|Bienvenu(e) Visiteur|
block control Home  •  SOS-Infos  •  Recherche  •  Les Photos non rsolues block control

 Connexion

 Qui est en ligne
16 Personne(s) en ligne (16 Personne(s) connectée(s) sur Les nouvelles)

Utilisateurs: 0
Invités: 16

plus...

 Les nouvelles quotidiennes du suivi des dossiers publiés sur le site...
Pour la première fois, la famille de Tiphaine Véron, qui prépare une opération de recherches courant mai, a été reçue par la juge d’instruction, jeudi. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 20/04/2019 13:19
Affaire Narumi : rien ne filtre de l'audition du suspect au Chili... ( Vidéo) Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 18/04/2019 14:49
Affaire Narumi : quand les fantômes de l'ère Pinochet compromettent l'extradition du suspect... ( Vidéo) Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 16/04/2019 13:31
Disparition du petit Léo à Romilly-sur-Andelle : un an après, toujours aucune trace du corps. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 14/04/2019 13:34
Nigeria : cinq ans après l'enlèvement des lycéennes de Chibok, "la mobilisation est retombée" déplore un spécialiste de l'Afrique. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 14/04/2019 12:44
Vidéo. "La famille de Narumi portée par l'espoir de révélations", avant l'interrogatoire clé du suspect au Chili. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 14/04/2019 12:01
À Blagny, les parents d’Anaïs Guillaume poursuivent le combat et veulent retrouver le corps de leur fille. (Interview exclusive à l’Ardennais.) PAYANT Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 13/04/2019 11:31
Un réseau de proxénètes chinois jugé devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne( France).jusqu'à six ans de prison requis... Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 12/04/2019 11:56
Affaire Patricia Bouchon : les avocats de Laurent Dejean se préparent à relancer la bataille judiciaire. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 11/04/2019 10:48
Firminy: l'affaire Fiorello reliée à Lelandais? «Ça me fait très peur» dit sa mère. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 09/04/2019 14:01

Meurtre de Patricia Bouchon ...

Publié par Walda Colette Dubuisson le 11-04-2019 (5915 lectures) Articles du même auteur
11/04/2019 : Affaire Patricia Bouchon : les avocats de Laurent Dejean se préparent à relancer la bataille judiciaire.
***********************************
29/03/2019 :Les jurés de la cour d’assises de Haute-Garonne ont tranché ce vendredi dans l’affaire du meurtre de Patricia Bouchon, en 2011 à Bouloc (Haute-Garonne) : Laurent Dejean a été condamné à 20 ans de réclusion. La cour lui a reconnu des circonstances atténuantes pour troubles psychiques.
LAURENT DEJEAN CONDAMNÉ, LE DOUTE SUBSISTE...
*********************************
28/03/2019 : Laurent Dejean, accusé du meurtre de la joggeuse de Bouloc est jugé depuis le 14 mars devant la cour d’assises de la Haute-Garonne. L’avocat général a requis l’acquittement ce jeudi matin.
************************************
25/03/2019 : Dans l'affaire du meurtre de Patricia Bouchon, l'ADN n'a pas "parlé" autant que l'auraient souhaité les enquêteurs. Malgré de très nombreuses analyses.
*************************************
21/03/2019 : Procès de Laurent Dejean : les blessures de Patricia Bouchon expliquées aux jurés...
************************************
19/03/2019 : Nicolas Gelis a été longuement entendu mardi 19 mars 2019, au 4ème jour du procès de Laurent Dejean jugé pour le meurtre de Patricia Bouchon. C'est lui, ce matin du 14 février 2011, qui a croisé la joggeuse de Bouloc puis, immédiatement après, une voiture à l'arrêt, feux éteints.
*****************************************
16/03/2019 : Le mari de Patricia provoque un incident au deuxième jour du procès. Il a estimé à la barre que l'avocat général avait une posture partiale…
***********************************
15/03/2019 : Meurtre de Patricia Bouchon: Une Clio, des doutes et des mensonges au procès de son meurtrier présumé.
********************************
11/03/2019 Le jeudi 14 mars débutera à la cour d’assises de Haute-Garonne, le procès de Laurent Dejean. Il est accusé d’avoir tué Patricia Bouchon, une femme de 49 ans. L’avocat de l’accusé estime que la justice n’a rien contre son client et qu’il sera acquitté!?!?
************************************
04/03/2019 : SEPT À HUIT - Laurent Dejean est-il le tueur de la joggeuse de Bouloc ?( Vidéo).
***********************************
15/02/2019 :Le procès du meurtrier présumé de Patricia Bouchon s'ouvre dans un mois...
*******************************
05/01/2019 : 5eme refus de mise en liberté pour le suspect dans le meurtre de Patricia Bouchon...
*************************************
04/01/2018 : Meurtre de Patricia Bouchon : le suspect n°1 demande sa libération.
La décision devait être rendue hier par la chambre de l’instruction. Le procès devant la cour d’assises de la Haute-Garonne doit se tenir au 14 au 29 mars prochains.
*************************************
28/12/2018 : Meurtre de la joggeuse à Bouloc : un procès très attendu…
2019
Huit longues années après le meurtre de Patricia Bouchon, le procès du suspect numéro 1 devrait s'ouvrir le 14 mars devant la cour d'assises de la Haute-Garonne à Toulouse. Un procès programmé pour durer deux semaines et dont la famille de la mère de famille attend enfin des aveux et une vérité.
***********************************

15/11/2018 : Annonce sur TMC : Non élucidé, l'enquête continue : L'affaire Patricia Bouchon
Jeudi 15 Novembre 2018 à 20h55
***********************************
20/10/2018 : C'est désormais officiel : Laurent Dejean, le meurtrier présumé de Patricia Bouchon, sera jugé du 14 au 29 mars 2019, par la cour d'assises de Haute-Garonne.
**********************************
22/02/2018 : Meurtre de la joggeuse de Bouloc : le suspect se pourvoit en cassation.
*********************************
23/01/2018 : Le mari de Patricia veut «un procès pour qu'il y ait une fin»…
************************************
18/01/2018 : La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Toulouse examine ce jeudi l'appel du suspect contre l'ordonnance de renvoi devant les assises. Le suspect a été arrêté et mis en examen en 2015.
Le meurtrier présumé conteste son renvoi devant la Cour d'assises…
***************************************
06/11/2017 : Le meurtrier présumé de la joggeuse de Bouloc reste en prison
*******************************
01/11/2017 : L'affaire du meurtre de Patricia Bouchon, cette jeune femme de Bouloc, disparue en 2011 pendant un jogging et retrouvée assassinée, est remontée à la surface de la scène judiciaire. La chambre de l'instruction a examiné mardi, 31/10/2017, la demande de mise en liberté formulée par le suspect emprisonné.
**************************************
28/04/2017 : Meurtre de Bouloc, meurtre de Patricia Bouchon : le suspect reste en prison. Une longue liste de victimes…
************************************************
24/11/2016 :Plus de 5 ans après la mort de Patricia Bouchon, le 14 février 2011 à Bouloc, un homme reste en prison. Laurent Dejean vient de mandater un nouvel avocat et réclame sa remise en liberté.
***************************************
20-12/2013 Le numéro vert mis en place par la gendarmerie de Haute-Garonne avec la diffusion d'un portrait-robot d'un suspect est désormais "suspendu". Les enquêteurs ont reçu une centaine d'appels. Il faut maintenant traiter la masse d'information ainsi collectée.
-----------------------------


20/12/2013 Communiqué de la Gendarmerie nationale

Citation :
Meurtre de la joggeuse de Bouloc : trois ans après, la gendarmerie reste mobilisée

Le 14 février 2011, Patricia Bouchon part faire son jogging matinal.
Son corps sera retrouvé le 29 mars, sous un petit pont, à Villematier.
Trois ans plus tard, le mystère de la joggeuse de Bouloc reste entier.
Mais les gendarmes de la cellule « Disparition 31 » poursuivent leurs investigations et détaillent toutes les hypothèses, les unes après les autres.
Leur seul et unique objectif : faire toute la lumière sur ce drame. Le 25 octobre dernier, la diffusion du portrait-robot d’un «témoin important» dans les médias a d'ailleurs permis de relancer les appels à témoin.
LaDépêche.fr consacre aujourd'hui un article sur cette affaire. Retrouvez tous les détails ici.



Retour sur les faits: voir vidéos


Le 14 février 2011, Patricia Bouchon n’est jamais rentrée de son jogging matinal. Trois ans plus tard, les gendarmes de la cellule Disparition 31 cherchent toujours la bonne piste.

Une femme qui court dans le froid et la nuit. À Bouloc ce matin du 14 février 2011, le boulanger est sans doute le dernier à apercevoir cette joggeuse qui, ce matin-là, reprend tout juste sa course très matinale. Il est 4 h 30. Patricia Bouchon ne reviendra jamais jusqu’à son domicile de la route de Villaudric. Le mardi, on découvre d’importantes traces de sang dans un chemin de terre. Le mardi 29 mars, le corps sans vie de Patricia Bouchon est retrouvé sous un petit pont, à Villematier.

Trois ans
. Trois ans déjà que cette mère de famille, secrétaire dans un cabinet d’avocats toulousains a été agressée.

Trois ans et toujours le mystère dans une enquête qui ne s’arrête pas.

À la cellule Disparition 31, les gendarmes détaillent les hypothèses les unes après les autres. Cinquante-deux ont déjà été, ou sont en cours, d’exploitation. Des pistes «sérieusement travaillées» avec des investigations plus ou moins longues qui s’accompagnent de filatures, surveillances techniques et vérifications diverses. Certaines restent d’actualité.

Les gendarmes qui travaillent depuis trois ans continuent à croire à une piste locale, une rencontre fortuite qui a mal tourné. Un homme qui est là, pas loin, pas trop loin du moins. «On va y arriver», lâche un enquêteur. Une confiance partagée par le procureur Michel Valet, confiant dans le travail réalisé et qui suit toujours ce dossier géré par la juge d’instruction Nicole Bergougnan de très près.

Le 25 octobre, la diffusion du portrait-robot d’un «témoin important» dans les médias a permis de relancer les appels à témoin. En quelques jours, le numéro vert qui avait été mis en place a permis de recueillir 134 appels. «Certains sérieux, d’autres difficilement exploitables, certains farfelus», admettent les gendarmes. Rien n’a été négligé. La large majorité concernait des pistes locales (84 appels), dans et autour de Toulouse. De nombreux courriers, certains anonymes, ont également nourri la base de données des enquêteurs.

La diffusion de ce portrait-robot, d’abord exploité discrètement par les enquêteurs, et dont la publication a été réclamée par la famille de Patricia Bouchon a donc porté ses fruits. Comme à chaque article ou émission sur le mystère de la joggeuse.
D’ailleurs la diffusion début janvier de l’émission «Non élucidé» sur France 2 a également relancé l’intérêt des témoins.
Des témoignages nouveaux qui finissent de convaincre les enquêteurs que la bonne piste reste encore à saisir à moins qu’elle soit déjà en cours d’exploitation mais pas encore identifiée.

Source : http://www.ladepeche.fr/
________________________________________

POUR EN SAVOIR PLUS


Un numéro vert (0800 87 89 32) a d'ailleurs été créé pour recueillir des témoignages sur l'homme du portrait-robot, qualifié de « témoin important ».



A Bouloc, après le portrait-robot




Non Elucidé : L' affaire Patricia Bouchon

Image redimensionnée




Marche blanche contre l'oubli de Patricia Bouchon
Format imprimable Envoyer cet article à un ami Créer un fichier PDF à partir de cet article
 
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/04/2019 10:48  Mis à jour: 11/04/2019 10:48
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Affaire Patricia Bouchon : les avocats de Laurent Dejean se préparent à relancer la bataille judiciaire.
Le parquet général a fait appel lui aussi du verdict de la cour d'assises de Haute-Garonne qui a condamné Laurent Dejean à 20 ans de réclusion pour le meurtre de Patricia Bouchon. Ses avocats souhaitent obtenir sa remise en liberté avant le procès en appel. Le feuilleton judiciaire continue.

Toulouse, France
Il y aura bien un nouveau procès dans l'affaire Patricia Bouchon. Le 29 mars dernier, Laurent Dejean a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de cette habitante de Bouloc, tuée le 14 février 2011 pendant son jogging. Comme elle l'avait annoncé au moment du verdict, la défense de Laurent Dejean a fait appel et dans la foulée le parquet général de Toulouse a lui aussi interjeté appel. Un appel incident qui remet les compteurs à zéro.

Nouvelle demande de remise en liberté
A peine condamné pour le meurtre de la joggeuse de Bouloc les avocats de Laurent Dejean veulent le faire sortir. D'ici une semaine à un mois, ils déposeront un dossier. Pour Me Pierre Debuisson le faisceau d'indices, l'intime conviction des jurés qui ont conduit au verdict ne font toujours pas des preuves solides. Il en est convaincu : son client doit comparaître libre en appel. Déjà avant le premier procès, les avocats de Laurent Dejean avaient déposé plusieurs demandes, toutes refusées par la chambre d'instruction pour qui, les doutes sur la culpabilité et l'état mental de l'accusé étaient trop forts.

De son côté, le parquet général, qui ne voulait pas de procès, puis a requis l'acquittement, a fait appel lui aussi il y a quelques jours. Les conseillers du plaquiste de Bouloc veulent y voir le signe que le ministère public est toujours "de leur côté" et qu'ils obtiendront gain de cause cette fois.

Pas de procès avant un an minimum
Ces nouvelles procédures n'inquiètent pas la famille Bouchon. Elle attend patiemment l'audience en appel. Un procès qui ne devrait pas se tenir avant au moins un an et où les compteurs seront remis à zéro. Laurent Dejean risquera à nouveau 30 ans de réclusion. Fin mars, Il a été condamné à 20 ans car les jurés ont retenu une altération de son discernement au moment des faits. Pour la défense, Laurent Dejean est victime d'une erreur judiciaire, ils plaideront une nouvelle fois l'acquittement.

https://www.francebleu.fr/infos/faits- ... er-la-bataille-1554904048
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/04/2019 13:44  Mis à jour: 02/04/2019 13:44
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 L’enquête des gendarmes sur le meurtre de Patricia Bouchon sauvée par les jurés...
Vingt ans de réclusion criminelle. Vendredi 29 mars, les jurés de la cour d’assises de Haute-Garonne n’ont pas eu de doutes sur la culpabilité de Laurent Dejean en le condamnant pour le meurtre de Patricia Bouchon. En 2011, près de six semaines après la disparition de cette joggeuse de 49 ans, son corps était découvert par un chasseur à la recherche de son chien.

