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La prostitution, nouveau trafic des délinquants de cités: "Ce ne sont pas des caïds mais souvent des seconds couteaux".

Publié par Walda Colette Dubuisson le 04-07-2018 (584 lectures) Articles du même auteur
04/07/2018 : FranceJusqu'à trois ans et demi de prison ferme ont été prononcés mardi à Paris contre un réseau de «proxénétisme des cités».
********************************
27/06/2018 : Le procès de douze hommes jugés pour proxénétisme s'est ouvert lundi 25 juin à Paris. Récit de la première journée d'audience.
Prostituées dans les cités, les jeunes filles étaient repérées sur les réseaux sociaux.
**************************************
23/02/2018 : Les affaires de prostitution de mineures sont en forte hausse en Seine-et-Marne depuis un an. La police vient de créer un tract de prévention pour les hôteliers. La justice, elle, fait preuve de fermeté.
Des adolescentes prises au piège…
Tout passe par Internet.
Ado prostituée : reconnaître les signes.
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07/07/2017 : C'est un phénomène nouveau et en expansion, selon la police: après des années de trafics en tous genres, les délinquants issus des cités françaises ont fait leur entrée sur le marché de la prostitution en exploitant des jeunes filles souvent mineures !!!

"C'est à partir de 2014 que les premières affaires ont été traitées. Nous sommes passés de quelques cas en 2014, à 21 affaires en 2015, puis 48 affaires en 2016. Sur les premiers mois de 2017, nous tournons déjà à une vingtaine d'affaires", poursuit M. Droguet , le patron de l'Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCTREH).



"Nous étions persuadés que les cités échappaient au phénomène de la prostitution. Le quotidien de cette délinquance relevait davantage des braquages, des trafics et surtout des stupéfiants. Mais aujourd'hui les choses ont changé", souligne Jean-Marc Droguet, le patron de l'Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCTREH).

"C'est à partir de 2014 que les premières affaires ont été traitées. Nous sommes passés de quelques cas en 2014, à 21 affaires en 2015, puis 48 affaires en 2016. Sur les premiers mois de 2017, nous tournons déjà à une vingtaine d'affaires", poursuit M. Droguet.

Selon l'OCTREH, cette prostitution dite de cités représenterait 14% des victimes identifiées sur le territoire national en 2016.

Le profil des nouveaux proxénètes? Généralement "un petit groupe de copains", pas aussi structuré que les réseaux d'Europe de l'Est, mais avec une organisation assez hiérarchisée et des tâches bien définies "entre celui qui traite avec le client, celui qui loue la chambre, celui qui fait le chauffeur ou le guet", relève une magistrate spécialisée du parquet de Bobigny, en banlieue parisienne.

"Ce ne sont pas des caïds mais souvent des seconds couteaux", note Jean-Marc Droguet. Des "petites frappes" qui explorent un nouveau marché criminel parce que celui des stupéfiants, en particulier le trafic de cannabis, est saturé.

En mai, deux hommes d'une vingtaine d'années déjà connus pour trafic de stupéfiants ont ainsi été condamnés par le tribunal correctionnel de Meaux à quatre ans de prison, dont un an avec sursis, pour avoir prostitué leurs petites amies de 15 et 16 ans dans des hôtels de Seine-et-Marne.

Les sites marchanges comme Vivastreet ou Wannonce permettent de mettre clients et prostituées en contact


Souvent mineures, les prostituées sont en majorité des fugueuses, en rupture avec leur famille à cause de maltraitances ou à la suite d'un conflit lié à leur réputation ou à l'argent.

"C'est d'ailleurs ainsi que les dossiers arrivent au parquet", après un signalement pour disparition inquiétante émis par les familles ou par l'Aide sociale à l'enfance, souligne la magistrate du parquet de Bobigny.

Une conseillère principale d'éducation (CPE) de Seine-Saint-Denis cite, elle, le cas d'une jeune fille rasée et séquestrée par sa famille pour avoir eu des relations sexuelles avant le mariage. Partie de chez elle, elle s'est retrouvée "prise en main" par des jeunes qui lui offraient le gîte et le couvert en échange de prestations sexuelles.

"L'appel à la consommation" d'objets coûteux peut aussi inciter des adolescentes à vendre leur corps, observe la conseillère principale d'éducation, qui dénonce le rôle des réseaux sociaux comme Instagram où les jeunes se mettent en scène à grands renforts d'accessoires de luxe.

Mais derrière "l'aplomb" souvent manifesté par les victimes lors des audiences et la revendication à disposer librement de leur corps se cache un important "besoin d'affection", souligne la magistrate de Bobigny. Elles s'imaginent "être la copine de leur mac, disent être amoureuse de lui".

