|Bienvenu(e) Visiteur|
block control Home  •  SOS-Infos  •  Recherche  •  Les Photos non rsolues block control

 Connexion

 clic
Real Time Web Analytics

 Qui est en ligne
15 Personne(s) en ligne (14 Personne(s) connectée(s) sur Les nouvelles)

Utilisateurs: 0
Invités: 15

plus...

 Les nouvelles quotidiennes du suivi des dossiers publiés sur le site...
Affaire Dutroux: Lettre de Jean-Denis Lejeune , papa de Julie. « Avis à la population ! ». « Droit de réponse suite à la sortie du livre de Dayez » -> ( avocat de Dutroux). Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 27/05/2018 11:41
Meurtre d’Angélique : David Ramault a écrit une lettre d'explication... Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 27/05/2018 11:28
STOP MALTRAITANCE !Pour les victimes de Boko Haram, c'est sexe contre nourriture ! Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 26/05/2018 13:59
VIDEO. Affaire Grégory : "Je m'en prendrai à ton mioche, ça te fera plus de mal", disait le corbeau à Jean-Marie Villemin plus d'un an avant le crime. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 26/05/2018 12:03
Journée internationale des enfants disparus : : en France plus de 1.300 qualifiées d'inquiétantes en 2017... Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 26/05/2018 11:43
Journée internationale des enfants disparus : «Je n'abandonnerai pas», les bouleversants témoignages de parents d'enfants disparus ... Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 26/05/2018 11:37
Affaire Magalie Méjean. Ses parents partent pour la Martinique. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 26/05/2018 11:27
L’enquête sur la noyade de la petite Léa à Mairieux s’oriente vers la piste criminelle... Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 23/05/2018 14:42
Tentatives d'enlèvements de mineurs : Un mandat d’arrêt européen va être lancé pour permettre à la justice française d’entendre Vivian Coçu. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 20/05/2018 13:14
Disparition inquiétante de Léa Petitgas, 20 ans. Cinq mois d’énigme… Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 18/05/2018 14:37

Les disparues de l’Yonne.

Publié par Walda Colette Dubuisson le 13-09-2017 (893 lectures) Articles du même auteur
Image redimensionnée


13/09/20117 : L’émouvant hommage posthume au gendarme Jambert.
Le responsable de la formation des gendarmes dans le Cantal a décidé placer sa nouvelle promotion sous le patronage de Christian Jambert, l’enquêteur (aujourd’hui décédé) qui a permis de démasquer le tueur en série Emile Louis.

********************************************
20/06/2017 : Les meurtres non résolus les plus mystérieux (3/8) : les disparues de l’Yonne
*************************************************
13/06/2017 : Les ossements découverts étaient trois squelettes d’hommes, ils n'ont donc rien à voir avec l'affaire dite des «Disparues de l'Yonne», victimes du tueur en série Emile Louis, qui a longtemps travaillé dans la commune.
**********************************************
11/06/2017 : Si cela s’avère nécessaire après les résultats des analyses, le parquet d’Auxerre (Yonne) pourrait demander des expertises ADN sur les squelettes découverts mercredi.
************************************
09/06/2017 : QUATRE ( certains médias disent 3 ?) squelettes de jeunes adultes découverts dans la zone des «disparues de l'Yonne». Pierre Monnoir, l'emblématique président de l'association des disparues de l'Yonne ne peut s'empêcher de faire un lien avec l'affaire Emile Louis.

Emile Louis, tueur en série, qui avait reconnu les meurtres de sept jeunes femmes -les disparues de l'Yonne- est mort en détention en 2013 à l'âge de 79 ans.

Pour en savoir plus, regardez dans l’article les vidéos :
*Emile Louis : les disparues de l'Yonne - Faites entrer l'accusé.
*Qui a tué le Gendarme Jambert ? (Affaire Emile Louis - Yonne)
* On veut vraiment que l'ADN de ces ossements soit comparé à celui des familles des disparues de l'Yonne", explique Pierre Monnoir, président de l'association des disparues de l'Yonne.


