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Re : Stop aux violences faites aux femmes : François Hollande accorde une "remise gracieuse" de peine à Jacqueline Sauvage...

Posté: Walda Colette Dubuisson  Posté le: 01/02/2016 13:28:42

François Hollande a accordé à Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, une "remise gracieuse de sa peine d'emprisonnement" qui lui "permet de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle", annonce l'Elysée ce soir.

"Le président de la République a voulu, face à une situation humaine exceptionnelle, rendre possible, dans les meilleurs délais, le retour de Madame Sauvage auprès de sa famille", précise l'Elysée, ajoutant que la remise de peine "de 2 ans et 4 mois" portait aussi sur "l'ensemble de la période de sûreté qu'il lui reste à accomplir".

Le chef de l'Etat avait reçu vendredi à l'Elysée les trois filles de Jacqueline Sauvage, 68 ans, ainsi que leur avocate. "Il les avait écoutées longuement et avait décidé de se laisser le temps de la réflexion, en fait le week-end. Il a consulté le garde des Sceaux (Jean-Jacques Urvoas) et a échangé avec le Premier ministre (Manuel Valls). Il a à nouveau reçu ce dimanche à 18 heures les avocates de Jacqueline Sauvage pour leur annoncer sa décision", a déclaré à l'AFP l'entourage de François Hollande.

"Il a voulu prendre en compte la situation exceptionnelle de Jacqueline Sauvage, mais dans le respect de l'autorité judiciaire."



Jacqueline Sauvage : 47 ans d'enfer conjugal

Le 10 septembre 2012, à La Selle-sur-le-Bied (Loiret), cette mère de famille avait tué son mari, Norbert Marot, de trois coup de fusil dans le dos, après 47 années d'enfer conjugal.

Par deux fois, les juges n'ont pas retenu la légitime défense au profit de Jacqueline Sauvage. D'après le code pénal, celle-ci n'est en effet retenue que si l'agression est "injustifiée" et que l’acte de défense est "nécessaire", "proportionnel" et "simultané". Cette question de la simultanéité fait ici débat.

Retour sur deux procès considérés comme un "déni de justice" par certains de ses soutiens.
"Il m'a détruite intérieurement"

Le premier procès s'ouvre en octobre 2014 devant la cour d'assises du Loiret. Jacqueline Sauvage, qui est accusée de meurtre avec préméditation, vient de passer 11 mois en détention, et encourt la réclusion à perpétuité. Elle comparaît libre.

Lors de l'audience, les filles de la victime témoignent violemment à charge contre leur père, entrepreneur d'une petite société de transport de la région. Toutes les trois ont été violées, battues comme leur mère, dès l'adolescence.

Elles se succèdent à la barre. Les témoignages sont glaçants et plonge la cour d'assises dans le quotidien infernal de la famille :
Notre père est décédé et pour moi, c'est un soulagement", lâche l'une d'elles, violée à l'âge de 16 ans.
Il était sans pitié, c'était plus fort que lui", raconte sa soeur aînée.
Il m'a détruite intérieurement, je n'arrive pas à tourner la page", ajoute la troisième.

Leur frère, également victime des violences du père et qui venait de quitter l'entreprise familiale, s'est suicidé la veille du jour où leur mère a finalement tué son mari. Une tragédie que Jacqueline Sauvage apprendra juste après avoir été placée en garde à vue, le 10 septembre 2012.

Tout au long du procès, la présidente de la cour, Catherine Paffenhoff, peine à s'expliquer la passivité de l'épouse et insiste : "pourquoi ne pas avoir porté plainte ? " Mais Jacqueline Sauvage se montre taiseuse. Presque apathique.

Après trois jours de procès. L'avocate générale requiert entre 12 et 14 ans de prison mais choisit de na pas retenir la préméditation. Jacqueline Sauvage, 65 ans, est condamnée à dix ans de prison ferme.
"J’en fais encore des cauchemars"

Comme lors du premier procès, les filles de Jacqueline Sauvage font le récit d'années de violences.
Avec ma sœur Carole, quand on avait 6-7 ans, on entendait souvent des cris qui venaient de la cuisine", se souvient Sylvie, l'aînée.

