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Affaire Dutroux: Jean-Denis Lejeune amer envers le monde politique à propos du projet de libération de Marc Dutroux. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 17/09/2018 09:39
VIDEO. Autisme : quand toute une classe de CE1 remercie Paul pour lui avoir appris la différence, la patience, la bienveillance... Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 16/09/2018 14:12
Le père d’Eefje va porter plainte contre Bruno Dayez, l’avocat de Marc Dutroux. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 14/09/2018 12:01
Les parents d'Arthur Noyer passent « en mode guerrier ». Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 13/09/2018 16:03
Affaire Grégory Villemin La femme et la fille du juge Lambert vont poursuivre France 2 pour diffamation et atteinte à la mémoire d’un mort. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 13/09/2018 15:57
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Affaire Grégory Villemin : Murielle Bolle peut-elle faire annuler sa garde à vue de 1984 ? Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 12/09/2018 09:20
Disparus du fort de Tamié : l'homme sur les vidéos filmées en 2012 n'est pas Nordahl Lelandais. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 10/09/2018 10:39

Harcèlement scolaire : de la dépression au suicide ? Nous, citoyens devons aider ces enfants !!!

Publié par Walda Colette Dubuisson le 18-06-2018 (21246 lectures) Articles du même auteur
18/06/2018 : Violence à l’école : comment réagir quand mon enfant en est victime ? Une vidéo LCI .fr
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31/05/2018 : France : Le 5 mars dernier, Polina s'est donnée la mort dans le parc de son lycée à Saintes. Ses parents sont convaincus qu'elle était victime de harcèlement scolaire. À deux reprises, ils ont tenté de contacter Brigitte Macron, engagée dans la lutte contre le harcèlement scolaire, pour obtenir son aide. En vain pour l'instant, mais le papa veut y croire. "Je n'ai pas réussi à sauver Polina mais je ne veux pas que cela arrive à d'autres enfants."
Ils appellent à un rassemblement samedi et se battent pour que l'enquête aboutisse.
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17/05/2018 , États-Unis :En sept ans seulement, le nombre d’enfants aux prises avec des pensées suicidaires ou qui ont fait des tentatives de suicide a doublé aux États-Unis d’après une nouvelle étude plus qu’alarmante.
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23/04/2018 : Belgique (Saint-Ghislain) : Une campagne pour lutter contre le harcèlement scolaire.
Ce projet est le fruit de la collaboration entre le service jeunesse de la Police Boraine, des centres PMS et des jeunes conseillers du CCE.
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11/04/2018 : Un témoignage très émouvant, celui d’une maman qui souhaite pousser un cri d'alarme contre le harcèlement à l'école. On vous en parle régulièrement, avec parfois des issues dramatiques. La fille de Karin, Sarah, s'est suicidée à l'âge de 17 ans après avoir été harcelée durant des années par ses camarades de classe. Mathieu Langer et Gaetan Delhez ont rencontré cette maman meurtrie pour le RTLinfo 13H.
Cette maman meurtrie appelle à une prise de conscience pour éviter que d'autres drames ne se produisent...
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02/01/2018 : Commençons bien l'année, disons STOP A LA MALTRAITANCE !
STOP AU HARCÈLEMENT !
ENSEMBLE NOUS POUVONS Y ARRIVER !
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18/12/2017 : Le harcèlement scolaire décrypté par la thérapeute Emmanuelle Piquet...
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09/11/2017 : C'est aujourd'hui la troisième Journée nationale contre le harcèlement scolaire. Un véritable fléau qui touche les élèves de la primaire jusqu'au lycée. L'enjeu est de libérer la parole, non seulement des victimes, mais aussi des témoins.
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16/09/2017:RAPPEL IMPORTANT : LE HARCÈLEMENT SCOLAIRE. UN DANGER POUR L'AVENIR, L'ÉQUILIBRE DE NOS ENFANTS. Il y a des solutions ! 2 Très Bonnes vidéos très percutantes en fin d'article sur l'impact des écrans sur nos enfants.
Merci à l’internaute qui m’a envoyé cet article très intéressant et complet …
Prenez le temps de le lire . MERCI POUR NOS/VOS ENFANTS…

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20/6/2017 Harcèlement jusqu’à la mort …
Pourquoi de jeunes « monstres » agissent-il de la sorte ? Pour faire circuler ces horribles vidéos sur les réseaux sociaux ???
CA SUFFIT, les « PATRONS » des réseaux sociaux devraient INTERDIR de soutenir ces horreurs en agissant énergiquement en INTERDISANT de poster ces vidéos !!! Punaise, le monde devient de plus en plus dangereux grâce aux réseaux sociaux et à certaines séries télévisées!!!
Une scène d'une violence inouïe à l'égard d'un enfant de douze ans s'est déroulée dans le courant de la semaine dernière à Ranst, en province d'Anvers ( Belgique).
« Un enfant quasiment étranglé puis poussé dans le canal ».
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09/04/2017 Harcèlement : En parler c'est sauver… "Mobilisons nous contre le harcèlement" Vidéo par des élèves de 5ème du collège Françoise DOLTO de Châtelus-Malvaleix
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02/03/2017 : Expérience Sociale: L'humiliation sur internet, Qui va réagir à la détresse de Martin? Comment réagissent ces Bruxellois face au harcèlement d'un jeune ?(VIDÉO)+++ Conseils d'Alain Remue de la police fédérale belge.
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02/02/2017 : ABOMINABLE TOUS CES SUICIDES DE JEUNES , nous, adultes AGISSONS , merci...
Madison s'est suicidée à cause des moqueries de ses camarades: un an après, sa maman se confie...
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03/11/2016 :Deuxième journée de lutte contre le harcèlement scolaire : haro sur les cyberviolences...
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20/10/2016 : Harcèlement scolaire : une pétition en ligne pour lutter contre le harcèlement scolaire
! Le harcèlement scolaire toucherait 700 000 enfants en France. Une maman landaise a lancé une pétition en ligne il y a quelques jours pour lutter contre ce phénomène. Elle a déjà recueilli plus de 20 000 signatures.
Si vous désirez signer cette pétition CLIQUEZ ICI .
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26/09/2016 : ANNONCE : Le harcèlement scolaire dépasse l'enceinte de l'école et se retrouve sur les réseaux sociaux. Mardi 27/09/2016 dès 20h55 SUR France 3, Marion, 13 ans pour toujours : une fiction suivie d'un débat (Bande annonce).
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Où finissent les chamailleries entre ados ? Où commence le harcèlement ? Au collège George-Sand, une jeune fille subit depuis un mois les brimades verbales et physiques de la part d’autres élèves à peine plus âgés qu’elle. Résultat : une semaine d’arrêt, des cachets pour dormir... La direction du collège a mis les pieds dans le plat.
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11/03/2016 BELGIQUE :
Le harcèlement moral sera dorénavant une incrimination pénale
La Chambre a adopté jeudi à l'unanimité une proposition de loi faisant du harcèlement moral une incrimination générale dans le Code pénal.
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13/01/2016 : Julie Gayet à l'affiche d'un téléfilm sur le harcèlement scolaire .

L'actrice Julie G s'apprête à jouer dans le téléfilm "Marion, 13 ans pour toujours", retraçant l'histoire de Marion Fraisse, sur le thème du harcèlement à l'école.
L'actrice a accepté de tourner dans Marion, 13 ans pour toujours, un téléfilm inspiré d'une histoire vraie sur le harcèlement scolaire. Celle de Marion Fraisse, retrouvée pendue dans sa chambre le 13 février 2013.
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En Belgique, environ 100 000 jeunes seraient victimes de « school bullying », un anglicisme utilisé pour désigner le « harcèlement scolaire ». Dans nos écoles, ce phénomène se répand et est, bien trop souvent, passé sous silence.
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06/05/2015 : Suicide de Matteo à Bourg-Saint-Maurice : Indochine parraine un clip contre le harcèlement scolaire. ( VIDÉO)( voir commentaire)

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10/11/2015 : DRÔME Valence : harcelé, le collégien témoigne en chanson !!!
BRAVO ANTOINE ...
Dénoncez les harceleurs : STOP MALTRAITANCE , les HARCELEURS doivent être punis sévèrement , ce sont des " assassins " indirects , des salopards qui doivent être stoppés A TEMPS : DÉNONCEZ LES A LA POLICE, A VOS ENSEIGNANTS , A VOS PARENTS , AUX NUMEROS GRATUITS INCLUS DANS L'ARTICLE !!!




En Belgique, environ 100 000 jeunes seraient victimes de « school bullying », un anglicisme utilisé pour désigner le « harcèlement scolaire ». Dans nos écoles, ce phénomène se répand et est, bien trop souvent, passé sous silence.


Les brimades



Le harcèlement en milieu scolaire est un phénomène qui sévit de plus en plus dans nos écoles. Les professionnels lui ont donné un nom anglais: le school bullying. « Selon toutes les études mondiales et belges consacrées à la violence scolaire, de 10 à 15% des élèves seraient harcelés par leurs camarades. Il en va de même pour la France, la Suisse ou les Pays-Bas. » (1)Pour ces élèves, la vie est un enfer. Ils se voient affublés de surnoms ridicules. Leurs camarades de classe font bloc contre eux pour ne pas leur adresser la parole, le contenu de leur trousse est renversé. Leurs desserts sont taxés à la cantine et leurs cartables piétinés… Ces élèves sont bousculés dans les couloirs, enfermés dans des pièces. Ils reçoivent des messages injurieux ou méchants... (2) « Le school bullying, ce sont de petits faits, banals, labiles mais répétitifs. C’est une violence persistante, qui use. Ce que les experts résument sous cet anglicisme ressemble plutôt à de la tyrannie et à des humiliations préméditées et continues. Un élève est victime de bullying lorsqu’un autre élève, ou groupe d’élèves, se moque de lui ou l’insulte. Ces situations peuvent durer et il est difficile pour l’enfant de se défendre.» (3) Le harcèlement est possible lorsqu’il y a relation de domination. Il est caractérisé par une violence à long terme, physique ou psychologique. Cette violence est perpétrée par un ou plusieurs agresseurs à l'encontre d'une seule victime. Il ne s’agit donc pas de school bullying lorsque deux enfants de force égale se battent ou se disputent. Une simple querelle dans la cours de récréation n’est pas considérée comme du school bullying. Le phénomène est grave lorsque c’est toujours le même élève qui est victime, et quand il y a un déséquilibre des forces entre les tyrans et leur cible, une relation dominé-dominant.


Un phénomène qui débute très tôt


Le harcèlement peut commencer très tôt. Déjà en maternelle, on retrouve dans les classes des petits caïds et des souffre-douleur. Mais ce sont les 9-14 ans qui se distinguent par leur violence. Et c’est durant la première et la deuxième secondaires que les risques de school bullying sont les plus grands. Pourquoi ? Les adultes sont moins présents que durant les primaires et régulent moins les relations entre élèves. « Par ailleurs, c’est au tout début de l’adolescence qu’on a un besoin très fort d’appartenance au groupe. Et le souffre-douleur soude aussi le groupe contre sa différence. Les chiffres, en tous cas, contredisent deux idées largement répandues : non, les enfants ne sont pas des anges. Non au dicton petits enfants, petits soucis ; grands enfants, grands soucis. Car les risques, en effet, s’amenuisent avec l’âge. » (4)


Qui sont les cibles du school bullying ?



Il n’existe pas de portrait robot du bouc émissaire. Mais on peut toutefois le reconnaitre grâce à certaines caractéristiques. Les premières victimes sont souvent les bons élèves. « Ces derniers ne sont plus des exemples à suivre, mais des victimes toutes trouvées pour des jeunes gens en quête de reconnaissance », remarque Nicole Catheline, psychothérapeute et auteure de Harcèlement à l’école (5). Pourquoi les élèves s’attaquent-ils aux intellos du premier rang ? En fait, en s’attaquant aux bons élèves, ils s’attaquent à l’école et à l’institution scolaire tout entière. Pourquoi ? Parce que l’école exclut les mauvais élèves et méprise ceux qui restent sur le carreau. Elle leur renvoie une image négative d’eux-mêmes. Les élèves se vengent alors par la violence. Les élèves qui changent d’école en cours de scolarité peuvent également être confrontés au school bullying, mais également les plus timides ou ceux qui souffrent d’un défaut physique.Les victimes de harcèlement scolaire sont souvent fragiles, candides, timides, sensibles, moins forts physiquement que la majorité de leurs copains. Ils sont immatures ou, à l’inverse, en avance. « La victime est souvent traités de p’tit gros, de pas beau, de myope, de nul, de mauviette… Malhabile socialement, pas très bon dans les sports, il manie involontairement l’art de se faire des ennemis », confirme Jean-Paul Matot, chef du service de pédopsychiatrie de l’hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola. Mais c’est surtout la façon dont l’enfant répond aux brimades de ses compagnons qui va permettre à la spirale infernale de s’enclencher et de se répéter. Il faut savoir que le harcèlement touche un peu plus les garçons que les filles. Même si certaines de leurs techniques sont pareilles que les garçons, les filles ont leur propre manière d’harceler. Elles pratiquent l’exclusion, la mise à l’écart et la rumeur. Elles n’invitent par exemple jamais leur victime aux fêtes qu’elles organisent.


Le profil de l’agresseur



L’intimidateur, quant à lui, éprouve un fort besoin de domination et est, en général, impulsif. Il a peu d’empathie : il ne parvient pas à se mettre à la place de sa victime et, en plus, éprouve un très faible sentiment de culpabilité. « Il est sûr de lui, costaud et ne souffre pas d’une « angoisse cachée », même si ses résultats scolaires sont assez faibles. Il s’estimera d’ailleurs victime des adultes. Il cherche à nuire, mais n’agit pas seul (dans la majorité des cas, ils forment un duo ou un trio). » (6) Les autres élèves l’admirent mais ont peur de lui et évitent sa compagnie car ils le craignent. En secondaire, le harceleur n’est plus accepté que par d’autres comme lui.



Réaction des victimes



Le harcèlement scolaire est un véritable calvaire. Il peut perturber gravement les enfants. Souffrance, peur de parler, peur de ne pas s’en sortir, honte. L’enfant ne veut plus aller à l’école. Ses résultats scolaires chutent. Dans les situations les plus graves, le harcèlement peut mener à la déscolarisation. Il peut également conduire à la dépression, à l’anxiété ou à la somatisation. Selon une étude anglaise, 61% des victimes auraient des idées suicidaires. (7) Cette situation de school bullying est donc extrêmement difficile à vivre pour l’enfant. Elle dure parfois longtemps, et il n’est pas facile de s’en défendre.


Un phénomène qui s’étend : le cyberbullying



Le cyberbullying est une variante du harcèlement scolaire. Il repose sur Internet et sur l’usage des nouvelles technologies de la communication. Un jeune sur trois aurait déjà été la cible de harcèlement électronique. Supports utilisés pour ce type de harcèlement : mail, texto, sites web, forums, photos diffusées sur Internet.« La cyber-intimidation n’est que la version Internet de conduites repérables ailleurs », souligne le chercheur Benoît Galand. L’agresseur et sa victime se connaissent dans la vraie vie. Internet n’est qu’une manière d’harceler encore plus la victime, de la persécuter au-delà de la cour de récréation ou du chemin de la maison. Avant l’arrivée d’Internet, un répit était possible. Avec le cyberbullying, on peut être harcelé en tout lieu et à tout moment.


Un phénomène passé sous silence



Un problème majeur entoure le school bullying : il est banalisé et passé sous silence. Tous le monde conspire pour se taire, respectant à la lettre le fameux code d’honneur : « On ne cafte pas ». De fait, les autres élèves n’osent pas réagir. Ils se rangent du côté des plus forts pour ne pas avoir de soucis, craignant d’être harcelés à leur tour. Les enseignants, quant à eux, ne réagissent pas. Une enquête révèle que près de 60% des élèves disent que les enseignants n’interviennent « presque jamais » ou seulement « de temps en temps » pour empêcher les brimades. En fait, les parents et les enseignants n’arrivent pas à détecter le school bulluying. Et lorsqu’ils en prennent conscience, ils ont souvent tendance à réagir de manière inappropriée, en prononçant cette petite phrase : « C’est la vie, il faut qu’il apprenne à se défendre. » Comment est-il possible de ne pas avoir conscience de la situation douloureuse que vit un élève ou son propre enfant ? En fait, la mise à l’écart, le mépris, la vexation et l’insulte ne laissent pas de traces visibles à l’Å“il nu et les victimes se taisent. Accepter que l’on vit des problèmes de violence dans sa classe, c’est devoir avouer que l’on a échoué. De plus, les enseignants ne veulent pas s’immiscer dans l’éducation de leurs élèves. « Ils rechignent à jouer les gendarmes. Ils ne réagiront que lorsque les élèves dérangent leurs cours », pointe Benoït Galand (8). Les enseignants pensent également que le harcèlement survient dans des endroits autres que la classe ou l’école : les trajets, et les après-midi de congé par exemple. C’est faux. Les brimades surviennent plus souvent dans la cour de récréation et dans les classes qu’en dehors. La violence prend forme dans des zones de transition, et se déroulent à certains moments de la journée : dans les toilettes, les recoins des cours de récré, les vestiaires de gym, à l’arrêt de bus. Les moments les plus sensibles de la journée sont le matin et la pause de midi. L’après-midi, les élèves sont plus fatigués.


Comment repérer un enfant victime de school bullying ?



Un élève victime de harcèlement scolaire présente certains signes qui ne trompent pas :
•Il trouve des prétextes pour ne plus aller en classe ;
•L’école signale aux parents des absences de plus en plus fréquentes;
•Il se plaint régulièrement de maux de tête et de ventre ;
•Il se replie sur lui-même, devient aigri ou agressif à la maison ;
•Il reproduit parfois sur ses frères et sÅ“urs ce qu’on lui inflige à l’école ;
•Il a des insomnies, des cauchemars et des problèmes d’alimentation (perte d’appétit ou crise de boulimie).


Que faire ?


Le phénomène de school bullying est étudié depuis longtemps en Europe du Nord. Le Norvégien Dan Olweus, professeur de psychologie à l’université de Bergen, a été le premier à l’analyser, dans les années 1970. Il a ensuite développé un programme de prévention et d’intervention aujourd’hui appliqué dans de nombreux pays tels que l’Espagne, l’Italie, la Grande-Bretagne. Ses travaux servent de référence aux enquêtes actuelles. (9) Concernant le school bullying, il n’y a pas de fatalité. Les victimes du school bullying peuvent s’en sortir, même si certains ne s’en remettront jamais complètement. La première chose à faire est d’oser en parler. Un autre conseil à donner : partir ailleurs, trouver un nouvel établissement scolaire. Mais d’après le Suédois Dan Olweus, pionnier de la recherche sur le school bullying, il y a d’autres conseils à suivre :
•Savoir ce qui se passe avant d’agir : soumettre les élèves à une enquête anonyme ;
•Débattre à l’école pour mettre au point une stratégie coordonnée ;
•Surveiller les cours de récré ;
•Doter les profs et élèves de règles anti-violence et déterminer des sanctions cohérentes ;
•Etablir des conseils de classe, où se discutent bilans et projets sur la vie de groupe ;
•Ouvrir une ligne d’écoute interne pour encourager ceux qui ont peur de parler. Intervenir auprès de l’agresseur et assurer protection à la victime :
•Appuyer tant les parents d’agresseurs que ceux des victimes.


Du côté des parents, il s’agira avant tout d’être attentif aux changements de comportement d’un enfant qui refuse tout à coup d’aller à l’école et de l’inciter à se confier s’il rencontre des difficultés. Une fois le harcèlement détecter, prendre contact avec les responsables de l’école afin de déterminer une attitude et une stratégie communes, pour le meilleur bien de l’enfant. (10)






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Un exemple

Jusque là tout allait bien. Florence (*) se plaisait au collège George-Sand : 12 ans et depuis cinq mois qu’elle a quitté sa petite école de Fouquereuil pour entrer en 6e, l’impression de ne plus faire partie des « petits ». « Ce que je prèfère, c’est le sport » mais elle ajoute être première en anglais. Matin et soir, elle prend le bus et rejoint le groupe de copines qu’elle s’est constitué. « Le midi, je mange à la cantine. » Elle raconte ça d’un air à moitié bien dans ses baskets. Un mois que ça dure et là, c’est sa mère qui prend le relais. « Elle a voulu un compte Facebook. Elle aura 13 ans dans 6 mois alors on a accepté. » Double tranchant des réseaux sociaux : en cliquant de ci de là, elle tombe sur le statut d’une autre élève. Laquelle se réjouit d’une bonne partie de rigolade avec deux autres filles. « On n’est pas amies sur Facebook mais j’ai cliqué J’aime. » Erreur. En réponse, elle reçoit un message, des douceurs typiquement adolescentes : « Dégage, t’as rien à faire là, de toute façon je t’aime pas. »

Bête et méchant

Florence le jure : « On ne s’est jamais disputé. » Si encore les choses en étaient restées là, mais les jours suivants sa boîte déborde de messages d’insultes, de la part de l’autre fille mais aussi de copains qu’elle ne connaît même pas, des 5e. « Ils s’y sont mis à 8 » et Florence, frêle et jolie, peine de plus en plus à encaisser les crasses : « Les gens partent en courant quand ils te voient », « Retourne dans ton pays », attaque raciste intolérable et de surcroît absurde, la famille n’ayant d’autres racines qu’en France. Bête et méchant.

Le résultat, c’est que peu à peu Florence s’étiole. « J’ai fini par lui retirer son téléphone », soupire la maman. Ses parents n’en sont pas restés là. Le papa explique « avoir prévenu la police et fait une main courante ; ils sont allés au collège. » Juste après, Florence recevait un nouveau message : « La prochaine fois que la police vient, t’es morte. » Au clavier succède le papier : une feuille arrachée d’un cahier, une écriture de gosse et même la signature de de sa harceleuse. Ce qui transpire de l’encre, c’est de la jalousie : « Je suis plus belle et intelligente que toi. »

« Elle hurle dans son sommeil »


Pire, quand la petite bande la croise dans les couloirs ou dans la cour, « elle me bouscule, me pince, les autres l’encouragent. J’ai peur d’attendre le bus, ils me montrent des ciseaux, des cutters. » Pas le genre à se rebiffer. « Je suis calme, plus comme mon père, je reste dans mon coin. » C’est ce qui explique qu’elle ne se soit pas confiée de suite. Sa mère poursuit : « Elle fait une dépression, le médecin l’a arrêtée pendant une semaine mais il n’a pas pu prolonger, elle n’est pas malade au sens propre. » C’est juste « qu’elle ne mange plus, prend des cachets contre l’anxiété, hurle dans son sommeil. Mon mari doit prendre des jours de congés pour aller la chercher, d’autres membres de la famille se relaient. Elle m’envoie sans arrêt des textos pour dire qu’elle veut rentrer. » La peur à peine avouée, c’est qu’elle attente à ses jours. « Elle dit que si elle n’était plus là, ce serait plus simple. »

Lundi, à l’idée de retourner en cours, elle a eu la boule au ventre. « La veille, elle n’a fait que pleurer. » Pour la reprise, ses parents l’ont escortée et enfin, les choses ont bougé. « Au début, la CPE disait que c’était des enfants, que ça se calmerait tout seul. » Cette fois, la principale (qui a préféré ne pas s’exprimer) et la CPE ont convoqué les deux filles. Confrontée à deux modèles d’écriture, l’autre a dû admettre qu’elle était l’auteur de la lettre. À présent, tout ce que veut Florence, c’est la paix, d’autant qu’en septembre d’autres l’avaient déjà prise pour « tête de turc. On voulait me forcer à fumer, on menaçait de m’écraser des cigarettes sur la figure... » Là, ça avait été réglé en 3 jours. « La CPE a promis de ne pas lâcher l’affaire. »

(*) Prénom d’emprunt.

Numéro vert national « Stop harcèlement », 0 808 807 010

Si le harcèlement passe par Internet, « Net écoute », gratuit, anonyme, du lundi au vendredi de 9 h à 19 h : 0 800 200 000.

«Avec Facebook, ça explose entre la mi-6e et la 4e»


France : Numéro vert national « Stop harcèlement », 0 808 807 010 ; Si le harcèlement passe par Internet, « Net écoute », gratuit, anonyme, du lundi au vendredi de 9 h à 19 h : 0 800 200 000.

Belgique : Numéro appel : Ecoute Enfants : 103
Un numéro vert destiné spécialement aux enfants, accessibles tous les jours 24 heures sur 24





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Pour en savoir plus : http://www.polfed-fedpol.be/crim/crim_fccu_stalking_fr.php


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Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/06/2018 18:01  Mis à jour: 18/06/2018 18:01
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
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Commentaires: 4133
 Harcèlement scolaire : de la dépression au suicide ... Violence à l’école : comment réagir quand mon enfant en est victime ? Une vidéo LCI .fr
- Harcèlement psychologique, bagarre, provocations ou intimidations répétées… Autant d'agressions qui peuvent heurter un enfant et qui inquiètent légitimement ses parents. S'il n'existe aucune solution pré-mâchée, la violence peut, et doit, se résoudre de différentes façons.



18 juin 13:53 - Romain LE VERN https://www.lci.fr/

Vous avez beau avoir passé une journée terrassante au travail, il est des signes qui ne trompent pas chez votre enfant. Si vous constatez au retour de l’école la dégradation de ses affaires personnelles, si vous percevez une attitude inhabituelle allant de la manifestation d’une phobie scolaire/sociale à une agressivité soudaine ou, pire, si vous constatez des bleus sur son corps, il se peut qu’il subisse des brimades, qu'il soit une victime de harcèlement scolaire. Au-delà de la panique légitime ressentie, vous vous trouvez dans une impasse, confronté à une question que chacun se pose face à la violence : que faire ?


"Lorsqu'ils découvrent que leur enfant est victime de harcèlement scolaire, les parents se sentent tout d'abord coupables, impuissants en découvrant que leur enfant souffrait et qu'ils ne s'en doutaient pas" nous confie d'emblée la psychanalyste Virginie Renoux.


Aussi, sommé de réagir à cette injustice, comment manœuvrer dans un premier temps pour aider l'enfant en souffrance ? "Clairement, il n’existe aucune méthode, aucun mot précis à dire. Il faut d'abord rappeler ce qui est autorisé et ce qui est interdit, faire prendre conscience de la douleur que cet acte a engendré, dire que ce n'est pas normal, qu'il est la victime et que si la loi avait été respectée, il n’aurait pas dû vivre cela. Lorsqu’il est atteint dans son intégrité, un enfant doit absolument être reconnu comme victime par ses parents, par l’école, et il doit y avoir réparation, accompagnée d’une sanction pour celui qui a commis l’acte violent", poursuit-elle.
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 31/05/2018 15:29  Mis à jour: 31/05/2018 15:29
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
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Commentaires: 4133
 Suicide au lycée à Saintes : “Notre fille était harcelée, c'est pour cela qu'elle s'est pendue”...
Image redimensionnée

Ce sont des parents dévastés qui veulent comprendre comment leur vie a tourné au cauchemar le 5 mars dernier.

