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Lila 3 ans ½ enlevée par son père parti vers la Syrie, la mère appelle à l'aide…

Publié par Walda Colette Dubuisson le 19-12-2015 (3299 lectures) Articles du même auteur
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19/12/2015 : Magali Laurent: "Rendez-moi ma fille"
Citation :
Quand j’imagine Lila grandir là-bas, sans école, avec tous ces mariages forcés, cette violence. C’est un cauchemar

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08/12/2015: La mère de la petite Lila, enlevée par son père parti en Syrie, lance un nouvel appel à l'aide.
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( Vidéos)


http://www.sos-enfants.org/modules/news/article.php?storyid=1050


C'est le combat d'une mère pour récupérer son enfant. Magali Laurent lance aujourd'hui un appel à l'aide. «Je remuerai ciel et terre pour la retrouver, mais je vais avoir besoin d'aide.» Voilà deux semaines que cette mère de 35 ans est sans nouvelle de sa fille, Lila, 3 ans et demi. La dernière fois qu'elle l'a vue, c'était le 20 octobre, lorsque son père, Anis Riahi, un Franco-Tunisien de 36 ans dont elle est divorcée, est venu chercher la petite fille pour l'emmener en vacances, en principe en Tunisie.

Il était convenu que le père ramène l'enfant à sa mère, qui habite Puteaux (Hauts-de-Seine), le 27 octobre, le jour de leur retour en France. Or ce jour là, Magali Laurent reçoit un appel de la sœur de son ex-mari, lui disant qu'«ils étaient en Turquie et qu'ils ne reviendraient pas». La jeune mère de famille se dit «persuadée à 1000%» que le plan de son ex-mari est «d'aller en Syrie».

Depuis le début de l'année 2014, après un licenciement pour faute grave, Anis Riahi, alors chef de réception d'un grand hôtel parisien, a commencé, semble-t-il, à se radicaliser. «Physiquement, il avait la barbe, mettait la djellaba, ne travaillait pas et passait ses journées à la mosquée. Il avait fait le pèlerinage à La Mecque, avait des propos extrêmes, cautionnant l'attentat contre Charlie Hebdo», a raconté Magali Laurent, lors d'une conférence de presse lundi à Lille, au cabinet de son avocat. «Il a eu des activités illégales et quand je l'ai appris, pour moi c'était fini.» Le couple a divorcé fin 2014. Mais jusque-là, la garde de l'enfant se passait bien entre les deux parents. «Il était un bon papa» assure la jeune femme.

«Il y a urgence absolue»


Ce 27 octobre, jour où elle était censée récupérer sa fille, Magali Laurent, affolée, est allée déposer plainte auprès de la brigade criminelle de Nanterre (Hauts-de-Seine), chargée, pour l'instant, de l'enquête. Les enquêteurs ont pu retrouver rapidement la trace des derniers appels du père. «Un des appels a bien été localisé à quarante kilomètres de la frontière syrienne», a précisé son avocat, Me Frank Berton, contacté parLe Figaro.
Vendredi dernier, Magali Laurent a reçu un dernier message qui laisse présager le pire: «Lila va bien, elle est en bonne santé. Je jure par Allah que je n'ai pas fait ça pour me venger de toi, bien que le résultat soit le même (...) Qu'Allah te donne patience pour cette immense épreuve». Anis Riahi précise qu'il n'a plus accès aux moyens de communication et qu'il ne prendra peut-être plus contact pendant deux mois. Selon Me Frank Berton, ce dernier message aurait été localisé à Londres, «une technique de reroutage fréquemment utilisée par les djihadistes», précise-t-il.

Maître Frank Berton va déposer plainte «pour enlèvement et séquestration de mineur de 15 ans». Il espère que le parquet antiterroriste de Paris va se saisir du dossier pour activer «des moyens internationaux le plus rapidement possible». «Il y a urgence absolue. On en appelle à toutes les autorités de l'État, le Quai d'Orsay, les Affaires étrangères. Que le président de la République, son premier ministre, contactent leurs homologues en Turquie».
https://fr.news.yahoo.com/fillette-enl ... lle-%C3%A0-201258482.html


Un papa serait parti faire le jihad en Syrie... par lavoixdunord



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04/11/2015 : La justice française ouvre une enquête sur le père soupçonné d'être parti avec sa fillette en Syrie


Une enquête a été ouverte en France mardi au lendemain d'une plainte pour enlèvement d'une mère persuadée que son ex-mari est parti avec sa fille de trois ans faire le jihad en Syrie
Par - Damien Meyer/AFP

Une enquête a été ouverte en France mardi au lendemain d'une plainte pour enlèvement d'une mère persuadée que son ex-mari est parti avec sa fille de trois ans faire le jihad en Syrie, a-t-on appris de source judiciaire.

