|Bienvenu(e) Visiteur|
block control Home  •  SOS-Infos  •  Recherche  •  Les Photos non rsolues block control

 Connexion

 clic
Real Time Web Analytics

 Qui est en ligne
21 Personne(s) en ligne (19 Personne(s) connectée(s) sur Les nouvelles)

Utilisateurs: 0
Invités: 21

plus...

 Les nouvelles quotidiennes du suivi des dossiers publiés sur le site...
L’enquête sur la noyade de la petite Léa à Mairieux s’oriente vers la piste criminelle... Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 23/05/2018 14:42
Tentatives d'enlèvements de mineurs : Un mandat d’arrêt européen va être lancé pour permettre à la justice française d’entendre Vivian Coçu. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 20/05/2018 13:14
Disparition inquiétante de Léa Petitgas, 20 ans. Cinq mois d’énigme… Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 18/05/2018 14:37
Scandale de pédophilie: tous les évêques chiliens remettent leur démission au pape... Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 18/05/2018 13:45
Après deux tentatives d’enlèvement sur des jeunes filles à Bertrix et Han-sur-Lesse, Vivian Coçu est aussi impliqué dans un enlèvement en France. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 18/05/2018 10:06
De plus en plus d’enfants suicidaires ... Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 17/05/2018 12:59
Meurtre d’Angélique : Des fichiers pédopornographiques se trouvaient sur l’ordinateur de David Ramault. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 17/05/2018 11:13
Les parents du petit Gregory Villemin demandent que Murielle Bolle et les époux Jacob soient remis en examen.Dès la semaine prochaine le procureur général de Dijon Jean-Jacques Bosc va demander de nouvelles mises en examen. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 17/05/2018 08:49
Michel Fourniret . "L'ogre des Ardennes", qui a avoué récemment deux nouveaux meurtres, n'en a pas fini avec les enquêteurs et les magistrats, notamment dans l'affaire Estelle Mouzin. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 15/05/2018 15:23
Estelle Mouzin ;La colère de son père contre les enquêteurs. La police a-t-elle renoncé à retrouver Estelle Mouzin ? C'est ce que dénoncent Eric Mouzin et ses avocats. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 15/05/2018 15:02

Fusillade de Visé : triple meurtre de Benoît Philippens, Carol Haid et Esteban Counet, 9 ans

Publié par Walda Colette Dubuisson le 26-12-2017 (3763 lectures) Articles du même auteur
26/12/2017 : Amédeo Troiano continue de clamer son innocence. Après avoir vu son pourvoi en Cassation rejeté, condamné à la perpétuité, il a décidé d’introduire un recours devant la Cour européenne.
*Le papa d'Esteban Counet répond à Troiano: «Assumez! Parlez!» …
*******************************************
22/06/2017 : La cour de cassation a rejeté, mercredi, le pourvoi en cassation introduit par Amedeo Troiano contre l’arrêt de la cour d’assises de Liège qui l’a condamné à la réclusion à perpétuité en février dernier.
********************************************
Le pourvoi en cassation d'Amédéo Troiano examiné mercredi 21/06/2017
****************************************
08/03/2017 : Les avocats d'Améodo Troinao ont introduit un pourvoi en cassation ce mardi.
*********************************************
23/02/2017 :Amédéo Troiano écope de la perpétuité pour l’assassinat de Benoît Philippens et les meurtres de Carol Haid et Esteban, le filleul de cette dernière, âgé de 9 ans.
***********************************************
21/02/2018 : L'avocat général Pascale Schils a requis aujourd'hui, mardi matin, devant la cour d'assises de Liège la culpabilité d'Amédeo Troiano pour les assassinats de Benoît Philippens, Carol Haid et Esteban Counet.
***********************************************
08/02/2017 : Triple assassinat de Visé: les experts balistiques et le légiste racontent le calvaire du petit Esteban, abattu en dernier....
*************************************
02/02/2017: Benoît Philippens, Carol Haid et Esteban Counet, 9 ans : quel jury pour le procès d’Amédéo Troiano?
**************************************************
31/01/2017 :Triple meurtre de Benoît Philippens, Carol Haid et Esteban Counet, 9 ans : Le procès d'Amédeo Troiano commence cette semaine…
***************************************
26/02/2016 : Le suspect du triple meurtre de Visé piégé par Google?( VIDÉO)
*************************************
16/09/2014 :Jeudi dernier, le juge d’instruction, Stéphane Kerkhof, a placé un suspect sous mandat d’arrêt dans le cadre du triple assassinat de Visé. Le mandat d’arrêt a été confirmé, lundi 15/09, matin, par la chambre du conseil de Liège.

**************************************
27/04/2014 :
Rebondissement dans l'enquête: Esteban a été exécuté d'une balle en pleine tête !
Le jeune Esteban a lui aussi été abattu froidement, comme Benoît Philippens et Carol Haid, le 18 avril à Visé. L’enquête vient de démontrer qu’il n’a pas été victime d’une balle perdue, comme envisagé initialement. Manifestement, le tueur ne voulait laisser aucun témoin.
****************



Dans une lettre , Freddy Counet, le papa d'Esteban tué vendredi soir à Visé de deux balles de 9mm, a publié sur son compte Facebook une lettre poignante, il demande au meurtrier de se rendre ( lire la suite )
Nous apportons tout notre soutien aux familles , amis , élèves et institutrice de la classe du pauvre gamin .....
-----------------------------------

Triple meurtre à Visé: Esteban abattu d'une balle perdue !

Avez-vous vu un véhicule circulant feux éteints?


Voir vidéos



Les enquêteurs recherchent des témoignages sur un véhicule circulant feux éteints le soir des faits ainsi que sur tout comportement suspect précédant la nuit du drame.

Le parquet de Liège signale que de nombreux devoirs sont actuellement en cours pour retrouver le ou les assassins de Benoit Philippens, touché tout comme son épouse par trois projectiles. La septième balle a ôté la vie au filleul de Carol Haid, Esteban, qui était âgé de 9 ans.

«Toute personne qui aurait vu, au moment des faits, un véhicule circuler de manière dangereuse tous feux éteints ou toute personne qui aurait remarqué quelqu’un surveiller la rue dans les semaines qui ont précédé les faits est invitée à prendre contact avec le commissaire Roger Biazot, de la division homicide de la PJF de Liège au numéro suivant 04/232.50.29».

----------
Triple meurtre à Visé: Esteban abattu d'une balle perdue

L'autopsie des corps des trois victimes a permis de découvrir de nouveaux éléments. Le décès du petit Esteban serait dû à une balle perdue. Selon les enquêteurs, il n'y avait qu'un seul tireur.

21 Avril 2014 14h39

De nouveaux éléments sont connus dans l'affaire du triple meurtre de Visé. Après l'autopsie des corps, le médecin légiste est en mesure de dire que le décès du petit Esteban est accidentel. Le petit garçon n'était pas visé et son décès serait dû à une balle perdue. Selon les enquêteurs, un seul tireur était présent. Il était caché. Il aurait pu attendre l'arrivée de ses victimes pendant plusieurs heures. Des images de vidéosurveillance sont actuellement étudiées par les enquêteurs. Selon des témoins, une mercedes aurait pris la fuite quelques minutes après la fusillade.



Une altercation dans le milieu professionnel


Les enquêteurs privilégient la piste financière. Benoît, l'une des victimes, était le gérant d'une agence bancaire à Ans. Il avait dû licencier du personnel à la suite d'une restructuration de sa banque. Un client, mis à la porte, aurait par ailleurs proféré des menaces devant des témoins. Aucune caméra de surveillance n'a filmé la scène, mais des analyses sont en cours concernant une caméra placée à une station-service quelques centaines de mètres plus loin. Dans les éditions du journal 7Dimanche, une amie de la victime raconte que le directeur a eu une grosse altercation, il y a 6 mois avec un client. Client qui avait même menacé le directeur d'agence. Benoit a été contraint de le mettre à la porte. L'amie de la victime n'accuse pas cette personne, mais elle veut attirer l'attention des enquêteurs sur les difficultés du métier de banquier. Par ailleurs, le jour des faits vendredi soir, le couple dinait dans un restaurant en compagnie du petit Esteban et de ses parents, à Mortoux. C'est à ce moment-là que le garçon a demandé s'il pouvait aller dormir chez sa marraine (Carol H). Une demande à laquelle les parents ont cédé et qui lui sera fatale. C'est la première fois que le jeune garçon allait dormir chez sa marraine. Il sera inhumé mercredi à Dolhain, commune où il habitait.



La piste du cambriolage écartée

Selon les sources judiciaires, au moins 7 coups de feu ont été tirés avec un pistolet automatique devant le domicile des victimes, route de Berneau. Un impact de balle a été retrouvé dans la façade du hall omnisports situé en face de l'habitation du couple, ce qui laisse penser que le tireur attendait patiemment ses victimes, dans l'ombre, dans l'allée de la maison. La police précise aussi que le ou les auteurs n'ont rien volé, qu'il n'y avait aucune trace d'effraction, ce qui discrédite la thèse d'un cambriolage qui aurait mal tourné. Il semblerait, d'après les premiers éléments de l'enquête, qu'un seul auteur ait fait feu en direction des victimes. L'auteur des coups de feu se serait dirigé à pied en direction de celles-ci, avec un pistolet automatique 9 mm. Il a fait feu à seulement trois ou quatre mètres des victimes. Quatre douilles ont été retrouvées sur place par les enquêteurs.



Un couple sans histoire

Les victimes sont décrites comme "un couple sans histoire", a indiqué samedi un collaborateur du bourgmestre visétois Marcel Neven, interrogé par l'Agence Belga. "Benoît est un membre d'une famille bien connue dans l'entité", indique un collaborateur du bourgmestre. "Son papa s'occupe bénévolement des jeunes du football et son frère est le directeur de la maison de repos du CPAS. D'après les voisins, ils n'avaient aucun problème avec personne, et aucun va-et-vient n'était constaté chez eux."



Peu d'éléments pour identifier le tireur

L'auteur de la fusillade est activement recherché par les autorités judiciaires, a-t-on appris samedi en fin d'après-midi auprès du parquet de Liège. Les enquêteurs disposeraient de très peu d'éléments pour identifier le tireur. Les enquêteurs vont sans doute se plonger dans le passé professionnel du couple qui travaille dans le milieu bancaire. Certains évoquent la présence d'un seul tireur, d'autres s'étonnent qu'un impact de balle ait été relevé dans l'une des fenêtres du hall des sports. "Cela voudrait dire que l'auteur se trouvait déjà dans l'allée de l'habitation et attendait les victimes à côté de la maison", précise une source proche du dossier.


Fusillade à Visée, dernières infos en direct






«Toute personne qui aurait vu, au moment des faits, un véhicule circuler de manière dangereuse tous feux éteints ou toute personne qui aurait remarqué quelqu’un surveiller la rue dans les semaines qui ont précédé les faits est invitée à prendre contact avec le commissaire Roger Biazot, de la division homicide de la PJF de Liège au numéro suivant 04/232.50.29».


Lettre du papa du petit :

Citation :
bonjour, Nous sommes la famille du petit Esteban et écrivons ces quelques mots dans l'espoir que la ou les personnes responsables de ces gestes de lâcheté et de barbarie, en prenant la vie de notre fils Esteban et celles de sa marraine Carol et son compagnon Benoît se reconnaissent. Si ces personnes ont dans leur vie un brin de dignité et de repentir, qu'elles se manifestent et se rendent dans le premier poste de police et assument leurs actes, même si ceux-ci ne sont pas excusables, car plus jamais nous ne reverrons notre fils bien aimé Esteban.

Nos coeurs sont déchirés et remplis de haine et pourtant sans esprit de vengeance. L'âme de parents aimants que nous sommes depuis presque 20 ans veut connaître la vérité au plus vite, que les responsables soient condamnés pour leurs actes et qu'ils écopent des peines qui leurs sont dues. De plus nous souhaiterions que ce cauchemar serve de leçon à tout le monde afin que la mort de notre fils ne soit pas veine. Peu importe les difficultés qu'une famille ou une personne doit surmonter comme épreuves dans la vie, PERSONNE, n'a le droit de se faire justice soi-même et moins encore avec des gestes aussi lâches que ceux-ci.

Notre fils était épanoui et heureux et il avait encore toute la vie devant lui, sa relation avec sa soeur Inès était fusionnelle, Inès a beaucoup de mal à accepter cette disparition et reste inconsolable.

Dylan, Céline et Laurent (petit ami), les deux aînés ainsi que le compagnon de ma fille sont anéantis et se demandent comment nous allons pouvoir continuer au quotidien sans notre petit Babou.

Cet acte de malveillance a détruit une famille entière, nous sommes soudés et chérissons nos enfants plus que tout au monde. Nous reprendre un de nos anges était la façon la plus abominable pour voler notre plus beau trésor à savoir, nos quatre enfants, quatre frères et soeurs qui s'aiment et sont tout les uns pour les autres.

NOUS T'AIMONS DE TOUT COEUR PETIT BABANE ET TU RESTES PARMIS NOUS PAPA MAMAN INES DYLAN CELINE ET LAURENT

Je vous en supplie ne modifiez pas ce texte car c'est un cri sincère du coeur



Image redimensionnée


------------------------------

«Toute personne qui aurait vu, au moment des faits, un véhicule circuler de manière dangereuse tous feux éteints ou toute personne qui aurait remarqué quelqu’un surveiller la rue dans les semaines qui ont précédé les faits est invitée à prendre contact avec le commissaire Roger Biazot, de la division homicide de la PJF de Liège au numéro suivant 04/232.50.29».
Format imprimable Envoyer cet article à un ami Créer un fichier PDF à partir de cet article
 
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/06/2017 11:15  Mis à jour: 17/06/2017 11:15
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : Triple meurtrede Visé , le pourvoi en cassation d'Amédéo Troiano examiné mercredi.
Ce mercredi la cour de cassation examinera le recours d’Amédéo Troiano contre l’arrêt de la cour d’assises qui l’a condamné à une peine de prison à perpétuité. Amédéo Troiano a été reconnu coupable du triple meurtre de Visé, commis en avril 2014. Le petit Limbourgeois Esteban Counet avait perdu la vie aux côtés de sa marraine, Carol Haid, et de son compagnon Benoït Philippens.

La Cour de cassation examinera mercredi le pourvoi d’Amédeo Troiano contre l’arrêt de la cour d’assises de Liège qui l’a condamné à la réclusion à perpétuité en février dernier. Amédeo Troiano, âgé de 38 ans, avait été reconnu coupable de l’assassinat de Benoît Philippens et des meurtres de Carol Haid et d’Esteban Counet. Ce couple de banquiers et leur filleul âgé de 9 ans avaient été abattus le 18 avril 2014 à Visé.

Amédeo Troiano avait qualifié le verdict de la cour d’assises de Liège de « scandaleux », affirmant être innocent.

Ses avocats avaient ensuite introduit un pourvoi en cassation contre les arrêts de culpabilité et de condamnation de la cour d’assises.

L’affaire sera donc traitée et tranchée par la Cour de cassation mercredi.

Le jury d’assises avait retenu qu’Amédeo Troiano avait dirigé sa vengeance contre Benoît Philippens et l’avait assassiné. Il avait aussi considéré qu’il avait commis les meurtres de Carol Haid et d’Esteban Counet, uniquement parce que ces deux victimes accompagnaient Benoît Philippens au moment de son assassinat.

Ensuite, la cour avait condamné le coupable à la réclusion à perpétuité.

Benoît Pilippens et Carol Haid, un couple de banquiers, ainsi que leur filleul, Esteban Counet, avaient été exécutés de plusieurs tirs par arme à feu alors qu’ils descendaient de voiture, dans l’allée de leur villa, située rue de Berneau à Visé, le 18 avril 2014 vers 22h20.

L’enquête avait démontré que les banquiers avaient refusé un crédit à Amédeo Troiano qui avait sollicité leur banque en 2011 pour obtenir un important prêt d’argent.

Amédeo Troiano avait engagé des dépenses importantes dans un projet commercial et, suite au refus du prêt, il avait considéré que les banquiers étaient responsables de sa débâcle financière.

Agence BELGA
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/03/2017 09:49  Mis à jour: 08/03/2017 09:49
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re :Triple meurtre de Visé :Les avocats d'Améodo Troinao ont introduit un pourvoi en cassation ce mardi.
"Nous avons introduit un pourvoi en cassation contre les différents arrêts rendus dans le cadre de la procédure. Celui-ci porte sur l’arrêt de condamnation, la motivation de la peine, le volet civil et l’arrêt de renvoi de la mise en accusation" explique maître Philippe Zevenne.

"Nous avons deux mois pour développer nos arguments devant la cour de cassation. Le pourvoi sera également notifié aux parties civiles" ajoute l'avocat d'Amédeo Troiano.

La cour de cassation rendra une décision entre le mois de mai et de juin 2017.