Emile Louis : les disparues de l'Yonne

L'affaire des disparues de l'Yonne est la plus importante affaire de disparitions que la France ait connue : entre 1977 et 1979, on perd toute trace de sept jeunes filles légèrement déficientes mentalement, toutes pupilles de la DDASS. En novembre 2004, Emile Louis, 70 ans, déjà condamné à plusieurs années de prison à Auxerre et Draguignan pour attentat à la pudeur, est arrêté et condamné à vingt ans de réclusion criminelle. Sur ses indications, la justice retrouve les corps de deux des disparues. Ayant fait appel, Emile Louis a été rejugé. En juin 2006, les douze jurés de la Cour d'appel de Paris ont confirmé une peine identique à la première instance : réclusion criminelle à perpétuité avec peine de sûreté de 18 ans avec dédommagement des familles.

France 2


Qui a tué le Gendarme Jambert ? (Affaire Emile Louis - Yonne)


Qui a tué le Gendarme Jambert ? (Affaire Emile... par JaneBurgermeister


[b]09/06/2017 : QUATRE squelettes de jeunes adultes découverts dans la zone des «disparues de l'Yonne»
Trois squelettes ont été découverts cette semaine sur les bords de l'Yonne, à Gurgy (Yonne) lors de travaux de terrassement pour un parking. Les corps étaient enterrés à peu près entre 40 et 50 cm de profondeur. Les travaux ont été interrompus et les tas de terre décaissés dans lesquels des os ont été aussi découverts sont placés sous contrôle de la gendarmerie. Il s'agirait de jeunes corps adultes.


Un lien avec l'affaire des disparues de l'Yonne ?

«On ne peut pas s'empêcher de faire un lien éventuel avec les disparues de l'Yonne. Dans cette affaire, il nous manque cinq corps. Des familles attendent toujours de donner une sépulture aux victimes du tueur Emile Louis», réagit Pierre Monnoir, l'emblématique président de l'association des disparues de l'Yonne. Une source locale évoquerait néanmoins la possibilité d'une tombe médiévale.

Lors de l'enquête sur le tueur en série Emile Louis, seuls les corps de Jacqueline Weiss et Madeleine Dejust ont été retrouvés dans l’Yonne, lors de fouilles en décembre 2000 sur les bords de la rivière du Serein, le coin de pêche préféré du tueur à la crinière blanche décédé en détention en octobre 2013, après avoir été condamné en appel en juin 2006 à la réclusion à perpétuité.

Les os vont être analysés pour datation


Emile Louis, chauffeur de car scolaire, avait reconnu en 2000 avoir tué sept jeunes filles, donnant des précisions pour les lieux d’inhumation de deux d’entre elles. Il n'a jamais indiqué où il avait fait disparaître les autres victimes : Christine Marlot, Chantal Gras, Bernadette Lemoine et Françoise Lemoine et Martine Renault. Il a longtemps vécu à Seignelay non loin de la commune de Gurgy et fréquentait assidûment les rives de l'Yonne où il aimait aller pêcher.

Les ossements sont partis pour expertises à l'Institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale (Ircgn) pour datation. Les résultats ne sont pas attendus avant plusieurs semaines.


http://www.leparisien.fr/faits-divers ... ne-08-06-2017-7030755.php

Corps des disparues de l'Yonne ou tombe médiévale ?

Cette découverte fait renaître un espoir pour les proches des victimes. "C'est quand même dans la zone géographique, à 4-5 kilomètres autour d'où vivait Émile Louis. (...) On veut vraiment que l'ADN de ces ossements soit comparé à celui des familles des disparues de l'Yonne", explique Pierre Monnoir, président de l'association des disparues de l'Yonne. Des analyses doivent dater ces ossements, car la disposition des corps fait aussi envisager la thèse d'une tombe médiévale. Selon la procureure de la République d'Auxerre (Yonne), rien ne permet pour l'instant d'établir de lien avec l'affaire des disparues de l'Yonne. Émile Louis avait été condamné en 2004 à la prison à perpétuité avant de mourir neuf ans plus tard.


Yonne : trois squelettes humains découverts

**********************************
11/06/2017 : Si cela s’avère nécessaire après les résultats des analyses, le parquet d’Auxerre (Yonne) pourrait demander des expertises ADN sur les squelettes découverts mercredi.

La découverte de trois squelettes humains, mercredi, chez un particulier à Gurgy (Yonne), a déclenché l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet d’Auxerre.

Les suites judiciaires dépendront des résultats des analyses réalisées par l’Institut de Recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN). Ces résultats sont attendus en fin de semaine prochaine.


