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Christophe Rambour , 27 ans a été victime d'un meurtre atroce !.

Publié par Walda Colette Dubuisson le 28-03-2018 (9703 lectures) Articles du même auteur
28/03/2018 : Les parents de Christophe «relativement satisfaits» des peines mais frustrés par un procès qui n’a pas répondu à la question «Pourquoi ?».
Dans quatre cas sur cinq, le jury a prononcé des peines en deçà des réquisitions du ministère public. Hier, on ne s’orientait pas vers un appel.
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27/03/2018 : Le jury a livré son verdict dans l'affaire Rambour.
Narin Bun, considéré comme le meneur, a été condamné à 30 ans de réclusion, sa sœur Narin Bun à 21 ans. L’ex-mari de Narin, Gilles Lefèvre a été condamné à 18 ans, le frère Navin Bun à 15 ans et Coralie Sauval, l’ex-femme de Narin Bun à 5 ans.
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26/03/2018 : Tortures et mort de Christophe Rambour: la perpétuité requise contre Narin Bun.
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23/03/2018 : La mort de Christophe Rambour restera un mystère...
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21/03/2018 : Affaire Rambour : les terribles aveux des accusés en garde à vue...
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19/03/2018 : Le procès Rambour entre dans sa deuxième semaine...
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16/03/2018 : Depuis mardi, tous les chemins mènent au Cambodge dans le procès des cinq personnes accusées d’avoir torturé et séquestré jusqu’à la mort Christophe Rambour, 25 ans, début 2012 à Villers-Faucon.
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12/03/2018: Les bourreaux présumés de Christophe Rambour devant la cour d'assises...
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01/06/2014 :Nari Bun, 30 ans, aurait eu un rôle très actif dans la séquestration et les tortures commises sur Christophe Rambour, jeune homme de 27 ans d’Eppeville..

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24/05/2014 : Pensées pour le pauvre Christophe et sa famille …
Après l’horrible meurtre de Christophe, le mobile reste mystérieux
Les enquêteurs travaillent d’arrache-pied pour retrouver les restes de la victime, que les auteurs présumés ont déclaré avoir découpé et brûlé..Narin Bun avec sa compagne elle aussi mise en examen, fait figure de suspect principal, de meneur !!!
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22/05/2014 :Les suspects interpellés mardi après la disparition de Christophe Rambour en 2012 à Eppeville (Somme) auraient avoué les faits. Le Samarien a été victime d’un crime atroce.

Nous présentons nos sincères condoléances à la famille
R I P Christophe , que justice te soit rendue


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Cet habitant d’Eppeville (Somme) de 27 ans n’a plus donné signe de vie depuis 2012 ( Il a passé un appel à son père le 2 janvier 2012) .
Une procédure pour homicide volontaire a été ouverte.
Deux interpellations après la disparition de Christophe


L’enquête sur la disparition de Christophe Rambour va-t-elle déboucher sur la vérité ?

Hier, les gendarmes de la section de recherches d’Amiens et de la brigade de recherches de Péronne ont procédé à l’interpellation de deux suspects.
Si rien ne filtre sur cette affaire, on sait qu’une femme a été interpellée mardi 20 mai dans un logement de Saint-Quentin.

Un homme, lui aussi domicilié à Saint-Quentin, a été arrêté par les militaires dans un centre de rééducation de Saint-Gobain (Aisne). Ces deux personnes, dont on ignore les relations entretenues avec Christophe, ont été placées en garde à vue.

La procédure est criminelle. Les gendarmes travaillent sous une commission rogatoire diligentée par un juge d’instruction amiénois pour homicide volontaire.

« Je veux que l’on retrouve mon fils ! »


Christophe Rambour n’a donné aucun signe de vie à ses proches depuis janvier 2012. Son père, qui l’hébergeait à Eppeville (Somme) a reçu un dernier appel téléphonique de sa part le 2 janvier, pour la bonne année. Depuis, plus rien.

Le dernier mouvement bancaire opéré sur le compte du jeune homme date du 13 janvier. Il s’agissait d’un retrait au distributeur de billets au Crédit agricole de Nesle.

Qu’est-il arrivé à Christophe ? Pour le moment, c’est le mystère. Ses parents, qui ignoraient ces interpellations ce mardi, souffrent d’inquiétude depuis plus de deux ans. « Je veux que l’on retrouve mon fils ! Nous voulons savoir le pourquoi du comment. Savoir ce qu’il s’est passé et s’il est toujours en vie », témoigne Jocelyne Lurin, qui redoute « le pire ». « J’espère avoir des nouvelles, et des bonnes. Toute cette attente est invivable », ajoute Denis Rambour.

Christophe Rambour est décrit comme « un jeune homme sans histoire », qui n’a « jamais eu de problèmes avec la justice ».

Les deux suspects savent-ils des choses ? Les gendarmes peuvent les interroger durant 48 heures.

Si vous avez la moindre information : appelez la police

Source:http://www.courrier-picard.fr/
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22/05/2014 : Ce n’était pas qu’une disparition. C’est un meurtre. Après l’interpellation de cinq personnes mardi matin dans l’Aisne et dans la Somme, les enquêteurs de la section de recherche d’Amiens et de la brigade de recherche de Péronne auraient réussi à établir que Christophe Rambour, 27 ans, est décédé.

Le jeune homme, qui résidait chez son père à Eppeville (Somme) a été victime d’un meurtre particulièrement sordide.

Selon nos informations, Christophe aurait été séquestré, torturé, puis tué.
Un homme fait figure de suspect principal. Toujours selon nos sources, plusieurs personnes auraient participé à la disparition du corps. Il aurait été découpé avant d’être brûlé.

Les suspects sont déférés ce jeudi

Les cinq suspects ont été interrogés dans le cadre de la garde à vue.

Mercredi soir, deux personnes ont été déférées. Elles ont été mises en examen et écrouées. Depuis ce jeudi matin, trois autres suspects sont devant le juge d’instruction chargé de l’affaire. Ils devraient également être mis en examen et écroués.


Depuis sa disparition, ses parents vivent dans l’angoisse. Ils avaient alerté les services de gendarmerie, mais l’enquête n’a véritablement commencé qu’en septembre 2013 suite à un article paru dans le Courrier picard.

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Après l’horrible meurtre de Christophe, le mobile reste mystérieux

Les enquêteurs travaillent d’arrache-pied pour retrouver les restes de la victime, que les auteurs présumés ont déclaré avoir découpé et brûlé..Narin Bun avec sa compagne elle aussi mise en examen, fait figure de suspect principal, de meneur !!!


Image redimensionnée


Principal suspect dans l'affaire d'Eppeville, Narin Bun, 30 ans, a vécu pendant 3 ans près de Roisel avec sa compagne, elle aussi mise en examen. C’est là que le calvaire de Christophe a semble-t-il commencé. Le couple a laissé de mauvais souvenirs dans le village.

Narin Bun, 30 ans, et sa compagne Coralie, 27 ans, se sont installés à Villers-Faucon, petit village situé près de Roisel, dans la Somme, en octobre 2010. Ils y sont restés jusqu’à l’été 2013. Le couple, qui vivait là en location, a laissé de mauvais souvenirs aux voisins. Narine Bun, sans emploi, ne parlait à personne. « Il nous provoquait du regard », raconte une voisine. « Il faisait le cador », poursuit un autre. L’homme, décrit comme impressionnant physiquement, jouait volontiers les bad boys. En trois ans, les voisins ont vu le suspect principal dans l’homicide de Christophe, changer tout le temps de voiture : « On en a vu 20 ou 30 différentes, et des grosses berlines ! » Dans la cour, Bun entassait tout un tas de choses, des carcasses de voiture, fauteuil roulant, batteries... Il y bricolait, même la nuit. Les voisins l’entendaient hurler régulièrement.

Des problèmes de voisinage, liés à la présence de chiens dangereux et s’échappant régulièrement chez Bun, ont motivé les voisins à faire circuler une pétition en 2011. Le maire lui avait demandé par écrit de cesser toutes les sources de nuisances. À Villers-Faucon, les voisins décrivent un homme pouvant se montrer violent. Un agent venu couper l’électricité dans la maison pour raison d’impayés en a fait les frais…

Coralie présentait régulièrement des traces de coups. « Elle me disait qu’elle était tombée », raconte une voisine. Était-elle violentée ? « C’est sûr que c’est lui qui dominait. Elle faisait tout », explique cet homme. Curieusement, le couple a laissé derrière lui une maison certes dans un état pitoyable, mais surtout avec toutes les portes dépourvues de poignées. Il n’en restait plus qu’une, servant à ouvrir l’ensemble des portes du logement. « C’est à se demander s’il ne voulait pas tout maitriser dans la maison, pouvoir enfermer n’importe qui ou empêcher n’importer qui de s’enfermer ».

Les enfants du couple l’appelaient « tonton Christophe »


C’est dans cette maison de la Somme que le calvaire de Christophe Rambour aurait commencé. Selon les voisins, le jeune homme s’y rendait très régulièrement. Tous les jours même, par période. « Il y venait de son plein gré, en ami », assure le voisinage. « Les cinq enfants du couple l’appelaient même ‘’tonton Christophe’’ ». Il accompagnait régulièrement Coralie S. chercher les enfants à l’école.

Que s’est-il passé ? Pourquoi tout a basculé ? Mystère. Les trois autres participants présumés à la sauvagerie, la sœur de Bun, 30 ans, son compagnon d’alors, 30 ans, et son frère, 28 ans, allaient très régulièrement à Villers-Faucon. En octobre dernier, les gendarmes ont passé au peigne fin la maison. Leur but : trouver des traces de sang, ou le corps. Pour ce qui concerne le cadavre, ils ont fait chou blanc.

Les enquêteurs travaillent d’arrache-pied pour retrouver les restes de la victime, que les auteurs présumés ont déclaré avoir découpé et brûlé. Des investigations ont certainement déjà eu lieu au domicile du frère de Bun, à Moreuil, chez la sœur, à Amiens, et chez l’ex-concubin de cette dernière à Boves.

Lors des gardes à vue, les cinq suspects ont reconnu les faits : Christophe a été séquestré et torturé pendant plusieurs semaines. Ils n’expliquent pas comment il est mort, mais ils ont avoué que le corps avait été découpé et brûlé. Les cinq personnes n’avancent pas de raison précise à leurs agissements criminels. À Villers-Faucon comme ailleurs, tout le monde se pose cette question : « Pourquoi toute cette barbarie ? »

GAUTIER LECARDONNEL http://www.courrier-picard.fr/

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01/06/2014 :Nari Bun, 30 ans, aurait eu un rôle très actif dans la séquestration et les tortures commises sur Christophe Rambour, jeune homme de 27 ans d’Eppeville..


« À toi l’honneur ». C’est selon Gilles Lefèvre, 30 ans, ce que lui a déclaré Narin Bun, 30 ans, lorsqu’il lui a tendu un couteau de boucher au moment de découper le corps. Cette phrase est l’un d’innombrables détails sordides de ce crime dont a été victime Christophe Rambour, début 2012, à Villers-Faucon, près de Roisel.

Une longue instruction s’annonce désormais. Les fragments du corps de la victime, démembré et brûlé, ne seront sans doute jamais retrouvés. Tout sera donc axé sur les déclarations des cinq protagonistes présumés de cette affaire.

