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Noël arrive et c'est bien ça le problème. L'AIVI lutte de toutes ses forces contre l'inceste !

Publié par Walda Colette Dubuisson le 17-12-2015 (706 lectures) Articles du même auteur
Noël arrive et c'est bien ça le problème.
Découvrez notre nouveau film "Joyeux Noël" par Publicis Conseil.

Sur vos écrans TV à partir du 23 décembre. ( ATVI)
Publicis Conseil a imaginé le 1er film TV de AIVI, « Joyeux Noël ». Ce spot, réalisé par Laurence Dunmore (Gang Production) met le cocon familial, lieu du crime, au coeur de la communication et s’appuie sur un moment clé où la famille est traditionnellement réunie : Noël.

4 millions de victimes de l'inceste en France : moi qui pensais être seule à l'avoir subi ...Par Isabelle Aubry
Fondatrice de l'AIVI


http://www.sos-enfants.org/modules/news/article.php?storyid=1093

Alors que d’ordinaire tous les enfants sont impatients d’être à Noël, le film raconte l’histoire d’un petit garçon qui n’aime pas Noël. Ses réactions interpellent et contrastent avec les scènes de vie stéréotypées qui précèdent le réveillon. En réalité, en tant que victime d’inceste, il appréhende la venue d’un des membres de sa famille. Un chiffre, de nouveau insoutenable conclut : 75% des violences sexuelles sur enfants se passent dans le cadre familial (SNATEM 1999).

Enfin, grâce à Zenith Optimedia, la campagne va vivre en TV via de l’achat d’espace gracieux sur TF1, BFM Business, RMC Découverte, NT1, Histoire, Ushuaïa à partir du 23 décembre.



Ajoutée le 16 déc. 2015

Un nouveau chiffre insoutenable sort suite à l’étude menée par Harris Interactive pour le compte de l’AIVI : 4 millions de Français sont victimes d’inceste.
Pour autant, l’inceste reste le tabou ultime dans notre société car il touche au cercle familial. L’inceste fait en effet voler en éclat la famille, son image…




Spot TV AIVI "Joyeux Noël"

Crédits :

Annonceur AIVI :
- Isabelle Aubry : Présidente de l’AIVI
- Nathalie Thannberger : Responsable partenariats et mécénat
- Margot Clavier : Chargée de mission
- Flore Tricotelle : Responsable des groupes de parole
- France Thibault : Attachée de presse - Agence Comideo



Zenith Optimedia :
- Directeur Général Adjoint : Valérie Rudler
- Achat TV : Thierry Gognet

Catégorie
Organisations à but non lucratif
Licence
Licence YouTube standard

**************************************

4 millions de victimes de l'inceste en France : moi qui pensais être seule à l'avoir subi ...Par Isabelle Aubry
Fondatrice de l'AIVI


LE PLUS. 4 millions de personnes ont déjà été victimes d'inceste, soit 6% de la population française. Un chiffre qui monte à 9% chez les femmes. C'est ce que dévoile, ce mercredi, un sondage Harris Interactive pour l'AIVI, association internationale des victimes de l'inceste. mercredi matin. Isabelle Aubry, présidente de l'organisation, violée par son père pendant des années, réagit.



À 15 ans, j’ai porté plainte contre mon père pour m’avoir violée et prostituée pendant des années. Lorsque mon avocate m’a dit qu’il ne serait pas jugé pour "inceste" mais pour un simple "attentat à la pudeur" auquel j’aurais consenti, j’ai ressenti une double peine. Il faudrait que je me reconstruise et que je vive dans cette société qui ne m’avait pas protégée et qui considérait que j’étais complice de cet inceste.

Bien sûr que je n'ai pas dit "non" à mon père

1980, dans la salle des pas perdus du tribunal de grande instance de Créteil, mon avocate m’explique qu’il va falloir choisir comment juger mon père.

Donner ce choix à une victime de 15 ans est déjà pervers en soi, mais la suite est pire encore.

Elle m’informe que l’inceste n’est pas puni par le code pénal, c’est un premier choc pour moi. Mon père peut être jugé pour viol à condition que je me sois opposée à ce qu’il m’a fait depuis mes six ans : agressions sexuelles, viols, proxénétisme…


Mais voilà, pendant l’instruction, quand la juge m’a demandé si j’étais consentante, je n’ai pas compris la question. Elle a reformulé : "Isabelle, est-ce que tu as dit non à ton père ?". Bien sûr je n’ai pas dit "non", je ne savais même pas que c’était interdit, et puis c’était mon père, et malgré tout, je l’aimais !


