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L'insoutenable calvaire de Tony, 3 ans mort sous les coups…

Publié par Walda Colette Dubuisson le 30-10-2019 (3469 lectures) Articles du même auteur
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Le 119 pour alerter, un numéro encore trop méconnu...
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Reims :
30/10/2019 :Le procureur de Reims, Matthieu Bourrette, fait appel de la relaxe du voisin du petit Tony.
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23/10/2019 : Mort du petit Tony à Reims : Le voisin qui n'avait pas dénoncé les violences sur l'enfant a été relaxé...
***********************************
22/10/2019 : Mort de Tony : un voisin jugé ce mardi pour "non dénonciation de mauvais traitements" ...
**********************************
24/05/2019 : Hasard du calendrier, un médecin et un voisin, témoins silencieux de mauvais traitements sur des enfants, seront bientôt jugés pour leur passivité. Deux cas rares.
Comment punir le silence ?
********************************
03/04/2019 : Mort du petit Tony: Le beau-père et la mère renvoyés aux assises, un voisin accusé et jugé pour «non-dénonciation».

Elle risque une peine de cinq ans de prison tandis que lui encourt trente années de réclusion criminelle.
******************************
08/03/2018 : Mort du petit Tony : Un voisin mis en examen pour «non dénonciation».
« Si les services de police avaient été alertés par le voisinage, cet enfant aurait pu passer Noël 2016 », avait déclaré le procureur...
****************************************
24/11/2017 : L’association Innocence en danger demande dans une requête que quatre voisins du garçonnet, tué il y a tout juste un an, soient poursuivis pour « non-assistance à personne en danger »...

Le procureur sait qu’il marche sur un fil. S’il s’en prend aux voisins dans cette affaire, il rappellera, certes, à tous les Français leurs obligations de signaler les maltraitances dont ils seraient témoins. Mais il fera aussi peur à tous ceux qui ont tardé à réagir et les incitera, sans doute, à ne pas témoigner du tout de ce qu’ils ont vu ou entendu…

*************************************
04/01/2017 : Tony, 3 ans, battu à mort… Comme tant d’autres petits bouts innocents , lES AFFAIRES SE MULTIPLIENT...
ENFANCE EN DANGER : « QUI POUR ALERTER ? ».

****************************************************
30/11/2016 :Le décès de Tony, 3 ans, battu à mort sous le regard de sa mère, choque. Comment ces jeunes désœuvrés en sont arrivés là ? Pourquoi personne n’a-t-il bougé ?

La mère de cet enfant de trois ans et son compagnon, seul auteur présumé des sévices, ont été incarcérés ce lundi 28/11/2016

Les constatations médicales effectuées sur le corps de l’enfant donnent la nausée.

"Tous les matins, il le frappait parce qu'il avait fait pipi au lit"

Le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette lance un appel

"si les services de police avaient été alertés par le voisinage, cet enfant aurait pu passer la noël 2016", a déploré lundi le procureur de la République de Reims. Car de nombreux voisins savaient que Tony était battu.

http://www.sos-enfants.org/modules/news/article.php?storyid=1312

Il était déjà inconscient samedi après-midi lorsque sa mère, domiciliée dans le quartier des Châtillons, appelait les pompiers. Évacué, Tony, 3 ans, décédait à son arrivée à l’hôpital. Sa mère, 19 ans, était placée en garde à vue. L’homme avec qui elle vivait depuis trois mois, âgé de 24 ans et qui avait quitté les lieux à l’arrivée des pompiers, était interpellé par les policiers deux heures plus tard, à quelques rues de là, près du domicile de ses parents.
Son calvaire a duré des semaines et des semaines. Avant de succomber à une énième salve de coups, Tony, l'enfant de trois ans mort samedi à Reims, a été régulièrement battu par le conjoint de sa mère, Loïc V. Cet homme d'une cruauté inimaginable avait déjà été condamné sept fois pour violences, selon le parquet de Reims. Une marche blanche en mémoire de l'enfant aura lieu mercredi à Reims.

Le parquet «a décidé d'ouvrir une enquête des chefs d'homicide volontaire aggravé sur mineur de moins de 15 ans, violences habituelles sur mineurs de moins de 15 ans par ascendant légitime ou personne ayant autorité, non-dénonciation de mauvais traitements et non-assistance à personne en péril», a déclaré lundi Matthieu Bourrette, le procureur de Reims. La mère du petit garçon ainsi que son conjoint, mis en garde à vue la veille, ont été placés en détention provisoire.

Une rupture de la rate du pancréas, liés à des coups à l'abdomen

Le 26 novembre en milieu d'après-midi, la jeune mère, âgée de 19 ans, a alerté les pompiers en indiquant que son fils «avait perdu connaissance», a retracé le magistrat. Sur place, les pompiers ont constaté que l'enfant était dans «un état particulièrement grave» et présentait «de très nombreux bleus». Transporté aux urgences pédiatriques, il est décédé à son arrivée.

Son calvaire a duré des semaines et des semaines. Avant de succomber à une énième salve de coups, Tony, l'enfant de trois ans mort samedi à Reims, a été régulièrement battu par le conjoint de sa mère, Loïc V. Cet homme d'une cruauté inimaginable avait déjà été condamné sept fois pour violences, selon le parquet de Reims. Une marche blanche en mémoire de l'enfant aura lieu mercredi à Reims.

Le parquet «a décidé d'ouvrir une enquête des chefs d'homicide volontaire aggravé sur mineur de moins de 15 ans, violences habituelles sur mineurs de moins de 15 ans par ascendant légitime ou personne ayant autorité, non-dénonciation de mauvais traitements et non-assistance à personne en péril», a déclaré lundi Matthieu Bourrette, le procureur de Reims. La mère du petit garçon ainsi que son conjoint, mis en garde à vue la veille, ont été placés en détention provisoire.

Une rupture de la rate du pancréas, liés à des coups à l'abdomen

Le 26 novembre en milieu d'après-midi, la jeune mère, âgée de 19 ans, a alerté les pompiers en indiquant que son fils «avait perdu connaissance», a retracé le magistrat. Sur place, les pompiers ont constaté que l'enfant était dans «un état particulièrement grave» et présentait «de très nombreux bleus». Transporté aux urgences pédiatriques, il est décédé à son arrivée.-

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L'unique suspect Loïc V, 24 ans,a déjà été condamné pour violences...

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Tony et sa maman Caroline

Selon les résultats de l'autopsie réalisée dimanche, les causes de la mort sont dues à «une rupture de la rate et du pancréas, antérieurs à 48 heures» liée à des coups à l'abdomen. De «très nombreux hématomes» ont aussi été relevés sur l'ensemble du corps de la victime, accréditant la thèse de violences régulières «pendant un mois à un mois et demi». Selon France Bleu Champagne-Ardenne, l'autopsie a également relevé une fracture du nez.

«Personne n'a alerté la police malgré les cris», déplore le procureur

«Si les services de police avaient été alertés par le voisinage, cet enfant aurait pu passer la Noël 2016», déplore le procureur. L'enfant âgé de 3 ans n'allait plus à l'école maternelle depuis le 21 novembre, et il n'était pas suivi par les services de la protection de l'enfance. Le procureur dénonce ainsi, auprès de France Bleu Champagne-Ardenne, la réelle passivité du voisinage ou le manque de courage de certains : «Les premières investigations ont montré qu'un certain nombre de gens avaient pu être des témoins auditifs de cris de l'enfant, d'insultes...»

La mère de l'enfant est apparue «effondrée» pendant sa garde à vue. Elle a d'abord tenté de minimiser les faits avant de reconnaître que son compagnon, avec lequel elle entretenait une relation depuis trois mois, frappait son fils qui lui servait de «souffre-douleur», précise le procureur. L'homme, âgé de 24 ans, a été condamné sept fois entre 2009 et 2015 pour menaces, dégradation, violences et outrage. Lui et la mère encourent respectivement la réclusion à perpétuité et 5 ans de prison.

