une chose est sûre, au regard des experts, Cécile Bourgeon et Berkane Maklouf sont pénalement responsables. Il n'y a pas de cause d'atténuation ou d'abolition de leur responsabilité dans la mort de Fiona. À présent, on entre dans une phase de débats contradictoires dans le cadre de la procédure d'instruction.

Quand pourrait avoir lieu le procès ?

C'est très difficile de fixer une date précise. Raisonnablement, on peut penser que 2015 verra la conclusion de cette affaire devant une cour d'assises.

L'avocat de Cécile Bourgeon a réclamé cet été sa sortie de prison sous bracelet électronique, ce qui a été refusé par le parquet. Pourquoi ?

Car il y a toujours des contradictions entre les deux versions des mis en examen. Par ailleurs, le corps de Fiona n'a pas été retrouvé. Et puis nous avons considéré qu'il y avait un risque élevé de trouble à l'ordre public, compte tenu de la dimension émotionnelle de cette affaire justifiant que Cécile Bourgeon soit maintenue en détention (de nombreuses menaces de mort ont été proférées contre elle, NDLR).

Avez-vous totalement renoncé à retrouver le corps de Fiona ?


C'est une question délicate. Il est évident que s'il y avait un élément nouveau, crédible et digne d'intérêt qui pourrait nous amener à faire de nouvelles recherches, on le ferait, car personne n'a renoncé à retrouver ce corps. Mais ces éléments nouveaux pourraient venir des deux principaux intéressés. Or, on a malheureusement épuisé le sujet avec eux. La dernière fois, nous avons même changé de stratégie pour orienter les recherches en les transportant sur place après avoir présélectionné des lieux susceptibles de correspondre à leurs déclarations. Ils n'ont pas pu se souvenir de l'endroit où ils ont enfoui la fillette. On a ratissé le plus largement possible et cela n'a rien donné. Retourner chercher avec eux sur place n'est plus envisageable.

Avez-vous envisagé qu'ils ne disent pas la vérité ? Quelle conviction vous êtes-vous forgée au sujet de cette incroyable amnésie de la mère et du beau-père ?

Je ne souhaite pas répondre à des questions qui relèvent de l'interprétation et du sentiment personnel, car mon rôle n'est pas là. J'en reste à des éléments objectifs. Quels sont-ils ? Ils ont toujours déclaré que le corps avait été enseveli près du lac d'Aydat. Là-dessus, ils n'ont jamais varié. Leurs versions sont les mêmes depuis le début, y compris lorsqu'ils ont avoué séparément en garde à vue... Par ailleurs, on les a amenés sur place trois fois. Cela n'a rien donné. On en est là. Je réserve mes sentiments personnels éventuellement pour le procès.

Il est arrivé que les policiers aient des doutes sur ce scénario. A-t-on évolué sur ce sujet ? L'hypothèse d'une pelle trouvée sur place pour ensevelir le corps a semé le trouble chez les enquêteurs...

Je ne peux pas vous en dire plus. Berkane Maklouf assure toujours avoir trouvé une pelle sur le bord d'un chemin, l'avoir cassée en deux en creusant le trou et l'avoir abandonnée sur place après avoir enterré le corps. Là-dessus, il n'a jamais varié de version non plus.

Est-ce que vous redoutez le procès compte tenu de l'émotion considérable qu'a suscitée cette affaire ?

Ce n'est pas la première fois que nous aurons un procès sensible à gérer. Nous avons déjà eu à organiser celui du Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire, dans le cadre de l'affaire du meurtre d'Agnès. Nous savons faire. Mais, c'est sûr, il faudra faire face aux émotions et au retentissement médiatique que cela va engendrer à nouveau.

Que vous a inspiré l'affaire récente survenue dans la Creuse, où il s'est joué un scénario très proche de celui de l'histoire tragique de Fiona. Faut-il avoir peur de l'effet de cette histoire sur certains esprits fragiles ?

J'imagine que cela peut donner des idées à certaines personnes qui auraient tendance à vouloir se forger des scénarios dans des affaires criminelles. Mais cela peut aussi se retourner contre les parents. L'empathie qu'il y a eu au début pour Mme Bourgeon s'est retournée contre elle et transformée en haine. Ce genre de manipulation ne plaît pas du tout à l'opinion publique. Ces deux affaires, aussi bien celle de la Creuse que celle de Fiona, montrent que, dans les deux cas, la vérité a fini par l'emporter. Mais au coeur du problème, ce sont des morts d'enfant. C'est cela, le plus tragique.

Est-ce que cette affaire, ultra-médiatisée, a particulièrement marqué votre carrière et peut-être vous personnellement ?

On ne peut pas dire que c'est une affaire comme une autre ! Elle sort de l'ordinaire, car elle touche à l'enfance. L'atteinte à nos valeurs humaines est considérable. Et puis, il y a eu une dramaturgie extraordinaire avec une mère victime au départ, qui a menti et trompé l'opinion avant de se révéler coupable. Ce que je regarde en tant que professionnel, c'est l'envers du décor et le travail de la justice et des enquêteurs. Derrière le théâtre médiatique, il y avait dans l'ombre une enquête très minutieuse et un déploiement de moyens considérables qui ont permis d'approcher une certaine vérité. C'est une affaire que l'on ne rencontre qu'une seule fois dans une carrière. C'est sûr.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/10/2014 12:02  Mis à jour: 15/10/2014 12:02
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 Re: Affaire Fiona : ce que disent les expertises psychiatriques
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La mère de Fiona et son ex-compagnon ont chacun fait l’objet d’une expertise psychiatrique. Le contenu de ces examens cruciaux, que nous révélons, bouscule les lignes.

Une confirmation, déjà : selon les deux psychiatres, Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf ne souffrent ni l’un ni l’autre d’une quelconque maladie mentale qui les rendrait irresponsables pénalement. Rien ne s’oppose donc à ce que le duo comparaisse devant une cour d’assises, certainement avant fin 2015.

Pour le reste, les experts lyonnais désignés par le juge d’instruction ont versé au dossier, avant l’été, un document riche et détaillé. L’occasion de lever un coin du mystère sur deux personnalités qui, après avoir menti à la France entière, intriguent toujours autant.

1. L’amnésie de Cécile Bourgeon vue comme une « stratégie défensive ». C’est l’un des points clés de ce dossier hors norme. Makhlouf et Bourgeon sont-ils sincères quand ils disent n’avoir aucun souvenir de l’endroit où Fiona aurait été enterrée ? Tous deux désignent le secteur d’Aydat, mais ont été incapables de conduire les enquêteurs jusqu’à la sépulture improvisée.

Aux psychiatres, Cécile Bourgeon répète que la décision d’enterrer le petit cadavre a été prise dans la panique. Ensuite, rideau. Celle qui était au volant lors de ce morbide trajet dit se heurter à des troubles de mémoire indépassables.

Problème : il y a selon les experts un hiatus entre la perte de mémoire alléguée par la mère de Fiona et la description qu’elle fait des événements. Comme le rappellent les deux psychiatres, les amnésies authentiques sont des « trous » béants souvent sources de fortes angoisses après coup. Ce qui n’est visiblement pas le cas avec Cécile Bourgeon…

D’où cette conclusion, potentiellement explosive : « On a plutôt l’impression que (ses) allégations d’amnésie relèvent d’une sorte de stratégie défensive lui permettant d’éviter la confrontation directe avec les événements ». En clair, la jeune femme serait susceptible de mentir. Une fois de plus.

Berkane Makhlouf, lui, avance une explication différente. S’il n’arrive pas à mener les policiers jusqu’à la dépouille de Fiona, ce n’est pas la faute à une mémoire chancelante, mais tout simplement parce qu’il serait incapable de se repérer dans une région qu’il connaît mal, lui qui ne sait pas conduire.

Les experts détectent chez le trentenaire des difficultés de mémorisation sélectives et une volonté constante de rejeter ses fautes sur autrui, notamment sur son ex-compagne. À trop vouloir apparaître irréprochable, Makhlouf leur donne l’impression de présenter un profil lissé, largement factice.

Mais dans son cas, les deux praticiens ne semblent pas convaincus par les capacités manipulatrices du personnage. Ils se contentent de pointer « un plaidoyer un peu maladroit pour s’exonérer de tout reproche » chez un homme confronté, disent-ils, à une certaine pauvreté de jugement.

2. Un couple pas si déséquilibré que cela ? Depuis son interpellation, Cécile Bourgeon clame qu’elle vivait sous la coupe d’un compagnon violent et paranoïaque, un « malade » qui l’aurait coupée du monde.

Les psychiatres décrivent en effet Makhlouf comme un homme réactif et impulsif, sujet à des réactions disproportionnées. Mais l’image de Cécile Bourgeon « la soumise » ne les convainc pas. La jeune femme était, selon eux, tout à fait capable d’initiatives à l’intérieur du couple. Et donc pas dans une situation de vulnérabilité particulière. N’est-ce pas elle, rappellent les experts, qui était en première ligne dans le scénario inventé du parc Montjuzet, simulant devant passants, policiers et caméras la douleur de la mère à qui l’on venait d’enlever sa fille ?

3. Un portrait plus nuancé de Makhlouf. En grossissant le trait, une impression se dégage : les psychiatres s’attendaient à faire face à un monstre… qu’ils n’ont pas trouvé. Leur conclusion illustre bien ce décalage : « L’examen clinique est loin de mettre en évidence des troubles psychopathiques d’une gravité ou d’une singularité proportionnées à l’image médiatique qui a été donnée de lui ».

À les croire, Makhlouf est plutôt l’archétype de l’homme fruste, impulsif et narcissique. Ses prédispositions pour des réactions brutales auraient été amplifiées par une vie de couple orageuse, rongée par la toxicomanie.

Clairement donc, le trentenaire ne sort pas « plombé » de son passage devant les psychiatres. C’est sans doute la raison pour laquelle son avocat, Me Mohamed Khanifar, n’aurait pas sollicité de contre-expertise. Mes Gilles-Jean et Renaud Portejoie, les avocats de Cécile Bourgeon, ont en revanche demandé - et obtenu du juge - un nouvel examen psychiatrique de leur cliente. Avec l’espoir que les conclusions leur soient cette fois plus favorables.

Stéphane Barnoin
stephane.barnoin@centrefrance.com
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/10/2014 11:22  Mis à jour: 16/10/2014 11:22
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 Re: Affaire Fiona : Les avocats de Cécile Bourgeon réagissent aux expertises
Suite à nos révélations sur le contenu des examens psychiatriques de Makhlouf et Bourgeon, les conseils de cette dernière montent au créneau. Et critiquent sévèrement le travail des experts.

Agacés. Mes Gilles-Jean et Renaud Portejoie n’ont toujours pas digéré les conclusions de l’expertise psychiatrique pratiquée sur leur cliente. Au lendemain de nos révélations, ils ont donc tenu à réagir.

Selon les deux experts, Cécile Bourgeon feindrait l’amnésie dont elle se dit victime, et qui l’empêche de retrouver la dépouille de sa fille. Qu'est-ce que cela vous inspire ?

Sur ce point essentiel du dossier, les psychiatres portent une accusation d’une imprudence et d’une violence inouïes. Ils assimilent l’amnésie de notre cliente à une « stratégie défensive » au terme d’un raisonnement à ce point précis et détaillé qu’il tient en trois lignes écrites, c’est dire… Dans une affaire de cette nature, avec un tel enjeu, cela paraît particulièrement léger. Il nous semble d’ailleurs que tous les intervenants dans la procédure ont été mal à l’aise à la lecture de ces expertises.

Autre point central : les psychiatres doutent que Cécile Bourgeon ait été sous l’emprise de son compagnon, comme elle le dit…

Là aussi, le sérieux de leur raisonnement interroge. Les experts fondent leur analyse sur de simples déclarations lors des auditions, qui sont par nature sujettes à caution. Pour vraiment comprendre les relations dans le couple, peut-être aurait-il fallu qu’ils s’intéressent aussi au contenu des confrontations entre Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf. Ils sont restés en surface.

Vous avez donc demandé une contre-expertise ?

Tout à fait. Et celle-ci a été immédiatement autorisée par le juge d’instruction (*).

Qu’en attendez-vous ?

Des explications et une analyse beaucoup plus précises sur les deux éléments cruciaux qui viennent d’être évoqués. Il faut par exemple établir si la prise de stupéfiants ou le choc traumatique ont pu, oui ou non, induire des troubles réels sur la mémoire de notre cliente.

Autre piste, qui n’a pas du tout été creusée : à force de répéter pendant des mois que Fiona avait été enlevée, Cécile Bourgeon ne s’en est-elle pas persuadée elle-même ? Dans cette hypothèse, certains éléments géographiques, permettant la localisation de la sépulture, pourraient avoir été en quelque sorte enfouis. Je ne dis pas que tout cela est avéré. Mais la question mérite d’être posée et étudiée sérieusement.

(*) En revanche, Me Khanifar, l’avocat de Makhlouf, n’a pas sollicité de nouvel examen pour son client.

Stéphane Barnoin http://www.lamontagne.fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/01/2015 19:01  Mis à jour: 07/01/2015 19:01
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 Re: Affaire Fiona : les parents confrontés à Clermont
Tout le monde a encore en mémoire, dix-huit mois après les faits, la terrible issue de l'affaire Fiona, cette enfant qu'on avait d'abord cru enlevée au parc Montjuzet de Clermont-Ferrand, mais finalement tuée par le couple maudit Cecile Bourgeon-Berkane Makhlouf. A la demande de Nicoals Chafoulais, le père biologique de la petite disparue, une confrontation a eu lieu hier à Clermont dans le bureau du juge d'instruction chargé de cet épineux et lourd dossier qui a provoqué un émoi considérable à l'échelon national.

En prison et poursuivie pour coups mortels aggravés, son ancienne compagne, a été, pour l'occasion, extraite de sa cellule de la maison d'arrêt de Lyon-Corbas (Rhône). Le face-à-face a été bref, ne dépassant pas trois quarts d'heure. Il n'a visiblement pas permis d'en savoir beaucoup plus, au grand désarroi de Nicolas Chafoulais.

Désormais, la justice suit son cours. le procès de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf devrait se tenir avant la fin de l'année civile devant la cour d'assises de Riom. Un moment fort de la vie judiciaire dans un dossier qui n'a toujours pas révélé son terrible secret : qu'ont-ils fait de la petite Fiona ? Et où ont-ils caché son corps ?

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/01/2015 12:22  Mis à jour: 26/01/2015 14:42
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 Re: L'horrible Calvaire de Fiona ! La mère de Fiona risque une nouvelle mise en examen , Le corps de la fillette de cinq ans et demi, tuée en 2013, n'a toujours pas été retrouvé, les 2 suspects s'accusent mutuellement.
Le parquet de Clermont-Ferrand souhaite que la mère de Fiona et son compagnon soient mis en examen pour coups mortels en réunion. Le corps de la fillette de cinq ans et demi, vraisemblablement tuée en mai 2013, n'a toujours pas été retrouvé et les deux suspects s'accusent mutuellement.
Par Geoffroy Tomasovitch http://www.leparisien.fr/

Cécile Bourgeon, 26 ans, soupçonnée d'être impliquée dans la mort, en mai 2013 de sa fille Fiona (5 ans et demi), est convoquée devant le juge d'instruction à 9 h 30 ce lundi 26 janvier à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Les poursuites contre elle pourraient s'alourdir, tout comme celles contre Berkane Maklouf, le beau-père de Fiona qui, lui, a rendez-vous avec le magistrat cet après-midi.

elon nos informations, le parquet a pris des réquisitions en vue d'une mise en examen supplétive du couple, emprisonné depuis octobre 2013. Pour l'heure, Cécile Bourgeon et Berkane Maklouf sont principalement mis en examen pour «violences volontaires sur mineur de 15 ans par ascendant ayant entraîné la mort sans l'intention de la donner», ce que l'on résume par «coups mortels aggravés», infraction passible de 30 ans de réclusion criminelle. Or le parquet demande que cette mise en examen porte désormais sur des faits commis «en réunion», c'est à dire commis par la mère et le beau-père de Fiona ensemble. Soit une circonstance aggravante de plus dans ce dossier.

Le juge d'instruction peut suivre ou pas les réquisitions du parquet. «S'il le fait, cela ne changera pas la peine encourue par les mis en examen dans l'hypothèse d'un procès d'assises, décode un pénaliste. Cette demande de mise en examen supplétive me parait surtout stratégique. Dans un dossier où chacun accuse l'autre de violences, il est tentant et plus simple pour l'accusation de vouloir démontrer que ces violences ont été commises en réunion.»

La mère et son compagnon s'accusent mutuellement des coups

Dans l'affaire Fiona, l'enquête n'a toujours pas pu déterminer le rôle exact de Cécile Bourgeon et de son compagnon Berkane Maklouf dans le décès de la fillette. Les mis en examen s'accusent mutuellement, tout en précisant que les violences de l'autre n'ont pas pu causer le décès de Fiona. Selon Berkane Maklouf, Cécile Bougeon a asséné un coup de pied aux fesses et deux gifles à Fiona, le 11 mai 2013, la veille du jour où sa mère signalera la fausse disparition de son enfant.

De son côté, Cécile Bourgeon a évoqué des coups répétés de son compagnon sur la fillette durant le mois précédent «l'enterrement» de Fiona, ce fameux 12 mai 2013. Berkane Maklouf a toujours nié ces accusations de violences répétées avancées par Cécile Bourgeon. «Il n'y a jamais eu envers Cécile Bourgeon la moindre suspicion de maltraitance sur Fiona. Elle nie toute violence, et rien dans le dossier ne la contredit. Lui imputer des coups mortels est insupportable», ont toujours souligné de leur côté ses avocats, Mes Gilles-Jean et Renaud Portejoie.

Quant au corps de la malheureuse fillette, il n'a jamais été retrouvé malgré plusieurs campagnes de fouilles.


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14h40

Comme l'avait requis le procureur de la République, Cécile Bourgeon s'est vue notifier sa mise en examen supplétive pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur mineur de 15 ans, par ascendant et en réunion". C'est cette troisième circonstance aggravante qui vient d'être ajoutée par le magistrat instructeur.

Cet alourdissement des poursuites pesant sur la jeune femme ne modifie par la peine encourue (30 ans de réclusion criminelle), mais semble surtout stratégique dans l'optique du procès à venir devant les assises: pour que Cécile Bourgeon soit condamnée, il ne sera plus nécessaire de démontrer qu'elle a elle-même porté des coups morts à sa fille. Il suffira de prouver qu'elle a pu être co-auteur ou complice de ces violences présumées.

L'avocat de Cécile Bourgeon voit dans ce changement de qualification un aveu de faiblesse de la part du parquet et du juge: "Cette mise en examen au terme de l'instruction confirme la fragilité de la procédure. On cherche sur le terrain collectif ce que l'on n'arrive pas à établir sur un plan personnel", analyse Me Portejoie.

Cet après-midi, c'est au tour de Berkane Makhlouf d'être convoqué par le magistrat instructeur. L'ex-compagnon de Cécile Bourgeon s'apprête donc lui aussi à faire l'objet d'une mise en examen supplétive, avec la circonstance aggravante de violences commises "en réunion".
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/08/2015 12:33  Mis à jour: 13/08/2015 12:33
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 Re :Affaire Fiona : le réquisitoire implacable du procureur !
Le procureur de la République vient de rendre ses conclusions dans l’enquête sur la disparition de Fiona, en 2013, à Clermont-Ferrand. Un document limpide, parfois glaçant, que La Montagne a pu consulter.

Cette affaire hors norme, c’est aussi la sienne. Pierre Sennès avait fait le déplacement au parc Montjuzet dès le 12 mai 2013, jour de la prétendue disparition de Fiona sur les hauteurs de Clermont-Ferrand. Depuis, le procureur de la République a suivi l’évolution – et les rebondissements – de l’enquête jour après jour, parfois minute après minute. Il devrait même enfiler la robe de l’avocat général lors du procès à venir.

Le réquisitoire définitif qu’il a signé le 29 juillet, résumé détaillé de la procédure et des charges pesant sur les suspects, n’en a que plus d’intérêt.

1. Les poursuites confirmées. Dans ce document d’une trentaine de pages, passage obligé au terme de toute information judiciaire, Pierre Sennès demande à la juge d’instruction de renvoyer Cécile Bourgeon, 27 ans, et Berkane Makhlouf, 33 ans, devant la cour d’assises. Tout sauf une surprise.

Dans l’hypothèse – hautement probable – où les réquisitions du parquet sont suivies, la mère de Fiona et son ex-compagnon seront jugés pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner » sur une mineure de moins de 15 ans, par ascendant (pour elle) ou personne ayant autorité sur la victime (pour lui) agissant en réunion. Soit trois circonstances aggravantes au total. Cécile Bourgeon devra aussi répondre de recel ou dissimulation de cadavre, de dénonciation mensongère et de destruction de preuves ; Berkane Makhlouf, de recel ou dissimulation de cadavre et de non-assistance à personne en danger.

L’ensemble de ces poursuites leur est imputé sur une période allant du 1er au 12 mai 2013. L’un et l’autre encourent jusqu’à trente ans de réclusion.

2. Le « calvaire » de Fiona.
La fillette de 5 ans est l’absente omniprésente de ce réquisitoire. « Une enfant vive, dégourdie et très sociable » d’après de nombreux témoins. « Les plus beaux yeux bleus de l’école », confiera aux enquêteurs de la PJ une institutrice bouleversée.

Au terme de plus de deux ans d’enquête, et alors que le corps de la petite victime n’a jamais été retrouvé, le procureur s’est forgé une conviction : la mort de Fiona est l’aboutissement d’un processus de « violences répétées » commises essentiellement par Makhlouf dans l’appartement de la rue Goncourt.
Selon le magistrat, la fillette a même vécu un véritable « calvaire » dans les deux semaines précédant son décès, encaissant successivement des coups à la tête, au visage et à l’abdomen.

Le lundi 6 mai ou le lendemain, un hématome conséquent apparaît et se développe sur sa tempe gauche, aussitôt dissimulé par Cécile Bourgeon sous un épais bandeau jaune.

Les rares personnes qui ont croisé l’enfant dans les jours suivants ont été frappées par sa pâleur extrême. « Elle avançait comme un zombie », se souvient la caissière d’un cinéma où la famille s’est rendue le 9 mai. « Excusez-moi pour l’expression, mais on aurait dit un petit cadavre », dira même un membre de l’équipe pédagogique de son école, où la fillette est apparue pour la dernière fois le 7 mai. Des témoignages édifiants et « indiscutables » pour le procureur.

Pierre Sennès relève aussi un autre épisode de violences sévères le 11 mai, dans l’étouffant huis clos familial. C’est au lendemain de ces nouveaux coups – dont les mis en examen se rejettent la responsabilité – que la petite fille aurait été trouvée morte dans son lit.

Faute d’autopsie, les causes exactes du décès ne seront jamais connues. Une hypothèse est avancée parmi d’autres : celle d’une lésion intracrânienne qui aurait dégénéré au fil des jours et des coups.

3. Une responsabilité partagée. Le numéro un du parquet clermontois est catégorique sur un autre point central : bien que leurs versions divergent, la mère et le beau-père de Fiona ont bien agi de concert, soit comme auteur, soit comme complice.

« L’escalade morbide n’a été rendue possible que par une action commune de chacun des deux mis en examen », écrit le magistrat. Aux côtés de Makhlouf, « individu au lourd passé judiciaire, violent et toxicomane profond », Bourgeon est présentée comme un « acteur du calvaire infligé à Fiona », allant jusqu’à maquiller sa fille et masquer ses blessures sous un fichu. Pour le procureur donc, pas de doute : la mère de Fiona « a fait cause commune avec son compagnon dans l’enchaînement des violences ».

Stéphane Barnoin : http://www.lamontagne.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/08/2015 16:01  Mis à jour: 13/08/2015 16:01
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 Re : Affaire Fiona : l’absence de corps, « une grande frustration »!
Au fil des mois, la crainte est devenue certitude : on ne saura jamais où se trouve le cadavre de la fillette de 5 ans. Un échec auquel a dû se résoudre Pierre Sennès, procureur de la République.

Depuis leur interpellation et leurs aveux – partiels ? – en septembre 2013, l’un et l’autre des suspects soutiennent avoir enterré le petit cadavre dans une zone boisée, près du lac d’Aydat, le lendemain de sa mort.
Comme le rappelle Pierre Sennès dans son réquisitoire, tout a été fait pour localiser cette sépulture improvisée. Mais les nombreuses et coûteuses fouilles organisées sur le terrain en présence du duo n’ont débouché sur rien de concret. La dernière tentative avortée, en mai 2014, a sonné le glas des ultimes espoirs.

Sont-ils sincères ?

« La recherche du corps de Fiona restera une grande frustration pour l’ensemble des autorités judiciaires et policières », constate, amer, le magistrat clermontois.

La mère de la fillette, qui reconnaît avoir pris le volant lors de ce macabre trajet, dit se heurter à des trous de mémoire indépassables. Amnésie réelle ou feinte ? Sur cette question centrale, les expertises psychiatriques pratiquées sur Cécile Bourgeon livrent des réponses divergentes.

Berkane Makhlouf, lui, s’est toujours réfugié derrière sa méconnaissance des lieux. N’ayant jamais passé le permis, il est, jure-t-il, incapable de se repérer et donc de revenir à l’endroit où Fiona aurait été inhumée. Interrogée par les policiers, l’une de ses ex-compagnes apporte pourtant un éclairage différent : selon la jeune femme, Makhlouf a randonné à plusieurs reprises à ses côtés autour d’Aydat. Suffisamment, en tout cas, pour qu’il puisse se situer sans difficulté dans ce coin de campagne.

« Stratégie de manipulation »

Pierre Sennès semble lui aussi fortement douter de la sincérité du duo Bourgeon-Makhlouf. « Quels que soient les motifs pouvant l’expliquer », l’absence de corps de Fiona « est avant tout à mettre à leur passif », écrit-il, cinglant.

Pour étayer son propos, le procureur rappelle au passage que les ex-amants ont mis en œuvre « une stratégie de manipulation et de travestissement de la vérité dès le 12 mai 2013 au parc Montjuzet (...) jusqu’à leur placement en garde à vue, tant à l’égard de l’opinion publique que de la police judiciaire ».
D’où cette déduction lourde de sens : « Rien ne permet d’exclure qu’il en soit de même en ce qui concerne leur volonté de découvrir le corps de Fiona ».

Stéphane Barnoin
stephane.barnoin@centrefrance.com
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/09/2015 10:44  Mis à jour: 27/09/2015 10:44
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 Re : Affaire Fiona
Grand merci pour l'information et votre aide précieuse , cher visiteur .....
Je développe l'article .
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/09/2015 10:46  Mis à jour: 27/09/2015 10:46
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 Re : Affaire Fiona : la mère, Cécile Bourgeon, reste en détention provisoire!
Cécile Bourgeon reste en prison. La prolongation de la détention provisoire de la mère de Fiona a été confirmée, jeudi 24 septembre, par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Clermont-Ferrand, confirmant une ordonnance rendue au début du mois.

La jeune femme de 28 ans a été extraite de sa cellule de la maison d'arrêt de Lyon-Corbas pour être présente à l'audience. Notamment mise en examen pour non-assistance à personne en danger, recel de cadavre et violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur mineure de moins de 15 ans, elle est incarcérée depuis son interpellation en septembre 2013, à Perpignan.

L'avocat général a requis en faveur du maintien en détention de la jeune femme : « Nous nous devons d'empêcher toute pression, toute concertation directe ou indirecte, notamment sur les témoins qui seront appelés à la barre au moment du jugement. Ce maintien en détention a aussi pour but de protéger la personne mise en examen. Dans l'intérêt de la justice et dans votre intérêt, il faut que vous attendiez le plus sagement possible le moment de votre libération ou de votre jugement ». Les avocats de la jeune femme avaient déjà, par le passé, déposé des demandes de remise en liberté, toutes rejetées.

Pour Me Renaud Portejoie, avocat de Cécile Bourgeon, « il faut se départir de l'opinion publique et se confronter aux pièces qui la mettent en cause. Rien n'atteste qu'elle a eu un comportement violent avec ses enfants à part les déclarations de Berkane Makhlouf (son compagnon au moment des faits, également mis en examen). Concernant le mensonge initial, elle paiera dans les limites fixée par la loi. »

Emmitouflée dans un long gilet noir, Cécile Bourgeon, entre deux sanglots, a lu une lettre à la cour. « Les dires de Berkane Makhlouf ne valent pas grand chose, il se déculpabilise en m'enfonçant, en me dévalorisant. Sachez que voir ma fille mourir à cause de cet homme a brisé ma vie. C'était à moi de mourir à sa place. Mon comportement dans le passé peut vous faire douter mais j'ai agi ainsi pour me couper de la souffrance, et la médiatisation m'a servi d'anesthésie. Des professionnels m'ont aidée et aujourd'hui j'ai besoin de votre aide pour reconstruire ma vie de mère, de femme et de citoyenne. »

Alors que « l'affaire Fiona » pourrait être examinée par la Justice courant 2016, voire début 2017, Cécile Bourgeon devrait se retrouver, entre temps, devant la cour d'assises du Puy-de-Dôme en tant que victime de viol.

Emilie Zaugg http://www.lamontagne.fr/auvergne/act ... -provisoire_11597764.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/10/2015 18:12  Mis à jour: 27/10/2015 18:13
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 Re : Fiona : la mère et le beau-père renvoyés aux assises...
La juge d’instruction de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) en charge du dossier criminel de la petite Fiona a tranché. La magistrate a décidé, dans une ordonnance signée le 22 octobre, de renvoyer la mère de la fillette de 5 ans, décédée en mai 2013, et son beau-père devant la cour d’assises.

Tous deux détenus depuis octobre 2013, Cécile Bourgeon, 28 ans, et Berkane Makhlouf, 34 ans, sont principalement accusés de «coups mortels aggravés», autrement dit de violences volontaires sur Fiona ayant entraîné sa mort sans intention de la donner. En théorie, ils encourent jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle.



La mère et son compagnon sont considérés par la juge d’instruction, comme co-auteurs de maltraitances à l’issue tragique. Car la magistrate estime que Fiona n’a pas été victime d’un épisode isolé de violences mais d’un enchaînement sur plusieurs jours. Les faits de violences survenus le 11 mai 2013 seraient, toujours selon la juge, l’ultime étape d’un «processus progressif et macabre» auquel Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf ont délibérément participé.

La magistrate avance même que la fillette était devenue «certainement le souffre-douleur» d’un couple décrit comme pathologique. Enterrée dans un bois, selon les aveux du couple, le corps de la fillette n’a jamais pu être retrouvé.



Les avocats de Cécile Bourgeon ont d’ores et déjà fait appel de cette ordonnance. Mes Gilles-Jean et Renaud Portejoie la considèrent «exclusivement à charge» et rappellent avant tout que leur cliente a «toujours contesté la moindre responsabilité dans la mort de son enfant». Une enfant dont elle et son compagnon avaient inventé la disparition le 12 mai 2013, à Clermont-Ferrand.



