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 Les nouvelles quotidiennes du suivi des dossiers publiés sur le site...
Meurtre de Cyril Beining et Alexandre Beckrich. Direct. Procès de Francis Heaulme: Patrick Dils entendu comme témoin. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 10/12/2018 11:17
Meurtre de Cyril Beining et Alexandre Beckrich. Procès de Francis Heaulme : audition très attendue de Patrick Dils lundi matin. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 10/12/2018 09:51
Double meurtre de Montigny-lès-Metz: revivez le quatrième jour du procès de Francis Heaulme. Le Calvaire de Cyril Beining et Alexandre Beckrich… Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 08/12/2018 14:12
Jonathann Daval ,le principal suspect du meurtre de sa femme Alexia a avoué l'avoir tuée seul avant de transporter son corps, a annoncé le procureur. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 07/12/2018 16:42
L'inquiétant profil de Nordahl Lelandais Nouvelle mise en examen pour Nordahl Lelandais... Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 07/12/2018 13:16
Affaire Grégory Villemin: LA MALÉDICTION DE LA VOLOGNE EN REPLAY (12 vidéos)-> que pour les Français !!! Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 07/12/2018 12:22
Affaire Grégory Villemin. Affaire Grégory: le cousin de Murielle Bolle porte plainte après la sortie du livre Briser le silence ... Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 07/12/2018 12:09
Meurtre d'Anne-Sophie Girollet : Jacky Martin condamné en appel à la réclusion criminelle à perpétuité ( Vidéos) Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 07/12/2018 09:59
Meurtre de Cyril Beining et Alexandre Beckrich. Direct. Francis Heaulme: l'ancienne juge d'instruction sur le grill. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 06/12/2018 17:45
EN DIRECT - «Trouvez le vrai coupable», lance la sœur de Francis Heaulme.Francis Heaulme : «J'ai commis des meurtres, mais Montigny, c'est pas moi» Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 05/12/2018 12:52

Violences sexuelles sur les enfants : le déni des adultes perturbe les victimes ! STOP !!!

Publié par Walda Colette Dubuisson le 12-05-2018 (1918 lectures) Articles du même auteur
12/05/2018 : Maëlys, Alexia, Angélique : les questions autour des soins psychiatriques.
Une décision aussi pour les proches de Maëlys, Alexia et Angélique.
Nordahl Lelandais, Jonathann Daval et David Ramault. soumis à des évaluations régulières…
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12/01/2017 :Laurence Rossignol annonce le premier plan de lutte contre les violences faites aux enfants ( Vidéo)
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08/12/2016 : Savoie: Un instituteur jugé pour le viol et l'agression d'une trentaine de petites filles !!!LE SALOPARD !!!

PROCES Eric Molcrette, qui exerçait dans une école de Chambéry et dirigeait un centre de vacances en Charente-Maritime, comparaît à partir de jeudi devant les assises de Savoie...
***********************************
14/06/2016 Les violences sur les enfants, en particulier les violences sexuelles, sont pour beaucoup inimaginables. « Ne pas croire, c’est un moyen de se protéger quand on est confronté à quelque chose d’insupportable », explique Eugénie Izard, pédopsychiatre et présidente d’un « réseau de professionnels pour la protection de l’enfance et l’adolescence ».

Prêtre pédophile à Lyon: les plaintes non-prescrites selon le juge

Vendredi 25/03/2016 : le pape a fustigé la "conscience anesthésiée" de l'Europe et dénonce les prêtres pédophiles…

Les prêtres, les enseignants, les coach et nombreuses autres professions privilégient les contacts avec enfants et adolescents, ces personnes devraient faire l’objet d’une recherche approfondie au sujet de leurs antécédents AVANT de les mettre en présence de jeunes !!!

Vous, adultes : écoutez attentivement les jeunes qui se plaignent et guidez les vers la police et des spécialistes, car ces victimes sont traumatisées et doivent être aidées pour se « reconstruire » afin de ne pas avoir LEUR VIE ENTIÈRE GÂCHÉE, voire PIRE !!!
(MALTRAITANCE (sous toutes ses formes): DE LA DÉPRESSION, la FUGUE jusqu’au SUICIDE) !!!

Colette ( Nounoursaris)

http://www.sos-enfants.org/modules/news/article.php?storyid=1196


« Cela devait être par gentillesse. » Voilà ce que la mère d’une victime présumée du père Bernard a répondu quand son fils de 11 ans lui a confié, en 1991, que le curé l’avait « embrassé ». C’est ce prêtre qui est à l’origine de l’affaire de pédophilie qui secoue le diocèse de Lyon et fragilise le cardinal Barbarin.

Le cas est loin d’être isolé.
Parmi les victimes d’agressions sexuelles commises par des prêtres récemment dévoilées, certaines n’ont jamais rien dit à leurs parents. D’autres l’ont fait, mais sans être entendues.

Ce comportement ne surprend pas les spécialistes. « Presque tous mes patients ont parlé des violences qu’ils avaient subies autour d’eux, sans déclencher de réaction adaptée des adultes, explique Muriel Salmona, psychiatre spécialisée et présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie.

Les enfants utilisent des circonvolutions, c’est déjà très difficile pour eux, ils ont tellement de doutes. On leur répond : “Ce n’est rien”. Les adultes n’ont pas envie de savoir, surtout quand ça touche des personnes proches ou importantes. »

Prêtre pédophile à Lyon: les plaintes non-prescrites selon le juge

[b]
Pédophilie dans l'Église : le pape François condamne les prêtres qui "dépouillent les innocents de leur dignité"
[/b]

Lyon - Les faits de pédophilie reprochés à un prêtre mis en examen fin janvier à Lyon ont été déclarés non-prescrits par le juge d'instruction et la procédure se poursuit, ont indiqué lundi à l'AFP des sources proches de ce dossier qui ébranle le diocèse.

La défense du père Bernard Preynat avait saisi le magistrat en arguant qu'à l'époque des cas retenus par la justice, soit entre 1986 et 1991, le délai de prescription était de trois ans pour les faits d'agressions sexuelles sur mineur reprochés au religieux, qui encadrait alors un groupe de scouts dans la banlieue lyonnaise.

Selon Me Frédéric Doyez, avocat du père Preynat, il aurait donc fallu que les victimes portent plainte au plus tard avant fin 1994. Mais la législation a été modifiée depuis pour rallonger le délai de prescription: elle permet aujourd'hui aux victimes d'agir en justice jusqu'à l'âge de 38 ans. D'où un débat juridique ces dernières semaines sur la validité des quatre plaintes retenues contre le prêtre lors de sa mise en examen.
La défense soutenait qu'il ne pouvait pas y avoir rétroactivité de la loi alors que pour les parties civiles, au contraire, l'intention du législateur, en modifiant les règles de prescription, était précisément de permettre aux victimes de pouvoir plainte sur des faits anciens.

Dans une ordonnance rendue vendredi, selon deux sources proches du dossier, le juge chargé du dossier leur a donné raison, permettant la poursuite de la procédure. Cette ordonnance peut toutefois être contestée devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel.

Parallèlement à ce dossier, une enquête a été ouverte sur des faits de "non-dénonciation" dont l'archevêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin, et d'autres membres du diocèse sont accusés par les victimes. Quatre plaintes ont été déposées dans ce volet. La semaine dernière, le cardinal Barbarin a demandé pardon aux victimes lors d'une messe préparative aux fêtes de Pâques.

http://www.lexpress.fr/actualites/1/s ... elon-le-juge_1777484.html

Le pape François a haussé le ton sur le scandale des prêtres pédophiles et la crise des migrants, à l'issue du Chemin de croix au Colisée de Rome ce vendredi 25 mars.

Le pape François a affirmé deux fortes prises de position en ce week-end pascal, à l'issue de la cérémonie du Vendredi Saint au Colisée de Rome.
Au sujet du scandale des prêtres pédophiles, il a condamné "les prêtres qui dépouillent les innocents de leur dignité".


Lire la suite : http://www.rtl.fr/actu/international/ ... e-leur-dignite-7782552157
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/05/2018 13:48  Mis à jour: 12/05/2018 13:48
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 Maëlys, Alexia, Angélique : les questions autour des soins psychiatriques.
Image redimensionnée

Depuis une dizaine de mois, trois affaires ont suscité une profonde émotion : les affaires Maëlys, Alexia Daval et Angélique. Pour chaque dossier, le principal suspect est passé aux aveux avant d’être placé en soins psychiatriques.

Nordahl Lelandais, Jonathann Daval et David R. soumis à des évaluations régulières
Cette semaine, David R., le suspect qui est passé aux aveux dans le viol et le meurtre d’Angélique, 13 ans, a été placé en soins psychiatriques. Une mesure déjà mise en place récemment dans les affaires Maëlys et Alexia Daval, où, Nordahl Lelandais et Jonathann Daval ont été placés sous surveillance médicale étroite. Cette mesure est parfois loin d’être comprise et beaucoup accusent les suspects de vouloir se soustraire à la justice, une idée que déconstruit Roland Coutenceau, expert psychiatre criminologue auprès des tribunaux, dans La Dépêche.

Il rappelle dans un premier temps que ces décisions émanent de médecins professionnels, "qui se prononcent sur des données scientifiques et médicales précises et éprouvées". Peut-on tricher sur son état psychologique ? Oui, mais pas indéfiniment, d’autant que les détenus placés dans ce type d’unité sontévalués très régulièrement : "Il peut y avoir des calculateurs (…) Mais, on ne peut pas tricher longtemps. Il y a des données objectives, des comportements, fonctionnements qui révèlent votre état réel (…) ces patients se voient prescrire un traitement qu'ils prennent sous contrôle de personnels de la pénitentiaire. Ils sont également réévalués tous les jours pour déterminer s'il convient de les garder encore en unité spécialisée", détaille Roland Coutanceau, qui précise que les conditions de détentions en soins psychiatriques sont toutes aussi contraignantes.

Une décision aussi pour les proches de Maëlys, Alexia Daval et Angélique
Pour ceux qui estimeraient que la justice oublie les victimes en protégeant les suspects d'eux-mêmes, Roland Coutanceau explique qu’un suicide serait très mal vécu pour la victime et sa famille et que justement le placement en unité médicalisé permet aussi à la justice de faire son travail. "Lorsqu'un criminel (…) se suicide en détention avant d'être jugé, toutes les foudres s'abattent sur ceux qui avaient en charge sa détention. Ils sont accusés de tout. Et, je pense que cela joue aussi dans la décision de placer ces présumés coupables dans des unités spécialisées", ajoute le spécialiste.

Sans minimiser le drame qui se joue pour les proches des victimes, Roland Coutanceau précise que le risque de suicide est réel : "toute personne entrant en prison, même sans être atteinte d'une maladie psychiatrique, subit un choc. Celui de l'incarcération. Beaucoup dépriment et c'est une réaction classique, normale en quelque sorte. De plus, le fait de se projeter dans l'avenir, de se dire je vais rester dans un univers comme celui là pendant 20 ou 30 ans met un coup supplémentaire. A cela, il faut ajouter la sidération que certains ont pour l'acte qu'ils ont commis et qui est considéré comme l'horreur la plus terrible pour les autres, pour la société". Une prise de conscience et une pression qui peuvent par ailleurs être accentuées dans le cas d’affaires particulièrement médiatisées.

http://www.planet.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 31/05/2017 14:23  Mis à jour: 31/05/2017 14:23
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 Re : Belgique : l'inquiétante impunité des agresseurs sexuels: les chiffres dévoilés…
En 2016, 34,88% des affaires d'abus sexuels traitées par les parquets ont été classées sans suite, selon des chiffres du ministre de la Justice Koen Geens (CD&V), écrit mercredi la Dernière Heure.

Le nombre total de dossiers était de 9.786, une grande part concernant des viols (3.614) et des attentats à la pudeur (3.649). En 2015, la proportion d'affaires classées sans suite dans cette catégorie était de 33,21%.

La députée fédérale Open Vld Carina Van Cauter s'inquiète de ces chiffres. "Je note que dans 39 dossiers, le parquet a classé sans suite car il a estimé que les moyens de recherche étaient insuffisants", regrette-t-elle.

"Autres priorités"
"Autre élément qui m'interpelle: 41 dossiers ont été classés au motif 'autres priorités'. C'est inacceptable. Si l'on a des preuves dans un dossier, il faut poursuivre les enquêtes, et condamner l'auteur".

Dans 86% des affaires, les causes d'un classement sans suite sont de nature technique: charges insuffisantes, prescription, désistement de la plainte, auteur impossible à identifier, etc.

http://www.7sur7.be/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/03/2017 10:22  Mis à jour: 24/03/2017 10:23
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 Re : Cash Investigation : Un prêtre condamné pour pédophilie... toujours en poste, l'église promet une longue lutte…( vidéo)
Mise en cause par Cash Investigation et Mediapart, l’Église catholique a dit mercredi sa “ détermination ” à lutter contre la pédophilie.

Mise en cause par des enquêtes de Cash Investigation et Mediapart pour son attitude face à la pédophilie, l'Église catholique a réagi mercredi. « J'éprouve un sentiment profond à la fois de honte, d'humilité et de détermination parce que je suis bien conscient que nous avons commis des erreurs, qu'il y a eu des silences coupables, qu'on a plus voulu défendre l'institution que faire la légitime place aux souffrances des victimes », a souligné le porte-parole de la Conférence des évêques de France (CEF), Mgr Olivier Ribadeau Dumas.

L'équipe de Cash Investigation, dans une émission diffusée mardi soir sur France 2, et des journalistes associés au site d'information Mediapart dans leurs articles et un livre publié mercredi ont dénoncé le « silence » de l'Église et accusé 25 évêques – dont 5 sont en poste, les autres étant à la retraite ou décédés – d'avoir « couvert » 32 « agresseurs » ayant fait 339 victimes. Des affaires qui remontent jusqu'aux années 60, mais la moitié des faits « ont été établis après 2000 », selon ces médias. Ces chiffres constituent « une agrégation de faits qui prend une dimension vertigineuse », reconnaît le porte-parole des évêques, tout en estimant que « Cash Investigation et Mediapart n'ont pas révélé de faits nouveaux ».
La compilation de ces données écorne encore un peu plus l'image d'une institution qui se débat depuis des mois face aux accusations de déni ou de légèreté dans le traitement des affaires de pédophilie.

Celle du père Bernard Preynat, soupçonné d'abus sexuels sur plus de 70 scouts lyonnais, a durablement atteint l'image du cardinal Philippe Barbarin, le puissant archevêque de Lyon. L'épiscopat rappelle son engagement sur ces questions depuis une quinzaine d'années et les mesures annoncées en avril 2016 : création de dispositifs d'écoute des victimes partout en France et d'une commission d'expertise pour régler les cas de prêtres litigieux, prévention accrue auprès des séminaristes et novices… « Il y a eu une culture du silence. Nous voulons la briser pour avoir une culture de l'écoute et de l'accompagnement des victimes : nous sommes entrés me semble-t-il dans cette nouvelle phase, ça met sans doute trop de temps. On ne fait pas bouger les mentalités comme ça », dit le père Ribadeau Dumas.



http://www.lanouvellerepublique.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/01/2017 10:58  Mis à jour: 16/01/2017 10:58
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 Re : L'AIVI a écrit à la ministre Laurence Rossignol. Celle-ci a annoncé un plan de lutte contre les violences faites aux enfants (incluant les violences sexuelles et donc l'inceste) dont les détails devraient être connus en février prochain.
Le 12 décembre 2016, l’AIVI était conviée avec d’autres associations à un « point d’étape » concernant les réformes en cours de la Protection de l’Enfance. Lors de cette réunion, la ministre de la Famille, de l’Enfance et du Droit des femmes, Laurence Rossignol, a annoncé que le gouvernement travaillait sur un premier Plan de prévention des violences faites au enfants. L’AIVI qui réclame un tel plan gouvernemental depuis 2004 (voir nos 20 propositions) se réjouit bien sûr d’une telle annonce.



Après la réunion, nous avons envoyé une lettre à la ministre Laurence Rossignol. Nous avons tenté d’insister sur le caractère spécifique de l’inceste, qui fait que très souvent les victimes ne sont pas soutenues par leur famille, au contraire. L’intervention des pouvoirs publics pour prévenir, stopper et punir les abus sexuels commis contre des enfants dans leur propre famille est donc déterminante. D’où l’importance d’une formation adéquate des professionnels de la santé, de l’enfance et de la justice.

Voici une copie intégrale de notre courrier à Laurence Rossignol :LIRE LA SUITE

http://aivi.org/vous-informer/actuali ... -plan-gouvernemental.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/01/2017 16:49  Mis à jour: 12/01/2017 16:49
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 Re : Laurence Rossignol annonce le premier plan de lutte contre les violences faites aux enfants ( vidéo)
En réponse à un Appel pour protéger les enfants des violences sexuelles, Laurence Rossignol annonce en exclusivité à "Psychologies" le premier plan de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux enfants.

À la veille de l’examen à l’Assemblée nationale, jeudi 12 janvier, d’une proposition de loi réformant la prescription pénale, la ministre nous explique pourquoi rien n’est prévu concernant celle des crimes et délits sexuels sur mineurs.


Laurence Rossignol annonce le premier plan de... par Psychologies-com
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/12/2016 17:28  Mis à jour: 27/12/2016 17:28
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 Paris : le prédateur sexuel s’en prenait à des écolières. Les enquêteurs de la (BPM) de la police judiciaire parisienne ont mené une traque sans relâche, afin d’interpeller un homme, suspecté de plusieurs agressions sexuelles sur des mineures.
Un quinquagénaire, déjà connu pour des faits similaires, a reconnu être coupable de l'agression de deux fillettes âgées de 9 et 10 ans.

Les enquêteurs de la brigade de protection des mineurs (BPM) de la police judiciaire parisienne ont mené une traque sans relâche, pendant de longues semaines, afin d’interpeller un homme, suspecté de plusieurs agressions sexuelles sur des mineures.

Au mois de septembre dernier, deux fillettes, âgées de 9 et 10 ans, fréquentant le même établissement scolaire, avaient été surprises alors qu’elles regagnaient le domicile de leurs parents, dans le XIIIe arrondissement à Paris. A chaque fois, leur agresseur les avait suivies jusque dans le hall de leur immeuble avant de profiter de se retrouver seul dans l’ascenseur en leur compagnie avant de se jeter sur elles.

Deux agressions similaires en 2014

Rapidement, des photos du visage de cet homme, extraites des caméras de vidéo-protection de la ville de Paris, avaient été diffusées dans tous les commissariats parisiens.


Dans la foulée, les policiers de la BPM ont appris qu’un rapprochement avait été effectué, grâce au logiciel SALVAC (système d’analyse des liens de la violence associée aux crimes), avec deux autres agressions similaires commises en 2014, toujours dans le XIIIe arrondissement et en 2015 à Antony (Hauts-de-Seine).

« Une attirance particulière pour les jeunes filles, d’origine asiatique »


« Un suspect avait été interpellé pour les faits commis à Antony, confie un proche de l’affaire. Ce prédateur sexuel, âgé de 57 ans, avait été reconnu dans la rue, quelque temps après l’agression, par sa victime, âgée de 11 ans ». Muni de son identité et de sa photo, les enquêteurs de la BPM l’ont ensuite présenté aux deux jeunes victimes du mois de septembre. Ces dernières l’ont formellement identifié.

Placé en garde à vue, le quinquagénaire, déjà connu de la police pour des faits similaires, a reconnu être l’auteur de ces deux agressions. Il a aussi expliqué avoir « une attirance particulière pour les jeunes filles, d’origine asiatique ». Il a finalement été mis en examen avant d’être placé en détention provisoire.
leparisien.fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 22/12/2016 11:07  Mis à jour: 22/12/2016 11:07
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 Re :Éric Molcrette, 51 ans, l’instituteur pédophile condamné la semaine dernière aux assises, ne fera pas appel.
C’est ce qu’ont annoncé, hier soir, ses avocats Me Olivier Connille et Me Nicolas Paradan, après l’avoir rencontré en détention.

Vendredi dernier, le professeur des écoles a été jugé coupable de 18 viols aggravés et 15 agressions sexuelles aggravées et condamné à la peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté des deux-tiers.