Mort de Tony : « L'immeuble porte le poids de la responsabilité »


Mort de Tony : « L'immeuble porte le poids de... par leparisien
Leparisien.fr avec AFP


Le procureur lance un appel à témoins suite à la mort du petit Tony, 3 ans


Le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette lance un appel :
« Toute personne qui aurait des éléments en sa possession pour nous permettre de comprendre précisément ce que pouvait être la vie de cet enfant pendant ce mois et demi est invitée à se signaler auprès de la police ou du parquet de Reims.
S’il est trop tard pour sauver l’enfant, il est important de comprendre l’enchaînement, le quotidien, pour l’enquête, puis le procès. Les voisins n’ont pas osé parler. Je jette la pierre à personne. Mais si quelqu’un sait des choses, il faut le dire, maintenant. »
Pour rappel, une marche blanche est organisée ce mercredi. Rassemblement devant l’hôpital américain, à 17 h 45. Le cortège ira jusqu’à la place des Argonautes.

"Tous les matins, il le frappait parce qu'il avait fait pipi au lit"




Une marche blanche a lieu ce mercredi à Reims en mémoire du petit Tony, trois ans, mort ce week-end sous les coups de son beau-père. Mais, "si les services de police avaient été alertés par le voisinage, cet enfant aurait pu passer la noël 2016", a déploré lundi le procureur de la République de Reims. Car de nombreux voisins savaient que Tony était battu.

Les violences étaient répétées. L'autopsie de Tony, trois ans, décédé ce week-end sous les coups de son beau-père, a révélé de nombreuses traces de coups et de bleus ainsi qu'une fracture du nez. Mais personne n'avait signalé le comportement violent de cet homme. Pourtant, les cris avaient commencé en septembre, quand Loïc, le suspect, s'était installé chez la mère de Tony. Et toujours au même moment: le matin, avant l'école. Les voisins entendaient Loïc s'énerver contre le petit garçon. Il le menaçait avant de cogner.

"Les violences commençaient à 7h00, précise Ousmale, qui habite juste en-dessous de l'appartement où vivait Tony et qui entendait depuis plusieurs semaines les cris du petit garçon à travers son plafond. S'il avait uriné au lit, il lui mettait la tête dans ses urines et après il le tapait. Il a subi tout ça là, derrière cette porte." Il y a quelques jours elle a signalé le beau-père de Tony pour tapage auprès de son bailleur. Mais elle n'a jamais dénoncé son voisin à la police.

"Je te demande pardon Tony"


"J'ai eu vraiment peur de lui. Peur des représailles aussi, confie-t-elle en pleurs. Pour moi, c'est de la lâcheté. Il l'a payé au prix fort ce petit garçon." Et de s'adresser à lui: "Je te demande pardon Tony". Des regrets partagés par les autres voisins, comme Jonathan: "Tous les matins, il frappait sur le petit parce qu'il avait fait pipi au lit. Il lui mettait son visage dedans. Il criait, ça s'entendait dans tout l'immeuble. J'ai failli monter plus d'une fois mais ma femme m'a retenu. Et maintenant il est trop tard… Je suis sous le choc… On est tous responsables. Je n'aurais peut-être pas pu faire grand-chose mais j'aurais dû faire plus".

Le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette, exprime lui aussi des regrets dans cette affaire: "Chaque fois que la police est arrivée c'était uniquement pour des questions de tapage. A aucun moment quelqu'un leur a fait savoir qu'il y avait un enfant qui était battu. C'est finalement contre ce silence collectif que nous devons tous nous battre". Y compris le silence d'une mère aujourd'hui mise en examen pour non-assistance à personne en péril et non dénonciation de mauvais traitement.
M.R avec Marion Dubreuil

http://rmc.bfmtv.com/emission/tony-ba ... -pipi-au-lit-1065094.html
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Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 30/10/2019 11:40  Mis à jour: 30/10/2019 11:40
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 Le procureur de Reims, Matthieu Bourrette, fait appel de la relaxe du voisin du petit Tony.
Cet homme de 34 ans a comparu mardi pour non dénonciation de mauvais traitements. A l'audience, le procureur avait requis une "dispense de peine", ce qui est différent.

Le parquet de Reims fait appel dans le premier procès concernant l'affaire du petit Tony. Tony, c'est ce garçon de 3 ans, mort sous les coups de son beau père. C'était en novembre 2016, dans le quartier des Châtillons, à Reims.

Un voisin a comparu mardi pour "non dénonciation de mauvais traitements", pour ne pas avoir prévenu qu'il avait entendu des cris et des menaces. Il a été relaxé. A l'audience, le procureur, Matthieu Bourrette, a requis une reconnaissance de culpabilité, mais avec dispense de peine. Le tribunal en a décidé autrement, puisque la relaxe suppose la non culpabilité. C'est ce point que conteste le parquet.

https://www.francebleu.fr/infos/faits- ... l-de-la-relaxe-du-voisin-
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/10/2019 12:51  Mis à jour: 23/10/2019 12:52
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 Mort du petit Tony à Reims : Le voisin qui n'avait pas dénoncé les violences sur l'enfant a été relaxé...
Voisin du petit Tony, mort sous les coups de son beau-père en 2016, Jonathan. L. a été jugé, ce mardi à Reims (Marne) pour ne pas avoir dénoncé les faits.

De notre envoyé spécial au tribunal correctionnel de Reims (Marne),

Un gros fauteuil vert avec des pieds sculptés. Et une assise moelleuse. Juste après sa déposition à la barre, Jonathan. L. ne s’est pas fait prier pour s’effondrer sur le siège qu’on lui indiquait. Mains sous les cuisses. Et jambes repliées. Comme s’il pouvait s’engloutir dans ce siège pour disparaître à jamais. Comme s’il voulait prouver qu’il n’avait rien à faire dans cette salle d’audience.

Cet homme de 34 ans a comparu, mardi après-midi devant le tribunal de Reims (Marne), pour ne pas avoir dénoncé les mauvais traitements qui ont conduit à la mort de Tony, son petit voisin de 3 ans, en novembre 2016. Le bambin, martyrisé pendant au moins six semaines selon les médecins légistes, avait succombé aux coups portés par son beau-père sans que sa mère ne réagisse. En passant l’appartement au révélateur, les policiers avaient découvert que son sang avait coulé quasiment partout. « Pas un meuble n’y avait échappé », a même rappelé le procureur.


« Je ne voulais pas que ma compagne soit menacée… »
Le couple sera prochainement jugé par une cour d’assises. Mais la date n’est pas encore fixée. Et en attendant, c’est donc Jonathan. L. qui a dû se défendre de n’avoir rien fait dans cet immeuble de la place des Argonautes. De n’avoir rien dit… « Je ne pouvais pas m’imaginer que [de tels faits de violence] étaient possibles. C’est inconcevable. Pour moi, enfin… Je n’imaginais pas que c’était possible », a-t-il balbutié à la barre. Suffisant pour convaincre. Dans la soirée, après des débats lourds, le tribunal a fini par prononcer sa relaxe.



Pour ajouter à l’horreur de ce dossier, Jonathan. L., touché par un léger handicap, avait rappelé que sa compagne était, à l’époque des faits, en train de mourir d’un cancer à leur domicile. Et que lui était absent toute la semaine pour suivre « un stage de reclassement » en région parisienne. Autrement dit, dénoncer le beau-père de Tony n’aurait été qu’une source supplémentaire de problème. « Je ne voulais pas que ma compagne soit menacée par ce Monsieur en mon absence… ».

Les associations de protection de l’enfance ne sont pas sur la même ligne
Une vraie question de société qui a suscité le désaccord jusqu’au sein même des associations de protection de l’enfance. L’avocate de La Voix de l’Enfant est venue à la barre dire que Jonathan. L. n’avait « pas sa place ici » et que son procès est « un risque de décourager toute personne de signaler un cas de maltraitance à l’avenir ». L’Enfant bleu a rappelé qu’il fallait plutôt faire la promotion du numéro d’urgence, le 119.

A l’inverse, Innocence en danger a tenté de rappeler les éléments forts du dossier. Les pleurs de Tony. Les insultes récurrentes de son beau-père telles que « Je vais te mettre la gueule dans la pisse ». Et les bruits sourds qui passaient à travers le plancher. « Il ne s’agit pas de faire peur aux gens. Mais bien de leur dire : si vous ne dénoncez pas, vous aurez des problèmes ! Vous aurez des sanctions », avait plaidé Marie Grimaud. Sur cette ligne, le procureur de Reims, Matthieu Bourrette, avait lui demandé au tribunal de déclarer Jonathan. L. coupable des faits, tout en le dispensant de peine.



