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« L’image de la honte » qui fait la une de la presse internationale ! « La photo qui fait taire le monde ».

Publié par Walda Colette Dubuisson le 03-09-2015 (1506 lectures) Articles du même auteur
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Nous n’avons plus de mots devant toutes ces horreurs quotidiennes du désastre et conséquences des guerres dans le monde !

L'image du corps d'Aylan, 3 ans, réfugié syrien noyé dans la nuit de mardi à mercredi, gisant sur la plage de Bodrum en Turquie, fait la une de la presse européenne ce jeudi 3 septembre et choque l’Europe. ( Vidéos)

Citation :
"L'impunité qui règne en Syrie est une honte pour l'ONU", dit Carla Del Ponte


Lire la suite :
http://www.sos-enfants.org/modules/news/article.php?storyid=968

L'Europe, où les tensions montaient face à l'afflux de dizaines de milliers de réfugiés et de migrants, était sous le choc après la publication des photos du corps sur une plage turque d'un petit garçon mort noyé dans le naufrage de deux embarcations transportant des Syriens. Ces bateaux étaient partis dans la nuit de mardi à mercredi de la ville côtière turque de Bodrum à destination de l'île grecque de Kos, l'un des plus courts passages maritimes entre la Turquie et l'Europe, lorsqu'ils ont chaviré, ont expliqué les garde-côtes turcs.

Rapidement prévenus par les cris des naufragés, les sauveteurs ont repêché 12 corps sans vie parmi lesquels celui d'Aylan Kurdi, âgé de 3 ans et dont le frère, Galip, 5 ans, a aussi péri dans le naufrage, selon des médias turcs. Les photos des deux frères et du cadavre d'Aylan, tee-shirt rouge et short bleu, face contre terre, sur une des plages de la station balnéaire de Bodrum a envahi les réseaux sociaux sous le mot-dièse KiyiyaVuranInsanlik ("l'humanité échouée" en turc), qui est devenu l'un des mot-dièse les plus partagés sur Twitter.

"La photo qui fait taire le monde"

Les images étaient aussi largement reprises par la presse européenne, y compris par des journaux qui avaient auparavant adopté une ligne dure sur la crise migratoire. "Toute petite victime d'une tragédie humaine", titre ainsi jeudi le Daily
Mail sur une photo montrant un policier turc portant le cadavre de l'enfant. "Insoutenable", juge de son côté The Mirror. "Si ces images extraordinairement fortes d'un enfant syrien rejeté sur une plage ne modifient par l'attitude de l'Europe vis-à-vis des réfugiés, qu'est-ce qui le fera ?", interroge The Independent.

En Italie, le quotidien La Repubblica a tweeté "La photo qui fait taire le monde", et en Espagne, El Pais en faisait le "symbole du drame migratoire", tandis qu'El Periodico titrait sur le "Naufrage de l'Europe". "Certains disent que l'image est trop offensante pour être partagée en ligne ou imprimée dans nos journaux", écrit dans une tribune Peter Bouckaert, directeur pour les situations d'urgence de HRW. "Mais ce que je trouve offensant c'est que des corps d'enfants noyés viennent s'échouer sur nos rivages, alors que l'on aurait pu en faire plus pour leur sauver la vie", a-t-il ajouté expliquant avoir lui-même longtemps hésité avant de tweeter la photo du corps d'Aylan Kurdi.



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BHL: "Cette photo fera bouger ceux qui nous gouvernent"

"On est sans voix face à cette image", c'est "atroce", a de côté déploré le philosophe Bernard-Henri Lévy sur BFMTV jeudi, face à la photo d'un garçon syrien de trois ans retrouvé mort sur une des plages de la station balnéaire de Bodrum en Turquie. "Je suis tout simplement bouleversé comme le monde entier et la seule chose que l’on peut espérer c’est que cette image serve d’avertissement, de leçon."



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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/03/2016 14:33  Mis à jour: 04/03/2016 14:33
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 Re : Mort du petit Alan Kurdi: quatre ans de prison pour les passeurs.
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La justice turque a condamné vendredi à quatre ans de prison deux passeurs syriens, jugés pour le naufrage d'un bateau de réfugiés qui avait causé en septembre la mort du petit Aylan Kurdi, devenue un symbole planétaire du drame des migrants.