Ce jour-là, leur fille s'est donnée la mort dans le parc du lycée Le Petit Chadignac à Saintes où elle était scolarisée. Polina s'est pendue, elle avait 17 ans.

Intime conviction

"C'était un lundi normal. On avait passé un bon week-end, c'était la fête des grands-mères, Polina allait bien" raconte son père. "Et puis dans la matinée, elle a essayé de me joindre à plusieurs reprises. La quatrième fois, j'ai pu décrocher. Elle pleurait et m'a dit : je vais encore me faire battre, pourquoi je n'ai pas d'amis ?" Quelques heures plus tard, l'adolescente mettait fin à ses jours.

Depuis, Laurent et Sophie cherchent à comprendre ce qui a pu pousser leur fille -"heureuse de vivre et toujours à fond"- à commettre ce terrible geste.

Des heures à questionner ses camarades de classe, à fouiller les réseaux sociaux à la recherche de témoignages pour étayer leur intime conviction : "notre fille était harcelée, c'est pour ça qu'elle s'est pendue."

"Elle ne voulait plus se mettre en short, elle avait des bleus sur les jambes. Elle m'avait aussi demandé de l'inscrire à un sport de combat" se souvient Laurent. "À l'époque, je n'ai pas compris."

"Négligences"

Les parents de Polina ont déposé plainte au commissariat de Saintes. Ils demandent que les responsabilités soient clairement établies. Selon eux, le lycée du Petit Chadignac, où leur fille était scolarisée en horticulture, est coupable de "négligences".

"L'établissement savait ce qui se passait et nous l'a caché" affirment-ils, "et nous n'avons rien vu. Nous pensions qu'elle était en sécurité au lycée mais c'est là-bas qu'elle a trouvé la corde pour se pendre."

En colère, ils attendent que la justice leur apportent des réponses "même si cela ne fera pas revenir notre fille".


Directement visée par ces accusations, la direction du lycée du Petit Chadignac affirme n'avoir eu aucune connaissance de faits de violence au sein de l'établissement, tels qu'évoqués par les parents.

"Toute la communauté éducative et les élèves ont été très affectés par ce qui s'est passé" explique Jean-Claude Mohand, le proviseur. "La cellule psychologique que nous avons mise en place est d'ailleurs toujours active, elle se réunira encore cette fin de semaine".

Enquête en cours

Il appartient désormais à la justice de faire toute la lumière. Comme à l'accoutumée dans ce genre de dossier, le parquet de Saintes a diligenté une enquête. Les investigations menées par la police depuis trois mois, se poursuivent à ce jour.

"À ce stade, nous ne pouvons ni infirmer, ni confirmer les accusations de harcèlement" explique Nicolas Septe, le procureur de la République qui assure accorder toute l'attention nécessaire à cette affaire.

À l'issue "des auditions (qui) restent à mener dans l'entourage de la jeune fille et des derniers élements portés à (sa) connaissance", le parquet décidera d'éventuelles poursuites.


Cérémonie d'adieu

Pour les parents de Polina, inconsolables, une autre épreuve s'annonce. Samedi matin, les cendres de leur fille seront mises en terre au cimetière de Saint-Éloi à La Rochelle.

Une cérémonie que Laurent souhaite ouvrir aux associations et à tous ceux qui, à cause de leur orientation sexuelle, de leur couleur de peau ou de leur style vestimentaire "sont ou ont été harcelés comme Polina."

À deux reprises, il a tenté de contacter Brigitte Macron, engagée dans la lutte contre le harcèlement scolaire, pour obtenir son aide. En vain pour l'instant, mais il veut y croire. "Je n'ai pas réussi à sauver Polina mais je ne veux pas que cela arrive à d'autres enfants."

https://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/05/2018 12:59  Mis à jour: 17/05/2018 12:59
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 De plus en plus d’enfants suicidaires ...
En sept ans seulement, le nombre d’enfants aux prises avec des pensées suicidaires ou qui ont fait des tentatives de suicide a doublé aux États-Unis d’après une nouvelle étude plus qu’alarmante.

Une augmentation constante des admissions d’enfants suicidaires ou qui se sont gravement automutilés a été notée dans 32 hôpitaux américains pour enfants de 2008 à 2015, années répertoriées par les chercheurs de l’étude, rapporte CNN.

Les filles et garçons étudiés par les spécialistes étaient âgés de 5 à 17 ans. Tous les groupes d’âge montraient une forte augmentation, mais le plus important accroissement des idées noires et de la volonté d’intenter à leur vie ont été observés chez les adolescentes.

«Au cours des deux ou trois dernières années, nous avons constaté qu'un nombre croissant de lits d'hôpital ne sont plus utilisés pour les enfants diabétiques ou qui souffrent de pneumonie, mais pour des enfants en attente de placement (psychiatriques) parce qu’ils sont suicidaires», a déclaré le Dr Gregory Plemmons, présentateur de l’étude et professeur agrégé de pédiatrie à l'hôpital pour enfants Monroe Carell Jr. de Vanderbilt au Tennesse.
Triste et préoccupant

Pressentant qu’un triste et très préoccupant problème de santé publique se dessinait dans l’ensemble des États-Unis, M. Plemmons et ses collègues ont décidé d’entreprendre leur étude, informe CNN.

Ce qu’ils craignaient s’est avéré. Les taux de pensées suicidaires et de tentatives de suicide ont doublé au cours de la dernière décennie. Quelque 118 363 enfants de 5 à 17 ans présentaient un diagnostic suicidaire et d’automutilation grave.

Le Dr Plemmons affirme que la raison pour laquelle les enfants songent ou tentent de se suicider est une «question à un million de dollars», mais il avance des hypothèses. Il peut y avoir des antécédents familiaux de dépression ou de suicide, de la violence familiale, des mauvais traitements, une question d’orientation sexuelle, du harcèlement. Le spécialiste dit que tous ces facteurs de risque ont été signalés, mais qu’aucun n’a été examiné précisément.

Gregory Plemmons avance que l’une des théories prédominantes du suicide chez les jeunes est la cyberintimidation. «C’est anonyme de nos jours, c’est je crois la plus grande différence. Avant, on savait qui ils (les intimidateurs) étaient.


http://www.tvanouvelles.ca/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/04/2018 15:19  Mis à jour: 23/04/2018 15:19
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 Belgique (Saint-Ghislain) : Une campagne pour lutter contre le harcèlement scolaire.
Ce projet est le fruit de la collaboration entre le service jeunesse de la Police Boraine, des centres PMS et des jeunes conseillers du CCE

Le sujet est autant délicat que tristement d’actualité. Le harcèlement scolaire est un fléau que de nombreux acteurs issus de tous les domaines tentent de contrer. Ce mercredi, ce sont les autorités communales de Saint-Ghislain qui présenteront officiellement la campagne d’affichage "Tous contre le harcèlement scolaire !"./b]

Ce projet a été élaboré par la commission Environnement-Sécurité du Conseil Communal des Enfants (CCE), avec la collaboration du service jeunesse de la Police Boraine et les centres Psycho-Médico-Sociaux (PMS) de l’entité. Cette présentation aura lieu à la salle polyvalente du parc communal de Baudour.

Sensibiliser les jeunes au harcèlement scolaire et permettre à ceux qui en sont victimes de trouver aide et soutien, voilà l’essence de cette campagne d’affichage qui prendra place dans toutes les écoles situées sur le territoire de Saint-Ghislain, tous réseaux d’enseignement confondus.

Ce projet est le fruit de la collaboration entre le service jeunesse de la Police Boraine, des centres PMS et des jeunes conseillers du CCE. Les enfants ont d’ailleurs mis eux-mêmes en scène, à l’aide d’un photographe professionnel, des situations de harcèlement afin d’illustrer au mieux la campagne.

La présentation des affiches sera suivie de la pièce théâtrale "Chut au silence" créée et interprétée par la troupe du Théâtre du Copion, basée à Baudour. Plongés en immersion, les jeunes y endossent tour à tour le rôle du harceleur, du harcelé et du témoin.

[b]Ils peuvent ainsi assimiler rapidement les réactions appropriées qu’il est conseillé d’adopter face à de tels agissements, les conséquences que ces derniers engendrent, et l’aide indispensable que les parents, l’école et les services de police apportent dans la lutte contre le harcèlement.


A. Lcx http://www.dhnet.be/regions/mons-centre/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/04/2018 17:00  Mis à jour: 11/04/2018 17:00
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 "Je suis arrivée et c’était trop tard": la fille de 17 ans de Karin s’est suicidée, après avoir été harcelée durant des années...
VOIR VIDÉO : https://www.rtl.be/info/video/667274.aspx

Un témoignage très émouvant, celui d’une maman qui souhaite pousser un cri d'alarme contre le harcèlement à l'école. On vous en parle régulièrement, avec parfois des issues dramatiques. La fille de Karin, Sarah, s'est suicidée à l'âge de 17 ans après avoir été harcelée durant des années par ses camarades de classe. Mathieu Langer et Gaetan Delhez ont rencontré cette maman meurtrie pour le RTLinfo 13H.
"Elle s’est changée, elle s’est maquillée, elle a mis ses bijoux et voilà… Je suis arrivée et c’était trop tard", confie Karin, la maman de Sarah.
Sa fille a mis fin à ses jours le 8 mars dernier, à l’âge de 17 ans. Harcelée à l’école depuis la deuxième année primaire, Sarah a laissé une lettre à sa maman. "Elle disait que son esprit et son corps était devenu une prison, que son âme mourait à petit feu et elle nous a mis, prouvez-moi que la vie vaut la peine d’être vécue, en étant heureux", raconte Karin.


Ses parents avaient averti l'école

La jeune fille était le souffre-douleur d’une seule personne qui a ligué ses amies contre elle jusqu’en secondaire à l’IPES de Herstal. Ses parents avaient pourtant averti la direction à plusieurs reprises.

"C’est l’institutrice qui m’avait dit Sarah n’avait qu’une seule amie par année et c’est vrai que c’était le petit oiseau pour le chat. La fille harceleuse faisait ça en toute impunité puisque Sarah était trop gentille, trop faible", résume la maman.

Karin s’est sentie terriblement impuissante face au harcèlement qu’a subi sa fille: "J’ai été chez la psychologue, la kinésiologue, l’hypnothérapeute enfin j’ai fait tout ce que j’ai pu pour essayer de la sortir de ça mais je pense que c’était déjà bien ancré, c’était déjà trop tard."


Une prise de conscience

Aujourd’hui, elle veut faire bouger les choses pour éviter que d’autres drames ne se produisent.

"Toutes les semaines, il y a un cas. C’est presque pire que le terrorisme maintenant, il faut que cela s’arrête, c’est un fléau, ce n’est même plus un phénomène de société."

Demain à 13h, Karin organisera une marche blanche à Herstal devant l’école de sa fille. La maman espère avant tout une prise de conscience.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/12/2017 13:17  Mis à jour: 18/12/2017 13:17
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 Le harcèlement scolaire décrypté par la thérapeute Emmanuelle Piquet ( Vidéo)
Tous les ans, la thérapeute Emmanuelle Piquet, auteur de « Te laisse pas faire », reçoit 2 000 enfants victimes de harcèlement scolaire. Pour aider ces jeunes victimes, elle a créé il y a dix ans, les centres chagrin scolaire, afin de les armer face aux attaques qu’ils subissent dans les cours de récréation. Délivrées en trois sessions, ces stratégies de défense se basent sur des jeux de rôle.

Le harcèlement scolaire gagne-t-il du terrain en milieu scolaire ?

Oui, j’observe un syndrome de popularité grandissant ces dernières années, dès la primaire. Il ne faut surtout pas être un sans-ami fixe, un « bolos » sous peine d’être marginalisé. Il faut absolument faire partie du « bon » groupe, être très populaire ou dans le sillage d’un copain populaire. Phénomène plus nouveau, les parents sont très inquiets des relations de leur enfant à l’école, plus que des notes. Les mères, par exemple, comptent les invitations aux anniversaires de peur que leurs enfants soient délaissés. Ces angoisses se transmettent aux enfants qui craignent de se retrouver tout seul sur un banc dans la cour.
Quels sont les types de violence qui ressortent le plus des consultations ?

Ce qui revient le plus, c’est l’isolement. L’enfant avec qui on ne joue pas, ne parle pas, à qui on ne donne pas la main. Ensuite, il y a le harcèlement symbolique qui consiste à donner des surnoms horribles, coller des étiquettes du type « trop bon » à l’école ou « pas assez ». Il n’y a pas de profil type d’enfant harcelé. Tout enfant peut être en situation de vulnérabilité avec, par exemple, le chômage d’un parent ou le décès d’un grand-parent. Le harceleur est plutôt un gamin qui a de la répartie et le sens de l’humour, d’où sa popularité.
Comment un enfant peut-il concrètement se défendre ?

On l’aide d’abord à quitter la croyance selon laquelle il ne peut pas avoir d’impact sur la situation. Ensuite, on va se servir des insultes et des attaques du harceleur. Une des armes infaillibles pour casser la popularité et le pouvoir est l’humour et l’autodérisation. Pour cela, l’enfant doit apprendre à accepter l’attaque et en jouer. Il faut ridiculiser l’enfant harceleur dans son action en public et non personnellement. Parfois regarder l’autre dans les yeux peut suffire à désamorcer les attaques.
Pouvez-vous nous donner un exemple ?

Les réseaux sociaux – souvent source d’attaque et de moquerie – peuvent constituer une arme de défense très puissante. On a eu une jeune fille que les élèves appelaient Zlatan, ce qui n’est pas très agréable quand on a 16 ans… Cette jeune fille a donc changé sa photo de profil et elle a mis une image de Zlatan. Une façon de dire « Allez-y, j’adore, je trouve ça tellement drôle ». Ça les a calmés, ce n’est plus intéressant quand la personne ne se débat plus.

Quels conseils donneriez-vous aux parents ?

Il ne faut pas agir sans l’accord de l’enfant pour ne pas renforcer sa vulnérabilité. On ne pose pas trop de questions le soir pour éviter de créer un climat anxiogène. Si l’enfant manque de confiance en lui pour s’affirmer et rétorquer, on peut mettre en place des jeux de rôle à la maison en faisant jouer le méchant à la maman ou aux frères et soeurs, jusqu’à ce que la bonne réplique sorte.

Pour aller plus loin : « Te laisse pas faire ! » et « Je me défends du harcèlement » d’Emmanuelle Piquet (Editions Payot et Albin Michel).






https://www.amazon.fr/Te-laisse-pas-fa ... 4462e370581e3abb2b507b583


https://www.amazon.fr/Je-me-d%C3%A9fen ... 7455886117e24e8e27e1f83af
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/11/2017 12:36  Mis à jour: 09/11/2017 12:36
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 Harcèlement scolaire : de la dépression au suicide ... Tous concernés....
C'est aujourd'hui la troisième Journée nationale contre le harcèlement scolaire. Un véritable fléau qui touche, en France, environ 700 000 élèves de la primaire jusqu'au lycée. L'enjeu est de libérer la parole, non seulement des victimes, mais aussi des témoins.

Le harcèlement à l'école. Un fléau qui touche des centaines de milliers de jeunes – 700 000 selon les derniers chiffres du ministère –, et contre lequel les pouvoirs publics ont décidé d'organiser en 2015 une Journée nationale chaque premier jeudi de novembre. Ce 9 novembre se déroulera donc la 3e édition. L'occasion, en premier lieu, de libérer la parole sur ce qui reste encore un tabou. Peur des conséquences, honte d'apparaître victime, crainte de «perturber» l'Education nationale…

Le thème central cette année tournera autour des témoins et du rôle décisif qu'ils peuvent avoir, soit en intervenant directement, soit en témoignant a posteriori. L'enjeu est important : 22 % des enfants harcelés n'en parlent à personne. Pire, 61 % d'entre eux disent avoir des idées suicidaires. Et contrairement à ce qu'on aurait pu croire, plus ils sont jeunes, plus ils ont de risque d'être confrontés au harcèlement scolaire. 12 % des élèves de primaire le sont, contre 10 % des collégiens et 1,4 % des lycéens.

Les formes sont multiples, et vont du surnom méchant ou de la bousculade aux blessures par arme, en passant par les insultes à cause de l'origine, le racket ou les baisers forcés.

Cyberharcèlement

Sans oublier la forme de harcèlement qui connaît une forte croissance : le cyberharcèlement. A cause des téléphones portables et des réseaux sociaux, le harcèlement se poursuit désormais en dehors de l'enceinte des établissements scolaires. Avec le risque que le jeune, attaqué jusque dans son intimité, et ayant l'impression de ne plus avoir de sanctuaire où être protégé, en arrive à commettre l'irréparable.

Qu'il se déroule dans une cour de récréation, en classe ou sur internet le harcèlement scolaire procède du même mécanisme. Il est le fait d'un ou de plusieurs élèves et comporte trois caractéristiques : un rapport de force et de domination, une répétitivité des agressions sur une période prolongée, et un isolement de la victime, souvent plus faible et dans l'incapacité de se défendre.

Pour réussir à le déceler, à le prévenir, l'Education nationale, depuis 3 ans, forme des référents dans les académies, édite des guides à destination des victimes, des témoins, des familles, et a inscrit le harcèlement dans les programmes d'enseignement moral et civique.

L'an dernier, l'Etat a été condamné après le suicide d'une collégienne de 13 ans dans l'Essonne, après de longs mois de harcèlement. Ses parents avaient pourtant alerté l'équipe éducative. Sans résultat. Une façon de rappeler que, potentiellement, nous sommes tous responsables.
O. A. https://www.ladepeche.fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/09/2017 15:45  Mis à jour: 20/09/2017 15:45
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 Harcèlement scolaire : de la dépression au suicide .Racket, intimidations, bousculades, insultes... La violence scolaire a de nombreux visages à Seine-Saint-Denis.
À l'entrée du lycée professionnel et technologique l'Enna à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) donnant également sur un site universitaire, deux vigiles avec brassard orange « sécurité » fouillent, en ce mardi matin, les sacs des élèves qui se rendent en cours. Ils « filtrent ». Vérifient, entre autres, qu'il n'y a pas de couteau à l'intérieur. « On dirait qu'on est des prisonniers », regrette un ado en bac pro métallerie.


Violence au collège : quel est le ressenti dans... par leparisien

Cet établissement, situé à 100 m du commissariat de police, est sensible. Il y a près d'un an, le proviseur et son adjointe ont été roués de coups par un élève âgé de 15 ans pour une « histoire de retard ». « Depuis, c'est plus zen, ça s'est calmé », positive un lycéen, lunettes de soleil sur le crâne et survêtement aux couleurs de la Juventus. A l'écouter, la situation ne serait « plus tendue comme avant ». Il n'empêche, quand on interroge d'autres voix, on s'aperçoit que les échauffourées, insultes, incivilités et d'autres « embrouilles » sont loin d'avoir totalement disparu de la circulation.

S'il y a un tel décalage dans les impressions, c'est qu'aux yeux de certains la violence est devenue un fléau « ordinaire ». « On est habitués à tout ça. Et puis, de toute façon, il n'y a que des garçons ici, on sait se défendre », avance une forte tête, qui évoque des « bagarres entre élèves pour rigoler ». Mais Kevin*, en bac pro électrotechnique, ne trouve pas « ça drôle, la violence ». « Il y a un jeune qui a dit ferme ta gueule à une prof ! Là, c'est vraiment abusé », dénonce-t-il. « A cinq minutes de la fin d'un cours, des élèves d'autres classes ont la rage et tapent à la porte de notre salle. Le prof est obligé de tout arrêter. L'alarme incendie a également été déclenchée, on a tous été obligés de sortir », poursuit son « pote » Mohamed*.


Racket, taser et vol de carte d'identité



Quand ils étaient au collège, l'année dernière, les deux copains avaient déjà vu des « trucs graves ». L'intrusion d'un Taser. Un camarade racketté parce qu'il était « petit », forcé notamment, de « payer un kebab » à ses bourreaux. Un vol de carte d'identité... Pour autant, le duo ne tremble pas. « On n'a pas peur », assure-t-il.

Maxime*, lui non plus, ne craint rien. « Faut pas se mettre à l'écart, faut toujours être sociable, sinon c'est là qu'on va te mettre des coups de pression, qu'on va prendre le dessus sur toi, qu'on va te harceler. Pour contrer tout ça, c'est bien aussi de connaître des grands qui te protégeront. Ce sont les faibles qui se font faucher leur téléphone », raconte-t-il. «C'est la loi de la jungle», résume Karim*. Moussa propose une solution pour apaiser les esprits. « S'il y avait des filles, ce serait la douceur absolue...»




«Un tabou, mais une réalité»


Citation :
Joëlle Tomasi, conseillère principale d'éducation dans un collège de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine)

Vu de loin, il ne se passe rien dans la cour du collège Léonard-de-Vinci, à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine). Des jeunes crient, parlent, marchent, s'arrêtent et repassent. Joëlle Tomasi, conseillère principale d'éducation (CPE) depuis onze ans, guette ces mouvements de la récré comme on scrute le ciel avant la tempête. « Un regroupement plus important que d'habitude, des élèves qui viennent vérifier où sont les adultes, c'est le signe que ça va se dégrader », explique-t-elle.

Alors, avant même que fuse le premier nom d'oiseau, elle « casse les groupes », écourte même la pause de certains élèves, qui se récrient : « Mais c'est rien, on rigole ! » « Le sujet est un peu tabou, mais la violence est une réalité dans les collèges », relève la CPE.

A Léonard-de-Vinci, classé en réseau d'éducation prioritaire, la question de la violence est au centre d'une politique d'établissement menée depuis deux ans. Non que les altercations y sont plus nombreuses qu'ailleurs. Mais « les années collège sont des années fragiles : les jeunes se cherchent, on ne peut pas faire comme si cela n'existait pas », explique la principale, Anne Legrain.

Une influence négative sur l'attractivité de l'établissement

Suzanne, une élève de 3e, le dit un peu autrement : « Quand tu arrives au collège, tu te sens pousser des ailes, tu es grand... et tu fais n'importe quoi ! Et, en 3e, tout le monde s'ambiance pour un rien, il y a toujours des histoires... » Dans le questionnaire sur le climat scolaire remis aux élèves il y a deux ans, 12 % des collégiens ont déclaré avoir subi des violences physiques, et entre 20 et 30 %, selon les classes, se sont plaints d'insultes sur leur apparence physique, leur couleur de peau, leur pays d'origine.

Le collège, en concurrence forte avec un établissement privé, essaye de transformer en atout sa faible attractivité : seuls 250 ados de la cité de la Butte-Rouge sont scolarisés dans les bâtiments couleur saumon, conçus pour 500 élèves. Un effectif réduit qui permet « de s'occuper de ces petites choses qui font la vie des élèves », poursuit la principale. Chaque élève participe, une fois par semaine, à un atelier après les cours, et tous sont reçus une fois par trimestre, individuellement, par les profs principaux.


Plusieurs enseignants se sont formés à la méthode Pikas, une technique scandinave de prévention du harcèlement, et un médiateur payé par le département est aussi chargé de « laisser traîner ses oreilles » pour repérer et désamorcer les conflits naissants. « Très souvent, tout part d'histoires de coeur », raconte-t-on dans l'équipe éducative.


Ce maillage serré par les adultes est très important : « Il faut que les élèves sentent qu'on est une équipe, qu'ils peuvent donc compter sur nous », relève Marianne Finaltere, professeur. « Les élèves attendent aussi de la justice et des sanctions, renchérit Anne Legrain. S'ils pensent qu'il n'y aura pas de sanction, ils ne viennent pas se confier. » Tout subir, plutôt que de « risquer de passer pour une balance, et perdre sa place dans le groupe, l'une des choses les plus importantes pour un ado », souligne la CPE.

Christel Brigaudeau


http://www.leparisien.fr/societe/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/09/2017 12:18  Mis à jour: 20/09/2017 12:18
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 Harcèlement scolaire : de la dépression au suicide ...Les chiffres alarmants d'une étude révélés ce mercredi 20/09/2017.
Près de la moitié des élèves de collèges et lycées sont victimes ou ont été témoins de violences dans leurs établissements, selon une étude révélée ce mercredi 20 septembre.

Une enquête menée par l'Association de la Fondation étudiante pour la ville (http://www.france.aide-et-action.org/ ... 3wLQCcEAAYASAAEgIfMPD_BwE) et dévoilée ce mercredi 20 septembre révèle que près de la moitié des élèves sont témoins de violences au collège, alors même que le ministère de l'Education Nationale a fait du harcèlement à l'école un axe de travail prioritaire.

Dans cette étude, on découvre ainsi que 46 % des 447 collégiens interrogés, tous scolarisés en Zone d'enseignement prioritaire (ZEP), ont déjà été témoins au moins une fois "d'actes de cruauté ou d'humiliation" entre élèves. Un sur cinq en a été victime et 40 % subissent régulièrement des moqueries et des insultes.
442 incidents graves par jour

Les chiffres révélés par l'association viennent éclairer ceux communiqués par l'Education Nationale. A savoir 12,8 incidents graves par an pour 1 000 élèves, soit 442 incidents par jour. Ce pose alors la question de ce qui est déclaré par les établissements, et du poids des brimades et autres bousculades de tous les jours pour les élèves.

Car au-delà des violences verbales sévères (41% des incidents graves signalés), des violences physiques (30%), des vols et du vandalisme (8%), de la consommation ou du trafic de stupéfiants (4%) et du port d'arme (3.2%), le quotidien des établissements scolaires est émaillé de petits faits moins graves mais qui usent enseignants et étudiants. Un climat parfois minimisé par les observateurs, alors même que l'OCDE classe la France 61e sur 65 pays pour le calme dans les classes.

En savoir plus sur http://www.midilibre.fr/2017/09/20/vi ... etude-revelee-ce-mercredi,1563403.php#J5QsrzppyDwBbTcm.99
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/09/2017 17:10  Mis à jour: 16/09/2017 17:10
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 Re : RAPPEL IMPORTANT : LE HARCÈLEMENT SCOLAIRE. UN DANGER POUR L'AVENIR, L'ÉQUILIBRE DE NOS ENFANTS. Il y a des solutions ! 2 TB vidéos très percutantes…
“T’es nul(le)”, “pousse toi de là”, “personne ne veux de toi ici”.