Qui a fait quoi ? Pourquoi ? Depuis que l’affaire a éclaté, Narin Bun est décrit comme le meneur. Est-ce le cas ? Était-il le seul ? Lors de sa garde à vue, il a reconnu avoir participé à la disparition de corps, mais il nie la séquestration et les tortures. Ses avocats, Mes Arnaud Ehora et Arnaud Godreuil, invitent à la prudence dans ce dossier. Ils ne veulent pas que leur client soit considéré comme le responsable principal dans cette affaire. « Beaucoup de choses restent à éclaircir dans ce dossier, et le niveau de responsabilité de chacun reste à établir », insiste Me Arnaud Ehora. Il explique n’avoir pas perçu son client comme un homme froid : « Il est très affecté. Christophe était son ami. Pendant deux ans, il a fait des cauchemars dans lesquels il le voyait (…) Il a décidé de soulager sa conscience. »

Une grave blessure aurait été commise à son domicile

Une certitude : Narin Bun n’a pas agi seul. Sa sœur aînée de quelques mois, Nari Bun, 30 ans, peut avoir joué un rôle principal dans cette sordide affaire. C’est ce qui semble ressortir des déclarations faites lors des garde à vue. Christophe aurait d’ailleurs été gravement blessé lorsqu’il a été séquestré à son domicile, à Longueau à l’époque (elle a ensuite déménagé boulevard de Bapaume à Amiens). On parle d’une grosse entaille à un coude, faite au moment de retirer des liens. Son mari d’alors, Gilles Lefèvre (ils sont séparés depuis), l’aurait définie comme hystérique, très violente. « Mon client reconnaît les faits qui lui sont reprochés. Mais on a le sentiment qu’il a été dépassé par les événements », explique l’avocat du trentenaire, Me Stéphane Daquo. Son client aurait expliqué en substance, que si ce n’est pas lui qui agressait, c’est lui qui aurait été frappé.

Gilles Lefèvre a travaillé quelque temps dans la discothèque L’Eclispe, à Servais (Aisne) achetée par Narin Bun. Tout comme Christophe Rambour. Me Daquo parle aujourd’hui de Gilles Lefèvre comme d’un homme « effondré », qui a conscience de l’atrocité des faits.

Pour ce qui est de Navin Bun, 27 ans, son avocate Nathalie Moreau avait parlé d’un jeune homme sous l’influence de son grand frère et de sa grande sœur. Idem pour Coralie Sauval, 27 ans, ex-compagne de Narin Bun. Aux gendarmes, elle a expliqué avoir assisté à la séquestration, aux coups, mais pas aux actes commis pour faire disparaître le corps. Narin Bun lui aurait ordonné de quitter les lieux, d’aller s’occuper de leurs cinq enfants.

« Dans cette affaire, chacun essaie de minimiser sa responsabilité », commente Me Ehora. Le juge d’instruction a d’ores et déjà commencé les auditions pour y voir plus clair.

GAUTIER LECARDONNEL
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Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/03/2018 12:59  Mis à jour: 28/03/2018 12:59
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 Les parents de Christophe «relativement satisfaits» des peines mais frustrés par un procès qui n’a pas répondu à la question «Pourquoi ?».
Pourquoi et comment Christophe Rambour est-il mort à 25 ans ? Ce procès n’aura pas répondu à toutes les questions de ses parents.

Après avoir entendu plusieurs plaidoiries d’acquittement, au moins partiel, la cour d’assises de la Somme a mis ses pas dans ceux du juge d’instruction, puis de l’avocate générale : elle a reconnu les accusés coupables de l’ensemble des faits qui leur étaient reprochés. La question était ensuite celle de la peine. Elle a donné lieu à un verdict nuancé. Ainsi, Narin Bun, présenté comme l’instigateur du calvaire de son copain Christophe Rambour, finit malgré ses dénégations sur la plus haute marche du podium mais échappe au maximum requis lundi – perpétuité avec 22 ans de sûreté – pour écoper de 30 ans de réclusion. Il peut espérer une libération en 2029.

Mme Sandretto avait réclamé 25 ans pour le couple Nari Bun-Gilles Lefèvre, avec pour le second une sûreté des deux tiers. Le jury a préféré opérer un distingo. La dominante, dans la vie quotidienne comme dans les jeux sadomasochistes, est condamnée à 21 ans quand Gilles, celui qui le premier a tout avoué (certes deux ans après avoir participé à la découpe du corps) s’en sort avec 18 ans. Soit seulement trois ans de plus que Navin, le « geek » un peu perché, le « fantôme », l’« homme invisible » d’après les témoignages, dont l’étrangeté a dû finir par inquiéter les jurés. Il est le grand perdant de ce verdict, le seul à ne pas voir les réquisitions fondre à l’heure suprême. « Pourtant, il a surtout été témoin dans cette affaire. Si l’on s’en tient au degré d’implication… » soupire son conseil Me Nathalie Moreau, dont la convaincante plaidoirie, lundi, n’est surtout pas à l’origine de cette déconvenue. Enfin, avec cinq ans ferme, Coralie Sauval n’évite pas de retourner en détention, elle qui n’avait purgé que 18 mois en 2014-2015. Mais cette mère de famille peut espérer en sortir au début de l’année prochaine.

Sur les marches du palais, les parents de Christophe, une fleur à la main, regrettaient surtout la faible peine qui frappe « la Coralie », l’ex-femme de Narin, celle « qui a tout vu et n’a rien fait ». Pour le reste, ils se disaient relativement satisfaits de la sévérité de la cour et frustré par un procès qui n’a pas répondu à leur principale question : « Pourquoi ils ont fait ça à notre fils ? »
NARIN A SENTI LE VENT DU BOULET

« S’ils sont humains, ils ne feront pas appel. On ne veut pas revivre tout ça », ajoutaient Jocelyne et Denis. Ils devraient être entendus. Certes, Narin, qui n’a jamais cessé de se proclamer innocent, devrait logiquement réclamer à cor et à cri un nouveau procès. Mais il a senti le vent du boulet… « Nous nous donnons le temps de réfléchir », indiquait hier Me Godreuil, l’un de ses deux avocats. A priori, Nari, Giles et Coralie accepteront leur peine.

Navin serait le plus fondé à interjeter appel, mais il a indiqué hier à son conseil qu’il ne le souhaitait pas. Il flotte dans une autre dimension. Le matin même, à l’heure où les accusés reprennent la parole, n’avait-il pas confié : « Il n’y a pas de mot pour dire l’ampleur de mes regrets, de mon dégoût. Avant de parler de réinsertion, mon projet de vie, c’est de retrouver cette part d’humanité qu’on a perdue » ?

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/03/2018 13:08  Mis à jour: 27/03/2018 13:08
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 Procès Rambour: les derniers mots des accusés.
Voici leurs déclarations de ce matin, avant que la cour ne se retirât pour délibérer.

Nari Bun : « J’ai pleine conscience qu’aucune excuse ne sera recevable au vu des circonstances. J’ai essayé d’apporter toutes les réponses mais je ne peux pas en donner plus. Je suis sincèrement désolée. Je vous ai dit tout ce que j’avais à dire et mon avocat a dit tout ce qu’il fallait. J’espère une peine au plus juste, en fonction de mes actes et qu’on tiendra compte de ma personne que je suis et du travail réalisé depuis quatre ans. »

Narin Bun : « Autant je suis arrivé ici avec la tête haute parce que c’est moi : je ne baisse jamais la tête. Vous avez vu, je peux m’emporter, c’est mon caractère, ce n’est pas un jeu ou quoi que ce soit. Je sais très bien que les parents ne pourront pas accepter mes excuses mais mes paroles étaient sincères. »

Gilles Lefèvre : « Je suis désolé, je regrette. J’ai été honnête avec vous dès le début. »

Navin Bun : « Sincèrement, j’ai du mal à mettre des mots sur ce que je ressens. Désolé, c’est trop peu dire. Je ne sais pas à quel moment on apprend à regretter. Je regrette que Christophe ne soit plus parmi nous, je regrette de ne pas avoir eu le courage de prendre parti pour le défendre. C’est vrai, j’ai été lâche et égoïste. Il n’y a pas de mot pour dire l’ampleur de mes regrets, de mon dégoût. Avant de parler de réinsertion, mon projet de vie, c’est de retrouver cette part d’humanité qu’on a perdue. »

Coralie Sauval : « Je suis désolée de ne pas avoir aidé Christophe, de ne pas avoir fait le nécessaire. Ce matin, j’ai dit au revoir à mes cinq enfants. Ils ne sont pas à l’école aujourd’hui. Je les ai préparés, au cas où. Jugez les faits, mais aussi la personnalité. »

Après ces paroles, Coralie a été consignée dans le box tandis que les quatre autres retournaient qui en geôle, qui en maison d’arrêt. La présidente a prévenu les escortes que sauf surprise, le verdict ne tombera pas avant 16 heures.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/03/2018 17:29  Mis à jour: 26/03/2018 17:29
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 Tortures et mort de Christophe Rambour: la perpétuité requise contre Narin Bun.
Les peines requises par l’avocate générale ce lundi matin vont de 10 ans à la perpétuité.

A 10h30, ce lundi 26 mars à Amiens, l’avocate générale Anne-Laure Sandretto a pris ses réquisitions dans le dossier de la mort de Christophe Rambour, en janvier 2012 à Villers-Faucon (est de la Somme), après plusieurs semaines de sévices. Elle a réclamé la peine maximum, la perpétuité assortie de 22 ans de sûreté, à l’encontre de Narin Bun, 34 ans ; 25 ans de réclusion assortis des deux-tiers à l’encontre de Gilles Lefèvre, 33 ans ; 25 ans à l’encontre de Nari Bun (l’ex-femme de Gilles), 35 ans ; 15 ans à l’encontre de Navin Bun (frère de Narin et Nari), 30 ans ; 10 ans à l’encontre de Coralie Sauval (l’ex-femme de Narin), 30 ans.

Les quatre premiers sont en détention provisoire depuis le 20 mai 2014. Si les réquisitions sont suivies, Coralie Sauval, qui n’a subi que 18 mois de détention, retournera en prison.

Ils avaient le choix

Pour Mme Sandretto, les quatre premiers sont coupables d’actes de torture et de barbarie en réunion et de séquestration suivie de mort ; Coralie est coupable de non-dénonciation de crime et de séquestration. Tous, surtout, « avaient le choix de participer ou non, d’agir ou non ». Or ils ont choisi « pendant des jours, pour le seul plaisir, d’asservir un homme ». Pour elle, « tout accable » Narin, le deus ex machina de ce dossier sordide, qui aurait dirigé une série de sévices qu’elle date de mi-décembre 2011 à la mort de Christophe, un jeune homme de 25 ans, qu’elle fixe à la nuit du 20 au 21 janvier 2012. Mais elle le reconnaît : « On ne sait pas comment ni pourquoi Christophe est mort ». Pourquoi ? Semble-t-il pour avoir « contrarié » ses bourreaux, en laissant s’échapper un chien, en évoquant devant sa femme les infidélités de Narin… Comment ? Impossible de le déterminer, dès lors que pendant de longues heures, Narin, Gilles et, à un degré moindre, Navin, ont brûlé le corps puis ont pilé consciencieusement ses derniers os avant de répandre ses cendres dans la nature.