Le tribunal de Bodrum a reconnu Muwafaka Alabash et Asem Alfrhad coupables de "trafic d'immigrants" et leur a infligé une peine de quatre ans et deux mois de réclusion mais les a acquittés des poursuites de "négligences délibérées ayant entraîné la mort", a précisé l'agence de presse Dogan.

Les deux hommes risquaient jusqu'à 35 ans d'emprisonnement.

Le 2 septembre dernier, une embarcation surchargée de réfugiés syriens avait chaviré au large de la station balnéaire turque de Bodrum alors qu'elle tentait de rallier l'île grecque de Kos. Douze d'entre eux avaient trouvé la mort.

Les images du corps sans vie du petit Aylan, retrouvé quelques heures plus tard gisant sur une plage, ont fait le tour du monde et suscité une vague d'indignation planétaire qui a contraint l'Union européenne à entrouvrir ses portes aux migrants, pour la plupart des réfugiés venus de Syrie et d'Irak en guerre.

Outre Aylan, 3 ans, ce naufrage avait causé la mort de sa mère et de son frère de 5 ans.

Lors de leur procès le 11 février, les deux passeurs avaient nié toute responsabilité dans le naufrage et pointé du doigt celle du père d'Aylan, Abdullah Kurdi.

"Le vrai criminel, l'organisateur, c'est Abdullah Kurdi qui est devenu un héros à la télévision mais n'est même pas venu témoigner", avait ainsi lancé M. Alfrhad.

Le père de la petite victime était lui aussi poursuivi devant le tribunal de Bodrum pour avoir "utilisé" le bateau qui a coulé, selon Dogan. Les juges avaient toutefois décidé d'abandonner les accusations lancées contre lui.

Abdullah Kurdi, qui vit une partie de l'année au Kurdistan irakien, a été accusé d'avoir lui-même organisé la traversée clandestine de la mer Egée qui a viré au drame. Il a toujours nié ces allégations.

La Turquie, qui accueille officiellement quelque 2,7 millions de Syriens et 300 000 Irakiens qui ont fui leur pays en guerre, est devenue l'un des principaux points de départ des migrants qui veulent s'installer en Europe.

http://quebec.huffingtonpost.ca/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/09/2015 15:09  Mis à jour: 16/09/2015 15:09
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 Re : Morts de Bastien et de Aylan : la victoire de l’impéritie et les ramifications de la « banalité du mal »
Les cas de Bastien et d'Aylan, dont les médias nous ont donné récemment la mort en pâture, sont certes très dissemblables mais ils ont en commun, outre différents niveaux de défaillance parentale, l’impuissance honteuse des administrations en charge de la protection de l’enfance d’un côté, de la lutte contre le « business » de la migration, de l’autre. Où l'on voit poindre la " banalité du mal ", le concept créé et défendu par Hannah Arendt.

Les médias nous ont donné récemment en pâture la mort de deux enfants âgés de 3 ans, Bastien et Aylan.

Certes, le rapprochement est très osé car les circonstances et le contexte sociopolitique des deux décès sont dissemblables.

Bastien, bébé martyr depuis sa naissance non désirée, a été assassiné le 25 novembre 2011 d’une manière barbare par son géniteur, jeté et enfermé comme un paquet de sales oripeaux dans un lave-linge programmé sur l’essorage.

Aylan est ce bout-de-chou échoué le 2 septembre sur une plage de Bodrum aux côtés de son frère Ghalib (5 ans) et de leur mère, Rehan. Devenu, sitôt post-mortem, mondialement célèbre et nouvel étendard du drame des réfugiés, du fait de la précipitation des médias à s’emparer de faits émotionnellement et politiquement vendeurs.

Je ne suis ni journaliste, ni politologue, ni sociologue, et je ne fais pas partie de la caste des artistes ou intellectuels « engagés » (ou plutôt qui s’engagent à s’engager comme disait Jankélévitch). Je suis seulement une observatrice bouleversée par ces tragédies et en quête de la vérité suite à l’analyse que j’ai pu faire des faits avérés à ce jour, tels que les médias de tous bords nous les ont livrés. J’insiste sur le « tous bords » car le pire aveuglement consiste à se contenter de la vision d’un seul journal et du dogmatisme de la doxa.

