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Autisme: une "découverte prometteuse"

Publié par Walda Colette Dubuisson le 25-06-2018 (1756 lectures) Articles du même auteur
25/06/2018 : AUTISME : l’inquiétude des familles …
« Marie, autiste de 23 ans, vit isolée et oubliée selon sa maman: "Il est temps d'ouvrir des centres de jours adaptés à l'autisme!" »
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27/04/2018 : Etats-Unis : l'augmentation de l'autisme devient un problème de santé publique "urgent" !!!
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02/04/2018 : Journée mondiale de l'autisme : "Il est tellement beau !!"
INVITÉE RTL - La présidente de SOS Autisme décrit la situation invivable des familles d'enfants handicapés en France.
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20/02/2018 : Autisme: De nouvelles recommandations pour détecter le trouble plus tôt. Le risque, si on ignore qu’un enfant est autiste, est l’aggravation des troubles, et d’autres problèmes qui peuvent les accompagner...
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28/03/2014:C'est une découverte importante qui a été faite par des chercheurs américains. Elle permet d'envisager un diagnostic "hyper-précoce" de l'autisme au stade fœtal... ( VIDEO)

Des chercheurs de l'Université de Californie ont découvert des anomalies dans le développement des couches du cortex chez la majorité des enfants autistes. Un processus se développant longtemps avant la naissance.




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L'autisme résulterait d'anomalies dans le développement de certaines structures cérébrales du fœtus, révèlent mercredi 26/03/2014 des neurologues américains, une découverte qui pourrait contribuer à détecter ce syndrome de façon bien plus précoce.


L'étude montre une désorganisation de l'architecture cérébrale chez des enfants autistes. Si elle est confirmée par d'autres recherches, "on pourra en déduire que cela reflète un processus qui se produit longtemps avant la naissance", explique le Dr Thomas Insel, directeur de l'Institut américain de la santé]mentale (NIMH) qui a financé ces travaux publiés dans la revue New England Journal of Medicine.

"Ces résultats montrent l'importance d'une intervention précoce" pour traiter l'autisme, qui toucherait jusqu'à un enfant sur 88 aux Etats-Unis.

"L'autisme est généralement considéré comme un trouble du développement du cerveau, mais la recherche n'a pas encore identifié de lésion qui en serait responsable", souligne le chercheur.

"Le développement du cerveau d'un fœtus pendant la grossesse comprend la création d'un cortex --ou écorce cérébrale-- formé de six couches distinctes de neurones"
, détaille le Dr Eric Courchesne, directeur de l'Autism Center of Excellence à l'Université de Californie à San Diego, principal co-auteur de cette recherche.

"Nous avons découvert, par endroits seulement, des anomalies dans le développement de ces couches corticales chez la majorité des enfants autistes", dit- il
.

Les médecins ont analysé des échantillons de tissu cérébral post-mortem provenant de 11 enfants autistes âgés de 2 à 15 ans au moment de leur décès. Ils les ont comparés à des prélèvements sur un groupe témoin de 11 autres enfants qui n'étaient pas autistes.

Les chercheurs ont analysé une série de 25 gènes qui servent de biomarqueurs pour certains types de cellules cérébrales formant les six différentes couches du cortex.

Ils ont constaté que ces biomarqueurs étaient absents dans 91% des cerveaux des enfants autistes contre 9% dans le groupe témoin.



"Découverte très prometteuse"


Les signes de désorganisation des cellules cérébrales apparaissaient sous forme de tâches de 5 à 7 millimètres de longueur à divers endroits dans les différents couches du lobe frontal et temporal du cerveau, explique le Dr Courchesne à l'AFP.

Ces régions cérébrales sont le siège des fonctions sociales, des émotions, de la communication et du langage qui connaissent des dysfonctionnements chez les autistes, souligne-t-il

.
Selon ce neurologue, cette découverte "a le potentiel non seulement d'identifier quand et où ces anomalies se développent mais aussi leur cause, ouvrant peut-être la voie à une détection beaucoup plus précoce de l'autisme".

En outre, le fait que ces anomalies soient clairsemées et n'affectent pas l'ensemble des couches du cortex devrait permettre au cerveau de reconstituer ces branchements défectueux en utilisant des tissus corticaux sains.

Le Dr Courchesne suppute que le mécanisme responsable de cette désorganisation des structures corticales est un dysfonctionnement des réseaux de gènes qui contrôlent la production de cellules cérébrales et la formation des six différentes couches du cortex.

Il rappelle avoir récemment découvert, dans une recherche publiée il y a deux ans dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), une surabondance de neurones dans le cortex préfrontal des autistes, un excès de 67% par rapport aux enfants qui ne sont pas autistes.