Par ailleurs, il y aura un autre procès avec Cécile Bourgeon. En tant que victime présumée, cette fois. Un autre magistrat de Clermont-Ferrand a, en effet, renvoyé le 16 octobre Adel S., 37 ans, pour viol sur Cécile Bourgeon, faits remontant à mai 2012. Cet homme, qui était une fréquentation de la mère de Fiona, est également accusé de viol sur une autre femme. Il conteste intégralement les faits.

http://www.leparisien.fr/faits-divers ... es-27-10-2015-5223505.php
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 29/10/2015 09:45  Mis à jour: 29/10/2015 09:45
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 Re : L'affaire Fiona devant les Assises probablement fin 2016.
La mère de Fiona, Cécile Bourgeon et son ex-compagnon, Berkane Makhlouf sont renvoyés devant les assises pour coups mortels aggravés. Deux ans et demi après la disparition de la fillette de 5 ans, dont le corps n'a jamais été retrouvé,

Cécile Bourgeon et Berkane Maklouf devraient être jugés par la cour d'Assises de Riom d'ici fin 2016. La juge d'instruction chargée du dossier du meurtre de la fillette, portée disparue en mai 2013 et dont le corps n'a jamais été retrouvé, vient de rendre son ordonnance de mise en accusation.

Dans ce document de 40 pages, la magistrate, qui suit les réquisitions du procureur de la République, avance que Fiona aurait été victime d'un enchaînement fatal de violences sur plusieurs jours,frappée à plusieurs reprises par Berkane Makhlouf et de Cécile Bourgeon. La mère aurait maquillé la fillette pour cacher les coups de pieds aux fesses et les claques.
La juge d'instruction estime que Berkane Makhlouf et Cécile Bourgeon sont tous les deux responsables de ces coups et doivent donc être présentés ensemble devant les assises où ils encourent 30 ans de réclusion criminelle.

Tous deux n'ont jamais éclairci les circonstances de la disparition inventée de la fillette dans les allées du parc de Montjuzet sur les hauteurs de Clermont-Ferrand, pas plus qu'ils n'ont précisé le lieu de l'enterrement du corps dans la campagne autour du village d'Aydat.

Les avocats de la défense font appel


Les avocats des deux mis en examen contestent ces conclusions et ce document. Gilles-Jean et Renaud Portejoie, avocats de Cécile Bourgeon ont fait appel dès le vendredi 24 octobre, s'appuyant sur le fait que l'équilibre entre éléments à charge et à décharge ne serait pas respecté.
Mohamed Khanifar, avocat de Berkane Makhlouf vient lui aussi de faire appel, dénonçant "une alchimie judiciaire à partir de deux thèses contradictoires pour faire une hypothèse judiciaire, en réunissant deux individus qui se repoussent à travers des accusations qu'ils se jettent et des faits qu'ils se prêtent l'un à l'autre".

Les délais d'appel, et d'un éventuel recours en cassation, porteront probablement le procès de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, en fin d'année 2016 devant la cour d'Assises de Riom.


Affaire Fiona sera jugée devant les Assises
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/01/2016 12:17  Mis à jour: 27/01/2016 12:18
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 Re : Affaire Fiona : la mère reste poursuivie pour coups mortels aggravés en réunion.
C'est bien pour coups et blessures mortels en réunion que Cécile Bourgeon, la mère de la petite Fiona, est renvoyée de la cour d'assises. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Riom vient de le confirmer. Son avocat vient de faire un pourvoi en cassation.

Image redimensionnée


C'est un procès particulièrement attendu et qui pourtant ne va pas pouvoir se tenir dans un avenir proche.


Poursuivie comme son compagnon Berkane Makhlouf pour coups mortels aggravés suite à la disparition de sa fille Fiona en 2013, Cécile Bourgeon vient en effet de se pourvoir en cassation par l'intermédiaire de son avocat. Elle conteste ainsi la confirmation par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Riom du chef d'accusation prononcé le 22 octobre dernier par le juge dans l'ordonnance de renvoi de cette affaire devant la cour d'assises. L'appel qui avait été fait à l'époque a donc été vain.

En s'en remettant à la plus haute juridiction de France, ses avocats, Maître Gilles-Jean et Renaud Portejoie ne comptent donc pas s'en arrêter là et la cour de Cassation va devoir décider si la cour d'appel a eu raison ou tort, en étudiant l'application de la loi et l'interprétation du droit qui ont été faits.
Mais gagner devant la Cour de cassation en faisant censurer une première cour d'appel ne signifie pas pour autant que l'affaire sera close: n'examinant pas les faits, si la cour de Cassation retient une mauvaise interprétation de la loi par la cour d'appel, elle devra renvoyer l'affaire devant une autre cours d'appel, qui réexaminera le fond de l'affaire à la lumière des explications de droits qui auront été données... A l'issue de cette procédure, Cécile Bourgeon pourra se pourvoir une nouvelle fois en Cassation.

Lors de son procès, si Cécile Bourgeon reste poursuivie pour coups mortels aggravés en réunion, elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité en raison de l'âge de sa victime, une enfant de moins de 15 ans, ce qui constitue une circonstance aggravante.



Valérie RiffardPublié le 26/01/2016
http://france3-regions.francetvinfo.f ... ursuivie-pour-913501.html
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Posté le: 12/04/2016 20:47  Mis à jour: 13/04/2016 09:58
 Disparition Fiona
Bonsoir, Cécile Bourgeon, la mère de Fiona, reste en détention http://www.lamontagne.fr/auvergne/act ... n-detention_11868091.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/04/2016 09:38  Mis à jour: 13/04/2016 09:38
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 Re : La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Riom a rejeté, ce mardi après-midi, la troisième demande de remise en liberté présentée par la mère de la petite Fiona, Cécile Bourgeon, âgée de 28 ans.
Placée en détention provisoire depuis trente et un mois à la maison d'arrêt de Lyon-Corbas, la jeune femme, mise en examen pour "violences volontaires sur mineure de 15 ans par ascendant ayant entraîné la mort sans intention de la donner, en réunion" (*), a expliqué aux magistrats, ce mardi matin, par visioconférence, vouloir "revoir [ses] enfants, travailler, [se] soigner...". "Je n'ai rien à me reprocher par rapport à la mort de Fiona, dont je n'arrive pas à faire le deuil", a-t-elle ajouté, expliquant "être à bout", après presque trois ans d'incarcération.

L'avocat général, tout en "ne minimisant pas l'affection que porte Mme Bourgeon à ses enfants", a demandé son maintien en détention. "Une remise en liberté pourrait présenter des risques en termes de dissimulation de preuves et d'indices, ou de pressions éventuelles sur des témoins ou des victimes", a-t-il ajouté.

Défenseur (avec son père Gilles-Jean) de Cécile Bourgeon, Me Renaud Portejoie a plaidé pour une remise en liberté de sa cliente, qui pourrait se faire "dans un cadre très strict et contrôlé, loin de de Clermont-Ferrand". "Mme Bourgeon a commencé à reprendre contact, téléphoniquement, avec sa fille, a expliqué Me Portejoie. Elle se bat pour ses enfants et un élargissement (une libération, Ndlr) lui permettrait de poursuivre ce travail".

(*) Avant d'être jugée pour ces faits, avec son ancien compagnon Berkane Makhlouf, par la cour d'assises du Puy-de-Dôme (sans doute pas avant la fin de cette année ou le début de l'année prochaine), Cécile Bourgeon doit comparaître en tant que partie civile dans un autre procès criminel, les 12 et 13 mai prochain. Elle aurait été victime, ainsi qu'une autre jeune femme, d'un viol, en mai 2012, dans un appartement clermontois. Son agresseur présumé est un homme âgé de 37 ans, actuellement incarcéré.

Christian Lefèvre
christian.lefevre@centrefrance.com
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/05/2016 10:59  Mis à jour: 12/05/2016 10:59
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 Re :3 ans après la disparition de Fiona et l’enquête qui a conduit à la mise en examen de sa mère et du compagnon de celle-ci pour "coups mortels aggravés", c’est la date de leur procès devant la cour d'assises qui est attendue.
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Trois ans jour pour jour après la disparition de Fiona, cinq ans, à Clermont-Ferrand et l’enquête qui a conduit à la mise en examen de sa mère et du compagnon de celle-ci pour "coups mortels aggravés", c’est maintenant la date de leur procès devant la cour d'assises qui est attendue.

Personne à Clermont-Ferrand n’a oublié ce 12 mai 2013 et les jours qui ont suivi le signalement de la disparition de la petite Fiona à l’âge de cinq ans dans le parc Montjuzet qui domine la ville. De nombreux habitants se sont mobilisés pour tenter de retrouver la petite fille. L’émotion était forte et elle le reste encore trois ans après. Quatre mois après la disparition, les enquêteurs interpellent la mère de la fillette, Cécile Bourgeon, et son compagnon Berkane Maklouf. Ils avouent alors avoir inventé une disparition pour cacher la mort de Fiona.


Des responsabilités difficiles à déterminer

L’enquête et les longues recherches menées par les policiers depuis le 12 mai 2013 n’ont pas permis de retrouver le corps de la petite fille. Et comme les déclarations de Cécile Bourgeon, et son compagnon Berkane Maklhouf sur leurs responsabilités respectives dans la mort de Fiona son contradictoires, il est difficile d’en déterminer les circonstances exactes.

Dans son ordonnance du 22 octobre dernier, la juge d’instruction mentionne des coups donnés de la part des deux prévenus et elle a donc ordonné le renvoi de Cécile Bourgeon et Berkane Maklhouf devant la cour d’assises du Puy-de-Dôme. Ils sont tous les deux poursuivis pour coups mortels sur mineur de 15 ans, par personne ayant autorité ou par ascendant agissant en réunion. Ces mises en examen sont contestées par leurs avocats qui ont fait appel, des appels rejetés. L’avocat de Cécile Bourgeon, Gilles-Jean Portejoie s’est même pourvu en cassation, la plus haute juridiction française devrait bientôt se prononcer, c’est ensuite que la justice pourra fixer la date du procès devant la cour d’assises.

Un procès fin 2016, début 2017 ?

Les différentes parties ont épuisé l’ensemble des recours possibles dans cette affaire pour retarder la tenue de ce procès, que ce soit sur les mises en examen, les détentions ou encore les expertises. L’objectif était aussi de voir un peu retomber la pression et l’émotion autour de ce fait divers sordide pour que le procès se déroule dans un cadre plus serein. Mais l’émotion est encore bien présente à Clermont, où beaucoup attendent de voir Cécile Bourgeon et Berkane Maklhouf jugés, leurs confrontations devant les juges attirent d’ailleurs en général une foule haineuse que les forces de l’ordre doivent gérer.

Le procès ne devrait pas intervenir avant la fin de cette année, voire début 2017, et il pourrait bien, si les deux prévenus maintiennent leurs versions des faits, ne pas apporter plus de réponses sur les circonstances et les responsabilités dans la mort de la petite fille il y a trois ans.

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Assises du Puy-de-Dôme : Cécile Bourgeon sur le banc des victimes pour le procès de son violeur présumé

Cécile Bourgeon, va être amenée à la Cour d'assises de Riom. Elle y sera entendue en tant que victime, dans le cadre du procès de son violeur présumé. Il s'agit d'un homme qu'elle avait accusé à tort lors de la disparition de sa fille.

Son nom est apparu quelques jours après la disparition de Fiona, lorsque la mère de la petite, Cécile Bourgeon, a tenté de mettre les enquêteurs sur sa piste. Alors qu'elle avait prétendu que l'enfant s'était volatilisée au parc Montjuzet, elle leur a indiqué qu'Adel Souissi, un homme de 34 ans qu'elle connaissait, aurait pu l'enlever pour se venger d'elle. Un an auparavant, en effet, elle avait porté plainte contre lui pour un viol datant du 5 mai 2012.

Localisé en Algérie, où il avait fui pour rejoindre sa femme et son enfant, l'homme a très rapidement été mis hors de cause dans l'affaire Fiona. Mais alors qu'il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international pour deux affaires de viol, il a été interpellé dès son retour en France, le 26 janvier 2014.

Adel Souissi est aujourd'hui poursuivi pour le viol de Cécile Bourgeon, ainsi que celui d'une autre jeune femme, le 28 avril à Clermont-Ferrand, deux affaires que la cour d'assises du Puy-de-Dôme va examiner lors d'un procès prévu sur deux journées.

Pour ce procès, Cécile Bourgeon va être extraite de la prison de Corbas, où elle détenue depuis à sa mise en examen pour coups mortels en réunion sur sa fille. Elle sera amenée à la cour de Riom, où elle aura le statut de victime.

Selon sa déposition, c'est dans une boîte de nuit clermontoise où elle était avec son petit ami qu'elle aurait rencontré son agresseur. L'homme lui aurait ensuite proposé de la raccompagner mais l'aurait conduite chez lui, où il l'aurait forcée à monter avant de la séquester et de la violer. Une agression qu'elle a fait constater par le service de victimologie du CHU Clermontois.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/05/2016 16:27  Mis à jour: 13/05/2016 16:27
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 Re : L'horrible Calvaire de Fiona !Sa mère et son beau-père aux assises
La Cour de cassation a confirmé le renvoi aux assises de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, la mère et le beau-père de la petite Fiona.

Le procès devrait avoir lieu à la fin de l’année ou au début de 2017. Mardi, la Cour de cassation a validé le renvoi aux assises de Cécile Bourgeon et son ancien compagnon Berkane Makhlouf, accusés du meurtre de la petite Fiona, la fille de la jeune femme. Tous deux devront répondre, devant les assises du Puy-de-Dôme à Riom, de violences aggravées ayant entraîné la mort sans intention de la donner, des délits d’omission de porter secours, recel ou dissimulation de cadavre. En outre, Cécile Bourgeon sera jugée pour dénonciation mensongère et modification de l’état des lieux d’un crime.

Le 12 mai 2013, la jeune femme avait signalé la disparition de sa fille de cinq ans dans un parc de Clermont-Ferrand. Mais en septembre suivant, Cécile Bourgeon avait admis que la petite Fiona était décédée et que le couple l’avait enterrée à la lisière d’une forêt. Jamais le corps de la fillette n’a été retrouvé. Tous deux, qui sont parents d'un enfant né peu avant les aveux, se rejettent la responsabilité de la mort de Fiona, qui aurait été victime de coups violents.

Ce jeudi et vendredi, Cécile Bourgeon se trouve déjà devant cette même cour d’assises devant lesquelles elle sera jugée dans quelques mois: y est jugé Adel S., un trentenaire qu'elle accuse de viol, comme une autre jeune femme.
"J’étais faible, et Makhlouf en a profité"

En mars 2015, Cécile Bourgeon avait entamé une grève de la faim lorsque la justice avait rejeté une nouvelle fois sa demande de remise en liberté. «Si je me souvenais d’où était enterrée Fiona, pourquoi je l’aurais caché? Je l’aurais dit et je serais sortie de prison! Je souffre, je deviens folle. J’ai besoin de retrouver ma liberté […] J’étais faible, et Makhlouf en a profité», avait-elle assuré.

La semaine dernière, Cécile Bourgeon a été condamnée à un mois de prison ferme pour avoir frappé une de ses co-détenues. «L’incident a eu lieu dans un contexte très particulier, suite à la diffusion d’un reportage consacré à la disparition de Fiona. Notre cliente a été prise à partie au sein de la prison, elle a répondu», ont expliqué à «La Montagne» Gilles-Jean et Renaud Portejoie, ses avocats.

http://www.parismatch.com/Actu/Faits- ... assises-967861?xtor=CS2-8
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/05/2016 14:03  Mis à jour: 14/05/2016 14:03
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 Re : Le procès du violeur présumé de la mère de Fiona renvoyé.
Ouvert jeudi à huis clos, le procès a été suspendu après un incident d’audience. L’avocat de l’accusé, jugé pour le viol de deux jeunes femmes dont Cécile Bourgeon, a quitté la salle d’audience en début d’après-midi.

Le procès du violeur présumé de la mère de la petite Fiona, disparue en 2013 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), a été renvoyé vendredi soir au 30 mai prochain.

Ouvert jeudi à huis clos, le procès a été suspendu après un incident d’audience. L’avocat de l’accusé, jugé pour le viol de deux jeunes femmes dont Cécile Bourgeon, a quitté la salle d’audience en début d’après-midi.

«Dès que je souhaitais interroger une partie civile, particulièrement Cécile Bourgeon, il y avait une obstruction à mes questions. Son avocat répondait à sa place.
J’ai demandé plusieurs fois au président que cette situation cesse, j’ai indiqué à plusieurs reprises que je quitterais la salle d’audience car les droits de la défense n’étaient pas respectés. J’ai mis mes menaces à exécution», a expliqué à la presse Me Jean-François Canis.

«Quand un conseil répond à la place de sa cliente, c’est que la question est gênante. Mais on ne peut pas parler (de Cécile Bourgeon) sans parler de l’affaire Fiona. On ne m’empêchera pas d’en parler», a-t-il jugé.

La cour d’assises a ensuite décidé que le procès repartirait de zéro pendant trois jours fin mai.

«La justice a été prise en otage par les caprices de la défense. C’est affligeant pour les parties civiles et même pour l’accusé», ont réagi pour leur part les avocats de Cécile Bourgeon, Me Gilles-Jean et Renaud Portejoie. «C’est une mascarade mais on a refusé que l’accusé souffre des errements de son avocat», ont-il par ailleurs ajouté.

Le 5 mai 2012, Cécile Bourgeon raccompagnait en voiture à son domicile Adel Souissi, une connaissance de son petit ami de l’époque, après une soirée en discothèque à Clermont-Ferrand. Une fois sur place, l’accusé l’aurait retenue de force, avant de la contraindre à avoir une relation sexuelle.

Pour ses conseils, ce viol «constitue très certainement le début de sa descente aux enfers et une fuite en avant qui s’inscrira dans les mois suivants par la disparition de Fiona».

Dans cette affaire, Cécile Bourgeon avait notamment mis en cause Adel Souissi dans la disparition de Fiona, dont le corps, malgré d’intenses recherches, n’a jamais été retrouvé.

http://www.leprogres.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/09/2016 14:50  Mis à jour: 06/09/2016 11:44
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 Re :CÉCILE BOURGEON « mère » de Fiona SUR LE BANC DES VICTIMES… Procès de Bourgeon & Maklouf en novembre pour « coups mortels aggravés en réunion ».
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Cécile Bourgeon lors du premier procès, en mai dernier © Maxppp

Le violeur présumé de Cécile Bourgeon, la mère de la petite Fiona disparue en mai 2013, comparaitra à nouveau devant les assises de Riom (Puy-de-Dôme), à partir de ce lundi 5 septembre. Le procès d’Adel S. avait été interrompu le vendredi 13 mai dernier suite à un incident d’audience entre les avocats des deux parties. Ce nouveau procès se tiendra lundi, mardi et mercredi, à huis clos.

"Descente aux enfers"

L’homme de 37 ans est accusé d’avoir violé Cécile Bourgeon en mai 2012, ainsi qu'une autre jeune femme, également en 2012. Adel S. a été interpellé fin janvier 2014, alors qu'il revenait d'Algérie où il avait vraisemblablement pris la fuite. L'homme était alors visé par un mandat d'arrêt international émis suite aux deux viols. Les faits remontent au 5 mai 2012, soit un an avant la disparition de la petit Fiona, 5 ans. Cécile Bourgeon raccompagnait en voiture à son domicile Adel S, une connaissance de son petit ami de l'époque, après une soirée en discothèque à Clermont-Ferrand. Une fois sur place, l'accusé l'aurait retenue de force, avant de la contraindre à avoir une relation sexuelle. Elle avait porté plainte le lendemain. En mai 2013, quelques jours après la disparition de sa fille de cinq ans, Cécile Bourgeon avait accusé Adel S. de l'avoir enlevée pour se venger.MAis les enquêteurs avaient écarté rapidement cette hypothèse.
"A la suite de ce viol, Cécile Bourgeon n'a plus été la même. Et sa lente descente aux enfers a commencé pour se terminer par la disparition de Fiona", assurent ses conseils Mes Gilles-Jean et Renaud Portejoie.

Procès de Cécile Bourgeon en novembre


Détenue depuis octobre 2013, Cécile Bourgeon, 28 ans, et son ex-compagnon Berkane Maklouf, 34 ans, également incarcéré, seront jugés à partir du 16 novembre à Riom pour « coups mortels aggravés en réunion ». Après avoir fait croire à la France entière que la petite Fiona avait été enlevée dans un parc à Clermont-Ferrand, la mère et le beau-père de la petite fille avaient finalement été interpellés en septembre 2013, soupçonnés d'avoir porté des coups mortels à l'enfant avant de faire disparaitre son corps. Malgré de très nombreuses recherches dans le secteur d'Aydat (Puy-de-Dôme), la dépouille de la fillette n'a jamais pu être retrouvée.
Tous les deux sont incarcérés depuis. Ils nient les faits et se renvoient la responsabilité de la disparition de l'enfant.


Geneviève Colonna d'Istria http://www.newsauvergne.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/09/2016 10:36  Mis à jour: 07/09/2016 10:36
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 Re : Entendue lors du procès de son violeur présumé " Elle souhaite que la justice la déclare officiellement comme victime". Bientôt jugée pour les violences sur la petite Fiona ….
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Cécile Bourgeon arrivant au tribunal, le 5 septembre 2016. THIERRY ZOCCOLAN / AFP

NOTE : je trouve qu'elle a vraiment bonne mine cette " mère "

Cécile Bourgeon, la mère de la petite Fiona, était entendue lundi dans le cadre du procès de son violeur présumé.

La mère de la petite Fiona, qui sera jugée en novembre pour la disparition de sa fille en 2013 à Clermont-Ferrand, était entendue lundi devant les assises du Puy-de-Dôme comme victime dans une affaire de viol.

Les faits, qui datent d'avant l"Affaire Fiona", auraient dû être jugés en mai mais le procès avait été renvoyé après un incident d'audience. Renvoyée, celle-ci se déroule à huis clos jusqu'à mercredi à Riom.

T-shirt gris sous un long gilet noir sans manche, les cheveux blonds maintenus sur la tête par une pince et le visage bouffi, Cécile Bourgeon, 28 ans, est de nouveau apparue métamorphosée par rapport à mai 2013, quand elle avait menti au sujet de sa fille en racontant qu'elle avait été enlevée dans un parc.

Quinze mois auparavant, le 5 mai 2012, Cécile Bourgeon raccompagnait en voiture à son domicile Adel Souissi, une connaissance de son petit ami de l'époque, après une soirée en discothèque à Clermont-Ferrand. Une fois sur place, l'accusé l'aurait retenue de force, avant de la contraindre à une relation sexuelle.

"Elle souhaite que la justice la déclare officiellement comme victime (...) Il ne faut pas basculer sur le procès de Cécile Bourgeon. Elle est victime comme une autre femme aussi et elle souhaite que l'accusé prenne enfin ses responsabilités", a dit lundi à la presse son conseil, Me Renaud Portejoie.

Bientôt jugée pour les violences sur la petite Fiona

En 2013, Cécile Bourgeon avait également mis en cause Adel Souissi dans l'enlèvement de sa fille, avant d'avouer plusieurs mois plus tard que la fillette de cinq ans était morte et qu'elle l'avait enterrée à la lisière d'une forêt, avec son compagnon Berkane Makhlouf. Ses assertions conduisent aujourd'hui la défense de Adel Souissi, qui conteste l'accusation de viol, à questionner la crédibilité de la jeune femme.


Du 14 au 25 novembre, Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf répondront à Riom de violences aggravées ayant entraîné la mort sans intention de la donner et des délits d'omission de porter secours, recel ou dissimulation de cadavre. La mère sera également jugée pour dénonciation mensongère et modification de l'état des lieux d'un crime.


"C'est une période difficile pour elle à titre personnel mais aussi d'un point de vue strictement judiciaire puisqu'elle a aussi à l'esprit le procès de novembre où elle comparaîtra en tant qu'accusée et où naturellement elle souhaite s'exprimer, dire des choses. Elle a envie de se battre, elle est déterminée", a dit Me Portejoie.

http://www.parismatch.com/Actu/Faits- ... resume-1063405#xtor=CS2-8
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Posté le: 08/09/2016 09:55  Mis à jour: 08/09/2016 10:52
 14 ans de réclusion pour le violeur de la mère de la petite Fiona
Bonjour,
Le violeur de Cécile Bourgeon vient d'être condamné à 14 de réclusion:
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/201 ... re-de-la-petite-fiona.php

14 ans de réclusion pour le violeur de la mère de la petite Fiona Adel Souissi, 37 ans, a été condamné ce mercredi à 14 ans de réclusion pour le viol de la mère de la petite Fiona, qui sera à son tour jugée devant les assises du Puy-de-Dôme, en novembre, pour la disparition de sa fille en 2013 à Clermont-Ferrand. Au terme de trois jours d'audiences à huis-clos à Riom et de moins de deux heures de délibéré, la cour s'est montrée plus sévère que l'avocat général qui avait requis 12 ans de réclusion criminelle. Elle a en outre assorti sa condamnation d'une période de sûreté des deux-tiers, sans toutefois retenir les 10 ans de suivi socio-judiciaire réclamés.

Les faits, qui datent d'avant l"Affaire Fiona", auraient dû être jugés en mai mais le procès avait été renvoyé après un incident d'audience. Visage bouffi et cheveux blonds retenus par une pince, Cécile Bourgeon, 28 ans, en détention provisoire à la prison de Corbas (Rhône), est apparue métamorphosée par rapport à mai 2013, quand elle avait menti au sujet de sa fille en racontant qu'elle avait été enlevée dans un parc.

Quinze mois plus tôt, le 5 mai 2012, la jeune femme reconduisait à son domicile Adel Souissi, une connaissance de son petit ami de l'époque, après une soirée en discothèque à Clermont-Ferrand. Une fois sur place, l'accusé l'avait retenue de force, avant de lui imposer une relation sexuelle. "Elle avait peur que le mensonge sur Fiona ne pollue les débats, mais la cour a su s'en départir", s'est félicité à sa sortie son avocat, Me Renaud Portejoie. En 2013, Cécile Bourgeon avait également mis en cause Adel Souissi dans l'enlèvement de sa fille, avant d'avouer plusieurs mois plus tard que la fillette de cinq ans était morte et qu'elle l'avait enterrée à la lisière d'une forêt, avec son compagnon Berkane Makhlouf. Son corps n'a jamais été retrouvé.

Ses assertions avaient conduit la défense de Adel Souissi, qui contestait le viol, à questionner la crédibilité de la jeune femme. Du 14 au 25 novembre, Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf répondront à Riom de violences aggravées ayant entraîné la mort sans intention de la donner et des délits d'omission de porter secours, recel ou dissimulation de cadavre. La mère sera également jugée pour dénonciation mensongère et modification de l'état des lieux d'un crime.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/11/2016 09:41  Mis à jour: 07/11/2016 09:41
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 Re :Affaire Fiona : son père, Nicolas Chafoulais, sort de son silence !
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Nicolas Chafoulais, le père de Fiona déterminé en attendant le procès © Radio France - Olivier Vidal

A une semaine du procès, le père de la petite Fiona évoque le procès à venir mais aussi sa galère pour pouvoir récupérer la garde de sa seconde fille Eva. Il défend son rôle de père et accable la mère de ses enfants, Cécile Bourgeon.

Sa parole est rare. Nicolas Chafoulais n'aime pas vraiment s'exprimer devant les médias. Il faut dire que les dernières fois, en pleine tempête médiatique "Fiona", il était compliqué pour lui de parler de manière apaisée. Plus de quarante mois après l'affaire, l'homme semble plus serein. Âgé aujourd'hui de 31 ans, il se dit prêt à assister au procès de son ex-compagne qui doit jugée à partir de lundi prochain à la cour d'assises du Puy-de-Dôme à Riom.

"Elle a menti à tout le monde. Même par respect pour Fiona, elle ne dit pas la vérité. J'espère que la vérité éclatera au cours de ces deux semaines".


Aujourd'hui, Nicolas Chafoulais en veut, bien sûr, toujours terriblement à son ex-compagne. Pour avoir mis fin à la vie de son aînée (Cécile Bourgeon est accusée avec Berkane Maklouf de coups mortels), mais aussi pour lui avoir privé d'Eva pendant de longs mois, conséquence de ses mensonges dans lesquels elle racontait que Nicolas Chafoulais était un "mauvais père".

Autorité parentale exclusive pour Eva


Vendredi dernier, Nicolas Chafoulais a obtenu de la justice d'avoir une autorité parentale exclusive pour sa seconde fille Eva, âgée aujourd'hui de six ans.
"Cela fait un an et demi qu'elle vit avec moi. Depuis le mois de mars, elle n'est plus suivie par les services sociaux" confie Nicolas Chafoulais. Et d'ajouter : "Cette décision prouve bien que je m'occupe correctement de mes enfants. C'était pareil avec Fiona. C'était toujours moi qui m'occupait des deux filles et non Madame Bourgeon."

Depuis la mise en examen de Cécile Bourgeon et de Berkane Maklouf pour coups mortels, Nicolas Chafoulais a essayé malgré tout d'avancer. Il a obtenu son permis de conduire, trouvé un appartement, preuve aussi que son addiction à l'héroine est très loin aujourd'hui. Le procès de l'affaire Fiona qui s'ouvre dans une semaine sera une épreuve de plus pour ce père de famille. Il y sera présent en tant que partie civile.


https://www.francebleu.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/11/2016 13:10  Mis à jour: 07/11/2016 13:11
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 Re : Fiona: le père de la fillette veut savoir où est son corps !!!
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Des fleurs blanches, des dessins, des peluches et des bougies ont été déposés dimanche devant le domicile clermontois de Fiona au cours d'un rassemblement d'une centaine de personnes demandant que sa petite soeur Eva, qui aurait été victime de coups, soit rendue à son père. afp.com/Thierry Zoccolan


Lyon - "Je veux savoir où est son corps!": le père de Fiona veut croire que le procès de la mère de la fillette de cinq ans, disparue en 2013, et de son concubin, qui doit s'ouvrir lundi prochain à Riom (Puy-de-Dôme), fera la lumière sur ce qu'est devenu son corps.


"Fiona a le droit à une sépulture digne. Pour moi, cette histoire d'enterrement près d'Aydat (Puy-de-Dôme) dont ils (la mère et son ancien compagnon, NDLR) parlent ne tient pas. Je ne crois à ce scénario. A mon avis, on est encore loin d'avoir la vérité", assure Nicolas Chafoulais, partie civile dans ce dossier, dans le quotidien régional La Montagne lundi.


Cécile Bourgeon, la mère de Fiona, et son ex-concubin Berkane Makhlouf comparaissent à partir du 14 novembre devant la cour d'assises du Puy-de-Dôme, à Riom, pour "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner" sur mineure de moins de 15 ans, par ascendant ou par personne ayant autorité et en réunion.

Le 12 mai 2013, la mère de Fiona avait déclaré sa disparition dans un parc de Clermont-Ferrand. La France entière croit à un enlèvement, mais quatre mois plus tard, la mère et son compagnon avouent le décès de la fillette et s'accusent depuis mutuellement d'avoir porté les coups mortels.

Le corps de l'enfant reste lui introuvable, malgré plusieurs fouilles dans la région de Clermont-Ferrand. Sa mère s'est borné à dire qu'elle avait été enterrée à la lisière d'une forêt.


Trois ans et demi plus tard, Nicolas Chafoulais en veut "toujours énormément" à son ex-compagne dont il s'était séparé en 2012 sur fonds de toxicomanie et avec qui il a eu une autre petite fille, Eva, aujourd'hui âgée de six ans.

