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Fillette retrouvée morte à Berck:Procès en appel.

Publié par Walda Colette Dubuisson le 15-09-2017 (2299 lectures) Articles du même auteur
15/09/2017 :
Fabienne Kabou, jugée en appel pour infanticide, a été condamnée vendredi 15/09/2017 à 15 ans de réclusion criminelle.
**************************************
14/09/2017 :
Fillette noyée à Berck: suivez en direct le 5ème jour du procès en appel de Fabienne Kabou
Pour les associations de l’enfance, “Fabienne Kabou est responsable”
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06/09/2017 :Fabienne Kabou jugée en appel : Six jours d’audience sont programmés pour ce procès, jusqu’au 15 septembre.
****************************************
21/07/2017 : Fabienne Kabou, condamnée à 20 ans de réclusion criminelle pour avoir assassiné sa fillette de 15 mois en l'abandonnant à marée montante sur une plage de Berck (Pas-de-Calais), sera jugée en appel du 8 au 15 septembre devant la cour d'assises du Nord.
***********************************$$
24/06/2016 : Adélaïde noyée à Berck : sa mère, Fabienne Kabou, condamnée à 20 ans de prison ferme...


***************************************
19/06/2016 : Fabienne Kabou comparaît à partir de lundi devant la cour d'assises du Pas-de-Calais pour avoir noyé Adélaïde, sa fillette de 15 mois. Mère assassine ou perdue dans la folie ?
Paroles de cette " mère" ....
Citation :
"Elle dort, je lui demande pardon"

********************************************
27/05/2016 :la mère d’Adélaïde sera jugée à partir du 20 juin par la cour d’assises ...
*********************************
30/11/2016 :Les analyses ADN réalisées après l’arrestation vendredi soir d’une femme à Saint-Mandé, près de Paris, confirment qu’il s’agit bien de la mère de la fillette retrouvée morte le 20 novembre sur une plage de Berck-sur-Mer, en France. Cette dernière a reconnu les faits qui lui sont reprochés.


La police judiciaire recherche une jeune femme noire, deux jours après la découverte du corps d'une fillette d'environ un an sur une plage de Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais) et le parquet de Boulogne-sur-mer a décidé de lancer vendredi un appel à témoins en ce sens.

Image redimensionnée



"L'enfant est susceptible d'avoir été vue à Berck le mardi 19 novembre 2013 en compagnie d'une femme à la peau noire, âgée d'une trentaine d'années, s'exprimant en langue française", explique la police judiciaire de Lille dans son appel à témoins, auquel elle joint des photographies, notamment de la jeune femme.

Celle-ci est, semble-t-il, le dernier adulte ayant eu en charge ce bébé dans la journée de mardi et dans la nuit de mardi à mercredi.
Description de l'enfant

La police rappelle que "l'enfant avait la peau claire, les yeux bleus, des cheveux châtains ondulés. Elle portait une combinaison intégrale foncée de marque Cyrillus à capuche avec une bordure en fourrure, des moufles assorties ainsi que des chaussures de marque "Bout'chou" et une couche de marque "Baby Care".

Les policiers ont également trouvé à proximité de l'enfant une poussette de marque "Trottine", à la toile grise.

D'après les premiers résultats d'autopsie communiqués jeudi, la fillette âgée "d'environ douze mois, de type européen, aux yeux bleus, est décédée d'un oedème pulmonaire vraisemblablement consécutif à une noyade", avait expliqué le parquet.


Tout témoin permettant d'identifier l'enfant et son accompagnatrice est prié de joindre la police judiciaire au numéro vert suivant:

0 800 35 83 35.


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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/09/2017 18:31  Mis à jour: 15/09/2017 18:31
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 Re : Fillette retrouvée morte à Berck:Fabienne Kabou, jugée en appel pour infanticide, a été condamnée vendredi 15/09/2017 à 15 ans de réclusion criminelle.
La responsabilité pénale de l'accusée a été au coeur de ce nouveau procès. Si tous les experts qui se sont succédé à la barre ont retenu l'altération du discernement au moment des faits, des psychiatres ont estimé que Fabienne Kabou était "malade mentale", alors que des psychologues ont affirmé qu'il n'y avait chez elle qu'une "structure névrotique".


Selon ses aveux, Fabienne Kabou, 40 ans, s'était rendue le 19 novembre 2013 de son domicile de Saint-Mandé, en région parisienne, à Berck dans le but de noyer la petite Adélaïde - qui n'aura pas eu d'existence légale, faute d'avoir été inscrite à l'état civil.

http://www.lci.fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/09/2017 12:24  Mis à jour: 14/09/2017 12:24
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 Fillette retrouvée morte à Berck: Procès de Fabienne Kabou : ça peut paraître “cocasse“ mais on ”m'ordonne” d'aller à Berck...
Ce 19 novembre 2013, "on m'ordonne d'aller à Berck, aussi étrange, drôle et cocasse que cela puisse paraître", s'est défendue mercredi Fabienne Kabou, accusée d'avoir assassiné sa fille, Adélaïde, en l'abandonnant à marée montante sur une plage de cette ville du Pas-de-Calais.

abituel chignon strict et lunettes à montures noires, au quatrième jour de son procès en appel devant les assises du Nord, Kabou assure que c'est une "voyante", qui l'a incitée à faire ce "voyage à la mer". "Ce sera déchirant mais ce sera un voyage positif", lui aurait-elle dit. Alors, face aux "injonctions insistantes", elle "réserve" ses billets pour Berck.

Le matin du drame, "c'est Michel (le père de l'enfant ndlr) qui me réveille, je parressais un peu et il insiste. On descend pour le petit-déjeuner, la toilette d'Ada, et tout s'enchaîne", raconte-t-elle. "A votre compagnon, vous lui dites quoi ?", questionne la présidente, Anne Cochaud-Doutreuwe. "L'histoire que vous savez", lui rétorque seulement l'accusée.

Fabienne Kabou avait assuré à Michel Lafon confier sa fille à sa mère pour une année au Sénégal. Elle prend le train depuis Paris pour Berck, le bus, puis "trouve un hôtel". "Je prends une longue douche avec ma fille, Ada est fatiguée, elle dort un peu, et puis, à 21h, je descends avec elle et la suite vous la savez", raconte-t-elle de façon monotone. "Vous êtes sur la plage et... ?" insiste la présidente. "Je cours droit devant et quand je sens mes bottes alourdies par le sable mouillé, je m'arrête et je sers ma fille contre moi, elle est détendue, je lui donne le sein, je lui demande pardon et je la dépose", dit-elle maintenant en sanglotant.

Elle tenait un agenda

Puis, "je reviens à l'hôtel en courant, je reprends une douche, je me couche, je dors, je me lève, je dis merci à Monsieur l'hôtelier et je m'en vais", continue-t-elle d'une traite. Ce jour-là, dans son agenda, elle note les horaires au cours desquels elle s'est absentée de son hôtel pour abandonner Adélaïde. "Il me fallait une preuve de tout ce que je faisais contre ma volonté...", explique Kabou.

Cet agenda sera découvert et versé au dossier bien après le début de l'enquête. Quand elle rentre chez elle à Saint-Mandé, en banlieue parisienne, "Michel a l'air abattu, il me dit : "Alors, ça a été ?", je lui réponds que si quelqu'un doit être abattu aujourd'hui, c'est bien moi, et qu'il peut ravaler ses larmes de crocodile. Et je ne sors plus jusqu'à ce que les policiers arrivent. Voilà", conclut-elle. Les enquêteurs mettront neuf jours à découvrir où elle habite.

AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/09/2017 13:03  Mis à jour: 12/09/2017 13:03
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 Fillette noyée à Berck : Fabienne Kabou a-t-elle prémédité son infanticide ?
Fabienne Kabou est accusée d'avoir assassiné Adelaïde, sa fille de 15 mois en l'abandonnant à marée montante en novembre 2013 sur une plage de Berck (Pas-de-Calais).

C'est un procès en appel hors norme qui s'est ouvert vendredi à la cour d'assises de Douai (Nord). Celui d'une femme de 40 ans qui reconnaît son infanticide mais qui plaide "non coupable", assurant avoir été commandée par une "force supérieure"," une énergie malveillante". "Quelqu'un a assassiné ma fille avec mes mains", a assuré Fabienne Kabou devant les juges au premier jour de son procès.

Elle a pourtant affirmé "s'être battue" contre cette force qui l'aurait guidée depuis la naissance de sa fille, mais qu'elle en était "épuisée". "Le plus dur, c'est que j'ai vraiment le sentiment d'avoir été fauchée par cet assassin", a-t-elle également relaté. Née à Dakar au Sénégal, Fabienne Kabou avait été condamnée à 20 ans de réclusion criminelle en première instance à Saint-Omer (Pas-de-Calais). La Cour avait retenu "l'altération du discernement" pour réduire sa peine.

"Elle ne fait pas semblant d'être folle"


La responsabilité pénale de Fabienne Kabou, une personnalité jugée par tous comme "très intelligente" mais aussi "déroutante", est, comme en première instance, au centre de ce nouveau procès. Pour Maroussia Wilquin, psychiatre, qui a retenu l'altération du discernement dans une "très large mesure", Fabienne Kabou est "malade mentale" et souffre de "délires chroniques et paranoïaques".

Si elle reconnaît "qu'un psychiatre peut être manipulé par un patient", certaines choses sont tout de même "difficiles à simuler". "Je suis formelle, elle ne fait pas semblant d'être folle", a-t-elle affirmé. "Ce n'est pas une petite menteuse, c'est une grande délirante", a renchéri son collègue Daniel Zagury. Mais, un autre psychiatre, Louis Roure, n'a pas mis en évidence "de pathologie mentale", notant toutefois "une adhésion à des croyances se situant dans un registre de la sorcellerie ayant créé chez elle un trouble psychique".

"C'est l'enjeu de ce procès : savoir quel est son degré de responsabilité et de culpabilité", a résumé Me Frank Berton, l'un de ses avocats. "Elle n'y croit pas fondamentalement, elle cherche l'explication dans ses racines culturelles à son geste, parce qu'elle ne veut pas se reconnaître malade mentale", a estimé vendredi son autre avocate, Me Fabienne Roy-Nansion.

"Une enquête compliquée"


Lors de son procès en première instance, Fabienne Kabou avait affirmé avoir "semé des petits cailloux" pour que les enquêteurs retrouvent sa trace, jugeant même cela "ridicule" car "quand on prémédite un crime on ne souhaite pas qu'on remonte à l'assassin". Retrouver Fabienne Kabou fut "compliqué", ont cependant estimé les enquêteurs interrogés à la barre lundi, preuve d'une "préméditation" selon une partie civile.

Fabienne Kabou avait raconté en première instance être venue de Paris le 20 novembre 2013 déposer Adélaïde, alors assoupie, sur le sable d'une plage de Berck, à marée montante. "Elle ne bouge pas, elle est silencieuse, alors je rebrousse chemin en courant", avait-elle narré.

"On n'avait aucune trace de la provenance de l'enfant", a témoigné un commandant de la police judiciaire de Lille. Ce fut "compliqué" de retrouver l'accusée : "Elle n'avait pas de véhicule, donc pas d'immatriculation, pas de documents d'identité, pas de sécurité sociale ni de documents bancaires, la petite n'avait pas d'existence légale...", a-t-il listé, précisant toutefois qu'une poussette avait été retrouvée à proximité. L'enquêteur a estimé que "le seul élément probant" avait été "le témoignage de l'hôtelier à qui elle a donné son nom". Sans ça, on aurait eu "très peu de chance" de la retrouver, a-t-il reconnu.

Fabienne Kabou avait finalement été interpellée chez elle en banlieue parisienne après neuf jours d'enquête. Aux policiers, elle avait d'abord expliqué avoir confié sa fille à sa mère au Sénégal. Selon le commandant de police, "à aucun moment elle n'a évoqué des faits surnaturels". Pour Caroline Rémond, avocate de l'association L'Enfant Bleu, partie civile, ces éléments "prouvent" que Fabienne Kabou est une "criminelle" qui avait "prémédité son geste du début à la fin".

AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/09/2017 17:56  Mis à jour: 08/09/2017 17:56
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 Fillette retrouvée morte à Berck: Procès en appel ,"Quelqu'un a assassiné ma fille avec mes mains": Fabienne persiste dans le déni
Douai - "Quelqu'un a assassiné ma fille avec mes mains": au premier jour de son procès en appel vendredi devant les assises du Nord, Fabienne Kabou, accusée du meurtre de sa fillette de 15 mois, a persisté dans le déni.

Veste de costume noir, chignon tiré, Fabienne Kabou avait été condamnée en première instance à Saint-Omer à 20 ans de réclusion criminelle en juin 2016 pour avoir abandonné Adélaïde à marée montante sur une plage de Berck en novembre 2013. La cour avait retenu l'altération du discernement.

A Douai, vendredi, elle a d'emblée plaidé "non coupable". Et, en sanglotant, affirmé que "dès la première interpellation, dès le premier interrogatoire", elle avait expliqué "être guidée par une énergie que je sentais malveillante". A ses yeux, "ces éléments n'ont pas été suffisamment exploités".

"Quelque chose, ou quelqu'un, a agi en moi pour assassiner ma fille. Un peu comme si quelqu'un avait commandité sa mort, par mes mains, et en faisant d'une pierre deux coups, puisqu'il a aussi ruiné ma vie", a-t-elle expliqué.

Elle affirme pourtant "s'être battue" contre cette force qui l'aurait guidée pendant les deux premières années de sa fille, mais qu'elle en était "épuisée". "Le plus dur, c'est que j'ai vraiment le sentiment d'avoir été fauchée par cet assassin", relate la jeune femme, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité.


La responsabilité pénale de Fabienne Kabou, une personnalité jugée par tous comme "très intelligente" mais aussi "déroutante", a été au centre de son premier procès. Si certains experts ont conclu qu'elle présentait une "pathologie mentale", d'autres évoquaient seulement "un trouble psychique".

"C'est l'enjeu de ce procès: savoir quel est son degré de responsabilité et de culpabilité. Pourquoi a-t-elle tué son enfant ? Parce qu'elle dit qu'elle l'a tuée. Et qui l'a fait? Elle, Fabienne Kabou? Ou quelqu'un d'autre? Parce que bien évidemment, il y a une double personnalité dans cette femme", assure devant la presse Frank Berton, l'un de ses avocats.

- 'Une mère magnifique' -

Lors de son premier procès, elle avait raconté, d'un ton neutre, être venue de Paris en novembre 2013 déposer Adélaïde, alors assoupie, sur le sable d'une plage de Berck, à marée montante.

"Elle ne bouge pas, elle est silencieuse, alors je rebrousse chemin en courant", avait-elle narré, décrivant "une belle machine", "qui se passe bien jusqu'à la fin, le bus, le train, les gens charmants".

Et pour expliquer ce geste, elle avait évoqué la "sorcellerie".

"Elle n'y croit pas fondamentalement, elle cherche l'explication dans ses racines culturelles à son geste, parce qu'elle ne veut pas se reconnaître malade mentale", estime son avocate, Me Fabienne Roy-Nansion.

