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Pétition - Droits de l'homme

Publié par Walda Colette Dubuisson le 22-10-2015 (614 lectures) Articles du même auteur
22/10/2015: Le secrétaire au Foreign Office Philip Hammond a affirmé ce mercredi disposer d’informations le laissant penser que le Britannique Karl Andree, et le Saoudien Ali Mohamed al-Nimr, allaient échapper à leur peine respective de flagellation et de décapitation et crucifixion.
Lire la suite dans l'article
Merci
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25/09/2015 :Merci de signer cette pétition : Exécution imminente d'Ali Al-Nimr : stop à la barbarie de l’Arabie Saoudite !

CLIQUEZ ICI

La mobilisation s'intensifie pour sauver Ali Mohammed al-Nimr, un jeune Saoudien de 21 ans, qui pourrait être exécuté à tout moment. Le jeune homme a été condamné à mort pour avoir pris part, alors qu'il était mineur, à des manifestations inspirées du Printemps arabe.( VIDÉO)

Mercredi, le père du jeune Saoudien chiite a appelé le roi Salmane à épargner la vie de son fils. Certains responsables politiques s'élèvent aussi contre sa décapitation annoncée.
Lire la suite :


http://www.sos-enfants.org/modules/news/article.php?storyid=996

À l'attention : de l'ONU et des Ambassades de l'Arabie Saoudite à travers le monde

L’Arabie Saoudite s'apprête à décapiter et à crucifier un homme de 21 ans, Ali Al-Nimr, dont les seuls torts sont d'avoir manifesté lors du printemps arabe à l’âge de 17 ans et d'être le neveu de l'un des plus fervents opposants au régime. Des aveux lui ont été extorqués sous la torture, ce genre de pratiques est monnaie courante dans ce pays !

De plus il est inadmissible qu'un tel pays décide de l'exécution imminente d'Ali Al-Nimr par décapitation alors que Faisal Bin Hassan Trad, l'ambassadeur de l’Arabie saoudite auprès de l'Office des Nations Unies à Genève, vient de prendre la tête du panel du "Conseil des droits de l'homme" de l'ONU !

Signez cette pétition pour que les droits de l'Homme soient respectés dans l'ensemble du monde !

Merci d'avance pour l'humanité et pour Ali !
http://www.mesopinions.com/petition/d ... te-ali-al-nimr-stop/16033

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La mobilisation s'intensifie pour sauver Ali Mohammed al-Nimr, un jeune Saoudien de 21 ans, qui pourrait être exécuté à tout moment. Le jeune homme a été condamné à mort pour avoir pris part, alors qu'il était mineur, à des manifestations inspirées du Printemps arabe.

Mercredi, le père du jeune Saoudien chiite a appelé le roi Salmane à épargner la vie de son fils. Certains responsables politiques s'élèvent aussi contre sa décapitation annoncée.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, François Hollande a ainsi demandé à l'Arabie saoudite «de renoncer à l'exécution». «La France est opposée à la peine de mort», a déclaré le chef de l'Etat français lors d'une conférence de presse, à l'issue d'un Conseil européen sur les réfugiés à Bruxelles. «J'ai toujours rappelé que cette position ne variait pas, ne connaissait aucune exception et que pour nous, tout doit être fait pour faire cesser ces exécutions partout, et notamment en Arabie saoudite», a-t-il insisté, bien que la France cultive des liens étroits avec le royaume.

VIDEO. Ali Mohammed al-Nimr : Hollande demande à Ryad de «renoncer à l'exécution»



Manuel Valls a à son tour appelé ce jeudi l'Arabie saoudite à épargner le jeune chiite : «La France est fermement opposée à la peine de mort. Nous appelons à renoncer à l'exécution d'Ali Mohammed al-Nimr", a déclaré le Premier ministre français sur son compte Twitter. Manuel Valls, qui doit se rendre en visite officielle dans le royaume du Golfe en octobre, complète son message par le mot-dièse «#FreeNimr».

« En Arabie Saoudite, on compte une décapitation tous les deux jours », a rappelé avec effroi François Bayrou ce jeudi sur France 2. « Qu'on puisse décapiter un jeune garçon et crucifier son corps parce qu'il a manifesté... la communauté internationale devrait agir de tout son poids pour que cette vie humaine soit préservée », a plaidé le président du Modem, estimant que « il y a un peu de nous dans cette histoire, un peu de la folie du monde ».