La condamnation, dont l’accusé a fait aussitôt appel, a validé l’enquête menée par les gendarmes pourtant malmenée par… l’avocat général. Ce dernier avait requis, après onze jours de procès, l’acquittement de l’aide-plaquiste, faute de preuves. Ce jeudi 28 mars, l’accusation n’est alors soutenue que par la partie civile.

https://lessor.org/a-la-une/lenquete-d ... hon-sauvee-par-les-jures/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/03/2019 20:22  Mis à jour: 25/03/2019 20:22
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Dans l'affaire du meurtre de Patricia Bouchon, l'ADN n'a pas "parlé" autant que l'auraient souhaité les enquêteurs. Malgré de très nombreuses analyses.
1 600 prélèvements, 200 profils génétiques maniés. Et au final, une grande "frustration", de l'aveu même du président de la cour d'assises de Haute-Garonne.

Le biologiste chargé des analyses, Christian Doutremepuich, a soutenu ses conclusionseffets de LaurentDejean, durant plus de deux heures, ce lundi 25 mars 2019. Il a analysé des prélèvements effectués sur le corps et les vêtements de Patricia Bouchon, sur la scène de crime. Et plus tard, sur de nombreux vêtements et chaussures de l'accusé, Laurent Dejean.

On trouve sur la victime de nombreuses traces de sang, son ADN et deux traces différentes d'ADN masculin partiel, l'une sur son tee-shirt, le second sur le bonnet de son soutien-gorge.

Ces traces ne correspondent pas à l'ADN de l'accusé mais envoyées au FNAEG (fichier national automatisé des empreintes digitales), elles ne donnent rien.

Sur les effets de Laurent Dejean saisis trois ans après le meurtre, on ne retrouve aucune trace de Patricia Bouchon.

"Des preuves peuvent disparaître, bien sûr", explique Christian Doutremepuich. "De plus, par contact, des personnes peuvent déposer des cellules et d'autres, aucune". Par exemple, on n'a retrouvé aucune trace d'ADN de Christian Bouchon, son mari, sur le corps de la victime.

Cette science comporte encore une part de mystère. Et l'avocat de la défense de conclure : "Nous sommes ici pour trouver des preuves, pas des hypothèses".

https://france3-regions.francetvinfo.f ... analyses-adn-1644510.html
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/03/2019 15:07  Mis à jour: 25/03/2019 15:07
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Procès du meurtrier présumé de Patricia Bouchon : deux comportementalistes à la barre.
La cour d'assises de Haute-Garonne, qui juge Laurent Dejean pour le meurtre de la joggeuse de Bouloc, a entendu lundi 25 mars 2019 deux enquêteurs chargés d'établir le profil de l'auteur du crime.

Ils sont saisis le 16 février 2011, deux jours après la disparition de Patricia Bouchon et la découverte d'effets personnels et d'une importante trace de sang dans une impasse de Bouloc.

La scène de crime "parle" et permet aux enquêteurs spécialisés dans l'analyse comportementale de décrire un profil du tueur et la motivation du crime.

Le témoignage de deux riverains, qui ont entendu les cris d'une femme puis un homme en pleurs répétant "Excuse-moi, excuse-moi..." leur permet de proposer une première hypothèse : l'auteur du crime n'a peut-être pas eu comme intention première de tuer.

Ce qui est décisif dans leur analyse, expliquent-ils ce lundi 25 mars 2019 à la cour d'assises de Haute-Garonne, c'est la découverte du corps de Patricia Bouchon, le 29 mars 2011. Elle provoque un second rapport des enquêteurs, en septembre 2011.

Pour eux, la motivation serait une agression à motivation sexuelle. L'agresseur cherche un contact mais surpris par la résistance de sa victime, se laisse "déborder" et l'agression se transforme en meurtre, sans qu'il y ait d'atteintes sexuelles. Les propos d'excuses seraient l'expression de remords. "Il y a eu une escalade dans ce crime", explique Marc Mazère, chef d'escadron de gendarmerie et co-auteur du rapport. "Il a été plus loin que ce qu'il voulait commettre". Même si les blessures attestent d'une agression "longue et violente, qui traduit une certaine détermination".

Peu après, "l'intelligence pratique" de l'auteur des faits lui permet de se "remobiliser" et d'organiser le transport du corps de sa victime.

Les deux gendarmes comportementalistes vont plus loin : ces actes laissent à penser que leur auteur n'est pas asocial, complètement isolé, mais est parfois "socialement inadéquat", éprouvant des difficultés de relations avec les autres, se faisant remarquer pour cela. Sans doute impulsif et colérique. Mais ne souffrant pas de troubles mentaux sévères qui se seraient traduits sur la scène de crime.

En conclusion de ces deux dépositions effectuées en vidéo-conférence, maître Guy Debuisson, avocat de Laurent Dejean, rappelle la prudence de rigueur : "même si ça m'intéresse qu'on dise que ce tueur serait exempt de troubles mentaux sévères, attention, certains de ces "profils" se révèlent complètement faux, je l'ai encore vu il y a peu de temps dans un procès".

https://france3-regions.francetvinfo.f ... listes-barre-1644264.html
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/03/2019 14:14  Mis à jour: 21/03/2019 14:14
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Procès de Laurent Dejean : les blessures de Patricia Bouchon expliquées aux jurés.
Jeudi 21 mars 2019, 6ème jour du procès de Laurent Dejean, la cour d'assises de Haute-Garonne entend les experts scientifiques, et notamment le médecin légiste qui a procédé à l'autopsie du corps de Patricia Bouchon et livré les derniers iinstants ainsi que les causes de la mort de la victime.

e 29 mars 2011, 42 jours après sa disparition, le corps de Patricia Bouchon est retrouvé par un chasseur, à Villematier, à quelques kilomètres de Bouloc. Il repose dans une buse, en contrebas d'une petite route, dans une quarantaine de centimètres d'eau.

Dès le lendemain, le corps de la joggeuse est confié aux mains du docteur Norbert Talmon, médecin légiste au CHU de Rangeuil à Toulouse. C'est lui qui vient livrer ce jeudi 21 mars 2019 les conclusions de son expertise, aux jurés de la cour d'assises de Haute-Garonne qui jugent pendant 12 jours Laurent Dejean, accusé du meurtre de Patricia Bouchon.

"Ce n'est pas une autopsie très compliquée", explique-t-il à la barre.
Le visage présente, sur la face gauche, des plaies contuses, de 1 à 1,5 centimètres. Ce sont elles qui ont saigné, laissant une importante trace de sang dans l'impasse où Patricia Bouchon a été tuée.
Ces plaies sont le résultat de coups portés avant la mort, avec un "objet" contondant qui peut être un bout de bois, un barre de métal, une pierre. Ou un poing.
Un gant de latex déchiré ainsi que quelques cheveux sont retrouvés dans la bouche, juste derrière les dents.

Le corps présente également un traumatisme cervical grave dû à un mouvement de rotation et de flexion violent de la tête, une fracture du rocher droit, un hématome sur l'épaule droite. Des blessures infligées avant la mort mais également une fracture du nez et une fracture de l'os hyoïde post-mortem.

La partie inférieure du corps ne présente aucune blessure, ce qui exclut l'hypothèse d'un accident de la circulation.
Bien que le pantalon de jogging de Patricia Bouchon soit baissé sous les fesses, le tee-shirt et le soutien-gorge relevés, aucune lésion de la sphère génitale n'est constatée. Patricia Bouchon n'a pas subi d'agression sexuelle.

Le docteur Talmon est clair : il n'est pas là pour formuler une opinion mais les blessures constatées amènent à une hypothèse "probable" : Patricia Bouchon, qui mesurait 1,64 mètres et pesait 43 kilos, a été frappée au visage par son agresseur qui lui a ensuite infligé, par derrière, des mouvements violents à la tête, provoquant une tétraplégie. Une pression très forte est alors imprimé sur le cou, c'est l'asphyxie. L'os hyoïde est alors brisé.

Le corps de la victime est ensuite transporté un peu plus loin dans l'impasse où l'on retrouve son chouchou, une boucle d'oreille et un piercing. Et une importante trace de sang. Entre le premier coup et le décès, une dizaine de minutes...

Patricia Bouchon a par la suite été amenée à Villematier, dans cette buse où on la retrouvera plus d'un mois après. Son transport, vraisemblablement en voiture, a pu causer la fracture post-mortem du nez.

Les traces ADN retrouvées sur Patricia Bouchon mais aussi sur les lieux du crime et du transport du corps ont fait l'objet de très nombreuses analyses. Ce sont elles qui seront au coeur des débats, cet après-midi...

https://france3-regions.francetvinfo.f ... orps-victime-1642234.html
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/03/2019 12:37  Mis à jour: 20/03/2019 12:37
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Procès du meurtrier présumé de Patricia Bouchon : ces amis qui accablent Laurent Dejean...
Ce mercredi 20 mars 2019, 5ème jour du procès devant la cour d'assises de Haute-Garonne de Laurent Dejean, poursuivi pour le meurtre de Patricia Bouchon en 2011, les proches du prévenu sont appelés à la barre. Parmi eux, des amis qui attestent qu'il possédait une Clio blanche au moment des faits.

Il appelle Laurent Dejean son "collègue". Mais en réalité, Jean-Luc de Biasi est un ami d'enfance du prévenu. Né en 1979, il allait à l'école à Fronton avec lui.

Leur amitié a duré jusqu'au moment des faits, en 2011. "On faisait plein de choses ensemble", explique ce témoin particulier, le premier entendu dans ce procès à être proche de l'accusé.
"On allait se balader partout, on allait à la pêche, aux champignons". Les deux hommes consomment ensemble cannabis et cocaïne. Selon Jean-Luc de Biasi, Laurent Dejean avait beaucoup d'amis mais il ne lui connaît pas de compagne, depuis sa séparation d'avec son ex-amie, séparation que le prévenu n'aurait pas "digéré".

Quelques jours avant la disparition de Patricia Bouchon, les deux hommes se fâchent. "On s'est embrouillé", explique Jean-Luc de Biasi. "Il était parti dans un délire. Il était venu chez moi à 5 heures du matin pour me taxer des cigarettes. Il a pété les plombs. Il était violent, agressif, il m'a insulté. Je ne l'avais jamais vu comme ça". Les amis se quittent et ne se reverront pas avant longtemps.

Fin 2013, le portrait-robot établi grâce au témoignage de Nicolas Gelis est diffusé. Jean-Luc de Biasi est très clair : "J'ai vu le portrait, j'ai vu Laurent". L'ami de Laurent Dejean réfléchit quelques jours, en parle à sa mère. Et décide de se rendre à la gendarmerie de Fronton. Son témoignage est d'abord recueilli anonymement, puis les enquêteurs viennent le chercher pour l'entendre. Il n'a aucune envie d'enfoncer son ami mais se soumet volontiers aux questions.

Il évoque notamment la Clio blanche que possédait Laurent Dejean à l'époque. Il est formel : il l'a vue plusieurs fois, il est même monté dedans. Confronté au suspect, à deux reprises, il ne comprend pas son ami qui dit ne pas se souvenir d'avoir possédé un tel véhicule. "Il ne peut pas avoir oublié", explique-t-il à la barre.

Fait plus troublant encore : cette habitude qu'avait Laurent Dejean d'acheter et de revendre des voitures, voire de les découper pour les emmener dans une entreprise de ferraille à Fronton où on le payait au poids. "Il découpait les voitures chez lui", détaille Jean-Luc de Biasi. "Je l'ai même fait une ou deux fois avec lui. Il les découpait à la hache ou à la débardeuse. Ensuite, on mettait la ferraille dans la Clio, dont les sièges arrières étaient baissés".

Il pense que Laurent Dejean s'est débarrassé de la Clio dans l'année 2011 mais ne sait plus à quel moment.

Interrogé par la cour sur la connaissance des environs de Bouloc par Laurent Dejean, Jean-Luc de Biasi répond que Laurent Dejean connaissait les lieux comme sa poche, "il est né et a grandi ici". Le lieu où le corps de Patricia Bouchon a été retrouvé, un mois après sa disparition, une buse en contrebas de la "route des vins" à Villematier, "il pouvait le connaître".

Un autre ami d'enfance, non présent ce jour mais dont les dépositions sont lues par le président, est plus formel. "C'est sûr qu'il connaissait bien le secteur car on allait en boîte de nuit pas loin et on passait en mobylette sur cette route".
Cyril G. est entendu une première fois en 2013. Ses déclarations vont dans le même sens que les autres : Laurent Dejean était "un brave type, pas bête mais une bombe à retardement".
Il lui connaît de nombreuses voitures, dont une Clio blanche de type commercial, sans sièges arrières.
Laurent Dejean, dans une de ses crises, a agressé verbalement la mère de Cyril, pour lui réclamer des cigarettes.

Confronté au portrait-robot, le jeune homme est catégorique : "Cela lui ressemble tout à fait". Etait-il du genre à pleurer et à s'excuser après ces emportements* : "C'est tout Laurent"...

Dans le box des accusés, Laurent Dejean se tient les bras croisés et paraît renfrogné. Il réagit très peu, à peine quelques signes d'exaspération parfois.
Sur le banc réservé aux proches du prévenu, il n'y a personne, depuis le début du procès...


* Cette question revient régulièrement car deux témoins ont entendu un homme pleurer et dire :"Excuse-moi, excuse-moi", le matin de la disparition de Patricia Bouchon , dans l'impasse où on a retrouvé des effets personnels de la joggeuse et une importante trace de sang.

https://france3-regions.francetvinfo.f ... urent-dejean-1641716.html
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/03/2019 16:04  Mis à jour: 19/03/2019 16:04
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Procès du meurtrier présumé de Patricia Bouchon : le témoin n°1 à la barre.
Nicolas Gelis a été longuement entendu mardi 19 mars 2019, au 4ème jour du procès de Laurent Dejean jugé pour le meurtre de Patricia Bouchon. C'est lui, ce matin du 14 février 2011, qui a croisé la joggeuse de Bouloc puis, immédiatement après, une voiture à l'arrêt, feux éteints.

C'est son témoignage qui a permis d'établir le portrait-robot du suspect et donc de faire avancer l'enquête.