Selon les informations de la rtbf.be
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/02/2017 13:19  Mis à jour: 23/02/2017 13:19
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : Triple meurtre à Visé: Amédéo Troiano condamné à perpétuité.
Amédéo Troiano écope de la perpétuité pour l’assassinat de Benoît Philippens et les meurtres de Carol Haid et Esteban, le filleul de cette dernière, âgé de 9 ans.

L'arrêt sur la culpabilité d’Amédéo Troiano était tombé en 4 heures, ce mercredi. Celui sur la peine est intervenu après une délibération encore plus courte, 2 heures seulement. Il écope de la perpétuité pour l’assassinat de Benoît Philippens (36 ans) et les meurtres de Carol Haid (37 ans) et Esteban, le filleul de cette dernière, âgé de 9 ans.

« Des gens ordinaires et heureux »
Les faits étaient survenus le 18 avril 2014 peu après 22 heures. Amédéo Troiano était arrivé une vingtaine de minutes plus tôt devant la maison des Philippens, dans un quartier cossu de Visé. Il était tapi dans l’ombre, à l’entrée, lorsque le couple de banquiers et l’enfant étaient rentrés du restaurant. Amédéo Troiano avait lancé un « Tu me reconnais ? » au banquier qui lui avait signifié le refus de son prêt, ce prêt non obtenu qui l’avait financièrement fait sombrer. Il avait alors tiré huit balles de Smith & Wesson, visant le banquier, puis son épouse et le petit garçon. L’enfant avait laissé les empreintes de ses mains sur la portière, lorsqu’il avait tenté de fuir le tueur. Il s’était réfugié derrière la voiture, mais il avait été exécuté d’une balle dans la tête.

« Celui qui a commis les faits est un monstre doté d’un sang-froid exceptionnel et dénué de tout sentiment », avait affirmé la défense d’Amédéo Troiano ce mardi à l’occasion des plaidoiries sur la culpabilité. Le trentenaire niait les faits, mais avait refusé de s’exprimer durant tout le procès, à part de brèves réponses, ponctuellement, à certaines questions. Les analyses des experts scientifiques, hyper structurées et richement documentées, n’avaient pas été mises à mal par celles des conseils techniques, pourtant alignés en nombre par la défense.

Les victimes étaient « des gens ordinaires et heureux », avait insisté Pascale Schils en requérant la perpétuité. « En commettant les faits, c’est l’humanité tout entière que vous avez tuée », avait-elle lancé à Amédéo Troiano en concluant : « Oui, il y a des papas qui tuent des enfants ! ». Les débats sur la peine n’avaient pas duré plus de 12 minutes : les avocats de la défense, « pour rester cohérents avec l’acquittement sollicité », avaient décidé de ne pas plaider.

« Vous avez détruit ma vie ! »

« Je suis complètement détruit, je ne comprends même pas pourquoi j’ai été condamné. C’est vraiment écœurant, scandaleux, vous avez détruit ma vie ! », avait affirmé le trentenaire fraîchement coupable avant que les jurés et la Cour ne partent délibérer.

Pour déterminer la hauteur de la peine, ils ont retenu l’absence de remords et de remise en question de l’accusé, ses antécédents judiciaires, sa personnalité, la futilité du mobile. Mais aussi, et surtout, l’extrême gravité des faits commis lors de la tragique soirée du 18 avril 2014 qui a plongé plusieurs familles, dont les parents d’un jeune enfant, dans un indicible chagrin.

La défense a déjà annoncé son intention de se pourvoir en cassation.


http://www.lesoir.be/1446638/article/ ... oiano-condamne-perpetuite
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 22/02/2017 11:52  Mis à jour: 22/02/2017 14:31
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : Suivez les dernières heures du procès Troiano en direct: le verdict est attendu dans la journée.
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/02/2017 18:27  Mis à jour: 21/02/2017 18:27
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re :Triple assassinat de Visé: "Carol Haid ne connaissait pas le tireur!"
Me Zevenne a évoqué des célèbres cas d’erreurs judiciaires pour mettre en garde les jurés.

La défense d’Amédéo Troiano a débuté mardi après-midi les plaidoiries en rappelant des condamnations qui se sont révélées comme étant des erreurs judiciaires. Me Zevenne a mis en garde les jurés d’une nouvelle erreur judiciaire. « Il y a eu une véritable entreprise de dénigrement, on vous conditionne en salissant l’image d’Amédéo Troinao», a déclaré Me Zevenne.

«Deux fois il a été donné de faire une enquête à décharge. Ainsi, la possibilité de géolocaliser la voiture de Troiano au moment des faits n’a pas été ordonnée. Il aurait fallu démonter la voiture. On ne l’a pas réalisé parce que l’on risquait d’avoir d’autres conclusions que celles du morphing. » Pour la défense, il aurait été possible d’interroger le constructeur allemand.

Selon l’avocat, il y aurait eu une autre possibilité de réaliser une enquête à décharge. « On aurait pu rapporter les résultats des cartes de crédit de la station Q8 qui se trouvait à proximité, on ne l’a pas fait. »

Me Zevenne a rappelé que Carol Haid n’avait pas reconnu le tireur. « Elle souffrait, mais était lucide. Elle a déclaré qu’elle ne connaissait pas le tireur », a poursuivi Me Zevenne.

L’avocat a souligné que le véhicule des victimes comportait une empreinte non identifiée. « Celui que l’on veut, c’est Troiano et personne d’autre. »

L’avocat a remis en cause les déclarations des témoins. « Une voisine a donné une description qui ne correspond pas avec l'accusé puisqu’elle décrit l’homme qui prend la fuite comme un homme jeune et plutôt petit. Lors d’une seconde audition, 7 mois plus tard, elle se souvient qu’il portait un manteau 3/4 noir. Un changement de déclaration, sans que cela ne lui soit suggéré ? Permettez moi d’en douter », a poursuivi Me Zevenne. « Les enquêteurs ont travaillé à charge et uniquement à charge. On a focalisé les recherches sur Amédéo Troiano. »

Pour l’avocat, les enquêteurs ont arrêté les investigations dès septembre 2014. « On a fait quelques devoirs pour dire que l’on continuait. On s’empressait de dire qu’on fermait les portes. Effectivement on a fait un travail titanesque, mais uniquement à charge d'Amédéo Troiano. »

Me Zevenne a rappelé la vie tumultueuse de Benoît Philippens. « Impossible de déterminer si toutes ces pistes ont été investiguées. Benoît Philippens, fréquentait les hôtels de passe et on n’a jamais pu déterminer le nombre de conquêtes qu’il a eue. Aurait-t-il tourné autour d’une dame dont le mari, le compagnon se serait intéressé à une dame dont le proche était dans le milieu du grand banditisme ? » Selon l’avocat, les calculs concernant le déroulement des faits est impossible.

« Dès le départ, on a pensé que le véhicule qui avait ses phares éteints était celui de l’auteur. On ne s’est jamais posé les bonnes questions », a estimé l’avocat.




Pour l’accusation, le triple assassinat de Visé est établi
Ce mardi matin, l’audience a débuté par le réquisitoire de l’avocate générale Pascale Schils.

La magistrate estime que l’accumulation de présomptions graves, précises et concordantes qui vont toutes dans le même sens implique que l’accusé est bien l’auteur du triple assassinat de Visé.

Pascale Schils a retracé tous les éléments à charge et le moins que l’on puisse écrire, c’est qu’ils sont très nombreux.

«Un témoin a constaté qu’un homme de moins de 50 ans, sa conception de la jeunesse, prenait la fuite avec un manteau trois quarts noir comme celui d’Amédéo Troiano», a indiqué Pascal Schils. «Aucun riverain n’a le même véhicule que celui qui a été vu en train de prendre la fuite. Il est établi au delà de tout doute raisonnable que l’homme vu par le témoin est la même personne que celle qui a pris le véhicule puis a démarré à grande vitesse», a poursuivi l’avocate générale.

«Le tueur est arrivé et parti dans un véhicule tout à fait semblable à celui d’Amédéo Troiano. La voiture de l’auteur présente des éléments qui ne sont pas d’origine exactement les mêmes que celles du suspect.»

Pour Pascale Schils, toutes les autres pistes ont été envisagées par les enquêteurs. «Toutes les pistes des amants ont été étudiées, mais sans succès. »

L’avocate générale a encore relevé d’autres éléments à charge. «L’arme filmée représente les mêmes caractéristiques que l’arme avec laquelle les faits ont été commis.»

L’avocate générale a ensuite démonté l’alibi d’Amédéo Troiano. Ce dernier avait prétendu se trouver chez ses cousins allemands au moment des faits. Il avait décrit avec moult détails la soirée passée sur place, la nuit, mais aussi le déjeuner du lendemain alors que tout cela était faux. «Le frère d’Amédéo Troinao a prétendu que les cousins allemands avaient confirmé les heures d’arrivée du suspect. Toute la famille s’est réunie. Ils étaient furieux du fait que Amédéo Troiano avait tenté de les impliquer là dedans. La solidarité familiale ne justifie pas de couvrir un assassin», a poursuivi Pascale Schils.

Pour l’avocate générale, l’accusé a trouvé l’adresse des victimes. «Il est allé sur place avant les faits. Il savait qu’il allait être entendu par les enquêteurs et a prétendu, dans un premier temps qu’il ne souvenait pas de ce qu’il avait fait le jour des faits. L’accusé s’est orienté alors qu’il se trouvait sur place pour trouver une adresse qu’il connaissait pour fuir. Il a fait effacer tout ce qui se trouvait dans son ordinateur dès son retour d’Allemagne.»

L’avocate générale a estimé que dans cette affaire, il y avait également « deux cerises sur le gâteau. » Alors que l’expert estimait qu’il y avait peu de chances de retrouver des traces de résidus de tirs sur les vêtements du suspect car les tests ont été réalisés un mois plus tard, des traces de résidus de poudre ont été retrouvés tant sur sa casquette que sur le manteau 3/4. «La particule retrouvée présente exactement la même composition que les douilles retrouvées sur les lieux. Ces caractéristiques, on ne les retrouve que sur une munition sur 5.»

L’avocate générale a admis que l’on n’avait pas retrouvé de résidus de tirs dans la voiture du suspect. «Les résultats sont négatifs dans la voiture car les faits n’ont pas été commis dans la voiture et les tests ont été réalisés un mois plus tard. » Pascale Schils a souligné que la composition des balles utilisées était particulière. « La composition est spécifique avec de l’étain et exclu 80 % des balles. Le père d’Amédéo Troiano a déclaré qu’ils avaient tiré en présence de chasseurs et de policiers, en Allemagne. Mais en Allemagne, les balles utilisées par les policiers comportent des traceurs uniques que l’on n’a pas retrouvé sur sa veste ni son béret. Concernant le fait qu’il aurait tiré proche de chasseurs, les munitions des chasseurs n’ont pas les mêmes spécificités que la poudre retrouvée sur sa veste.»

Pascale Schils a estimé qu’il y avait une seconde cerise sur le gâteau: «Les allèles de son ADN se retrouvent sur les douilles retrouvées sur le lieux des faits. L’expert n’était pas optimiste car les balles ont roulé dans le sang et ont pu être contaminées par les sauveteurs. Mais au final, on ne peut l’exclure comme donneur du profil minoritaire.»

L’avocate générale a souligné le travail des enquêteurs. « Ils ont réalisé un travail de fourmi. » Pascale Schils a demandé aux jurés de répondre oui à toutes les questions concernant les trois meurtres avec préméditation des victimes.

http://www.dhnet.be/actu/faits/triple ... -58ac31c7cd703b98155c1e31
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/02/2017 13:36  Mis à jour: 21/02/2017 13:36
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re :L'avocat général Pascale Schils a requis mardi matin devant la cour d'assises de Liège la culpabilité d'Amédeo Troiano pour les assassinats de Benoît Philippens, Carol Haid et Esteban Counet.
Selon le ministère public, un faisceau de présomptions graves, précises et concordantes démontre qu'Amédeo Troiano a commis les faits. L'avocat général a dénoncé certaines attitudes désagréables des avocats de la défense. Elle a regretté le fait que les conseils d'Amédeo Troiano ont stigmatisé le travail réalisé par les enquêteurs. "Ils ont tenté de jeter le discrédit sur les enquêteurs et ordonné à leur client de se taire. Par une ultime manœuvre, la défense a même tenté de faire taire les juges", a regretté l'avocat général.

Le ministère public a souligné qu'Amédeo Troiano n'avait pas fait d'aveux sur la matérialité des faits. Il n'a avoué que ses mensonges au sujet de l'arme et de son alibi. Sur toutes les questions qui pourraient le mettre en difficulté, il a évoqué des problèmes de santé pour ne pas y répondre. L'avocat général a insisté sur le fait qu'il n'existe jamais de certitude absolue dans un dossier judiciaire. "Le seul qui connait la vérité, c'est l'accusé", a-t-elle souligné en rappelant que la décision du jury sera fondée sur un faisceau de présomptions graves, précises et concordantes.

Pascale Schils a tordu le cou à la manière dont la défense présente le dossier depuis le début du procès. "Amédeo Troiano n'est pas une victime de son physique et de ses antécédents judiciaires. Il n'est pas celui à qui l'on a taillé le costume idéal de coupable. Le mécanisme de mise en accusation ne se fait pas de la manière qui est présentée par la défense", a-t-elle indiqué.

Selon l'accusation, l'auteur des faits connaissait Benoît Philippens et n'était pas un de ses proches. Carol Haid a dit qu'elle ne l'a pas reconnu mais, atteinte de plusieurs tirs, elle n'était pas dans un contexte qui lui permettait d'aiguiser tous ses sens et de reconnaître son agresseur. Apeurée et dans l'obscurité, elle ne pouvait imaginer qu'il s'agissait d'un homme qu'elle n'avait plus vu depuis 31 mois.

L'avocat général a détaillé toutes les pistes de l'enquête, écartant celles liées à des aventures extraconjugales ou à des clients mécontents. "Une seule piste s'est imposée: celle d'Amédeo Troiano, un impulsif qui rumine ses échecs, la perte de son procès face aux banquiers et ses conséquences financières", a relevé Mme Schils.

L'accusation a évoqué les différents éléments qui forment des preuves à charge de l'accusé. Le véhicule du tueur est parfaitement identique, jusque dans ses caractéristiques, à celui d'Amédeo Troiano. L'accusé a possédé une arme du même type que celle utilisée et a menti à son sujet. Il ne peut donner aucune explication de son emploi du temps au moment des faits et ses explications ne sont pas convaincantes. Troiano a effectué une recherche de l'adresse de Benoît Philippens. Il a effectué une recherche d'itinéraire au départ de l'adresse des victimes et a fait reformater son ordinateur pour tenter d'effacer certaines données.

L'avocat général considère que les résidus de tirs présents sur un béret d'Amédeo Troiano et que les allèles de son ADN présents sur les douilles représentent deux cerises sur le gâteau parmi les éléments de preuve.

Le ministère public a demandé aux jurés de reconnaître la culpabilité d'Amédeo Troiano pour les trois assassinats de Benoît Philippens, Carol Haid et Esteban Counet.


http://www.dhnet.be/actu/faits/triple ... -58ac31c7cd703b98155c1e31
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/02/2017 13:20  Mis à jour: 21/02/2017 13:20
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : Triple assassinat de Visé: « Un raz-de-marée émotionnel! », "J’ai des envies suicidaires, mais je dois rester pour les autres petits !"
La cour d’assises a poursuivi par les plaidoiries des Mes Dandenne, père et fille.

Les jurés ont entendus les plaidoiries du bâtonnier Dandenne et de sa fille Me Paulina Dandenne qui ont plaidé pour la famille d’Esteban. Le bâtonnier Dandenne a présenté les membres de la famille du petit garçon. "Le papa d’Esteban m’a confié qu’il pleurait tous les jours depuis les faits", a indiqué l’avocat. "La maman m’a expliqué qu’elle avait des idées suicidaires mais qu’elle ne pouvait pas car elle devait rester pour les autres petits."

L’avocat s’est confié à l’accusé. "J’espère qu’il comprendra le mal extraordinaire qu’il a pu faire. Il a brisé des vies. Pas seulement, les trois personnes qu’il a assassinées, mais toutes leurs familles." Les familles sont obsédées par la recherche de la vérité. "Pour la famille et moi, c’est bien lui qui a bien tué le petit."

L’avocat a estimé que l’absence d’aveu démontre l’absence de prise de conscience. "Il n’a pas encore compris la gravité extrême de l’acte qu’il a commis. il est extrêmement dangereux." Pour Me Dandenne l’accusé est quelqu’un de dangereux. "Quelqu’un qui serait remis en liberté sans avouer trois assassinats, serait très dangereux. Déjà en 2006, la cour d’appel de Liège lui donnait 20 mois de prison en soulignant déjà son caractère dangereux."