Dernière pièce de théâtre
Mme Sandretto a donc choisi de distinguer les responsabilités de chacun en tenant compte à la fois de « l’intensité des violences commises » mais aussi du « repentir ». Elle admet d’ailleurs que Gilles Lefèvre a été « hanté moralement » par son crime, se confiant à une petite amie, à sa mère et à un avocat avant son interpellation. Elle a des mots plus durs pour Nari, qui « nous joue une dernière pièce de théâtre en se faisant passer pour une victime ». Quant à Narin, celui qui nie, « tout l’accable, ses mensonges répétés comme les déclarations des autres ». Faut-il croire à un complot des quatre autres ? L’avocate générale sourit : « Alors pour se venger, tous encourraient la perpétuité ? »

Mme Sandretto insiste sur la notion d’« actes de torture et de barbarie en réunion », cœur de l’accusation à l’encontre de Narin, Nari, Navin et Gilles. Elle liste les sévices : être dénutri, devoir demander l’autorisation pour aller aux toilettes ou se laver, avoir le torse brûlé, dormir par terre, manger dans une gamelle à chien, devoir avaler des cigarettes allumées, boire de l’huile, boire de l’urine, manger des excréments dans la cuvette des WC et être frappé, encore et encore, certainement au point d’en mourir. « Ce ne sont pas de violences ponctuelles à analyser comme telles mais un comportement global, à juger comme tel. Ceci va au-delà de la notion de violence. Tous savent ce qui a été fait par les autres avant. Tous commettent leurs actes à la suite. »

Verdict ce mardi
Me Blondet, pour Coralie Sauval, a pris la parole à 10h45. L’audience sera suspendue après sa plaidoirie et reprendra en début d’après-midi avec les interventions de Mes Moreau, Daquo, Godreuil et Ehora (ces deux derniers pour Narin). A priori, les six jurés et les trois juges délibéreront demain mardi.

TONY POULAIN http://www.courrier-picard.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/03/2018 13:28  Mis à jour: 26/03/2018 13:28
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 Procès Christophe Rambour : les réquisitions viennent de tomber. : suivez la journée d’audience en live.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/03/2018 11:50  Mis à jour: 24/03/2018 11:50
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 Affaire Christophe Rambour : «Vous avez été des monstres» ! Verdict mardi.
L’avocat des parents de Christophe, Me Guillaume Demarcq, a plaidé ce vendredi 23 mars. Il a regretté que toute la vérité n’ait pas été dite.

Sa plaidoirie n’a pas été très longue. Mais elle a été ferme et poignante. Me Guillaume Demarcq, avocat des parents de Christophe Rambour, séquestré, torturé, et dont le corps a été découpé et calciné en janvier 2012 à Villers-Faucon (Somme), a plaidé ce vendredi après-midi.

L’avocat n’a pas été tendre avec les cinq accusés qui lui faisaient face. « Ils sont tous coupables ! », a-t-il lancé sans faire de distinction. Christophe, « ils l’ont traité comme un chien, même pire qu’un chien, parce qu’un chien, on l’enterre ». « Vous avez été tous, collectivement, et individuellement, des monstres ». Et Me Demarcq de parler des parents de Christophe, « des gens simples, des gens bien, sans aucune agressivité., des gens qui étaient heureux. (…) Christophe était à leur image, un type bien, un gars gentil, c’était leur fils unique, c’était tout ce qu’ils avaient ». Me Demarcq enfonce Narin Bun, le meneur présumé de l’affaire, qui nie les faits depuis le début : « Il a fait quoi ? Il a réduit les restes de son corps à coups de masse. (…) Ses dénégations, elles n’ont convaincu personne ! »

« Vous auriez pu dire stop, aucun de vous ne l’a fait » »
L’avocat parle pour les parents de Christophe : « Ces 10 jours d’audience n’ont servi à rien. Ces 10 jours de pleurs n’ont servi à rien. Parce qu’on n’en sait pas plus. Quand ? De quoi ? Pourquoi ? Comment est mort Christophe Rambour ? On n’a pas eu les réponses. (…) Tout ce que les parents de Christophe espéraient, ce sont la vérité et la justice. La vérité, ils ne l’ont pas eue. » Et l’avocat de regretter que Narin Bun ait fait le choix de « la lâcheté et de la douleur ». Et de pointer du doigt aussi les quatre autres accusés : « Vous dites que vous avez manqué de courage pour dénoncer les faits. Non, vous avez manqué d’humanité ! Vous auriez pu dire stop, aucun de vous ne l’a fait ».

Me Demarcq insiste sur les interrogations des parents de Christophe : « Qu’est-ce qu’il a vu avant de mourir ? Quelle a été sa dernière image ? Est-ce qu’il a appelé sa maman ? On ne le saura pas ». Il dénonce les réponses des accusés tout au long de la semaine, les « je n’en ai pas le souvenir », les « j’ai été con ».

« Les parents de Christophe voulaient une date à mettre sur la pierre tombale même s’ils n’ont pas son corps. Même ça, vous n’avez pas été capables de leur donner ».

Un peu plus tôt dans la journée, les accusés, sous les questions insistantes de la présidente, avaient assuré qu’ils avaient dit toute la vérité lors des neuf jours de procès. Ce lundi, l’avocate générale prend ses réquisitions et les avocats de la défense plaident.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/03/2018 13:13  Mis à jour: 23/03/2018 13:13
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 PROCES EN DIRECT. « Qu'est-ce qui a été le pire pour Christophe Rambour ? - Que personne ne lui soit venu en aide. Sinon, les entailles »…
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/03/2018 09:17  Mis à jour: 23/03/2018 09:17
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 La mort de Christophe Rambour restera un mystère.
Les légistes n’ont pu émettre que des hypothèses dans l’affaire Christophe Rambour. Rien n’ayant été retrouvé de son corps.


Les deux légistes qui ont déposé ce jeudi devant la cour d’assises de la Somme n’avaient jamais vécu cela dans leur carrière : « C’est un dossier particulier. On ne peut uniquement se prononcer à partir de ce qu’on a entendu lors des reconstitutions et des déclarations faites dans la procédure. » On n’a rien retrouvé du corps de Christophe Rambour, mort en janvier 2012, son corps ayant été découpé puis brûlé. Les suspects ont déclaré l’avoir retrouvé mort un matin au réveil, allongé dans le salon à Villers-Faucon (Somme).

La mission des médecins qui consistait à déterminer les causes de la mort du jeune Samarien s’est révélée quasiment impossible : « Nous n’avons que des hypothèses ».


À partir des sévices et des blessures subis par Christophe et décrits par certains accusés, les légistes n’ont quasiment qu’une seule certitude : la victime n’a pas pu décéder de la blessure au coude, causée par Nari Bun avec un couteau. Plusieurs éléments ont pu conduire au décès, de façon isolée ou concomitante : la dénutrition, la fatigue, l’hypothermie, ou les traumatismes crâniens répétés.

« Son cœur a pu lâcher »
« Avec l’organisme affaibli, les traumatismes répétés, l’épuisement, il est possible que le corps cesse de se défendre, que le cœur ait pu lâcher », explique l’une des légistes.

Les médecins mettent à mal les déclarations de Narin Bun qui a certifié qu’il avait tenté de réanimer Christophe à son arrivée sur les lieux, en lui insufflant de l’air à trois reprises : la raideur du corps ne lui aurait pas permis d’ouvrir la bouche de la victime.

Les parents de Christophe Rambour espéraient obtenir des réponses à leurs questions à ce procès, ils n’obtiendront jamais celle de l’origine de la mort de leur fils.

GAUTIER LECARDONNEL http://www.courrier-picard.fr/

Les accusés campent sur leurs positions
Après la présidente mercredi, c’est les différentes parties qui ont posé des questions aux accusés sur les faits ce jeudi. Tous ont campé sur leur position :

Narin Bun, accusé par les quatre autres comme étant le meneur, nie la séquestration et les actes de torture, il avoue sa participation à la disparition du corps. Nari Bun (la grande soeur) avoue des violences, nie avoir été une meneuse. Gilles Lefèvre (ex-mari de Nari Bun) avoue sa participation à la séquestration, à la torture, et à la découpe, expliquant avoir été sous l’influence de Narin et Nari Bun. Navin Bun (le petit frère) dit avoir été présent lors de la disparition du corps sans y participer, avoir été présent à des actes de torture, et avoir donné quelques coups. Coralie Sauval (ex-femme de Narin Bun) dit avoir assisté à des scènes sans y participer.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/03/2018 12:03  Mis à jour: 21/03/2018 12:03
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 Procès Christophe Rambour : suivez la journée d’audience
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/03/2018 11:13  Mis à jour: 21/03/2018 12:46
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 Affaire Rambour : les terribles aveux des accusés en garde à vue. ( vidéo)
Les parents de Christophe Rambour ont commencé à entendre les atrocités subies par leur fils. Ce mardi, la cour d’assises de la Somme a en effet commencé à examiner les faits reprochés aux cinq accusés. Les enquêteurs de la gendarmerie ont défilé à la barre toute la journée.

Le directeur d’enquête a expliqué qu’au mois de mai 2014, à l’issue d’une première enquête, personne ne savait ce qu’était devenu Christophe, qui avait disparu depuis plus de deux ans déjà. Il y a toutefois une certitude : « Les membres de la famille Bun ne sont pas étrangers à sa disparition (…) Mais on ne sait pas ce qu’il s’est passé, ni si Christophe est vivant ou mort ». Narin, Nari et Navin Bun, Gilles Lefèvre et Coralie Sauval, sont les derniers à l’avoir vu vivant, en janvier 2012. On comprend que les interpellations sont un coup de poker. « Et si personne n’avait parlé lors des garde à vue ? », demande la présidente. « Nous serions toujours à la recherche de Christophe », répond l’enquêteur.

Tout s’est dénoué lors des interrogatoires. C’est Gilles Lefèvre qui le premier est passé à table. « J’ai eu l’impression que ça lui faisait du bien de parler », dit le gendarme. Il raconte tout : la séquestration, à Villers-Faucon et Longueau, les coups, les actes de torture, la découpe du corps, son incinération. Il ne cache pas y avoir participé, même s’il dit avoir agi ainsi parce qu’il était sous l’emprise de son épouse Nari. Et selon lui, c’est Narin Bun l’instigateur des faits.

Les gendarmes ayant recueilli les dépositions des suspects se succèdent à la barre. La grande sœur, Nari Bun a chargé son frère Narin et son mari Gilles Lefevre. Si Christophe a été emmené chez elle, c’était « pour le protéger », mais « ça a dégénéré ». Navin Bun, le petit frère, a dit que pour protéger Christophe, il le frappait « avec retenue » pour que les autres ne le cognent pas plus violemment. Il a enfoncé son frère et sa sœur. Coralie Sauval, femme de Narin Bun, n’a pas pris part aux violences. Elle a déclaré que c’était Gilles Lefèvre et Nari Bun qui étaient responsables de la mort de Christophe. Elle dit s’être tue par peur de représailles de la famille Bun et celle de perdre ses enfants.

Une affaire hors norme
Ce sont les déclarations des suspects en garde à vue qui ont fait comprendre aux gendarmes qu’ils avaient affaire à une affaire hors norme : « Des dossiers criminels, j’en ai géré pas mal. Celui-ci, c’est une première, il est exceptionnel », commente celui-ci. « Quand Narin Bun a raconté le découpage du corps, avec précision, j’étais un peu choqué. Il revivait la scène. Même si j’ai l’habitude, ça a été un moment particulier ».

On l’a compris, tout le dossier ne repose que sur les déclarations des accusés. Avec toutes les imprécisions qu’elles comportent. On ne sait toujours pas combien de temps Christophe Rambour a été séquestré et torturé à Villers-Faucon et Longueau. On ne sait même pas la date précise de sa mort, même si des éléments laissent à penser qu’il s’agit de la nuit du 22 au 23 janvier.

La présidente finit par s’énerver, et s’adresser aux cinq accusés : « C’est quand le décès ? » Elle n’obtient aucune réponse précise des accusés. « Quand on découpe un corps, on se souvient ! », r réagit la magistrate.