« Dans les pays musulmans, aujourd'hui c'est l'Aïd. Ce serait un grand acte de foi que le roi d'Arabie gracie ce garçon », a espéré l'eurodéputée Rachida Dati (LR) sur iTélé, faisant remarquer que « les pratiques barbares de ces pays aggravent l'islamophobie en France ».

Mardi, c'est Bruno Le Maire qui s'était élevé contre cette exécution, interpellant Laurent Fabius dans une question écrite. L'ancien ministre (LR) «demande au ministre des Affaires étrangères d'intervenir auprès des autorités saoudiennes pour obtenir la grâce de Monsieur Ali Mohammed al-Nimr». Ajoutant que cette peine «souligne une nouvelle fois les limites démocratiques du régime saoudien».

Arrêté à 17 ans pour avoir manifesté contre les autorités

« La peine de mort est une monstruosité. Mais les combats se gagnent dans la durée », a éludé Jack Lang, président de l'Institut du Monde arabe, à Paris. Sans s'arrêter sur l'Arabie Saoudite, l'ancien ministre de la Culture de François Mitterrand a préféré dénoncer, sur Europe 1, « les États-Unis, l'Iran, la Chine, pays parmi les plus exécuteurs du monde ».

Déjà 133 exécutions capitales cette année

Des experts de l'ONU ont demandé mardi aux autorités saoudiennes d'annuler l'exécution, exprimant de sévères critiques sur le processus judiciaire ayant conduit à la condamnation du jeune homme. Celui-ci a apparemment été torturé et contraint de passer aux aveux, alors qu'il n'avait pu recourir à un avocat dans des conditions normales avant et pendant son procès. De même, son interjection en appel a été traitée «dans le mépris total des critères internationaux».

VIDEO. Arabie Saoudite : un jeune Saoudien condamné à être décapité et crucifié (i>Télé)






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22/10/2015:Ali Mohamed al-Nimr, et Karl Andree sauvés ?


Le secrétaire au Foreign Office Philip Hammond a affirmé ce mercredi disposer d’informations le laissant penser que le Britannique Karl Andree, et le Saoudien Ali Mohamed al-Nimr, allaient échapper à leur peine respective de flagellation et de décapitation et crucifixion.


Ali Mohamed al-Nimr, et Karl Andree devraient échapper à leur peine. «Je ne pense pas que M. Andree reçoive les coups de fouet auxquels il a été condamné et je ne pense pas que M. al-Nimr sera exécuté», a déclaré le secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères Philip Hammond devant la Chambre des communes mardi. «Comme je l'ai dit à de nombreuses reprises auparavant, quand j'ai été invité à commenter ces questions judiciaires (…), nous pensons que le meilleur moyen de régler ces questions est de discuter régulièrement, et en privé, avec nos interlocuteurs saoudiens», a-t-il ajouté, selon ses propos rapportés par «The Independent».

Ali Mohamed al-Nimr est un chiite d’aujourd’hui 21 ans, condamné à mort en Arabie saoudite en 2014, pour avoir participé à des manifestations anti-gouvernementales alors qu’il avait 17 ans.
Il devait être décapité et crucifié. Une sentence confirmée en appel par les juges du Tribunal pénal spécial et de la Cour suprême. Dès que le roi aurait ratifié cette condamnation, le jeune homme aurait pu être mis à mort à tout moment. Or, des indicateurs d’une exécution imminente avaient fait craindre le pire à sa famille la semaine dernière : le prisonnier avait en effet été placé à l’isolement, et n’avait donc plus le droit à aucun contact avec l’extérieur (ni visite ni appel téléphonique).

Amnesty International avait confirmé ces mesures restrictives, prises à la prison d’al Hair à Riyad, le 5 octobre.