Les jurés ont ensuite entendu Me Paulina Dandenne. "Nos clients attendaient des réponses." Pour l’avocate, l’accusé n’avouera jamais les faits. "Ne pas craquer, il le fait pour sa famille. Comme elle est venue le dire à la barre, cela détruirait une deuxième famille. Amédéo Troiano a eu une absence totale de sentiments à l’audience, ses antécédents."

L’avocate a souligné le travail acharné des enquêteurs qui a permis de multiplier les indices. Me Dandenne a rappelé tous les éléments de preuves. Les avocats ont ensuite diffusé des images d’Esteban aux jurés. "Inès crie tout le temps la nuit. Elle se souvient du cauchemar dans lequel elle a fait la promesse à son petit frère de venir le chercher, mais elle ne le retrouve jamais. Inès, sa soeur qui avait un an de plus est la 4e victime."

Malgré les paroles rassurantes des médecins légistes, la famille ne peut pas se résoudre au fait qu’Esteban n’avait pas souffert lors des faits. "Ils n’ont pas eu le courage d’ouvrir la petite enveloppe qui contient ce qui se trouvait dans les poches de l’enfant. Il est chez eux dans une petite urne au milieu de ses peluches."

L’avocate a retracé la scène qui a coûté la vie. "Personne ne saura jamais si il a souffert pendant tout ce temps. Les parents veulent que justice soit rendue."


« Un raz-de-marée émotionnel! »

Le triple assassinat a provoqué un grand émoi au sein des agences bancaires.

Selon Me Masset, le triple assassinat a créé un véritable séisme dans la banque dans laquelle travaillaient les victimes. "C’est comme si il y avait eu un raz-de-marée émotionnel à la suite du triple assassinat." Les employés ont eu beaucoup de difficultés à surmonter les faits. "C’est comme si il y avait eu un hold-up dans plusieurs agences." L’avocat a estimé que la défense avait tenté de soulever de faux problèmes en évoquant un accord verbal qui aurait été donné. "En réalité, les problèmes ne viennent que de leurs propres imprudences. Ils ont souscrit des engagements sans avoir un engagement ferme et définitif de la banque. Ils se sont engagés à la légère de manière fautive alors qu’ils savent que la décision risque d’être négative", a poursuivi Me Masset. L’avocat a rappelé que Carol Haid avait qualifié Amédéo Troiano de "fou furieux".

Me Masset est revenu sur l’ancienne employée de la banque qui a prétendu à la barre avoir été violée par Benoît Philippens. "Cette dame a été licenciée à la suite d’un vol qu’elle avait elle-même admis." L’avocat a estimé que l’accusé tentait de se faire passer pour ce qu’il n’est pas. "On est assis en face d’un loser de première qui n’a pas de bol. Chaque fois qu’il est confronté à la justice, il en a à se plaindre. Il a été condamné à trois reprises, des faits avec arme. Il a été condamné à tort… Et en toute hypothèse, il ne s’agit que de petites bêtises de jeunesse, pensez donc, un car jacking avec cagoules et mitraillettes, une prise d’otage… Des broutilles !"

Me Masset a rajouté deux présomptions précises graves et concordantes à celles données par Me Lemmens. "Peut-t-on imaginer un seul moment qu’il n’a pas passé chacun des 25 jours qui ont séparés ces exécutions et son audition à penser à ce qu’il avait fait ce jour-là ? Toute sa famille lui a demandé si ce n’était pas lui. Il a muri son son système de défense pendant 25 jours puis il ne se souvenait de rien."

L’avocat a demandé un petit travail de réflexion aux jurés. "Si sa culpabilité n’est pas retenue, ce serait le fait d’un tueur qui n’est pas dans le box. Donc le tueur se promène dans la nature. Il lit, goguenard, la presse. Il doit bien rire." L’avocat a développé une thèse par l’absurde. "Ce tueur, en dehors du costume d’Amédéo Troiano, il se promène dans la BMW, manipulant un Smith et wesson, il a un ADN dont tous les allèles se retrouvent dans ceux de Troiano. Un homme qui en voulait tant à Benoît Philippens qu’à Carol Haid."

En effet, selon l’avocat, un mari trompé n’avait pas de raison de s’en prendre à l’épouse. "Le 11e élément, c’est cette phrase certaine et terrible. Cette phrase prononcée par l’assassin avant de tirer sur Benoît Philippens. Tu te souviens de moi ? Il s’agit donc bien d’une vengeance. Ces 11 éléments forment preuve", a poursuivi l’avocat.


"Mensonges, mensonges et encore des mensonges!"

Pour Me Lemmens, il n’y a aucun doute sur le fait que Amédéo Troiano soit bien l’auteur du triple assassinat.

L’après-midi du lundi, la cour d’assises de Liège a poursuivi les plaidoiries des parties civiles. Me Lemmens et Me André assurent la défense des intérêts de la famille de Carol Haid. "Mensonges, mensonges et encore des mensonges avant le silence", a indiqué Me Lemmens. "Un silence assourdissant. Il ne s’agit pas d’un silence de partage, pas à la mémoire des victimes. Il s’agit du silence des lâches qui nous saisit et nous glace."

Les avocats ont estimé que le suspect avait menti depuis le début de l’enquête. "L’accusé a menti, il a dit des mensonges dès la première minute, aux enquêteurs, au juge d’instruction. Mais déjà avant, aux siens. A son père, mais aussi à la mère de ses enfants." Déjà à la première page de son interrogatoire par la police, l’homme a menti. "Il a dit qu’il ne possédait pas de véhicule, ni d’arme. Il a ensuite menti sur son voyage en Allemagne."

Me Lemmens a poursuivi l’analyse des déclarations de Amédéo Troiano. "Tout ce qui est dit est faux. Il a dit des mensonges directs, par omission, mais aussi par imprécisions. Le mensonge des mensonges, le mensonge suprême consiste au moment auquel il est parti en Allemagne." Amédéo Troiano avait prétendu qu’il avait dormi chez ses cousins, mais aussi mangé chez eux. Tout cela était faux. "Il a déclaré qu’il avait quitté la Belgique alors qu’il commençait à faire sombre. Il avait construit son mensonge. Tout est pur invention."

L’avocat a également évoqué les mensonges de la famille qui souhaite couvrir Amédéo Troiano. Me André a évoqué le peu d’analyses psychologiques de l’accusé puisque ce dernier a refusé de se soumettre à la plupart des expertises. "On dénombre 4 traits principaux dans la personnalité de l’accusé. On retrouve une grande impulsivité sous jacente, il ne tolère pas la frustration. Certains font état de comportements imprévisibles, voire impulsifs."

Certains de ses proches, avant de se raviser, avaient indiqué que Amédéo Troiano présentait des problèmes d’humeur. "L’expert conclut que son profil met en évidence un risque de passage à l’acte violent envers les autres." Me Lemmens a ensuite évoqué les 9 présomptions précises, graves et concordantes à charge de l’accusé. "La voiture de l’accusé est identique. L’arme du suspect est identique. Tous les allènes d’Amédéo Troinao se retrouvent sur les douilles. L’informatique démontre qu’il était à proximité du domicile des victimes. Amédéo Troiano avait un mobile. Ses vêtements comportaient des résidus de tirs. Amédéo Troiano a envoyé des sms à Carol Haid. Elle se sentait menacée. Amédéo Troiano qui avait une activité importante avec son GSM n’avait pas son GSM avec lui le jour des faits."

Selon l’avocat, les mensonges du suspect sont la dernière des présomptions.

http://www.dhnet.be/actu/faits/triple ... r-pour-les-autres-petits-
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/02/2017 11:27  Mis à jour: 18/02/2017 11:27
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : Fusillade de Visé : Assises de Liège: un dernier témoin convoqué par la cour lundi dans le cadre du procès d'Amédéo Troiano.
Suspendu jeudi soir après les auditions des témoins de moralité, le procès d’Amédeo Troiano reprendra lundi matin à 9h00. La défense a cependant annoncé le dépôt de conclusions auxquelles la cour devra répondre avant la poursuite des débats. Les plaidoiries des parties civiles seront donc retardées.

Amédeo Troiano est suspecté d’avoir assassiné Benoît Philippens (36 ans), son épouse Carol Haid (38 ans) et le filleul de cette dernière Esteban Counet (9 ans). Ce couple de banquiers et leur filleul avaient été exécutés de plusieurs tirs d’arme à feu le 18 avril 2014 vers 22h20 à Visé.

Après deux semaines de procès, la première journée de la troisième semaine devait être exclusivement consacrée aux interventions des avocats des parties civiles, de l’avocat général Pascale Schils et des avocats de la défense. Mais la cour a décidé de convoquer un ultime témoin qui sera entendu lundi dès 9h00.

Les débats seront encore retardés par les conclusions que la défense va déposer et développer lundi matin. Les avocats de l’accusé estiment que la nouvelle loi sur le fonctionnement de la cour d’assises n’est pas claire. Les avocats estiment que le président de la cour d’assises ne peut pas accompagner le jury lors de la délibération sur la culpabilité. Il s’agit d’une procédure qui pourrait permettre aux avocats de se ménager la possibilité d’un recours à l’issue du procès.

Ces conclusions ont déjà été annoncées lors de la deuxième semaine de procès. Mais les différentes parties ont souhaité y répondre. Lundi, après l’audition du dernier témoin, les différentes parties plaideront sur ce point de la procédure. La cour devra ensuite rendre un arrêt avant de permettre la poursuite des débats. Les plaidoiries des parties civiles devraient néanmoins débuter lundi en cours de journée.

Belga
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/02/2017 14:36  Mis à jour: 16/02/2017 14:48
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : Fusillade de Visé . Un échange verbal entre l’accusé et les parents du petit Esteban …"Le décès d'Esteban a détruit toute sa famille"
Ce mercredi après-midi, les parents d’Esteban, Freddy et Brigitte Counet, ont été appelés à la barre pour évoquer la personnalité de leur petit garçon et le tremblement de terre que son décès a provoqué dans la famille. Amédeo Troiano, l’accusé, s’est adressé à eux.

Après être revenu sur la soirée du vendredi où Esteban est parti chez sa marraine Carol Haid, le couple a raconté à la cour l’annonce tragique des faits, le 18 avril vers 2 heures du matin. «J’ai vu les uniformes et j’ai directement imaginé qu’il y avait quelque chose de grave. J’ai crié à mon épouse de descendre. J’étais face à deux policiers, on les a invités à entrer et ils nous ont annoncé qu’il y avait eu un accident avec Esteban. J’ai eu un coup de chaud, j’ai frappé dans les murs et je n’y croyais pas», sanglote le papa d’Esteban. Un témoignage pour le moins poignant suivi d’un texte que la maman a souhaité lire à la cour.

Au-delà du choc familial qu’elle décrit et des conséquences sur sa famille, Brigitte Counet a dit quelques mots à propos de celui qu’elle croit être le tueur de son petit garçon, Amédeo Troiano, sur le banc des accusés. «Nous avons compris qu’il n’était rien, nous ne voulons rien éprouver pour lui comme il n’éprouve rien pour nous… Nous avons cherché son regard depuis le début du procès sans jamais le trouver.»

L’accusé a alors souhaité intervenir, lui qui se mure dans le silence depuis le début du procès. «Je compatis à votre douleur, je sais que ce n’est pas facile pour vous tous les jours mais jamais j’aurais pu toucher à un cheveu de votre enfant. Je ne suis pas comme ça.» Et la maman d’Esteban de lui demander alors: «Pourquoi ne parlez-vous pas?» «Madame, j’ai dur de m’exprimer. Je vous comprends, on relie tout à moi. Mais je suis innocent. Je n’ai pas tué votre enfant. Je ne suis pas un monstre.». Brigitte Counet de relancer «Expliquez-nous. Nous sommes là pour vous entendre.»

Amédeo Troiano a alors choqué une partie de l’assemblée, comparant sa souffrance à celle de la famille Counet. «On partage les mêmes problèmes. La souffrance est la même. On me fait porter le chapeau d’un truc que je n’ai pas fait. Je ne suis pas un tueur d’enfant.» Brigitte Counet a conclu en disant que, lui, avait «toujours ses enfants. Pas nous!»

*****************************************
"Le décès d'Esteban a détruit toute sa famille"

Une psychiatre consultée par les avocats de la partie civile a révélé mercredi devant la cour d'assises de Liège que le décès d'Esteban Counet a provoqué des dégâts irréversibles sur les membres de sa famille. Cet expert a évoqué la "destruction" de la famille, avec un deuil profond et un dommage moral maximal.

Après le décès de leur fils, exécuté le 18 avril 2014, les parents d'Esteban Counet sont entrés dans un deuil très profond, a confirmé l'expert psychiatre Cécile Debabèche. Leur dommage moral est évalué à 7 sur une échelle de 7. Celui des grands-parents d'Esteban est évalué à 6 sur la même échelle de 7. Leurs séquelles sont très importantes.

"Cette tragédie a été vécue comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. La famille n'avait connu auparavant aucun conflit et aucun événement tragique. La mort d'Esteban a détruit cette famille. Chaque membre de cette famille a tenté de protéger les autres. Mais personne n'y est arrivé. Il existe également chez eux un sentiment de culpabilité. Un enfant leur a été arraché. Le fait qu'il a été tué de la main de l'homme rajoute des souffrances à leurs douleurs. C'est un fol espoir de croire qu'un soutien psychologique va résoudre leur deuil", a indiqué le psychiatre.

L'accusé a refusé de rencontrer le psychiatre
Un expert psychiatre et un expert psychologue ont été désignés par la justice pour évaluer les capacités d'Amédeo Troiano. L'accusé a refusé de rencontrer le psychiatre, qui a néanmoins relevé des hospitalisations et des prises de médicaments dans le parcours de l'accusé. Le psychologue Blavier a évoqué, sur base de tests réalisés, une grande fragilité psychologique chez l'accusé. L'expert a relevé des réactions impulsives, un comportement imprévisible et une anxiété importante. Amédeo Troiano présente des éléments dépressifs importants.

Amédeo Troiano a accepté de rencontrer les conseillers techniques sollicités par la défense. Le psychiatre Charles et le psychologue Bronckart ont souligné l'anxiété de l'accusé, ses fréquents épisodes de rumination, ses idées suicidaires et son côté méfiant. Il présente des traits de personnalité paranoïaque.

L'expert psychologue Blavier a souligné le mode de fonctionnement par rumination d'Amédeo Troiano. L'accusé était complètement envahi par ses problèmes financiers. Il avait la sensation d'être constamment traqué par ses problèmes. Selon cet expert, il existe aussi dans la personnalité de Troiano un isolement social.

Lors de ces témoignages, l'avocat général Pascale Schils a soulevé l'hypothèse selon laquelle la punition suprême pour Amédeo Troiano serait d'être rejeté par sa famille. Il lui serait donc impossible de reconnaître les faits. C'est, selon le ministère public, la raison pour laquelle il se retrouve actuellement dans le déni. Les témoins de moralité de l'accusé seront entendus jeudi matin.


http://www.7sur7.be/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/02/2017 14:01  Mis à jour: 16/02/2017 14:01
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : Assises de Liège: Amédeo Troiano, accusé du triple assassinat de Visé, a déjà été impliqué dans des faits de grand banditisme...
L’enquête de moralité réalisée sur Amédeo Troiano a été présentée jeudi matin devant la cour d’assises de Liège. L’accusé possède des antécédents judiciaires en matière de grand banditisme. Il avait déjà été condamné à deux reprises.



Amédeo Troiano est suspecté d’avoir assassiné Benoît Philippens (36 ans), son épouse Carol Haid (38 ans) et le filleul de cette dernière, Esteban Counet (9 ans). Ce couple de banquiers et leur filleul avaient été exécutés de plusieurs tirs d’arme à feu le 18 avril 2014 à Visé.

Les détails de l’enquête de moralité réalisée sur Amédeo Troiano ont été exposés par l’enquêtrice Stéphanie Bielen. Amédeo Troiano était le premier enfant né dans sa famille. Il a un frère. Amédeo Troiano avait rencontré son épouse à la sortie de l’adolescence. Le couple avait donné naissance à deux petites filles en 2002 et 2003, juste après son mariage.

L’enquête de moralité avait révélé qu’Amédeo Troiano avait connu de mauvaises fréquentations et avait été impliqué dans des faits de grand banditisme. Il avait été signalé dans un fait de vol à mains armées avec prise d’otages et mis sur écoute. Cette opération a permis de révéler qu’il préparait un autre vol à mains armées sur une banque.

Amédeo Troiano a avoué la préparation de ce vol mais pas ses deux complices. Incarcéré, il a alors été considéré comme une balance en prison. La maison de ses parents a ensuite été la cible de tirs à l’arme de guerre une nuit de mars 2005. Le père a donné une rançon pour se défaire de cette menace. Il a vendu ses maisons en région liégeoise pour acheter une maison à Stembert.