"Dans toutes ses déclarations, elle n'avoue rien en fait. Elle ne va pas au bout des choses, sans doute parce qu'elle a peur des conséquences. Aujourd'hui encore, on ne sait même pas précisément à quelle date Fiona est morte", déplore-t-il.


Depuis la disparition de sa fille, Nicolas Chafoulais explique avoir repris pied pour s'occuper d'Eva. "J'ai passé mon permis, puis j'ai trouvé un appartement à moi pour pouvoir l'accueillir". Depuis un et demi, il s'en occupe à temps plein et vient d'obtenir l'autorité parentale exclusive, indique son avocat, Charles Fribourg.

La fillette passe la moitié des vacances scolaires chez sa grand-mère maternelle et sa mère "lui a écrit quelques fois" depuis la prison.

http://www.lexpress.fr/actualites/1/s ... st-son-corps_1847987.html
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Posté le: 08/11/2016 17:24  Mis à jour: 08/11/2016 17:40
 Aujourd'hui dans l'heure du crime, l'affaire Fiona.
Bonjour, Aujourd'hui dans l'heure du crime, l'affaire Fiona. Le procès de Bourgeon et Makhlouf débutera 14 novembre 2016 et devrait se terminer le 26. http://www.rtl.fr/actu/societe-faits- ... -affaire-fiona-7785630949
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 10/11/2016 12:34  Mis à jour: 10/11/2016 12:34
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 Re : Affaire Fiona : six associations de protection de l'enfance constituées parties civiles.
Six associations dédiées à la protection de l'enfance et à la lutte contre la maltraitance infantile seront présentes au procès de Cécile Bourgeon et de Berkane Makhlouf. Nous avons rencontré la présidente de l'une de ces structures.

La Fédération des comités Alexis Danan pour la protection de l'enfance s'est constitué partie civile fin 2014, dans les semaines suivant la mise en examen de la mère de Fiona et du beau-père de l'enfant. Une démarche "naturelle" selon sa présidente, Anne-Marie Clément.

Pourquoi avez-vous souhaité être partie prenante à cette procédure?

Les associations comme la nôtre ont vocation à intervenir dans des affaires très particulières. C'est le cas avec la disparition de Fiona. Cette petite fille, comme d'autres avant elle, n'est plus là pour se défendre elle-même. Nous serons présents à l'audience pour appuyer sur certains éléments et dire "stop". Que la vie d'un enfant, quel qu'il soit, se termine de la sorte, ce n'est ni possible, ni acceptable. Je reviens souvent à cette citation: "l'enfant qui souffre n'a pas le temps d'attendre". L'objectif n'est donc pas de faire de la surenchère de banderoles lors du procès. Nous sommes là pour être efficaces et être entendus.



Concernant la mort de Fiona, quel message allez-vous faire passer ?


Nous aurons l'occasion d'y revenir en détail lors du procès. Mais de façon globale, on peut s'interroger sur ce qui s'est passé en amont. Pourquoi cette petite n'a pas été protégée? On peut s'interroger, d'autant que sa petite soeur était aussi concernée. Il y a des décisions courageuses à prendre et encore beaucoup de progrès à faire dans ce domaine. Je veux croire que ce drame, comme d'autres, aurait pu être évité.

[b]Qu'attendez-vous des dix jours de procès à venir ?


J'espère que l'audience va permettre de remettre en avant ce petit être qui est décédé. Un enfant, je le répète, ne peut pas disparaître comme ça, du jour au lendemain. Que Fiona ait été maltraitée, c'est déjà odieux. Que son corps n'ait pas été retrouvé, c'est encore pire. Cette absence nous prive d'une vérité essentielle.

Antoine Portal, l'avocat de la Fédération des comités Alexis Danan :


"L'objectif premier de l'association est de sensibiliser la société civile aux souffrances infligées aux enfants.[/b] Mais lors d'un procès comme celui-ci, notre rôle consiste aussi à clamer nos convictions dans l'enceinte judiciaire.

Dans le cas de Fiona, on le sait, tous les clignotants étaient allumés. L'engrenage macabre qui lui a coûté la vie aurait pu être enrayé à un moment. Ca n'a pas été le cas, et ça pose forcément question.
Cette petite fille était confrontée à des situations dramatiques, et personne ne l'a repéré à temps.
Il faut donc rappeler chacun à ses responsabilités. Les enfants sont des êtres vulnérables. Lorsqu'ils sont en difficulté, on ne peut pas tourner la tête en disant: "ça ne me regarde pas". Vis-à-vis d'eux, nous avons tous l'obligation d'être très attentionnés. Le "plus jamais ça", on le souhaite tous évidemment. Mais parvenir au "moins de ça", ce serait déjà énorme. Pour y arriver, une vraie réflexion collective s'impose."

http://www.lejdc.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/11/2016 16:47  Mis à jour: 13/11/2016 16:47
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 Re : Fiona : le martyr d'une fillette aux assises. " . "Elle n'était pas belle à voir" dit Cécile Bourgeon !!!
Le procès de Cécile Bourgeon, la mère de la petite Fiona dont le corps n'a jamais été retrouvé, et de son compagnon Berkane Makhlouf s'ouvre ce lundi 14 novembre devant la cour d'assises du Puy-de-Dôme à Riom. Jugés pour "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner", les deux accusés, qui avaient tenté de faire croire à l'enlèvement de la fillette, se renvoient aujourd'hui la responsabilité des coups portés à l'enfant.

Il est 18h30 ce 12 mai 2013 lorsque Cécile Bourgeon, enceinte de six mois, entre paniquée au commissariat de Clermont-Ferrand : sa fille de cinq ans a été enlevée. Elle raconte s'être assoupie quelques minutes dans le parc Montjuzet où jouaient ses deux enfants. Quand elle a rouvert les yeux, seule Eva, la petite sœur de Fiona, était encore là. Devant les caméras de télévision qui fondent alors sur la capitale auvergnate, la jeune mère en larmes émeut la France en lançant un appel déchirant pour retrouver sa fille.


Une détresse de façade pour solidifier un scénario monté de toutes pièces avec son compagnon Berkane Makhlouf et dissimuler l’effroyable vérité. Fiona est morte sous les coups de ce couple accro à l’héroïne qui sera jugé à partir de ce lundi devant les assises du Puy-de-Dôme. La mère et le beau-père de la fillette devront notamment répondre de "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner" et de "recel ou dissimulation de cadavre". Trois ans et demi après les faits, les nombreuses campagnes de recherches organisées près du lac d’Aydat sur les indications des accusés n’ont toujours pas permis de retrouver le corps.

"Elle n'était pas belle à voir"-> Cécile Bourgeon

L'enquête a mis en lumière la "solidarité et la duplicité impressionnantes" du couple toxicomane "dans la manipulation et le mensonge". En l’absence d’autopsie, impossible de savoir avec exactitude ce qu'a enduré Fiona. Mais les déclarations des amants terribles, unis durant quatre mois dans le mensonge et qui s’accusent aujourd’hui mutuellement des coups, laissent entrevoir l’histoire d’une enfant-martyr. Une fillette devenue le "punching-ball" d’adultes défoncés et que l’on cache pour ne pas alerter la vigilance des autres.


Dans ses derniers moments, elle n’était "pas belle à voir", lâchera Cécile Bourgeon devant les enquêteurs. "Fiona a été victime non d'un fait isolé mais d'un enchaînement fatal de violences", "sur plusieurs jours", "ayant conduit à son décès" et "auquel chacun des deux mis en examen a délibérément participé", conclura l’enquête.
Une responsabilité partagée que réfute aujourd'hui Cécile Bourgeon. "Elle reconnaît qu’elle a menti, qu’elle a failli à son rôle de mère et n’a pas su protéger sa fille de son compagnon. Mais elle conteste avoir donné le moindre coup", fait valoir auprès de LCI son avocat Me Portejoie. Le défenseur de Berkane Makhlouf n’a de son côté pas répondu à nos sollicitations.

Quand ils ont vu l'hématome, ils ont décidé de ne pas appeler les secours


Durant les deux semaines de procès, c'est la chronique d'une mort annoncée qui devrait s'écrire. Fiona a manqué l’école à plusieurs reprises en raison des traces de violences laissées sur son corps. Le personnel a noté la "mine cadavérique" d'une petite fille que le couple maquille de fond de teint pour dissimuler les ecchymoses. Et la dame du cinéma où Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf ont emmené Fiona quelques jours avant son décès se souvient aussi avoir été "sidérée" par le visage de cette enfant, "tuméfiée", "pâle" et "cernée", qui avançait comme un "zombie". Sur les images des caméras de vidéosurveillance, Fiona portait alors un joli bandeau jaune qui cachait un gros hématome.


Selon Cécile Bourgeon, Berkane Makhlouf lui avait asséné la veille des coups de pieds et de poings au thorax et à la tête, "plus violents que d’habitude".
Fiona avait été prise de vomissements. Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf ne se souviennent plus de l’endroit où ils l'ont enterrée. Seulement qu'au moment où ils ont découvert le corps sans vie de Fiona dans son lit, l'hématome sur sa tempe s'était étendu. Alors, ils ont décidé ensemble de ne pas appeler les secours.



Le procès Fiona Voir ici
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/11/2016 09:50  Mis à jour: 14/11/2016 09:50
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 Re : L'horrible Calvaire de Fiona ! Avant sa disparition, Fiona ressemblait à "un petit cadavre"
Devant les assises du Puy-de-Dôme s'ouvre ce lundi le procès de la mère de la petite Fiona et son ex-compagnon, qui avaient fait croire à la France entière à l'enlèvement de cet enfant de 5 ans, avant d'avouer sa mort.

Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, âgés respectivement de 29 et 35 ans, sont accusés de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur mineure de moins de 15 ans, par ascendant ou par personne ayant autorité et en réunion, de non-assistance à personne en danger et de recel ou dissimulation de cadavre. Ils encourent 30 ans de réclusion criminelle. Les dix jours de procès à Riom devront tenter de déterminer leurs responsabilités respectives dans la mort de la fillette et d'en savoir plus sur le sort réservé à sa dépouille, restée introuvable malgré plusieurs campagnes de fouilles.


Interrogés au commissariat de Perpignan

Interrogés quatre mois plus tard dans un commissariat de Perpignan, leur histoire s'effondre. Le couple, connu pour toxicomanie, avoue le décès de l'enfant, la mère et son compagnon s'accusant mutuellement d'avoir porté les coups mortels. Car Fiona serait décédée d'un "enchaînement fatal de violences", selon la juge d'instruction chargée de l'enquête.
Pour son dernier jour d'école, Fiona était en effet apparue sans énergie, la mine grise et les yeux cernés au point d'être comparée à "un petit cadavre", selon un témoin de l'établissement scolaire. Le lendemain au cinéma, elle avance comme un "zombie". Un bandeau vise à cacher un hématome au niveau de la tempe de son visage partiellement tuméfié.

"Le vrai débat sera de savoir qui a porté les coups mortels à Fiona. Or, Cécile Bourgeon assure qu'elle n'a jamais porté la main sur sa fille", ont indiqué à l'AFP ses avocats, Mes Gilles-Jean et Renaud Portejoie. De son côté, Berkane Makhlouf semble "désireux de s'expliquer", selon son conseil Me Mohamed Khanifar. "Il n'accepte pas d'être injustement accablé pour un crime qu'il n'a pas commis et, bien qu'il soit incapable de s'en souvenir, il souhaite réellement que le corps de Fiona soit retrouvé", dit-il.
Enterrée près de Clermont-Ferrand

Les anciens concubins ont indiqué aux enquêteurs l'avoir enterré, nue, à la lisière d'une forêt près du lac d'Aydat, à une vingtaine de kilomètres de Clermont-Ferrand. Mais ont-ils dit encore une fois toute la vérité ? "On va prendre le temps, décortiquer cette affaire comme on ne l'a jamais fait auparavant. J'espère qu'on en saura plus à l'issue du procès car tout est possible", ont estimé les avocats de la mère. Sept associations de protection de l'enfance se sont portées parties civiles.

"Il y a eu à plusieurs reprises des clignotants qui se sont allumés. Pourquoi n'a-t-on pas agi avant ? On ne peut pas tourner la tête et se dire que ça ne nous regarde pas. Toute la société doit se sentir responsable", estime Me Antoine Portal, avocat de la Fédération des comités Alexis Danan pour la protection de l'enfance. Le verdict est attendu le vendredi 25 novembre.

http://www.midilibre.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/11/2016 10:08  Mis à jour: 14/11/2016 10:08
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 Re :Affaire Fiona : suivez ( en direct) le début du procès de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/11/2016 10:48  Mis à jour: 15/11/2016 11:34
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 Re : Suivre en direct: deuxième jour du procès, Cécile Bourgeon est au cœur des débats...
La deuxième journée du procès s’annonce chargée. La matinée sera consacrée au curriculum vitae (enfance, parcours, etc.) de Cécile Bourgeon, puis à la déposition de la psychologue chargée de l’expertise de la mère et du beau-père de Fiona.

CLIQUEZ ICI
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/11/2016 10:51  Mis à jour: 15/11/2016 10:51
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 Re : Disparition de Fiona : de la drogue "partout" !!!
La mère de la fillette de cinq ans et son compagnon comparaissent devant les assises du Puy-de-Dôme. L'enfant n'a toujours pas été retrouvée

"Si on n'avait pas consommé tout ça, on n'en serait pas là." L'ex-compagnon de la mère de Fiona, fillette de cinq ans qu'ils sont accusés d'avoir tuée, a décrit un quotidien sous l'emprise de la drogue au premier jour de leur procès, lundi, devant les assises du Puy-de-Dôme.

Trois ans et demi après le drame, qui avait conduit le couple à mentir avant de passer aux aveux, le mystère plane toujours sur les dernières heures de l'enfant dont le corps n'a jamais été retrouvé.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/11/2016 11:05  Mis à jour: 15/11/2016 11:05
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 Re : Meurtre de Fiona : trois questions auxquelles le procès devra répondre .
Un procès sans corps et des accusés qui se renvoient la balle. La tâche du jury des assises du Puy-de-Dôme s'annonce ardue, à la hauteur de la médiatisation de cette affaire hors-norme. Le 12 mai 2013, la disparition de Fiona, 5 ans, est signalée à Clermont-Ferrand par sa mère, Cécile Bourgeon. Quatre mois plus tard, la défense de cette dernière et de son ex-compagnon Berkane Makhlouf s'effondre. Ils avouent le décès de la fillette, mais sans dire qui a porté les coups mortels.

Accusés de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur mineure de 15 ans, par ascendant ou par personne ayant autorité et en réunion, de non-assistance à personne en danger et de recel ou dissimulation de cadavre, les ex-concubins, connus pour leur toxicomanie, encourent 30 ans de réclusion criminelle. Le procès, qui a débuté lundi 14 novembre, à Riom, doit durer dix jours. Les sept associations de protection de l'enfance qui se sont portées parties civiles, ainsi que le père de l'enfant, Nicolas Chafoulais, ont l'espoir de faire émerger la vérité.

1 Comment est morte Fiona ?


Les enquêteurs disposent de nombreux éléments sur les violences dont a souffert la petite fille avant sa disparition, mais pas sur les circonstances exactes de son décès. D'après le juge d'instruction chargé de l'enquête, Fiona serait morte après un "enchaînement fatal de violences". Lors de son dernier jour d'école, la fillette était apparue sans énergie, la mine grise et les yeux cernés au point d'être comparée à "un petit cadavre", selon une employée de l'établissement scolaire. Le lendemain, au cinéma, des témoins la décrivent comme "un zombie". Fiona porte aussi un bandeau au niveau de la tempe qui cache un hématome. Son visage est partiellement tuméfié.

La mère affirme que, la veille du 12 mai, son compagnon a une fois de plus frappé sa fille. Des gifles mais aussi des coups de poing et de pied que Berkane Makhlouf nie farouchement. Dans la nuit, Fiona aurait été prise de vomissements et, au matin, le beau-père de la fillette l'aurait découverte inanimée. Mais, faute de corps, les causes exactes de la mort de l'enfant ne sont, pour l'instant, pas éclaircies.

2 Où est le corps ?


C'est la question qui obsède les enquêteurs. Selon les associations de protection de l'enfance, c'est la première fois, dans l'histoire criminelle récente, qu'un procès d'assises se déroule sans le corps de l'enfant tué. Après quatre mois de mensonges, les ex-concubins ont finalement indiqué avoir enterré Fiona, nue, à la lisière d'une forêt près du lac d'Aydat, à une vingtaine de kilomètres de Clermont-Ferrand. Selon les aveux des deux accusés, c'est la mère qui conduisait la voiture lorsqu'ils se sont rendus sur les lieux pour ensevelir Fiona. Mais, malgré trois importantes fouilles, le corps de l'enfant n'a jamais été retrouvé.

Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, au premier jour de leur procès pour le meurtre de Fiona, le 14 novembre 2016 à Riom (Puy-de-Dôme). 
Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, au premier jour de leur procès pour le meurtre de Fiona, le 14 novembre 2016 à Riom (Puy-de-Dôme). (ELISABETH DE POURQUERY / FRANCEINFO)
Les mensonges répétés des deux co-accusés font douter de la crédibilité de la thèse de l'enterrement, jusqu'au propre père de Fiona. "Il ne croit pas à leur histoire d'enterrement. Sa crainte est que Fiona ait fini dans un conteneur, comme un objet", indique l'avocat de Nicolas Chafoulais, Charles Fribourg, au Parisien.

3 Qui a tué la fillette ?

Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf s'accusent mutuellement d'avoir porté les coups mortels. La mère "a toujours dit depuis le départ qu'elle n'avait strictement rien à voir avec le décès de sa fille", souligne l'un des avocats de la jeune femme, Renaud Portejoie. De son côté, Berkane Makhlouf semble "désireux de s'expliquer", selon son conseil, Mohamed Khanifar, cité par France 3 Auvergne. "Il n'accepte pas d'être injustement accablé pour un crime qu'il n'a pas commis et, bien qu'il soit incapable de s'en souvenir, il souhaite réellement que le corps de Fiona soit retrouvé", dit-il.

Dans son réquisitoire, que le journal La Montagne a pu consulter, le procureur Pierre Sennès a la conviction que la mère et le beau-père de Fiona ont agi conjointement. "L'escalade morbide n'a été rendue possible que par une action commune de chacun des deux mis en examen", estime le magistrat. S'il décrit Berkane Makhlouf comme un "individu au lourd passé judiciaire, violent et toxicomane profond", Pierre Sennès considère Cécile Bourgeon comme "un acteur du calvaire infligé à Fiona". La mère "a fait cause commune avec son compagnon dans l'enchaînement des violences", conclut le magistrat.

http://www.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/11/2016 22:27  Mis à jour: 15/11/2016 22:27
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 Re :Reportage LCI au 2° jour du procès . Pour "Innocence en danger", cette audition de la mère de Fiona était très attendue ( Vidéos)
Pour "Innocence en danger", cette audition de la mère de Fiona était très attendue



JT20H – Procès Fiona : le récit de la journée de lundi




Procès Fiona : retour sur l'affaire

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/11/2016 08:56  Mis à jour: 16/11/2016 15:27
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 Re : 3°jour en direct du procès Fiona . Journée importante. Probablement l'une des plus attendues. Les accusés vont être interrogés sur les faits .
Les avocats des Parties Civiles ont promis de ne pas lâcher les accusés et de les faire parler. Hier, ils ont déjà bousculé Cécile Bourgeon

CLIQUEZ ICI

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/11/2016 15:21  Mis à jour: 16/11/2016 15:29
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 Re : Meurtre de Fiona : une avocate dit avoir reçu des informations "crédibles" sur le lieu où se trouverait le corps de la fillette...
Une avocate des parties civiles au procès Fiona a affirmé, mercredi 16 novembre, avoir reçu dans la nuit un témoignage, qu'elle juge crédible, sur l'endroit où pourrait avoir été enterrée la fillette disparue. Au troisième jour du procès de la mère de Fiona et de son ancien compagnon Berkane Makhlouf, Marie Grimaud a profité d'une interruption de séance pour indiquer à la presse que ces éléments seront fournis au tribunal en début d'après-midi.

"Des photos" et les coordonnées d'un témoin


"Il y a des éléments qui pourraient laisser penser que Fiona est éventuellement à un endroit déterminé", a expliqué l'avocate, qui représente l'association Innocence en danger. Elle a demandé au juge de pouvoir fournir à la Cour "l'ensemble des éléments qui [lui] ont été transmis, parmi lesquels des photos" inédites. L'auteur du témoignage a laissé ses coordonnées, a précisé l'avocate.

Un témoignage que Me Grimaud juge "crédible". S'il est jugé comme tel par la cour, un transport sur les lieux pourrait être envisagé...

Mais il faut toutefois prendre ces images avec précaution. Ce n'est pas la première fois qu'un témoin croit fournir des éléments déterminants pour l'enquête, explique une journaliste de France Inter.

******************************
corinne audouin
Extrême prudence là dessus, tous les radiesthésistes et medium de France ont envoyé des photos du lieu où #Fiona pourrait être enterrée.
2:26 PM - 16 Nov 2016


http://www.francetvinfo.fr/faits-dive ... -la-fillette_1923539.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/11/2016 21:12  Mis à jour: 17/11/2016 09:38
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 Re : Affaire Fiona : le délire d’une médium fit chavirer le procès !!!


COMPTE-RENDU - Au troisième jour du procès de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, jugés pour des violences sur la petite Fiona ayant entraîné sa mort en 2013, une témoin-surprise a fait une entrée fracassante. Elle a affirmé savoir où était enterré le corps de l’enfant.

Une audience difficile était annoncée. Pas un naufrage. Durant une demi-journée pourtant, la cour d’assises de Riom a sombré dans un spectacle désastreux. Quelques heures après l’audition de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, empêtrés dans leur dénégation sur les violences ayant entraîné la mort de Fiona, une avocate des parties civiles faisait une révélation troublante. Me Grimaud, pour l’association Innocence en danger, expliquait avoir été contactée dans la nuit via sa messagerie facebook par une dame qui lui avait envoyé des photos de ce qui pourrait être le "lieu où a été enterrée Fiona".

La petite Fiona m'a contactée..."La médium, à la barre


Un témoignage-surprise mais jugé suffisamment "crédible" pour que le président demande son audition manu militari.
Durant plusieurs heures, la cour a attendu la femme-mystère. A 17h28, elle fait enfin son apparition, s’avance à la barre et décline sa profession : "Medium radiesthésiste". Des murmures se font entendre. "La petite Fiona m’a contactée dès le début de l’affaire (…) elle m’a dit que c’était une histoire de drogue, qu’ils l’ont frappée, enterrée la nuit du samedi au dimanche".


Dans un grand fracas, le témoin s’effondre sur le sol et les pompiers font leur entrée. Elle est évacuée sur un fauteuil roulant. L’audience est levée.
"C’est une bérézina !" dénonce en partant l’avocat de Berkane Makhlouf, Me Khanifar. "La cour d’assises a été prise en otage, tempête celui de Cécile Bourgeon, Me Portejoie.

On a créé un espoir pour rien".

Car les proches et le père de Fiona, Nicolas Chafoulais, n’attendent qu’une chose de ce procès : savoir où se trouve le corps de l’enfant pour lui offrir une sépulture décente. Un espoir confisqué par les accusés qui ont répété mercredi matin qu’ils ne se rappelaient pas où ils avaient enterré le corps. Et bafoué dans l’après-midi par une voyante nageant en plein délire.

http://www.lci.fr/justice/affaire-fio ... book#link_time=1479325708

Récit de ce témoignage ubuesque :

Elle se campe à la barre d’un air décidé. Décline son identité et sa profession : « Giulietta, 47 ans, médium, radiesthésiste. » La salle murmure... « La petite Fiona m’a contactée tout au début de l’affaire (...) Quand j'ai vu sa mère à la télé, j'ai su tout de suite su qu'ils l'avaient tuée». La salle gronde… Et après cinq minutes d'un récit délirant, où l'on apprend que cette femme avait déjà été entendue par les enquêteurs à l'époque, et que ses pseudos-révélations avaient déjà donné lieu à vérifications, la voilà qui se pâme et s'évanouit...



La scène est surréaliste! La «promeneuse» du lac d'Aydat, tant attendue depuis le début de l'après-midi pour ses soi-disant révélations sur le lieu de sépulture de la fillette, n'est qu'un symptôme de la folie que suscite cette affaire.



«Vous avez fait perdre à une cour d'assises plusieurs heures, Madame. Et donné de l'espoir, au moins au papa», assène Me Marie Grimaud. L'avocate d'Innocence en danger, partie civile au procès, défend avoir été obligée, «en tant qu'auxiliaire de justice», de transmettre à la cour d'assises les documents que lui avait envoyé cette femme «dans la nuit» (ndlr, de mardi à mercredi). Et le président Dominique Brault a pris la chose fort au sérieux: après avoir fait lire sa missive à l'audience en début d'après-midi, puis confronté les accusés à ses photos projetées sur écran, le magistrat avait mandaté des policiers pour aller la chercher...


Des photos montrées à la cour


Les photos avaient été montrées à la cour et aux accusés, en début d'après-midi, mercredi. «Une grosse pierre rectangulaire sur le sol» et «au pied d’un arbre, des bâtons plantés en forme de croix»… La cour d’assises de Riom avait retenu son souffle. La lettre et les cinq photos envoyées par une promeneuse à Me Marie Grimaud, partie civile au procès de l’affaire Fiona, ont été lues et présentées. «C’est entre Theyx et Aydat», indique cette femme, dont l’identité n’est pas précisée, dans son écrit. «Un petit chemin sur la droite (…). Les gendarmes connaissent, mais ils sont allés plus loin (…) Il faut creuser». Finalement, les clichés auraient été pris il y a plusieurs années et la crédibilité de la témoin, qui affirme être en contact dans l'au-delà avec Fiona a été jugé peu crédible.



Auparavant, le président avait demandé aux accusés de se lever. Sur les écrans, un à un, on leur a soumis les cinq clichés. Premier zoom sur la croix de fortune. «Madame Bourgeon, cela correspond-il ?» - «Ca me laisse des doutes, commence la mère de Fiona avant d’affirmer que : «Non, la mienne était plus petite». Et surtout que celle qu’elle avait dit avoir confectionnée «était posée par terre». «Mr Berkhane ?» - «Non, il y avait pas de croix» , affirme ce dernier, pour qui il n’y en a jamais eu. Et la pierre à côté ? L’image montre ce qui semble un rocher plat recouvert de mousse. «Ca ne me parle pas», disent tour à tour les accusés. Pas plus que les photos du sentier, de ficelles rouges et bleu-violet accrochées, ou d’une pelle au manche cassé…



«Il s’agit du lieu où pourrait se trouver la sépulture de Fiona», affirmait pourtant Me Marie Grimaud, d’Innocence en danger, à qui ces documents sont parvenus «dans la nuit» et qui a semble-t-il été piégée par cette témoin aux motivations douteuses.



Ni la mère de Fiona, ni son ex-compagnon, accusés de «coups mortels aggravés» sur la fillette, ne se souviennent du lieu de sa sépulture. Et celui-ci n’a jamais pu être localisé en dépit de trois opérations de recherches durant l’instruction.



Ce n’est pas la première fois que ce genre de document parvient à la justice dans un dossier qui a provoqué autant de solidarité que de colère, et nombre de témoignages fantaisistes.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/11/2016 09:44  Mis à jour: 17/11/2016 09:44
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 Re : Procès Fiona: les derniers jours de la fillette, visage tuméfié et allure "de zombie"
Les dernières images de la petite fille vivante ont été diffusées mercredi devant la cour d'assises du Puy-de-Dôme. Fiona apparaît avec un large bandeau jaune censé dissimuler un hématome sur la tempe.

Les images sont un peu floues mais une petite silhouette se dessine. Manteau gris fermé sur un pantalon un ton en-dessous et large bandeau jaune qui lui barre une partie du front. Ce sont les dernières traces de Fiona vivante, elle qui a disparu il y a trois ans et demi.

Le mercredi 8 mai 2013, entre 15h30 et 16h, les caméras de vidéosurveillance du McDonald's de Clermont-Ferrand ont capturé l'instant. La petite fille de cinq ans est avec sa mère, son beau-père et sa petite soeur. Nouvelle apparition dans un magasin C&A. Puis, plus rien.

Les photos ont été diffusées mercredi sur les écrans de la cour d'assises du Puy-de-Dôme. Le père de Fiona, présent au premier rang depuis le premier jour du procès, ne peut retenir ses larmes. Il attend des réponses sur ce qui est arrivé à sa fille et l'endroit où elle est enterrée. En vain.
Hématome "violacé"

L'enquête a permis de déterminer que le 8 mai, Cécile Bourgeon, Berkane Makhlouf et les deux fillettes ont ensuite voulu aller au cinéma. L'agent d'accueil se souvient de leur passage. Entendue pendant l'instruction, elle a raconté que l'aînée présentait "toutes les caractéristiques d'une enfant maltraitée". Ce témoin parle de la tristesse et de l'absence de vitalité de la fillette qui avançait comme un "zombie".

"Si on a été en ville ensemble, c'est qu'elle était capable de venir avec nous", lâche à la barre sa mère, sur un ton monocorde. Pourtant, de son propre aveu, le bandeau jaune qui attire l'oeil par sa taille et sa position très basse, servait à maquiller un hématome "violacé" au niveau de la tempe. La petite fille le portait déjà le mardi après-midi, dernière demi-journée où elle est allée à l'école.

Fiona s'était "pris un coup par Berkane". Coup de poing ou gifle, elle ne sait pas, elle n'était pas présente. Mais elle le sait car après Fiona et son beau-père pleuraient.
"Une petite fessée et elle se calmait"

"C'était pas volontaire de sa part, il n'a jamais voulu la tuer", répète inlassablement Cécile Bourgeon, comme un disque rayé. Lui nie, évoque un accident en trottinette ou contre le chambranle d'une porte. "Fiona c'était un ange. Une petite fessée et elle se calmait directement. Pourquoi je l'aurai frappée?" Parole contre parole. Les versions de la mère et du beau-père convergent quand il s'agit d'estimer, qu'entre autres hypothèses, ce bleu peut être à l'origine du décès dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12.

"Vous êtes sûre qu'elle était encore vivante jeudi, vendredi, samedi?", interroge le président. Oui, assure sa mère, incapable de donner des éléments l'attestant. "Je ne sais pas, il n'y a pas un voisin qui entend quelque chose?", tente-t-elle. Mais dans le huis clos familial qu'elle décrit comme un "cocon", ils ne sont que deux à connaître la vérité: elle et Berkane Makhlouf.

http://www.lexpress.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/11/2016 09:49  Mis à jour: 17/11/2016 18:34
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 Re : Procès Bourgeon/Makhlouf : suivez la 4e journée d'audience en direct.
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Au programme aujourd'hui : audition des institutrices, de l'atsem et de la directrice de l'école de Fiona ce matin. Cet après-midi, audition du médecin de famille du couple Bourgeon/Makhlouf.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/11/2016 09:34  Mis à jour: 18/11/2016 09:34
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 Re : Procès Bourgeon/Makhlouf : suivez la 5e journée d'audience en direct.
18 nov 08:30



Durant quatre mois, ils ont été unis dans le mensonge. Aujourd'hui, Cécile Bourgeon, la mère de la petite Fiona, et son compagnon Berkane Makhlouf se déchirent et s'accusent mutuellement d'avoir porté les coups à l'enfant qui ont entraîné sa mort. Le corps de la fillette de cinq ans, dont ils avaient tenté de faire croire à l'enlèvement, n'a jamais été retrouvé. Sans autopsie, impossible de savoir avec exactitude ce que Fiona a enduré dans l'enfer du huis clos familial.




