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Dépakine et les anti-inflammatoires sont dangereux pour le foetus !

Publié par Walda Colette Dubuisson le 26-06-2018 (879 lectures) Articles du même auteur
En FRANCE , cependant le même problème se retrouve dans d'autres pays dont les médias n'en parlent pas ???
26/06/2018 : Dépakine, valproate : l'État français va demander à Sanofi d'indemniser les victimes, annonce Agnès Buzyn
************************************
17/03/2017 ->VIDEO. "Envoyé spécial". Dépakine : un silence coupable
Cet antiépileptique est accusé d'avoir provoqué de graves malformations sur les enfants exposés "in utero". "Envoyé spécial" revient sur un scandale sanitaire et sur l'inertie des autorités de santé.
Pour soigner son épilepsie, Marine a pris de la Dépakine pendant sa grossesse sans jamais être alertée des risques. Ses deux enfants présentent aujourd'hui des troubles du développement, comme 40% des bébés exposés au médicament in utéro.
*********************************************
26/01/2017: L'agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) tire la sonnette d'alarme : les anti-inflammatoires non stéroïdiens ne doivent pas être pris par les femmes enceintes à partir du début du sixième mois de grossesse, car il y a un vrai danger pour le fœtus.
****************************************************
17/11/2016 : Suite au débat du 16/11/2016 sur FR2 « Débat : Scandales des médicaments, à qui la faute ? »
Rappel des dangers de la Dépakine …

Résumé du programme du 16/11
Mediator hier, Dépakine aujourd'hui, les affaires associées à des médicaments dangereux se succèdent et ébranlent toujours plus la confiance des consommateurs dans l'industrie pharmaceutique. L'alarme sonne à chaque nouvelle catastrophe mais rien n'y fait. Avec ses invités, le journaliste s'interroge sur le rôle tenu par les autorités sanitaires, les fabricants et le processus d'autorisation de mise sur le marché. ???

Une victime du distilbène a aussi pris la parole, médicament dangereux, dont les effets secondaires « sautent » les générations
Colette ( Nounoursaris)

***********************************
Publié le 10.08.2016
"Le chiffre est tellement accablant que les autorités sanitaires l'ont planqué sous le tapis"

SCANDALE SANITAIRE Selon le « Canard Enchaîné », le ministère a caché une étude « alarmante » sur le nombre de femmes enceintes exposées aux risques de malformations des fœtus après une prise de Dépakine…Prescrit aux épileptiques depuis 1967, le médicament à base de Valproate de Sodium engendre de graves troubles et malformations sur les foetus. Pourtant, il a fallu attendre 2015 pour qu'il soit déconseillé puis interdit aux femmes enceintes ou en âge de procréer. ( VIDEO-> 2 minutes 24 pour comprendre).

Le ministère de la Santé dément "L’étude sera rendue publique en septembre"
Il est à noter que " La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé la création d'une filière pour prendre en charge les enfants victimes"

http://www.sos-enfants.org/modules/news/article.php?storyid=1278


Plus de 10.000 femmes enceintes ont-elles pris de la Dépakine, un médicament antiépileptique accusé de provoquer des malformations du fœtus, entre 2007 et 2014 ? Oui, selon Le Canard enchaîné paru ce mercredi.

Dans un article intitulé « Dépakine : l’étude médicale que cache le ministère », l’hebdomadaire accuse le ministère de la Santé de dissimuler une étude « alarmante » menée conjointement par l’agence du médicament ANSM et la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAMTS).



Les effets de la dépakine sur le foetus: 2'30... par 20Minutes

Le ministère de la Santé dément

La Dépakine est un médicament utilisé pour traiter l’épilepsie. Il est commercialisé en France par le laboratoire Sanofi, depuis 1967, et aussi sous forme générique. Il contient du valproate de sodium, une substance mise en cause depuis plusieurs années à cause d’un risque élevé de malformations des fœtus - de l’ordre de 10 % - ainsi que d’un risque plus élevé de retards intellectuels, de difficultés à marcher, et de cas d’autisme, pouvant atteindre jusqu’à 40 % des enfants exposés.