L’accusé avait aussi été condamné pour le car-jacking d’une Porsche. Ses empreintes avaient été relevées sur cette voiture qui avait été volée. Pour l’ensemble des faits, Amédeo Troiano avait été condamné à une peine de 20 mois de prison avec sursis partiel et à une autre peine complémentaire de 20 mois. Il avait effectué 15 mois de détention effective. Ses complices étaient parfaitement connus du milieu du grand banditisme. Mais lors de ces faits, il avait nié sa participation. Sa famille avait adhéré à sa thèse et avait affirmé qu’il s’agissait d’erreurs judiciaires.

L’enquête de moralité a également démontré qu’Amédeo Troiano et son épouse avaient ouvert un salon de coiffure à Verviers en 2008. Ils avaient acheté une maison à Ougrée et à Polleur. Ils ont encore donné naissance à un fils en 2012. Le couple était réputé parmi les membres de sa famille pour ne pas se disputer.

Lorsque le couple a ouvert un autre salon de coiffure à Waremme et a connu des déboires financiers, les parents ont vendu leur maison de Stembert pour faire face aux difficultés. La famille s’est alors installée à Burdinne.

Sur le plan de la personnalité, Amédeo Troiano a été décrit comme un homme protecteur, serviable, aimable, équilibré, franc et courageux. Il est un papa poule pour ses enfants. Vieux jeu, il respecte les traditions familiales et se montre protecteur envers les membres de sa famille.

http://www.lameuse.be/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/02/2017 09:10  Mis à jour: 15/02/2017 09:10
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : triple meurtre à Visé : Procès Troiano: ils dressent le portrait des victimes (direct)
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/02/2017 07:48  Mis à jour: 15/02/2017 09:08
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : Triple meurtre à Visé,Benoît Philippens a fait des avances à la veuve et à la fille de Michel Daerden.
Procès Troiano :Plusieurs témoins cités mardi après-midi devant la cour d'assises de Liège ont évoqué la personnalité plus sombre de Benoît Philippens, une des trois victimes des faits commis le 18 avril 2014 à Visé. Benoît Philippens a été décrit comme un banquier qui pouvait aussi avoir des attitudes déplacées envers des collègues et des clientes. Une employée a même dénoncé à l'audience des faits de viol dont elle n'avait encore jamais révélé l'existence.

Amédeo Troiano est suspecté d'avoir commis les assassinats de Benoît Philippens (36 ans), de son épouse Carol Haid (38 ans) et du filleul de cette dernière, Esteban Counet (9 ans). Ce couple de banquier et leur filleul avaient été exécutés de plusieurs tirs d'arme à feu le 18 avril 2014 à Visé.

Dans le cadre de l'exploitation lors de l'enquête de la piste privée, plusieurs employés ou clients de la banque dirigée par Benoît Philippens ont été auditionnés. Toutes ces personnes avaient fait part du comportement de séducteur ou de harceleur du banquier. Certains d'entre eux avaient évoqué le fait que le banquier avait peut-être été trop loin dans ses attitudes déplacées avant d'être victime d'un mari jaloux.

"Un malade qui devait être recadré"
Une employée de la banque, qui avait succombé aux charmes de Benoît Philippens entre 2005 et 2006, a rapporté qu'elle avait été dénigrée après la rupture. Le banquier avait révélé le contenu de mails intimes. "Il était manipulateur, menteur et manquait de respect. C'était un malade qui devait être recadré", a exposé une dame.

D'autres employées ont été confrontées à ce comportement déplacé. Elles ont rapporté que Benoît Philippens les draguait ouvertement, leur adressait des compliments déplacés ou avait des gestes très tendancieux. Certaines employées ont pris conseil auprès d'un médecin du travail de la banque. Mais elles ont toujours hésité à déposer plainte, par peur de représailles ou de conséquences sur le plan professionnel. Une employée de la banque a même détaillé des faits de viol commis sur elle en mai 2009 dans une agence de Welkenraedt par Benoît Philippens. Ces derniers faits n'avaient pas été dénoncés à la justice. Aucune autre femme, dans le dossier, n'évoque des faits de viol.

"Double visage"

Un conseiller médical auprès de la BNP Paribas Fortis a décrit Benoît Philippens comme un homme qui avait un double visage. Son attitude était déplacée envers les employées féminines de l'agence. "Il traitait son personnel comme du bétail. Il était aussi fier d'éjecter de sa clientèle les clients à problèmes", a indiqué le témoin.

Les jurés ont également pu entendre le témoignage de l'épouse de feu Michel Daerden. Le politicien et sa fille étaient clients de l'agence BNP Paribas Fortis d'Ans. Après le décès de Michel Daerden, sa fille avait été confrontée à des démarches à réaliser dans le cadre de la succession. Lorsque cette jeune fille âgée de 21 ans s'était présentée à l'agence, elle avait été confrontée à Benoît Philippens, qui a insisté pour s'occuper personnellement de son cas.

La fille de Michel Daerden avait confié à sa mère qu'elle avait ressenti un malaise par rapport aux attitudes affichées par le banquier. Elle se sentait embarrassée et oppressée par celui-ci. Mère et fille ont ensuite décidé de ne plus se séparer pour assister aux rendez-vous à l'agence. "Il était un homme qui ne regardait jamais dans les yeux car son regard était toujours porté sur le décolleté. Il nous a fait du pied en dessous de la table et nous a fait des propositions déplacées. Même si ce n'était pas un harceleur, il a tout essayé quand il draguait à la fois la mère et la fille", a indiqué la veuve de Michel Daerden.

Selon le témoin, Benoît Philippens était très professionnel, même s'il était pressant sur le plan intime. Mais dans le cadre de la gestion de la succession de Michel Daerden, il avait pris fait et cause pour sa fille, au détriment de la fratrie. Benoît Philippens aurait même commis une faute professionnelle en effectuant des opérations non-réglementaires au détriment notamment de Frédéric Daerden.

Les auditions des témoins de personnalité des victimes reprendront mercredi matin.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgi ... e-de-Michel-Daerden.dhtml
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/02/2017 12:45  Mis à jour: 14/02/2017 12:49
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : Triple assassinat de Visé: une dernière analyse de Google permet de géo localiser Amédeo Troiano via Google Maps.
Un expert mandaté en dernière minute par la cour d'assises de Liège a livré mardi les résultats de ses recherches effectuées sur les caractéristiques de la géolocalisation par l'intermédiaire de Google Maps. Cette expertise démontre que l'ordinateur d'Amédeo Troiano a bien été géolocalisé dans la rue de Berneau à Visé et qu'il a effectué une recherche d'itinéraire. Amédeo Troiano, soutenu par un conseiller technique de la défense, affirmait le contraire. L'accusé est suspecté d'avoir commis les assassinats de Benoît Philippens (36 ans), de son épouse Carol Haid (38 ans) et du filleul de cette dernière, Esteban Counet (9 ans), exécutés de plusieurs tirs d'arme à feu le 18 avril 2014 à Visé.
Durant l'enquête, l'analyse du matériel informatique d'Amédeo Troiano avait démontré que l'ordinateur de l'accusé avait été présent, à une date restée indéterminée, dans la rue de Berneau à Visé, à proximité du lieu des faits. Cette analyse effectuée par un expert avait démontré qu'une recherche d'itinéraire avait été effectuée sur place à travers Google Maps.

La défense d'Amédeo Troiano avait sollicité un conseiller technique qui avait apporté des conclusions différentes. Cet homme affirmait que la recherche avait été effectuée sur l'ordinateur connecté à Google mais il prétendait qu'Amédeo Troiano n'était pas présent dans la rue de Berneau pour la réaliser. Ce spécialiste affirmait que l'auteur de la recherche l'avait effectuée en cliquant sur un lien accompagnant une carte illustrant un article de presse.

Pour départager l'expert et le conseiller technique, le président de la cour a mandaté un expert pour analyser plus particulièrement les données de la géolocalisation de Google Maps. Selon cet expert, le scénario de la défense n'est pas crédible.

Son portable géolocalisé
Ses conclusions démontrent que l'ordinateur d'Amédeo, qu'il avait l'habitude d'emporter régulièrement, a été géolocalisé dans la rue de Berneau par l'intermédiaire d'une interface WiFi. A partir de cet appareil, une recherche d'itinéraire a été effectuée. Il ne s'agissait pas d'un GSM ou d'une tablette mais bien d'un ordinateur.

L'expert est formel. "Au vu des données, le scénario le plus plausible qui amène à ces données est que l'ordinateur portable appartenant à Amédeo Troiano a été géolocalisé dans la rue de Berneau au moment de la recherche d'itinéraire", a-t-il indiqué.

Il a encore signalé qu'il n'est pas possible, actuellement, de préciser à quelle date et à quelle heure cette demande d'itinéraire a été effectuée. Pour prendre connaissance de ces données, l'expert doit disposer du compte Google d'Amédeo Troiano et de son mot de passe. Or, l'accusé refuse de dévoiler ces informations. Les ingénieurs de Google pourraient les retrouver mais ils doivent disposer d'une injonction de la justice.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgi ... qui-accable-Troiano.dhtml
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/02/2017 11:07  Mis à jour: 14/02/2017 11:07
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : Triple meurtre à Visé: Carol Haid croyait que le dossier Troiano faisait partie du passé.
La cour d’assises de Liège a, pour cette avant-dernière journée consacrée aux témoins des faits, auditionné des collègues des victimes.

a cour d’assises de Liège a, pour cette avant-dernière journée consacrée aux témoins des faits, auditionné des collègues de Carol Haid et Benoît Philippens, banquiers à la Paribas Fortis qui ont été exécutés, tout comme le petit Esteban âgé de 9 ans, devant leur habitation à Visé, le 18 avril 2014. Le mobile du crime serait, selon l’accusation, la non-obtention d’un prêt qu’Amédéo Troiano et son épouse étaient convaincus de décrocher.
Après le triple assassinat, les collègues de Carol et son époux avaient été auditionnés et le nom d’Amédéo Troiano était rapidement venu : il avait sollicité un prêt de 175.000 euros pour un nouveau salon de coiffure avec coin esthétique et banc solaire, un salon qui serait tenu par son épouse, coiffeuse, et qui lui fournirait du travail ainsi qu’à son frère. Carol Haid, assistante sociale de formation, s’était montrée patiente, à l’écoute, et peut-être, sans doute, trop optimiste quant à l’obtention du prêt. « Quand il est revenu de la banque, il m’a dit que la banquière lui avait donné son feu vert, qu’on pouvait foncer », a expliqué Anna-Maria Troiano, épouse de l’accusé, ce lundi matin aux assises. « Alors on a entamé les travaux, on a passé les commandes, on a signé un bail pour le commerce ».

En novembre 2011, Carol Haid avait appris que le siège refusait définitivement l’octroi du prêt aux Troiano. Le couple avait pourtant rempli toutes les conditions qui avaient été demandées ; dépitée, la banquière avait envoyé un mail à ses responsables : « Les choses ne sont pas claires, je trouve cela honteux et dérangeant, d’autant qu’il y avait eu un accord verbal ! », écrit-elle. « Je suis encore en première ligne, je vais devoir leur annoncer que rien n’est fait, c’est une calamité, franchement ! (…) Je vais devoir les rencontrer et m’excuser pour quelque chose que j’ai moi-même du mal à comprendre ».
Catastrophés, les Troiano avaient multiplié les actions pour tenter d’obtenir les fonds : prises de contacts avec Benoît Philippens et Carol Haid, article de presse en janvier 2012, puis procès devant le tribunal de commerce. Ils avaient enregistré les banquiers à leur insu, pour disposer d’un enregistrement prouvant qu’un accord leur avait bien été donné. Mais la justice avait estimé que l’enregistrement n’était pas recevable. « Floués par Fortis et boudés par le tribunal », titrait alors un quotidien local, en septembre 2012. L’auteure de l’article a expliqué, ce lundi aux assises, qu’Amédéo Troiano espérait qu’un nouvel article de presse ferait fléchir les patrons de Paribas Fortis. « Nous regrettons de ne pas être confrontés aux gens qui nous ont escroqués », déclarait alors Amédéo Troiano en parlant de Carol Haid et Benoît Philippens.

Un an plus tard, ils étaient déboutés en appel et la banquière pensait que ce dossier faisait définitivement partie du passé. « Je l’ai sentie soulagée, parce qu’elle s’était souvent plainte de ce dossier qui la tracassait », s’est souvenue une de ses collègues ce lundi. Mais chez les Troiano, on n’oubliait pas. Les problèmes psychologiques de l’accusé s’étaient amplifié avec les difficultés financières. On avait augmenté les doses d’anxiolytiques et d’antidépresseurs, a expliqué son médecin, et les crises d’asthmes se mêlaient aux crises d’angoisse.

Son état mental a dégénéré encore en prison : convaincu qu’il était filmé et placé sous micro en cellule, convaincu que sa femme était morte mais qu’on le lui avait caché, il séjournait en annexe psychiatrique lorsqu’il avait déclaré à l’assistante sociale qu’il savait qui avait tué les Philippens et l’enfant mais qu’il ne voulait pas le dire pour ne pas qu’on s’en prenne à sa famille. Ce mardi sera la toute dernière journée réservée aux témoins des faits.

http://www.lesoir.be/1439270/article/ ... ano-faisait-partie-du-pas
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/02/2017 12:21  Mis à jour: 13/02/2017 12:21
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : Triple assassinat de Visé : les éléments à charge d’Amédéo Troiano. L’épouse d’Amédéo Troiano : "Je suis convaincue qu’il est innocent !"
Les nouveaux indices découverts convergent de plus en plus vers le suspect.
Ce lundi, alors que la cour d’assises de Liège entame la deuxième semaine du procès à charge d’Amédéo Troiano, les éléments à charge s’amoncellent. Plus le procès avance, plus l’étau se ressert. En effet, les nombreux mensonges de l’homme sont balayés comme des châteaux de cartes et les éléments recueillis lors de l’enquête, mais aussi lors des devoirs réalisés depuis le début des débats, enfoncent le clou.

Les débats d’audience ont démontré que les enquêteurs n’ont pas ménagé leur peine. Les interrogations des conseillers techniques, payés par la défense, ont permis de renforcer encore plus les indices.

Ainsi, une BMW du même type que celle d’Amédéo Troiano a été filmée en train de venir sur les lieux des faits peu avant ceux-ci et de repartir tous feux éteints juste après. Si la plaque n’a pas été filmée, le véhicule a été reconnu par un témoin qui avait été interpellé par le type de phares. Le conseiller de la défense avait regretté que les enquêteurs n’aient pas cherché à savoir si ce véhicule portait bien des vitres teintées à l’arrière comme celui d’Amédéo Troiano.

Qu’à cela ne tienne, le président Gorlée a demandé aux enquêteurs de pousser leurs investigations. Il est alors apparu que le véhicule suspect avait bien exactement le même type de dispositif sur les fenêtres arrières. Il s’agit de caches foncés disposés après l’achat de la voiture et qui ne sont pas disposés par le constructeur. Il est également apparu que la voiture suspecte disposait exactement des mêmes jantes que celles de la voiture de l’accusé. Donc, après le modèle, les phares, les vitres, les jantes sont identiques.

La défense a alors ajouté que l’on n’avait pas vérifié la couleur du véhicule. L’enquêtrice a rétorqué que selon les caméras de surveillance qui filmaient de nuit, on ne peut pas déterminer avec certitude la couleur. "On n’est pas certain qu’il s’agisse non plus de la voiture de l’auteur", a renchéri Me Philippe Zevenne, qui assure la défense de l’accusé aux côtés de Me Alexandre Wilmotte. Cet élément vient s’ajouter à l’arme avec laquelle Amédéo Troiano s’est involontairement filmé et qui peut correspondre à l’arme qui a servi à commettre les faits, le mobile du refus du prêt qui a mis la famille de Troiano dans de gros soucis financiers, la présence de poudre tant sur la casquette que sur la veste du suspect, les allèles de son ADN retrouvé sur les douilles, mais aussi ses nombreux mensonges et changements de version qui ont évolué selon les découvertes des enquêteurs… Amédéo Troiano leur avait dit : "Avec votre enquête, vous m’avez mis dans de beaux draps !"

L’épouse d’Amédéo Troiano : "Je suis convaincue qu’il est innocent !"


Les psychologues dressent le portrait d’un homme stressé, dangereux, agressif et se sentant persécuté.

La cour d’assises de Liège a débuté cette deuxième semaine du procès à charge d’Amédéo Troiano soupçonné du triple assassinat de Visé. Les jurés ont entendu le témoignage très attendu de son épouse. La dame a défendu bec et ongles son époux. « Je suis convaincue qu’il est innocent », a-t-elle déclaré.