Née à Dakar, Kabou a grandi dans un milieu "aisé", "affectueux" où "la religion catholique occupe une place centrale". Après avoir passé son bac au Sénégal, elle emménage à Paris, où elle valide un deug de philosophie.

Quand Adélaïde naît en 2011, Kabou "vit en vase clos, dans une solitude profonde avec le père de l'enfant, Michel Lafon, de trente ans son aîné. Elle a dissimulé sa grossesse puis son nouveau-né à ses proches en accouchant seule chez elle", relève l'enquête de personnalité. M. Lafon, partie civile, décrit aux enquêteurs "une mère magnifique, qui s'est parfaitement occupée d'Adélaïde".

Fabienne Kabou "semblait avoir une vie en or au Sénégal et une fois arrivée en France, sa vie semble faite de ruptures et de solitude", souligne la présidente Anne Cochaud-Doutreuwe.

"J'avais des problèmes et je préférais les circonscrire à ma propre personne, c'est pour ça que je me suis éloignée des gens. Je me sentais en danger", répond simplement Kabou depuis son box.

http://www.lexpress.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/09/2017 11:50  Mis à jour: 08/09/2017 11:50
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 Re : Fillette noyée à Berck : à l'ouverture du procès en appel, Fabienne Kabou plaide non coupable...
Le procès en appel de Fabienne Kabou, accusée d'avoir assassiné sa fillette de 15 mois en l'abandonnant à marée montante sur une plage de Berck, s'est ouvert vendredi devant la cour d'assises du Nord.

Par Jeanne Blanquart avec AFP Publié le 08/09/2017 à 11:14 http://france3-regions.francetvinfo.fr/

"Je plaide non coupable", a d'emblée déclaré Fabienne Kabou, tout en affirmant être à l'origine du décès de sa fille. "J'estime que quelque chose ou quelqu'un a agi en moi pour assassiner ma fille. Un peu comme si quelqu'un avait commandité sa mort, par mes mains, et en faisant d'une pierre deux coups, puisqu'il a aussi ruiné ma vie", a-t-elle poursuivi. Fabienne Kabou, 40 ans, avait été condamnée en première instance à 20 ans de réclusion criminelle. La cour avait retenu l'altération du discernement au moment des faits.

La responsabilité pénale de l'accusée, une personnalité jugée par tous comme "très intelligente" mais aussi "déroutante", avait été au centre de son premier procès en juin 2016. Les experts avaient décri une femme "dépressive" et "délirante", mais n'étaient pas d'accord sur l'existence ou non de pathologies mentales chez l'accusée.

Elle encourt la perpétuité


Kabou, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité, avait évoqué la "sorcellerie" pour expliquer son geste. "Un mécanisme de défense contre l'effondrement", selon un expert psychiatre. Elle avait glacé la salle d'audience en racontant son crime. D'un ton neutre, elle avait dit être venue de Paris déposer sa fille de 15 mois alors assoupie, sur le sable de la plage de Berck-sur-mer, à marée montante. "Elle ne bouge pas, elle est silencieuse, alors je rebrousse chemin en courant", avait-elle relaté, décrivant "une belle machine", "qui se passe bien jusqu'à la fin, le bus, le train, les gens charmants".

Son avocate, Me Fabienne Roy-Nansion, à l'origine de l'appel et cette fois épaulée par le pénaliste Frank Berton, avait jugé le verdict "effrayant" pour une femme "malade". Six jours d'audience sont programmés pour ce procès, jusqu'au 15 septembre.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/09/2017 16:25  Mis à jour: 06/09/2017 16:25
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 Fillette retrouvée morte à Berck: Fabienne Kabou jugée en appel ...
: Six jours d’audience sont programmés pour ce procès, jusqu’au 15 septembre.


De ce nouveau procès, “j’attends qu’on comprenne qu’il s’agit d’une personne qui a souffert d’un trouble psychique profond au moment des faits. A un moment donné de l’histoire, il va falloir qu’on arrête de condamner des personnes qui souffrent de pathologies mentales à des peines de 20 ans de réclusion criminelle”, a dit l’avocate à l’AFP.
Personnalité contradictoire, Fabienne Kabou avait glacé la salle d’audience en parlant de son crime. “Quand je rentre à Paris, j’ai l’attitude de quelqu’un qui est allait faire une course...”, avait-elle ainsi déclaré. -

‘Une femme malade’
La responsabilité pénale de Fabienne Kabou, une personnalité jugée par tous comme “très intelligente” mais aussi “déroutante”, a été au centre de son premier procès en juin 2016.
Si certains experts ont conclu que l’accusée, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité, présentait une “pathologie psychiatrique de type paranoïa délirante”, d’autres ont contesté cette thèse, évoquant simplement “un trouble psychique”.

Tous ont toutefois retenu l’altération du discernement au moment des faits.
L’accusée, au langage châtié, avait évoqué la “sorcellerie” pour expliquer son geste. “Un mécanisme de défense contre l’effondrement”, selon un expert psychiatre, pour cette femme “dépressive”. Un autre expert avait décrit “une grande délirante”.

L’avocate de l’accusée, Me Fabienne Roy-Nansion, avait jugé le verdict en première instance “effrayant” pour une femme “malade”. “Pourquoi Adélaïde est-elle morte ? Parce que sa mère est folle”, avait-elle plaidé.

AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/07/2017 07:43  Mis à jour: 21/07/2017 07:43
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 Fillette retrouvée morte à Berck: Sa mère, Fabienne Kabou, sera jugée en appel
Fabienne Kabou, condamnée à 20 ans de réclusion criminelle pour avoir assassiné sa fillette de 15 mois en l'abandonnant à marée montante sur une plage de Berck (Pas-de-Calais), sera jugée en appel du 8 au 15 septembre devant la cour d'assises du Nord.

Selon ses aveux, Fabienne Kabou s'était rendue le 19 novembre 2013 de son domicile de Saint-Mandé, en région parisienne, à Berck dans le but de noyer la petite Adélaïde - qui n'aura pas eu d'existence légale, faute d'avoir été inscrite à l'état civil.

"Une grande malade mentale"

Me Fabienne Roy-Nansion, l'avocate de Fabienne Kabou, avait fait appel de la condamnation contre sa cliente, jugeant le verdict "effrayant" pour une femme "malade".

L'avocat du père du bébé, Christian Saint-Palais, avait lui-même dit sa surprise d'envoyer cette femme 20 ans en prison "alors que nous savons qu'il s'agit d'une grande malade mentale".

La responsabilité pénale de l'accusée avait été au centre de son premier procès qui s'est tenu du 20 au 24 juin 2016 devant la cour d'assises du Pas-de-Calais.

Trois psychiatres avaient conclu que Fabienne Kabou présentait une "pathologie psychiatrique de type paranoïa délirante", mais d'autres experts avaient contesté cette thèse, parlant seulement d'"un trouble psychique". Tous avaient toutefois retenu l'altération du discernement au moment des faits.

AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/07/2016 10:10  Mis à jour: 26/07/2016 10:12
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 Re : Fillette retrouvée morte à Berck: Fabienne Kabou "Quand la folie trouble les jurés".
La loi prévoit que l’«altération du discernement» de certains accusés est une circonstance atténuante. Mais les cours d’assises, voyant en eux un danger accru pour la société, ont au contraire tendance à alourdir les peines.

Derrière la vitre blindée, la femme de 39 ans se tient droite, le visage impassible. Tandis que la présidente lit les «oui» et les «non» qui scellent son destin judiciaire, elle ne cille pas. Puis elle disparaît dans un cliquetis de menottes. Ce 24 juin 2016, Fabienne Kabou vient d’être condamnée à vingt ans de réclusion criminelle pour avoir noyé sa fille de 15 mois. Durant une semaine, la cour d’assises de Saint-Omer (Pas-de-Calais) s’est heurtée à une personnalité indéchiffrable, elle a buté contre la redoutable intelligence de l’accusée. Des mots en ordre de bataille, des phrases parfaitement tournées, un vocabulaire châtié pour raconter l’infanticide. Fabienne Kabou a fait vaciller les clichés judiciaires, elle a désarçonné les jurés. Pire, elle leur a fait peur. Les psychiatres ont bien tenté d’éclairer un peu le mystère de son geste en donnant un nom au non-sens : une «psychose délirante chronique à dimension persécutive». Voici donc la terminologie médicale de cette folie si subtile qui s’est parfois engouffrée dans les interstices du discours, qui a affleuré dans les sourires inopportuns et les formules déplacées ( «jeter le bébé avec l’eau du bain» , «j’aurais pu congeler mon bébé, c’est à la mode» ). Encombrante Fabienne Kabou, à cheval entre deux mondes. Les experts ont conclu à une «altération du discernement».

L’article 122-1 du code de procédure pénale pose en effet la distinction entre l’abolition du discernement au moment des faits - qui entraîne l’irresponsabilité pénale - et l’altération. Dans ce second cas, l’accusé demeure punissable mais sa responsabilité est diminuée. A ce titre, le verdict rendu par les jurés de Saint-Omer est ambivalent : d’un côté, ils ont bien retenu l’altération comme circonstance atténuante, de l’autre ils ont prononcé une sanction très lourde, outrepassant les réquisitions de l’avocat général. On entendrait presque le fameux adage «à demi-fou, double peine».

Défense sociale

S’il est impossible de démontrer empiriquement une surpénalisation de l’altération du discernement, ni même de prétendre que cette seule circonstance occasionne la sévérité accrue des jurés, l’impression est néanmoins récurrente. «Ce n’est pas le moindre des paradoxes que de constater que les individus dont le discernement a été diminué puissent être plus sévèrement sanctionnés que ceux dont on considère qu’ils étaient pleinement conscients de la portée de leurs actes», notait ainsi un rapport de la commission Santé-Justice publié en juillet 2005. Autrement dit, l’esprit des jurés irait à l’encontre de celui de la loi. Pourquoi ce décalage ? «La société a du mal à accepter que quelqu’un puisse être à la fois malade mental mais un peu responsable, décrypte le psychiatre Daniel Zagury. Les jurés se disent qu’on n’arrivera pas à le soigner, qu’il est incontrôlable. Ils infligent alors une peine plus lourde dans une optique de défense sociale.» L’altération du discernement serait donc devenue - à tort - le signal d’une dangerosité exacerbée. «Il existe cette idée sous-jacente que les malades mentaux sont dangereux, confirme Jean Danet, maître de conférences en droit privé à l’université de Nantes. Alors que l’on peut être dangereux sans présenter de maladie mentale et inversement.»

Pendant longtemps, le code pénal ne s’est pas embarrassé de nuances. «Il n’y a ni crime ni délit quand le prévenu était en état de démence au moment de l’action», établissait l’article 64 du code de 1810, ancêtre du 122-1. Il n’existait donc que deux possibilités : la folie (et donc l’irresponsabilité) ou la «normalité». L’hôpital ou la prison. Devant les progrès de la psychiatrie, cette dichotomie est devenue obsolète. Que faire en effet de la nébuleuse intermédiaire, de ces individus qui ne sont pas privés de leur libre arbitre mais présentent tout de même des troubles psychiatriques ? En 1905, la circulaire Chaumié, du nom du garde des Sceaux de l’époque, a proposé une troisième voie en consacrant la notion de responsabilité atténuée. Le terme désuet de «démence» a été balayé au profit de celui de «troubles psychiques ou neuropsychiques» et ces «demi-fous», théorisés au début du XXe siècle sous la plume du médecin Joseph Grasset, ont fait leur entrée en droit. Il existe désormais l’idée d’une individualisation de la peine et d’une gradation dans la responsabilité.

Traitement

Il est intéressant de noter qu’au fil des ans, les statistiques ont évolué. Selon un rapport sénatorial de 2009-2010 intitulé «prison et troubles mentaux : comment remédier aux dérives du système français», le nombre de décisions d’irresponsabilité pénale fondées sur le trouble mental est passé de 611 en 1989 à 196 en 2006. Il semble donc que l’altération soit devenue la règle et l’abolition, l’exception. A se demander si le monde est devenu moins fou… Cette évolution peut plutôt s’expliquer par une amélioration de la science et du traitement des malades mentaux. «Pour conclure à l’abolition, il faut que seule la maladie mentale puisse rendre compte de l’acte», soutient Daniel Zagury. Avant de compléter : «Je crois que la raréfaction des non-lieux psychiatriques ne peut pas se comprendre comme le seul effet de l’évolution de la psychiatrie légale. Il faut aussi y inclure la modification de la représentation collective du criminel, le poids des victimes ou ce nouveau "besoin de justice".»

Le palais de justice n’est pas un édifice hermétique à l’émotion populaire, aux attendus politiques. Il suffit de se souvenir de l’affaire Romain Dupuy, cet homme qui, en 2004, a tué deux infirmières à l’hôpital psychiatrique de Pau (Pyrénées-Atlantiques). Après une bataille d’experts opposant les «altérationistes» aux «abolitionistes», il a été déclaré irresponsable. Ce qui n’a pas empêché Nicolas Sarkozy, tout juste élu président, de «veiller à ce que les victimes aient droit à un procès». Il souhaitait donc juger un fou.

«Divinité»

Autre affaire, même pression politique. Nous sommes en juillet 2008, Valentin, 11 ans, est retrouvé dans une rue de Lagnieu (Ain), poignardé de 44 coups de couteau. L’indignation populaire est vive et Rachida Dati, la garde des Sceaux d’alors, certifie carrément aux parents que l’assassin de leur fils sera «jugé et condamné». Promesse tenue : en 2011, un procès s’ouvre devant la cour d’assises de l’Ain. Dans le box des accusés, il y a Noëlla Hego, qui se présente comme une «divinité cosmoplanétaire» qu’il convient d’appeler «sa majesté» et Stéphane Moitoiret son «secrétaire», roi d’Australie et «général major de la légion française en boîte à vœux». Le tandem a sillonné la France pendant vingt ans «en mission divine» jusqu’au meurtre de Valentin, accompli dans le cadre «du processus magique de retour en arrière».

La majesté illuminée et son servile valet sont-ils responsables de leurs actes ? Ici, rien à voir avec les discrètes élucubrations d’une Fabienne Kabou, les divagations sont ostensibles, flamboyantes, grotesques. Cette folie semble bien plus «ordinaire» dans sa manifestation, plus aisément appréhendable par le profane. Si le cas de «sa Majesté» a fait consensus au sein des psychiatres, qui ont décelé une altération sévère, le «secrétaire» a divisé. Les uns ont tenu Moitoiret pour un schizophrène profond, incapable de refréner l’acte meurtrier. Les autres lui ont imputé une forme de psychose ne le coupant pas de la réalité. Pas d’abolition du discernement donc.

Moyenâgeux

Face à ces atermoiements, les jurés n’ont pas tranché dans la demi-mesure : Moitoiret, considéré comme responsable de ses actes, a été condamné à la perpétuité. N’en revient-on pas inconsciemment à cette conception moyenâgeuse selon laquelle il faut sanctionner le malade mental comme tout criminel, voire plus durement puisqu’il serait possédé par le démon ?