La 136e exécution de l’année a eu lieu ce mercredi


De son côté, Karl Andree est un Britannique de 74 ans qui a vécu et travaillé plus de 25 ans en Arabie saoudite. Il a été arrêté le 25 août 2014 à Jeddah (ouest) après que des bouteilles de vin de sa propre confection ont été retrouvées dans son coffre. L'alcool est interdit dans le royaume wahhabite, qui applique une version ultra-rigoriste de l'islam. Le septuagénaire a ensuite écopé d'un an de prison et 350 coups de fouet. Bien qu'il ait déjà purgé sa peine d’emprisonnement, il se trouve toujours en détention, à la prison de Braiman à Jeddah, dans l'attente du châtiment corporel.

L’Arabie saoudite est l’un des pays du monde qui exécutent le plus de prisonniers selon l’ONG de défense des droits de l’Homme.

Pas plus tard que ce mercredi, un Saoudien, condamné à mort pour meurtre, a été décapité au sabre dans la capitale Ryad, portant à 136 le nombre de personnes exécutées cette année dans le royaume.


Selon un communiqué du ministère de l'Intérieur, publié par l'agence officielle SPA, Motlaq al-Outaibi avait été reconnu coupable du meurtre de Matar al-Outaibi, un membre de sa tribu, tué par balle à la suite d'un différend. La peine capitale est souvent imposée à l’issue de procès iniques, et ni les mineurs ni les personnes présentant des troubles mentaux ne sont épargnés. De nombreuses affaires ont été relayées par la presse étrangère ces derniers mois, notamment le cas de Raïf Badawi, le blogueur condamné à 1000 coups de fouets et détenu depuis 2012. La récente nomination de l’ambassadeur d’Arabie saoudite au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU n’a évidemment fait qu’amplifier l’indignation internationale.

http://www.parismatch.com/
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Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/09/2015 14:40  Mis à jour: 25/09/2015 14:40
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
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Commentaires: 3299
 Re : Pétition - Droits de l'homme: Si l'exécution est imminente, les appels à la clémence pour Ali Al-Nimr se multiplient.
Cinq questions sur la condamnation d'un jeune Saoudien à être décapité et crucifié
Ali Mohammed Al-Nimr a été condamné, en appel, à la décapitation au sabre, suivie de crucifixion, suscitant l'indignation de nombreux pays. Mais ce cas médiatique n'est pas une Le sort d'Ali Mohammed Al-Nimr semble scellé. Le jeune Saoudien, âgé de 21 ans, a été condamné à être décapité, puis crucifié "jusqu'à pourrissement", pour avoir, entre autres, participé à une manifestation hostile au pouvoir en 2012. Son exécution confirmée en appel à sa famille le 17 septembre pourrait intervenir sous peu. A travers cinq questions, francetv info se penche sur ce cas très médiatisé qui révolte les défenseurs des droits de l'homme, mais qui est loin d'être une première.
Pourquoi Ali Mohammed Al-Nimr a-t-il été condamné ?

Pour protestation, port d'arme et... utilisation d'un téléphone. Ali Mohammed Al-Nimr n'a pas été arrêté à n'importe quel moment. Le 14 février 2012, le mouvement initié par les "printemps arabes" l'année précédente continue de faire des émules dans la péninsule arabique. C'est dans une de ces manifestations que le jeune Saoudien, alors âgé de 17 ans, est interpellé à Qatif, une ville de l'est de l'Arabie saoudite.

Immédiatement emprisonné, il est jugé deux ans plus tard, le 27 mai 2014, et condamné à mort pour participation à des manifestations contre le gouvernement, attaque des forces de sécurité, possession d'arme et vol à main armée.

Il lui est notamment reproché d'avoir lancé des cocktails molotov contre les forces de l'ordre, de posséder une mitrailleuse et de faire partie d'une organisation terroriste, comme l'explique Slate. Mais aussi d'avoir utilisé son Blackberry pour inciter d'autres personnes à manifester et d'avoir montré aux protestataires comment effectuer les premiers soins, comme l'affirme l'ONG britannique Reprieve. L'International Business Times (en anglais) a annoncé, le 17 septembre, que le jugement avait récemment été confirmé en appel.
Le procès s'est-il déroulé dans des conditions normales ?

Non. Rien ne s'est déroulé selon les standards internationaux dès le jour de l'arrestation d'Ali Mohammed Al-Nimr. Selon Reprieve, le jeune homme a été torturé lors de sa détention. Il n'a jamais pu parler à un avocat et, toujours selon l'ONG, on l'a forcé à signer un document où il reconnaît les charges qui pèsent contre lui.