Mais les déclarations de ce couple de toxicomanes laisse entrevoir l’histoire d’une enfant-martyr. Une fillette devenue le "punching-ball" d’adultes défoncés et que l’on cache pour ne pas alerter la vigilance des autres. Durant deux semaines, la mère et le beau-père de Fiona devront répondre de "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner". LCI vous fait vivre l'audience en direct.

Cliquez ICI

Hier, les accusés ont livré un récit glaçant de la dernière nuit de Fiona
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/11/2016 12:57  Mis à jour: 19/11/2016 19:37
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 Re : Meurtre de Fiona : les moments forts de la première semaine du procès ( Vidéo)
Une personnalité aux deux visages qui se dévoile, le témoignage d'une médium et le récit de la nuit du drame ont marqué les cinq jours d'audience devant la cour d'assises de Riom (Puy-de-Dôme), où comparaissent la mère et le beau-père de la petite fille.



Comment est morte Fiona ? Où se trouve le corps de la fillette ? Ces questions restent sans réponse, à l'issue de la première semaine du procès de sa mère et de son beau-père devant la cour d'assises de Riom (Puy-de-Dôme)
. Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf comparaissent notamment pour coups mortels aggravés, depuis lundi 14 novembre.

En mai 2013, Cécile Bourgeon fait croire à la France entière que sa fille a été enlevée. De vastes recherches sont lancées, mais restent vaines. Le couple finit par avouer : Fiona est morte dans l'appartement familial. La mère et son compagnon s'accusent mutuellement d'avoir porté des coups mortels. Ils disent avoir enterré l'enfant à la lisière d'une forêt. Mais le corps de la petite fille n'a jamais été retrouvé.

"La petite bête, vous la cherchez et vous allez la trouver !"

Le procès doit tenter d'en savoir plus sur le sort réservé à sa dépouille, et de déterminer les responsabilités respectives de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf dans sa mort. Mais, depuis le début, esquives, flou et imprécisions dominent.

La mère de Fiona a montré deux visages à l'audience. La frange relevée par une pince, une paire de lunettes vissée sur le nez et un foulard rose fuchsia noué sur un pull gris, cette femme de 29 ans, à la barre, a d'abord exprimé des regrets.

"Je veux rejoindre ma fille. Elle me manque." -> Cécile Bourgeon devant la cour d'assises de Riom

Et puis Cécile Bourgeon hausse la voix et montre un autre visage, quand une avocate des parties civiles lit l'une de ses lettres, adressée à un homme avec lequel elle a entretenu une relation épistolaire. "J'ai hâte qu'on puisse se voir, viens sur Perpignan on cherchera du taf ensemble. J'aimerais bien avoir un autre bébé, j'aime tant les enfants", écrit-elle. La salle s'exclame : "Ohhh !"

"Pour qui elle se prend ?", lance-t-elle à l'attention de Marie Grimaud, de l'association "Innocence en danger", qui l'interroge sur ce courrier. Cécile Bourgeon s'emporte : "J'ai le droit d'être enceinte, je fais ce que je veux. (...) La petite bête, vous la cherchez et vous allez la trouver ! Je ne vais plus répondre à vos questions."

"Je suis médium, la petite Fiona m'a contactée au début de l'affaire"

L'audience connaît un intermède burlesque mercredi. Ce premier rebondissement du procès survient à la mi-journée, quand cette même avocate des parties civiles explique à la cour avoir reçu un témoignage, qu'elle juge crédible, sur l'endroit où pourrait avoir été enterrée la fillette disparue.

Le témoin, une petite femme brune de 47 ans, s'approche de la barre en fin de journée. "Je suis médium, radiesthésiste et la petite Fiona m'a contactée au début de l'affaire", commence-t-elle. Stupeur de la salle, qui comprend le peu de crédit à porter à ce témoignage, qui avait fait naître de brefs espoirs de connaître la vérité.

"Dis la vérité"


Mais cette vérité a décidément du mal à éclater. Les deux accusés racontent la nuit du drame, mais continuent de se reprocher les faits. Jeudi, lorsque Berkane Makhlouf répète à la cour ne pas avoir porté de coups à la fillette, Cécile Bourgeon réplique et s'adresse pour la première fois à son ex-compagnon.

- "J'ai pas frappé Fiona.

- Dis la vérité.

- Toi, tu la dis pas non plus, la vérité !"

Tous deux encourent trente ans de réclusion criminelle. Le verdict est attendu le 25 novembre.

http://www.francetvinfo.fr/faits-dive ... ne-du-proces_1927449.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/11/2016 19:30  Mis à jour: 19/11/2016 19:30
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 Re : Procès de la petite Fiona : Cécile Bourgeon montre très peu d'émotion et s'est avérée très agressive, contrairement à Berkane Makhlouf dont l’image s’humanise au fil de l’audition des témoins …
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RÉCIT - Dans le procès de la fillette disparue il y a trois ans, la mère de la victime et son compagnon se sont montrés sous un nouveau jour, semant le trouble aux assises du Puy-de-Dôme.

A mi-route, le procès de l'affaire Fiona, ouvert ce lundi, déconcerte les assises du Puy-de-Dôme. Car plus que jamais les incertitudes demeurent. Quand la fillette de 5 ans est-elle morte ? Que lui est-il arrivé ? Où se trouve le corps ? Interrogés inlassablement par l'accusation, la mère de la petite fille Cécile Bourgeon et son beau-père Berkane Makhlouf n'ont toujours pas livré, à ce jour, de nouveaux éléments probants pour percer le mystère. Ils ont en revanche dévoilé un nouveau visage. Alors que l'image de son ex-compagnon s'humanise, la mère de Fiona a perdu des points.

Par ailleurs, vendredi, un témoin est encore venu semer le trouble en affirmant avoir vu Fiona, visiblement en bonne santé, sur le dos de Makhlouf 48 heures avant le drame. Pour l'accusation, la fillette pourrait être décédée quelques jours plus tôt, victime de coups mortels portés par le couple. "On se rend compte qu'il y a aujourd'hui deux certitudes : on n'est pas sur une enfant martyrisée depuis des mois", s'est félicité l'avocat de Cécile Bourgeon, Renaud Portejoie. "Il y a certes des défaillances de sa famille qui étaient sous l'emprise de la toxicomanie, mais on n'est pas sur des violences qui se répètent. Tout est possible, y compris la thèse de l'accident", ajoute le conseil.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/11/2016 21:20  Mis à jour: 20/11/2016 21:20
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 Re : Procès Fiona - Après une première semaine sans progrès, l'attente est grande alors que les débats reprennent ce lundi...
Le procès de l'affaire Fiona reprend ce lundi pour la deuxième semaine d'audience devant la cour d'assises du Puy-de-Dôme à Riom. Après cinq jours de débats, les circonstances de la mort de la petite fille à Clermont-Ferrand en mai 2013 ne sont pas beaucoup plus claires. Les témoignages ont tout de même permis de dresser un peu plus précisément le portrait des deux accusés. Berkane Makhlouf, le beau-père de Fiona est apparu comme un un homme violent, impulsif et rongé par la drogue, mais aussi un homme capable d'une certaine complicité avec la petite fille. La mère de Fiona, Cécile Bourgeon, a elle été décrite comme une femme passive, fragile, sous l’influence de son ex-compagnon, mais les débats ont aussi montré une femme déterminée qui peut être manipulatrice.


Cette semaine d'audience aura été marquée par une perturbation ce mercredi ; une avocate des partie civile laisse supposer des révélations sur le lieu où serait enterré le corps de Fiona, la cour convoque une medium qui s'effondre à la barre. Parmi les moments forts des débats cette semaine, le récit spontané et bouleversant de Berkane Makhlouf sur le jour du drame. Ce jeudi, devant la cour, il est revenu sur la mort de Fiona et leur expédition pour enterrer le corps, un des premiers instants de vérité de ce procès. Mais les deux accusés n'ont rien livré de plus ces derniers jours alors que les espoirs sont encore grands de savoir où se trouve le corps de la fillette et comment elle est morte.



Le programme de cette deuxième d'audience


Le témoignage de Nicolas Chafoulais, le père de Fiona, est très attendu ce lundi, il devait être auditionné en début de semaine dernière mais le retard pris a obligé la cour à décaler son témoignage à ce lundi après-midi.



D'autres témoins seront entendus sur la consommation de stupéfiants des deux accusés avant qu'ils soient à nouveau interrogés. La journée de mardi sera entièrement consacrée aux expertises psychologiques de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf avec pas moins de trois experts appelés à la barre.



Mercredi ce sont les enquêteurs qui viendront retracer leur travail depuis la fausse disparition de Fiona jusqu'aux aveux des deux accusés. Les deux dernières journées d'audience seront consacrées aux réquisitoires et aux plaidoiries des différents avocats.

https://www.francebleu.fr/infos/faits- ... nte-est-grande-1479501845
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/11/2016 08:29  Mis à jour: 21/11/2016 08:29
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 Re : Procès Bourgeon/Makhlouf - Suivez en direct la 6e journée d'audience ...
Après une première semaine qui a donné à la Cour d'Assises du Puy-de-Dôme la possibilité de cerner un peu mieux la personnalité de chacun des deux accusés dans la disparition et la mort de Fiona, Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, le procès reprend dans un tribunal de Riom qui attend toujours de connaitre la vérité sur les causes exactes de la mort de la fillette de 5 ans, le 12 mai 2013

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/11/2016 18:03  Mis à jour: 21/11/2016 18:03
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 Re : Lors de son témoignage, le papa désespéré de Fiona (Nicolas Chafoulais) s’adresse à Cécile Bourgeon : "Tu sais très bien où elle est !"
C'est dans un silence de cathédrale que Nicolas Chafoulais a témoigné lundi après-midi devant la Cour d'assises du Puy-de-Dôme. Le père de Fiona a parlé de sa fille, morte en mai 2013, et s'est attaqué directement à son ancienne compagne qu'il a accusée de cacher une vérité qu'elle connait.

Moment émouvant à Riom, lundi après-midi, quand Me Fribourg, l'avocat de Nicolas Chafoulais, a demandé au père de parler de sa fille, de sa naissance, de lui redonner vie. "La naissance de Fiona, c'est le plus beau jour de ma vie", se souvient-il. La voix tremblante, il raconte ce moment où il a accompagné les sage-femmes pour la laver, l'émotion quand il l'a prise dans ses bras, "c'était ma fille". Fiona, son père la décrit comme une enfant qui "n'était pas difficile à vivre, elle était mignonne, sage, pas colérique". Il marque une pause. "Elle ne méritait pas ça", dit-il en regardant avec insistance Cécile Bourgeon. La mère reste sans réaction.

Le public écoute, attentif. L'ambiance est lourde. Quelques mouchoirs apparaissent. Nicolas Chafoulais continue le portrait de sa fille. "Elle n'avait pas de jalousie quand sa soeur est née, Fiona était toujours à côté de moi, elle lui faisait des câlins". Et puis il parle de la petite soeur, "tout ce qui lui reste". Aujourd'hui, Nicolas Chafoulais a l'autorité parentale exclusive sur son deuxième enfant. Il parle de ses deux années qu'elle a passée confiée aux services sociaux "à cause de sa mère et de sa grand-mère". Les larmes montent quand il explique qu'elle ne se souvient pas de Fiona et qu'il redoute le jour où il va falloir tout lui expliquer.

Un homme en colère
Quelques minutes plus tôt, c'est un père en colère qui a quitté le premier rang de la salle d'audience du palais de justice de Riom qu'il occupe depuis le premier jour pour rejoindre la barre, face à la cour. "Qu'attendez-vous de ce procès ?", lui demande le président. "J'attends la vérité et savoir où elle est", répond Nicolas Chafoulais en se retournant vers Cécile Bourgeon, "madame Bourgeon", comme il l'appelle. "Tu sais très bien où elle est ! Vous savez très bien ce qui lui est arrivé !", lui lance-t-il.

Nicolas Chafoulais revient sur sa séparation avec Cécile Bourgeon, en mars 2012. A l'époque, il allait garder les petites quand Cécile Bourgeon était prise par le travail le soir. Il n'avait pas de difficultés à voir Fiona et sa soeur, les mercredis, les week-ends. Et puis est arrivé Berkane Makhlouf. Les relations se sont alors détériorées rapidement. Le fossé se creusait d'autant plus que Nicolas Chafoulais voulait se sortir de l'enfer de la drogue.

L'arrivée de Berkane Makhlouf change la donne
Un jour de septembre 2012, Fiona lui dit que "le compagnon de madame Bourgeon lui avait fait mal". Il veut avoir une explication et part au domicile du couple. Le ton monte avec la mère qui appelle Berkane Makhlouf. Nicolas Chafoulais s'énerve, et préférant ne pas toucher à l'homme qui se dresse face à lui, il frappe un lampadaire avec la jambe. Il se brise le tibia. Il ne reverra plus Fiona.

Dans les mois qui suivent, le père peut s'entretenir de temps en temps avec sa fille au téléphone, rien de plus. Quand il apprendra plus tard qu'elle pouvait être difficile à gérer, il ne comprend pas pourquoi Cécile Bourgeon ne l'a pas appelé si Fiona était si dure. Il la regarde. Elle se lève : "Je voulais, j'allais le faire...", il la coupe : "Tu voulais ? T'attendais quoi ?". Nicolas Chafoulais est "persuadé" au fond de lui que les deux accusés refusent de dire la vérité et que la mémoire ne leur fait pas défaut.

Les crises de nerfs de Cécile Bourgeon
"Quand madame Bourgeon perd ses moyens, elle devient violente. Il m'est arrivé de lui mettre deux ou trois calottes pour la calmer", reconnait Nicolas Chafoulais.

Assis depuis une semaine face au box, il n'a pas manqué de constater que Cécile Bourgeon s'était emportée plusieurs fois depuis le début de son procès et qu'elle avait pris Me Marie Grimaud en grippe. L'avocate de l'association "Innocence en Danger" lui fait remarquer. "Pourquoi selon vous ?". "Parce que vous êtes blonde avec des yeux bleus, vous devez lui rappeler sa fille", avance-t-il. Cette ressemblance est encore plus évidente entre le père et la fille. "Elle avait les mêmes yeux, on était identique". Un peu plus tard, Nicolas Chafoulais dira les sanglots dans la voix : "Fiona est morte parce qu'elle me ressemblait".

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 22/11/2016 09:39  Mis à jour: 22/11/2016 09:39
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 Re : DIRECT - Procès Fiona : la cour se penche sur les expertises pychologiques des deux accusés ce mardi .
Dans le procès de l'affaire Fiona, la journée d'audience est consacrée ce mardi aux expertises psychologiques des deux accusés. Cécile Bourgeon, la mère de la petite fille, et Berkane Makhlouf, son ex-compagnon, comparaissent devant la cour d'assises de Riom, le verdict est attendu ce vendredi.

Les deux accusés seront encore au centre des débats ce mardi devant la cour d'assises du Puy-de-Dôme à Riom. Cécile Bourgeon et Berkane Makhouf comparaissent pour violences aggravées ayant entraîné la mort pour le décès de la petite Fiona, cinq ans, cinq ans en mai 2013. Ils sont aussi poursuivis pour avoir enterré le corps de la fillette, il n'a jamais été retrouvé, avant de simuler sa disparition. Après l'audition du père de Fiona ce lundi, la cour examine ce mardi les expertises psychologiques des deux accusés, il y en a eu plusieurs réalisées pour chacun d'eux.


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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 22/11/2016 14:56  Mis à jour: 22/11/2016 14:56
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 Fiona. Le témoignage d'un toxicologue met à mal la défense : L'expert n'a pas laissé place au doute. « La prise accidentelle de produits toxicologiques à dose mortelle est une « hypothèse extrêmement improbable ».
Le procès Fiona a peut-être connu, ce matin, un tournant. Yvan Gaillard, docteur en toxicologie, a fragilisé la théorie de la mort accidentelle de la fillette.

Depuis le début du procès, les accusés défendent la théorie d'une mort accidentelle de Fiona, 5 ans. Selon le couple Makhlouf-Bourgeon, la fillette aurait pu ingérer des produits toxiques, nombreux dans l'appartement clermontois des deux prévenus, et aurait succombé dans la nuit du samedi au dimanche.

L'expert docteur en toxicologie Yvan Gaillard, cité à comparaître à la demande des avocats de la partie civile la veille, a longuement expliqué, via la visioconférence, les conséquences des produits pris le jour supposé des faits, ce qui a pour le moins fragilisé la défense.
Selon Berkane Makhlouf et Cécile Bourgeon, le beau-père et la mère de l'enfant, le matin où ils ont découvert le corps inerte de l'enfant dans son lit, ils ont pris de nombreux produits stupéfiants avant de partir enterrer le corps près du lac d'Aydat. Un cocktail détonnant fait de cocaïne, héroïne, Stilnox, Xanax et Subutex. « Ce sont des produits aux effets antagoniques », développe l'expert.

L'héroïne et la cocaïne ont un « effet explosif » sur l'organisme, alors que le Xanax et le Stilnox sont des sédatifs pouvant entraîner un « effet amnésique ». D'un côté, le « discernement est entamé » et de l'autre, ils entraînent « une inhibition des barrières morales » qui crée une « distanciation émotionnelle par rapport aux émotions et aux événements ».

Les effets du Xanax

« Dans ces conditions, est-il possible qu'ils aient pris leur voiture, roulé une heure et demie à deux heures, selon les déclarations de Cécile Bourgeon, et creusé pour enterrer le corps en forêt ? » questionne aussitôt la défense. « Une prise de Xanax peut conserver les mécanismes complexes, sauf la conduite automobile », affirme le Dr Gaillard. « Si les protagonistes ont pu conduire le véhicule sans problème majeur de circulation, cela signifie que les mécanismes intellectuels sont préservés, ainsi que les fonctions motrices. » Mais « avoir pu conduire 60 kilomètres sans accident » et « creuser la terre » signifie que « le comportement n'était pas aussi altéré que l'on puisse l'imaginer ». « C'est possible, mais cela me semble peu probable. »

Enfin, ultime mise à mal dans la défense du couple Bourgeon-Makhlouf. Ce spécialiste en toxicologie est formel. Même si l'enfant de 5 ans avait ingéré par accident l'un de ces nombreux produits toxiques, la veille au soir, cela n'aurait pas pu provoquer la mort de l'enfant. « Ce sont des produits dangereux pour des enfants, mais pas si toxiques que ça. » « Que des enfants soient intoxiqués mortellement par ce type de produit me semble une hypothèse extrêmement improbable. » Et d'ajouter qu'il « ne connaît] pas de cas de décès », dans ces conditions.
Pour les avocats de la partie civile, le procès de la petite Fiona a bel et bien connu un basculement. « Nous avons démontré ce matin que Fiona n'était pas morte accidentellement. »

http://www.lepoint.fr/societe/proces- ... 84841_23.php#xtor=CS3-192
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/11/2016 13:07  Mis à jour: 23/11/2016 13:07
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 Re : 8° JOUR DU PROCES FIONA EN DIRECT -: LES POLICIERS REVIENNENT SUR LEUR TERRIBLE ENQUETE.
JOUR 8 – Poursuivis pour violences volontaires ayant entraîné la mort procès de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf se poursuit devant la cour d’assises de Riom (Puy-de-Dôme). La mère et le beau-père de la petite Fiona sont accusés de l’avoir frappée avant de faire disparaître son corps. Enfermés dans leurs contradictions et leurs non-dits, les deux accusés n’ont toujours pas livré d’éléments probants sur la mort de l’enfant et le lieu de la sépulture.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/11/2016 16:18  Mis à jour: 23/11/2016 16:18
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 Re :Le corps de la petite Fiona, disparue à Clermont-Ferrand en mai 2013, a-t-il été enfoui par sa mère et son beau-père près d'un lac ou ces deux-là l'ont-ils jeté dans une poubelle ?
La déposition, mercredi matin, d'un enquêteur, permet de privilégier l'une de ces deux versions.

Qu'est devenu le corps de Fiona, 5 ans, disparue à Clermont-Ferrand le dimanche 12 mai 2013? A-t-il été enfoui par sa mère, Cécile Bourgeon, et son beau-père, Berkane Makhlouf, dans un bois, près du lac d'Aydat, après qu'ils eurent trouvé sur place une pelle providentielle, comme ils l'affirment? Ou, plus prosaïquement, a-t-il été jeté à la poubelle par l'accusé, comme un témoignage pourrait le laisser penser? La déposition, mercredi matin, d'un enquêteur, permet de privilégier l'une de ces deux versions.

Le lundi 13 mai, un voisin du couple, Aziz M., déclare avoir vu, la veille, vers 17h30, un homme se diriger vers les conteneurs à ordure de la résidence - or, c'est le moment où Cécile Bourgeon signale l'«enlèvement» de Fiona, dans un parc clermontois. L'homme portait sur son dos «un gros sac poubelle noir». Fiona mesurait environ 1,10m et pesait 16 kg: était-elle dans ce sac? Le chef de la sécurité publique départementale ne l'exclut pas. Alors que les accusés se cramponnent à l'inhumation sauvage en pleine nature, le commissaire divisionnaire Fernandez leur oppose, cartésien: «J'ai un avis: quand on part enterrer, on prend une pelle».

Voici maintenant à la barre un autre divisionnaire, Christophe Molmy. Aujourd'hui patron de la BRI - il a, à ce titre, conduit à Paris, le 13 novembre 2015, l'assaut du Bataclan -, le témoin dirigeait à l'époque l'Office central de répression des violences aux personnes (OCRVP), co-saisi, avec la police judiciaire clermontoise, de l'enquête sur la disparition de Fiona. En septembre 2013, le couple Bourgeon-Makhlouf, qui s'est depuis le mois de mai installé à Perpignan et a eu un petit garçon, est arrêté: depuis le début, les enquêteurs se doutaient que ces deux-là leur mentaient, ils en ont maintenant la conviction.

Après le passage à la barre, de Christophe Molmy, la piste de l'enfouissement acquiert une grande crédibilité


Au début de leur garde à vue, chacun à sa manière, les suspects campent sur leur fable du kidnapping. Puis, lors de sa quatrième audition, Cécile Bourgeon craque. Elle affirme que le 11 mai au soir, Berkane Makhlouf avait frappé Fiona, qui avait vomi dans la nuit et se plaignait d'avoir mal au ventre. Le dimanche matin, la mère et le beau-père avaient constaté sa mort et décidé de dissimuler le petit cadavre. Reste à obtenir les aveux de l'homme qui se montre, selon M. Molmy, beaucoup plus «calculateur, le mot stratège est un peu fort» -, que sa compagne. «Je lui ai dit, raconte le commissaire: quand vous avez creusé le trou, le manche de la pelle s'est cassé. C'est ce qui l'a décoincé». La piste de l'enfouissement acquiert, à cet instant, une grande crédibilité. S'il n'avait pas cassé ce manche de pelle, Berkane Makhlouf n'avait aucune raison de céder devant l'argument.

Ce qui ne change rien au problème de l'accusation, car ce qui importe, c'est la cause de la mort de Fiona.
Certes, le toxicologue, les psychologues et les psychiatres, ont présenté mardi comme peu probable un empoisonnement par absorption accidentelle de stupéfiants - il y en avait partout chez Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, toxicomanes avérés. Ils ont également mis en doute l'amnésie très sélective et partagée, qui empêcherait comme par hasard les accusés de se souvenir de l'endroit où ils ont enterré la victime, et de permettre des constatations médico-légales de première importance. Mais cela ne suffit pas pour exclure l'accident.

La défense, mercredi, a poussé un peu plus sa machine à fabriquer du brouillard pour semer le doute dans l'esprit des jurés. C'est de bonne guerre, et elle n'a pas vraiment le choix. Comme l'avocat général, au lieu de déminer systématiquement cette stratégie, préfère mimer l'enfouissement de Fiona en tapant du pied sur son estrade et évoquer à répétition, à deux mètres du père de la petite fille, de manière aussi sordide qu'inutile, les conséquences physiologiques de la mort sur un corps humain, Mes Khalifar et Portejoie (père et fils) peuvent garder espoir.
Il leur reste cependant à surmonter une difficulté sérieuse: leurs clients, dans les versions successives de leur aveux, se sont rejeté la responsabilité des coups qui auraient pu être fatals à Fiona. Ils n'ont jamais dit que la fillette s'était empoisonnée par accident.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/11/2016 13:19  Mis à jour: 24/11/2016 13:19
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 Fiona : 9° jour du procès en direct. AU TRIBUNAL, MAKHLOUF ET BOURGEON SE DECHIRENT.
JOUR 9 – Le procès de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, poursuivis pour violences volontaires ayant entraîné la mort de la petite Fiona, se poursuit devant la cour d’assises de Riom (Puy-de-Dôme). La mère et le beau-père de la fillette sont accusés de l’avoir frappée avant de faire disparaître son corps. Enfermés dans leurs contradictions et leurs non-dits, les deux accusés n’ont toujours pas livré d’éléments probants sur la mort de l’enfant et le lieu de la sépulture.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/11/2016 13:25  Mis à jour: 24/11/2016 13:25
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 Re :Procès Fiona: REBONDISSEMENT ! Cécile Bourgeon dit avoir menti et que Berkane Makhlouf n'a pas frappé sa fille...
Au huitième jour du procès de l'affaire Fiona devant les assises du Puy-de-Dôme: Cécile Bourgeon, la mère de la fillette, a dit devant la cour avoir menti et que son ex-concubin Berkane Makhlouf n'avait pas porté de coups sur la fillette le soir du drame.

Le président de la cour d'assises du Puy-de-Dôme, qui juge Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf pour la mort de la petite Fiona en 2013, a fait intervenir le bâtonnier, mercredi soir, après un incident avec la défense.

L'audience a été suspendue vers 21h30, pendant plus d'une heure, le temps qu'arrive Frédéric Franck, qui préside le Conseil de l'Ordre du Barreau de Clermont-Ferrand. Elle a repris brièvement vers 22h45 avant d'être suspendue à nouveau jusqu'à jeudi matin.

L'incident est survenu entre le président de la cour, Dominique Brault, et Renaud Portejoie, l'un des avocats de la mère de la fillette, âgée de cinq ans au moment de sa disparition. Le magistrat lui reprochait de faire obstruction à ses questions en répondant à la place de l'accusée, à un moment où celle-ci semblait sur la sellette.

Le président venait d'interroger les deux ex-concubins sur les coups mortels qu'ils sont accusés d'avoir portés à l'enfant. Une médecin-légiste, entendue dans l'après-midi à la barre, avait privilégié l'hypothèse d'un traumatisme abdominal, consécutif à des coups portés au ventre et au thorax, pour expliquer la mort de Fiona. Hypothèse formulée sur la base des éléments de l'enquête à défaut d'avoir pu pratiquer une autopsie, le corps n'ayant jamais été retrouvé.

"C'est médicamenteux"

Les accusés, tous deux anciens toxicomanes, ont répondu en évoquant une nouvelle fois une mort accidentelle par absorption d'un médicament.

"C'est médicamenteux", a assuré Cécile Bourgeon.
Le président lui a alors rappelé qu'en garde à vue, elle avait pourtant imputé à Berkane Makhlouf des coups sur la fillette, la veille du drame. "C'était une invention ?", a-t-il demandé.

"Non, ce n'était pas vraiment une invention", a bredouillé la mère.
"Vous comprenez ce que vous êtes en train de dire là ? C'est vrai ou c'est pas vrai ?", interroge-t-il.

L'accusée: "Oui. Berkane dit aussi des mensonges".
"J'ai voulu l'accabler un peu plus"


Et le magistrat d'insister: "donc c'est un mensonge lorsque que vous avez voulu accabler M. Makhlouf ? Donc même devant la cour d'assises, vous dites des mensonges ?"

"Oui. Il arrêtait pas de m'accabler. Je l'ai très mal vécu, j'ai voulu l'accabler un peu plus", a lâché Cécile Bourgeon semant encore un peu plus le doute sur le sort de Fiona.
La semaine dernière, les deux anciens concubins s'étaient déjà mutuellement accusés de ne pas dire la vérité. Le verdict est attendu vendredi soir.

V.R. avec AFP http://www.bfmtv.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/11/2016 18:10  Mis à jour: 24/11/2016 18:10
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 Re :VIDEO. Nicolas Chafoulais (père de Fiona) attend "une peine exemplaire". Il se tenait loin des médias depuis le début du procès, Nicolas C a parlé à la veille du verdict.
Le père de Fiona attend une peine exemplaire pour Cécile Bourgeon, son ancienne compagne, et Berkane Makhlouf, jugés aux Assises du Puy-de-Dôme pour coups mortels sur la fillette de 5 ans.



Durant tout le procès, Nicolas Chafoulais est resté assis au premier rang de la salle d'audience du palais de justice de Riom.

Pendant deux semaines, il a fait face à la mère de ses deux filles, Cécile Bourgeon, et son ancien compagnon, Berkane Makhlouf. D'eux, le père de Fiona espérait entendre la vérité sur le sort de sa fille, décédée en mai 2013, et pas des vérités "qui changent tous les jours". "Ils mentent, ils ne disent pas la vérité, ils manipulent les gens, tous les jours ils changent de version. Comme depuis 4 ans, ils manipulent, ils mentent, ils racontent n’importe quoi", regrette Nicolas Chafoulais.

"J’avais un peu d’espoir en arrivant lundi dernier", reconnait-il, mais "elle (Cécile Bourgeon) a montré qu’elle n’était pas déterminée à dire ce qui s’était passé ni où était la petite".

Concernant les hypothèses évoquées durant les débats pour expliquer la mort de Fiona, Nicolas Chafoulais a son avis. Les médicaments ? "Je n’y crois pas du tout, on ne me la fera pas rentrer dans la tête celle-là". "Si ils ne disent pas ce qu’ils ont fait à Fiona et où ils l’ont mise, c’est qu’il y a une raison", poursuit le père s'absentait de la salle quand les propos tenus devenaient trop douloureux. "S’il y a toujours la manipulation et le mensonge, c’est qu’il y a quelque chose, c’est qu’ils sont coupables", assure-t-il.

Nicolas Chafoulais attend "une peine exemplaire". Les deux accusés encourent une peine maximale de 30 ans de réclusion criminelle.



- Cécile Bourgeon "pas impressionnée" par la perspective de 30 ans de prison.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/


Cécile Bourgeon "laisse faire la justice" et se dit "pas impressionnée" par l'idée de faire 30 ans de prison. C'est ce qu'elle a déclaré au soir du 8e jour de son procès devant la Cour d'assises du Puy-de-Dôme à Riom.
Il est 20h40, mercredi soir, quand, devant la Cour d'assises du Puy-de-Dôme, Me Marie Grimaud prend une nouvelle fois la parole pour s'adresser à Cécile Bourgeon. Alors que le 9e et dernier témoin de la journée, un membre du SRPJ de Clermont-Ferrand, se remémorait l'enquête sur la disparition de Fiona, l'avocate de l'association Innocence en Danger, a vu un air "terrifié" dans le regard de l'accusée.