Les abus sexuels, perpétrés entre 2011 et 2013 à l’école de Planaise (Combe de Savoie) et au cours d’un camp de vacances à Mornac-sur-Seudre (Charente-Maritime) avaient fait 30 victimes, âgées de 4 à 12 ans. Le procès, particulièrement difficile sur le plan émotionnel, a duré sept jours et s’est tenu à huis clos (sauf presse).

« Notre client a parfaitement conscience de la souffrance que le procès a rajouté aux faits. Il ne veut absolument pas imposer une nouvelle épreuve aux familles et il a décidé d’accepter la peine qui lui a été infligée. » Dans la plaidoirie de défense, ses avocats avaient espéré que la justice ne le sanctionnerait pas par le maximum réclamé par l’accusation, pour tenir compte, notamment, de ses aveux complets, rarissimes en matière de pédophilie.

Il n’y aura donc pas de deuxième procès de l’affaire de Planaise, ce qui ne manquera pas de soulager les familles très inquiètes à ce sujet.
Par Frédéric CHIOLA | Publié le 22/12/2016

http://www.ledauphine.com/savoie/2016 ... -de-l-affaire-de-planaise
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/12/2016 09:14  Mis à jour: 21/12/2016 09:14
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 Re : Éric Molcrette, l'lnstituteur pédophile : un père face au violeur de sa fille
21/12/2016 05:32

Charente-Maritime. Une petite Castelroussine a été victime d’un instituteur et directeur de colonie de vacances pratiquant de sordides “ jeux du goût ”.

Il a été condamné à la peine maximum. C'est comme un apaisement pour nous, confie David qui demeure dans l'agglomération castelroussine. Un père qui évoque le procès d'Éric Molcrette, ancien instituteur en Savoie et directeur d'une colonie de vacances en Charente-Maritime. Un procès au-delà du sordide, puisque ce quinquagénaire était accusé d'une trentaine de viols et agressions sexuelles sur des enfants, « dont ma fille qui avait 9 ans ».

Les faits concernant Laura (1) se sont déroulés durant l'été 2012. « Par le biais de mon entreprise, nous avons inscrit notre fille dans cette colonie de vacances d'un village de Charente-Maritime. »
Quinze jours à l'issue desquels, Laura est revenue très changée. « J'ai été surpris. Elle était devenue distante, presque agressive et ne me faisait même plus la bise. » Mais pas un seul mot sur les faits. « Ce sont les gendarmes de Savoie qui nous ont appelés en avril de l'année suivante pour nous questionner » Pour savoir si Laura avait évoqué des « choses spéciales ». Mais rien, « seulement qu'elle avait changé ».

Sept jours d'un procès éprouvant à Chambéry


Puis au fil de l'enquête et des révélations, les parents de Laura ont été convoqués par un juge, à Chambéry. « Le jour des faits, en Charente-Maritime, a expliqué ce magistrat, notre fille était la seule à porter ce prénom. Tout laisse donc à penser qu'elle a été victime de ces agissements pédophiles, même s'il n'y a pas eu de photographie ou film faits par le pédophile et la concernant. »
Au retour à Châteauroux « nous lui avons posé des questions, mais elle ne nous a rien dit de particulier ». Aucun mot sur les sévices. « Il tenait un répertoire sur ses forfaits, poursuit le papa de Laura. Devant les prénoms de ses jeunes victimes, il mettait des pictogrammes. Devant celui de notre fille, il y avait une main, une goutte et un zéro barré. On peut imaginer une pénétration digitale, une goutte de sperme et le sexe féminin. »
Ces faits sordides ont été décortiqués, la semaine dernière, lors d'un procès très pesant pour les victimes et leurs proches. Dans le box des accusés, « j'ai vu un homme affaibli, parlant peu et n'admettant que les faits avérés par ses films ou photographies ». L'horreur absolue. Comme c'est toujours le cas lors de procès d'assises, « le président est allé très loin dans les détails. Mais c'était nécessaire pour comprendre la dimension de cette affaire. » L'instituteur de Planaise (Savoie) commettant ses actes lors de supposés « jeux du goût », bandant les yeux de ses petites victimes. Sept jours de débats éprouvants lors desquels « les familles, les enquêteurs et les magistrats se sont rapprochés » comme pour mieux faire face à l'insupportable. Un insupportable touchant une trentaine de petites victimes. « Nous les avions toujours en tête, poursuit David. Tout comme le drame vécu par les propres enfants de l'accusé. » Que de vies détruites.
A l'issue de ces jours interminables, le verdict est tombé : vingt ans de réclusion criminelle, dont deux tiers incompressibles. « Un apaisement », répète David qui a repris la route de l'Indre en ayant le regret que son employeur ne l'ait jamais aidé dans cette épreuve. « Même pas un coup de fil. » Quant à Laura, elle a suivi sa maman qui s'est séparée de David. Contrecoup d'une sordide affaire.

(1) Nous avons changé son prénom.

Jean-Luc Pavot http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/12/2016 17:50  Mis à jour: 16/12/2016 17:50
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 Re : La cour d'assises de Savoie a condamné Eric Molcrette, un ex-instituteur de 51 ans, à 20 ans de réclusion criminelle
pour avoir violé ou agressé sexuellement 30 fillettes, âgées de 4 à 12 ans, dans son école et dans un centre de vacances de Charente-Maritime.

C'était la peine maximale encourue pour ces crimes et celle qui avait été requise par l'avocat général. Elle est assortie d'une peine de sûreté de deux tiers et d'un suivi socio-judiciaire pendant 10 ans, quand il sortira de prison. La cour a aussi prononcé une obligation de soins, l'interdiction d'entrer en contact avec les parties civiles et d'exercer une profession en rapport avec des mineurs. Cinq ans d'emprisonnement viendraient en sanctionner le non respect.

Eric Molcrette est resté impassible à l'énoncé du verdict, tandis que, dans le public, certains parents pleuraient, d'autres esquissant des sourires. "C'est un soulagement", ont confié certains. "Il a eu ce qu'il méritait", ont estimé d'autres.

L'instituteur du petit village de Planaise, près de Chambéry, avait imposé des fellations à 18 de ses élèves de maternelle et de CP, âgées de 4 à 6 ans, lors de "jeux du goût", et agressé sexuellement cinq d'entre elles. Il avait aussi agressé sexuellement onze fillettes de 8 à 12 ans, par des caresses pendant leur sommeil, en août 2012 pendant une colonie de vacances équestre à Mornac-sur-Seudre, en Charente-Maritime.

Certaines fillettes avaient été victimes plusieurs fois de ses agissements.

http://france3-regions.francetvinfo.f ... n-criminelle-1156751.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/12/2016 08:47  Mis à jour: 16/12/2016 08:47
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Inscrit le: 06/09/2013
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 Re : Vingt ans de prison réclamés contre l'instituteur pédophile Éric Molcrette.
L'avocat général a requis la peine maximale à l'encontre d'Eric Molcrette, poursuivi pour le viol et l'agression sexuelle de trente petites filles...

Vingt ans de prison. Soit la peine maximale. C’est ce qui a été requis jeudi à l’encontre d’Eric Molcrette. L’ancien instituteur comparaît depuis une semaine devant les assises de Chambéry, accusé d’avoir violé ou agressé sexuellement trente petites filles.

Des familles rongées par la culpabilité


Face à des familles rongées de culpabilité de ne pas avoir pu protéger leurs enfants, Agnès Deletang a insisté sur la « confiance trahie » et sur le fait qu'« il était impossible de décrypter les signaux qu’Eric Molcrette aurait pu émettre ».
Car derrière les trente victimes, il y a trente familles qui traversent cette épreuve. « Des couples connaissent des difficultés, des couples ont explosé », a souligné Me Catherine Rey, avocate de quatre familles.

« Terrible secret »

Deux jours plus tôt, les témoignages poignants de parents, très dignes pendant l’audience, sont dépositaires d’un terrible « secret » quand leur enfant n’a pas eu conscience de ce qui lui avait été imposé.
Pour la défense, Me Nicolas Paradan s’est demandé comment trouver une place « pour dire l’humanité de cet homme qui n’est pas le prédateur qu’on a décrit », mais un homme « à la personnalité complexe, difficile à comprendre, borderline mais pas pervers ».
« Il est venu debout quand d’autres ont choisi la fuite, pour faire face à la peine. La vôtre [celles des parents] et au châtiment », a-t-il ajouté, faisant allusion au suicide de l’ancien directeur de Villefontaine.
Le verdict est attendu vendredi.

http://www.20minutes.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/12/2016 10:23  Mis à jour: 14/12/2016 10:23
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 Re : L’instituteur Éric Molcrette, jugé pour le viol et l'agression d'une trentaine de petites filles : Luc Ferry à la barre pour défendre l'Education nationale.
«Il faut que les enfants sachent que leurs corps est une cathédrale», a clamé l'ancien ministre cité à comparaître comme témoin par la Fondation de l’enfance...

L’ancien ministre de l’Education nationale Luc Ferry a défendu l’institution, ce lundi devant les assises de Savoie, au procès d’Eric Molcrette, instituteur accusé d’avoir violé ou agressé une trentaine de fillettes.

« Pendant longtemps, aussi bizarre que cela puisse paraître, l’école a été critiquée, jusque dans les années 1980, parce qu’elle protégeait trop contre les relations sexuelles entre les adultes et les enfants », a expliqué Luc Ferry, qui était cité à comparaître comme témoin par la Fondation de l’enfance, partie civile au procès, avant d’assurer que l’administration de l’Education nationale avait « toujours été extrêmement vigilante sur ces questions ».
« Je ne vois pas comment on peut prévenir quelque chose qui n’est pas prévisible »
Du côté de la défense, Me Nicolas Paradan a, lui, assuré que le cas de l’instituteur savoyard n’était pas une affaire interne à l’Education nationale et qu’aucune comparaison ne pouvait être faite avec l’affaire de Villefontaine (Isère). En 2015, un directeur d’école y avait été mis en examen pour des faits de viols, alors qu’il avait déjà été condamné en 2008 pour avoir téléchargé des images pornographiques
« Je ne vois pas comment on peut prévenir quelque chose qui n’est pas prévisible. C’est plus un problème de société qu’un problème de l’Education nationale », a expliqué l’autre avocat d’Eric Molcrette, Me Olivier Connille, en marge de l’audience.

La défense répondait ici au ministre qui s’interrogeait sur l’amélioration de la prévention au sein de l’Education nationale ? « Si je revenais aux affaires, je remettrais le logiciel Signa [créé en 2011, il permettait de recenser les actes de violences scolaires] en place, dans sa forme initiale », a suggéré celui qui en ouverture d’audience a lâché un « il faut que les enfants sachent que leurs corps est une cathédrale ».

Le verdict est attendu en fin de semaine

Luc Ferry a, en revanche, confié que l’instauration d’un numéro vert permettant d’éviter tout passage à l’acte en recueillant en amont la parole des personnes s’estimant déviantes n’aurait aucun intérêt. « Je ne crois pas que les personnalités perverses y soient sensibles », a estimé Luc Ferry.

http://www.20minutes.fr/societe/19795 ... endre-education-nationale
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/12/2016 10:29  Mis à jour: 11/12/2016 10:29
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 Re : L’instituteur Éric Molcrette, jugé pour le viol et l'agression d'une trentaine de petites filles, a un récit glaçant devant les assises "Jeux du goût"…
L'instituteur jugé par les assises de Savoie pour avoir violé ou agressé une trentaine de fillettes, s'est décrit, au deuxième jour du procès vendredi, comme dévoré par internet et son "univers virtuel malsain", sans convaincre les familles.

Éric Molcrette, 51 ans, a livré vendredi le récit, mûri en détention et avec un travail psychologique, du "processus" qui l'a mené à commettre "l'injustifiable" : mettre son sexe dans la bouche de 18 petites filles de 5 ou 6 ans de l'école du village de Planaise (Savoie), en prenant des photos. Il raconte, avec des mots choisis, une période d'échecs professionnels, de déception amoureuse et de risque de divorce qui l'amène, à partir de 2009, à consulter des sites pornographiques.

De clic en clic, de "mosaïque d'images en mosaïque d'images", ce qui devient une "addiction" le mène vers des "sites bizarres". "Ça devient mon seul univers sexuel, fantasmé (...) ça vous envahit et vous pourrit l'âme", décrit ce multi-sportif, vêtu d'une polaire noire. En juin 2011, "le monde virtuel qui hantait mes nuits m'a rattrapé", poursuit Éric Molcrette : il commet une agression sexuelle en prenant une photo de son pénis près du visage d'une fillette qui fait la sieste à l'école. A l'entendre, la mère de l'enfant, dans la salle d'audience, s'effondre en larmes.

"Jeux du goût"


Viendront ensuite, jusqu'en 2013, les viols de 18 élèves, par fellation imposée, lors de "jeux du goût". "L'enfant a les yeux bandés, ce n'est plus une enfant de ma classe (...) Il faut que je fasse une image comme celles que je voyais sur internet (...) J'ai l'illusion que je ne fais de mal à personne", raconte l'instituteur, parlant de "petits arrangements entre le conscient et le subconscient".

Sur son ordinateur, ses clés USB, environ 500 000 fichiers, dont des doublons et vignettes générées automatiquement par la machine, sont retrouvés parmi lesquels des milliers d'images pédopornographiques classées, nommées, recadrées, supprimées, recréées.

La navigation en "mode privé" n'a pas permis de remonter aux sites consultés. L'expertise n'a pas trouvé trace non plus de logiciel de partage. "Personne d'autre que moi n'a vu ces photos," assure l'accusé, en réponse à l'une des craintes des parents. Mais cette version d'un homme répondant à des "pulsions" et cherchant "une dose d'adrénaline", embourbé dans le "virtuel", s'ébrèche sous le feu roulant des questions de la présidente de la cour, Isabelle Oudot, qui cite les mots crus des fillettes lors de leur audition.

"Lécher, lécher : on est au-delà de la recherche d'images, non ?" interroge-t-elle. "Et quand vous classez vos photos, ce ne sont pas des prénoms inventés que vous mettez aux fichiers, ce sont ceux de vos élèves." "Les enfants ne parlaient pas de ce qui se passait à l'école, une petite fille pensait qu'il y avait des caméras chez elle", insiste-t-elle.
"Plus fort que moi"
"Il ne fallait pas tricher à ce jeu, vous le leur disiez avec autorité", souligne-t-elle encore, saluant le "courage" de celle qui a transgressé l'interdit et permis la révélation de ces crimes, un jour d'avril 2013. Les avocats des familles ont aussi exprimé tous les doutes de leurs clients : "Etes-vous vraiment sincère ? Vous reconnaissez tout ce qu'il y a dans la procédure mais on a le sentiment que des choses restent cachées", lance Me Kevin Artusi.

"Sachant que cela pouvait recommencer, pourquoi avoir continué le jeu du goût ?" enchaîne Me Nathalie Bocquet. "Dans vos moments de lucidité, pourquoi ne pas être allé voir quelqu'un ? Avoir jeté tout le matériel ?" renchérit Me Véronique Guido. "Il y avait quelque chose de plus fort que moi. Je n'ai pas eu la clairvoyance", souffle Éric Molcrette, qui pensait "pouvoir s'en sortir tout seul".

"Êtes-vous pédophile ?" lui demande Me Patrice Reviron. "J'ai commis des actes pédophiles, mais je ne sais pas si je suis pédophile", répond celui qui encourt 20 ans de réclusion criminelle.


http://www.midilibre.fr/2016/12/11/je ... ophile-devant-les-assises,1438456.php
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/12/2016 15:33  Mis à jour: 08/12/2016 15:55
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 Re : Eric Molcrette, instituteur jugé pour le viol et l'agression d'une trentaine de petites filles !
PROCES Eric Molcrette, qui exerçait dans une école de Chambéry, comparaît à partir de jeudi devant les assises de Savoie...

Aujourd’hui, il se dit « rongé par la culpabilité », déterminé à « présenter ses excuses ». Eric Molcrette, instituteur de 51 ans sera jugé à partir de jeudi devant les assises de Savoie pour avoir violé et agressé sexuellement une trentaine de fillettes, entre 2011 et 2013.

Dix-neuf d’entre elles étaient scolarisées en grande section de maternelle et au CP à l’école de Planaise, près de Chambéry.


Les autres, âgées de 8 à 12 ans, ont été agressées pendant leur sommeil lors d’un camp de vacances équestre en Charente-Maritime en 2012.

A la veille du procès, les familles « en colère », craignent un « geste suicidaire », rapporte leur conseil, Daniel Cataldi à l’AFP. Elles redoutent surtout que l’homme ne mette fin à ses jours, comme l’a fait l’ancien directeur de Villefontaine, mis en cause en 2015 pour des faits similaires.

« Il est en souffrance même si ce n’est rien comparé à la douleur des victimes et de leurs familles. Il tient à être là devant les parents même s’ils n’entendront sûrement pas ses excuses », répond à 20 Minutes Olivier Connille, son avocat qui assurera sa défense aux côtés de son confrère Nicolas Paradan. Et d’ajouter que son client a reconnu les faits.

« Jeux du goût »

Des faits inimaginables. L’instituteur demandait à ses élèves, qui avaient les yeux bandés, de lécher un produit afin de reconnaître la saveur de certains aliments lors de « jeu du goût ». Des séances qui ont rapidement dégénéré. « Le premier passage à l’acte transgressif a eu lieu un jour, où il n’y avait plus de pipette. Il a utilisé son doigt pour leur mettre dans la bouche et ça l’a particulièrement troublé », raconte Olivier Connille.

Jusque-là, Eric Molcrette n’aurait présenté aucun signe avant-coureur. Mais la suite s’est révélée insoutenable. La vérité a été découverte, lorsqu’une fillette, « trichant » a regardé sous son masque, apercevant l’homme en train de tremper son « zizi » dans du sirop et le mettre dans la bouche de sa camarade. Un rituel qu’il respectait à chaque fois, prenant également en photo ses victimes.
Une addiction aux images pornos

Comment un père de famille, qui avait « une vie rangée » et « aucune trace de condamnation dans son casier judiciaire », a-t-il pu commettre l’impensable ? C’est ce que tenteront d’expliquer ses avocats.

Englué dans des problèmes conjugaux, l’instituteur, qui aurait été victime de trois agressions sexuelles dans son enfance, « s’est perdu sur Internet passant la nuit à regarder des photos pornographiques ». « C’est devenu une addiction pour lui. Il est allé ensuite sur des sites de plus en plus durs jusqu’à basculer vers des sites pédophiles », argumente Olivier Connille. Au point d’emmagasiner des dizaines de milliers de clichés dans son ordinateur et disques durs.
« Bombe à retardement »

Sa défense a déjà prévu de plaider le manque de prévention en France. « En Allemagne, il existe un numéro vert et de la publicité qui incitent les pédophiles à sortir du bois et demander de l’aide, en parlant anonymement, remarque Olivier Connille. Le fait de rencontrer un médecin spécialisé aurait pu permettre une prise en charge rapide. » Et éviter d’en arriver là.

Si la défense compte jouer sur la corde sensible, les parties civiles risquent d’avoir du mal à entendre ces arguments-là. « L’essentiel est surtout de préserver les enfants dont certaines n’ont pas encore conscience de ce qui leur est arrivé », contrecarre Daniel Cataldi, leur avocat. « La question est de savoir comment, à l’avenir, elles vont pouvoir faire face à cette bombe à retardement. »

Savoie: Une nouvelle affaire présumée d'instituteur pédophile

Suicide de l'ex-directeur de Villefontaine: «J'ai la rage», confie le père d'une jeune victime

http://www.20minutes.fr/lyon/1976423- ... .com#link_time=1481192737

Eric Molcrette est âgé de 51 ans et il a reconnu les faits. La justice l'accuse de viols et d'agressions sur 19 de ses élèves de grande maternelle et CP, âgées de 5 et 6 ans, à l'école de Planaise, en Savoie. Il doit aussi répondre d'attouchements sur 11 enfants de 8 à 12 ans lors d'un camp de vacances équestre en Charente-Maritime à l'été 2012.

Les parents des victimes attendent ce procès avec "colère" et aussi une certaine "angoisse", selon Me Daniel Cataldi, l'un des avocats des parties civiles. Ils ont en mémoire le suicide en prison, en avril dernier, de l'ex-directeur de l'école de Villefontaine (Isère), mis en cause en 2015 pour des faits similaires. Son geste avait privé les familles d'un procès.

