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Journée internationale des enfants disparus : «Je n'abandonnerai pas», les bouleversants témoignages de parents d'enfants disparus ...

Posté: Walda Colette Dubuisson  Posté le: 26/05/2018 11:37:56

TÉMOIGNAGES - À l'occasion de la journée mondiale des enfants disparus, Le Figaro a interrogé un père et une mère sans nouvelle de leurs filles respectives : l'une mystérieusement disparue en juin 1997, l'autre en fugue depuis septembre 2017.

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«Je parle avec Cécile tous les jours. Je n'ai plus de colère envers qui que ce soit, je suis juste disponible pour lui donner de l'amour quotidiennement». Dans la voix de Jonathan Oliver, teintée d'un persistant accent anglais malgré ses nombreuses années passées en France, l'émotion est palpable. Près de 21 ans après la disparition de sa fille Cécile, le 8 juin 1997 en Savoie, le retraité de 71 ans «ne peut pas oublier, pas laisser tomber».

«Je n'ai jamais lâché et je n'abandonnerai pas», déclare, comme en écho, Nathalie Guibert, 52 ans. Sa fille adoptive Zoé a fugué du domicile familial le 22 septembre dernier. Si pendant plusieurs mois, la quinquagénaire a pu suivre la trace de l'adolescente, cette dernière s'est volatilisée depuis le 25 avril. Reste l'angoisse, et la colère contre «un système qui ne sait pas quoi faire pour protéger Zoé d'elle-même».

Cécile, 17 ans, mystérieusement disparue en juin 1997 et Zoé, 15 ans, fugueuse depuis septembre 2017. Deux histoires très différentes qui ont pourtant un point commun essentiel: le combat des proches de ces jeunes disparues. Ni Jonathan Oliver, ni Nathalie Guibert ne cesseront de remuer ciel et terre pour retrouver leurs filles, ou du moins savoir ce qui leur est arrivé.

«Cécile a besoin d'un père qui agit»

«Savoir ce que Cécile est devenue est vital pour moi», répète inlassablement Jonathan Oliver. Un dimanche de juin, sa fille a délaissé ses révisions du baccalauréat pour se balader dans la petite ville de Saint-Jean-de-Maurienne, où elle habitait avec sa mère, son beau-père, son demi-frère et sa demi-sœur, absents ce jour-là. Plusieurs témoins affirment l'avoir vue déambuler dans les rues. Mais après 18 heures, «plus rien».

Vingt ans d'enquête, des interrogatoires, fouilles et écoutes à foison, de multiples pistes évoquées, écartées puis réexaminées... «On ne sait toujours rien», constate Jonathan Olivier, pourtant loin de désespérer. «De nouvelles pistes peuvent apparaître, les analyses scientifiques évoluent avec le temps... Le dossier est toujours ouvert, c'est l'essentiel. Et mon avocate, Me Cathy Richard, fait un travail exceptionnel depuis plus de dix ans.»

Pense-t-il que sa fille est encore en vie aujourd'hui? «Quand j'ai appris sa disparition, j'ai tout de suite imaginé le pire, puis je me suis ressaisi. Je ne voulais pas m'effondrer, Cécile a besoin d'un père qui agit. Je sais qu'il existe très peu de chances pour qu'elle soit vivante. Mais j'occulte tout ça, je ne spécule pas. Tout ce que je veux, c'est la vérité», insiste Jonathan Oliver.

«Regarder son enfant mourir à petit feu, c'est ce qu'il y a de plus dur»

Nathalie Guibert a, elle, réussi à pister sa fille sur les réseaux sociaux pendant plusieurs mois, tenant elle-même la police ainsi que l'aide sociale à l'enfance au courant des différents points de chute de Zoé. Mais depuis le 25 avril, silence radio. «Autant, avant, j'arrivais à savoir que ma fille était vivante, autant, aujourd'hui, je ne sais plus», s'effondre la quinquagénaire.