LE HARCÈLEMENT SCOLAIRE qui provoque des suicides*, fait des bordelines** ou autres. est bien Plus courant que le disent les statistiques. Beaucoup d'enfants ne parlent pas de peur de contrarier leurs parents très actives qui n'ont plus le temps pour l'écoute ou peur de ne pas être cru. C'est plus commode. J'ai été dans ce cas il y a pourtant des dizaines d'années et ça ne s'est pas arrangé. Ça n'est pas la faute aux parent. C'est la faute au style de vie qui nous est imposé si nous ne prenons pas garde. Mais en en parlant, en nous groupant, nous pouvons arrêter ces drames familiaux.


Je viens encore d'entendre une grand-mère en parler à une "amie". Ils ont mis l'enfant dans une autre école sans en parler avec l'ancien établissement. . La France est le pays du "chacun pour soi", la raison pour laquelle tout va si mal !!!!
* Émilie, 17 ans, se suicide après avoir été harcelée au collège, ses parents publient son journal intime
http://france3-regions.francetvinfo.f ... e-se-suicide-1095611.html

** TROUBLES DE LA PERSONNALITÉ. LA PERSONNALITÉ BORDERLINE
.
http://vol370.blogspot.fr/2015/03/080 ... de-la-personnalite_7.html

Les parents s'inquiètent souvent au sujet des notes de leurs enfants,Leur AVENIR. Leur équilibre, leur joie de vivre est bien plus important et beaucoup passent à côté de souffrances que leurs enfants traîneront toute leur vie. Les garçon ont tendance à ne pas parler de leurs problèmes et il est difficile de les aider. Une fille de leur classe vous renseignera plus facilement en cas de doute. Il suffit de la questionner sans en avoir l'air pour ne pas nuire au garçon en cause. Mais être surprotectrice n'est pas bon non plus. Pas facile d'être une maman surtout depuis que les femmes ont été très incitées à travailler* pour rapporter au NOM (Nouvel Ordre Mondial) et leur laisser conditionner les enfants pour leur profit.

Aaron Russo assassiné sur ordre de son "ami" Rockefeller, en parle ici :
Aaron Russo - Rockefeller et Féminisme

https://www.youtube.com/watch?v=f1I6vZ3OCk0
L'interview intégrale d'Aaron Russo 2007 dévoile la stratégie du Nouvel Ordre mondial
https://www.youtube.com/watch?v=jMw8V_V577o
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Image redimensionnée


Quand les enfants n’en parlent pas, quels signes permettent de repérer la souffrance ?
« Il y en a plusieurs : des maux de ventre le dimanche soir ou à la veille de la rentrée, des vomissements le matin. Mais aussi la chute brutale et spectaculaire des résultats, lorsque l’enfant n’obtient plus la moyenne alors qu’il avait précédemment 18 dans toutes les matières. La plupart du temps c’est parce qu’ils n’ont plus suffisamment d’énergie et de ressources à placer dans les apprentissages, parce que tout est étouffé par leur souffrance relationnelle. Le dernier symptôme auquel il faut faire très attention parce qu’il passe souvent inaperçu, est le changement de comportement d’enfants très pacifiques, affectueux, qui deviennent brusquement colériques, agressifs, moqueurs. Le problème est que ça arrive le plus souvent au moment du collège, à l’adolescence, et l’on se dit que c’est à cause de cela. La raison en est que pour eux, la maison est le seul lieu où ils peuvent le faire sans risque ».

Le harcèlement ne s’arrête plus aux grilles de l’école

Le cyber-harcèlement est un nouveau phénomène qui monte en puissance. La définition et la responsabilité du harcèlement change: par internet on peut humilier quelqu’un de façon rapide, groupée et indirecte (sans s’adresser à la victime). Cela a lieu en dehors de l’école. Qui est alors responsable ? Cette nouvelle tendance démultiplie dangereusement les possibilités de harcèlement, mais également l’impact dévastateur sur la victime pouvant la conduire jusqu’au suicide.

Définition du harcèlement scolaire
« …lorsque l’enfant est exposé de manière répétée et à long terme, à des actions négatives de la part de un ou plusieurs élèves » (Dan Olweus, 1999).

Cette violence peut être :

- verbale (insultes, moqueries, railleries);
- non verbale (grimaces, gestes obscènes);
- psychologique (propagation de rumeurs, processus d’isolement);
- ou physique (coups, menaces).

La dynamique du harcèlement scolaire
- Le harcèlement scolaire se différencie des autres formes de harcèlement (professionnel ou familial) par le fait qu’il est (presque) toujours un phénomène de groupe.
- Le harceleur a besoin de témoins, de rieurs, de spectateurs.
- Nuire et faire mal n’a d’intérêt que dans le regard des autres.
- Les pairs peuvent être :
- Des supporters (assistent le harceleur dans ses actes)
- Des outsiders (ne disent rien)
- Des défenseurs (s’interposent et /ou prennent en charge la victime)
Bien sûr, le harcèlement est difficilement visible par les adultes puisqu’il se produit en dehors de leur présence !

Les 3 caractéristiques du harcèlement scolaire
- La répétition : la violence est répétée, reproduite, réitérée sur une longue période rendant la vie de l’enfant infernale pendant des jours et des jours.
- Le rapport de domination est imposé de façon insistante. Il y a un abus de pouvoir, une prise de pouvoir d’un enfant sur un autre. L’agression se fait d’un élève plus « fort » contre un élève plus « faible » ou ayant des difficultés à se défendre dans cette situation ; ou d’un groupe contre un élève isolé ; ou encore des plus âgés contre des plus jeunes.
- L’intention de nuire : le « jeu » qui n’est pas au départ malveillant ou blessant, le devient lorsque le processus s’installe dans la durée. L’agresseur a l’intention délibérée de nuire même s’il prétexte presque toujours que c’est un « simple jeu », « c’est pour rire ».

Comment reconnaît-on un enfant harcelé ?
Les symptômes sont le mêmes que ceux d’un stress post traumatique : enfant fuyant, évitant, inquiet, insomnies, angoisses… Le corps parle : soit statufié, rigide, soit il craque.

Des reviviscences (ou rumination):
- Souvenirs répétitifs et envahissants de l’événement
- Cauchemars
- Flashbacks
- Détresse ou réactivité physiologique lors de l’exposition à des stimuli associés à l’événement traumatique

Des altérations cognitives et émotionnelles:
- Croyances négatives persistantes et exagérées au sujet de soi, des autres ou du monde
- Tendance à se blâmer
- Émotions négatives persistantes (peur, horreur, colère, culpabilité, honte)
- Diminution de l’intérêt pour les activités
- Sentiment de détachement d’autrui
- Restrictions des émotions positives

Qui est harcelé ?
Il n’y a aucun critère pour devenir la cible d’un harcèlement. N’importe qui peut se trouver viser car TOUT peut servir de prétexte.
Tout le monde peut être harcelé, pour tout et n’importe quoi, sur la base de n’importe quel critère : trop intelligent, trop grand, trop petit, trop mince, trop gros…

Les conséquences
Le harcèlement scolaire est une violence et, comme toute personne qui subit une violence permanente, répétée, subie et imprévue (donc non contrôlable) et qui menace son égo (sa construction personnelle) cette personne est en état de stress chronique.

Dan Olweus, estime qu’un adolescent harcelé à l’école a quatre fois plus de risques d’avoir des idées suicidaires qu’un autre jeune.

- Perte de l’estime de soi
- Désinvestissement scolaire et une baisse des résultats scolaires
- Absentéisme
- Maladies psychosomatiques
- Lésions physiques
- Dépression

De l’évitement:

- Évitement des éléments (personnes, lieux, activités, objets, situations) rappelant la situation à fuir

L’hyperactivation du système nerveux:
- Irritabilité ou excès de colère
- Comportement imprudent ou autodestructeur
- Hypervigilance
- Sursauts
- Difficultés de concentration
- Difficultés de sommeil

Des enfants présentent ces signes de façon plus ou moins appuyée et certains peuvent ressortir plus que d’autres suivant les personnalités. Il faut regarder l’intensité d’un symptôme et la concomitance des symptômes.
Tout changement brusque de comportement de l’adolescent doit interroger les personnes qui encadrent les enfants.
Ces symptômes ne sont pas ceux d’une crise d’adolescence (contact impossible dans le cas de harcèlement).

La télévision, Internet, le téléphone portable, les jeux vidéos. Tous coupables et mis à la dispositions de nos enfants par ce même NOM. Que des niaiserie à la télé! que de la violence dans les jeux vidéo, dans les films, dans les médias, les nouvelles du jour toutes catastrophiques. Le bonheur, ça n'intéresse plus personne.
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Les belges sont restés plus "Famille", plus proches de leurs enfants et ont un meilleur système scolaire. Les riches de ma ville envoyaient leur enfants faire leur primaire en Belgique, ils en revenaient transformés et ayant appris la mécanique, je jardinage, la couture en plus n'avoir un niveau scolaire bien meilleur qu'en France et capables de réfléchir. Ils ont, comme les bretons, encore de nombreuses écoles catholiques.
Ici, une très bonne université :
où un enfant traumatisé et complexé qui fait des études pour être thérapeute et en ressort guéri et prêt à aider les autres, alors qu'en France, ils en ressortent encore plus traumatisés qu'avant. Reparler sans cesse de ses misères à ces personnes ne nous aide certainement pas à guérir, alors qu'il faut oublier ses traumas, les accepter. Mais nos souffrances rapportent.
https://uclouvain.be/fr/index.html
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De nos amis belges - Conférence "Nos enfants, les écrans, et nous" du 17 mars 2015
https://www.youtube.com/watch?v=pbP7HhqobUE
* La Belgique est le pays de l'affaire Dutroux, le pays de l'enlèvement d'enfant pour notre élite pédophile; d'où l'angoisse justifiée des parents.
* Publicité télé : Une petite fille de 5 ans avec qui je passe un peu de temps ne sait écrire que son prénom et voilà qu'elle écrit sur le sable Haribo sans savoir ce qu'elle écrit. Signe que la télé la conditionne a demander dès qu'elle voit ce nom sur un paquet de bonbon a ce qu'on lui achète

Savez-vous qu'il y a un musée Haribo ?
http://www.museeharibo.fr/fr/
http://www.generationharibo.com/home

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Ici des vidéos de "TEDx" édifiante de ce genre :
L'impact des écrans en éducation - Françoise MARCHAND
Voyez-la pieds nus, ancrée dans le sol

https://www.youtube.com/watch?v=RObhnPPtUTU
* Françoise Marchand
http://francoisemarchand.fr/wp/
* COMPASSION Broché – 1 mars 2008 de OSHO
https://www.amazon.fr/COMPASSION-OSHO/ ... &keywords=compassion+osho
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Pour les petits, si vous voulez les mettre devant la télé afin de pouvoir préparer le repas tranquillement, il y a les légos, le dessin, la pâte à modeler ou la télé des enfants d'il y a plus de 40 ans :

http://lateledesenfants.blogspot.fr/
Il y a d'autres séries en cliquant à droite sur l'année 2013
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Il ne faut pas oublier des livres papier avec de belles illustrations ou des livres audio
A visualiser avant de donner aux enfants, bien sûr

L'histoire de la girafe blanche qui voulait ressembler à une vraie girafe
https://www.youtube.com/watch?v=3OWBQu_zlTY
Pratique pour déclencher le moment du coucher.
Un cérémonial comme avant l'émission du soir "Bonne nuit les petits". Le signal.
https://www.youtube.com/watch?v=ZIzJQ3JWKLY

Livre multimédia : Martine monte à cheval

https://www.youtube.com/watch?v=iG55-znS8as

Livre audio pour enfants - Le chien - Contes du chat perché
https://www.youtube.com/watch?v=XDeYVGvil7k

L'éléphant - Contes du chat perché

https://www.youtube.com/watch?v=shN0YRiJbfo
---------------------
Il y a aussi des livres audio de développement personnels pour les adultes ayant mal vécu leur jeunesse.

http://livres-marie.blogspot.fr/
J'ai surtout des lecteurs de l'étranger. Je pense que ce sont des expatriés et beaucoup de russes.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/09/2017 18:36  Mis à jour: 15/09/2017 18:36
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 De la dépression au suicide ...NON AU HARCÈLEMENT SCOLAIRE !Par education.gouv.fr ( Vidéo)
Élèves, parents, professionnels, en cas d'urgence composez le 17 !
Besoin de conseils ? Appelez le 3020 !
Plus d'informations sur : http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/que-faire

C'est quoi le harcèlement à l'école ? - 1 jour, 1 question propose de répondre chaque jour à une question d'enfant, en une minute et trente secondes. Le commentaire explicatif est toujours drôle, le dessin est léger et espiègle. L'intention est d'aider l'enfant à construire son propre raisonnement et à obtenir les clés qui lui permettront de se forger sa propre opinion

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/09/2017 12:09  Mis à jour: 14/09/2017 12:09
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 Harcèlement : Suicides chez les ados: les SMS peuvent tuer!
Outre-Atlantique, l’affaire Michelle Carter a permis de relancer le débat sur le harcèlement chez les ados. L’occasion de faire le point en Belgique où le suicide apparaît comme la deuxième cause de mortalité chez les jeunes.

Est-on responsable du suicide de quelqu’un pour l’avoir incité par des mots à passer à l’acte ? La réponse est « oui » selon un tribunal du Massachusetts, aux États-Unis, qui a condamné le 3 août dernier une Américaine coupable d’homicide involontaire à deux ans et demi de prison, dont quinze mois ferme, pour avoir poussé son ex-petit copain au suicide en lui envoyant des SMS. Les faits remontent au mois de juillet 2014. Durant plusieurs semaines, Michelle Carter, âgée de 17 ans à l’époque des faits, envoie des SMS à son compagnon – aux tendances suicidaires avérées – pour le convaincre d’en finir définitivement, mettant régulièrement en doute sa détermination à passer à l’acte et lui laissant même entendre que ses parents ne seraient pas affectés par sa disparition. Au fur et à mesure des échanges, la jeune fille devient de plus en plus insistante et profite de l’état fragile et dépressif de son petit ami. « Tu dis toujours que tu vas le faire, mais tu ne franchis jamais le pas », assène la jeune fille. Qui lui martèle encore : « C’est le moment ! Cette fois, tu es prêt. Tu as juste à le faire, alors fais-le. Tu ne peux plus continuer à vivre comme ça. » Les textos "encourageant" le jeune homme au suicide se multiplient et poussent Conrad Roy à commettre l’irréparable.

Nous sommes le 12 juillet 2014 lorsqu’il passe à l’acte. L’adolescent de 18 ans est retrouvé inanimé dans sa camionnette : il a saturé son véhicule de monoxyde de carbone. Si les SMS ont servi de preuves lors du procès de la jeune femme, c’est surtout une conversation enregistrée entre les ex-tourtereaux qui a marqué les jurés. Paniqué et dans un ultime sursaut vers la vie, le jeune homme, étourdi par le monoxyde de carbone, hésite et sort du véhicule. Michelle Carter lui intime alors par téléphone d’assumer son "destin", de retourner dans la camionnette et, surtout, d’y rester ! Le téléphone collé à l’oreille, elle entendra Conrad Roy agoniser. Elle ne préviendra ni la police ni la famille de l’ado, dont elle connaît pourtant les coordonnées. Jugée pour homicide involontaire, Michelle Carter s’est comportée de façon « vicieuse et dangereuse et cette conduite a causé la mort de Conrad Roy », a considéré le juge Lawrence Moniz, du tribunal de Taunton, dans le Massachusets.

Si la loi punit "l’encouragement au suicide" dans plusieurs États américains, il n’existe par contre en Belgique encore aucun texte pénal réprimant le phénomène. « La Belgique n’a pas encore voté une loi dans ce sens », nous explique Laure Severin, avocate en droit pénal au barreau de Bruxelles. « Si nous avions rencontré un tel cas de figure, la défense aurait privilégié le harcèlement – notamment dû au caractère répétitif des appels ou SMS – ou la non-assistance à personne en danger. »

Éloïse et Manuelo, harcelés à Bruxelles…


Comme Conrad, nombreux sont les adolescents qui ont un jour pensé au suicide à la suite de harcèlements. Éloïse, 15 ans, et Manuelo, 17 ans, ne se sont jamais rencontrés. Et pourtant, ces deux adolescents, issus tous deux d’écoles secondaires différentes à Bruxelles, nous expliquent avec beaucoup d’émotion comment ils ont tenté de mettre fin à leurs jours sur un coup de déprime. Leurs discours poignants et quasi similaires se rejoignent dans le mal-être propre à l’adolescence.

Eloïse comme Manuelo ont été la cible des railleries de leurs camarades pendant plusieurs années. Une longue litanie de supplices, d’une cruauté sans limite, entre les humiliations verbales incessantes pendant les cours, la violence physique pendant les récréations, les appels et SMS répétitifs reçus le soir, en rentrant chez eux. « Les rares moments de répit, c’était quand je m’isolais dans les toilettes de l’école, le seul endroit où j’étais sûre d’être tranquille », nous confie Éloïse, la gorge nouée. À un âge où l’apparence vestimentaire apparaît comme un marqueur social, son seul tort aura été son désintérêt profond pour la mode. « Je n’étais pas comme "elles" ! Le maquillage, les talons, les sacs de marque… tout ça ne m’intéressait pas. Moi je suis plutôt jeans troués et baskets. Mon style vestimentaire ne leur correspondait pas, j’étais la "plouc" de l’école », poursuit l’adolescente. « Pour exister et ne pas se faire chahuter, il fallait être belle, publier régulièrement des photos sur les réseaux sociaux et suivre les dernières séries du moment », finit-elle par expliquer.

Épuisée par les moqueries et les SMS de ses camarades, Éloïse, désireuse de mettre un terme à son calvaire, rentre un soir d’automne chez elle et prend une forte dose de médicaments. « Je me souviens encore de cette soirée-là. J’étais montée dans ma chambre sans même dire bonjour à mes parents. Ma mère était venue me voir pour comprendre ce qui n’allait pas mais j’avais fermé la porte. » Enfermée dans sa chambre, la jeune fille commence alors à ingurgiter des médicaments, pour abréger sa souffrance. « Plus j’en prenais, moins je sentais la douleur. Je voyais repasser dans ma tête toute ces années de douleur et de moqueries. J’allais enfin être libre. » Ce soir-là, Éloïse a eu beaucoup de chance. Alerté par son épouse, le père de la jeune fille parvient à forcer la serrure de la chambre juste à temps et à emmener sa fille à l’hôpital.

Manuelo a lui aussi subi les brimades, les coups et les insultes. Jugé "trop studieux" par ses camarades de classe, le jeune garçon retiendra de ces trois années de souffrance la violence morale et le harcèlement quotidien dont il a été victime. « C’est dur, vous savez ? Il y avait un garçon qui m’appelait toujours en numéro masqué et quand je ne décrochais pas, je recevais des textos insultants, disant que personne ne me regretterait si je venais à mourir. Et même si le directeur ou les professeurs prennent certaines dispositions contre les harceleurs, cela ne dure que quelques jours. Le lendemain, le cauchemar recommence. » Un jour, Manuelo craque et l’étudiant, à bout, songe sérieusement à se suicider en sautant du premier étage de sa maison. « Mais j’ai pris peur. J’ai pensé à ma mère et à mon petit frère. Je ne voulais pas les laisser. Leur amour m’a permis de ne pas commettre l’irréparable », confie le jeune garçon, les larmes aux yeux.

Ne pas minimiser et réagir !

« L’adolescence est une période clé vers l’âge adulte. Cette transition est d’autant plus difficile à vivre qu’elle implique des changements déstabilisants à de nombreux niveaux. Le harcèlement, la pression et d’autres facteurs peuvent engendrer chez le jeune toutes sortes de pensées noires, ainsi qu’une disposition à l’impulsivité et une vulnérabilité qui peuvent être dangereuses », nous explique Pinna Puissant Sylvia, psychologue au Centre de prévention du suicide et d’accompagnement "Un pass dans l’impasse", à Namur. Pour aider au mieux les ados en plein désarroi, la spécialiste conseille surtout de prendre au sérieux les causes à l’origine de leurs pensées suicidaires. Elle plaide évidemment pour une écoute attentive du jeune, la nécessité de le valoriser et, surtout, de faire appel à un professionnel de la santé si la situation perdure. Des conseils à ne pas négliger : chaque année, ce sont près de 2.000 Belges qui mettent fin à leurs jours, dont de très nombreux jeunes. Le suicide est la deuxième cause de mortalité dans la tranche de 15 à 24 ans.

Besoin d’aide ? Quelqu’un vous écoute, 24 heures sur 24, dans l’anonymat et gratuitement au Centre de Prévention du Suicide. Tél. 0800/32.123. ( BELGIQUE)

http://soirmag.lesoir.be/
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Posté le: 05/08/2017 20:53  Mis à jour: 07/08/2017 13:08
 Just wanted to say Hi.
very nice publish, i certainly love this blog, keep on it
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/06/2017 12:45  Mis à jour: 20/06/2017 12:45
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 Re :Un enfant de 12 ans quasiment étranglé puis poussé dans le canal ...


Une scène d'une violence inouïe à l'égard d'un enfant de douze ans s'est déroulée dans le courant de la semaine dernière à Ranst, en province d'Anvers. Étranglé jusqu'à l'évanouissement par d'autres jeunes, un enfant de douze ans est ensuite poussé dans le canal par ceux-ci. Les images ont circulé sur internet et le jeune garçon a déposé plainte, suite à quoi deux jeunes garçons ont été interpellés.

Mercredi dernier, un enfant de douze ans a été attaqué par trois autres jeunes garçons à Emblem (Ranst, province d'Anvers). La vidéo de l'agression, filmée par le smartphone d'un complice, est insoutenable. La victime est poussée puis plaquée contre un arbre tandis que deux de ses agresseurs lui serrent la gorge jusqu'à couper l'afflux de sang vers le cerveau. L'enfant suffoque puis tombe, évanoui. "On le laisse et on se casse", lance alors l'un des auteurs.

Prêts à le laisser se noyer

Mais les délinquants restent sur place et lorsque leur victime reprend péniblement connaissance, elle semble totalement déboussolée. Alors que le jeune garçon n'a pas encore pu reprendre ses esprits, ses bourreaux le frappent à la tête, il fond en larmes. Ensuite, la scène continue un peu plus loin, le long de la Nèthe, où dans un sursaut supplémentaire de violence, l'un des agresseurs précipitera dans l'eau le garçon qui tient à peine debout. Les auteurs, qui ne semblent pas gênés d'être filmés, se moquent de la victime qui tente de nager jusqu'à la rive, heureusement avec succès malgré son état pitoyable.

Enquête

Suite aux faits, les délinquants ont fièrement publié leurs méfaits sur les réseaux sociaux. De Lierre à Malines, d'où sont originaires les auteurs des faits, les images ont rapidement fait le tour et après quelques jours, la brutalité de la vidéo est remontée jusqu'aux Pays-Bas. La police a quant à elle été avertie de ce contenu violent dès sa publication sur internet et a facilement pu identifier deux des auteurs, un jeune homme majeur et un mineur d'âge.

Il s'avère qu'entre temps, la victime et ses parents avaient déposé une plainte contre eux et une enquête était déjà ouverte.

"Une chasse aux sorcières"

Les bourreaux ont en parallèle été surpris par la réaction des internautes sur les réseaux sociaux. Loin d'impressionner la galerie, ils ont naturellement fait face à toutes sortes d'injures, menaces et messages de haine depuis leur identification. D'aucuns souhaitant notamment faire justice eux-mêmes et leur infliger le même sort que celui qu'ils ont fait endurer au petit garçon. La mère de l'un d'entre eux parle d'une "chasse aux sorcières" pour les retrouver et a dû prendre contact avec la police en ce sens. "Je ne veux pas en dire plus à ce stade. Mais en réalité j'espère surtout que cette histoire ne s'ébruitera pas davantage", a-t-elle confié au Nieuwsblad.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgi ... ousse-dans-le-canal.dhtml
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/05/2017 15:51  Mis à jour: 27/05/2017 15:55
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 Re : Harcèlement = DANGER ! Une collégienne grièvement brûlée en Haute-Savoie: L’agresseuse présumée, (qui aurait été harcelée), écrouée pour tentative d’assassinat…
La collégienne qui a grièvement brûlé une camarade mercredi à Seynod (Haute-Savoie), en l'aspergeant d'un liquide inflammable, a été mise en examen ce vendredi pour tentative d'assassinat et placée en détention provisoire, a-t-on appris auprès du parquet d'Annecy.

Placée en garde à vue depuis mercredi, la mise en cause, âgée de 15 ans, a été présentée vendredi après-midi à un juge d'instruction. «Elle a été mise en examen du chef de tentative d'assassinat et placée en détention provisoire dans un établissement pénitentiaire pour mineurs», a annoncé la procureur de la République d'Annecy, Véronique Denizot, en début de soirée vendredi.
L'agresseuse présumée aurait reconnu les faits

Lila, l’adolescente gravement brûlée par une autre élève du collège Le Semnoz de Seynod, est toujours entre la vie et la mort. Hospitalisée au centre des grands brûlés à Lyon, elle a été plongée dans un coma artificiel.

Selon Le Dauphiné Libéré, la collégienne présumée responsable de cette agression aurait reconnu les faits devant les policiers en charge de l’enquête. Ces derniers tentent, aujourd’hui, de comprendre comment les deux jeunes filles, en conflit depuis plusieurs semaines, ont pu en arriver là.

« Ma sœur était humiliée »


Un document de RTL pourrait apporter un début d’explication. Dans une interview, la sœur de l’agresseuse présumée affirme en effet que cette dernière était victime de harcèlement. « Ma sœur s’est fait frapper par cette fille dans l’enceinte du collège, déclare-t-elle ainsi. Ma sœur était humiliée, elle est allée chez le médecin. Il faut arrêter de lui remettre la faute dessus aussi. Ma sœur a subi du harcèlement et je veux que tout le monde l’entende ». Selon elle, sa sœur, considérée comme une bonne élève « aurait pété un plomb. Je ne veux pas qu’on oublie qu’elle a été harcelée pendant un an et demi ».

Lire et écouter le témoignage sur RTL

"Jade a été harcelée pendant un an et demi", révèle la soeur de la collégienne incendiaire
DOCUMENT RTL - La soeur de Jade, qui a brûlé vive l'une de ses camarades affirme que la collégienne était en fait harcelée depuis des mois. Selon elle, Jade aurait "pété un câble".
-> http://www.rtl.fr/actu/societe-faits- ... ne-incendiaire-7788711055

ELLE A PETE UN CÂBLE PARCE-QUE PERSONNE NE FAISAIT RIEN !!!
Écoutez bien et AGISSONS AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD !!!
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/05/2017 10:37  Mis à jour: 12/05/2017 10:39
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 Re : Un enfant de 8 ans a mis fin à ses jours après avoir été harcelé à l'école. Une vidéo de surveillance de l'école primaire de Cincinnati qu'il fréquentait a révélé la violence subie par le jeune garçon.
Le 24 janvier dernier, l'enfant avait été frappé pendant cinq interminables minutes dans les toilettes de l'établissement. Un policier chargé de l'enquête a visionné la vidéo et a expliqué avoir "été témoin d'un comportement qui est de l'intimidation et qui pourrait même être de l'agression criminelle."

