|Bienvenu(e) Visiteur|
block control Home  •  SOS-Infos  •  Recherche  •  Les Photos non rsolues block control

 Connexion

 Qui est en ligne
24 Personne(s) en ligne (24 Personne(s) connectée(s) sur Les nouvelles)

Utilisateurs: 0
Invités: 24

plus...

 Les nouvelles quotidiennes du suivi des dossiers publiés sur le site...
VIDEO. "On voulait avoir le fin mot et on l'a", déclare la mère d'Alexia Daval après la reconstitution du meurtre de sa fille. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 17/06/2019 15:19
Procès Valentin - LE DIRECT: l’avocat général requiert la perpétuité contre Alexandre Hart et Belinda Donnay. ( Vidéo) Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 17/06/2019 13:18
Après la reconstitution du meurtre d'Alexia Daval, Jonathann Daval reconnaît avoir brûlé son corps . Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 17/06/2019 13:04
Disparition de Theo Hayez en Australie: WhatsApp répond à l’appel du papa, «nous aidons la police». Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 17/06/2019 12:51
“Aidez-moi à tenir ma promesse”: le père de Théo Hayez interpelle WhatsApp... Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 17/06/2019 09:35
Théo est porté disparu en Australie: la police diffuse une nouvelle vidéo du jeune homme. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 17/06/2019 09:21
DISPARITION INQUIETANTE de Théo Hayez. : une dernière vidéo de Théo, 17 jours après… Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 17/06/2019 09:01
Meurtre d'Alexia Daval. Une reconstitution lundi pour lever les ultimes zones d'ombre. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 15/06/2019 16:18
Disparition très inquiétante de Sophie Le Tan. Affaire Sophie Le Tan : “je l’ai échappé belle” témoigne une étudiante qui avait répondu à l’annonce de Jean-Marc Reiser.( Vidéo) Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 14/06/2019 18:47
Disparition de Théo Hayez en Australie: le père de l’étudiant belge est à Byron Bay, les recherches perdureront durant le week-end! Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 14/06/2019 09:25

Kevin Vanneste, un trentenaire belge, originaire de Kuurne, a disparu depuis la mi-septembre 2018 en Corse. Belgique, France, Corse, international. Appel à témoins : Kevin Vanneste, un trentenaire belge, originaire de Kuurne, près de Courtrai (Flandre oc

Publié par Walda Colette Dubuisson le 16-05-2019 (1143 lectures) Articles du même auteur
Image redimensionnéeImage redimensionnée


Belgique, France, Corse, international.

Appel à témoins :
Kevin Vanneste, un trentenaire belge, originaire de Kuurne, près de Courtrai (Flandre occidentale), a disparu depuis la mi-septembre 2018 en Corse.
16/05/2019 : Huit mois après sa disparition en Corse, les proches de Kevin Vanneste ne veulent pas se résigner
***********************
06/04/2019 : Kevin Vanneste : 6 mois et aucune trace de l’homme disparu.
**********************
25/03/2019 : plus de 6 mois après la disparition de Kevin Vanneste, l’ouverture d’une enquête par le parquet d’Ajaccio n’a pas permis de trouver la moindre trace du jeune Belge .
***********************************
07/02/2019:Plus de cinq mois après la disparition de Kevin Vanneste, le 16 septembre dernier, pendant son séjour en Corse, l'ouverture d'une enquête par le parquet d'Ajaccio n'a pas, pour l'heure, permis de retrouver la moindre trace du jeune Belge âgé de 30 ans.
*************************
11/12/2018 : Il est à noter, selon un média corse que la maman du jeune Belge disparu sur le GR20 en Corse va mener elle-même l’enquête....




06/04/2019 : Kevin Vanneste : 6 mois et aucune trace de l’homme disparu…

Près de 6 mois après la disparition de Kevin Vanneste, le 16 septembre dernier, pendant son séjour en Corse, l’ouverture d’une enquête par le parquet d’Ajaccio n’a pas, pour l’heure, permis de retrouver la moindre trace du jeune Belge âgé de 30 ans.
Les services de gendarmerie en charge des investigations travaillent à partir des maigres éléments dont ils disposent, notamment le témoignage du prêtre bastiais, le dernier à avoir vu Kevin avant qu’il disparaisse sans laisser aucune trace, sans donner non plus le moindre signe de vie. Les gendarmes sont également dans l’attente du retour de toutes les réquisitions sur les transports qui, à partir de l’île, aurait pu conduire ailleurs le jeune ressortissant belge. Ce dernier aurait-il quitté la Corse ?