«Je pense que l’on est entré, à nouveau, dans une phase où l’on punit la dangerosité potentielle», estime Jean Danet. La folie ou «demi-folie» devient alors cette étrangeté absolue, synonyme de péril social, spectre d’une peur que l’on rationalise avec un verdict sévère. «Nous sommes passés d’une logique rétrospective où l’on proportionnait la peine au degré de liberté du sujet au moment de l’acte, à une logique prospective où il s’agit d’évaluer le danger qu’il fait courir à la société», renchérit Daniel Zagury. Le législateur a bien tenté de remédier à une contre-application de l’article 122-1 en instaurant, avec la loi du 15 août 2014, des «peines plafonds». En cas d’altération, il est ainsi prévu que la sanction encourue soit réduite d’un tiers ; elle passe à trente ans au lieu de la perpétuité. Un coup d’épée dans l’eau ? Les peines sont parfois tellement élevées que la ristourne peut sembler imperceptible. Ce texte induit, en outre, un autre débat : celui de l’uniformisation de la réponse pénale en instaurant un quantum de réduction alors que, justement, tout l’enjeu de l’article 122-1 est de parvenir à penser l’hybridité de la folie, au cas par cas, avec toute la palette de nuances, sans généralité ni canevas. Difficile équilibre. «Il faut que nous empêchions les demi-fous de nous faire du mal, tout en leur faisant nous-mêmes le plus de bien que nous pourrons», écrivait Joseph Grasset en conclusion de sa réflexion

http://www.liberation.fr/france/2016/ ... trouble-les-jures_1468465
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 01/07/2016 17:10  Mis à jour: 01/07/2016 17:10
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 Re : Infanticide à Berck: Fabienne Kabou fait appel de sa condamnation.
Condamnée à 20 ans de prison ferme pour avoir assassiné son bébé de 15 mois en le laissant à l'abandon sur une plage de Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais), Fabienne Kabou a interjeté appel ce vendredi, selon Le Figaro.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/06/2016 15:51  Mis à jour: 24/06/2016 15:51
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 Re : Fillette retrouvée morte à Berck: la mère Condamnée à 20 ans de prison...
Fabienne Kabou est condamnée à 20 ans de réclusion criminelle avec suivi de réclusion criminelle avec suivi socio-judiciaire et injonction de soins 10 ans après sa sortie. L'altération du discernement a été retenue. A l'énoncé du verdit, l'accusée n'a pas montré particulièrement d'émotion. Elle a simplement appelé son avocate pour échanger quelques mots.

Fabienne Kabou est-elle folle ou est-ce une criminelle froide ? La question était au centre des délibérations de la cour d'assises de Saint-Omer qui devait fixer vendredi la peine de Fabienne Kabou, cette mère qui a assassiné son bébé à Berck, et contre qui 18 ans de prison ferme ont été requis.

"Pourquoi Fabienne Kabou a-t-elle tué sa fille ?"

"Pourquoi Adélaïde est-elle morte ? Parce que sa mère est folle", a déclaré devant la cour l'avocate de la défense, Me Fabienne Roy-Nansion lors de sa plaidoirie, comme une conclusion à une semaine de procès hantée par une question: "Pourquoi Fabienne Kabou a-t-elle tué sa fille ?". Les "meilleurs experts de France" ont conclu à une "altération du discernement", mais "on voudrait soutenir que cette femme est un monstre froid qui a tout organisé,
une machine de guerre, une machine à tuer", a-t-elle encore dit.

"A un cheveu près, cette femme dépendait définitivement de la médecine et non de la justice", a-t-elle encore insisté, avant de s'adresser aux jurés: "Vous devez tenir compte de cette pathologie mentale, cette femme n'a pas sciemment tué un enfant".

Quelques minutes plus tôt, l'avocat général, Luc Frémiot, avait balayé les expertises psychiatriques, en estimant que Fabienne Kabou, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité, était responsable de son acte. "Les histoires tragiques se ressemblent, on nous a dit que c'était un cas historique, mais c'est faux", a-t-il dit, dans un réquisitoire prononcé durant près de deux heures.

Trois psychiatres ont conclu que Fabienne Kabou présentait une "pathologie psychiatrique de type paranoïa délirante", mais d'autres experts ont contesté cette thèse, parlant simplement d'"un trouble psychique". Tous ont toutefois retenu l'altération du discernement au moment des faits. Selon ses aveux, Fabienne Kabou s'était rendue le 19 novembre 2013 de son domicile à Saint-Mandé, en région parisienne, à Berck dans le but de noyer Adélaïde, qui, durant sa courte vie, n'aura pas eu d'existence légale, faute d'avoir été inscrite à l'état civil. Le corps de la fillette avait été retrouvé le lendemain au petit matin par des pêcheurs. Pour M. Frémiot "pire que de la préméditation, c'est de la planification froide".

"Le masque de l'indifférence"

A l'audience, "vous aviez le masque de l'indifférence et de l'ironie et je ne peux pas le supporter", a-t-il lancé, en regardant l'accusée, impassible dans son box, tête haute et bras croisés. Dès le premier jour, Fabienne Kabou, d'origine sénégalaise, avait dit à la Cour n'avoir "pas d'autre explication que la sorcellerie" à son geste criminel.

Dès le premier jour, Fabienne Kabou, d'origine sénégalaise, avait dit à la Cour n'avoir "pas d'autre explication que la sorcellerie" à son geste criminel. Mais, peu de preuves accréditant cette thèse, la sorcellerie avait été écartée par son avocate et des psychiatres. Pour eux, les explications mystiques de Fabienne Kabou étaient une façon pour l'accusée de ne pas admettre sa maladie.

"Ça arrange tout le monde que ce soient des malades qui font ça", mais l'assassinat d'Adelaïde est "un infanticide comme un autre", avait plaidé jeudi Me Jean-Christophe Boyer, avocat de l'association L'enfant Bleu. Fabienne Kabou partageait la vie de Michel Lafon, un sculpteur, père de l'enfant et âgé de 70 ans. "Ma responsabilité est totale, j'ai protégé Fabienne, mais je n'ai pas pu protéger Ada", avait-il déclaré à la barre. Son avocat, Me Christian
Saint-Palais, avait exprimé une forme de mansuétude pour Fabienne Kabou, "une femme malade".

Adelaïde "ne fut pas malheureuse" et Michel Lafon veut "que nous retenions de ce procès, que pendant ces 15 mois, cette petite fille n'a pas été maltraitée, mais a été heureuse d'être aimée", avait-il affirmé. Personnalité souvent déroutante et contradictoire, Fabienne Kabou avait glacé
la salle d'audience mardi en parlant de son forfait. "Quand je rentre à Paris, j'ai l'attitude de quelqu'un qui est allé faire une course...", avait-elle déclaré. Mais, parlant d'Adelaïde, elle s'était aussi dite "émerveillée de la voir courir, de l'entendre dire +maman+, de la voir montrer le chocolat noir parce qu'elle adore ça".

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/06/2016 15:04  Mis à jour: 24/06/2016 15:04
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 Re : Fillette retrouvée morte à Berck: Les avocats des proches de Fabienne Kabou plaident la folie.
Les avocats des proches de Fabienne Kabou, qui a abandonné sa fillette sur une plage de Berck à marée montante en 2013, ont tenté de minimiser la responsabilité de l'accusée, quelqu'un de "malade", jeudi au quatrième jour du procès aux assises de Saint-Omer où la famille est partie civile.
"Vous allez juger une femme malade, nous voulons que notre justice triomphe de ses délires. N'ayez pas peur de dire: +Je fais confiance aux médecins qui sont venus+", lance aux jurés Me Christian Saint-Palais, l'avocat du père de la fillette, Michel Lafon. L'accusée comparaît pour assassinat.
"Vous avez trois des plus fameux experts psychiatres de France venus vous aider à rendre une décision", insiste-t-il.
Ils ont conclu que Fabienne Kabou présentait une "pathologie psychiatrique de type paranoïa délirante", mais d'autres ont contesté cette thèse, évoquant simplement "un trouble psychique".
Cette gamine "elle ne fut pas malheureuse" et Michel Lafon veut "que nous retenions de ce procès, que pendant ces 15 mois, cette petite fille n?a pas été maltraitée, mais a été heureuse d'être aimée", affirme-t-il, sans soulever de murmures dans une salle d'audience.
Dans son box, mouchoir en main, Fabienne Kabou pleure, essuie ses yeux, se mouche, se tient la tête de sa main gauche.
Bien que partie civile, la mère de Fabienne Kabou "ne veut pas accabler sa fille", rapporte son avocat, Me Raphaël Tachon.
Avec les explications des psychiatres "pour la première fois le dossier de Fabienne Kabou a eu un sens: +psychose délirante chronique+", dit Me Tachon, estimant que "la seule solution logique pour expliquer ces troubles, c?est la maladie".
Fabienne Kabou reste "une énigme", pour l'avocate du père de Fabienne Kabou, Me Marie-Hélène Calonne, car il y a "un décalage entre cette espèce de grâce, d?élégance, dans le box et ce qu?elle va mettre en place".
L'expert psychiatre Daniel Zagury avait estimé dans la matinée que Fabienne Kabou était "un cas historique".
Mais, pour l'avocat de l'association l'Enfant Bleu, Me Jean-Christophe Boyer, l'assassinat d'Adélaïde est "un infanticide comme un autre" qui "n'a rien d'historique".
- Un 'crime parfait' -
"La petite Ada, il y en aura d'autres, ça arrange tout le monde que ce soient des malades qui font ça, mais dire que ce sont des monstres, c?est dire que ce n?est pas un problème de société", lance-t-il.
"J'aurais voulu une unanimité des experts: on est dans la psychose ou on ne l'est pas?" s'emporte-t-il.
Pour Me Boyer, l'essentiel, "c'est que notre société comprenne que les femmes qui tuent leur enfant sont des femmes comme les autres".
"Si la marée avait emporté le corps, on ne l'aurait pas retrouvé. Pas de corps, pas de dossier", a-t-il encore dit, en haussant le ton.
"Soixante-quatorze centimètres, 10 kilos, un coeur de 45 grammes, ce petit bout de chou est découvert sur une plage à 6H30 par un pêcheur de crevettes (...) Cette enfant s'est ancrée sur l'une de nos magnifiques plages de Berck, merci Adélaïde, parce qu?à défaut le crime était parfait", a lâché de son côté, Me Jean-Philippe Broyart, avocat de l'association l'Enfance et partage.
Refusant toute mansuétude, il a cette phrase: "dans l'infanticide s'exprime la haine maternelle".
"Adélaïde a été cachée depuis sa naissance pour mieux s'en débarrasser, on a déshumanisé cet enfant parce qu'il est plus facile de se débarrasser d'un objet que d'un être humain", a-t-il continué.
Me Sylvie Fenart l'avocate de la troisième association, est la seule à pointer le rôle du père d'Adélaïde, Michel Lafon, qui ne "s'implique jamais dans la vie d'Ada de manière significative". "Il ne voit rien, il n'entend rien et il ne dit rien", dit-elle. Et, affirme Me Fenart, au quatrième jour du procès, "on ne sait toujours pas pourquoi Ada est morte".
Le procès reprend vendredi, avec le réquisitoire de l'avocat général puis la plaidoirie de la défense, avant le verdict dans la soirée.

http://www.newsjs.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/06/2016 12:39  Mis à jour: 24/06/2016 12:39
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 Re : Adélaïde morte noyée à Berck : 18 ans de prison requis contre Fabienne Kabou.
Dix huit ans de prison ferme ont été requis vendredi à l'encontre de Fabienne Kabou, la mère jugée aux assises de Saint-Omer pour avoir assassiné son bébé en l'abandonnant sur une plage de Berck-sur-Mer à marée montante.

"Je requiers contre Fabienne Kabou la peine de 18 années de réclusions criminelle, un suivi socio-judiciaire, avec injonction de soin." Luc Frémiot, avocat général, a annoncé ce vendredi matin ses réquisitions au 5ème du procès de Fabienne Kabou à la Cour d'Assises du Pas-de-Calais.

S'adressant aux jurés, il a dit : "Le petit fantôme va nous accompagner un moment, il faudra que vous viviez avec. Cet été, vous allez partir en vacances, vous irez peut-être à la plage. Dans des criques de Bretagne ou de Méditerranée. Je veux que vous écriviez sur la plage le nom d’Ada, avant qu’il ne s’efface."

Selon ses aveux, Fabienne Kabou s'était rendue le 19 novembre 2013 de la région parisienne à Berck dans le but de noyer Adélaïde, qui, durant
sa courte vie, n'aura pas eu d'existence légale, faute d'avoir été inscrite à l'état civil. Le corps de la fillette avait été retrouvé au petit matin, le lendemain, par des pêcheurs de crevettes.

"Les histoires tragiques se ressemblent, on nous a dit que c'était un cas historique, mais c'est faux", a affirmé Luc Frémiot, estimant que Fabienne Kabou était un cas "psychanalytique" et non pas "psychiatrique". Trois psychiatres ont conclu que Fabienne Kabou présentait une "pathologie psychiatrique
de type paranoïa délirante", mais d'autres ont contesté cette thèse, parlant simplement d'"un trouble psychique".

M. Frémiot a estimé qu'il fallait arrêter avec "ce tout psychiatrique". "La vie ce n'est pas ça, on est dans l'humain, dans les sentiments", a-t-il dit. "Le sujet, c'est cette petite dont on a si peu parlé, parce que Madame Kabou a pris toute la place en raison de sa personnalité... vous donnez l'impression d'une reine offensée", a-t-il dit en s'adressant à l'accusée. Mais "ce n'est pas parce que vous êtes belle et que vous avez un QI de 135, qu'on ne peut pas vous poser des questions qui font mal", a-t-il ajouté. "La sorcellerie ? Les voix ? Les murs qui tremblent ? Mais ce catalogue-là Madame, vous pianotez sur internet, c’est le catalogue qu’on retrouve en premier sur les phénomènes paranormaux. (…) Ça nous rassure, on en a besoin parce qu’on se dit « c’est pas possible qu’une mère tue son enfant » ! (…) Ces voix que vous entendez, c’est la conscience du crime qui vous ronge ! (…)" S'adressant aux jurés : "Je me moque des psychiatres, je me moque s’il y a altération ou pas. Je vais faire appel à votre intelligence, à votre logique, à votre conscience ! "

"Vous aviez le masque de l'indifférence et de l'ironie et je ne peux pas le supporter", a-t-il poursuivi, en regardant l'accusée, impassible dans son box, tête haute et bras croisés. "J'étais pressée par quelque chose, j'étais poussée, j'étais incitée... Je n'avais pas le choix, je n'avais le choix de rien, la date était fixée, c'était ce jour-là et pas un autre", avait affirmé au début du procès Fabienne Kabou à la présidente, Claire Le Bonnois, qui lui demandait pourquoi, ce 19 novembre 2013, elle avait pris le train pour Berck.