Pour le Dr Lisa Gilotty, spécialiste de l'autisme à l'Institut américain de la Santé mentale, "cette découverte est très prometteuse avec un grand potentiel" pour avancer dans la compréhension et le traitement de l'autisme.

Source : AFP



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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/06/2018 12:22  Mis à jour: 25/06/2018 12:22
Administrateur
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 AUTISME : l’inquiétude des familles …
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Patricia et sa fille Marie vivent ensemble à Andrimont en province de Liège. La jeune femme se sent bien dans l’appartement de sa maman mais elle n’a pas vraiment d’autre endroit où aller pour le moment. Patricia n’ayant pas de voiture, leurs sorties se limitent souvent à des promenades dans les environs. Elle aimerait que sa fille puisse s’épanouir, tisser des liens sociaux, avoir des activités plus variées. Marie pourrait progresser, gagner en autonomie, acquérir des compétences pour s’insérer socialement. Mais pour les adultes autistes, il n’y a rien, déplore sa maman. "À cause du manque de structure, Marie reste à la maison, sans soutien et isolée, oubliée par la société", dénonce-t-elle via notre bouton orange Alertez-nous.


Des battements de mains et des balancements révélateurs

À 18 mois, Marie a été diagnostiquée "autiste sévère", raconte sa maman. Ses balancements avant-arrière, parfois très violents, ainsi que ses battements de mains (flapping) ont été les premiers signes qui ont poussé les parents à consulter. "Les signes cliniques apparaissent très tôt dans la vie de l’enfant, soit dès sa naissance, soit entre la première et la seconde année de vie", indique le Pr Anne Wintgens, responsable du Centre de référence pour les troubles du spectre autistique des Cliniques Saint-Luc. La spécialiste cite quelques signes qui doivent alerter : "L’enfant ne fixe pas le regard. Il ne pointe pas pour demander ou marquer leur intérêt. Il ne répond pas au sourire et n’initie pas de relation par le sourire ou le regard. Il ne répond pas au bruit ou à l’appel de son prénom."


"C’était presque notre faute"

Après un rendez-vous chez un neuropédiatre, un généticien a confirmé le diagnostic de Marie. Un verdict qui a marqué le commencement de plusieurs "années de galère" pour Patricia. "Il n’y avait pas internet. On ne pouvait pas partager, on restait chez soi, on était culpabilisé par les gens autour de nous. C’était presque notre faute", se souvient-elle.

Dans les années 90, l’autisme était encore abordé sous le prisme de la psychanalyse. Certains praticiens affirmaient alors que ce trouble était causé par un comportement inapproprié de la mère, trop froide ou trop possessive. Puis les méthodes comportementales ont pris le pas sur l’approche psychanalytique. Aujourd’hui, les professionnels évoquent des facteurs multiples (neurologiques, génétiques, environnementaux et psychologiques) et préfèrent parler de Troubles du Spectre Autistique (TSA) plutôt que d’"autisme".

"À l’heure actuelle, le diagnostic reste un diagnostic clinique qui repose sur la présence d’un ensemble de symptômes dans le domaine de la communication et des interactions sociales et dans le domaine des comportements stéréotypés, des intérêts restreints et des sensibilités sensorielles particulières", explique le Pr Anne Wintgens, qui souligne l’importance l’un diagnostic précoce pour une prise en charge la plus précoce possible.


Accaparée par les besoins de sa fille, Patricia a "perdu l’espoir de travailler"

Les troubles du spectre autistique touchent une personne sur cent – plutôt des garçons. "Ça s’abat sur une famille, détruit la famille. On ne sort pas indemne : le frère, la sœur, le père la maman, la grand-mère, les tantes… Il y a quelque chose qui part, qui s’en va", confie Patricia. "Soit, ça soude la famille très fort, soit la famille éclate", raconte Flora Arrabito, présidente de l’asbl Autisme en action. Mais il y a une majorité de familles éclatées, constate-elle.

Mère de 7 enfants, 5 garçons et deux filles. Patricia a dû canaliser son attention sur Marie. "Je me suis dit que j’allais être aidée", se souvient-t-elle. "Mais je me trompais, je me trompais, c’était fou", constate-t-elle avec le recul. Elle a été contrainte de quitter son travail de secrétaire pour se focaliser sur les besoins de sa fille. "J’ai perdu l’espoir de travailler un jour", confie-t-elle. Pour Marie, Patricia s’est faite tour à tour infirmière, assistante sociale, docteur, pédicure, couturière, clown, kiné, coiffeur, institutrice… "La maman n’est plus une maman. Elle tient toutes les casquettes", raconte également Flora Arrabito, elle-même mère d’une jeune femme de 26 ans autiste.