CE SCÉNARIO SEMBLE PEU PROBABLE POUR CELUI QUI, LA VEILLE DE SA PRÉSENCE À BASTIA, SEMBLAIT TOTALEMENT DÉPOURVU DE MOYENS FINANCIERS AU POINT D’ÊTRE INCAPABLE DE PAYER SON REPAS DANS UN RESTAURANT BONIFACIEN. LE COMPORTEMENT MARGINAL, QUI A VISIBLEMENT ÉTÉ LE SIEN, A RÉVÉLÉ PAR AILLEURS UN ÉTAT DE FATIGUE TRÈS PRONONCÉ.

Il éclaire également aujourd’hui sur les tourments qui font de lui un individu fragile. Le décès brutal d’un frère il y a quelques années, puis celui de sa grand-mère maternelle au début 2018, l’ont considérablement affecté au point qu’il ne parvient pas à faire son deuil, plongeant de temps à autre dans des périodes psychologiquement difficiles.

Conscient de son état et de ses difficultés à faire face, Kevin considère que le contact avec la nature est pour lui le remède le plus efficace. Fort de cette conviction, il a entrepris ce voyage en Corse pour réaliser son rêve, celui de faire le GR 20, sans pour autant prendre le temps de se préparer malgré une bonne expérience de la randonnée et de l’escalade, profitant avant tout d’un vol bon marché, d’un tarif conforme avec ses faibles ressources, mais aussi en phase avec ses idées d’une existence basée sur la solidarité plus que sur le pouvoir de l’argent.

Sa famille à Calenzana, en quête d’informations
Entre le 14 et le 16 septembre, Kevin aurait malheureusement une fois encore été exposé, au-delà de sa fatigue physique, à ses instants de trouble profond qui l’ont conduit jusqu’à une église bastiaise, en proie au doute sur ses capacités à se lancer sur le GR 20.
Sa rencontre avec ce prêtre lui aurait fait du bien, au point de lui redonner de l’énergie et de le ramener vers son projet initial. En prenant congé de celui qui l’avait accueilli et écouté, en lui laissant son sac et son téléphone portable pour partir les mains vides, où s’en est allé le jeune Belge ?

Cette question, les enquêteurs se la posent encore, tout comme la maman de Kevin arrivée dans l’île dimanche soir en compagnie de trois proches qui s’efforcent de l’aider.

Ce groupe venu de Belgique s’est d’abord rapproché, dès lundi, des gendarmes de la Brigade de recherche de Porto-Vecchio. Depuis lors, Lilium Velghe et ses amis n’ont qu’une idée en tête : sans se déconnecter de l’enquête, essayer de faire avancer les choses de leur côté au contact de la population et des réseaux sociaux. Hier soir, ils étaient à Calenzana, extrémité nord du GR 20, seule piste supposée à explorer. Ce matin, ils ont prévu d’apposer des affiches un peu partout sur la commune pour faire mieux connaître le visage de Kevin, en espérant qu’un témoin se souviendra de son contact avec un jeune homme blond, plutôt ouvert et sociable.

Sans aucune certitude pour autant d’être sur la bonne piste.

*********************************
07/02/2019:Plus de cinq mois après la disparition de Kevin Vanneste, le 16 septembre dernier, pendant son séjour en Corse, l'ouverture d'une enquête par le parquet d'Ajaccio n'a pas, pour l'heure, permis de retrouver la moindre trace du jeune Belge âgé de 30 ans.

Les services de gendarmerie en charge des investigations travaillent à partir des maigres éléments dont ils disposent, notamment le témoignage du prêtre bastiais, le dernier à avoir vu Kevin avant qu'il disparaisse sans laisser aucune trace, sans donner non plus le moindre signe de vie. Les gendarmes sont également dans l'attente du retour de toutes les réquisitions sur les transports qui, à partir de l'île, aurait pu conduire ailleurs le jeune ressortissant belge. Ce dernier aurait-il quitté la Corse ?