Le casier judiciaire d'Eric Molcrette ne porte trace d'aucune condamnation antérieure et aucun signe avant-coureur n'avait été décelé, ni par son entourage d'instituteur plutôt apprécié, ni par sa famille d'homme marié, père de deux enfants.



Bombe à retardement

Dans le village savoyard de 500 habitants, l'affaire éclate le 10 avril 2013 quand des parents portent plainte à la gendarmerie. Leur fille de 5 ans leur a raconté, la veille, avoir participé à un cours de soutien avec une autre élève de 6 ans. Un "jeu du goût" avait eu lieu durant lequel, les yeux bandés, elles devaient reconnaître des goûts en léchant un produit. La fillette avait regardé sous son masque et vu le maître tremper son "zizi" dans du sirop et le mettre dans la bouche de sa camarade.

Eric Molcrette est interpellé le 11 avril, incarcéré le 12.
Les investigations révèlent qu'il dirige chaque été depuis 2006, à Mornac-sur-Seudre, une colonie de vacances. L'exploitation de son ordinateur et de ses clés USB mettent au jour des dizaines de milliers d'images pédo-pornographiques, privilégiant les petites filles.

Ces images retouchées, classées, annotées de manière "compulsive", dessinent les contours d'une véritable "addiction", selon l'accusation et les experts.
Elles permettent d'établir que 18 élèves de Planaise ont été violées par des fellations imposées, qu'une autre a été agressée, et que 11 fillettes de la colonie de vacances ont été caressées à leur insu pendant leur sommeil en août 2012.

Dans ce procès qui devrait se tenir à huis clos,
Eric Molcrette, "rongé de culpabilité" selon Me Connille, présentera ses excuses "même si elles ne seront pas entendues". Pour sa défense, il s'agira d'essayer "d'expliquer ce passage à l'acte", à presque 50 ans, d'un homme qui s'est fait "manger par internet", à un moment de creux professionnel et après une rupture amoureuse extra-conjugale qui aurait ranimé des blessures de sa propre enfance.

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Suicide de l'ancien directeur de Villefontaine : "Nous allons attaquer l'État pour négligence"




05 avr 2016 16:47


L'ancien directeur d'école de Villefontaine (Isère) s'est suicidé dans sa prison de Corbas. Il était au cœur d'un scandale de pédophilie depuis un an. L'homme avait déjà tenté de mettre fin à ses jours en octobre dernier. Les familles des victimes sont désemparées. "Nos enfants ne seront jamais reconnues victimes, nous allons attaquer l’État pour faute lourde et négligence" a prévenu Sébastien Lopez, père d’une victime.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 30/06/2016 11:36  Mis à jour: 30/06/2016 11:36
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 Re :Pau : un retraité arrêté dans une affaire de pédophilie hors normes .

Un homme de 69 ans, vivant à Pau, est soupçonné de pédophilie sur des jeunes garçons. Des enfants de son entourage ou de son voisinage. Il a méticuleusement archivé, chez lui, des informations sur chacune de ses victimes. Il sera présenté à un juge ce jeudi.


Les premiers faits remontent au début des années 90. Les enquêteurs spécialisés, qui pourtant en ont vu d'autres, vont de surprises en surprises.
Le suspect, 69 ans, mène une vie de pédophile organisé, et méthodique. Il n'est pas passé au numérique. Tout ou presque est sur papier. Il vit dans un immeuble entre la rue Castetnau et le boulevard Alsace Lorraine. Dans son studio de 30 mètres carrés, les murs sont couverts d'étagères remplies de classeurs d'archives. Il a répertorié, scrupuleusement, les jeunes garçons qu'il a abusé. Avec leur noms, parfois leurs dates de naissance, des photos et des vidéo. Les premiers films sont tournés en Super 8. Les enfants ont entre 9 et 17 ans pour la plupart. Des liaisons qui ont duré pour certaines. Sur les clichés, on voit les enfants grandir. Ses journaux intimes ont également été saisis et ses écrits sont particulièrement explicites. Les enquêteurs vont faire l'inventaire de tout cela, mais il semble que ces jeunes garçons soient des membres de sa famille, mais aussi des gamins de l'immeuble, du quartier, ou encore des rencontres fortuites en ville. Il a été confondu parce qu'une de ses victimes a parlé. Un enfant de 5 ans, qui s'est confié à son institutrice au début du mois de mai.
Il reconnait les faits

Devant les enquêteurs, il collabore depuis que son appartement a été perquisitionné. Il raconte qu'il se montrait gentil avec ses victimes. Que chez lui, ils pouvaient faire tout ce qui est interdit chez eux : jouer, fumer, manger. Cet homme vit seul, il est célibataire. C'est un retraité sans histoire selon l'expression consacrée. Il était complètement inconnu des services de police et de justice. L'homme est toujours en garde à vue ce mercredi soir et devrait être présenté à la justice demain jeudi. Une information judiciaire pour viols sur mineurs va être ouverte, et l’enquête confiée à un juge d'instruction.

https://www.francebleu.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/06/2016 12:57  Mis à jour: 14/06/2016 12:57
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 Re : Violences sexuelles sur les enfants :Deux ans de prison dont un avec sursis : C'EST BIEN PEU pour avoir violé une jeune fille de 13 ans en fugue !!!
Valenciennes : il viole une jeune fille de 13 ans en fugue.

Il y a quelques années, Alexis Gillot avait échappé aux assises après avoir poussé, avec un comparse, un jeune homme dans l’Escaut. Il y échappe encore de peu cette fois, mais pas à la prison ferme.

Suite au décès de son papa, cette jeune fille de 13 ans a un peu perdu pied et sa mère, dépassée par les événements, a demandé à ce qu’elle soit placée dans un établissement spécialisé. Influencée par une amie, elle a fugué avec celle-ci et elles se sont toutes deux retrouvées chez le trentenaire, le 6 juin dernier. Là, la jeune fille a bu avec l’assistance, jusqu’à s’en rendre malade, et ils se sont endormis dans le clic-clac.

Contrainte de passer le reste de la nuit avec son agresseur


Profitant de l’endormissement et de la situation de la collégienne, Alexis Gillot s’est livré à des attouchements sexuels poussés sur elle jusqu‘à ce que sa victime se réveille et se dégage. La jeune fille s’est ensuite retrouvée contrainte de passer le reste de la nuit à proximité de son agresseur avant de partir et de le dénoncer. « Je sais pas ce qui m’a pris », a indiqué celui-ci, invalide à 100 % et opéré récemment du pénis.

Le substitut Matthieu Colomar est revenu sur les faits « particulièrement sordides » et la personnalité « opportuniste » avec un « comportement de prédateur » du prévenu.
À ses yeux, il s’intéresse aux mineurs parce que c’est beaucoup plus facile. Il a donc requis trois ans de prison dont un avec sursis et mise à l’épreuve et le mandat de dépôt.

Deux ans de prison dont un avec sursis


« Son problème, c’est l’alcool », a plaidé son avocate, Me Villette, qui a parlé d’un « fait isolé ». Le tribunal a fixé la condamnation à deux ans de prison dont un avec sursis et mise à l’épreuve incluant des obligations de soins et d’indemniser la victime et une interdiction de contact avec celle-ci. Le mandat de dépôt a été prononcé, ainsi que l’inscription au FIJAIS et le juge d’application des peines pourra également révoquer un précédent sursis. Enfin, il devra verser un total de 1 400 € à la partie civile.

http://www.lavoixdunord.fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/06/2016 11:42  Mis à jour: 08/06/2016 11:42
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 Re : Non-dénonciation d'agressions pédophiles: le cardinal Barbarin entendu par la police
Pour les victimes, l'archevêque a bel et bien voulu étouffer les agissements de Bernard Preynat

Le cardinal Barbarin est auditionné par la police mercredi pour non-dénonciation d'agressions pédophiles dans le cadre de l'affaire du père Preynat, suspecté d'avoir abusé sexuellement de jeunes scouts il y a plus de 20 ans.

Que savait le cardinal Barbarin sur le cas d'un prêtre lyonnais, suspecté d'abus sexuels sur de jeunes scouts il y a 25 ans? L'archevêque de Lyon est arrivé mercredi vers 08h00 dans les locaux de la Brigade départementale de protection de la famille pour une audition libre - sans placement en garde à vue - dans le cadre de deux enquêtes préliminaires. Elles touchent ici à leur fin: il reviendra prochainement au procureur de la République d'y donner suite ou non en classant l'affaire, en la renvoyant directement devant un tribunal ou en saisissant un juge d'instruction.

La convocation de Mgr Barbarin, après plusieurs mois de scandale, intervient aussi quatre jours après la publication d'une lettre apostolique dans laquelle le pape a ouvert la voie à la révocation d'évêques coupables de «négligence» dans leurs fonctions face à des cas de pédophilie. Le Primat des Gaules, mis en cause pour des faits de «non dénonciation» d'agressions sexuelles sur mineurs et de mise en danger de la vie d'autrui, doit s'expliquer en particulier sur le cas du père Bernard Preynat, mis en examen fin janvier pour des agressions sexuelles commises sur de jeunes scouts entre 1986 et 1991. Mais cette affaire qui vise l'une des personnalités les plus influentes de l'Eglise de France est complexe: les faits sont anciens et le cardinal Barbarin, qui assure n'avoir «jamais couvert le moindre acte de pédophilie», n'est arrivé dans le diocèse de Lyon qu'en 2002. Soit onze ans après le dernier fait retenu par la justice contre le «père Bernard».

Le cardinal dit parler de l'affaire dès 2007-2008

Depuis quand l'archevêque était-il au courant? De quoi a-t-il été informé et par qui? Pourquoi avoir laissé ce prêtre exercer dans une paroisse au contact d'enfants jusqu'en août 2015 sans dénoncer les faits à la justice? Les réponses publiques du diocèse ont varié: évoquant d'abord un premier contact avec une victime en 2014, le cardinal a ensuite précisé avoir entendu parler de l'affaire, via un tiers, dès 2007-2008. Date qui peut avoir de l'importance, la prescription en matière de non-dénonciation étant de trois ans. Lors d'une réunion du clergé lyonnais, le 25 avril, le cardinal a reconnu «des erreurs dans la gestion et la nomination de certains prêtres». Il a également demandé pardon aux victimes. Le pape lui a enfin apporté un soutien sans équivoque.

Mais pour les victimes regroupées au sein de l'association La Parole Libérée, l'archevêque a bel et bien voulu étouffer les agissements de Bernard Preynat, en faisant perdurer «l'omerta» qui prévalait depuis les années 70. Au moins six d'entre elles ont porté plainte. Une seconde enquête préliminaire pour «non-dénonciation» a par ailleurs été ordonnée après celle d'un haut-fonctionnaire du ministère de l'Intérieur affirmant avoir été victime d'agressions sexuelles, à 16 et 19 ans, de la part d'un autre prêtre lyonnais dans les années 1990.

La justice se prononce vendredi sur la prescription des faits reprochés au père Preynat

C'est le diocèse, en octobre, qui avait révélé l'enquête en cours sur le père Preynat. Mais les langues se déliant et d'autres affaires ayant refait surface, le scandale a depuis éclaboussé toute l'Eglise. D'autres membres du diocèse de Lyon visés par les plaintes ont été entendus dans ce dossier et au moins deux perquisitions ont eu lieu à l'archevêché. Le cardinal Barbarin avait déjà été entendu comme témoin dans d'autres affaires mais c'est la première fois qu'il répond d'accusations de non-dénonciation.

Vendredi, la cour d'appel de Lyon doit se prononcer sur la prescription des faits reprochés au père Preynat. Si elle les déclarait prescrits, la défense de Mgr Barbarin estime qu'il ne serait plus possible de poursuivre le cardinal, mais les avis juridiques divergent. Un seul évêque français à ce jour a été condamné pour non-dénonciation, Mgr Pican en 2001, à trois mois de prison avec sursis.

http://www.parismatch.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/06/2016 16:43  Mis à jour: 04/06/2016 16:43
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 Re : Pédophilie: les évêques pourront être révoqués pour "négligence", selon un décret du pape.
nternational

Les évêques qui se rendront coupables de "négligence dans l'exercice de leur fonction" vis-à-vis de cas "d'abus sexuels commis sur des mineurs", pourront être révoqués, selon un nouveau décret émis samedi par le pape, et incorporé au droit canon. Celui-ci prévoit déjà la révocation pour "causes graves", précise le pape.

"Avec la présente, j'entends préciser que parmi ces dites 'causes graves'", est (désormais) comprise la négligence des évêques dans l'exercice de leur fonction, en particulier vis-à-vis des cas d'abus sexuels commis sur des mineurs et des adultes vulnérables", écrit Jorge Bergoglio.

François annonce également la création d'un collège de juristes chargé de l'assister avant de prononcer la révocation d'un évêque, précise un communiqué du porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi.


Dans cette lettre apostolique, sous forme de "motu proprio", et intitulée "Comme une mère aimante", le pape rappelle que l'Eglise "aime tous ses fils, mais soigne et protège avec une affection toute particulière les plus faibles et les sans défense".

C'est pourquoi, ajoute le pape, ses pasteurs, et notamment ses évêques, doivent "faire preuve d'une particulière diligence dans la protection des plus faibles parmi les personnes qui lui sont confiées".

Le pape a maintes fois appelé à punir avec sévérité ceux qui se rendent coupables d'abus sexuels contre les mineurs et à faire preuve de tolérance zéro à l'égard de cette "tragédie".

Il a ainsi estimé à plusieurs reprises que les évêques ayant protégé des pédophiles devaient démissionner. Il a d'ailleurs créé au Vatican une instance judiciaire pour les juger.

Depuis 2001, le Vatican a donné des consignes fermes aux Eglises nationales du monde entier, comme la collaboration automatique avec la justice et la suspension du prêtre accusé, mais les associations de victimes estiment que la conspiration du silence reste tolérée au plus haut niveau.


http://www.lalibre.be/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/05/2016 11:56  Mis à jour: 05/05/2016 11:56
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 Re : Il est urgent de sortir du déni face à la pédocriminalité sexuelle!
Un documentaire nous y aide en donnant la parole aux victimes : «L’école en bateau : une enfance sabordée»

Dans son émission “Le monde en face” du 15 avril 2014, France 5 a présenté un remarquable documentaire : “L’école en bateau : l’enfance sabordée” de Laurent Esnaut et de Rejane Varrod, suivi d’un débat animé par Carole Gaessler auquel j’ai participé.

Ce documentaire donne la parole à six des victimes (une femme et cinq hommes) du procès en cour d’assise de Léonide Kameneff. Cet ancien instituteur et psychothérapeute, fondateur de “l’école en bateau” a été jugé en mars 2013 avec trois autres de ses ex-équipiers pour viols, tentatives de viols et agressions sexuelles sur neuf enfants. Léonide Kameneff a été reconnu coupable et condamné à 12 ans de réclusion criminelle. Deux de ses ex-équipiers ont été condamnés respectivement à six ans de prison et à cinq ans avec sursis. Un troisième, ancien élève de l’école, âgé de 17 ans au moment des faits, et également partie civile car victime, a été acquitté.

Pendant plus de 30 ans, l’école en bateau fut une expérience de pédagogie alternative prônant l’émancipation des enfants pour les faire vivre “comme des adultes” en les embarquant sur un bateau pour au moins un an. Elle fut présentée comme révolutionnaire et rencontra beaucoup de succès, mais le rêve proposé se révéla un enfer pour beaucoup d’enfants.

UN DOCUMENTAIRE BOULEVERSANT ET NÉCESSAIRE

Laurent Esnault qui a réalisé le documentaire, est également de l’autre côté de la caméra, il fait partie des six victimes qui témoignent. Comme de nombreuses autres victimes de l’Ecole en bateau, il n’a pu être que témoin lors du procès en raison d’une prescription que tous ont vécu comme une profonde injustice. Son regard n’en est que plus juste et sensible, tout au long de son documentaire il cherche à comprendre pourquoi le silence et la culpabilité ont empêché si longtemps les enfants de dénoncer leurs agresseurs. Et avec beaucoup de tact il dresse également le constat des ravages causés par les violences sexuelles [1] dans les vies des victimes .

Au travers de ce film, son combat est le même que celui de notre association : ne plus laisser les enfants victimes abandonnés sans reconnaissance des violences qu’ils ont subies.

Et l’immense mérite de son documentaire est justement de libérer la parole des victimes et de battre en brèche le déni qui leur était imposé. Pour toutes les victimes de pédocriminalité sexuelle, il redonne espoir en un monde où la reconnaissance, la solidarité, la justice et le soin ne seraient pas de vains mots, en un monde qui pourrait enfin être remis à l’endroit !

Nombreux sont celles et ceux qui, après avoir vu le documentaire, ont voulu témoigner de l’importance d’entendre les paroles d’autres victimes. Ils ont pu grâce à elles, trouver les mots justes pour dire les violences et leurs souffrances, se reconnaître dans leurs peurs, leur manque de confiance en soi, leurs idées suicidaires, leurs sentiments de honte et de culpabilité, et se sentir moins seul-e-s et enfin compris. Laissons la parole à deux d’entre eux :

- «Votre film, j’en suis sûre, aidera des victimes encore muettes à tenter de se faire entendre dans le chaos du mensonge et du déni opposé par leurs prédateurs. Merci pour elles, merci à vous de tenter de dissiper les brumes de l’indifférence.»

- «Votre documentaire m’a été d’un grand intérêt pour comprendre ce que je ressens encore aujourd’hui. Les mots des autres m’aident à mettre aussi des mots sur mes maux. En tant que victime cela est un réconfort énorme, nous sommes donc plusieurs à avoir les mêmes symptômes suite au traumatisme…»

UNE AFFAIRE EMBLÉMATIQUE QUI DOIT NOUS FAIRE RÉFLÉCHIR


L’affaire de l’école en bateau est emblématique pour de multiples raisons :

- La loi du silence et le déni d’une société qui a laissé de 1969 à 2002 des enfants subir des crimes en toute impunité, sans que personne ne s’en rende compte, ne les protège, n’intervienne pour que cela cesse, ni ne fasse de liens entre leur détresse, leurs symptômes et des violences qu’ils auraient pu subir, une société qui les a abandonnés, et condamnés à survivre seuls, le plus souvent sans aucun soutien [2].

- La difficulté incroyable de la justice à prendre en compte la gravité des faits et à agir, ce qui malheureusement est le plus souvent le cas. Après une première plainte en 1994 déposée par Marie (la femme qui témoigne dans le documentaire). Malgré des aveux partiels de Léonide Kameneff lors de l’enquête après qu’un jeune encore sur le bateau eut aussi révélé des violences sexuelles, la plainte a fait l’objet d’un non-lieu en raison de la rétractation du jeune après son retour sur le bateau (l’avoir laissé retourner sur le bateau et avoir pris pour argent comptant sa rétractation montrent la totale méconnaissance des mécanismes d’emprise auxquels sont soumis les enfants). L’enquête ne sera réouverte qu’en 1999 par le dépôt d’une nouvelle plainte, suivie par d’autres les années suivantes, dont celle du jeune qui reviendra sur sa rétraction. Au total il aura fallu 19 années dont huit de procédures judiciaires (avec la reconnaissance d’un déni de justice en 2002) et la découverte de nombreuses autres victimes lors de la nouvelle enquête, pour qu’enfin un procès d’assise ait lieu en mars 2013.

- L’injustice de la prescription, qui est de 10 ou de 20 ans après la majorité de la victime [3]. Alors que l’enquête a révélé que plus d’une quarantaine d’enfants au minimum ont été victimes (en tout 400 enfants de plus de 9 ans ont participé à cette “aventure”), seules neuf des victimes ont pu avoir accès à la justice, les autres n’ont été que témoins lors du procès. Combien sont encore réduites au silence ?

- La mise en lumière de la redoutable efficacité des stratégies d’emprise et de prédation des pédocriminels sexuels [4], qui sont toujours à peu près les mêmes, particulièrement quand elles se passent dans un huis-clos comme celui d’un bateau, d’une famille, d’une institution, stratégies qui, en soumettant les enfants à un régime totalitaire paré des plus beaux atours, ne leur laissent aucune chance.

- La gravité des violences sexuelles commises sur les enfants et de leurs conséquences traumatiques qui apparait sans fard, ni voile, telle qu’elle est, dans toute sa cruauté, et son caractère inhumain et révoltant, et le risque si on ne protège pas les enfants victimes et on ne les soigne pas d’alimenter sans fin une reproduction des violences.