Concernant l’endroit où se trouvait son mari au moment des faits, elle avait exactement le même comportement. « Je pense qu’il ne veut pas dire où il était pour nous protéger et qu’il ne veut pas faire du mal à sa famille. Il était à un endroit où il sait que ça nous ferait du mal. » Concernant son arrivée en Allemagne, l’épouse pense toujours qu’il est arrivé dans la soirée. Mais le président lui a signalé que depuis, la famille de son mari et son mari avaient démontré qu’il n’était arrivé que le lendemain. « Je ne sais pas à quelle heure il a quitté la Belgique, je n’étais pas avec lui. »

La dame a confirmé qu’elle pensait ne pas être l’auteur des recherches concernant Benoît Philippens. « Je n’ai pas le souvenir d’avoir fait une recherche sur Internet. Je sais que pour la PRJ, nous devions 2.000 €. Nous voulions prendre contact avec la BNP. Je pense que l’on aurait pu faire une recherche à ce moment-là. » Interrogée sur la date, l’épouse a déclaré que cette recherche aurait eu lieu en 2015. Mais le président Gorlée lui a signalé que c’était impossible car c’était après la mort des victimes. « Excusez-moi, je suis un peu confuse dans ma tête. » Des recherches qui ont eu lieu un mois et 8 jours avant les faits. Le juge s’est alors questionné sur le fait de chercher le banquier lui-même alors qu’il suffisait de se rendre à l’agence bancaire pendant les heures de bureau. « On ne voulait pas rencontrer Monsieur Philippens. C’est la seule personne que l’on avait pour contacter. C’était peut-être pour téléphoner ou prendre contact. » Une version qui ne correspond pas à celle donnée par l’accusé qui a déclaré avoir cherché l’adresse de Benoît Philippens dans le but de le rencontrer pour trouver un arrangement. « Je ne l’ai pas vu faire la recherche. Mais je sais que l’on en a parlé. »

La dame a également estimé que son mari n’était pas dans son état normal. « Mon mari n’est pas bien psychologiquement pour le moment. » Au parquet général, Pascale Schils a relaté plusieurs avis de psychiatres qui ont rencontré Amédéo Troiano. L’homme a fait plusieurs cures de sevrages suite à sa consommation de médicaments. L’homme a été qualifié de « hyper nerveux », on relate les termes de « persécution ». Ainsi un médecin déclarera que d’ « entendre quelqu’un parler, peut le rendre agressif ». Un autre psychiatre le qualifie de « dangereux ». Lors d’une hospitalisation en 2012, il s’est confié à un psychologue. Ce dernier a relaté des : « ruminations, des problèmes financiers », mais aussi qu’il avait été « escroqué par un gérant de banque. » Un épisode lors duquel Amédéo Troiano était tellement énervé qu’il s’est cassé un vase sur la tête n’a laissé aucun souvenir à la dame. Concernant les changements de versions de ce qu’il faisait au moment des faits, son épouse avait une nouvelle version. « J’ai appris par la presse qu’il allait dans des bars de prostitution. Je ne pense pas qu’il dormait comme il l’a dit, mais je pense qu’il était dans un bar. Je crois qu’il ne voudrait pas dire quelque chose qui pourrait faire du mal à sa famille. »

http://www.dhnet.be/actu/faits/l-epou ... -58a1852dcd702bc3192943ff
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/02/2017 11:32  Mis à jour: 11/02/2017 13:00
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : Triple meurtre de Visé. Aux assises de Liège: le nom de Troiano est cité dans un autre dossier d'assassinat...Suite du procès du triple assassinat de Visé, infos en direct( Vidéo)
Le nom d’Amédeo Troiano a été cité dans une enquête relative à une affaire d’assassinat qui n’a pas encore été élucidée, a indiqué vendredi le juge d’instruction Stéphane Kerkhofs. En raison du secret de l’instruction, le magistrat n’a pas précisé en quelle qualité Amédeo Troiano a été cité dans ce dossier qui concerne l’exécution de Frédéric Dechesne en 2012.



Alors que le procès d’Amédeo Troiano arrive en bout de première semaine, le juge d’instruction Stéphane Kerkhofs a précisé, après une question d’un avocat de la partie civile, que le nom de l’accusé a bien été cité dans l’enquête relative à un autre assassinat commis en région liégeoise.

L’acte d’accusation de l’avocat général Pascale Schils évoquait déjà le fait que Frédéric Dechesne, un ami d’Amédeo Troiano, avait été exécuté d’une balle dans la tête le 9 mai 2012 et retrouvé derrière une chapelle de Herstal.

«Je confirme qu’un dossier d’assassinat a bien été ouvert chez le juge d’instruction Michaux, a précisé le juge d’instruction Kerkhofs. Le nom d’Amédeo Troiano y figure. Je ne peux préciser en quelle qualité en raison du secret de l’instruction», a précisé le magistrat.

L’avocat général Pascale Schils, seule autorisée à apporter des précisions à ce stade en qualité de membre du ministère public, n’a pas ajouté d’information complémentaire et s’en est référée aux informations précisées dans son acte d’accusation.

Jeudi, les experts de la Computer Crime Unit avaient pour leur part révélé qu’Amédeo Troiano avait effectué au départ de son ordinateur de nombreuses recherches sur Google au sujet de l’assassinat de Frédéric Dechesne.

A ce stade, rien ne permet de préciser en quelle qualité le nom d’Amédeo Troiano est cité dans ce second dossier d’assassinat.


Une vidéo force Amedeo Troiano à avouer quelque chose qu'il avait toujours nié

Il avait toujours nié avoir une arme

Amedeo Troiano a finalement avoué aux enquêteurs devant le tribunal qu’il possédait cette arme à feu, ce qu’il avait toujours nié depuis le début de l’affaire. Selon ses explications, il aurait acheté cette arme illégalement en 2007 pour se protéger. Il a expliqué tout cela sans jamais regarder le jury, le regard constamment tourné vers le sol.

Pas de trace de poudre

Mais même s’il a avoué avoir eu une arme, les experts n’ont pas retrouvé de trace de poudre dans le véhicule de l’accusé alors que huit coups de feu ont été tirés le soit du triple meurtre.

Ce vendredi après-midi, les experts et les inspecteurs viendront donner leurs dernières conclusions. La famille et l’épouse d’Amedeo Troiano seront, quant à eux, entendues la semaine prochaine. "Ils devraient apporter un éclairage très important sur la personnalité de l’accusé", a conclu Samuel Ledoux.


Suite du procès du triple assassinat de Visé, infos en direct
Répondre
Visiteurs
Posté le: 10/02/2017 15:12  Mis à jour: 10/02/2017 21:10
 Im happy I now signed up
I really love your blog.. Pleasant colors & theme.

Did you make this website yourself? Please reply back as I'm attempting to create my very
own website and would like to learn where you got this from or exactly
what the theme is named. Appreciate it!

**********************
Je traduis pour les visiteurs
Je suis heureuse et je me suis inscrite maintenant
J'aime vraiment votre blog ..
Agréables couleurs et thème. Avez-vous créé ce site Web vous-même? S'il vous plaît répondez comme je suis en train de tenter de créer mon propre site Web et je voudrais savoir où vous l'avez obtenu ou exactement comment le thème est nommé.
Appréciez-le!

******************************************
Bonjour , le créateur et hébergeur du site est Monsieur J C Masse.

Vous pouvez lui laisser un message privé (sous son nom) à droite du site..
Ce site est très compliqué à tenir ...

Merci à vous, bon courage pour votre site...

-------------------
Hello, the creator and host of the site is Mr. J C Masse.

You can leave him a private message 'under his name' to the right of the site.
This site is very complicated to keep ...

Thanks to you, good luck for your site ...

Colette (Nounoursaris)

-----------------------
Je viens de vérifier par son IP et ce personnage est bien repéré !

104.144.17.159 reported as spam
10 times, discovered Feb 10, 2017, last activity Feb 10, 2017 19:55:50.


Galopin - JC Masse
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/02/2017 12:51  Mis à jour: 09/02/2017 12:51
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : Triple meurtre à Visé: Troiano mis en difficulté par sa BMW, le timing correspond…
La scène d’exécution des deux banquiers et de l’enfant a duré à peine plus d’une minute.

Les images de deux caméras de vidéosurveillance placées au niveau du 51b de la rue de Berneau à Visé, à quelques mètres de la maison des faits située au 41, sont au centre des débats, ce jeudi matin à la cour d’assises de Liège. Elles montrent un véhicule BMW série 5 type E60, de la même année, qui semble en tous points identiques à celui de l’accusé, Amédéo Troiano, et ce sur un timing qui correspond parfaitement aux faits.

Le 18 avril 2014, à 21h48, la BMW paraissant identique à celle de Troiano est filmée lorsqu’elle ralentit (on voit ses feux de freinage). Elle se déporte sur la gauche de la chaussée et se retrouve face à la maison des Philippens. Le reflet des phares indique que le véhicule se place à cheval sur l’accotement, on voit les phares se surélever légèrement. Aucune voiture de ce type n’est retrouvée sur le parking en face, dans un hall omnisports. La BMW similaire à celle de l’accusé reste parquée là.

Une demi-heure après, à 22h18 et 11 secondes, arrive la voiture Skoda dans laquelle se trouvent Benoit Philippens, son épouse Carol Haid et le petit Esteban, 9 ans, qui rentrent du restaurant et rentrent à la maison. Les coups de feu se succèdent, la scène d’exécution est très rapide, ainsi que l’ont exposé les experts en balistique et ainsi que l’indique l’heure de l’appel au 100 formé par la voisine.

Reconstitution vidéo

À 22h19 et 24 secondes, on repère un bref faisceau lumineux au niveau de la BMW, c’est le véhicule qu’on remet en marche. Deux secondes plus tard, le véhicule BMW série 5 en question est visible sur la caméra de pignon du 51b. Elle fuit, phares éteints, à toute allure. Ses phares ne seront rallumés qu’une fois le carrefour passé. À 22h21, la voisine a enfilé son peignoir à la hâte et s’est rendue auprès des blessés. Elle appelle le 100.

Les experts ont procédé à une reconstitution vidéo filmée du passage du véhicule BMW d’Amédéo Troiano, pour vérifier les similitudes ou différences entre cette dernière et celle enregistrée par la vidéo surveillance. Cette comparaison a notamment été opérée via la technique du morphing, qui consiste à superposer les images. « La comparaison entre les deux images ne laisse apparaître aucune différence », a conclu l’expert du laboratoire audio-vidéo. Autre élément défavorable à l’accusé : lors de cette reconstitution, Amédéo Troiano a pris spontanément la direction de la maison des Philippens alors qu’il avait affirmé aux enquêteurs qu’il ignorait où les victimes habitaient.

Le contre-expert amené par la défense a souligné qu’il « ne pouvait y avoir de certitude » dans la comparaison, qu’on ne peut donc « rien affirmer ». « Pas de certitude ! », ont répété les avocats de l’accusé.

http://www.lesoir.be/1436529/article/ ... -en-difficulte-par-sa-bmw
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/02/2017 11:45  Mis à jour: 09/02/2017 11:45
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : Triple meurtre à Visé: les cris de douleur de Carol plongent la cour d’assises dans l’effroi...
Les enquêteurs ont débuté,hier après-midi à la cour d’assises de Liège, l’exposé du déroulement de la longue enquête qui a mené à l’arrestation d’Amédéo Troiano.

L’enregistrement de l’appel au 100, écouté à l’audience, a plongé la salle dans l’effroi : on y entend Carol Haid, une des victimes, hurler de douleur.

« On ne voit rien du tout ! »

Benoît et Carol, âgés de 37 et 36 ans, bénéficiaient le vendredi 18 avril 2014, veille du week-end de Pâques, d’un jour de congé de la part de la banque Paribas-Fortis. Benoît avait travaillé un peu au jardin, le matin, puis le couple s’était rendu dans un magasin de vêtements pour enfants. Ils avaient fait un crochet chez le coiffeur pour Carol, puis avaient été à Limbourg chercher Esteban, 9 ans, filleul de Carol.

C’était la première fois qu’il allait dormir chez sa marraine, il s’en faisait une fête, ont rapporté ses parents. Vers 19h, ils avaient retrouvé un couple d’amis avec leurs deux enfants dans un restaurant doté d’une salle de jeux. La soirée avait été tranquille, les Philippens avaient offert les vêtements aux petits, puis ils avaient refusé le dernier verre parce que les enfants étaient fatigués. A 22h18, ils arrivaient devant chez eux. Un homme les attendait, tapi dans les buissons. Il avait tiré sur Benoît, sur Carol, puis sur Esteban, caché derrière la voiture et exécuté d’une balle dans la tête.

Trois semaines pour juger l’exécution d’un couple et d’un enfant de 9 ans

C’est une voisine qui est allée voir ce qui se passait, après avoir eu l’impression d’entendre des pétards. Son appel au 100 a été diffusé à l’audience. Elle se trouve alors à côté de Carol Haid, et l’obscurité semble totale : « On ne voit rien monsieur ! On ne voit rien du tout ! », hurle la voisine à l’adresse du téléphoniste du 100. Elle croit savoir qu’il y a deux femmes à terre. Elle est tellement proche de Carol Haid qu’on entend celle-ci qui gémit : « Ca fait mal ! Ca fait mal ! ». La voix de la victime a résonné dans la salle. Les proches de Carol, en pleurs, sont sortis à la hâte.

Ce témoignage survenu en direct est capital : en effet, Carol Haid, qui est décédée trois heures après son admission à l’hôpital, a dit à un des premiers intervenants qu’elle ne connaissait pas l’assassin. Mais une chose est désormais certaine : au moment des faits, on n’y voyait rien.

http://www.lesoir.be/1435967/article/ ... r-d-assises-dans-l-effroi
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/02/2017 13:15  Mis à jour: 08/02/2017 13:15
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : Triple assassinat de Visé: Les secours ont déclaré qu’ils avaient fait l’impossible pour tenter de sauver Esteban... SUIVEZ EN DIRECT .
12H30: Les secours ont déclaré qu’ils avaient fait l’impossible pour tenter de sauver Esteban

La cour a entendu Malory W, qui se trouvait à bord d’une des ambulances. Les secours ont confirmé qu’ils avaient fait leur possible pour tenter de sauver le petit Esteban. « On a fait des injections d’adrénaline même si on savait que c’était peine perdue, quand c’est un enfant, on essaye toujours », a déclaré l’ambulancière. Celle-ci s’est également occupée de Carol Haid. « Elle était fort inquiète par rapport à son mari et ne comprenait pas ce qu’il s’était passé. Je lui ai dit que son mari était pris en charge et qu’Esteban se dirigeait vers l’hôpital. J’ai essayé de la rassurer comme je pouvais. Je ne lui ai pas dit non plus que son mari n’était pas très vaillant. » Malheureusement, l’état de Carole Haid s’est également dégradé avec . « On a dû s’arrêter sur le pont de visé pour l’intuber. »

12H20: Même les urgentistes aguerris ont eu du mal à vivre les faits

Fanny C, qui travaille depuis de longues années aux urgences de la Clinique André Renard de Herstal en province de Liège s’est dit marquée des faits. « C’est l’intervention qui m’a le plus marquée en 13 ans », a-t-elle indiqué. « Le deuxième véhicule arrivé sur place. Je me suis occupée en priorité du petit garçon. J’ai échangé quelques mots à Mme Haid qui m’a demandé de l’aider et de m’occuper du petit garçon. » L’enfant était en train de rendre ses derniers souffles. Les secours se sont centrée au sauvetage de l’enfant. « Le petit garçon était en train de passer en arrêt cardiaque alors que Monsieur Philippens n’avait même plus une respiration agonique, ce que j’avais encore sur Esteban. »

12H15: Les secours ont expliqué le déroulement de leur intervention sur la scène

La passagère de la première ambulance arrivée sur place a été entendue par la cour d’assises. D’emblée, elle a expliqué que cette affaire avait eu des conséquences sur sa vie. « Ca a mis fin à ma carrière d’ambulancière, c’était quelque chose d’horrible à voir », a-t-elle déclaré. « Esteban était en train de gasper, il y avait énormément de sang. J’ai vu que l’enfant était blessé à la tête, j’ai essayé de compresser les plaies que je pouvais », a-t-elle poursuivi. « J’ai été perdue, je l’admets. J’ai regardé si il y avait d’autres points d’impacts. On a mis un défébrilateur, on a continué à travailler, on n’a jamais récupéré le petit. On a continué à faire des efforts alors que l’on voyait bien que c’était fini. » La dame était visiblement émue de ce qu’elle a vécu. « c’est horrible de tomber avec un enfant de 9 ans avec une balle dans la tête. Je suis maman! »

12H: Le premier ambulancier a fait des cauchemars après la scène à laquelle il a assisté

Vincent B, un des premiers ambulanciers qui est intervenus sur les lieux des faits a apporté un témoignage poignant de son intervention. Lorsqu’il est arrivé sur les lieux, il a directement compris qu’il arrivait sur des faits très graves. « J’ai directement vu Esteban derrière la voiture et Mme Haid couchée au sol », a indiqué l’ambulancier. « J’ai tiré le frein à main et je suis sorti de l’ambulance avec ma collègue. Je suis arrivée près d’Esteban, il gaspait, c’est-à-dire qu’il rendait les dernières respirations avant de mourir », a déclaré Vincent B. « Mme Haid était consciente, elle m’a dit qu’elle avait des douleurs aux épaules et qu’elle ne pouvait plus bouger les jambes. Elle m’a pris la main pendant que ma collègue s’occupait d’Esteban. »

L’ambulancier a continué son récit poignant. « On m’a demandé de lâcher la main de Mme Haid pour une intervention sur Esteban. On a massé Esteban. La doctoresse m’a dit ça va, c’est fini. J’ai continué à masser. » Malheureusement, il n’y avait plus rien à faire pour le petit garçon. Les secours ont toutefois fait l’impossible pour tenter de sauver Esteban. « Ma collègue est allée chercher le brancard dans l’ambulance. J’ai porté le petit et nous l’avons mis dans l’ambulance. On est resté près du petit dans l’ambulance. Je suis sorti et j’ai laissé ma collègue dans le véhicule pour voir si on avait besoin de moi. La doctoresse du Smur m’a dit de partie à la citadelle avec le gamin, le médecin légiste nous attendait déjà. » Une scène que l’ambulancier n’oubliera jamais. « J’ai vu beaucoup de choses en 16 ans, mais ce jour-là, j’étais en enfer. »

L’homme n’a pas oublié ce qu'il a vécu. « Il y a des moments de l’intervention qui ressortent parfois, Mme Haid qui me tient la main, le gamin en train de gasper. J’en ai fait des cauchemars. »

11H: Un expert technique de la défense estime que l’on ne peut pas en tirer des conclusions.