Ce scénario semble peu probable pour celui qui, la veille de sa présence à Bastia, semblait totalement dépourvu de moyens financiers au point d'être incapable de payer son repas dans un restaurant bonifacien. Le comportement marginal, qui a visiblement été le sien, a révélé par ailleurs un état de fatigue très prononcé.

Il éclaire également aujourd'hui sur les tourments qui font de lui un individu fragile. Le décès brutal d'un frère il y a quelques années, puis celui de sa grand-mère maternelle au début 2018, l'ont considérablement affecté au point qu'il ne parvient pas à faire son deuil, plongeant de temps à autre dans des périodes psychologiquement difficiles.

Conscient de son état et de ses difficultés à faire face, Kevin considère que le contact avec la nature est pour lui le remède le plus efficace. Fort de cette conviction, il a entrepris ce voyage en Corse pour réaliser son rêve, celui de faire le GR 20, sans pour autant prendre le temps de se préparer malgré une bonne expérience de la randonnée et de l'escalade, profitant avant tout d'un vol bon marché, d'un tarif conforme avec ses faibles ressources, mais aussi en phase avec ses idées d'une existence basée sur la solidarité plus que sur le pouvoir de l'argent.

Sa famille à Calenzana, en quête d'informations
Entre le 14 et le 16 septembre, Kevin aurait malheureusement une fois encore été exposé, au-delà de sa fatigue physique, à ses instants de trouble profond qui l'ont conduit jusqu'à une église bastiaise, en proie au doute sur ses capacités à se lancer sur le GR 20.

Sa rencontre avec ce prêtre lui aurait fait du bien, au point de lui redonner de l'énergie et de le ramener vers son projet initial. En prenant congé de celui qui l'avait accueilli et écouté, en lui laissant son sac et son téléphone portable pour partir les mains vides, où s'en est allé le jeune Belge ?

Cette question, les enquêteurs se la posent encore, tout comme la maman de Kevin arrivée dans l'île dimanche soir en compagnie de trois proches qui s'efforcent de l'aider.

Ce groupe venu de Belgique s'est d'abord rapproché, dès lundi, des gendarmes de la Brigade de recherche de Porto-Vecchio. Depuis lors, Lilium Velghe et ses amis n'ont qu'une idée en tête : sans se déconnecter de l'enquête, essayer de faire avancer les choses de leur côté au contact de la population et des réseaux sociaux. Hier soir, ils étaient à Calenzana, extrémité nord du GR 20, seule piste supposée à explorer. Ce matin, ils ont prévu d'apposer des affiches un peu partout sur la commune pour faire mieux connaître le visage de Kevin, en espérant qu'un témoin se souviendra de son contact avec un jeune homme blond, plutôt ouvert et sociable.

Sans aucune certitude pour autant d'être sur la bonne piste.
https://www.corsematin.com/
********************************************
11/12/2018 : Il est à noter, selon un média corse que la maman du jeune Belge disparu sur le GR20 en Corse va mener elle-même l’enquête....

Le bourgmestre de Kuurne, Francis Benoit (CD&V), est parti chercher de l'aide en France à la suite de la disparition du Belge Kevin Vanneste. Le bourgmestre a reçu mardi le soutien de Marcq-en-Baroeul, dans le département du Nord-Pas-de-Calais, qui souhaite contribuer aux recherches pour retrouver le trentenaire.

Kevin Vanneste a disparu le 16 septembre lors de vacances en Corse. L'homme rêvait de boucler le célèbre GR20 , qui traverse l'Ile de beauté du nord au sud. Mais il reste introuvable depuis. Aucun signal GSM n'a été détecté et aucune transaction bancaire n'a été tracée. Les autorités françaises ne considèrent pas la disparition comme inquiétante.