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert cette procédure pour soustraction de mineur par ascendant et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, a précisé cette source.

Le 20 octobre, un Franco-Tunisien de 36 ans s'était rendu au domicile de son ex-femme, Magalie Laurent, 35 ans, pour chercher leur enfant, Lila, et l'emmener en vacances en Tunisie.

Le 27 octobre, jour où ils devaient être de retour en France, la mère avait reçu un appel téléphonique de sa belle-soeur "disant qu'ils étaient en Turquie et qu'ils ne reviendraient pas", a-t-elle raconté lundi, lors d'une conférence de presse organisée par son avocat.

"Je suis persuadée à 1000% que son plan est d'aller en Syrie", a-t-elle ajouté, mettant en avant le fait que son mari "passait ses journées à la mosquée" et tenait "des propos extrêmes, cautionnant (l’attentat de janvier contre le journal satirique) Charlie Hebdo".

Le couple s'était rencontré lors de vacances en Tunisie en 2007. Après un mariage civil et la naissance de leur fille, tout avait basculé au début de l'année 2014 avec le licenciement du mari, pour faute grave, de son poste de chef de réception d'un grand hôtel parisien.

AFP
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08/12/2015: La mère de la petite Lila, enlevée par son père parti en Syrie, lance un nouvel appel à l'aide.




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"A l'heure actuelle je ne sais toujours pas où elle se trouve, je vous laisse imaginer mon désespoir et angoisse de maman", écrit Magali, qui publie de nouvelles photo de Lila et son père.

Son ex-mari, Alexandre Anis Riahi a enlevé Lila pendant les vacances de la Toussaint. Il avait raconté qu’il l'emmenait en vacances en Tunisie. Le 27 octobre dernier, il a avoué par Skype qu'il ne reviendra pas. Les policiers ont localisé ses derniers messages à 40 kilomètres de la frontière syrienne.

http://tempsreel.nouvelobs.com/

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19/12/2015 : Magali Laurent: "Rendez-moi ma fille"
Citation :
Quand j’imagine Lila grandir là-bas, sans école, avec tous ces mariages forcés, cette violence. C’est un cauchemar


Par Emilie Blachère :http://www.parismatch.com/Actu/Societ ... endez-moi-ma-fille-884287

Son ex-mari, franco- tunisien, est parti faire le djihad en Syrie en emmenant Lila, 3 ans et demi. Début novembre, Magali a déposé une plainte pour enlèvement. Voilà près de deux mois qu’on lui a volé sa fille.

« Lila va bien elle est en bonne sante je jure par Allah je n ai pas fait ca pour me vanger de toi bien que le resultat est le meme ni pour me vanger de ma fille en la privant de sa maman ni pour me vanger de mes parents en les privant de leur petite fille et leur fils... pour le moment je n ai pas acces au moyen de communications ceci un moment rare il se peut que les ­prochaines news spres plus de 2 mois apres je te donnerai regulierement des nouvelles incha Allah. Qu allah te donne patience dans cette imense epreuve. »
Si ce n’est pas une vengeance, alors qu’est-ce que c’est ? Pourquoi un père a-t-il besoin d’emmener sa fille de 3 ans et demi avec lui, en Syrie ? Magali, 35 ans, lit et relit ce message pour tenter de comprendre, comme si quelque chose d’essentiel s’y cachait. Il lui a été adressé par son ex-mari, Anis, le 30 octobre 2015, à 15 h 28. Cet ancien cadre dans l’hôtellerie de luxe est un Franco-Tunisien de 36 ans. Titulaire d’un BTS de tourisme, il parle cinq langues : français, anglais, arabe, italien et espagnol, et avait tout pour réussir. Elle le trouvait élégant, cultivé. « Mais ce message impersonnel, bourré de fautes d’orthographe, c’est à peine du français. Tout me pousse à croire qu’il ne l’a pas écrit », répète Magali en boucle. En tout cas, il ne ressemble pas à l’homme qu’elle a aimé, celui qui avait toujours eu l’air convaincu de la place essentielle de la mère dans un foyer.