LIRE AUSSI : Dépakine: Plus de 400 malformations congénitales constatées

Selon le Canard Enchaîné, la première partie de l’étude aurait été communiquée au ministère de la Santé dès la mi-juillet mais « soigneusement cachée aux familles ». Le ministère de la Santé a démenti, précisant que « le premier volet » de l’étude sera présenté à l’Association d’aide aux parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anticonvulsivant (Apesac) le 24 août prochain. Il n’a pas commenté les chiffres publiés par le Canard.

« Cette réunion a été fixée dès la fin du mois de juillet. Le ministère étudiera, en lien avec cette association représentative des familles avec laquelle il travaille étroitement, les mesures qu’il apparaîtra nécessaire de mettre en œuvre », précise le ministère qui ajoute que l’étude et « le plan d’action qui sera établi sur cette base » seront pour leur part rendus publics début septembre 2016.

Près de 30.000 victimes du médicament


L’Apesac avait donné l’alerte dès 2014, accusant Sanofi et les autorités sanitaires d’avoir tardé à agir alors que les risques du valproate de sodium sont connus depuis longtemps. Elle évalue à près de 30.000 le nombre des victimes du médicament depuis 1967.
En février dernier, l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) avait pour sa part évalué à 450 le nombre d’enfants nés avec des malformations congénitales entre 2006 et 2014 après avoir été exposés in utero au valproate.
En 2014, avant la mise en place de nouvelles restrictions d’utilisation, 93.000 femmes en âge de procréer prenaient ce médicament en France dont 37.000 pour épilepsie et 56.000 pour des troubles bipolaires.

Suite au rapport de l’Igas, la ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé la création d’une filière pour prendre en charge les enfants victimes. Elle a également reçu la présidente de l’Apesac pour faire avancer le dossier des indemnisations.

La présidente de l'Apesac, Marine Martin, a estimé ce mercredi au micro d'Europe 1 que «la responsabilité de l'État et du laboratoire est énorme dans ce scandale sanitaire». «L'Agence de santé a couvert le laboratoire en continuant à donner l'autorisation de mise sur le marché du produit. Donc il y a une complicité des différents gouvernements qui se sont succédé», a-t-elle poursuivi.

http://www.20minutes.fr/sante/1906903 ... pris-medicament-dangereux

**************************

« Le scandale est énorme. Mais on ne peut pas dire que le rapport a été caché aux familles. » Chargé de la défense des victimes de la Dépakine, l’avocat Charles Joseph-Oudin a démenti en partie, auprès de 20 Minutes, les informations publiées, ce mercredi matin, par Le Canard enchaîné.

« Nous travaillons en étroite collaboration avec le ministère de la Santé sur ce sujet, assure Charles Joseph-Oudin, avocat spécialisé dans le domaine de la santé. Ce rapport leur a été communiqué le 15 juillet. Une réunion a été programmée avec les victimes pour le 24 août. On ne peut pas donc dire que le rapport a été caché. »

L’étude sera rendue publique en septembre

Rédigé par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), ce fameux rapport porte sur l’étude des femmes enceintes exposées à la Dépakine entre 2007 et 2014. « Nous l’avons effectivement remis au ministère à la mi-juillet », confirme à 20 Minutes une source au sein de l’ANSM.
De son côté, le ministère de la Santé a publié un communiqué sur son site ( http://social-sante.gouv.fr/actualite ... -information-des-familles ), démentant lui-aussi les informations du Canard enchaîné : « Le calendrier était prévu et suit les délais nécessaires à l’examen de ce type de travaux, assure le texte. L’étude et le plan d’action qui sera établi sur cette base seront rendus publics début septembre. »

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Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/06/2018 10:40  Mis à jour: 26/06/2018 10:40
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 Dépakine, valproate : l'État français va demander à Sanofi d'indemniser les victimes, annonce Agnès Buzyn.