Gabe Taye s'est pendu à son lit superposé deux jours après cette agression. L'école n'avait pas estimé nécessaire d'expliquer à la maman de Gabe les violences dont il était victime. On lui avait dit qu'il s'était évanoui dans les toilettes, sans plus de détails. En rentrant, elle a emmené Gabe à l'hôpital: il vomissait et se plaignait de douleurs au ventre.

L'avocate de la famille de la jeune victime a expliqué que si la maman avait su, elle aurait immédiatement signalé ce cas de harcèlement aux professionnels de la santé et elle aurait prévenu la police. Et elle aurait peut-être pu encadrer son fils correctement et lui éviter le pire.

Image redimensionnée


R.I.P bonhomme !

http://www.7sur7.be/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/04/2017 10:45  Mis à jour: 09/04/2017 10:45
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 Re : Harcèlement : En parler c'est sauver… "Mobilisons nous contre le harcèlement" Vidéo .
Vidéo réalisée par des élèves de 5ème du collège Françoise DOLTO de Châtelus-Malvaleix (23) dans le cadre du prix national "Mobilisons nous contre le harcèlement".

Cette vidéo a reçu le prix Coup de cœur de l'Académie de Limoges

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/03/2017 13:46  Mis à jour: 02/03/2017 13:46
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 Re : Expérience Sociale: L'humiliation sur internet, Qui va réagir à la détresse de Martin? Comment réagissent ces Bruxellois face au harcèlement d'un jeune ?(VIDÉO)+ les conseils d'Alain Remue de la police fédérale Belge.
Would You React réalise des expériences sociales sur le territoire belge. Dernièrement, une vidéo sur le thème de l'humiliation sur internet a été tournée à un arrêt de tram face à la gare d'Etterbeek. Would You React a filmé les réactions des personnes face à l'humiliation d'un garçon.

Si certains n'hésitent pas à intervenir, d'autres ignorent totalement cette agression.

Regardez :

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/02/2017 19:09  Mis à jour: 02/02/2017 19:09
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 Re : France ( Essonne) , > ledauphine.com Jeudi 2 février 2017 ESSONNE Collégienne harcelée : l'Etat jugé en partie responsable de son suicide .
Marion Fraisse, une collégienne de 13 ans, s'était suicidée en 2013 suite à des brimades répétées de certains élèves. L'Etat a été jugé en partie responsable car l'établissement n'était pas intervenu.

Harcelée au collège, la jeune Marion Fraisse avait fini par se donner la mort, en février 2013. Fin janvier 2017, le tribunal administratif de Versailles a reconnu la responsabilité partielle de l'Etat dans le suicide de l'adolescente de 13 ans, révèle Le Figaro (lien payant).

Les juges ont mis en avant les défaillances dans l'organisation du collège Jean-Monnet de Briis-sous-Forges (Essonne) et les réactions inadaptées de son personnel. Les parents de Marion avaient alerté l'établissement et avaient demandé que leur fille soit changée de classe. Sans succès.

"Une première grande victoire"

La veille de son suicide, la jeune fille, en classe de 4e, avait été bousculée à deux reprises par des "camarades". Dans une lettre, elle évoque les insultes et les brimades dont elle a été victime, devenue le souffre-douleur d'une partie des élèves.

La mère de Marion, Nora Fraisse, lutte depuis près de quatre ans pour que "Marion ne soit pas morte pour rien". Avec son association Marion La Main Tendue, elle s'est évidemment félicitée de la décision du tribunal : "C'est une première grande victoire."

http://www.ledauphine.com/france-mond ... esponsable-de-son-suicide
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/02/2017 13:55  Mis à jour: 02/02/2017 13:55
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 Re : Madison s'est suicidée à cause des moqueries de ses camarades: un an après, sa maman se confie...
Le 11 février 2016, nous vous apprenions le terrible décès de Madison, une Herstalienne de 14 ans. Lassée des moqueries de ses camarades et du harcèlement dont elle aurait été victime, la jeune fille avait décidé de mettre fin à ses jours. Près d’un an après les faits, sa maman Michèle nous explique son quotidien sans la présence de sa fille.

Image redimensionnée


Souvenez-vous. C’était il y a pratiquement un an. Madison, une Liégeoise de 14 ans s’était donné la mort à son domicile. L’adolescente avait d’ailleurs laissé une lettre à ses proches où elle expliquait ne plus pouvoir supporter le harcèlement scolaire dont elle aurait été victime et ce, quotidiennement.

Découvrez notre entretien exclusif avec la mère de Madison dans notre nouvelle édition digitale de http://liege.lameuse.be/

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/12/2016 16:11  Mis à jour: 08/12/2016 16:12
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 Re : Comment lutter contre le harcèlement scolaire ? C'est le thème de ce reportage de 30 minutes. "Des mots pour des maux" ( Vidéo)


Le harcèlement. Des actes à répétition, avec intention de nuire à une autre personne dominée. Voilà comment se définit généralement le harcèlement, souvent exercé en présence de témoins. Existant depuis toujours, il a pris ces dernières années une autre forme avec les nouvelles technologies. Un phénomène qui touche en particulier les jeunes dans les écoles et en-dehors, avec des conséquences parfois dramatiques.

http://www.tvlux.be/video/info/societe/le-harcelement_24718.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 22/11/2016 19:51  Mis à jour: 22/11/2016 19:51
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 Re : Harcèlement cyber, physique, moral… La police se déplace dans certains collèges et lycées pour sensibiliser les jeunes et leur donner les clés pour agir.
Le major de police Laurent Lage traque un fléau insidieux et dévastateur : le harcèlement scolaire. Son arme fétiche : la prévention.

Voilà désormais trois ans qu’il passe de classe en classe, de collèges en lycées dans Limoges et son agglomération.

Jeudi après-midi, il intervenait dans le collège privé Ozanam à Limoges. Dans l’amphithéâtre assombri pour l’exposé sur vidéo projecteur, une soixantaine de paires d’yeux est tournée vers lui. Pendant une heure et demie, les deux classes de 5e écouteront, répondront, interagiront, sans faire une pause. Les élèves ont décliné l’offre de sortir en récré, absorbés par un sujet qui semble les toucher.

« Je suis là pour vous donner des clés afin que vous puissiez détecter une situation de harcèlement, car il est difficile à identifier », lance en préambule le major.
Pour atteindre son objectif, le policier mêle code pénal, anecdotes, quiz, vidéos, paroles de chanson…


Tous les types de harcèlement sont passés au crible : physique, sexuel et cyber… Ce dernier est considéré comme particulièrement vicieux et violent. « Le harcèlement a toujours existé mais moi, si je me faisais harceler à l’école, quand je rentrais chez moi j’étais tranquille… Aujourd’hui, le harceleur pourchasse sa victime jusque chez lui, jusque dans sa chambre… Qui a un téléphone portable avec une connexion internet?? » Une forêt de doigts se dresse. « Qui a des parents qui contrôlent sa navigation?? » Beaucoup de doigts se baissent.

« Méfiez-vous de la meilleure copine du moment » -> Laurent Lage (Major à la police de Limoges)


À travers un « vrai-faux » sur les idées reçues sur les réseaux sociaux, le policier met en garde contre des comportements à risque. « Méfiez-vous de la meilleure copine du moment…On peut se disputer et elle peut dévoiler des informations. Ne mettez pas des photos qui peuvent vous compromettre, et ne dites pas n’importe quoi car tout ce qui est dit engage la responsabilité de son auteur ».


Les clips vidéo, très réalistes, sur des situations de harcèlement permettent de cerner les différents acteurs du harcèlement : le harceleur, la victime et les témoins, qui souvent ne réagissent pas, de peur d’être ciblé à leur tour.

Toute la pédagogie mise en place par l’exposé du policier pour en arriver là : détecter le harcèlement pour devenir le témoin agissant, celui qui ose dénoncer aux adultes. « Même si vous n’êtes pas sûr, ne gardez pas cela pour vous. C’est compliqué à porter après la souffrance des autres… »


Coralie Zarb http://www.lepopulaire.fr/limoges/edu ... es-colleges_12164706.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 10/11/2016 14:50  Mis à jour: 10/11/2016 16:33
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 Re : Mons: un projet pilote pour lutter contre le cyber-harcèlement.SMS, Messenger, Facebook, Instagram, Snapchat: les jeunes échangent des messages sans discontinuer: 1/3 d'entre eux confronté au cyber-harcèlement !
Véritable fléau, le cyber-harcèlement touche un jeune sur trois. Le grand nombre de victimes s’explique par le nombre important d’addicts aux nombreux dispositifs d’échanges accessibles sur smartphone, portable ou PC: des simples sms aux messages sur Facebook en passant par les mails ou par snapchat, les vecteurs d’harcèlement ne manquent pas.

Devant l’explosion de ce phénomène, le Député wallon Nicolas Martin (PS) a réagi en lançant un projet pilote sur le sujet. Cible de l’étude: 1518 élèves qui fréquentent onze écoles secondaires de la région Mons-Borinage.

Protéger les jeunes adolescents

À l’athénée royal de Mons, toutes les classes de deuxième secondaire ont participé. Dans une première phase, il s'agissait d'écouter les élèves en présence d'une juriste et d'une psychologue, explique la préfète Françoise Colinia "Je me suis dit que les élèves de seconde étaient les principaux intéressés. Nous, nous sommes complétement dépassés par cet univers d’internet ! J’ai réuni les professeurs de cours philosophiques, car je pense qu’ils ont un autre rapport avec les élèves. Une réunion s’est tenue avec les élèves en présence d’une juriste et d’une psychologue et des ateliers d’une durée fixée à deux heures par rapport aux dangers d’internet ont été organisés. Lors de ces rencontres, ils ont pu poser des questions sur le cyber harcèlement".

"On a pris conscience qu’il y avait autant d'élèves victimes du cyber harcèlement parce que quand ils ont 13,14 ans ils sont un peu flattés d’avoir des mails et ils ne se rendent pas toujours compte des dangers et c’est là que je trouve le projet intéressant car suite à cela nous avons dégagé deux professeurs ressources. Ces deux personnes sont donc devenues les référents de nos élèves en cas d’interrogation sur le cyber harcèlement et le cas échéant, la rencontre se passe entre l’élève et ce professeur".

Favoriser le contact avec une personne ressource


Si la préfète a fait le choix d’employer deux personnes différentes c’est pour favoriser le contact. Certains élèves iront plus volontiers se confier vers le référent avec lequel ils ont un meilleur contact, d’autres par contre préféreront confier une situation gênante à un professeur qu’ils ne connaissent pas parce qu'ils auront l’impression de se sentir moins jugés. À cet âge, ce sont encore des enfants, la démarche n’est pas évidente à faire.

Françoise Colinia précise qu’avec le corps professoral, l’Athénée de Mons continue la formation avec l’UMons et le professeur Humbeek et que ces rencontres sont génératrices d’importantes découvertes. "Nous avons ici des élèves qui n’ont pas encore douze ans! Il y a tout un fossé qu’il faut prévenir. Avant, quand vous arriviez à l’école, vous n’aviez pas de téléphone, pas internet, il y avait une coupure. Aujourd’hui, tout le monde a son smartphone et aux intercours ils envoient des messages, c’est non-stop, il n’y a plus de différence entre le jour et la nuit, l’école et la vie privée, c’est non-stop qu’on peut être joint, et donc harcelé!"

Un outil pour appeler au secours

Identifier le problème est une chose, mettre en place les solutions pour le résoudre en est une autre. Ici, par exemple, une application pour smartphone a été initiée : il s’agit d’un bouton d’alerte rouge à destination des élèves. " Lorsqu’ils ouvrent cette application, les jeunes ont la possibilité d’introduire une explication du harcèlement qu’ils ont vu, explique Xavier Bastin, directeur du Microsoft Innovation Center. Quand cette explication est envoyée au système, celui-ci va avertir une personne en charge de la gestion de ce problème dans l’école. Après en avoir pris connaissance, la personne va pouvoir jauger le niveau d’urgence du problème et son importance et organiser un groupe de travail en fonction de ces deux critères. De son côté, l’élève est au courant que sa demande a été enregistrée et qu’elle est traitée. L’avantage du système c’est non seulement que l’information circule rapidement mais qu’elle est en plus traitée en toute confidentialité ".

http://www.rtbf.be/

1 jeune sur 3 a déjà été victime de cyber-harcèlement: "Tu sers à rien dans la vie, pourquoi t'es né ?"



1 jeune sur 3 a déjà été victime de cyber-harcèlement

Cette statistique alarmante a été révélée par une étude menée dans des écoles de la région montoise. Une application mobile est en développement pour offrir aux victimes l'écoute et le soutien de professionnels. Reportage de Jimmy Méo et Michael Danse.

Dans cet établissement du centre-ville de Mons, rien que cet année, quatre faits de cyber harcèlement ont déjà été révélés, sans compter ceux qui restent dans le silence tant le trauma peut-être immense. Mathieu, 14 ans, témoigne du harcèlement de certains camarades. Il évoque "des photos compromettantes, des messages vraiment horribles, du genre ‘Tu sers à rien dans la vie’, ‘Pourquoi t’es né ?’, etc."


Les jeunes se lâchent derrière leur écran

Une génération constamment sur smartphone. Le matin entre les cours, le soir... le harcèlement par internet ne s’arrête jamais. Et c’est parfois bien plus violent que celui en face à face. "On est derrière un écran, ce qui fait qu’on n’est pas face à la personne. On n’a pas le risque d’avoir une réaction violente, de se faire frapper. Donc, on peut dire absolument tout ce qu’on veut sans prendre de pincettes", explique Ethan, 16 ans.


De graves conséquences pour les victimes du cyber-harcèlement

"Ils ne veulent plus venir à l’école. Ils ont peur d’aller en classe. Ils deviennent dépressifs. On sait que dans certains cas, ça a mené à des actes extrêmement graves, jusqu’au suicide", raconte Pierre Félix, professeur de géographie à l’Athénée royal de Mons. Selon une étude menée auprès de 1.500 jeunes issus d’écoles montoises, ils sont près d’un sur trois à être victime de cyber-harcèlement, principalement sur Facebook, Messenger ou Snapchat. Un tiers de ces victimes ne sait d’ailleurs pas comment trouver de l’aide.



La préfète démunie face à ce phénomène

"Je n’ai pas du tout été élevée dans une génération internet. Et, la technologie, même si j’essaye de me mettre au courant, va tellement vite que je n'y arrive pas. Les réseaux sociaux sont multiples et je suis tout à fait démunie", admet Françoise Colinia, préfète des études de l’Athénée royal de Mons. Après ce projet pilote réalisé entre autres par la ville de Mons, une application mobile devrait voir le jour. Une sorte de bouton d’alerte pour avertir anonymement des cas de cyber harcèlement.

http://www.rtl.be/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/11/2016 14:18  Mis à jour: 07/11/2016 14:18
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 Re : Harcèlement scolaire :FRANCE . à Loos, une clinique prend en charge les enfants et ados en souffrance psychique ( Vidéo)
La clinique psychiatrique Lautréamont de Loos (Nord), près de Lille, est une unité de soin unique en France, dédiée aux enfants et adolescents en souffrance psychique. Près de la moitié des jeunes patients qui y sont admis souffrent ou ont souffert de harcèlement scolaire.

Kevin a 10 ans. Il a été admis il y a quinze jours à la Clinique psychiatrique Lautréamont de Loos, une unité de soin unique en France, dédiée aux enfants et adolescents en souffrance psychique. Anxiété, troubles alimentaires, du sommeil, jusqu'à des envies suicidaires... ces signes ne trompent pas. "Près de la moitié des jeunes qui arrivent sur la clinique - c'est-à-dire des dizaines par an - ont souffert ou souffrent toujours de situation de harcèlement scolaire, souvent accompagné de cyber-harcèlement", explique le pédopsychiatre Frédéric Kochman.


Le fléau du harcèlement scolaire

Les réseaux sociaux accentuent en effet le phénomène. Un collégien sur cinq se dit aujourd'hui victime de harcèlement scolaire.


Dans cette clinique, les équipes testent de nouvelles thérapies qui ont prouvé leur efficacité en Europe. Mais la France est à la traîne, dans la prise en charge comme dans la prévention. "Ils ont montré en Angleterre, en Allemagne, en Suède ou en Norvège qu'on peut baisser de 50% et rapidement les situations de harcèlement scolaire, en prenant des mesures préventives et de prises en charge des jeunes", souligne le Dr Kochman. "Chez nous, j'ai l'impression qu'on n'a pas pris la juste mesure de ces phénomènes qui expliquent pourtant des dizaines de cas de suicides par an en France".

Le harcèlement tue, et les cas se multiplient dans la région, comme partout en France.
Il y a un mois, à Condé-sur-l'Escaut (Nord), un élève est suspendu par les pieds, dans le vide, après des mois de brimades. Il est toujours en vie. Emilie, une adolescente de 17 ans, elle, a fini par se suicider.

Lire la suite : http://france3-regions.francetvinfo.f ... ce-psychique-1124183.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/11/2016 12:46  Mis à jour: 03/11/2016 12:46
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 Re :Deuxième journée de lutte contre le harcèlement scolaire : haro sur les cyberviolences !
EN FRANCE:
« Des centaines de SMS, des vidéos, des photos, des commentaires injurieux sur les réseaux sociaux… » La deuxième journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire s’intéresse ce jeudi au cyberharcèlement, un fléau « qui n’offre aucun répit », selon les mots de la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, qui a présenté mercredi ses axes de travail. État des lieux.

Qu’est ce que le cyberharcèlement ?

« J’espère que tu vas crever », « Retourne dans ton pays », « Sale pédé »… La ministre n’a pas hésité à dire tout fort les mots qui pourrissent la vie des victimes de cyberharcèlement. Propos diffamatoires ou discriminatoires sur Facebook, SMS humiliants, agressifs ou injurieux, rumeurs que l’on propage sur les réseaux sociaux, photos ou vidéos personnelles mises en ligne sur le Web, compte usurpé, menaces ou intimidation… Les ingrédients du cyberharcèlement sont les mêmes que ceux du harcèlement « classique : la répétition intentionnelle des violences dans la durée et, souvent, une victime isolée et sans défense. À la différence près que les violences virtuelles ne s’arrêtent pas à la sortie des classes, avec la spécificité de disséminer très rapidement les attaques, de favoriser le sentiment d’impunité avec des auteurs souvent anonymes, et de laisser des traces numériques.

Les chiffres de la cyberviolence

Si le harcèlement scolaire, sous sa forme « classique », a diminué de 15 %* au collège entre 2010 et 2014 (10 % des collégiens, 12 % des élèves de primaire), les chiffres de la cyberviolence sont édifiants.

Selon une enquête menée en 2013 par la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), un collégien sur cinq est confronté aux cyberviolences. Une proportion qui monte à 42 % dans l’enquête menée en 2015 par la professeure en sciences de l’éducation Catherine Blaya, qui recensait en outre 6 % de collégiens se disant victimes de cyberharcèlement. Dans cette étude, le caractère précoce de la cyberviolence était souligné, les 8-10 ans étant plus nombreux (14 %) que les collégiens à rapporter des cyberviolences répétées.

Les outils pour lutter

Dans sa valise, la ministre avait un nouveau clip de sensibilisation, ciblé sur le caractère viral du cyberharcèlement. Intitulé « Liker, c’est déjà harceler », il montre une adolescente qui, depuis son lit, découvre un message injurieux à son égard et s’aperçoit en direct que certains de ses amis le « likent ».


Non au harcèlement - Liker, c'est déjà harceler par EducationFrance

Présenté dans le cadre d’une nouvelle campagne digitale « Non au harcèlement » , le clip s’accompagne d’un nouveau guide disponible en ligne et d’un dispositif spécialement dédié aux victimes de cyberharcèlement, le « net écoute ». Doté d’un numéro de téléphone (0800 200 000) et d’un site internet, il vient s’ajouter au 3020, inauguré en 2015 et qui voit cette année ses horaires élargis (de 9h à 20h du lundi au vendredi et de 9h à 18h le samedi).

La ministre, qui a rappelé que les cyberviolences à caractère sexuel sont devenues un délit en 2016, a également présenté des protocoles de prise en charge sur le cyberharcèlement, à destination des établissements. On y préconise par exemple de ne pas convoquer ensemble harceleur et harcelé dans le bureau du directeur.

* Enquête « Health Behaviour in school-aged children » (HBSC) conduite en 2016 sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans 42 pays.
http://www.lavoixdunord.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/11/2016 13:12  Mis à jour: 02/11/2016 13:12
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 Re : Harcelée quotidiennement, Emilie s'est donné la mort en sautant d'un balcon. Elle avait 17 ans. Le harcèlement et le collège mis en cause par sa mère…( vidéo)


Emilie, 17 ans, s'est suicidée en sautant d'un balcon le 19 décembre 2015, elle est décédée de la suite de ses blessures le 22 janvier 2016. En cause, le harcèlement qu'elle a subi au sein du collège privé qu'elle a fréquenté avant de le quitter pour dépression. Des coups, des humiliations qu'elle raconte dans un journal dont quelques extraits ont été rendus public par ses parents en septembre dernier. "Elle a encaissé pour ne pas nous inquiéter, pour ne pas qu'on sache (…) à quel point elle était 'pitoyable' et qu'on avait donné naissance à une telle 'sous-merde'", témoigne sa mère qui reprend les mots de la jeune fille dans son journal.

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/vide ... e-par-sa-mere-881407.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/10/2016 15:17  Mis à jour: 25/10/2016 15:17
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 Re : Harcèlement à l'école: un guide des bonnes pratiques ...
Le harcèlement existe dans toutes les écoles et ce n'est pas une fatalité. C'est le message que les animateurs du nouveau " réseau prévention harcèlement " veulent faire passer auprès du public adulte confronté au phénomène. Ce réseau a tiré les enseignements du colloque participatif de février 2014 qui a permis de fédérer tous les acteurs concernés. Ses membres fondateurs sont issus de différents horizons : société civile et secteur associatif, monde de la recherche, administrations et organismes publics. Résultat, deux ans plus tard, une première initiative avec cette brochure imprimée à dix mille exemplaires disponible via les nombreuses antennes locales du réseau.

Toutes les écoles concernées par le harcèlement

C’est le principal constat : il n’y a pas de bonnes et de mauvaises écoles en matière de harcèlement. Tous les réseaux sont concernés. Pour agir efficacement, il faut impérativement mettre en place une " alliance éducative ". Les écoles qui font reculer le phénomène sont celles où les parents comme les professionnels communiquent de manière régulière et constructive. Sans frilosité et sans porter de jugement sous peine de mobiliser les résistances au changement. L’objectif est d’abord de comprendre chaque situation concrète en tenant compte des faits constatés mais aussi des perceptions des parents, de l’enseignant et des jeunes concernés.

La brochure permet de baliser " les bonnes pratiques " en partant du ressenti des différents acteurs. Une vingtaine de témoignages de parents, de membres d’équipes éducatives et d’intervenants externes (centres psycho-médico-sociaux, services de médiation scolaire, représentants des parents,…) ont servi de base pour illustrer les différents chapitres de la brochure.

Que faire dans une situation de harcèlement avéré ?


Avant de se précipiter dans l’action, il est important d’analyser la situation, de s’assurer qu’il s’agit bien d’un cas de harcèlement. Une intervention bien menée peut faire office de prévention. Par contre certaines réactions inappropriées ne résoudront rien, la bonne volonté ne suffit pas, il faut une expertise. La brochure reprend sur un tableau, les actions à promouvoir et celles à éviter…

Mettre en place des projets de prévention à l’école

Ecoles, parents et jeunes ne savent pas toujours à qui s’adresser pour prévenir et traiter les comportements harcelants auxquels ils sont confrontés. Le " réseau prévention harcèlement " a repéré des acteurs et des programmes de prévention existants en Fédération Wallonie-Bruxelles. Pour assister les écoles, des membres du réseau se tiennent à la disposition des acteurs locaux pour animer des " conférences-débats " sur le thème du harcèlement à l’école. L’intervention est conçue de manière modulable à partir d’un support visuel pour s’adapter au public visé : parents, enseignants, directions, professionnels para ou extra-scolaires, etc… Un point de contact unique est dès à présent disponible : reseau.prevention.harcelement@gmail.com

http://www.rtbf.be/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/10/2016 12:26  Mis à jour: 20/10/2016 12:26
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 Re : Harcèlement scolaire : une pétition en ligne pour lutter contre le harcèlement scolaire !
Le harcèlement scolaire toucherait 700 000 enfants en France. Une maman landaise a donc lancé une pétition en ligne il y a quelques jours pour lutter contre ce phénomène. Elle a déjà recueilli plus de 20 000 signatures.


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Marie-Jeanne Declerck a lancé la pétition contre le harcèlement scolaire fin septembre. Elle a été touchée indirectement par le phénomène dans sa famille et elle voulait réagir.

Le harcèlement scolaire se retrouve aussi bien dans le primaire que dans le secondaire. A l'école, au collège ou au lycée donc, mais aussi sur les réseaux sociaux. Un mal insidieux, pas toujours facile repérer et qui laisse souvent les victimes avec un sentiment de solitude et d'abandon.

C'est la raison pour laquelle Marie-Jeanne Declerck a voulu alerter et participer à une certaine prise de conscience, pour apporter des solutions à ces enfants aussi désemparés que meurtris. Sa pétition a déjà récolté plus de 22 000 signatures.

Marie-Jeanne Declerck a lancé la pétition contre le harcèlement scolaire fin septembre. Elle a été touchée indirectement par le phénomène dans sa famille et elle voulait réagir.

Le harcèlement scolaire se retrouve aussi bien dans le primaire que dans le secondaire. A l'école, au collège ou au lycée donc, mais aussi sur les réseaux sociaux. Un mal insidieux, pas toujours facile repérer et qui laisse souvent les victimes avec un sentiment de solitude et d'abandon.

C'est la raison pour laquelle Marie-Jeanne Declerck a voulu alerter et participer à une certaine prise de conscience, pour apporter des solutions à ces enfants aussi désemparés
que meurtris. Sa pétition a déjà récolté plus de 22 000 signatures.