"Chez vous tout est lisse, tout est planifié"
L'avocat général s'est également adressé à Fabienne Kabou elle-même : "Il faut que vous bougiez dans votre cœur et dans votre âme. La rédemption si elle existe, elle est au prix de la lucidité sur soi-même. Vous avez décidé de l’emmener. J’ai dit au cours de l’audience que c’était plus de la préméditation, c’est de la planification.(…) La planification c’est quand on a de la haine. Chez vous tout est lisse, tout est planifié. Quand je vais demander une peine contre vous, je veux que vous la compreniez, que vous l’acceptiez, qu’elle vibre en vous."

Fabienne Kabou, 39 ans, comparaît depuis lundi pour homicide volontaire avec préméditation. Elle encourait la réclusion criminelle à perpétuité.

Vers 11h, son avocate, Me Fabienne Roy-Nansion, avocate de Fabienne Kabou, s'apprêtait à plaider. Le verdict est attendu dans la journée.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/06/2016 11:12  Mis à jour: 24/06/2016 11:12
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 Re :DIRECT. Adélaïde morte noyée à Berck : le procès de Fabienne Kabou minute par minute (5e jour). Verdict aujourd'hui .
C’est aujourd’hui que tombe le verdict. Fabienne Kabou a-t-elle commis un crime « banalement humain », comme l’a avancé un expert psychologue hier ? Rongée par le mensonge, la manipulation, la dépression, elle se serait débarrassée de sa fille pour se débarrasser de la réalité, dit-on. Fabienne Kabou, sinon, est-elle malade, comme le décrit un rapport d’experts psychiatres ? Elle souffrirait de psychose paranoïaque chronique : se sentirait persécutée, serait incapable de ressentir certains affects et aurait tué sa fille Adélaïde pour la « protéger » de la malveillance. Aujourd’hui, on entendra le réquisitoire de l’avocat général et la plaidoirie de la défense. A celle-ci, les parties civiles ont déjà ouvert la voie : les avocats du père, de la mère et même de l’ancien compagnon de Fabienne Kabou sont convaincus par l’hypothèse de la maladie mentale. Altération, abolition du discernement au moment des faits, comment savoir ? Les psychiatres à l’unanimité (et pas tous pour les mêmes raisons) penchent pour l’altération : certes, Fabienne Kabou est malade mais elle ne délire pas en permanence. C’est toute la difficulté de ce cas pour la Cour d’assises du Pas-de-Calais qui devra trancher ce vendredi. La culpabilité de Fabienne Kabou, la préméditation de son geste, n’ont jamais été mis en doute pendant ces cinq jours de procès.

Cliquez ici pour suivre le procès
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 22/06/2016 14:35  Mis à jour: 22/06/2016 14:58
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 Re :Ce mercredi, on va à nouveau se pencher sur les faits, sur la vie d’Adélaïde avant son décès. On entendra aussi les experts psychologues et psychiatres. A suivre en direct
Le père d'Adélaïde se dit mystifié par les "mensonges" de Fabienne Kabou
Michel L., le père d'Adelaïde noyée par sa mère sur une plage de Berck en 2013, a affirmé avoir été trompé par les "mensonges" de Fabienne Kabou, au deuxième jour du procès de la mère aux assises du Pas-de-Calais.


Image redimensionnée

© PHILIPPE HUGUEN/AFP Michel L., ancien compagnon de Fabienne Kabou.


"J'ai tout gobé aux mensonges de Fabienne", a déclaré mardi devant le jury son compagnon, père du bébé de 15 mois. Il pensait Fabienne doctorante en philosophie, elle n'a qu'un DEUG. Il croyait qu'elle avait accouché à l'hôpital des Bluets (Paris) et qu'elle avait déclaré Adélaïde, la fillette est née à domicile et n'a jamais eu d'existence légale.

Mais surtout : il était persuadé que Fabienne Kabou, comme elle le lui avait dit, avait confié Adélaïde à sa mère le 19 novembre 2013, pour qu'elle la prenne en charge pendant une année au Sénégal. Mais elle l'a noyée, sur une plage de Berck en l'abandonnant à marée montante. "Quand elle est revenue de Berck, Fabienne était incroyablement calme. Elle m'a dit que le vol d'Ada pour le Sénégal s'était bien passé", se rappelle M. Lafon, qui s'est constitué partie civile.

Quand la police appelle Michel L., dix jours après le drame, il "réalise que quelque chose est arrivé à Ada", il "s'attend au pire", mais "pas à ça". "Elle savait que j'adorai Ada, comment peut-on prendre le chemin qu'elle a pris ? C'est pour moi inconcevable", dit-il. "Ce n'est pas simplement un mensonge, c'est une trahison".

"Ma responsabilité est totale"
Dans ce crime, "ma responsabilité est totale, j'ai protégé Fabienne, mais je n'ai pas pu protéger Ada, je me reproche tout", a affirmé Michel Lafon, homme coquet de soixante-dix ans.

Fabienne, 39 ans, d'origine sénégalaise, a rencontré Michel Lafon, ancien trader devenu sculpteur, lors de l'un de ses vernissages en 2001. Une dizaine d'années plus tard, elle accouche, seule, d'Adélaïde. L'instruction soulevait le peu d'implication du père dans l'éducation de l'enfant: il n'a pas cherché à la reconnaître, ni même à préparer son arrivée en aménageant son atelier. Lui, affirme s'en être occupé "bien plus que beaucoup de pères, parce que je n'avais rien d'autre à faire".

"Fabienne s'est magnifiquement occupée d'Ada, ça n'a jamais été une enfant maltraitée. C'est tellement stupide de dire ça, maintenant", dit-il aussi, affirmant que "leur vie à trois était une vie presque idéale".
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C’est le troisième jour du procès de Fabienne Kabou, accusée d’avoir tué sa fille à Berck-sur-Mer, le 19 novembre 2013, en la noyant lorsque la marée montait. Les journées de lundi et mardi ont été consacrées à l’examen de la personnalité de Fabienne Kabou et à l’examen des faits. Mardi, Fabienne Kabou est revenue sur ce jour où elle a pris le train depuis la région parisienne où elle résidait, pour déposer sa fille dans la mer de Berck. Elle se perçoit alors « comme une machine bien huilée » qui avance sans difficulté vers son destin, « un grain de sable dans le rouage aurait pu enrayer le processus ». Ce grain de sable, dit-elle, pouvait être un mot de son compagnon, Michel L, également entendu à la barre mardi. Michel L. ne met pas en doute la parole de son ex-compagne quand elle lui déclare vouloir amener leur fille un an au Sénégal rejoindre sa grand-mère (c’est un mensonge : la mère de Fabienne Kabou vit en Espagne et ignorait l’existence d’Adélaïde). « Mal à l’aise avec les nouveaux nés », « d’une génération » qui laisse le suivi de la grossesse aux femmes, il ne semble s’être vraiment occupé d’Adélaïde à partir de ses six mois, quand il voit son départ au Sénégal sans cesse décalé et s’amuse avec la fillette qui grandit. Son implication sera questionnée en fin de journée dans un face à face serré avec l’avocate de Fabienne Kabou : «Vous auriez pu avoir un peu plus de curiosité. Elle ne veut pas de contraception, vous savez ce que ça implique, vous n’êtes plus un gamin, Monsieur. » Michel L., de trente ans plus âgé que l’accusée, est déjà grand-père. Lundi, il a davantage été question de sorcellerie qui aurait pu motiver le geste de Fabienne Kabou, d’histoires de famille et d’un prêt de 40 000 € de Michel L. à la mère de Fabienne Kabou, jamais remboursé. A-t-il été utilisé pour rencontrer des marabouts ? Ce mercredi, on va à nouveau se pencher sur les faits, sur la vie d’Adélaïde enfant. On entendra aussi les experts psychologues et psychiatres, qui ont conclu à la responsabilité de Fabienne Kabou au moment de son geste, qu’ils nuancent avec une volonté peut-être « altérée »

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/06/2016 18:49  Mis à jour: 21/06/2016 18:49
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 Re : Fillette retrouvée morte à Berck: quelques secondes d’humanité dans le récit glaçant de la mère...
De la naissance à la mort de sa fille, Adelaïde, Fabienne Kabou a raconté ce mardi matin quinze mois terribles. Des événements d’une violence inouïe, détaillés, disséqués, avec un détachement glaçant, qui pose la question de la place de la petite Adélaïde, dans tout cela.

C’est une conversation entre deux femmes. Parfois un peu tendues, parce que l’une et l’autre, semble-t-il, veulent avoir la maîtrise de l’échange. C’est un peu plus légitime pour la présidente de la cour d’assises de Saint-Omer, Claire Le Bonnois, que pour l’accusée, Fabienne Kabou, mais ce n’est pas le genre de questions que se pose celle-ci.

Elle est debout, face à un petit micro qui porte sa voix sûre, petite mais terriblement présente, coupant la parole de la magistrate à l’occasion – ce que celle-ci apprécie modérément –, tenant à marteler cette idée directrice qu’elle veut absolument imprimer : « Je n’étais pas dans mon état normal. »

Là-dessus, au moins, elle dit vrai. Elle s’était « désocialisée », elle ne sortait plus, ne voyait plus personne – sauf Michel Lafon, évidemment. Et c’est ainsi qu’elle a vécu sa grossesse. « Je sortais avec un grand manteau appartenant à Michel. Personne ne m’a vue enceinte. » Et ainsi, on arrive au mois d’août 2012. La naissance d’Adélaïde – ils l’appellent tous les deux Ada- est prévue pour le 15, et le 8, Michel est toujours au chevet de son frère.

Alors, Fabienne Kabou, sur le même ton parfois cinglant, souvent très assuré, raconte son accouchement. Seule, dans l’atelier qui leur servait de demeure. « J’ai eu un moment de frayeur, oui, la peur de ne pas y arriver, je tremblais… C’était la première fois… » Ce sont des moments bouleversants pour qui a enfanté un jour. Les images, les frissons viennent seuls, alors. Elle continue : « Quand elle arrive, c’est un moment particulier. Je ne suis pas malheureuse. »

La présidente essaie : « Vous sentez une forme d’extase ? Une osmose ?… »


Elle répond sur le même ton : « Oui, c’est un émerveillement. » Sur le même ton. C’est curieux, il manque quelque chose. Une profondeur à ses mots. Une émotion, en fait. Tout cela est sec. Complètement à rebours de ce qu’est la merveille d’une vie toute nouvelle. Elle a les mots, pourtant : « Cette petite chose, pas plus gênée que ça. Elle a à peine crié… » Les mots, oui. Mais où est le cœur.

À aucun moment, elle n’oublie d’égratigner Michel Lafon. Il est au premier rang, son compagnon de douze années, le père de cette enfant, il regarde apparemment atterré. Si la présidente lui demande pourquoi elle ne l’a pas appelé, une fois l’accouchement terminé, elle coupe : « Lors de mon avortement, je l’avais appelé, il m’avait répondu qu’il devait encore monter quelques mètres, il était à la montagne. » Il se prend la tête entre les mains, alors. On verra cet après-midi ce qu’il en pense.

Ce soir-là...

Et nous voilà quinze mois plus tard. À Berck, un soir de lune intermittente. Un hiver glacial qu’on sent poindre dans cette salle bondée, aux grandes fenêtres mangées par un ciel gris et humide. C’est toujours Fabienne Kabou qui raconte, et Claire Le Bonnois qui guide. C’est toujours assez tendu. Mais il faut y aller, et aucune de ces deux femmes ne semble redouter ce moment. Dans la salle, en revanche, c’est moins sûr.

Ce soir-là, donc elle sort de l’hôtel avec sa petite fille, se dirige vers la plage, pose la poussette… « Je la berce, je lui donne le sein, au bout d’un moment, je la pose et devant son silence, je m’enfuis. » Voilà. « Voilà ce qui s’est passé. »

« Avez-vous vu la mer emmener Adélaïde ? » demande la présidente. « Oui. Enfin, en réalité, je ne l’ai pas vu. C’est à mes bottes enfoncées dans l’eau que j’ai senti… » Et puis, elle est rentrée à l’hôtel, elle a « peut-être pris une douche », et en tout cas, c’est sûr, elle a dormi. « C’était un sommeil de plomb. »

Et toujours, elle dit que cela ne lui ressemble pas. « Ce n’est pas moi. » Si on lui demande pourquoi : « Je ne sais pas, je ne sais pas… » Elle laisse toujours traîner l’idée d’une force supérieure, d’un sort qui se serait abattu sur elle ou sur sa fille. Et celle de la solitude dans laquelle l’aurait laissée Michel Lafon. C’est bizarre aussi, ça. Parce qu’elle reconnaît qu’« il a été un bon père, aimant, affectueux ». Là encore, on attend ce qu’il en dira bientôt. Il est de plus en plus abattu.

Au cœur de ce récit mécanique, presque inquiétant, il y aura quelques secondes rassurantes. C’est bête comme quelques larmes peuvent rassurer. Oui, Fabienne Kabou peut pleurer. Cela vient sur une question de Me Boyer, qui représente l’une des associations parties civiles. Lui aussi veut comprendre pourquoi. Il insiste. Il scrute, cherche dans ses propres émotions. Elle en semble bien loin, d’abord, mais elle s’en rapproche soudain, en pleurs : « Pourquoi j’ai fait cela ? Parce que je n’étais pas normale. Sinon, je ne serais pas allée à Berck, je ne l’aurais pas noyée… Je l’aurais mise à l’Assistance publique, je ne sais pas, je serais allée dans une église… J’avais mille et une occasions… »

Le ciel est toujours gris, dehors. Le temps humide et moche. La salle est toujours bondée, mais on dirait qu’elle souffle un peu, soudain. Comme soulagée. Un peu d’humanité vient de passer, et ça ne fait de mal à personne.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/06/2016 15:28  Mis à jour: 21/06/2016 15:28
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 Re :Fillette noyée à Berck: "Je n'avais pas le choix", assure la mère...
"Je n'avais pas le choix", a assuré mardi Fabienne Kabou, accusée d'avoir assassiné sa petite fille de 15 mois en l'abandonnant sur une plage de Berck-sur-Mer à marée montante, au deuxième jour de son procès devant les assises du Pas-de-Calais.

"J'étais pressée par quelque chose, j'étais poussée, j'étais incitée... Je n'avais pas le choix, je n'avais le choix de rien, la date était fixée, c'était ce jour-là et pas un autre", a affirmé Fabienne Kabou à la présidente, Claire Le Bonnois, qui lui demandait pourquoi, ce 19 novembre 2013, elle avait pris le train pour Berck.

Ce jour-là, Fabienne Kabou, après s'être renseignée sur le coefficient des marées, a déposé Adélaïde, assoupie, sur le sable, alors que la marée montait. Elle lui a demandé pardon, puis est partie.

Au deuxième jour de son procès, l'accusée, 39 ans, a retracé la courte vie "d'Ada", de la grossesse à sa mort. "J'ai prié pour que le test de grossesse soit négatif et malheureusement, ce n'était pas le cas", a-t-elle d'abord raconté, d'une voie neutre.

