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Qui a tué Virginie Raymond, la fille «aux yeux bleus comme les lacs» ?

Publié par Walda Colette Dubuisson le 16-02-2021 (475 lectures) Articles du même auteur
16/02/2021 : Une émission spéciale du magazine de faits divers Crimes sur NRJ12, présenté par Jean-Marc Morandini, s'est penchée lundi 15 février 2021 sur l'affaire non résolue de Virginie Raymond assassinée en 1987 à son domicile à Besançon.( Replay)
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15/12/2019 : Trente-deux ans après, le meurtre de cette adolescente de 16 ans à Besançon (Doubs) reste non-élucidé.

Un nouvel appel à témoins vient d’être lancé.
Une lueur d’espoir pour le père de Virginie.

La police sollicite les souvenirs des habitants de l'immeuble où résidait la famille Raymond dans l'espoir de recueillir un élément nouveau.
Enfin, toute personne qui aurait aperçu Virginie Raymond en octobre 1987 à Dijon est invitée à se faire connaître. « Grâce aux éléments matériels recueillis sur la scène du crime, les enquêteurs peuvent toujours procéder à des comparaisons ADN », veut croire Me Catherine Bresson, l'avocate des parents de Virginie.


Par Ronan Folgoas Le 15 décembre 2019 à 07h04

Virginie gît dans une mare de sang, allongée sur le carrelage de la cuisine. La jeune fille de 16 ans porte une jupe foncée et un pull noir déchiré par les coups de couteau. L'autopsie permet d'en dénombrer quatorze, tous portés au niveau de la poitrine, certains en plein cœur. L'hypothèse d'une agression sexuelle est écartée de manière catégorique.


« La scène de crime est très propre, avec seulement quelques traces de sang sur le mobilier de la cuisine, raconte l'un des magistrats présents sur place ce 20 octobre 1987. Il n'y a aucun signe de lutte et on ne repère rien de louche, pas de vol, pas d'infraction ». Une bouteille de vin mousseux et un verre sont retrouvés sur la table. Quant à la porte de l'appartement familial, situé au rez-de-chaussée d'un immeuble de Besançon (Doubs), elle n'a pas été forcée. Virginie connaissait-elle son meurtrier ? Son corps est découvert par sa mère à son retour du travail, vers 16h30. Selon le médecin légiste, l'heure du crime se situerait entre 14h30 et 16 heures.
La piste d'une 4L rouge

Patrick Raymond, le papa, aujourd'hui âgé de 69 ans, est la dernière personne connue à avoir vu Virginie vivante. Il est alors chauffeur-livreur pour le glacier Miko. Comme chaque mardi, sa tournée se limite à la ville de Besançon et ses alentours, ce qui lui permet de déjeuner à la maison.

« Je m'étais endormi en regardant le journal télé, nous explique-t-il par téléphone. Virginie s'est mise à faire du repassage comme lui avait demandé sa maman, ce qui m'a réveillé. Comme j'étais un peu en retard pour reprendre mon travail, je suis parti tout de suite en lui disant : À ce soir. Il était environ 13h40 ». Les voisins, eux, n'ont entendu que quelques bruits sourds, sans être capables de préciser l'horaire.

Les enquêteurs se lancent sur la piste d'une 4L rouge à partir du témoignage d'un passant. Ses passagers, « deux jeunes gens de 25 ans aux cheveux courts et bruns, l'un avec des boutons d'acné, inconnus du quartier », auraient demandé le chemin pour rejoindre le 134, rue de Belfort à Besançon. Soit l'adresse de la famille de Virginie et de plusieurs dizaines de résidents du même immeuble. 350 véhicules de ce type sont recensés dans la région. Leurs propriétaires interrogés, sans succès.

L'arme du crime introuvable

L'environnement relationnel de la victime, fille unique et adolescente sans histoire, fan de Madonna et de Jeanne Mas, est aussi passé au peigne fin. Quelques semaines avant sa mort, Virginie a fait les vendanges en Bourgogne à Comblanchien (Côte-d'Or) et fréquenté semble-t-il des garçons. Des dizaines de jeunes gens sont auditionnées. Brune « aux yeux bleus comme les lacs » selon l'expression de sa tante, Virginie est une très jolie jeune fille. L'auteur du crime pourrait-il être un amoureux éconduit ? Cette hypothèse est évaluée mais ne fournit aucun résultat.

« Nous nous sommes même intéressés à un cousin de Virginie qui avait semble-t-il des sentiments pour elle », glisse une source policière. Pendant toutes ces années, l'arme du crime reste introuvable. Il s'agirait d'un couteau de boucher d'une longueur comprise entre 15 et 20 centimètres. Les égouts du quartier sont fouillés et le Doubs est exploré par des hommes-grenouilles, en vain.