Voyez le reportage de Patrick Pannier et Laurent Montiel dans lequel sont interviewées Marine (une jeune femme qui a été victime de harcèlement scolaire) et Marie- Jeanne Declerck (Initiatrice de la pétition " enfants/stop-harcèlement-scolaire '") :


Landes : une pétition pour lutter contre le harcèlement scolaire


Pour signer la pétition : http://www.mesopinions.com/petition/e ... arcelement-scolaire/25176

http://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/10/2016 11:50  Mis à jour: 12/10/2016 11:50
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 Re : Harcèlement scolaire : Agir contre le harcèlement à l'École , vidéo par EducationFrance
Dans ce film de sensibilisation, un jeune est victime de brimades, insultes et intimidations liées à son apparence physique. Ce film, qui s’adresse à des collégiens de 4ème, 3ème ou à des lycéens, permet d’aborder également le cyber harcèlement.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur agircontreleharcelementalecole.gouv.fr
Crédits : Ministère de l’Éducation nationale



Les injures - Agir contre le harcèlement à l'École par EducationFrance
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/10/2016 13:36  Mis à jour: 08/10/2016 13:36
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 Re : Harcèlement scolaire : Léa, 13 ans, « n’a plus envie de vivre », Des insultes sur les murs et sur Facebook !!!
Image redimensionnée
Léa, ici en compagnie de sa mère, évoque un quotidien fait de brimades et d’insultes. PHOTO JOHAN BEN AZZOUZ : http://www.lavoixdunord.fr/56061/arti ... envie-de-vivre#utm_medium

Des centaines de témoignages sur notre page Facebook, un spécialiste nordiste qui tire la sonnette d’alarme. Le harcèlement scolaire toucherait de plus en plus d’élèves. Comme Léa, 13 ans, qui à force de se faire insulter dans son collège, n’a « plus envie de vivre ». Elle a été hospitalisée cette semaine.

Joli minois, silhouette fine, avec legging et sweat à capuche, Léa rentre souvent les mains dans ses manches. Elle a un sourire un peu triste, les lèvres qui tremblent sur les détails de son quotidien de collégienne. Sur les insultes : « Tous les jours, on me dit que je suis moche, que mes vêtements ne sont pas les bons, que j’ai dit ci ou ça, qu’il ne faut plus que je parle à un tel, on menace de me frapper... Ils ont lancé une rumeur sur Internet aussi. » Tous les jours.

Des insultes sur les murs et sur Facebook
Elle a identifié une vingtaine d’élèves, actuellement auditionnés par la direction de son établissement. Cela a commencé en 6e avec une fille plus imposante qu’elle qui la prend en grippe. Intimidée, Léa ne réagit pas : « Du coup, elle a fait venir ses copines. » Le groupe l’encercle en la menaçant, fait peur aux élèves qui tentent de se rapprocher d’elle. L’an dernier, la situation s’aggrave : « Mon numéro de portable a été écrit sur les murs du skate park au milieu de dessins obscènes, d’insultes. »

Sa maman Sabrina prend rendez-vous avec la CPE du collège puis l’assistant social : « Léa est une très bonne élève, le trimestre dernier sa moyenne a chuté à 13 et puis je voyais bien que ça n’allait pas. »

Les insultes continuent sur la page Facebook de la petite qui doit s’en créer une autre.

Un jour, elle reçoit des coups de pied. « Un garçon s’en est pris à moi, j’ai riposté. » Sinon, elle ne dit pas grand-chose : « Cela ne ferait qu’empirer les choses et puis qu’est-ce que je peux faire ? Personne ne m’aime, c’est comme ça. Je suis populaire mais dans le sens négatif. »

« Je suis coincée »


Cette année, elle se plaît dans sa classe mais vit toujours mal les insultes, les remarques féroces dans les couloirs, la cour. En début de semaine, l’infirmière du collège appelle la maman pour lui dire qu’il faut que Léa voie rapidement un pédopsychiatre : elle parle de mettre fin à ses jours. « Je n’ai plus envie de vivre, je veux que ça s’arrête et ça ne s’arrête pas. Je n’en peux plus. Si je change de collège, c’est eux qui auront eu raison... Je suis coincée. Ça finit par me chambouler, toutes ces remarques. » Sa maman l’amène aux urgences, l’hôpital la garde pour la nuit. Le pédopsychiatre indique qu’un suivi psychologique est nécessaire. « Pour lui, on n’est encore qu’au stade du signal d’alarme. Heureusement ! »

« Je n’ai plus envie de vivre, je veux que ça s’arrête et ça ne s’arrête pas. Je n’en peux plus »
Léa regarde sa mère : « Je sais bien que si je me tue vous allez souffrir. » Cette ado encore petite fille qui parle de mourir aussi calmement, l’effet est bouleversant. Au collège Théodore-Modod, la direction affirme n’avoir eu connaissance du cas de Léa que ces dernières semaines : « Nous prenons cette affaire très au sérieux. Nous avons vu les élèves et les familles concernées. Comme il y a beaucoup de noms, cela va prendre du temps pour faire la différence entre ceux qui participent et ceux qui regardent. Mais il y aura des sanctions. »

Témoignages en série
À l’origine de ce dossier, il y a ces quelque 2 000 commentaires sur notre page Facebook après notre article sur le journal intime d’Émilie, la jeune Lilloise qui s’est suicidée en janvier après des mois de harcèlement scolaire. Bien sûr, l’histoire de cette jeune fille vous a émus. Mais, au-delà, nous avons lu dans vos commentaires combien ce phénomène vous touchait de près.

Vous êtes des dizaines à nous avoir interpellés en nous demandant d’en faire un dossier. En nous racontant spontanément ce que traversait votre enfant, les moqueries, le repli sur soi, la difficulté à être entendu de la direction de l’école ou du collège. Parfois les bleus, les coups, les tentatives d’étranglement. Votre impuissance et votre colère devant la souffrance de votre ado. Vous êtes aussi plusieurs à nous avoir dit avoir été vous-mêmes harcelés jeunes, rappelant que s’il a gagné en violence, le phénomène n’est pas nouveau. Et qu’il marque pour longtemps. Beatrice Quintin
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*FRANCE SOS Harcèlement scolaire : 3020 (appel gratuit)

*Belgique : Le 103, Service Ecoute-Enfants
Numéro d'appel gratuit accessible de 10h00 à 24h00, tous les jours.
103, la ligne d’écoute pour les jeunes
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«La violence physique est l’étape centrale du harcèlement scolaire»
Un adolescent suspendu par les pieds à Valenciennes, un autre ligoté et humilié à Douai... Quel est votre regard sur ces récents cas de harcèlement scolaire ?

Cette accumulation de faits-divers reflète la réalité. Nous faisons face à une explosion de cas de harcèlement scolaire depuis début 2016 et plus largement depuis deux ans. Les enfants que nous prenons en charge font souvent des tentatives de suicide, sont en état de stress post traumatiques... L’Education Nationale ne semble pas prendre la mesure de l’ampleur du phénomène alors qu’on estime à 10 % le nombres de jeunes concernés. Les plus exposés sont au collège, particulièrement en 5e et 4e.

La violence physique est-elle de plus en plus présente ?

Oui, mais elle n’est pas à séparer du reste, c’est la partie visible de l’iceberg. Le harcèlement scolaire est constitué de trois étapes : d’abord, la violence verbale, avec des humiliations, des moqueries, des insultes. Puis la violence physique, avec des coups, des chutes. C’est l’étape centrale du harcèlement. La troisième étape, c’est quand toute cette violence se démultiplie sur les réseaux sociaux, que les adolescents recoivent des messages comme « suicide toi ».

Comment expliquez-vous cette explosion de violence ?


Les harceleurs ont peu accès à l’autocritique, aux remords et à la culpabilité. On l’explique par une désensibilisation à la violence, notamment dûe à l’addiction aux écrans et aux jeux vidéos violents. Le cadre éducatif a aussi tendance à être plus fragile, avec des familles qui sont décomposées puis recomposées. Certains enfants deviennent ainsi des enfants roi, ou autrement dit des enfants tyrans.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/09/2016 13:42  Mis à jour: 28/09/2016 13:42
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 Re : Le harcelement , Marion, 13 ans pour toujours :Les adolescents ont-ils été coondamnés ?
Trois ans après, même si les progrès sont notables avec la mise en place d'actions de prévention et de numéro d'appel pour les victimes, les coupables sont pour l'instant restés impunis. Interrogée sur le sujet et sur une éventuelle prise de conscience de la part des auteurs, Nora Fraisse reste dubitative : " J'ai le plus grand mépris pour eux. Une procédure est en cours pour violences, menaces de mort, homicide involontaire et incitation au suicide. Cette année ils sont entrés en terminale, Marion aurait dû y être aussi... Ils continuent leur vie" nous a-t-elle confié, regrettant le laxisme des pouvoirs publics, comme elle le soulignait dans le Figaro en novembre 2015 : "Aujourd'hui le chef d'établissement est toujours en place et rien n'a été fait contre les gens qui ont tué ma fille".

Nora Fraisse souhaite évidemment que la justice aille jusqu'au bout comme elle l'avait confié à nos confrères de Télé 2 semaines : " Il y a une procédure pénale, on souhaite qu'il y ait un procès".
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/09/2016 12:04  Mis à jour: 28/09/2016 12:15
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 Re : Vidéo : Nora Fraisse ( maman de Marion) : « À travers ce livre, je veux montrer la réalité du Harcèlement », "Ce livre est une campagne de prévention" … Ecole et surtout les réseaux sociaux , GSM !!!PARENTS SOYEZ ATTENTIFS !!!



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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/09/2016 19:51  Mis à jour: 27/09/2016 11:09
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 Re : Le harcelement scolaire dépasse l'enceinte de l'école et se retrouve sur les réseaux sociaux. MARDI 27/09/2016 dès 20h55 SUR France 3, Marion, 13 ans pour toujours : une fiction suivie d'un débat (Bande annonce).


Harcèlement scolaire au cœur d'un dispositif événement sur France 3 . Le 27 septembre2016, France 3 dégainera son téléfilm inédit Marion 13 ans pour toujours porté par Julie Gayet . S'ensuivra en seconde partie de soirée un débat animé par la journaliste Carole Gaessler. Ce téléfilm est tiré de l'histoire vraie de Marion Fraisse , une adolescente de 13 ans qui s'est pendue le 22 février 2013 après avoir vécu l'horreur à cause de ses camarades de classe.

Bonne élève, Marion est rejetée par les élèves de sa classe de 4e. Quand la collégienne demande le silence en cours, elle n'a le soutien de personne. Lorsque Kevin frappe une jeune professeur, Marion le dénonce au directeur et reçoit des menaces de mort. Un jour, la jeune fille s'inscrit sur Facebook et le harcèlement commence. La bonne élève perd l'appétit. Ses parents pensent qu'elle est amoureuse mais un matin, Marion se pend, laissant une lettre où elle dénonce ses harceleurs.

« Marion Fraisse avait 13 ans quand elle s'est pendue, le 13 février 2013. À côté d'elle, également au bout d'une corde, comme un symbole : son téléphone portable. Et une lettre, dans laquelle la jeune fille s'adresse directement à ses camarades de classe qui l'ont harcelée.
Atteinte au plus profond d'elle-même par ce drame, sa mère Nora le dépasse néanmoins pour remonter le fil de ces terribles événements et rendre justice à sa fille.

Adapté du récit bouleversant de sa mère Nora Fraisse, le film Marion, 13 ans pour toujours est l'enquête et le combat d'une mère pour comprendre la violence inexprimable vécue par son enfant et faire tomber le mur du silence qui s'est édifié autour de sa famille » précise France 3 dans son communiqué de presse.

Réalisé par Bourlem Guerdjou, le téléfilm Marion 13 ans pour toujours sera porté par Julie Gayet (dans le rôle de Nora Fraisse), Fabrizio Rongione, Tatiana Rojo et Xavier Robic. La jeune Marion Fraisse sera incarnée par Luàna Bajrami.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/09/2016 11:19  Mis à jour: 15/09/2016 11:19
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 Re : Le comportement d’enfants harcelés , maltraités …présente des signes extérieurs : parents soyez vigilants et mettez vos enfants en confiance AVANT que le pire arrive ! COURAGE ! À 9 ans, il se tue après avoir été harcelé !
À 9 ans, il se tue après avoir été harcelé par ses camarades de classe

Le harcèlement scolaire a encore fait une victime. Jackson Grubb, un enfant de 9 ans originaire de l’état de Virginie, aux États-Unis, se serait tué après avoir été malmené par ses camarades de classe. C’est la sœur de l’enfant qui a découvert le corps sans vie de Jackson dans sa chambre...

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Le harcèlement scolaire a encore fait une victime. Jackson Grubb, un enfant de 9 ans originaire de l’état de Virginie, aux États-Unis, se serait tué après avoir été malmené par ses camarades de classe. C’est la sœur de l’enfant qui a découvert le corps sans vie de Jackson dans sa chambre...

Jackson Grubb, 9 ans, était un petit Américain jovial… Jusqu’à ce que l’enfant ne soit victime de harcèlement et ne décide de quitter ce monde, le samedi 10 septembre.

C’est la sœur du jeune garçon qui a découvert le corps inanimé de son frère. La jeune fille est entrée dans la chambre de l’enfant pour lui montrer la grenouille qu’elle venait d’attraper. « La sœur est dans un tel choc qu’elle n’a pas pu fournir plus de détails » a déclaré la police à la presse.

La grand-mère de Jackson, interrogée par divers médias américains, a expliqué avoir voulu aider son petit-fils mais ce dernier ne parlait pas beaucoup. « Je ne sais pas à quoi il pensait… Il voulait passer plusieurs nuits chez moi. J’étais à mille lieues de m’imaginer la raison… »

http://www.sudinfo.be
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/08/2016 18:51  Mis à jour: 14/08/2016 18:53
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 Re :STOP ! Harcèlement à l'école : un ado écrit une lettre bouleversante avant son suicide "J'ai abandonné".
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Danny Fitzpatrick, 13 ans, a mis fin à ses jours jeudi dernier à New York. Sa famille a découvert avec stupeur sa lettre d'adieu, où il apparaît qu'il a été victime de harcèlement à l'école. Ses professeurs, qui étaient au courant de la situation, n'ont rien fait pour l'aider.

"J'ai abandonné": la famille a partagé la lettre écrite par Danny sur Facebook. On y ressent la profonde détresse dans laquelle se trouvait le jeune garçon. "Il me harcèle", dit-il au sujet de l'un de ses camarades.

Pourtant, quand il est arrivé à la Holy Angels Catholic Schools, tout se passait à merveille. "J'avais d'abord beaucoup d'amis, des bons résultats et une belle vie. Mais j'ai déménagé et quand je suis revenu, tout a changé. Mes anciens amis ont changé de comportement et ils ne voulaient même plus m'adresser la parole. Ils n'arrêtaient pas de m'intimider jusqu'à ce que je me batte avec eux."

Un jour après une bagarre, Danny a été blessé au doigt. Il s'en est plaint auprès de ses professeurs. "Ils n'ont rien fait", poursuit-il. "Une prof a quand même essayé de m'aider, mais ce n'était pas suffisant. C'était la prof la plus gentille. Elle comprenait."

La lettre se termine par des mots terribles: "Je voulais partir. J'ai prié et prié."

Un ami de Danny a confirmé qu'il était constamment harcelé à l'école. "Regardez le sourire de Danny", écrit-il sur Facebook. "Pendant qu'il avait mal, il faisait des appels désespérés pour rechercher de l'aide."

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http://www.7sur7.be/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/07/2016 16:40  Mis à jour: 08/07/2016 16:40
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 Re :Le parquet veut que l’ex-PDG et six hauts dirigeants soient jugés pour harcèlement moral. Une première. 60 suicides en trois ans: la stratégie meurtrière de France Télécom !
C’est un réquisitoire très critique à l’égard des anciens dirigeants de France Télécom, qui vient d’être délivré par le parquet de Paris, dans l’affaire de la vague de suicides qui a frappé le groupe entre 2008 et 2009.

Se fondant sur une enquête de quatre ans, au cours de laquelle des dizaines de cadres et de salariés ont été interrogés, le ministère public a demandé que sept anciens dirigeants du groupe (devenu "Orange" en 2013) soient renvoyés devant un tribunal correctionnel. Parmi eux, l’ex-PDG Didier Lombard (photo ci-dessus), le numéro 2, Pierre-Louis Wenès, et l’ancien directeur des Ressources humaines, Olivier Barberot, sont visés pour des faits de "harcèlement moral", tandis que le parquet réclame que quatre autres cadres soient jugés pour "complicité".

Une soixantaine de suicides

L'affaire remonte à 2006. Didier Lombard, qui vient d’être nommé à la tête du groupe, lance un vaste chantier de réorganisation, visant à faire migrer l’entreprise, plombée par une dette abyssale, vers l’Internet et le mobile. Le tout dans un contexte d’ouverture à la concurrence, et de désengagement de l’Etat.

Ce plan, dénommé NExT, prévoit 22 000 suppressions de postes, 10 000 mobilités internes, et 6 000 recrutements. Un grand chambardement difficile à mettre en œuvre, dans un groupe qui compte encore deux tiers de fonctionnaires. Pour y parvenir, le groupe va employer les grands moyens.

Selon l’enquête, les objectifs de mobilité et de réduction de postes étaient devenus une fin en soi, donnant lieu à des bonus indexés sur le nombre de départs obtenus, pour les cadres dirigeants concernés. Et des méthodes pour le moins contestables s’étaient généralisées : incitations au départ répétées, mobilités contraintes, réorganisations sans réaffectations de certains salariés, surcharge de travail…

Soixante personnes se sont suicidées en trois ans; trente-cinq salariés de l’entreprise se donnant notamment la mort entre 2008 et 2009. Pour les syndicats, à l’origine de la plainte, ces décès sont à relier directement à la politique menée à l’époque par France Télécom. En 2009, un suicide avait particulièrement marqué les esprits, celui d’un employé de 51 ans, retrouvé mort à son domicile marseillais. Il avait laissé un courrier mettant directement en cause son employeur : "Je me suicide à cause de France Télécom, c’est la seule cause." Il évoquait également un "management par la terreur".

Les dirigeants du groupe, eux, ont nié l’existence d’objectifs de réduction d’effectifs systématiques. Le PDG, Didier Lombard, s’était cependant montré extrêmement maladroit dans sa défense, évoquant même en 2009 une "mode" des suicides à France Télécom.

Si les juges d’instruction suivent les réquisitions du parquet, un procès aura lieu, sans doute d’ici un an ou deux. Ce serait alors la première fois que des hauts dirigeants d’une grande entreprise française sont jugés pour des faits de harcèlement moral.

http://www.lalibre.be/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/06/2016 14:20  Mis à jour: 23/06/2016 14:20
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 Re : Stop harcèlement: des collégiens se mobilisent ! ( Clip vidéo)
FRANCE
Le harcèlement est un acte de violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique. En primaire, il touche 12% des écoliers, près de 10 % des élèves au collège. Pour dire non à ce fléau, les élèves du collège Jules-Ferry de Querqueville ont créé un clip.


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© Emmanuel Chaunu Le cyber-harcèlement vu par le dessinateur Chaunu

Pour l'Education Nationale, la lutte contre le harcèlement à l'école est devenue une priorité, un numéro national pour dénoncer le harcèlement a été créé: le 3020 .
Les élèves du collège Jules-Ferry de Querqueville ont pris ce problème à bras le corps, pendant une année, ils ont travaillé sur un clip pour comprendre les mécanismes du harcèlement et comment y faire face.

Le clip réalisé par les élèves:

clip querqueville

http://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 22/05/2016 14:07  Mis à jour: 22/05/2016 14:07
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 Re : Pourquoi le harcèlement scolaire suivra les adolescents toute leur vie? "Le harcèlement n'est pas une phase que doit traverser votre enfant"!!!
Certaines personnes sont marquées à vie par le harcèlement subi pendant leur enfance. "Une fois que cessent les vexations, l'entourage de la victime souhaite oublier l'affaire au plus vite", écrit notre consoeur de Knack Ann Peuteman. "Même si l'intéressé ne pourra peut-être jamais oublier."

Chaque fois qu'il en parle, les traits de son visage se durcissent. Cela le touche. Encore toujours. Une fois, il en a parlé. Tard dans la nuit, après une fête arrosée. Qu'ils l'attendaient à l'arrêt de bus. Qu'ils essayaient de lui prendre son cartable, qu'ils lui donnaient des coups de pied. Jour après jour. Qu'ils lui avaient imaginé un surnom : un mot qui le fait toujours frémir. La moitié de sa scolarité, il s'est senti angoissé et traqué. Il en a eu les épaules affaissées. Et il les a toujours. Comme s'il était littéralement marqué par le harcèlement de l'époque.

Bien entendu, il y a des victimes qui ont tout laissé derrière elles, parce que c'est dans leur nature, grâce à des années de thérapie ou parce qu'elles ont été bien aidées.

Mais d'autres en souffrent toujours. Parfois, cette souffrance s'exprime sous forme de dépit et de susceptibilité, parfois par un manque de confiance en soi, d'arrogance ou de tendance à toujours vouloir se prouver. Ne pensez pas que le harcèlement n'est qu'une phase que doit traverser votre enfant. Et il ne suffit pas de punir les harceleurs ou de changer la victime de classe. Il faut un travail approfondi pour comprendre le comportement des auteurs, et pourquoi certains en sont chaque fois victimes. Pourquoi certains enfants sont-ils toujours harcelés par leurs congénères, quelle que soit la classe ou l'école où ils se trouvent ? Là aussi, il faut trouver une réponse, même si beaucoup de gens n'osent pas, de peur d'être accusés de "victim blaming".

Une fois que cessent les vexations - grâce ou non à l'aide des professeurs, du PMS ou de la même police - l'entourage de la victime est généralement si soulagé qu'elle souhaite oublier toute l'affaire aussi vite que possible, même si l'intéressé en est incapable et ne le pourra peut-être jamais. C'est pourquoi il est primordial qu'il bénéficie de soins efficaces et de longue durée. À la maison, à l'école, et au besoin d'un thérapeute.

Comme les conséquences à long terme du harcèlement sont toujours sous-estimées, n'importe quel signal fort de l'état est le bienvenu. Y compris la nouvelle loi qui sera bientôt en vigueur : les victimes de harcèlement ne seront plus obligées de porter plainte elles-mêmes. Leurs parents, professeurs ou amis pourront également tirer la sonnette d'alarme. C'est très important étant donné que beaucoup de victimes ont honte, ont peur de leurs assaillants ou craignent que le harcèlement empire s'ils ouvrent la bouche. Et si la victime a été harcelée jusqu'à la mort, la modification de la loi facilite aussi les poursuites.

Ces dernières semaines, j'ai souvent pensé à la fille d'une amie. Elle a dix-sept ans, et dans quelques mois, elle aura fini ses études secondaires. Elle devrait être exubérante, et impatiente de l'avenir. Mais rien n'est moins vrai. Ces derniers temps, elle a été tellement harcelée par ses condisciples qu'elle ne va plus à l'école depuis des semaines. Jusqu'à ce qu'on trouve une solution. J'espère que ses épaules ne vont pas s'affaisser. J'espère qu'elle sera tellement bien soignée que dans vingt ans elle n'aura pas les traits durcis quand elle confiera à ses amis proches ce qui lui est arrivé durant cette terrible année de rhéto.

http://www.levif.be/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/05/2016 11:22  Mis à jour: 08/05/2016 11:22
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 Re : VIDEO. Envoyé spécial. Mika : "Le harcèlement à l'école, ça ne vous quitte jamais"
Le chanteur Mika, né sous les bombes au Liban en 1983, a grandi entre Paris et Londres. Enfant de l’exil et artiste sans frontières, il a été victime de harcèlement à l'école… Extrait d'"Envoyé spécial".


Envoyé spécial. Mika : "Je suis quelqu'un qui ne se défend pas très bien"

"Le harcèlement à l'école, c'est quelque chose qui reste dans quelqu'un pour le reste de sa vie. Je déteste l'exclusion, le harcèlement, l'agressivité et aussi l'agressivité passive. Cela me rend mal à l'aise. Et je suis toujours quelqu'un qui ne se défend pas très bien face à ces sortes de situation", explique le chanteur Mika, qui a été victime de harcèlement à l'école.

"Il fallait trouver la clé pour être accepté"


"Je me sens la même personne que celle qui avait quinze, seize ou treize ans. Je redeviens cette personne. Je n'ai pas du tout changé. Les gens ne changent pas. Cela a provoqué chez moi l'idée de faire quelque chose. Je me suis dit qu'il fallait trouver la clé pour être accepté. Et pour moi, c'était la musique", explique l'artiste interrogé par "Envoyé spécial" chez lui, à Londres, en janvier 2016.

http://www.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 10/04/2016 13:06  Mis à jour: 10/04/2016 13:06
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 Re : Marion, harcelée à en mourir ...
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Insultée, menacée, au collège, par SMS et sur Facebook, l'ado s'est suicidée il y a trois ans. L'enquête pointe les brimades dont elle a été la cible. Plongée glaçante dans un établissement de l'Essonne réputé tranquille.

Marion, 13 ans, est morte le 13 février 2013. La veille de la Saint-Valentin, cette jolie brune aux longs cheveux a noué un foulard autour de son cou gracile et s'est pendue dans sa chambre d'enfant, chez elle, à Vaugrigneuse (Essonne). A la rambarde de son lit en hauteur, elle a accroché son portable au bout d'un fil. Comme si elle voulait le tuer, lui aussi. Faire taire pour toujours les textos d'insultes et de menaces. Rompre avec ces réseaux si peu sociaux qui, parfois, font de l'adolescence un enfer.

Lire la suite payante
http://www.lexpress.fr/actualite/soci ... -a-en-mourir_1779738.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/03/2016 19:48  Mis à jour: 17/03/2016 19:48
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 Re : Agression à Quaregnon: «Une procédure d'exclusion de l'agresseur est lancée» dit la directrice de l'école où sont scolarisés les deux élèves
L’école l’avait promis: l’agression qui s’est déroulée ce lundi après-après ne restera pas sans suite.
Et c’est d’ailleurs vers une procédure d’exclusion définitive que la direction se dirige.
Un jeune de 14 ans a violemment agressé un autre adolescent de 12 ans. Le passage à tabac a été filmé par d’autres élèves, puis diffusé sur les réseaux sociaux. Une enquête se poursuit à la police boraine.