Les lettres envoyées par le bourgmestre au président français Emmanuel Macron et au ministère de l'Intérieur sont restées sans réponse. La ville de Marcq-en-Baroeul, jumelée à celle de Kuurne, souhaite contribuer à débloquer la situation. "Par sympathie pour Kuurne et pour la famille. Nous sommes liés dans les bons comme les mauvais moments", a réagi le maire Bernard Gérard, qui a également écrit au ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

Le fait est que Kevin Vanneste est majeur. "Cependant, le 15 septembre, une dispute a éclaté à Bastia entre Vanneste et un restaurateur. Kevin Vanneste venait demander de l'aide et à manger. La police a même dû intervenir et a constaté que l'homme était affaibli. Raison de plus pour considérer sa disparition comme inquiétante. C'est incompréhensible. Sa famille mérite mieux", ajoute le maire. Ce dernier contactera également le procureur de Lille et le préfet du département.

Francis Benoit espère que la pression mise sur les autorités françaises portera ses fruits.
Source: Belga

****************************************
06 février 2019 : Kevin Vanneste : une maman espère encore, 5 mois après...

Après la disparition du jeune Belge, le 16 septembre dernier, sa mère est revenue dans l'île pour reprendre contact avec les enquêteurs. Kevin reste introuvable, bien que les recherches aient éclairé les jours qui ont précédé sa disparition

Le procureur de la République d'Ajaccio a fini par comprendre que ce dossier n'était plus de son ressort. Il l'a transféré à son homologue de Bastia, qui a confié l'enquête à la Brigade de recherche locale de la gendarmerie.

Logique... C'est près de la cathédrale Sainte-Marie, dans l'enceinte de la citadelle bastiaise, que Kevin a été vu et entendue pour la dernière fois. Un prêtre a été cet ultime témoin. Celui qui n'a pu le convaincre, en récupérant un sac et un téléphone mobile que le jeune Belge disait vouloir récupérer dix jours plus tard, de renoncer à s'aventurer sur le GR 20 sans le moindre équipement.

C'était le 16 septembre 2018, il y a presque 5 mois. Depuis lors, plus rien. Kevin Vanneste, 30 ans, arrivé deux jours auparavant à l'aéroport de Figari en provenance de Charleroi s'est carrément volatilisé. Les enquêteurs de la gendarmerie n'ont pas pour autant fini leur travail, toujours dans le cadre d'une procédure de disparition inquiétante. Sur le fil d'un parcours avéré ou supposé, de nombreuses vérifications ont été effectuées.

Des auditions ont eu lieu, d'autres sont à venir, mais aucune piste n'est encore privilégiée. Accident, mauvaise rencontre, disparition volontaire, toutes les hypothèses restent de mise, y compris celle du suicide, eu égard à l'état psychologique fragile qui exposait Kevin suite à des drames familiaux dont il avait peine à se remettre.

Revenue jeudi dernier en Corse en compagnie de Gunter Lauwers, un ami belge familier de l'île qui lui apporte une aide précieuse depuis la disparition de son fils, Lilium Velghe ne veut pas croire que son fils ait pu mettre fin à ses jours. "Il était tout sauf suicidaire".

"Je me dis parfois qu'il a voulu changer de vie"
Hier matin, Lilium et Gunter ont une fois encore rencontré les enquêteurs. L'itinéraire supposé qui aurait pu conduire Kevin à quitter Bastia pour rejoindre Calenzana et entamer le GR 20 n'a pas donné l'ombre d'un élément.

Son parcours, depuis son arrivée à Figari jusqu'à l'instant où il a quitté le prêtre sur le parvis de Sainte-Marie, a malgré tout été reconstitué. Grâce aux témoignages recueillis sur son itinéraire d'auto-stoppeur entre Bonifacio et Bastia, le long de la côte orientale après avoir renoncé à son projet initial : entamer le GR 20 par le sud, à Conca.

Du sud au nord de l'île, d'autres témoignages ont pu être recueillis. Ils confirment l'état d'esprit d'une trentenaire arrivé sans argent ni carte bancaire, tenté par une existence désintéressée, en quête de partage et de solidarité, du gîte et du couvert.