Après ses 15 ans, Marie n’a plus trouvé de structure adaptée

Suite à son divorce, Patricia s’est rapidement retrouvée seule avec Marie, alors que la fillette avait 4 ou 5 ans. "Le père ne se sentait pas capable de faire avancer Marie", résume-t-elle. Heureusement, Patricia a trouvé une place adéquate pour sa fille à La Court’Echelle, un institut d’enseignement spécialisé de la communauté française. "Là, Marie évoluait, était heureuse, très encadrée", raconte-t-elle. La jeune fille a fréquenté cet établissement jusqu’à ses 14,15 ans. Ensuite, elle a rejoint l’Athénée Verdi de Verviers, où elle est restée deux ans, puis a intégré un centre d'enseignement secondaire spécialisé de Cerexhe. Deux établissements qui n’ont pas apporté à Marie ce dont elle avait besoin. Le personnel, certes attentif, n’était pas formé à l’autisme. "Elle n’apprenait plus rien", regrette la maman.

Si Marie a beaucoup évolué jusqu’à ses 15 ans, il n’y a plus eu de structures adaptées pour qu’elle continue sur cette pente ascendante. Aujourd’hui, elle vit en retrait de la société, ne côtoyant presque que sa maman, seule personne qui se charge de la faire progresser. "Il est temps d'ouvrir, de créer des centres de jours adaptés à l'autisme !", tonne Patricia.

"Marie est intelligente, douce, gentille mais elle fait partie des "oubliés" de notre société ce qui est d'une grande violence pour moi sa maman"

De rares centres adaptés à l’autisme, et très peu de places dans les autres

Les infrastructures réellement adaptées à l’autisme se comptent sur les doigts d’une main, indique Cinzia Agoni, porte-parole du GAMP (Groupe d'Action qui dénonce le Manque de Places pour personnes handicapées de grande dépendance) et présidente de l’asbl Inforautisme. Pour obtenir une place dans un de ces centres, il y a des listes d’attente "pour plusieurs années", regrette-t-elle, citant par exemple le centre "Les Jacinthes", saturé.

Les personnes autistes sont donc dispatchées dans des centres qui accueillent différents publics, explique Flora Arrabito, d’Autisme en action. "À la fin du mois de juin, vous prenez toutes les écoles d’enseignement spécial, ils ont chacun des dizaines et des dizaines de jeunes qui rentrent dans l’âge adulte. La moitié ou les ¾ vont rester sur le carreau, sans solution", déclare-t-elle.

Car les places dans les établissements qui accueillent différents types de handicap (polyhandicap, autisme, et autre handicap de grande dépendance) sont aussi très convoitées. Et la sélection faite à l’entrée ne joue pas en faveur des personnes autistes. "Ils préfèrent prendre les éléments les moins perturbateurs pour les équipes", dit Flora Arrabito. Puisque le personnel de ces centres est rarement formé à la prise en charge de l’autisme.


Le personnel des centres d’accueil n’est pas suffisamment formé à la prise en charge de l’autisme

L’autisme a été reconnu comme handicap en Belgique, dans la partie francophone du pays, seulement en 2004, rappelle la responsable du GAMP. "Mais les formations n’ont pas suivi", indique-t-elle. S’il existe des méthodes qui ont fait leurs preuves (TEACCH, ABA), les éducateurs ne les connaissent pas forcément. "Dans les écoles pour éducateurs, on aborde parfois l’autisme mais pas nécessairement avec les connaissances actuelles", regrette Cinzia Agoni

En conséquence, dans certaines institutions, les personnes autistes sont "parquées et bourrées de médicaments", rapporte Cinzia Agoni. Un traitement qui les transforme en vrais "zombies", dénonce-t-elle. "C’est un peu notre combat par rapport à l’autisme, le combat des bonnes pratiques dans les centres qui accueillent les personnes handicapées", explique-t-elle.


Des parents "pris en otages"

De son côté, Patricia se bat pour trouver des soins adaptés et des activités de jour pour sa fille. "Il n'est pas possible de la faire régresser en la mettant n'importe où !", martèle-t-elle. De nombreux parents d’enfants autistes se voient proposer du "all inclusive, 24 heures sur 24", alors qu’ils ne cherchent que des activités de jour, explique Cinzia Agoni. "Ils sont pris en otages", s’indigne-t-elle. "Ou bien vous prenez cette place-là, ou bien tant pis, votre personne handicapée, vous la gardez chez vous."


"La création de structures de répit est fondamentale pour les familles"

Patricia plaide pour la création de "points-relais", où les adultes atteints de TSA pourraient poursuivre leur apprentissage — pas des garderies, insiste-t-elle. "Les mamans sont pros pour ça", dit-elle. Flora Arrabito, d’Autisme en action, revendique également, depuis des années, l’ouverture de ce qu’elle appelle des "haltes répits". L’idée est plus ou moins la même : un local où une personne compétente pourrait, quelques heures par semaine proposer des activités en vue de faciliter l’insertion sociale, voire professionnelle, des adultes atteints de TSA.