Or c'est sur cette confession que repose toute l'accusation. La charge la plus accablante, la possession d'une mitrailleuse qui ferait de lui un terroriste, n'est corroborée par aucune preuve matérielle, mais repose sur les aveux d'Ali Mohammed. Ils justifient également la comparution du jeune homme devant la Cour criminelle spécialisée d'Arabie saoudite, chargée de juger les activistes et les terroristes, et prompte à prononcer la peine maximale : la mort.

La famille du jeune Saoudien, des experts de l'ONU et des associations de défense des droits de l'homme, dont Amnesty International, ont dénoncé ce procès. Ils estiment qu'Ali Mohammed a en fait été condamné d'office pour nuire à son oncle, le cheikh chiite Nimr Baqer Al-Nimr, farouche opposant au régime sunnite saoudien. Emprisonné, il a lui aussi été condamné à mort en octobre 2014 et pourrait être tué en même temps que son neveu.
Ce type d'exécution est-il exceptionnel ?

Non. Selon Amnesty international, l’Arabie saoudite est classée troisième dans la liste des pays qui appliquent le plus la peine de mort, derrière la Chine et l'Iran, avec 90 personnes exécutées en 2014. Le royaume saoudien applique la peine capitale pour un large éventail d’infractions, dont l’adultère, le vol à main armée, l’apostasie, le trafic de drogue, les enlèvements, le viol et la sorcellerie. Trois modes d'exécution sont possibles : la fusillade, la pendaison et la décapitation.

Et comme le souligne l'ONG, il est fréquent, quelle que soit la méthode, que le corps entier ou démembré du condamné soit crucifié post-mortem, et exposé en public jusqu'à pourrissement. Un châtiment pratiqué en Arabie saoudite, mais aussi au Yémen, selon le livre des chercheurs américains Terance D. Miethe et Hong Lu, Punishment : A Comparative Historical Perspective (en anglais). C'est la peine à laquelle le jeune Ali Mohammed a été condamné. Ce fut également celle d'un Yéménite jugé pour "sodomie" en 2013 : il a lui aussi été décapité, puis son corps a été exposé en public sur une croix, d'après l'IBT.

Ce n'est pas non plus la première fois, dans le royaume saoudien, qu'un homme est condamné à mort pour des faits commis alors qu'il était mineur. En 2014, sept hommes ont été fusillés pour des cambriolages commis alors qu'ils étaient adolescents. Un an plus tôt, comme le raconte France 24, une baby-sitter sri-lankaise de 17 ans, condamnée en Arabie saoudite pour avoir étouffé un bébé, a elle aussi eu la tête tranchée par un sabre.
L'Arabie saoudite a-t-elle le droit d'exécuter cet homme ?

Juridiquement, non. En 1996, l'Arabie Saoudite signe la Convention internationale des droits de l'enfant. Or le document prévoit clairement, dans son article 37-a, qu'un Etat signataire ne peut condamner à mort un homme pour des faits commis alors qu'il était mineur : "Nul enfant ne soit soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Ni la peine capitale ni l'emprisonnement à vie sans possibilité de libération ne doivent être prononcés pour les infractions commises par des personnes âgées de moins de 18 ans." En condamnant Ali Mohammed Al-Nimr à la mort, Ryad est donc en infraction flagrante de ce texte international.

Cette situation est toutefois complexe, car il est impossible de dire frontalement que la loi saoudienne prévoit la peine capitale pour les enfants. Comme le précise l'avocat spécialiste du Moyen-Orient Ardavan Amir-Aslani dans Atlantico, l'Arabie saoudite ne possède pas véritablement de Code pénal : "Chaque magistrat applique la peine en fonction de sa compréhension de la charia [la loi islamique]. Ainsi, les mêmes faits peuvent donner lieu à des sanctions différentes en fonction du juge."
Que peut faire la communauté internationale ?