- Et enfin la réalité de ces violences sexuelles qui n’ont rien à voir avec la sexualité, ni avec les victimes (ce qu’elles sont, ce qu’elles ont ou pas fait : non, la victime n’est pas la coupable), mais tout à voir avec une prédation et une volonté de destruction qui touche indifféremment les filles ou les garçons.

LES TERRIBLES CHIFFRES DES VIOLENCES SEXUELLES SUR ENFANTS


Faut-il rappeler la réalité des violences sexuelles que subissent les enfants ?

Les chiffres sont effarants : de 15 à 20% des enfants ont subi des violences sexuelles, et la majorité des viols et des tentatives de viols sont commis sur des mineurs (59% pour les fille et 67% pour les garçons) par des personnes connues des enfants (dans 80% des cas), ces pourcentages rapportés aux études de victimation donnent les chiffres vertigineux de 120.000 filles et 22.000 garçons victimes de viols et de tentatives de viol par an [5] ! Soit un enfant toutes les trois minutes !

Tout aussi saisissants sont les chiffres donnés par le questionnaire d’évaluation sur le parcours des victimes des violences sexuelles que mon association a lancé début mars (la campagne Stop au déni). Sur les 490 réponses déjà obtenues, 67% des violences sexuelles ont été subies en tant que mineur-e-s principalement dans la famille, l’entourage proche et dans le cadre des activités scolaires et para-scolaires, et dans 45% avant 8 ans. Pour la plupart, ces violences sexuelles ont démarré très tôt, dès leurs premiers souvenirs, et ont duré de nombreuses années.

Pourtant ces crimes sont très peu dénoncés, pour leur grande majorité les victimes ne sont pas connues, et encore moins reconnues comme telles„ moins de 10% des victimes de viol portent plainte, et les agresseurs ne seront condamnés que dans 1,5 % des viols. Les plaintes seront classées sans suite, aboutiront à un non-lieu, ou pour plus de la majorité d’entre elles seront déqualifiées en agressions ou atteintes sexuelles et correctionnalisées.

UNE ARME POUR RÉDUIRE EN ESCLAVAGE

S’il fallait encore une fois le clamer, il ne s’agit pas de sexualité, ni d’orientation sexuelle, mais de l’exercice d’un pouvoir de destruction dans le cadre d’un rapport de force, ce qui explique que les violences sexuelles soient avant tout commises sur les personnes les plus vulnérables et les plus dépendantes, et les personnes en situation d’inégalité et de discrimination : enfants, femmes, personnes âgées, malades, handicapées [6], le dénominateur commun étant la plus ou moins grande facilité à les isoler, les soumettre et les culpabiliser, dans le cadre d’un contexte donné qui offre la possibilité de huis-clos et de rapport de domination, ce qui explique que les violences sexuelles s’exercent plus sur les enfants et les femmes dans les cadres de la famille, du couple et des institutions ; mais les hommes ne sont pas épargnés non plus dans le cadre de systèmes très hiérarchisés ou dans le cadre de situations de vulnérabilité (armée, prison, institution).

Les violences sexuelles sont utilisées comme une arme hyper-efficace (utilisée également dans les tortures, les crimes de guerre et contre l’humanité) pour détruire, nier la dignité et les droits d’une personne, la posséder et la réduire à une situation d’esclave sur laquelle l’agresseur a tout pouvoir, et qu’il peut consommer quand il veut comme il veut.

L’alibi de la sexualité et de sa libération, du désir sexuel, de l’amour, de la tendresse, de l’éducation – comme Léonide Kameneff a pu l’utiliser pour sa défense en affirmant «c’est du jeu, de l’affection» – est une mystification très efficace qui permet de s’assurer une impunité quasi parfaite pendant de longues années, et d’invoquer la prétendue responsabilité ou complicité de la victime. Les pédocriminels sexuels sont des prédateurs et ils savent très bien ce qu’il font. Intentionnellement, ils organisent des pièges et des mises en scène qui ne laissent aucune chance à leurs proies. Léonide Kameneff, comme le révèlera un témoignage lors du procès, était déjà un prédateur sexuel quand il était psychothérapeute, bien avant de fonder l’Ecole en bateau. Ils manipulent et enrobent leurs crimes de discours mensongers, ils font croire aux enfants que c’est pour leur bien, pour les éduquer, qu’ils leur font vivre une expérience exceptionnelle que le commun des mortels ne peut pas comprendre : “On nous disait que la société se trompait en interdisant les relations entre les enfants et les adultes“ nous dit Marie, une des victimes.

Non, des actes sexuels commis sur des enfants n’ont rien à voir avec de la tendresse, de l’amour ou de l’éducation, ni avec le désir sexuel. Il s’agit d’une excitation perverse face à l’interdit, au mal absolu. Il s’agit de haine, de mépris, de volonté de salir, d’avilir, de profaner ce qui est le plus précieux : un enfant sans défense.

Ces actes transgressifs font basculer l’enfant dans un monde où tous les repères de son enfance explosent, où plus rien n’a de sens, où il réduit à un objet, un «jouet» entre les mains des agresseurs, où il est déshumanisé, où ceux qui sont censés le protéger le détruisent, où il est soumis à des mises en scène inconcevables, sidérantes, qui l’isolent du reste du monde.

Le but de l’agresseur est bien, comme le montrent les témoignages de l’école en bateau, de se mettre en scène comme un tyran et de régner sans partage sur des esclaves utilisés comme une drogue pour s’anesthésier et alimenter sa toute puissance.

UNE EMPRISE MASSIVE


Les victimes rapportent combien sur le bateau l’emprise était massive sur les enfants, combien ils étaient cassés, continuellement rabaissés, méprisés, humiliés, divisés entre eux et mis en compétition, et incités à faire des séances d’auto-critiques. Tout cela les obligeaient à s’hyper-adapter et à se soumettre totalement aux injonctions des adultes pour ne pas être rejetés : “Ca me dégoûtait profondément mais je voulais lui montrer que j’étais vraiment un bon élève” nous dit une des victimes.

Dans ces conditions extrêmes les enfants n’avaient pas d’autre choix que de ne jamais contrarier les adultes, de prendre continuellement sur eux, de serrer les dents, de faire bonne figure avec un sourire permanent accroché aux lèvres.

Ces violences psychologiques les isolaient et brisaient chez eux, de façon durable, toute estime de soi et toute révolte. La prétendue égalité avec les adultes n’était qu’une façon de les mettre continuellement en défaut, de leur imposer des actes sexuels et de leur voler leur enfance.

Cela permet de comprendre que chez ces enfants des stratégies de survie imposées hors normes, se soient installées, chronicisées et automatisées, et que, même devenus adultes, elles aient perduré, parasitant encore toutes leurs relation aussitôt qu’ils sont confrontés à une autorité, à des rapports de force, à des pressions psychologiques ou sexuelles, avec une très grande difficulté, voire une incapacité à s’opposer, à dire non, à défendre leurs droits et leurs places.

UN ENFANT N’EST JAMAIS CONSENTANT

Comme toujours dans les situations de violences sexuelles, les enfants étaient soumis en permanence, d’une part à un discours de responsabilisation, leur faisant croire que, malgré leur âge, malgré leur impuissance, ils devaient se prendre en charge comme des adultes : ils devaient se considérer responsables de ce qui leur arrivait et ne pouvaient s’en prendre qu’à eux-mêmes. Et d’autre part, à un discours qui leur édictait ce qui était bon pour eux, et ce qu’ils devaient aimer et ressentir, un discours censé tout savoir sur eux et qui écrasait leur malaise, leur détresse et leurs ressentis : «tu désires et tu aimes ce que je te fais», «tu es comme moi, tu as du plaisir et c’est ce que tu veux». L’adulte agresseur s’arroge le pouvoir de tout falsifier : la nature des actes commis, ce que ressent l’enfant et ce qu’il doit penser. Dans une toute-puissance sur le mode du monde totalitaire de 1984 d’Orwell, il dit que la recherche d’affection d’un enfant est une demande sexuelle [7], que sa terreur, son stress extrême sont de l’excitation, du désir et de la jouissance, que sa sidération et sa dissociation traumatiques sont du consentement, que la prédation est de la sexualité, que sa volonté de détruire et d’instrumentaliser l’enfant est au choix : de l’éducation, du jeu, de la tendresse, de l’amour…

Les pédocriminels sexuels et leurs complices ont beau jeu en escamotant tout leur système de prédation et de contraintes psychologiques, de dire que l’enfant était consentant en prenant pour preuve qu’il n’y a pas eu de violence et que l’enfant n’a pas dit non et ne s’est pas défendu, voire même en le décrivant comme ayant provoqué l’adulte avec tout un discours sexiste et mystificateurs sur les filles, allant même jusqu’à plaquer une image pornographique sur les adolescentes comme avec le mythe des «Lolitas» [8].

Non, contrairement au discours des pédocriminels et de leurs complices un enfant n’est jamais consentant à des actes sexuels avec un adulte. Le vice de consentement est évident pour un enfant : celui-ci, en raison de sa situation d’immaturité, de son manque de connaissance et d’expérience, de sa dépendance matérielle et psychologique, de la nécessité qu’il soit protégé par les adultes, ne peut pas donner un consentement libre et éclairé à un acte sexuel, d’autant plus s’il est soumis à une injonction d’obéissance à l’autorité d’un adulte. Pourtant en toute incohérence notre société participe à cette mystification en considérant avec son code pénal actuel et sa notion de délit d’atteinte sexuelle [9], qu’un enfant pourrait être consentant à un acte sexuel avec un adulte qu’il soit de sa famille (inceste) ou qu’il ait une autorité sur lui, à partir de l’âge de 5 ans (par jurisprudence avant cet âge le consentement est considéré comme invalide). Cela aboutit à des déqualifications de viols, de tentatives de viol et d’agressions sexuelles en atteintes sexuelles (c’est à dire des actes sexuels entre un adulte et un enfant mineur de 15 ans ou bien entre un adulte ayant autorité e un mineur de 18 ans) ou à des non-lieux.

L’enfant, face à un adulte qui a tout pouvoir sur lui, se retrouve à devoir subir des actes dégradants, à avoir peur de mourir transpercé ou étouffé, puis à continuer à vivre comme si de rien n’était avec un monde adulte qui s’est révélé monstrueux et insensible à sa détresse. Il doit obéir, être au service, serrer les dents, ne pas se plaindre, et tant qu’à faire être reconnaissant, sinon…

UNE VIE MINÉE ET HANTÉE PAR CES VIOLENCES

Pour un enfant, être confronté à l’excitation perverse d’un adulte, à des gestes qui n’ont aucun sens, à une éjaculation, à une pénétration, est terrorisant. C’est assimilable à de la torture et cela explique la gravité des conséquences psychotraumatiques, et l’impact sur leur vie, sur leur santé physique, mentale, affective et sexuelle, avec des risques suicidaires très importants dont témoignent les victimes de l’école en bateau, des risques de dépressions à répétition, de troubles anxieux, d’addiction, de troubles alimentaire, de conduites à risques, etc.

Toutes les études internationales, ont montré qu’avoir subi des violences sexuelles dans l’enfance est un des déterminants principal de la santé même 50 ans après [10] si aucune prise en charge est mise en place. Les conséquences sur la santé sont à l’aune des violences subies. Plus les violences ont été graves et répétées, plus les conséquences sont importantes : risque de mort précoce par accidents, maladies et suicides, de maladies cardio-vasculaires et respiratoires, de diabète, d’obésité, d’épilepsie, de troubles de l’immunité, de troubles psychiatriques (dépressions, troubles anxieux, troubles graves de la personnalité), d’addictions, de troubles du sommeil, de l’alimentation et de la sexualité, de douleurs chroniques invalidantes, de troubles cognitifs etc.

Les viols pourront être à l’origine de maladies sexuellement transmissibles, et chez les adolescentes de grossesse, avec le plus souvent le recours à des interruptions volontaires de grossesse, mais également avec des grossesse menées à terme et les risques psychologiques et physiques énormes que cela comporte pour la jeune mère et l’enfant. Avec presque toujours un déni de l’entourage et des professionnels qui entourent l’adolescente, qui ne chercheront pas à savoir si elle a été violée, et qui fréquemment pourront lui faire la morale, et la considérer comme irresponsable…

Les violences sexuelles sont celles qui entrainent le plus de conséquences psychotraumatiques (dans plus de 80% des cas pour les enfants). Ces psychotraumas sont des réactions normales, universelles à des violences qui génèrent non seulement des blessures psychiques mais également neurologiques avec des dysfonctionnements importants des circuits émotionnels et de la mémoire, et des atteintes de certaines structures corticales (visibles sur des IRM, et qui sont heureusement réversibles grâce à la neuroplasticité du cerveau si la victime bénéficie de soins appropriés et d’un contexte bienveillant et sécurisant).

QUE SE PASSE-T-IL ?

Lors de ces violences inconcevables des mécanismes de survie neuro-biologiques se déclenchent chez la victime pour échapper au risque psychologique, cardiologique et neurologique provoqué par une terreur et un stress extrême impossible à contrôler par le cerveau du fait d’un état de sidération et de paralysie psychique de celui-ci. Cet état de sidération qui empêche la victime de crier, de réagir et de se débattre, est provoqué par le caractère insensé, inconcevable et terrorisant des violences.

Une victime nous raconte que lorsque Jean-François Tisseyre un des ex-coéquipier de Kameneff une nuit le “réveille pour le masturber”, “tétanisé”, il fait semblant de dormir et se tait. “Pourquoi n’ai-je pas hurlé ?” questionne celui qui se l’est “reproché tant de fois” par la suite, alors qu’il s’agit d’une réaction neuro-psychique normale et universelle de sidération face à une situation gravement anormale.

Ces mécanismes de survie pour échapper au stress extrême sont assimilables à une disjonction (avec production par le cerveau de drogues dures endogènes proches d’un cocktail morphine-kétamine) du circuit émotionnel et de la mémoire qui «éteignent» le stress et entraînent un état dissociatif avec une anesthésie émotionnelle. Cet état dissociatif donne la sensation d’être absent, déconnecté et spectateur de la situation, comme indifférent. La disjonction est également à l’origine des troubles de la mémoire par interruption des circuits d’intégration de la mémoire : avec des amnésies partielles ou complètes et surtout une mémoire traumatique [11]. Cette mémoire traumatique est une mémoire émotionnelle des violences contenue dans l’amygdale cérébrale (structure cérébrale sous-corticale à l’origine de la réponse émotionnelle) qui n’a pas pu être intégrée par l’hippocampe (logiciel de la mémoire et du repérage temporo-spatial) en mémoire autobiographique, celui-ci étant déconnecté. Elle contient non seulement les violences, leur contexte, les émotions, les douleurs et les sensations ressenties par la victime, mais également l’agresseur, sa mise en scène, ses paroles, sa haine, son mépris, son excitation. Tout y est mélangé, sans identification, ni tri, ni contrôle possible. Au moment des violences cette indifférenciation empêchera la victime de faire une séparation entre ce qui vient d’elle et de l’agresseur, elle pourra à la fois ressentir une terreur qui est la sienne, associée à une excitation et une jouissance perverses qui est celle de l’agresseur. De même il lui sera impossible de se défendre des phrases mensongères et assassines de l’agresseur : «tu aimes ça», «c’est ce que tu veux», «c’est ce que tu mérites», elles s’installeront telles quelles dans l’amygdale cérébrale. Après les violences, cette mémoire traumatique y restera piégée.

Cette mémoire traumatique est une véritable torture, elle fait revivre à l’identique, lors de réminiscences, flash-backs et cauchemars qui envahissent le psychisme, les scènes de violences et la mise en scène de l’agresseur, avec les mêmes émotions (terreur, détresse, douleurs, sentiment de n’avoir aucune valeur, d’être nié, de n’avoir aucun droit, d’avoir mérité ces violences, etc.) comme une machine infernale à remonter le temps.

Sans soin spécifique, avec la mémoire traumatique, les violences sexuelles et l’agresseur continuent à coloniser et à hanter le psychisme de la victime, à la torturer et à la piéger dans une peur et une insécurité permanente. Comme une bombe à retardement elle risque d’exploser pendant des années, voire des dizaines d’années après, au moindre lien qui rappelle les violences. Dans le documentaire les victimes de l’Ecole en bateau en témoignent, une situation anodine comme mettre un baudrier d’escalade à un enfant, ou l’assoir sur ses genoux et des images et des sensations atroces et insupportables surgissent et viennent envahir tout le champs psychique et font que ces gestes deviennent impossibles.

Avec cette mémoire traumatique, les victimes, contre leur gré, se retrouvent à revivre sans cesse les pires instants de terreur, de douleur, de désespoir, comme une torture sans fin, avec des sensations soudaines d’être en grand danger, d’être écrasé, de suffoquer, de perdre connaissance, de mourir, d’avoir la tête ou le corps qui explose, d’être envahi par des douleurs intenses. Avec elles, l’agresseur reste éternellement présent à leur imposer les mêmes actes atroces, les mêmes phrases assassines, la même souffrance délibérément induite, la même jouissance perverse à les détruire, leurs mêmes mises en scène mystificatrices avec une haine, un mépris, des injures, et des propos qui ne les concernent en rien.

Les victimes sont obligées de se construire avec ces émotions et ces sensations de terreur, avec ces actes et ces propos pervers, à devoir lutter contre eux et les contrôler, sans souvent les comprendre et sans ne plus savoir où se trouve la ligne de démarcation entre elles et cette mémoire traumatique. La mémoire traumatique les hante, les exproprie et les empêche d’être elles-mêmes [12], pire elle leur fait croire qu’elles sont doubles, voire triples : une personne normale (ce qu’elles sont), une moins que rien qui a peur de tout, qui ne vaut rien et une coupable dont elles ont honte (ce que l’agresseur a mis en scène et qu’elles finissent par intégrer puisque cela tourne en boucle dans leur tête), une personne qui pourrait devenir violente et perverse et qu’il faut sans cesse contrôler, censurer (ce même agresseur avec sa violence, son excitation et sa jouissance perverse tellement présentes et envahissantes à l’intérieur d’elles-même qu’elles finissent par se faire peur en le confondant avec elles-mêmes). Elles peuvent être envahie par l’excitation perverse de l’agresseur lors de situation de danger à connotation sexuelle ou bien lors de la visualisation de scènes d’agressions sexuelles, et croire qu’elles sont elles-mêmes excités par une sexualité violente alors qu’il n’en est rien. L’excitation perverse déclenchée par le stress peut être confondue avec du désir, et la disjonction liée au stress extrême avec libération du cocktail morphine-kétamine peut être pris pour une jouissance orgasmique, la sexualité se retrouve colonisée par la violence de l’agresseur de son enfance.

Cette colonisation par l’agresseur génère chez les victimes une atteinte grave de l’estime de soi, et la sensation d’être étrangère à elles-mêmes. Elles se retrouvent à se haïr, se mépriser, se dénigrer, s’injurier, s’accuser comme l’a fait l’agresseur au moment des violences, à considérer qu’elles n’ont aucun droit, juste celui de s’écraser ou de disparaître… Tout se passe comme si l’agresseur les avait programmées, avec cette mémoire traumatique qu’il a créée, pour devenir leur pire ennemi : une torture à vie, si rien n’est fait pour déconstruire ce système, et libérer les victimes de cet enfer par des soutiens, des soins et une solidarité sans faille pour remettre le monde à l’endroit.

L’agresseur met également en scène une souillure et une humiliation de la victime. Il lui fait croire, avec une société qui est trop souvent complice, qu’elle a perdu irrémédiablement sa dignité, son «honneur» et celui de sa famille, qu’elle est salie définitivement au plus profond d’elle-même et qu’elle n’a plus aucune valeur. Il lui impose d’avoir honte et de se cacher. Rien n’est plus faux bien sûr, la dignité d’une personne est une valeur absolue qui ne peut pas lui être retirée, et personne n’a le pouvoir de décider de l’humanité de quelqu’un : il s’agit d’une mystification, d’une imposture dont le but est de torturer encore plus la victime. Un agresseur peut toujours recouvrir de détritus un bébé et dire qu’il est un déchet, le bébé n’en reste pas moins un bébé, un petit être humain précieux. Il suffit de sortir les victimes des détritus amoncelés par l’agresseur et tous ses complices, de dénoncer leurs mensonges, et de briser les miroirs déformants qu’ils tendent continuellement aux victimes, pour remettre le monde à l’endroit.