Trois jours après son agression, le jeune garçon de 12 ans est toujours traumatisé par ce qui lui est arrivé. « Il se demande pourquoi on est venu le frapper. Son agresseur dit qu’il avait raconter des histoires sur son dos, mais ce n’est pas vrai! », déplore Marie, la grand-mère de l’adolescent. Ce jeudi, sa tête lui faisait encore très mal, suite aux coups reçus ce lundi, à la sortie des cours.
« Il est retourné à l’hôpital avec ses parents pour refaire des examens, car il a encore des fortes douleurs au niveau de la tête. Mieux vaut s’assurer que son état ne s’empire pas », confie, inquiète, Marie.

La directrice de l’Ices, Sabine Delvallée, confirme que l’agression ne resterait pas sans suite. Il semblerait qu’on se dirige même vers une exclusion.


« Concernant l’élève incriminé, actuellement il est écarté. Une mesure d’exclusion définitive est en cours mais pas encore activée.

Je respecte la législation et la procédure ». Elle ajoute : « Les professeurs de cours de philosophies ont, dès ce matin, installé des cellules de réflexion. Nous travaillons avec les services du centre de PMS. Le travail sera poursuivi. Malheureusement, avoir 100 % de sécurité ce n’est pas possible. Des événements tels que ceux-ci beaucoup d’autres écoles en vivent aussi. De notre côté, nous essayons de lutter contre ce phénomène. Au-delà des sanctions disciplinaires il faut aller vers la prévention. Essayer que ce genre de fait ne se reproduise plus. Je suis pratiquement convaincue que l’agresseur est souvent poussé par quelque-chose, les réseaux sociaux et autres ».

http://www.laprovince.be/1516162/arti ... resseur-est-lancee-dit-la
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/03/2016 19:08  Mis à jour: 17/03/2016 19:11
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 La progression de l’audio-visuel fait augmenter la violence !!! Quaregnon (B) : des ados filment et diffusent l'agression d'un élève de 12 ans…Que devient l’éducation face aux réseaux sociaux???

L'agression d'un enfant de 12 ans diffusée sur Internet

STOP !!! Adultes, réveillez-vous ,surveillez les activités de vos ados sur le PC , n'oubliez pas que votre enfant pourrait subir ces horreurs , simplement pour être diffusées sur les réseaux sociaux et que souvent ces violences se terminent MAL!!!

Ce lundi, un adolescent de 14 ans d'un collège de Quaregnon (Province de Hainaut en Belgique) s'en est pris violemment à élève de 12 ans.
Une bagarre qui choque et fait réfléchir ce jeudi chez nos voisins : d'abord parce que la scène a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, ensuite parce qu'on voit des élèves y assister en spectateur.

"Les élèves qui étaient autour, qui n’étaient pas agresseurs sont également coupables et complices de cette agression. Ils ont peut-être poussé le jeune à passer à l’acte. Le fait d’être spectateur sans agir, c’est de la non-assistance à personne à danger. Relayer l’agression sur les réseaux sociaux relève du voyeurisme. Cela peut inciter d’autres jeunes à passer à l’acte également" a dit à la RTBF Sabine Delvallée, directrice de l’établissement.

"Les gens regardent, rient et filment !"

Ces élèves qui n'ont pas réagi ne seront cependant pas sanctionnés : "Pour ces élèves, nous préférons mettre l’accent sur la prévention, la sensibilisation et la responsabilisation".
L'élève-agresseur pourrait, lui, être renvoyé définitivement. "C’est vraiment lâche de taper quelqu’un qui est déjà au sol. C’est de la violence gratuite. En plus de ça, personne ne vient l’aider. Les gens regardent, rient et filment ! Mais dans quel monde vit-on pour en arriver à un tel degré de violence ? ", témoigne la grand-mère de l'élève frappé .

Filmer une agression et la poster sur les réseaux sociaux. Ne pas réagir face à une agression.

Dans ce collège, ces faits ont été l'occasion de débats et de cours notamment avec la professeur de morale : "Ils se sentent un peu coupables et, d’un autre côté, ils ne sont pour la plupart pas armés pour séparer des élèves dans cet état de violence. Néanmoins, ils se sentent assez mal d’avoir vu. On ne sort jamais indemne d’avoir vu ce genre d’acte violent", explique la professeure Pauline Tanner à RTL.be.

http://france3-regions.francetvinfo.f ... eve-de-12-ans-954259.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/03/2016 12:43  Mis à jour: 13/03/2016 12:53
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 Re :Victime de harcèlement sur les réseaux sociaux, Alycia a osé en parler (vidéo) : faites de même , cela pourrait mettre fin au harcèlement !!!

Alycia est victime de harcèlement à l’école. Cette jeune fille de 14 ans, subit, chaque jour, les moqueries de ses camarades de classe. Ses parents ont décidé de porter plainte pour conscientiser les jeunes sur le mal engendré par ces insultes.


Un reportage de Fanny Dehaye et Philippe Lefevert.

Tout a commencé par des moqueries il y a un an. Ensuite, des bousculades et des regards de travers. Alycia, 14 ans, est en 3ème secondaire dans une école à Verviers.

Jusqu’à présent, la jeune fille encaissait sans répondre aux insultes. Mais aujourd’hui, elle a choisi de s’exprimer dans les médias, suite aux pressions d’il y a quelques jours. "Ils sont cinq en tout, mais bon, j’ai toute la classe contre moi. Je laisse les insultes aller. Même l’éducatrice m’a demandé pourquoi j’avais porté plainte. Selon elle, le problème aurait pu être résolu entre nous deux. Mais moi j’ai déjà subi cela l’année passée. Et puis, il y a une fille qui m’a dit ‘va te suicider maintenant’", explique l’adolescente.

Depuis lors, elle ne va plus à l’école et est suivie psychologiquement. Ses parents ont interpellé l’école qui minimise l’histoire. Pourtant, l’aînée de leurs filles a déjà été la cible de moqueries pendant deux ans dans ce même établissement scolaire. Ils ont décidé de porter plainte pour que chacun prenne ses responsabilités. "Quand la police aura fait son travail, il faut que les parents prennent leurs responsabilités et se rendent compte de ce que font leurs enfants. Ils ne le savent peut-être pas. Et je ne les blâme pas", assure Nancy, la mère de l’adolescente.

Si Alycia n’a pas perdu pied, c’est parce qu’elle a pu compter sur le soutien de ses proches. Aujourd’hui, la famille souhaite livrer un message aux jeunes confrontés au même problème. "Qu’ils osent le dire à leurs parents, qu’ils aient le courage, même s’ils n’ont pas confiance en eux", conseille Alycia. Sa maman encourage aussi les victimes à parler, à se confier à leur entourage.

La jeune fille souhaiterait changer de classe. Ses parents doivent rencontrer le centre PMS et les responsables de l’établissement scolaire lundi prochain pour trouver une solution.


Témoignage d'Alycia, une ado victime de harcèlement

http://www.rtl.be/info/regions/liege/ ... r-maintenant--801599.aspx
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/03/2016 20:09  Mis à jour: 11/03/2016 20:09
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 Re : Harcèlement : BELGIQUE : Le harcèlement moral sera dorénavant une incrimination pénale ...
La Chambre a adopté jeudi à l'unanimité une proposition de loi faisant du harcèlement moral une incrimination générale dans le Code pénal.

Jusqu'ici, le harcèlement moral ne pouvait faire l'objet d'initiatives pénales que si une autre qualification était donnée aux faits, par exemple 'harcèlement' ou 'coups et blessures involontaires'.

Cependant, des éléments constitutifs de l'infraction classique faisaient parfois défaut, comme le préjudice démontrable et le lien de causalité. Le taux de la peine différait également selon l'infraction.

Afin de remédier à ce problème, la nouvelle loi énonce une incrimination générale du harcèlement moral, par analogie avec la réglementation existante relative au harcèlement moral au travail.

La proposition de loi adoptée jeudi émane de la députée Open Vld Carina Van Cauter. Elle a été cosignée par l'ensemble des partenaires de la majorité ainsi que le sp.a.

http://www.levif.be/actualite/belgiqu ... rticle-normal-477091.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/03/2016 15:57  Mis à jour: 05/03/2016 15:57
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 Harcèlement : Lisieux. La lycéenne se suicide après la diffusion de photos intimes !
Elle s'est volontairement mise sur les rails au passage d'un train, jeudi matin. La diffusion d’images personnelles d’une lycéenne par smartphone expliquerait son geste.

Depuis jeudi matin, les policiers ont entendu de nombreux proches de la victime, âgée de 15 ans, mais aussi des élèves et des personnels du lycée Marcel-Gambier de Lisieux, pour tenter de comprendre les raisons de son geste.

Qui, pour la police, ne laisse plus guère de doute : « On a de quoi expliquer son geste par une diffusion d’images à caractère personnel voire intime de la victime, par téléphones portables », fait savoir le commandant Dominique Garcia. Des images qui auraient circulé de smartphone à smartphone, sans son consentement.

Accompagnement psychologique des élèves

Vendredi, une minute de silence a été observée en hommage à la lycéenne, au sein de son établissement. Quant à l’accompagnement psychologique des élèves et du personnel, il pourrait se poursuivre lundi, fait savoir le proviseur, Bruno Girouard. Particulièrement pour « les élèves les plus proches » de la jeune fille, « qui sont très affectés .»


http://www.ouest-france.fr/normandie/ ... ffusion-de-photos-intimes
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/02/2016 18:55  Mis à jour: 24/02/2016 19:04
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 Re : Harcèlement scolaire ou sur le net: Aucun enfant, aucun élève ne doit subir cela, personne ne doit rester silencieux ! Que peux-tu faire pour être aidé ? ( VIDEO)
Je suis victime...

Je suis à l’école primaire


Si, à l’école, tes camarades se moquent de toi, te volent ou abîment tes affaires, te donnent des surnoms méchants, rigolent quand tu participes en classe, te bousculent. Si tu te sens mis de côté, s’ils refusent de jouer ou de déjeuner avec toi. Si tout cela te blesse et tu ne sais pas comment faire pour que cela s’arrête.

Tu es victime de telles violences de façon répétée, cela s’appelle du harcèlement.

Aucun enfant, aucun élève ne doit subir cela, personne ne doit rester silencieux !
Que peux-tu faire pour être aidé ?

Il faut en parler pour trouver de l’aide et des solutions :

À un adulte de ton école : ta maîtresse ou ton maître, la personne qui surveille la cantine, l’animateur avec qui tu fais peut-être des activités le midi ou après la classe. Ils peuvent t’écouter et t’aider.
À tes parents ou une personne de ta famille ou de ton entourage : ils pourront contacter l’école.
À un camarade de classe ou de l’école qui pourra en parler à un adulte.
Ne reste pas seul face à ton problème. Tu dois savoir que les adultes doivent te protéger et t’aider


Parler du harcèlement c’est agir pour que cette violence contre toi s’arrête et qu’elle ne touche pas d’autres élèves ou peut-être toi-même une nouvelle fois.


Tu peux raconter, écrire ou dessiner ce qui s’est passé avec tous les détails dont tu te souviens (fais toi aider si nécessaire). Tu peux aussi noter la date, l’heure, les personnes présentes, la description des faits, leur répétition, ce que tu ressens, tes réactions face à cette situation, etc.

Ce que tu ne dois pas faire

Ne tente pas de résoudre le problème toi-même (ni avec des amis) par la violence.


Si tu ne te sens pas à l’aise pour en parler à quelqu’un de ton école ou de ta famille, en FRANCE appelle le :
N° VERT « NON AU HARCÈLEMENT» : 3020
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h (sauf les jours fériés)
Si le harcèlement a lieu sur internet :
N° VERT « NET ÉCOUTE » : 0800 200 000
Gratuit, anonyme, confidentiel et ouvert du lundi au vendredi de 9h à 19h

EN BELGIQUE appelle le 103


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Je suis au collège ou au lycée

Si vous subissez des violences verbales, physiques et/ou morales de façon répétée (bousculades, vols, surnoms méchants, insultes, moqueries, rejets…), vous êtes victime de harcèlement.
Lorsque ces mêmes faits se déroulent sur les réseaux sociaux, par SMS ou par mail, on parle alors de cyberharcèlement.

Cette situation peut avoir des conséquences graves pour :

votre scolarité (baisse des résultats scolaires, décrochage scolaire)
votre santé (maux de ventre ou de tête, perte de l’estime de soi, profond mal être).

Aucun enfant, aucun élève ne doit subir cela, personne ne doit rester silencieux !
Comment être aidé quand on est harcelé?

Il faut en parler pour trouver de l’aide et des solutions :

À un adulte de votre établissement en qui vous avez confiance (un professeur, le CPE, l’assistant d’éducation, l’assistant de service social, l’infirmier, la direction, le conseiller d’orientation psychologue…). Ils sont là pour vous écouter, vous aider et trouver des solutions.
À vos parents ou un membre de votre famille ou de votre entourage: ils pourront vous conseiller et contacter l’établissement au besoin.
À un élève de la classe ou de l’établissement : il pourra en parler avec un adulte de l’établissement pour vous aider.

Parler du harcèlement c’est agir pour faire cesser la violence que vous subissez c’est aussi agir pour que d’autres élèves ou vous-même, ne soient pas victime une autre fois.

Lorsque vous en parlez, il est important d’expliquer en détail la situation que vous subissez. Le meilleur moyen de ne rien oublier est d’écrire l’ensemble des faits même s’ils vous semblent mineurs.
Notez la date, l’heure, les personnes présentes, la description des faits, leur répétition, face à cette situation. Pensez aussi à conserver les preuves éventuelles du harcèlement subi, notamment sur les médias sociaux (capture d’écran…).
Ce que vous ne pouvez pas faire

Ne tentez pas de résoudre vous-même la situation et n’utilisez pas la violence, cela pourrait l’aggraver.

FRANCE :Si vous avez besoin de conseils complémentaires, contactez le :
N° VERT « NON AU HARCÈLEMENT» : 3020
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h (sauf les jours fériés)
Si le harcèlement a lieu sur internet, appelez le :
N° VERT « NET ÉCOUTE » : 0800 200 000
Gratuit, anonyme, confidentiel et ouvert du lundi au vendredi de 9h à 19h
BELGIQUE : 103

http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/

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Non au Harcèlement - Si on n'en parle pas, ça ne s'arrête pas.


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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 22/02/2016 12:09  Mis à jour: 22/02/2016 12:09
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 Re : En moins d’une semaine, trois ados ont tragiquement mis fin à leurs jours en Wallonie (Belgique)
Madison, Nicolas, Romain: trois tragédies en moins de sept jours
Après Madison, nous apprenions ce mercredi les décès de Romain et Nicolas. Des gestes graves qui sont chaque année commis par 48 jeunes de Wallonie et de Bruxelles.

Il n’avait que 16 ans et a décidé de mettre fin à ses jours. Romain L., un jeune adolescent d’Anhée, a été retrouvé par sa maman ce lundi matin. La veille, le jeune a pris des somnifères et s’est mis un sac en plastique sur la tête. Pour ses proches, c’est la consternation. De prime abord, la piste du harcèlement a rapidement été balayée. Romain n’avait aucun profil sur les réseaux sociaux. Il était juste un jeune « très sensible » qui, selon ses proches, se demandait « dans quel monde il allait vivre ».



Les attaques terroristes à Paris, survenues le jour de son anniversaire, auraient également marqué le jeune ado dont les funérailles ont été célébrées à Ciney.

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Ces suicides de jeunes sont loin d’être anodins. En analysant les données de l’Institut de Santé publique, basées sur les certificats de décès, on estime qu’entre 2008 et 2013, 39 jeunes âgés entre 15 à 24 ans, se sont suicidés chaque année en Wallonie. Pour Bruxelles, ce sont 9 décès de ce type qui sont comptabilisés. Une moyenne de 48 suicides par an en Belgique francophone. Un chiffre très élevé…

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http://www.sudinfo.be/1494040/article ... es-en-moins-de-sept-jours
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/01/2016 14:20  Mis à jour: 13/01/2016 14:39
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 Re : L'actrice s'apprête à jouer dans le téléfilm "Marion, 13 ans pour toujours" : Rappel du pénible calvaire de la petite Marion...
Menacée, insultée au collège et sur Facebook, l'adolescente s'est pendue. Sa mère, Nora Fraisse, a publié un livre sur ce drame.

Ce mercredi matin, Marion voulait rester au lit. Après le petit déjeuner, elle est remontée dans sa chambre. La veille, déjà, elle se disait " fatiguée" afin d'échapper aux dernières heures de cours. Au retour de son travail, sa mère l'avait trouvée "pâlotte" sans s'inquiéter davantage. Les petits maux, de ventre, de tête, de coeur... éclosent bien souvent à l'adolescence. Nora Fraisse a simplement suggéré à sa fille de ne pas rester dans le noir, puis elle a déposé le téléphone de la maison près de l'oreiller, pour pouvoir la joindre. Elle partait juste déjeuner, avec ses deux autres enfants, 9 ans et 18 mois, chez une amie du village, Vaugrigneuse dans l'Esssone. Dans une heure ou deux, elle serait de retour. Sans doute, tout irait mieux. Mère et fille pourraient faire un peu de shopping ensemble. Marion, toujours douce et souriante, avait acquiescé. Une heure plus tard, elle ne répondait plus au téléphone.

Silence encore quand Nora Fraisse, soudain prise de panique, est rentrée précipitamment chez elle vers 13h30, laissant la voiture en marche avec ses petits à l'intérieur. Elle hurlait. "Marion, Marion !" La porte de sa chambre était bloquée. Nora Fraisse l'a poussée violemment et découvert son enfant pendue par un foulard au porte-manteau. Une fois détaché, le corps frêle est tombé. La mère, en ligne avec les médecins du Samu, a tenté de ranimer sa fille. En vain. Marion, 13 ans, est morte, le 13 février 2013.
"Ma vie a basculé. Et personne ne l'a compris."

Le lendemain, en première page, "le Parisien" relate le drame. Le quotidien régional évoque l'existence d'une lettre laissée par Marion. Les parents, pétrifiés, appellent alors le journal qui refuse de leur en dire plus. Mais les gendarmes leur remettent rapidement deux enveloppes saisies sur le bureau de Marion. La première est adressée à son établissement scolaire, Jean-Monnet à Briis-sous-Forges. L'élève de 4e C y a inscrit son numéro de collégienne, 320, avant de détailler ses souffrances, les humiliations, les insultes parfois subies en plein cours, et désigne ses bourreaux. "Ma vie a basculé, conclut-elle. Et personne ne l'a compris." Sur une seconde enveloppe, elle a écrit : "Mes meilleurs souvenirs avec vous", mais celle-ci est vide.

Le même jour, les parents Fraisse entendent sur France 3 une femme, directrice adjointe de l'académie de Versailles, indiquer que : "Marion était devenue le souffre-douleur de quelques-uns... Il y avait des enfants qui n'étaient pas très gentils vis-à-vis d'elle, qui pouvaient avoir des mots blessants." Ainsi, même l'Education nationale semble avoir eu vent des malheurs de leur fille... Les lettres de condoléances du président de la République et de son ministre Vincent Peillon paraissent bien dérisoires. Ils n'ont que faire de la compassion, ils veulent des explications. Depuis ce jour, les parents de Marion ont décidé de remuer ciel et terre pour faire "émerger la vérité".

Après avoir déposé plainte à la gendarmerie, ils ont contacté un jeune pénaliste réputé, Me David Père, qui vient de se constituer partie civile, auprès du tribunal de Paris, pour violences, menaces de mort, provocation au suicide, homicide involontaire et omission de porter secours. "Nous souhaitons que toute la lumière soit faite, que les responsables administratifs et les enseignants soient interrogés, que le dossier scolaire de Marion, les carnets de l'infirmerie soient saisis..." Outre le collège, sont visés les cinq élèves nommés dans la lettre. Les parents vont jusqu'à mettre en cause des enfants qui, au moment des faits, n'avaient pas 14 ans.

"Pour nous, c'est désormais évident. Ces gamins souhaitaient éliminer Marion, martèle Nora Fraisse. Ce n'est pas parce qu'ils sont mineurs que l'on doit les excuser. Nous attendons qu'ils soient punis, sévèrement, et que notre affaire fasse jurisprudence."


Sa douleur l'emporte et la porte. Celle de son mari, cadre dans l'industrie médicale, est muette. " Nous avons pris perpète, souffle-t-elle. Nous sommes à jamais des zombies, sans bras ni têtes. Des survivants." A Vaugrigneuse, dans ce paisible village de l'Essonne où réside depuis plus de dix ans la famille Fraisse, les regards ont changé. La bienveillance s'est muée en méfiance. Quand ils croisent la fine silhouette de Nora, certains baissent la tête. D'autres disent, à voix basse, que "le chagrin l'a rendue folle". Rien, ni son travail de chef de produit marketing ni ses deux autres enfants ne l'arrête.

"Laissez-les tranquilles. Faites votre deuil"

Depuis neuf mois, elle cherche tous azimuts des pistes, des indices auprès des amis de Marion, et des autres, qu'elle connaît parfois depuis l'école primaire. "Laissez-les tranquilles, disent leurs parents. Faites votre deuil." La mère cache ses larmes. Il lui est arrivé de s'approcher du collège et de voir des élèves soudain s'éloigner, comme si elle avait la peste. Parfois, quelques-uns l'arrêtent : "Madame, dites-nous, qui est dans la liste ?" Les enseignants, eux, n'ont jamais donné signe de vie.

"La direction nous avait interdit de communiquer avec vous, lui confiera un professeur croisé dans le bus, par hasard. Certains d'entre nous vous ont quand même écrit après l'enterrement. Vous n'avez rien reçu ?" Le principal du collège Jean-Monnet n'a jamais voulu dialoguer avec les parents de Marion, sans doute parce qu'au lendemain du drame, sous le choc, ces derniers l'avaient mis en cause. S'il a accepté de les recevoir dans son bureau, un mois plus tard, c'est grâce à la médiation d'Eric Debarbieux. Le spécialiste de la violence à l'école, envoyé sur tous les cas de harcèlement grave, s'est rendu à Briis-sous-Forges. Il a accompagné les parents endeuillés au collège afin qu'ils puissent récupérer les affaires de leur fille et consulter son dossier scolaire.

"Rien ne permettait de penser que Marion allait mal", a sèchement répété le principal, arrivé en septembre 2012 dans ce collège de 600 élèves. Il n'a eu cesse de s'abriter derrière sa hiérarchie. "Nous ne communiquons pas sur cette affaire, fait-il savoir aujourd'hui encore au "Nouvel Observateur", adressez-vous au rectorat." Les explications n'ont jamais eu lieu. Dommage, il eût peut-être suffit d'un mot, d'un geste pour que les parents de Marion cessent de croire que ce silence était forcément coupable.

"Demain, à l'arrêt de bus, t'es morte"

Un si long silence... "Allez, ça va se tasser", éluda le principal quand Nora Fraisse l'avait contacté, en décembre dernier, pour que Marion change de classe. Trois fois, elle avait insisté, sans même obtenir un rendez-vous. Cette mère est particulièrement vigilante. Elle sait que son aînée est sensible, artiste, drôle à faire hurler de rire son père et ses camarades, mais aussi parfois dans son monde, en quête d'affection, touchée par le malheur des autres. Une cible idéale. Petite déjà, elle subissait les mesquineries des copines. En sixième, Marion s'était fait traiter de "mongole" et d'"autiste". En cinquième, un garçon lui avait adressé un SMS : "Demain, à l'arrêt de bus, t'es morte." A la demande de Nora Fraisse, le professeur principal avait aussitôt convoqué l'auteur des menaces qui, aux côtés de sa mère, avait balbutié : "Mais c'était juste pour rigoler !"

Cette année de quatrième, Marion se plaint de ne pas pouvoir travailler. Elle revient du collège un peu triste à force d'être vue comme une "balance" ou une "intello", quand elle ose demander le silence dans sa classe. Au collège, c'est la foire, bavardages, insultes et provocs imposés par quelques fortes têtes. Un garçon dit à une enseignante : "Toi, je te baise !" Un autre jette son carnet de correspondance au visage de la prof d'histoire-géo. A la récré, ça castagne ; il paraît aussi que, parfois, ça picole et ça fume dans les toilettes. Les élèves le racontent, tout fiers.

A Briis-sous-Forges aussi, entre les champs de colza et les pavillons bien léchés, la jeunesse se cherche. La première réunion de rentrée, le 12 octobre 2012, a été plutôt rock and roll. Trois heures durant lesquelles les parents, inquiets des problèmes de discipline, ont interpellé les profs qui, eux-mêmes, ont admis être un peu dépassés, sous l'oeil agacé du nouveau directeur. "On se demandait sur quelle planète nous étions", se souvient un père. Pendant la réunion, Nora Fraisse a envoyé un SMS à Marion pour lui dire qu'elle comprenait ses difficultés à travailler dans de telles conditions. Le principal refuse le changement de classe mais avant Noël, deux des perturbateurs sont renvoyés.

"Pute", "boloss", grosse, pas de seins…

Le climat s'apaise, Marion tombe amoureuse d'un garçon du collège. Les parents la voient grandir, de plus en plus jolie et coquette, accro aux SMS - "3.000 par mois c'est beaucoup", disent-ils, mais elle a l'air si heureuse...

L'adolescente ne se plaint plus de rien, elle est pourtant la cible d'une petite bande de filles et d'un garçon qu'elle a embrassé un jour, puis éconduit. Alban - appelons-le ainsi (*) - lui a toujours dit : "Ta première fois, ce sera avec moi", avant de réaliser qu'elle en aimait un autre. Alors, avec des copines, il s'amuse à la traiter de "pute", lui dit qu'elle est grosse, pas de seins, trop sérieuse... A leurs yeux, elle n'est qu'une nulle, une "boloss", suprême insulte en 2013. Et le bal des gentillesses continue sur internet, au retour du collège et jusque tard, le soir, sous la couette.

Les parents de Marion n'en savent rien. Ils découvriront, avec l'enquête des gendarmes, que leur fille avait, malgré leur interdit, créé un compte Facebook. Ils apprendront aussi qu'elle a prétexté avoir perdu son carnet de correspondance pour en obtenir un autre, dans lequel elle s'octroie des notes toujours aussi bonnes et un comportement exemplaire. Celui-ci est pour la maison. Dans l'autre, le vrai qu'elle signe à la place des parents, on voit clairement la bonne élève se transformer, cumuler les insolences, les propos grossiers, les tricheries. Sans doute, Marion "tente la déconne" pour trouver grâce aux yeux de ceux qui la tiennent.

"Le comportement de Marion se dégrade depuis quelque temps", écrit l'enseignante d'histoire le 1er février. Mais ni cette métamorphose soudaine ni les nombreux retards injustifiés ne donnent lieu à un coup de fil aux parents. Le professeur principal, celui qui, en début d'année, avait dit à Nora Fraisse combien sa fille était douée, attachante, résistante dans cette classe turbulente, ne réagit pas. "Faites-moi signe au moindre problème", avait-il proposé. Lorsque la mère endeuillée composera son numéro, il répondra : "Pourquoi m'appeler ? Marion est décédée. La vie continue." Au "Nouvel Obs", il confie d'une voix blanche : "J'ai trop souffert de cette histoire, je ne veux plus en parler."