PRÉJUDICE - L'État discutera avec le groupe pharmaceutique Sanofi-Aventis sur les montants d'indemnisation face aux malformations et troubles de développement causés par le valproate, substance prescrite pendant un demi-siècle contre l'épilepsie et les troubles de l'humeur mais dangereuse pour les foetus, a annoncé lundi la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.
26 juin 08:36 - La rédaction de LCI

Quelques jours après la publication des chiffres sur le nombre d'enfants victimes de la Dépakine, la ministre de la Santé a annoncé lundi soir sur France Inter qu'elle allait discuter avec le laboratoire pharmaceutique Sanofi des montants d'indemnisations. Selon l'Assurance maladie et l'Agence du médicament (ANSM), la Dépakine et d'autres médicaments comprenant la même molécule sont à l'origine de malformations chez 2.150 à 4.100 enfants, et de troubles neuro-développementaux chez 16.600 à 30.400 enfants.


"On a évidemment les moyens, les discussions auront lieu. Je rappelle que c'est la première fois que c'est comme cela : c'est que plutôt que les familles se retournent vers l'industriel, l'État met en place un fonds pour accélérer les choses, et que ça ne traîne pas. Et ensuite c'est à l'État de se retourner vers les personnes en faute, évidemment", a-t-elle déclaré.

Les chiffres sont issus d'une "étude qui est faite sur les bases de données de l'Assurance maladie et qui montre que les femmes qui ont pris la Dépakine, mais également d'autres anti-épileptiques, ont des risques très importants d'avoir des enfants qui ont soit des malformations, soit des troubles du neuro-développement. Et c'est une étude qui montre que l'État veut faire toute la transparence sur cette affaire", a-t-elle ajouté.
C'est vraiment une situation épouvantable (...) C'est dramatique et j'imagine votre souffranceAgnès Buzyn, ministre de la Santé

Dans un premier temps, les indemnisations devraient se faire sur fonds publics, a expliqué la ministre à un auditeur, père d'un enfant handicapé à cause de ce médicament. "Ce qui compte pour moi, et c'est l'urgence, c'est que ces familles d'abord connaissent le risque, et donc puissent se tourner vers l'Oniam [Office national d'indemnisation des accidents médicaux], et puissent être indemnisés. (...) L'urgence, c'est que Monsieur et que les autres familles dans le même cas soient indemnisés pour être aidés. Et Sanofi c'est le travail de l'État", a expliqué Mme Buzyn."C'est vraiment une situation épouvantable (...) C'est dramatique et j'imagine votre souffrance", a-t-elle souligné.

L'Association des victimes de la Dépakine, l'Apesac, avait rappelé vendredi, lors de la parution de la première estimation officielle du nombre de personnes touchées, qu'elle estimait "nécessaire que le laboratoire Sanofi assume ses responsabilités". Un porte-parole du groupe Sanofi a précisé dans la nuit de lundi à mardi que jusqu'à ce jour, "aucune discussion n'a été possible". Tous les médicaments au valproate sont aujourd'hui interdits aux femmes enceintes et en âge de procréer, sauf exception dans des cas d'épilepsie particuliers.

https://www.lci.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/03/2017 18:38  Mis à jour: 17/03/2017 18:38
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 Re : VIDEO. "Envoyé spécial". Dépakine : un silence coupable qui est accusé d'avoir provoqué de graves malformations sur les enfants exposés "in utero".

Envoyé spécial. Dépakine : un silence coupable

Il y a cinquante ans, la Dépakine, une trouvaille française et une petite révolution médicale, était mise en vente pour traiter l’épilepsie : le traitement fabriqué par le laboratoire Sanofi semblait alors particulièrement efficace. Mais aujourd'hui, la Dépakine est devenue un scandale sanitaire.

En cause, le principe actif qu’elle contient, le valproate de sodium, qui peut avoir de sérieuses conséquences sur le développement du fœtus : malformations congénitales et troubles du développement. Des effets graves, fréquents — jusqu'à 40% des bébés exposés in utero — connus de longue date des médecins, du laboratoire Sanofi, des autorités sanitaires (un rapport officiel a reconnu leur inertie) mais très longtemps ignorés par les principales intéressées : les femmes enceintes.

Une instruction judiciaire est ouverte


Aujourd’hui, quelle est l’ampleur des dégâts causés par la Dépakine ? Combien d'enfants handicapés ? Pouvait-on éviter cela ? Qui est responsable ? Les plaintes se multiplient, une instruction judiciaire est ouverte.