Un « rendez-vous manqué » pour l’avocat du papa de Tony
En quelques minutes bien senties, c’est finalement Olivier Chalot, avocat du père et de la grand-mère de Tony, qui a le mieux résumé le sentiment général. Rappelant que l’on ne jugeait pas l’assassin, il a estimé que ce procès n’était finalement qu’un rendez-vous manqué. « Cela aurait dû être une vraie audience où l’on convoque tout le monde pour savoir quelle société l’on veut aujourd’hui… Mais non. »

Poussant la comparaison avec une soirée devant la télé, il assène même : « On est dans une société individualiste. On doit pousser le son pour entendre le numéro de téléphone à composer pour gagner 5.000 euros. Quitte à ne pas entendre les violences… » Qu’il se rassure, celles dont le petit Tony a été la victime feront donc l’objet d’un autre procès d’assises. Il devrait avoir lieu prochainement. Et Jonathan. L. sera rappelé à la barre. En tant que témoin cette fois-ci. Mardi soir, il s’est simplement dit « soulagé ».

https://actualite.20minutes.fr/societe ... ant-relaxe#xtor=EREC-182-[actualite]
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 22/10/2019 12:23  Mis à jour: 22/10/2019 12:23
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 Mort de Tony : un voisin jugé ce mardi pour "non dénonciation de mauvais traitements" ...
Trois ans après la mort du petit Tony, 3 ans, dans un immeuble du quartier des Châtillons à Reims, un voisin doit être jugé ce mardi 22 octobre pour non dénonciation de mauvais traitements. Un procès qui ne satisfait pas certaines associations de protection de l'enfance et l'avocat du père de Tony.

C'est le premier volet de l'affaire du petit Tony, battu à mort à Reims il y a bientôt trois ans. Le calvaire de ce garçon de 3 ans, avait ému le quartier Châtillons et bien au-delà : l'enfant avait succombé à des coups de poing portés à l'abdomen le 26 novembre 2016, après des violences répétées. Le beau père de l'enfant qui est soupçonné d'avoir porté les coups mortels, sera jugé devant une Cour d'assises, tandis que la mère est accusée de n'avoir jamais rien dit. Plus inédit dans ce type d'affaire : un voisin du couple est poursuivi pour "non dénonciation de mauvais traitements" et sera jugé ce mardi 22 octobre devant le Tribunal correctionnel de Reims.

Un voisin poursuivi pour l'exemple ?

Ce procès met mal à l'aise Maître Olivier Chalot, l'avocat du père et de la grand-mère de Tony : "au début, on partait sur tout un immeuble qui s'est tu... il nous reste effectivement qu'une seule personne, on a l'impression qu'en cours de route il y a eu beaucoup d'oubliés...". Maître Chalot estime qu'il y a bien eu des défaillances dans cette affaire, car certains voisins ont parlé à des autorités : "moi j'ai l'impression qu'il y en plein qui devraient être dans le dossier : d'autres voisins, l'organisme de logement... je pense qu'ils devraient être là aussi pour s'expliquer".

En novembre 2016, le procureur de la République de Reims avait lancé un appel à la population, dénonçant le silence "coupable" des voisins. Pour Maître Chalot, il faut aussi prendre en compte le climat qui régnait dans l'immeuble à l'époque et la peur qu'inspirait le beau père de Tony -connu des services de police pour des faits de violences- : "qu'il inspirait la crainte pour parler, par peur des représailles, très certainement ! et ça a du certainement jouer dans cet immeuble sur le fait que les gens ne sont pas allés jusqu'au bout de leurs démarches".

Un procès contre productif selon certaines associations

Ce procès ne plaît pas non plus à certaines associations de protection de l'enfance, car il pourrait bien dissuader certains de parler. Le voisin en question, qui habitait en dessous du couple, a bien essayé d'alerter. "Au regard de l'ensemble des personnes très proches de cet enfant, la tante, une amie, les voisins qui disent avoir entendu les cris de l'enfant, eux et elles n'ont pas bougé ! Lui au moins a mis une affiche dans l'ascenseur, il en parlé autour de lui, il a essayé de faire quelque chose, donc pour nous il y a une incompréhension sur cette mise en examen", explique Martine Brousse, co fondatrice de l’association la Voix de l’enfant.

Le deuxième volet de l'affaire devrait être jugé au début de l'année prochaine -la date précise n'a pas encore été fixée- devant la Cour d'assises de la Marne : le beau père de l'enfant sera jugé pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner". La mère du petit garçon de 3 ans sera elle jugée pour "non dénonciation de mauvais traitements" et "non assistance à personne en péril".

https://www.francebleu.fr/infos/faits- ... is-traitements-1571676679
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/05/2019 13:28  Mis à jour: 24/05/2019 13:28
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 L'insoutenable calvaire de Tony, comment punir le silence ?
Hasard du calendrier, un médecin et un voisin, témoins silencieux de mauvais traitements sur des enfants, seront bientôt jugés pour leur passivité. Deux cas rares.
Comment punir le silence ?

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Hasard du calendrier, un médecin et un voisin, témoins silencieux de mauvais traitements sur des enfants, seront bientôt jugés pour leur passivité. Deux cas rares.

Souvent, le matin, Jonathan entendait des cris dans l'appartement situé à côté du sien, à Reims. Puis des coups. Puis les pleurs d'un enfant. Un jour, cet enfant de 3 ans est mort de ces "violences habituelles", imputées à son beau-père. Jonathan assure qu'il avait voulu alerter la police... mais le commissariat était fermé. Il aurait aussi averti le bailleur social, sans être pris au sérieux. Malheureusement, personne ne se souvient de ses démarches. Le 22 octobre prochain, Jonathan, 34 ans,sera jugé au tribunal correctionnel pour non-dénonciation des mauvais traitements qui ont coûté la vie au petit Tony en 2016.


Dans la Creuse, le docteur V. comparaîtra bientôt pour non-assistance à personne en danger, également au tribunal correctionnel. Jusque-là, ce médecin de 61 ans se croyait immunisé contre le risque d'une erreur de diagnostic. A présent, il songe à arrêter le métier. C'est ce qu'il a dit à la juge qui l'a mis en examen. Son "erreur de diagnostic" s'appelait Gabin. En juin 2013, les soignants de la clinique de la petite commune de Moutier-Rozeille constatent la mort de ce garçonnet des suites d'une sous-alimentation chronique. A presque 2 ans, il a le poids d'un bébé de 3 mois. Le généraliste n'avait pourtant jamais décelé de problème de santé majeur, il ignorait que l'enfant ne marchait pas et, bien qu'il l'ait examiné à son cabinet six fois, n'avait même pas conscience d'être son médecin traitant. La mère et le beau-père, qui vivaient dans le dénuement, l'alcool et la toxicomanie, seront jugés par une cour d'assises pour privation de soins ayant entraîné la mort. Si ces deux cas arrivent au même moment devant la justice, ils n'en demeurent pas moins rares. La presse régionale relate très peu de dossiers similaires.

Lire la suite -> https://www.lexpress.fr/actualite/soci ... r-le-silence_2078423.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/04/2019 06:46  Mis à jour: 04/04/2019 06:46
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 Mort du petit Tony à Reims : un voisin jugé pour non-dénonciation.
L'enquête sur la mort de cette victime de violences répétées en 2016 est terminée. La juge a décidé de renvoyer devant le tribunal un voisin, témoin auditif.

C'est un cas rarissime, voire inédit. Deux ans et demi après la mort du petit Tony à Reims, à la suite de maltraitances répétées, la justice a décidé de renvoyer devant le tribunal un voisin pour "non-dénonciation de mauvais traitements". Jonathan L., 32 ans, sera jugé en correctionnelle pour son silence.

Le drame du petit Tony avait rencontré un large écho médiatique. Pendant plus d'un mois, selon les conclusions de l'information judiciaire, l'enfant âgé de trois ans avait subi les violences répétées de son beau-père, Loïc V. Ce sont d'ultimes coups portés à son abdomen qui l'ont plongé dans le coma, avant que son décès ne soit constaté aux urgences pédiatriques du CHU de Reims, le 26 novembre 2016.