Elle a ensuite affirmé que son compagnon, Michel Lafon, lui a répété tout au long de sa grossesse "avec insistance, en soufflant et les bras ballants": +Mais qu'est-ce que tu vas faire+".

"Il ne l'a pas dit comme ça, mais j'aurais pu l'interpréter comme +débarrasse toi de cet enfant+. Mais c'était hors de question", a-t-elle ajouté.

"Puis il m'a demandé +Est-ce que tu es sûre qu'il est de moi ?+ C'est très élégant", a-t-elle ironisé, comme si le comportement de son compagnon l'agaçait encore.

"Ada est arrivée" dans "ce décor", "elle est née le 9 août 2012 un peu avant 04H45, j'ai accouché seule à l?atelier", a-t-elle poursuivi, expliquant qu'elle était "inquiète" et "fébrile" au moment de l'accouchement.

Mais, "c'est un moment privilégié pour moi, je suis heureuse de la naissance de ma fille. C'est un moment d?émerveillement, je suis fascinée par cette toute petite chose", dit-elle encore.

Adélaïde n'a jamais eu d'existence légale, faute d'avoir été inscrite à l'état civil, car Fabienne Kabou "n'y pense pas".

"Tu es sûre qu'elle est de moi ?", lui demande de nouveau Michel Lafon, après la naissance. "T'inquiète pas, elle est à moi", lui répond Fabienne Kabou. "Je suis passée d'un état de béatitude à (cette) phrase aussi grossière", commente-t-elle.

"La vie à trois a été heureuse", conclut toutefois l'accusée.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/06/2016 13:40  Mis à jour: 21/06/2016 13:40
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 Re :Fillette noyée à Berck :: «J’ai parlé de sorcellerie et je ne plaisante pas»! ( VIDEO)
Au premier jour du procès de Fabienne Kabou, cette mère infanticide a montré une personnalité complexe et déroutante, reprenant sa théorie d’un envoûtement dont elle aurait été victime.

Un port altier, de grands yeux sombres dans un visage ovale. Ce qui frappe d’abord, lorsqu’elle entre dans le box, c’est la beauté de cette femme. Pull noir sur chemisette blanche, chignon élégant, Fabienne Kabou, 39 ans, s’exprime d’une voix calme, dans un langage châtié. Elle semble s’appliquer à résumer d’une traite ce parcours de vie que la cour d’assises l’invite à décrire : naissance au Sénégal, séparation de ses parents alors qu’elle a 3 ans, suivi scolaire classique dans un institut catholique jusqu’au bac, arrivée en France en 1995… Avant de clore sa première prise de parole par ce final abrupt, d’où le prénom de sa fille Adélaïde est absent : « Fin octobre 2011, je tombe enceinte d’un homme avec qui je vivais depuis fin 2001, qui est Michel Lafon. Et je finis par la tuer quinze mois après sa naissance. »

« Je n’ai pas eu d’ambition de vie durable avec Michel, répond-elle. Je saisis la proposition qu’il me fait, et c’est à peu près tout. Tout se gâte bien plus tard. »

fabienne kabou

Fabienne Kabou a livré, un soir de novembre 2013, son enfant à la mer. La fillette, noyée par la marée montante sur une plage de Berck, n’avait pas d’état civil, démontrera l’enquête. Et l’entourage de ce couple installé à Saint-Mandé (Val-de-Marne) ignorait son existence. « On aurait dit que j’avais le vent dans le dos. Comme si je me sentais portée », avait-elle décrit au juge d’instruction en évoquant l’influence de la sorcellerie. « Mon assassinat », l’a-t-elle qualifié hier, par deux fois, au premier jour de son procès.



C’est qu’à l’impression de douceur succède vite le trouble. Ce ne sont pas tant ses contradictions que cette colère rageuse qui affleure. Très vite, dans le récit de sa vie, les blessures et les ruptures surgissent, vives. Ainsi du poids de ce père, brillant traducteur à l’ONU parti avec une autre femme, dont elle était « le seul enfant biologique ». Et dont elle ne connaît pas, sinon une soeur, les autres filles adoptées. Ou de cette belle-mère qu’elle se défend de haïr quand on entend le contraire. « C’est stupide ! » lâche-t-elle, arrogante, lorsqu’un témoignage lu par la présidente lui déplaît. « J’ai dû virer Fabienne », a expliqué la logeuse chez qui elle reste sept ans à Paris, gardant ses enfants en échange d’un appartement et travaillant par ailleurs comme hôtesse. « Ce qu’elle voulait surtout, c’était y mettre son fils », contredit-elle sèchement.



A l’époque, en 2007, Fabienne Kabou fréquente déjà Michel Lafon, un ancien tradeur qui se consacre désormais à la sculpture. Père d’une grande fille, il est son aîné de trente et un ans et sa première relation amoureuse. « Quand vous vous installez chez lui, à l’atelier, vous êtes dans une situation de très grande précarité : plus de travail, de logement, de titre de séjour », relève la présidente Claire de Bonnois.



« Je n’ai pas eu d’ambition de vie durable avec Michel, répond-elle. Je saisis la proposition qu’il me fait, et c’est à peu près tout. Tout se gâte bien plus tard. » En réalité, précise la magistrate, Michel Lafon lui propose alors de reprendre ses études de philosophie. Il la croit proche de l’agrégation et veut l’aider à finaliser sa thèse. Elle n’a, en réalité, pas encore validé sa licence.

«Il paraît que je suis intelligente. Alors quel intérêt aurais-je à me tourmenter à ce point ? A mentir tant ? A tuer ma fille ? »

Fabienne Kabou se crispe : « J’étais encore dans la spirale du mensonge », se défend-elle. « En êtes-vous sortie ? » lui demande l’avocat de Lafon, Me Christian Saint- Palais. Elle se met à crier : « Mais vous croyez que la mort de ma fille n’est pas suffisante ? » L’avocat général, Luc Frémiot, bondit. Il enfonce le clou : « Pourquoi mentez-vous ? Pourquoi ces ambiguïtés ? » L’accusée : « Je voulais gagner du temps. Pour qu’il voie ce qui se passe. Toutes les intrigues autour de lui. »



Ces « intrigues, c’est quoi ? » reprend avec douceur son avocate, Me Fabienne Roy-Nansion. Fabienne Kabou : « J’ai parlé de la sorcellerie. Il paraît que je suis intelligente. Alors quel intérêt aurais-je à me tourmenter à ce point ? A mentir tant ? A tuer ma fille ? J’ai parlé de sorcellerie et je ne plaisante pas. Même quelqu’un de stupide n’aurait pas fait ce que j’ai fait ! Alors ça suffit, maintenant ! »


VIDEO. L'avocate de Fabienne Kabou : «Elle refuse toute autre explication que la sorcellerie»


Mère infanticide: "Elle refuse toute autre... par BFMTV
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/06/2016 19:04  Mis à jour: 20/06/2016 19:04
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 Re :Fillette noyée à Berck : une accusée distinguée, arrogante mais consciente de ses actes ( Vidéo)


Le procès de Fabienne Kabou, accusée d'avoir tué sa fille de 15 mois à Berck-sur-Mer en 2013, a débuté lundi matin devant la cour d'assises de Saint-Omer. Dès son arrivée, la femme a renvoyé une image d'elle plutôt déroutante.
L'air distingué, les cheveux tirés en chignon, vêtue de blanc... Fabienne Kabou a frappé l'attention pour le premier jour de son procès. Accusée d'avoir tué sa fillette de 15 mois le 19 novembre 2013 sur une plage de Berck-sur-Mer, la femme de 39 ans encourt la réclusion criminelle à perpétuité pour homicide volontaire avec préméditation.
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"Surprenante" et "arrogante"

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Lundi matin, les personnes présentes à la cour d'assises de Saint-Omer ont fait état d'un premier contact "surprenant", "étrange" et "difficile" avec l'accusée. L'élégance qu'elle affiche devant la barre va de pair avec le langage qu'elle utilise, décrivent les premiers témoins. S'exprimant dans un Français très soutenu avec une voix fluette, l'accusée apparaît telle une universitaire. Dépeinte comme extrêmement polie, elle se montre aussi arrogante lorsqu'elle se sent agressée par les questions de la cour.
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Mais Fabienne Kabou n'en est pas moins extrêmement dure avec elle-même et consciente de ce qu'elle a fait. Elle revient d'ailleurs sur ses premiers mois de détention où elle explique ne s'attendre, à aucun moment, recevoir quelconque sympathie de la part des autres détenues. Une chose est sûre, elle ne se cherchera pas d'excuses.
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Un geste "absolument horrible"

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Juste avant l'ouverture du procès, son avocate a tenté d'expliquer son geste. "Fabienne Kabou considère son geste comme nous le considérons tous, c'est-à-dire comme quelque chose d'absolument horrible, en ça, elle se considère comme indéfendable". Elle a en outre décrit "une personnalité très complexe" avec qui elle a réussi à créer "de véritables liens" jusqu'à "accéder à certaines choses" de sa cliente.
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Décrite comme une "personne très intelligente et sensée", elle avait avoué selon ses propres dires, s'être rendue sur la plage de Berck-sur-Mer dans le but de noyer sa fille Adélaïde. Une courte existence pour l'enfant, dont le corps avait été retrouvé au petit matin par des pêcheurs, et qui n'aura pas eu d'existence légale puisqu'elle n'avait pas été inscrite à l'état civil.
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Les experts en désaccord
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Fabienne Kabou n'avait rien fait pour dissimuler son crime, et avait été arrêtée à Saint-Mandé (Val-de-Marne), dix jours plus tard, chez son compagnon et père de la fillette, Michel Lafon. A celui-ci, elle avait raconté avoir confié l'enfant à sa mère pour qu'elle la prenne en charge au Sénégal, son pays d'origine.
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Six personnes se sont constituées parties civiles : trois associations défendant le droit des enfants, les parents de Fabienne Kabou et le père de la victime, Michel Lafon. Pour les jurés, il sera difficile de se faire une idée sur cette personnalité complexe. Les experts ne sont pas d'accord entre eux. Certains plaident pour une psychose délirante, d'autres sur l'impact de la sorcellerie. Ils ont 5 jours pour comprendre l'incompréhensible.
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VIDEO. Procès Kabou : "Michel Lafon, son mari cherche à comprendre"


http://lci.tf1.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/06/2016 10:28  Mis à jour: 20/06/2016 10:28
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 Re : Adélaïde morte noyée à Berck : le procès de Fabienne Kabou minute par minute (1er jour)
Premier jour du procès de Fabienne Kabou à la Cour d’Assises du Pas-de-Calais à Saint-Omer. Cette femme aujourd’hui âgé de 39 ans est accusée d’avoir assassiné, dans la nuit 19 novembre 2013, sa fille Adélaïde, âgée de 15 mois. Quittant son domicile de la région parisienne en train, elle s’était rendue à Berck-sur-Mer, parce qu’elle trouvait « triste » le nom de cette ville. Avant de partir, elle s’était renseignée sur les horaires des marées et avait abandonné sa fille quand la mer montait. Il a fallu 10 jours aux enquêteurs pour retrouver sa trace : elle n’avait plus ni carte bancaire, ni sécurité sociale. Adélaïde n’avait jamais été déclarée à l’état civil. Fabienne Kabou a été décrite comme responsable de ses actes par les experts psychiatres, qui n’excluent pas une « altération » de sa volonté au moment des faits. Ils insistent sur les influences de la « sorcellerie » sur son esprit, qui s’explique par sa double culture : française et sénégalaise. Six personnes se sont constituées parties civiles : L’ancien compagnon de Fabienne Kabou, Michel L., père de la victime. Il n’était pas au courant du projet de Fabienne Kabou mais son peu d’implication dans la paternité d’Adélaïde sera probablement mis en question. Les parents de Fabienne Kabou, qui ont eu connaissance de leur petite-fille au moment de l’annonce de son décès, sont également parties civiles, mais pas à charge contre leur fille. L’association Enfance et partage L’association L’Enfant Bleu L’association La Voix de l’Enfant La première journée sera consacrée à la constitution du jury et à l’examen de la personnalité de l’accusée. Le procès s’achèvera le 24 juin.

Pour suivre le procès en direct, cliquez ici
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/06/2016 17:54  Mis à jour: 19/06/2016 17:54
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 Re : Fabienne Kabou comparaît à partir de lundi devant la cour d'assises du Pas-de-Calais pour avoir noyé Adélaïde, sa fillette de 15 mois.
Pour Fabienne Kabou, le problème, ce sont les autres. Elle se pense saine d’esprit. Désormais isolée et recluse derrière les barreaux de sa cellule, cette femme de 39 ans encourt la perpétuité. Ça ne l’effraie pas : pour qui la vie est une impasse, la prison peut bien ressembler à une issue.

Prise au piège de son ambivalence, entre intelligence supérieure et délire, Fabienne Kabou devra lutter pour échapper au sens commun. Celui qui ferait d’elle une mère assassine ou une femme perdue dans la folie. "Elle souhaite qu’on lui laisse la parole, qu’on l’écoute, qu’on la comprenne", indique son avocate Fabienne Roy-Nansion.

A partir du 20 juin, la cour d’assises de Saint-Omer jugera Fabienne Kabou pour l’assassinat de sa fille de 15 mois, Adélaïde. Elle n’aura plus que les mots pour rempart face aux autres. Elle racontera sa soirée du 19 novembre 2013, comme elle l’a fait auprès des psychiatres Michel Zagury, Roland Coutanceau et Maroussia Wilquin. Avec cette foule de détails qui, au service de son récit plus qu’à celui de la vérité, lui donne le sentiment de contrôler son histoire.
http://tempsreel.nouvelobs.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/05/2016 11:52  Mis à jour: 27/05/2016 11:52
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 Re : Fillette noyée à Berck : la mère d’Adélaïde sera jugée à partir du 20 juin par la cour d’assises .
Personne n’a oublié le drame qui a secoué la ville de Berck en novembre 2013. Par un matin pluvieux, un pêcheur retrouvait sur la plage une petite fille de 15 mois, morte noyée. Sa mère, Fabienne Kavou, sera jugée le mois prochain par la cour d’assises de Saint-Omer.

Le président de la cour d’assises de Saint-Omer a « bloqué » cinq journées pour ce procès très particulier qui s’ouvrira le 20 juin. Un procès pour tenter de percer les secrets de Fabienne Kavou. La mère de famille, écrouée en détention provisoire depuis plus de deux ans, sera jugée pour assassinat, le meurtre le plus grave car il inclut la préméditation. La trentenaire, originaire de la région parisienne encourt la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de sa fille Adélaïde.

Le 20 novembre 2013, un pêcheur à la crevette avait retrouvé sur la plage de Berck, côté sud, un bébé gisant sur le sable. Âgée de 15 mois, Adélaïde était morte noyée quelque temps plus tôt. Ce terrible drame avait bouleversé bien au-delà des frontières du Nord-Pas-de-Calais. La police judiciaire avait été saisie et un vaste appel à témoins avait été relayé y compris sur les chaînes d’infos en continu. C’est sans doute ce grand écho donné au drame qui a permis de retrouver la mère. Une femme secrète, pour ne pas dire mystérieuse, qui a décontenancé les enquêteurs. Pleinement consciente de ce qu’elle a commis, d’après son avocate Me Fabienne Roy-Nansion, Fabienne Kavou présente tout de même des failles psychologiques d’après les experts mandatés par le magistrat-instructeur en charge du dossier.