"La création de structures de répit est fondamentale pour que les parents et les familles puissent tenir le coup. Il en existe encore beaucoup trop peu à l'heure actuelle", déclare le Pr. Anne Wintgens. La Wallonie compte en effet quelques rares services de répit en: "Souffle un peu" dans le Namurois, la 2eme base à Gembloux… tous saturés de demande.

Pourquoi en existe-t-il si peu ? D’abord à cause du manque de budget, le nerf de la guerre pour les associations. Le cadre législatif actuel ne convient pas au développement de ce genre de structures. "Vous avez des gens différents qui arrivent à des moments différents et il faut faire des comptes d’apothicaire pour recevoir les subsides", explique Cinzia Agoni. "C’est plus facile d’ouvrir un centre résidentiel tout compris plutôt que se casser la tête avec un centre de répit", constate-t-elle.


Des pouvoirs publics inertes devant l’urgence de la situation ?

En désespoir de cause, une vingtaine d’associations représentatives du secteur du handicap en Belgique a emprunté la voie judiciaire. En 2013, la Belgique a été condamnée par le Comité européen des droits sociaux pour carence de solutions pour les adultes de grande dépendance. Les pouvoirs régionaux et communautaires ont mis en place le Plan Grande Dépendance 2014-2017 pour entrer en conformité avec la Charte sociale européenne.

En avril 2016, la Wallonie, la Fédération Wallonie-Bruxelles et Bruxelles ont présenté conjointement un plan transversal Autisme, dans le but d’améliorer la prise en charge et les conditions de vie des personnes concernées. "Ce plan Autisme a permis, en Wallonie, la création de 81 places dans des dispositifs spécialisés (35 chez les enfants, 41 pour les adultes) ainsi que 12 places en unité de crise réparties de façon équitable entre le secteur jeunes et adultes. De même, 39 nouvelles places de répit (dont 25 pour les adultes) ont également été programmées", fait valoir Caroline Jauniaux, porte-parole de la ministre wallonne en charge de l'action sociale, Alda Greoli.

Cinzia Agoni met sérieusement en doute ces chiffres et compte bien demander des comptes au cabinet de la ministre en question. "Ce sont des places de crises, pas des solutions", note-t-elle par ailleurs. "Il y a une demande énorme, ce sont de centaines de personnes qui n’ont rien (…) C’est tout à fait dérisoire", réagit-elle également. Son sentiment par rapport à ce plan Autisme ? "Lamentable ! Ce plan n’existe quasiment pas, ne veut rien dire, c’est une coquille vide", tempête-t-elle.

"On nous a promis plein de choses. Mais aujourd’hui, si vous parlez à un parent, et vous dites ‘le plan autisme est sorti il y a plus d’un an. Est-ce que vous sentez des améliorations ?’ Ils vont vous dire non", raconte la responsable d’Autisme en action. "Concrètement dans la vie de tous les jours, ce n’est pas visible", ajoute-t-elle.


Patricia dénonce certaines idées reçues sur l’autisme

Si le personnel formé à l’autisme est encore rare, le grand public a également des connaissances très faibles en la matière, constate Patricia. "Soit on va dans le cliché du surdoué : le ‘Rainman’, qui est magique, ou alors la personne qu’on véhicule partout et qui ne comprend rien à rien", déplore-t-elle. Plus agaçant encore, les questions sur l’agressivité de sa fille Marie, alors que celle-ci est au contraire d’une grande douceur.

"Les personnes avec autisme ne sont pas plus agressives que les autres mais elles peuvent présenter des troubles de comportement", explique le professeur Wintgens. "Ces troubles peuvent être liés à une difficulté de communication, un manque de compréhension d’une situation, une rigidité de la pensée". "Certains changements, mêmes minimes, peuvent générer un stress", ajoute la spécialiste.

Patricia dénonce aussi le cliché de la "débilité". Si sa fille n’est pas "Rainman", elle est très intelligente, assure-t-elle. "Marie va comprendre un tas de choses que je ne vais pas sentir directement", raconte-t-elle. "Eux ont comme un autre sens, beaucoup plus parfait que nous, plus subtil, beaucoup plus développé", estime-t-elle. "Leur intelligence a souvent un profil hétérogène avec des forces dans les domaines visuels, dans le raisonnement perceptif par rapport au domaine langagier", explique le Pr. Anne Wintgens.