Ce mercredi matin, la cour d’assises de Liège a poursuivi l’examen du dossier de triple assassinat reproché à Amadéo Troiano. L’audience a débuté avec une heure de retard car un des jurés a été bloqué sur la doute par un accident grave qui s’est déroulé en province de Liège. Ensuite, les jurés ont entendu en même temps l’expert ADN Angelo Abati, mais aussi un expert technique de la défense, le Dr Schmidt. Ce dernier n’a pas eu l’accès à tout le dossier ni aux douilles, mais s’est uniquement basé sur l’expertise d’Angelo Abati.

L’expert a reçu en tout 5 douilles à analyser pour déterminer si elles contenaient de l’ADN. « Nous avons reçu une grande enveloppe qui contenait 5 petites enveloppes. Chacune contenait une balle dont 4 avait le même numéro de dossier et la 5e un autre numéro », a indiqué l’expert Angelo Abati. « Sur la douille seule (Ndlr: retrouvée dans la haie après les faits), il n’y avait aucun ADN », a poursuivi Angélo Abati. « Sur les 4 douilles, il y avait un mélange de 4 profils ADN. Benoît Philippens et Esteban apparaissent sur les douilles et quand je compare le profil génétique du suspect, que je ne connais pas, et je trouve tous les allèles (ndlr: des composants de l’ADN) du suspect mélangé à 4 personnes », a poursuivi l’expert.

« Le procureur va estimer que le mélange provient des deux victimes et du suspect et la défense va dire qu’il s’agit de deux profils de personnes différentes », a poursuivi l’expert. Quant au conseiller technique, qui s’est basé uniquement sur les analyses de son confrère, il a estimé que l’on ne pouvait pas en tirer des conclusions. « Il y a certains allèles que l’on ne trouve pas, il y a un total de 5 allènes, on le retrouve de manière partielle et pas complète. » La défense avait fustigé le fait que les douilles avaient été analysées ensemble et non séparément. « Le juge d’instruction m’a interpellé sur le fait que les 4 douilles avaient été analysées ensemble et l’autre séparément. Si on fait un seul prélèvement par douille on a peu de chance d’obtenir un profil génétique, mais comme elles avaient le même numéro de notice, il était plus que probable qu’elles viennent toutes de la même douille.»

L’expert s’est toutefois montré prudent. « À aucun moment, je n’ai jamais dit que l’on retrouve l’ADN du suspect, mais on retrouve tous ses allèles. On doit être le plus conservateur possible ».

Suivez ici :
http://www.lalibre.be/actu/belgique/t ... -589aff31cd703b9815187566
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/02/2017 12:33  Mis à jour: 08/02/2017 12:33
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : Triple assassinat de Visé: les experts balistiques et le légiste racontent le calvaire du petit Esteban, abattu en dernie.r
Les avocats ont estimé que la manière de présenter les débats pourrait prêter à un éventuel pourvoi en cassation.

Ce mardi, la cour d’assises de Liège qui traite du triple assassinat de Visé a débuté par une déclaration d’Amédéo Troiano qui est revenu sur l’arme avec laquelle il s’était filmé involontairement. L’homme qui avait déclaré que l’arme qu’il était un Smith et Wesson, comme celle qui a servi à commettre les faits, est revenu sur ses déclarations. Il n’était plus très certain qu’il détenait une arme de ce type. Ensuite, la défense a pris la parole pour déclarer qu’elle allait déposer un nouveau jeu de conclusions concernant un éventuel pourvoi en cassation.

« Monsieur le Président, lorsque vous avez expliqué aux jurés la procédure, concernant la culpabilité, vous avez dit : « Nous serons à vos côté. » Une phrase qui poserait un problème légal selon les avocats. « Il n’est pas question de venir les guider un peu, expliquer la réalité de la preuve », a déclaré Me Wilmotte. « J’en parle parce que nous puissions en parler et je n’en fait pas un incident », a poursuivi Me Wilmotte avant de déposer des conclusions à ce sujet pour un éventuel pourvoi en cassation.

15h42: Il y a eu huit tirs

L’expert en balistique a estimé que l’auteur a abattu l’enfant en dernier.

Selon l’expert en balistique Serrano, l’arme avec laquelle Amédéo Troiano s’est filmé est une arme relativement rare en Europe. Ensuite, l’expert a parlé de l’arme qui a été utilisée lors des faits. « Il s’agissait d’un 9mm Parabellum. Il y a dû avoir 8 tirs et on a retrouvé 5 douilles sur place. » L’accusé a été interrogé à propos de l’arme qu’il avait dit ne jamais avoir eu. Mis devant ses contradictions lors de l’enquête, il a prétendu que l’arme avec laquelle il s’était filmé avait été volée lors d’un cambriolage…

Mais ce cambriolage a eu lieu avant la vidéo qu’il a involontairement tourné. « Je sais que c’est un 9mm, mais je ne me souviens pas de l’arme », a déclaré l’accusé. « Ca ne m’interpèle pas lorsque l’expert dit que l’arme filmée peut correspondre. » L’accusé a déclaré qu’il avait vendu l’arme en question. « Je l’ai vendue à une personne dans un café. J’ai fait une connaissance comme ça et je lui ai proposé l’arme. Je la connais à peine. J’ai essayé par mon cousin de la retrouver, mais on ne la retrouve pas. » Selon l’expert, Esteban aurait été la dernière victime. Sur question de la partie civile, l’expert a confirmé que l’auteur était du côté rue au moment des tirs sur Esteban et qu’il aurait pu prendre la fuite.


15h25: Les experts balistiques et légistes ont été entendus par la cour


Après l’expert en climat, ce fût au tour des experts médecins légistes et en balistique. Le président de la cour d’assises a prévenu les parties civiles que ce passage risquait d’être très éprouvant et leur a proposé, si elles le désiraient, de quitter la salle si elles ne se sentaient pas capables de le supporter. Les familles des victimes ont préféré rester. « Esteban mesurait 1m32 pour 26 kg », a indiqué Éric Lemaire, médecin légiste. « Il avait une lésion au sommet du crâne. La balle est entrée à cet endroit et est ressortie sous la mandibule. Elle est rentrée dans le thorax. »

Une blessure importante qui n’a pas laissé de chance au petit garçon. « Elle a provoqué des lésions internes importantes et a traversé les lobes de tout l’hémisphère droit du crâne. La balle a terminé sa course à proximité du coeur et des poumons. » Esteban a également été touché d’une seconde balle qui l’a touché à proximité de l’omoplate. « Des vomissures ont été retrouvées dans les poumons du petit garçon. Il a inhalé lors de son agonie. » La cause du décès est un traumatisme crânien, incompatible avec la vie. « La victime était penchée, voire recroquevillée », a terminé l’expert. Si l’état d’inconscience semble avoir été rapide dans le cas de l’enfant, il n’en n’a pas été de même pour Carol Haid.

« La douleur a été progressive. Elle a été touchée à trois reprises dont une blessure à la main probablement due à un geste de défense. Les poumons étaient rétractés par l’air et le sang. » Benoît Philippens, a été également touché de trois projectiles. La première balle a été tirée à la base de la nuque. « Elle est ressortie par l’os de la pommette droite. Elle a entrainé des fractures des os des orbites. » Une deuxième balle a été tirée à hauteur du côté du ventre et le troisième dans la fesse


14h30: « Il faisait noir, je ne sais plus »

Ce mardi après-midi, la cour a débuté les auditions des experts. Un topo-climatologue a déterminé l’heure à laquelle le soleil s’était couché le jour des faits, mais aussi la visibilité au moment des faits. Au départ, Amédéo Troiano déclarait qu’il avait quitté la Belgique pour l’Allemagne au début de la soirée. Une version qui ne colle pas avec son heure d’arrivée dans sa famille en Allemagne.

« Il faisait noir, je ne sais plus », a indiqué l’accusé. Selon sa déclaration, après une route de 5 h, il aurait dû arriver vers une ou deux heures du matin, mais selon sa famille, il n’est arrivé que le lendemain matin. « J’ai d’abord dit que j’étais parti en début de soirée car je ne voulais pas dire à mon épouse que j’avais pris des médicaments pour me suicider », a déclaré Amédéo Troiano. Le président l’a ensuite questionné sur ce qu’il faisait au moment des faits. « J’étais dans un chemin de campagne, je dormais dans la voiture. J’avais coupé mon GSM. » Une explication qui ne laisse pas de témoin. L’homme a ensuite répété: « Je ne suis pas un tueur, je suis innocent. »


11H: «On voyait clairement que c’était un enfant»

La cour d’assises a entendu une policière qui est arrivée sur les lieux juste après les faits. Cécile N. a directement vu les douilles qui se trouvaient sur les lieux du crime. « Lorsque j’ai vu les douilles, je suis retournée à la voiture pour prendre des cônes et protéger les douilles », a indiqué la policière. « Ensuite je suis retournée vers la scène et j’ai tenu la perfusion du petit garçon. J’ai appelé les pompiers et du renfort. Je suis restée près du petit garçon jusqu’à son départ en ambulance. » Esteban n’a pas été directement identifié car il n’était pas inscrit à l’adresse des faits.

« Carol Haid a donné son identité lorsqu’elle était dans l’ambulance. » Selon les deux policières, on voyait directement qu’il s’agissait d’un enfant. « On voyait clairement que c’était un enfant, par sa taille, mais aussi sa tenue », a déclaré Cécile N. « On ne pouvait pas déterminer si il s’agissait d’une petite fille ou un petit garçon, mais on voyait bien que c’était un enfant blond. » Sa collègue, Angélique B. a confirmé cette version. « On voyait clairement le corps de l’enfant avec la lumière ambiante. Nous avons utilisé la lampe de poche pour prodiguer des soins. »


10H: «C’était comme une scène de guerre»

Après le premier incident de la matinée, la cour a entendu les deux policiers arrivés sur place juste après les faits. Ils ont été prévenus que des personnes avaient été blessées par balle. Ils ignoraient si le tireur se trouvait encore sur place. « Nous avions une progression tactique, malgré l’adrénaline présente, on doit toujours veiller à notre sécurité, mais aussi des trois personnes présentes», a indiqué l’inspecteur Geoffrey S. « Mon collègue disait au jeune homme de tenir bon que les secours allaient arriver. J’ai découvert le corps d’une jeune femme et d’un homme, tous les deux allongés sur le sol. »

Les secours sont rapidement arrivés. « Nous avons mis des rubans de police, pour éviter aux personne de s’approcher. J’ai prêté secours aux personnes en compagnie du personnel ambulancier. » Les lieux n’étaient pas fortement éclairés. « Il y avait un éclairage public, mais pas grande lumière », a poursuivi le témoin. « J’ai été secoué par les faits », a terminé celui-ci. Ce fût ensuite le tour de son collègue, Olivier O. qui est intervenu avec lui. « La scène est vraiment choquante, j’ai du mal à positionner les corps », a indiqué le commissaire.

« J’entends Mme Haid qui gémit, je m’accroupi à hauteur de l’enfant et je me suis adressé à Mme Haid. Je l’ai questionnée sur l’identité des auteurs. Elle m’a dit qu’elle ne le connaissait pas. » Une scène particulièrement difficile à supporter. « Je vois que la dame souffre atrocement, elle gémit très fort. Je lui dis qu’elle doit tenir bon, que les secours vont arriver. » C’est à ce policier qu’elle a déclaré que l’auteur avait dit à son mari avant de lui tirer dessus : « Tu te souviens de moi ? » Le policier a ensuite décrit la scène.

« Elle se plaignait de douleurs affreuses au dos et n’avait plus l’usage de ses jambes. J’ai vu l’enfant et j’entendais des râles, pour moi il était toujours en vie, je l’ai mis en position de sécurité. » Des faits dont les intervenants ont eu beaucoup de mal à se remettre. « Je considère cela comme une scène de guerre. Cela dure 5 minutes, mais ça m’a paru une éternité. J’ai déjà vu beaucoup de morts violentes, mais quelque chose d’aussi impressionnant, je n’ai jamais vu. Ce qui rend les choses les plus choquantes, c’est qu’il s’agit d’un enfant, de l’abondance de sang, du type de blessures et les cris des victimes. »

Malgré l’intervention de la Stress Team, les policiers sont toujours émus par ce qu’ils ont découvert. « Cela n’a pas été quelque chose de facile à gérer. Nous avons porté assistance aux victimes de façon mécanique. On n’oublie pas facilement ce genre de choses. »

http://www.dhnet.be/actu/faits/triple ... -58998e06cd70ff671e0a673d
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/02/2017 13:23  Mis à jour: 07/02/2017 13:23
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re :Triple meurtre de Visé, Amédeo Troiano refuse de s'exprimer.
Le président Philippe Gorlé a procédé lundi après-midi à l'interrogatoire d'Amédeo Troiano, accusé de triple homicide, sur un couple de banquiers de Visé et leur filleul âgé de 9 ans. L'accusé a précisé qu'il est innocent mais il a refusé d'entrer plus loin dans les explications. Il a soutenu qu'il n'est pas en état, psychologiquement, de répondre à un interrogatoire.
Amédeo Troiano est suspecté d'avoir commis les assassinats de Benoît Philippens (36 ans), de son épouse Carol Haid (38 ans) et du filleul de cette dernière Esteban Counet (9 ans). Ce couple de banquier et leur filleul avaient été exécutés de plusieurs tirs d'arme à feu le 18 avril 2014 vers 22h20 alors qu'ils se trouvaient dans l'allée de leur villa située rue de Berneau à Visé.

Amédeo Troiano a tenu à préciser en début d'interrogatoire qu'il est étranger aux faits qui lui sont reprochés. "Je suis innocent. Les enquêteurs ont pris une mauvaise piste depuis deux ans et demi. Je suis détruit psychologiquement. Je n'ai pas tué ces personnes. Jamais de ma vie je ne ferai du mal à qui que ce soit. Je ne suis pas bien. Je ne vais plus pouvoir parler", a-t-il précisé.

"J'ai perdu toute confiance en la justice. Je ne veux pas parler"
Le président Philippe Gorlé a tenté de convaincre l'accusé de se soumettre à l'interrogatoire. Il a même proposé de faire examiner l'accusé par un médecin légiste afin de déterminer s'il est réellement malade. Mais Amédeo a refusé d'en dire plus. "J'ai du mal à supporter d'être accusé d'un triple homicide et d'être enfermé dans une cage à poules. J'ai perdu toute confiance en la justice. Je ne veux pas parler. Je m'expliquerai plus tard au cours du procès, peut-être, mais je ne sais pas quand", a-t-il ajouté.

La défense a par ailleurs annoncé les convocations de plusieurs conseillers techniques pour contrer les différents rapports des experts désignés par la justice.

Faute de témoins convoqués ce lundi, les débats ont été ajournés et reportés à mardi matin. La cour procèdera à l'audition des premiers témoins directs des faits.

http://www.7sur7.be/

La cour d’assises devait procéder, ce lundi à 14h, à l’interrogatoire de l’accusé. Amédéo Troiano a débuté en expliquant qu’il tenait à dire qu’il est innocent. « Ça fait deux ans et demi que je suis détruit psychologiquement, jamais de ma vie je ne ferais du mal à qui que ce soit, je suis absolument incapable de faire un truc pareil… », a-t-il expliqué.

