|Bienvenu(e) Visiteur|
block control Home  •  SOS-Infos  •  Recherche  •  Les Photos non rsolues block control

 Connexion

 Qui est en ligne
21 Personne(s) en ligne (21 Personne(s) connectée(s) sur Les nouvelles)

Utilisateurs: 0
Invités: 21

plus...

 Les nouvelles quotidiennes du suivi des dossiers publiés sur le site...
Tournant dans l'enquête sur la disparition de Théo Hayez en Australie: l'affaire a été transmise. ( Vidéo) Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 16/09/2019 09:00
Une cinquantaine de témoins au procès du tueur présumé de Shashia Moreau, violée et tuée alors qu’elle venait échanger des figurines Pokémon à Anvers. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 14/09/2019 13:56
Encore merci Les nouvelles Visiteurs 12/09/2019 12:39
Jérémy Pierson condamné à la perpétuité pour l’assassinat de Béatrice: voici ce qu’il devra rembourser à la famille Berlaimont! Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 12/09/2019 10:57
Le 11 septembre 2008, Antoine, 6 ans, disparaît à Issoire, tous les spécialistes sont passés par Issoire ( Vidéo) Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 12/09/2019 10:23
Trois hommes aux assises pour répondre du meurtre de Romain Gambier à Campagne-lès-Hesdin. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 12/09/2019 10:15
Re : Merci Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 12/09/2019 09:46
Merci Les nouvelles Visiteurs 11/09/2019 19:33
Affaire Epstein : trois femmes entendues par la police française, qui lance un appel à témoignages. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 11/09/2019 13:10
Pédophilie : L’affaire Jeffrey Epstein expliquée en vidéo. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 11/09/2019 12:44

«L'excision est un cri que l'on n'oublie jamais».

Publié par Walda Colette Dubuisson le 21-06-2019 (673 lectures) Articles du même auteur
Image redimensionnée
21/06/2019 : FRANCE

Plan contre l'excision: Une mutilation qui perdure et toujours beaucoup d'«idées reçues»
Un plan interministériel de lutte contre cette mutilation sexuelle est lancé pour la première fois ce vendredi .
*************************************
05/07/2017 : Excisée à 8 ans en Guinée, mariée de force à 13 ans, Diaryatou Bah milite contre les violences et les mutilations sexuelles qui détruisent des fillettes.

En 2016, l'ONU Femmes dénombrait 200 millions de filles et de femmes ayant subi une forme de mutilation génitale dans les pays les plus concernés (27 pays africains, le Yémen, l'Irak et l'Indonésie).


Diaryatou Bah a été excisée à l'âge de 8 ans en Guinée. Un souvenir horrible qu'elle a décidé de raconter. «On m'a demandé de suivre une femme dans une pièce et on m'a vêtue d'un simple pagne. Personne ne m'a dit ce qui allait se passer, on m'a tenu les bras, les jambes et j'ai été excisée», raconte cette femme de 31 ans, arrivée en France à 17 ans. «Le cri de l'excision, c'est un cri de douleur qu'on ne peut jamais oublier», poursuit Diaryatou. À l'époque, dans son village, «c'était la tradition». «Si une fille n'était pas excisée, ce n'était pas normal», poursuit la jeune femme qui a pris conscience de ce qu'on lui a «enlevé» – clitoris et petites lèvres – en racontant son histoire bien plus tard.

«On peut avoir une famille moderne, indépendante, qui une fois en Afrique va subir le poids des traditions, la pression familiale. Il suffit de dix minutes pour qu'une fille soit excisée et ce traumatisme, elle l'aura toute sa vie», met en garde Diaryatou, «peu rassurée» à l'idée d'emmener sa fille de 18 mois en Guinée.

Une émission télé lui ouvre les yeux

Mariée à 13 ans et demi à un polygame de 30 ans son aîné, elle quitte son pays pour rejoindre ce quasi-inconnu aux Pays-Bas. «À 14 ans, c'est théorique, le mariage, on le connaît par les romans. Je n'étais préparée à rien, ne connaissais rien, la sexualité était taboue», poursuit Diaryatou, qui subit rapidement viols conjugaux, coups, insultes et isolement. Lorsqu'elle a 17 ans, le couple s'installe près de Paris. Souvent laissée seule et sans argent pendant que son mari rejoint d'autres épouses. «Je ne parlais pas français, je n'avais jamais pris le métro, je n'avais pas de papiers, j'étais coupée du monde.»

Un soir, après quatre ans de vie conjugale qui lui en ont «paru quarante», elle tombe sur une émission où témoignent des femmes victimes de violences. À 17 ans, devant son écran, elle note le mot «assistante sociale» pour pouvoir «sortir de l'enfermement». Prise en charge par l'Aide sociale à l'enfance, elle est installée dans un foyer de jeunes travailleurs, apprend le français et est suivie par une association et une psychologue. En 2005, la carte de séjour lui offre «une nouvelle vie».

«C'est un témoignage de femme qui m'a sauvée»

«C'est un témoignage de femme qui m'a sauvée. Ce que je veux c'est transmettre à mon tour», dit Diaryatou, employée dans une association qui vient en aide aux exclus et aux femmes en fragilité, auteure, en 2006, du livre «On m'a volé mon enfance». Aujourd'hui mère, elle a pardonné et se dit «apaisée»: «Je suis une victime, mais ma famille, comme beaucoup de familles africaines, a hérité de ces traditions. C'est à la racine qu'il faut combattre l'excision, le mariage forcé, par l'éducation pour casser l'ignorance et offrir le choix aux prochaines générations.»

