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Meurtre de Valentin : la grave faillite de l'expertise psychiatrique !!! Comment protéger les innocents de ces malades remis en liberté ??? Personne n’est à l’abri, il suffit de se trouver au mauvais endroit , au mauvais moment !!!

Posté: Walda Colette Dubuisson  Posté le: 14/12/2013 13:29:27

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Image originale

Stéphane Moitoiret a été condamné à 30 ans de réclusion aux Assises pour un acte atroce, commis sans motif compréhensible sur un malheureux enfant de 10 ans que Moitoiret ne connaissait même pas. Moitoiret a commis l'horreur, nul ne le conteste. Les jurés du Rhône, après ceux de l'Ain qui l'avaient condamné à la perpétuité en appel, ont puni à hauteur de la gravité de son crime le monstre Moitoret.

La vengeance est passée, la société est rassurée. Mais, justice a-t-elle vraiment été rendue ?

Moitoiret est-il à demi responsable ou totalement irresponsable ? Si des experts psychiatriques sensés connaître les symptômes d'une maladie mentale ne sont pas capables de s'entendre sur cette question fondamentale, comment reprocher à des jurés d'avoir seulement puni l'acte odieux sans considérer que celui qui l'a commis nécessite plutôt une prise en charge psychiatrique ? Comment accorder crédit à une expertise concluant à la responsabilité, en omettant que Moitoiret avait fait un séjour en milieu psychiatrique plusieurs années avant l'acte horrible à l'origine de sa comparution aux Assises ? Comment 9 experts ont-ils pu s'entendre unanimement sur le diagnostic de trouble psychotique et en conclure, les uns, qu'il y avait altération du discernement et les autres abolition, et donc responsabilité partielle ou irresponsabilité, ce qui n'a pas les mêmes conséquences en termes judiciaires? Ainsi, des médecins, se prenant pour des philosophes au lieu de faire leur métier de soignants, ont pu affirmer que, malgré sa maladie, le sujet gardait une part de libre arbitre et donc de responsabilité, et qu'il était donc justifié de le punir. Le plus sévèrement possible. Mais, attention, Moitoiret aura d'autant plus de difficulté à se soumettre à des soins que la société n'aura pas pleinement reconnu sa folie.

Le cas Moitoiret signe la faillite de l'expertise psychiatrique, incapable d'expliquer simplement à un jury d'assises que, même criminel, un malade mental grave doit être soigné. Parce que la médecine dispose d'outils thérapeutiques, parce que plus les soins sont précocement mis en œuvre, plus ils sont efficaces et mieux le malade peut en comprendre la nécessité, parce que c'est la meilleure garantie de sécurité pour le malade et pour la société.

En mettant Moitoiret en prison, la société conjure sa peur. La folie fait peur. Et l'adage « demi fou, double peine », qu'on croyait obsolète, a repris du galon...

Parce que le malade criminel se bornait à ne pas reconnaitre les faits commis alors que tout le confondait ? Par volonté irrépressible de punir de toute façon un crime aussi effrayant ? Parce que les jurés ne voulaient pas que, déclaré irresponsable, Moitoiret soit confié à l'institution psychiatrique ? Par manque de confiance en la capacité de l'hôpital psychiatrique à assurer à l'avenir une protection contre un nouvel acte criminel du même malade ? L'institution psychiatrique s'est effectivement montrée parfois trop légère pour protéger la sécurité des personnes. Nous, psychiatres, devons en finir avec les discours angéliques : même s’il s’agit d’une infime minorité des patients, il existe des états mentaux dangereux qu'il revient à la médecine de savoir identifier, contenir et soigner. La prison sait contenir, mais, attention, maintenir un malade en prison c’est ouvrir un risque de récidive, faute d'une prise en charge thérapeutique précoce.

Le cas Moitoiret entrera dans l'histoire des régressions dont témoigne notre société en crise, aux prises avec de graves tensions économiques et sociales, plus encline à tomber dans la facilité de la vengeance qu'à reprendre à son compte les valeurs humanistes qui, dès le début du 19e siècle, délivrèrent les aliénés de leurs chaînes. Même les Romains considéraient les fous comme déjà trop punis par les dieux pour encourir en plus la punition des hommes … Au-delà du temps pendant lequel Moitoiret séjournera en prison - à supposer que ce temps ne soit pas trop perturbé par la maladie qui resurgirait à la face de l'institution judiciaire conduisant à transférer Moitoiret... en unité psychiatrique -, qu’adviendra-t-il ? Qu’adviendrait-il dans 30 ans si Moitoiret retrouvait sa liberté sans être dès aujourd'hui pris en charge par la psychiatrie dont il relève comme l'ont dit toutes les expertises, y compris les plus médiocres ?


Professeur Jean-Pierre Olié, Hôpital Sainte Anne, Expert près la Cour de Cassation, Membre de l'Académie nationale de médecine,
Raphaël Gaillard, Chef de Pôle ,Hôpital Sainte Anne.
Philippe Charrier,Président de l'UNAFAM


Source : AFP
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