Prescription et investigations


« Les éventuelles poursuites judiciaires engagées dépendent du délai de prescription (*). Toutefois l’absence de suites judiciaires ne stoppe pas nécessairement les investigations. Si des victimes sont en attente de réponses et qu’il y a une possibilité de leur en donner, il faut le faire », éclaire le procureur de la République d’Auxerre, Sophie Macquart-Moulin.

Vendredi, Pierre Monnoir, le président de l’Association de Défense des Handicapés de l’Yonne (ADHY), médiatisée suite à l’affaire des disparues de l’Yonne, a adressé une lettre au parquet. Pour lui demander, si la datation des ossements « avoisinait les 30 ans », que « l’ADN des squelettes soit comparé à l’ADN des familles de nos disparues », ou sinon à celui d’autres personnes disparues « au niveau national ».

« Cela va de soi que s’il y a le moindre doute et que cela s’avère nécessaire, ces analyses ADN seront demandées. Dans ces situations, nous agissons au cas par cas », répond Sophie Macquart-Moulin.

De la même manière, en fonction des résultats, certaines vérifications sur l’usage qui avait été fait du terrain dans le passé pourraient être demandées. « Mais bien évidemment, si ces squelettes datent de plusieurs siècles, il n’y aura pas lieu de poursuivre l’enquête », conclut la représentante du parquet.

Antonin Bisson http://www.lejdc.fr/gurgy/faits-diver ... -necessaire_12438629.html

(*) La loi du 27 février 2017 a modifié les règles de la prescription de l’action publique. Ce délai est désormais de six ans pour les délits et de vingt ans pour les crimes. La mort du prévenu entraîne également l’extinction de l’action publique.

******************************************

Les meurtres non résolus les plus mystérieux (3/8) : les disparues de l’Yonne

Entre 1975 et 1979, sept jeunes femmes, âgées de 15 à 26 ans, ont disparu successivement dans l’Yonne.

Dans cette affaire, le mystère ne réside pas dans l’identité du coupable, mais dans ses victimes : seules deux des sept femmes disparues ont été retrouvées.

Elles avaient en commun d’être toutes des enfants de la DDASS et déficientes mentales légères. Elles étaient accueillies par l’APAJH (association de protection des adultes et jeunes handicapées), et leur disparition n’a, dans un premier temps, que peu inquiété.

Il aura fallu plusieurs années, une émission de télévision, la création d’une association et le dévouement d’un gendarme pour qu’une enquête soit menée et que l’affaire soit jugée… trente ans après les faits.

Des disparitions ignorées par la justice

En 1979, Martine Renault, âgée de 16 ans, orpheline et vivant dans une famille d’accueil différente de celle de ses frères et sœurs, disparait. Emile Louis, chauffeur de car employé par l’APAJH, et vivant à Seignelay (Yonne) la transporte régulièrement dans son véhicule. Selon des témoins, la jeune fille aurait expliqué que le chauffeur allait l’emmener voir sa mère.

L'homme est donc soupçonné et entendu par la police, mais faute de preuve, il est relâché et les enquêteurs concluent à une fugue.

En 1981, le corps de Sylvianne Lesage, âgée de 23 ans, est découvert. La jeune fille était élevée chez la compagne d’Emile Louis, qui accueillait des enfants de la DDASS. L’homme est donc soupçonné par la police, d’autant qu’il a été condamné la même année pour attentat à la pudeur sur… des jeunes filles de la DDASS.

Mais Emile Louis nie toute implication. Il sera quand même condamné, puis bénéficiera d'un non-lieu en 1984, entrainant le classement sans suite de cette affaire.

Pendant ces années, peu de personnes s'inquiètent des autres disparitions de jeunes filles dans la région. La principale cause est qu'elles n'avaient pas de parents, et qu'elles ne voyaient que rarement leurs frères et soeurs, ayant été séparées d'eux par la DDASS. Un laps de temps qui a facilité le travail du tueur, Emile Louis.

La détermination du gendarme Jambert

Mais un gendarme commence à se poser des questions. L’adjudant-chef Christian Jambert, qui était déjà chargé d’enquêter sur la mort de Martine Renault, a des doutes sur Emile Louis.

Il fouille et se penche sur les autres disparitions de jeunes filles dans le département, qui ont cours depuis 1977. Le gendarme Jambert soupçonne Emile Louis d’y être lié. De par son métier, il a effectivement été en contact régulier avec chacune des filles.