"Pourquoi êtes-vous terrorisée ?", lui demande l'avocate. "Je n'ai pas peur", répond Cécile Bourgeon dans un premier temps. "Vous n'avez pas peur ? Trente ans de réclusion criminelle, ça ne vous fait pas peur ?", surenchérit Me Grimaud. "Non, ça ne me fait pas peur, ça ne m'impressionne pas". Cette absence de peur, un sentiment que ne partage

l'autre accusé, Berkane Makhlouf. "Ce qui me fait peur, c'est d'être condamné pour quelque chose que je n'ai pas fait", lance-t-il à la cour.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/11/2016 08:39  Mis à jour: 25/11/2016 08:39
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 Re :Procès Fiona : les jurés face aux mensonges et revirements des accusés. Vendredi, après le réquisitoire de l'avocat général et les plaidoiries de la défense, le jury délibérera.
Comment démêler le vrai du faux et la responsabilité de chacun des accusés dans la mort de la petite Fiona ? La tâche des jurés s'annonce difficile pour se forger une conviction face aux multiples rebondissements d'un procès confus. Le réquisitoire de l'avocat général et les plaidoiries de la défense sont attendus vendredi avant que le jury se retire pour délibérer.

Rôles inversés. La confusion reste le maître-mot de ce procès tenu devant un public toujours nombreux aux assises du Puy-de-Dôme depuis le 14 novembre. Au fil de débats tendus et parfois houleux, les rôles respectifs des deux accusés dans le couple, et dans le drame, semblent s'être inversés. Qui ment ? Qui dit la vérité ? Qui manipule qui ?

Au terme du procès, l'incertitude demeure sur les responsabilités des accusés, la mère de Fiona, Cécile Bourgeon, à la personnalité trouble, qui ne cesse de modifier sa version des faits, et Berkane Makhlouf, son ex-compagnon, à la mémoire également défaillante. Sauf pour nier les violences dont l'accuse son ancienne compagne.

Une mort qui reste mystérieuse. La cause de la mort de Fiona n'a pas été éclaircie (coups, ingestion de médicaments, voire de drogues), ni la date de sa mort, postérieure au mercredi 8 mai 2013 ou survenue dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 mai. Le sort réservé à la dépouille de l'enfant de 5 ans, enterrée en lisière d'une forêt ou jetée aux ordures, reste aussi une énigme. Les revirements en cascade des deux ex-concubins qui s'accusent mutuellement de mentir et reviennent sur leurs déclarations antérieures ajoutent encore à la confusion. Enquêteurs et experts ne s'accordent pas non plus sur les faits, faute de preuves matérielles et d'autopsie du corps, tandis que la défense vise à créer le plus de doutes possible.

http://www.europe1.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/11/2016 10:25  Mis à jour: 25/11/2016 10:25
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 Re : Procès Bourgeon/Makhlouf - Jour de verdict - Suivez en direct ...
Débuté le 14 novembre, le procès de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf devant la Cour d'assises du Puy-de-Dôme, à Riom, s'achève aujourd'hui. Le couple comparait pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, sur mineur de moins de 15 ans, en réunion, par ascendant ou personne ayant autorité.

La journée sera consacrée au réquisitoire de l'avocat général et aux plaidoiries des avocats de la défense.

Le verdict suivra... Difficile de dire à quelle heure il tombera. La peine maximale encourue par les deux accusés, la mère de Fiona, et son compagnon, est de 30 ans de réclusion criminelle.



Pour suivre en direct : CLIQUEZ ICI
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/11/2016 12:21  Mis à jour: 25/11/2016 12:21
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 Procès Fiona - L'accablant réquisitoire de l'avocat général : "Fiona, on l'a massacrée !". 30 ans de réclusion criminelle requis contre Makhlouf et Bourgeon.
Vendredi matin, l'avocat général a requis 30 années de réclusion criminelle contre Cécile Bourgeon et Berkhane Makhlouf pour la mort de Fiona en mai 2013. Il demande que la peine soit assortie d'une période de sûreté des deux tiers.

"Ma nuit fût hantée par cette dernière phrase que je dois prononcer, parce nous sommes avant tout des hommes". Raphaël Sanesi parle devant la Cour d'assises du Puy-de-Dôme depuis près de deux heures quand il entame l'énoncé des peines qu'il requiert contre Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf.

Accusés de la mort de Fiona, l'avocat général demande la peine maximale contre la mère de la fillette et son ancien compagne, soit 30 ans de réclusion criminelle. Un enfermement qu'il veut assorti d'une période de sureté des deux tiers et d'un suivi socio-judiciaire de 20 ans.

Par ailleurs, il requiert contre Cécile Bourgeon le retrait total de l'autorité parentale de ses deux enfants.

Au début de son réquisitoire, l'avocat général a souligné l'intérêt du public pour ce procès. "On a rarement vu une salle d’assises aussi comble", a-t-il constaté en précisant que son intervention serait toutefois "moins romanesque" que celles de la veille.

"Moi, je n’ai pas que l’émotion, j’ai le code pénal."


Raphaël Sanesi s'est ensuite attaché à démonter point par point la défense des deux accusés, reprochant à Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf tant le silence que leurs tentatives de sincérité. "Ces aveux, ces confidences, c’est encore une présentation publique, car vous aimez le public, vous aimez les feux médiatiques qui convergent vers vous. Je n’ai pas faibli devant vos larmes et l’émotion trop tardive que vous avez voulu faire passer hier matin", leur a-t-il lancé, "moi, je n’ai pas que l’émotion, j’ai le code pénal".

Il a parlé de Fiona, souvent, une fillette de 5 ans en 2013 morte des coups reçus. Il a parlé de ce "teint de petit cadavre" tel qu'il a été décrit par des témoins qui ont vu l'enfant les jours précédant sa mort. "Elle n’a été que pulsions de violence de la part de ceux qui ont été animés, non pas de la haine, mais du mépris. Elle a été l’incomprise. Elle est la preuve, malheureusement, que la maternité dans notre société ne saurait être innée". "Aimer, ça implique des devoirs", dit-il à Cécile Bourgeon.

"Votre choix a été fait à deux, unis dans la violence."

Raphaël Sanesi continue en insistant sur sur la violence comme caractéristique évidente de la personnalité de Berkane Makhlouf, s’appuyant sur des déclarations de ses anciennes compagnes et de membres de sa famille. Ciblant la mère, il dit : "Vous êtes aux ordres quand ça vous arrange. Il faut mettre un bandeau. Il faut mettre de l'arnica. Il faut mettre de la poudre. Il faut mettre du fond de teint". "Votre choix a été fait à deux, unis dans la violence", continue l'avocat général. Il rappelle les trois hypothèses avancées par le médecin légiste pour expliquer la mort de Fiona : le traumatisme cérébral, le traumatisme abdominal ou l'ingestion de médicaments. "La thèse la plus probable est le coup de genou dans la région abdominale".

Fiona, "on l'a massacrée", charge l'avocat général. Tous les coups ont entraîné la mort de Fiona, "puis elle est devenue un objet dont il fallait se débarrasser". Il relève les déclarations de Cécile Bourgeon qui indiquait avoir utilisé "le sac de maternité". "Le sac de maternité pour l'enfermer avec la rigidité cadavérique et la transporter auprès de sa petite soeur vers je-ne-sais-où. Le pardon d'une mère aurait été de la prendre dans ses bras !", clame Raphaël Sanesi. Et puis… "On l'enfouit comme une ordure".

"Fiona, on l'a massacrée."

Cécile Bourgeon a dit qu'elle "voulait protéger Berkane". "Ce n'est pas en le protégeant que vous le donnez de l'amour, c'est une association". Il rappelle à la cour que lors d'une confrontation, Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf se sont enlacés et embrassés. "Fiona elle est aux oubliettes ! On s'en fout de Fiona !", s'insurge R. Sanesi.

Dans ce "couple infernal" dans lequel règne "l'entendement et l'indifférence", un "inexplicable désamour", il ne voit pas un père ni une mère mais "les instruments d'une torture".

"L'amour ne détruit pas. L'amour se donne"


http://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/11/2016 23:50  Mis à jour: 25/11/2016 23:50
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 Re : L'horrible Calvaire de Fiona ! 5 ANS DE PRISON POUR LA MÈRE, 20 ANS POUR L'EX-COMPAGNON. Le public mécontent du verdict...
L'avocat général avait requis la peine maximale, 30 ans de réclusion criminelle, à l'encontre de Cécile Bourgeon et son ex-compagnon Berkane Makhlouf, jugés devant la cour d'assises du Puy-de-Dôme pour la mort de Fiona.

La fillette aurait succombé aux coups portés par sa mère et son beau-père en 2013. Son corps n'a jamais été retrouvé.

Les jurés ont été moins sévères que les réquisitions de l'avocat général. Berkane Makhlouf coupable de violences volontaires ayant entraîné la mort, a été condamné à 20 ans de prison, avec une période de sûreté de deux tiers mais pas de suivi socio-judiciaire.

Cécile Bourgeon, qui n'a pas été reconnue coupable des coups mortels portés à sa fille, écope elle d'une peine de cinq ans de prison pour "non assistance à personne en danger, recel de cadavre, modification de l'état des lieux de crime et dénonciation mensongère".

L'accusée a déjà purgée trois ans de prison en détention provisoire.

Le public mécontent du verdict
En revanche, comme l'avait demandé le magistrat, la mère de Fiona s'est vue retirer l'autorité parentale sur ses deux enfants.

Le public semble mécontent de ce verdict. A la sortie des accusés, les insultes fusent à l'encontre de Berkane Makhlouf et Cécile Bourgeon.

Nicolas Chafoulais, le père de Fiona, n'a d'ailleurs pas attendu la fin de l'énoncé du verdict pour quitter la salle d'audience. Il s'est éclipsé dès que le président de la cour d'assises a indiqué que les violences n'avaient pas été commises en "réunion".

http://www.vosgesmatin.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/11/2016 14:46  Mis à jour: 26/11/2016 15:01
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 Fiona: la mère 5 ans, 20 ans pour l'ex-concubin."Si le parquet général décide de ne pas relever appel, elle sortira d'ici les prochaines semaines"!!! Espérons un appel qui ferait parler Makhlouf ! Justice pour Fiona !!!
Coup de théâtre dans l'affaire Fiona: les assises du Puy-de-Dôme ont condamné vendredi la mère de la fillette à cinq ans de prison et son ex-compagnon, seul reconnu coupable des coups mortels, à 20 ans de réclusion.

Contre l'avis de l'avocat général, qui avait requis 30 ans de réclusion pour le couple, avec une période de sûreté des deux-tiers, Cécile Bourgeon a été acquittée partiellement du chef de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Contre toute attente, elle n'a été condamnée que pour quatre délits, notamment "non-assistance à personne en danger" et "dénonciation de crime imaginaire" pour avoir monté le scénario de sa disparition dans un parc de Clermont-Ferrand, le 12 mai 2013. Elle s'est toutefois vu infliger un retrait total de l'autorité parentale pour ses deux autres enfants.

La cour a estimé qu'"il n'y avait contre elle qu'un seul élément à charge: la parole tardive et variable de Berkane Makhlouf".

Ce dernier a écopé de 20 ans de réclusion criminelle, assortis d'une période de sûreté des deux tiers.

"C'est une immense satisfaction! Le droit l'a emporté sur la rue", s'est félicité Me Renaud Portejoie, l'avocat de Cécile Bourgeon pour qui "la cour, avec courage, a su se départir de l'émotion et rendre la justice sereinement".

"Si le parquet général décide de ne pas relever appel, (...), elle sortira d'ici les prochaines semaines", a-t-il estimé.

"Ce verdict est surprenant! La cour s'est montrée aveugle sur une partie des faits", a déclaré de son côté Me Mohamed Khanifar, conseil de Berkane Makhlouf, qui envisage de faire appel.

Dans sa plaidoirie, il avait mis en garde la cour contre un "risque d'erreur judiciaire", en faisant allusion à l'affaire d'Outreau.

A l'énoncé du verdict, Nicolas Chafoulais, le père de Fiona, a précipitamment quitté la salle. Pour son avocat, Me Charles Fribourg, "la manipulation et le mensonge ont triomphé sur la vérité".

"On a un tabou en France: une mère ne peut pas mettre fin aux jours de son enfant", a estimé pour sa part Me Marie Grimaud, avocate de l'association Enfance et Partage qui s'était portée partie civile.


Dans un réquisitoire particulièrement incisif à l'encontre de Cécile Bourgeon, l'avocat général avait pourtant renvoyé dos à dos les deux accusés, estimant qu'ils étaient "unis dans la violence".

"Il n'est pas nécessaire que je puisse identifier qui a fait quoi. Peu importe si l'un a mis trois coups et l'autre un seul", avait estimé Raphaël Sanesi de Gentile.

Il avait réclamé une "peine exemplaire" pour ce "couple infernal".


Les ex-concubins, jugés depuis deux semaines, avaient fait croire à un enlèvement pendant des mois en 2013, avant d'avouer la mort de la fillette de cinq ans dont le corps n'a jamais été retrouvé.

Le mystère demeure entier


Faute d'autopsie, la cause de la mort de Fiona n'a pas été éclaircie - coups, absorption de médicaments voire de drogues, le couple étant toxicomane. La défense n'a eu de cesse de plaider l'accident domestique.

Et le sort réservé à la dépouille de l'enfant, enterrée en lisière d'une forêt ou jetée aux ordures, reste toujours une énigme.


Durant ce procès à rebondissements, au cours duquel une médium a été appelée à la barre, Cécile Bourgeon est restée insaisissable et inconstante dans ses versions. Parfois touchant et volubile, Berkane Makhlouf avait persisté à nier les violences sur Fiona dont l'accuse son ex-concubine.

Ce verdict a été accueilli avec colère par une cinquantaine de personnes, qui attendaient la sortie du fourgon pénitentiaire et ont injurié copieusement la mère de Fiona.

© 2016 AFP

http://www.ladepeche.fr/article/2016/ ... ment-ex-compagnon-20.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/11/2016 14:21  Mis à jour: 28/11/2016 14:21
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 Re : Le parquet général fait appel des condamnations de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf...
Moins de 72 heures après le verdict rendu par la Cour d'assises du Puy-de-Dôme, le parquet général a annoncé qu'il faisait appel.
Vendredi soir, Berkane Makhlouf, reconnu coupable de coups mortels aggravés, a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle, Cécile Bourgeon partiellement acquittée.


Le parquet général a annoncé son intention d'interjeter appel après le verdict rendu vendredi soir par la Cour d'assises du Puy-de-Dôme dans le cadre du procès de l'affaire Fiona.

Trois ans après le décès de la fillette, le 12 mai 2013, à Clermont-Ferrand, Berkane Makhlouf a été reconnu coupable de coups mortels aggravés et condamné à 20 ans de réclusion criminelle. Sa compagne de l'époque, la mère de Fiona, a en revanche été partiellement acquittée par le jury qui n'a pas retenu contre elle le chef d'accusation de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Cécile Bourgeon a été condamné pour des faits délictuels à 5 ans d'emprisonnement (non assistance à personne en danger, recel et dissimulation de cadavre, modification d'une scène de crime et dénonciation mensongère de crime ou délit).

Cécile Bourgeon reste détenue et peut former des demandes de mise en liberté devant la chambre de l'instruction.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 30/11/2016 11:14  Mis à jour: 30/11/2016 11:46
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 Re : Après le verdict, des personnalités s'emparent de l'affaire Fiona....PETITION A SIGNER : MERCI
Image redimensionnée

Cécile BOURGEON dans le box des accusés. © Rémi DUGNE

Vendredi 25 novembre, le verdict est tombé. La mère de de la petite Fiona a été condamnée à cinq ans de prison. Le beau-père, à vingt ans. Une décision qui a choqué une partie de l'opinion publique mais aussi des personnalités, qui n'ont pas manqué de faire part de leur indignation.

Ce vendredi 25 novembre, la cour d'assises du Puy-de-Dôme a écarté toute culpabilité criminelle pour la mère de Fiona, Cécile Bourgeon. Elle est condamnée à 5 ans de prison pour non-assistance à personne en danger et recel de cadavre.

Un verdict qui a provoqué l'émoi dans la population. Une pétition ("Réclamation d'une vrai Justice pour Fiona" (sic) a même déjà dépassé les 36.000 signatures sur internet.

Cliquez ici pour signer la pétition

"Je n'accepte pas"

Des personnalités n'ont également pas manqué de se manifester. La toute première, c'est l'ancienne présentatrice du Maillon faible, Laurence Boccolini. Dans une publication sur Facebook de près d'une trentaine de lignes, la célèbre
animatrice s'indigne : "Je ne peux pas regarder ce petit visage et la tristesse douce de son sourire. Je peux pas me dire qu'on puisse faire ça à un petit bout de chou." Une longue diatribe qu'elle termine par : "Je n'accepte pas".

Autre personnalité, autre forme. Anne Roumanoff, connue pour son humour, intervient également dans le Journal du Dimanche. Dans sa chronique hebdo ("Rouge Vif") datant du dimanche 27 novembre, elle publie "Oser parler". Un texte dans lequel elle s'attarde sur trois "victimes de violences" : "Fiona", "Jacqueline" qui n'est autre que Jacqueline Sauvage, mais aussi "Les victimes de David". Dans son paragraphe consacré à la petit Fiona, l'humoriste évoque notamment la libération prochaine de Cécile Bourgeon, qu'elle nomme "génitrice" : "Il paraît que dans trois mois, elle pourra être libérée"

Pour accéder à cette chronique-> http://www.lejdd.fr/Chroniques/Anne-R ... off/Oser-en-parler-827665

Il y a aussi Rama Yade, ancienne secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l'Homme, qui a adressé un tweet cinglant :

Citation :
Rama Yade ✔ @ramayade

Scandaleuse justice qui acquitte quasiment une mère indigne, qui se payait sa drogue avec le RSA, veut faire d'autres enfants #fiona
11:20 - 26 Nov 2016


http://www.lamontagne.fr/clermont-fer ... faire-fiona_12187824.html
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Posté le: 02/12/2016 16:28  Mis à jour: 02/12/2016 22:29
 Fiona ; Les ossements découverts en fin de matinée par une promeneuse près d'Aydat sont en réalité d'origine animale.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/12/2016 12:09  Mis à jour: 08/12/2016 12:09
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 Re : L'horrible Calvaire de Fiona ! Cécile Bourgeon a fait une demande de remise en liberté !
Cécile Bourgeon, condamnée à cinq ans d'emprisonnement dans le procès sur la mort de sa fille Fiona, a fait une demande de remise en liberté mardi.

C'était attendu. Comme ils l'avaient indiqué à l'issue du verdict du procès le 25 novembre, les avocats de Cécile Bourgeon, la mère de la petite Fiona, ont déposé une première demande de remise en liberté mardi à la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Riom.

Non coupable des coups mortels. La réponse de la chambre est attendue d'ici trois à quatre semaines. En cas de refus, les avocats pourront présenter d'autres demandes de remise en liberté. Toutefois, lors du procès, Cécile Bourgeon - qui a déjà passé trois ans en détention - a été reconnue non-coupable des coups mortels portés sur sa fille. Elle n'a été condamnée que pour quatre délits : non-assistance à personne en danger, recel de cadavre, modification de la scène de crime et dénonciation imaginaire d'un crime pour avoir monté le scénario de sa disparition dans un parc de Clermont-Ferrand, le 12 mai 2013. La cour a estimé qu'"il n'y avait contre elle qu'un seul élément à charge : la parole tardive et variable de Berkane Makhlouf".

Des arguments qui pourraient jouer en faveur de sa remise en liberté qui, si elle était validée, interviendrait dans les prochaines semaines.

Le 28 novembre, le parquet général de Riom a annoncé qu'il interjetait appel du verdict des assises dans le procès de l'affaire Fiona.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/12/2016 09:01  Mis à jour: 12/12/2016 09:01
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 Re : Affaire Fiona : un rassemblement pour demander des peines plus lourdes.
Ce dimanche à Clermont-Ferrand, 240 personnes se sont réunies pour "que les parents coupables de non-assistance à leurs enfants soient plus sévèrement punis". Le 25 novembre, Cécile Bourgeon, la mère de Fiona, avait écopé de 5 ans de prison pour ce chef d'accusation notamment.

L'affaire a été jugée il y plusieurs semaines en première instance, mais il va y avoir appel, et d'ici le procès Fiona fait toujours autant réagir.

Hier sur la place de Jaude, ils étaient 240, pour réclamer que la non-assistance à personne en danger soit plus sévèrement punie. Autrement dit : que Cécile Bourgeon écope d'une peine plus lourde que ce qui a été prononcé par les jurés le 25 novembre. Les organisateurs réclament même que ce délit soit requalifié en crime. Car pour Laure, l'une des organisatrices du rassemblement, "c'est un crime de laisser tuer sa petite fille. Cinq ans de prison, nous trouvons ça injuste, dénonce-t-elle. Quand on est parent, on a un devoir de protection envers les enfants".

Jennifer, la compagne de Nicolas Chafoulais, le père de Fiona, est présente. Elle aussi veut faire entendre sa colère : "J'aimerais une peine exemplaire, explique-t-elle, une peine qui montre qu'aujourd'hui, en France, on n'a pas le droit de tuer nos enfants, et on n'a pas le droit d'être témoin et de laisser faire".

Pour rappel, le parquet avait requis 20 ans de réclusion à l'encontre de Cécile Bourgeon, réquisitions que les jurés n'ont pas suivi, estimant que Berkane Makhlouf, le beau-père, était le seul coupable des coups mortels. Le parquet a décidé de faire appel de cette décision, tout comme Berkane Makhlouf, qui a écopé de 20 ans de prison. Le procès en appel devrait avoir lieu d'ici moins d'un an, au printemps ou à l'automne 2017.

https://www.francebleu.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/12/2016 11:13  Mis à jour: 20/12/2016 11:13
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 Re : La justice examinera le 27 décembre une demande de remise en liberté de la mère de la petite Fiona.
Cécile Bourgeon comparaîtra par visio-conférence à partir de 9 heures devant la cour d’appel de Riom (Puy-de-Dôme). Elle devrait ensuite savoir, au plus tôt dans la journée, au plus tard sous huit jours, si les juges de la chambre de l’instruction décident de la libérer et sous quelles conditions. En cas de réponse favorable à sa demande, elle pourrait sortir le jour même de la prison de Lyon-Corbas où elle est incarcérée.

Le 26 novembre, Cécile Bourgeon avait été acquittée partiellement du chef de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur sa fille de cinq ans, tandis que son ancien compagnon était, lui, condamné à 20 ans de réclusion pour ces mêmes faits.

La cour d’assises du Puy-de Dôme l’avait en revanche condamnée à cinq ans de prison pour quatre délits, notamment «non-assistance à personne en danger» et «dénonciation de crime imaginaire» pour avoir monté le scénario de sa disparition dans un parc de Clermont-Ferrand, le 12 mai 2013.

En raison du temps qu’elle avait déjà effectué en prison et des remises de peine, la jeune femme aurait pu être libre «entre un et trois mois», a considéré lundi son conseil, Me Renaud Portejoie.

Mais devant le verdict bien en-deçà de ses réquisitions, le parquet général avait annoncé quelques jours après le procès qu’il interjetait appel pour la mère de la fillette et son ancien compagnon.

Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf seront rejugés en appel dans une autre juridiction, probablement en 2017, à une date qui n’a pas pour l’heure été fixée.


http://www.leprogres.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/12/2016 14:11  Mis à jour: 27/12/2016 14:11
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 Re : La justice a reporté au 10 janvier l'examen sur le fond d'une demande de remise en liberté de la mère de la petite Fiona.
Un délai provoqué par le dépôt par ses avocats de deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC).

Cette demande de remise en liberté devait initialement être débattue mardi devant la cour d'appel de Riom (Puy-de-Dôme).

Cécile Bourgeon, dont la chevelure a viré du blond au brun depuis son procès, a écouté par visio-conférence depuis sa prison de Corbas (banlieue de Lyon) les débats conduits devant une salle vide, hormis le père de Fiona, sa compagne et quelques journalistes.

"La seule chose que je veux dire, c'est que je veux être auprès de ma mère et de mon beau-père à Perpignan", où ces derniers résident, a brièvement déclaré la jeune femme devant la chambre de l'instruction.

Les magistrats annonceront le 3 janvier s'ils transmettent ces QPC devant la Cour de cassation.


"Les QPC concernent la question de la détention provisoire aujourd'hui, à savoir si elle est conforme aux principes constitutionnels que sont le principe d'égalité et le délai raisonnable", a expliqué son conseil Me Renaud Portejoie aux journalistes.

"Les semaines passent et, si ça continue comme cela, Cécile Bourgeon, qui a déjà purgé 39 mois en détention provisoire, aura fait une peine supérieure à la peine prononcée, ce qui serait du jamais vu", a renchéri son autre avocat, Me Gilles-Jean Portejoie.

"Il est clair que si les QPC sont acceptées la semaine prochaine, on aura fait un pas en avant vers la libération de Cécile Bourgeon", a-t-il par ailleurs estimé, fustigeant au passage la volonté d'instruire l'appel en 2017 alors que "le délai moyen d'audience est entre 17 et 23 mois".

"La justice donne le sentiment qu'elle veut accompagner la rue, en lui disant: + ne vous inquiétez pas, on va la garder à la maison d'arrêt car elle sera jugée rapidement+. La justice doit prendre son temps, garder son sang-froid et ne pas donner le sentiment de rouler pour l'opinion publique", a-t-il fait valoir.

Le 26 novembre, Cécile Bourgeon avait été acquittée partiellement du chef de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur sa fille de cinq ans, tandis que son ancien compagnon Berkane Makhlouf était, lui, condamné à 20 ans de réclusion pour ces mêmes faits.

La cour d'assises du Puy-de Dôme l'avait simplement condamnée à cinq ans de prison pour quatre délits, notamment "non-assistance à personne en danger" et "dénonciation de crime imaginaire" pour avoir monté le scénario de sa disparition dans un parc de Clermont-Ferrand, le 12 mai 2013.

Mais devant le verdict bien en-deçà de ses réquisitions, le parquet général avait annoncé qu'il interjetait appel pour la mère de la fillette et son ancien compagnon qui seront rejugés dans une autre juridiction.

http://www.lexpress.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/01/2017 12:48  Mis à jour: 05/01/2017 12:52
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 Re : Une chanson pour rendre hommage à la "petite Fiona"
Plus d'un mois après le procès qui s'est conclu par l'acquittement partiel de Cécile Bourgeon, une pétition et une chanson sont en ligne pour dénoncer ce verdict. L'affaire "Fiona" a ému toute la France et continue à faire réagir.

L'affaire Fiona n'en finit pas de faire réagir. Une pétition est en ligne pour réclamer une condamnation plus sévère à l'encontre de Cécile Bourgeon. On le rappelle, lors du premier procès, la mère de Fiona a été acquittée des coups mortels et a été condamnée à 5 ans d'emprisonnement. Son ex-compagnon Berkane Makhlouf a lui écopé de 20 ans. Berkane Makhlouf et Cécile Bourgeon devraient être rejugés en appel au mois de juin.

La pétition a déjà recueilli plus de 51.000 signatures. Et pour qu'elle soit plus largement diffusée, l'auteur a fait appel à un rappeur strasbourgeois pour composer une chanson sur cette affaire. "Petite Fiona" est donc née il y a quelques jours sous la plume et les rimes de Pako, rappeur strasbourgeois.
Ce père de famille a lui aussi été ému par cette affaire. Après avoir hésité il a accepté l'invitation en se défendant de surfer sur la "popularité" de cette affaire pour se faire connaître. La chanson est en écoute sur le site de vidéos YouTube.

"Petite Fiona, je te promets qu'un jour on retrouvera ton corps" - Pako

Pako fait des promesses à la petite fille dans sa chanson : "Petite Fiona, je te promets qu'un jour on retrouvera ton corps (...) La France t'a cherchée et te cherche encore. Petite Fiona, parce qu'une étoile ne s'arrête jamais de briller". Le rappeur strasbourgeois dit qu'il a écrit ce morceau pour "qu'on n'oublie pas".



Titre réalisé afin d'accompagner la pétition ci jointe,
http://www.mesopinions.com/petition/p ... -vrai-justice-fiona/26462

contre la libération de Cécile Bourgeon, également pour soutenir le papa et en hommage à la PETITE FIONA...
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 10/01/2017 15:53  Mis à jour: 10/01/2017 15:53
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 Re : Affaire Fiona: l'avocat général requiert le maintien en détention de Cécile Bourgeon...
Devant la Cour d'appel de Riom (Puy-de-Dôme) l'avocat général a réclamé le 10 janvier le maintien en détention de la mère de la petite Fiona, Cécile Bourgeon, acquittée partiellement en novembre pour la mort de sa fille de cinq ans. La décision sera rendue mercredi 11 janvier à 11H00.


Devant la Cour d'appel de Riom (Puy-de-Dôme) l'avocat général a réclamé mardi 10 janvier le maintien en détention de la mère de la petite Fiona, Cécile Bourgeon, acquittée partiellement en novembre pour la mort de sa fille de cinq ans.

Cécile Bourgeon a été entendue par visioconférence. La mère de Fiona a indiqué qu'elle se plierait aux règles d'une liberté conditionnelle et qu'elle résiderait chez sa mère à Perpignan.

L'avocat général a cependant demandé son maintien en détention. "Je ne sais pas, si demain Madame Bourgeon est libre, ce qu'elle fera. (...) La mise en liberté peut porter atteinte à une recherche éventuelle", a estimé Raphaël Sanesi de Gentile.

Le corps de Fiona, disparue à l'âge de 5 ans en mai 2013, n'a jamais été retrouvé.
"Ne pas la libérer est dans l'intérêt de tous et de Cécile Bourgeon"



L'avocat général craint également pour la sécurité de la jeune femme, dont l'acquittement partiel avait suscité des manifestations d'indignation populaire devant la cour d'Assises du Puy-de-Dôme.

Expliquant avoir reçu des "messages d'insatisfaction" après le verdict, il craint du "harcèlement, une éventuelle agression". Ne pas la libérer est "dans l'intérêt de tous et celui de Cécile Bourgeon", a-t-il conclu. La décision sera rendue mercredi 11 janvier à 11H00.

Cécile Bourgeon sera rejugée en appel dans une autre juridiction, probablement en 2017. Ayant déjà purgé en détention provisoire 40 des 60 mois de sa condamnation, Cécile Bourgeon est éligible à une remise en liberté, qui pourrait l'amener à comparaître libre à son procès en appel.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/01/2017 13:14  Mis à jour: 11/01/2017 14:28
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 Re : La justice rejette la demande de remise en liberté de Cécile Bourgeon. Le père biologique de la petite Fiona est très en colère ( vidéo)
Son sort est fixé. La justice a décidé du maintien en détention de Cécile Bourgeon, la mère de Fiona, morte en 2013 à Clermont-Ferrand et dont le corps n’a jamais été retrouvé.

La mère de la petite fille a été condamnée en première instance à cinq années d’emprisonnement.

Le président de la chambre de l’instruction a annoncé le rejet de la demande de mise en liberté de Cécile Bourgeon, conformément aux réquisitions de l’avocat général la veille. Le corps de la fillette n’a jamais été retrouvé.

Un nouveau procès à venir


Le président n’a pas motivé publiquement sa décision. Selon Me Charles Fribourg, l’avocat du père de la fillette Nicolas Chafoulais, l’arrêt de la cour prendrait en compte de possibles « pressions sur les témoins » et la nécessité d’une « protection des indices ».

Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, dont le procès n’a pas permis de faire la lumière sur les circonstances de la mort de Fiona, seront rejugés devant une nouvelle juridiction, qui n’a pas encore été désignée, à une date qui reste à fixer.

AFP

Le père biologique de la petite Fiona, dont le corps n'a jamais été retrouvé, est en colère

Le père de la fillette, Nicolas Chafoulais, a redit ce mercredi sur RMC son opposition à la libération de son ancienne compagne: "Ce serait incompréhensible que la mère de Fiona sorte de prison en l'état actuel des choses. On n'a pas fait toute la lumière sur ce qui s'est passé le 12 mai. Je ne vois pas pourquoi elle sortirait. Sa place n'est pas dehors".

"C'est quelqu'un qui sait très bien cacher son jeu"


"On ne sait pas où est le corps de ma fille on ne sait pas ce qu'elle peut faire une fois dehors. Tous les psychologues qui l'ont rencontrée sont d'accord sur une chose, ils n'arrivent pas à la cerner. C'est quelqu'un qui sait très bien cacher son jeu", a-t-il aussi estimé.

"J'ai essayé d'engager un dialogue avec elle, mais ça n'a rien donné. Sa seule motivation c'est de ne pas faire de prison et elle l'a bien montré pendant le procès. (…)

Dans une histoire comme ça le corps c'est primordial, pour se recueillir. Pour sa petite sœur aussi: on lui explique, mais il n'y a rien de concret. Elle pose des questions", a-t-il aussi raconté.




rmc.bfmtv.com
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/01/2017 10:57  Mis à jour: 24/01/2017 10:58
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 L'horrible Calvaire de Fiona !La requête des avocats de Cécile Bourgeon a été rejetée. Ils voulaient la récusation du président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Riom (Puy-de-Dôme).
Les conseils de Cécile Bourgeon voulaient la récusation du président de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Riom. Ils n’ont pas eu gain de cause.

Mes Gilles-Jean et Renaud Portejoie avaient déposé leur demande en réaction à la décision de Jean-Baptiste Colombani de maintenir la mère de Fiona en détention.

Les deux avocats avaient alors mis en doute l’objectivité de ce magistrat expérimenté, qui avait confirmé début 2016 le renvoi de Cécile Bourgeon devant la cour d’assises pour coups mortels. Des faits criminels pour lesquels la jeune femme a finalement été acquittée en première instance.

« Pas la moindre partialité »

Saisie de la requête, la première présidente de la cour d’appel de Riom a tranché en fin de semaine dernière.

Dans son ordonnance, Françoise Bardoux écrit notamment que « les motifs » ayant conduit au refus de la mise en liberté de Cécile Bourgeon « ne font pas transparaître la moindre partialité du magistrat incriminé ».

La première présidente rappelle au passage que « la chambre de l’instruction est une composition collégiale (trois magistrats y siègent, NDLR), qui rend des décisions prises collégialement ». En clair, ses arrêts ne peuvent être imputés au seul président. La demande de récusation est donc rejetée.

Contactés lundi 23 janvier, les conseils de Cécile Bourgeon ont opté pour la concision. « Nous préférons ne pas dire ce que nous pensons de cette décision et de sa motivation », ont-ils simplement indiqué.

Stéphane Barnoin http://www.lamontagne.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/02/2017 13:36  Mis à jour: 13/02/2017 13:36
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 Re : Cécile Bourgeon ( mère de Fiona) devant les assises de Haute-Loire en tant que victime.
La mère de Fiona est partie civile dans le cadre du procès en appel de son présumé violeur devant la cour d'assises du Puy-en-Velay ce lundi.

Il y a six mois, en première instance, l'homme avait été reconnu coupable du viol de Cécile Bourgeon et d'une autre jeune femme au printemps 2012 à Clermont.


Il y a six mois, en première instance, Adel Souissi avait été reconnu coupable de viols et condamné à 14 ans de réclusion criminelle.

Des viols commis au printemps 2012 à Clermont-Ferrand.

Pour Cécile Bourgeon, ce crime, dont elle dit avoir été victime, a été pour elle "la première étape d'une longue descente aux enfers" qui se terminera par la mort de Fiona en mai 2013 et la prison.

Adel Souissi, 38 ans, est jugé pour le viol de deux jeunes femmes, Cécile Bourgeon donc et une jeune femme, aujourd'hui étudiante à Clermont-Ferrand. A la demande de cette dernière, et comme en première instance, le procès devrait se tenir à huis clos.

https://www.francebleu.fr/infos/faits- ... nt-que-victime-1486649977
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/02/2017 13:55  Mis à jour: 16/02/2017 13:55
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 Re : 12 ans de réclusion pour le violeur de la mère de la petite Fiona.
Adel Souissi, 37 ans, a été condamné mercredi à 12 ans de réclusion pour le viol de la mère de la petite Fiona, qui sera elle-même rejugée devant les assises de Haute-Loire pour la disparition de sa fille en 2013 à Clermont-Ferrand.

EN ESPÉRANT QUE CETTE FEMME DISE ENFIN OU ELLE A MIS LA PETITE FIONA !!!!!!!( Colette)

En 2013, Cécile Bourgeon avait mis en cause Adel Souissi dans l'enlèvement de sa fille, avant d'avouer plusieurs mois plus tard que la fillette de cinq ans était morte et qu'elle l'avait enterrée à la lisière d'une forêt, avec son compagnon Berkane Makhlouf. Son corps n'a jamais été retrouvé.

Ses mensonges avaient conduit la défense d'Adel Souissi, qui contestait le viol, à mettre en doute la crédibilité de la jeune femme. Le 26 novembre, Cécile Bourgeon a été acquittée du chef de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur sa fille, pour lesquelles son compagnon a été condamné à 20 ans de réclusion.

Elle n'a écopé que de cinq ans d'emprisonnement, notamment pour "non-assistance à personne en danger" et "dénonciation de crime imaginaire" pour avoir monté le scénario de sa disparition dans un parc de Clermont-Ferrand, le 12 mai 2013. Le parquet général avait fait appel.

http://www.20minutes.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/02/2017 14:44  Mis à jour: 20/02/2017 14:44
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 Re : Découvrir le corps de Fiona permettrait-il aujourd'hui de savoir comment elle est morte? Des particuliers cherchent encore le cadavre de la fillette, trois ans après sa mort…
« Si je sors un jour [de prison], je prendrai ma voiture et j’irai la chercher jusqu’à la trouver ! » C’est notamment cette petite phrase lâchée par Cécile Bourgeon, lors de son procès, qui a conduit les magistrats de la cour d’appel de Riom (Puy-de-Dôme) à rejeter, le 11 janvier, sa demande de mise en liberté.

« Il n’est nullement hypothétique d’imaginer que [Cécile Bourgeon] tente de soustraire des indices (…) et notamment qu’elle intervienne sur le lieu de l’ensevelissement de sa fille », écrivent-ils dans leur arrêt de 25 pages dont 20 Minutes a pris connaissance. Or, pour eux, même trois ans après les faits, la découverte de Fiona « constituerait un élément important de manifestation de la vérité en raison des « progrès de la médecine légale ».

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Des particuliers cherchent encore le cadavre de la fillette, trois ans après sa mort

Cinq femmes ont entrepris, le week-end dernier, de fouiller un coin du Puy-de-Dôme à la recherche du corps de la petite Fiona, morte en mai 2013…

« Et merde ! Ce n’est qu’une pierre… » Une pelle à la main, Stéphanie souffle autant de fatigue que de déception en observant le trou qui commence à s’étendre à ses pieds. Avec quatre amies, cette Bretonne de 42 ans a entrepris, ce week-end, des fouilles en bordure de la forêt d’Aydat (Puy-de-Dôme) dans l’espoir de retrouver le corps de la petite Fiona, morte en mai 2013. « On espérait que Cécile Bourgeon révèle, enfin, lors de son procès en novembre, le lieu où elle a enterré sa fille. Mais elle n’en a rien fait. Donc on creuse ! »

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/02/2017 12:53  Mis à jour: 21/02/2017 13:52
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 Re :Une nouvelle demande de remise en liberté de Cécile Bourgeon examinée ce mardi, "Sa place est en prison", s'insurge le père de Fiona( vidéo)
Le père biologique de Fiona, Nicolas Chafoulais, estime que la nouvelle demande de remise en liberté de Cécile Bourgeon, étudiée mardi, est déplacée. Pour lui, la mère de Fiona est une "menace pour la société".

Une nouvelle demande de remise en liberté effectuée par Cécile Bourgeon, la maman de la petite Fiona, est examinée mardi à 14h par la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Riom dans le Puy de Dôme.
En novembre dernier, Cécile Bourgeon, qui avait simulé la disparition de Fiona en 2013, avait été condamnée à 5 ans de prison pour non-assistance à personne en danger mais acquittée des coups mortels sur sa fille dont le corps n'a toujours aps été retrouvé. Une première demande de remise en liberté pour la mère de Fiona, qui a déjà passé 3 ans et demi en détention, avait été rejetée en janvier.

"C'est usant". Le père biologique de Fiona, Nicolas Chafoulais, a fait part de son agacement au micro d'Europe 1 : "Ça m’énerve, c'est répétitif. En novembre, on y était déjà pour le procès, en décembre, ça a été la demande de remise en liberté qui a été repoussée au mois de janvier, en février, on y repasse le 21. C'est usant à la fin", s'insurge-t-il.


ENTENDU SUR EUROPE 1
On ne sait pas ce qu'elle a dans la tête, on ne sait pas ce qu'elle va faire en sortant.
"Une menace". Cette nouvelle demande, il la trouve "plus que déplacée. Elle a été jugée au mois de novembre, elle a pris une peine de 5 ans. Je ne vois pas pourquoi elle veut sortir et fait des demandes de remise en liberté. Dans ma vision des choses, sa place est en prison, pas ailleurs. Ce n'est pas moi qui l'invente. Un certain nombre de psys sont venus à la barre aux assises et à chaque fois, ce qui est revenu, c'est qu'il n'y en a aucun qui a réussi à la cerner. On ne sait pas ce qu'elle a dans la tête, on ne sait pas ce qu'elle va faire en sortant. C'est une menace pour la société autant pour ma famille et mon entourage que pour les autres."


Par Jean-Luc Boujon et A.D http://www.europe1.fr/


Cécile Bourgeon : "Sa place est en prison", s... par Europe1fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/02/2017 13:52  Mis à jour: 23/02/2017 13:53
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 Re : LA DEMANDE DE REMISE EN LIBERTÉ DE CÉCILE BOURGEON UNE NOUVELLE FOIS REJETÉE.( Vidéo)
La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Riom a examiné mardi une nouvelle demande de remise en liberté de la mère de la petite Fiona dont le corps n'a jamais été retrouvé. La décision a été rendue ce mercredi : Cécile Bourgeon reste en prison.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Riom a une nouvelle fois rejeté ce mercredi la demande de remise en liberté de Cécile Bourgeon, qui demandait à comparaître libre lors de son futur procès en appel. Le 11 janvier dernier, la justice avait déjà rejeté sa première demande en raison de possibles "pressions sur les témoins" et la nécessité d'une "protection des indices". Car le corps de la petite Fiona n'a jamais été retrouvé.

Le premier procès en novembre n'avait pas permis de faire la lumière sur les circonstances de la mort de la fillette de 5 ans, ni sur l'endroit de la sépulture. Cécile Bourgeon avait été acquittée des violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Mais elle avait été condamnée à cinq ans de prison pour quatre délits, notamment la non-assistance à personne en danger et le recel de cadavre. Le beau-père de Fiona, Berkane Makhlouf, avait lui été reconnu coupable des violences mortelles et écopé de 20 ans de prison. Un verdict incompréhensible pour l'avocat général qui avait demandé une peine maximale - 30 ans - et similaire pour les deux accusés. Il avait fait appel pour les deux accusés qui seront jugés devant la cour d'assises de la Haute-Loire, à une date qui n'a pas été fixée.
"Décision incompréhensible"

Les avocats de Cécile Bourgeon ont vivement réagi ce mercredi en dénonçant "une décision incompréhensible" devant une "injustice flagrante". "La chambre de l'instruction se prononce en effet comme si la cour d'assises n'avait pas acquitté Cécile Bourgeon fin novembre. La Cour de cassation que nous saisissons immédiatement saura, sans aucun doute, sanctionner ce nouveau mépris pour le 'peuple juge'", ont déclaré Mes Portejoie dans un communiqué en annonçant une nouvelle demande de mise en liberté déposée ce jour.

EN VIDÉO
JT WE - Procès Fiona : 5 ans de prison pour la mère, 20 ans pour le père, un verdict surprenant




http://www.lci.fr/justice/affaire-fio ... fois-rejetee-2026769.html

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/03/2017 17:41  Mis à jour: 07/03/2017 17:41
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 Re : Affaire Fiona : le procès en appel aura lieu au mois de juin.
C'est confirmé, le procès en appel de Cécile Bourgeon, mère de la petite Fiona, et de son ex-compagnon Berkane Makhlouf aura lieu du 19 au 30 juin prochains devant la cour d'assises de la Haute-Loire.

Les dates du procès en appel de Cécile Bourgeon, mère de Fiona, et de son ex-compagnon Berkane Makhlouf viennent d'être communiquées par la cour d'assises de Haute-Loire. Les deux protagonistes de l'affaire Fiona comparaîtront donc devant la cour d’assises d'appel du Puy-en-Velay du 19 au 30 juin prochains. Tous les deux encourent 30 ans de réclusion pour la mort de la fillette dont le corps n'a toujours pas été retrouvé.
Un procès hors-norme en première instance


En première instance, en novembre dernier, Cécile Bourgeon avait été acquittée des coups mortels sur la fillette et condamnée à 5 ans d'emprisonnement.

Son ancien compagnon, Berkane Makhlouf, lui, avait été reconnu coupable et condamné à 20 ans de réclusion.

Le parquet a fait appel de cette décision et un nouveau procès aura donc lieu en juin en Haute-Loire. Il est très attendu, le déroulement des débats et le verdict ayant entraîné de nombreuses incompréhensions en première instance.

https://www.francebleu.fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/04/2017 11:48  Mis à jour: 05/04/2017 11:48
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 Re : Affaire Fiona : les Sages n'examineront pas le sort de Cécile Bourgeon.
La cour de cassation a refusé de transmettre au conseil constitutionnel les deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) portant sur la détention provsioire de la mère de la petite Fiona, derrière les barreaux depuis septembre 2013.

Elles ont franchi le premier filtre, pas le deuxième. Selon nos informations, la cour de cassation, qui avait été saisie le 3 janvier, a refusé fin mars de transmettre au Conseil constitutionnel les deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) formulées par les avocats de Cécile Bourgeon, la mère de Fiona, enfant martyr de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) morte en mai 2013. Les Sages du Conseil constitutionnel n'examineront donc pas le sort de Cécile Bourgeon, 29 ans, et détenue depuis le 26 septembre 2013.



Ces QPC étaient au coeur de l'arsenal juridique déployé par Mes Gilles-Jean et Renaud Portejoie dans l'espoir d'obtenir la remise en liberté de leur cliente. Acquittée pour les faits criminels de «coups mortels aggravés» sur sa fille, Cécile Bourgeon a été en revanche reconnue coupable de quatre délits liés au décès de Fiona par la cour d'assises de Riom (Puy-de-Dôme), et condamnée à 5 ans de prison. Depuis ce verdict du 25 novembre dernier, ses demandes de remises en liberté sous contrôle judiciaire ont été rejetées.



Une QPC est un droit pour tout justiciable de contester une disposition législative, qui s'applique à son affaire, au motif qu'elle porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution. Dans ce dossier, les deux QPC portaient sur le maintien en détention provisoire contesté de la mère de Fiona.



L'une soulevait la différence de traitement entre un accusé condamné par une cour d'assises pour des faits délictuels, et un prévenu pareillement condamné par un tribunal correctionnel. L'autre QPC soutenait que la situation de Cécile Bourgeon bafouait le principe du «délai raisonnable», l'accusée pouvant être maintenue en détention provisoire aussi longtemps que la peine prononcée, c'est à dire 5 ans.


Un débat sans fin



Après un examen juridique minutieux, la cour de cassation a estimé, le 31 mars, qu'il n'y avait pas lieu de renvoyer ces deux QPC devant le Conseil constitutionnel, filtre ultime de la procédure. Le débat n'est pas tout à fait clos pour autant.



«Ce résultat est certes décevant, mais aussi porteur d'espoir», réagissent Mes Gilles-Jean et Renaud Portejoie. Ils puisent dans la décision de la cour de cassation des motifs pour croire en la pertinence de leur dernière arme juridique. «La cour rappelle expressément que les magistrats, appelés à examiner les demandes de remise en liberté, doivent s'assurer que la détention n'a pas excédé un délai raisonnable, et surtout qu'ils doivent rendre une décision spécialement motivée. Ce dernier point est justement l'argument numéro 1 de notre pourvoi en cassation contre le refus de remettre en liberté de Cécile Bourgeon», expliquent les deux conseils. Un pourvoi dont en connaîtra le résultat en mai.



L'objectif de Cécile Bourgeon reste de comparaître libre au procès en appel où elle sera rejugée en octobre au Puy (Haute-Loire) avec son ex-compagnon Berkane Makhlouf pour «coups mortels aggravés». Les deux accusés, qui nient les faits, encourront à nouveau 30 ans de réclusion. Condamné à 20 ans de prison en première instance, Berkane Makhlouf avait fait appel, tout comme le parquet général qui avait requis au procès la même peine contre Cécile Bourgeon.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/04/2017 17:14  Mis à jour: 15/04/2017 17:14
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 Demandes de mise en liberté de Cécile Bourgeon : le « ras-le-bol » du père de Fiona. Une plainte contre Bourgeon et Makhlouf pour violences envers la petite sœur de Fiona …
Nicoals Chafoulais, le père de Fiona, était encore présent à la cour d’appel de Riom, mardi, pour assister aux débats sur la demande de mise en liberté de Cécile Bourgeon. La troisième en 2017.

La requête – comme les précédentes – a été rejetée. Pas de quoi apaiser Nicolas Chafoulais. « J’en peux plus d’écouter les avocats de la défense répéter toujours les mêmes arguments, les mêmes conneries, s’agace-t-il. À chaque fois, je me dis que Cécile va peut-être être libérée. Ça a forcément un impact sur moi, mais aussi sur ma fille (la petite sœur de Fiona, dont il a la garde, NDLR). J’en ai ras-le-bol. Ras-le-bol ».

« Qu’elle purge sa peine »

Usé, irrité par ces recours répétés, le père de la fillette disparue en mai 2013 a bondi sur son siège, mardi, en entendant l’un des arguments avancés par les conseils de Cécile Bourgeon. « Ils ont suggéré qu’on était d’accord pour qu’elle sorte de prison. Mais c’est n’importe quoi ! Je le digère pas ». Sa position, dit-il, n’a pas varié : « Elle a été jugée, elle a pris cinq ans. Qu’elle purge sa peine jusqu’au bout ». C’est-à-dire jusqu’en septembre 2018.

Dans le cas inverse, « tout peut arriver », s’inquiète le jeune homme. « Personne ne sait ce qu’elle a dans la tête. Une fois libre, qui peut nous assurer qu’elle ne reviendra pas ici, même si elle est assignée à résidence chez sa mère, à Perpignan ? »

Sur ce terrain encore instable et incertain, Nicolas Chafoulais se prépare même à un éventuel report du procès en appel de son ex-compagne et de Berkane Makhlouf, fixé en octobre au Puy. « Si elle est encore détenue, elle et ses avocats vont nous faire un cirque. Ils vont trouver quelque chose pour qu’elle comparaisse libre plus tard, c’est sûr… »

Une plainte pour violences contre Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf.

Dans la foulée de l’interpellation du duo, en septembre 2013, la sœur de Fiona a été examinée par un docteur de l’unité médico-judiciaire de Perpignan. Le praticien a relevé un hématome sur le visage de l’enfant « compatible avec un choc direct type gifle » et « des troubles d’anxiété majeurs ». Pour ces violences présumées, Me Charles Fribourg, le conseil de Nicolas Chafoulais, a déposé une première plainte fin 2016 contre le couple Bourgeon-Makhlouf. Celle-ci a été classée sans suite par le parquet de Clermont-Ferrand. Me Fribourg persiste : il vient de transmettre une nouvelle plainte directement à un juge d’instruction. « Le médecin a constaté des blessures avec un jour d’ITT et un choc psychologique réel. En garde à vue, Cécile Bourgeon a même reconnu qu’elle “tapait souvent” sa deuxième fille à la demande de son ex. Les éléments de preuve sont là », fait valoir l’avocat.



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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/04/2017 09:53  Mis à jour: 17/04/2017 09:53
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 Re : Le père de la petite Fiona, Nicolas Chafoulais, porte plainte contre Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf pour des violences commises sur sa deuxième fille aujourd'hui âgée de six ans.
Une plainte, avec constitution de partie civile, visant nommément Cécile Bourgeon et son ex-compagnon Berkane Makhlouf, a été déposée par Nicolas Chafoulais, le père de la petite Fiona, pour des violences commises sur la soeur cadette, âgée aujourd'hui de 6 ans. Des violences avaient été constatées par un médecin en septembre 2013 lors des gardes à vue des deux mis en cause.

Une première plainte avait été classée sans suite par le procureur de la république de Clermont-Ferrand il y a quelques semaines. Cette nouvelle action en justice va déclencher une enquête pénale conduite par le juge d'instruction.

"Lors du procès Fiona, il a aussi été question de ces violences. On a assisté à un incroyable ping-pong entre Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf à ce sujet", rappelle Charles Friboug, le conseil de Nicolas Chafoulais. "Je suis déçu de constater que personne ne veut suivre à nouveau des violences particulièrement importantes sur cette fillette. On veut que lumière soit faite", ajoute l'avocat clermontois.

Berkane Makhlouf condamné pour la mort de la petite Fiona


Berkane Makhlouf a été condamné à 20 ans de réclusion en novembre dernier pour la mort de la petit Fiona. La mère de la fillette, Cécile Bourgeon, a été condamnée à cinq ans de prison, notamment pour "non-assistance à personne en danger" et "dénonciation de crime imaginaire" pour avoir monté le scénario de la disparition de Fiona dans un parc de Clermont-Ferrand, le 12 mai 2013.

Par ailleurs, après plusieurs semaines de silence, le père de la petite Fiona a fait part de son dégoût quant aux nombreuses demandes de mise en liberté effectuées par Cécile Bourgeon, son ex-compagne. Trois ont été rejetées par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Riom, une quatrième est cours. Pour les trois premières, un recours devant la Cour de cassation a été déposé par ses avocats, Mes Portejoie.

"On en entend parler presque tous les jours, Il y en a marre. Personne ne veut la voir dehors, surtout pas les parties civiles", regrette Nicolas Chafoulais.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/05/2017 13:07  Mis à jour: 04/05/2017 13:07
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 Re :La justice confirme le maintien en prison de Cécile Bourgeon, la mère de la petite Fiona
Les avocats de Cécile Bourgeon viennent d’essuyer un nouvel échec. La cour de cassation a rejeté leur pourvoi qui aurait permis la mise en liberté de leur cliente, la mère de la petite Fiona.

Par Aurélie Albert Publié le 04/05/2017 à 10:15 http://france3-regions.francetvinfo.fr/

Cécile Bourgeon, la mère de la petite Fiona reste en prison. La Cour de Cassation a rejeté le pourvoi formulé par ses avocats en vue d'une remise en liberté.
Le 11 janvier dernier la chambre d’instruction de la cour d’appel de Riom avait refusé la mise en liberté de Cécile Bourgeon. Les raisons invoquées dans la décision : Cécile Bourgeon pourrait « soustraire des indices qu’elle aurait pu négliger », « intervenir sur le lieu d’ensevelissement de sa fille». Il s’agit d’éviter « tout risque de pression sur les témoins ».
« Des arguments qui vont à l’encontre de la présomption d’innocence, s’agace Renaud Portejoie. On avait le sentiment que la cour d’appel ne supportait pas l’acquittement ».

« Au mois d’octobre, elle aura fait 4 ans de prison, elle aura fait plus de détention que ce sur quoi elle a été condamnée », explique Gilles-Jean Portejoie.
Ce pourvoi qui a été rejeté par la cour de cassation s’appuie notamment sur cette durée d’incarcération. Elle demeure raisonnable selon elle, prenant en considération que le nouveau procès devait se dérouler au mois de juin. Or selon les avocats de Cécile Bourgeon « il est exclu que ce procès ait lieu à cette date, il serait question du mois d’octobre », insiste Renaud Portejoie.
Les avocats de Cécile Bourgeon ont donc déposé un nouveau pourvoi en cassation qui devrait être examiné d’ici la fin du mois de mai. Et une nouvelle demande de remise en liberté a été déposée.

Jusqu’à maintenant trois demandes de mises en liberté ont été déposées
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/06/2017 13:38  Mis à jour: 08/06/2017 13:38
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 Re : L'horrible Calvaire de Fiona ! LES DATES DU PROCÈS EN APPEL CONFIRMÉES POUR OCTOBRE 2017. e corps de la fillette n’a jamais été retrouvé.
08 :06 :2017 FIONA : LES DATES DU PROCÈS EN APPEL CONFIRMÉES POUR OCTOBRE 2017.
• Pour la quatrième fois, la mère de la petite Fiona a déposé une demande de remise en liberté. Pour la quatrième fois, la chambre d’instruction de la cour d’appel de Riom (Puy-de-Dôme) a refusé. Les avocats de Cécile Bourgeon parlent d’une "justice d’exception".


La mère de la petite Fiona, est en détention provisoire depuis 45 mois, explique son avocat. " C'est une durée qui n’est pas raisonnable. 45 mois de détention provisoire sur un titre correctionnel, c'est du jamais vu en France " souligne Maître Jean Hubert Portejoie.

L'argument n’a pas convaincu l’avocat général qui a requis le maintien en détention. L'avocat de la mère de Fiona va déposer un pourvoi en cassation.: "Il n'y a pas une justice pour la République et une justice pour Cécile Bourgeon." Maître Portejoie a aussi indiqué qu'une nouvelle demande de remise en liberté sera vraisemblablement déposée dans les prochains jours.

PROCÈS EN APPEL EN OCTOBRE 2017


Les dates du procès en appel ont été confirmées. Cécile Bourgeon, et le beau-père de Fiona Berkane Makhlouf, seront rejugés du 9 au 20 octobre 2017 au Puy-en-Velay (Haute-Loire).

En novembre 2016, en première instance devant la cour d'assises du Puy-de-Dôme, Cécile Bourgeon a été acquittée partiellement du chef de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

La mère de Fiona avait cependant été condamnée à cinq ans de prison pour quatre délits, dont "non-assistance à personne en danger" et "dénonciation de crime imaginaire" pour avoir monté en mai 2013 le scénario de la disparition de sa fille de 5 ans dans un parc de Clermont-Ferrand.

Le corps de la fillette n’a jamais été retrouvé.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 30/07/2017 11:47  Mis à jour: 30/07/2017 11:47
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 L'horrible Calvaire de Fiona ! La mère de la petite Fiona tente de mettre fin à ses jours .
Cécile Bourgeon, condamnée a cinq ans de prison pour des délits liés à la mort de sa fille en 2013 à l'âge de cinq ans, a tenté de mettre fin à ses jours samedi soir à la maison d'arrêt de Corbas.

Cécile Bourgeon, la mère de la petite Fiona, morte en 2013 à l'âge de cinq ans, a tenté de mettre fin à ses jours samedi soir à la maison d'arrêt de Corbas, dans le Rhône, où elle est détenue dans l'attente de son procès en appel, rapportent nos confrères du Progrès.

Les pompiers sont intervenus dans la soirée à la maison d'arrêt pour prendre en charge Cécile Bourgeon, qui a été hospitalisée dans un hôpital à Lyon.

Son état est actuellement stable.

Elle aurait tenté de se suicider à l'aide de médicaments

La mère de la petite Fiona, condamnée à cinq ans de prison pour des délits liés à la mort de sa fille, dont le corps n'a jamais été retrouvé, aurait tenté de se suicider à l'aide de médicaments.

Son procès en appel doit se dérouler du 9 au 20 octobre prochain devant la cour d'assises de Haute-Loire.

Cécile Bourgeon a été partiellement acquittée( POURQUOI ?)

Le 26 novembre 2016, Cécile Bourgeon avait été acquittée partiellement du chef de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur sa fille de 5 ans, et avait été condamnée à cinq ans de prison, notamment "non-assistance à personne en danger" et "dénonciation de crime imaginaire".

En revanche, son ancien compagnon, Berkane Makhlouf, avait lui été condamné à 20 ans de réclusion criminelle: il a été jugé par le tribunal seul coupable de la mort de Fiona.

http://www.ledauphine.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/08/2017 16:50  Mis à jour: 16/08/2017 16:50
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 L'horrible Calvaire de Fiona ! Ce 16/08/2017 : Cécile Bourgeon reste en prison (vidéo)
- Cécile Bourgeon ne sera pas remise en liberté. La mère de la petite Fiona demandait de nouveau à comparaître libre à son procès en appel pour la mort de sa fille.

16 août 12:27La rédaction de LCI http://www.lci.fr/



La justice a rejeté mercredi une cinquième demande de remise en liberté de la mère de la petite Fiona, Cécile Bourgeon, qui demandait de nouveau à comparaître libre à son procès en appel pour la mort de sa fille. Le président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Riom (Puy-de-Dôme) n'a pas motivé sa décision.


"On pense ce que l'on veut du verdict d'acquittement (partiel, ndlr) de Cécile Bourgeon mais elle reste cependant une justiciable comme les autres qui a droit à un traitement équitable. Malheureusement, ce n'est pas le cas", ont réagi ses avocats maîtres Gilles-Jean et Jean-Hubert Portejoie. Ses défenseurs ont également annoncé qu'ils allaient se pourvoir en cassation "dès ce mercredi".

Le procès en appel du couple est prévu du 9 au 20 octobre au Puy-en-Velay (Haute-Loire).
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/09/2017 13:11  Mis à jour: 12/09/2017 13:11
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 L'horrible Calvaire de Fiona ! Dix jours d’audience pour le procès Fiona (du 9 au 20 octobre).
Après le jugement de la cour d’assises du Puy-de-Dôme en novembre 2016, Berkane Makhlouf a fait appel. Le parquet général a fait appel également, entraînant de facto la comparution de Cécile Bourgeon. Ce sera donc l’affaire Fiona dans sa totalité qui sera rejugée à la cour d’assises du Puy-en-Velay, du 9 au 20 octobre.

Pendant ces dix jours d’audience à venir, les juges et les jurés étudieront à nouveau les circonstances de la disparition de Fiona, âgée de 5 ans, en mai 2012 à Clermont-Ferrand.

Vingt ans de réclusion pour l’un, cinq ans pour l’autre


Le corps de la fillette n’ayant jamais été retrouvé, malgré des recherches très poussées des enquêteurs de la police judiciaire clermontoise, un certain nombre de points demeurent mystérieux au sujet de sa mort.

En première instance, en novembre 2016, la cour d’assises du Puy-de-Dôme avait condamné Berkane Makhlouf à 20 ans de réclusion criminelle pour les coups mortels sur Fiona. Cécile Bourgeon a écopé d’une peine de cinq ans de prison, uniquement pour une série de faits délictuels. Elle avait été acquittée des chefs d’accusation criminels.
Avec ce verdict, la cour d’assises a ainsi fait porter à l’ex-beau-père de Fiona l’entière responsabilité des violences sur la fillette.