Pourquoi ne pas avoir porté plainte et caché les attouchements dont elles étaient toutes les trois victimes à leur mère, s'interroge la présidente :
Parce que j’ai honte. J’en fais encore des cauchemars. C’était pénible à vivre. C’est pénible à raconter", explique Sylvie.

Le récit de la cadette, Fabienne, se fait plus précis. Face au jury, elle raconte les attouchements, les coups et comment à 17 ans elle fugue sur sa mobylette pour échapper à celui qui la surnommait "la pisse". Comment rattrapée par les gendarmes, quelques mois plus tard, elle prend peur et renonce, au dernier moment, à témoigner contre ce père incestueux qui lui hurle de ne "rien dire" à ces "ordures" :
Pendant que les gendarmes tentaient de maîtriser mon père, j’ai récupéré la déposition, je me suis enfermée dans les toilettes, et j’ai brûlé mes déclarations", raconte-t-elle.

Et les filles Sauvage ne sont pas les seules à camper un Norbert Marot devenu tyran au fil des années. Appelés à la barre, les habitants de la Selle-sur-le-Bied ne cherchent pas à nier l'évidence : au village, tout le monde savait que ce chasseur, rustre et costaud, était un homme violent et qu'il "fallait bien s’attendre à un drame" :
Je vous remercie, vous nous avez rendu service. On est tranquille", lance une voisine à l'adresse de Jacqueline Sauvage, dans le box des accusés.

Jacqueline Sauvage est passée quatre fois aux urgences. Depuis 2012, Norbert Marot la frappait environ trois fois par semaine, une fois par mois ces derniers temps, dit-elle aux policiers venus l’arrêter.

Vient alors le récit détaillé fait par Jacqueline Sauvage, de ce 10 septembre 2012. Comme souvent, le couple s'est disputé dans la matinée et l'épouse fait face comme elle le peut à un mari insultant et colérique. Assommée par les somnifères, elle monte dans la chambre se coucher.

Puis vient un "bruit assourdissant", se rappelle l'épouse. Dans une explosion de violence, Norbert Marot fracasse la porte d'entrée de la chambre et se "jette" sur elle.
Lève-toi, bonne à rien. Va faire la soupe !’", lui lance-t-il.

Suivent des coups de poings, de pieds, qui emportent la chaîne en or qu'elle porte au cou et lui fendent la lèvre inférieure.
J’ai eu un éclair dans la tête", se souvient Jacqueline, la voix éraillée depuis le box. "J’ai pris le fusil dans la chambre, j’ai chargé. Il était en bas sur la terrasse, assis, de dos. Je me suis approchée, j’ai tiré, tiré, tiré, en fermant les yeux. J’ai hésité, pour le troisième tir."

Interrogée sur les zones d'ombres du déroulé de cet après-midi - Jacqueline Sauvage prétend avoir tué son mari peu après 16 heures alors que les coups de feu ont été entendus à 19h20 - l'accusée explique qu'elle "avait perdu la notion du temps".

Lors des plaidoiries, son avocate Nathalie Tomasini demande de "prendre la mesure des conséquences irréversibles des violences faites aux femmes". Elle demande au jury de "repousser les limites de la légitime défense appliquée aux situations de violences conjugales" et de prononcer la relaxe.

Des arguments insuffisants selon les neufs jurés de Blois, qui la condamnent - une nouvelle fois - à dix de prison ferme après cinq heures de délibéré.

A l'annonce du verdict, Fabienne, une des filles Sauvage, s'élance vers le box :
Est-ce que j'ai le droit de prendre ma mère dans mes bras ?"



http://tempsreel.nouvelobs.com/justic ... ans-d-enfer-conjugal.html
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