Les jurés de la cour d’assises devront essayer aussi de comprendre pourquoi cette mère de famille, au quotient intellectuel apparemment élevé, n’avait jamais déclaré sa fille à l’état-civil de Saint-Mandé (Val-de-Marne), ville où Adélaïde était née.


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La sépulture d'Adélaïde... R.I.P bébé

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/03/2015 17:27  Mis à jour: 09/03/2015 17:27
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 Re:Adelaïde, morte noyée à Berck : sa mère, Fabienne Kabou, souffre de délire paranoïaque ...
Les experts psychiatres ont dévoilé leurs conclusions concernant l'état de santé mentale de la mère d'Adélaïde, morte noyée à Berck fin 2013.



La justice n'a pas retenu l'abolition du discernement de Fabienne Kabou, la mère d'Adélaïde, morte noyée à Berck en novembre 2013. C'est la dernière conclusion de 3 experts livrée au dossier de l'instruction. Fabienne kabou pourra etre jugée. Un procès aura bien lieu devant une Cour d'assises, normalement fin 2015.

Fabienne Kabou est atteinte d'une pathologie psychiatrique, une sorte de délire paranoïaque. Voila la dernière conclusion des 3 experts qui l'ont examinée, selon Le Parisien. Mais cette conclusion jointe au dossier de l'instruction n'empêchera pas la mère de la petite Adelaide d'etre jugée. Ces troubles ne sont en effet pas suffisants pour remettre en cause sa responsabilité pénale.

"Délire en secteur"
En novembre 2013, cette femme de 37 ans, d'origine sénégalaise avait déposé sa fille de 15 mois sur la plage de Berck-sur-mer, à marée montante. L'enfant avait été retrouvée par un pêcheur. Identifiée quelques jours plus tard, Fabienne Kabou avait reconnu les faits, et expliqué avoir voulu protéger son enfant des dangers de l'avenir. La première expertise avait conclu à une altération du discernement, "une influence culturelle", comme si elle avait été victime d'un acte de sorcellerie. D'une intelligence élevée, Fabienne Kabou préparait une thèse de philosophie. Selon les experts, cette intelligence est compatible avec sa pathologie. "Les psychiatres évoquent un "délire en secteur", comme si un seul segment du psychisme était atteint tandis que tout le reste fonctionnait normalement", écrit Le Parisien.

Elle dit vouloir être jugée pour ce qu'elle a fait. Un assassinat pour lequel elle encourt la perpétuité.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/11/2014 16:03  Mis à jour: 27/11/2014 16:03
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 Re: Fillette noyée à Berck-sur-Mer : la mère demande à rester en prison.
JUSTICE - Le mandat de dépôt de Fabienne Kabou, la mère de la petite Adélaïde, 15 mois, retrouvée noyée il y a un an sur la plage de Berck, a été renouvelé à la maison d’arrêt de Sequedin. A sa demande, la jeune femme mise en examen pour assassinat souhaitant rester derrière les barreaux...


Fillette noyée à Berck-sur-Mer : la mère demande à rester en prison
Créé : 27-11-2014 11:33
JUSTICE - Le mandat de dépôt de Fabienne Kabou, la mère de la petite Adélaïde, 15 mois, retrouvée noyée il y a un an sur la plage de Berck, a été renouvelé à la maison d’arrêt de Sequedin. A sa demande, la jeune femme mise en examen pour assassinat souhaitant rester derrière les barreaux...
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Le corps de la petite Adélaïde avait été retrouvée par des pêcheurs sur la plage de Berck-sur-Mer.
Le corps de la petite Adélaïde avait été retrouvée par des pêcheurs sur la plage de Berck-sur-Mer. Photo : AFP

C'est une requête rare devant la justice. Elle émane d'une mère qui tente aujourd'hui d'expliquer l'indicible. Fabienne Kabou, la mère de la petite Adélaïde retrouvée morte noyée sur une plage de Berck, a demandé mercredi la prolongation de son placement en détention au sein de la maison d'arrêt de Sequedin. Incarcérée depuis plus d'un an, elle souhaite se "préserver du monde extérieur" en attendant son procès.

"Il n'était pas question pour elle de sortir. Elle ne le souhaite pas, a expliqué son avocate Fabienne Roy-Nansion à La Voix du Nord. Elle a besoin de ce sas de la détention pour continuer à analyser son acte". Un acte qui l'a conduit un matin de novembre 2013 à abandonner sa fille de 15 mois sur une plage du Pas-de-Calais à la marée montante. Des pêcheurs de crevettes retrouveront le corps sans vie de l'enfant. Au terme de dix jours d'enquête sur un crime dont la froideur a bouleversé l'opinion publique, Fabienne Kabou, 36 ans, sera arrêtée à Saint-Mandé (Val-de-Marne), dans la maison de son compagnon, de 27 ans son aîné.

"Face à la solitude de son geste"


"Elle sait ce qu'elle a fait. C'est encore plus vrai qu'avant. Elle reste face à la solitude de son geste, elle cherche à comprendre, seule, les motivations de cet acte, les mécanismes psychologiques", a poursuivi son avocate, résumant ainsi l'état d'esprit de sa cliente mise en examen pour assassinat : "Fabienne Kabou observe Fabienne Kabou". La première expertise psychiatrique de la jeune femme, décrite comme très intelligente, avait conclu à l'absence de pathologie psychique. Mais les experts avaient précisé que son discernement était "altéré" au moment des faits.

Lors de son audition, cette thésarde issue d'une famille sénégalaise catholique aisée avait fait allusion à une force inconnue qui l'avait poussée à commettre l'irréparable. Le père de l'enfant a toujours cru à cette hypothèse, évoquant "un rite culturel", la légende de Mami Wata, dont le royaume se trouve au fond de l'eau. La petite Adélaïde, qui n'avait jamais été déclarée à l'état civil par le couple, a été enterrée dans le carré des indigents du cimetière de Boulogne-sur-Mer.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/11/2014 17:57  Mis à jour: 20/11/2014 17:57
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 Re: Adelaïde, morte noyée à Berck : un an après, où en est l'affaire ?
Il y a un an, la découverte du corps d'une petite fille de 15 mois, morte noyée sur la plage suscitait une vague d'émotion très forte dans le Nord Pas-de-Calais et dans toute la France. Que s'est-il passé depuis ? Où en est l'instruction ?

Une plaque sur la plage de Berck, une tombe toujours fleurie
Sur la plage de Berck, une plaque commémorative a été installée : "En souvenir d'Adélaïde, décédée à Berck-sur-mer le 20 novembre 2013". A Boulogne-sur-mer, la tombe d'Adélaïde est toujours régulièrement visitée et fleurie.

Fabienne Kabou en détention à Sequedin
Fabienne Kabou est incarcérée à la maison d'arrêt de Sequedin. Son avocate, Me Fabienne Roy-Nansion, lui rend visite régulièrement. Elle décrit une femme qui continue à réfléchir à son geste, à essayer de lui donner un sens, une explication : « Elle cherche... Elle cherche à comprendre elle aussi.. Elle est dans l'état d'esprit de quelqu'un qui avec du recul à tous les niveaux essaie d'analyser son geste. »



L'instruction toujours en cours, Fabienne Kabou a livré sa version des faits
Fabienne Kabou a été entendue plusieurs fois depuis un an par la juge d'instruction. Si elle n'a pas expliqué vraiment son geste, elle a quand même raconté en détail ce qui s'est passé le 29 novembre 2013. Le 18 septembre dernier, Le Parisien a publié de larges extraits de ces auditions.

Elle a notamment fait un récit précis des derniers instants d'Adélaïde : " A un moment, je m'arrête. Elle a un petit sursaut comme si elle venait de se réveiller. Elle devait chercher mon sein. Je lui donne le sein. Je reste debout, je la serre contre moi et puis là, je ne sais pas, je dis non, non, non, j'arrête pas de dire non, je ne sais pas pourquoi. Je pleure, et comme si je disais à quelqu'un, je ne peux pas faire une chose comme ça mais je le fais. (...) C'est comme si il y avait un projecteur braqué sur moi qui me guidait parce qu'il y avait de l'obscurité. (...) Après, je vois l'écume et j'ai dû poser Ada à 5 m, à 2 m, en tout cas, elle a dû être noyée tout de suite. Je ne sais pas à quelle vitesse est montée la mer mais c'était tout près. Je l'ai posée, je lui ai parlé, je lui ai demandé pardon. Elle était bien je pense. Elle ne s'est pas sentie en danger, j'étais contre elle. J'étais à genou. Je lui ai fait un câlin longtemps et puis elle n'était pas vraiment endormie mais apaisée […]. Je ne sais pas combien de temps je suis restée là, à lui demander pardon, à lui parler et puis j'ai tourné les talons et j'ai couru."

L'instruction se poursuit. La juge est notamment dans l'attente d'une 2ème expertise psychiatrique. Fabienne Kabou a fait l’objet d’une 1ère expertise psychiatrique qui a conclu à l'absence de pathologie mentale et psychique. Pourtant les experts estiment que son jugement était "altéré" au moment des faits. Ils affirment que Fabienne Kabou était sous « influence culturelle ». Elle a affirmé au cours des entretiens qu'elle avait été "contrainte d’aller au bout de son acte. " Son mari parle même d'une légende africaine "Mami Wata" "qui dit que le royaume se trouve au fond de l’eau". Sorcellerie ? Maraboutage ? Paranoïa ? Au cours du procès, ces "explications" risquent d'être mal vues : « Les jurés vont peut-être croire qu’elle est trop intelligente et qu’elle cherche à les manipuler, affirme l’avocate de Fabienne Kabou. C’est une crainte que je nourris effectivement. »

Michel, le père d'Adélaïde sort du silence
Ce lundi, Michel, le père de la petite fille (mais il ne l'avait pas reconnu légalement) a donné pour la première fois une interview. Il se dit "anéanti" et ne comprend pas le geste sa compagne : "Je ne peux toujours pas concevoir qu'elle ait pu faire ça. Je ne peux pas lui pardonner. Mais je pense, dans un sens, qu'elle n'est pas responsable. (...) Un an après, j'essaie de me distraire, je n'y arrive pas. Je passe d'une maison à l'autre. Je ne sais pas où j'habite. Ada est toujours là, j'y pense tous les jours, tout le temps."


Infanticide de Berck, exclu E1 : "C'était une... par Europe1fr

Le procès de Fabienne Kabou devrait avoir lieu fin 2015.

Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/11/2014 12:23  Mis à jour: 17/11/2014 12:23
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 Re: Pour la première fois, sur Europe 1, le père d’Adélaide, la fillette de 15 mois abandonnée par sa mère et morte noyée sur la plage de Berck le 20/11/ 2013, témoigne.
"C'était une petite fille merveilleuse. On l'adorait. Je me souviens même un soir, nous étions tous les trois ensemble, j'avais dit à Fabienne, dans un moment de tendresse : 'si ce n’est pas ça le paradis, je ne sais pas ce que c'est'". Michel, 63 ans, père d'Adélaïde, témoigne pour la première fois, presque un an jour pour après la découverte du corps de sa fille sur la plage de Berck.

Dans ce témoignage, Michel affirme qu'il n'était au courant de rien. Que Fabienne Kabou, sa compagne depuis 12 ans, ne lui avait rien dit. Il a appris la mort de sa fille de 15 mois par la police le 30 novembre. « Fabienne Kabou est une femme qui a beaucoup de caractère et il a toujours eu pour souci de respecter ses choix, avait affirmé en septembre dernier Me Saint-Palais, l'avocat du père. Quand sa compagne lui raconte en novembre qu’elle a confié leur fille à sa mère en Afrique, il la croit. »


Infanticide de Berck, exclu E1 : "C'était une... par Europe1fr

Déjà père d’une adolescente, Michel affirme qu'il ne souhaitait plus d’enfant. Le couple qu'ils forment bat de l'aile au moment de la naissance d'Adélaïde, le 9 août 2012. Quand Adélaïde est née, "il n’a jamais regretté sa présence". Mais sa compagne qui avait accouché en cachette, seule, à son domicile, sans même déclarer l'enfant, considérant "Adélaïde" comme "son" enfant : "Le fait que, juridiquement parlant, rien n'ait été fait, c'est plutôt de la responsabilité de Fabienne, puisqu'elle me disait qu'elle l'avait déclarée sous son nom. Elle m'a dit immédiatement : 'elle, elle est à moi'. Je pense que ça veut tout dire", affirme Michel.

"Ada est toujours là"


Selon son témoignage, il s'occupait d'Adélaïde au quotidien : "Je m'en occupais quotidiennement, comme un père s'occupe d'une petite fille. Dès l'instant où je l'ai sortie, parce que j'étais le premier à la sortir, je l'ai exposée aux regards des autres. Les gens me voyaient avec elle. Ce n'est pas du tout une petite fille de l'ombre". Au cours de l'instruction Fabienne Kabou a déclaré que Michel s'occupait peu de sa fille.

Fabienne Kabou, mise en examen pour assassinat sur mineur de moins de 15 ans par ascendant (procès prévu en 2015), est décrite comme intelligente. Elle a fait l’objet d’une expertise psychiatrique qui a conclu à l'absence de pathologie mentale et psychique. Une autre expertise est en cours. "Je ne peux toujours pas concevoir qu'elle ait pu faire ça. Je ne peux pas lui pardonner. Mais je pense, dans un sens, qu'elle n'est pas responsable", affirme Michel qui se dit "anéanti". "Un an après, j'essaie de me distraire, je n'y arrive pas. Je passe d'une maison à l'autre. Je ne sais pas où j'habite. Ada est toujours là, j'y pense tous les jours, tout le temps."
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/09/2014 15:32  Mis à jour: 18/09/2014 15:59
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 Re: Fillette retrouvée morte à Berck: ce que la mère d'Adélaïde a dit au juge d'instruction
Fabienne Kabou, la mère d'Adélaïde, fillette noyée à Berck le 20 novembre 2013, a expliqué au juge d'instruction les raisons qui l'ont poussée à tuer sa fille.

France 3 Nord Pas-de-Calais web
Publié le 18/09/2014 | 10:36

Fabienne Kabou a-t-elle conscience de la gravité de son geste ? Pourquoi a-t-elle décidé d'abandonner sa fille Adélaïde à la marée montante sur la plage de Berck ? Qu'est-ce-ce qui dans sa vie, son parcours, peut expliquer son "choix" ? Le journal "Aujourd'hui en France" a eu accès aux PV d'audition de cette femme de 36 ans et en publie des extraits.