En 1984, le gendarme Jambert rend à la justice un rapport sur ses soupçons. Faute de preuve, il restera sans suite, mais le procureur demande tout de même à l'enquêteur de poursuivre son travail.

Ce n’est qu’en 1996 qu’une association dépose plusieurs plaintes pour enlèvement et séquestration – et non pas meurtre, puisqu’aucun corps n’a été retrouvé - soit près de 20 ans après les faits.

Mais la justice refuse d’ouvrir une procédure, à cause de la période de prescription, largement dépassée.

La justice se réveille

En 1997, le gendarme Jambert, toujours sur la piste du tueur, est retrouvé mort. Il s’agit officiellement d’un suicide, même si le rapport d’autopsie révèle plusieurs incohérences, notamment le fait que deux balles, toutes deux décrites par les médecins légistes comme mortelles, aient été retrouvées à des endroits éloignés : l’une dans la tête, l’autre dans le cœur.

Face à l’inaction de la justice, les familles de victimes font appel aux médias et notamment à l’émission de télévision «Perdu de vue».

L’enquête, qui avait jusque-là toujours tourné autour d’Emile Louis, se poursuit donc et, en décembre 2000, les gendarmes se rendent à son domicile de Draguignan (Var), où il a emménagé.

Après lui avoir assuré qu’en raison de la période de prescription, Emile Louis pouvait parler des disparues de l’Yonne sans s’attirer d’ennuis, le tueur avoue. Il a assassiné les sept jeunes filles dans les années 1970.

Il guide même les enquêteurs jusqu’aux corps, dans la région d'Auxerre, mais seules deux victimes seront retrouvées.

Le tueur est alors placé en garde-à-vue et lorsqu’il comprend qu’il devra finalement payer pour ses crimes, il se rétracte et clame son innocence, expliquant que la cause des disparitions est liée à un vaste réseau de proxénétisme qui minait le département à l'époque.

En effet, parallèlement aux disparitions imputées à Emile Louis, d’autres enlèvements de jeunes filles, notamment issues de la DDASS, ont eu lieu dans l’Yonne. Eux étaient liés à la prostitution. L'affaire avait éclaté en 1983, lorsque les époux Dunand ont été arrêtés à Appoigny, à moins de 10 km de là où vivait Emile Louis. Ils étaient à la tête d’un réseau de proxénétisme et de torture, sur des jeunes filles qu’ils enlevaient dans le département.

Malgré cette affaire parallèle, les aveux d’Emile Louis, et l’emplacement correct de deux corps, laissent peu de place au doute.

Après plusieurs rebondissements judiciaires dus à la longue période écoulée entre les faits et le procès, Emile Louis est finalement condamné, en 2004, pour les sept meurtres, à la réclusion criminelle à perpétuité.

Mais cinq des corps n’ont toujours pas été retrouvés, il n’existe aucune arme du crime, ni le moindre témoin.

Au début du mois de juin, trois squelettes ont été découverts à Gurgy, au nord d’Auxerre, dans la zone où Emile Louis sévissait. Mais les corps étaient en fait trois hommes, et avaient plus de cent ans.

Emile Louis est mort en 2013, en emportant dans la tombe le secret de l’emplacement des corps de ses victimes.

http://www.cnewsmatin.fr/
Format imprimable Envoyer cet article à un ami Créer un fichier PDF à partir de cet article
 
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/09/2017 13:47  Mis à jour: 13/09/2017 13:47
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3987
 Les disparues de l’Yonne. L’émouvant hommage posthume au gendarme Jambert.
Image redimensionnée

L'adjudant-chef Christian Jambert

Le responsable de la formation des gendarmes dans le Cantal a décidé placer sa nouvelle promotion sous le patronnage de Christian Jambert, l’enquêteur (aujourd’hui décédé) qui a permis de démasquer le tueur en série Emile Louis.

C'est un choix courageux. Mais assumé. Même revendiqué. Un capitaine de gendarmerie du Cantal, responsable de la formation d'officiers de police judiciaire, les enquêteurs compétents pour mener des investigations, a décidé de placer sa classe sous les auspices de l'adjudant-chef, Christian Jambert. Ce sous-officier est un mythe pour beaucoup d'enquêteurs criminels. Il est le gendarme qui avait identifié dès 1984, soit dix-sept ans avant son arrestation en décembre 2000, le tueur en série Emile Louis dit «le boucher de l'Yonne». Un prédateur, décédé en détention en 2013, et condamné à la réclusion à perpétuité pour avoir enlevé et tué entre 1977 et 1979 sept jeunes filles, dont certaines mineures ou vulnérables en raison de leur handicap, et toutes des enfants de la Ddass. Un militaire hors norme.