Diaryatou habite en France et est l'ambassadrice de la campagne de prévention «Excision, parlons-en!». Pour les futures campagnes contre l'excision, elle aimerait impliquer davantage les hommes: «Eux aussi doivent s'engager en racontant comment c'est d'être avec une femme qui a été excisée, qui n'a pas de plaisir, qui ne connaît pas son corps», plaide-t-elle.

L'important

@Limportant_fr

Comprendre et lutter contre l'excision avec Diaryatou Bah https://limportant.fr/infos-societe/9/380059 … @28minutes
20:36 - 3 Jul 2017
http://www.20min.ch/ro/news/monde/sto ... n-oublie-jamais--12931031
Format imprimable Envoyer cet article à un ami Créer un fichier PDF à partir de cet article
 
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/06/2019 17:31  Mis à jour: 21/06/2019 17:31
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4757
 Plan contre l'excision: Une mutilation qui perdure et toujours beaucoup d'«idées reçues».( Vidéo)
Cette mutilation génitale pratiquée majoritairement sur les adolescentes et les jeunes femmes est interdite en France.
Selon le réseau associatif Excision, parlons-en !, 60.000 femmes excisées vivent actuellement en France.
Un chiffre qui pourrait être sous-estimé selon le secrétariat d’Etat aux droits des femmes.

Longtemps, le nombre de 53.000 femmes excisées vivant en France a été avancé. Tiré d’un rapport de l'Institut national d'études démographiques daté de 2009, il a été actualisé en 2015 par l’ONU. Désormais, on évalue à 60.000 le nombre de femmes victimes de cette mutilation génitale résidant en France. Un chiffre qui pourrait être sous-estimé.

Lourdement punie par la loi, cette pratique violente menacerait encore de nombreuses adolescentes françaises. Pour lutter contre l’excision, la secrétaire d'Etat aux droits des femmes doit lancer ce vendredi matin un plan entièrement dédié à cette problématique. Une première. A l’occasion de cette annonce, 20 Minutes dresse un état des lieux de l’excision en France.
De nombreuses idées reçues

« On a souvent des idées très arrêtées sur l'excision en France, déplore Marion Schaefer, vice-présidente du réseau associatif Excision, parlons-en !, on a l’impression qu’elle touche uniquement les femmes originaires, ou dont les parents sont originaires, de pays d’Afrique. Mais ce n’est pas vrai, tous les continents sont touchés, l’Amérique du Sud comme l’Asie ». Et cette mutilation n’est pas l’apanage d’une religion particulière. En Egypte, l’excision reste très répandue y compris dans les milieux chrétiens comme chez les Coptes. « Toutes les religions sont concernées, l’excision est une norme sociale, pas un rite », précise Marion Schaefer.

Pratiquée dans la majorité des cas lors de séjours des jeunes filles dans le pays d’origine de leur famille, l'excision est interdite en France et punie de 10 ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende. Une peine alourdie à 20 ans de réclusion criminelle lorsque la mutilation est commise sur une mineure. « Il faut rappeler que même si elle est pratiquée dans un autre pays que la France, et même si vous n’avez pas la nationalité française, vous pouvez être condamné si vous êtes complice d’une excision », ajoute Isabelle Gillette-Faye, sociologue et directrice du Groupe pour l'abolition des mutilations sexuelles et autres pratiques traditionnelles (GAMS). Aujourd’hui, on estime que trois adolescentes françaises sur dix ont des parents originaires de pays dit « à risque ».

Disparités territoriales et formation

Autre idée reçue : les femmes excisées vivent essentiellement en région parisienne. « Certes il existe de grandes régions à risque en France comme l’Ile de France. Ce n’est pas un hasard si Marlène Schiappa a décidé de lancer son plan de lutte depuis la Seine-Saint-Denis. Mais la région Normandie est aussi très concernée – la ville du Havre notamment – comme la région Paca », rappelle Marion Schaefer. Une répartition géographique qui s’accompagne de disparités en matière de prise en charge et d’accompagnement médical ou psychologique des femmes excisées.

« Il faut arrêter de penser que tout peut être réglé depuis Paris. L’excision est pratiquée sur des Françaises qui vivent dans d’autres régions. Il faut repenser la formation des professionnels et l’accompagnement des victimes de façon locale », pointe Isabelle Gillette-Faye. Pour offrir une réponse décentralisée aux adolescentes inquiètes, le réseau Excision, parlons-en ! a lancé un site internet avec un tchat ouvert trois après-midi par semaine.

Quant à la formation des acteurs judiciaires et médicaux, elle devrait représenter un axe majeur du plan présenté ce vendredi. Une nécessité pour Marion Schaefer : « Souvent, les jeunes femmes que nous accompagnons nous expliquent qu’elles ont découvert leur excision lors d’une consultation médicale ou gynécologique. Et le discours adopté par les médecins n’est pas toujours adapté. Elles ne savent pas non plus qu’elles peuvent déposer plainte. Beaucoup de choses doivent encore s’améliorer »

https://www.20minutes.fr/societe/25450 ... rs-beaucoup-idees-recues?

Répondre
Déposer un commentaire
Règles des commentaires*
Tous les commentaires doivent être approuvés par un Administrateur
Titre*
Nom*
Courriel*
Site internet*
Message*
Code de Confirmation*
7 - 4 = ?  
Entrez le résultat de l'expression
Maximum de tentatives que vous pouvez essayer : 10