Nicolas Gelis, éducateur sportif en Bourgogne, doit faire appel à sa mémoire, huit ans après les faits.
Ce matin du 14 février 2011, ce jeune chauffeur-livreur quitte son domicile de Saint-Jory (Haute-Garonne) peu avant 4 heures du matin, pour rejoindre son lieu de travail à Montauban (Tarn-et-Garonne).

Il traverse Bouloc vers 4h30 et à la sortie du village, croise une femme faisant son footing. Patricia Bouchon.
Immédiatement après, il doit faire un écart pour éviter une voiture arrêtée sur la route, moteur et phares éteints, et qui "mord" sur la voie de circulation sur laquelle roule Nicolas Gelis.

Surpris, il freine, puis s'arrête sur le bas-côté, à hauteur de l'autre véhicule. Il croise le regard d'un homme qu'il décrira comme étant âgé "entre 30 et 50 ans, portant un bonnet et une barbe de quelques jours".

Immédiatement après, l'homme redémarre en trombe. Nicolas Gelis se souvient que "la première a souffert". Il jette un oeil dans le rétro puis sur l'horloge de son tableau de bord. Il est 4h33.

Détails importants que rapportera Nicolas Gelis : le véhicule arrêté est une Clio, le témoin est formel, il a la même. Elle est de couleur claire et les sièges arrières sont rabattus.

De ces informations, Nicolas Gelis ne fait rien dans l'immédiat : il ignore la disparition de Patricia Bouchon. Lorsque celle-ci devient une affaire médiatisée, il se rend sur les conseils de sa mère à la gendarmerie de Fronton (Haute-Garonne). On est alors le 19 février 2011, soit cinq jours après la disparition de la mère de famille.

Un portrait-robot est établi (qui ne sera diffusé que bien plus tard) et un transport sur les lieux permet de situer la "rencontre" des deux Clio. On est à quelques mètres seulement de l'impasse dans laquelle on retrouve, quelques jours seulement après la disparition de Patricia, son chouchou, une de ses boucles d'oreille et plus loin, une importante trace de sang.

Seulement voilà, de déposition en déposition, il y a (comme souvent) des imprécisions, voire des contradictions dans les déclarations de Nicolas Gelis, qu'il ne peut expliquer, huit ans après les faits. Ces "dissonances", l'avocat général et les avocats de la défense de Laurent Dejean s'en emparent.

La couleur de la voiture ? Nicolas Gelis l'a décrite comme "claire, grise puis gris anthracite". Celle que l'on suppose avoir appartenu à Laurent Dejean était blanche.

Comment Nicolas Gelis a-t-il pu si bien décrire l'homme aperçu quelques secondes ? "J'ai une excellente mémoire visuelle", explique-t-il à la barre, ce mardi 19 mars 2019, 4ème jour d'audience du procès de Laurent Dejean devant la cour d'assises de Haute-Garonne. "Quand je vois quelqu'un une fois, je le retiens". De plus, il explique lors d'une de ces dernières auditions, en 2015, que le plafonnier de la voiture arrêtée était allumé. "Mais pourquoi ne l'aviez-vous pas dit avant ?", demande maître Guy Debuisson, avocat de la défense. Nicolas Gelis ne sait que répondre. Il semble que personne ne lui ait posé la question.

Autre "faille" : Nicolas Gelis, confronté à un "tapissage" soit à la photo de 12 hommes dont Laurent Dejean, en désigne deux mais pas l'homme qui comparaît aujourd'hui devant la cour d'assises de Haute-Garonne.

L'avocat général s'étonne que lors d'une de ses dernières auditions (là encore), Nicolas Gelis parle du "regard de psychotique" du suspect. "Je ne m'en souviens pas", explique le jeune homme.
"Vous l'avez dit, pourtant", réplique le magistrat. Qui précise que cette description intervient, dans la chronologie de l'affaire, après l'expertise psychiatrique de Laurent Dejean et le diagnostic posé de "psychose et schizophrénie".

" Est-ce que vous voulez dire que j'ai été influencé dans mes réponses par les enquêteurs ?", sourit Nicolas Gelis.

L'avocat général esquive.

Mais pas maître Guy Debuisson : "Toutes les évolutions de vos déclarations vont à l'encontre de Laurent Dejean. Cela interroge. Est-ce que vous vous rendez compte de votre responsabilité ?"

Nicolas Gelis ne se laisse pas impressionner. Lui qui a expliqué plus tôt n'avoir fait à l'époque aucun lien entre la joggeuse et la Clio arrêtée est clair : il a dit ce qu'il a vu, à plusieurs reprises, entre 2011 et 2015.
Commenter aujourd'hui ses déclarations de l'époque est un exercice difficile...

* Le procès de Laurent Dejean se tient devant la cour d'assises de Haute-Garonne jusqu'au 29 mars 2019.

https://france3-regions.francetvinfo.f ... -ndeg1-barre-1641148.html
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/03/2019 11:47  Mis à jour: 17/03/2019 11:47
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Meurtre de la joggeuse de Bouloc : de l'inquiétude à l'horreur.
Après un incident de séance à la cour d'assises de la Haute-Garonne, le mari de la joggeuse tuée en 2011 à Bouloc, a raconté comment il s'est réveillé ce matin-là, d'abord inquiet, puis comment sa vie a basculé dans l'horreur

«Si c'est cela, je me retire !» Hier, au deuxième jour du procès de Laurent Dejean, 39 ans, accusé du meurtre, le 14 février 2011, de Patricia Bouchon, une mère de famille qui faisait son jogging matinal à Bouloc (nos éditions précédentes), Christian Bouchon, le mari de la victime, a fait sortir de ses gonds l'avocat général.

Invité à la barre, il a exprimé une «requête» au président Roussel : «La partie civile est très blessée, limite outragée. Nous avons deux conseils, la défense aussi mais nous avons le sentiment que David Sénat…» «Ne m'appelez pas par mon nom, dites M. l'avocat général», l'interrompt le représentant de l'accusation. «Je n'ai pas à m'expliquer, ni à être pris à partie ! Si c'est cela, je me retire». «Vous êtes très énervé M. l'avocat général», constate Christian Bouchon.

Le président Roussel fait alors œuvre de pédagogie et rassure les parties civiles pour leur assurer que le procès, qui doit encore durer deux semaines, sera une quête impartiale de vérité.

«Je vois mon père qui s'effondre»
Christian Bouchon, «sous antidépresseurs depuis huit ans», s'efforce ensuite de rassembler ses souvenirs sur le matin de la disparition de son épouse. «Ma femme est une femme qui se lève très tôt le matin. J'ai entendu le réveil mais je n'ai pas regardé. Il devait être 4 heures, 4 h 15. Elle court ses 35 minutes, elle est très carrée là-dessus.»

Il poursuit : «Sur le coup de 6 heures je me lève et je ne la trouve pas. Je ne me suis pas super-affolé mais quand même… Au bout d'un quart d'heure, je commence à être inquiet. Je prends ma voiture et je vais vers le centre-ville». Au taxi qui l'attendait pour aller à l'aéroport mais aussi au pompiste, il demande s'ils n'ont pas vu Patricia. Rien.

Une ambulance passe. «Je me dis qu'elle a eu un accident.» Il appelle le Samu. Rien. «J'avais peur qu'elle soit dans un fossé. J'ai appelé la gendarmerie».

Les recherches s'amorcent. «Le nombre de gendarmes s'amplifiait. J'étais monstrueusement inquiet. Plus j'en voyais plus j'avais peur car on ne la trouvait pas.»

Le père de famille est conduit à la gendarmerie de Fronton où il est entendu. Sa fille, Carlyne, l'y rejoint très vite. Le soir, ils rentrent chez eux. «Vers minuit, on a tourné avec ma fille en ville pour faire les fossés».

Le lendemain, la gendarmerie de Fronton est «un camp militaire». «Je me dis qu'on cherche un corps». Le soir venu, Christian Bouchon est face à l'impensable. «Un gendarme m'a appelé pour me dire qu'on avait trouvé quelque chose. C'est là que j'ai vu le chouchou…». À l'audience, Christian Bouchon craque puis se reprend. «Là, c'est une grosse catastrophe». Puis il décrit l'attente jusqu'à «ce soir, tard, où la gendarmerie m'appelle. On se retrouve en pleine campagne. On m'a amené son alliance et sa basket. Après, j'ai un trou noir».

Toujours le portrait-robot
Le mari est un temps suspecté comme toujours dans ce type d'enquête. «Un jour ils ont dit qu'ils avaient fermé ma porte. Il fallait trouver le meurtrier de ma femme».

Il suit l'enquête de loin mais reste une «incompréhension». «Ce fameux portrait-robot ! Pourquoi on ne le diffuse pas ? (N.D.L.R., il sera diffusé deux ans et demi plus tard)», s'emporte-t-il.

Patricia et Christian Bouchon, c'est l'histoire d'une rencontre à 16 ans. «On était fous, on était des gamins, elle était pleine de vie». Carlyne Bouchon poursuit : «Le jour de la fête des amoureux, on a brisé mon cœur. Le 29 mars (N.D.L.R., date de la découverte du corps), c'est la catastrophe. Je vois mon père qui s'effondre. C'est pas un film, c'est notre réalité.»

L'arrestation de Laurent Dejean ? «Un soulagement pour moi !» Celle qui a lu et relu le dossier reste «convaincue» de sa culpabilité. Lui reste impassible, presque absent, dans le box des accusés.

https://www.ladepeche.fr/2019/03/16/me ... de-linquietude-a-lhorreur,8072169.php
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/03/2019 10:57  Mis à jour: 16/03/2019 10:57
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Le mari de Patricia provoque un incident au deuxième jour du procès. Il a estimé à la barre que l'avocat général avait une posture partiale…
Vendredi, le deuxième jour de ce procès, qui se déroule aux assises de Haute-Garonne, a été marqué par un incident qui a opposé le mari de Patricia Bouchon à l'avocat général, rapporte France Bleu Occitanie. Le mari de Patricia Bouchon a reproché la posture "partiale", selon lui, lors de la première journée d'audience, de l'avocat général, qui a menacé en retour de se retirer, avant que le calme ne revienne.

En effet, jeudi, les déclarations à la barre des directeurs d'enquête de la cellule Disparition 31 pilotée par les gendarmes, ont été contestées non seulement par les avocats de la défense, mais aussi par le ministère public. À propos d'un témoignage anonyme qui met les gendarmes sur la piste de Laurent Dejean, l'avocat général David Sena a estimé qu'il s'agissait d'un "renseignement isolé". Plus tard, il a remis en cause le témoin-clé qui affirme avoir vu Laurent Dejean le matin du meurtre. Une attitude qui a donc déplu au mari de la victime, Christian Bouchon, qui en a fait part vendredi matin à la barre.

Une posture jugée partiale
Christian Bouchon décline d'abord son identité, puis, les mains cramponnées à la barre, s'adresse au président des assises : "Monsieur le président si vous le permettez, j’ai une requête. La partie civile est très blessée, limite outragée. Nous avons deux conseils [avocats, ndlr], la défense aussi mais, nous avons le sentiment que David Sena..."

Le magistrat tonne depuis son siège : "Ne m’appelez pas par mon nom ! Dites 'monsieur l’avocat général' !" Christian Bouchon s’excuse et reprend. Le mari de Patricia Bouchon veut revenir sur la posture qu’il a jugé partiale du magistrat la veille. L’avocat général bondit de sa chaise et interpelle le président de la cour.

Je n’ai pas à m’expliquer, ni à être pris à partie ! Si c’est cela, je me retire !
l'avocat général au procès

"Les avocats de la partie civile m’ont contacté avant le procès, ils connaissent ma position". Maître Baro se lève à son tour pour défendre son client. Christian Bouchon glisse : "Vous êtes très énervé, monsieur l’avocat général".

C'est finalement le président de la cour qui s'emploie à ramener le calme : "Le sentiment d’inégalité qui est le vôtre est légitime mais je voudrais vous rassurer sur notre démarche. Oui, c’est d’abord le procès de Laurent Dejean. Mais les uns et les autres avons le souci de rechercher la vérité. Je n’ai pas de conviction préétablie. N’imaginez pas que les choses puissent être jouées."

Le calme est alors revenu dans la salle d’audience. Christian Bouchon ajoute, d’une voix plus douce : "Je suis rassuré par rapport à ce que vous dites, pas par rapport aux faits".

On va parler de Patricia. Je suis là pour la représenter.
Christian Bouchon

À la barre, le mari de la défunte a ensuite évoqué la disparition de son épouse, en employant le présent.

https://www.francetvinfo.fr/faits-dive ... ur-du-proces_3234837.html
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/03/2019 11:08  Mis à jour: 15/03/2019 11:08
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Meurtre de Patricia Bouchon: Une Clio, des doutes et des mensonges au procès de son meurtrier présumé.
PROCES Le procès de Laurent Dejean, meurtrier présumé de Patricia Bouchon, a débuté ce jeudi devant les Assises de la Haute-Garonne, dans une ambiance particulière

Le procès de Laurent Dejean, meurtrier présumé de Patricia Bouchon assassinée en 2011 à Bouloc alors qu’elle faisait son jogging, a débuté ce jeudi à Toulouse.
Au premier jour d’audience de ce procès qui doit durer plus de quinze jours, l’accusé a à nouveau clamé son innocence.
Lors de l’audition des gendarmes qui ont mené l’enquête, l’avocat général a pointé certains éléments à charge de l’enquête, au grand dam des parties civiles.
Portrait-robot, comportement, déclarations… Les enquêteurs ont détaillé les éléments qui les ont menés à Laurent Dejean.
« Cela fait quatre ans que je suis en prison pour rien ». Ce sont les premiers mots prononcés par Laurent Dejean, ce jeudi à l’ouverture de son procès devant les Assises de la Haute-Garonne.

L’homme de 39 ans, hospitalisé en psychiatrie il y a encore quelques jours pour une décompensation, doit répondre du meurtre de Patricia Bouchon, cette secrétaire juridique assassinée le 14 février 2011 à Bouloc alors qu’elle faisait son jogging quotidien.

Il est resté apathique tout au long du rappel des faits, à peine a-t-il reconnu en début d’audience avoir possédé une Clio, ce qu’il avait nié un temps devant les gendarmes. Une voiture qui a son importance, puisque c’est un des éléments qui relie l’accusé au meurtre.

La Clio, sa couleur et des doutes
Quelques instants après avoir croisé la joggeuse, un témoin a évité de justesse une voiture stationnée sur la chaussée tous feux éteints. Une Clio grise selon ses déclarations aux enquêteurs.