"S'il vous plaît, retrouvez ma fille" - Lila, enlevée par son père, parti en Syrie


Aujourd’hui, aucun reportage sur le groupe Etat islamique n’échappe à Magali. Elle sait que Daech recrute des enfants, pour fabriquer la génération d’après. Des garçons nourris au Coran et éduqués à la guerre. Dans des camps militaires, on les oblige à tuer des prisonniers. Quant aux filles, elles serviront à peupler le califat de bons djihadistes. « Je sais ce qu’ils font aux femmes... Quand j’imagine Lila grandir sans école, subir les mariages forcés, la violence, les viols... c’est un ­cauchemar ! » Depuis ce 27 octobre, où il lui a arraché sa fille, elle veut savoir quand ont commencé les mensonges. « Je remonte le fil de ma vie, les derniers jours, les derniers mois, les dernières années. J’essaie de me souvenir de chaque détail, à partir de notre première rencontre. »

C’était en août 2007, une soirée douce sur les collines de Sidi Bou Saïd, à quelques kilomètres de Tunis. Magali, belle liane aux yeux bleu vif et aux longs cheveux bruns, est en vacances avec une amie. Anis l’aborde, il lui plaît aussitôt. Il a 28 ans, il est très beau. Autour d’un thé, Magali découvre un ­charmeur affable et drôle. « On est tombés très vite amoureux, confie-t-elle. On s’est revus en France, puis il est venu vivre dans mon studio, à Puteaux, en banlieue parisienne. » Trois ans plus tard, ils emménagent dans un pavillon. C’est l’époque des sorties, des voyages. Week-ends en Europe, vacances dans le Maghreb, mais aussi en Thaïlande ou aux Etats-Unis. Après un mariage en petit comité, le 22 janvier 2011, le couple s’envole pour le Mexique en lune de miel. « C’était formidable de voyager à ses côtés. Je me sentais en sécurité. Il était protecteur avec moi et ouvert aux autres, généreux. » Chaque souvenir de Magali est devenu douloureux.
"Quand j’imagine Lila grandir là-bas, sans école, avec tous ces mariages forcés, cette violence. C’est un cauchemar"

Lila naît en février 2012. Une « boule d’amour sage et rieuse », dit sa mère avec une tendresse qui lui étreint la gorge. Ils s’installent alors à Argenteuil. La petite fille, qui prononce ses premiers mots à 7 mois, fait la fierté de sa mère. « Comme son père, elle a une mémoire prodigieuse. Lila retient par cœur les chapitres qu’on lui lit. Elle est intelligente et elle adore l’école. » Elle grandit dans une famille épanouie. « Nous ne manquions de rien, nous jouissions même d’un certain confort. Notre vie était parfaite. »

Magali est gestionnaire de comptes dans une société informatique, Anis est chef adjoint de la réception dans un palace cinq étoiles. Le début d’une belle carrière pour un employé passionné, chaleureusement soutenu par ses supérieurs... Jusqu’au jour de janvier 2014 où Anis est licencié pour faute grave : vol. En cause, une magouille avec des chauffeurs de taxi. « Il me l’a annoncé à notre retour de vacances en Egypte. Alors, j’ai su que notre histoire était terminée. Son geste était non seulement immoral mais surtout irresponsable. Nous n’avions pas besoin de cet argent ! Il n’avait aucune excuse. »

En février 2014, Anis perd sa famille, son travail et sa maison. A-t-il alors cherché refuge dans la religion ? Il n’a jamais caché qu’il était très croyant. Mais il prie dans les grandes occasions et professe un islam de paix, répétant : « Quand tu tues quelqu’un, tu tues l’humanité. » « A l’époque, il pestait aussi contre les musulmans qui se victimisaient, ou contre ceux qui refusaient de s’intégrer. C’est après notre divorce qu’il a changé de registre et de discours. » Magali ignore qui sont les responsables de cette métamorphose. Mais Anis porte bientôt une barbe hirsute et la marque sur le front qui prouve que, en musulman fervent, il accomplit ses cinq prières quotidiennes. En même temps, il ne sort plus guère de son appartement. Lui-même devient sombre et, plus encore, dangereusement aigri, au point qu’il trouve des raisons aux tueurs de « Charlie », et qu’il défend les actions de Daech en Syrie. « J’essayais en vain de le raisonner. Nous nous entendions bien, nous agissions en bonne intelligence pour la garde de Lila. Mais il était sourd, comme envoûté. Il n’était plus le même. »