Partant, il a annoncé qu’il faisait le choix de ne pas répondre aux questions de la cour. « Il faut comprendre que je ne suis pas bien pour parler, j’ai un lourd fardeau à supporter, le fait d’être accusé d’un triple meurtre que je n’ai pas commis… puis là, ça fait deux heures que je suis dans une cage à poule… Tout ça, on fera plus tard parce que maintenant, je ne suis pas en état ». Le président Gorlé lui a alors demandé quand il serait en état : « Quand je serai mieux », a-t-il seulement répondu.

Le président a suspendu l’audience pour débattre de la question avec ses conseillers. « En 65 sessions d’assises, c’est là première fois que j’ai un accusé qui ne souhaite pas répondre, a-t-il commenté.

http://www.lesoir.be/1434469/article/ ... re-interroge-par-presiden
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/02/2017 09:38  Mis à jour: 06/02/2017 09:38
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : Fusillade de Visé :Triple assassinat de Visé: suivez le procès de l’année en live!
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/02/2017 09:24  Mis à jour: 06/02/2017 09:24
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : Fusillade de Visé : Amedeo Troiano devant les assises, voici comment son avocat compte le défendre.Le procès débute aujourd'hui devant les assises de Liège.
L'accusé nie les faits et son alibi apparaît comme assez mince aux yeux du ministère public…

C'est aujourd'hui que débutent les débats aux assises de Liège pour le triple assassinat de Visé. Amedeo Troiano est accusé d'avoir assassiné un couple de banquier et un petit garçon de 9 ans le 18 avril 2014. Ce matin, le Ministère public lira son acte d'accusation et l'accusé sera interrogé durant plusieurs heures par le président de la Cour d'assises.



"Tu te souviens de moi?"


Le 18 avril 2014, Benoit Philippens et Carol Haid, un couple de banquiers, rentrent chez eux après une soirée au restaurant. Ils sont accompagnés du filleul de Carol qui allait passer la nuit chez sa marraine. Quand le couple arrive devant chez lui, un homme les abat et tue aussi le petit Estaban, 9 ans. L'auteur prononce une phrase au banquier que Carol Haid a eu le temps de dire aux policiers avant de mourir : "Tu te souviens de moi ?".

C'est en passant au crible le passé professionnel des banquiers que les enquêteurs sont remonté jusqu'Amedeo Troiano. Il s'était vu refuser un crédit par les banquiers alors qu'il avait obtenu un accord verbal. Aujourd'hui, Amedeo Troiano nie les faits. Il est dans le box des accusés avec un mobile probant et un alibi assez mince.


La vidéo d'une arme cachée sous un oreiller

Il a toujours dit qu'il était en Allemagne, chez des cousins, au moment des faits. Les enquêteurs ont interrogé la famille de l'accusé et tous sont d'accord pour dire qu'il est arrivé le samedi matin et non le vendredi soir comme le prétend Amedeo Troiano.

Il a également déclaré qu'il n'avait jamais eu d'arme. R, dans son téléphone portable, les enquêteurs ont trouvé une vidéo sur laquelle on le voit ranger une arme sous son oreiller, et celle-ci pourrait correspondre à celle utilisée pour le triple meurtre.


L'avocat de la défense réclame la prudence

Mais l'avocat de l'accusé, Alexandre Wilmotte, réclame la prudence quant au rapport d'expertise: "Il y a des conséquences beaucoup trop rapides qui sont tirées de ces rapports, alors que pourtant il suffit de savoir les lire", a-t-il déclaré à notre confrère de Bel RTL, Antoine Schuurwegen.

Le mobile de l'accuse selon le ministère public est la situation financière d'Amedeo Troiano, qui tenait les victimes pour responsables directs, ce que la défense rejette. "Je pense que la situation n'était pas aussi pénible qu'on essaye de la faire croire", estime Alexandre Wilmotte.


Triple assassinant de Visé: Troiani devant les assises

http://www.rtl.be/info/regions/liege/ ... s-aujourd-hui-888984.aspx
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/02/2017 09:19  Mis à jour: 06/02/2017 09:19
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : Fusillade de Visé : Il a tiré sur l’enfant recroquevillé !
Amédéo Troiano doit répondre d’un triple assassinat dont le mobile serait la vengeance.

Ce lundi, la cour d’assises de Liège entame le procès d’un triple assassinat commis à Visé et lors duquel un petit garçon de 9 ans a été froidement abattu. Amédéo Troiano est soupçonné d’être l’assassin.

Le 18 avril 2014, Benoît Philippens, un Visétois de 36 ans, gérant d’une agence de banque, son épouse, Carol Haid 38 ans et le filleul de cette dernière, Esteban, 9 ans, ont été abattus devant le domicile du couple. Avant de tirer, l’auteur s’est adressé à Benoît Philippens et lui a demandé s’il se souvenait de lui. Benoît Philippens a été atteint par 3 projectiles. Le premier est entré dans le ventre et est sorti par la hanche gauche dans une trajectoire descendante, le 2e a été tiré dans la fesse gauche dans une trajectoire descendante et le 3e a atteint l’arrière du crâne au-dessus de la nuque.

Son épouse a été touchée à la main droite. Une balle a traversé le torse au-dessus du sein droit pour ressortir dans le dos à hauteur de l’omoplate et une autre l’a touchée dans le dos. Les trajectoires ont entraîné des hémorragies pulmonaires létales et des lésions à la colonne vertébrale. Esteban a été touché à la nuque par une balle qui n’a fait que l’effleurer et par une autre entrée par le sommet du crâne. L’enfant devait à ce moment être recroquevillé au sol derrière la voiture car la balle a traversé le menton pour entrer dans le thorax. Le petit garçon n’aurait pas pu survivre à cette blessure.

Les enquêteurs ont suivi plusieurs pistes. Ils ont d’abord investigué la piste personnelle, mais c’était une fausse piste. Les enquêteurs se sont intéressés à la piste professionnelle. Carol Haid s’était confiée concernant ses craintes à la suite d’un problème survenu avec Amédéo Troinao, un de leurs clients.

L’homme, propriétaire d’un salon de coiffure, a commandé du matériel pour plus de 100.000 € après un accord verbal du couple pour un prêt. Mais ensuite, la banque a refusé le prêt.

Amédéo Troiano tenait le couple pour personnellement responsable. Il a menti sur ce qu’il faisait au moment des faits. Alors qu’il prétendait ne pas avoir d’arme, il s’est involontairement filmé avec son téléphone portable alors qu’il manipulait une arme à feu. Le suspect a des antécédents judiciaires, notamment de vol à main armée.

http://www.dhnet.be/actu/faits/triple ... -58978289cd70e747fb8a94fc
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/02/2017 17:53  Mis à jour: 02/02/2017 17:53
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : Le procès du triple meurtre à Visé a débuté: "Pourquoi abattre trois personnes dont un enfant qui était caché derrière une voiture ?"
Le procès d'Amedeo Troiano a débuté cet après-midi à la Cour d'Assises de Liège, avec la constitution du jury. L'homme est accusé d'avoir commis les assassinats de Benoît Philippens et Carol Haid, un couple de banquiers de Visé et de leur filleul âgé de 9 ans. Les faits se sont produits il y a près de 3 ans. Vincent Jamoulle et Marc Evrard suivent ce procès pour le RTLINFO 19H.

Probablement impressionné par la Cour, les caméras, le monde dans la salle, Amedeo Troiano trébuche dans le box des accusés avant de prendre une expression neutre qu’il ne quittera plus. En face de lui, du côté des familles des victimes, l’émotion est nettement plus palpable. "Ça me fait peur de voir les autopsies, et tout ça, ça ne va pas être facile à vivre, mais on va être soudés, tous ensemble, pour eux, on doit le faire", explique Sonia Haid, sœur de Carol Haid. "Avec une peur effroyable, on espère qu’une chose, c’est que justice soit faite, et bien faite", ajoute Brigitte Kransfeld, la mère d’Esteban, le filleul du couple âgé de 9 ans.


L'accusé nie toute participation

Le 18 avril 2014, en soirée, les trois victimes viennent de sortir d’une voiture. Un homme surgit et tire à 7 reprises. Le parquet lance un appel à témoins, et ce n’est que 4 mois plus tard qu'Amedeo Troiano est arrêté. Mobile présumé: le prêt d’argent, d’abord consenti oralement par le couple de banquiers, puis finalement refusé, alors qu’il avait déjà commencé des travaux pour un futur commerce. Des traces de poudre sont retrouvés sur ses vêtements. Son alibi est flou. Il a déjà été condamné pour attaque à main armée, mais il nie toute participation depuis le début.


"J’espère qu’il avouera. Pour sa culpabilité, je suis sûre que c’est lui"

"On le vit mal, bien entendu, on a toujours l’espoir qu’il craque, qu’il accepte enfin de nous dire son ressenti, le pourquoi. Pourquoi abattre trois personnes dont un enfant qui était caché derrière une voiture ?", ajoute Brigitte Kransfeld. "Il ment, même quand on lui prouve qu’il a menti, il ment à nouveau, je ne sais pas… J’espère qu’il avouera. Pour sa culpabilité, je suis sûre que c’est lui", ajoute Sonia Haid.


"Vous verrez que l’opinion ne sera plus forcément la même"

"Nous verrons, en fonction des éléments qui seront apportés contre lui, si oui ou non cette culpabilité peut être établie. Nous estimons qu’au stade actuel nous sommes loin de voir cette culpabilité établie", explique Alexandre Wilmotte, l’avocat d’Amedeo Troiano.

"On a tiré des conclusions de rapports, qui pour nous ne sont pas valables, nous allons le démontrer dans le cours des débats, et vous verrez qu’après cela, l’opinion ne sera plus forcément la même", a déclaré Philippe Zevenne, le second avocat d’Amedeo Troiano.

Les débats commenceront vraiment lundi, le procès durera trois semaines.

http://www.rtl.be/info/regions/liege/ ... -une-voiture--887852.aspx
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/02/2017 13:23  Mis à jour: 02/02/2017 13:23
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : Benoît Philippens, Carol Haid et Esteban Counet, 9 ans : quel jury pour le procès d’Amédéo Troiano?
Quatre femmes et huit hommes composeront le jury dans le procès d’Amédéo Troiano, accusé de trois assassinats, dont celui du jeune Esteban.

La cour d’assises de Liège a composé mercredi après-midi un jury de 4 femmes et de 8 hommes afin de juger Amédeo Troiano, un habitant de Geer accusé d’avoir commis les assassinats d’un couple de banquiers de Visé et de leur filleul âgé de 9 ans, Esteban habitant la commune de Limbourg. Les débats au fond s’ouvriront lundi par la lecture de l’acte d’accusation.

Amédeo Troiano est suspecté d’avoir commis les assassinats de Benoît Philippens (36 ans), de son épouse Carol Haid (38 ans) et du filleul de cette dernière Esteban Counet (9 ans). Ce couple de banquier et leur filleul avaient été exécutés de plusieurs tirs d’arme à feu le 18 avril 2014 vers 22 h 20 alors qu’ils se trouvaient dans l’allée de leur villa située rue de Berneau, à Visé.

Les trois victimes avaient été exécutées à leur sortie de véhicule. Benoît Philippens avait été atteint de trois tirs dans le ventre, le dos et à l’arrière du crâne. Carol Haid avait été touchée de deux tirs dans le torse et le dos. L’enfant, recroquevillé derrière une voiture, avait été exécuté d’une balle dans le sommet du crâne.

Parmi les pistes examinées, une avait démontré que les banquiers avaient été opposés dans un conflit commercial avec Amédeo Troiano. L’accusé avait sollicité la banque en 2011 pour obtenir un important prêt d’argent afin de développer une activité commerciale.

Amédeo Troiano avait engagé des dépenses importantes. Son prêt avait finalement été refusé par la banque. L’accusé avait considéré que les agents étaient responsables de sa débâcle financière. Ses actions en justice avaient échoué et Amédeo Troiano, obnubilé par cette affaire, avait conservé une importante rancœur.

Plusieurs éléments du dossier tendent à accabler Amédeo Troiano mais celui-ci nie les faits. L’avocat général Pascale Schils l’accuse d’un triple assassinat.

Amédeo Troiana est défendu par Me Philippe Zevenne et Me Alexandre Wilmotte. Huit avocats représentent les différentes parties civiles. Me Axel Kittel et Me Stéphanie Moor assistent la famille de Benoît Philippens. Me Éric Lemmens et Me Pauline André défendent les intérêts des membres de la famille de Carol Haid. Me André Dandenne et Paulina Dandenne sont les conseils de la famille d’Esteban Counet. Me Adrien Masset et Me Maxine Baivier représentent la banque BNP-Paris-Fortis.

Le procès présidé par Philippe Gorlé devrait durer trois semaines complètes. Les débats au fond débuteront lundi à 9 heures par la lecture de l’acte d’accusation.

http://www.lavenir.net/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 31/01/2017 11:50  Mis à jour: 31/01/2017 11:50
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Triple meurtre de Benoît Philippens, Carol Haid et Esteban Counet, 9 ans : Le procès d'Amédeo Troiano commence cette semaine…
La cour d'assises de Liège entamera mercredi à 14h00 le procès d'Amédeo Troiano, accusé d'avoir commis les assassinats d'un couple de banquiers de Visé et de leur filleul âgé de 9 ans. Le procès débutera par la constitution du jury alors que les débats au fond débuteront le lundi 6 février à 09h00.

Amédeo Troiano, un habitant de Geer âgé de 34 ans, est suspecté d'avoir commis les assassinats de Benoît Philippens (36 ans), de son épouse Carol Haid (38 ans) et du filleul de cette dernière Esteban Counet (9 ans). Ce couple de banquiers et leur filleul avaient été exécutés de plusieurs tirs d'arme à feu le 18 avril 2014 vers 22h20 alors qu'ils se trouvaient dans l'allée de leur villa située rue de Berneau à Visé.

Les trois victimes revenaient d'une soirée passée au restaurant en compagnie d'amis. Ils avaient été exécutés à leur sortie du véhicule. L'enquête balistique a démontré que Benoît Philippens avait été atteint de trois tirs issus d'un pistolet semi-automatique Smith & Wesson dans le ventre, le dos et à l'arrière du crâne. Carol Haid avait été touchée de deux tirs dans le torse et le dos. L'enfant avait, lui, été exécuté d'une balle dans le sommet du crâne, alors qu'il était recroquevillé pour se cacher derrière la voiture.

Benoît Philippens était directeur de quatre agences de banque et travaillait avec son épouse.

Parmi les pistes envisagées, une avait démontré que les banquiers avaient été opposés dans un conflit commercial avec Amédeo Troiano. L'accusé avait sollicité la banque en 2011 pour obtenir un important prêt afin de développer une activité commerciale autour d'un salon de coiffure.

Amédeo Troiano pensait avoir obtenu l'accord verbal de son banquier lorsqu'il a engagé des dépenses importantes. Le prêt avait finalement été refusé par la banque et Amédeo Troiano avait considéré que les agents étaient personnellement responsables de sa débâcle financière. Ses actions en justice avaient échoué et Amédeo Troiano, obnubilé par cette affaire, avait conservé une importante rancoeur.

L'accusé, connu pour d'anciens faits de grand banditisme, nie être l'auteur des faits. Ses alibis n'ont pu être confirmés. Les caractéristiques de son ADN ont été retrouvées sur les douilles tandis que des particules de résidus de tirs ont été identifiées sur ses vêtements. Un véhicule similaire au sien a été filmé sur le lieu des faits. L'enquête a également démontré qu'il s'était précisément renseigné sur les victimes dans les heures qui ont précédé les faits.


L'avocat général Pascale Schils accuse Amédeo Troiano d'un triple assassinat. L'accusé sera défendu par Me Philippe Zevenne et Me Alexandre Wilmotte. Les différentes parties civiles seront représentées par Me Axel Kittel, Me Eric Lemmens et Me André Dandenne. Le procès présidé par Philippe Gorlé devrait durer trois semaines complètes.

Le procès débutera mercredi à 14h00 par la constitution du jury. Les débats au fond commenceront le lundi 6 février à 09h00 par la lecture de l'acte d'accusation.

http://www.7sur7.be/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/02/2016 10:52  Mis à jour: 26/02/2016 10:52
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re : Le suspect du triple meurtre de Visé piégé par Google?
L'enquête relative au triple meurtre de Visé est bouclée. Pour rappel, un couple de banquiers, Benoît Philippens et Carol Haid, et Esteban, le filleul de 9 ans de cette dernière, avaient été froidement abattus le 18 avril 2014 devant leur habitation. Un assassinat dont est suspecté Amedeo Troiano, 33 ans.