Ce que je perçois comme commun aux destins dramatiques de Bastien et de Aylan, outre différents niveaux de défaillance parentale, c’est l’impuissance honteuse des administrations en charge de la protection de l’enfance d’un côté, de la lutte contre le « business » de la migration, de l’autre.

Concernant Bastien, l’enquête et le procès ont scruté les faits, horrifiques. Reste le sombre mystère du comportement diabolique des parents que ni la misère ni la drogue ni l’alcool ne peuvent élucider totalement. Ce que le calvaire de tels enfants a à nous dire réside dans un trou noir stellaire au fond duquel gît peut-être une réponse imperceptible à nos consciences humaines.

Le scandale administratif et juridique de cette affaire, c’est la dizaine de signalements faits en vain aux services sociaux par des proches, dont un par l’école, et des appels au 119 par des voisins et deux éducateurs.

Quid des suites données à ces appels au 119 ? Je serais curieuse de lire les actes du procès. Rappelons que l’écoutant qui évalue un risque de danger pour un enfant doit rédiger un compte rendu, lequel doit être transmis à un coordonnateur chargé de le valider puis de le transmettre dans les plus brefs délais à la CRIP (Cellule de Recueil, de traitement et d’évaluation des Informations Préoccupantes) du département concerné.

Et quelles furent les actions des services sociaux en réponse aux divers signalements qui leur ont été faits ? Un atelier de maquillage et de coiffure proposé à madame Cotte, « et puis, dans le même temps, on a acheté des lits pour les enfants, on a fait les courses au marché avec madame Cotte", a expliqué Christine Boubet, directrice des services sociaux de Seine-et-Marne, dont le reste de la défense est inconséquent : « Le Département et les professionnels ne sont pas responsables de l'acte qui a conduit le petit Bastien à la mort. Nous ne sommes pas acteurs de cet acte." Etc.

L’avocat de l'association L'Enfant bleu, partie civile, surenchérit : "Il n'y a pas lieu de mettre en cause des individus, c'est le système qui a failli".

Je vois poindre ici la " banalité du mal ", le concept créé et défendu par Hannah Arendt. Et cela me fait mal, d’autant plus que ces arguments de défense sont désormais récurrents (cf. comment le conseil général de la Sarthe a soutenu ses agents en 2012 dans le cas du meurtre de Marina Sabatier).

Je souhaite à ces professionnels de l’aide sociale et de la protection de l’enfance de bien dormir sur leurs deux oreilles le restant de leurs jours. Je trouve insensée l’absence de condamnation à leur encontre, même symbolique, pour non assistance à enfant en danger, pas même un blâme.

Concernant Aylan, on sait maintenant que Abdallah Kurdi, son père rescapé, vivait depuis trois ans en Turquie avec sa femme et ses deux fils et qu’il avait décidé de rejoindre l’Europe dans l’espoir d’une vie plus aisée, également pour des raisons de soins bucco-dentaires dont il avait besoin.

Je ne m’autorise pas à juger les motivations de leur départ de la Turquie. Tous les parents ont le droit d’avoir des rêves et de souhaiter une vie meilleure pour eux et leurs enfants. Ce que je retiens c’est que :

- cette famille n’était pas acculée à quitter la Turquie. Aucun danger grave et imminent n’y pesait sur elle ;

- le père et la mère n’ont pas pensé à sécuriser leurs deux fils pour effectuer la traversée.

D’aucuns diront que le port d’un gilet de sauvetage est un détail dans de tels moments et que des migrants ont d’autres préoccupations en tête que des plaisanciers.