DES STRATÉGIES DE SURVIE ÉPUISANTES ET HANDICAPANTES

Les victimes traumatisées quant elles sont abandonnées sans protection, ni solidarité, ni soutien, ni soin sont condamnées à mettre en place des stratégies de survie handicapantes et épuisantes.

Pendant les violences et tant que l’enfant est exposé à l’agresseur, trois mécanismes principaux sont mis en place pour y survivre :

- la fuite, quand elle est possible et c’est rare, elle représente souvent un grand danger pour l’enfant. Une fugue chez un enfant ou un départ précoce du milieu familial chez un adolescent doivent toujours faire rechercher des violences qui pourraient en être à l’origine.

- un mécanisme d’adaptation pour éviter la survenue de violences et le risque de rejet et d’abandon, les enfants s’hyperadaptent à leurs agresseurs et pour cela ils s’identifient à eux, ils apprennent à percevoir et à anticiper leurs moindres changements d’humeur. Ils deviennent de véritables scanners, capables de décrypter et d’anticiper les besoins de leurs bourreaux. Il est essentiel que ceux-ci ne soient jamais contrariés, ni énervés, ni frustrés, il faut donc les connaître parfaitement, être en permanence attentifs à ce qu’ils font, à ce qu’ils pensent. Ce phénomène peut donner l’impression aux enfants d’être très attachés à leurs bourreaux puisque ces derniers prennent toute la place dans leur tête (syndrome de Stockholm). Les enfants peuvent croire que leurs agresseurs comptent plus que tout pour eux (c’est ce que leur rappelle sans cesse l’agresseur : «je suis tout pour toi, sans moi tu n’es rien…»), et que ce qu’ils ressentent est un sentiment amoureux alors que c’est une réaction d’adaptation à une situation de mise sous terreur.

- un mécanisme neuro-biologique de protection face au stress extrême et à des situations intolérables, qui se met en place automatiquement : la dissociation. Ils sont alors déconnectés de leurs émotions, avec une anesthésie émotionnelle et un seuil de douleur est très augmenté. Ils se retrouvent à fonctionner sur un mode automatique, comme robotisés, détachés d’eux-mêmes, comme s’ils étaient spectateurs. Cela entraîne une pseudo-tolérance à l’intolérable : «même pas mal !». Tant que dure cette dissociation, la situation paraît irréelle et il est très difficile pour les enfants d’arriver à identifier la gravité des violences qu’ils subissent. De plus cette dissociation traumatique fera que face aux agresseurs ou à toute autre personne, les enfants paraîtront indifférents à leur sort, inertes, puisqu’ils seront coupés de leurs émotions. Nous avons tous la capacité de percevoir de façon innée les émotions d’autrui, grâce à des neurones miroirs, mais si les émotions de la personne qui nous fait face sont anesthésiées, nous ne ressentirons rien émotionnellement, ce n’est qu’intellectuellement que l’on pourra identifier la souffrance de cette personne, mais encore faut-il être informé de l’existence de cette dissociation (dans le film Polisse nous assistons à une scène de ce type avec la jeune ado qui a été obligée de faire des fellations à plusieurs garçons pour récupérer son portable, elle semble si indifférente à la situation que les policiers se permettent de lui faire la leçon et même de se moquer d’elle en lui posant la question : «et si on t’avait pris ton ordinateur portable qu’est-ce que t’aurais fait ?» et toute la salle de cinéma d’éclater de rire…). Grâce à cette dissociation les agresseurs ne sont pas gênés par des signaux de détresse trop importants de leurs victimes, c’est très dangereux pour les enfants car les actes violents pourront devenir de plus en plus extrêmes, sans qu’ils puissent y réagir (en revanche l’anesthésie émotionnelle ne les empêchera pas d’être encore plus traumatisés). De même les proches ne détecteront pas facilement la détresse et la souffrance des enfants, et passeront d’autant plus à côté. Enfin, cette dissociation est un facteur de risque important d’être maltraité, de devenir le souffre-douleur de tout le monde.

Après les violences et à distance de l’agresseur, les enfants sortent de leur état dissociatif permanent mais la mémoire traumatique prend le relais et ils continuent d’être colonisés par les violences et l’agresseur aussitôt qu’un lien les rappelle (lieu, situation, sensation, émotion,…), et c’est à nouveau insupportable et donne l’impression de sombrer dans la folie. Les victimes traumatisées doivent alors essayer d’éviter à tout prix cette cette mémoire traumatique, pour cela deux stratégies sont possibles :

- des conduites d’évitement, de contrôle, d’auto-censure pour l’empêcher de s’allumer, tout ce qui peut rappeler les violences ou l’agresseur est évité, de même que tout stress ou toute douleur, avec des comportements phobiques, des lavages incessants, des vérifications, etc. Les enfants se construisent souvent un petit monde sécurisé où ils ne se sentent pas en danger qui peut être un monde physique (comme leur chambre, entourés d’objets, de peluches ou d’animaux qui les rassurent) ou mental (un monde parallèle où ils se réfugient continuellement), tout changement sera perçu comme menaçant car mettant en péril les repères mis en place. Mais ces conduites d’évitement ont leurs limites, les enfants surtout quand ils deviennent adolescents ou jeunes adultes vont devoir s’exposer, avancer, prendre de l’autonomie et «mettre les pieds sur des mines» et risquer ainsi de subir une «explosion» de leur mémoire traumatique, la deuxième stratégie devient alors nécessaire.

- des conduites à risque pour s’anesthésier en provoquant coûte que coûte cette dissociation en faisant monter le niveau de stress. Soit en revenant vers l’agresseur [12] qui fera aussitôt disjoncter la victime et l’anesthésiera (ce qui peut s’apparenter à une pseudo-dépendance), ou bien en “re-jouant” compulsivement une scène de violence comme s’il était présent, en s’auto-agressant, en se mettant en grand danger ou en tentant de se tuer. La victime sera alors perçue en toute injustice comme consentante, masochiste ou co-auteur des violences subies…

Les conduites à risque dissociantes dont les victimes expérimentent rapidement l’efficacité permettent de calmer un état de tension intolérable, ou prévenir sa survenue en s’anesthésiant à l’avance, en provoquant une disjonction comme lors des violences. Cette disjonction provoquée peut se faire de deux façons, soit en provoquant un stress très élevé qui augmentera la quantité de drogues dissociantes sécrétées par l’organisme, soit en consommant des drogues dissociantes (alcool, stupéfiants, médicaments à haute dose). Ces conduites à risques dissociantes peuvent être des conduites auto-agressives (se frapper, se mordre, se brûler, se scarifier, tenter de se suicider), des mises en danger (conduites routières dangereuses, jeux dangereux, sports extrêmes, conduites sexuelles à risques, situations prostitutionnelles, fugues, fréquentations dangereuses), des conduites addictives (consommation d’alcool, de drogues, de médicaments, troubles alimentaires, jeux addictifs), des conduites délinquantes et violentes contre autrui (l’autre servant alors de fusible grâce à l’imposition d’un rapport de force pour disjoncter et s’anesthésier).

Les conduites dissociantes rechargent aussi la mémoire traumatique, la rendant toujours plus explosive, les conduites dissociantes sont alors toujours plus nécessaires, créant une véritable addiction aux mises en danger et/ou à la violence. Ces conduites dissociantes qui s’imposent sont incompréhensibles et paraissent paradoxales à tout le monde (à la victime, à ses proches, aux professionnels). Elles peuvent entraîner un état dissociatif permanent comme lors des violence avec la mise en place d’un détachement et d’une indifférence apparente qui les mettent en danger d’être encore moins secourues et d’être ignorées et maltraitées. Elles sont chez les victimes à l’origine de culpabilité et d’une grande solitude, qui les rendent encore plus vulnérables.

Du fait de ces stratégies de survie une victime de violences sexuelle dans l’enfance peut à l’âge adulte osciller entre :

- une impossibilité ou une très grande difficulté d’avoir une vie sexuelle avec une personne qu’il aime, la plupart des gestes d’un acte sexuel entraînant des réminiscences traumatiques les rendant insupportables ou très angoissant, à tel point qu’un rapport sexuel ne sera possible qu’en étant dissocié (drogué, alcoolisé ou après s’être stressé par des images mentales violentes).

- et lors de situations de grand un mal-être, des conduites à risques sexuelles, avec des rencontres avec des inconnus sans protection, avec des actes sexuels violents (auto-agressifs ou dans le cadre de pratiques «sado-masochistes»), des mises en danger sur internet ou avec des personnes manifestement perverses, voire même des pratiques prostitutionnelles, pour se dissocier.

De plus l’état dissociatif quasi permanent dans lequel se retrouve les victimes leur donne la douloureuse impression pour les victime de n’être pas elles-mêmes, d’être «as if», comme dans une mise en scène permanente. L’anesthésie émotionnelle les oblige à «jouer» des émotions dans les relations avec les autres, avec le risque de n’être pas tout en fait en phase, de sur ou sous-jouer.

DES RISQUES D’AUTO-AGRESSIONS, DE SUICIDES, ET DE SUBIR À NOUVEAU DES VIOLENCES OU D’EN REPRODUIRE

La mémoire traumatique et les conduites dissociantes peuvent être à l’origine de risque vitaux, avec un risque décuplé de mourir précocement d’accidents (avec les mises en danger) ou de suicides. Dans l’enquête d’AIVI (l’Association internationale des victimes d’inceste) [14] et dans le questionnaire de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie, 50% des victimes ont fait des tentatives de suicide.

Si certaines tentatives de suicide peuvent être liées à une volonté réfléchie d’en finir avec une vie de souffrance, la plupart sont dues à la mémoire traumatique de la volonté destructrice et criminelle de l’agresseur qui, en envahissant le psychisme de la personne victime, peut la faire brutalement basculer dans un passage à l’acte suicidaire. Celui-ci reproduit soit une tentative de meurtre subie par le passé, soit le «tu ne vaux rien, tu n’es rien, tu ne mérites pas de vivre, tu es indigne, tu n’es qu’un déchet à jeter, etc.» mis en scène par l’agresseur. La victime est colonisée par le désir meurtrier de l’agresseur qui s’impose à elle, comme s’il émanait de ses propres pensées. C’est intolérable, et répondre à cette injonction en se supprimant, dans une compulsion dissociante, devient la seule solution pour échapper à cette scène et pour éteindre cette violence qui explose en elle.

Du fait de ces conduites dissociantes à risque, laisser des victimes de violences traumatisées sans soin est un facteur de risque de reproduction de violences de proche en proche et de génération en génération, les victimes présentant un risque important de subir à nouveau des violences, et aussi d’en commettre contre elles-mêmes, et pour un petit nombre d’entre elles contre autrui, ce qui suffit à alimenter sans fin un cycle des violences (cf. Lutter contre les violences passe par la protection et le soin des victimes ). L’OMS a reconnu en 2010 que le facteur principal pour subir ou commettre des violences est d’en avoir déjà subi.

Deux des accusés ex-coéquipiers de Léonide Kameneff ont eux-mêmes été des victimes de l’Ecole en bateau, Bernard Poggi l’a été à 12 ans et a admis être devenu «un pédophile et un prédateur». Reproduire les violences qu’on a subi sur des enfants est terriblement efficace pour s’anesthésier émotionnellement et écraser la petite victime qu’on a été et que l’on méprise, on bascule alors dans une toute puissance qui permet d’échapper à sa mémoire traumatique et d’échapper à des états de terreur ou de peur permanente. Il s’agit d’une stratégie dissociante. Mais si quand on est traumatisé et laissé à l’abandon sans soin ni protection, on ne peut être tenu responsable d’être envahi par une mémoire traumatique qui fait revivre les violences et de mettre en place des stratégie de survie telles que des conduites d’évitement, de contrôle et/ou des conduites dissociantes, en revanche on est responsable du choix qu’on opère de les utiliser contre autrui en l’instrumentalisant comme un fusible pour disjoncter.

Quand la mémoire traumatique de l’agresseur revient hanter la victime avec sa haine, son mépris, son excitation perverse, soit la victime peut courageusement se battre pour contrôler sans relâche ce qu’elle pense être ses propres démons (alors qu’il ne s’agit pas d’elle, de ce qu’elle est, mais d’une remémoration traumatique intrusive qui s’impose à elle sans qu’elle puisse l’identifier comme telle, et qui se présente comme des phobies d’impulsion, avec la peur de passer à l’acte) en s’auto-censurant et en évitant toutes les situations qui peuvent déclencher des images ou des sensations intrusives (comme des situations sexualisées, comme être avec des enfants, les toucher), soit elle peut retourner ces intrusions contre elle et se haïr, se mépriser et s’auto-agresser sexuellement pour disjoncter et s’anesthésier, soit elle peut faire corps avec ces intrusions, s’identifier à elles et passer à l’acte sur autrui en reproduisant les actes commis par son agresseur, ce qui va là aussi lui permettre de disjoncter et s’anesthésier avec en prime un sentiment de toute-puissance et le risque d’une véritable addiction à la violence sexuelle. Pour un enfant il est difficile de lutter contre ces envahissements incompréhensibles, mais pour un adulte le choix de ne pas passer à l’acte sur autrui, de ne pas gravement transgresser les lois, de ne pas mépriser les droits de la victime et sa souffrance, est toujours possible, impliquant cependant de mettre en place en soi tout un arsenal de contraintes.

Par ailleurs il est évident que c’est bien parce que les enfants n’ont pas été protégés, ont été abandonnés sans soins appropriés qu’ils doivent composer avec une mémoire traumatique redoutable qui les oblige à s’auto-censurer sans cesse, à vivre dans une guerre permanente. Leur mémoire traumatique aurait dû être traitée et transformée en mémoire autobiographique, ce qui les auraient libéré de la torture que représentent des violences et des agresseurs continuellement présents en soi.

Tous ces symptômes psychotraumatiques qui traduisent une grande souffrance chez les victimes de violence sexuelles, sont encore très méconnus (les professionnels ne sont toujours pas formés pour la grande majorité d’entre eux) et ils sont le plus souvent interprétés comme provenant de la personne elle-même, de sa nature, de son sexe, de sa personnalité, de sa mauvaise volonté, de ses provocations, ou sont étiquetés comme des maladies mentales. La personne est alors considérée comme étant à l’origine de ses symptômes et de sa souffrance. C’est avec ces rationalisations que les suicides, les conduites à risque, les explosions de mémoire traumatique et les états dissociatifs traumatiques seront mis sur le compte de troubles de la personnalité (border-line), de dépressions, voir même de psychoses, les violences sexuelles subies n’étant presque jamais évoquées comme cause principale, et la question : “est-ce que tu as subi ou est-ce que vous avez subi des violences ? ” jamais posée

LA DIFFICULTÉ D’EN PARLER, NE PAS ÊTRE CRU : UNE DOUBLE PEINE


Comment, pour un enfant, arriver à en parler à quelqu’un de son entourage ?

Laissons une victime de l’école en bateau témoigner :

“Le pendant, c’est la dureté du travail sur le bateau, les viols, les agressions sexuelles en silence, toujours, malgré la douleur, l’odeur, le dégoût. L’après, c’est le retour à Orly, au bout de l’escalator, l’enfant qui court pour se jeter dans les bras de sa mère qu’il n’a pas vue depuis des mois, voire des années pour certains. La maman qui demande : Alors, c’était bien ? Qu’est-ce que vous voulez lui répondre à part : Oui, c’était bien ? Le sexe trop gros d’un adulte dans la bouche d’un enfant ? Non… Il raconte les copains, les coquillages, le soleil. Mais le reste…, non. Alors, on entame un combat pour survivre, pour exister. Cet océan de larmes qui coulent en moi.”



Et Thierry une autre victime de viol quand il avait 10 ans qui a écrit un bouleversant témoignage «Grâce, je me souviens de tout» sur son blog : “30 années à me taire. 30 années à m’en vouloir de quelque chose dont je n’étais pas coupable et me sentir comme avoir été avalé mâché et recraché dans un monde où il n y a plus ni innocence ni confiance ni normalité. Le viol est une bombe sale qui anéantit tout quand elle explose et contamine ensuite pendant des décennies. Tout est devenu empoisonné. Le corps recèle la mémoire de cette violence et il devient un ennemi.”

La grande majorité des enfants n’ont pas pu parler des violences subies avant des années, voire des dizaines d’années [14]. À la question du questionnaire “Pourquoi vous n’avez pas pu en parler”, les réponses sont :

- La difficulté à mettre des mots sur ce qui s’est passé et à l’identifier

- Le sentiment de culpabilité («je pensais que c’était de ma faute»)

- La peur de ne pas être cru-e

- L’impossibilité d’en parler du fait de la souffrance que cela réactive

- La peur des menaces de l’agresseur

- L’amnésie (près de 60% des enfants victimes présente des amnésies partielles des faits et 40% des amnésies totales qui peuvent durer de longues années avant que la mémoire revienne souvent brutalement sous forme de flashbacks [15].)

- La peur des réactions de l’interlocuteur (Marie nous rapporte que son père l’a traitée de putain quand elle a parlé)

Hélène témoigne sur notre blog Stop au déni : «Tout cela a duré, duré, duré. Cela a duré plus de trente ans, dans ce silence étouffant, cette chape de plomb imposée parce que cela dérange trop. « N’en parle pas à ton père, cela lui ferait trop de mal » ; « n’en parle pas à ton amoureux, cela le ferait fuir » ; « n’en parle pas à ton médecin, cela ne le regarde pas, on ne dévoile pas comme cela sa vie « intime » à un inconnu » . Bref, surtout, tais-toi et oublie, passe à autre chose, regarde devant, arrête de ressasser, de ruminer, de cauchemarder, de douter de tout, de couper les cheveux en quatre, de te poser en victime. Arrête d’être toi.»

La stratégie de l’agresseur et le déni de la société sont au cœur de cette impossibilité pour les enfants victimes de parler. Sans prise en compte de la parole des victimes, pas de violences reconnues, pas d’agresseurs à dénoncer ni à poursuivre, pas de solidarité à mettre en œuvre : circulez il n’y a rien à voir ! Chacun peut continuer à s’illusionner ou à être complice du système agresseur.

Il est essentiel de lutter contre cette loi du silence et ce déni comme le fait ce documentaire et notre campagne Stop au déni.

Il faut aider les victimes à parler, pour cela il faut communiquer sur la réalité des violences sexuelles et sur leur conséquences, informer sur la loi, les droits des personnes, il faut, et c’est essentiel, leur poser des questions.

Une autre victime témoigne sur notre blog de la difficulté à être entendue «C’est une souffrance d’entendre dire qu’il faut parler, nous qui cherchons sans cesse à qui et où parler. Dès que nous ouvrons le bec on nous le ferme vite fait et on se débarrasse : allez, ciao et bon courage. Alors s’il vous plait, allez… apprenez, apprenez… mais apprenez donc à nous écouter !».

Et quand elles arrivent à parler, il faut les écouter, les croire, reconnaître les violences sexuelles subies et les traumas qu’elles présentent, les protéger, être solidaire et leur apporter protection, soutien et soin. Il est très important de leur donner des informations et d’expliquer les mécanismes psychologiques et neurobiologiques psychotraumatiques pour que les victimes comprennent ce qui leur arrivent, pour qu’elles puissent se déculpabiliser et avoir une boîte à outils pour mieux se comprendre.

Alors que ces conséquences sont universelles et peuvent être aggravées par des vulnérabilités spécifiques à la victime (tout comme une blessure par arme blanche peut être aggravée par une hémophilie). Elles ont beau être bien connues depuis des décennies, prouvées par des études scientifiques internationales, visibles sur des IRM, elles restent méconnues, et ne sont toujours pas enseignées en France, les médecins n’y sont toujours pas formés ni en formation initiale, ni en continue [16]. Avec comme résultat qu’elles vont être le plus souvent considérées comme à charge pour la victime.