Alors mon avocate m’explique que comme je n’ai pas dit "non", les jurés peuvent considérer qu’il ne s’agit pas d’un viol et dans ce cas, mon père peut sortir libre de la cour d’assises. Pour moi, c’est signer mon arrêt de mort. Je le connais, il me tuera en sortant. Pour être sûrs qu’il soit condamné, il faut plaider en cour correctionnelle, "l’attentat à la pudeur par ascendant, sans contrainte, menace, violence ou surprise", c’est-à-dire la plus légère

incrimination qui existe.

Il prendra six ans, sortira au bout de quatre. Déchu de son autorité parentale, interdit de séjour dans mon département de résidence, il s’installera à 800 mètres de chez moi à sa sortie de prison. Face à ma détresse, la police me dira que c’est sa réinsertion qui prime.

L'inceste doit être reconnu par notre société

Voilà pourquoi, à 35 ans, j’ai choisi de consacrer le reste de mon existence à changer la loi pour que l’inceste soit reconnu par notre société.

C’est arrivé le 18 novembre 2015, après 15 ans de combat acharné, la société s’est enfin réapproprié cet interdit fondamental. En étudiant le sujet j’ai appris que l’inceste avait été retiré du code pénal à la révolution française car il était considéré comme un interdit moral, non nuisible à la société. C’était insupportable.

Ce crime m’a plongée dans l’isolement le plus total durant presque toute ma vie. Je pensais être la seule à avoir subi cette horreur.

Je sais maintenant que je ne suis plus seule

Quand mon père a été jugé, ce genre d’affaire était tellement rare que la salle du tribunal s’est remplie de robes noires venues voir ça.

Aujourd’hui j’ai 50 ans, j’apprends que l’on est quatre millions de victimes en France. Quatre millions à avoir vécu cet isolement mortifère, ces conséquences gravissimes sur la santé, plus de la moitié d’entre nous a tenté au moins une fois de se suicider. Je sais maintenant que je ne suis plus seule.

Victimes, il faut s'unir pour relever la tête


Je sais aussi que nous devons nous regrouper pour changer les choses. L’insertion de l’inceste dans le code pénal est un début, la fondation d’un grand changement. Je veux y participer, je veux que mon pays reconnaisse mon vécu et celui de ces millions d’autres survivants.

Alors j’appelle solennellement les victimes à s’unir pour relever la tête, mettre ce crime à nouveau en lumière, protéger les générations futures. Je suis convaincue que les choses peuvent changer si nos dirigeants ouvrent les yeux.

Pendant l’instruction j’étais tellement mal que je n’ai pas trouvé d’autre solution pour arrêter cette souffrance que de mourir. Sauvée à temps, à l’hôpital, personne ne m’a parlé, j’ai été renvoyée chez moi sans le moindre soin. Aujourd’hui rien n'a changé, c’est aux victimes ou à leur parent protecteur de prendre l’initiative des soins. Je ne savais même pas que j’en avais besoin !



Comment pourrais-je continuer à vivre sans changer cela ?


Par Isabelle Aubry
Fondatrice de l'AIVI



Publié sur sos-enfants en accord avec notre partenaire AIVI (Retrouvez-nous sur http://aivi.org/ )

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Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/05/2016 12:55  Mis à jour: 14/05/2016 12:55
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3681
 Re : Inceste et agressions sexuelles : pour comprendre pourquoi les victimes attendent parfois si longtemps pour dénoncer les faits . Une enquête réalisée à la demande de l'AIVI.
Une enquête réalisée à la demande de l'AIVI (Association Internationale des Victimes de l'Inceste) a montré qu'en moyenne, les victimes d'inceste attendent 16 ans avant de pouvoir révéler pour la première fois les violences sexuelles qu'elles ont subies, et que 22% d'entre elles le font plus de 25 ans après les faits.


Atlantico : A partir de quand peut-on parler de crime incestueux ?

Gérard Lopez : L'inceste est défini depuis 2009 dans le code pénal comme "toute atteinte sexuelle commis sur un mineur par son ascendant, son oncle ou sa tante, son frère ou sa sœur, sa nièce ou son neveu, le conjoint ou le concubin de ces derniers", ainsi que "le partenaire lié par un Pacs avec l'une de ces personnes".

Avant que l’inceste ne soit reconnu pour la seconde fois, l'inceste était également définit comme un acte sexuel commis par "ascendant légitime ou une personne ayant autorité", c'est-à-dire les prêtres, les médecins ou les professeurs.
Combien d'années en moyenne les victimes d'inceste mettent-elles pour parler de leur agression ?