Or celle de Laurent Dejean était blanche a rappelé l’avocat général, David Senat. « Le témoin a toujours parlé de couleur claire », assure un gendarme. « On peut s’interroger sur cette rectification pour les besoins de la cause », poursuit le représentant du ministère public qui ne semble pas prêt à porter l’accusation. Il est dans la lignée de son prédécesseur, qui, il y a un an, s’était positionné contre le renvoi de Laurent Dejean devant les assises.

Sur les bancs des parties civiles, la famille de Patricia Bouchon trépigne, ne comprenant pas les interventions de l’avocat général « à décharge ». Alors que pour eux, des éléments à charge existent.

Un portrait-robot et des regrets
Quatre enquêteurs se sont succédé à la barre pour détailler tous les indices qui les ont poussés vers Laurent Dejean et sa mise en examen en février 2015.

Avant d’étudier cette piste, ils en ont éliminé beaucoup d’autres. Mais après la diffusion, fin 2013, du portrait-robot de l’homme qui se trouvait au volant de la Clio croisé par le témoin principal, ils ont reçu un appel anonyme dénonçant Laurent Dejean.

NOTRE DOSSIER SUR L'AFFAIRE BOUCHON
Cet habitant de Bouloc, ils l’avaient déjà interrogé quelques mois après le meurtre en raison de son comportement bizarre. Un gendarme avait alors été frappé par la ressemblance de Laurent Dejean avec le portrait-robot. « Mais à l’issue de son audition, il n’y avait pas d’éléments, plusieurs individus présentaient une similitude avec le portrait-robot et nous n’avions pas connaissance qu’il avait eu une Clio », justifie Didier Bonnin, un des directeurs d’enquête de l’affaire. Tout en regrettant aujourd’hui « de ne pas avoir enclenché les vérifications ».

Il aura donc fallu attendre la diffusion auprès du grand public du portrait-robot pour que l’hypothèse Laurent Dejean ressurgisse. Au total, 37 personnes l'ont reconnu, parmi lesquels sa propre sœur, sa tutrice ou son employeur. Ils ont été aussi plus de 30 à indiquer que l’accusé était en possession d’une Clio au moment des faits.

Changement de comportement
Ses accès de violence, notamment contre sa mère, ses sorties nocturnes à la recherche de cigarettes et de cannabis au volant de sa voiture vont continuer à forger la conviction des enquêteurs. Tout comme ses mensonges lorsqu’il a dit à son patron qu’il était arrêté pour une tendinite alors qu'il s'agissait de problèmes psychiatriques.

Après la mort de Patricia Bouchon, son comportement a aussi changé, « il a cessé de dealer juste après le meurtre, il a démissionné sans raison, précisant qu’il ne voulait pas que cette affaire lui retombe dessus », relève un des enquêteurs. Avant d’ajouter : « Sa famille très proche l’a soupçonné de la mort de Patricia Bouchon ».

https://www.20minutes.fr/justice/24730 ... -presume-patricia-bouchon
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/03/2019 15:18  Mis à jour: 14/03/2019 14:09
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 L'affaire Patricia Bouchon, la «joggeuse de Bouloc», aux assises : découvrez le long format vidéo.


Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/03/2019 11:56  Mis à jour: 11/03/2019 11:56
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Meurtre de Patricia Bouchon : "Mon client sera libre le 29 mars, après le procès", promet l’avocat de l’accusé...
Le jeudi 14 mars débutera à la cour d’assises de Haute-Garonne, le procès de Laurent Dejean. Il est accusé d’avoir tué Patricia Bouchon, une femme de 49 ans, qui faisait du jogging à Bouloc. L’avocat de l’accusé estime que la justice n’a rien contre son client et qu’il sera acquitté.

Toulouse, France
Connaîtra-t-on la vérité sur la mort de Patricia Bouchon, une secrétaire de 49 ans retrouvée morte en 2011 alors qu’elle faisait son jogging à Bouloc à 4h20 du matin ? En tout cas, l’unique suspect de ce dossier va comparaître après huit ans d’enquête à partir du 14 mars devant la cour d'assises de la Haute-Garonne. Arrêté trois ans après les faits, il a toujours clamé son innocence. Son avocat, Maître Guy Debuisson estime que son client doit être acquitté. "Mon client sera libre le 29 mars. Il ne peut pas en être autrement", promet l’avocat une semaine avant la début du procès.


Erreur judiciaire
Laurent Dejean a été mis en examen pour homicide volontaire en 2014. Il est placé depuis en détention. En janvier 2018, le parquet général avait requis un non-lieu dans cette affaire. Mais la chambre d'instruction de la cour d'appel de Toulouse a toutefois décidé la tenue d'un procès. Incompréhensible pour la défense. "C’est exceptionnel. C’est arrivé deux fois dans ma carrière. Ce sera encore une nouvelle erreur judiciaire", tempête Maître Debuisson "Ce genre de comparution en cour d’assises pour quelqu’un qui est innocent, cela me paraît énorme en 2019."

Absence de preuves matérielles
L’avocat énumère ensuite toutes les incohérences et l’absence de preuves dans le dossier d’instruction. "D’abord, cette jeune femme a été tuée dans des conditions de violences inouïes. On a retrouvé des traces de sang sur 100 mètres. Une boucle d’oreille et des cheveux ont été arrachés. On a retrouvé sur la victime un ADN mais ce n’est pas celui de Laurent Dejean. Ensuite, on a aussi parlé d’un véhicule. Si c’était Laurent Dejean, on n’a aucun rapport entre son véhicule et la mort de Patricia Bouchon".

"On a également des personnes, des témoins, qui ont entendu des hurlements la nuit du meurtre. 'Excuse-moi, excuse-moi'. La personne qui a commis ce crime connaît donc la victime. Et ce n’est pas le cas de Dejean. On a aussi comparé la voix de mon client à la voix qu’ils ont entendue. Et les témoins disent que ce n’est pas du tout la même voix ."

L'auteur présumé est actuellement hospitalisé. Son avocat parle d’une "décompensation" qu’il estime liée aux quatre années de détention de son client. Mais il pense qu'il fera tout pour être là au procès.

https://www.francebleu.fr/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/03/2019 13:31  Mis à jour: 04/03/2019 13:31
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 SEPT À HUIT - Laurent Dejean est-il le tueur de la joggeuse de Bouloc ?( Vidéo)
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/02/2019 11:36  Mis à jour: 15/02/2019 11:36
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Le procès du meurtrier présumé de Patricia Bouchon s'ouvre dans un mois...
Il s'agit sûrement de l’un des procès les plus attendus de la décennie à Toulouse. Il y a 8 ans jour pour jour, la disparition de Patricia Bouchon à Bouloc le jour de la Saint-Valentin défrayait la chronique. Cette secrétaire part faire son footing vers 4h30 du matin, on ne le reverra pas vivante… Le lendemain : des traces de sang, des cheveux arrachés étaient retrouvés près du 40 route de Fronton à Bouloc. Le 28 février 2011 une information judiciaire était ouverte et un mois plus tard un chasseur retrouvait par hasard le corps de la victime en décomposition avancé, flottant dans un fossé à Villematier. La victime a reçu de violents coups à la tête et un gant de latex incomplet est retrouvé au fond de sa gorge.



Un témoignage décisif

Les gendarmes procédaient à des dizaines d’auditions et celle du 19 février s’avérait décisive : le témoignage d’un automobiliste qui a croisé le matin du drame Patricia Bouchon. Quelques secondes plus tard, il évite de justesse une Clio tous feux éteints, stationnée au milieu de la route. Le conducteur redémarre rapidement, mais son plafonnier est allumé. Le témoin identifiera l’homme dans l’habitacle : bonnet noir, barbe naissante, description qui permettra de brosser un portrait-robot fidèle. 29 personnes vont s'accorder sur la rassemblance frappante du croquis avec un certain Laurent Déjean.



L'accusé : un schizophrène habitant Bouloc

Ce trentenaire, psychotique, consommateur de cannabis, habite Bouloc et possède une Clio correspondant au modèle aperçu. Il se débarrassera du véhicule - selon les enquêteurs - juste après le meurtre et niera en avoir été le propriétaire. Autre fait troublant : il se fera interner quelques jours après le meurtre. Laurent Déjean : un schizophrène sujet à des crises de démence selon ses proches, et prompt à s’excuser juste après. Des riverains de la route de Fronton entendront ce funeste matin des hurlements de femme, puis les pleurs d’un homme exprimant des remords "excuse-moi, excuse-moi, excuse-moi..."



Pour l'avocat général : "pas assez de preuve" pour un procès !

Pour autant, Laurent Déjean n’a pas été confondu par une quelconque trace ADN. Il nie depuis 8 ans toute implication. Le véhicule qui, selon les enquêteurs, aurait servi à transporter le corps de la victime de Bouloc à Villematier, n'a jamais été retrouvé. L'aggravation de son état psychique et son internement après le crime ? "C'est un garçon sous curatelle, normal qu'il se soit fait surveiller [...] trouvez-moi un dossier criminel où un avocat général indique qu'il n'y a pas assez de peuve pour le renvoyer devant la Cour d'Assises" plaide Me Guy Debuisson, son avocat. "On dit que le parquet un et indivisible, on verra ce qu'il en est le mois prochain !" s'emporte le conseil de L. Déjean. Le portrait-robot ?... "sujet à caution et non signé par son auteur" ajoute-t-il.

La Chambre de l'Instruction renvoie bien le trentenaire de Bouloc devant la Cour d'Assises de Haute-Garonne. Son procès commence dans un mois. Le meurtrier présumé de Patricia Bouchon, mis en examen pour homicide volontaire le 9 février 2015, risque la réclusion criminelle à perpétuité. La partie civile sera représentée par Me Stéphane Juillard et Me Léna Baro.

https://www.centpourcent.com/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/01/2019 10:16  Mis à jour: 04/01/2019 10:16
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Meurtre de Patricia Bouchon : le suspect n°1 demande sa libération.
C’est sans doute sa dernière chance de comparaître, à compter du 14 mars, sans menottes, devant la cour d’assises de la Haute-Garonne. Laurent Dejean, 39 ans, a formulé, hier, devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel, une demande de remise en liberté. Le suspect numéro 1 dans le meurtre de Patricia Bouchon a de nouveau tenté de sortir d’incarcération.

Patricia Bouchon, une mère de famille de 49 ans, avait été sauvagement tuée le 14 février 2011 à Bouloc, une commune du nord de Toulouse, alors qu’elle effectuait un jogging matinal.

Représenté par Mes Guy et Pierre Debuisson, le suspect n’a pas comparu. « À l’époque, le cabinet Debuisson était partie civile dans l’affaire Viguier, a rappelé Me Pierre Debuisson. Il y avait 100 fois plus de charges contre M. Viguier (NDLR, acquitté deux fois) qu’il n’en existe aujourd’hui contre Laurent Dejean. Ici, le seul indice est qu’il aurait peut-être été vu par un témoin dans une voiture sur cette route cette nuit-là. Pour le reste, il n’y a rien ».

« Trouble persistant à l’ordre public »
Alors qu’un non-lieu a été requis par l’avocat général, « fait exceptionnel », le suspect reste en prison. « Les témoins auditifs n’ont pas reconnu sa voix. Laurent Dejean est resté quatre ans à Bouloc avant sa mise en examen. Il n’a pas cherché à fuir. » Et de proposer un contrôle judiciaire strict ou une assignation à résidence stricte, chez sa sœur dans le Rhône.

Dans ce dossier, « cette nouvelle étape est douloureuse pour la famille » de Patricia Bouchon, « épuisée, pour laquelle il est important d’être présent », expliquent Mes Julien Aubry et Lena Baro, pour la partie civile. « Aucun nouvel élément ne vient au soutien de la demande de M. Dejean. Il y a des arrêts motivés et précis. Un pourvoi a été rejeté par la cour de cassation ».

Hier, l’avocat général Lavigne a estimé qu’il restait « un trouble persistant à l’ordre public » en cas de sortie de prison de Laurent Dejean et a demandé la confirmation de son maintien en détention.

La décision devrait être rendue aujourd’hui par la chambre de l’instruction. Le procès devant la cour d’assises de la Haute-Garonne doit se tenir au 14 au 29 mars prochains.

CLAIRE LAGADIC https://www.ladepeche.fr/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/12/2018 13:24  Mis à jour: 28/12/2018 13:24
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Meurtre de Patricia Bouchon, la joggeuse à Bouloc : un procès très attendu…
2018
L'année 2018 a été marquée par une bataille procédurale de la part des avocats de Laurent Dejean, 38 ans, le suspect n° 1 dans le meurtre de Patricia Bouchon. Mes Guy et Pierre Debuisson ont ainsi multiplié les demandes de remise en liberté de leur client. De son côté, l'avocat général a lui-même requis un non-lieu devant la chambre de l'instruction. «L'analyse de 50 000 feuillets mène à cette convergence de position puisque, à l'évidence, toutes les investigations ont été menées sur la base de suspicions et d'éléments retenus à charge qui sont loin d'être suffisants pour que l'intéressé soit renvoyé devant la cour d'assises, résumait Me Guy Debuisson à l'époque. La défense comme l'avocat général concluent à un non-lieu, ce qui n'est pas anodin.»
Une position qui avait atterré la famille de la victime dont la fille, Carlyne, assistée par Me Lena Baro. Cette dernière n'envisageait en effet pas un non-lieu contre Laurent Dejean. «Ça nous paraît irréel». La chambre de l'instruction a finalement décidé de renvoyer le suspect devant les assises. Son pourvoi en cassation a parallèlement été rejeté. Ses multiples demandes de remises en liberté n'ont pas abouti.

2019
Huit longues années après le meurtre de Patricia Bouchon, le procès du suspect numéro 1 devrait s'ouvrir le 14 mars devant la cour d'assises de la Haute-Garonne à Toulouse. Un procès programmé pour durer deux semaines et dont la famille de la mère de famille attend enfin des aveux et une vérité.
Dans la partie adverse, on se prépare au contraire à plaider l'acquittement dans un dossier considéré comme «vide» de preuves directes à l'encontre de Laurent Dejean. L'avocat général Pierre Bernard ayant requis un non-lieu devant la chambre de l'instruction, il s'agira d'un procès particulier puisque le parquet pourra difficilement requérir autre chose que l'acquittement de l'accusé. La question des traces ADN retrouvées sur le corps de Patricia Bouchon et le témoignage d'un homme qui a décrit une Clio blanche conduite cette nuit-là, à cet endroit-là, par un homme qu'il a identifié comme Laurent Dejean seront au cœur de ce procès.
D'ici l'ouverture du procès, Laurent Dejean et ses avocats espèrent une remise en liberté de ce dernier. Ils la plaideront début janvier devant la chambre de l'instruction, quatre ans après son incarcération, alors qu'il clame toujours son innocence.