Avant ce procès en appel, Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf sont de nouveaux présumés innocents d’un point de vue juridique. Ils sont toutefois mis en examen des chefs de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, non-assistance à personne en danger et recel ou dissimulation de cadavre. La mère de Fiona est par ailleurs poursuivie pour modification de l’état des lieux d’un crime et dénonciation mensongère.

À cinq reprises déjà, depuis le procès de novembre 2014, la mère de Fiona a fait des demandes de remise en liberté. Elle souhaitait être placée sous bracelet électronique et passer chez sa mère, à Perpignan, le temps d’attente jusqu’au nouveau procès. Mais toutes ses requêtes ont été rejetées par les magistrats de la chambre de l’instruction.
Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf comparaîtront donc tous deux détenus devant la cour d’assises de Haute-Loire.


http://www.leveil.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/10/2017 13:01  Mis à jour: 02/10/2017 13:01
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 L'horrible Calvaire de Fiona ! «Bourgeon sait très bien où elle a enterré Fiona!», assure Nicolas Chafoulais, le père de la fillette...Procès en appel le 09/10/2017
A Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Vincent Vantighem :
Quand il ne fume pas, Nicolas Chafoulais triture son briquet nerveusement. Et il finit par rallumer une cigarette. « Mais ça va. Ça pourrait être pire… », assure le père de la petite Fiona. Sans doute parce qu'il n'attend « pas grand-chose » du procès en appel de Cécile Bourgeon, la mère de la fillette, et de Berkane Makhlouf, son ancien compagnon, qui doit s'ouvrir, lundi 9 octobre, devant la cour d'assises de la Haute-Loire, au Puy-en-Velay. A une semaine du début de l'audience, Nicolas Chafoulais s'est confié à 20 Minutes…

Quatre ans après la mort de votre fille, Fiona, comment vous portez-vous aujourd'hui ?
Ça va… De toute façon, je n'ai pas le choix. J'ai récupéré la garde de la petite sœur de Fiona*. Elle aura sept ans en novembre. Elle est vivante. C'est pour elle qu'il faut que j'avance. Je reste concentré sur elle et sur l'affaire judiciaire. Ce n'est pas que je ne veux pas travailler. Mais pour l'instant, c'est impossible de tout concilier. Bourgeon ne me fout jamais la paix !

Désormais, vous l'appelez « Bourgeon » ?
Oui. J'ai vécu huit ans avec elle. Mais, dans mon esprit, elle n'existe plus que pour les problèmes qu'elle a causés.

Qu'attendez-vous de son procès en appel qui doit s'ouvrir le 9 octobre ?

Qu'une peine plus lourde soit prononcée à son encontre. En première instance, elle a écopé de cinq ans de prison [Acquittée des faits criminels, elle a été condamnée pour des délits dont la non-assistance à personne en danger**]. Cinq ans… Elle pourrait sortir bientôt. J'y pense tous les jours. Je ne sais pas de quoi elle serait capable. Même pour la petite sœur de Fiona, je ne sais pas ce qu'elle pourrait faire.

Espérez-vous toujours qu'elle révèle enfin l'endroit où elle aurait, avec Berkane Makhlouf, enterré Fiona ?
J'espérerai toute ma vie. Et je veux toujours lui offrir une sépulture digne. Mais je ne me fais pas d'illusions. Je suis persuadé qu'ils cachent quelque chose. Je suis persuadé que Bourgeon sait très bien où elle a enterré Fiona. Vous y croyez, vous, au fait que deux personnes soient frappées d'amnésie au même moment, au même endroit ? C'est pour se protéger qu'elle ne dit rien.

De nombreux anonymes et médiums ont entrepris des recherches pour découvrir la vérité. Qu'en pensez-vous ?

Franchement ? Cela ne me fait pas du bien. Il y a des choses avec lesquelles on ne peut pas rigoler. J'ai le sentiment que l'affaire Fiona est devenue une chasse au trésor. Que ma fille est un trophée. Ça part d'un bon sentiment. Mais c'est macabre et malsain.

Lors du premier procès à Riom, j'ai été contacté par 261 personnes sur Facebook. En deux semaines ! Bien sûr que j'ai l'espoir de retrouver le corps de ma fille. Mais ces gens-là ne peuvent pas m'aider. La seule personne qui peut m'aider, c'est elle ! C'est Bourgeon !

Vous avez, vous-même, fait des recherches pour retrouver le corps de Fiona ?
J'ai essayé, oui. Mais c'est trop compliqué. Nous n'avons que les déclarations des accusés. Et les trois-quarts d'entre elles ne sont que des mensonges. Je me suis rendu à certains endroits pour vérifier. Le lac d'Aydat ? Ça me semble trop loin de Clermont-Ferrand. Vers Volvic en revanche…
J'y pense tout le temps mais seule Bourgeon a la clef. Dans le fond, je pense qu'elle doit bien rigoler de nous voir chercher alors qu'elle sait où est Fiona.

Comment réagiriez-vous si Cécile Bourgeon était libérée et réclamait la garde de la petite sœur de Fiona ?
Elle ne la reverra jamais ! Il faudra d'abord me passer dessus ! Ma fille sait tout de cette histoire aujourd'hui. J'essaye d'être le plus honnête avec elle. Quand elle me pose des questions, j'y réponds. Elle a vu des pédopsychiatres. Elle a fait sa rentrée en CE1. Elle mange bien. Elle dort bien. Elle se construit. Parfois, elle me demande pourquoi sa maman a fait ça à Fiona. Il n'y a qu'à cette question que je ne peux pas répondre.

* La petite sœur de Fiona étant mineure, la loi nous interdit de révéler son prénom.
** En 2016, la cour d'assises du Puy-de-Dôme a condamné Cécile Bourgeon à cinq ans de prison pour non-assistance à personne en danger et modification d'une scène de crime, notamment. Elle a été acquittée des faits criminels. Son ancien compagnon, Berkane Makhlouf a, lui, écopé d'une peine de vingt ans de réclusion pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Ayant fait appel de ce verdict, ils sont tous les deux toujours présumés innocents aujourd'hui dans l'attente du nouveau procès qui débutera le 9 octobre.

http://actualite.20minutes.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/10/2017 11:16  Mis à jour: 07/10/2017 11:16
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 L'horrible Calvaire de Fiona !Le procès en appel de l'affaire Fiona s'ouvre ce lundi 09/10/2017 devant la cour d'assises au Puy-en-Velay. ( Vidéos)
Par Olivier Vidal et Géraldine Marcon, France Bleu Pays d'Auvergne, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu.

Le procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, la mère et le beau-père de Fiona, commence ce lundi et pour deux semaines devant la cour d'assises de la Haute-Loire. Condamnés respectivement à 5 et 20 ans de réclusion en première instance, ils encourent jusqu'à 30 ans de prison.

C'est le second procès de l'affaire dite "Fiona". Onze mois après avoir été jugés en première instance par la cour d'assises du Puy-de-Dôme, Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, mère et beau-père de la fillette, sont jugés à partir de ce lundi et pour deux semaines devant la cour d'appel de la Haute-Loire au Puy-en-Velay.


Ils encourent 30 ans de réclusion

Les deux accusés sont poursuivis pour "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner" après le décès de la petite fille en mai 2013 à Clermont-Ferrand. En première instance, la cour d'assises de Riom avait considéré que Berkane Makhlouf était coupable des coups mortels portés à Fiona mais avait acquitté Cécile Bourgeon pour les violences. Cette dernière n'avait été reconnue coupable que des délits associés au crime : "non assistance à personne en danger, recel ou dissimulation de cadavre, modification de l'état des lieux d'un crime et dénonciation mensongère". La cour d'assises du Puy-de-Dôme a condamné Berkane Makhlouf à 20 ans de réclusion, Cécile Bourgeon à seulement cinq ans d'emprisonnement. Le parquet a fait appel de cette décision et pour ce procès qui commence ce lundi, les deux accusés, qui seront assis dans le même box, risquent jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle.



L'affaire Fiona, un fait-divers hors-norme


Depuis la disparition de la petite fille jusqu'au procès mouvementé en première instance en passant par les aveux de la mère et les recherches infructueuses du corps de Fiona, retour sur un fait-divers qui continue de susciter l'émotion quatre ans plus tard.



Un couple infernal

Les deux accusés et leur personnalité seront une nouvelle fois au cœur des débats dans ce procès en appel. En première instance, le portrait de Berkane Makhlouf par les experts montrait un homme impulsif et violent. Quant à la mère de Fiona, Cécile Bourgeon, les expertises mais aussi l'audience, ont montré une femme qui pouvait être manipulatrice et menteuse, alors qu'on l'avait découverte fragile et naïve au moment de la disparition de la petite fille.



Une médiatisation exceptionnelle

Cette affaire est encore dans tous les esprits à Clermont-Ferrand, un souvenir à la hauteur de la mobilisation des premiers jours, celle de centaines de personnes qui se sont investies pour retrouver la fillette alors disparue. Des comités de soutien s'étaient créés, des bénévoles avaient donné de leur temps pour rechercher l'enfant, autant de personnes qui, quatre mois plus tard, se sont senties trahies par le couple Bourgeon-Makhlouf. La compassion s'est transformée en colère voire en haine, une haine qui s'est manifestée au quotidien dans la salle d'audience lors du premier procès devant la cour d'assises de Riom.



Depuis le premier procès, Cécile Bourgeon et ses avocats ont fait plusieurs demandes de mise en liberté, toutes rejetées. L'objectif était qu'elle puisse sortir de prison avant son procès en appel, elle est aujourd'hui libérable. Les avocats des parties civiles espèrent d’ailleurs que la mère de la petite Fiona ne cherchera pas à faire une nouvelle fois reporter ce procès ce lundi pour pouvoir comparaître libre.


Pour ce second procès, neuf parties civiles ont été enregistrées et notamment le père de Fiona, Nicolas Chafoulais, les grands-parents de la petite fille mais aussi cinq représentants des associations de protection de l'enfance. Le procès s'ouvre ce lundi après-midi à 14h au Puy-en-Velay, il doit durer deux semaines. Les plaidoiries et les réquisitions sont attendues à partir du mercredi 18 octobre avant un verdict le vendredi 20 octobre.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/10/2017 15:05  Mis à jour: 09/10/2017 15:05
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 L'horrible Calvaire de Fiona ! EN DIRECT - Procès Fiona : Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf de retour devant les assises (Live lci.fr)
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/10/2017 18:50  Mis à jour: 09/10/2017 18:50
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 L'horrible Calvaire de Fiona ! PROCES : le père de la fillette témoigne
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 10/10/2017 11:42  Mis à jour: 17/10/2017 15:36
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 L'horrible Calvaire de Fiona ! Deux accusés, une même ligne de défense. ( Vidéo)
Le procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf a débuté lundi. D'après une avocate de la partie civile, l'enjeu du procès va être de "casser le pacte de non agression" entre les deux accusés.

REPORTAGE

Les accusés clament toujours leur innocence dans l'affaire Fiona. La mère de la fillette et son ex-compagnon n'ont pas hésité à prendre la parole, lundi, au premier jour de leur procès en appel devant la cour d'assises de la Haute-Loire. Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf ont clamé qu'ils n'étaient pas des criminels, qu'ils n'avaient pas tué Fiona. Mais aussi qu'ils n'étaient pas violents. Les deux accusés se sont ménagés l'un l'autre, donnant l'impression de prolonger le comportement qu'ils avaient eu lors du premier procès, il y a un an.

"C'était un ange, cette gamine".Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf ont affirmé chacun leur tour, lundi, qu'ils n'étaient pour rien dans la mort de Fiona.
C'est d'abord l'ex beau-père de la fillette qui a martelé qu'il "ne [s]'en pren[ait] pas aux enfants". "C'est verrouillé dans ma tête (...). C'était un ange, cette gamine", a-t-il dit. "Moi, je n'ai jamais maltraité mes enfants", a de son côté expliqué la mère. "Avec son décès, j'ai pris perpétuité parce que je ne la reverrai jamais." Avant d'ajouter : "Si Berkane l'avait frappée, je l'aurais quitté sur le champ." D'une phrase, Cécile Bourgeon dédouane son ancien compagnon, qui vient ensuite à son secours en affirmant : "Tous ensemble, avec Fiona, on a eu des moments de bonheur."

"Un pacte de non agression". Me Marie Grimaud, avocate de l'association de défense des enfants Innocence en danger, y voit "un pacte de non-agression. Ce pacte, il doit être cassé par tous les moyens, ça va être l'oeuvre de tous les avocats de la partie civile pendant dix jours. En tout cas, les cartes se sont abattues dès la première journée et ça, c'est plutôt bien. On a une parole dès le premier jour, on va pouvoir travailler dessus. Ce que l'on n'avait pas à la première instance. Les contradictions, les incohérences vont pouvoir être levées plus tôt", espère-t-elle. C'est ce que les avocats de la partie civile vont tenter de faire dès mardi, avec le témoignage des proches des deux accusés, amis et membres de leurs familles respectives.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 10/10/2017 15:30  Mis à jour: 10/10/2017 15:30
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 L'horrible Calvaire de Fiona ! 10/10 EN DIRECT - Procès Fiona : les ex-compagnes de Berkane Makhlouf témoignent de sa violence.


PROCÈS FIONA - Le procès en appel de la mère et du beau-père de Fiona dont le corps n'a jamais été retrouvé, s'est ouvert lundi devant la cour d'assises de la Haute-Loire, au Puy-en-Velay. En première instance, la justice avait condamné Berkane Makhlouf à 20 ans de réclusion pour avoir asséné des coups mortels à la fillette de 5 ans. Cécile Bourgeon avait elle été acquittée des faits criminels et écopé de 5 ans de prison pour plusieurs délits dont la non-assistance à personne en danger et le recel de cadavre.

Suivez avec LCI les débats en direct.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/10/2017 10:00  Mis à jour: 11/10/2017 10:00
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 L'horrible Calvaire de Fiona !Et ..... L’incroyable Cécile Bourgeon !
PROCÈS - Accusée des coups mortels ayant conduit à la mort de sa fillette de 5 ans, Cécile Bourgeon a détaillé sa personnalité, à la cour d’assises de la Haute-Loire, mardi…

Au Puy-en-Velay (Haute-Loire),

Il était un peu plus de 17h, mardi, quand Cécile Bourgeon a proposé de montrer ses jambes à la cour d’assises de la Haute-Loire, au Puy-en-Velay. « Je me les suis scarifiées il y a trois jours. Vous voulez voir ? » Le président de la cour, Etienne Fradin, l’a interrompue avant qu’elle ne remonte son jean noir. « Non, on va vous croire sur parole… »

Et c’est tout le problème auquel sont confrontés les douze jurés chargés de juger en appel la mère de Fiona et son ancien compagnon, Berkane Makhlouf, pour les coups mortels ayant entraîné la mort de la fillette sans intention de la donner. Comment croire aujourd’hui « sur parole » ce couple qui, en mai 2013, a menti à la France entière sur la disparition de la fillette ? Et, surtout, lequel des deux faut-il suivre dans son histoire ?

Le prénom de Fiona tatoué sur sa peau

Mardi après-midi, c’était au tour de Cécile Bourgeon d’évoquer la sienne. Moins vindicative qu’en première instance, la trentenaire a tout balayé. Son redoublement en CE2, son amour des animaux, son initiation à la drogue à 16 ans et le 3 décembre 2007 où « vers 16h, 16h05 », elle a mis au monde Fiona. « 51 centimètres, 4,430 kilos. C’était un beau bébé, en bonne santé ».

En évoquant ça, l’accusée se met à pleurer doucement. Mais impossible de savoir si cela relève de sa stratégie de défense ou d’un réel accent de sincérité. Ces détails, elle n’avait pas été capable de les livrer lors du premier procès. Tout comme le fait qu’elle s’était fait tatouer le prénom de Fiona. Normal : cet hommage cutané est tout récent. Mais il a fallu que les parties civiles la relancent plusieurs fois pour découvrir qu’il n’existait pas il y a un an.

« Votre tentative de suicide, c’est du pipeau… »


Car Cécile Bourgeon a changé. Sur sa peau et dans sa tête. Du moins, c’est ce que sa psychiatre lui a dit en cellule. « Elle me trouve plus ouverte, plus authentique », lâche-t-elle comme si elle cherchait à se persuader elle-même. De quoi envisager un avenir ? « C’est le but de ce travail. De voir si je serais capable de m’occuper de mes autres enfants… »

Pourquoi, dès lors, avoir tenté de mettre fin à ses jours cet été ? Quand la question arrive, l’accusée emmitouflée dans sa veste de jogging rouge se crispe sur la barre. « Vous savez ce qu’on dit, assène Marie Grimaud, avocate de l’association Innocence en danger. Que votre tentative, c’est du pipeau… »


Personne ne l’a vue avaler la centaine de comprimés qu’elle « coffrait » depuis des semaines. Personne n’a retrouvé la lettre d’adieux qu’elle a laissée dans sa cellule. Et les pompiers ont indiqué qu’elle était restée consciente. « Mais vous voyez où en arrive là ! », gronde alors Renaud Portejoie, son avocat, choqué qu’on puisse mettre en doute la véracité de cet événement.

« Si votre peine est confirmée, vous êtes dehors le 20 octobre »

La cour en arrive là aujourd’hui car le parquet a fait appel de l’acquittement dont Cécile Bourgeon a bénéficié voilà un an. « De toute façon, j’ai pris perpétuité. Fiona ne reviendra jamais », avait-elle lâché, lundi. « Ma vie est gâchée. Je porte sur mon dos le poids de mes erreurs », a-t-elle ajouté, hier, dans cet exercice de contrition convenu.

Pas pour le président Etienne Fradin. « Mais si votre peine de première instance est confirmée cette fois-ci, vous êtes dehors le 20 octobre. Vous le savez ? » À la barre, l’accusée balbutie un « Non » quasiment inaudible. « Mais si, je sais que vous le savez !, balance le président. On m’a dit qu’on vous l’avait bien expliqué… » Et c’est bien le seul point qui ne fait pas débat dans ce procès.

https://www.msn.com/fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/10/2017 10:05  Mis à jour: 11/10/2017 10:05
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 L'horrible Calvaire de Fiona !Les ex-compagnes de Berkane Makhlouf, accusés des violences ayant entraîné la mort de la petite Fiona, témoignent de sa violence.


Au deuxième jour du procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, accusés des violences ayant entraîné la mort de Fiona, la cour s’est penchée sur la personnalité du beau-père. Deux de ses anciennes compagnes sont venues témoigner.

Elle se met à pleurer. "Je savais que ça aurait été un super papa, c’est ce qui m’a plu." Les mots du témoin résonnent dans la salle d’audience. Stéphanie vient de décrire quelques minutes plus tôt une vie en lambeaux aux côtés de Berkane Makhlouf. Mais quand elle évoque la relation qu’il entretenait avec les enfants de leur entourage, elle est formelle : "Il était adorable avec eux. Ça le rendait heureux d’être avec les enfants." Au deuxième jour du procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, la cour d’assises de Haute-Loire s’est penchée sur la personnalité du beau-père de Fiona.


Deux de ses anciennes compagnes ont ainsi témoigné de la violence de leur ex-compagnon et raconté cette même histoire. Les débuts avec cet homme "attentionné" et "drôle". Avant le vacillement vers "l’enfer" au bout de quelques mois. "Quand il sortait, il m’enfermait à clé. Il me donnait des claques, des coups de poings. Il était persuadé que je le trompais... Ça partait toujours de ça", raconte Stéphanie, entendue en visioconférence. "C’est un pervers manipulateur", abonde Marie-Laure qui, à la barre, mime les gestes de celui qui a menacé de la "tuer". "Ce soir-là, il m'a imposé un rapport sexuel", confie la jeune femme qui a déposé plainte avant de la retirer. "J’étais amoureuse (…) Et la peur tétanise, on ne sait pas quoi faire. C’est très difficile de s’en sortir si on n’a pas de la famille autour de soi."

"Il m’a traînée par les cheveux jusqu’à l’appartement"

Stéphanie aussi a tenté de fuir. Mais devant sa voiture, "il l’a rattrapée". "Il m’a frappée, m’a fait tomber à terre et m’a traînée par les cheveux jusqu’à l’appartement. Il a tout cassé, il m’a dit que je pourrais jamais m’en aller." Berkane Makhlouf conteste, se lève pour interrompre celles qui l’accablent. L’ancien toxicomane ne reconnaît que quelques "violences verbales", "parce qu’il était jaloux".


Si Marie-Laure explique, elle aussi, qu’il n’a jamais levé la main sur sa fille, elle se montre plus nuancée que Stéphanie : "Ça ne l’a pas dérangé d’avoir une petite fille de 10 ans à côté de lui lorsqu’il s’en prenait à sa mère." Un jour, dit-elle, elle l’a vu débarquer chez elle après leur rupture avec les deux filles de Cécile Bourgeon. "La petite Fiona était très mignonne, elle m’a parlé, elle était très vivante, se souvient-elle. Mais quand il est reparti, il lui a fait une remontrance et j’ai vu le regard bleu de Fiona se transformer en peur."

http://www.lci.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/10/2017 16:07  Mis à jour: 11/10/2017 16:07
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 L'horrible Calvaire de Fiona ! Les troublantes confidences de Cécile Bourgeon à une surveillante pénitentiaire.
Deux surveillantes pénitentiaires ont été appelées à témoigner à la barre de la cour d'assises du Puy-en-Velay, ce mercredi, pour le procès de Cécile Bourgeon et de Berkane Makhlouf.
« J’ai donné des coups de pied aux fesses à Fiona. Mais sa mort était un accident. J’ai mis le corps dans un sac, à l’arrière de la voiture et j’ai roulé vers Aydat. Je me suis arrêtée entre Aydat et un village dont le nom débute par Cha... ».

Voilà les confidences que Cécile Bourgeon a fait à une surveillante pénitentiaire de la prison de Riom. C’était en novembre 2016, au beau milieu du premier procès de l’affaire Fiona dans le Puy-de-Dôme. « Je l’ai emmenée en promenade et elle s’est livrée sans que je lui pose de questions sur l’affaire. Elle avait besoin de parler. Je l’ai sentie sincère », rapporte la témoin à la cour d’assises de la Haute-Loire.

Ces propos, la confidente les a immédiatement consignés dans un rapport transmis à sa hiérarchie.

La venue de ce témoin à la barre, ce mercredi en fin de matinée, a été la première occasion d'aborder pour les parties prenantes d'aborder les faits de la mort de Fiona. Une occasion que les parties civiles attendaient avec beaucoup d'impatience.

"C'était un moment off"
« Oui, j’ai dit que c’était un accident mais j’ai toujours contesté avoir mis des coups de pied aux fesses à ma fille. Si c’était le cas, je l’aurais dit au premier procès. C’était un moment off, je ne savais pas du tout que ça allait être relayé », se justifie l'accusée.
« Si c’était un accident, pourquoi avoir dissimulé le corps ? », l’interroge l’avocat général. « La panique, la peur. On avait vraiment consommé beaucoup de drogues ».

Ophélie Crémilleux www.lamontagne.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/10/2017 13:16  Mis à jour: 12/10/2017 13:16
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 L'horrible Calvaire de Fiona ! L'émouvant sentiment de culpabilité des Atsem de l'école de la petite fille.
Le début de cette quatrième journée du procès de l’affaire Fiona, ce jeudi, semble être difficile pour les deux accusés, Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf. Ils somnolent dans le box du tribunal du Puy-en-Velay. A la barre, les témoins pleurent.

« Si on avait vu quelque chose, on aurait... » Cette femme qui n’achève pas sa phrase est une Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) de l’école Jean-Philippe-Rameau, à Clermont-Ferrand. Au cours de cette année 2012-2013, Fiona y était scolarisée en grande section.

« J’ai vu Fiona la dernière fois le mardi 7 mai 2013. Elle a passé les portes battantes dans un long couloir. J’ai tout de suite été choquée par son teint gris, terreux, terne », se souvient l’une des Atsem. Ses yeux étaient cernés de manière très visible.

La main sur le front

Sans attendre, elle lui pose la main sur le front?: la petite n’a pas de température. Puis elle l’interroge. « As-tu mal quelque part?? » « Non », répond la fillette. « As-tu mal au ventre?? » « Non. »

Une seconde Atsem prend Fiona en charge. Elle aussi s’interroge. Elle reproduit les gestes de sa collègue. Elle questionne à son tour. Les réponses de Fiona étant les mêmes, elle conclut à un coup de fatigue et conduit l’élève à la garderie, où celle-ci restera jusqu’à 18 heures.

« Petit cadavre »

En racontant cette anecdote aux enquêteurs, peu après la disparition de Fiona, l’une des Atsem aura un mot spontané qu’elle regrette aujourd’hui?: « J’ai dit qu’elle m’avait fait l’impression d’un petit cadavre. »

« Quand vous avez posé votre main sur le front de Fiona, avez-vous noté une quelconque trace de violence, un hématome?? », s’enquiert le président. « Non », répondent les deux assistantes maternelles. « Ce n’était pas une enfant qu’on surveillait particulièrement. Il y en a pour lesquels on peut avoir des soupçons [de maltraitance, NDLR]. Mais pas Fiona. »

Des négligences

D’ailleurs, à aucun moment, le personnel de l’école n’a remarqué la moindre trace de violence sur le corps de Fiona. Jamais rien ne les a inquiétées.

Des « négligences », oui, comme le fait remarquer son institutrice. Mal coiffée, mal habillée... « Mais c’était le cas pour de nombreux élèves de cette école ».

Et puis, le soir, quand Berkane Makhlouf venait la chercher, Fiona sautait dans les bras de son beau-père.



Jean-Baptiste Ledys http://www.lamontagne.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/10/2017 15:15  Mis à jour: 12/10/2017 20:06
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 Affaire Fiona : plus d'une vingtaine de témoins attendus pour la 4e journée du procès en appel. Suivre en direct.« Elle était vraiment mal en point »…
Pour suivre la 4° journée Cliquez sur ce lien

« Elle était vraiment mal en point »… Des témoins racontent les derniers jours de Fiona

Deux assistantes maternelles, une guichetière de cinéma et un médecin sont venus, jeudi à la barre de la cour d’assises, raconter les derniers jours de la petite Fiona…


Il faut s’imaginer un long couloir. Des murs aux couleurs pastel. Des rangées de petits porte-manteaux. Comme dans toutes les écoles de France. Nathalie est venue raconter, jeudi à la cour d’assises de Haute-Loire, le dernier jour où elle a vu Fiona, 5 ans, franchir les portes-battantes de ce couloir menant à la halte-garderie Jean-Philippe Rameau de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).

C’était un mardi. Le 7 mai 2013. Il était 16h30. « Et ça m'a tout de suite choqué, raconte l’assistante maternelle en pleurs. Elle avait un teint terreux. Des cernes… Je n’avais jamais vu un enfant avec un teint pareil. » Nathalie s’approche d’elle. Lui pose sa main sur le front. Elle ne détecte ni fièvre, ni trace de coups. Après lui avoir demandé si ça va, elle laisse repartir la fillette.

Tout comme Céline qui lui succède à la barre et raconte la même histoire. Également assistante maternelle, elle aussi a remarqué le « teint blanc », « l’aspect fatigué » de Fiona. Elle aussi a posé sa main sur son front. Elle aussi l’a laissée repartir, ce jour-là. « C’était pas une enfant qu’on surveillait, lâche-t-elle en pleurs, visiblement impressionnée. Il y a des enfants sur qui on a des doutes, pas elle… »

« Elle avait le côté de la tête déformé »

Les doutes sont apparus le lendemain. Le mercredi 8 mai 2013. Dans l’après-midi. Entre deux séances de cinéma au centre commercial Jaude. C’est Corinne, la guichetière, qui les a eus. « Le Monsieur m’a demandé s’il y avait des films pour enfants, se souvient-elle, à son tour. La petite fille à côté de lui était très très blanche. Elle avait le côté de la tête déformé. Elle était bleue sous l’œil. Elle portait un bandeau jaune. Elle était vraiment mal en point. »

Mais il n’y avait pas de film pour enfant à cette heure-là. La famille est repartie avec la trottinette sous le bras. Et Corinne a regretté de ne pas avoir pu prendre sa pause à ce moment-là pour les suivre jusqu’à leur voiture. « J’ai eu un sentiment de crainte pour cette fillette. »

Une dispense d’école de 21 jours pour Fiona

Alain, lui, n’a pas eu ce sentiment. Tout simplement parce qu’il n’a pas vu Fiona, le vendredi suivant. Le 10 mai dans la matinée. Mais quand Berkane Makhlouf et Cécile Bourgeon ont débarqué dans son cabinet, le médecin généraliste a tout de même signé un « document administratif » dispensant la fillette d’école pour une durée de 21 jours.

« Ce n’était pas un certificat médical se défend-il droit dans ses bottes à la barre. On était dans une relation de confiance avec les parents. Ils devaient partir à Perpignan pour ‘essayer’un travail. Je me suis dit qu’ils ne voulaient payer la cantine. » Fiona n’allait pas à la cantine. Et elle n’a jamais atteint Perpignan.
« C’est peut-être qu’il n’y avait rien à voir… »

Jugés en appel pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf assurent qu’elle est morte dans la nuit du samedi au dimanche. Le 11 ou le 12 mai. Ils reconnaissent que Fiona avait un « hématome ». Ils avouent « l’avoir maquillée » pour le dissimuler. Mais ils nient lui avoir porté le moindre coup mortel. Et personne ne les a vus faire.

Et si personne ne les a vus, « c’est peut-être qu’il n’y avait rien à voir », a logiquement résumé Renaud Portejoie, l’un des avocats de Cécile Bourgeon, au beau milieu de cette journée éprouvante. Il le sait. Et la cour d’assises s’en rend compte : quatre ans après les faits, il n’y a toujours rien qui permette d’affirmer que Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf ont entraîné la mort de la fillette. Le corps n’ayant jamais été retrouvé, il n’y a rien, non plus, qui permette de dire que l’hématome de Fiona est la cause de sa mort.

Les jurés ont jusqu’au 20 octobre pour se débrouiller avec ça. En gardant à l’esprit que, le lundi 13 mai, Fiona n’a pas franchi les portes-battantes de son école.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/10/2017 09:08  Mis à jour: 13/10/2017 09:08
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 L'horrible Calvaire de Fiona ! la thèse de l’accident de nouveau défendue par Cécile Bourgeon.
Qui dit vrai, et quand ? Au procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf devant la cour d’assises de Haute-Loire, de nouveaux témoignages ont mis en évidence mercredi la multiplicité de leurs versions sur la mort de Fiona. Deux surveillantes de la prison de Riom, auxquelles Cécile Bourgeon s’était confiée avant le premier procès en novembre 2016, puis durant cette audience, sont venues témoigner à la barre. Elles n’avaient pas été entendues en première instance devant la cour d’assises du Puy-de-Dôme.


A l’une d’elles, l’accusée avait raconté qu’une semaine avant la mort de Fiona, Berkane Makhlouf avait violemment frappé la petite fille à la tête et qu’elle l’avait soignée. Et que le soir du drame, en mai 2013, il l’aurait tapée un peu plus fort que d’habitude. Paniquée, elle aurait alors voulu appeler les secours mais son ex-compagnon l’en aurait dissuadée. « Elle voulait parler et c’est tombé sur moi (…). Pour moi, elle voulait faire porter le chapeau à Berkane », estime aujourd’hui la surveillante.