Des cris et des pleurs réguliers
D'après les témoignages recueillis par les enquêteurs, Loïc V. aurait commencé à se montrer violent, peu après son emménagement avec la mère du petit, âgée alors de 19 ans. Dans leur entourage, plusieurs personnes remarquent alors les hématomes sur le corps de l'enfant sans qu'aucune décision ne soit prise pour mettre fin au calvaire. La mère, elle, expliquera n'avoir jamais dénoncé son compagnon parce qu'elle avait peur de lui.

Consommateur de drogue et d'alcool, Loic V., semait la terreur sous son toit et en dehors. Il aurait ainsi menacé des voisins qui se plaignaient du volume sonore trop élevé de la musique qu'il écoutait. Parmi les locataires de l'immeuble, Jonathan L. rapporte des informations importantes aux enquêteurs . Régulièrement, vers sept heures du matin, il entendait à travers les murs Loïc V. crier sur Tony "je te mets ta gueule dans la pisse" avant de percevoir des coups puis les pleurs de l'enfant.


Quinze jours avant l'issue mortelle, la compagne de ce voisin avait pris une initiative : la pose d'une affiche, dans l'ascenseur, contre les violences conjugales avec un numéro d'urgence à contacter.

" On l'entendait "
Au cours de l'instruction, la juge s'intéresse au rôle de ce voisin, d'autant qu'il réitère lui-même ses confidences lors d'une interview à l'émission 7 à 8 sur TF1, peu après le drame. Un an après cette médiatisation, le témoin finit par se retrouver mis en examen pour non-dénonciation de mauvais traitements.

Jonathan V. assure aux policiers que sa compagne l'aurait dissuadé d'intervenir (elle est depuis décédée) mais qu'il aurait dénoncé les faits à deux employées, au guichet d'accueil du bailleur social. "J'avais l'impression qu'elles ne m'écoutaient pas, j'ai même tapé du poing sur le bureau", affirme-t-il. Mais l'hôtesse d'accueil et le responsable d'agence démentent sa version. Pourtant, des policiers se sont effectivement rendus au domicile du beau-père peu après...mais pour mettre fin aux nuisances sonores de sa musique sans connaître le calvaire de l'enfant.

" Ce voisin a fait ce qu'il pouvait "
Le renvoi de ce voisin devant le tribunal correctionnel choque Caroline Rémond, l'avocate de l'association L'Enfant Bleu (*), partie civile dans ce dossier. " Ce voisin a fait ce qu'il pouvait alors que d'autres ne font pas ce qu'ils doivent. Il est le seul à être intervenu dans l'intérêt de l'enfant sans véritable réaction des autorités ", estime-t-elle auprès de L'Express en pointant un autre risque. " Poursuivre des voisins pourrait décourager des témoins bien intentionnés ".

Le beau-père et la mère seront eux jugés devant une cour d'assises, le premier pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, la seconde pour non-assistance à personne en péril et non dénonciation de mauvais traitement.

https://www.lexpress.fr/actualite/soci ... denonciation_2070753.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/04/2019 19:35  Mis à jour: 03/04/2019 19:35
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 Mort du petit Tony: Le beau-père et la mère renvoyés aux assises, un voisin accusé de «non-dénonciation».
*La juge qui instruisait l’enquête sur la mort de Tony a rendu son ordonnance.
*Elle prévoit un procès aux assises pour le beau-père et la mère du garçonnet mort en 2016.
*La juge ordonne également le procès pour « non-dénonciation » d’un voisin du couple.

Le long du lit en bois. Sur le flanc de l’armoire. Sur le dossier du canapé. Au sol devant le fauteuil. Sur le seau. A côté du petit bureau. Dans les toilettes. Sur la cuvette. Dans la salle de bains. Sur le sol de l’entrée. Sur le lavabo. Sur le buffet situé à gauche de la pièce à vivre. Dans l’évier aussi. Quand les enquêteurs ont passé l’appartement au révélateur, ils se sont rendu compte que le sang de Tony, 3 ans, avait en fait coulé quasiment partout.

Selon nos informations, Loïc Vantal, le beau-père de l’enfant mort à Reims en 2016, vient d’être renvoyé devant la cour d’assises de la Marne pour y répondre de « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » et de « violences habituelles ». Datée du 18 mars, l’ordonnance de mise en accusation – que 20 Minutes a pu consulter – prévoit également le renvoi aux assises de Caroline Létoile, la maman du garçonnet, pour les délits de « non-assistance à personne en péril » et de « non-dénonciation de mauvais traitements ».

Un rapport d’autopsie « dégueulasse »…

L’affaire remonte au 26 novembre 2016. Ce jour-là, les pompiers de Reims sont appelés pour secourir un enfant dans un immeuble bordant la place des Argonautes. Dans un premier temps, la maman assure qu’il a perdu connaissance à la suite d’une chute. Mais, alors que son compagnon quitte « précipitamment » l’appartement où ils vivent, elle lâche aux policiers présents que celui-ci a pris, en réalité, l’habitude de « mettre des gifles à [son] enfant » depuis plus d’un mois.

Tony décède à son arrivée à l’hôpital. Il a succombé à des ruptures de la rate et du pancréas consécutives à des coups de poing portés à l’abdomen deux jours plus tôt. Les légistes remarquent également de multiples bleus sur les membres inférieurs, des traces d’anciennes fractures costales et des lésions au visage dont une rupture du frein de la lèvre supérieure évocatrice de mauvais traitements. « Je n’ai jamais vu un rapport d’autopsie aussi dégueulasse… », confie une source proche du dossier pourtant habituée à ce type de procédure.

Devant les enquêteurs, cet homme de 33 ans qui vivait en dessous de l’appartement du petit Tony a reconnu avoir entendu « beaucoup de choses : des bruits, des cris ou des paroles laissant penser à de telles violences ». Mais il n’est pas intervenu directement par crainte des représailles.

Pour lui éviter de partager le même banc que les accusés dans une cour d’assises, la juge a toutefois décidé de disjoindre son cas et de le renvoyer devant le tribunal correctionnel. Une réelle attention mais un casse-tête inédit pour la justice. Peut-il être jugé pour « non-dénonciation de mauvais traitements » si ceux-ci n’ont pas été, au préalable, établis devant une cour d’assises ? Difficile aussi de penser qu’il pourrait témoigner librement lors du procès de Loïc Vantal et de Caroline Létoile alors qu’il sera accusé des mêmes faits lors d’une audience correctionnelle si elle avait lieu plus tard ?
Il encourt une peine de 30 ans de réclusion criminelle

Mais le principal procès sera bien celui de Loïc Vantal et de Caroline Létoile. Toujours en détention provisoire, le beau-père de Tony a admis, lors de l’instruction, lui avoir porté des coups. L’expert psychiatre avance l’hypothèse qu’il le considérait comme un « rival » pour expliquer ces gestes.

De son côté, Caroline Létoile a été remise en liberté dans l’attente du procès. Elle a toujours assuré que l’emprise de son compagnon l’avait empêchée de fuir malgré « plusieurs occasions » relevées par la juge d’instruction. Elle risque une peine de cinq ans de prison tandis que lui encourt trente années de réclusion criminelle.

https://www.20minutes.fr/justice/24882 ... n-accuse-non-denonciation
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/03/2018 12:22  Mis à jour: 08/03/2018 12:22
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 L'insoutenable calvaire de Tony, 3 ans: : Un voisin mis en examen pour «non dénonciation»...
Tony, 3 ans, était mort à Reims sous les coups de son beau-père en novembre 2016 : le parquet de Reims vient de mettre en examen un voisin du couple pour « non dénonciation de mauvais traitement sur mineur ».

Peu après le décès de l’enfant, le procureur de Reims Matthieu Bourrette avait déploré le manque de réaction du voisinage : « Si les services de police avaient été alertés par le voisinage, cet enfant aurait pu passer la Noël 2016 », avait-il affirmé, dénonçant une absence de « civisme ».