Sur la plage de Berck

C'est le 23 décembre 2013, dans la bureau de la juge d'instruction que Fabienne Kabou a fait un récit long, précis, du moment où elle a noyé sa fille sur la plage de Berck. Il faisait nuit, la marée montait, la lune éclaire ses pas. Elle raconte notamment les derniers instants de sa fille Adélaïde. Elle se revoit avec elle sur la plage avec sa fille emmaillotée dans une doudoune. Il fait encore nuit sur la plage de Berck :

« A un moment, je m'arrête. Elle a un petit sursaut comme si elle venait de se réveiller. Elle devait chercher mon sein. Je lui donne le sein. Je reste debout, je la serre contre moi et puis là, je ne sais pas, je dis non, non, non, j'arrête pas de dire non, je ne sais pas pourquoi. Je pleure, et comme si je disais à quelqu'un, je ne peux pas faire une chose comme ça mais je le fais. »

« C'est comme si il y avait un projecteur braqué sur moi qui me guidait parce qu'il y avait de l'obscurité. (...) Après, je vois l'écume et j'ai dû poser Ada à 5 m, à 2 m, en tout cas, elle a dû être noyée tout de suite. Je ne sais pas à quelle vitesse est montée la mer mais c'était tout près. Je l'ai posée, je lui ai parlé, je lui ai demandé pardon. Elle était bien je pense. Elle ne s'est pas sentie en danger, j'étais contre elle. J'étais à genou. Je lui ai fait un câlin longtemps et puis elle n'était pas vraiment endormie mais apaisée […]. Je ne sais pas combien de temps je suis restée là, à lui demander pardon, à lui parler et puis j'ai tourné les talons et j'ai couru. »

Fabienne Kabou dit ne plus savoir ce qu'elle a fait ensuite. Elle a fui pendant que sa fille était en train de se noyer.

Son arrestation

Entre le 20 et le 29 novembre, Fabienne Kabou s'est à peine cachée mais n'a pas choisi de se livrer aux policiers. Un appel à témoins a été lancé. de nombreux policiers sont à sa recherche. Ils la trouvent finalement dans la maison de Saint-Mandé qu'elle partage avec son compagnon : « Vous en avez mis du temps pour me trouver », dit-elle aux policiers qui, très vite, savent qu'ils ont affaire à la bonne personne. Elle n'a rien caché : les billets de train pour Berck, les bottes souillées de sable... Elle reconnaît les faits.

Son parcours

Bien sûr l'instruction cherche à comprendre qui est vraiment Fabienne Kabou. Elle est née à Dakar le 14 juin 1977 d'un père traducteur pour les Nations unies et d'une mère secrétaire de direction,. Sa famille est aisée. Elle a fait des études de philosophie. Son QI a été mesuré à 130. Elle s'exprime dans un français impeccable.Son avocate décrit une femme intelligente : « Le geste de cette mère infanticide est terrifiant, elle a touché à quelque chose de sacré. Mais il ne faudrait surtout pas s'arrêter à cette lecture du dossier,affirme Me Fabienne Roy-Nansion. Ce n'est pas un monstre. C'est une femme dont le parcours, l'intelligence et les capacités de raisonnement sont stupéfiants. »

Fabienne Kabou vivait avec Michel, un homme âgé de 63 ans. Le couple qu'ils forment bat de l'aile au moment de la naissance d'Adélaïde, le 9 août 2012. Une naissance non "programmée". Et qui va bouleverser la vie de Fabienne Kabou. Adélaïde est cachée à la famille de Michel et Fabienne. Le couple se replie sur lui-même. Michel s''occupe peu de sa fille. « Fabienne Kabou est une femme qui a beaucoup de caractère et il a toujours eu pour souci de respecter ses choix, affirme Me Saint-Palais, l'avocat du père. Quand sa compagne lui raconte en novembre qu’elle a confié leur fille à sa mère en Afrique, il la croit. »

Sa personnalité
Fabienne Kabou a fait l’objet d’une expertise psychiatrique qui a conclu à l'absence de pathologie mentale et psychique. Pourtant les experts estiment que son jugement était "altéré" au moment des faits. Ils affirment que Fabienne Kabou était sous « influence culturelle ». Elle a affirmé au cours des entretiens qu'elle avait été "contrainte d’aller au bout de son acte. " Son mari parle même d'une légende africaine "Mami Wata" "qui dit que le royaume se trouve au fond de l’eau". Sorcellerie ? Maraboutage ? Paranoïa ? Au cours du procès, ces "explications" risquent d'être mal vues : « Les jurés vont peut-être croire qu’elle est trop intelligente et qu’elle cherche à les manipuler, affirme l’avocate de Fabienne Kabou. C’est une crainte que je nourris effectivement. »

Une deuxième expertise psychiatrique a été commandée et ses résultats devraient être livrés bientôt. Le procès de Fabienne Kabou devrait avoir lieu en 2015.

Adélaïde

Fabienne Kabou, au cours de ses auditions a confirmé qu'elle avait accouché à son domicile et n'avait donc pas déclaré l'enfant. Personne dans la famille de la mère et du père n'avait connaissance de l'existence de cet enfant.
La fillette de 15 mois est désormais enterrée à Boulogne-sur-mer.

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Contactée par La Voix du Nord ce jeudi matin, l’avocate de Fabienne Kabou, Me Roy-Nansion, précise que sa cliente n’a pas immédiatement abordé ce sujet et qu’il est arrivé au fil des auditions. Mais elle n’explique pas la tournure prise par ces confessions. « Je suis comme tout le monde, j’essaie de comprendre cette femme : est-ce qu’il faut parler de maladie mentale, est ce qu’on parle de réalité, est-ce qu’elle raconte des histoires ? »

Une stratégie de défense ?


Des acteurs du dossier se demandent déjà si la posture de l’influence extérieure n’est pas une stratégie de défense. Ce que réfute Me Roy-Nansion : « Il n’y a aucune stratégie de ma part, j’essaie de comprendre une femme, de suivre sa démarche. »

Une nouvelle expertise psychologique a été demandée par le juge d’instruction. Les résultats devraient être connus au mois de novembre. Soit un an après le drame. « Il faudra des experts bien chevronnés pour réussir à cerner vraiment cette femme », annonce Me Roy-Nansion.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/12/2013 15:15  Mis à jour: 13/12/2013 15:19
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 Adélaïde, morte noyée à Berck, a désormais une pierre tombale à son nom à Boulogne
Adélaïde, morte noyée à Berck, a désormais une "sépulture décente" à son nom, prise en charge par la mairie de Boulogne-sur-mer. Elle avait été enterrée vendredi dernier dans le carré des indigents.

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La mairie de Boulogne-sur-Mer a indiqué jeudi que la tombe de l'enfant est désormais recouverte d'"un monument décent" comportant son prénom, Adélaïde, et la date à laquelle le corps a été découvert, le 20 novembre 2013, conformément aux annonces faites lundi par la maire.

La tombe d'Adélaïde à Boulogne
La municipalité s'occupera de fleurir régulièrement cette sépulture, qui reste située dans le carré des indigents. Des photos publiées sur le groupe "Hommage pour la petite fille de Berck", sur le réseau social Facebook, montrent la dalle de marbre gris recouverte de fleurs, de peluches et de messages d'hommage à la fillette.


Adélaïde a été enterrée vendredi dans l'urgence, sous X, dans le carré des indigents du cimetière de l'Ouest à Boulogne-sur-Mer, sans plaque ni pierre tombale. Mais face à l'émotion suscitée par l'affaire, la maire de Boulogne-sur-Mer avait promis lundi de lui offrir une sépulture "digne".

Marche blanche dimanche

La fillette ne sera reconnue légalement - et sa tombe ne comportera pas son nom de famille et son âge - que lorsqu'un jugement déclaratif de naissance lui donnera une date de naissance et une identité. Une procédure civile est en cours à Nanterre, a précisé la mairie de Boulogne-sur-Mer.

Une marche blanche doit avoir lieu dimanche à Saint-Mandé à la mémoire d'Adélaïde, a-t-on appris auprès de la mairie. La marche, organisée à l'initiative du comité de soutien à la fillette, débutera à 14 heures devant l'Hôtel de ville pour rejoindre le domicile des parents. "Tous les habitants de la ville de Saint-Mandé sont invités à y participer", a-t-on précisé à la mairie.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/12/2013 13:00  Mis à jour: 09/12/2013 13:11
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 Fillette tuée à Berck : le compagnon de la mère est bien le père d'Adélaïde .....La Fillette repose au cimetière de Capécure, sans fleurs ni couronne
Le Parquet de Boulogne-sur-mer indique ce lundi que le compagnon de la mère Fabienne Kabou est bien le père d'Adélaïde, la petite fille morte noyée à Berck.

Par :AFP ,Publié le 09/12/2013 | 12:37

Le compagnon de la mère d'Adélaïde, la fillette de 15 mois tuée à Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais), est bien le père de l'enfant, selon les résultats d'analyses ADN, a indiqué lundi le parquet de Boulogne-sur-Mer.

"Il est identifié, c'est bien le père", a indiqué le procureur adjoint de Boulogne Nathalie Bany, alors que la mère, qui a reconnu avoir abandonné la fillette sur
une plage, est mise en examen pour assassinat.

Pas de "traces légales" d'Adélaïde

Le compagnon de Fabienne Kabou qui vivait à Saint-Mandé est âgé de 63 ans. Il a également été entendu par la police. Il a raconté aux médias que Fabienne Kabou, à son retour de Berck, lui aurait expliqué qu’elle avait remis l’enfant à sa propre mère «pour qu’elle soit prise en charge au Sénégal, dans sa famille maternelle ».

Fabienne Kabou et son compagnon vivaient sous le même toit mais rencontraient de grosse difficultés conjugales.

Si cet homme est bien le père biologique, il n'est pas le père au plan légal.Lles enquêteurs n’ont encore trouvé aucune trace légale de l’enfant. La mère avait accouché chez elle à Saint-Mandé (Val-de-Marne), au domicile où elle a été interpellée. Selon le parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), la petite fille était née le 9 août 2012.


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L’enterrement de la petite Adélaïde s’est déroulé dans la plus stricte intimité vendredi après-midi. La fillette retrouvée noyée sur la plage de Berck le 20 novembre a finalement été inhumée dans un cimetière de Boulogne-sur-Mer, dans le carré des indigents.
Les habitants de Berck et des environs, qui viennent depuis fleurir sa sépulture, se déclarent choqués. L’enterrement a eu lieu dans le cimetière de Capécure, en présence de quelques personnes seulement. Parmi eux, les grands-parents maternels de la fillette, qui ont appris son existence et sa mort le même jour, rapporte La Voix du Nord.

Le prêtre qui était présent pour cet enterrement, l'Abbé Frédéric Duminy, a raconté ce moment extrêmement «triste» à La Voix du Nord : «C’était assez rapide. Nous étions très peu, il faisait très froid, la nuit tombait ou presque. Ça a duré un quart d’heure, à peine. Il était normal que cette petite fille ne soit pas oubliée de tous et que l’église par ma présence de curé et doyen de la cathédrale soit une manière de l’accompagner. (…) Je crois que de mon existence, je n’ai jamais célébré d’enterrement aussi triste. »


La fillette noyée à Berck inhumée dans l... par BFMTV
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/12/2013 17:36  Mis à jour: 03/12/2013 17:39
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 La fillette tuée a berck n'avait pas d'existence légale.....
Selon les informations, la fillette retrouvée morte n'avait pas été déclarée à l'état civil, ni à la Caf, ni à la CPAM, et pour cause, une source proche de l'enquête confirme que l'accouchement s'est fait au domicile de la mère.










Quatre jours après l’interpellation de Fabienne Kabou, la mère de la fillette retrouvée morte à Berck-sur-Mer, les enquêteurs n’ont encore trouvé aucune trace légale de l’enfant.

D'après l'AFP qui cite une source proche de l'enquête, la mère d'Adélaïde avait accouché chez elle, à Saint-Mandé (Val-de-Marne), au domicile où elle a été interpellée vendredi.

Selon nos informations, la fillette n’était pas déclarée à l’état civil.

La mère dit qu’elle a accouché dans une maternité, mais les enquêteurs ont vérifié et ils n’ont trouvé aucune trace de son passage. La mère avait effectivement menti sur le lieu de son accouchement.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/12/2013 20:00  Mis à jour: 02/12/2013 20:05
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 Berck : que va devenir le corps de la fillette noyée ?
.Image redimensionnée



Après les aveux de la mère de la fillette noyée, l’émotion ne retombe pas à Berck. Ce dimanche, les anonymes ont encore défilé en nombre sur les lieux où le corps avait été découvert. Certains demandent que la petite Adélaïde soit enterrée dans la station.
Le corps sera-t-il inhumé à Berck ? C’est ce que réclament certains, parmi les anonymes venus se recueillir sur la plage ce dimanche...


Berck veut en finir avec ce fait divers sordide qui lui colle à la peau depuis plus de dix jours. « Ça commence à être long », lance le patron d’un bistrot de la rue Carnot, en refermant son journal. La station est sous le feu des projecteurs depuis la découverte du corps de la fillette, le 20 novembre. Dix ans après l’affaire de l’euthanasie de Vincent Humbert (1), sept ans après le double meurtre de Valérie Trouillet et de sa fille Harmony, la ville semble attirer le mauvais sort. Dans les cafés, au fil des rues, les habitants rencontrés ce dimanche ne demandaient qu’à tourner la page. Mais paradoxalement, l’affaire était sur toutes les lèvres. Les terribles aveux de la mère étaient trop durs à digérer.

Le corps est toujours à la morgue


Sur la promenade, la procession des anonymes s’est poursuivie toute la journée, devant les fleurs et les peluches déposées la veille, lors de la marche blanche. « On n’a pas pu participer à l’hommage hier, donc on est venu à Berck spécialement aujourd’hui », explique Geneviève, de Saint-Pol-sur-Ternoise, tout en lisant les messages d’affection avec des yeux rougis. Son mari serre les dents : « C’est ignoble, on ne ferait même pas ça à un chien. »

Sur la plage, la marée a épargné les fleurs de la veille. Un groupe de badauds discute en se recueillant. « On trouverait logique que la fillette soit enterrée dans notre ville. Il y a tellement de gens qui l’aiment ici », lance Dany Bécourt, qui était déjà là samedi. À ses côtés, deux femmes soutiennent cette demande. Ce ne sont pas les seules. Une pétition a été lancée sur Internet « pour qu’Adélaïde reste à Berck ».

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Que va devenir le corps de la fillette ?

À quel endroit la petite Adélaïde sera-t-elle inhumée ? Depuis sa découverte le 20 novembre sur la plage de Berck, le corps de la fillette repose à la morgue. Quel sera son sort ? Plusieurs options se profilent.

Le choix de la mère. Bien que la mère de l’enfant soit désormais écrouée à la maison d’arrêt de Sequedin, « elle conserve l’autorité parentale sur cet enfant, même à titre posthume », explique Me Fabienne Roy-Nansion, l’avocate de Fabienne Kabou. Le choix éventuel de Berck comme lieu d’inhumation a été proposé à la suspecte lors de sa mise en examen. « Elle a dit qu’elle allait y réfléchir », précise l’avocate.