Il faut sortir les autistes des coins oubliés où on les met, de ces lieux retranchés de la vie, pour les inclure dans la vie, dans la société, avec nous

"Il faut sortir les autistes des coins oubliés où on les met"

Patricia et Flora souffrent du regard des gens sur leur fille. "Combien de fois m’est-il arrivé de sortir d’un magasin avec elle parce que les regards se posaient sur nous", raconte la présidente d’Autisme en action. "C’était extrêmement gênant", confie-t-elle. Patricia rapporte des expériences similaires, évoquant notamment des groupes de jeunes qui regardent Marie "de la tête aux pieds".

Pourquoi ces regards pesants ? "Parce que le public belge n’est pas confronté à la différence", déplore Flora Arrabito. "Où sont les adultes autistes ?", interroge Patricia. "Je n’en vois aucun", s’étonne-t-elle. "Ni dans la rue, ni dans les médias." "C’est incroyable, le peu de visibilité qu’ils ont. C’est comme s’ils n’existaient pas", renchérit Flora Arrabito. "Il faut sortir les autistes des coins oubliés où on les met, de ces lieux retranchés de la vie, pour les inclure dans la vie, dans la société, avec nous", adjure-t-elle. "Il faut mettre l’autiste avec des personnes comme vous et moi", dit également Patricia.

Les autistes adultes qui ont des gros troubles du comportement, on ne veut pas les voir parce qu’ils dérangent

Les adultes atteints de TSA pas assez représentés dans les médias

Quand il s’agit d’aborder l’autisme, les médias feraient la part belle aux enfants, au détriment des adultes. "L’enfant avec de grands yeux mignon, même s’il ne vous regarde pas, passe beaucoup plus facilement que l’adulte qui peut montrer des signes de handicap", note Cinzia Agoni. Contrairement aux plus jeunes, l’adulte ne touche pas, n’intéresse pas les gens, regrettent-elles. Cinzia Agoni note tout de même la médiatisation de certains adultes, comme Josef Schovanec, philosophe, ou Hugo Horiot, écrivain et comédien. "On veut voir les autistes adultes qui sont bien élevés, qui savent bien parler, ça oui. En revanche, les autistes adultes qui ont des gros troubles du comportement, on ne veut pas les voir parce qu’ils dérangent", dit-elle. Pourtant, le rôle des médias est "primordial", souligne Cinzia Agoni, qui se réjouit tout de même d’un regain d’intérêt de leur part ces trois dernières années.

Ce qu’on se demande avec un enfant autiste, c’est ‘qu’est-ce qu’il deviendra quand moi je ne serai plus là ?

Décloisonner les enseignements ordinaire et spécialisé pour favoriser l’inclusion

La scolarisation d’élèves handicapés au sein de classes ordinaires est un autre levier pour encourager l’ouverture à la différence. Il est évoqué dans le plan transversal autisme, mais ces classes dites "inclusives" n'en sont qu’à leur début en Belgique. Des expériences pilotes sont menées par le Cabinet de la Ministre Marie Martine Schyns sur un total de 8 classes pour l’année scolaire 2017-2018. "C’est une goutte dans l’océan", note Florra Arrabito. "Nous profiterons de la prochaine année scolaire pour proposer des modifications de décret facilitant la création ou la pérennisation des classes inclusives", assure Paul-André Leblanc, conseiller auprès de la Ministre Schyns.

Pour se changer les idées, sortir de la problématique de l’autisme, Patricia fait de longues marches dans Verviers. C’est sa "thérapie", dit-elle. Si elle a tant besoin de ces moment-là, c’est aussi parce qu’elle ressent une certaine angoisse concernant l’avenir de Marie. "Ce qu’on se demande avec un enfant autiste, c’est ‘qu’est-ce qu’il deviendra quand moi je ne serai plus là ?’", confie-t-elle. "On ne peut pas, en tant que parents, imposer leur sœur à nos enfants qui sont bien, qui ont une petite famille", ajoute-t-elle.

Se sentant abandonnée, Patricia broie parfois du noir : "Il y a quelques années, j'avais encore un peu d'espoir mais depuis je m'isole, et je finis par ne plus croire en rien", confie-t-elle. Heureusement, elle peut compter sur le soutien de gens bienveillants, qui connaissent une peine comme la sienne. Elle tient à leur rendre hommage. "Si je n’avais pas la maman de Wael, la maman de Jessica, de Dylan, Nolwen, Lilia, David ou Gabriel, je ne sais pas ce que je ferais."

https://www.rtl.be
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/04/2018 11:32  Mis à jour: 27/04/2018 11:32
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 Etats-Unis : l'augmentation de l'autisme devient un problème de santé publique "urgent" !!!
1,7% des enfants américains ! Le taux d'autisme aux Etats-Unis a grimpé pour atteindre la moyenne d'un enfant sur 59 contre un enfant sur 68 selon de précédentes estimations, devenant un problème "urgent" de santé publique, indique un rapport gouvernemental publié jeudi 26 avril.