Ils révèlent aussi son comportement enclin à la prise de risque, à l'imprudence, sûrement la conséquence de son état mental. La téléphonie a parlé aussi, jusqu'au dernier message envoyé à son amie, partie de son côté pour un voyage en Thaïlande programmée depuis longtemps avec des copines. Le 16 septembre à 17 h 30, le texto de Kevin donnait le tout dernier signe de vie.

"J'ai parlé à un prêtre, je vais finalement le faire le GR 20", avait écrit celui qui se sentait démotivé après avoir été assailli par le doute révélé par de précédents messages.

Le retour de Kevin en Belgique était programmé le 27 septembre, au départ de Bastia, mais il avait évoqué son envie de revenir plus tôt, jusqu'à envisager l'achat d'un billet pour le 17. Le lendemain de sa disparition.

En quittant la citadelle de Bastia sans le moindre équipement, n'emportant que sa seule carte d'identité, Kevin Vanneste ne raisonnait plus du tout en disant vouloir grimper vers le GR 20. Rien ne prouve malgré tout qu'il s'y soit rendu. A-t-il seulement quitté Bastia ? L'enquête auprès des transports publics indique qu'il n'a pas quitté la Corse.

"Je m'efforce de garder confiance, confie sa maman. Je me dis parfois qu'il a voulu changer de vie, qu'il va me contacter, un jour, pour me dire qu'il a réussi à reconstruire sa vie".

Divers médias
Format imprimable Envoyer cet article à un ami Créer un fichier PDF à partir de cet article
 
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/05/2019 12:41  Mis à jour: 16/05/2019 12:41
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4575
 Huit mois après sa disparition en Corse, les proches de Kevin Vanneste ne veulent pas se résigner
8 mois après la disparition du jeune Belge en Corse, sa maman et ses amis multiplient les séjours dans l'île où un réseau de solidarité les soutient toujours. Leurs recherches, comme l'enquête, manquent pourtant de résultats.

Près des locaux de La Poste, à Calvi, l'avis de recherche un peu jauni est encore au mur. Il y en a d'autres, placardés sur les murs balanins. Le visage de Kevin Vanneste y est encore reconnaissable, le numéro d'appel toujours lisible. C'est celui de Jean Castellani. Toujours prêt à répondre, cet habitant de Calenzana, pilier d'un réseau de solidarité insulaire qui a très vite proposé de l'aide aux proches du jeune trentenaire flamand, aurait aimé être le destinataire de nouvelles plus encourageantes de la part de témoins éventuels. "Depuis que cette affiche est publique, je n'ai reçu que deux appels", regrette le Calenzanais. Le premier n'était qu'un témoignage de solidarité et un encouragement à y croire, l'autre a donné de l'espoir, très vite déçu malheureusement. "Un automobiliste nous déclarait avoir pris en stop un randonneur belge, dans les heures qui ont suivi la disparition, pour le conduire ici, au départ du GR20." La description assez précise de l'individu, et surtout de son équipement conséquent pour s'engager dans le massif, a très vite fait comprendre qu'il ne s'agissait pas de Kevin. 8 mois ont passé, Jean Castellani ouvre sa maison, proche du bar Le GR 20, à une délégation belge qui y établit son "camp de base".



Vendredi 10 mai, 16h45, Gunter Lauwers y revient après de longues heures passées sur la première étape du mythique sentier. Il est accompagné de Leen, une amie flamande qui s'est jointe au groupe d'amis pour accompagner Lilium, la maman de Kevin. Celle-ci passe la journée à Bastia pour s'entretenir avec les gendarmes en charge de l'enquête. Gunter, lui, vit les recherches depuis le tout premier séjour dans l'île, en décembre dernier. Il s'efforce d'être toujours aussi concentré, malgré le peu d'éléments recueillis, y compris après cette incursion en altitude. "Nous sommes arrivés à Bastia le samedi 3 mai, et nous avons essayé de monter sur la première étape du GR dès le lendemain, mais les conditions étaient trop défavorables." Des conditions carrément exceptionnelles : une neige de printemps qui s'accrochait bien au sol, et surtout le feu qui ravageait le refuge d'Ortu di Piobbu...