Signe de cette "emprise", police et justice recensent très peu de plaintes de la part des victimes, malgré l'exploitation effrénée dont elles font l'objet. Dans l'affaire jugée à Meaux, les passes pouvaient atteindre septante par semaine, et les prestations, facturées entre 50 et 90 euros la demi-heure, avaient lieu dans des chaînes hôtelières bon marché, des logements privés ou des voitures.

Clients et prostituées étaient mis en relation par l'intermédiaire de sites marchands comme Vivastreet ou Wannonce qui, selon un policier, "participent" pleinement au développement de cette nouvelle prostitution invisible.

"La justice tape fort", avertissent cependant policiers et magistrats. Les proxénètes encourent 10 ans de prison et jusqu'à 20 ans si la victime a moins de quinze ans.

Quant au profil des clients, également passibles de sanction depuis la loi du 13 avril 2016, il ne diffère pas de la prostitution plus traditionnelle, selon M. Droguet: "C'est monsieur tout-le-monde"

http://www.rtl.be/info/monde/france/l ... des-couteaux--933674.aspx
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/07/2018 11:53  Mis à jour: 04/07/2018 11:53
Administrateur
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 FranceJusqu'à trois ans et demi de prison ferme ont été prononcés mardi à Paris contre un réseau de «proxénétisme des cités».
Douze hommes ont été condamnés mardi à Paris à des peines allant de six mois avec sursis à trois ans et demi de prison ferme pour avoir prostitué une vingtaine de jeunes filles, pour la plupart mineures, en région parisienne en 2015 et 2016.

Âgés de 22 et 23 ans pour la majorité d'entre eux, ils étaient jugés depuis le 25 juin pour «proxénétisme aggravé». Ils encouraient dix ans de prison. Lundi, le parquet avait requis des peines allant de 8 mois à 7 ans de prison ferme à leur encontre. Ils recrutaient des filles sur les réseaux sociaux, dans des bars ou même dans la rue, leur proposant de «gagner beaucoup d'argent en donnant du plaisir à des hommes».

Au total, 24 victimes ont été identifiées par les enquêteurs, dont 17 mineures, la plus jeune ayant 14 ans. Elles ont cependant été les grandes absentes de ce procès, aucune n'étant venue témoigner. Ce procès était, selon le procureur Barthélémy Hennuyer, celui d'un «fléau», le «proxénétisme des cités».

«C'est quoi le consentement?»

Toutes les victimes étaient, au moins dans un premier temps, consentantes. «Mais quand on a 15, 16, 17 ans, c'est quoi le consentement?», a demandé lundi le procureur. «Elles n'avaient aucune idée du piège qui se refermait sur elles». «Un des points communs entre ces jeunes filles, c'est qu'elles sont en détresse. Elles sont en rupture, parfois en fugue», avait expliqué la présidente du tribunal au début du procès.

Le procès a aidé à dessiner les contours d'un réseau, où chacun avait son rôle. Un homme sous-louait son logement pour la prostitution, un autre, surnommé «l'informaticien», rédigeait et envoyait les petites annonces, certains cherchaient des appartements pour les prostituées et leurs clients. D'autres livraient aux filles la nourriture, les préservatifs et les lubrifiants. D'autres encore les amenaient à leurs rendez-vous, leur achetaient des sous-vêtements...

Au dernier jour du procès, la plupart d'entre eux ont présenté leurs excuses aux victimes et à leur famille. Des condamnations à plus de 45'000 euros ont par ailleurs été prononcées en faveur des parties civiles: des associations luttant contre le proxénétisme et la prostitution des enfants et deux des victimes au titre du préjudice moral. (afp/nxp)

https://www.tdg.ch/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/06/2018 10:10  Mis à jour: 27/06/2018 10:10
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
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 Le procès de douze hommes jugés pour proxénétisme s'est ouvert lundi 25 juin à Paris. Récit de la première journée d'audience.
Fatoumata avait 15 ans au moment des faits, fin 2015. Après une fugue, elle va déposer une plainte avec sa mère. Elle explique qu'elle était à Suresnes (Hauts-de-Seine) chez son « patron ». Son travail? « Escort ». Comment a-t-elle connu cet homme? « Avec une amie ». Etait-elle consentante? « Oui ».

« Si le client donnait 200 euros, on savait qu'il y en avait pour une heure », a-t-elle raconté aux enquêteurs.