Ces troubles neuro-développementaux touchent 1,7% des enfants américains, contre 1,5% estimé précédemment, selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Les causes inconnues de l'autisme

Les derniers chiffres sont "surprenants", a indiqué Walter Zahorodny, professeur associé de pédiatrie à l'école de médecine de Rutgers, dans le New Jersey, qui a mené l'étude dans cette région.

La prévalence de l'autisme aux Etats-Unis était seulement de 1 sur 5.000 en 1975 et n'a cessé de croître ces dernières années, augmentant de 150% depuis l'an 2000, ont ajouté les CDC.

Ecrans : les parents d'enfants autistes demandent au Dr Ducanda de s'arrêter --->>
https://www.nouvelobs.com/rue89/notre- ... ducanda-de-s-arreter.html

Les chercheurs ne savent pas encore ce qui cause l'autisme ou pourquoi le nombre de cas semble augmenter.

En 2014, les CDC avaient indiqué qu'un enfant américain sur 68 était autiste.

Ces changements dans la prévalence "pourraient être dus à une meilleure identification de l'autisme chez les populations minoritaires", selon les CDC qui notent malgré tout que "l'autisme reste plus susceptible d'être repéré chez les enfants blancs que chez les enfants noirs ou hispaniques".

L'autisme est environ quatre fois plus courant chez les garçons que chez les filles.
"Nous avons besoin de davantage de recherche"

Certains facteurs semblent augmenter les risques, comme être né de parents âgés de plus de 30 ans, une maladie de la mère pendant la grossesse, des mutations génétiques ou une naissance avant 37 semaines de gestation.

Il s'agit là de "vraies influences" mais "elles ne suffisent pas à expliquer le taux élevé de prévalence de l'autisme", selon Walter Zahorodny. Et d'ajouter :
""Il y a encore des risques non définis liés à l'environnement qui participent à cette augmentation significative, des facteurs qui pourraient affecter un enfant pendant son développement in utero ou liés à des complications à la naissance, ou à la période pendant laquelle il est nouveau-né. Nous avons besoin de davantage de recherche sur les déclencheurs non génétiques de l'autisme.""

Plan autisme : Macron promet 340 millions d'euros sur cinq ans --->>>
https://www.nouvelobs.com/societe/2018 ... d-euros-sur-cinq-ans.html

L'Etat du New Jersey a le taux le plus élevé d'enfants autistes avec 2,9% – le double du taux national – soit 1 enfant sur 34. L'Arkansas a le taux le plus bas avec 1 enfant sur 76.

Récoltées dans plusieurs Etats, les données proviennent des dossiers médicaux et d'éducation spéciale de 325.483 enfants qui avaient 8 ans en 2014.

Bien que ces chiffres ne soient pas représentatifs du pays entier, les experts de la santé les considèrent comme une référence du taux d'autisme aux Etats-Unis.

AFP & https://www.nouvelobs.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/04/2018 12:52  Mis à jour: 02/04/2018 12:52
Administrateur
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 INVITÉE RTL - La présidente de SOS Autisme décrit la situation invivable des familles d'enfants handicapés en France.
A l'occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l'Autisme, Olivia Cattan, présidente de SOS autisme France, a décidé d'écrire Emmanuel Macron une lettre, également adressée à Brigitte Macron. Un message ouvert, où elle alerte sur la situation des enfants et des adultes autistes en France. Pour elle, la France a 40 ans de retard. Qu'est-ce que ça veut dire ?

"Concrètement, on est en retard sur beaucoup de choses. D'abord sur la prise en charge (...) 'médicale'", explique Olivia Cattan, qui rappelle qu'en 2012, la Haute autorité avait fait des recommandations pour accompagner les personnes touchées par la maladie, pour aider leur autonomie et "faire énormément de progrès". La France est également en retard sur "l'intégration des personnes autistes", détaille-t-elle en faisant référence à la loi de 2005 sur l'égalité des chances" selon laquelle les enfants handicapés auraient dû être intégrés aux écoles.

"On s'aperçoit qu'il y a encore très peu d'enfants autistes à l'école. Il n'y a que 20%, le chiffre ne bouge pas", déplore Olivia Cattan. En France, 600.000 personnes sont autistes. Les associations "essaient de sensibiliser au maximum", mais "cela ne bouge pas", explique la présidente de SOS autisme France. Et de renchérir : "On est complètement abandonnés. Les familles sont abandonnées", malgré les plans autisme et la communication autour de la maladie.