Après une série de scandales mettant en cause des médicaments (Mediator, Vioxx, etc.), l'affaire de la Dépakine signe la faillite d'un système sanitaire incapable de protéger les consommateurs.

Un sujet de Nathalie Sapéna, Valérie Lucas et Vincent Buchy, diffusé dans "Envoyé spécial" le 16 mars 2017.

http://www.francetvinfo.fr/sante/gros ... nce-coupable_2096329.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/02/2017 12:16  Mis à jour: 11/02/2017 12:16
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 Re : Dépakine, témoignage «Ce médicament a bousillé la vie de nos enfants»...
Evelyne et Daniel Casella sont les parents de deux «bébés Dépakine». Cet antiépileptique est responsable de troubles et malformations chez les bébés. Explications.

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Eva et Lorenzo Casella souffrent de troubles du spectre autistique dûs à la Dépakine.
Image: Odile Meylan

Lorsque l’on pousse la porte du lumineux trois pièces de la famille Casella à Crissier, on est accueilli par Cappuccino (l’un des trois chats de la famille), puis par le regard curieux de Lorenzo, 6 ans. Quelques minutes plus tard, Eva s’approche pour dire bonjour.

La demoiselle de 12 ans, élancée et gracieuse, n’est pas une jeune fille comme les autres. «Eva souffre de troubles envahissants du développement et de troubles du spectre autistique. Elle n’a marché qu’à l’âge de 2 ans et a été propre juste avant son entrée à l’école enfantine», explique Evelyne Casella, sa maman. A l’origine des problèmes d’Eva, le médicament antiépileptique pris pendant la grossesse: la Dépakine.

Calme en apparence, la fillette peut piquer de telles crises de colère qu’une des portes de l’appartement n’a pas tenu le choc. Elle n’avait alors que 6 ans. «Lorsque Eva a été diagnostiquée, j’ai cru à la fatalité. Mais lorsque le diagnostic des troubles autistiques est tombé également pour Lorenzo, cela a été un choc», avoue le papa. Troubles du langage, problèmes d’endormissement, retard d’apprentissage, troubles alimentaires handicapent le petit garçon.

«Ma famille, ma vie, mon combat»

Depuis onze ans, la vie du couple est soumise à rude épreuve. Les sorties familiales sont limitées tant les deux enfants supportent mal la foule, le bruit, voire même certaines odeurs. Les amis de la famille ont vite déserté face à cette situation.

Aujourd’hui, Eva et Lorenzo suivent leur scolarité en école spécialisée. La grande vit en foyer la semaine, sa prise en charge au quotidien devenant trop difficile à gérer. Les parents restent solidaires malgré les difficultés. L’été dernier, ils se sont fait tatouer le même cri du cœur sur l’avant-bras: «Ma famille, ma vie, mon combat». Le sentiment d’injustice est vif. «Je suis en colère car je n’ai pas été prévenue par mon neurologue de l’époque», déplore Evelyne Casella. C’est en envisageant une troisième grossesse, en 2014, que son nouveau médecin la met en garde contre cette molécule.

«Il n’a marché qu’à l’âge de 3 ans et a dû être surstimulé pour développer sa motricité»

Tragique et emblématique, le cas des Casella n’est pas isolé. Régine Fivaz-Favez, qui a monté l’association Enfants Dépakine le mois dernier, a aussi été avertie des effets du médicament lorsqu’elle a envisagé une troisième grossesse en 2015. L’Urbigène Tina Desachy élève seule son fils aujourd’hui âgé de 7 ans. «Il souffre d’une hypotonie musculaire, d’un retard de croissance et de problèmes de motricité. Il n’a marché qu’à l’âge de 3 ans et a dû être surstimulé pour développer sa motricité. C’est un enfant à haut potentiel mais qui est aussi autiste Asperger.»

En France, plusieurs actions en justice contre le fabricant sont en cours, dont une de groupe. Le Point faisait état de plus de 14 000 femmes enceintes exposées au valproate de sodium (la substance active de la Dépakine) entre 2007 et 2014. En Suisse, les chiffres n’existent pas.