Il y a en France une tradition de sous-estimation des violences faites aux mineurs, de leur gravité et de leur fréquence. Une tradition de banalisation d’une grande partie de celles-ci, à laquelle nous l’avons vu, s’ajoute une méconnaissance de la gravité des conséquences sur la santé des violences. Il y a également une méconnaissance des conséquences sociales des violences sur l’apprentissage, sur les capacités cognitives, sur la socialisation, sur les risques de conduites asociales et de délinquance, sur les risques d’être à nouveau victime de violences ou d’en être auteur. On constate également une stigmatisation des troubles de la conduite et des troubles du comportement des enfants et des adolescents, troubles qui masquent une souffrance non reconnue, ainsi qu’une banalisation de signes de souffrance mis sur le compte de la crise d’adolescence, de la personnalité de la victime, de son sexe, ou à l’inverse une dramatisation de symptômes psychotraumatiques (mémoire traumatique, dissociation traumatique) souvent étiquetés à tort uniquement comme des troubles névrotiques anxieux ou bien dépressifs, des troubles de la personnalité (border-line, sensitive, asociale), et parfois comme des troubles psychotiques (psychose maniaco-dépressive, schizophrénie, paranoïa, etc.) et traités abusivement comme tels, et non comme des conséquences traumatiques qu’il faut traiter. De même les conduites d’évitement et de contrôle sur la pensée associés aux troubles dissociatifs chez les enfants et les adolescents peuvent être tellement envahissants, et entraîner une telle inhibition du contact et de la parole, qu’ils peuvent être pris pour des déficits intellectuels ou des troubles d’allure autistique, ce qu’ils ne sont pas bien sûr. Tous ces troubles sont régressifs dès qu’une prise en charge de qualité permet de traiter la mémoire traumatique.

La méconnaissance de tous ces mécanismes psychotraumatiques, l’absence de soins, participent à l’abandon où sont laissées les victimes, à la non-reconnaissances de ce qu’elles ont subi, et à leur culpabilisation. Les victimes condamnées à organiser seules leur protection et leur survie, sont considérées comme responsables de leur propres malheurs.

DES SOINS ESSENTIELS


Quel est donc ce monde, à ce point si peu solidaire des victimes et si complice des criminels, qu’il ne voie la victime qu’à travers le miroir déformant et mystificateur que ces derniers lui tendent avec complaisance ?

Les soins sont essentiels, la mémoire traumatique doit être traitée. Il s’agit de faire des liens, de comprendre, de sortir de la sidération en démontant le système agresseur et en remettant le monde à l’endroit, de petit à petit de désamorcer la mémoire traumatique, de l’intégrer en mémoire autobiographique, et décoloniser ainsi la victime des violences et du système agresseur.

Le but de la prise en charge psychothérapique, c’est de ne jamais renoncer à tout comprendre, ni à redonner du sens. Tout symptôme, tout cauchemar, tout comportement qui n’est pas reconnu comme cohérent avec ce que l’on est fondamentalement, toute pensée, réaction, sensation incongrue doit être disséqué pour le relier à son origine, pour l’éclairer par des liens qui permettent de le mettre en perspective avec les violences subies. Par exemple une odeur qui donne un malaise et envie de vomir se rapporte à une odeur de l’agresseur, une douleur qui fait paniquer se rapporte à une douleur ressentie lors de l’agression, un bruit qui paraît intolérable et angoissant est un bruit entendu lors des violences comme un bruit de pluie s’il pleuvait, une heure de la journée peut être systématiquement angoissante ou peut entraîner une prise d’alcool, des conduites boulimiques, des raptus suicidaires, des auto-mutilations s’il s’agit de l’heure de l’agression, une sensation d’irritation, de chatouillement ou d’échauffement au niveau des organes génitaux survenant de façon totalement inadaptée dans certaines situations peut se rapporter aux attouchements subis, des “fantasmes sexuels” violents, très dérangeants dont on ne veut pas, mais qui s’imposent dans notre tête ne sont que des réminiscences traumatiques des viols ou des agressions sexuelles subies…

Le travail psychothérapique consiste à faire des liens et en réintroduisant des représentations mentales pour chaque manifestation de la mémoire traumatique (perfusion de sens), ce qui va permettre de réparer et de rétablir les connexions neurologiques qui ont subi des atteintes et même d’obtenir une neurogénèse. Il s’agit de « réparer » l’effraction psychique initiale, la sidération psychique liée à l’irreprésentabilité des violences. Effraction responsable d’une panne psychique qui rend le cerveau incapable de contrôler la réponse émotionnelle ce qui est à l’origine du stress dépassé, du survoltage, de la disjonction, puis de l’installation d’une dissociation et d’une mémoire traumatique. Cela se fait en « revisitant » le vécu des violences, accompagné pas à pas par un « démineur professionnel » avec une sécurité psychique offerte par la psychothérapie et si nécessaire par un traitement médicamenteux, pour que ce vécu puisse petit à petit devenir intégrable, car mieux représentable, mieux compréhensible, en mettant des mots sur chaque situation, sur chaque comportement, sur chaque émotion, en analysant avec justesse le contexte, ses réactions, le comportement de l’agresseur.

Cette analyse poussée permet au cerveau associatif et à l’hippocampe de re-fonctionner et de reprendre le contrôle des réactions de l’amygdale cérébrale, et d’encoder la mémoire traumatique émotionnelle pour la transformer en mémoire autobiographique consciente et contrôlable. De plus il a été démontré qu’une prise en charge spécialisée permettait de récupérer des atteintes neuronales liées au stress extrême lors du traumatisme, avec une neurogenèse et une amélioration des liaisons dendritiques visibles sur des IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) [17].

Rapidement, ce travail se fait quasi automatiquement et permet de sécuriser le terrain psychique, car lors de l’allumage de la mémoire traumatique le cortex pourra désormais contrôler la réponse émotionnelle et apaiser la détresse, sans avoir recours à une disjonction spontanée ou provoquée par des conduites dissociantes à risque. Il s’agit pour le patent de devenir expert en « déminage » et de poursuivre le travail seul, les conduites dissociantes ne sont plus nécessaires et la mémoire traumatique se décharge de plus en plus, la sensation de danger permanent s’apaise et petit à petit il devient possible de se décoloniser de la mémoire traumatique et de retrouver sa cohérence, et d’arrêter de survivre pour vivre enfin.

EN CONCLUSION

Et Hélène nous dit en conclusion : «Aujourd’hui, enfin, j’ose regarder le mal en face, tous ces démons dont les têtes repoussent au fur et à mesure qu’on les coupe. Travail de Sisyphe. Mais petit à petit, avec de l’aide, on parvient à couper plus de têtes qu’il n’en repousse, et le mal tout doucement s’éloigne et devient presque compréhensible, alors qu’il n’était que chaos. On se découvre autre, et soi-même pourtant, luttant pour abandonner en chemin les scories encombrantes de son passé, et pour retrouver le fil d’une vie qui a été à un moment brutalement interrompu. Et on se reprend à espérer…»

Et il faut se mobiliser et œuvrer pour que les droits des victimes soient respectés, pour que l’impunité ne soit plus la règle, pour changer la loi afin que la justice puisse s’exercer sans prescription [18], et en reconnaissant une contrainte spécifique pour les enfants dans les situations d’inceste et face à des adultes ayant autorité. Pour identifier les victimes de violences sexuelles dans l’enfance et leur offrir des soins adaptés, il est nécessaire que tous les professionnels recherchent systématiquement des antécédents de violences chez leurs patients, et qu’ils soient formés. Parce qu’elles ne seront plus condamnées au silence, ni abandonnées sans protection et sans soins, ces victimes pourront sortir de cet enfer où les condamne la mémoire traumatique des viols subis.

Auteure : Dre Muriel Salmona, psychiatre, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie, auteure de «Le livre noir des violences sexuelles» paru chez Dunod, 2013

NOTES

[1] cf Le viol, crime absolu dans le dossier Le traumatisme du viol, revue Santé Mentale, 176, mars 2013

[2] situation que je dénonce dans mon ouvrage “Le livre noir des violences sexuelles”, paru chez Dunod en 2013.

[3] La loi Perben II du 9 mars 2004 avait repoussé de 10 à 20 ans après la majorité la prescription des crimes sexuels et des délits sexuels avec circonstances aggravantes commis sur des mineurs (jusqu’aux 38 ans de la victime)

[4] Le terme pédophile communément employé, qui veut dire «qui aime les enfants» est particulièrement inapproprié, nous lui substituerons le terme pédocriminel sexuel. «Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde» nous prévenait Albert Camus

[5] Les enfants et les personnes handicapées qui subissent jusqu’à quatre fois plus de violences sexuelles

[6] la Lettre n°1 de l’observatoire national des violences faites aux femmes qui donne les principales statistiques sur les violences sexuelles.

[7] Ferenczi Sandor (1932): « Confusion de langue entre les adultes et l’enfant. Le langage de la tendresse et de la passion », in Psychanalyse IV, Éditions Payot, 1982, pour la traduction française, pp.125-147.

[8] que Sokhna Fall dénonce dans son article : L’éternel détournement de Dolores Haze sur Lolita de Nabokov.

[9] c’est à dire des actes sexuels consentis entre un adulte et un enfant mineur de 15 ans ou bien entre un adulte ayant autorité et un mineur de 18 ans mais qui sont interdits par la loi.

[10] étude prospective de Felitti et Anda, 2010

[11] cf la mémoire traumatique et les conduites dissociantes in Traumas et résilience, Dunod, 2012

[12] cf Van der Hart O. and co. Le soi hanté, Paris, De Boeck, 2010, et La dissociation traumatique et les troubles de la personnalité post-traumatiques : ou comment devient étranger à soi-même ? in Les troubles de la personnalité en criminologie et en victimologie Dunod, 2013.

[13] cf télécharger l’article Violences sexuelles et situations paradoxales de dépendances à l’agresseur liées à la mémoire traumatique, à la dissociation et aux conduites dissociantes, février 2008

[14] Une enquête de l’Association Internationale de victimes d’Inceste (AIVI) faite par l’IPSOS en 2010 a montré que 50% des victimes d’inceste avaient fait une tentative de suicide et qu’en moyenne les victimes attendent 16 ans avant de pouvoir révéler pour la première fois les violences sexuelles et que 22% d’entre elles le font plus de 25 ans après les faits

[15] 59,3% des victimes de violences sexuelles dans l’enfance ont des périodes d’amnésie totale ou parcellaire (Brière, 1993). Des études prospectives aux États-Unis (Williams, 1995, Widom, 1996) ont montré que 17 ans et 20 ans après avoir été reçues en consultation dans un service d’urgence pédiatrique, pour des violences sexuelles qui avaient été répertoriés dans un dossier, 38% des jeunes femmes interrogées pour la première étude et 40% pour l’autre ne se rappelaient plus du tout les agressions sexuelles qu’elles avaient subies enfant

[16] à l’heure actuelle, les médecins et les autres professionnels de la santé ne sont toujours pas formés ni en formation initiale : lors d’une enquête récente auprès des étudiants en médecine plus de 80 % ont déclaré ne pas avoir reçu de formation sur les violences et 95% ont demandé une formation pour mieux prendre en charge les victimes de violences [2] ; ni en formation continue, et l’offre de soins adaptés est très rare

[17] Ehling, T., & Nijenhuis, E.R.S., Krikke, A. (2003). Volume of discrete brain structures inflorid and recovorid DID, DESNOS, and healthy controls. Proceedings of 20th International Society for the study of dissociation. Chicago, 2003, november 2-4.



[18] cf Proposition de loi modifiant le délai de prescription de l’action publique des agressions sexuelles pour que les délais de prescription de l’action publique ne commencent à courir qu’à partir du jour où l’infraction apparaît à la victime dans des conditions lui permettant d’exercer l’action publique.

Pour en savoir plus sur les violences sexuelles et les violences faites aux enfants :

site http://www.memoiretraumatique.org et les blogs http://stopaudeni.com/ et http://stopauxviolences.blogspot.fr/

mon livre : Le livre noir des violences sexuelles, Dunod, 2013 et son blog avec de nombreux articles, dossiers et témoignages : http://lelivrenoirdesviolencessexuelles.wordpress.com

et mes articles référencés sur :

Violences faites aux enfants : Un silence assourdissant et un scandale sanitaire, social et humain. publié sur le blog Médiapart Muriel Salmona le 14/07/2013

La mémoire traumatique et les conduites dissociantes in Traumas et résilience, Dunod, 2012 : http://www.stopauxviolences.blogspot. ... -muriel-salmona-avec.html

L’impact psychotraumatique de la violence sur les enfants : la mémoire traumatique à l’œuvre in la protection de l’enfance, La revue de santé scolaire & universitaire, janvier-février 2013, n°19, pp 21-25

La dissociation traumatique et les troubles de la personnalité post-traumatiques : ou comment devient étranger à soi-même ? in Les troubles de la personnalité en criminologie et en victimologie Dunod, 2013 http://www.stopauxviolences.blogspot. ... icle-la-dissociation.html

Le viol, crime absolu dans le dossier Le traumatisme du viol, revue Santé Mentale, 176, mars 2013

et avec le Dr Patrice Louville : Clinique du psychotraumatisme dans le dossier Le traumatisme du viol, revue Santé Mentale, 176, mars 2013

les brochures d’information de l’association à destination des jeunes :

Information sur les violences et leurs conséquences sur la santé, à
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/04/2016 14:24  Mis à jour: 23/04/2016 14:24
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 Re :Affaires de pédophilie : Barbarin réunit les prêtres de son diocèse lundi
Dans une ambiance qui s’annonce lourde, le cardinal Barbarin va réunir lundi les prêtres de son diocèse de Lyon pour faire le point sur les affaires de pédophilie et d’agressions sexuelles qui le fragilisent et éclaboussent l’Eglise. La réunion se tiendra à huis clos.


Selon l’invitation adressée aux prêtres, il s’agira de faire le «point sur les affaires en cours», les «décisions prises» et de plancher sur des «orientations nouvelles» pour les critères de nomination et d’accueil de religieux au sein du diocèse.

Après des semaines de révélations en cascade et cinq plaintes accusant le cardinal Barbarin de n’avoir pas dénoncé ces agressions à la justice, cette réunion permettra de prendre le pouls des religieux de terrain, ceux qui sont en contact direct avec les ouailles et ont pu échanger sur la réponse, souvent jugée insuffisante, de l’Eglise à ces scandales.

« La lettre des victimes a fait mouche »

«L’état d’esprit est très lourd à mon avis. La lettre (envoyée) aux prêtres par « La Parole Libérée » a fait mouche, il me semble. Elle a surtout créé la division dans le clergé entre négationnistes et Savonaroles», glisse un prêtre du diocèse sous le couvert de l’anonymat, en référence au prédicateur italien qui dénonçait au XVe siècle la corruption morale des prélats romains.

L’association «La Parole Libérée» regroupe des victimes de prêtres pédophiles et a notamment permis de mettre à jour les agissements, jusque-là tus, du père Bernard Preynat il y a plus de 25 ans sur des scouts de la région lyonnaise.
Très active, elle a écrit cette semaine aux quelque 600 prêtres du diocèse en leur demandant de se faire «les porte-parole des victimes silencieuses» lors de la réunion de lundi.

Un courrier qui a pour l’instant reçu peu de réponses, selon François Devaux, un des fondateurs de l’association. «L’ensemble de cette institution est-elle à dérive sectaire ou est-ce qu’il y a des gens qui sont capables de se désolidariser de cette institution ?», se demande-t-il.

Des divisions en interne

Quelques réponses, illustrent les divergences de vue sur le sujet.
Certains ne semblent pas avoir pris la mesure du problème, à l’instar de ce prêtre qui écrit: «savez-vous que grâce (?) à vous, certains distributeurs des enveloppes du denier de l’Église se sont mis en grève ?».

D’autres soutiennent la démarche des victimes et proposent par exemple que le diocèse se constitue partie civile devant la justice afin de «lever toute ambiguïté sur la position du diocèse: du côté victimes, plutôt que du côté des prêtres agresseurs», écrit un religieux de la banlieue lyonnaise.

Quatre plaintes pour non dénonciation

Six affaires de pédophilie ou d’agressions sexuelles empoisonnent la vie du diocèse de Lyon depuis quelques mois, certaines en cours d’examen par la justice, d’autres déjà jugées et refaisant surface.

La principale est celle du père Bernard Preynat, mis en examen fin janvier pour des agressions pédophiles sur des scouts entre 1986 et 1991. Parallèlement à ce dossier, Mgr Barbarin est visé par quatre plaintes pour non-dénonciation d’agressions sexuelles.

Un haut responsable du ministère de l’Intérieur a également porté plainte contre le cardinal, auquel il reproche de ne pas avoir écarté un autre prêtre du diocèse, contre lequel il avait porté plainte en 2009 pour des attouchements sexuels commis à ses 16 ans et à sa majorité (affaire classée pour prescription).

Jeudi, un ancien prêtre du Tarn-et-Garonne, venu du diocèse de Lyon, a été placé en garde à vue pour atteinte sexuelle sur mineur. Selon Mediapart, qui a révélé l’histoire, il aurait été «exfiltré» en 1994 du diocèse de Lyon.
Le cardinal Barbarin de son côté nie catégoriquement avoir couvert des faits de pédophilie.

Reste que ces révélations ont obligé l’Église de France à se montrer plus ferme sur le sujet: elle a annoncé récemment une série de mesures dont la mise en place de cellules d’écoute des victimes.



AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/04/2016 09:49  Mis à jour: 13/04/2016 09:49
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 Re : Pédophilie : l'Église promet des mesures. Enfance et Partage se constitue partie civile dans l’affaire Preynat .
Pédophilie : l'Église promet des mesures
Des cellules d'écoute des victimes de la pédophilie seront mises en place dans tous les diocèses ou provinces, a promis Mgr Georges Pontier.


Cellules d'écoute partout en France, commission d'expertise "indépendante": l'Église catholique a annoncé mardi une série de mesures visant à faire "la lumière" sur la pédophilie dans ses rangs, y compris sur les faits les plus anciens, après les révélations en cascade qui l'ont ébranlée. Ces annonces étaient très attendues de la part d'un épiscopat sous le feu des critiques ces dernières semaines. Premier visé : le cardinal Philippe Barbarin.
Archevêque de Lyon depuis 2002, Mgr Barbarin est ciblé par deux enquêtes pour "non-dénonciation" d'agressions sexuelles, notamment à la suite de la mise en examen fin janvier d'un prêtre, Bernard Preynat, pour des actes pédophiles commis il y a plus de 25 ans sur de jeunes scouts lyonnais. À l'origine de ces enquêtes, qui ont mené à des perquisitions à l'archevêché : des plaintes de victimes regroupées dans une association, La Parole libérée, qui reprochent au cardinal Barbarin de ne pas avoir informé la justice des anciens agissements du Père Preynat, laissé en poste jusqu'en 2015.
"Principe de précaution"
Pressée jusque dans les rangs catholiques à agir avec volontarisme et à parler clairement sur ces sujets douloureux, la Conférence des évêques de France (CEF) a présenté mardi de nouvelles dispositions à l'issue d'une réunion de son "conseil permanent", l'exécutif de l'épiscopat. "Dans l'histoire des diocèses, des cas particuliers demeurent, même anciens, sur lesquels il est nécessaire de faire la lumière. Nous nous engageons à faire ce travail, comme nous le faisons sur les cas portés à notre connaissance, notamment par les victimes", a déclaré lors d'une conférence de presse le président de la CEF, Mgr Georges Pontier.
D'ores et déjà, "il appartient aux évêques ayant connaissance de faits précis de prendre les mesures conservatoires nécessaires jusqu'à la décision de justice afin de tout mettre en oeuvre pour protéger les enfants et les jeunes" des prêtres soupçonnés de déviances, a souligné l'archevêque de Marseille. Ces mesures pourront être "ajustées", c'est-à-dire éventuellement reconduites, "après la décision de justice et jusqu'au résultat de la procédure canonique", celle relevant du droit de l'Église, a-t-il assuré, reprenant à son compte l'expression de "principe de précaution".
Cellule de veille transformée

Des "cellules" d'accueil et d'écoute seront mises en place au niveau des diocèses ou des provinces ecclésiastiques (regroupements de diocèses), a également annoncé Mgr Pontier. Certains évêques l'ont déjà fait, à l'instar de celui d'Orléans, Mgr Jacques Blaquart. "Un site internet dédié, notamment à l'accueil des victimes, permettra à celles-ci de rentrer en contact avec cette cellule locale. Dès aujourd'hui et dans l'attente de la mise en place du site internet, l'adresse mail paroledevictimes@cef.fr est ouverte aux victimes", a poursuivi Mgr Pontier.