« Tuons le silence »

Cette mise en examen « remonte à moins de 15 jours » et s’appuie « sur des indices graves et concordants », a déclaré le procureur de Reims, confirmant une information de RMC. L’enfant avait succombé le 26 novembre 2016 à une énième salve de coups de son beau-père, dont il servait de « souffre-douleur », avait indiqué le parquet à l’époque des faits.

Le conjoint violent, âgé de 24 ans lors de son interpellation, déjà condamné à sept reprises pour violence, et la mère, 19 ans à l’époque, ont été mis en examen et placés en détention provisoire.

Une marche blanche réunissant 600 personnes avait été organisée à la mémoire de Tony le 30 novembre 2016, partant du CHU où il était décédé jusqu’au quartier Châtillons, où il habitait. Une banderole avait été déployée en tête de cortège : « Tuons le silence pour que plus jamais un enfant ne meure sous les coups ».

AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/11/2017 13:15  Mis à jour: 24/11/2017 13:15
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 L'insoutenable calvaire de Tony, 3 ans : L’association Innocence en danger demande dans une requête que quatre voisins soient poursuivis.
« Ces gens-là ont eu l’honnêteté de témoigner », reconnaît le procureur

Peu après les faits, Matthieu Bourrette, le procureur de Reims, avait publiquement regretté l’inaction de ces voisins, sans laquelle « cet enfant aurait pu passer la Noël 2016 ». Un an après, le magistrat indique qu’il réfléchit toujours à l’idée de les faire traduire en justice. « C’est tout le paradoxe, confie-t-il à 20 Minutes. Ces gens-là ont eu l’honnêteté de témoigner de ce qu’il s’est passé. Et c’est pour cela qu’ils risquent aujourd’hui d’être pris dans les filets… »

Le procureur sait qu’il marche sur un fil. S’il s’en prend aux voisins dans cette affaire, il rappellera, certes, à tous les Français leurs obligations de signaler les maltraitances dont ils seraient témoins. Mais il fera aussi peur à tous ceux qui ont tardé à réagir et les incitera, sans doute, à ne pas témoigner du tout de ce qu’ils ont vu ou entendu…

Les voisins jugés aux assises avec le beau-père et la mère de Tony ?

Un risque que Marie Grimaud est prête à prendre. « L’objectif d’Innocence en danger est de lancer un signal dans l’opinion pour encourager les citoyens à effectuer des signalements, résume-t-elle. Mais nous ne sommes pas dans une logique punitive. Dans le cas du petit Tony, si les poursuites sont déclenchées, je serai la première à demander que ces voisins soient dispensés de peine. »

Ce sera à un tribunal d’en décider. Et peut-être même à une cour d’assises si les voisins venaient à être jugés en même temps que le beau-père et la mère du petit Tony, tous deux mis en examen dans ce dossier. Une éventualité que Matthieu Bourrette n’exclut pas. « Je prendrai ma décision dans les trois ou quatre prochains mois », assure-t-il.

http://www.20minutes.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/01/2017 14:07  Mis à jour: 04/01/2017 14:07
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 Re : Tony, 3 ans, battu à mort… Comme tant d’autres petits bouts innocents , LES AFFAIRES SE MULTIPLIENT...ENFANCE EN DANGER : « QUI POUR ALERTER ? ».
La bouleversante « affaire Tony », un garçon de 3 ans mort de maltraitances répétées à Reims, et les infanticides de ces dernières heures ont-t-ils éveillé les consciences ?

« Si les services de police avaient été alertés par le voisinage, cet enfant aurait pu passer la Noël 2016. » Ces propos du procureur de la République de Reims (Marne), Matthieu Bourrette, résonnent encore, tels des coups de massue sur la tête. Nous sommes début décembre et le magistrat évoque alors le décès de Tony, 3 ans, survenu le week-end précédent.

« Les voisins doivent répondre de non-assistance »

Le petit garçon a succombé à des mauvais traitements, chroniques. Les bleus que la victime avait au visage, beaucoup les ont vus et s’en étaient inquiétés. Si ces voisins avaient signalé au bailleur des « tapages », aucun n’a jamais contacté les secours. Rongés par le remords d’avoir gardé le silence, quelques-uns ont témoigné à la suite de l’annonce du drame : « On est tous responsables », a reconnu l’un d’eux.

« Les voisins n’ont pas osé parler. Je ne jette la pierre à personne », a assuré le procureur.

Oui mais… « J’ai décidé de demander au parquet qu’il engage des poursuites contre les voisins. Ils ont été témoins des violences que Tony a subies : ils doivent en conséquence répondre de non-assistance à personne en danger », assène Me Marie Grimaud, représentante parisienne de l’association Innocence en danger. À peine sortie du terrible « procès Fiona », l’avocate s’est emparée de l’affaire de Reims et soupire : « Certains ont vu, personne n’a agi. »


« Il faut créer un fichier national »


Ils s’appelaient Tony, Fiona ou encore Marina .............Ma liste est trop longue ;.. Aucun de ces enfants n’aura atteint l’âge de 9 ans. Ils ont été battus jusqu’à la mort.

Bastien, 3 ans, a poussé ses derniers cris dans une machine à laver, et une indifférence totale.

Le corps d’Inaya, qui n’aura jamais eu 2 ans, a été retrouvé dans des sacs-poubelles, enterré en forêt, depuis…. une année entière. La famille était pourtant suivie par les services sociaux. Lorsque les accusés ont comparu devant la cour d’assises de Melun en Seine-et-Marne, en novembre 2015, déjà, Me Grimaud et d’autres avocats d’associations de protection de l’enfance s’étaient révoltés : pourquoi l’Aide sociale à l’enfance ne s’est-elle pas étonnée de l’absence de la fillette ?

Ces atroces affaires, auxquelles s’ajoutent les deux doubles infanticides présumés de ces dernières heures en Lorraine et Ile-de-France, ont un point en commun : le défaut ou un problème de signalement.

« Pour signaler le cas d’un enfant en danger, la procédure, en soi, est très compliquée. Plusieurs options : le rectorat quand l’enfant est scolarisé, le médecin s’il en voit un, la famille ou le voisinage au 119, la police, la gendarmerie… Si elle est saisie, la Cellule de recueil des informations préoccupantes (Crip) peut traiter le dossier en interne, ou le transférer au parquet. Tout cela prend du temps. Les interlocuteurs sont multiples et ils ne sont jamais les mêmes », explique Me Grimaud en précisant que, dans l’affaire Inaya, les parents ayant changé de département, « la circulation de l’information a pris encore plus de temps ».

D’où cette requête de l’avocate auprès du gouvernement :

« Il faut créer un fichier national des situations de danger pour croiser toutes les données, au même titre que la justice et les forces de sécurité ont le casier judiciaire des malfaiteurs. Si ce fichier avait existé, peut-être qu’il n’y aurait pas eu d’affaire Inaya ».

Jane HITCHCOCK http://www.estrepublicain.fr/actualit ... n-danger-qui-pour-alerter
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/12/2016 11:27  Mis à jour: 20/12/2016 11:27
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 Re :Mort de Tony à Reims. Une marche blanche contre la violence.
Une marche blanche réunissant une centaine de personnes s’est déroulée lundi19/12/2016 à Reims pour « tous les enfants victimes de maltraitance » dont Tony, 3 ans, mort le 26 novembre sous les coups de son beau-père.

« Nous défilons pour tous les enfants, pas seulement pour Tony », a indiqué Gilda Philippet, mère de cinq enfants qui a répondu à l’appel à la mobilisation lancé sur les réseaux sociaux.

« Enlevez vos oeillères, faites le 119 », « Stop à la violence », « Justice, réveille-toi et protège nos enfants », a-t-on pu lire sur les diverses banderoles et pancartes étayant le cortège.

« Nous sommes ici parce que nous n’imaginons pas un instant qu’il soit possible de faire du mal à un enfant : c’est la génération future, il faut faire attention à eux », a lancé Mélanie Carrié, 18 ans, venue en couple pour dénoncer des abus trop peu sévèrement punis selon elle.

Mères de famille et enfants

La foule, composée de nombreuses mères de famille accompagnées de leurs enfants, a défilé jusque devant le tribunal de grande instance.

Environ 600 personnes avaient déjà marché en silence quatre jours après la mort du petit garçon. Elle avait suscité une vive émotion dans le quartier Châtillons, où il vivait, et jeté l’opprobre sur les voisins, parfois accusés, par leur silence, de porter une part de responsabilité dans le drame.