Il aura donc fallu attendre mars 2015, pour que le fabricant Sanofi change sa notice et avertisse clairement les femmes en âge de procréer de renoncer à prendre cette molécule tant les effets tératogènes (causant des malformations chez l’embryon) sont nombreux (lire ci-dessous). «Depuis le début des années 2000, des études montrent que le valproate de sodium est l’antiépileptique qui cause le plus grand taux de malformations fœtales. Depuis une dizaine d’années, on sait qu’il a également un impact sur le développement du cerveau et sur les facultés cognitives», explique Philippe Ryvlin, chef du Département des neurosciences cliniques du CHUV.

C’est en 2015 également que des recommandations plus strictes sont émises par l’Agence européenne des médicaments et par Swissmedic. «Elles stipulent que, par principe, une femme épileptique en âge de procréer ne doit pas prendre de Dépakine, poursuit le médecin. D’autres molécules moins tératogènes existent, pour autant qu’elles soient prises à faibles doses.» Mais avec l’augmentation du volume sanguin lié à une grossesse, les dosages sont souvent revus à la hausse. «Même sans traitement, l’épilepsie de la mère peut être responsable d’une augmentation des risques de malformations», poursuit le neurologue.

David Baud, chef du Service d’obstétrique du CHUV, précise: «Tous les médicaments antiépileptiques comportent des risques. Et sans traitement, c’est la vie de la mère et du fœtus qui est en danger.»

Prévention chez les jeunes filles

Evelyne Casella et Tina Desachy déplorent n’avoir reçu aucune mise en garde. Le gynécologue explique: «Les effets tératogènes au premier trimestre de grossesse ont commencé à être connus à la fin des années 1980, mais ceux sur le trouble du développement n’ont été identifiés qu’à partir de 2005 via de petites études rétrospectives et avec, parfois, des résultats contradictoires. De vraies études sur des cohortes beaucoup plus grandes sont en cours actuellement en Angleterre.» David Baud recommande aux jeunes filles épileptiques, dès qu’elles sont actives sexuellement, de se rendre à la consultation des grossesses à risque du CHUV. Et de conclure: «C’est avant le désir d’enfant que nous pouvons agir et mettre en place les mesures thérapeutiques adéquates afin de limiter au maximum les problèmes qui pourraient survenir pendant la grossesse.»

www.enfantsdepakine-suisse.ch L’association de Régine Fivaz-Favez regorge d’infos sur le sujet et vient en aide aux familles concernées. (24 heures)

Par Yseult Théraulaz http://www.24heures.ch/vaud-regions/m ... ie-enfants/story/31180820
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/01/2017 13:29  Mis à jour: 26/01/2017 13:29
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 L'agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) tire la sonnette d'alarme : les anti-inflammatoires non stéroïdiens ne doivent pas être pris par les femmes enceintes
à partir du début du sixième mois de grossesse, car il y a un vrai danger pour le fœtus.

Or une étude, réalisée en 2003 et 2009, montre qu'un nombre important de femmes enceintes prend ces médicaments malgré les contre-indications qui sont mentionnées sur les notices.

>> Grossesse : plus de malformations congénitales avec certains anti-dépresseurs
Ibuprofène ou aspirine http://www.allodocteurs.fr/se-soigner ... ntidepresseurs_16871.html

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont utilisés pour soulager ou traiter les douleurs, la fièvre et l'inflammation. La plupart sont disponibles sans ordonnances. Les plus connus sont l'ibuprofène, le kétoprofène, le diclofenac ou encore l'aspirine, qui fait partie de cette classe de médicaments.

Leurs effets toxiques sur le foetus sont connus, même après une seule prise. Cela l'expose à un risque d'atteintes rénales et de problèmes cardio-pulmonaires qui peuvent être irréversibles, voire mortels. Ce danger existe d'ailleurs quel que soit la durée du traitement et quelle que soit le mode d'administration, oral, injectable ou cutané.
Des médecins prescrivent toujours ces médicaments

Le problème est que des médecins eux-mêmes conseillent à ces femmes de prendre ces produits. L'ANSM a même déjà alerté les professionnels de santé, en 2003 et en 2009. Pourtant ils continuent à prescrire ces médicaments dangereux.

" Une étude a montré qu'environ 5 000 à 6 000 femmes enceintes par an avaient encore des prescriptions d'anti-inflammatoires non stéroïdiens."
Nathalie Richard, de l'ANSM.