Le procès se poursuit ce mercredi. Les accusés vont devoir un à un s’expliquer sur les faits. Les parents de Christophe Rambour vont une nouvelle fois entendre l’horreur vécue par leur fils.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/03/2018 19:52  Mis à jour: 20/03/2018 19:52
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 Film d’horreur au procès pour torture collective sur la victime Christophe Rambour. Comment faire disparaître un corps ?
Faire disparaître un corps, après avoir torturé et séquestré la victime des mois durant, demande du temps: les gendarmes ont raconté les trois jours d’horreur pendant lesquels les accusés ont effacé toute trace de leur ami Christophe Rambour, mardi devant les assises de la Somme.

En janvier 2012, Na Rin Bun, principal accusé parmi cinq personnes, dont deux de sa famille, arrive en catastrophe à son ancien domicile de Villers-Faucon (Somme). Il voit le cadavre de Christophe Rambour, 25 ans, en travers du couloir.

Son beau-frère, Gilles Lefèvre, arrive à son tour. Le conciliabule commence, raconté mardi à la barre par Hervé Gobourd, enquêteur de gendarmerie, qui retranscrit l’audition de Na Rin Bun.

Comment faire disparaître le corps, meurtri par des mois de sévices collectifs entre novembre et janvier - coups de poing, entailles, brûlures au torse, humiliations à base d’excréments et de cigarettes allumées à avaler ?

Cela paraît en tout cas indispensable aux protagonistes, explique de son côté Fabrice Ancelin, directeur d’enquête: «Christophe Rambour a dû subir tellement de sévices, de brimades, de tortures, qu’on fait disparaître le corps pour effacer ce qu’on pourrait retrouver».

D’abord, gérer les enfants. Ils doivent prendre leur petit-déjeuner avant de partir à l’école, souffle leur mère Coralie Sauval, compagne de Na Rin Bun, qui a découvert le cadavre. Celui-ci est placé dans la salle de bain, avant d’être ramené dans le couloir, où sont étendues des bâches en plastique.

«Gilles Lefèvre a apporté une feuille de boucher, préalablement aiguisée», relate le major Hervé Gobourd.

«Il la tend à Na Rin Bun et lui glisse: +A toi l’honneur+», rapporte l’enquêteur. Une dispute s’ensuit, Gilles Lefèvre est obligé de s’y atteler.

- 'Bouddha, pardonne-moi' -

Il a du mal. Na Rin Bun lui prend le couteau. «Bouddha, pardonne-moi pour ce que je vais faire», prie-t-il. Le corps est découpé en six morceaux: les quatre membres, la tête et le tronc. Ils mettent le tout dans un sac plastique, avant que le jour ne se lève.

Ils veulent brûler le corps. «Gilles Lefèvre décide d’utiliser le tonneau à déchets du jardin comme incinérateur. Ils commencent dans l’après-midi; d’abord les jambes, les bras puis la tête et enfin le tronc», poursuit Hervé Gobourd.

Alors que Gilles Lefèvre est parti, que la nuit est tombée, Na Rin Bun se réveille et le tronc n’est toujours pas consumé. Du jardin verdoyant, il emmène le tonneau à la cave pour éviter de rameuter le voisinage.

«La combustion complète s’achève dans la nuit», conclut le gendarme. Restent quelques os, des dents. Na Rin Bun les casse au marteau.

Il parcourt ensuite trois kilomètres, emprunte un chemin de terre et tout au bout, disperse les cendres et les restes dans un champ. C’est la fin d’une opération d’effacement qui aura duré trois jours. Sans les aveux des accusés, les faits n’auraient probablement jamais été retracés, avoue Fabrice Ancelin.

Hervé Gobourg tressaille à la barre: «Je suis pourtant habitué aux enquêtes, mais j’ai été choqué. On avait l’impression que Na Rin Bun, dans son audition, revivait le découpage du corps de Christophe Rambour. Ca a été un moment particulier pour nous enquêteurs».

S’il nie les tortures, Na Rin Bun a spontanément avoué la liquidation du corps. «On ne peut pas inventer un pareil scénario, de telles scènes, avec autant de détails: ce qu’il nous a dit est vrai», assure Hervé Gobourg.

Le principal accusé encourt la perpétuité dans ce procès qui doit s’achever le 28 mars.

AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/03/2018 12:33  Mis à jour: 20/03/2018 12:33
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 Il a fallu 18 mois pour que la disparition de Christophe Rambour intéresse quelqu’un d’autre que ses parents.
Le 21 décembre 2011, à Eppeville, Denis Rambour voit son fils Christophe, 25 ans, pour la dernière fois. Le 2 janvier, à une ultime reprise, il l’entend lui souhaiter bonne année au téléphone. Puis plus rien, et pour cause. Hier lundi matin, trois des cinq accusés – Gilles Lefèvre, Coralie Sauval, Navin Bun – répondant à l’injonction de la présidente, estiment qu’il est mort au terme de plus d’un mois de sévices, dans la nuit du 29 au 30 janvier (Narin et Nari Bun n’en savent rien).

Dès février, les parents s’adressent à la brigade de gendarmerie de Ham. « Ils font confiance à l’institution », constate leur avocat Me Demarcq. Un adjudant est supposé enquêter sur cette disparition inquiétante. Maintenant en retraite, il a témoigné hier et passé un mauvais moment. Certes, il a rédigé un rapport au parquet (« une pelure » d’après la présidente Karas), certes il a interrogé des membres de la famille Bun, à Muille-Villette, mais il n’a pas poussé plus loin. « Je n’avais aucun élément concret. Et puis on n’aurait jamais cru qu’ils aient pu faire une chose pareille », se justifie-t-il quand la présidente, cash, l’interroge : « Est-ce que vous avez pris cette enquête au sérieux ? »

Et pourtant… Dès février 2012, on peut constater que Christophe ne téléphone plus, ne va plus sur internet, n’a plus d’adresse, plus d’emploi, est radié de Pôle Emploi, ne visite pas son médecin. Il est aussi évident – des dizaines de témoins en attesteront – que l’habitation de Narin Bun et Coralie Sauval, à Villers-Faucon, fut son dernier domicile.
« UN PEU PROFITÉ DE LUI »

Un simple coup d’œil au compte bancaire de Christophe Rambour démontre qu’il a épuisé ses finances avant de s’éteindre. À Auchan Saint-Quentin, il dépense 350 euros le 22, 95 euros le 23, 285 euros le 24, 41 euros le 26, 121 euros le 31. Euphémisme : « J’ai l’impression d’avoir un peu profité de lui » admet Coralie. Narin, une fois de plus, botte en touche : « Qui est-ce qui payait quoi, je n’en sais rien du tout ».

Il ne fallait pas être Sherlock Holmes pour découvrir tout ça. En dix jours d’enquête, en août 2013, un jeune militaire de la brigade de recherches d’Amiens en apprendra davantage que ses collègues en 18 mois. « J’avais lu l’appel des parents dans la presse, je me suis dit que c’était inquiétant. Je suis père moi-même. Je sais que dans le même cas, je remuerais ciel et terre… »

Le 13 janvier 2014, enfin, une information judiciaire est ouverte. Les cinq accusés sont interpellés le 20 mai. Six ans après les faits, ils comparaissent pour actes de torture et de barbarie suivis de mort. Enfin.
J’ai peur qu’ils me butent, tout simplement

Pour la deuxième fois du procès, Narin Bun a été accusé de viol par une de ses sœurs, hier. Elle a également accusé un autre frère et sa sœur Nari d’avoir participé aux agressions. (Une plainte a été déposée, la présomption d’innocence s’impose.) Cette jeune femme en larmes s’est tournée vers les accusés : « Est-ce que vous pouvez, pour nous, pour la famille de Christophe, dire tout, dire la vérité. Dites tout ce que vous avez fait, et que ça s’arrête. Plus personne ne peut avancer… Moi, j’ai honte, et pourtant je n’ai rien fait… ». Elle a encore estimé que ses frères et sœur « sont capables de tout. Oui, j’ai peur qu’ils me butent, tout simplement. Ce n’est pas parce que l’on est en détention qu’on ne peut rien faire… »

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/03/2018 10:45  Mis à jour: 19/03/2018 10:45
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 Procès Christophe Rambour : suivez en direct la deuxième semaine.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/03/2018 09:36  Mis à jour: 19/03/2018 09:36
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 Le procès Rambour entre dans sa deuxième semaine.
Il semble que fin novembre 2011, Christophe Rambour, d’Eppeville, près de Ham, est parti de son plein gré chez son copain Nadir, élevé au sein d’une famille cambodgienne à Muille-Villette. À quel moment ont commencé les violences ? Quand se sont-elles transformées en tortures et humiliations ? Quand Christophe a-t-il rendu son dernier souffle, avant que son corps soit découpé puis brûlé ?

Pour ses parents, la présidente Karas a sommé vendredi soir les accusés de donner au moins des dates, des explications…

Leurs réponses furent confuses. Narim – le seul qui ne plaide pas coupable - s’est même permis d’accuser le père d’intempérance et d’avoir mis son fils à la porte… Ainsi a conclu la présidente : « Ce week-end, vous partirez avec un calendrier. Réfléchissez. Lundi matin, je veux des dates ».

Les débats reprennent à 9 h 15 ce matin. Le verdict est attendu le mardi 27.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/03/2018 13:08  Mis à jour: 17/03/2018 13:08
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 Affaire Rambour: un mort sans date ni cercueil...
Le monument funéraire sur lequel Denis et Jocelyne, les parents de Christophe Rambour, se recueillent depuis mai 2014, ne contient pas de cercueil. Juste une petite boîte dans laquelle ils ont placé quelques objets appartenant à leur fils de 25 ans, mort début 2012 après avoir été séquestré et torturé, selon l’accusation, par les cinq personnes assises dans le box : Narim, Nari et Navin Bun, Gilles Lefèvre, Coralie Sauval. Comme sur ces dalles édifiées avant leur trépas par de prévoyants mortels, une seule date y figure : celle de la naissance.

Ce vendredi, Denis, 58 ans, qui hébergeait Christophe à Eppeville, est venu retracer ces longs mois de cauchemar pendant lesquels lui et son ex-femme ont eu l’impression de crier dans le désert.

« Même à une bête on n’en fait pas autant »
Le 24 novembre 2011, « on devait manger des frites et un steak. Le soir, il a reçu un coup de fil et il m’a dit qu’il était invité chez des amis. Il m’a demandé de ne pas laisser la clef dans la serrure, pour qu’il puisse rentrer dans la nuit. Le 25, il m’a dit qu’il dormait chez des amis. Le 21 décembre, il est venu avec Narin Bun pour me demander 75 euros. J’ai refusé. Le 2 janvier, il m’a souhaité au téléphone « Joyeux Noël et bonne année ». Je lui ai dit de penser à l’anniversaire de sa mère. Et puis plus rien… »

Dans ce « plus rien », il y a l’angoisse, le tour des bars-tabac et des supermarchés, une photo de Christophe à la main ; les visites à la maison Bun, aussi, où Jocelyne, 53 ans, de Brouchy, implore une des filles de lui donner des nouvelles de son fils. Les allers-retours à la brigade de gendarmerie de Ham, aussi, où il leur est invariablement répondu que Christophe est majeur. D’où leurs appels à la presse et leurs courriers au préfet ainsi qu’au procureur, courant 2013.