« Si les services de police avaient été alertés par le voisinage, cet enfant aurait pu passer la Noël 2016 », avait déploré le procureur, dénonçant une absence de « civisme ».


Le conjoint violent, 24 ans, déjà condamné à sept reprises, et la mère, 19 ans, ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Ils encourent respectivement la réclusion à perpétuité et cinq ans de prison.


http://www.ouest-france.fr/societe/mo ... ontre-la-violence-4692720
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/12/2016 10:16  Mis à jour: 09/12/2016 10:17
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 Re : Mort de Tony, 3 ans, à Reims : « Ras-le bol d’être accusés », lâchent les voisins …
A Reims, le voisinage du jeune couple a été pointé du doigt après le décès de Tony, un garçonnet de 3 ans. Le bourreau présumé avait été condamné pour violences. L’affaire relance les questions sur la vigilance et l’alerte.

Image redimensionnée

L’autopsie a fait état de mauvais traitements chroniques, pendant un mois et demi, jusqu’à des blessures fatales infligées à la rate et au pancréas dans les 48 heures précédant le décès de Tony, samedi 27 novembre. Photo Patrice SAUCOURT

Dehors, des bougies blanches dessinent le prénom Tony. A Reims, au pied de l’immeuble du quartier des Châtillons où ce garçonnet de 3 ans est mort, victime des coups du nouveau compagnon de sa mère, l’émotion demeure, près de deux semaines après les faits. L’enfant a été enterré mercredi, dans l’intimité. A l’intérieur, sur la porte de l’appartement où s’est noué le drame, les scellés judiciaires sont toujours apposés. Le silence des voisins de ce bâtiment de sept étages a été stigmatisé. Même si elle parle de « grand malheur », cette habitante de l’immeuble le dit tout net : « Le bloc en a ras-le-bol d’être accusé ». « On n’entendait que la musique, pas l’enfant. Il avait menacé une grand-mère, on savait qu’il était méchant. Mais de là à imaginer ça… », poursuit-elle. L’autopsie a fait état de mauvais traitements chroniques, pendant un mois et demi, jusqu’à ces blessures fatales infligées à la rate et au pancréas dans les 48 heures précédant le décès de Tony, samedi 27 novembre.

Loïc, 24 ans, s’était installé fin août chez Caroline, 19 ans, la maman du garçonnet. Condamné à sept reprises entre 2009 et 2015, le bourreau présumé de Tony avait été incarcéré pendant près de deux ans pour avoir menacé de brûler une infirmière à l’aide d’un briquet et terrorisé une mère et son enfant. Il encourt désormais la réclusion criminelle à perpétuité.
Une voisine insultée

Aux Châtillons, il lui était arrivé de faire uriner son chien, de type molosse, dans l’ascenseur. Une maman, son bébé d’un an dans les bras, avait du coup préféré prendre les escaliers. Après la mort de Tony, cette même jeune femme s’est fait insulter, dans le hall d’entrée, sur son lieu de travail aussi. Pourtant, rapporte une commerçante toute proche, elle n’habite ni au-dessus, ni en-dessous de l’appartement où vivait le couple. « Bien sûr, les gens de l’immeuble s’en veulent de ne pas avoir prêté attention. Mais ils en ont aussi un peu marre qu’on les montre du doigt. »

La justice a, en revanche, recueilli d’autres témoignages faisant état de cris de l’enfant. Pour le procureur de la République de Reims, Tony « aurait pu passer Noël 2016 » si le voisinage avait alerté la police. Celle-ci, tout comme le bailleur social, n’avait été appelée que pour tapage. A la mi-septembre, le père biologique de Tony avait menacé avec une arme Loïc, puis n’avait plus revu son fils. La semaine avant sa mort, le garçonnet n’avait pas été à l’école, au motif d’une gastro-entérite. En garde à vue, Caroline, qui risque cinq ans de prison, avait justifié sa non-dénonciation par la peur qu’on lui retire son enfant…

L’engrenage aurait-il pu être arrêté ? La mort de Tony a permis de rappeler l’existence du 119 Enfance en danger (Lire ci-contre), qui permet un signalement anonyme. « Le 119 ? Connais pas », répond franchement un habitant de l’immeuble. « Avant ce qui s’est passé ici, je ne savais pas qu’il y avait ce numéro », corrobore une résidente du quartier. « Mais, renchérit cette mère de famille, si je comprends qu’on puisse avoir peur, il y a quand même toujours un numéro où appeler : le 17, le 18… »

Catherine DAUDENHAN http://www.estrepublicain.fr/actualit ... -ras-le-bol-d-etre-accuse
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 01/12/2016 19:54  Mis à jour: 01/12/2016 19:55
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 Re : Mort du Petit Tony : « Nous, ses voisins, avons notre part de responsabilité » !!! Interview d’un résident de l’immeuble dans lequel est mort Tony.
Pourtant, certains voisins affirment avoir prévenu une fois le bailleur. Lequel aurait promis une « enquête interne ». Sans résultat.

D’autre voisins affirment avoir fait des remarques au meurtrier, Loïc V., mais celui-ci se serait montré particulièrement menaçant et violent. Il aurait notamment menacé une voisine de la brûler vive. Malgré tout, les services sociaux et la police n’ont jamais été appelés. Et aujourd’hui, maintenant que Tony, 3 ans, est mort suite à un lynchage quotidien d’une violence inouïe, tout l’immeuble se sent coupable.

La semaine dernière, les voisins de pallier envisageaient de lancer une pétition contre le couple mais ce n’était pas suffisant. Ça ne l’était pas du tout.

Avant qu’elle ne rencontre Loïc, la mère de 19 ans, Caroline L., était déjà connue pour de nombreux tapages nocturnes. Invitant jusqu’à pas d’heure des individus qui s’alcoolisaient et hurlaient sans aucun respect du voisinage.

C’est lors de l’une de ses soirées que Caroline rencontre cet homme de 24 ans déjà condamné sept fois pour « Violences volontaires » entre 2009 et 2015.


En trois mois, et sous le regard silencieux de sa mère, Tony vivra l’enfer et finira par en mourir.

Sur son corps sans vie ont été découvert de multiples hématomes. Du cuir chevelu jusqu’aux pieds en passant par la lèvre. Même les organes génitaux. Pendant trois mois, les voisins ont entendu des coups aux murs, des insultes, des hurlements d’enfant. Et ils n’ont pas agi comme il fallait. Il leur faudra désormais vivre pour le restant de leurs jours avec ce sentiment de culpabilité profonde.


http://www.yzgeneration.com/mort-tony-voisins/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 01/12/2016 16:42  Mis à jour: 01/12/2016 16:42
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 Re : VIDEOS. Reims : regrets et larmes amères pour Tony...

Mort de Tony : marche blanche à Reims par leparisien

Près de 400 personnes se sont réunies hier en fin de journée à Reims, en hommage à Tony, 3 ans, battu à mort. La culpabilité de n'avoir pas été assez attentif hantait nombre des participants.

« Je me sens coupable, c'est un peu à cause de moi si on est là ce soir. » Engoncée dans une doudoune beige, les cheveux dissimulés sous un bonnet assorti, Tiffanie, 23 ans, peine à cacher son émotion. C'est chez elle que Caroline L. et Loïc V. se sont rencontrés, lors d'une soirée organisée en avril ou en mai dernier. « Tu ne pouvais pas savoir ce qu'il allait se passer », la coupe une amie. Impossible, en effet, d'imaginer que quelques mois plus tard Loïc V. serait mis en examen pour « meurtre aggravé et violences habituelles sur mineur de 15 ans », soupçonné d'avoir fait de Tony, le fils de Caroline, âgé de 3 ans, son souffre-douleur. La mère est poursuivie pour complicité. Tous deux ont été écroués.

« Il y avait quand même des signes qui auraient pu me mettre la puce à l'oreille », lâche-t-elle, évoquant ses souvenirs. Elle était elle-même sortie avec le jeune homme quelques semaines. Ils s'étaient rencontrés au collège, s'étaient perdus de vue puis retrouvés. De ses trois mois de relation avec Loïc, elle garde le souvenir d'« un homme violent, qui me frappait souvent mais qui n'a jamais levé la main sur mes enfants ». C'est après leur séparation que Loïc s'est rapproché de Caroline.