Une "commission nationale d'expertise indépendante" est en outre créée. "Présidée par une personnalité laïque qualifiée, et composée d'experts (anciens magistrats, médecins, psychologues, parents...)", elle aura "pour mission de conseiller les évêques dans l'évaluation des situations de prêtres ayant commis des actes répréhensibles", selon le président de la CEF. Le nom du laïc choisi pour coiffer cette commission inédite pourrait être connu dans les prochains jours.

Améliorer la prévention

Enfin, la "cellule de veille" de l'épiscopat sur la pédophilie devient "cellule permanente de lutte contre la pédophilie" (CPLP) pour poursuivre et intensifier le travail mené par l'Église depuis quinze ans, avant même la condamnation inédite d'un évêque, en 2001, pour non-dénonciation de crimes pédophiles, dans le cadre de l'affaire Bissey-Pican.
La CPLP est d'ores et déjà chargée de lancer un "site internet public" pour améliorer la prévention "auprès de tous les éducateurs, animateurs, prêtres, enseignants, séminaristes". À la question d'un journaliste qui lui demandait s'il ne regrettait pas que l'épiscopat n'ait pas présenté cet arsenal de mesures plus tôt, le prélat a répondu : "Ai-je la possibilité de vous dire non ? Donc je dis oui."

Source: AFP

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Affaire Preynat : Enfance et Partage se constitue partie civile


L'association participera aux débats de la Chambre d'instuction, chargée de statuer quant à la prescription des faits sur cette affaire de pédophilie qui secoue le diocèse de Lyon depuis plusieurs semaines.


Le délai de prescription est devenu un des points névralgiques de cette procédure judiciare. Fin mars, le juge d'instruction avait déclaré les faits non prescrits concernant quatre des nombreuses plaintes pour agressions sexuelles visant le père Bernard Preynat. Une décision qui ouvrait la voie aux poursuites. C'était sans compter sur l'intention de l'avocat du prélat, formulée dans la foulée, de faire appel. "La question est sujette à interprétation", avait alors argué Me Frédéric Doyez, qui défend l'ancien chef scout du groupe Saint-Luc de Sainte-Foy-lès-Lyon, auprès de Lyon Capitale.
C'est dans le cadre de l'examen de cetre requête en appel que l'association Enfance et Partage, s'est constituée partie civile. Reconnue d'utilité publique depuis 2010, l'organisation "participera aux débats devant la Chambre de l’Instruction", précise-t-elle par voie de communiqué. Me Agathe Morel et son confrère Rodolphe Constantino seront chargés d'y porter la voix de l'association. Leur but : représenter les victimes et peser sur les débats afin que la non prescritpion des faits soit confirmée en appel. Une décision contraire signerait la fin de la procédure visant le prêtre.

"Le porte-voix des condamnés au silence"
"L'intérêt c'est qu'en se constituant partie civile, nous pouvons être actifs", explique ainsi Agathe Morel à Lyon Capitale. Les deux avocats se veulent "le porte-voix du plus grand nombre des victimes, les laissés-pour-compte des règles de prescription, les condamnés au silence, qui n'auront pas leur place assise sur le banc des parties civiles", selon les termes de Rodolphe Constantino. "Ceux pour qui les faits sont prescrit, c'est quand même 90% d'entre nous", confiait récemment Bertrand Virieux, secrétaire de l'association de victimes La Parole Libérée, à Lyon Capitale. Et pour cause, sur une soixantaine de victimes dénombrées par l'association, seules quatre sont suceptibles de voir leur plainte aboutir.
"Il y a un débat sur la question de la prescription auquel nous voulons participer", poursuit Me Agathe Morel. L'association qu'elle représente oeuvre main dans la main avec celle de La Parole Libérée. Ensemble elles prônent, par delà l'affaire en cours, une réforme du principe de prescription. Une proposition de loi à ce sujet a d'ailleurs été enregistrée par la présidence de l'Assemblée nationale le 2 mars dernier, et certains de ces amendements adoptés le 10.

http://www.lyoncapitale.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/04/2016 12:47  Mis à jour: 12/04/2016 12:47
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 Re : STOP !!! Une fillette (9 ans) sodomisée par quatre hommes pendant que sa mère se drogue à proximité !!!
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Quatre hommes risquent la prison à vie pour avoir violé et sodomisé une fillette âgée de neuf ans. Une audience est prévue ce 11 avril pour déterminer s’ils peuvent, ou non, être libérés sous caution.



Le viol s’est déroulé le 27 mars à Vernal dans l’Utah. Une mère a rendu visite avec sa fille à des amis. A un moment, la maman s’est rendue dans le garage pour y fumer de la méthamphétamine, laissant sa petite fille dormir sur un canapé.

«Pendant ce temps, l’enfant a été emmenée dans une autre pièce de la maison pour y être violée par les quatre hommes», a indiqué la police locale. D’après des documents de justice, ces derniers, qui vivaient temporairement dans cette maison, se sont succédés pour abuser de l’enfant, voire la sodomiser, avant de la ramener sur le canapé et de la menacer de mort pour lui faire garder le silence.

La mère a dit avoir trouvé sa fille «perturbée» avec sa robe «relevée au-dessus de la taille» quand elle est sortie du garage. Elle a alors appelé un taxi pour rentrer à leur domicile. Le lendemain, sa fille lui a raconté son agression et elle a appelé la police. La fillette a été placée sous tutelle du gouvernement.

Les quatre agresseurs présumés sont Larson RonDeau, 36 ans, Josiah RonDeau, 20 ans, Jerry Flatlip, 29 ans et Randall Flatlip, 26 ans.

http://faitsdivers.blogs.sudinfo.be/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 10/04/2016 18:32  Mis à jour: 10/04/2016 18:38
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 Re : Un papa témoigne suite au suicide de sa fille «Je ne connaissais rien à la culture du viol, jusqu'à ce qu'elle emporte la personne que je chérissais le plus au monde. Je l'assume et je sais maintenant la reconnaître partout.»
L'absence de Rehtaeh m'a appris l'importance du consentement chez les jeunes.

Il y a trois ans, ma fille Rehtaeh Parsons a lâché prise et succombé aux démons qu'elle avait si bravement combattus. Elle s'est enlevé la vie.


Il serait tentant pour moi de m'enfermer à la maison pour me complaire dans la noirceur, mais j'ai trop de raisons de vouloir en sortir. En effet, les trois dernières années m'ont appris beaucoup de choses à propos de la justice et des agressions sexuelles. Elles m'ont donné un meilleur sens de ce que nous pouvons faire pour réparer les torts causés par la culture du viol.

Lorsque les conseillers, spécialistes et centres de crise de tout acabit en sont au point de croire que porter plainte fera plus de tort que de bien à la victime, il est évident que notre système de justice criminelle n'inspire plus confiance. Que les juges et avocats en soient conscients ou non importe peu, car nous ne sommes plus dans une logique de procès équitable et de crédibilité des victimes, mais bien dans une logique de désespoir.

Je ne vous parlerai pas de Jian Ghomeshi, de Bill Cosby ou des écarts de conduite du juge Robin Camp, qui avait dit à une victime de viol de garder les genoux collés. Je ne vous parlerai pas des féministes que j'ai rencontrées, qui ont toutes fait l'objet de menaces pour avoir exprimé leur point de vue sur Internet. En revanche, je vous parlerai de ce que nous pouvons faire pour remédier à la situation.

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Rehtaeh Parsons avait 17 ans lorsqu'elle a été débranchée de son équipement de survie en avril 2013, après avoir commis une tentative de suicide.

Quelques mois après le décès de Rehtaeh, un centre pour victimes d'agressions sexuelles situé dans une petite communauté rurale de Nouvelle-Écosse m'a invité à parler à un groupe composé d'environ 30 jeunes filles et d'un garçon. Durant la discussion, une conseillère a posé une question très pertinente: «Si une fille fait la fête, se saoule et subit une agression sexuelle, croyez-vous qu'elle est fautive?»

Environ la moitié des jeunes ont levé la main pour manifester leur accord. J'en conclus que ce qui est arrivé à Rehtaeh est arrivé dans d'innombrables écoles secondaires à travers le Canada.

Lorsque d'autres étudiants et étudiantes connaissent l'identité de la victime, il s'ensuit généralement une campagne de blâme, de dénigrement, de propos haineux et de harcèlement qui risque de pousser cette dernière au suicide.

Il est très rare que les victimes racontent les faits à leurs parents ou portent plainte à la police. La plupart d'entre elles éprouvent un sentiment de culpabilité pour le reste de leur vie. Je présume que c'est le cas des adolescentes qui ont levé la main en réponse à la question posée plus haut.

En guise de rappel, il est interdit d'avoir une relation sexuelle, avec pénétration ou non, avec une personne qui n'y a pas consenti ou n'est pas en état de le faire. Le Code criminel du Canada (article 273.1) fournit une définition très claire du consentement et des situations où celui-ci n'est pas possible, c'est-à-dire les cas où:

a) l'accord est manifesté par des paroles ou par le comportement d'un tiers;
b) [le plaignant] est incapable de le former;
c) l'accusé incite [le plaignant] à l'activité par abus de confiance ou de pouvoir;
d) [le plaignant] manifeste, par ses paroles ou son comportement, l'absence d'accord à l'activité;
e) après avoir consenti à l'activité, [le plaignant] manifeste, par ses paroles ou son comportement, l'absence d'accord à la poursuite de celle-ci.


Les situations mentionnées ci-haut ne sont pas de simples directives. Elles ont force de loi, et nul ne peut ignorer la loi. Ne pas inculquer ces notions à nos enfants est ce qui a mené ma fille à se pendre dans une salle de bains il y a trois ans.

Il y a quelques mois, un journaliste m'a interrogé au sujet des ateliers que j'avais animés à Toronto. Un parent l'avait contacté pour se plaindre qu'il était inapproprié pour des jeunes du secondaire. En effet, beaucoup de parents préfèrent aborder les questions de sexualité en famille pour des motifs religieux.

Je comprends le point de vue de ces parents jusqu'à un certain point. Or, lorsque des garçons de 15 ans violent des filles de 15 ans, et que ces filles se font ensuite harceler et insulter par d'autres filles du même âge, j'en conclus que très peu de parents prennent l'initiative de parler de sexualité à la maison.

«La lutte contre les violences sexuelles ne passe pas par les tribunaux, mais par de franches conversations avec les jeunes.»

Au cours des trois dernières années, j'ai compris que la lutte contre les violences sexuelles ne passe pas par les tribunaux, mais par de franches conversations avec les jeunes. La plupart sont déjà intéressés à aborder la notion de consentement. Ils peuvent et veulent jouer un rôle dans la prévention des violences et du harcèlement qui s'ensuit. Je le sais, car certains le font déjà avec brio.

En Ontario, par exemple, les étudiantes de huitième année Tessa Hill et Lia Valente ont convaincu la première ministre Kathleen Wynne d'inclure la notion de consentement dans le nouveau programme d'éducation sexuelle. Elles ont produit un court documentaire sur la culture du viol et sont devenues les plus jeunes récipiendaires du Toronto's Women of Distinction Award décerné par le YWCA.

«L'outil le plus puissant pour combattre les agressions à l'encontre des femmes est la mentalité des jeunes garçons.»

Dans le même ordre d'idées, j'ai donné une conférence à Ottawa il y a environ deux ans, devant un groupe de jeunes garçons qui me paraissaient très intéressés à remédier au problème.

J'ai repris contact avec ces étudiants lorsque leur professeur m'a invité à l'école secondaire Longfields-Davidson Heights. À mon entrée dans le bâtiment, j'ai été accueilli par des affiches faisant la promotion du consentement, de la solidarité et du rôle que les hommes doivent jouer dans la prévention du harcèlement. Les étudiants à qui j'avais parlé ont créé un groupe nommé ManUp, qui diffuse maintenant le message dans plusieurs autres écoles de la région d'Ottawa.

Que fait ManUp exactement? Voici ce qu'a répondu l'étudiant de douzième année Ben Noor au journal Ottawa Community News:

«Nous disons à la communauté étudiante, et plus particulièrement aux jeunes garçons, que la violence faite aux femmes doit cesser. Nous essayons de changer le modèle masculin dans notre société. Un homme doit parler de relations saines avec les autres hommes. Un homme doit intervenir s'il entend des propos sexistes ou déplaisants, ou s'il est témoin d'une agression à l'encontre d'une femme. Il ne doit pas être un témoin passif.»Au cours des trois dernières années, j'ai appris que l'outil le plus puissant pour combattre les agressions à l'encontre des femmes est la mentalité des jeunes garçons.

Si on ne leur fournit pas des exemples de vertu, d'empathie, d'affection, de tolérance, de confiance, de gentillesse et de courage, le vide sera tout simplement comblé par l'ignorance, le racisme, le sexisme, la haine et la colère.

Après le décès de ma fille, un jeune homme qui apparaissait dans l'une des photos incriminantes a écrit une série de messages Facebook à sa mère. Le dernier disait: «Je ne veux pas vivre avec l'étiquette de violeur pour le reste de mes jours. C'est le mot le plus blessant qui me vient à l'esprit.»

Ce jeune garçon ne sait même pas qu'il a commis un viol, car il ignore ce que ce terme veut dire. Ses notions de bien et de mal sont floues et personne n'a jamais entrepris de les corriger.

Rehtaeh Parsons en a payé le prix, car elle croyait à tort être en sécurité en compagnie d'adolescents de son quartier.

«Je ne connaissais rien à la culture du viol, jusqu'à ce qu'elle emporte la personne que je chérissais le plus au monde. Je l'assume et je sais maintenant la reconnaître partout.»

L'incapacité de notre société à inculquer aux jeunes les notions de limites et de consentement a eu des conséquences funestes. Le viol est un crime de caractère, en ce sens qu'il peut être prévenu de plusieurs manières. Il est donc essentiel d'aborder ces questions en insistant sur la responsabilité individuelle et la notion de faute lorsqu'une limite est transgressée.

Je ne connaissais rien à la culture du viol, jusqu'à ce qu'elle emporte la personne que je chérissais le plus au monde. Je l'assume et je sais maintenant la reconnaître partout.

À une certaine époque, la culture du viol permettait de protéger un violeur. Mais cette époque est révolue en partie grâce aux médias sociaux. Les noms des agresseurs, jadis écrits sur les murs des toilettes, sont maintenant révélés sur Twitter.

L'initiative de ces étudiants est d'une importance capitale. Si l'un d'entre eux avait été là quand Rehtaeh avait besoin d'aide, elle serait peut-être encore en vie aujourd'hui.

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Photo de famille


J'ai eu besoin de plusieurs semaines pour terminer cet article. J'ai dû le réécrire plusieurs fois, car résumer les trois dernières années de ma vie sans apparaître colérique me semblait impossible.

Alors je tiens à le conclure en faisant un appel aux parents de garçons adolescents.
Imaginez votre fils au moment où il reçoit son diplôme d'études secondaires et entreprend les plus belles années de sa vie: entrer à l'université, se marier, avoir des enfants. Imaginez l'enfer qu'il vivra à chacune de ces étapes, si tout ce qui ressort d'une recherche Google est sa participation à un viol collectif à l'âge de 15 ans.

C'est la situation que doivent vivre les jeunes qui ont agressé ma fille. Une situation tragique, conséquence d'actes irresponsables, mais entièrement évitables.

Si vous pensez que votre fils est à l'abri, détrompez-vous. Les blagues de mauvais goût, les sondages du type «qui est la plus violable» dans Facebook, le harcèlement au coin de la rue et la complicité passive peuvent entacher sa réputation à tout jamais.

Il y a trois ans, le coût de la culture du viol au Canada m'a sauté aux yeux alors que j'arpentais les corridors d'un hôpital. S'il vous plaît, parlez à vos enfants des notions de limite, de consentement, de respect et de prévention des violences sexuelles. Ils vous écouteront attentivement. J'en suis certain.

Ce billet a initialement été publié sur le Huffington Post Canada

"My Years Without Rehtaeh Taught Me That Kids Need To Know Consent."

http://www.huffingtonpost.ca/glen-can ... onsent-dad_b_9623792.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/04/2016 14:00  Mis à jour: 07/04/2016 19:10
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 Re : Mgr Lalanne refusait de qualifier la pédophilie de "péché" : l'évêque de Pontoise demande "pardon".
Après un premier rétropédalage mercredi soir, Mgr Lalanne a souligné jeudi qu'il n'y avait "aucune banalisation de la pédophilie" dans ses propos qui ont suscité la polémique. Il avait expliqué qu'il était incapable de dire si la pédophilie était ou non un "péché".



"La pédophilie est un mal. Est-ce que c'est de l'ordre du péché ? Ça, je ne saurai pas dire, c'est différent pour chaque personne." Ces propos tenus par l'évêque de Pontoise, Stanislas Lalanne, mardi sur RCF, réseau de 63 radios chrétiennes francophones, ont choqué les victimes de prêtres pédophiles.


Si l'ecclésiastique avait ajouté dans la foulée que la "première chose à faire [était] de protéger les victimes ou les éventuelles victimes", ses déclarations ont heurté les auditeurs qui se sont empressés de le relancer. Et l'évêque de préciser sa pensée : "C'est un mal profond. Les choses sont très, très claires. Est-ce que c'est péché ou pas ? Je ne sais pas et ça peut être différent suivant chacun. Donc on ne peut pas généraliser".

Associations vent debout

Dans un communiqué publié mercredi, les membres de l'association La Parole Libérée, qui ont contribué à médiatiser des affaires de pédophilie jusque-là tues à Lyon, ont dénoncé une "communication de l'Eglise de France empreinte de maladresses et d'amateurisme". Pour eux, les propos de Stanislas Lalanne résonnent "de manière violente et dégradante pour les victimes d'actes de pédophilie".


Face à la polémique, Mgr Stanislas Lalanne a rétropédalé, en deux temps. Dans un communiqué publié mercredi soir, il a tout d'abord affirmé que la pédophilie "dans tous les cas est un péché objectivement grave". "L'acte est gravement condamnable. C'est une faute qui doit être sanctionnée car l'on ne peut jamais laisser faire ce qui blesse aussi profondément et aussi durablement un enfant."

"Un péché objectivement grave"

Réinvité jeudi matin par RCF, Mgr Lalanne a ensuite souligné qu'"il n'y avait aucune banalisation de la pédophilie" dans ses propos. "Ma première attention, c'est d'abord et avant tout les victimes (...), je sais combien leur souffrance est très profonde et durable", a déclaré l'évêque, ajoutant : "Si j'ai pu blesser tel ou tel par des propos qui n'ont pas été compris, je leur demande pardon". "De fait, la pédophilie, dans tous les cas, c'est un péché objectivement grave", a-t-il indiqué.



"Ce que je voulais dire aussi - et c'est peut-être là que je n'ai pas été compris - c'est que la question difficile qui se pose à chaque situation, qui est à chaque fois extrêmement douloureuse, c'est le degré de conscience et donc la responsabilité de celui qui commet des actes aussi atroces", a poursuivi l'évêque.


VIDEO. Pédophilie dans l'Eglise : quelles mesures adopter ?



VIDEO. Affaire de pédophilie dans l'Eglise : un prêtre condamné peut-il continuer à exercer dans une paroisse ?


http://lci.tf1.fr/france
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/04/2016 14:10  Mis à jour: 06/04/2016 14:10
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 Re : L'Eglise de France face à la pédophilie : émission audio avec Monseigneur Stanislas Lalanne , évêque de Pontoise. Christophe Henning , journaliste à RCF. Anne-Marie Saunal , psychanalyste, psychologue, théologienne.
Depuis janvier 2016, les affaires d'agressions sexuelles pointent du doigt la difficulté du diocèse de Lyon à écarter du ministère les prêtres agresseurs. On en parle avec Stéphanie Gallet.

Pourquoi l'Eglise catholique a-t-elle autant de mal à assumer ses responsabilités face aux affaires de pédophilie? Depuis le début de l'année, ce sont cinq affaires qui éclaboussent le diocèse de Lyon. Le 12 janvier 2016, l'association La Parole libérée dénonçait les actes pédophiles du père Bernard Preynat, prêtre du diocèse de Lyon, sur de jeunes scouts. Des faits extrêmement graves remontant à une vingtaine d'années. L'association dénonçait également la façon dont le diocèse avait géré cette affaire, des plaintes ont d'ailleurs été déposées dans ce sens.