L’incertitude durera jusqu’au 21 mai 2014. « À 11 heures, j’ai reçu un appel de la gendarmerie qui me disait que mon fils était mort, se souvient Denis, la voix tremblante. Le soir, machinalement, j’ai mis la télé. Le procureur parlait de séquestration, de torture et je passe les détails. C’est violent de l’apprendre comme ça… »

Le père réclame « que justice soit faite ». « Mon fils, c’était un être humain, pas une bête. Même à une bête on n’en fait pas autant… »

TONY POULAIN http://www.courrier-picard.fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/03/2018 12:35  Mis à jour: 16/03/2018 12:35
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 Le procès Rambour en quête de personnalités...
L'enquête de personnalité joue un rôle crucial dans les procès d’assises. Ni psychiatres, ni psychologues, les conseillers d’insertion qui les réalisent sont chargés de retracer l’histoire d’un accusé. Ils en rendent compte avec des mots plus aisément compréhensibles que ceux d’experts.

En la matière, comme ailleurs, le pire côtoie le meilleur. Mercredi matin, l’Isarien chargé du dossier de Nari Bun a davantage brouillé l’image – déjà floue – de cette jeune femme qu’il ne l’a mise au point. Au terme d’un exposé brouillon, au moins convient-il de son échec : « Je me suis vraiment demandé à qui j’avais affaire. Qui est Mme Bun ? » Le psychologue la voit en « dominante » : « Son mari Gilles Lefèvre est sous son emprise. Mais leur couple est lui-même sous l’emprise de son frère Narin ». Les deux amants qu’elle avait installés à demeure, à Longueau, sous le nez de son mari, sont convoqués comme témoins. Ils arrivent bien embêtés à la barre. Qu’ils se rassurent, on n’évoquera que pudiquement les jeux sado-masochistes auxquels ils se soumettaient volontiers sous l’autorité de « maîtresse » Nari. Maxime admet que les bleus sur son corps mettaient parfois quinze jours à disparaître mais « ça faisait partie du jeu même si ça partait assez loin. C’était d’un commun accord. On arrête où on veut ». Il est utile de rappeler que les assises se mêlent de droit, pas de morale…

« La descendante d’Hitler »
L’après-midi, l’enquêtrice de personnalité chargée de Navin, le petit frère, a rendu compte d’un travail exemplaire de rigueur et de clarté. Avec elle, on met ses pas dans ceux de la famille Bun, unie dans le chaos de la guerre civile cambodgienne, qui arrive en France en 82 avec deux enfants. Neuf autres suivront jusqu’en 1992, quand elle s’installe dans l’ancienne gare de Muille-Villette. « Un drapeau cambodgien flotte sur la façade. La porte passée, on entre en immersion dans la culture cambodgienne et bouddhiste, avec des statues partout », retrace-t-elle. L’éducation est qualifiée de « stricte et militaire, ultra-autoritaire. Le père est mutique, la mère omniprésente ». Le voisinage les trouve « peu recommandables ». La cellule se referme. La mère elle-même parle de « clan ».

« Nous n’étions pas une famille normale, confie Navin. J’étais un enfant battu : gifles, coups de pied, de poing, mains liées. J’ai été enfermé dans un congélateur, j’ai passé trois jours sans manger ». Les parents sont accusés mais aussi les « faux jumeaux », Nari et Narin, capables selon lui de « sévices ». « Nari, c’est la descendante d’Hitler », résume-t-il (très) abruptement.

Elle avait prévenu cette lapidation dès le matin : « D’accord, je suis la mauvaise fille, la mauvaise mère, la mauvaise maîtresse. Limite la femme souillée parmi les puritains ».

TONY POULAIN http://www.courrier-picard.fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/03/2018 12:24  Mis à jour: 16/03/2018 12:24
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 Le procès Rambour a tendance à devenir celui de toute la famille Bun.
Depuis mardi, tous les chemins mènent au Cambodge dans le procès des cinq personnes accusées d’avoir torturé et séquestré jusqu’à la mort Christophe Rambour, 25 ans, début 2012 à Villers-Faucon. Et même à la rue de la Gare à Muille-Villette, la maison achetée par les parents Bun, réfugiés politiques du Cambodge, en 1992, dix ans après leur arrivée en France.

Focus sur Narin
Plus encore que sa sœur Nari et son petit frère Navin, Narin, 34 ans, le locataire de la maison de Villers-Faucon, où Christophe Rambour est mort, a été découpé puis brûlé, focalise les attaques. Les témoins le présentent comme « dominant », « violent », « un monstre qui asservit ». Jusqu’à une sœur qui l’accuse de viols ! Pour se défendre, lui aussi s’aventure sur le terrain des origines : « Mon père m’a appris que même si je suis né en France, je serai toujours un Cambodgien. » Son avocat Me Ehora lui emboîte le pas. Il fait tout un pataquès parce que l’enquêteur de personnalité a osé le mot de « clan ». Ce dernier (qui a aussi entendu parler d’une « secte ») doit se défendre : « Je ne l’ai quand même pas inventé ! Ce sont les membres de la famille qui l’ont employé. »


Surtout, ça revient en boucle, Narin était le « chouchou » de sa mère, la véritable maîtresse de maison, de quinze ans plus jeune que son mari. Elle a témoigné hier soir, d’une voix ferme : « Je ne viens pas ici pour défendre les enfants, je viens ici pour comprendre pourquoi ils ont fait ça. Moi, j’étais la maman, le papa, l’assistante sociale. Je faisais tout. »

La femme de 65 ans, qui n’a rien perdu de son autorité, se tourne vers ses trois enfants : « Si vous m’aviez écoutée, vous ne seriez jamais là. Regardez-moi ! » Seul Navin, le plus jeune mais aussi le plus rebelle, garde la tête haute. Les deux autres baissent les yeux.

Elle nie les violences dont tout le monde l’accuse. On en vient aux accusations de viol contre Narin. « Oui, je l’ai mis à la porte, admet-elle. J’ai dit à ma fille : Si c’est vrai, je t’accompagnerai chez les gendarmes. » La présidente s’offusque : « Mais elle était jeune ! C’était à vous de le faire ! » Plus tôt, une des filles a attesté que la mère leur avait dit de se taire.

C’est le grand déballage. Aux assises, on dissèque des cadavres, parfois ; des âmes, toujours.

TONY POULAIN http://www.courrier-picard.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/03/2018 12:15  Mis à jour: 15/03/2018 12:22
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 Procès Christophe Rambour : suivez le procès en direct …
LES FAITS
Depuis mardi sont jugées à Amiens cinq personnes pour la mort de Christophe Rambour, 25 ans, début 2012 à Villers-Faucon, dans l’est de la Somme.


Narin Bun, sa sœur Nari, leur frère Navin et Gilles Lefèvre répondent de séquestration suivie de mort, actes de torture et de barbarie, à Longueau et Villers-Faucon ; Coralie Sauval de séquestration et non dénonciation de crime.

Le verdict est attendu le 27 mars prochain.

– -------------------

Traditionnellement, un procès d’assises commence par l’examen de la personnalité des accusés. Autant dire que cette audience tentaculaire n’abordera vraiment les faits qu’au début de la semaine prochaine. La présidente Karas, de la voix neutre que lui impose la loi, lève pourtant un coin du voile qui recouvre l’horreur à laquelle seront confrontés les six jurés (trois hommes et trois femmes), lorsqu’elle résume la mise en accusation, mardi matin. Puis elle pose aux accusés cette question de confiance : « Reconnaissez-vous les faits ? » « Oui » répondent Nari, 35 ans, ronde et jolie jeune femme, encore, avec sa très sage queue de cheval ; Gilles, 33 ans, son ex-mari, cheveux courts, petite barbe ; Navin Bun, 30 ans, le petit frère au fin collier de barbe, l’air d’un intellectuel égaré dans cette cour derrière ses fines lunettes métalliques ; Coralie Sauval, 30 ans, blonde effacée, la seule à comparaître libre mais que par souci d’équité, Mme Karas a placée dans le box avec les détenus. « Non », objecte clairement Narin, le grand frère du clan Bun, principal accusé qui ne reconnaît que « la liquidation des preuves ».

Il n’est pas midi et, déjà, l’équation du problème est posée. Quatre prennent acte de leur condamnation et se battront pour atténuer leur peine, pourquoi pas en chargeant leurs voisins d’infortune. Narin, le seul à nier, fait figure de bouc émissaire idéal. On voit aussi se dessiner une autre frontière : celle qui sépare les deux autochtones et les trois autres, aux prénoms bizarres, enfants de Cambodgiens qui fuyaient une précédente horreur, celle des Khmers rouges…

Le témoignage d’une mère
Pascale, la mère de Gilles, y est allée de bon cœur, mardi après-midi, tandis que l’on disséquait la personnalité de son fils, gamin de Renancourt (un quartier d’Amiens), qui selon elle a eu pour principal tort de croiser la route de Nari. Elle tient un discours de caricature de belle-mère : sa bru serait fainéante, manipulatrice, vulgaire, infidèle, menteuse, sale. Mais on n’est pas dans un sketch, on est aux assises…

Elle se tourne vers les parties civiles : « Je suis désolée pour les parents de Christophe mais je dois dire la vérité. Moi, mon fils, je peux encore lui parler, le serrer dans mes bras. Et j’ai le petit. Eux, ils ne seront jamais mamie ou papy… » En un flot ininterrompu, elle rapporte ce que son fils lui a confié le 24 avril 2014 : « Il m’a dit «Tu te souviens de Christophe ? Il est mort. Il a été séquestré, attaché, traité comme un chien, à quatre pattes, il mangeait des croquettes. Il est mort là-bas, à Villers-Faucon. Nari m’a forcé à y aller pour aider son frère à découper le corps puis à le brûler» ».

« Et vous n’avez pas couru à la police ? » s’étrangle la présidente. « Non, j’ai dissuadé mon fils, soutient la mère. Je voulais d’abord sauver mon petit-fils ». Les cinq interpellations n’auront lieu que le 20 mai. Soudain, le calvaire de Christophe n’est plus un rapport de juge d’instruction. Les jurés le voient, le sentent.

Gilles lâche d’une voix nouée : « À Noël 2011, Narin a rigolé en disant «Je vais chier, comme ça Rambour aura du foie gras à manger demain» ». Les parents de la victime, qui n’ont ni tombe ni date de décès pour fixer leur chagrin, s’effondrent. L’audience est suspendue peu après. Alors que le palais se vide, deux femmes se parlent encore longuement, entre mots et sanglots : la mère de Gilles et la mère de Christophe. Celle qui a perdu son fils et celle qui l’a égaré…

TONY POULAIN

Jugés « à travers un bocal »
La présidente Karas voulait interroger le premier accusé à la barre du tribunal et non dans le box vitré, noyé au milieu des accusés et des gardes. Le chef de l’escorte pénitentiaire s’y est opposé, estimant qu’il n’avait pas les moyens de garantir la sécurité si un accusé sortait tandis que les quatre autres restaient. « Et si un policier s’en charge ? », demande la juge. « Non, ils sont sous ma responsabilité, pas celle de la police », objecte le gradé. La solution, ce serait semble-t-il des effectifs plus fournis, « mais je fais avec ce que l’on me donne », lâche l’homme en uniforme bleu qui ajoute : « On a un box, tout le monde est en sécurité à l’intérieur ». Mme Karas a le dernier mot (mais pas gain de cause, provisoirement) : « Oui, et on les juge à travers un bocal… »


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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/03/2018 12:15  Mis à jour: 13/03/2018 12:15
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 Procès pour torture du 13 au 28 mars : le malheureux Christophe R devait avaler des cigarettes allumées et pire encore…
Les assises de la Somme se penchent à partir du mardi 13 mars sur la mécanique infernale qui a mené à la mort de Christophe Rambour, séquestré par ses amis.