Elle a réussi à s'enfuir, mais son proxénète est allée la chercher à son collège. « Oui, elle avait l'âge d'être collégienne », souligne la présidente de la 15e chambre du tribunal correctionnel, en lisant le dossier. « Dès le début, toutes ces jeunes filles décrivent à peu près la même chose », résume-t-elle.

Des jeunes filles « en rupture »
Les faits se déroulent surtout à Paris, Clichy (Hauts-de-Seine), Juvisy-sur-Orge (Essonne) mais aussi en Belgique, dans des appartements loués à la semaine ou des hôtels.

« Un des points communs entre ces jeunes filles, c'est qu'elles sont en détresse. Elles sont en rupture, parfois en fugue », explique la présidente.

Face à elle, les douze prévenus, âgés pour la plupart de 22 et 23 ans. En revanche, sur le banc des parties civiles, trois associations mais pas de victime au premier jour du procès.

Sur Instagram et Twitter
Sur seize victimes identifiées, dont onze mineures, deux se sont constituées partie civile, mais une seule devrait venir témoigner, l'autre ayant trop peur. Elles seront les grandes absentes de ce procès qui doit durer jusqu'au 3 juillet.

Les filles étaient repérées sur des réseaux sociaux, souvent sur Instagram et Twitter. Jaëlle, 17 ans, a elle été tentée en écoutant sa copine Marie qui lui a parlé d'un gain de 500 euros par week-end.

Leurs proxénètes présumés, Rico et Denzel, les ont prises en photo en sous-vêtements, ont envoyé l'annonce sur un site spécialisé. « Ils savaient que nous étions mineures », a raconté Jaëlle aux enquêteurs. Rico lui aurait promis 700 euros, elle a gagné 200 euros, pour 6 ou 7 clients par jour. Au pédopsychiatre, Jaëlle a expliqué qu'elle se sentait « sale ».

« Vous parlez comme un chef d'entreprise », a dit la présidente à un prévenu, Stéphane Kessie, qui aurait été l'un des chefs de ce réseau, dont l'organisation fait penser au trafic de drogue. Le chiffre d'affaires pour une semaine dans un appartement avec quatre filles s'élevait à 7 000 euros, a-t-il reconnu. Les filles ont parlé d'un « abattage ».

« Mes filles », « mon argent »
« Mes filles », « mon argent », dit un autre prévenu, Mohamed Kante, qui a déjà été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour une autre affaire de proxénétisme. Les menaces par téléphone, enregistrées par les enquêteurs? « J'ai fait un peu d'intimidation », reconnaît-il à peine.

«- Pourquoi avoir dit lors de l'enquête que vous ne connaissiez pas Liam ?, l'interroge la présidente.

- Parce que j'étais amoureux.

- Je crois que c'est pour une autre raison. Elle était jeune, 15 ans.

- C'est possible.

- La fille, dont vous étiez amoureux, ça vous parait normal de la faire se prostituer? », questionne la présidence, sans obtenir de réponse claire.

Un fléau en Île-de-France
Il y a actuellement, selon le parquet général, environ 70 enquêtes de police sur le ressort de la cour d'appel de Paris pour des faits de proxénétisme, similaires à cette affaire.

« Depuis quelques années, aux côtés des réseaux criminels étrangers de traite d'êtres humains, les affaires portant sur des faits de proxénétisme des cités se multiplient », a alerté mi-juin la procureure générale Catherine Champrenault. Elle déplore « de très fortes augmentations de la prostitution des mineurs depuis 2014 ».

La procureure a évoqué une « descente aux enfers »: « Les cadences se font plus pressantes et l'entreprise, initialement consensuelle, se transforme en un rapport d'asservissement pervers ».

https://www.ouest-france.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/02/2018 13:00  Mis à jour: 23/02/2018 13:00
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
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 Seine-et-Marne (France) et ailleurs : les cas d’adolescentes prostituées explosent.
Les affaires de prostitution de mineures sont en forte hausse en Seine-et-Marne depuis un an. La police vient de créer un tract de prévention pour les hôteliers. La justice, elle, fait preuve de fermeté.

Chelles, Pontault-Combault, Savigny-le-Temple, Vert-Saint-Denis, Torcy, Nanteuil-lès-Meaux… Les affaires de prostitution de mineures se multiplient en Seine-et-Marne et touchent désormais aussi bien le nord que le sud du département. « Nous sommes passés de deux cas en 2016 à six en 2017 et déjà quatre en janvier 2018 », constate le commissaire Stéphane Blin, patron de la Sûreté départementale (SD), chargée de contrer le phénomène.