VOIR VIDÉO :
http://www.rtl.fr/actu/debats-societe ... ne-association-7792806990

Une prise en charge difficile

"Il n'y a pas de parcours de soin aujourd'hui pour une personne autiste", déplore Olivia Cattan, qui explique qu'il n'y a pas de "filière claire" dans les hôpitaux dédiée aux handicapés. Et de lancer : "Quand vous avez un cancer, vous allez voir un cancérologue. Quand vous avez un enfant autiste, vous ne savez pas qui aller voir".

D'autant plus que la majorité des soins nécessaires aux personnes touchées par l'autisme ne sont pas remboursés. "On est devant une inégalité devant les soins. On ne peut pas tous payer des prises en charge à nos enfants. C'est ça, le vrai problème".

Vendredi 6 avril prochain, un nouveau plan autisme doit être dévoilé, le quatrième depuis 2005. "Ce que j'attends, c'est qu'on soit enfin écoutés", dit Olivia Cattan, et notamment de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, qui n'a, selon elle, "pas le temps de [les] recevoir". Et de renchérir : "On ne veut pas nous entendre. Nous ne sommes pas la priorité. Les enfants autistes ne sont pas la priorité dans ce pays, pourtant, ce sont des citoyens français".
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/02/2018 13:46  Mis à jour: 20/02/2018 13:46
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 Autisme : un enfant qui ne réagit pas à son prénom, ce n’est pas normal .
Le diagnostic des enfants autistes doit survenir plus tôt dans leur existence. Ils sont environ 100 000 en France à souffrir d'un tel retard. De nouvelles recommandations ont été émises pour améliorer leur parcours.

Un enfant qui ne babille pas, ne reconnaît pas son prénom, ne pointe pas du doigt… Ces signes – et bien d'autres – peuvent évoquer un trouble du spectre autistique (TSA). Et il serait temps d'écouter les parents qui s'en inquiètent. Car cette pathologie n'est pas rare : 91 000 à 106 000 jeunes de moins de 20 ans en souffriraient.

C'est la conclusion de la Haute Autorité de Santé (HAS), qui s'est retroussée les manches pour dépoussiérer la prise en charge de l'autisme en France. Car celle-ci accuse un sérieux retard, au détriment des patients. Dans ses nouvelles recommandations, l'agence sanitaire souligne que le diagnostic de ce trouble neuro-développemental est encore trop tardif.

Les premiers signes de l'autisme se manifestent entre 1 et 2 ans. La maladie se traduit par un retard du langage, mais aussi par des relations sociales anormales. L'enfant touché ne fera, par exemple, par de gestes pour "faire coucou" ou dire "au revoir". Pourtant, le nom de la pathologie n'est généralement prononcé que lorsque les jeunes patients ont 3 à 5 ans.
Les conflits minent le diagnostic

La HAS identifie plusieurs mécanismes qui pourraient expliquer ce retard dans le repérage de l'autisme. Les parents expriment des inquiétudes qui ne sont pas toujours entendues du corps médical. Il est d'autant plus facile de passer à côté de cette pathologie que les symptômes peuvent être communs à d'autres troubles du développement. Dans les formes légères, l'enfant touché peut aussi "compenser" ses retards, jusqu'à sa scolarisation.

Même une fois les soupçons confirmés, "le parcours des enfants et de leur famille est encore souvent chaotique, fait d'errances et de ruptures pour nombre d'entre eux", déplore le Pr Dominique Le Guludec, présidente de la HAS.

Ce parcours semé d'embûches s'explique par de nombreux facteurs qui, accumulés, limitent considérablement les chances d'accéder aux soins appropriés. Pour commencer, 6 mois à 1 an d'attente sont nécessaires avant de bénéficier d'une consultation dans un centre spécialisé dans l'autisme.

Par ailleurs, un réel conflit agite la prise en charge de l'autisme en France, historiquement attribuée aux psychanalystes. A tel point qu'en 2017, l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) évoquait des "rivalités disciplinaires, concurrence entre les théories et les approches, désaccords concernant les choix et les modalités d'interventions".
Plusieurs soignants doivent s'impliquer

Face à ces luttes intestines, la présidente de la HAS adopte une position claire. Elle invite à "dépasser les querelles pour concentrer les énergies à renforcer l'accès à un diagnostic précoce et à déployer rapidement des interventions personnalisés, adaptées et réévaluées tout au long de la vie."

Selon le Pr Le Guludec, les autorités sanitaires ont "la responsabilité de faire connaître les recommandations aux professionnels" et "inciter à leur mise en œuvre effective". Car plus tôt les troubles autistiques sont pris en charge, meilleures sont les chances du patient. Or, le diagnostic de l'autisme est possible dès 18 mois "si les signaux sont identifiées et pris en compte", souligne le Pr Dominique Le Guludec.