Mais je regarde la photo de Daniel Etter, publiée par le New York Times et qui a, elle aussi, fait le tour du monde en août dernier, celle d'une famille syrienne de Deir Ezzor arrivée saine et sauve en Grèce depuis Bodrum. La petite fille dans les bras de son père est bien équipée d’un gilet de sauvetage. De toute évidence, Aylan et Ghalib, eux, n’en avaient pas (un gilet de sauvetage enfilé correctement ne se perd pas facilement). Même s’ils avaient su nager, leur bas âge obligeait de les sécuriser avec un gilet assurant le retournement en mer par mauvais temps. On trouve de tels gilets en Turquie, particulièrement dans une station balnéaire telle que Bodrum.

Alors oui, n’en déplaise à celles et ceux qui ont agoni d’injures Arno Klarsfeld à cause de son tweet du 4 septembre, c’est une folie d’embarquer deux garçonnets ne sachant pas nager sur une mer agitée, dans une petite embarcation surchargée, sans équipement adapté !

La mort du petit Aylan m’apparaît tristement surtout comme l’emblème d’une irresponsabilité, même si celle-ci fut passagère (sans jeu de mots). Et la compassion envers son père s’émousse à la découverte du témoignage accablant de Zainab Abbas. Abdallah Kurdi était-il passeur ou non ? On attend de connaître la vérité sur cette sinistre affaire.

Tant mieux si la diffusion de la photo d’Aylan a permis de franchir un palier dans la prise de conscience internationale sur la situation des Syriens depuis 4 ans.

Mais la photo des 71 Syriens retrouvés morts asphyxiés dans un camion en Autriche me semble plus appropriée pour symboliser le drame des migrants fuyant la guerre et victimes des passeurs criminels contre lesquels les chefs d’État européens ne parviennent pas à s’organiser. Cette effroyable photo évoque, on ne peut le nier, les camps de concentration qui furent à la source de la réflexion de Hannah Arendt sur le mal.

Les citoyens ont plus que jamais besoin d’une information précise et probe, d’éléments factuels et vérifiés, afin de pouvoir penser par eux-mêmes.

Qu’à l’irresponsabilité de certains individus et à l’impéritie de diverses administrations françaises et européennes ne viennent pas s’ajouter celles des médias.

Par Pascale Mottura (son site)

Citation :
Pascale Mottura

Historienne de l'art-archéologue de formation initiale, je suis consultante, ingénieur culturel depuis 25 ans et experte dans le domaine de l’Economie Sociale et Solidaire depuis plus de 10 ans.
J'ai créé ma propre structure, Parallaxe conseil, en 2003.
Toutefois, je ne limite pas mes réflexions et mes passions aux domaines liés à ma vie professionnelle. Ma curiosité me porte vers toutes les disciplines qui dévoilent et mettent en pleine lumière la nature humaine, aux premiers rangs desquelles je place la littérature et la photographie.
www.parallaxe-conseil.com
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/09/2015 14:30  Mis à jour: 05/09/2015 14:34
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 Re : "L'impunité qui règne en Syrie est une honte pour l'ONU", dit Carla Del Ponte ( VIDEO)
L'inaction du Conseil de sécurité de l'ONU est une honte, a affirmé jeudi à Genève l'ex-procureure Carla Del Ponte lors de la présentation du 10e rapport de la commission d'enquête de l'ONU.

"Ma frustration est énorme", a confié à la presse Carla Del Ponte lors de la présentation du 10e rapport de la commission d'enquête de l'ONU sur les violations des droits de l'homme en Syrie.

"Des crimes sont commis chaque jour, mais le Conseil de sécurité n'agit pas", a dit la Tessinoise.

"La justice pourrait être un premier pas important, mais en Syrie il règne une totale impunité", a poursuivi l'ex-procureure des tribunaux internationaux sur l'ex-Yougoslavie et le Rwanda. "C'est une honte pour la communauté internationale".
Aucun tribunal

Lors de la guerre en Bosnie (1992-1995) et du génocide au Rwanda (1994), des tribunaux ont été créés rapidement pour juger les responsables, a-t-elle rappelé. "Pour la Syrie, rien. C'est inacceptable".

La commission d'enquête a demandé à plusieurs reprises que le Conseil de sécurité de l'ONU saisisse la Cour pénale internationale, en vain depuis 4 ans.