La directrice adjointe des médicaments à l'ANSM, Nathalie Richard, insiste sur le fait que "ce n'est pas normal" Le danger pour la femme enceinte arrive à partir du sixième mois de grossesse, même après une seule prise de ce médicament" explique-t-elle.

Ces petites pilules "ont une image de médicaments anodins et sans danger. Il faut donc que les prescripteurs et les pharmaciens soient extrêmement vigilants", conclut Nathalie Richard.

>> Un tiers des Américaines prennent des médicaments potentiellement à risque durant leur grossesse http://www.francetvinfo.fr/sante/gros ... ur-grossesse_1042075.html

Le message de l'ANSM est donc clair : il ne faut pas prendre ces médicaments à partir du sixième mois de grossesse. Des traitements alternatifs existent, antalgiques ou des corticoïdes, et ce, quel que soit le terme de la grossesse.

http://www.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/11/2016 17:06  Mis à jour: 15/11/2016 17:06
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 Re :FRANCE : Dépakine: Sanofi devra indemniser les victimes...
INFO LE FIGARO - Le gouvernement propose un amendement pour la création d’un fonds d’indemnisation pour les victimes de la Dépakine. Il ressemble à celui concernant le Mediator, mais amélioré.

Finalement, Sanofi mettra bien la main au portefeuille. Après moult discussions avec le ministère de la Santé, le laboratoire fera partie du fonds d’indemnisation des victimes de son médicament, la Dépakine. Entre la Santé et Bercy, c’est finalement Bercy qui a gagné en voulant faire payer l’industriel.

Fin septembre, après un an d’enquête préliminaire, le parquet de Paris ouvrait une information judiciaire à propos de la Dépakine, cet antiépileptique commercialisé en France depuis 1967 et accusé d’entraîner des malformations chez le fœtus ainsi que des troubles comportementaux chez l’enfant quand il est pris par les femmes enceintes. L’enquête est ouverte pour «tromperie aggravée et blessures involontaires» et porte sur la période de 1990 à avril 2015. Voilà pour le volet judiciaire. Restait l’indemnisation des victimes, ces familles dont l’enfant est parfois lourdement handicapé au point d’avoir besoin d’une aide à domicile et d’un soutien à l’école, ou dont les difficultés sont telles que l’un des parents a dû s’arrêter de travailler. Les effets délétères sur le fœtus ne concernent pas exclusivement les malformations physiques, puisque la Dépakine peut aussi être responsable de troubles autistiques.
Modification du code de la santé publique

Le gouvernement a donc proposé lundi soir un amendement s’inscrivant dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2017. Le texte doit être voté dans la nuit de mardi à mercredi. Ce fonds était absent de la première mouture du texte présenté en Conseil des ministres ainsi que du menu des débats au sein de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale. Finalement, le texte prévoit une modification du code de la santé publique et l’insertion d’un nouvel article intervenant après celui concernant l’indemnisation des victimes du Mediator. L’amendement II-1131 est intitulé «Indemnisation des victimes de valproate de sodium ou de ses dérivés».
«Un mécanisme protecteur pour les victimes»

Comme pour le Mediator, le fonds sera adossé à l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam). Un collège d’experts sera créé et aura en charge de trancher l’imputabilité des dommages liés au médicament. Si tel est le cas, le dossier partira dans un comité d’indemnisation, toujours lié à l’Oniam et chargé de faire un chiffrage des dommages. Par rapport au Mediator, les délais ont été raccourcis: quand le collège d’expert a rendu son avis, Servier a trois mois pour faire une proposition, faute de quoi l’Oniam a trois mois pour se substituer à l’industriel. Pour la Dépakine, ce sera un mois.

«Le mécanisme proposé par le gouvernement est protecteur des droits des victimes de la Dépakine et doit permettre une indemnisation intégrale de leur préjudice, explique maître Charles Joseph-Oudin, avocat de l’Association d’Aide aux Parents d’Enfants souffrant du Syndrome de l’Anticonvulsivant (Apesac). Il est important que le Laboratoire Sanofi, qui est le principal responsable de ce scandale de santé publique majeur, assume enfin ses responsabilités».