«C'est une démarche personnelle. Il incarne pour moi ce que doit être un bon officier de police judiciaire: un homme pugnace, efficace, réaliste, courageux et sûr de ses connaissances juridiques. C'est pour cela que je lui dédicace cette formation», insiste le capitaine Sylvain Munsch, directeur de la formation des OPJ, au groupement de gendarmerie du Cantal.

«J'ai présenté à mes stagiaires qui était le sous-officier Jambert. Ce sont de jeunes gendarmes, peu le connaissait mais tous ont entendu parler de l'affaire du tueur en série de l'Yonne Emile Louis», continue le capitaine Munsch qui lors d'un passage dans le département de l'Yonne au début de sa carrière «avait entendu parler de ce gendarme qui a démasqué un tueur en série». Le capitaine Munsch avait gardé en mémoire le rôle clé joué par ce gendarme lors de la mise en cause puis de l'arrestation du tueur Emile Louis. Le procès-verbal qu'il avait rédigé en juin 1984 identifiait Emile Louis comme suspect numéro et il lui imputait déjà six des sept victimes pour lesquelles l'ex chauffeur de car sera condamné à perpétuité. Un procès-verbal qui restera égaré, pour des raisons qui erestent encore aujourd’hui inexpliquées, dans un coffre du parquet du tribunal d'Auxerre. Il y sera retrouvé par hasard des années plus tard..

Bouc-émissaire

Il y a quelques mois, l'Association des disparues de l'Yonne s'étonnait qu'à ce jour «aucune promotion de sous-officiers ou d'officiers de la gendarmerie ne porte le nom de l'adjudant-chef» par la voix de Pierre Monnoir, son emblématique président qui a porté à bout de bras le combat judiciaire dans cette affaire. «L'adjudant-chef Jambert a été maltraité et a servi de bouc-émissaire. Je constate que dans ce dossier malgré bien des errements, certains magistrats ont continué leur carrière sans être inquiété ou si peu... Jambert mérite que les gendarmes l'honorent», poursuit Pierre Monnoir.

Quant à Isabelle Richard, la fille du sous-officier décédé dans des circonstances troubles en août 1997, elle se souvient d'un père «très investi qui voulait aboutir coûte que coûte et donnait de sa personne». «Un gendarme dévoué qui allait au bout des choses et savait être persévérant. C'est lui qui sort cette incroyable affaire. Et à l'époque il n'y avait pas de recours à l'Adn. Mais surtout il aimait et savait écouter les gens», décrit sa fille qui considèrerait comme «un honneur et une fierté» de voir son père «être le parrain de futurs gendarmes».


leparisien.fr http://m.leparisien.fr/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/06/2017 16:23  Mis à jour: 26/06/2017 16:23
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3987
 Les disparues de l’Yonne. Une sépulture découverte le 6 juin dernier dans un village de l’Yonne a relancé les recherches sur Émile Louis. A priori, ce n'est pas un cimetière caché du tueur en série.
C'est une propriété discrète des bords de l'Yonne, située à 150 mètres d'une abbaye. Une ancienne ferme, en plein cœur du village de Gurgy, rachetée il y a six mois par un artisan du coin. Dans une cour gravillonnée, un mur abattu laisse apparaître un carré de terre. Sous une bâche en plastique de la gendarmerie, trois squelettes attendent de retomber dans l'oubli.

Les analyses, ces jours-ci, ont parlé à leur place. Ces sépultures retrouvées lors de travaux de terrassement datent de "plusieurs centaines d'années", selon les termes du rapport d'expertise archéologique diligenté par le parquet d'Auxerre. La disposition des tombes (alignées et orientées suivant un axe est-ouest), le positionnement des ossements (les avant-bras croisés sur l'abdomen, la tête tournée vers l'est), indiquent que les vestiges sont "caractéristiques de pratiques funéraires chrétiennes", poursuit le document. Au moins deux des corps seraient masculins, l'absence de crâne suffisamment conservé pour l'un ne permet pas de déterminer son sexe. Autant d'éléments qui excluent la piste des “disparues de l'Yonne” et celle d'Emile Louis, un temps évoquée lors de la découverte. Sans non plus révéler tous leurs secrets archéologiques.