Fidèle au président Bachar al-Assad, la Russie a menacé d'opposer son veto à toute tentative.

ats/sbad

Pas de visite sur place pour le moment
Carla Del Ponte a confié par ailleurs qu'elle est toujours prête à se rendre à Damas. Elle est en contact régulier avec l'ambassadeur de Syrie à l'ONU à Genève, mais Damas n'a pas donné son feu vert à sa visite.


"Ce serait positif si Damas nous autorisait à entrer dans le pays pour enquêter sur les allégations d'armes chimiques", a précisé la Tessinoise.


10e rapport accablant

La litanie des horreurs continue en Syrie dans l'indifférence générale. Tous les belligérants ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, a affirmé la commission d'enquête de l'ONU dans son rapport.

"La population civile souffre de manière inimaginable et le monde regarde passivement", a déclaré le président de la commission d'enquête Paulo Sergio Pinheiro.


"Il est impératif de faire davantage pour les victimes du conflit forcées de fuir leur pays dans les pires circonstances", a ajouté M. Pinheiro en lançant un appel à instaurer des voies légales de migration pour répondre aux besoins de protection des demandeurs d'asile et des réfugiés syriens.

Mort, souffrance, brutalité. Telle est la réalité du conflit syrien. Un peuple marqué à jamais...
Pour écouter : cliquez ici : http://www.rts.ch/info/monde/7053178- ... -dit-carla-del-ponte.html

euronews, la chaîne d'informations la plus regardée en Europe.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/09/2015 15:13  Mis à jour: 04/09/2015 15:13
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 Re : "Nous sommes choqués par la photo d'un petit enfant noyé, mais nous oublions l'histoire qui est derrière" déclare l'arabiste Chams Eddine Zaougui. "La misère en Syrie s'aggrave tous les jours".
"On oublie trop l'histoire derrière l'enfant noyé "

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Douma, près de Damas © REUTERS

Ces derniers jours, de nombreux demandeurs d'asile viennent de Syrie. Ce sont des personnes qui fuient un conflit funeste qui s'enlise depuis plus de quatre ans. Un conflit de plus en plus sanglant et désastreux, mais dont paradoxalement on parle de moins en moins. La semaine dernière, une attaque aérienne du régime d'Assad sur un marché à Douma, une banlieue de Damas aux mains des rebelles, n'a suscité pratiquement aucun émoi. Elle a pourtant coûté la vie à 100 personnes, principalement des civils.

Au total, la guerre civile en Syrie a coûté la vie à 250 000 personnes et fait fuir à peu près la moitié de la population (environ 9,5 millions d'habitants). Plus de trois millions d'expatriés résident en Turquie, au Liban et en Jordanie.

Rapport direct


Le conflit syrien fait de plus en plus penser à la guerre en Irak. Au fil du temps plus personne ne s'étonnait d'un énième carnage à Bagdad. "Il semble que les gens, mais surtout les médias, en ont assez du conflit syrien" déclare l'arabiste Chams Eddine Zaougui. "Comme le conflit en Syrie dure depuis presque cinq ans, il n'est plus vraiment neuf ".

Si l'image d'un petit enfant noyé échoué sur une plage turque fait le tour du monde, Zaougui regrette qu'on oublie l'histoire derrière cette photo choquante. "Pour beaucoup de gens, la guerre sanglante ne les concerne pas, même s'il y a un rapport direct avec la crise actuelle des migrants. C'est pour cette raison que je trouve bizarre de constater que nous nous sommes habitués aux horreurs en Syrie. Il s'agit pourtant de la pire catastrophe humanitaire de la décennie ".

La Syrie n'existe plus

Zaougui indique également que la Syrie telle que nous la connaissions n'existe plus. "Bachar el-Assad gouverne un état qui ne fait plus qu'un cinquième de sa taille initiale". Le pays a éclaté en différentes parties, aux mains du régime d'Assad, de djihadistes, de groupes de rebelles et des Kurdes.

D'après les données les plus récentes, le califat de l'EI couvre à présent une région de 300 000 kilomètres (environ la taille de l'Italie), répartie sur le nord-est de la Syrie et le nord-ouest de l'Irak. En Syrie, il s'agit d'une grande partie de la province d'Alep et des provinces de Racca et Deir ez-Zor avec leurs capitales éponymes. Racca est la capitale du califat proclamée en juin 2014 par Abou Bakr al-Baghdadi. En Irak, le groupement terroriste contrôle les provinces de Ninive, dont Mossoul est la ville principale, et Anbar la plus grande province du pays.