Claire Lagadic

https://www.ladepeche.fr/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/10/2018 13:18  Mis à jour: 20/10/2018 13:18
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Le meurtrier présumé de Patricia Bouchon sera jugé en mars 2019.
Il aura donc fallu près de huit ans pour voir s'ouvrir le procès du meurtrier présumé de Patricia Bouchon, la joggeuse de Bouloc, en Haute-Garonne.

Cette secrétaire dans un cabinet d'avocats toulousains et mère de famille de près de 50 ans, était partie le 14 février 2011 vers 4 heures du matin faire son jogging autour de Bouloc, à 25 km au nord de Toulouse. Peu après sa disparition, les enquêteurs trouvent sur la scène de crime - un petit chemin près de Bouloc - un chouchou et une boucle d'oreille lui appartenant et portant une empreinte inconnue.

L'émotion est vive, les recherches importantes. Un mois et demi après sa disparition, le corps de Patricia est finalement retrouvé, dissimulé dans un conduit d'eau sous une petite route à 14 kilomètres de son domicile.
Patricia Bouchon a les vertèbres et le crâne enfoncés par des coups. Son meurtrier a essayé de l'étrangler, un gant en latex est retrouvé enfoncé dans sa gorge.

Après deux gardes à vue, Laurent Dejean est finalement interpellé le 9 février 2014. Ce plaquiste originaire de Bouloc, présenté comme "psychotique" et ayant déjà subi des hospitalisations d'office et des "traitements très lourds", est inculpé d'homicide volontaire et écroué en 2015.

Depuis, Laurent Dejean ne cesse de clamer son innocence. Et coup de théâtre, le 18 janvier 2018, alors que le suspect conteste son renvoi devant une cour d'assises, l'avocat général de la chambre de l'instruction va dans ce sens en estimant qu'il n'y a pas, dans le dossier de 50.000 pages, les éléments nécessaires pour un renvoi devant la cour d'Assises. Selon la défense en effet, l'ADN retrouvé sur la victime ne correspond à Laurent Dejean.

Un mois plus tard, la Chambre de l'Instruction décide de ne pas suivre les réquisitions du parquet général et confirme le renvoi de Laurent Dejean devant les assises. L'homme sera donc jugé du 14 au 29 mars 2019.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 22/02/2018 12:35  Mis à jour: 22/02/2018 12:35
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Meurtre de Patricia Bouchon : Meurtre de la joggeuse de Bouloc : le suspect se pourvoit en cassation.
Laurent Dejean, 37 ans, le suspect n° 1 dans le meurtre de Patricia Bouchon, cette joggeuse tuée à Bouloc, au nord de Toulouse, le 14 février 2011, a décidé «de se pourvoir en cassation contre son renvoi devant la cour d'assises de la Haute-Garonne», explique Me Guy Debuisson, l'un de ses avocats avec Pierre Debuisson et Raphaël Darribère.

Jeudi dernier, alors que le parquet, à l'unisson de la défense, avait formulé des réquisitions de non-lieu à l'égard de Laurent Dejean, les juges de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse, ont décidé de renvoyer le suspect devant la cour d'assises et de le maintenir en détention. Une décision que le principal intéressé et ses avocats ne comprennent pas «au vu de l'absence de preuves à son encontre dans les 50 000 feuillets que compte le dossier».

Demande de mise en liberté

Outre le pourvoi en cassation, Laurent Dejean, incarcéré depuis trois ans devrait très rapidement formuler une demande de mise en liberté, en s'appuyant sur les réquisitions de non-lieu de l'avocat général Pierre Bernard.

Dans cette affaire, il avait été plusieurs fois placé en garde à vue avant sa mise en examen le 9 février 2015. Depuis, il continue de clamer son innocence du fond de sa cellule. Pour la famille de Patricia Bouchon et notamment sa fille Carlyne, sa culpabilité fait cependant «peu de doute au vu du dossier», décrivait-elle après avoir appris le renvoi de Laurent Dejean devant la cour d'assises.

C. Lagadic https://www.ladepeche.fr/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/02/2018 12:38  Mis à jour: 16/02/2018 12:38
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 La fille de Patricia Bouchon : «Ma mère ne sera pas morte pour rien»...
Moins d'une heure après l'annonce de la décision de la chambre de l'instruction, Carlyne Bouchon affiche un sourire vainqueur et des yeux pétillants. Pour la fille de Patricia Bouchon, il s'agit d'une première victoire. «Lorsque mon avocate m'a annoncé la nouvelle, ça a été l'euphorie, décrit la jeune femme. Ça fait sept ans qu'on attend qu'on nous dise qu'on va avoir droit à un procès en assises, à des explications. C'est enfin le cas. Ma mère ne sera pas morte pour rien.»

Soudées, Carlyne Bouchon et sa tante Sandra ne cachent pas leur émotion. Encore tremblante, Sandra se réjouit : «Le jeu de l'avocat général, le 18 janvier a été très démonstratif. On a commencé à avoir très peur. On a cru que tout allait s'arrêter et s'écrouler. Aujourd'hui, c'est le soulagement. On se dit qu'on va enfin avoir des explications.»

Les deux femmes attendent désormais le procès qui s'ouvrira d'ici quelques mois devant la cour d'assises de la Haute-Garonne. «C'est une nouvelle histoire qui débute, réalise Carlyne. J'espère que Monsieur Dejean aura enfin envie de nous faire part d'informations. On espère que sa parole va se libérer lorsqu'il va enfin nous faire face. Nous voulons le rencontrer, l'entendre.»

Christian, le mari de Patricia Bouchon, a quitté la région. Il reste très attentif à la procédure et a appris, hier matin, le renvoi de Laurent Dejean. «C'est difficile pour lui d'autant plus qu'il est loin, explique sa fille. Pour lui aussi, c'est un nouveau combat qui commence. Mais on est sur la bonne voie.»

Le meurtre de Patricia Bouchon et la longue enquête qui a suivi, de la découverte de son corps jusqu'à l'interpellation du suspect numéro 1, défraye la chronique depuis sept ans, jour pour jour. «On sait que ce procès va se dérouler dans une ambiance très particulière et très lourde en émotion, anticipe Sandra. C'est quelque chose qu'il faudra affronter.»

https://www.ladepeche.fr/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/02/2018 14:39  Mis à jour: 15/02/2018 14:39
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Meurtre de Patricia Bouchon : le suspect renvoyé devant les assises.
La chambre d'instruction de la cour d'appel de Toulouse est allée à l'encontre de l'avocat général qui avait demandé un non-lieu contre Laurent Dejean. Cette mère de famille de 49 ans était partie faire son jogging autour de Bouloc le 14 février 2011. Son corps avait été retrouvé un mois et demi plus tard.

Le principal suspect dans le meurtre de Patricia Bouchon sera bien jugé aux assises. La chambre d'instruction de la cour d'appel de Toulouse a rendu ce jeudi son arrêt dans l'affaire du meurtre de la joggeuse, retrouvée morte en février 2011 à Bouloc, en Haute-Garonne. Cette décision va contre l'avis du parquet général qui avait demandé un non-lieu contre Laurent Dejean le 18 janvier dernier. Ce dernier est écroué depuis février 2014.

Le renvoi a soulagé la famille de la victime, qui avait accueilli comme «un coup de massue» la demande de non-lieu. «C'est la décision que nous attendions, celle qui s'imposait. La famille avait besoin que le dossier passe devant les assises pour qu'il y ait un débat sur les zones d'ombre de ce dossier», a réagi dans 20 minutes Me Stéphane Julliard. Du côté des avocats du suspect c'est la déception. «Cela va être difficile pour lui, il va devoir se préparer à se battre. Nous avons des éléments capitaux pour sa défense dans tous les cas de figure. Nous aurons à cœur de les soutenir surtout au regard des réquisitions du procureur général», ont déclaré Me Raphaël Darribère et Me Marwan Hatoum ce matin, toujours dans 20 minutes.

http://www.lefigaro.fr/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/01/2018 12:05  Mis à jour: 23/01/2018 12:08
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Le mari de Patricia veut «un procès pour qu'il y ait une fin»…
Christian Bouchon savait que les charges contre le suspect du meurtre de sa femme étaient fragiles. Mais il ne comprend pas le non-lieu requis jeudi.

Longtemps, Christian Bouchon, 57 ans, est resté silencieux, prisonnier de son chagrin. Un homme discret qui sort aujourd'hui de sa réserve habituelle. L'affaire avait ému la France à l'époque. Patricia Bouchon, 49 ans, son épouse rencontrée lorsqu'ils avaient 16 ans tous les deux, a disparu au petit matin du 14 février 2011 alors qu'elle faisait son jogging quotidien dans les rues du village de Bouloc (Haute-Garonne), où le couple et sa fille résidaient.

Le corps de cette secrétaire dans un cabinet d'avocats, le crâne fracassé, les vertèbres brisées, ne sera retrouvé que sept semaines plus tard, caché dans une canalisation sous une route. Un suspect, Laurent Dejean originaire de Bouloc, poseur de cloisons au parcours de vie chaotique, a été finalement arrêté en février 2015 par les gendarmes et mis en examen pour homicide volontaire.

Un portrait-robot très précis l'avait fait reconnaître par ses proches. Sa voiture, une Renault Clio aperçue par un témoin, a disparu et aurait été revendue de la main à la main. Mais, jeudi, le parquet général de la cour d'appel de Toulouse a requis un non-lieu en faveur de cet homme incarcéré depuis trois ans et dont il avait pourtant refusé la remise en liberté à plusieurs reprises.

Comment réagissez-vous au non-lieu requis pour le suspect du meurtre ?
Christian Bouchon. Dans cette affaire, on le sait depuis le début, il n'y a pas de preuve irréfutable. Mais il y a une accumulation de coïncidences troublantes. Je ne sais pas si c'est lui, mais ce suspect a quand même reconnu avoir eu une Renault Clio. Plusieurs témoins en attestent. Les gendarmes ont retrouvé des pneus de Renault Clio chez lui. Pas la voiture en elle-même. Mais l'avocat général a mis en doute bien des points. On peut certes douter de tout. Mais un avocat général qui n'est pas au côté des victimes, j'avoue ne pas comprendre. Si ce n'est pas ce suspect, il n'était pas bien loin de là où Patricia a été tuée. Il a au moins vu quelque chose. J'ai besoin d'un procès pour qu'il réponde à toutes ces questions. Car il doit s'expliquer.

Avez-vous toujours confiance dans la justice ?
Oui. L'enquête de la gendarmerie a été exemplaire. On va attendre l'arrêt de la chambre de l'instruction et se motiver pour le 15 février... C'est le lendemain de la Saint-Valentin et de la date anniversaire de la disparition de Patricia. Si le non-lieu devait être confirmé, nous irions en cassation. Il me faut des réponses que je n'ai toujours pas. Si le suspect devait être aussi remis en liberté à l'issue, ce serait une décision de la conscience des juges. Moi, je veux juste comprendre ce qui est arrivé à mon épouse. Je veux un procès pour qu'il y ait enfin une fin. Sinon, cela ne le fera pas.

Comment avez-vous fait face depuis le début ?
On travaille. On se noie dans le travail. Cela évite de trop penser. Parfois, on prend des calmants. Mais au bout de sept ans, le souvenir de cette affaire fait mal. J'ai vendu la maison à Bouloc. Quand le corps de Patricia a été retrouvé en avril 2011, je n'ai même pas pu rentrer dans notre maison. Ma belle-sœur et ma fille m'ont aidé à vider cette demeure. Et je suis parti vivre quelque temps dans un meublé à Toulouse. Bouloc, c'était le village où il ne fallait plus être. Je ne pouvais plus y demeurer. Puis je suis parti vivre dans le Cantal.

Qui était Patricia ?
Patricia et moi, nous nous sommes connus quand nous étions adolescents. Moi, j'étais un apprenti mécanicien à Asnières (Hauts-de-Seine). Et elle, elle était au lycée. Elle était du XVe, à Paris. On fréquentait le même bar de copains. Il y a eu des hauts et des bas comme toutes les amours adolescentes. Nous nous sommes mariés en 1982. C'était une femme entière et déterminée. Je suis certain qu'elle n'a pas dû se laisser faire. Elle ne méritait pas cela. Personne d'ailleurs ne le mérite. Elle était surtout mon épouse depuis trente ans...

Et ce jour-là... ?
Après une opération, elle reprenait son footing tout doucement. Elle était très attachée à ce footing matinal. Mais, dans cette rue où elle a disparu, elle n'y allait jamais. C'est qu'elle y a été contrainte. Par qui ? Le suspect connaît au moins une partie de la réponse.

http://www.leparisien.fr/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/01/2018 13:31  Mis à jour: 18/01/2018 13:31
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Patricia Bouchon : : le meurtrier présumé conteste son renvoi devant la Cour d'assises.
La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Toulouse examine ce jeudi l'appel du suspect contre l'ordonnance de renvoi devant les assises. La joggueuse avait disparu en 2011 à Bouloc (Haute-Garonne). Le suspect a été arrêté et mis en examen en 2015.

Par Fabrice Valery https://france3-regions.francetvinfo.fr/


Laurent Dejean sera-t-il jugé devant la Cour d'assises de la Haute-Garonne pour le meurtre de Patricia Bouchon ? L'homme, arrêté et mis en examen en 2015 conteste devant la justice son renvoi en cour d'assises. L'audience devant la Chambre de l'Instruction de la Cour d'appel de Toulouse se déroule ce jeudi. La décision sera mise en délibéré.

Au terme de 6 années d'enquête, le juge d'instruction a clos le dossier signant une ordonnance de renvoi du suspect devant les assises. C'est cette ordonnance que Laurent Dejean et ses avocats contestent ce jeudi. "Il n'y a pas de preuves matérielles, pas de traces ADN, pas d'aveu de mon client" rappelle Maître Pierre Debuisson.

Le suspect mis en examen pour le meurtre de la joggeuse et ses avocats espèrent donc que la Chambre de l'Instruction annulera la décision du magistrat instructeur.

Pourtant les récentes décisions de la justice dans ce dossier ne sont pas allées dans le sens notamment en novembre dernier lorsque la Chambre de l'Instruction de la Cour d'appel a rejeté une nouvelle demande de remise en liberté.