Les experts observeront qu’Anis ­présente toutes les caractéristiques de l’adepte des sectes ; il est endoctriné, aliéné par un discours de haine. Pourtant, il n’a pas le profil des recrues habituelles de Daech. Il ne ressemble pas aux proies faciles, ados prépubères, jeunes adultes candides, mal dans leur peau et en rupture familiale. « Personne n’aurait pu imaginer qu’il tombe là-dedans, insiste Magali. Il était trop intelligent, trop malin. »
Alors, quand, en mai dernier, après un week-end à Istanbul, il revient vers elle pour s’excuser, elle ne doute pas. Il dit qu’il regrette son comportement passé et jure qu’il va reprendre une vie normale, chercher à nouveau du travail. « Il m’a parlé d’une mauvaise passe », se souvient-elle. Et elle le croit. Sa naïveté d’alors ne la laisse plus en repos. « Je lui ai fait confiance, il a tout fait pour... » Anis a rasé sa barbe, repris le sport, il a commencé à passer des entretiens d’embauche et ­profité de son été avec Lila. Comme chaque année, un mois chez ses parents, en Tunisie.

La dissimulation fait partie de l’arsenal des djihadistes


Aujourd’hui, Magali est certaine qu’il appliquait la première partie d’un plan machiavélique. Elle a appris que la dissimulation faisait partie de l’arsenal des djihadistes et qu’elle avait même un nom : taqiyya. Mais trop tard. Lorsque, le lundi 19 octobre 2015, au début des vacances de la Toussaint, Magali embrasse sa fille, elle ne se fait aucun souci. Elle sait que l’enfant part voir ses grands-parents en Tunisie et qu’elle va prendre l’avion avec son père. Magali est seulement triste de quitter sa petite chérie pendant huit longs jours. Très vite, elle reçoit un premier e-mail : « On est bien arrivés. » La date et l’heure s’affichent : 20 octobre, 18 h 53. D’autres messages rassurants suivront. Jusqu’à celui du mardi 27 octobre, date prévue pour le retour à Paris. Mais, ce jour-là, le volontaire pour Daech et la fillette sont à Iskenderun, à l’extrême ouest de la Turquie, à 40 kilomètres de la frontière syrienne. C’est à sa sœur Inès qu’Anis a téléphoné. Il ne lui a pas laissé le temps de parler et lui dit d’une traite : « Je suis en Turquie. Je ne reviens plus. Vide l’appart et laisse les clés dans la boîte aux lettres. » Puis il a raccroché.

Qui pourrait encore en douter ? Anis est parti rejoindre le djihad et il a emmené sa fille. « Les premiers jours, j’ai cru qu’il avait craqué, qu’il fuyait ses problèmes. Je ne réalisais pas ce qui se passait. Puis je me suis rendu compte à quel point il avait tout prémédité... Comment a-t-il pu me faire ça ? Comment a-t-il pu oublier notre amour ? Lui qui aimait tant sa fille, comment a-t-il pu me l’arracher pour la jeter dans le fracas du monde ? Et ces bombes qui s’abattent depuis les attentats de Paris... Elle doit être terrifiée ! » Magali, bouleversée, rongée par la culpabilité et l’inquiétude, n’en finit pas de s’interroger. Personne ne saurait lui répondre. ­Personne, sauf Anis.

Rien n’a changé dans l’appartement. Sauf le vide et le silence qui sont, pour Magali, une torture. Chaque objet lui parle de Lila. Et, pourtant, impossible d’éloigner les mille et une choses qui relient encore la mère et la fille : les baguettes magiques et les peluches posées sur le petit lit froid, le sac à dos rose... Dans la cuisine, une bougie reste allumée. Comme pour dire que l’on veille. « Je veux être son reflet, même à distance. » Depuis le 30 octobre, Magali n’a eu aucune nouvelle de sa fille. Elle est aidée par des proches*, les autorités françaises et le tenace Me Frank Berton. Mais il y a aussi sa force de caractère qui lui interdit de s’effondrer. « Avoir une énergie positive, sourire alors que seules les larmes ­montent, dit-elle, c’est important. Je veux récupérer ma fille, le combat sera long et difficile. Je dois garder les idées claires. Je dois sortir Lila de cet enfer. »

Pour aider Magali Laurent, revoirlila.org

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