Pas grand-chose. Condamné en appel, le jeune Ali Mohammed n'a plus de recours juridique pour sauver sa vie. A moins que le roi Salmane ne le gracie, un acte possible en pleine période de hadj, le pèlerinage rituel à La Mecque. Les associations de défense des Droits de l'homme appellent les pays occidentaux à faire pression sur le souverain saoudien pour qu'il ne signe pas la condamnation à mort du jeune homme. "Il faudrait que le monde ait un sursaut de dignité, clame, à France 3, Henry Leclerc, avocat et militant de l'abolition de la peine de mort. Il faut que l'Arabie saoudite sache que sa richesse, son entregent, ses capacités diplomatiques et militaires, ne suffisent pas à lui permettre de faire n'importe quoi."

Mercredi, à Bruxelles, François Hollande a demandé à l'Arabie saoudite "de renoncer à l'exécution" avant d'être imité par Manuel Valls, jeudi, sur Twitter..


Pour la France, nation "opposée à la peine de mort" comme l'a rappelé le chef de l'Etat, cette situation est toutefois gênante, d'après Le Monde : Ryad est en effet devenu un partenaire privilégié de Paris, notamment en matière de diplomatie et d'achats de matériel militaire.

Si sur internet la mobilisation en faveur d'une libération d'Ali Mohammed est forte, la tendance à la sévérité du régime saoudien, surtout depuis l'arrivée au pouvoir du très conservateur roi Salmane en janvier, laisse peu d'espoir à la cause du jeune chiite. Selon Amnesty International, en 2015, en seulement 9 mois, 130 condamnés ont été exécutés dans le royaume. Soit déjà 40 de plus qu'en 2014.


http://www.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/09/2015 13:01  Mis à jour: 27/09/2015 13:01
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Inscrit le: 06/09/2013
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Commentaires: 3299
 Re :Le père d'Ali al-Nimr a vu son fils et garde l'espoir de le sauver .
Par Eléonore Abou Ez Alain Chémali @GeopolisFTV | Publié le 26/09/2015 à 17H27, mis à jour le 26/09/2015 à 19H09 :

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Mohammed al-Nimr, le père d'Ali, menacé d'exécution en Arabie-Saoudite. © AFP/ STR

Mohammed al-Nimr, père d'Ali, le jeune Saoudien de 21 ans condamné à la décapitation suivie d'une crucifixion, a répondu en exclusivité à Géopolis, après avoir rendu visite à son fils en prison vendredi 25 septembre. Il en appelle à la sagesse du roi Salmane et exhorte à la retenue en cas d'exécution de la sentence.


Vous venez de voir votre fils Ali. Comment l'avez-vous trouvé?

J'ai rendu visite à Ali avec ma famille le vendredi 25 septembre, pendant 10 minutes à l'occasion de l'Aïd (la fête).
Dès le début, sa mère a essayé de lui faire passer un message sur la confirmation de son exécution, mais il lui a tout de suite dit: «Je suis au courant et je ne suis pas le premier à subir une injustice dans ce monde.» C'est lui qui calmait sa mère. Il a une énergie incroyable et s'en remet à Dieu.
Pour ma part, je ne me tairai pas. Je parlerai avec franchise, transparence et objectivité pour défendre mon fils.

Des informations parues dans la presse font état de tortures et le disent souffrant. Qu'en est-il?

Ali n'avait que 17 ans lorsqu'il a été arrêté en février 2012. Il est resté enfermé 6 mois dans une maison de correction pour enfants, sans que personne ne puisse le voir. Lorsque sa mère l'a vu pour la première fois en décembre 2012, il lui a dit: «J'ai souhaité à plusieurs reprises la mort plutôt que de vivre ce que je vivais ici» et cela en dit long.

Ali avait dit au juge qu'il avait été torturé, terrorisé et contraint de signer les aveux, mais le juge n'a accordé aucune importance à ses propos. Ali n'a pas été arrêté sur mandat d'amener. Il a été renversé par une voiture de la police secrète, une nuit sans lune avec les multiples blessures et fractures que cela implique. Il a été hospitalisé pendant plusieurs jours avant qu'on ne l'accuse d'actions imaginaires dignes de Rambo ou de commandos de marines.

Vous avez appelé le roi Salmane à ne pas signer l’ordre d’exécution, le président François Hollande, l’ONU et des organisations internationales en ont fait de même. Pensez-vous que ces appels peuvent être entendus?