La disparition de l'adolescente fait suite à une longue descente aux enfers de la famille Guibert. Adoptée à 6 ans et demi en Lettonie, Zoé «a montré des troubles de comportement dès le début». Agressivité verbale, violence physique, drogue, prostitution, fugues... Tout s'enchaîne: «Ma fille ne supporte pas d'avoir été abandonnée par sa mère biologique, et aucune prise en charge n'a pu l'aider à surmonter sa souffrance».

«Elle se détruit et personne ne fait rien. Regarder son enfant mourir à petit feu, c'est ce qu'il y a de plus dur, souffle Nathalie Guibert. Tout le monde est impuissant face à cette situation: l'Aide sociale à l'enfance (ASE) n'a pas de centres fermés, donc ma fille s'enfuit, et tant qu'elle ne commet pas d'actes de délinquance, la police ne s'en mêle pas. Zoé a 15 ans, elle vit dans la rue, travaille au black, traîne avec des criminels. Et personne ne sait quoi faire...»

«Cécile a laissé une marque indélébile sur la famille»

Si Nathalie Guibert et Jonathan Olivier ont choisi de s'impliquer très fortement dans l'enquête autour de la disparition de leurs filles, ce n'est pas forcément le cas de leurs autres proches. Le frère de Zoé, lui aussi adopté et âgé de 18 ans, se veut très détaché. «Elliot dit qu'il ne veut plus entendre parler de sa sœur. Je pense qu'il s'est senti abandonné une deuxième fois quand elle est partie...», soupire sa mère.

Tous les autres membres de la famille de Cécile ont désormais pris plus de recul. Mais la jeune fille «a laissé une marque indélébile sur la famille», souligne Jonathan Oliver, qui fond en larmes quand il évoque la «fête» organisée l'an dernier à l'occasion des 20 ans de la disparition de sa fille. «Ses frères et sœurs ont lu un message particulièrement émouvant. Cécile est très présente, encore et toujours».

«Ces journées un peu spéciales - l'anniversaire de Cécile, le jour de sa disparition, et même la journée internationale des enfants disparus ce 25 mai - sont des moments très importants pour moi», déclare le retraité. Les souvenirs matériels comptent aussi beaucoup: il apprécie toujours de retrouver un cliché de sa fille qu'il ne connaissait pas, alors que Nathalie Guibert a dû mettre de côté ses albums photo de famille. «Trop difficile...»

«Mes enfants ont besoin de moi. Je tiendrai jusqu'au bout»

«J'ai trouvé ma façon de vivre: appartenir à deux mondes. Un dans lequel je cherche Cécile et un autre que j'occupe sans elle. À chacun de trouver sa manière...», conclut Jonathan Oliver. Ce qui relie ces deux univers? Un tatouage qui s'estompe année après année au creux de son poignet. Une copie de la signature de Cécile, retrouvée en bas d'un petit mot que cette dernière avait adressé à son père avant sa disparition.

Nathalie Guibert n'a, quant à elle, pas encore trouvé cette forme de sérénité. En arrêt maladie et sous antidépresseurs, elle avoue se sentir «très seule». Elle a même dû déménager en urgence, car sa fille a laissé derrière elle des dettes liées à sa consommation de drogue... Contre vents et marées, ce qui la fait tenir est son amour absolu pour Zoé et Elliot: «Mes enfants ont besoin de moi. Je tiendrai jusqu'au bout.»

«Ce ressenti d'isolement est très fréquent chez les proches d'enfants disparus», souligne Gwenaëlle Buser, psychologue-clinicienne auprès de l'association 116 000. «Le plus souvent, comme dans le cas de Jonathan Oliver, c'est le temps qui permet aux membres des familles concernées de se tourner vers les bonnes ressources et de mettre en place des systèmes de défense efficaces. Mais le traumatisme ne disparaît pas pour autant...»

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