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Autisme : attention aux pseudo-thérapies dangereuses !

Posté: Walda Colette Dubuisson  Posté le: 01/09/2018 13:57:47

Chélation des métaux lourds, huile de cannabis, médicaments détournés...Par désespoir, certains parents se tournent vers des méthodes dangereuses pour tenter de venir en aide à leur enfant autiste.

«En tant que mamans d’enfants autistes, nous avons été alertées par des parents sur des dérives qui nous inquiètent au plus haut point», écrivent Olivia Cattan, présidente de SOS Autisme, et Estelle Ast, dans leur tribune publiée le 23 juillet dans le Huffington Post . Les deux femmes y dénoncent les «pratiques alternatives», qui «aimeraient nous faire croire qu’il existe un remède miracle qui aiderait nos enfants». Le «désert médical en matière d’autisme» et l’absence de traitement poussent les familles au désespoir, expliquent-elles, et certaines recherchent de l’aide dans ces médecines alternatives dont l’efficacité n’a pas été prouvée, voire, qui peuvent être dangereuses.

La recherche offre des pistes
Il faut d’abord distinguer les pistes thérapeutiques qui font l’objet de véritables recherches scientifiques des médecines dites «alternatives» qui, elles, ne reposent sur aucune base médicale. Mais, comme le rappelle le Pr Marion Leboyer, responsable du pôle de psychiatrie et d’addictologie de l’hôpital Henri Mondor (Créteil) et directrice de la fondation FondaMental, «il n’existe aucun traitement curatif pour guérir l’autisme». En revanche, poursuit-elle, «certains symptômes associés à l’autisme peuvent être soulagés et les recherches dans ce sens doivent se poursuivre».

«Les parents sont impatients et n’ont pas envie d’attendre la fin des essais cliniques. Ils lisent une étude et se disent ’on va essayer’»
Olivia Cattan, présidente de SOS Autisme

Quelques études encourageantes ont été publiées ces dernières années, notamment sur l’ocytocine, une hormone impliquée dans la construction de nos relations sociales. En 2012, une équipe de chercheurs du CNRS et de l’INSERM a obtenu des résultats préliminaires prometteurs avec un spray nasal d’ocytocine qui avait alors permis d’améliorer transitoirement les capacités d’interactions sociales d’une poignée d’adultes autistes. Même chose pour le bumétanide. Cela fait plusieurs années que les équipes du Pr Yehezkel Ben-Ari et du Dr Eric Lemonnier utilisent cette molécule pour tenter de faire diminuer la sévérité des troubles autistiques. Des résultats prometteurs ont été publiés en mai 2017 dans la revue Translational Pyschiatry .

«Ce sont des études très sérieuses et je ne le conteste pas», reprend Olivia Cattan. En revanche, la présidente de SOS Autisme dénonce «le grand n’importe quoi» de l’automédication dans l’autisme. «Les parents sont impatients et n’ont pas envie d’attendre la fin des essais cliniques. Ils lisent une étude et se disent «on va essayer», constate-t-elle. De plus, certains médecins «prescrivent le Burinex (nom commercial du bumétanide, NDLR) sans suivi, sans savoir si cela fonctionne», poursuit-elle.

«Des parents passent des heures et des heures à lire des choses sur internet, et certaines personnes ont bien compris que, compte tenu de leur désespoir, il existe un marché économique»

Olivia Cattan, présidente de SOS Autisme

«Je ne sais pas si les parents mesurent les risques qu’ils peuvent faire courir à leur enfant», regrette Olivia Cattan. Cette dernière a dans son entourage pas moins d’une vingtaine de familles qui ont recours à de l’huile de CBD, une molécule issue du cannabis à la mode sur les réseaux sociaux. «Une maman m’a appelée paniquée car elle emmenait son fils à l’hôpital et elle avait peur qu’ils découvrent le cannabis dans ses analyses!», raconte-t-elle. Or non seulement ce produit est illégal, mais surtout «le niveau scientifique des études sur le cannabis dans l’autisme est très faible», complète le Pr Richard Delorme, chef du service de pédopsychiatrie de l’hôpital Robert Debré. «Il y a un essai en cours en Israël pour évaluer les effets indésirables, mais pour l’instant, les informations dont nous disposons sont insuffisantes pour pouvoir conclure».

Un marché du désespoir
Mais, en l’absence de traitement efficace, des personnes peu scrupuleuses ont senti que l’autisme pouvait être une manne financière. «Des parents passent des heures et des heures à lire des choses sur internet, et certaines personnes ont bien compris que, compte tenu de leur désespoir, il existe un marché économique», explique Olivia Cattan. Certains parents se réfugient par exemple dans l’idée qu’en débarrassant l’enfant de ses toxines, une guérison serait possible. Ils ont donc recours à la thérapie dite de «chélation des métaux lourds» (une sorte de purge). Ces produits, qui existent sous diverses formes (sprays, suppositoires, capsules...), affirment nettoyer le corps des produits chimiques toxiques et des métaux lourds.

En 2005, un enfant autiste âgé de 5 ans est décédé des suites d’une chélation, en raison d’un taux de calcium trop faible dans le sang, comme le rapporte la revue Clinical Toxicology . En effet, cette technique de chélation peut drainer «des minéraux nécessaires au corps, ce qui peut entrainer de sérieuses conséquences, possiblement mortelles», alerte l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA). «C’est interdit dans l’autisme, rappelle pour sa part le Pr Richard Delorme. Il n’y a aucun niveau de preuves et plein d’effets indésirables comme des hépatites médicamenteuses». Pourtant, certains médecins peu scrupuleux recommandent encore cette pratique. «L’une d’entre eux a été radiée par l’Ordre des médecins et pourtant, elle pratique encore depuis l’étranger», alerte Olivia Cattan.

«On pathologise une population qui est différente. C’est ce qui génère toutes les fausses croyances, c’est un terreau fertile pour que prolifère le charlatanisme»

Hugo Horiot, comédien atteint de troubles du spectre autistique

Le MMS, un dérivé de l’eau de Javel
Les deux signataires de la tribune mettent également en garde contre un nouveau traitement: le MMS. Le MMS, pour Miracle Mineral Solution («solution minérale miracle» en français), est une solution à 28% de chlorite de sodium, une molécule toxique de la même famille que celles utilisées dans l’eau de Javel. Ingérée par un être vivant, elle peut être fatale. Déjà, en 2010, l’Agence française de sécurité du médicament mettait en garde contre son utilisation. Le produit ne semble heureusement pas faire l’objet d’un engouement en France, mais des sites internet en font la promotion, le qualifiant de «solution au SIDA-VIH, aux hépatites A B et C, au paludisme et autres parasites, aux herpès, acné, tuberculose et pneumonie, à la plupart des cancers».

Pourquoi de tels traitements séduisent-ils? Pour Hugo Horiot, un comédien atteint de troubles du spectre autistique, cela vient du fait que les autistes sont considérés comme des personnes malades. «On pathologise une population qui est différente, regrette-t-il. C’est ce qui génère toutes les fausses croyances, c’est un terreau fertile pour que prolifère le charlatanisme». En tout cas, il est absolument nécessaire de s’interroger avant de donner tout traitement à son enfant, conseille le Pr Richard Delorme, et surtout de s’appuyer sur l’expertise de professionnels de santé.

http://info.sante.lefigaro.fr/

Olivia Cattan, présidente de SOS Autisme
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