Brûlures, coups, humiliations: cinq personnes, nées entre 1983 et 1987, sont poursuivies, dont quatre pour séquestration suivie de mort et actes de torture et de barbarie en réunion à Villers-Faucon et Longueau (Somme). Parmi elles, deux frères et une sœur.

Il devait avaler des cigarettes allumées
L'engrenage s'enclenche en septembre 2011. Christophe Rambour, 25 ans, décrit comme gentil, serviable et effacé, accepte de travailler pour Na Rin Bun, un ami de longue date. Il vient habiter chez lui et sa compagne Coralie Sauval, à Villers-Faucon, fait les courses, fait le chauffeur. Il perd rapidement sa liberté de mouvement. Dans ce logement ainsi que dans celui de la sœur aînée Nari Bun et son compagnon Gilles Lefèvre, à Longueau, il est torturé. On l'oblige à manger des excréments, à avaler des cigarettes allumées, on le rase, le frappe, le brûle au torse, l'entaille. Aperçu dans un supermarché, il semble sale, épuisé.

Les motivations des cinq accusés sont restées peu claires et seront l'un des enjeux du procès. Les mis en cause rapportent que Christophe Rambour aurait calomnié la fille de Na Rin Bun, révélé ses infidélités, laissé des chiens s'échapper... "Il a été torturé pendant des semaines et des semaines sans aucun motif, on ne lui a pas demandé d'argent, ce n'est pas en raison de sa race ou de son orientation sexuelle... ", s'indigne auprès de l'Agence France-Presse Me Guillaume Demarcq, avocat de la famille de la victime.

Son corps dissimulé pour que les enfants puissent prendre le petit-déjeuner
Quand un matin, Coralie Sauval, qui voyait la victime s'affaiblir de semaine en semaine, retrouve son cadavre dans le couloir, elle le fait porter dans la salle de bains "pour que ses enfants puissent prendre leur petit-déjeuner", raconte Me Demarcq pour souligner "l'absurdité" de l'affaire. Christophe Rambour "s'est-il laissé mourir parce qu'il n'en pouvait plus?" s'interroge Me Stéphane Daquo, avocat de Gilles Lefèvre. Les protagonistes présents doivent alors se débarrasser du corps. Ils le découpent en cinq, au couteau de boucher, et mettent les morceaux dans le chauffe-eau. Des os, quelques dents résistent à la combustion et Na Rin Bun les détruit donc au marteau, avant de disperser les cendres.

"Les accusés sont d'accord pour dire que c'est Na Rin Bun qui est à l'origine de tout", relève Me Daquo. "Le débat va porter sur le fonctionnement psychologique de la famille Bun, qui vient du Cambodge et y a peut-être vécu certaines choses sombres." "Les parents de cette famille de 11 enfants ont vécu au Cambodge pendant le génocide des Khmers rouges, et la plupart des oncles et tantes ont été exterminés", explique de son côté Me Paul-Henri Delarue, avocat de Nari Bun. De surcroît, celle-ci vivait une période compliquée, entre un accouchement difficile et le soutien de Gilles Lefèvre, au chômage.

Pour Me Daquo, Na Rin et sa sœur Nari, nés la même année, se considérant comme jumeaux, "ont imprimé le tempo et dirigé les autres sur fond de terreur". Gilles Lefèvre soutient qu'il valait mieux que ce soit lui qui exécute les ordres, parce que les autres auraient sinon tapé, plus violemment. Me Arnaud Ehora, avocat de Na Rin Bun, n'a pas souhaité faire de commentaires. Le procès doit s'achever le 28 mars.

http://www.7sur7.be/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/03/2018 09:06  Mis à jour: 12/03/2018 09:06
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 Somme : les bourreaux présumés de Christophe Rambour devant la cour d'assises.
Ceux que la presse a surnommés les Barbares de la Somme sont jugés à partir de ce lundi à Amiens pour le crime abominable d'un jeune homme qu'ils avaient réduit en esclavage.

Les parents de Christophe Rambour, tué dans des conditions horribles en 2012, naviguent entre amertume et colère, car ce drame aurait largement pu être évité, selon eux. Aujourd'hui s'ouvre à la cour d'assises de la Somme, à Amiens, le procès des meurtriers présumés : deux frères et une soeur, issus d'une famille cambodgienne que s'était installée récemment dans le département, près de Ham, à l'époque des faits, et deux de leurs conjoints. Ils étaient pourtant les amis de Christophe.

Ce procès, c'est l'histoire du destin tragique d'un jeune homme « trop gentil », selon ses parents. Un fils unique, « fragile et influençable, toujours souriant », qu'ils ne pourront pas protéger contre les dangers de la vie. A l'adolescence, il essaie de s'émanciper en rejoignant le club de hip-hop de Ham. Là, il tisse des liens avec la famille Bun. D'emblée, les parents de Christophe, Jocelyne et Denis, ne les apprécient pas, car ils ont mauvaise réputation. On parle de vols et de trafics de voitures, mais Christophe n'écoute pas leurs récriminations. Les Bun, c'est sa seconde famille, il aime par-dessus tout le fait que ce sont des gens qui osent, qui tiennent tête à la société.



Christophe a vu son père se tuer à sa tâche d'ouvrier spécialisé avant d'être brutalement remercié. Et vivre très difficilement de missions d'intérim. Christophe a aussi vu sa mère se lever tous les matins à 5 heures pour travailler dur sur les marchés. Lui-même n'a jamais réussi à se réaliser dans un emploi satisfaisant, malgré un CAP pro puis une formation de maître-chien. A 27 ans, il vit encore chez son père et n'est pas près d'accéder à son indépendance.

D'où cette fascination pour la famille Bun, qui en impose. Ils ont de belles voitures et de nombreuses propriétés dans la région. Quand Narin Bun, le frère aîné, lui propose un boulot de sécurité et de DJ dans la nouvelle boîte de nuit qu'il ouvre, Christophe saute sur l'occasion. De leur côté, ses parents ne voient pas cela d'un bon oeil, mais que peuvent-ils dire ? Christophe devient l'homme à tout faire des Bun. A commencer par leur servir de taxi.

Une affaire prise en charge tardivement
Mais à la fin 2011, Christophe ne donne plus signe de vie. Ses parents vont à la gendarmerie locale, qui les renvoie chez eux : « Votre fils est adulte, il fait ce qu'il veut. » « On a alors tout essayé, les amis, les connaissances, même les Bun, qui se sont moqués de nous, raconte-t-ils. Si on avait su où il était, on serait allé le chercher. Mais qu'est-ce que nous pouvions faire ? »

Il faudra que Denis écrive un courrier au procureur de la République pour que l'affaire soit enfin prise au sérieux en décembre 2012. Un an trop tard. Selon les déclarations des meurtriers présumés, son corps découpé aurait été brûlé et ses cendres dispersées, à tel point que les parents ne pourront jamais lui donner une sépulture. « On aimerait avoir un petit quelque chose de lui, même un bout d'os ! » Cinq ans plus tard, ils n'ont toujours rien... Sinon une foule de questions.

De nombreuses zones d'ombres
Pourquoi ces soi-disant meilleurs amis ont-ils séquestré leur fils ? Pourquoi l'ont-il réduit à l'état d'esclave au point de lui faire manger ses excréments ? Pourquoi l'ont-ils finalement tué ? Avant de faire disparaître son corps. Et où ? Des réponses qui n'ont jamais été apportées par les accusés. Dans la maison de Villers-Faucon, où ont eu lieu les tortures, Narin Bun vivait avec sa femme Coralie S., et leurs cinq enfants qui connaissaient bien celui qu'ils appelaient « tonton Christophe ». Ils ont été aidés dans leur sinistre besogne par Nara Bun, la soeur aînée, et son compagnon, Gilles Lefevre, et par Navin Bun, le petit dernier de la famille. Tous se rejettent la responsabilité des faits les plus graves.

« Pour nous, ils sont tous aussi coupables, car ils auraient pu dénoncer les faits, dire non... Ils sont tous à mettre dans le même sac. » La justice va malgré tout devoir établir l'exacte responsabilité de chacun.

http://www.leparisien.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/05/2016 12:48  Mis à jour: 15/05/2016 12:48
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 Re : Affaire Rambour: des objets et des vidéos sadomasochistes retrouvés chez un suspect.
Ce serait l’un des derniers actes de l’instruction dans le cadre de cette sordide affaire : l’exploitation d’un ordinateur de l’un des suspects. Et des surprises attendaient les enquêteurs.

Déjà, lors des perquisitions en 2014, les gendarmes avaient saisi tout un attirail d’objets sexuels chez Nari Bun, 31 ans. La parfaite panoplie du sadomasochisme. Cette fois, dans l’ordinateur, ce sont des milliers de vidéos qui ont été trouvées avec, parfois, la Samarienne en scène.
Pour l’avocat de Nari Bun, Me Delarue, cette découverte n’accable pas sa cliente : « Ce sont des pratiques sexuelles entre personnes totalement consentantes. Peut-être que pour certains, cela peut heurter. Il n’empêche que tout cela est licite. » Et l’avocat d’expliquer qu’au moment de son interpellation, Nari Bun entretenait une relation avec « un jeune homme qui était totalement dans ces pratiques ».

Une photo « bizarre » retrouvée
Dans ces fichiers informatiques, il y a aussi cette photo, très troublante. On y verrait le fils de Nari Bun, âgé de quelques années, les mains, les pieds la bouche entravés. Et le garçonnet est en train de pleurer. « Ma cliente s’est expliquée à ce sujet. Elle reconnaît la bizarrerie de ce cliché. Mais elle affirme qu’elle n’était pas la seule présente ce jour-là, qu’il s’agissait d’une demande, et que de toute façon elle n’est pas à l’origine de cette photo. »
Mais la pratique SM est un élément de personnalité éclairant quand on sait ce qui est reproché à Nari Bun. Elle est accusée d’avoir participé activement à la séquestration de Christophe Rambour et de s’être livré à des actes de torture. C’est elle qui serait à l’origine de la très grave blessure de la victime, une large entaille au coude avec un couteau.

Une menteuse pour ses proches
La Samarienne présente une personnalité étrange. Son ex-belle famille a expliqué comment, dès leur première rencontre, elle était restée très à l’aise à lui parler, en nuisette sur la terrasse. Comment elle leur a menti sur sa vie professionnelle, sur ses revenus, sur le niveau de vie très important de sa famille.
Sa violence était connue. Une ex-belle sœur a raconté comment elle devenait envahissante et pouvait s’emporter avant de faire ensuite comme si rien ne s’était passé.
Un procès pas avant un an

Quel rôle exact a-t-elle joué dans cette terrible affaire ? Celui de meneuse ? Était-elle au contraire sous l’influence de son frère Narin ? C’est tout l’enjeu de l’enquête et ce sera tout l’enjeu du procès qui ne devrait pas avoir lieu avant 2017. Parce que dans cette affaire, si les langues s’étaient rapidement délié lors des gardes à vue, alors que le corps de la victime n’a jamais été retrouvé et incendié, la plupart des mis en cause essaient de se défausser les uns sur les autres.
L’essentiel

Christophe Rambour, 27 ans, a été séquestré et torturé pendant plusieurs semaines, début 2012, à Villers-Faucon et Longueau (Somme). Il en est mort, son corps a été découpé et brûlé.