"On va t'arracher les yeux, te faire la peau..."


La veille du drame, lors d'un exercice incendie pendant le cours de cet enseignant, Marion est prise à partie. La quasi-totalité de la classe se regroupe autour d'elle pour une broutille, l'adolescente a écrit sur le mur Facebook d'une camarade un de ces commentaires stupides qu'elle a si souvent lus sur le sien : "Lila, t'es une boloss, on t'aime pas." Huées générales. Alban, une fois encore, mène la danse, avec les pestes : "Tu fais moins la fière, hein ?" Ils continuent dans les couloirs : "On va t'arracher les yeux, te faire la peau..." Des toilettes du collège, Marion appelle sa mère : "Je ne me sens pas bien, je voudrais rentrer." Ses grands-parents passent la chercher.

Toute l'après-midi et la soirée, l'adolescente, paniquée par des appels anonymes, des menaces, multiplie les coups de fil, les SMS et les messages sur Facebook. Elle contacte celle qui lui a dit "Si tu reviens au collège, je te buterai", pour savoir si elle compte réellement la frapper. "Non", la rassure l'intéressée qui tapote sur son clavier : "Bon, on t'aime bien mai en ce moment tu nous soule à faire les manières genre tu te la pète, tu te crois populaire, t'essaye de nous clasher et tu crois tous les mecs y te kiffe grave" (sic).

Marion remercie aussi une de ses anciennes copines "de ne pas m'avoir humilié kom tous les autres tout à l'heure". Puis, elle appelle son petit ami : "Il faut mieux rompre pour que les autres ne te fassent pas d'histoire". "Comme tu veux", répond-il, avant d'ignorer ses messages. Le soir, Marion fond en larmes dans les bras de sa mère. Elle ne lui parle pas de l'épreuve qu'elle doit subir le lendemain : des excuses devant toute la classe, pour demander pardon à Lila. "Elle ne va pas avoir les couilles de venir, a balancé une fille de la bande. Si elle se pointe, je vais la tuer !"

Sur Google : "Comment se suicider"

Marion préfère évoquer sa rupture amoureuse. Sa mère la rassure, lui parle des garçons "qui se comportent comme des Cro-Magnon, entre eux, même quand ils tiennent à vous. Allez, dit-elle, vous allez recoller les morceaux." Marion sourit : "Ça fait du bien de pleurer." Avant de s'endormir, elle écrit à un copain : "La chui preske tout en bat... je ne suis kune merde." Le garçon répond : "Putain, ne dis pas ça..." Avant de s'endormir, l'adolescente tape sur Google : "Comment se suicider".

Quand Alban, celui qui n'a cessé d'importuner Marion, apprend sa mort, il dit : "C'est pas vrai, putain, faites pas chier je suis en train de jouer à la Play." Le lendemain, il reçoit des menaces de mort sur internet et des sifflements à son arrivée au collège. "On a vécu l'enfer", se souvient son père qui, depuis, l'a scolarisé ailleurs. Sur la page Facebook intitulée "Rip [pour "Rest in peace", repose en paix] Marion Fraisse", ouverte par ses camarades, les causes du suicide ne font apparemment aucun doute : "Une pote à mon frère s'est pendue suite à du harcèlement." "Tout le monde la traiter de pute" (sic). "Ouai pire, ils font ça pour rigoler, et aujourd'hui, il pleure." "Quand tu recois des infures du style tu revien on te creve les yeux ça fait mal." Une adolescente s'indigne : "Etes-vous heureux d'avoir poussé quelqu'un à mourir par vos conneries ? Etes-vous heureux d'avoir détruit la vie d'une personne et de sa famille ?"

Au collège, une cellule psychologique est mise en place. Les élèves pleurent, puis les fleurs fanent. Le principal, solennellement, dit qu'il faut tourner la page. Mais la mort brutale de Marion délie les langues. Quelques profs, des parents surtout, veulent parler. Certains apportent leur témoignage aux gendarmes, d'autres appellent les parents Fraisse. Ces derniers soudain se sentent moins seuls. La mère d'une collégienne de Briis, qui, il y a quelques années, a subi l'enfer, crachats et menaces, en raison de sa "gueule d'intello", confie : "Si je ne l'avais pas mise dans le privé, ma fille non plus n'aurait pas survécu." Une autre, désolée de voir son enfant, si bonne élève, se tordre de douleur à l'idée d'aller en classe à force d'être traitée "de grosse, de moche" a exilé sa famille dans le Loir-et-Cher.

"Nous avons 600 élèves, impossible de surveiller votre enfant"


Un père tremble pour sa cadette, 11 ans, surnommée au collège "Poil de carotte", qui ne vient plus dans la cour de récré, de peur de se faire racketter ou taper. Un autre raconte que son fils, 12 ans, est moqué en raison de sa petite taille et de ses bonnes notes. Tout le monde l'appelle "Napoléon". Et puis il y a cette élève de cinquième, coincée dans les vestiaires, à qui des camarades ont dit, en brandissant un déodorant en spray : "Je vais te transformer en chalumeau vivant." Tous ces parents l'affirment : le collège n'a jamais pris la mesure de cette souffrance. Pas d'entretiens sérieux avec le principal malgré de nombreuses demandes, parfois même par lettres recommandées. Juste des propos vaguement rassurants, des aveux d'impuissance, une CPE qui hausse les épaules : "Nous avons 600 élèves, impossible de surveiller votre enfant. Débrouillez-vous pour qu'elle ne soit jamais seule."

Au cimetière, Nora Fraisse a rencontré l'ancien petit ami de Marion et son père. Ce dernier lui a raconté qu'après le drame, des photos de son garçon, traîné à terre par les cheveux, avaient été publiées sur Facebook, qu'il avait alors demandé et obtenu de le changer d'établissement. Depuis, le collège Jean-Monnet est sous surveillance. "La mort de Marion nous a profondément choqués, et nous a amenés à réformer les choses", reconnaît un professeur. Depuis la rentrée, les parents sont systématiquement appelés au bout de trois retards injustifiés. Une campagne de sensibilisation au harcèlement va être lancée. Et les gendarmes continuent d'exhumer sur la Toile des messages destinés à l'Absente de 4e C : "Marion, sache que tu vas nous manquer. Je suis désolé pour toi, pour ce qu'on a pu te faire, j'ai même pas de mot pour nous qualifier tellement on a été durs et idiots."

(*) Les prénoms des enfants ont été modifiés.

La lettre de Marion
Nous publions ici quelques mots laissés par l'adolescente avant de se donner la mort. Le reste ne peut être reproduit, car elle y désigne nommément des élèves de sa classe. A une fille, elle écrit : "Arrête je t'en supplie de crier 'quelle salope' en plein cours." A une autre : "Tu as été odieuse avec moi. Si je suis morte, c'est en partie de ta faute." A un garçon : "Tu n'as fait qu'aggraver les choses." Marion, connue de toutes les quatrièmes, pour son "grand sourire" et sa créativité folle qui lui permettait de customiser des objets, des vêtements et lui donnait l'envie de devenir architecte, se dit lasse d'être traitée de "sale pute", "boloss", "connasse". Elle écrit : "Vous êtes allez beaucoup trop loin dans cette histoire."

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/01/2016 13:55  Mis à jour: 13/01/2016 14:01
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 Re : Julie Gayet à l'affiche d'un téléfilm sur le harcèlement scolaire : L'actrice s'apprête à jouer dans le téléfilm "Marion, 13 ans pour toujours", ( HISTOIRE VRAIE)
retraçant l'histoire de Marion Fraisse, sur le thème du harcèlement à l'école. Un téléfilm inspiré d'une histoire vraie sur le harcèlement scolaire. Celle de Marion Fraisse, retrouvée pendue dans sa chambre le 13 février 2013.

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Marion Fraisse n'avait que 13 ans lorsqu'elle a décidé, le 13 février 2013, de se donner la mort. Harcelée à l'école, elle avait été retrouvée pendue dans sa chambre.

France 3 diffusera en 2016 un film directement inspiré de ce drame, dans lequel jouera Julie G.

Produit par EuropaCorp, il fera partie d'un triptyque de trois téléfilms sur des débats de société.
Suivront en effet deux productions,
Les Filles du Plessis, avec Sandrine Bonnaire, au sujet d'un foyer pour mineures enceintes,

et Les Reclus de Monflanquin, avec Michèle Laroque. Ce dernier téléfilm traitera des dérives sectaires.

L'histoire de Marion Fraisse n'est pas restée dans la rubrique faits divers des médias français. Elle a mis en avant un véritable fléau, qui a fait des milliers de victimes. Sa mère Nora a largement contribué au débat, relatant l'histoire de Marion dans un ouvrage intitulé Marion, 13 ans pour toujours. Elle dénonçait notamment l'incapacité du personnel scolaire à déceler des comportements violents, aussi bien physiquement que mentalement.


RAPPEL IMPORTANT AFIN D’ÉVITER UN MAXIMUM DE DRAMES LIES AU HARCÈLEMENT


Insultes répétées, moqueries, coups... Les camarades de classe de votre enfant ne sont pas tendres avec lui. Nos conseils, en cette journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire.

Un élève est victime de harcèlement scolaire lorsqu'il subit de la part d'un autre élève ou d'un groupe d'élèves des actes de violence répétés, que cette violence soit verbale, physique ou psychologique. Selon une étude réalisée auprès de 18.000 élèves, 10% des collégiens rencontrent des problèmes de harcèlement scolaire et, pour 6% d'entre eux, le harcèlement peut même être qualifié de sévère. Pour lutter contre ce phénomène, il faut savoir le détecter, savoir comment réagir et savoir à qui s'adresser pour que cela cesse au plus vite.

Comment le détecter?

Détecter le fait que son enfant soit harcelé à l'école est assez difficile. Il faut être particulièrement attentif aux symptômes évocateurs des différentes conséquences du harcèlement. Hélène Romano, docteur en psychopathologie clinique et auteur de L'enfant face au traumatisme, en a répertorié quatre grandes familles: les conséquences physiques, les conséquences psychologiques, les conséquences matérielles et les conséquences familiales. "Les traces physiques sont rares mais un enfant qui revient avec des morsures, des griffures ou des hématomes et qui cacherait la blessure comme s'il était coupable ou donnerait des explications confuses, c'est quelque chose qui doit alerter."

Moins rares, les signes liés aux conséquences psychologiques sont plus faciles à identifier. Un enfant qui change brusquement de comportement peut être révélateur de harcèlement. "Les enfants harcelés ont souvent une perte de confiance en eux. Ils se mettent en retrait. Ce sont des enfants qui, tout à coup, ne participent plus à la vie sociale, ne veulent plus aller au foot, voir des amis. C'est un changement souvent assez rapide, sur quelques jours ou quelques semaines. A l'autre extrémité, il y a les enfants qui vont réagir avec une agressivité à fleur de peau. Des enfants qui deviennent plus capricieux, intolérants, pénibles, qui ne supportent plus la moindre remarque car il se sentent agressés. La violence qu'ils ont envers le monde extérieur s'explique par celle qu'ils subissent", poursuit Hélène Romano.

Ces conséquences psychologiques peuvent également se traduire par des troubles psychosomatiques en lien avec l'école, comme "un enfant qui va manifester des nausées, des vomissements, des maux de ventre, dès qu'il est question d'aller à l'école, ou qui sollicite le parent pour ne pas être seul ou en attente devant le collège, est aussi un très bon indicateur de harcèlement. L'enfant va tout faire pour que son parent ne le dépose qu'à la dernière minute pour arriver au collège à un âge où, la plupart du temps, c'est plutôt l'inverse qui se passe."

Concernant les conséquences matérielles, quelques signes peuvent mettre la puce à l'oreille des parents. Quand son enfant revient très fréquemment avec des vêtements déchirés, abimés ou dont le matériel scolaire est particulièrement détérioré, on peut s'interroger sur la présence d'un harcèlement car, contrairement à un enfant racketeur, un enfant harceleur ne cherche pas à s'approprier l'objet mais à le détériorer pour attaquer ce qui représente l'enfant harcelé.

Enfin, le docteur Hélène Romano nous parle des signes liés aux conséquences familiales. "Au sein de la famille, il y a un indicateur très important qui apparait dans les cas de fratrie incluant un enfant plus jeune. Souvent, le harcelé à l'école devient le harceleur à la maison et il va répéter ce qu'il a subi."

Il y a aussi des découvertes fortuites. Ce fût le cas pour Annabelle, mère d'Elise, victime de harcèlement depuis le CM2. "J'ai découvert le harcèlement au collège en tombant sur des échanges de SMS dans lesquels Elise parlait clairement de suicide. Une camarade de classe l'avait choisie pour proie car Elise bénéficiait de quelques aménagements du fait de sa maladie chronique. Insultes et moqueries au sein de l'établissement scolaire et sur les réseaux sociaux, le harcèlement était quotidien."
De quelle manière aborder le sujet?

Dès qu'un doute apparaît, il est primordial de chercher à en savoir plus et d'aborder la question avec son enfant. Mais, comme le confirme Hélène Romano, il ne faut pas poser la question trop directement, sinon "l'enfant va sentir l'anxiété et ne va rien dire". La majorité des enfants victimes de harcèlement ont à la fois honte et peur, deux verrous à la parole. On évitera donc d'en parler d'une façon trop frontale, sinon l'enfant se protègera et niera tout harcèlement. Pour cela, on peut engager le dialogue en lançant des hypothèses comme, par exemple: 'J'ai l'impression qu'il se passe des choses un peu difficiles au collège' ou encore 'Je sais que dans certaines écoles des enfants sont embêtés par les autres' en espérant que ces amorces suffiront à libérer la parole de l'enfant". Mais on peut également dire à l'enfant que, si quelque chose ne se passe pas bien, mais qu'il ne souhaite pas en parler, il peut le faire en s'adressant à d'autres personnes.

A qui s'adresser?

En tant que parent, le premier reflexe serait d'aller directement voir l'enfant harceleur pour le prendre entre quatre yeux, mais cela pourrait avoir des conséquences désastreuses. En effet, le harceleur pourrait redoubler d'intensité pour punir sa victime d'avoir cafté ou même retourner la situation à son avantage en se plaignant d'avoir été menacé par un adulte, devenant à son tour une victime. Il est préférable de se rapprocher de l'école. Médecin ou infirmière scolaire, enseignants et directeurs d'établissement seront à même de prendre en charge la situation. Lysiane, professeur de collège, témoigne: "Une fois informés, nous transmettons les informations obtenues à l'équipe éducative, au Conseiller Principal d'Education, à la direction. On alerte aussi l'infirmière, voire l'assistante sociale. Dans l'établissement où j'enseigne, une cellule de veille hebdomadaire a été instaurée pour évoquer le cas de ces élèves dont le comportement et les résultats suscitent des interrogations. Les signalements sont faits par l'ensemble des intervenants au collège. Les CPE, chefs d'établissement et personnels socio-médical peuvent ainsi mettre en place des stratégies pour aider l'élève à se réinsérer dans un cadre de travail plus serein, et pour sanctionner les élèves à l'origine du harcèlement."


On peut également directement s'adresser aux parents de l'enfant harceleur si l'on constate que le dialogue est possible, ce qui n'a malheureusement pas été le cas pour Annabelle et sa fille Elise. "Les parents n'ont rien voulu entendre et n'ont pas cru leur fille capable de tels actes. Le harcèlement n'a cessé qu'après le dépôt d'une main courante."

[b]«Avec Facebook, ça explose entre la mi-6e et la 4e»

France : Numéro vert national « Stop harcèlement », 0 808 807 010 ; Si le harcèlement passe par Internet, « Net écoute », gratuit, anonyme, du lundi au vendredi de 9 h à 19 h : 0 800 200 000.

Belgique : Numéro appel : Écoute Enfants : 103
Un numéro vert destiné spécialement aux enfants, accessibles tous les jours 24 heures sur 24

[/b]
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 10/11/2015 10:39  Mis à jour: 10/11/2015 10:39
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 Re : Valence : harcelé, le collégien témoigne en chanson !!! VIDEO
« Va te pendre, va te suicider. Tu ne devrais pas exister ». Voilà le genre d’invectives que pouvait subir le jeune Antoine dans son ancien collège, à Valence.
Malmené par ses camarades, Antoine allait à l’école la boule au ventre se demandant chaque matin ce qu’il allait encore subir. Cette expérience lui a donné l’inspiration pour écrire sa premier chanson « ça fait mal ». Sorti sur youtube, elle a ému la communauté valentinoise.
Le collégien, 14 ans maintenant, qui a changé d’établissement, prévoit même un concert en janvier.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/11/2015 15:09  Mis à jour: 06/11/2015 15:09
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 Re :Harcelé à l’école, Jonathan Destin appelle les victimes « à parler » !!!
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Il y a presque quatre ans, le jeune Marquettois Jonathan Destin, harcelé au lycée, tentait de mettre fin à ses jours par le feu. Alors que l’État lance un numéro vert et une campagne de sensibilisation, il témoigne de sa reconstruction et invite les victimes à ne pas se taire.


Campagne Non Au Harcèlement - Le harcèlement... par EducationFrance

– Jonathan, comment avez-vous perçu les initiatives de l’État contre le harcèlement ? Le clip, le numéro vert (3020)…

« Le clip (de Mélissa Theuriau, qui a provoqué la polémique avec certains syndicats de professeurs) est bien. Évidemment, il y a des profs qui sont attentifs. Mais il faut aussi reconnaître que certains ne sont ni formés ni sensibilisés pour repérer les enfants harcelés. Personnellement, j’aurais préféré que les auteurs du clip fassent parler des élèves. Un témoignage aurait été plus fort. Le numéro vert, c’est une bonne chose, bien sûr. Il faut quand même rappeler qu’il en existait déjà un il y a deux ans, lorsque j’ai sorti mon livre (*). Le problème, c’est qu’il s’agit de le faire connaître. Pourquoi pas l’imprimer dans les cahiers de correspondance ? L’afficher dans les écoles ? »

Votre mère a créé l’association Tous solidaires pour Jonathan pour financer votre suivi thérapeutique et pour sensibiliser au harcèlement, avez-vous des contacts avec des victimes ?

« Oui, beaucoup de personnes nous contactent par le biais de l’association ou de ma page Facebook. Comme à une jeune fille à qui j’ai écrit, je dis toujours de parler, d’en discuter avec des adultes, parents ou profs. Le numéro vert peut vraiment les aider. Mais le harcèlement n’est pas nouveau. Il y a peu de temps, j’ai été contacté par un homme de 82 ans qui m’a raconté qu’il se faisait harceler quand il était jeune. Ce n’est qu’aujourd’hui qu’il consent à l’avouer. »

« Avec les réseaux sociaux, ça devient encore plus brutal »

– Et les harceleurs ou ex-harceleurs, ils vous contactent aussi ?

« Il y a un an, l’un l’a fait. Il habite Lyon. À l’école, il était passé de harcelé à harceleur. Ce n’est que des années plus tard qu’il s’est effondré et s’est confié à ses parents. Il m’a écrit. Nous avons témoigné ensemble à la télévision. »

– Avez-vous l’impression que le phénomène s’accentue ?

« Oui. Avec les réseaux sociaux, ça devient même encore plus brutal. J’ai entendu parler de ce projet de loi pour lutter contre le cyber-harcèlement (lire ci-dessous). C’est bien, sauf que les parents doivent absolument se mobiliser. Là encore, il faut parler. »

– En 2013, vous sortiez votre livre. Cela a-t-il aidé à vous reconstruire ?


« Me confier à Marie-Thérèse Cuny m’a servi de thérapie. Ça m’a libéré et aidé à parler avec les membres de ma famille. Témoigner dans les médias est une étape. Au début, j’avais du mal. Je suis heureux de voir que j’ai le courage, aujourd’hui, de parler devant un public, debout, au Petit Journal. Je dois me souvenir qu’en sortant de l’hôpital, il y a plusieurs années, je ne pouvais même plus me regarder dans la glace. »

« À la vue des élèves devant moi, je panique encore »

– Et en classe, vous faites des interventions ?


« Là, non, ce n’est pas possible. J’ai accompagné ma mère, deux fois, à Paris et Limoges, mais à la vue des élèves devant moi, je panique encore. C’est trop de stress. J’espère prendre la relève de ma mère dans quelque temps. »

– Comment voyez-vous l’avenir ?

« Comme tout le monde, je cherche du travail, avec un statut d’handicapé moteur. J’imagine fonder une famille, terminer mes cures thermales, achever ma reconstruction. J’aurai 21 ans en décembre. J’ai aujourd’hui l’impression d’avancer. »

(*) « Condamné à me tuer » est sorti en livre de poche, aux éditions J’ai lu (5,60 €).


« J’ai acheté un litre d’alcool à brûler, je l’ai répandu sur mes vêtements, et je me suis mis le feu. J’avais 16 ans. » Ces mots terribles, écrits dans le livre-témoignage Condamné à me tuer, auraient pu conclure la vie de Jonathan Destin. Ils n’en marqueront au final qu’un chapitre, mais un chapitre ô combien douloureux.

Il aura fallu à Jonathan, alors jeune Marquettois scolarisé au lycée Vertes-Feuilles à Saint-André-lez-Lille, commettre l’irréparable pour libérer sa parole et raconter ce qu’il endure depuis déjà des années. « Je ne pouvais pas parler à ma famille de ce que je vivais depuis la cinquième. Les gros mots, tous les jours, les insultes à cause de mon poids ou de mes notes. Des collégiens me frappaient. Ça a continué au lycée. Des personnes, venant de l’extérieur, m’ont racketté et menacé de mort. J’avais trop honte. Je gardais ça pour moi », témoigne-t-il dans nos colonnes, lors de la sortie de son livre, en octobre 2013.

Alors qu’il est à nouveau sollicité par ces harceleurs, Jonathan, le 8 février 2011, décide de briser le cercle infernal. Il s’isole près de la Deûle avec une bouteille d’alcool à brûler, s’asperge du liquide et actionne un briquet. « La douleur a été insupportable. Je voyais des morceaux de ma peau se détacher. Des flammes de deux mètres me dépassaient (…). Alors, j’ai parcouru cent mètres et j’ai sauté dans l’eau. » Il est sauvé ensuite par une témoin de la scène.

Pendant deux mois et demi, Jonathan reste dans le coma. Il subit par la suite 17 opérations de greffes de peau et de chirurgie réparatrice. Brûlé au 3e degré sur 72 % du corps, il conservera à vie de nombreuses séquelles.

L’enquête policière a été classée sans suite il y a un an.
Un projet de loi contre le cyber-harcèlement porté par le député Bernard Gérard

Le député-maire LR de Marcq-en-Barœul Bernard Gérard est à l’initiative d’une proposition de loi « visant à lutter contre le cyber-harcèlement et à protéger les mineurs disposant d’un abonnement à un téléphone mobile ».


En juin dernier, le projet, cosigné par plus de 80 parlementaires, a été enregistré à l’Assemblée nationale. Serait ainsi inscrit dans le code de la consommation un alinéa obligeant que les contrats souscrits au bénéfice d’un mineur consommateur mentionnent « les applications gratuites accessibles en l’état de l’art sur les téléphones mobiles connectés à Internet qui permettent de lutter contre le cyber-harcèlement ».

http://www.lavoixdunord.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/10/2015 10:59  Mis à jour: 06/10/2015 10:59
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 Re : Suicide de Matteo à Bourg-Saint-Maurice : Indochine parraine un clip contre le harcèlement scolaire. ( VIDEO)
Le 8 février 2013, Matteo, 13 ans, était retrouvé pendu dans sa chambre. Ce collégien de Bourg-Saint-Maurice était victime de harcèlement scolaire. Née suite à ce drame, l'association "Les parents" sort aujourd'hui un clip parrainé par Nicolas Sirkis d'Indochine.

"Faire la différence": c'est le titre de ce clip et de cette chanson composée par deux rappeurs locaux. On y retrouve des enfants de l'école Sainte-Bernadette de Bourg-Saint-Maurice. Grâce à un travail d'atelier créatif, l'association "les Parents" a fait participer ces élèves de CM1-CM2 à la réalisation de cette vidéo contre le harcèlement scolaire.

Le clip débute par les mots de Nicolas Sirkis. Le chanteur du groupe Indochine est le parrain de l'association.


Clip : Faire la différence

Invité de la rédaction en cette journée internationale contre le harcèlement scolaire, Willy Pierre, président de l'association "Les Parents", revient sur la réalisation de ce clip et sur les actions menées depuis deux ans par son association.



Interview de Willy Pierre dans le JT des Alpes

http://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/06/2015 19:46  Mis à jour: 18/06/2015 19:46
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 Re : court mettrage afin de lutter contre le harcèlement ... ( Vidéo)
Merci Visiteur , voici la vidéo....

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Posté le: 18/06/2015 16:28  Mis à jour: 18/06/2015 19:43
 court mettrage afin de lutter contre le harcèlement scolaire
Charlotte à 14 ans, elle est la joie de vivre personnifiée, au collège, elle est la fille que tout le monde aime, admire, elle rencontre Matthias un "grand" avec qui elle va vivre une jolie histoire d'amour. Charlotte, en a marre et décide de rompre avec Matthias, son enfer va alors commencer. Ce que Charlotte croyait être la meilleure partie de sa vie, va vite se transformer en cauchemar, elle va être détestée, frappée, menacée, harcelée jusqu'au jour où... Combien de fois ai je ouvert le journal et vu dans la rubrique fait divers des suicides d'ados suite à du harcèlement. Je suis maman et professeur et vis cette chose au quotidien, beaucoup d'école ont mis en place des choses pour que celà ne se passe pas Mais et oui il y a toujours un mais, le harcelement scolaire est toujours présent! Ce film à pour but de faire prendre conscience aux jeunes que le harcelement peut conduire au drame avec les suites psychologiques et judiciaires qu'il peut engendrer sur toute une communauté. http://www.touscoprod.com/fr/chute
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/06/2015 09:41  Mis à jour: 17/06/2015 09:41
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 Re : Harcèlement : "Il existe de véritables petits cons de douze ans" Aussi est-il grand temps d'instaurer une tolérance zéro.
Ce mardi, le Palais royal organise une table ronde sur le harcèlement. Une belle initiative, je ne dis pas le contraire, mais qui risque de se réduire à de belles paroles et à de bonnes intentions. Le harcèlement parmi les enfants et les jeunes est encore trop souvent minimisé. Aussi est-il grand temps d'instaurer une tolérance zéro.

l y a quelque temps, le prince Gabriel est rentré avec un bracelet en plastique contre le harcèlement. Sa mère a trouvé ça magnifique et lui a dit de le garder toute la semaine. Notre reine est contre le harcèlement, et c'est louable de sa part. Mais soyons honnêtes : c'est le contraire qui serait étonnant. Toutes les écoles et associations de jeunesse sont contre le harcèlement, tout comme le ministre de la Jeunesse, le Commissaire aux Droits de l'Enfant, les syndicats, les organisations d'employeurs et le reste de la société civile panachée. Mais en quoi cela nous avance-t-il ?