Une enquête réalisée à la demande de l'AIVI (Association Internationale des Victimes de l'Inceste) a montré qu'en moyenne, les victimes d'inceste attendent 16 ans avant de pouvoir révéler pour la première fois les violences sexuelles qu'elles ont subies, et que 22% d'entre elles le font plus de 25 ans après les faits.


Et il ne s'agit que d'une moyenne. Au cours de mon expérience professionnelle, la confession la plus tardive d'un de mes patients était datée de 50 ans.
Pourquoi les victimes d'inceste mettent-elles autant de temps à en parler, laissant ainsi à l'agresseur la possibilité de continuer de nuire ?

Il y a de multiples facteurs qui peuvent expliquer que les victimes d'inceste mettent autant de temps à parler de leur agression :

- Il y a la honte ...

- le conflit de loyauté avec le violeur (il est beaucoup plus difficile de dénoncer un proche qu'un inconnu) ;

- la culpabilité (un enfant a toujours tendance à penser que quand quelque chose ne va pas dans sa famille, c'est de sa faute) ;

- la manipulation des agresseurs, qui finissent par réussir à faire croire à leur victime que leurs actes de viols sont tout à fait normaux (J'ai par exemple reçu de nombreuses jeunes filles dans mon cabinet qui me racontaient sans ciller la grande histoire d'amour totalement consentie qu'elles entretenaient avec leur oncle) ;

- la peur de ne pas être cru, et ce d'autant plus que la société actuelle incite plus à penser que les enfants mentent lorsqu'ils parlent de ce genre de crime, comme on le voit dans le film "La chasse" par exemple de Thomas Vinterberg ou encore comme le démontre le procès de l'affaire d'Outreau, où il a été beaucoup mis en avant et fort justement par les médias que des personnes avaient été accusées à tort, tandis que personne n'a retenu que les 12 enfants du procès ont tous été reconnus victimes de viol, agression sexuelle, acte de proxénétisme aux yeux de la justice ;

- le « refoulement », c'est-à-dire le fait que pour protéger le fonctionnement psychologique des victimes, la mémoire range cet évènement traumatisant dans un coin du cerveau et fait en sorte que le patient n'y pense pas tous les jours, même s'il ne l'oublie pas.
Quels peuvent être les facteurs déclencheurs qui poussent les victimes d'inceste à parler de leur agression ?

Ce sont la plupart du temps des évènements liés de près ou de loin à la sexualité, comme une grossesse par exemple, le début d'une relation amoureuses ou des premiers rapports sexuels.

Cela peut être aussi un mal-être physique ou psychologique qui se déclenche et qui, suite aux soins, finit par libérer la parole. Il faut savoir que pendant toutes ces années de mutisme, les victimes d'inceste ne vont pas vivre mais survivre, en se mettant en danger physiquement et psychiquement. Les victimes d'incestes sont, dans leur vie, 2,4 fois plus nombreuses que les autres à tomber dans le tabagisme, 3 fois plus nombreuses à contracter un cancer, 4 fois plus nombreuses à sombrer dans la dépression et surtout 12 fois plus nombreuses à faire une tentative de suicide.

C'est pourquoi il est vivement encouragé à tous les médecins, notamment les médecins généralistes, de poser tout simplement la question lorsqu'ils sentent qu'un de leurs patients se met à dysfonctionner. Beaucoup ne le font pas encore aujourd'hui, car ils ne sauraient pas quoi faire de la réponse. Mais cet acte peut faire gagner un temps de soin considérable : environ 30% des personnes souffrantes à qui l'on pose la question directement répondent positivement.

Le témoignage d'une victime d'inceste peut-il en entrainer d'autres ?

Bien sûr.

Par exemple, lorsqu'une émission traitant de crimes incestueux passe à la télévision, les associations sont débordées d'appels. Les victimes prennent en effet conscience qu'elles ne sont pas seules, et qu'il y a des structures pour les aider.

L'inceste est-il un crime pour lequel il peut avoir prescription ?

Oui.

La prescription du crime de l'inceste est de 20 ans après la majorité. La victime a donc jusqu'à 38 ans pour porter plainte.

Mais je pense, ainsi que beaucoup d'associations luttant dans ce sens, que ce crime devrait être imprescriptible, au vu du temps que met la parole à se libérer chez les victimes d'inceste, mais aussi parce qu’il s’agit d’un crime généalogique à mes yeux équivalent à un crime contre l’humanité.

En France, il y a en moyenne 100 000 viols par an, et seulement 10 000 victimes qui décident de porter plainte.

Quelle peine les responsables de crimes incestueux encourent-ils ?

Environ 12 ans d'emprisonnement en moyenne.

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/in ... .html#19VX1h3x0r7O5ade.99
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