"L'EI est aux portes de Damas"

Pour l'instant, les villes syriennes du sud, Hama, Tartous, Lattaquie et la capitale Damas sont encore aux mains du gouvernement. Cependant, la semaine derrière, Lattaquie, jusqu'ici majoritairement épargnée, a subi des attentats sanglants et plusieurs banlieues de Damas ont été le théâtre de combats entre djihadistes et rebelles. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme basé à Londres, "l'EI n'a jamais été aussi proche du coeur de Damas".

Zaougui estime qu'il est difficile à dire si l'EI est plus forte que jamais en Syrie et en Irak malgré les bombardements de la coalition internationale. "L'État islamique est probablement affaibli, mais tient dans la durée : en dépit des revers, il continue à lancer l'offensive. Les bombardements seuls n'en viendront pas à bout. Il est possible que leur progression récente s'explique par la position affaiblie d'Assad. Tant les rebelles que l'EI estiment que l'heure est venue de lancer une offensive contre Damas."

De plus en plus de voix s'élèvent en faveur d'une intervention militaire plus poussée en Syrie. Zaougui estime cependant que tant que Damas sera aux mains d'Assad, les principaux dirigeants du monde resteront éloignés du conflit.


"Assad est plus dangereux que l'EI"

Ce qui est certain, c'est qu'il faut mettre beaucoup plus de pression sur Assad. "Au début du printemps arabe en Syrie, on voyait notamment les États-Unis et quelques États du Golfe adopter une position dure à l'égard d'Assad. Mais la donne a changé depuis la montée de l'EI, les priorités ne sont pas les mêmes" déclare Zaougui qui travaille à un livre sur les dictatures arabes.
Bachar el-Assad


Il est étonné de ce changement, car selon lui Assad est l'un des principaux responsables de la montée de l'EI. "Il a plus de morts sur la conscience, mais elles ne circulent pas autant sur internet que les décapitations de l'EI".

"Assad a laissé l'EI se développer intentionnellement, et c'est aussi la raison pour laquelle il n'a pas bombardé les régions aux mains de l'État islamique.
Ainsi, il a pu argumenter vis-à-vis de la communauté internationale qu'il devait lutter contre des ennemis terroristes. Assad pensait qu'il pouvait contenir le djihadisme, mais il a sous-estimé le problème. Aussi condamnable que soit l'EI, le noeud du problème c'est Assad. Les leaders comme lui sont plus dangereux que les djihadistes".

http://www.levif.be/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/09/2015 13:48  Mis à jour: 04/09/2015 13:48
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 Ces photos marquantes qui ont bouleversé la planète !
Partout , depuis toujours, les enfants innocents souffrent, meurent , sont victimes de la bêtise des adultes !

Ces photos marquantes qui ont bouleversé la planète

]Si vous désirez regarder : cliquez sur ce lien
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/09/2015 13:54  Mis à jour: 03/09/2015 13:54
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 BELGIQUE :Reynders: «Nous devons accueillir des réfugiés qui ont droit à l’asile». "Il faut rappeler à ceux qui sont inquiets aujourd’hui que quand une guerre a éclaté en Europe, il y avait 300.000 Belges sur les routes de France"
Didier Reynders était l’invité de RTL France ce mercredi matin. Le ministre des Affaires étrangères s’est longuement exprimé sur la question de la crise migratoire. Met-elle l’Union européenne en danger ? « En tout cas, elle pose une question importante à l’Union européenne, qui est de savoir si l’on est capable de mener ensemble une politique de migration. C’est le vrai débat », s’est prononcé Didier Reynders, expliquant qu’au-delà de Calais ou de la Hongrie, la pression migratoire touche la plupart des pays d’Europe.