Ces affaires d'abus sexuels pointent du doigt la difficulté du diocèse de Lyon à écarter définitivement du ministère les prêtres agresseurs. Si beaucoup se félicitent que la souffrance des enfants abusés puisse enfin s'exprimer au grand jour, d'autres s'inquiètent d'une possible cabale contre Mgr Philippe Barbarin. Soutenu par la Conférence des évêques de France, le cardinal se dit confiant dans la Justice. Le mercredi 23 mars, au cours de la messe chrismale, il a, comme d'autres évêques, demandé pardon aux victimes.

En 2000, le diocèse de Bayeux-Lisieux avait connu une situation de ce type et Mgr Pierre Pican, alors évêque, avait été accusé pour non-dénonciation de crimes pédophiles dans son diocèse. Cette fois l'affaire est "particulière" pour Christophe Henning, en raison de l'importance du diocèse de Lyon, du nombre "impressionnant" de victimes et du temps qu'il leur a fallu pour enfin parler - ce qui d'ailleurs montre aussi l'emprise que pouvait avoir le prêtre sur ces jeunes. L'affaire est "particulière", enfin, car le cardinal Philippe Barbarin est une figure de l'Eglise de France "la plus en avant sur les grandes questions que doit traverser l'Eglise", explique le journaliste. Le déferlement médiatique autour de ces affaires, peut en effet, d'après Christophe Henning, "faire du mal à l'image de l'Eglise, mais c'est tellement moins important que les dégâts commis pour les victimes".

Comment déceler une personne pédophile? Anne-Marie Saunal précise que les personnes pédophiles en général "ne consultent pas". Elle décrit des personnalités "clivées intérieurement, qui peuvent être de bons pères de famille" tout en commettant des actes "mettant en danger des enfants et des adolescents". Elle qui reçoit en consultation des personnes victimes de pédophile souligne à quel point il faut du temps pour s'en remettre. Ainsi, elle explique que les pires cauchemars qui lui ont été confié ne sont pas venus "de personnes psychotiques" mais de victimes d'actes pédophiles. Mgr Stanislas Lalanne énonce clairement que pour lui, "la première chose à faire est de protéger les victimes".

INVITÉS
Monseigneur Stanislas Lalanne , évêque de Pontoise, responsable de la cellule de veille

de l'Eglise contre la pédophilie

Christophe Henning , journaliste à RCF, au magazine Pèlerin, spécialiste des questions religieuses

Anne-Marie Saunal , psychanalyste, psychologue, théologienne



https://rcf.fr/actualite/leglise-de-france-face-la-pedophilie
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 30/03/2016 10:11  Mis à jour: 30/03/2016 10:11
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 Re : Pour les victimes de pédophilie, la parole est salvatrice.
Les révélations d’abus sexuels commis par des prêtres posent la question de l’écoute qu’offre l’Église aux victimes. Loin de vouloir la « détruire », plusieurs d’entre elles affirment leur sentiment de servir l’Église par leur parole publique. Et voient « un petit pas » dans la demande de pardon du cardinal Barbarin lors de la messe chrismale.


« Tu devrais avoir honte d’attaquer notre pauvre Église ! » La voix de Michelle B. est encore empreinte d’une colère indignée lorsqu’elle rapporte cette critique lancée par l’une de ses amies qui l’avait vue dans les médias. Qu’on ose l’accuser de s’en prendre à cette Église à laquelle elle est fidèlement attachée depuis soixante-quatorze ans est insupportable pour cette catholique de la haute bourgeoisie lyonnaise, veuve et mère de quatre enfants. « Comme cette amie, je suis convaincue que notre pauvre Église n’a pas besoin de cela ! Mais c’est précisément sa critique qui m’a donné le courage de parler publiquement car notre Église ne peut plus tolérer le silence. »

Des victimes confrontées à l’hostilité d’une partie de la communauté chrétienne

Michelle B. a rejoint récemment l’association La Parole libérée qui regroupe les anciens scouts du Groupe Saint-Luc, victimes de son fondateur, le P. Bernard Preynat, ce prêtre du diocèse de Lyon mis en examen en janvier 2016 « pour agressions sexuelles sur mineurs ». Elle-même n’est pas une victime de ce prêtre, mais le témoin des souffrances qu’il a infligées à ses deux fils, et qu’elle n’a découvertes que des années plus tard. Il y a six ans pour Didier, 45 ans, qui, au moment de son divorce, lui confie avoir subi, de 7 à 13 ans, les attouchements du P. Preynat, l’ami de la famille. En janvier seulement pour Christian, 50 ans, qui avoue à sa mère avoir été violé par le prêtre.

Comme Michelle B., les victimes du P. Preynat, une soixantaine de pères de famille âgés d’environ 36 à 55 ans, tous baptisés à une ou deux exceptions près, sont confrontées à la suspicion, voire à l’hostilité d’une partie de la communauté chrétienne, qui les accuse de s’en prendre au cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, qui a maintenu en fonction ce prêtre jusqu’à fin août 2015. Mercredi soir, lors de la messe chrismale, le cardinal a demandé « personnellement pardon » aux victimes, se déclarant « dans l’obligation d’assumer tout le mal commis par quelques prêtres (…), quand bien même je n’étais pas évêque au moment de ces faits abominables ».

Injures sur les réseaux sociaux

Abusé pendant trois ans, Alexandre, 44 ans, était très attaché à l’archevêque de Lyon, qui a préparé ses fils à la confirmation. À l’origine, il n’avait d’ailleurs pas l’intention de déposer plainte devant la justice, encore moins de témoigner dans les médias. Mais c’est parce que l’Église a attendu un an et demi après son alerte, en 2014, avant de relever le P. Preynat de ses fonctions, qu’il s’est résolu à agir publiquement. Aussi cette demande de pardon suscite-t-elle chez lui une réaction mitigée : « C’est un petit pas vers nous après les propos virulents de son avocat qui nous a traités de “collaborationnistes”. Mais nous ne lui demandons pas de demander pardon pour les crimes de tous les prêtres pédophiles, seulement de nous expliquer pourquoi il a laissé en place un prédateur dont il connaissait les actes, prescrits ou pas. »

Cette demande de pardon est « d’autant plus difficile à entendre qu’à la messe chrismale, en avril 2015, le P. Preynat recevait de ses mains, comme doyen de paroisses, les huiles saintes », ajoute Alexandre qui, pas plus que les autres victimes, n’est à l’origine de la pétition ayant circulé pour demander la démission du primat des Gaules. Il ne l’a d’ailleurs pas signée.

Pédophilie, le « pardon » du cardinal Barbarin aux victimes


Lors de la messe chrismale mercredi 23 mars, l’archevêque de Lyon a dit se sentir « dans l’obligation d’assumer tout le mal commis par quelques prêtres ». Le cardinal André Vingt-Trois a demandé pardon « solidairement ».

C’est la première fois que des évêques de France demandent pardon publiquement aux victimes d’abus sexuels commis par des prêtres.


« Depuis le début du Carême, nous vivons une grande épreuve », a déclaré le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, mercredi 23 mars, à l’ouverture de la messe chrismale dans la primatiale Saint Jean.

« Je me sens dans l’obligation d’assumer tout le mal commis par quelques prêtres et de demander personnellement pardon pour les dommages qu’ils ont causés en abusant sexuellement des enfants », a poursuivi le Primat des Gaules, citant le pape François.


« Chacun est amené à faire son examen de conscience face à cette tourmente et je remercie ceux qui m’aident à faire le mien », a encore dit le cardinal. « Je demande au Seigneur de m’éclairer dans les choix que je dois faire chaque jour, afin de panser et prévenir ces blessures. »

Rencontrer prochainement des familles


L’après-midi même, il avait rencontré, a-t-il dit « prêtres, diacres, religieux et laïcs » à la basilique de Fourvière, pour échanger et « demander à Dieu qu’Il guérisse autant que possible toutes les blessures que ces horreurs ont provoquées ».

« J’ai reçu et je vais encore rencontrer prochainement des familles », a-t-il assuré, demandant aux fidèles présents de prier pour ces rencontres.

L’archevêque de Lyon a également tenu à « redire la grande confiance » qu’il accorde à ses prêtres, ainsi que « la gratitude que nous leur devons ». « Ils ont donné leur vie à Dieu et se sont mis à la disposition de l’Église pour servir leurs frères. Nombreux sont ceux qui disent avec quelle reconnaissance ils les voient accomplir leur ministère avec cœur, au fil des semaines et des années », a-t-il conclu.

Le cardinal Vingt-Trois demande « pardon solidairement »

Dans son homélie prononcée pour la messe chrismale, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a lui aussi évoqué ces abus sexuels commis par des prêtres, parlant des « défaillances coupables et inadmissibles de quelques-uns ».

« Nous ne détournons pas notre regard des fautes commises. Solidairement nous demandons pardon », a annoncé le cardinal Vingt-Trois, après avoir accusé « une presse avide d’amalgames » de vouloir « jeter le discrédit sur notre corps entier ».

« Conscients de nos fragilités nous supplions Dieu qu’il renouvelle le don que nous faisons de nous-mêmes », a-t-il ajouté, quelques minutes avant que les prêtres du diocèse renouvellent leur promesse sacerdotale
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Malgré les commentaires blessants et les injures qu’il peut lire sur les réseaux sociaux, Alexandre est convaincu d’agir au nom de sa foi. De l’âge de 12 à 35 ans, il n’avait pas mis les pieds dans une église. Mais depuis son retour à la foi, à l’âge adulte, il se rend régulièrement à la messe en semaine à Paris où il travaille dans la finance. Sa foi fait partie de sa vie et de celle de sa femme, professeur de philosophie dans un établissement catholique à Lyon, où leurs cinq enfants sont scolarisés. Mais aujourd’hui, ils s’interrogent sur leur place dans l’Église. S’il porte toujours sa médaille de baptême au cou et si son meilleur ami est prêtre, il se demande parfois s’il ne devrait pas faire une démarche pour être radié des listes de l’Église. Des catholiques les soutiennent, mais d’autres, y compris des amis de longue date, leur tournent le dos. « Nous voulons rester fidèles au Christ mais nous avons le sentiment de déranger.Même ceux qui nous soutiennent (quatre prêtres ont adhéré à l’association) préfèrent garder l’anonymat, de peur de paraître se désolidariser de l’institution », appuie sa femme, Lætitia.

Tous deux ont récemment éprouvé le besoin de rencontrer un prêtre pour savoir si leur démarche « pouvait être comprise ». « Un jésuite nous a reçus, ma femme et moi, et écoutés pendant une heure. Sans juger, avec beaucoup de liberté », raconte Alexandre. S’est-il senti conforté ? « Il nous a dit que la vérité fait mal, mais elle doit sortir. » Contacté par la Croix,ce dernier n’a pas souhaité confirmer.

Les enfants doivent être en sécurité dans l’Église

Loin de vouloir « détruire l’Église », c’est « pour lui rendre service » que Bertrand Virieux s’est lancé quant à lui dans cette opération vérité. Pour ce cardiologue, les enfants – les siens sont tous baptisés – doivent être en sécurité dans l’Église. « Nous voulions l’aider à couper les branches mauvaises pour mieux repartir, et beaucoup de prêtres l’ont compris, mais la hiérarchie ne nous a pas écoutés », affirme-t-il. Lui-même a contacté le diocèse en octobre. Le cardinal Barbarin l’a adressé à Régine Maire, laïque chargée de l’écoute des victimes : « Elle m’a reçu avec beaucoup de compassion, puis m’a dit : “On vous écrira.” Et là, plus rien », déplore Bertrand Virieux, qui désormais « attend le travail de la justice », alors que quatre plaintes ont été déposées contre l’archevêque « pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs ». « Le seul discours que je veux entendre, c’est la tolérance zéro prônée par Benoît XVI puis François. Or, là, j’ai l’impression que l’on ne veut pas sortir les cadavres du placard », regrette lui aussi Laurent, en rupture depuis quinze ans avec sa famille qui n’a pas voulu voir.

La parole est pourtant « salvatrice », à en croire les anciens scouts abusés, y compris ceux qui restent dans l’anonymat. Thomas, 44 ans, n’avait jamais parlé à personne de ce « jardin secret »et a « pris une claque » en découvrant qu’il n’était pas un cas isolé. Il dit avoir aujourd’hui « de moins en moins honte d’en parler », même si ses parents ne sont toujours pas au courant.« L’initiative de la Parole libérée est très thérapeutique pour moi. » Il n’éprouve aucune animosité à l’encontre de l’Église, même s’il s’en est détaché. « Mon entourage catholique crie au scandale : on attaque le cardinal Barbarin… Je comprends et pourrais moi aussi dénoncer cet acharnement. Mais je les prie de ne pas tomber dans l’excès inverse, et d’abord de se taire, d’écouter. »

Rencontre avec le cardinal Barbarin


Tourmentée par le remords, Michelle B., elle, a déposé une lettre dans la boîte du cardinal Barbarin, le 21 janvier. « Je suis traumatisée car nous avons soutenu le P. Preynat pendant longtemps, bien après son départ de Sainte-Foy-lès-Lyon. Ce qu’il a fait à mes enfants, ce calvaire qu’ils ont dû supporter et que j’ai laissé faire… La souffrance est telle que si je n’avais la foi, j’ignore où j’en serais aujourd’hui », explique-t-elle. Dans sa lettre à l’archevêque, elle écrivait : « Moi, leur mère, je me trouve complètement révoltée et anéantie, me sentant responsable de ne m’être aperçue de rien à l’époque. » Dans un grand désarroi, Michelle B. est allée rencontrer son curé. « Dans son homélie, il avait dit qu’il n’y a pas de miséricorde sans justice, que l’Église passe par un moment de trouble, mais qu’elle doit reconnaître ses erreurs pour que la vérité éclate et que les fidèles puissent lui faire de nouveau confiance », rapporte-t-elle, touchée que ce même prêtre ait choisi des enfants pour le rituel du lavement des pieds, le soir du Jeudi saint, « parce que ce sont des enfants qui ont été victimes ».

Samedi 26 mars au matin, avec la mère d’une autre victime, Michelle B. a été reçue par le cardinal Barbarin. Dans la réponse à sa lettre, il y a une semaine, il lui demandait « pardon pour toutes ces blessures ». Cette rencontre en direct était précisément ce qu’attendent les victimes, d’autant plus blessées qu’elles ont eu l’impression, ces dernières semaines, que l’Église s’enfermait dans le déni ou dans une stratégie de communication en faisant appel à des consultants extérieurs. « Il nous a reçues pendant une heure et demie, j’ai vu un homme très à l’écoute et je me suis sentie apaisée, car il a vraiment compris notre souffrance. Le reste, il le dira lui-même… »

Lire aussi : Pour le juge, les plaintes contre le P. Preynat ne sont pas prescrites

Céline Hoyeau http://www.la-croix.com/Religion/Fran ... ice-2016-03-29-1200749765
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 29/03/2016 13:59  Mis à jour: 29/03/2016 14:01
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 Re : Violences sexuelles sur les enfants : Les terribles secrets de l'instituteur pédophile de Villefontaine
LE FAIT DU JOUR. Un an après son arrestation, l'enquête sur l'ex-directeur de l'école de Villefontaine (Isère) révèle de nouveaux faits et démontre la dangerosité de ce prédateur.

Image redimensionnée


Son nom est désormais associé à un scandale de pédophilie sans précédent. Interpellé le 23 mars 2015, Romain Farina, instituteur de CP et directeur d'une école de Villefontaine (Isère), est suspecté d'avoir violé ou agressé sexuellement des dizaines d'enfants.

Son modus operandi — de prétendus « ateliers du goût » durant lesquels les enfants étaient contraints à des fellations les yeux bandés — ainsi qu'une précédente condamnation pour recel d'images pédopornographiques, jamais transmise à l'Education nationale, avait semé colère et effroi.

Un loupé très embarrassant pour la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, et la garde des Sceaux d'alors Christiane Taubira qui s'étaient déplacées à Villefontaine. Elles avaient promis une loi et reconnu des carences dans le système. Alors que ce texte est en passe d'être adopté (lire ci-dessous), un an après, le traumatisme reste vivace dans les familles meurtries qui, au fil de l'enquête, découvrent avec horreur des détails sordides, ainsi que la personnalité glaçante de Romain Farina.

Viols et agressions sexuelles sur 66 enfants

A ce jour, ce dernier est mis en examen pour des viols et agressions sexuelles sur 66 enfants. Ce décompte n'est pas clos, les enquêteurs ayant procédé à des auditions récemment. Les faits les plus anciens remontent à 2001, année où Romain Farina a démarré sa carrière à Vénissieux (Rhône). Parmi lesquels une agression sexuelle présumée sur une fillette qui avait donné lieu à une plainte, à l'époque classée sans suite, aujourd'hui jointe à l'instruction.

Les enquêteurs disposent, à l'appui des dires des enfants, des photos et films réalisés par Romain Farina lors de ses « ateliers du goût ». Des preuves qui ont mis à mal sa défense : il expliquait n'être jamais passé à l'acte avant l'année scolaire 2014-2015. Face à ses contradictions, il n'a eu d'autre choix que d'avouer... Mais conteste encore certains faits.

Sordides mises en scène

Par ailleurs, l'exploitation de ses ordinateurs montre que jamais, contrairement à ses dires, Romain Farina n'a arrêté de consommer des images pédopornographiques. Après sa condamnation en 2008, il a simplement utilisé des logiciels de cryptage qui permettent d'accéder incognito au darknet, sorte d'Internet officieux bien connu des pédophiles. Les enquêteurs ont retrouvé 28 000 clichés d'une violence extrême, sur lesquelles apparaissent des fillettes et même des bébés... Des photos qu'il utilisait pour se mettre en scène dans de sordides photomontages, en y ajoutant, parfois, les visages de ses victimes. Dans un disque dur, les enquêteurs ont aussi saisi des photos de ses élèves, prises par ses soins dans les vestiaires, lors de sorties à la piscine. Il encourt vingt ans de prison.

VIDEO. Villefontaine, avril 2015 : le témoignage du père d'une victime


Instituteur pédophile : le père d'une victime... par leparisien

L'affaire qui a tout changé

Après des mois de travail législatif, et une première censure du Conseil constitutionnel en août, une loi taillée sur mesure pour répondre aux manquements révélés par l'affaire de Villefontaine est en passe d'être adoptée par le Parlement, qui devrait la voter le 5 avril. Selon ce texte, toute condamnation pour infraction sexuelle d'une personne exerçant une activité professionnelle au contact de mineurs (enseignants, animateurs...) devra obligatoirement être transmise à l'employeur. Il viendra remplacer une circulaire qui, comme l'a notamment montré cette affaire, était loin d'être toujours appliquée... En outre, il permettra aux procureurs de faire état de leurs soupçons à l'employeur dès le stade de la garde à vue, s'ils le jugent nécessaire. Une disposition assortie de nombreux garde-fous, afin de ne pas mettre en péril le principe de la présomption d'innocence. L'Education nationale pourra alors, le temps de la procédure judiciaire, suspendre l'enseignant concerné à titre conservatoire ou en tout cas l'éloigner des salles de classe, avant une éventuelle radiation -- 27 d'entre elles ont été prononcées pour ce motif en 2015.

Les antécédents des 850 000 enseignants passés au peigne fin

De son côté, la justice se dote d'un nouvel outil : la possibilité d'interdire à une personne mise en examen et laissée libre sous contrôle judiciaire d'exercer toute activité en lien avec des mineurs, ce qui n'était jusque-là pas possible avant condamnation. Interdiction qui pourra désormais être prononcée également à l'égard des bénévoles et non plus seulement des salariés, en réponse à cette affaire d'avril dernier en Loire-Atlantique dans laquelle l'animateur d'un club de roller avait pu récidiver en profitant de ce vide juridique.

Enfin, en attendant le vote de la loi, l'Education nationale s'est d'ores et déjà attelée à une lourde tâche : passer au peigne fin les antécédents judiciaires des 850 000 enseignants. Objectif : vérifier qu'aucun d'entre eux n'ait déjà été condamné sans que sa hiérarchie ne soit au courant, comme à Villefontaine. Jusqu'ici, un seul et unique contrôle était effectué en début de carrière, puis plus rien. Un travail qui a, là aussi, nécessité de modifier plusieurs textes et qui a démarré le 26 janvier dernier. Sur la seule académie qui a déjà été passée en revue, aucun cas problématique n'aurait été décelé. L'Education nationale s'est donné entre douze et dix-huit mois pour terminer ce vaste chantier.

http://www.leparisien.fr/faits-divers ... tref=https%3A%2F%2Fnon.li
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