Comme le relate Sudpresse, le résultat des derniers devoirs d'enquête est connu. Selon l'instruction, Troiano, qui s'était vu refuser un emprunt pour un salon de coiffure par le couple, a recherché l'adresse de celui-ci sur Google. C'est ce que révèle l'enquête menée par la Computer Crime Unit (CCU). Un rapport jugé "pas forcément très fiable" par Me Zevenne, l'avocat du suspect.

Menaces et traces de poudre
Pourtant, ce dernier élément vient s'ajouter à plusieurs autres qui, comme le relate le quotidien, desservent Troiano. Furieux du refus de son crédit professionnel, il avait envoyé en 2011 un message de menaces à Carol Haid. Son emploi du temps, le soir des faits, comportent des erreurs tandis qu'un véhicule de modèle et de couleur identiques au sien avait été repéré par la caméra de surveillance d'une maison voisine du lieu de l'assassinat.

En outre, le tueur semblait connaître ses victimes. Avant de décéder à l'hôpital, Carol Haid avait déclaré avoir entendu l'assassin dire, avant le premier coup de feu: "Alors, tu me reconnais maintenant? Tu te souviens qui je suis?".

Par ailleurs, des traces de poudre de cartouches se trouvaient sur deux vestes du suspect. L'avocat de Troiano continue à défendre l'innocence de son client et réclame son renvoi devant les Assises. "Je pensais que ce dossier allait se terminer par un non-lieu" exprime Me Zenne dans les colonnes du journal de ce jeudi.

Il regrette que "les enquêteurs n'ont jamais creusé d'autres pistes que celle de mon client. (...) Ce dossier me semble assez important pour un débat de fond devant un jury populaire". Le parquet de Liège ne s'est pas encore exprimé à ce sujet.



http://www.7sur7.be
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/09/2015 11:41  Mis à jour: 09/09/2015 11:41
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Ttriple meurtre de Benoît Philippens, Carol Haid et Esteban Counet, 9 ans ...Troiano a quitté la prison liégeoise afin de rejoindre un autre établissement pénitentiaire
Liège: menacé de mort, Troiano, suspecté d'un triple assassinat à Visé, quitte la prison de Lantin

Incarcéré à la prison de Lantin depuis septembre 2014 pour le triple assassinat de Visé, Troiano a quitté la prison liégeoise afin de rejoindre un autre établissement pénitentiaire où il ne serait qu’un détenu parmi tant d’autres. En prison comme ailleurs, on n’aime pas les tueurs d’enfants. L’habitant de Geer et sa famille recevaient des menaces de mort qui visaient, notamment, leurs enfants.

Amedeo Troiano, 33 ans, un Verviétois d’origine installé à Geer, a quitté la prison de Lantin pour un autre établissement pénitentiaire. Le suspect nº 1 du triple assassinat de la rue de Berneau à Visé vivait très mal sa détention à Lantin ; lui et sa famille faisaient régulièrement l’objet de menaces de mort.

Le triple assassin présumé – rappelons qu’il nie avec force les faits qui lui sont reprochés – était incarcéré après avoir été arrêté dans le cadre de l’enquête relative aux assassinats de Benoît Philippens, de Carol Haid et du petit Esteban 9 ans.


Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/09/2014 10:33  Mis à jour: 26/09/2014 10:33
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re: Fusillade de Visé : "Les proches soulagés de voir l'enquête avancer"
Amédéo Troiano, le Verviétois de 32 ans qui a été inculpé et arrêté, au début du mois, pour le triple assassinat de Visé, a comparu ce jeudi devant la chambre des mises en accusation de Liège. Il avait interjeté appel de l’ordonnance de la chambre du conseil qui, il y a deux semaines, avait confirmé son mandat d’arrêt.

Sans surprise, l’ordonnance a été confirmée et le trentenaire reste donc sous les verrous.


Les parties civiles n’étaient pas présentes à cette étape de la procédure, mais la famille de Carol Haid a, au travers de son conseil Me Eric Lemmens, pu exprimer son « soulagement » face à la tournure que prend ce dossier : « Pour les proches des victimes, il est extrêmement dur de rester dans l’incertitude durant tout ce temps », explique l’avocat liégeois. « Ils se posent énormément de questions, ils cherchent tous azimuts. Ils n’ont pas de nom, pas de visage, pas de conviction, pas de certitude. Sans réponse la souffrance est encore plus grande ! ».

Le conseil de la famille souligne que ses clients respectent évidemment la présomption d’innocence : « Mais il s’agit d’une enquête extrêmement difficile et de longue haleine. Ils sont rassurés de voir qu’elle est menée sérieusement, sans désemparer. La voir avancer, et avancer sérieusement, leur procure un sentiment de soulagement ».

http://www.sudinfo.be/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/09/2014 12:01  Mis à jour: 24/09/2014 12:01
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re:L'élément troublant dans l'affaire de la tuerie de Visé ( Vidéo)


Amédéo T. est toujours le suspect numéro 1 dans l'affaire de la tuerie de Visé, où un couple de banquiers (Benoît Philippens et Carol Haid) et un petit garçon de 9 ans (Esteban) ont été froidement abattus devant leur domicile. Incarcéré à Lantin, ce coiffeur verviétois de 32 ans (déjà connu des services judiciaires) nie toujours farouchement son implication dans le triple homicide.

Pour l'instant, les enquêteurs n'ont toujours aucune preuve irréfutable de sa culpabilité, même s'ils disposent d'un faisceau de présomptions et d'indices. Primo, un mobile: un prêt refusé par la banque BNP Paribas (où travaillait le couple) qui l'avait mis dans une situation financière plus que délicate et l'avait empêché d'ouvrir un deuxième salon de coiffure à Waremme. Deuzio, le faux alibi qu'il aurait donné aux enquêteurs. Il aurait menti (ou du moins été approximatif) sur son emploi du temps.

Présence troublante d'une BMW Série 5
Vient s'ajouter à ces deux éléments un troisième indice qui le fragilise encore un peu plus. Un véhicule, de type BMW Série 5, a été filmé par une caméra de surveillance (appartenant à un voisin du couple Rue de Berneau) une heure avant les faits et... quelques instants après, révèlent les éditions Sudpresse. Coïncidence troublante: il se trouve qu'Amédéo est justement propriétaire d'une BMW Série 5. En revanche, impossible sur les images de reconnaître l'identité du conducteur ou de distinguer la plaque minéralogique. Alors certes, cela ne prouve rien, mais cet élément ne joue pas en la faveur du suspect.

Philippe Zévenne, l'avocat de l'inculpé, conteste cet argument, qui n'en est pas un selon lui.

"Il faut savoir qu'une centaine de voitures sont passées rue de Berneau sur ce laps de temps, parmi lesquelles trois ou quatre BMW. Les images sont en noir et blanc, donc impossible d'en définir la couleur exacte. Et j'ai vérifié, il y a actuellement 30.000 BMW série 5 immatriculées en Belgique!", explique-t-il dans Sudpresse avant de prolonger.

"Les trois témoins qui ont vu quelque chose ce fameux soir parlent tous d'une Mercédès. Une voisine qui a vu un homme de petite taille (ndrl. Amédéo fait 1m90) entrer dans une Mercédès juste après les faits. Et deux automobilistes qui ont croisé une Mercédès, tous feux éteints, sur cette même route. Mais une Mercédès, cela ne correspond pas à la voiture de mon client, évidemment! Alors, on oriente l'enquête sur une BMW...".

"Alors, tu me reconnais maintenant? Tu te souviens de qui je suis?"
Le 18 avril 2014, un individu s'était introduit, à Visé, dans la propriété de Benoit Philippens (responsable de l'agence BNP Paribas Fortis de Visé) et Carol Haid, deux banquiers respectivement âgés de 36 et 38 ans, accompagnés ce soir-là d'Esteban (9 ans), le filleul de Carol. Il leur avait adressé les paroles "Alors, tu me reconnais maintenant? Tu te souviens de qui je suis?", avant de les exécuter froidement de plusieurs balles. Une phrase que Carol Haid avait pu répéter aux enquêteurs avant de décéder des suites de ses blessures.
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/09/2014 11:29  Mis à jour: 17/09/2014 11:29
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re: Re :Triple meurtre à Visé . Maître Philippe Zevenne, avocat d’Amedeo Troiani : Pour lui, il convient de rester prudent car plusieurs éléments pourraient innocenter son client.

L'avocat d'Amedeo Troiani pointe plusieurs éléments pouvant innocenter son client: "Carol Haid a vu le tueur et ce n'était pas lui!"



Maître Philippe Zevenne, avocat d’Amedeo Troiani, principal suspect du triple assassinat de Visé, a pris la parole dans les journaux du groupe Sudpresse. Pour lui, il convient de rester prudent car plusieurs éléments pourraient innocenter son client.

Philippe Zevenne est l’avocat de Amédéo Troiano. Nous l’avons contacté. "Il ne faut pas tirer de conclusions hâtives dans ce dossier délicat», prévient-il d’emblée. "Mon client ne doit pas être présenté comme un tueur d’enfant!"

Maître, quel est l’état d’esprit de votre client?

"Il est bouleversé d’être accusé de choses pareilles: on ne parle pas ici d’un dossier banal, mais bien d’un triple assassinat, dont celui d’un enfant! Mon client se revendique totalement innocent et beaucoup d’éléments du dossier invitent à la prudence. Il ne faut pas aller trop vite en le présentant comme un tueur qu’il n’est pas..."

Il a eu un gros différend avec les victimes, ce qui constituerait un mobile sérieux…

" Il ne faut pas précipiter les choses: il a bien eu un différend avec la banque Fortis, différend qu’il a choisi de régler par la voie judiciaire et non par la voie de la violence. Et ce n’était pas à ce couple en particulier qu’il en voulait, mais bien à leur hiérarchie! Par ailleurs, il faut souligner que c’est Carol Haid qui, à l’époque, avait traité avec lui. Ce n’était pas Benoît Philippens. Cette précision est importante car Carol Haid a vu le tireur et elle a parlé à la police avant de perdre la vie. Elle leur a dit que le tueur s’était approché de Benoît Philippens puis qu’il s’était adressé à lui en lui disant " Tu te souviens de moi?" Ce n’est pas à elle que le tueur s’adressait… Et quand les policiers lui ont demandé si elle avait reconnu l’auteur des coups de feu, elle a répondu qu’elle ne le connaissait pas. Si l’auteur des coups de feu avait été Amédéo Troiano, qu’elle a rencontré à de multiples reprises, il est évident qu’elle l’aurait reconnu!"

D’autres éléments pourraient-ils innocenter votre client?

"Il y a eu deux témoins: Carol Haid, dont je viens de vous parler, mais aussi une voisine qui a vu l’auteur des coups de feu s’enfuir. Elle a parlé d’un homme de petite taille. Mon client fait 1,90 m et pèse 120 kilos!"

Source : http://www.lameuse.be
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/09/2014 10:46  Mis à jour: 17/09/2014 10:46
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re :Triple meurtre à Visé .Amedeo Troiano est le principal suspect : explications ...
Après cinq mois de recherches intensives, la section homicide de la PJF de Liège a pu réunir des éléments qui accablent un homme : Amedeo Troiano, 32 ans, originaire de la région verviétoise. Mercredi dernier, en soirée, il a été interpellé avant d’être placé sous mandat d’arrêt.

La justice liégeoise le suspecte d’avoir, en avril dernier, assassiné Benoît Philippens, son épouse Carol Haid ainsi que le neveu de cette dernière, Esteban, 9 ans. Depuis sa cellule, Troiano nie farouchement avoir un lien avec ces faits.

Aux prémices de l’enquête, les enquêteurs de la PJF liégeoise avaient déjà le nom de l’auteur présumé du triple assassinat de Visé dans leurs petits papiers. Mais à cette époque, il avait un alibi. Au final, l’alibi s’est dégonflé : l’homme aurait menti sur son emploi du temps. Selon nos informations, Troiano avait indiqué aux enquêteurs qu’il se trouvait à l’étranger. Or, vérifications faites, il n’y était pas.

Lors de son audition, et même s’il nie toujours les faits, il a également avoué qu’il tenait Benoît Philippens et Carol Haid pour responsables de ses problèmes financiers. Cette déclaration fait référence au refus d’un prêt en 2011.

Par ailleurs, le suspect nº 1 dans le triple assassinat de Visé est loin d’être un inconnu de la justice liégeoise. À 32 ans seulement, il possède déjà un solide palmarès. Amedeo Troiano était déjà connu de la justice pour des faits de violence.

En 2005, il avait été condamné pour un car-jacking durant lequel il s’était fait épingler.

Peu après sa majorité, il avait été impliqué dans un vol à main armée en région liégeoise. Pour l’occasion, Troiano s’était associé avec un individu extrêmement dangereux impliqué dans plusieurs attaques de fourgons blindés, perpétrées entre 2005 et 2006, aux quatre coins de la région.

Source : http://www.lameuse.be/
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/09/2014 12:29  Mis à jour: 16/09/2014 12:29
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re: un suspect sous mandat d'arrêt dans le cadre du triple meurtre de Benoît Philippens, Carol Haid et Esteban Counet, 9 ans à Visé
Jeudi dernier, le juge d’instruction, Stéphane Kerkhof, a placé un suspect sous mandat d’arrêt dans le cadre du triple assassinat de Visé. Le mandat d’arrêt a été confirmé, lundi matin, par la chambre du conseil de Liège.

Image redimensionnée


L’individu placé sous mandat d’arrêt nie les faits qui lui sont reprochés. L’enquête de la police judiciaire de Liège a permis de réunir de nombreux éléments permettant de mettre en cause ce suspect. Ce dernier reprochait à Benoît Philipens, une transaction bancaire qui n’avait pas pu se réaliser au sein de son établissement. Au cours de l’enquête, l’homme avait déjà été entendu par les hommes de la section homicides de la PJF de Liège.

Benoît Philippens, 37 ans, son épouse, Carol Haid, et le filleul de celle-ci, Esteban Counet, 9 ans, revenaient d’une soirée au restaurant lorsqu’ils avaient été froidement exécutés de plusieurs balles par un tireur caché derrière les buissons. Avant de tirer et de tuer à trois reprises, le tireur avait lancé à Benoît «Tu me reconnais maintenant ? Tu vois qui je suis ?»

Source : http://www.sudinfo.be/

Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/06/2014 13:25  Mis à jour: 12/06/2014 13:25
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re: On en sait un peu plus sur la reconstitution du triple assassinat de la rue de Berneau à Visé. Une reconstitution essentiellement technique puisque l’assassin de Benoît Philippens, de son épouse, et du petit Esteban, est toujours en fuite
Un expert décortique les images filmées par la caméra pour élucider l'assassinat d'Esteban (Dolhain), Carol et Benoît (Visé)

Rédaction en ligne : http://www.lameuse.be/

Durant l’après-midi et la soirée de mardi se tenait la reconstitution du triple assassinat de la rue de Berneau à Visé dont le Dolhaintois Esteban (9 ans) est l’une des victimes. Un dossier prioritaire mais très compliqué pour la PJF de Liège.

Image redimensionnée



On en sait un peu plus sur la reconstitution du triple assassinat de la rue de Berneau à Visé.

Une reconstitution essentiellement technique puisque l’assassin de Benoît Philippens, de son épouse, Carol Haid, et du petit Esteban, 9 ans, est toujours en fuite.

> La suite de l’article est à lire dans La Meuse Verviers de ce jeudi.
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/05/2014 11:04  Mis à jour: 21/05/2014 11:04
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 3980
 Re: Appel à témoins après la fusillade de Visé : Meurtre d’Esteban, de Benoît Philippens et de son épouse à Visé: l’enquête ne donne toujours rien !
Avant de mourir, Carol avait juste pu dire aux policiers que le tueur avait prononcé ces mots à l’égard de son mari : « Alors, tu me reconnais maintenant ? »

Très vite, les enquêteurs allaient se focaliser sur le métier de banquier de la victime principale qui aurait pu lui valoir certaines inimitiés. On évoqua ensuite la piste d’un employé licencié puis celle d’un ancien amoureux éconduit.

Un mois après, il faut reconnaître qu’on n’en est encore nulle part. « On travaille d’arrache-pied », explique un des enquêteurs. « Et on ne néglige aucune piste. On est en train de fouiller la vie des deux victimes pour y trouver un élément qui pourrait expliquer un tel geste. »

Mais s’il s’agit d’un tueur à gages, comme pourrait le laisser croire le modus operandi, le retrouvera-t-on jamais ? « Nous pensons qu’il est toujours dans la région. Et même s’il s’agissait d’un tueur à gages, il y a donc un commanditaire », reprend l’enquêteur. « Et ce dernier habite dans la région et nous le trouverons. »

Source: http://www.lameuse.be/
Répondre
Déposer un commentaire
Règles des commentaires*
Tous les commentaires doivent être approuvés par un Administrateur
Titre*
Nom*
Courriel*
Site internet*
Message*
Code de Confirmation*
5 + 9 = ?  
Entrez le résultat de l'expression
Maximum de tentatives que vous pouvez essayer : 10