Les corps manquants des disparues
Dans la commune et ses alentours, l'hypothèse a en tout cas rouvert une plaie profonde. Celle de sept jeunes filles des environs, légèrement handicapées mentales et confiées à la Ddass, violées et assassinées entre 1977 et 1979. Un "cold case" malgré la condamnation d'Emile Louis à la réclusion criminelle à perpétuité en 2006. Quarante ans après les disparitions, seuls deux corps ont été retrouvés enfouis près d'une rivière, à une quinzaine de kilomètres de Gurgy. Le boucher de l'Yonne est mort en 2013 en emportant le secret des cinq autres disparues.

Le visage buriné, Pierre Monnoir a passé sa vie sur leurs traces. Il y a vingt ans, ce VRP, président de l'Association de défense des handicapés de l'Yonne, s'est démené pour qu'un juge ouvre une enquête. Intranquille, il continue sa quête. C'est lui qui a alerté la presse, inquiet que les autorités "classent vite" la découverte, selon ses mots. Une forme de méfiance doublée d'un vieux réflexe. "J'ai voulu mettre la pression pour que les recherches soient faites", résume Pierre Monnoir, qui reconnaît une "mauvaise pioche".

Une fourchette chronologique d'un millénaire
A Gurgy, les gros titres ont "ravivé les mémoires", confie d'une voix un couple de retraités qui se souviennent soudain des rebondissements de l'affaire. D'autres préfèrent ne pas y penser. Près de la boulangerie, une mère de famille déplore : "On a relancé la machine pour rien." Jean-Luc Liverneaux, adjoint au maire de la commune, est soulagé du classement sans suite de l'enquête. "J'imagine la frustration des proches des disparues, assure l'élu. Mais je préfère qu'on soit sous les projecteurs pour d'autres raisons."

Il reste toutefois quelques zones d'ombre. Si la justice a clos le dossier, l'examen des trois squelettes n'a pas tout dit. En l'absence d'une analyse radiocarbone, leur datation précise reste inconnue. Joël Beaujan, ancien instituteur de la commune, a un temps pensé qu'ils pouvaient provenir du néolithique. "Il y a régulièrement des découvertes ici", avance ce retraité de 75 ans, natif de Gurgy. Comme en 2004, avec la découverte d'une nécropole estimée du Ve millénaire avant Jésus-Christ. "C'est un secteur très riche, confirme Philippe Amourette, archéologue au musée auxerrois de l'Abbaye Saint-Germain, où sont entreposés des vestiges de Gurgy. Cela va du néolithique à l'âge de fer ; depuis les années 1970, on en découvre d'année en année." Une richesse qui s'explique par l'implantation très ancienne de populations sur la vallée de l'Yonne et ses affluents fertiles, carrefours migratoires.

Une piste finalement écartée par les chercheurs. L'expertise avance une fourchette chronologique d'un millénaire, allant du début de la "période médiévale, à la fin du Ve siècle, aux guerres de religion au XVIe". "Il s'agit peut-être d'un ancien prieuré, confie l'un d'eux. Il est très probable qu'on tombe sur d'autres sépultures si on creuse à côté." Le mystère devrait rester enfoui sous terre. La direction régionale des affaires culturelles (Drac) de Bourgogne-Franche-Comté indique en effet qu'il n'y aura "pas de poursuite des fouilles", faute d'intérêt archéologique. A la place, des travaux de remblaiement sont prévus pour permettre la construction d'un parking privé surélevé. Une archéologue de la Drac explique : "L'important, ce n'est pas de retourner de la terre à tout prix, c'est de savoir qu'il y a quelque chose…" Quelque part entre mémoire et oubli.

http://www.lejdd.fr/societe/les-squel ... ache-demile-louis-3371615
Répondre
Déposer un commentaire
Règles des commentaires*
Tous les commentaires doivent être approuvés par un Administrateur
Titre*
Nom*
Courriel*
Site internet*
Message*
Code de Confirmation*
0 + 6 = ?  
Entrez le résultat de l'expression
Maximum de tentatives que vous pouvez essayer : 10