Accablés par le chagrin, les parents de Virginie finissent par divorcer en 1990. En 1997, une ordonnance de non-lieu est rendue.

Le couple perçoit alors une indemnisation de 100 000 F (environ 15 200 €). Une somme que Patrick et Marie-Françoise promettent d'offrir à toute personne qui « livrera un témoignage faisant aboutir l'enquête ». Sans résultat.

Un appel à témoins


Reste aujourd'hui, au bout de trente-deux ans, deux pistes principales. Elles sont évoquées dans l'appel à témoins (NDLR : contact de la police : 03.81.21.11.80 ou 03.80.44.58.70) lancé le 27 novembre par la police judiciaire de Besançon. La première mènerait à un photographe amateur qui accostait des jeunes filles dans les rues de la ville pour leur proposer un shooting. Cet individu âgé entre 20 et 30 ans à l'époque des faits est présenté comme « un témoin important ».

Aurait-il pu croiser la route de Virginie qui rêvait de devenir reporter-photographe ? Après avoir arrêté ses études à la sortie du collège en juin 1987, elle s'offrait une année sabbatique avant de viser un CAP photo pour la rentrée suivante. Les enquêteurs recherchent « toutes les femmes nées entre 1964 et 1976 qui, sur Besançon et alors qu'elles étaient encore adolescentes, ont pu être accostées dans la rue par un homme les sollicitant pour être prises en photo »

Par ailleurs, trois hommes sont encore recherchés aujourd'hui. C'est le deuxième volet de l'appel à témoins. Certains d'entre eux auraient effectué le trajet Besançon Dijon en train avec Virginie le vendredi 9 octobre 1987 et ont été aperçus avec elle dans le quartier de la gare à Dijon. L'un porte ce jour-là un pantalon en cuir « très moulant ». Jusqu'à présent, ce trio n'a toujours pas été identifié. Par quelle magie pourrait-il l'être trois décennies plus tard ?
«Nous avons toujours été dans le brouillard sur cette affaire»

La police sollicite les souvenirs des habitants de l'immeuble où résidait la famille Raymond dans l'espoir de recueillir un élément nouveau. Enfin, toute personne qui aurait aperçu Virginie Raymond en octobre 1987 à Dijon est invitée à se faire connaître. « Grâce aux éléments matériels recueillis sur la scène du crime, les enquêteurs peuvent toujours procéder à des comparaisons ADN », veut croire Me Catherine Bresson, l'avocate des parents de Virginie.

« Nous avons toujours été dans le brouillard sur cette affaire », soupire François Ardiet, ex-juge d'instruction en charge du dossier « Virginie Raymond » entre 1987 et 1995.
L'enquête a été relancée en 2017. Des objets saisis sur la scène de crime et conservés sous scellés pourraient parler un jour. « Je suis en partie résigné mais il existe toujours au fond de moi une lueur d'espoir », souffle Patrick Raymond, le papa.

Entre le 27 et 28 novembre, un homme a été placé en garde à vue pendant une trentaine d'heures dans les locaux de la PJ de Besançon. Il s'agissait du seul témoin à avoir vu la 4L rouge dans le quartier de Virginie à l'heure du crime. Alertés par ses déclarations contradictoires, les enquêteurs le soupçonnaient d'avoir mis sciemment la police sur une mauvaise piste. Il a finalement été mis hors de cause grâce à un test ADN en début de garde à vue. A ce jour, le brouillard qui enveloppe le meurtre de Virginie Raymond reste toujours aussi épais.

http://www.leparisien.fr/faits-divers ... cs-15-12-2019-8217579.php

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Une émission spéciale du magazine de faits divers Crimes sur NRJ12, présenté par Jean-Marc Morandini, s'est penchée lundi 15 février 2021 sur l'affaire non résolue de Virginie Raymond assassinée en 1987 à son domicile à Besançon.

"Et si le crime était vraiment parfait ?" C'est la question que pose Crimes sur l'affaire Virginie Raymond. Cette jeune fille, âgée de 15 ans, a été retrouvée tuée de 14 coups de couteau à son domicile rue de Belfort à Besançon le 20 octobre 1987. Malgré de nombreuses pistes exploitées par les enquêteurs en 30 ans, le meurtrier n'a jamais été retrouvé.

Aujourd'hui encore, un appel à témoins est actif pour tenter de trouver une nouvelle piste à suivre.

À voir à partir de 42'53 min : www.nrj-play.fr/nrj12/replay/crimes
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