Le choix du père.
Le compagnon de Fabienne Kabou, qui serait selon elle le père de la fillette, peut-il réclamer le corps ? Juridiquement, oui. Sauf qu’il a n’a jamais reconnu la paternité. Les résultats des tests ADN permettront de vérifier cette éventuelle filiation. Mais, même si elle est confirmée, Me Roy-Nansion estime qu’il serait difficile pour lui de récupérer le corps. « Il faudrait d’abord qu’il régularise sa situation au titre de la paternité. »

L’option du Sénégal. Fabienne Kabou pourrait demander à ce que l’enfant soit enterré au Sénégal, où habite sa famille maternelle. Mais dans l’immédiat, cela semble compliqué. « Le juge d’instruction ne l’autorisera pas, confie l’avocate. Le corps ne doit pas sortir du territoire français tant que le dernier jugement n’est pas rendu. Car on pourrait avoir besoin d’exhumer le corps durant l’instruction, si de nouveaux tests ADN étaient nécessaires, par exemple. »

L’intervention de la mairie. Si les parents refusaient tous les deux de réclamer le corps, la fillette serait considérée comme indigente. Dans ce cas, légalement, ce serait à la commune où le décès est survenu, de prendre en charge l’inhumation. Berck, en l’occurrence. Pour le moment, la municipalité n’a pas été sollicitée à ce sujet.

En attendant, une femme de la région parisienne a déjà proposé à la mairie de faire un don pour les obsèques de la petite Adélaïde

Source :lavoixdunord.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 30/11/2013 16:58  Mis à jour: 30/11/2013 17:24
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 BERCK (62) La maman de la petite retrouvée noyée a reconnu qu'elle était venue à Berck pour la tuer
La mère de la fillette tuée, déférée à Boulogne-sur-Mer samedi, s'était rendue à Berck (Pas-de-Calais) pour "mettre fin aux jours de son enfant", Adélaïde, 15 mois, a indiqué le parquet dans un communiqué.

La mère de la petite Adélaïde se serait rendue volontairement à Berck pour déposer sa fille «vivante sur la plage alors que la marée montait», selon le parquet. Elle affirme qu’elle avait des difficultés à élever l’enfant

La mère de la fillette tuée, déférée à Boulogne-sur-Mer samedi, s’était rendue à Berck (Pas-de-Calais) pour «mettre fin aux jours de son enfant», Adélaïde, 15 mois, a indiqué le parquet dans un communiqué.

Au cours de sa garde à vue, la mère «a expliqué qu’elle s’était rendue le 19 novembre 2013 à Berck dans le but de mettre fin aux jours de son enfant», est-il expliqué. «Elle l’a déposée vivante sur la plage alors que la marée montait».

«Elle ne s’était jamais rendue dans cette ville, dont seul le nom a retenu son attention», précise encore le parquet.

Après avoir laissé sa fille, elle est rentrée à son domicile, qu’elle n’a plus quitté, hermétique au moindre appel à témoins.

La fillette serait née le 9 août 2012 en région parisienne.

«Elle relate les difficultés qu’elle rencontrait dans la prise en charge quotidienne de la fillette, peu compatibles avec sa vie de couple», rapporte le parquet.

La mère était étudiante en philosophie

La jeune femme, Fabienne Kabou, 36 ans, est d’origine sénégalaise et de nationalité française, selon le parquet. Elle est arrivée vers 14H15 au parquet de Boulogne-sur-Mer où un juge d’instruction doit la mettre en examen pour «assassinat», soulignant la préméditation du geste.

Le parquet a demandé son placement en détention provisoire.

Les enquêteurs ont identifié la suspecte grâce à des témoignages obtenus après diffusion de communiqués et aux recoupements faits à partir des fichiers de police : la jeune femme était inscrite au Fichier national des étrangers.

Sans travail, sans ressources, étudiante en philosophie, elle vit à Saint-Mandé avec un homme de 63 ans à qui elle a expliqué à son retour avoir remis sa fille à sa mère pour qu’elle soit prise en charge au Sénégal.

«Lui aussi affirme qu’il n’a eu aucun écho de la disparition de l’enfant», dit le parquet. Le compagnon serait le père de l’enfant, a précisé à l’AFP le parquet qui dit toutefois ne pas en avoir la preuve.

AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 30/11/2013 11:22  Mis à jour: 30/11/2013 11:35
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 Fillette retrouvée morte à Berck: la mère a reconnu les faits et est mise en examen pour assassinat
Les analyses ADN réalisées après l’arrestation vendredi soir d’une femme à Saint-Mandé, près de Paris, confirment qu’il s’agit bien de la mère de la fillette retrouvée morte le 20 novembre sur une plage de Berck-sur-Mer, en France. Cette dernière a reconnu les faits qui lui sont reprochés.



Les résultats des analyses génétiques « confirment que la femme en garde à vue est la mère de l’enfant », a expliqué cette source proche de l’enquête.

Cette femme est en garde à vue depuis vendredi vers 18H00. La mère de la fillette faisait l’objet d’un appel à témoin de la police. Elle a reconnu les faits ce samedi matin et a été mise en examen pour assassinat.

La mère de la fillette a été arrêtée rue Jeanne d’Arc, à Saint-Mandé (Val-de-Marne), dans un immeuble de six étages, dans un quartier résidentiel de cette petite commune plutôt bourgeoise près du bois de Vincennes.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la femme est âgée de 36 ans. Hébergée chez un homme à Saint-Mandé, elle a été interpellée à son arrivée à ce logement. Elle aurait expliqué à ce moment-là être la mère d’une fille née en août 2012 mais assuré que sa propre mère avait emmené la fillette au Sénégal.

Elle va être déférée en début d’après-midi au palais de justice de Boulogne où un juge d’instruction lui signifiera sa mise en examen. Un communiqué sera diffusé dans l’après-midi, a déclaré Nathalie Bany
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 29/11/2013 10:24  Mis à jour: 29/11/2013 10:27
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 VIDEO TF1. Fillette noyée à Berck : dans les coulisses du numéro vert


REPORTAGE. Un nouvel appel à témoins a été lancé jeudi dans le cadre de l'enquête sur l'affaire de la fillette de un an retrouvée noyée il y a huit jours sur la plage de Berck-sur-Mer. Des appels triés et analysés au sein de l'Office central pour la répression des violences aux personnes, à Nanterre.




Nanterre, dans les locaux de la Police judiciaire, au huitième étage. Un officier de l'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), répond au téléphone : "Bonjour Madame. Je vais vous demander votre nom et votre téléphone. Ça s'est passé quand ? Pouvez-vous m'en dire plus sur cette personne que vous avez vue dans votre magasin avec un bébé dans une poussette ? La femme avait-elle un téléphone portable avec elle". Les questions s'enchaînent, aussi précises que directes. Au bureau voisin, un autre officier s'entretient au téléphone : "Elle voulait juste s'informer sur un éventuel séjour à Berck ? Très bien. Je vous remercie"...

Nous sommes dans la salle du numéro vert. C'est là que sont réceptionnés, 24h/24, tous les coups de fil, lorsqu'un appel à témoins est lancé au niveau national. Les disparues de Perpignan, la petite Fiona... Et, aujourd'hui, l'affaire de Berck-sur-mer pour laquelle les enquêteurs sont toujours à la recherche de la mère de la fillette d'un an retrouvée morte noyée, il y a plus d'une semaine, sur la plage de la station balnéaire.

Farfelus, à creuser et immédiatement vérifiables : les 3 types d'appels


"Ce numéro vert est mis en place à chaque fois que l'on estime, le procureur chargé de l'enquête en tête, qu'il y a lieu de faire un appel à témoins national pour permettre de faire avancer plus rapidement l'enquête", explique à MYTF1News le commissaire divisionnaire Christophe Moliny, à la tête depuis 9 mois de l'OCRVP. Depuis une semaine, la soixantaine de fonctionnaires de police qui compose cet office -analystes criminels, psychologues et enquêteurs- travaillent donc sans relâche, sous la direction des directeurs d'enquêtes de Lille et Coquelles, pour traiter les appels mais aussi analyser tous les éléments du dossier (vidéosurveillance, relevés bancaires, téléphonie...).

"Chaque appel reçu est classé selon trois catégories", précise le commissaire Moliny. Les appels "farfelus", comme les médiums ou les personnes qui donnent des conseils aux policiers, auxquels il n'est pas donné suite. Les appels dits "intéressants à creuser" mais dont on sait qu'ils ne permettront pas de résoudre directement l'affaire. Et, surtout, les "appels particulièrement intéressants". "Ce sont les appels qui vont nous donner un lieu, une adresse ou un nom et qui sont immédiatement vérifiables", explique le commissaire. Quand un tel appel arrive, le compte-rendu de la conversation apparaît alors en rouge sur l'ordinateur de l'officier de police. Il va faire l'objet d'un traitement immédiat. Ce fut le cas, ce jeudi matin, avec le coup de téléphone de la commerçante de Berck.

Plus de 100 appels peu concluants

Depuis le lancement du premier appel à témoins, vendredi, l'OCRVP a recueilli un peu plus d'une centaine de témoignages. Peu concluants. Les enquêteurs attendent désormais beaucoup du nouvel appel à témoins, lancé jeudi matin, dans les transports parisiens. Car c'est là que la femme activement recherchée a été vue pour la dernière fois, seule, gare du Nord, le jour de la découverte du corps.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/11/2013 21:35  Mis à jour: 26/11/2013 21:36
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 Berck : la femme qui a parlé à la mère de la fillette dans le bus s'est manifestée !
Selon le informations France3, l'appel à témoins lancé par le Parquet de Boulogne-sur-mer a donné un résultat important : la femme qui a parlé à la mère de fillette mardi dans le bus vers Berck s'est manifestée auprès de la police.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/11/2013 09:41  Mis à jour: 26/11/2013 09:42
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 Fillette retrouvee à Berck: le parcours de la femme -
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/11/2013 20:48  Mis à jour: 25/11/2013 20:52
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 Fillette noyée sur la plage de Berck : une femme ayant parlé avec "la femme à la poussette" recherchée
"La femme à la poussette" avait pris le train pour Berck avec la fillette mardi 19 novembre. Au cours de ce trajet, elle a parlé avec une femme à qui elle a pu donner le prénom de l'enfant.

Une femme d'au moins 40 ans est susceptible de connaître le prénom de la fillette retrouvée morte sur la plage de Berck-su-Mer, dans le Pas-de-Calais, la semaine dernière. Ce témoin a parlé avec "la femme à la poussette" pendant un trajet en train entre Paris et Berck la veille de la découverte du corps de l'enfant.

Des caméras de vidéosurveillance de la gare du Nord, à Paris, ont filmé "la femme à la poussette" en compagnie de la fillette mardi 19 novembre alors qu'elles partaient pour Berck, puis seule, cette fois, mercredi 20, jour de la découverte au petit matin du corps de l'enfant sur la plage.

Accompagnée de la petite fille, la jeune femme a pris le train à la gare du Nord à Paris. Elle est descendue à Rang-du-Fliers (Pas-de-Calais) puis a emprunté un bus jusqu'à Berck-sur-Mer", notent les enquêteurs.

Cette femme recherchée appartient bien à la même famille que la victime selon des analyses ADN révélées ce lundi. Selon RTL, il s'agit de la mère de l'enfant, mais ni la PJ, ni le parquet ne confirmaient cette information lundi soir.

Nouvel appel à témoins



Afin d'identifier la fillette, la police judiciaire et le parquet de Boulogne ont diffusé lundi soir une nouvelle version de l'appel à témoins pour retrouver la femme noire et une personne avec qui elle aurait discuté. "Au cours de ce dernier trajet, elle a parlé avec une femme âgée d'au moins quarante ans à laquelle elle aurait donné le prénom de l'enfant. A ce jour, ce témoin n'a pas été identifié", précisent-ils.

Les identités de la femme et de la fillette restent, officiellement, inconnues. Accident ou homicide, les enquêteurs disent n'écarter ou ne privilégier aucune piste.

Tout témoin permettant d'identifier l'enfant et/ou son accompagnatrice est prié de joindre la police judiciaire au numéro vert suivant : 0 800 35 83 35.
Source ZFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/11/2013 14:06  Mis à jour: 25/11/2013 14:19
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 La femme recherchée après la mort d’une fillette à Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais) fait partie de sa famille et a été vue seule à Paris après la découverte du corps.
Un lien de parenté, direct ou indirect, a été établi entre la femme et la fillette, suite aux analyses effectuées dans la chambre d’hôtel, où elles ont séjourné dans la nuit de mardi à mercredi. Le procureur de Boulogne-sur-Mer, Jean-Pierre Valensi, annonce ainsi que la femme et la fillette « sont de la même famille ».

C’est le système de vidéosurveillance de la gare du Nord, à Paris, qui avait permis de savoir que le binome était arrivé à Berck en provenance de la région parisienne. Ce sont ces mêmes caméras qui ont repéré la femme, seule, dans l’autre sens, quelques heures après la découverte du corps de la fillette sur la plage mercredi matin.

La chambre d’hôtel pouvait représenter une source d’indices pour la police judiciaire, qui avait indiqué « avancer pas à pas ». Des analyses ADN ont donc pu être réalisées à partir d’empreintes, de cheveux, laissés par la femme et la fillette.

Les recherchent s’orientent désormais vers la région parisienne, même si les autorités n’avancent aucune précision sur l’identité de cette femme.

La prudence au coeur de l’appel à témoin

« Des informations vierges pour ne pas influencer les témoignages. » La discrétion des enquêteurs est la pierre angulaire depuis le début de leurs investigations, afin de tenter d’élucider le mystère entourant cette affaire.

Après l’appel à témoin, diffusé vendredi, la police judiciaire a besoin d’appels « clairs » et surtout de « neutralité ». Pour expliquer cette prudence, il faut savoir que les enquêteurs ne savent pas forcément toujours où ils mettent les pieds. « On est en train d’essayer d’élucider des faits qu’on ne comprend pas et pour lesquels tout est ouvert », indiquait encore ce dimanche le parquet de Boulogne-sur-Mer. Si certaines zones d’ombre peuvent avoir été levées suite aux découvertes faites par les enquêteurs, d’autres éléments restent sensibles.

L’enjeu de cet appel à témoin est de s’approcher de l’environnement de cette femme, qui pourrait être originaire de la région parisienne. Or, un proche peut se murer dans le silence en apprenant les circonstances entourant la recherche. Et décider de ne pas dénoncer un ami, un parent, si celui-ci est suspecté de faits répréhensibles (le contraire s’est produit pour l’affaire du tireur de Paris, interpellé grâce à la personne qui l’hébergeait). D’où ce souci de « neutralité » ; d’autant que pour le moment, l’enquête ne privilégie aucune hypothèse, ni criminelle, ni accidentelle.

Tout témoin susceptible d’identifier l’enfant et son accompagnatrice est prié de joindre la Police judiciaire au numéro vert suivant : 0 800 35 83 35.
Source: lavoixdunord.fr/
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