La poisse vient perturber les plans d'un groupe décidé à fouiller cette entame du gR 20 où Kevin Vanneste s'est peut-être aventuré, comme il en avait manifesté l'intention, le 16 ou le 17 septembre 2018. Après deux tentatives avortées, Gunter et Leen ont finalement pu grimper le jeudi matin jusqu'à Bocca di u saltu, et même au-delà, pour ne redescendre que le lendemain après-midi sur Calenzana. De retour au village, les mines n'étaient pas forcément réjouies. "On a très vite passé sur les tronçons les plus confortables pour s'intéresser surtout aux sites encaissés où les risques de chute peuvent vous faire dévaler sur 200 ou 300 mètres en contrebas. On s'est donc souvent écartés du sentier, sans rien trouver pour autant", regrette Gunter qui, avec Leen, s'est efforcé d'ouvrir les yeux, de ne rien négliger, jusqu'à ramasser un tee-shirt à moitié brûlé qui n'a sûrement rien à voir avec Kevin.

"Je ne lâcherai pas"

De retour chez Jean, Gunter allume son ordinateur pour reconsulter les éléments qui sont en possession des proches, comme des enquêteurs. Une fois encore, il se repasse le film des derniers instants avant le néant. Pour essayer de comprendre... Or, entre les derniers mots de Kevin au prêtre bastiais et les derniers échanges de SMS avec son amie Soraya jusqu'à 17h30 le 16 septembre dernier, le trouble n'est toujours pas dissipé. Lilium, la maman qui s'accroche encore à un dénouement heureux est attendue pour 20 heures en gare de Calvi. Elle est peut-être porteuse de bonnes nouvelles sur le déroulement de l'enquête. Un peu plus de trois heures après le retour de Gunter et Leen de la montagne, Lilium Velghe arrive à Calenzana. "Les gendarmes sont toujours circonspects. Ils n'ont pas vraiment d'hypothèses, ce qui veut dire que tout reste possible. Aucun signe ne permet non plus de privilégier la thèse criminelle, le dossier est donc toujours au stade de la disparition inquiétante".

Arrivée d'une cellule spécialisée de la police belge

Le week-end dernier, à l'heure de regagner la Belgique, le groupe ne savait trop quoi penser au moment de quitter Jean, soutien local fidèle mais forcément inquiet. "Kevin était un garçon qui n'hésitait pas à aborder les gens pour essayer d'obtenir de l'aide. On ne peut exclure la mauvaise rencontre, sachant que l'on n'a plus la moindre trace ni le moindre témoignage depuis cette fin d'après-midi du 16 septembre." Lilium, elle, a bien l'intention de revenir. "Je ne lâche pas, j'en appelle une fois encore à la vigilance de tous pour inviter les gens à communiquer la moindre information qui pourrait avoir un rapport avec Kevin." Sur la Balagne, même l'unité militaire du 2e Rep qui accomplit régulièrement des manoeuvres sur le terrain a été sensibilisée. La disparition du trentenaire à la chevelure blonde a même été signalée sur l'Île d'Elbe, toute proche. On ne sait jamais. Le dossier n'est donc pas refermé, d'autant que deux éléments d'une cellule de la police belge spécialisée dans les disparitions sont arrivés en Corse, samedi dernier. Après avoir enquêté, en Belgique, sur la personnalité et l'environnement de Kevin, les deux policiers, qui ont des contacts réguliers avec leurs homoplogues dans l'île, ont fait le point lundi avec la procureure de la République Caroline Tharot, échangé des informations avec les gendarmes de la brigade de recherches de Bastia, et refait l'itinéraire du disparu jusqu'à son dernier signe. Ils repartent aujourd'hui après avoir contribué aux investigations in situ. Sur une affaire, objet donc d'une enquête européenne, qui demeure compliquée.

https://www.corsematin.com/article/art ... n-vanneste-ne-veulent-pas
Répondre
Déposer un commentaire
Règles des commentaires*
Tous les commentaires doivent être approuvés par un Administrateur
Titre*
Nom*
Courriel*
Site internet*
Message*
Code de Confirmation*
0 + 3 = ?  
Entrez le résultat de l'expression
Maximum de tentatives que vous pouvez essayer : 10