Ils étaient un peu plus de 400 ce mercredi à braver, comme elle, le froid glacial de la nuit pour rendre un dernier hommage au garçonnet. Une rose blanche ou une peluche à la main, vêtus d'un tee-shirt à son effigie, tous étaient réunis derrière une grande banderole « Tuons le silence pour que plus jamais un enfant ne meurt sous les coups ». Au premier rang, le père biologique de Tony, Anthony. Le teint livide, entouré de ses plus proches amis, il marche tel un automate. « Il est totalement sous le choc, il ne comprend pas et, en même temps, il s'en veut. Il se dit qu'il aurait dû être là pour protéger son petit », lâche Océane, une de ses amies les plus proches. Depuis une altercation en septembre dernier avec Loïc V., il n'avait pas revu son fils.

Dans la foule compacte, beaucoup connaissaient le couple et l'enfant, au moins de vue. « C'est petit ici, on se croisait souvent. Jamais on n'aurait pu imaginer ça », lâche Sylvie. Sa fille était scolarisée dans la même école que Tony. « Il avait l'air joyeux, il jouait comme les autres gamins. »

De la tristesse mélangée à de la colère


Beaucoup s'en veulent de n'avoir rien vu. « Forcément, on se sent coupable. Quand on voit ça à la télé, on se dit Comment les voisins n'ont rien fait ?, et là, c'est nous qui sommes dans cette position », note Julien.

Derrière l'émotion pointe aussi la colère. Certains accusent les uns ou les autres de leur inaction. Dans le quartier, les accès de violence dont pouvait faire preuve Loïc V. étaient notoires. « Il avait le regard mauvais, il cherchait toujours la bagarre », assure Julien qui vit dans le quartier. Le bourreau présumé de Tony, âgé de 25 ans, avait déjà été condamné à sept reprises, notamment pour violences. « C'était quelqu'un d'impulsif mais de là à s'en prendre à un enfant, je ne pensais pas », tempère Mathieu. Il connaissait Loïc V. depuis des années et avait même partagé une colocation avec son cousin. « Et elle, comment elle a pu laisser faire cela ? » poursuit son amie Sabrina. Certains tentent de chercher des excuses à la jeune femme. Tous décrivent Caroline comme « naïve » et « très influençable ». « On peut dire ce qu'on veut, ce soir, je ressens de la colère contre les parents et des larmes pour cet enfant », lâche la jeune femme.

L'appel au civisme du procureur



Tony aurait-il pu être sauvé ? C'est la conviction du procureur de la République Matthieu Bourrette, qui évoque des « carences manifestes ». « Si les services de police avaient été alertés par le voisinage, cet enfant aurait pu passer la Noël 2016 », insiste-t-il, rappelant que, si le garçonnet subissait des mauvais traitements depuis six semaines, les blessures mortelles lui ont été infligées « dans les quarante-huit heures précédant son décès ». « Plusieurs voisins semblent avoir eu connaissance de ces maltraitances. Malheureusement, lorsque la police est venue, ce n'était que pour des questions de tapage, personne ne leur a signalé qu'un enfant était battu. En intervenant ne serait-ce que le mardi ou le mercredi, il aurait pu vivre », déplore le magistrat.

Un regret partagé par Anthony Alves, le père de Tony, qui dit aujourd'hui sa « rage » contre son ex-compagne et le bourreau présumé de son fils, mais aussi contre ce silence coupable des voisins qui étaient « au courant de tout ». « Il faut que les gens se bougent, parce qu'ils n'aimeraient pas que ça leur arrive. Il ne faut pas qu'ils aient peur des représailles, parce que, sinon, on n'y arrivera pas », a-t-il répété sur BFMTV.

« Aller au-delà de la peur et alerter »



S'ils regrettent aujourd'hui une forme de passivité, certains habitants de l'immeuble assurent en tout cas avoir alerté — oralement — l'agence de quartier du bailleur, qui aurait promis une « enquête interne ». Des faits que réfute Stanislas Joddé Duval, directeur général délégué de Plurial Novillia. « Les collaborateurs de l'agence n'ont pas eu connaissance de faits de maltraitance. Un seul courrier, datant du 7 novembre dernier, nous est parvenu. Cet habitant y évoque uniquement des « disputes » et des « grossièretés ». « Une lettre type avait été envoyée à la locataire pour lui rappeler les règles de vie en société », détaille-t-il. Au-delà de ce drame, Matthieu Bourrette incite à une prise de conscience globale. « Ayons du civisme, il faut aller au-delà de la peur et alerter », martèle-t-il, rappelant l'existence du 119. Ce numéro national, gratuit et anonyme, ouvert 24 heures sur 24, a été mis en place pour faire part de soupçons en toute discrétion. Les témoignages sont transmis aux services sociaux pour vérification voire, en cas de danger imminent, communiqués au procureur.

LOUISE COLCOMBET ;lire la suite : http://www.leparisien.fr/faits-divers ... 29.php#xtor=AD-1481423552
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annick
Posté le: 30/11/2016 20:05  Mis à jour: 01/12/2016 11:20
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 Re : Le père de Tony "ressent de la rage" envers la mère et son compagnon ( Vidéo)
Tony n'allait plus à l'école depuis le 21 novembre donc seulement quelques jours avant d'être massacré ....Donc depuis un mois et demi qu'il était martyrisé , il présentait des hématomes : qu'a fait l'école ?
L'école a failli
La PMI a failli
CF le quotidien l'Union : le père biologique a eu une très vive altercation avec arme en septembre avec Loïk V.
Je m'interroge : comment ce père a-t-il pu laisser son enfant vulnérable aux mains de cet être violent ?
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 30/11/2016 18:57  Mis à jour: 30/11/2016 18:59
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 Re : Le père de Tony "ressent de la rage" envers la mère et son compagnon ( Vidéo)


Le père de Tony, l'enfant de trois ans décédé ce samedi à Reims après avoir été "le souffre-douleur" de son beau-père et la victime des coups de sa mère, a témoigné ce mercredi au micro de BFMTV.

"A cause de ce mec-là, je ne pouvais plus du tout le voir", a confié ce mercredi sur BFMTV le père du petit Tony, décédé le 26 novembre dernier après avoir été transporté aux urgences pédiatriques. Avant de succomber à une énième salve de coups, l'enfant de trois ans a servi de "souffre-douleur" au conjoint de sa mère, selon le Parquet de Reims, avant de disparaître ce samedi.

"Je ressens de la rage envers les deux", a confié le père de l'enfant.

"Elle aurait pu parler, avouer ce qu'il faisait puisqu'elle était au courant, elle était là quand elle voyait les choses", a-t-il dénoncé en parlant de son ex-compagne au micro de BFMTV.

Ce père endeuillé a notamment pointé du doigt le silence des voisins de l'immeuble, qui ont été plusieurs à entendre des cris et des insultes. Pour lui, ils étaient "au courant de tout et auraient pu parler, s'exprimer, ou aller directement à la police pour dire ce qu'il se passait". "Il faut que les gens se bougent parce qu'ils n'aimeraient pas que ça leur arrive. Il ne faut pas qu'ils aient peur des représailles parce que sinon on n'y arrivera pas", a-t-il ensuite assuré.

"Cet enfant aurait pu passer la Noël 2016"


Selon les résultats de l'autopsie réalisée ce dimanche, les causes de la mort sont dues à une "rupture de la rate et du pancréas" liée à des coups à l'abdomen. "De très nombreux hématomes" ont aussi été relevés sur l'ensemble du corps de la victime, accréditant la thèse de violences régulières "pendant un mois à un mois et demi".

"Si les services de police avaient été alertés par le voisinage, cet enfant aurait pu passer la Noël 2016", a déploré le procureur.

Se rangeant du côté du père de Tony, le procureur a également dénoncé le silence des voisins du petit garçon, qui n'ont pas prévenu les autorités par peur de représailles.

Interpellé avec sa compagne par les forces de l'ordre, le mis en cause, âgé de 24 ans, a déjà été condamné sept fois entre 2009 et 2015 pour menaces, dégradation, violences et outrage. Le conjoint violent et la mère, tous deux placés en détention provisoire, encourent respectivement la réclusion à perpétuité et cinq ans de prison.