Patricia Bouchon a disparu près de Bouloc le 14 février 2011 alors qu'elle faisait son footing dans la campagne avant le lever du jour. Son corps a été retrouvé un mois et demi plus tard dissimulé dans une canalisation près d'une route. Laurent Dejean avait été suspecté au moment des faits mais n'a finalement été mis en cause par les enquêteurs que quatre ans plus tard. Il souffre de troubles psychotiques.

Quand à la Renault Clio que des témoins disent avoir aperçue sur les lieux présumés du meurtre, elle n'a jamais été retrouvée. Mais d'autres témoins ont indiqué que Laurent Dejean conduisait une voiture de ce type à l'époque des faits.
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/11/2017 16:48  Mis à jour: 06/11/2017 16:48
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Le meurtrier présumé de la joggeuse de Bouloc reste en prison .
La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse a décidé, ce lundi 06/11/2017, de maintenir en détention l'homme soupçonné d'avoir tué Patricia Bouchon pendant son jogging au nord de la Haute-Garonne le 14 février 2011.
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 01/11/2017 12:36  Mis à jour: 01/11/2017 12:36
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Patricia Bouchon, joggeuse tuée à Bouloc : le suspect emprisonné demande sa remise en liberté .
Le tribunal rendra sa décision lundi

Le corps de Patricia Bouchon avait été retrouvé un mois et demi après sa disparition près de Toulouse. Quatre ans après les faits, le 9 février 2015, un individu a été arrêté et placé en détention provisoire.
Mardi à Toulouse, cette affaire est revenu devant la justice à la faveur d'une demande de mise en liberté formulée par le suspect.
La chambre de l'instruction rendra sa décision lundi.

Un artisan "présenté comme psychotique"
Cet homme de 34 ans, ancien plaquiste, est connu pour des troubles psychiatriques importants. Depuis les faits, il avait demandé un arrêt de travail d'un mois, dix jours après le meurtre, pour suivre des soins psychiatriques à la demande d'un psychiatre qu'il était allé voir sur les conseils d'un ami.
Il a démissionné après son arrêt de travail et n'a jamais repris son métier. Depuis, il a subi des hospitalisations d'office, des "traitements très lourds".
Selon Le Parisien, le suspect ne prenait pas de traitement à l'époque des faits et "passait son temps à marauder en voiture et ne dormait quasiment pas". Cet homme était "à l'époque un oiseau de nuit privé de sommeil". Il était adepte des "paradis artificiels, alcool et toxiques divers", a confirmé le parquet.

... qui s'était accusé du meurtre en 2012
Cet homme "avait été auditionné une première fois, en octobre 2011, dans le cadre des investigations des enquêteurs", indique une source proche du dossier.
Comme le rappelle France Info, cet individu s'est ensuite accusé du meurtre de Patricia Bouchon en juillet 2012. Il s'était présenté de lui-même aux gendarmes. Mais après 36 heures de garde à vue, "aucun lien n'avait pu être établi" entre cette personne et le crime, avait indiqué à l'époque le procureur.

Reconnu grâce à un portrait-robot
Le suspect avait de nouveau été placé en garde à vue en janvier et en juin 2014, après avoir été reconnu par plusieurs témoins comme l'homme du portrait-robot. Les enquêteurs ont travaillé sans relâche pour identifier le meurtrier à partir de témoignages, d'un ADN partiel, de traces de pneus et de ce portrait-robot d'un homme âgé de 35 à 40 ans, mal rasé, coiffé d'un bonnet.
Ce portrait-robot avait été élaboré dès le début de l'enquête sur la base du témoignage d'un automobiliste qui avait remarqué une Renault Clio de première génération immobilisée, sans lumière près de la scène du crime. Il avait alors aperçu le conducteur à la lumière de ses phares, vers 4h30 sur une petite route proche de Bouloc (Haute-Garonne), là où Patricia Bouchon a disparu cette même nuit du 14 février 2011, lors de son jogging.

Parmi les indices "concordants" relevés par le procureur, figure notamment le fait que le suspect a toujours nié avoir eu une Clio claire, comme celle signalée, alors que de nombreuses personnes de son entourage l'associent à cette voiture.

Pas d'alibi et capable d'explosions de violence
Lors de ces précédentes gardes à vue en janvier et juin 2014, les enquêteurs avaient été intrigués par plusieurs déclarations. "J'ai fait mon deuil pour Patricia Bouchon. Je n'y pense plus", avait notamment dit le suspect, avant d'embrasser la photo de la victime. "Je n'ai aucun remords dans cette affaire. Je la connaissais à peine", avait-il ajouté.
Il n'a jamais fourni d'alibi. Des témoins ont par ailleurs indiqué que le suspect était capable d'explosions de violence compatibles avec la violence des coups portés à la victime.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/04/2017 08:21  Mis à jour: 28/04/2017 08:21
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Re : Meurtre de Bouloc, meurtre de Patricia Bouchon : le suspect reste en prison. Une longue liste de victimes…
Patricia Bouchon avait 49 ans quand elle a été assassinée dans la matinée du 14 février 2011 alors qu'elle faisait son jogging dans les rues de la commune de Bouloc au nord de Toulouse.. Ce mardi, la cour d'appel de Toulouse a déterminé qu'elle avait suffisamment d'éléments à disposition pour maintenir le suspect du meurtre, Laurent Dejean en prison qui avait motivé une demande de remise en liberté devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel.

Une longue liste de victimes

Depuis 2005, la liste de joggeuses disparues avant d'être assassinées paraît sans fin : Nelly Crémel, 17 ans (juin 2005, Rueil-en-Brie/Seine-et-Marne) ; Martine Jung, 49 ans (août 2007, Schweighouse-sur-Moder/Bas-Rhin) ; Marie-Christine Hodeau, 42 ans, (septembre 2009 Milly-la-Forêt/Seine-et-Marne) ; Natacha Mougel, 29 ans (septembre 2010, Marcq-en-Baroeul/Nord) ; Marie-Jeanne Meyer, 17 ans (juin 2011, Tournon-sur-Rhône/Ardèche. Tous les meurtriers présumés ont été arrêtés et condamnés.

Et, hier, 30 ans de réclusion ont été requis contre un boulanger de métier pour avoir poignardé à mort une joggeuse de 24 ans en 2014 en Seine-Saint-Denis.

La Dépêche du Midi http://www.ladepeche.fr/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/12/2016 16:17  Mis à jour: 17/12/2016 16:17
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Re : Meurtre de Patricia Bouchon ( la joggeuse de Bouloc): le suspect reste en prison. ( Vidéo)
Le suspect du meurtre de la joggeuse de Bouloc (Haute-Garonne) s'est vu notifier vendredi 16 décembre son maintien en détention. La cour d'appel de Toulouse estime qu'elle a suffisamment d'éléments à disposition pour refuser la remise en liberté qu'il demandait.

Laurent Dejean reste en prison.

Le suspect du meurtre de Patricia Bouchon avait demandé sa remise en liberté auprès de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse.
Celle-ci l'a refusée, a-t-on appris vendredi 16 décembre, au motif qu'elle a suffisamment d'éléments justifiant le maintien en détention.

Une décision qui n'est pas une surprise pour l'avocat du suspect, maître Guy Debuisson, même si celui-ci insiste sur le fait qu'il n'existe aucune preuve définitive de la culpabilité de son client.

Patricia Bouchon, 49 ans, a été assassinée le 14 février 2011 alors qu'elle faisait son jogging à Bouloc, en Haute-Garonne, où elle résidait.

Laurent Dejean, arrêté en 2015, est lui aussi originaire de Bouloc. Il clame son innocence depuis son incarcération.
Pour son avocat, sa libération n'est que partie remise. "C'est un dossier d’acquittement, c'est incontestable", a déclaré maître Guy Debuisson à nos confrères de France 3 Tar


Réaction Maître Debuisson, avocat du suspect
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/12/2016 10:54  Mis à jour: 14/12/2016 12:27
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Re : Meurtre de Patricia Bouchon ( la joggeuse de Bouloc) : le suspect demande sa remise en liberté.
Incarcéré depuis 22 mois, mis en examen pour la mort de Patricia Bouchon, la joggeuse de Bouloc, Laurent Dejean a motivé une demande de remise en liberté ce mardi 13 novembre devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse.

L’occasion de passer en revue un dossier qui compte près de 40000 pages après cinq ans d’investigations. Le président Louis Parant a passé en revue le "faisceau d’indices" qui pèse sur les épaules de cet ancien plaquiste qui nie depuis sa première garde à vue être responsable de la mort de Patricia Bouchon.

Le nouvel avocat du mis en examen, Me Pierre Debuisson, soutenu par Me Marwan Hatoum, a développé les manques d’une longue enquête "où il n’existe aucune preuve définitive à l’encontre de Laurent Dejean". La défense a donc réclamé sa remise en liberté avec une assignation à résidence loin de Bouloc.

Le parquet général estime, au contraire, qu’il existe des éléments suffisants pour maintenir le suspect en détention.

La décision de la chambre est attendue vendredi mais la prise de parole de Laurent Dejean, à la fin des débats, semble d’ores et déjà avoir mis à mal la plaidoirie de la défense en faveur de sa remise en liberté.

JEAN COHADON http://www.ladepeche.fr/article/2016/ ... n-liberte-en-suspens.html

Laurent Dejean parle et sa liberté se referme.



Accusé du meurtre de la joggeuse de Bouloc, Laurent Dejean plaidait hier sa remise en liberté devant la chambre de l'instruction. En tout cas, ses avocats ont essayé.

Cheveux courts, gros pull gris, les sourcils souvent froncés, Laurent Dejean écoute les débats devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse via une visioconférence. Incarcéré «depuis 22 mois», précise ce plaquiste, il est accusé le 14 février 2011 d'avoir agressé, puis tué Patricia Bouchon, la joggeuse de Bouloc. Le corps de cette mère de famille a été retrouvé 43 jours plus tard, en mars 2011 pas si loin d'une propriété «où vous avez travaillé», note Louis Parant, le président de la chambre dans son rapport.

Un rapport où le magistrat énumère «indices, charges ou plutôt coïncidences et présomptions… Un faisceau d'éléments convergents même si aucune preuve formelle et directe ne se trouve dans le dossier.»

Élément comme la fameuse Renault Clio, que l'homme mis en examen a longtemps refusé «avant de dire peut-être hier devant le juge d'instruction», annonce son défenseur, Me Pierre Debuisson. Mais aussi le portrait-robot dessiné par ce livreur qui au matin du 14 février 2011, juste après avoir croisé la joggeuse, a failli percuter la Renault Clio, tous feux éteints. Un témoin qui affirme identifier Laurent Dejean «à plus de 90 %», indique le président lors de la mise en situation. «Mais qui ne l'a pas identifié quand, quelques jours après la disparition de Patricia Bouchon, on lui a présenté Laurent Dejean lors d'un tapissage photo», défend Me Debuisson. Le comportement de ce garçon instable, «schizophrène» selon un expert, avant et surtout après la disparition de Patricia Bouchon se range aussi parmi ces «éléments convergents» qui pèsent dans les soupçons.

Aux yeux de l'avocat général Philippe Renzi, les charges sont d'ailleurs suffisantes pour laisser Laurent Dejean en détention. Une situation «qui n'a que trop duré», estime au contraire Me Pierre Debuisson. Lui propose une assignation à résidence, loin de Bouloc. «Parce que ce garçon, qu'on accuse facilement de violence, n'a jamais été condamné. Et malgré cinq ans, d'enquête et 40 000 pages de dossier, aucune preuve formelle ne l'accuse !» Il détaille la fameuse Clio, «blanche ou grise faudrait savoir», son client «soupçonné très tôt, bien avant la diffusion du portrait-robot et qui raconte toujours la même chose !». «Et sa voix, entendue par les témoins lors de l'agression de Patricia Bouchon, n'a pas été reconnue lors de la remise en situation», ajoute Me Marwan Hatoum, avocat depuis la première heure du suspect.

La défense semblait avoir marqué des points. Puis Laurent Dejean a pris la parole, pour aussitôt affirmer : «Je n'ai jamais eu de Clio. C'était une Fiat Punto !» Ses avocats sont restés pétrifiés, le président Parant s'est agacé. La décision est attendue vendredi mais entre-ouverte, la porte de la liberté semble s'être déjà refermée.

Jean Cohadon
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/11/2016 17:04  Mis à jour: 24/11/2016 17:04
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Re : Plus de 5 ans après la mort de Patricia Bouchon, le 14 février 2011 à Bouloc, un homme reste en prison. Laurent Dejean vient de mandater un nouvel avocat et réclame sa remise en liberté.
Image redimensionnée


«Dans ce dossier, il n'y a absolument aucun élément sérieux à l'encontre de M. Dejean», annonce Me Guy Debuisson. L'avocat toulousain vient de rentrer dans le dossier de la joggeuse de Bouloc. Cette femme a disparu le 14 février 2011 à Bouloc alors qu'elle effectuait son jogging vers 4 h 30. Son corps, le crâne fracassé, a été retrouvé 43 jours plus tard, caché sous un pont à Villematier, à moins de 15 km de l'impasse où elle a été agressée.

Pendant quatre ans, les gendarmes ont multiplié les hypothèses (plus de 50 !), réalisés des vérifications par centaines. Finalement, ils ont interpellé en février 2015 Laurent Dejean, un plaquiste de Bouloc, psychologiquement instable, capable de violence et dont le profil correspondait avec celui de l'agresseur. À la clef, un faisceau d'indices importants à défaut de preuve définitive.

Le suspect, arrêté le 9 février 2015, s'est «installé» en prison. Depuis, malgré une reconstitution, malgré les expertises, malgré plusieurs confrontations dans les bureaux des juges d'instruction toulousains, la doyenne Myriam Viargues et Fabrice Rives, le suspect numéro 1 ne tremble pas. Quitte parfois à nier ce qui parait une évidence, comme la propriété d'une Renault Clio. Une trentaine de témoins affirment que Laurent Dejean conduisait une Clio en 2011. Est-ce celle qui a été vue par un témoin quelques minutes avant la disparition de Patricia Bouchon ? Laurent Dejean se trouvait-il au volant ? Un témoin le croit. Le principal intéressé s'en étonne et répète qu'à cette époque, il circulait à bord d'une Fiat Punto.