Aucun mobile à cette barbarie n’a été mis en lumière.
Cinq personnes ont été mis en examen dans cette affaire, dont Nari Bun. La question reste encore aujourd’hui de connaître son rôle exact dans le drame. Elle est souçonnée d’avoir grièvement blessé ma victime en coude.
Le procès ne devrait pas avoir lieu avant 2017.

http://www.aisnenouvelle.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/05/2016 14:51  Mis à jour: 13/05/2016 14:52
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 Re : Christophe Rambour: le profil sadomasochiste d’une suspecte (Nari Bun).
Dans le cadre de l’enquête sur la mort de Christophe Rambour à Eppeville (Somme), Nari Bun présente une personnalité étrange.

Image redimensionnée


Ce serait l’un des derniers actes de l’instruction dans le cadre de cette sordide affaire. L’exploitation d’un ordinateur et de disques durs de l’un des suspects. Des surprises attendaient les enquêteurs. Déjà, lors des perquisitions effectuées en mai 2014, les gendarmes avaient saisi tout un attirail d’objets sexuels chez Nari Bun, 31 ans. La parfaite panoplie du sadomasochisme. Cette fois, dans l’ordinateur, ce sont des milliers de vidéos qui ont été trouvées. Dans certaines d’entre elle, c’est la Samarienne qui est en scène.

Pour l’avocat de Nari Bun, Me Paul-Henri Delarue, cette découverte n’est en rien un élément qui accable sa cliente : « Ce sont des pratiques sexuelles entre personnes totalement consentantes. Peut-être que pour certains, cela peut heurter. Il n’empêche que tout cela est licite ». Et l’avocat d’expliquer qu’au moment de son interpellation, Nari Bun entretenait une relation avec « un jeune homme qui était totalement dans ces pratiques ».

Menteuse et manipulatrice ?

Dans tous ces fichiers informatiques, il y a aussi cette photo, très troublante. selon nos informations, on y verrait le fils de Nari Bun, âgé de quelques années, les mains et les pieds entravés par du scotch. La bouche de l’enfant est également scotchée. Et le garçonnet est en train de pleurer. « Ma cliente s’est expliquée à ce sujet. Elle reconnaît la bizarrerie de ce cliché. Mais elle affirme qu’elle n’était pas la seule présente ce jour-là, qu’il s’agissait d’une demande, et que de toute façon elle n’est pas à l’origine de cette photo. »

Si la pratique sadomasochiste n’est effectivement pas répréhensible, elle devient un élément de personnalité éclairant quand on sait ce qui est reproché à Nari Bun. La jeune femme est accusée d’avoir participé activement à la séquestration de Christophe Rambour, 27 ans, et elle aussi de s’être livré à des actes de torture sur lui. C’est d’ailleurs elle qui serait à l’origine de la très grave blessure de la victime, une large entaille au coude avec un couteau.

La Samarienne présente une personnalité étrange. Son ex-belle famille nous a expliqué comment, dès leur première rencontre, elle était restée très à l’aise à lui parler, en nuisette sur la terrasse. Comment elle leur a menti dès le début : sur sa vie professionnelle, sur ses revenus, sur le niveau de vie très important de toute sa famille. La violence de la jeune femme était également connue. Une ex-belle sœur a raconté au Courrier picard comment elle devenait envahissante, et comment elle pouvait s’emporter quand on ne répondait pas à ses exigences. Et selon ces anciens proches, la jeune femme pouvait, peu après, faire comme si rien ne s’était passé. Redevenir cette jeune femme qui présente bien.

Quel rôle exact a-t-elle joué dans cette terrible affaire ? Était-elle une meneuse ?
Était-elle au contraire sous l’influence de son frère Narin ?

C’est tout l’enjeu de l’enquête, et ce sera tout l’enjeu du procès qui ne devrait pas avoir lieu avant l’an prochain. Parce que dans cette affaire, si les langues s’étaient rapidement déliées lors des garde à vue, alors que le corps de la victime n’a jamais été retrouvé et incendié, la plupart des mis en cause essaient de se défausser les uns sur les autres.

Cet article vous a intéressé ? Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :
Eppeville (Somme)http://www.courrier-picard.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/02/2016 12:21  Mis à jour: 26/02/2016 12:21
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 Re : Meurtre de Christophe Rambour : ils ont reconstitué l’horreur !
Publié le 03/07/2015

Les cinq suspects étaient de retour à Villers-Faucon où le corps de Christophe, 27 ans, a été découpé et brûlé début 2012.

Le deuxième et dernier jour de reconstitution, qui a eu lieu ce jeudi à Villers-Faucon, près de Roisel dans la Somme, est le plus horrible. Il n’est pas seulement question, pour le juge d’instruction, de se pencher sur les conditions de séquestration et les actes de tortures qu’a subis Christophe Rambour, 27 ans, durant plusieurs semaines, entre la fin 2011 et le début 2012 dans cette maison. Il s’agit aussi pour les cinq mis en cause dans cette affaire, d’expliquer comment ils se sont débarrassés de son corps. Comment ils l’ont découpé durant toute une soirée et toute une nuit dans le couloir de la maison, avant de mettre le feu aux membres dans une espèce de chaudron artisanal, dans la cave.

La propriétaire de ce pavillon ne pouvait s’imaginer un pareil scénario quand elle a reçu ce couple avec enfants, Narin Bun et Coralie Sauval, pour leur louer la maison. « Ils présentaient vraiment très bien », se souvient-elle. Sauf que rapidement, la carapace tombe. Il faut insister pour récupérer les 50 € de loyer que le couple doit payer chaque mois, les aides de la CAF payant le reste. « Et jamais ils me laissaient rentrer dans la maison. Ils entrouvraient juste la porte lorsque je venais », commente la propriétaire.

Fin 2012, c’est une maison dévastée que le couple laisse à la propriétaire. Et la nouvelle locataire d’alors s’étonne que toutes les portes du pavillon n’aient plus de poignées. Dans le logement, il n’y en avait plus qu’une, qui servait à ouvrir toutes les portes. On comprendra pourquoi lorsque l’affaire éclate.

Christophe, un habitant d’Eppeville, y a été séquestré (de même qu’à Longueau, dans le logement de Nari Bun où la reconstitution a eu lieu en juin). Il y est mort. De quoi ? L’instruction vise à le déterminer, mais on sait qu’aucun mobile ne se dégage de ce meurtre hors-norme.

La propriétaire s’était étonnée de ces carrelages muraux noirs posés dans l’entrée, de ces tuyaux fondus au plafond de la petite cave. Il aura fallu que cette terrible affaire criminelle éclate pour comprendre que le carrelage avait pour but de cacher les traces du découpage du corps. Que c’est la chaleur intense d’un cadavre incendié qui a causé les dégâts au sous-sol.

On n’a rien retrouvé du corps de Christophe. L’enquête se base sur les déclarations des cinq suspects.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/10/2014 17:13  Mis à jour: 04/10/2014 17:13
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 Re: une messe en la mémoire de Christophe Rambour le 05/10 , qui fera office d’enterrement ; aucune partie du corps de ce jeune homme n’a été retrouvée.
Ham (80) : une messe en la mémoire de Christophe Rambour, torturé et tué

Une cérémonie religieuse sera rendue demain, dimanche 5 octobre, à 11h à l'église de Ham en hommage à Christophe Rambour. Une messe qui fera office d’enterrement ; aucune partie du corps de ce jeune homme n’a été retrouvée. Le maître-chien, avait été séquestré pendant plusieurs semaines et torturé à mort.

R.I.P Christophe : que justice te soit rendue !
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/07/2014 12:44  Mis à jour: 06/07/2014 12:44
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 Re: Eppeville (80) : une marche blanche en hommage à Christophe Rambour ( VIDEO)
Environ 200 personnes ont défilé à Eppeville (80) samedi matin en mémoire de Christophe Rambour, disparu début 2012. Le maître-chien, originaire de la commune, aurait été séquestré pendant plusieurs semaines et torturé à mort. Trois hommes et deux femmes âgés de 25 à 30 ans ont été mis en examen.

Christophe Rambour serait décédé quelques semaines après sa disparition. Mais son corps n'a pas été retrouvé. Selon le vice-procureur de la République d'Amiens Eric Boussuge, ses assassins l'auraient découpé en morceaux avant de l'incendier.



Une marche blanche à Eppeville (80) en hommage à Christophe Rambour
Intervenants : Jocelyne Lurin, mère de Christophe ; Vincent Patat, ami de Christophe ; Christian Holzknecht ; Denis Rambour, père de Christophe / Reportage : Jean-Pierre Rey, Catherine Boutet et Sébastien Dufour

Par Gontran Giraudeau http://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/06/2014 15:01  Mis à jour: 23/06/2014 15:02
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 Re: Une marche blanche pour Christophe Rambour , son corps n’a toujours pas été retrouvé !
Une marche blanche est organisée en mémoire de Christophe Rambour le samedi 5 juillet à Eppeville, à 10 heures, par ses parents et sa famille.



« Nous resterons dans Eppeville » explique Denis Rambour, son père. La famille prévoit des fleurs blanches, et lâchera des ballons blancs avant que le cortège ne parte dans les rues derrière une photo géante de Christophe.

Christophe Rambour, maître-chien de 25 ans, a disparu tout début janvier 2012. Il aurait été séquestré, supplicié puis tué par trois hommes et deux femmes qui se disaient ses amis, notamment à Villers-Faucon (près de Roisel) où il serait décédé des sévices subis. Les soi-disant « amis » l’auraient découpé puis brûlé.

Son corps n’a toujours pas été retrouvé, et le motif des actes de barbarie demeure un mystère.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/06/2014 10:14  Mis à jour: 17/06/2014 10:14
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 Une marche blanche est organisée en mémoire de Christophe Rambour le samedi 5 juillet à Eppeville, à 10 heures, par ses parents et sa famille.
Une marche blanche est organisée en mémoire de Christophe Rambour le samedi 5 juillet à Eppeville, à 10 heures, par ses parents et sa famille.

« Nous resterons dans Eppeville », explique Denis Rambour, son père. La famille prévoit des fleurs blanches, et lâchera des ballons blancs avant que le cortège ne parte dans les rues derrière une photo géante de Christophe.

Christophe Rambour, maître-chien de 25 ans, a disparu tout début janvier 2012. Il aurait été séquestré, supplicié puis tué par trois hommes et deux femmes qui se disaient ses amis, notamment à Villers-Faucon (près de Roisel) où il serait décédé des sévices subis. Les soi-disant « amis » l’auraient découpé puis brûlé.

Son corps n’a toujours pas été retrouvé, et le motif des actes de barbarie demeure un mystère.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 30/05/2014 13:12  Mis à jour: 30/05/2014 13:12
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 Re: Christophe Rambour a subi un terrible calvaire . Les révélations sur les derniers mois de la vie de Christophe Rambour font ressentir un frisson d’horreur même aux plus aguerris des enquêteurs.
On en sait plus sur l’horrible meurtre de Christophe Rambour, disparu au début de l’année 2012 à l’âge de 25 ans, dont les parents ont appris la semaine dernière qu’il avait été torturé, tué, dépecé puis brûlé par un gang de cinq personnes, originaires comme lui de la région de Ham.

Tout semble avoir commencé par une violente dispute, à Villers-Faucon, près de Roisel (au nord-est de la Somme), fin 2011. Narin Bun a reproché à Christophe d’avoir allégué qu’il trompait sa femme. Cette dispute a marqué le début du calvaire du jeune Samarien, jusqu’alors ami de la famille. Ce jour-là, il a été frappé. Sa séquestration dans cette maison de la rue de Lœuilly a alors commencé.