« Chacun doit prendre sa part »

Se réjouissant de voir de nombreux citoyens souhaiter accueillir les réfugiés, le ministre MR à toutefois voulu répondre aux craintes. « Nous devons accueillir des réfugiés qui ont droit à l’asile, quand on sait ce qui se passe en Syrie aujourd’hui par exemple. Mais nous devons aussi répartir cette solidarité sur l’ensemble des pays européens. Chacun doit prendre sa part », a estimé Didier Reynders en référence aux récentes critiques adressées aux pays de l’Est, peu enclins à accueillir les réfugiés.

« J’ai reçu mon homologue hongrois avant-hier. On a énormément de critiques, je le lui ai dit, sur le fait d’ériger un mur, de retourner à des situations de barrières physiques. Mais ça ne suffit pas de dire cela, il faut alors dire comment nous allons travailler ensemble pour contrôler les frontières extérieures et vraiment faire la sélection des personnes avec un droit d’asile », a-t-il expliqué. Non sans se priver d’un petit cours d’Histoire : « Je lui ai rappelé aussi qu’en 1956, à la fin de la domination soviétique sur la Hongrie, nous avons accueilli en Belgique 10.000 Hongrois. Il faut rappeler à ceux qui sont inquiets aujourd’hui que quand une guerre a éclaté en Europe, il y avait 300.000 Belges sur les routes de France. Donc c’est normal que l’on accueille ».

Lire aussi : Face aux migrants, Merkel retrouve les valeurs de l’Europe
Réfugiés vs. migrants économiques
http://www.lesoir.be/977249/article/d ... retrouve-valeurs-l-europe

Didier Reynders a rappelé la différence entre réfugiés, « qui se trouvent dans des pays en conflit et risquent leur vie tous les jours face aux bombardements et à la terreur que fait régner un groupe comme Daesh », et migrants économiques « dont on sait qu’on peut parfois en accueillir, mais pour l’instant il est évident que la priorité va aux réfugiés ». Comme une réponse à la N-VA, le ministre des Affaires étrangères s’est montré clair : « Je comprends la réaction d’un certain nombre de personnes qui disent qu’on ne peut pas aller au-delà d’une certaine limite : la limite c’est le droit d’asile ».
« Les pays limitrophes à la limite de l’implosion »

« Les pays voisins, le Liban ou la Jordanie, sont à la limite de l’implosion », a expliqué Didier Reynders. « Au Liban les écoles sont ouvertes le matin pour les petits libanais et l’après-midi pour les réfugiés » a-t-il raconté avant d’en appeler aux chiffres : « Si nous avions 5 millions de réfugiés en Europe, on nous dirait : c’est insupportable. C’est 1 % de la population. Quand on regarde au Liban ou en Jordanie, les réfugiés représentent 30, 40 à 50 % de la population ». Conclusion ? « Chez nous, le vrai problème est que la concentration se fait à quelques endroits ».
Agir sur place

Le ministre a toutefois estimé que la Belgique ne pouvait pas « accueillir toute la misère du monde », tout en interrogeant : « Que dire aujourd’hui à des Syriens qui arrivent chez nous parce que nous avons été incapables, depuis 6 ans, de mettre fin à la guerre civile en Syrie ». Didier Reynders s’est prononcé pour une intervention plus sérieuse à la racine du problème. « La première chose à faire est d’essayer de régler le problème dans les pays d’origine. Mettre fin à un conflit en Irak, en Syrie, remettre un Etat en place en Libye, c’est la meilleure façon de stabiliser la population », a-t-il estimé avant de pointer la part de responsabilité européenne dans l’afflux de migrants économiques. « Si on peut mettre un peu de gouvernance dans certains pays en Afrique, créer de la richesse et la répartir correctement, on aura beaucoup moins de pression migratoire ».

Didier Reynders a par ailleurs rappelé l’importance de la lutte contre les passeurs, soulignant le fait qu’ils n’étaient pas l’apanage des pays de départ. « Il y a des trafiquants chez nous », a-t-il pointé du doigt, répondant à ceux qui réclament plus d’Europe face aux flux de migrants, qu’il faut dès lors « ce discours en permanence » et non pas uniquement en cas de crise.

http://www.lesoir.be/978683/article/a ... ies-qui-ont-droit-l-asile
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