L'instruction du dossier, qui compte désormais 40 000 pages (!) touche à sa fin (lire l'encadré). Du côté de la défense, et du suspect numéro 1, on a visiblement décidé d'accélérer. «M. Dejean m'a sollicité pour compléter sa défense avec Mes Hatoum et Darribère. Dans un dossier criminel, on ne peut s'appuyer uniquement sur des suspicions, dénonce Me Guy Debuisson. Il existe dans ce dossier bien moins d'éléments contre M. Dejean qu'il n'en existait dans un dossier où un professeur de droit était accusé et où j'étais partie civile. Pourtant, par deux fois, ce professeur a été acquitté. J'ai donc l'espoir très fort d'obtenir rapidement une remise en liberté car, je le répète, le dossier du crime de Bouloc est vide de preuve.»

Un procès ?


Depuis la fin février 2011, avant même la découverte du corps meurtri de Patricia Bouchon, les gendarmes recherchaient la Renault Clio croisée par un témoin quelques minutes avant l'agression de la joggeuse. Depuis que la piste Dejean s'est précisée, ils ont renforcé leurs recherches, sondant les lacs où ce dernier aimait pêcher. «Des recherches sont toujours en cours», lâche une source proche dossier . Et au moins une confrontation est encore programmée dans le cadre de l'instruction. Et après ? Le renvoie de Laurent Dejean devant la cour d'assises sera sans doute requis. Le procès aura-t-il lieu ?
Si Laurent Dejean obtient sa remise en liberté, qui devra sans doute être plaidée devant la chambre de l'instruction, cela paraît peu probable. En revanche s'il reste en prison…
Jean Cohadon http://www.ladepeche.fr/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/07/2016 10:03  Mis à jour: 25/07/2016 10:03
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Re : PATRICIA BOUCHON :Lundi 25/07 à 20h55, "Crimes de l'été" sur NRJ12 vous emmène en Midi-Pyrénées.
"Crimes de l'été " se poursuit sur NRJ12 avec Jean-Marc Morandini qui vous emmène cette fois en Midi-Pyrénées pour vous raconter 3 affaires qui ont défrayés la chronique et marqué la population.

Au sommaire :

Meurtre de Patricia : la traque continue

Le 14 février 2011, Patricia Bouchon, joggeuse, a été victime de coups violents provoquant sa mort.
Son corps a été retrouvé six semaines plus tard.
La victime avait un gant en latex au fond de la gorge.

Mort en protégeant les siens
Une nuit de juillet 2009, la vie de toute une famille bascule dans l'horreur.
A Colomiers, peu avant 2 heures, un homme meurt dans le salon de sa maison, tué de six coups de couteau.
Il voulait protéger sa famille et sa maison d'une bande d'agresseurs.

La vie brisée de Kevin, 19 ans
Le 11 mai 2012, un squelette calciné est découvert par un promeneur dans un sous-bois.
Les analyses ADN permettent d'identifier le corps de Kevin Sellier, 19 ans.
Le jeune homme est connu pour divers vols et petits trafics.
Les gendarmes pensent alors à un règlement de comptes.

http://www.jeanmarcmorandini.com/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/02/2016 13:15  Mis à jour: 28/02/2016 13:15
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Re : Marwan Hatoum et Raphaël Darribere : "Rien ne démontre que Laurent Dejean a tué Patricia Bouchon".
Marwan Hatoum et Raphaël Darribere sont les avocats de Laurent Dejean, mis en examen le 9 février 2015. Cet habitant de Bouloc est le suspect numéro 1 dans l’affaire du meurtre de la joggeuse Patricia Bouchon, agressée mortellement le 14 février 2011. Depuis son incarcération il y a un an, Laurent Dejean clame son innocence mais dort à la prison de Seysses. 5 ans après ce retentissant fait divers, et afin de mieux comprendre où en est cette affaire où la cellule d’enquête semble appartenir au passé, les deux avocats, ont répondu à nos questions.

Le Petit Journal : Que s’est il passé depuis la mise en examen de Laurent Dejean le 9 février 2015 ?

Marwan Hatoum et Raphaël Darribere : Des investigations ont été menées. Il y a eu des confrontations et des expertises psychologiques de notre client. Pour autant, après maintenant un an d’information judiciaire, nous considérons que le dossier n’a pas avancé et qu’on est toujours dans des suspicions. A l’époque, nous n’avions pas contesté cette mise en examen car nous souhaitions connaitre en détail le dossier et analyser les éléments à charge et à décharge. Aujourd’hui, nous faisons le constat que depuis l’enquête initiale, l’information judiciaire n’a pas révélé d’élément nouveau et par conséquent, rien ne démontre que notre client a tué Patricia Bouchon.

LPJ : Une année en prison, sans être jugé, c’est long. Comment avez-vous vu évoluer
l’état d’esprit de votre client et quel sentiment vous donne-t-il aujourd’hui ?
MH et RD : Au début, quand il a été incarcéré, c’était un choc pour lui malgré le fait qu’il ait été placé en garde à vue par les enquêteurs pendant 48 heures, en janvier et en juin 2014. Cette mise en examen, pour lui, c’était l’occasion de se défendre pour être innocenté. C’était son sentiment. Il disait qu’il acceptait rester quelques mois en prison le temps d’être blanchi. Maintenant, ça fait un an. La dernière fois qu’on l’a vu, il était fatigué mais il clame toujours avec fermeté son innocence.

LPJ : En février 2015, lors de l’arrestation, le Procureur avait parlé d’indices « graves et concordants » mais pas forcément de preuves. Depuis, est-ce que des choses ont évoluées ?
MH et RD : C’est au Procureur de répondre à cette question. A l’époque, il parlait d’un faisceau d’indices mais nous, nous considérions qu’il n’y avait pas de faisceau d’indices, nous jouons, peut-être sur les mots, mais nous estimons qu’il n’y a que des suspicions encore aujourd’hui cela ne justifie pas le maintien en détention provisoire de notre client.

LPJ : On dit que votre client aurait changé après la date du meurtre de Patricia Bouchon. Certaines personnes ont décrit des actions surprenantes de sa part, accentuant sa carte de coupable idéal…
MH et RD : Est-ce que l’interprétation fait un dossier ? Ca reste des suspicions. Comme nous l’avons déjà dit, on accuse Laurent Dejean d'énormément de choses mais dans cette affaire, les enquêteurs supposent beaucoup ou tirent des conclusions d'éléments fragiles.

LPJ : Deux points essentiels persistent dans ce dossier : une Clio et un portrait robot. Ces éléments sont là car une personne a croisé quelqu’un avec ce véhicule à proximité de la scène du crime, à ce moment là. Le témoin a confirmé que votre client était la personne du portrait robot. Concernant la Clio, elle reste introuvable mais se voit associée à Laurent Dejean par des témoignages…
MH et RD : Laurent Dejean conteste formellement avoir été propriétaire, utilisateur ou détenteur d’une Clio blanche à cette époque là. Il a eu, par le passé, dit-il, une Clio de couleur rouge et une autre bleu mais, jamais blanche. Il dit avoir eu une Fiat Punto blanche à l’époque des faits. Au niveau des investigations matérielles, il n’a pas pu être démontré qu’il ait été propriétaire de cette Clio. Pas de carte grise, de certificat d’achat ou de vente de cette voiture. Certes, il y a des témoins qui disent l’avoir vu avec cette voiture mais le problème est que les témoignages varient selon la période. Il y a des témoins qui le situent au moment des faits, d’autres biens avant et d’autres après… Aujourd’hui, il n’y a pas d’éléments qui démontrent de manière formelle qu’il a eu cette voiture.

LPJ : On sait que Laurent Dejean vivait dans un appartement et à l’étage. Patricia Bouchon a été agressée le 14 février 2011. Son corps a été retrouvé le 29 mars 2011, un mois et demi plus tard sous un petit pont à Villematier. Selon les éléments à votre connaissance, est-ce que le corps de la victime aurait été placé sous le pont le jour-même de son agression mortelle, ou plus tard ?

MH et RD : Nous ne le savons pas précisément. On sait juste que vu que c’était l’hiver et qu’il faisait froid, le corps était plus ou moins bien conservé. Connaître la datation exacte, c’est difficile.

LPJ : Si l’on compare cette affaire à d’autres que vous avez déjà suivi, est-ce l’une des plus indécises et longues que vous ayez connues ?

MH et RD : Chaque affaire est différente.

LPJ : Ce n’est pas une affaire qui « prend » plus qu’une autre ?
MH et RD : C’est une affaire qui questionne puisqu’il n’y a ni aveux, ni ADN, ni élément de preuve, seulement des témoignages et beaucoup d’interprétations, avec un déroulement peu fréquent : mise en garde à vue de notre client, en janvier 2014, puis sa remise en liberté, une nouvelle mise en garde à vue en juin 2014, puis à nouveau une remise en liberté, et finalement une interpellation plusieurs mois après, en février 2015.

LPJ : Avez-vous le sentiment que les choses bouges ?
MH et RD : Rien ne démontre que Lauren Dejean a tué Patricia Bouchon ! Après un an d’information judiciaire, on fait le constat qu’il n’y a pas plus d’éléments que lors de la mis en examen de notre client. C’est difficile d’accepter que notre client, après un an de détention provisoire, soit encore en prison alors qu’en parallèle le dossier n’évolue pas. Comme en décembre, nous demandons sa remise en liberté, il restera à la disposition de la justice, dans l’attente d’un éventuel procès ou pas !

LPJ : Est-ce que vous pensez qu’à l’heure actuelle, le meurtrier de Patricia Bouchon est peut-être dans la nature ?
MH et RD : Oui, bien sûr.

http://www.lepetitjournal.net/011016- ... -Patricia-Bouchon.html_20
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/01/2016 17:22  Mis à jour: 24/01/2016 17:22
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Re : Patricia Bouchon ... Meurtre de la joggeuse de Bouloc : pas d'aveu, pas de preuve ...
Laurent Dejean affirme qu'il n'est pas l'homme qui a tué Patricia Bouchon le 14 février 2011, à Bouloc. Ses avocats, Mes Hatoum et Darribère dénoncent un dossier sans preuve.

Qui a tué Patricia Bouchon, le matin du 14 février 2011, dans une petite impasse de Bouloc, au nord de Toulouse ? Presque cinq ans après la mort de cette mère de famille, et un an après la mise en examen le 9 février 2015 de Laurent Dejean, beaucoup de questions restent sans vraies réponses.

Et pour la première fois, les avocats du suspect numéro dénoncent un dossier «vide de charges réelles». Enfant de Bouloc au caractère impulsif, Laurent Dejean présente un profil qui semblait «coller» avec le tueur. Mais cet homme nie toute implication dans le meurtre de Patricia Bouchon. Le pari que constituait sa mise en examen l'an dernier, avec la volonté de trouver de nouveaux éléments, voir de le déstabiliser lors des interrogatoires ou des expertises, n'a pas produit l'effet espéré.

Les experts psychiatres et psychologue ne semblent pas avoir déniché chez cet ancien plaquiste, qui souffre de troubles du comportement depuis l'adolescence, de névrose ou traits particuliers qui pourrait le transformer en tueur violent.
Le juge d'instruction Fabrice Rives a multiplié les confrontations, avec des proches ou des témoins sans que Laurent Dejean ne fende sa carapace, même face à son ancienne petite amie. Même la reconstitution ne l'a pas fait fléchir. Le témoin numéro 1 qui dit reconnaître «à 90 %» Laurent Dejean comme l'homme qu'il a vu au volant de la fameuse Clio quelques minutes après avoir croisé la joggeuse sur le bord de la route le 14 février 2011 ne le trouble pas. Quant à la fameuse Clio, malgré de nouvelles recherches menées pendant l'été, elle reste introuvable.

Une première demande de remise en liberté, déposée par ses avocats, vient d'être refusée. Il y en aura d'autres. Les enquêteurs de la section recherches de la gendarmerie continuent de penser que cette 52e hypothèse (!) reste la bonne. Et on peut faire confiance au juge Fabrice Rives pour pousser encore l'instruction. Mais sans aveu, et sans preuve, la quête de vérité s'annonce chaque jour plus périlleuse.

http://www.ladepeche.fr/article/2016/ ... eu-preuve-ca-pietine.html
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/01/2016 09:15  Mis à jour: 06/01/2016 09:15
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Re : Non élucidé - L'affaire Patricia Bouchon( Vidéo)
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/07/2015 12:43  Mis à jour: 21/07/2015 12:43
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Re : Patricia Bouchon , Joggeuse de Bouloc : la cellule «Disparition 31» dissoute
Créée début mars 2011, la cellule d'enquête «Disparition 31» composée de 16 enquêteurs de la gendarmerie chargés d'élucider la disparition puis le meurtre de Patricia Bouchon a été dissoute début juillet. Un suspect est toujours écroué et les investigations continuent.

Après plus de quatre ans d'existence, la cellule d'enquête «Disparition 31», créée par les gendarmes en mars 2011, après la disparition et le meurtre de Patricia Bouchon mortellement agressée lors de son jogging matinal, le 14 février 2011, à Bouloc, près de Toulouse, est officiellement dissoute depuis le 3 juillet.

«Même si les investigations se poursuivent, le travail d'enquête actuel ne nécessite plus l'activation d'une telle structure qui était composée de gendarmes venus de différentes unités», confirme une source officielle au sein de la section de recherche (SR), en charge de l'enquête sur le meurtre de Patricia Bouchon. Les 16 enquêteurs initiaux venus des brigades territoriales ou des brigades de recherches pour composer la cellule spéciale de la SR, devraient prochainement réintégrer leur unité respective. Une structure d'enquête à la longévité déjà exceptionnelle et dont le nombre de gendarmes qui y travaillaient a fluctué, passant de 16 à 5, ces derniers mois. L'enquête a connu une avancée décisive, le 12 février 2015, avec le placement en détention de Laurent Dejean, 36 ans, soupçonné du meurtre de Patricia Bouchon. La mise en examen de ce suspect qui continue de nier sa participation à ce crime et l'étude de nombreuses autres hypothèses ne justifient donc plus le maintien de cette cellule même si l'enquête se poursuivra, sous l'autorité du juge d'instruction, Fabrice Rives. Décrit comme psychologiquement fragile et présentant un terrain schizophrène, le suspect a changé de comportement après les faits.

Clio introuvable

Ce brutal changement d'attitude ainsi que les témoignages de 31 personnes confirmant qu'il possédait une Clio de couleur claire et dans laquelle il est reconnu par un automobiliste le matin du meurtre, constituent les principales charges, malgré ses dénégations. Une Clio, élément crucial du dossier qui fait encore cruellement défaut puisqu'elle n'a toujours pas été retrouvée. Des commissions rogatoires sont toujours en cours.