« Sincère »

Mais la version livrée par Cécile Bourgeon à l’autre agent pénitentiaire, durant le week-end de pause du premier procès, était tout autre. La détenue était venue spontanément vers elle, lors d’une promenade de sortie. « Elle m’a dit qu’elle avait donné des coups à la fillette mais que c’était accidentel et qu’elle l’avait ensuite mise dans un sac », a relaté mercredi la surveillante, qui dit l’avoir alors sentie « sincère ».
Interrogée par le président de la cour Étienne Fradin, Cécile Bourgeon confirme avoir eu cette discussion mais nie avoir usé de violences sur sa fille. « J’ai pas dit que j’avais mis des coups de pieds aux fesses. Ça, je l’ai toujours contesté (…). Si j’avais porté des coups à Fiona, je l’aurais dit au premier procès », assure-t-elle.

« Regardez-moi dans les yeux ! »

« Il y a eu des violences mais je pense pas que c’est ça qui a engendré la mort », poursuit l’accusée, dont l’attitude paraît plus posée qu’au premier procès. Mardi, elle avait souligné que sa psychologue la trouvait « plus authentique ». « Mais à quel moment êtes-vous plus authentique ? Regardez-moi dans les yeux », lui a lancé mercredi Me Marie Grimaud, avocate d’une association de protection de l’enfance, la défense l’interrompant aussitôt en l’accusant « d’intimidation ».

En fin de journée, sous les coups de boutoir des parties civiles, la tension a fini par monter, Berkane Makhlouf bafouillant tandis que Cécile Bourgeon se montrait plus agressive. Alors que sa mère est longuement interrogée, elle s’empare du micro et lance à ceux qui lui posent des questions : « Si vous ne vous calmez pas, je vais m’en mêler ! » Avant de souffler: « Maman, je t’aime ».
Confusion

De ce procès en appel, les proches de Fiona, notamment son père Nicolas Chafoulais, attendent de savoir de quoi Fiona est morte et où le couple l’a enterrée. Mais après trois jours d’audience, la confusion demeure sur le rôle de chacun. Pour Cécile Bourgeon, sa vérité est celle qu’elle a livrée en garde à vue à Perpignan, en septembre 2013, lorsque le couple a avoué la mort de Fiona après avoir menti pendant plusieurs mois sur une prétendue disparition dans un parc de Clermont-Ferrand.

Elle avait alors accusé Berkane Makhlouf d’avoir porté des coups mortels à la fillette mais celui-ci lui avait rejeté la faute, conduisant Cécile Bourgeon à « décharger toute sa haine, toute sa rage » contre son ex-compagnon. Et de dire alors « des choses de vrai, des choses de faux ». « On a des déclarations contradictoires et on s’attend à d’autres versions dans les jours qui viennent », pronostiquait Me Rodolphe Costantino, autre avocat des parties civiles.

AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/10/2017 19:29  Mis à jour: 13/10/2017 19:29
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 L'horrible Calvaire de Fiona !Les avocats s'embrouillent, le procès en appel est suspendu jusqu'à lundi...
Au Puy-en-Velay (Haute-Loire), Vincent Vantighem

« Il y a des façons de faire des excuses… », a grommelé Mohamed Khanifar en sortant du prétoire. L’avocat de Berkane Makhlouf et Renaud Portejoie, celui de Cécile Bourgeon, ont quitté avec fracas, ce vendredi en début d’après-midi, le procès en appel consacré, depuis, lundi, à la disparition de la petite Fiona, 5 ans. Le président de la cour d’assises, Etienne Fradin, a suspendu l’audience jusqu'à lundi suite à un incident.

Celui-ci s’est noué en fin de matinée quand Marie Grimaud, partie civile au procès et avocate de l’association Innocence en danger, a mis en cause le témoignage d’un toxicomane, ancienne connaissance des accusés.

Elle a souligné que cet homme avait été assisté, lors d’une audition par la police consacrée à la disparition de la fillette, par Mohamed Khanifar qui est ensuite devenu l’avocat de Berkane Makhlouf. Résultat ? « J’ai une difficulté avec ce témoin. Cela me pose un vrai problème… », a lâché Marie Grimaud, laissant entendre que ce témoignage est sujet à caution.

Un « vrai problème » car Amar Bey, le fameux témoin, a donné son intime conviction. Pour lui, la petite est morte, à cause d’un médicament ou d’une boulette de drogue avalée par accident. De quoi donner du grain à moudre à la défense qui tente de mettre en avant la thèse accidentelle pour expliquer la mort de la fillette depuis le début du procès.

Marie Grimaud s’excuse mais cela ne suffit pas

Estimant leur « probité » mise en cause par ces propos et ces soupçons de subornation de témoin, les avocats de la défense ont donc exigé des excuses de la part de Marie Grimaud à la reprise de l’audience, en début d’après-midi. « Nous ne pouvons plus intervenir pour les intérêts de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf dès lors que notre probité a été mise en cause », a argué Renaud Portejoie

De guerre lasse face à cette nouvelle passe d’armes, Marie Grimaud s’est donc exécutée. « Nous sommes tous là pour Fiona. Je vous prie de bien vouloir m’excuser chers confrères. Si les propos que j’ai pu tenir vous semblent être une atteinte à la probité, là n’était pas leur sens. »

Mais cela n’a finalement pas suffi. Et Mohamed Khanifar et Renaud Portejoie ont donc quitté avec leurs dossiers sous le bras la cour d’assises pour rejoindre leur hôtel. Le public a été évacué momentanément. Et le procès était, en milieu d’après-midi, toujours suspendu.

Vers 17h, le président Etienne Fradin a annoncé que les débats reprendront lundi à 9h. Il a désigné d'office les mêmes avocats pour assurer la défense des deux accusés. Ils devront donc se présenter lundi matin. S'ils ne le font pas, toutes les parties présentes à ce procès donneront alors leur avis sur la poursuite ou non des débats.

…/… Plus d’informations à venir sur 20minutes.fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/10/2017 14:50  Mis à jour: 14/10/2017 14:50
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 L'horrible Calvaire de Fiona ! Le procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf va-t-il se poursuivre?
Affaire Fiona: Le procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf va-t-il se poursuivre?
Au Puy-en-Velay (Haute-Loire), Vincent Vantighem : http://actualite.20minutes.fr/
Et dire que pour la première fois, le public avait été autorisé à assister aux débats depuis la salle d'audience plutôt que depuis la salle de retransmission vidéo. Le procès en appel de Cécile Bourgeon et de Berkane Makhlouf, devant la cour d'assises de la Haute-Loire, a viré, ce vendredi après-midi, au grand n'importe quoi.

S'estimant mis en cause dans leur « probité » par une consœur de la partie civile, Mohamed Khanifar et Renaud Portejoie, les avocats des deux accusés, ont quitté, vers 15h, le prétoire avec fracas et leurs dossiers sous le bras. Une scène surréaliste qui a vu le président de la cour les poursuivre dans la rue alors que Mohamed Khanifar n'avait même pas pris le temps d'ôter sa robe noire.

Mais, sur le trottoir, Etienne Fradin n'est pas parvenu à les ramener à la raison. Et à 17h, après deux heures de négociations téléphoniques perturbées par le son de la fête foraine toute proche,le président a finalement annoncé que l'audience était « suspendue » jusqu'à lundi, à 9h.20 Minutes fait le point sur ce qu'il peut se passer désormais…

Le procès en appel de Bourgeon et de Makhlouf peut-il être renvoyé ?

C'est possible. « Nous ne voyons pas très bien comment nous pourrions reprendre ce procès après avoir été discrédités personnellement dans notre probité », confie, ce vendredi soir, Renaud Portejoie, l'avocat de Cécile Bourgeon, à 20 Minutes.

Pourtant, après leur coup d'éclat, ils ont été, à nouveau, désignés d'office par le président Fradin pour assurer la défense des accusés, dès lundi. Mais la pilule ne passant pas, il est probable qu'ils se présentent dans un unique but : demander le renvoi du procès.

Le procès peut-il se poursuivre sans les avocats de la défense ?

Oui et non. Si les avocats désignés d'office ne se présentent pas, le président a la possibilité de poursuivre les débats, sans eux. « Mais, avant de faire ça, je demanderai évidemment l'avis à toutes les parties présentes », explique-t-il à 20 Minutes.

Donnant le ton général, Charles Fribourg, l'avocat du père de Fiona, a déjà indiqué qu'il était « hors de question de faire un procès sans avocat de la défense ».

Un autre avocat peut-il être désigné pour défendre les accusés ?
Si Renaud Portejoie et Mohamed Khanifar quittent à nouveau la cour d'assises lundi, le président peut très bien désigner d'office un autre avocat. Mais dans une affaire aussi complexe, son premier réflexe sera de demander le renvoi du procès, le temps de pouvoir analyser le dossier.

Cécile Bourgeon peut-elle être libérée ?
Non. Contrairement à la rumeur qui a circulé sur les réseaux sociaux, ce n'est pas possible. L'appel a suspendu la condamnation à cinq ans de prison de Cécile Bourgeon prononcée en première instance. Elle est donc actuellement toujours en détention provisoire. Dans son cas, la détention provisoire peut durer jusqu'à cinq ans et ne peut pas être aménagée (remise de peine ou bracelet électronique).

« Elle a été placée en détention provisoire en septembre 2013, indique une source judiciaire. En l'état, et tant que le procès en appel n'est pas terminé, elle ne peut pas être libérée avant septembre 2018. »
Mais au fait, qu'est-ce qui a provoqué l'incident ?
Tout part d'un témoin entendu vendredi matin. Ancien toxicomane et connaissance des accusés, il a livré à la cour son intime conviction : « Pour moi, la petite est morte en avalant un médicament ou un truc de drogue. »
>> Fiona: Les avocats s'embrouillent, le procès est suspendu.
Le seul souci, c'est que cet homme avait été placé en garde à vue dans le cadre de l'affaire. Et qu'à cette occasion, il avait été assisté par Mohamed Khanifar, l'actuel avocat de Berkane Makhlouf. L'avocate Marie Grimaud a soulevé ce problème devant la cour. Les avocats de la défense se sont sentis « mis en cause dans leur probité » et sont partis en claquant la porte.
Suivez en direct la suite du procès sur le compte Twitter de notre journaliste : @vvantighem
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/10/2017 11:50  Mis à jour: 16/10/2017 11:51
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 L'horrible Calvaire de Fiona ! Le procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf vient d'être renvoyé au 29 janvier 2018.
Le procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf qui se déroulait devant la cour d'assises de Haute-Loire vient d'être renvoyé au 29 janvier 2018. En cause, un vif incident entre les avocats des parties civiles et de la défense vendredi dernier.

16 oct 10:43La rédaction de LCI : http://www.lci.fr/justice/

Le procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf est renvoyé. Décision retentissante ce lundi de la cour d'assises de Haute-Loire, qui a renvoyé l'affaire à la prochaine session d'assises, le 29 janvier 2018. Dans l'attente de ce nouveau procès, les accusés, poursuivis pour violences ayant entraîné la mort de Fiona, restent en détention.


Un peu plus tôt ce lundi, l'audience qui se jouait depuis une semaine au Puy-en-Velay s'était rouverte dans une ambiance pesante. Les avocats de la défense avaient sollicité un renvoi. La raison ? Un vif incident d'audience survenu vendredi et à l'issue duquel le procès en appel avait été ajourné. Pour les avocats des accusés, leur "probité" avait été mise en cause par une avocate des parties civiles. Ils estimaient dans ce contexte ne plus être en mesure d'intervenir pour Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf. Dossiers sous le bras, ils avaient quitté la salle d'audience dans un fracas.


Le président de la cour Étienne Fradin, qui avait tenté vainement de les faire revenir, avait alors annoncé que l'audience reprendrait lundi matin, avec les mêmes avocats de la défense, mais désormais désignés d'office.

"La probité" des avocats de la défense mise en cause


L'incident s'était noué tandis qu'un témoin de l'entourage du couple d'accusés dans le milieu des stupéfiants était interrogé vendredi. Marie Grimaud, avocate d'une association de protection de l'enfance, avait fait remarquer à la cour que cet homme avait été assisté par Me Mohamed Khanifar, avocat de Berkane Makhlouf, lors d'une garde à vue au début de l'affaire. Berkane Makhlouf n'était alors pas encore incriminé dans la disparition de Fiona. Me Grimaud avait par ailleurs ajouté que l'avocat de Cécile Bourgeon avait, de son côté, conseillé Berkane Makhlouf au tout début, quand les deux accusés d'aujourd'hui étaient parties civiles, laissant entendre une connivence dans les rangs de la défense.


Me Portejoie et Me Khanifar s'estimant accusés de "subornation de témoin et de collusion" avaient ordonné des excuses. A la reprise des débats vendredi après-midi, l'avocate s'était excusée sans convaincre : "Je vous prie de bien vouloir m'excuser, mes chers confrères, là n'étaient pas mes propos. Si vous les avez perçus comme tels, c'est que je n'ai pas su m'exprimer et ce type de propos n'aura plus lieu d'intervenir". La brèche était ouverte, la défense s'y est engouffrée.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/10/2017 12:17  Mis à jour: 16/10/2017 12:17
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 L'horrible Calvaire de Fiona !"Le gros handicap de Cécile Bourgeon, c’est d’avoir menti à la France".
Alors que le procès en appel de l'affaire Fiona vient d'être reporté, les grands-parents de la petite fille rompent le silence.

Ce devait être le procès de la seconde chance pour connaître la vérité sur la mort de Fiona. Mais la mère de la fillette et son ex-compagnon, jugés en appel depuis une semaine par les assises de Haute-Loire, n'ont encore fourni aucune information nouvelle, et la cour a ordonné ce lundi 16 octobre au matin le renvoi du procès en janvier 2018.

Jugeant que leur probité avait été mise en cause, les avocats des deux accusés le réclamaient, après avoir quitté le palais de justice vendredi après-midi à la suite d'un incident d'audience. Et après cinq jours de débats, on n'en sait guère davantage sur les "coups mortels" dont Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf répondaient devant la cour du Puy-en-Velay.

En première instance, en novembre 2016 à Riom, Cécile Bourgeon avait été acquittée de ces violences et simplement condamnée à cinq ans de prison pour avoir menti en 2013 sur la disparition de sa fille de cinq ans. Son ancien concubin avait écopé de 20 ans de réclusion. La semaine dernière, ils ont crié leur innocence. "La mort de Fiona, elle était pas voulue. C'était un accident mais je ne suis pas médecin légiste", a lancé la jeune femme.

Et Berkane Makhlouf d'assurer qu'ils ne sont "pas des criminels", en regrettant que le corps de l'enfant n'ait pu être autopsié, faute d'avoir pu retrouver le lieu où le couple dit l'avoir enterré, près de Clermont-Ferrand.
"Rien n’établit avec certitude que Cécile frappait sa fille"

Mais comment démêler le vrai du faux dans les accusations réciproques et les multiples versions du couple ? Pour les grands-parents maternels de Fiona, Françoise et Luc, qui se sont constitués parties civiles, l'affaire n'est pas aussi simple que pourraient le laisser penser les premiers épisodes rapportés par la presse.

"Notre volonté n’est pas de dire que Cécile est innocente de tout ce qu’on lui reproche, elle-même ne le dit pas", déclarent-ils dans "le Dauphiné libéré" de ce lundi.
"Mais où est la vérité ? Au premier procès à Riom, pratiquement rien n’est ressorti. Nous avons surtout vu des mouvements de foule et de haine."

"Le public, comme certains témoins, campent sur les premiers épisodes relayés par la presse : la petite est morte, tous les deux l’ont tuée, ils ont enterré le corps et puis voilà. Ce n’est pas aussi simple", jurent-ils. "Fiona a-t-elle subi des violences ? A-t-elle avalé de la drogue ou des médicaments ? Rien n’établit avec certitude dans le dossier que Cécile frappait sa fille".

Désormais, la mère et le beau-père de Cécile Bourgeon sont persuadés que son discours devant la cour d'assises est "franc".
"Nous en sommes persuadés. C’est vrai que son gros handicap, c’est d’avoir menti à la France avec ce scénario de l’enlèvement au départ."


"Il m'a enfoncée, je l'ai enfoncé. J'ai déversé ma haine, toute ma rage", explique Cécile Bourgeon au sujet de leurs aveux à Perpignan, en septembre 2013. Trois ans plus tard, autour du premier procès, elle disait encore tout et son contraire à deux surveillantes de prison.

Les anciens partenaires vont-ils continuer à s'affronter en janvier prochain ? Ou s'en tenir au pacte que les parties civiles les soupçonnent d'avoir passé ? "Ils ne se tirent pas dans les pattes et il y a une alliance entre leurs avocats", résume le père de Fiona, Nicolas Chafoulais. Une insinuation que ces derniers n'ont pas supportée.


T.V. http://tempsreel.nouvelobs.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/10/2017 15:34  Mis à jour: 17/10/2017 15:34
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 L'horrible Calvaire de Fiona !Déception et frustration après le renvoi du procès en appel de l'affaire Fiona ( Vidéos)
La décision de la cour d'assises du Puy-en-Velay de renvoyer le procès en appel de l'affaire Fiona en janvier a semé le dépit parmi les parties civiles. La cour a décidé d'accéder à la demande des avocats de la défense s'estimant "mis en cause". Le procès repartira de zéro le 28 janvier prochain.

"Un véritable gâchis", c’est ainsi que les parties civiles qualifiaient ce lundi le renvoi du procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf. Comme on s'y attendait après les débats perturbés ce vendredi, les avocats de la défense ont réclamé ce renvoi dès la reprise de l’audience, en appuyant leur demande, "nous ne pouvons pas continuer après ce qu’il s’est passé vendredi, notre probité a été mise en cause". Les avocats des parties civiles dans leur majorité s'opposaient à ce renvoi, tout comme l'avocat général mais la cour est finalement allée dans le sens de la demande de la défense.


Citation :

Que les choses soient claires, nous sommes tous victimes" - Me Renaud Portejoie, avocat de Cécile Bourgeon


Après la décision de la cour d'assises, Me Renaud Portejoie s'est justifié sur la position de la défense, "nous avons été accusés personnellement de collusion et de subordination de témoins, notre parole était irrémédiablement discréditée." L'avocat de Cécile Bourgeon qui s'interroge, "comment se maintenir dans un procès alors que notre propre parole est suspecte ?" Pour l'avocat, les propos tenus par Me Grimaud ce vendredi ne permettaient pas la poursuite d'un procès équitable pour les deux accusés. Renaud Portejoie qui conclut, "nous sommes tous victimes les uns et les autres des accusations qui ont été portées par une seule avocate".



Le défenseur de Berkane Makhlouf, Me Khanifar, qui avait été personnellement mis en cause par Me Grimaud ce vendredi, avait lui aussi demandé le renvoi. Ce renvoi est donc une bonne décision à ses yeux, "les excuses bidonnées ne pouvaient permettre de laver les soupçons qui avaient été instillés délibéréément dans l'esprit des jurés. je pense que la justice en sort grandie et que les leçons en seront tirées".

Citation :
J'ai beaucoup de colère" - Me Marie Grimaud avocate d’Innocence en danger

Mise en cause directement par les avocats de la défense ce vendredi puis ce lundi matin, Marie Grimaud, avocate de l'association Innocence en danger est elle scandalisée par ce renvoi : "j'ai beaucoup de colère parce que cette cour d'assises a été prise en otage d'une véritable comédie qui était orchestrée depuis de nombreux mois". Elle se demande également en quoi la situation sera différente en janvier 2018, puisque les accusés auront les mêmes avocats et qu'elle sera également présente pour ce procès en appel. "Cette petite Fiona elle a le droit à une parole, il s'avère qu'en ma qualité d'avocate d'association je représente cette parole-là et il est hors de question que je ne sois pas là" insiste-t-elle.



Pour les parties civiles, qui avaient majoritairement demandé la poursuite des débats, ce renvoi du procès est évidement une grande déception. Avant la décision de la cour, Me Rodolphe Costantino, l'avocat d’Enfance et partage s'était déjà emporté "le spectacle que vous avons offert est proprement pitoyable" avait-il lancé aux avocats de la défense. Même dépit du côté du père de Fiona, Nicolas Chafoulais, lui aussi partie civile, qui regrette le report comme l'a expliqué son avocat Me Friboug,"je ne sais pas comment il fait pour tenir encore debout (...) je trouve que nous comme instrumentalisés, ce qui est fort désagréable quand on connait l'enjeu de ce procès".



Un renvoi qui va en tout cas coûter cher, un tel procès nécessite une logistique importante, l'organisation d'une audience de deux semaines, avec autant de témoins et de journalistes, demande du temps et du personnel. Reporter l'audience de pour quelques phrases prononcées paraît ce lundi disproportionné à de nombreux observateurs, un "véritable discrédit pour la justice" ont même fustigé certains.
Cécile Bourgeon peut-elle être libérée d'ici janvier prochain ?

Condamnée à cinq ans de prison lors du procès en première instance devant la cour d'assises de Riom, Cécile Bourgeon a déjà passé plus de quatre ans en détention - elle est incarcérée depuis le mois de septembre 2013. Ses avocats ont déjà fait plusieurs demandes de remise en liberté, toutes rejetées par la chambre de l’instruction. Cécile Bourgeon a fait une tentative de suicide en août dernier et ses défenseurs n'ont jamais caché leur volonté qu'elle puisse comparaître libre pour son procès en appel. Gilles-Jean et Renaud Portejoie devraient donc sans doute déposer une nouvelle demande de mise en liberté d'ici le mois de janvier 2018, il est très peu probable qu'elle soit acceptée.

Le procès a donc été renvoyé au 29 janvier prochain, il va durer deux semaines devant la cour d’assises d'appel du Puy-en-Velay. Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf comparaîtront à nouveau pour "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner", un crime passible de 30 ans de réclusion.

https://www.francebleu.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/10/2017 09:55  Mis à jour: 18/10/2017 09:55
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 L'horrible Calvaire de Fiona ! La colère du père de Fiona après le renvoi du procès en janvier. ( Vidéo)
Lundi, la défense a obtenu de la cour d'assises de la Haute-Loire le renvoi du procès en appel de Cécile Bourgeon, la mère de Fiona, et de Berkane Makhlouf, son ex-compagnon. Ils étaient jugés depuis le 9 octobre pour coups mortels.

Il ne cache pas sa colère et son dégoût. Nicolas Chafoulais, le père de Fiona, ne comprend pas la décision de la justice. Lundi, les avocats de la défense ont obtenu de la cour d'assises de la Haute-Loire le renvoi du procès en appel de Cécile Bourgeon, la mère de la fillette disparue en mai 2013, et de Berkane Makhlouf, son ex-compagnon. Les deux accusés, qui étaient jugés en appel en janvier prochain, reviendront devant le tribunal en janvier prochain.

"Manipulation"

Le procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf a connu un tournant vendredi dernier quand Mes Renaud Portejoie et Mohamed Khanifar, respectivement avocat des deux accusés, ont quitté la salle du palais de justice estimant que leur "probité" avait été "mise en cause" par l'avocate des parties civiles, Me Marie Grimaud. Cette dernière venait de rappeler lors de l'audition d'un témoin, ami du couple, que ce dernier avait été assisté par Me Khanifar au début de l'affaire. Elle laissait entendre que l'avocat aurait pu orienter ses déclarations.

Les deux confrères s'étaient estimés accusés de "subornation de témoin et de collusion". "Pour moi c’est juste des caprices d’avocats. Les avocats sont les marionnettistes et tout le reste de la population sont des pantins", se désole le père de Fiona parlant de "manipulation" de la justice par des avocats "à qui on passe tout dans la région". "On préfère ne pas entacher la carrière de juristes imminents que de savoir la vérité sur ce qui s’est passé pour ma fille", poursuit Nicolas Chafoulais.

Avant d'ajouter: "Ca me conforte juste dans l’idée que ça ne devrait pas être jugé en Auvergne, ni dans les départements alentours." Un dépaysement de l'affaire qui avait été refusé en janvier dernier.
"Ca me pose un problème"

Le 12 mai 2013, Cécile Bourgeon avait signalé la disparition de sa fille dans un parc de Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme. Après quelques mois d'enquête, la mère de l'enfant et son compagnon de l'époque craquent: FIona est morte sous les coups des amants qui ont caché le corps. Un corps qui n'a toujours pas été retrouvé. "Il ne faut quand même pas oublier le seul but qu’il y a dans ce procès: c’est de savoir où est ma fille, de savoir ce qu’ils lui ont fait et surtout où elle est", s'agace Nicolas Chafoulais.

Lors du procès en première instance, les accusés avaient livré un récit glaçant de la tragique nuit où Fiona est morte. Le couple s'accuse mutuellement être l'auteur des coups qui ont conduit au drame. "Aujourd’hui on sait une chose, c’est qu’ils l’ont laissée agoniser et qu’ils sont partis l’enterrer, accuse le père de Fiona. Si aujourd’hui ça ne pose problème à personne, moi ça m’en pose un. Si le but de la défense, c’est que j’abandonne, ils ne savent sur quel têtu ils sont tombés."




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J.C; avec Florent Bonnard http://www.bfmtv.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/10/2017 14:22  Mis à jour: 19/10/2017 14:22
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 L'horrible Calvaire de Fiona !Le père de Fiona dénonce un "manque d'impartialité" et demande le dépaysement du procès.
Le père de Fiona, Nicolas Chafoulais, a demandé mercredi le dépaysement du nouveau procès de la mère de la fillette et de son ex-compagnon. Il soupçonne un manque d'impartialité de la justice après le renvoi du procès en appel.

19 oct 13:04La rédaction de LCI http://www.lci.fr/

C’est un homme "très en colère" contre la justice qui s’est exprimé mercredi devant la presse. Nicolas Chafoulais, le père de Fiona, a demandé le dépaysement du nouveau procès de la mère de l’enfant et de son ex-compagnon qui doit se tenir le 29 janvier prochain aux assises de Haute-Loire au Puy-en-Velay. Après le renvoi surprise du procès en appel, l’homme dénonce "des arrangements entre amis" qui ont conduit à cette décision. "Je me pose réellement des questions sur le fait que le procès continue de se dérouler en Auvergne. Il devrait être délocalisé", a-t-il déclaré.

Lundi dernier, les avocats de la défense avaient obtenu le renvoi du procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, poursuivis pour violences ayant entraîné la mort de Fiona. Cette décision fait suite à un vif incident d’audience survenu vendredi après-midi après lequel Me Renaud Portejoie et Me Mohamed Khanifar avaient quitté le palais de justice estimant que "leur probité" avait été "mise en cause" par l'avocate d'une association de protection de l'enfance, Me Marie Grimaud.

Après une semaine d'audience, le procès avait donc été renvoyé au 29 janvier devant la même cour d’assises. Les débats reprendront à zéro avec les mêmes avocats mais devant de nouveaux jurés. "Je me pose la question. Ils sont tous proches ici", a ajouté Nicolas Chafoulais, assumant un "sentiment personnel", non partagé par son avocat qui s'est désolidarisé de ses propos.

Le père de la fillette dont le corps n’a jamais été retrouvé a par ailleurs vivement critiqué la différence de ton, selon lui, du président de la cour Etienne Fradin vis-à-vis des accusés lors des débats. "Il était très excessif dans ses propos avec Makhlouf et plus clément avec Bourgeon", a-t-il estimé. "Ce n'est pas correct. Il ne devrait pas y avoir de parti pris pour l'un ou pour l'autre", a jugé Nicolas Chafoulais qui a regretté qu'on ait "pas beaucoup parlé de Fiona", lors de la première semaine.
"Ce n'était pas un procès mais du cinéma, une grande pièce de théâtre géante", a conclu ce père de famille, qui a depuis obtenu la garde de la petite sœur de Fiona. "Le procès aurait dû continuer. Je ne comprends pas qu'on en arrive là pour si peu".
La rédaction de LCI
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/10/2017 16:04  Mis à jour: 19/10/2017 16:04
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 L'horrible Calvaire de Fiona !Les avocats des accusés portent plainte en diffamation contre le père de la fillette .
Nicolas Chafoulais, le père de la petite Fiona, avait estimé que le renvoi du procès en appel de Cécile Bourgeon et de Berkane Makhlouf était dû à des «arrangements entre amis»…

La tension n’est toujours pas retombée trois jours après le renvoi du procès de Cécile Bourgeon et de Berkane Makhlouf pour les coups ayant entraîné la mort de la petite Fiona sans intention de la donner. Ce jeudi, les avocats des deux accusés ont confirmé à 20 Minutes qu’ils allaient déposer « cet après-midi » une plainte en diffamation contre Nicolas Chafoulais, le père de la fillette.

>> Affaire Fiona: Pourquoi le procès a-t-il été renvoyé ?

Mercredi, celui-ci avait demandé le dépaysement en dehors de l’Auvergne du futur procès, estimant que le renvoi ordonné, lundi par le président de la cour d’assises, était dû à des « arrangements entre amis ». Laissant planer l’ombre d’un manque d’impartialité des magistrats face aux avocats des accusés, il avait conclu, amer : « Ils sont tous proches ici ! »
Des propos qui ne sont pas « acceptables ».

Visés par ces propos, les avocats de Cécile Bourgeon et de Berkane Makhlouf ont donc annoncé qu’ils allaient déposer plainte en diffamation contre lui, dès ce jeudi, devant le doyen des juges d’instruction de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).

"Honnêtement, si Monsieur Chafoulais avait tenu ces propos lundi juste après l’annonce du renvoi, on les aurait mis sur le coup de l’émotion, a justifié Renaud Portejoie, l’avocat de Cécile Bourgeon. Mais qu’il les tienne deux jours après dans l’enceinte même du cabinet de son avocat n’est pas acceptable. "

Le procès en janvier 2018 déjà compromis ?


Lundi, après une semaine de débats, le président de la cour d’assises de la Haute-Loire avait ordonné le renvoi du procès en appel des deux accusés en raison d’un incident entre avocats survenu à l’audience. En même temps,il avait indiqué avoir d’ores et déjà prévu un nouveau procès, à partir du 29 janvier, dans cette même cour d’assises de la Haute-Loire.

Difficile de savoir si celui-ci se tiendra réellement. « Le président de la cour d’assises a été mis en cause par Monsieur Chafoulais, précise Gilles-Jean Portejoie, l’autre avocat de Cécile Bourgeon. Je ne vois pas très bien comment l’audience pourrait se tenir en janvier dans ces conditions… »

Et ce serait tout bénéfice pour sa cliente. Arrêtée le 26 septembre 2013, Cécile Bourgeon ne peut rester en détention provisoire plus de cinq ans. Si le procès était reporté au-delà du 26 septembre 2018, elle comparaîtrait alors libre ce qui aurait forcément un impact sur la façon dont les jurés percevront alors cette affaire.


Jugés pour les coups ayant entraîné la mort de Fiona sans intention de la donner, Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf ont toujours nié les faits. Lors du procès en première instance, la mère de la fillette avait été condamnée à cinq ans de prison pour des délits et acquittée des faits criminels. Berkane Makhlouf avait, lui, écopé d’une peine de vingt ans de réclusion criminelle.

http://www.20minutes.fr/justice/21543 ... cebook&xtref=facebook.com

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