Christophe est devenu le souffre-douleur de Narin Bun, sa sœur Nari et son concubin Gilles Lefèvre, ainsi que le petit frère, Navin Bun. Coralie Sauval, la compagne de Narin Bun, aurait été beaucoup moins impliquée. Christophe devient un esclave. Il a l’obligation de se soumettre aux tâches ménagères. Pour le moindre prétexte, il est battu. Et humilié. Le jeune homme est traîné en laisse, on le force à manger des croquettes pour chien, et, pire, ses excréments. Christophe est séquestré pendant un moment chez Nari Bun, à Longueau, Narin Bun étant obligé de s’absenter quelque temps de Villers-Faucon. Il sera finalement ramené chez son principal bourreau au bout de quelques jours.

Selon les déclarations des suspects faites lors de leur garde à vue, Christophe a été retrouvé mort, un matin. Il aurait succombé à la multiplication des coups. Narin et Navin Bun, présents ce jour-là, auraient téléphoné à Nari Bun et Gilles Lefèvre pour qu’ils viennent de toute urgence. La décision est prise de se débarrasser du corps. Il est mis sur des bâches, dans le couloir de l’habitation, et découpé en au moins six morceaux avec des couteaux de bouchers. Le corps sera ensuite calciné toute la nuit et une partie de la matinée, dans la cave et à l’extérieur de l’habitation. Les quelques restes auraient été jetés dans un terrain vague et dans un champ.

Les cinq suspects sont désormais en prison, et l’instruction se poursuit. Elle vise à établir précisément la responsabilité de chacun dans ce crime. Narin Bun est sans conteste le meneur. Selon nos informations, l’un des suspects a déclaré qu’il n’en était pas à son coup d’essai.

GAUTIER LECARDONNEL http://www.courrier-picard.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/05/2014 12:32  Mis à jour: 25/05/2014 12:32
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 Re: Christophe Rambour , 27 ans , à Eppeville : pour les parents de Christophe, le calvaire continue
C’était « une maison de chef » à la sucrerie d’Eppeville, précise Denis Rambour, lui-même ouvrier pendant 33 ans à l’usine d’aluminium, avant d’être licencié, comme 170 autres, il y a deux ans. À sa vente, le pavillon fut divisé en deux. Reste une jolie maison de brique, entourée d’un bon bout de terrain.

« N’oublie pas d’appeler ta mère, c’est son anniversaire »

Ce genre d’homme vous demande si la fumée vous dérange, alors qu’il est chez lui, quand Jocelyne Lurin s’excuse de « répéter les mêmes choses. À force… » Des gens simples, des gens bien. Ce couple que la vie a désuni, la mort d’un fils unique le cimente depuis mercredi. « Les gendarmes d’Amiens sont venus m’annoncer que Christophe était mort, se souvient Denis. Le soir, un voisin m’a dit que le procureur parlait de tortures à la télé. J’ai regardé rapidement la rediffusion le lendemain midi. Vous savez, la télé, je ne peux plus trop la voir… »

Christophe avait quitté cette maison le 24 novembre 2011. « Le lendemain, il m’a dit qu’il passait la semaine chez une amie », se rappelle Denis. « Il m’a téléphoné le 17 décembre », songe Jocelyne. « Et à moi le 2 janvier pour me souhaiter la bonne année, complète son ex-mari. Je lui ai dit « n’oublie pas d’appeler ta mère, c’est son anniversaire » » Le regard de la femme sombre dans le vague : « Il n’a jamais téléphoné ».

Christophe n’existe plus : un dernier retrait d’argent le 13 janvier, pas de soin sur sa carte vitale, ni coup de fil, ni courrier. « Avant la fin du mois de janvier, on a compris qu’il se passait quelque chose de grave. Je crois que les gendarmes de Ham ne nous ont pas trop pris au sérieux… » Le couple ne désarme pas. « On a écrit au procureur, au préfet, à la presse. En septembre 2013, les gendarmes de Péronne et d’Amiens ont vraiment commencé l’enquête. Ils ont perquisitionné, interrogé la famille. » Les parents leur répètent ce qu’ils psalmodient depuis presque deux ans : qu’il faut s’intéresser à ce groupe d’amis de leur fils, notamment cet homme d’origine cambodgienne, parti de Ham pour s’installer à Villers-Faucon, au nord-est du département. « On ne disait pas qu’ils avaient fait du mal, juste qu’ils savaient forcément quelque chose. »

« Il faut que je sache »

Depuis mercredi, ils ont la certitude que Christophe est mort dans des conditions atroces. « Perdre un enfant dans un accident, c’est déjà terrible, mais savoir qu’il a souffert, qu’il nous a certainement appelés au secours… » : Jocelyne Lurin ne peut en dire davantage.« Ce sont des barbares, pire que des bêtes. Il faudrait rétablir la peine de mort pour des gens comme ça », assène Denis Rambour.

Tous deux décrivent en Christophe, agent de sécurité sans emploi à l’époque, un garçon gentil et serviable. Presque trop. « On était à table et un copain l’appelait pour qu’il l’emmène à Paris, Compiègne ou Noyon. Il fallait qu’il parte tout de suite, il ne finissait même pas son repas ».

Des cinq personnes en garde à vue depuis mercredi, Denis en connaît quatre. « Ils venaient ici. Ils étaient les meilleurs amis de Christophe ».

Le couple attend maintenant toute la vérité. « Il faut que je sache même si ça fait mal », affirme celle qui vivra ce dimanche une horrible fête des mères.
Comme une humble requête au cruel destin, elle ajoute : « Et puis retrouver quelque chose, même un os. Que l’on puisse l’enterrer. Sinon, on fera dire une messe, avec sa photo… »

TONY POULAIN http://www.courrier-picard.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/05/2014 10:05  Mis à jour: 23/05/2014 10:05
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 Re: Christophe Rambour , 27 ans : Le calvaire de Christophe a duré plusieurs semaines en plusieurs endroits... Troisième crime en quelques mois sur le même secteur!
Il avait disparu dans l’est de la Somme en 2012. Il a été séquestré et torturé durant plusieurs semaines. Son corps a été découpé et brûlé. Cinq suspects sont en prison.

Au début, c’était une simple disparition. La pelote de laine a peu à peu été déroulée, et c’est l’horreur qui se trouvait au bout. Après sept mois d’enquête, les gendarmes de la section de recherches d’Amiens et de la brigade de recherches de Péronne viennent de résoudre une affaire criminelle hors norme, par son atrocité, dans la Somme.

Cinq personnes, âgées de 25 à 30 ans (deux frères et une soeur, la compagne d’un des frères et le petit ami de la soeur,) sont passés aux aveux lors de leur garde à vue après leur interpellation mardi matin à Saint-Quentin, Saint-Gobain ainsi que dans la Somme : Christophe Rambour, 27 ans, est mort début 2012. Le jeune homme, qui habitait à Eppeville (Somme) chez son père, a été séquestré et torturé durant plusieurs semaines par ses bourreaux. Il est finalement mort. Comment ? Cela n’a pas pu être, pour l’heure, clairement établi. Car toute cette affaire ne repose que sur les déclarations des suspects. « La victime a pu succomber aux actes de torture qui lui étaient infligés ou l’un des suspects a pu le tuer », explique Éric Boussuge, procureur-adjoint de la République d’Amiens.

Narin Bun, 31 ans, fait figure de meneur

Aucune date précise n’a été établie. Mais il y a une certitude : le calvaire de Christophe s’est étalé sur plusieurs semaines. Il a été séquestré et violenté en plusieurs endroits. Selon nos informations, cela aurait commencé dans une habitation de Villers-Faucon, près de Roisel dans la Somme, avant de se poursuivre notamment dans la région d’Amiens. Ni drogue ni règlement de compte seraient à l’origine de l’affaire. Une chose semble établi : les suspects auraient essayé de tirer un maximum de profit de leur victime. L’ont-ils ainsi obligé, durant ce laps de temps, à revendre sa Renault Clio pour se faire de l’argent ? L’enquête le déterminera.

L’un des membres de la fratrie native de Ham, Narin Bun, 31 ans, ferait figure de suspect principal, le meneur et le plus actif dans cette sordide affaire. Selon une source proche de l’enquête, « il présente un profil psychologique très inquiétant », celui d’un homme très dangereux.

Pour identifier les meurtriers présumés, les enquêteurs ont effectué une enquête « à l’ancienne », basée sur du renseignement, des recoupements, etc. La disparition remontant à plus de deux ans, aucun recours aux techniques scientifiques n’a été utile jusqu’alors. D’autant que le corps de la victime n’a pas été retrouvé. Lors des interrogatoires, les suspects ont avoué qu’ils s’en étaient débarrassés en le découpant et en le brûlant. On parle d’un chaudron, installé quelque part dans la campagne de la Somme. Le lieu n’aurait pas encore été identifié.

Quatre des cinq suspects ont été mis en examen mercredi et jeudi homicide volontaire précédé d’actes de torture et de barbarie et séquestration de plus de 7 jours. Le 5e suspect est mis en examen pour séquestration, dissimulation de preuves et non-dénonciation de crime. Tous ont été écroués. Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

Par GAUTIER LECARDONNEL

Troisième crime en quelques mois sur le même secteur

L’est de la Somme vit là son troisième meurtre en quelques mois. En juillet 2012, Arnaud Gontier, 25 ans, a été abattu alors qu’il se trouvait à la fenêtre de sa chambre, à Languevoisin-Quiquéry, commune de la Somme située entre Nesle et Ham. L’enquête a permis l’interpellation de trois suspects, actuellement mis en examen. L’enquête a mis en évidence le fait que les meurtriers présumés s’étaient trompés de victime.

En novembre 2013, Thomas Corbelli, 19 ans, a été frappé à mort dans un logement d’Eppeville. Son corps a été abandonné dans un terrain vague, sa tête recouverte d’un sac, ses pieds et ses mains ligotés. Deux meurtriers présumés et un complice sont mis en examen dans cette affaire.

L’horreur au bout de leur attente


Christophe avait téléphoné à son père pour la bonne année le 2 janvier 20102. « Il devait passer peu après», a expliqué Denis Rambour. Cet habitant d’Eppeville parle d’un coup de téléphone normal, son fils présentant « une voix calme» : « Rien ne laissait présager quelque chose de grave ». Christophe disait qu’il allait dormir chez une amie. Et puis, plus rien. Plus aucun signe de vie. Le téléphone du jeune homme est sur répondeur. Les parents alertent les gendarmes. « Ils me répondaient que mon fils était majeur, qu’il était grand, et qu’il faisait ce qu’il voulait », nous a expliqué mardi sa mère, Jocelyne Lurin.

Les mois passent et rien ne se passe. En septembre 2013, après un an et demi d’attente, les parents font appel à la presse. Le Courrier picard publie un article dans lequel le couple, séparé, fait part de ses inquiétudes. Cela va relancer l’enquête. Les autorités s’y intéressent. Et des éléments inquiétants, apparaissent. Le procureur de la République ouvre une information judiciaire pour homicide volontaire. Un groupe d’enquêteurs est alors formé, la machine est en route jusqu’à la tragique vérité qui vient d’éclater.

Les parents de Christophe, qui vivaient très mal l’attente, espéraient que leur fils soit toujours vivant. Même s’il leur était difficile de ne pas envisager une issue fatale. Christophe, maître-chien sans emploi depuis peu de temps, était unanimement apprécié dans son entourage. Gentil, serviable, un jeune homme sans histoire qui n’avait jamais eu de problème avec la justice. Il n’était qu’une simple connaissance de ses meurtriers présumés. Sa mère avait raison : « J’avais dit aux gendarmes de s’intéresser à cette famille ».

Source: http://www.courrier-picard.fr
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