Dernièrement, des plongeurs de la gendarmerie venus d'Arcachon ont sondé différents points d'eau ainsi que le Tarn et le Girou. Mais sans succès.

Frédéric Abéla http://www.ladepeche.fr/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/04/2015 13:44  Mis à jour: 27/04/2015 13:44
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Re Meurtre de la joggeuse de Bouloc : un témoin clé nous raconte ce qu'il a vu !
Patricia Bouchon, une mère de famille de 49 ans, a été tuée alors qu'elle faisait un jogging près du village de Bouloc une nuit de 2011. Pour la première fois, Victor raconte ce qu'il a vu en partant au travail. Son témoignage incrimine directement un homme au lourd passé psychiatrique. Sept à huit revient sur le déroulé des faits.

C'était il y a quatre ans. Le 14 février 2011, Patricia Bouchon, une secrétaire de 49 ans maman d'une petite fille, disparait alors qu'elle fait du jogging à 4h du matin à Bouloc, une commune située à 20 kilomètres de Toulouse. Une affaire particulièrement médiatisée qui connaîtra une fin tragique. Le corps de la joggeuse est finalement retrouvé inanimé quarante-deux jours plus tard par un chasseur. Son visage est couvert de blessures causées par un objet contendant. Commence alors une longue enquête criminelle. Retour sur cette affaire avec ce reportage de Sept à Huit (à voir ci-dessus).

"Je vois un homme avec un bonnet"

En l'absence d'ADN exploitable sur la scène de crime, les enquêteurs ont à leur disposition un témoignage capital : celui de Victor. Alors qu'il se rend à son travail, l'homme croise Patricia Bouchon en plein jogging vers 4 heures du matin. 200 mètres plus loin, il est obligé de s'arrêter à cause d'une voiture stationnée tous feux éteints en plein milieu de la route. "Je vois un homme avec un bonnet, moi je lui pose la question : 'Est-ce qu'il y a un problème ? Tout va bien ?' Et là il démarre de façon agressive", raconte-t-il. Ce témoin apporte une autre indication primordiale : la marque de la voiture du mystérieux conducteur, une Clio première génération.

Victor permet aussi aux enquêteurs d'établir un premier portrait-robot du suspect. Certains habitants pensent reconnaître Laurent Dejean, un homme au changement de comportement brutal depuis la découverte du corps de Patricia Bouchon. Agé de 32 ans, il aurait possédé une Clio dont il se serait débarrassé juste après le meurtre.

Un suspect au lourd passé psychiatrique

D'après son ancien patron à la tête d'une entreprise de plâtrerie à Bouloc, Laurent Dejean se serait fait licencié à sa demande après avoir obtenu un arrêt maladie délivré par un psychiatre. Lui aussi a remarqué des détails troublants : "L'affaire le dérangeait, il en parlait, il se sentait soupçonné..."

VIDEO. Meurtre de la joggeuse de Bouloc : les ex-collègues du principal suspect témoignent.



Dans le voisinage proche du suspect, le constat est le même. "Il croyait que des gens lui faisaient du vaudou. C'est à ce moment-là qu'on s'est dit qu'il y a avait quelque chose de grave", témoigne un voisin. Alors que son état mental ne cesse de se dégrader, les proches du jeune homme décident de le faire interner en hôpital psychiatrique. En 2012, il est finalement diagnostiqué schizophrène.

Après deux gardes à vue, Laurent Dejean est mis en examen le 9 février 2015 pour homicide volontaire. Il risque la réclusion criminelle à perpétuité.

VIDEO. Victor raconte sa confrontation avec le présumé meurtrier de la joggeuse de Bouloc



http://lci.tf1.fr/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/04/2015 12:20  Mis à jour: 12/04/2015 12:20
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Re: Patricia Bouchon ; meurtre de Bouloc : la Clio du suspect reste introuvable
Publié le 12/04/2015
Deux mois après la mise en examen d'un suspect dans l'affaire du meurtre de Patricia Bouchon, celui-ci campe sur ses positions et clame son innocence. La voiture incriminée reste introuvable.

Deux mois après l'incarcération d'un suspect dans l'affaire du meurtre de Patricia Bouchon, cette femme de 47 ans tuée le 14 février 2011, alors qu'elle faisait son jogging, à Bouloc, près de Toulouse, la justice ne lâche pas d'une semelle Laurent Dejean. Mis en examen pour «homicide volontaire», le 10 février dernier, cet homme de 35 ans qui clame toujours son innocence, s'explique régulièrement dans le bureau du juge d'instruction Fabrice Rives, en charge du dossier. Après deux mois passés derrière les barreaux de la maison d'arrêt de Seysses, son comportement n'a pas changé. «Il n'a pas varié dans ses déclarations, il se dit toujours étranger à ce meurtre», assurent ses avocats, Mes Hatoum et Darribère.

Élément manquant de cette enquête au long cours, la fameuse Clio de couleur claire n'a toujours pas été retrouvée. Confronté, devant le magistrat instructeur, aux premiers témoins qui assurent l'avoir vu au volant de ce type de voiture dans des périodes proches des faits, Laurent Dejean se veut catégorique : «Je n'ai jamais eu cette voiture entre les mains.» Il évoque simplement l'existence d'une Fiat Punto blanche dont les gendarmes avaient d'ailleurs retrouvé tous les documents, contrairement à la Clio.

Introuvable depuis le début de l'enquête, cette énigmatique Clio première génération, dans laquelle un témoin crucial affirme avoir reconnu le suspect le matin du meurtre, est considérée comme la clé essentielle de toute cette affaire. Ce serait dans cette même voiture que le mis en cause aurait transporté le corps sans vie de la victime avant de s'en séparer à Villematier, 12 kilomètres après Bouloc, sous un petit pont. 31 personnes au total auraient vu Laurent Dejean à bord de cette même voiture, à Bouloc, dans des périodes très élastiques, allant de 2010 à 2012.

Un passé psychiatrique inquiétant


Un véhicule en piteux état qui pourrait avoir terminé sa vie chez un ferrailleur. Confrontés, dernièrement, au suspect, «les témoins varient dans leur déclaration par rapport à ce qu'ils avaient indiqué aux gendarmes, ajoute la défense. Ils ne décrivent pas un homme violent mais simplement caractériel. Ces témoignages, fragiles, ne constituent pas des charges.»

Reste que cet ancien plaquiste considéré aussi comme «volcanique», au passé psychiatrique inquiétant, ne s'est jamais expliqué sur son soudain changement d'attitude après les faits : arrêts maladie en cascade, périodes de longues absences à son travail et finalement internement psychiatrique. Rien non plus sur la perte troublante, quelques jours avant les faits, de son téléphone portable et de sa carte bancaire.

Depuis le début, Laurent Dejean se contente d'affirmer qu'il est malade. Il dit vouloir «coopérer» pour que la justice fasse son travail. «Mais il refuse de servir de bouc émissaire», assurent ses avocats engagés dans un véritable bras de fer judiciaire.

Frédéric Abéla
http://www.ladepeche.fr/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/02/2015 12:26  Mis à jour: 20/02/2015 12:26
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Re:Meurtre de Patricia Bouchon: Pas de déclic, le suspect continue de nier ...
a mise en situation, mardi soir, à Bouloc n'a pas déclenché de réaction chez le suspect n°1 qui a continué de clamer son innoncence dans le meurtre, en 2011, de Patricia Bouchon.

«Il n'y a pas eu d'avancée notable, notre client se dit toujours étranger aux faits.» Les avocats de Laurent Dejean, 35 ans, l'homme suspecté du meurtre de Patricia Bouchon, le 14 février 2011 à Bouloc (nos éditions précédentes) n'ont pas noté de différences, mardi soir, dans le comportement de leur client, pourtant transporté sur les lieux du crime à la demande du juge d'instruction.

Pour Mes Darribère et Hatoum, cette mise en situation n'a pas fait avancer les choses. «Notre client a été très coopératif, décrit Me Hatoum. Mais il n'y a pas eu de changement de position de sa part.»

Il clame son innocence

De 19 heures à 1 heure du matin, enquêteurs, magistrats et défense, ont reproduit et suivi le parcours du meurtrier présumé (notre édition d'hier), du petit chemin à la sortie de Bouloc où la joggeuse avait été agressée et tuée, jusqu'à Villematier et ce pont sous la route principale où le corps de la victime avait été retrouvé six semaines plus tard.

C'est à la nuit tombée, dans les conditions dans lesquelles Patricia Bouchon avait été agressée le 14 février 2011 que tout a débuté, derrière un large périmètre de sécurité. «Nous avons visité tous les lieux. Notre client est resté sur sa position. Il continuait de clamer son innocence.»

L'instruction va se poursuivre avec de nouvelles étapes. Le suspect devrait ainsi être auditionné à plusieurs reprises.

Laurent Dejean, un Boulocain de 35 ans, avait été interpellé le lundi 9 février au domicile d'un ami à Fronton. Il avait été immédiatement présenté au juge d'instruction, mis en examen pour homicide volontaire et placé en détention.

En janvier et juin 2014, il avait déjà été placé à deux reprises en garde à vue et relâché à chaque fois, faute d'aveux et de preuves.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/ ... ect-continue-de-nier.html
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/02/2015 18:48  Mis à jour: 09/02/2015 18:48
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Re: Meurtre de Patricia Bouchon : le suspect est un schizophrène toxicomane
Image redimensionnée


Le suspect interpellé dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de la joggeuse de Bouloc, est l'homme à la Renault Clio grise aperçue par des témoins le jour de la disparition de la victime.

Laurent est un artisan du bâtiment, âgé de 34 ans, et originaire de Bouloc.

Il a fini par avouer qu'il avait bien une voiture, mais ne se souvient pas de ce qu'il en a fait. Le véhicule n'a jamais été retrouvé.

Le trentenaire est un toxicomane notoire, sans emploi au moment des faits. A l'époque, ce schizophrène non traité, passait ses jours et ses nuits à traîner en voiture et ne dormait quasiment pas.

Grand, brun, il était, semble t-il, en état de rupture psychologique. Depuis, il est sous camisole chimique et n'a jamais retravaillé depuis le meurtre Patricia Bouchon.
http://www.faitsdivers.org/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/02/2015 09:44  Mis à jour: 09/02/2015 11:29
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Re:Rebondissement dans l'affaire ‪Patricia Bouchon‬ :
Image redimensionnée


Interpellation d'un suspect dans le meurtre de la joggeuse de Bouloc


Les gendarmes de la section de recherche ont interpellé tôt ce matin, près de Bouloc, un homme de 35 ans suspecté du meurtre de Patricia Bouchon, la joggeuse tuée le 14 février 2011, à Bouloc.

Le jeune homme avait déjà été placé en garde à vue à deux reprises dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de la joggeuse. Il s'agit d'un ancien plaquiste. Les gendarmes de la section de recherche avaient placé une quinzaine de personnes en garde à vue dans cette affaire. Cet homme serait considéré comme le principal suspect.

la depeche.fr

***********************
Disparue le 14 février 2011, celle-ci avait été retrouvée morte 44 jours plus tard le 29 mars, dans un fossé à Villematier, à 15 kilomètres de son domicile.

Ce suspect a déjà été interpellé par la gendarmerie à deux reprises dans le passé. Il s'agit de l'homme à la Renault Clio grise aperçue par des témoins le jour de la disparition de cette femme de 49 ans, qui travaillait comme secrétaire dans un cabinet d'avocats toulousain.

Les enquêteurs ont cerné le suspect et l'affaire a progressé rapidement l'été dernier, lors d'investigations autour de sa voiture (lire plus bas). Selon nos informations, il a été placé la dernière fois en garde à vue en juin 2014. Il ne leur restait plus que 30 minutes de garde à vue et le suspect a fait ce matin l'objet d'un mandat d'amener délivré par le juge d'instruction Fabrice Rives. Ce mandat d'amener va permettre qu'il soit présenté au juge dans la matinée pour une mise en examen sans passer par la garde à vue.

Il semble que le suspect se soit focalisé sur cette femme qui pratiquait son jogging quotidiennement très tôt le matin. Ce 14 février 2011, Patricia Bouchon reprenait sa course quotidienne après quinze jours d'interruption.

VIDEO. A Bouloc, au lendemain de la disparition de Patricia Bouchon (février 2011)


Disparition d'une joggeuse : à Bouloc, on... par leparisien

Le suspect, un artisan du bâtiment toxicomane

Selon nos informations, le suspect, Laurent, 34 ans, est un artisan du bâtiment. Alors qu'il avait, dans un premier temps, nié posséder une voiture et notamment une Renault Clio grise, l'homme a fini par lâcher aux enquêteurs de la section de recherches de Toulouse (Haute-Garonne) qu'il avait bien une voiture mais disait ne plus se souvenir de ce qu'il en avait fait.

L'été dernier les enquêteurs ont multiplié les recherches pour retrouver cette voiture. Ils ont sondé les points d'eau de la région, vérifié les parkings souterrains et se sont rendus chez les ferrailleurs de la région. En vain. Mais ils ont acquis la certitude que la Clio grise était bien celle de Laurent.

Toxicomane de longue date, sans emploi au moment des faits, le suspect est originaire du village de Bouloc selon nos informations. Mais il a été arrêté ce lundi matin chez un ami qui l'hébergeait. A l'époque, Laurent, schizophrène non traité, passait son temps à marauder en voiture et ne dormait quasiment pas. Grand, brun, il était, semble t-il, en état de rupture psychologique. Depuis, il est sous camisole chimique et n'a jamais retravaillé depuis l'agression mortelle dont a été victime Patricia Bouchon.

http://www.leparisien.fr/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/10/2014 12:41  Mis à jour: 06/10/2014 12:41
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 4475
 Toute une histoire revient sur les affaires de meurtres non élucidées
Retour sur les meurtres de Marine Boisseranc, Patricia Bouchon et Stéphane Dietrich avec sur le plateau le père de Marine, la fille de Patricia et le frère de Stéphane

Répondre
Déposer un commentaire
Règles des commentaires*
Tous les commentaires doivent être approuvés par un Administrateur
Titre*
Nom*
Courriel*
Site internet*
Message*
Code de Confirmation*
5 + 8 = ?  
Entrez le résultat de l'expression
Maximum de tentatives que vous pouvez essayer : 10