Le fonds devrait être mis en place au printemps prochain.

http://sante.lefigaro.fr/article/depa ... -un-fonds-d-indemnisation
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/09/2016 16:57  Mis à jour: 23/09/2016 16:57
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 Re : France/Monde : Dépakine: des juges d’instruction saisis d'une enquête .
L'association des victimes de la Dépakine avait justement déposé une plainte avec constitution de partie civile pour qu'une information judiciaire soit ouverte.

Ce vendredi, le parquet a annoncé avoir saisi des juges d'instruction pour enquêter sur le scandale autour de ce médicament antiépileptique pouvant provoquer des atteintes très graves sur le fœtus s’il est pris pendant la grossesse.


Un fonds d'indemnisation d'ici à la fin de l'année

La molécule de base de cet antiépileptique, le valproate de sodium, présente des risques élevés de malformations congénitales chez le foetus, mais également un risque accru d'autisme et de retards intellectuels et/ou de la marche chez les enfants exposés.
Fin août, le ministère de la Santé avait reconnu que plus de 14 000 femmes enceintes avaient été «exposées»à la Dépakine entre 2007 et 2014, alors que le risque était déjà connu.

Début septembre, le gouvernement a annoncé qu'il indemniserait les victimes de la Dépakine «sans chipoter», selon Marisol Touraine, qui n'excluait pas de trouver «d'autres responsables» que l'État. Un fonds d’indemnisation doit être voté au Parlement d’ici à la fin de l’année.

http://www.republicain-lorrain.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/08/2016 13:03  Mis à jour: 12/08/2016 13:03
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 Re : Dépakine : Témoignages « Ils ont empoisonné nos enfants »
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C’est à la télévision que Maryline Bourdi a appris l’origine du handicap de ses jumelles.


En 2015, la mère de famille, résidant à Étoile-sur-Rhône, est tombée par hasard sur un reportage concernant la Dépakine, ce médicament anti-épileptique qu’elle a utilisé pendant sa grossesse. Ce traitement serait à l’origine de nombreuses malformations et troubles du comportement chez l’enfant.

« J’ai fait confiance aux médecins »


Aujourd’hui, ses deux filles de 17 ans, Kathy et Émilie, souffrent de plusieurs pathologies : hémiplégie, scolioses, déformation des pieds, dysmorphie… Les symptômes sont nombreux. Pourtant, au moment de sa grossesse, aucun médecin ne l’avait mise en garde contre la Dépakine, commercialisée par le laboratoire Sanofi. « J’ai consulté différents spécialistes, et tout le monde m’a dit que je ne craignais rien en poursuivant le traitement. Moi, j’ai fait confiance aux médecins ».

Francis et Catherine Guillabert ont également appris le danger de la Dépakine à la télévision, en février dernier. Mais trop tard. Leur fils, Cédric, est décédé en 2012 des suites d’une malformation cardiaque. Pour ces parents, cette révélation médiatique est un soulagement. « Enfin, j’ai compris pourquoi mon fils avait tant de problèmes, témoigne Catherine Guillabert. Je me suis sentie soulagée, je sais que rien n’était de ma faute ».

Ces Valentinois se sont eux aussi sentis trahis par le personnel médical qui a encadré la grossesse. « Catherine était enceinte de 5 mois quand on nous a alertés sur une malformation cardiaque du fœtus, raconte Francis Guillabert. On a alors voulu suivre un avortement thérapeutique, mais le médecin a refusé car il jugeait la pathologie opérable. Mais ce n’était pas vrai ».

Pour ces familles, l’incompréhension a rapidement fait place à la colère. Comme d’autres victimes, Danièle Guilbert, mère d’un enfant polyhandicapé, accuse les pouvoirs publics et le laboratoire d’avoir fermé les yeux. « Déjà dans les années 90, ils savaient que le médicament posait problème. Ils n’ont pas évalué les conséquences que cela pourrait avoir. Et aujourd’hui, ils font l’autruche car ils ne savent pas comment gérer les dégâts ».
Par Marie-Charlotte PERRIER http://www.ledauphine.com/drome/2016/ ... nt-empoisonne-nos-enfants
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