Le royaume fait partie de la communauté internationale. Il veille à ses intérêts et à ses relations avec les nations.
La France est un pays ami et je pense que l'intervention du président Hollande, du département d'Etat américain, du Parlement britannique ou des Nations- Unies, de manière amicale, influera. Les gens de mon pays ont apprécié l'intervention rapide du président français qui a été le premier à réagir. Ma famille et moi le remercions. Nous espérons que le roi Salmane prendra en compte ces avis et qu'il privilégiera les solutions politiques.

La mobilisation internationale en faveur d’Ali aide-t-elle ou dessert-elle votre cause?
Avant tout, sachez que ma famille et moi n'avons rien à voir avec cette mobilisation. Nous ne l'avons ni lancée, ni encouragée, ni interdite. Nous remercions tous ceux qui se sont exprimés pour demander une solution. Je pense qu'au sein du pouvoir saoudien il y a des personnes sages qui n'hésitent pas à réviser les cas suspects. Je refuse bien sûr que l'on intervienne pour nuire à mon pays et à ses dirigeants, même s'il s'agit de sauver Ali.

Qu’est ce qui selon vous pourrait sauver votre fils?
Je misais, et continue de le faire, sur un règlement interne, qui passe par un compromis avec les tenants de la décision politique. Qu'il s'agisse d'Ali al-Nimr mais aussi de huit autres condamnés à mort. Un nombre qui risque sans doute de monter à 30 au cours des deux prochains mois. Ce qui serait un signal dangereux, alors que la véritable solution serait de libérer tous les détenus politiques et d’opinions tels que le docteur Abdallah al-Hamed, Mohamed al-Qahtani, al-Bajjadi, ou les cheikhs Nimr et Taoufic al-Aamer, Fadel al-Mounassef et des milliers d’autres.

J’appelle à vider les prisons de ceux qui n’ont pas de sang sur les mains. Et là, il est indispensable de souligner que le défunt roi Fahd, un homme politique d’une rare expérience, a plusieurs fois apaisé les tensions à l’est et à l’ouest du royaume par la sagesse et la politique. La dernière fois étant l’accord passé en 1994 entre lui et les dirigeants de la communauté chiite en exil, qui ont ainsi pu rentrer au pays en toute dignité. Mon idée est que nous avons besoin d’une telle initiative courageuse avec ceux qui réclament une réforme nationale.

Vous avez pu rencontrer votre frère cheikh Nimr * en prison, qu’est-il ressorti de cette visite?
Je rends visite à mon frère le cheikh Nimr, avec ma famille, tous les 35 jours, à la prison al-Haer de Riyad. La dernière fois que je l’ai vu c’est jeudi dernier (24 septembre). Son état psychologique est bon. Il est conscient de ce qu’il a fait avant son arrestation, et il est prêt à supporter les sanctions les plus dures en raison de sa conviction qu'il œuvre à des réformes. De même qu’il est totalement disposé à changer d’opinion dès lors que la situation politique aura changé. Il estime que les accusations portées contre lui sont nulles et non avenues et que sa condamnation à mort est, in fine, politique.

A l’annonce de l’exécution, vous avez lancé un appel au calme. Craignez-vous une réaction violente de la part de la communauté chiite?
Je ne suis pas le seul. Tous les observateurs et les dirigeants s’attendent à des réactions. Elles risquent d’être désordonnées et incontrôlables et, à Dieu ne plaise, de passer d’une action pacifique à la violence. Cela plongera notre pays dans une spirale dans laquelle tout le monde sera perdant. Moi, ma famille et tous les sages, refusons la violence et la contre-violence. Et je dis en toute franchise, s'il arrivait malheur à Ali al-Nimr, à cheikh al-Nimr ou à d’autres, j’appelle au contrôle de soi, à la retenue et rejette ouvertement et secrètement toute action violente. Le refus et l'indignation doivent se faire par des moyens légaux, via notamment les réseaux sociaux.

*Le cheikh Nimr, frère de Mohammed al-Nimr (et oncle d'Ali) avait été un des animateurs du mouvement de contestation en 2011 dans la province orientale de l'Arabie Saoudite. Il a été condamné à mort pour sédition, désobéissance au souverain et port d'arme le 15 octobre 2014.

http://geopolis.francetvinfo.fr/exclu ... espoir-de-le-sauver-81959
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