Julie Breon avec AFP http://www.bfmtv.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 30/11/2016 17:56  Mis à jour: 30/11/2016 17:56
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 Re : L'insoutenable calvaire de Tony : une association réclame un durcissement de la peine de non-assistance à personne en danger ...
L'association "Innocence en danger" réagit ainsi à la mort de Tony, 3 ans, battu par son beau-père. L'avocate, qui a représenté l'association au procès de l'affaire Fiona, a insisté sur le fait qu'il faudrait durcir la peine de non-assistance en danger.

Marie Grimaud, avocate de l'association "Innocence en danger", était sur le plateau de BFMTV pour évoquer l'affaire Tony. Le petit garçon de trois ans est mort il y a quatre jours sous les coups du compagnon de sa mère. L'avocate, qui a représenté l'association au procès de l'affaire Fiona, a insisté sur le fait qu'il faudrait durcir la peine de non-assistance en danger, dont le plafond est fixé à cinq ans de réclusion, lorsqu'elle implique un enfant et son parent.

Que peut-on faire contre la non-assistance à personne en danger?


"Le silence c'est ce qui tue les enfants. Dans chacune des affaires que j'ai pu traiter, on a un problème de silence. C'est une obligation légale que de dire lorsqu'un enfant se fait violenter et qu'on en a connaissance. Je pense qu'il va falloir qu'un jour les parquets se décident à poursuivre toutes les personnes qui ont pu avoir connaissance de ces violences et qui ne sont jamais intervenues. La notion de peur des représailles ne tient pas lorsqu'un enfant est sous les coups de ces adultes-là. Je pense que les mentalités doivent changer.

Pour alerter, il y a des lignes directes comme le 119, une grande campagne de prévention a été faite sur cette ligne-là. Après, il faut appeler le commissariat local, alerter d'autres voisins. Dans un immeuble où il y a à peu près une centaine d'habitants on ne peut pas rétorquer qu'on a eu peur d'y aller. Il est possible d'y aller à plusieurs, il faut appeler la police, le SAMU, les pompiers, le 119. Je pense qu'il y a suffisamment d'outils pour dénoncer de telles violences".

Comment rassurer les gens qui ont peur de représailles? Peut-on faire des témoignages anonymes?

"Les témoignages anonymes se font sous certaines conditions de procédures et je dirais que ce n'est pas le premier atout pour se sentir protégé. Il faut que les gens n'aient pas peur des représailles. C'est rare qu'un individu s'en prenne à un autre adulte. Encore une fois adulte contre adulte la force peut être là et surtout si on est plusieurs. Il faut davantage avoir peur des représailles de la justice parce que la non dénonciation et la non-assistance à personne en danger c'est une infraction pénale pour laquelle vous encourez cinq ans de détention et ça je pense que c'est une peur qui doit davantage s'ancrer dans les esprits".

L'arsenal juridique est-il suffisant pour lutter contre la non-assistance à personne en danger, quand elle implique un enfant et son parent?

"Souvent on nous fait état d'emprises dans un couple qui empêchent de protéger son enfant. C'est là où il est nécessaire de creuser. La non-assistance à personne en danger est problématique. Il me semble que le législateur doit aller beaucoup plus loin. On doit incriminer lourdement cette infraction, on n'encoure que cinq ans, ça devrait passer au criminel dès lors qu'un enfant meurt au bout et dès lors que la personne qui n'a pas aidé était un parent. Donc, il va falloir qu'on évolue sur l'arsenal législatif pour que les gens aient réellement conscience de ce qu'ils encourent en ne portant pas assistance à un enfant. On a une limite sur cette infraction, il va falloir qu'on la dépasse".

Astrid Landon http://www.bfmtv.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 30/11/2016 17:23  Mis à jour: 30/11/2016 17:25
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 Re : L'insoutenable calvaire de Tony : Enfant de 3 ans mort sous les coups à Reims : le procureur invite ceux qui ont "gardé le silence" à parler !!!
- Quatre jours après la mort de Tony, 3 ans, à Reims (Marne), le procureur de la République Matthieu Bourrette invite toutes les personnes ayant des informations relatives au "calvaire" vécu par ce petit garçon, "souffre-douleur" du conjoint de sa mère selon le parquet, à se manifester. La maman de l'enfant et son compagnon ont été mis en examen et écroués lundi, à l'issue de leur garde à vue.

Son décès a été constaté à son arrivée à l’hôpital. Samedi dernier, Tony, 3 ans, est mort après plusieurs heures d’agonie. Les secours n’ont rien pu faire. Le petit garçon qui vivait avec sa mère et le nouveau compagnon de celle-ci à Reims (Marne), dans le quartier des Châtillons, n’a pas survécu aux coups répétés qui lui ont été assénés pendant plusieurs semaines.

Quatre jours après les faits, le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette, invite dans le journal régional L'Union toutes les personnes pouvant apporter des informations à se manifester auprès de la police et de la justice. "S’il est trop tard pour sauver cet enfant, il n’est pas trop tard pour comprendre quel était son quotidien, son calvaire, depuis un mois et demi au moins, période pendant laquelle il aurait été frappé par le nouveau compagnon de sa mère", explique ce mercredi à LCI Matthieu Bourrette.

"Peur des représailles"


Plusieurs voisins du couple ont été entendus depuis samedi par les enquêteurs de police. "Un certain nombre a reconnu avoir entendu à plusieurs reprises des bruits suspects dans l'appartement, mais aucun n'a fait de signalement. Ces personnes ont indiqué qu'elles n'avaient pas osé parler par peur des représailles, fait savoir Matthieu Bourrette. Pour cet enfant martyr, il faut aujourd'hui qu'un maximum de témoins se fassent connaitre et apportent des éléments à l'enquête".


Lundi, après 48 heures de garde à vue, la mère de Tony, âgée de 19 ans, et son compagnon, âgé de 24 ans et déjà connu pour des faits de violences sur mineur, ont été mis en examen : elle pour "non-assistance à personne en péril" et "non dénonciation de mauvais traitement", lui pour "violences habituelles sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité" et " homicide volontaire sur mineur de 15 ans".


La mère encourt 5 ans d'emprisonnement. Lui la réclusion criminelle à perpétuité.

http://www.lci.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 30/11/2016 17:10  Mis à jour: 30/11/2016 17:10
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 Re : Mort de Tony : «J'ai mal en pensant à cet enfant», confie la grand-mère du meurtrier présumé...
Tony, l'enfant de trois ans et demi mort samedi à Reims, a servi de « souffre-douleur » au conjoint de sa mère, un homme déjà condamné sept fois pour violences.

Elle a les yeux rougis. Depuis que son petit-fils a été accusé d'avoir battu à mort le fils de sa compagne, elle ne dort plus. La grand-mère de Loïc V. évoque un jeune homme en souffrance, coupable d'un acte, selon elle, « impardonnable ».

Que ressentez-vous face à ce drame ?


Beaucoup d'incompréhension... J'ai un rapport très fort avec mon petit-fils, que j'ai quasiment élevé, avec mon mari, de sa naissance à ses 10 ans. Ses parents travaillaient beaucoup, sa mère à l'usine, et son père comme livreur. Nous l'avions tous les jours après l'école, les mercredis.

Il a pourtant connu rapidement des difficultés...


Nous avions suggéré de le faire voir par un psychologue dès l'adolescence, il allait mal. Il y a eu l'alcool, les bagarres... Il avait beaucoup de violence en lui. Il n'a pas supporté la séparation de ses parents. Et quand son grand-père est décédé il y a dix ans, c'est allé de mal en pis.

Comment se comportait-il récemment ?


Je sentais qu'il voulait se remettre sur le droit chemin depuis sa sortie de prison, il y a un an. Il était amoureux, je le croyais prêt à s'investir pour ce petit bout de chou, aussi. Je suis tombée de très très haut. Ce n'est pas le petit-fils que j'ai élevé... Son acte est impardonnable. J'ai mal en pensant à cet enfant. Loïc doit être puni à la hauteur de ce qu'il a fait.

http://www.leparisien.fr/
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