Des adolescentes prises au piège. Le profil des victimes est presque toujours le même : « Des filles jeunes, de 13 à 17 ans, fragiles, déscolarisées, quasiment toujours en fugue, venant de grande banlieue ou de province et consentantes au début, attirées par le gain financier à la clé », décrit Stéphane Blin. « Le problème est qu’elles ne sont pas conscientes d’être victimes. Elles refusent donc de témoigner auprès de la police, ajoute Dominique Laurens, la procureure de Meaux. Elles veulent surtout gagner de l’argent facile pour s’offrir des robes, des téléphones portables… » « Naïves car très jeunes, elles ne voient pas le mal dans ces actes sexuels tarifés, résume le policier. Or, elles sont bien victimes, exploitées ; leurs agissements auront des répercussions psychologiques dans leur vie future. »

Tout passe par Internet. Les proxénètes recrutent souvent leurs proies via les réseaux sociaux. « Ils mettent ensuite leurs photos sur des sites Web de rencontre ou d’annonce, explique Stéphane Blin. Et ils réservent les chambres d’hôtel sur Internet, pour être discrets. »

Des proxénètes de cité issus du trafic de drogue. Les mis en cause aussi ont un profil commun : des trafiquants de drogue issus de quartiers sensibles. « Ils se reconvertissent dans le trafic d’êtres humains, moins dangereux mais autant lucratif, confie Dominique Laurens. Ils font parfois tomber leurs victimes dans la consommation de drogue pour leur faire tenir la cadence. » « Ces adolescentes ont beaucoup de mal à sortir de leurs griffes ensuite : ils ne les lâchent pas, les harcèlent, les menacent. Ce sont des hommes malsains, de vrais délinquants. D’ailleurs, nous avons eu six cas où ils séquestraient les filles. »

Police et justice réagissent. Désormais, tous les cas de prostitution de mineures sont centralisés à la SD et non plus laissés aux commissariats locaux. Les parquets de Meaux et Melun assurent des poursuites sévères pour les proxénètes arrêtés : prison ferme en cas de procès, détention provisoire lors d’ouverture d’information judiciaire… La police va distribuer une plaquette aux hôteliers pour les sensibiliser (lire encadré). « Et nous allons lancer un partenariat avec l’association Le Nid pour accompagner les victimes ensuite », annonce la procureure de Meaux.
Conférence « Comment identifier et prévenir la prostitution des mineures en France ? » le 9 mars, à 19 h 30, par Agir contre la prostitution des enfants, au Millénaire, place du 19-Mars-1962, à Savigny-le-Temple. Gratuit.
Les hôteliers incités à prévenir la police

Les adolescentes effectuent souvent leurs passes dans des hôtels peu chers « ayant un accès direct aux chambres, via l’escalier de secours par exemple, sans vidéosurveillance », détaille le commissaire Blin, patron de la Sûreté départementale de Seine-et-Marne.

La SD a finalisé cette semaine un flyer qu’elle distribuera aux hôteliers du département : conseils pour repérer cette clientèle de prostituées (nombreux allers-retours dans les chambres, réservations suspectes sans bagage pour plusieurs jours, demander une carte d’identité et des cautions élevées…), se protéger (éclairage intense, vidéoprotection…), etc. « Fermer les yeux sur la prostitution hôtelière, c’est porter atteinte à la réputation de votre établissement, accepter l’exploitation sexuelle de femmes, contribuer à la prolifération de réseaux mafieux et s’exposer à des poursuites pénales », résume la plaquette.

« C’est l’omerta sur ce sujet chez les hôteliers car ce phénomène nous perturbe énormément, confie Jean-Marc Banquet d’Orx, président de l’Union des métiers et industries de l’hôtellerie (UMIH) 77. Nous aurions aimé être contactés pour élaborer ce document, pour vérifier si ses conseils sont réalistes et pour le relayer à nos hôteliers. Par exemple, demander à l’unique personne présente dans ces hôtels de vérifier l’identité d’un client suspect est délicat selon moi. »
Ado prostituée : reconnaître les signes

L’association Agir contre la prostitution des enfants alerte sur l’accumulation de signes qui peuvent identifier une mineure risquant de se prostituer : changement brutal de comportement, déscolarisation, fugues de plus en plus longues, usage intensif des moyens de communication, relations amoureuses insolites (avec des personnes plus âgées, très riches, les hébergeant…), objets ou cadeaux de provenance incertaine ou inexpliquée et train de vie onéreux.

Guide pratique de l’ACPE sur les mineurs en situation ou à risque prostitutionnel : www.acpe-asso.org/pour-en-savo ... on-enfants/guide-pratique
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