Les chansons, les posters et les bracelets contre le harcèlement ne servent strictement à rien hormis, peut-être, à stimuler encore un peu plus l'engagement d'enfants et d'adolescents déjà convaincus. Même constat pour les plaques "Écoles contre le harcèlement" qui ornent de nombreuses cours de récréation flamandes. Trop souvent, c'est la seule arme utilisée contre le harcèlement, malgré toutes les actions de sensibilisation et de formation. Si un élève est effectivement harcelé, c'est parfois ignoré pendant très longtemps. Comme ce petit garçon traité de "Chinois de merde" et poussé constamment sur le sol. Réponse de l'éducatrice: "Vous devez apprendre à résoudre vos disputes vous-mêmes". Souvent, on n'intervient qu'au moment où les parents d'un enfant tourmenté tirent la sonnette d'alarme. Généralement, les vexations sont en cours depuis longtemps, car les enfants ont beaucoup de mal à mettre leur père ou mère au courant.

Quand les parents viennent se plaindre, la plupart des écoles interviennent, mais pas toujours de manière efficace. La plupart du temps, elles organisent un débat sur le harcèlement ou confrontent les personnes concernées entre elles. Souvent, l'enfant harcelé est appelé auprès d'un éducateur pour l'aider à mieux gérer la situation, un signal malheureux, autant pour la victime que pour ses tourmenteurs.

Les parents aussi ont encore des choses à apprendre. Beaucoup d'entre eux ne savent pas comment aider leur enfant s'il est harcelé et les parents d'élèves harceleurs ont souvent tendance à minimiser le problème. Parce qu'ils ne peuvent croire que leur bel enfant soit capable d'un tel comportement, mais aussi parce qu'ils trouvent la victime un peu faible. Leur enfant ne se plaindrait pas, il n'est pas en sucre, lui.

Si le harcèlement a toujours existé, l'impact sur la vie d'un enfant s'est très fort amplifié depuis qu'il existe un pilori numérique

Si le harcèlement a toujours existé, l'impact sur la vie d'un enfant s'est très fort amplifié depuis qu'il existe un pilori numérique. Après l'école, le harcèlement continue sur Facebook, Snapchat ou l'un ou autre jeu en ligne. Récemment encore, un petit groupe de jeunes de seize ans a réalisé une page Facebook sur un de leurs congénères dont ils se moquaient à longueur de journée. Mais Facebook n'a pas vu le problème et a refusé de supprimer la page.

À la décharge de la reine, la table ronde qu'elle organise sur le harcèlement lui permet de recevoir toute une série de spécialistes au palais. L'objectif est d'y développer un plan global contre le harcèlement. Cependant, un tel plan ne peut être efficace que si l'on y associe de véritables conséquences palpables. Il s'agit évidemment d'enfants et de jeunes et il faut donc leur donner une deuxième, troisième et quatrième chance. C'est le but de l'éducation. Mais certaines choses ne sont pas négociables. À cet égard, il faut instaurer une tolérance zéro, ne serait-ce que pour éviter que les jeunes pestes deviennent des professeurs qui poussent les élèves pénibles dans un seau de mortier, des patrons qui humilient leurs subalternes ou des employés qui rabaissent leurs collègues. Nous devons enfin voir en face qu'il existe des petits cons de douze ans environ qui - pendant que j'écris ce texte - gravent de profondes entailles dans la vie de certains de leurs congénères, entailles qui ne disparaîtront peut-être jamais.

http://www.levif.be/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/06/2015 18:04  Mis à jour: 02/06/2015 18:10
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 Re : Harcèlement scolaire : 15% des enfants de 11 à 15 ans sont victimes de harcèlement à l'école... Adam est retrouvé pendu, une semaine après la diffusion d'une vidéo dans laquelle il se faisait frapper par un autre élève
entouré d'ados se moquant de lui

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Un élève de 15 ans, Adam, a été retrouvé pendu dans un parc, une semaine après qu’une vidéo de lui, frappé par un autre élève, a été publiée sur les réseaux sociaux. La vidéo a finalement été supprimée depuis mais la famille d’Adam, reste inconsolable face à ce terrible drame…



Comme l’explique le Daily Mail, le jeune Britannique Adam Tharia, originaire de Cheltenham, a été retrouvé pendu à un arbre, dans un parc de Gloucestershire le 21 mai dernier. L’adolescent de 15 ans est décédé trois jours plus tard à l’hôpital pour enfants de Bristol.

Son décès interpelle toutefois, et fait l’objet d’une enquête policière. En effet, une vidéo le concernant a été publiée sur les réseaux sociaux une semaine avant le décès d’Adam. On pouvait voir ce dernier dans un parc avec un autre groupe d’adolescents. L’un de ces élèves vient alors devant Adam et lui donne un coup de poing au visage, sans qu’Adam riposte. Ce dernier tombe alors à terre, sous les rires des autres ados…

La vidéo a été supprimée quelques jours après le décès du jeune garçon, mais la police a pu récupérer une copie de l’enregistrement et enquête désormais sur les circonstances du terrible drame, qui rappelle malheureusement le harcèlement moral et physique dont peuvent être victimes les adolescents, aujourd’hui, que ce soit en rue ou sur Internet.

Si vous souhaitez évoquer ces problèmes, n’hésitez pas à contacter le service d’aide au numéro de téléphone 116000 ou le centre PMS de votre école.

http://www.sudinfo.be/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/05/2015 18:18  Mis à jour: 15/05/2015 18:18
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 Re : Pourquoi le harcèlement scolaire suivra les adolescents toute leur vie?
Une nouvelle recherche menée aux Etats-Unis et au Royaume-Uni indique que le harcèlement scolaire laisse plus de séquelles que la maltraitance. Les conséquences de ces violences subies se font toujours sentir à l'âge adulte.

Le harcèlement scolaire laisse des séquelles encore plus profondes qu'on ne l'imaginait. C'est ce que révèle une étude conduite par le Dr. Dieter Wolke aux Etats-Unis et en Angleterre. D'après cette nouvelle recherche, les adolescents qui ont été harcelés par leurs pairs expérimentent des séquelles plus importantes au niveau de leur santé mentale que les enfants qui ont été maltraités par des adultes. Et ils continueront à en souffrir plus tard. Les résultats ont été publiés dans la revue The Lancet Psychiatry.

L'étude révèle aussi que les enfants harcelés sont plus susceptibles d'être anxieux, dépressifs et de penser au suicide. Soit ils intériorisent leurs sentiments, soit ils deviennent harceleurs à leur tour mais dans les deux cas, ces jeunes souffrent. "Le harcèlement peut être comparé à un scénario où un animal se retrouve en cage", explique Dieter Wolke à CNN. "La salle de classe est un endroit où vous vous retrouvez avec des gens que vous n'avez pas choisis. Et vous ne pouvez pas vous en échapper si quelque chose de négatif se produit".

Chez nous aussi, le harcèlement est un problème auquel doivent faire face de nombreuses écoles. L'année passée, 36 cas étaient signalés chaque jour en Flandre par exemple. L'intimidation se prolonge parfois même sur Internet, via les réseaux sociaux, lorsque les heures de classe sont finies. "Les professionnels de la santé, les éducateurs et la législation devraient fournir des ressources sociales et médicales aux parents de ces enfants. Nous avons tous besoin d'être formés pour aider", insiste Dieter Wolke.

http://www.7sur7.be/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/01/2015 12:03  Mis à jour: 26/01/2015 12:04
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 Re: Harcèlement scolaire : de la dépression au suicide . Après le suicide de sa fille de 13 ans, une mère alerte sur le harcèlement à l'école ...
Edité par Gary ASSOULINE avec TF1
le 25 janvier 2015 à 19h50 , mis à jour le 25 janvier 2015

Notre société"Ils ont dit ‘Va te pendre' à Marion, c'est ce qu'elle a fait". Nora Fraisse, qui sort un livre sur le harcèlement à l'école deux ans après le suicide de sa fille à l'âge de 13 ans, a accordé un entretien à Sept à Huit diffusé sur TF1 dimanche 25 janvier. Elle tire la sonnette d'alarme sur le phénomène du harcèlement des ados sur les réseaux sociaux, un phénomène qui échappe parfois complètement aux parents.

Marion avait 13 ans. Elle était devenue la "boloss", la "salope" des 4e C du collège Jean-Monnet de Briis-sous-Forges, dans l'Essonne. Victime de harcèlement moral, Marion s'est suicidée le 13 février 2013. Sa maman, Nora Fraisse, a décidé de lancer un appel dans Sept à Huit sur TF1 pour dénoncer ce phénomène des cours de récréation qui touche un élève sur 10 en France, aggravé par l'essor des réseaux sociaux. Près de deux ans après la mort de sa fille, elle publie un livre, "Marion, 13 ans pour toujours".

"J'ai toujours eu peur d'un enlèvement, d'un accident de la route, de la pédophilie". Tous les scénarios avaient été imaginés par Nora Fraisse, mère anxieuse de deux autres enfants. "Mais jamais je n'aurais imaginé que ma fille mettrait fin à ses jours". Ce jour, c'était le 13 février 2013, un banal mercredi d'hiver, que Marion avait choisi pour se suicider. "Elle était malade, elle n'est pas allé au collège", explique sa mère.

Une lettre, son téléphone pendu

Comment tenter de comprendre ce passage à l'acte ? Qu'a-t-il pu bien se passer dans la vie de sa fille ? Marion était-elle malheureuse à cause d'un chagrin d'amour ? Veille de Saint-Valentin, c'est la première idée qu'a traversé l'esprit des parents de la jeune fille. "Elle avait un petit copain, elle était vraiment amoureuse", explique Nora Fraisse. Mais alors ? "Dix jours avant, on faisait une grande fête de famille, on était heureux. Je savais ce qu'était le bonheur. Là j'ai compris ce qu'était le malheur".





Ce n'est seulement le lendemain matin que les questions ont trouvé réponse. "En ouvrant le Parisien, il était écrit que notre fille avait laissé une lettre et qu'elle avait mis fin à ses jours parce qu'elle avait subi des brimades de la part de ses camarades de classe". Dans la chambre de l'adolescente, le téléphone retrouvé de Marion devient un indice. Insultes, menaces, sa page Facebook devient une source d'informations.

Avec son livre, Nora Fraisse tente de définir le harcèlement. "C'est comme le supplice chinois : goûte à goûte, puis on n'en peut plus, explique-t-elle. Ce livre est aussi pour mes deux autres enfants. Pour leur dire qu'on va s'en sortir, coûte que coûte. Et pour leur dire que l'école est un lieu d'épanouissement, pas de souffrance".



Vidéo. J'avais eu comme un pressentiment




Vidéo. "Pour les 4èmes C et tous les autres"




Vidéo. "Un homme en pleurs près de la tombe de Marion"


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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 22/12/2014 17:42  Mis à jour: 22/12/2014 17:42
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 ReSuicide d’un collégien ( Mattéo) à Bourg-Saint-Maurice: ouverture d’une information judiciaire
Le parquet de Chambéry a ouvert une information judiciaire lundi 22/12/2014 à la suite d’une plainte avec constitution de partie civile déposée par les parents d’un collégien qui s’était suicidé en février 2013 en Savoie.

La plainte avait été déposée le 11 août dernier auprès du doyen des juges d’instruction de Chambéry pour homicide involontaire, provocation au suicide suivie d’effet, violences morales, mise en danger d’autrui par personne morale et non assistance à personne en danger.

Matteo, 13 ans, avait été retrouvé pendu dans sa chambre le 8 février 2013, à Bourg-Saint-Maurice (Savoie). Amateur de rap, cet adolescent aux cheveux roux avait posté une vidéo sur internet dans laquelle il exprimait son mal-être. Après une longue enquête de gendarmerie, le parquet de Chambéry avait décidé de classer sans suite une première plainte de ses parents, jugeant l’infraction insuffisamment caractérisée.

«En cette matière, une simple négligence ne suffit pas. Et l’enquête n’a pas mis en évidence de faute délibérée ou de violation manifeste d’une obligation de sécurité», avait expliqué Thierry Dran, procureur de Chambéry.

Le dépôt d’une nouvelle plainte, avec constitution de partie civile, permet de déclencher l’ouverture d’une information judiciaire et la saisie d’un juge d’instruction.
Par AFP | Publié le 22/12/2014
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/09/2014 12:05  Mis à jour: 05/09/2014 12:09
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 Re: Suicide de Matteo, 13 ans : le collège de Bourg-Saint-Maurice (Savoie) visé par une 2me plainte des parents

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Plus d'un an après le suicide de leur fils Matteo, un collégien de Bourg-Saint-Maurice victime de harcèlement scolaire, les parents ont déposé une nouvelle plainte, alors que la première avait été classée sans suite.

Les parents de Matteo, 13 ans, qui s'était suicidé en février 2013 en Savoie, ont déposé plainte avec constitution de partie civile afin qu'un juge d'instruction enquête sur la mort de leur fils, victime de violences au collège, a-t-on appris jeudi 4 septembre auprès de leur avocat.

La plainte, longue de 42 pages, a été déposée le 11 août dernier auprès du doyen des juges d'instruction de Chambéry pour homicide involontaire, provocation au suicide suivie d'effet, violences morales, mise en danger d'autrui par personne morale et non assistance à personne en danger, selon Me Pierre Perez, l'avocat des parents. Une fois que la plainte avec constitution de partie civile aura été communiquée au parquet de Chambéry, celui-ci devrait ouvrir une information judiciaire.

Matteo avait été retrouvé pendu dans sa chambre le 8 février 2013, à Bourg-Saint-Maurice (Savoie). Amateur de rap, cet adolescent aux cheveux roux avait posté une vidéo sur internet dans laquelle il exprimait son mal-être.

Une première plainte avait été classée sans suite


Les parents de Matteo, qui était en classe de 4e au collège Saint-Exupéry à Bourg-Saint-Maurice, avaient porté plainte en 2011 contre deux jeunes de l'établissement qui avaient
agressé leur fils dans la cour de récréation, alors qu'il était en 6e.

Après une longue enquête de gendarmerie, le parquet de Chambéry avait décidé de classer sans suite cette plainte, jugeant l'infraction insuffisamment caractérisée. "En cette matière, une simple négligence ne suffit pas. Et l'enquête n'a pas mis en évidence de faute délibérée ou de violation manifeste d'une obligation de sécurité", a expliqué Thierry Dran, procureur de Chambéry.

Violences au collège Saint-Exupéry de Bourg-Saint-Maurice

En marge de la procédure qui devrait s'ouvrir, deux collégiens qui étaient en classe avec Matteo devraient être poursuivis devant le tribunal pour enfants pour des violences intervenues en novembre 2012 et janvier 2013, selon Me Perez. La date d'audience n'était pas encore connue jeudi.

"On va continuer, on ne va pas lâcher le morceau. Il ne faut pas que ça continue des choses comme ça", a déclaré Raphaël Bruno, père de Matteo. "C'est tellement plus facile de poursuivre des enfants qu'un proviseur. Pourtant, c'est clair que des adultes sont en faute", a-t-il jugé. "On voyait notre fils rentrer avec des bleus tous les soirs, ça faisait trois ans qu'on se battait au collège. On n'a pas été écouté, ils ont pris les choses à la légère", a-t-il ajouté, en réclamant une "loi sur le harcèlement scolaire".

AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/07/2014 12:58  Mis à jour: 12/07/2014 12:59
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 Re: Harcèlement scolaire : de la dépression au suicide ...Jonathan, 16 ans, harcelé jusqu'à vouloir mourir…
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Cela a commencé par des moqueries idiotes, comme savent les formuler certains adolescents en mal d'inspiration. Jonathan a un nom de famille particulier, Destin. "Ton destin, c'est d'être nul. Ton destin, c'est d'être gros...", lui lançaient-ils à longueur de journée. Des moqueries puis des insultes. Des insultes puis des coups. Des coups puis du racket. Du racket puis des menaces de mort, pistolet sur la tempe. Pendant six ans, Jonathan Destin a vécu l'enfer : celui d'être harcelé à l'école, au collège puis au lycée. Les raisons ? Quelques kilos en trop, des mauvaises notes et donc un patronyme propice aux jeux de mots malveillants. Durant toutes ces années, par manque de confiance en lui et par peur de possibles représailles, Jonathan n'a rien dit. Il s'est laissé faire. Et a souffert en silence. Une souffrance immense qui a amené cet adolescent de 16 ans à s'enduire d'alcool à brûler et à se mettre le feu.

Un corps brûlé à 72%

Le jeune homme originaire de Marquette, près de Lille, en réchappera de justesse, grâce notamment à des riverains alertés par ses cris. Mais son corps est carbonisé, brûlé au troisième degré à 72%. Deux mois dans le coma, quatre passés au service des grands brûlés à l'hôpital Percy de Clarmart, une oreille qui n'entend presque plus, une amputation des pieds évitée de justesse et 17 opérations pour greffer des morceaux de peau saine sur ses os parfois apparents. Voilà ce que raconte Jonathan dans son livre, "Condamné à me tuer" (XO Document), écrit trois ans après les faits. L'ouvrage revient sur les causes du harcèlement du jeune homme, sur le silence pesant qui régnait à la maison et le manque d'écoute des professeurs de l'adolescent quand il souhaitait se confier à eux. Il évoque surtout le processus de reconstruction, à la fois physique et psychologique, de Jonathan. Avec comme objectif de transmettre son expérience pour éviter que d'autres enfants, victimes des mêmes maux, choisissent de se laisser gagner par le désespoir et le suicide.

10% des écoliers harcelés

Car le cas de Jonathan Destin est loin d'être isolé. D'après l'Observatoire internationale de la violence à l'école, 10% des écoliers et des collégiens sont harcelés dans leur établissement et 6% subissent un harcèlement sévère ou très sévère. Lorsque nous avons rencontré Marie-Pierre Destin, la mère de Jonathan, il y a deux ans, elle racontait que son fils était d'abord victime de son poids, un peu trop élevé aux yeux de certains de ses camarades. Le point de départ du harcèlement est toujours le même : le refus de la différence. Une différence qui peut être physique - c'était le cas pour l'adolescent de Marquette - mais pas uniquement. Un handicap, des difficultés en classe, une appartenance à un groupe stigmatisé, une identité de genre jugée mal assumée type « garçon manqué » ou des centres d'intérêt différents de ceux de la majorité peuvent également conduire à de la violence répétée. Les victimes se sentent isolées, incapables de réagir d'une quelconque manière que ce soit. « J'étais seul, complètement seul » écrit Jonathan dans son livre. Après l'accident, lui et ses parents ont créé une association qui vient en aide aux victimes de harcèlement. Le Ministère de l'Éducation nationale a lui lancé un plan d'actions il y a quelques mois pour « briser la loi du silence » et venir en aide aux adolescents qui comme Jonathan, sombrent dans la dépression.

Comprendre le phénomène du harcèlement

"Condamné à me tuer" est un livre choc, bouleversant. Sa force repose sur la pluralité des témoignages recueillis par Marie-Thérèse Cuny, l'écrivain à l'origine de l'ouvrage. Outre l'adolescent, ses parents, ses soeurs et ses proches racontent la manière dont ils ont vécu le drame, chacun et chacune d'une manière différente et personnelle. Parfois très dur, à l'image des épreuves qu'a traversées Jonathan et les membres de sa famille, le récit permet de saisir les causes et les conséquences du harcèlement scolaire et constitue en cela un bon moyen de comprendre et surtout d'endiguer ce phénomène inquiétant.

"Condamné à me tuer" de Jonathan Destin avec Marie-Thérèse Cuny, XO Document, 197 pages, 16 EUR90

Source : http://news.fr.msn.com/m6-actualite/f ... le-jusqu-a-vouloir-mourir
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/03/2014 12:23  Mis à jour: 23/03/2014 12:23
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 Amiens (80) : des collégiens se mobilisent contre le harcèlement à l'école. 10 à 11 % des élèves en sont victimes dans leur école VIDEO)
10 à 11 % des élèves sont ou ont été victimes de harcèlement dans leur établissement...
Une spirale parfois infernale. Cela méritait bien une mobilisation des plus jeunes. C'est chose faite cette semaine.
150 collégiens et lycéens de la région se sont engagés dans une campagne d'information.

Reportage dans le collège Edouard Lucas où un club de lutte contre les discriminations a été créé. Des collégiens ont même gagné un prix grâce à un film dénonçant le harcèlement à l'école dans le cadre d'un concours lançant cette campagne d'information




Des collégiens contre les discriminations

Les élèves sont de plus en plus victimes de harcèlement. Dans les lycées et collèges de la région, on sensibilise les jeunes à ce fléau. Reportage de Arrantxa Belderrain et Laura-Laure Galy / Avec Alice Giralté- Mission ministérielle - prévention et lutte contre les violences scolaires-, Siham et Sarah élèves du collège Edouard Lucas, Arnaud Vitte - Conseiller principal d’éducation - collège Edouard Lucas
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/02/2014 13:53  Mis à jour: 23/02/2014 13:53
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 Re: Harcèlement scolaire : de la dépression au suicide ? Harceleur ou harcelé : un élève sur trois
Une étude de l’UCL menée auprès de 6 500 élèves montre que 30% d’entre eux sont concernés par le harcèlement à l’école.



Un élève sur trois est concerné par le phénomène du harcèlement scolaire. Nul doute que ce constat chiffré qui ressort d’une étude de l’UCL sera un point central des débats qui animeront le colloque – «Harcèlement à l’école, croisons les regards» – organisé ce mardi et qui fait partie du programme des formations en inter-réseaux. Condensé des principaux constats de l’étude de l’UCL qui est la première à analyser aussi finement le phénomène en Communauté Wallonie-Bruxelles (CWB).

1. «En CWB, il y a très, très peu de données sur le harcèlement scolaire. Parce que le phénomène a justement tendance à se dérouler loin des yeux», pose Benoît Galand, professeur en sciences de l’éducation à l’UCL et auteur de cette étude réalisée entre 2011 et 2013. Une première du genre menée auprès de 6 500 élèves de la 6e primaire et la 3e secondaire. «Parce que les études internationales montrent que c’est là que se présente le pic du phénomène.» En CWB, 30% des élèves sont donc concernés: 15% en tant que victimes, 10% comme auteurs et 5% dans les deux rôles. «Le phénomène est donc important, mais les tendances sont les mêmes dans des pays comme la France, la Suisse, les USA…»

2. Le harcèlement est multiforme: il y a peu de harcèlement purement physique ou purement verbal. «Le harceleur utilise toute la palette mise à sa disposition.» Depuis le harcèlement indirect (salir la réputation, isoler la victime, cacher ses affaires…) jusqu’à l’agression verbale et physique. Et le cyber-harcèlement, notamment via les réseaux sociaux? «Nous avons été clairement étonnés de constater que cela est très peu présent par rapport aux autres formes. C’est juste un “outil” en plus, mais il ne fait qu’amplifier une relation qui tournait déjà mal. Mais on en parle plus, car il est plus difficile à vivre. C’est un harcèlement qui ne s’arrête jamais car il laisse des traces visibles par tous.»

3. Les conséquences? Elles peuvent être durables et graves, montre l’étude. Des dépressions peuvent trouver leur origine dans le harcèlement scolaire qui peut aller jusqu’à pousser à la tentative de suicide.

4. Les outils et acteurs pour contrer le phénomène sont là. «Mais il n’y a pas de politique volontaire et concertée en CWB, note Benoît Galand. Dans les écoles, on reste peu formé et informé. On ne sait pas toujours vers qui se tourner et cela se fait au cas par cas, de manière aléatoire selon l’école. Il n’y a pas encore grand-chose de formalisé. »

Le colloque d’aujourd’hui sera peut-être l’occasion de corriger le tir.
Source : http://www.lavenir.net/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/02/2014 18:16  Mis à jour: 18/02/2014 18:16
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 Harcèlement scolaire : 15% des enfants de 11 à 15 ans sont victimes de harcèlement à l'école
Une étude menée par un chercheur de l'UCL révèle que 15% des enfants de 11 à 15 ans sont victimes de harcèlement à l'école. Ils subissent des insultes, des humiliations et même du racket. Un colloque se tient à ce propos à Bruxelles.


15% des enfants de 11 à 15 ans sont victimes de harcèlement à l'école
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/02/2014 09:48  Mis à jour: 22/12/2014 17:37
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 Il y a un an, un jeune collégien de Bourg-Saint-Maurice de 13 ans, victime de brimades dans son collège, mettait fin à ses jours : Le témoignage bouleversant des parents de Mattéo
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Raphaël et Virgine parlent d’une voix posée et calme, simplement assourdie par une immense douleur. Un témoignage en forme de message lancé au bout d’une effroyable année à vivre sans lui : « Il faut éviter que de tels drames se reproduisent ! » Le 8 février 2013, leur fils Mattéo, 13 ans, élève de 4e au collège Saint-Exupéry de Bourg-Saint-Maurice, était retrouvé pendu à son domicile borain. Passionné de rap, intelligent et sensible, il avait posté sur Internet une vidéo dans laquelle il exprimait sa douleur : « Il y a aussi la discrimination, oui je le crie fort, j’en ai beaucoup souffert, mais il n’y a pas que moi… ».

Les brimades, les moqueries, les coups depuis son entrée au collège, il ne les supportait plus. Peu après les faits, les parents portaient plainte contre X pour non-assistance à personne en danger et homicide involontaire.

« Les faits étaient connus, soupire Raphaël. Nous avions déjà porté plainte lorsqu’il était en 6e. Il avait reçu des coups ; des certificats médicaux et des photos en attestent. Quand mon fils rentrait du collège, il pleurait. J’étais obligé de quitter mon poste de travail pour le récupérer le soir, pour éviter qu’il se fasse frapper. Il n’y avait aucune discussion possible avec l’équipe pédagogique ; pour nous, il y a eu clairement un dysfonctionnement.»

Lire la suite cet article et le dossier complet sur cette affaire dans les éditions savoyardes du Dauphiné Libéré de ce mercredi 5 février.
Par Alfred PERRIER | Publié le 05/02/2014 à 06:02 http://www.ledauphine.com/savoie/
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