Alors comment améliorer le diagnostic ? L'ensemble des personnes intervenant dans le suivi et l'éducation de l'enfant doivent être attentives aux signes évocateurs. Le médecin traitant, notamment, réalise les examens de santé obligatoires jusqu'à 6 ans. C'est l'occasion de mettre en place quelques tests évaluant le développement.
Agir vite et bien

Mais diagnostiquer un trouble autistique, c'est l'affaire de plusieurs professionnels. La HAS recommande donc de confirmer et croiser les observations en faisant appel à des pédopsychiatres, des psychologues et des spécialistes de la rééducation.

En attendant un rendez-vous – souvent tardif – en centre spécialisé, le médecin traitant peut proposer des examens ORL, ophtalmologiques ou encore des séances d'orthophonie ou de rééducation.

Ces approches personnalisées permettent d'aider l'enfant à se développer et à limiter l'ampleur des troubles de la sociabilité ou du comportement. Car les techniques comportementales ont prouvé leur efficacité. Encore faut-il les mettre en place à temps.
Publié par Audrey Vaugrente, journaliste santé le Lundi 19 Février 2018 : 11h20

http://www.e-sante.fr/autisme-un-enfa ... t-pas-normal/breve/615402
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/02/2018 12:49  Mis à jour: 20/02/2018 12:49
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 Autisme: De nouvelles recommandations pour détecter le trouble plus tôt.
Le risque, si on ignore qu’un enfant est autiste, est l’aggravation des troubles, et d’autres problèmes qui peuvent les accompagner..

L'autisme touche un Français sur 100 mais son origine reste jusqu’ici inconnue. La Haute Autorité de santé (HAS) a émis ce lundi de nouvelles recommandations sur le dépistage de ce trouble afin de permettre un diagnostic plus précoce chez les enfants.

>> Autisme: La prise en charge et les progrès sont «insuffisants» selon la Cour des comptes

Cette autorité indépendante, qui établit les « recommandations de bonnes pratiques », a fléché le « parcours de l’enfant et de sa famille », « de l’identification des signes d’alerte jusqu’à la consultation dédiée ».

Dans ce parcours, détaillé dans un rapport diffusé par la HAS, l'« inquiétude des parents », ou des professionnels qui s’occupent d’un enfant en crèche ou en maternelle, doit déboucher sur une consultation médicale « dans les trois semaines ».
Aucun médicament spécifique n’existe

Si le médecin a une « suspicion » de troubles du spectre de l’autisme (TSA), il doit prescrire une « évaluation par une équipe spécialisée », coordonnée par un médecin, et comprenant des spécialistes notamment en pédopsychiatrie, en action médico-sociale et en pédagogie.

>> A lire aussi : Un vélo magique pour les enfants autistes

Ces TSA touchent 1 % de la population, soit 100.000 jeunes de moins de 20 ans et près de 600.000 adultes, selon des estimations des pouvoirs publics.

Aucun médicament spécifique n’existe mais une prise en charge adaptée permet de vivre mieux avec ces troubles de développement du système nerveux.
Un diagnostic encore trop tardif

Le risque, si on ignore qu’un enfant est autiste, est l’aggravation des troubles, et d’autres problèmes qui peuvent les accompagner (troubles du sommeil et de l’alimentation, fatigabilité, déficit intellectuel, handicap dans le langage, troubles de la motricité, anxiété/dépression, maladies, isolement social).

>> A lire aussi : La prise en charge et les progrès sont «insuffisants» selon la Cour des comptes

« Plus le diagnostic est posé tôt, plus les interventions pourront être mises en place précocement et aideront l’enfant dans son développement », a expliqué la HAS dans un communiqué. « Malheureusement le diagnostic est encore trop tardif en France et les parents inquiets ne savent pas vers qui se tourner », a-t-elle déploré.

La HAS donne les « outils disponibles » (questionnaires, protocoles médicaux…) pour que le médecin traitant, de la Protection maternelle et infantile (PMI), de crèche ou de l’Éducation nationale, repère le plus tôt possible le problème.
Des difficultés doivent éveiller l’attention

Dès l’âge d’un an et demi, voire avant, certaines difficultés doivent éveiller l’attention. Par exemple un enfant qui ne réagit pas à son prénom, ne montre pas du doigt, ne partage pas de sourire, reste anormalement silencieux, etc.

« Aucun de ces signes pris de façon isolée n’a de valeur prédictive, mais l’association d’au moins deux signes nécessite un examen clinique approfondi du développement de l’enfant », souligne la Haute Autorité.

Jouent un rôle crucial dans ce dépistage « les personnels des crèches et des écoles » qui doivent « porter une attention particulière et continue au développement de la communication sociale de chaque enfant », et « le médecin traitant, l’acteur clé pour établir un premier bilan ».

En savoir plus -> https://www.20minutes.fr/sante/2223715 ... cebook&xtref=facebook.com
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