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Meurtre de Valentin: Stéphane Moitoiret est condamné à 30 ans de prison

Publié par Walda Colette Dubuisson le 27-03-2018 (2418 lectures) Articles du même auteur

27/03/2018 : Hondelatte raconte - Stéphane Moitoiret, un fou en prison ? ( écoutez l'émission) ...
Une pensée pour les parents de Valentin , sa maman a été " démolie" , comme nous la comprenons .
******************************************
11/03/2016 : Meurtre de Valentin: Faites entrer l'accusé "Le crime fou de Stéphane Moitoiret" ( Vidéo).Ajoutée le 11 mars 2016
Rediffusion le 13/03/2016 à 23h05 sur France 2.
*********************************
23/11/2013 Stéphane Moitoiret est accusé d'avoir tué le petit Valentin, en 2008 dans l'Ain.Noëlla Hégo, a été condamnée à 4 ans de prison ferme pour complicité par les assises du Rhône.


Hommage à Valentin , pensées et courage à sa maman , sa famille

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Avant tout, rendons hommage au courageux petit Valentin.
Repose en paix bonhomme



23/11/2013 : Accusé du meurtre du petit Valentin en 2008, Stéphane Moitoiret a écopé de 30 ans de réclusion criminelle. Son ex-compagne, Noëlla Hégo a été condamnée à quatre ans de prison ferme pour complicité.


Stéphane Moitoiret a été condamné vendredi 22 novembre en appel à 30 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat en 2008 du petit Valentin dans l'Ain, et son ex-compagne, Noëlla Hégo, a été condamnée à 4 ans de prison ferme pour complicité par les assises du Rhône.

Les jurés ont suivi les réquisitions pour Moitoiret mais se sont montrés plus cléments pour Hégo, pour laquelle l'avocat général avait requis 16 à 18 ans de réclusion. En première instance dans l'Ain, fin 2011, ils avaient été respectivement condamnés à la perpétuité et à 18 ans de réclusion.



Clémence pour Noëlla Hégo

La condamnation de Moitoiret, marginal de 44 ans, est assortie d'une peine de sûreté de 20 ans. Elle est conforme aux réquisitions de l'avocat général bmais inférieure à la réclusion à perpétuité prononcée en première instance dans l'Ain, en 2011. Les jurés se sont en revanche montrés plus cléments pour Noëlla Hégo, condamnée à 18 ans de réclusion par les assises de l'Ain. Ils n'ont pas suivi le représentant du parquet, qui réclamait "16 à 18 ans de prison" pour avoir poussé Moitoiret au crime.

Acquittant cette femme de 53 ans du chef de complicité d'assassinat, comme l'avait demandé sa défense, ils l'ont en revanche condamnée pour "non-assistance à personne en danger" et "tentative d'enlèvement" d'un enfant de 5 ans en 2006. Sa peine couvrant la détention déjà effectuée, elle va sortir de prison.

Valentin Crémault, qui allait avoir 11 ans, avait été retrouvé lardé de 44 coups de couteau en juillet 2008 à Lagnieu, dans l'Ain.
La défense de Stéphane Moitoiret, accablé par les traces ADN relevées sur l'enfant, n'a jamais contesté le crime mais a plaidé la folie.

Source : AFP

******************************

ANNONCE : Dimanche 15 Novembre à 23h20 sur France 2 :
Faites entrer l'accusé - Le crime fou de Stéphane Moitoiret


L’émission Faites Entrer l’accusé revient sur l’affaire Moitoiret, dimanche soir dans un documentaire baptisé “Le crime fou de Moitoiret”.

Dans l’Ain, personne n’a oublié ce crime sordide du 29 juillet 2008 à Lagnieu : Valentin, dix ans à peine, était retrouvé dans la rue, poignardé à 44 reprises.

Moins d’une semaine après, les gendarmes interpellaient un couple, Noëlla Hégo et Stéphane Moitoiret.

Depuis vingt ans, ils sillonnaient la France à pied ou à vélo pour accomplir « une mission divine. » Leur santé mentale, surtout celle du meurtrier, Stéphane Moitoiret, avait d’emblée posé question. Au terme d’une longue procédure, ils seront jugés deux fois et condamnés : lui pour meurtre, elle pour non-assistance à personne en danger.

Dans la soirée du 28 juillet 2008, le petit Valentin Crémault est tué d'une quarantaine de coups de couteau alors qu'il se baladait à vélo dans une rue de Lagnieu, village de l'Ain.

Début août, les gendarmes de la brigade du Cheylard, en Ardèche, interpellent des auto-stoppeurs, Stéphane Moitoiret, 39 ans, et Noëlla Hego, 48 ans, à Dornas.

Un couple de marginaux qui parcourt les routes de France. Accablée par les traces ADN retrouvées sur l'enfant, la défense fait valoir les troubles psychiques de Moitoiret.

Mais trois collèges de psychiatres rendent des avis différents sur la santé mentale de Moitoiret. En 2013, celui-ci est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.
http://www.programme.tv/
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Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/03/2018 15:53  Mis à jour: 27/03/2018 15:55
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Commentaires: 4087
 Hondelatte raconte - Stéphane Moitoiret, un fou en prison ?
Je vous raconte aujourd’hui une affaire criminelle terrible, celle de l’assassinat du petit Valentin, 11 ans, fin juillet 2008 à Lagnieu. Le petit Valentin est retrouvé agonisant dans une rue proche de la maison où il passait ses vacances. Au début, en raison de nombreuses plaies au cou, les gendarmes pensent que l’enfant a été attaqué par un chien. Mais le médecin légiste est formel : Valentin n’a pas été tué par un chien, mais à coups de couteau. Il semble que son agresseur se soit blessé car il a laissé des taches de sang dans tout le quartier…

Invité :


Paul Bensussan, psychiatre, expert auprès de la cour de cassation et auprès de la cour pénale internationale.

Il s’est opposé à ses collègues en demandant à ce que Moitoiret ne soit pas jugé.



Si vous ne voyez pas la vidéo, merci de cliquer ici->
http://www.europe1.fr/emissions/honde ... n-prison-26032018-3609935
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/03/2016 11:46  Mis à jour: 12/03/2016 11:46
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 Re : Meurtre de Valentin: Faites entrer l'accusé "Le crime fou de Stéphane Moitoiret" ( Vidéo)
Ajoutée le 11 mars 2016


La France ne juge pas les fous ; le code pénal l’interdit. Pourtant, selon certains psychiatres, c’est bien ce qu’elle a fait en condamnant à deux reprises, en 2011 et 2013, un dénommé Stéphane Moitoiret, à la réclusion criminelle à perpétuité. Schizophrène ou responsable de ses actes : le cas Moitoiret a divisé les collèges d’experts autant que son crime a choqué.

Diffusion le 13/03/2016 à 23h05 sur France 2.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/06/2014 14:11  Mis à jour: 27/06/2014 14:14
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 Re: Meurtre de Valentin Crémault : l'histoire d'une folie à deux qui se termine par le massacre d'un enfant.....Jean-Charles Marchand vient de sortir un livre ...
Vendredi 27 juin 2014 par http://www.francebleu.fr/

Jean-Charles Marchand, journaliste et chroniqueur judiciaire, vient de sortir un livre sur l'affaire du petit Valentin, ce garçon tué de 44 coups de couteau en juillet 2008 à Lagnieu dans l'Ain et la personnalité délirante de Stéphane Moitoiret et sa compagne Noëlla Hego, le couple de marginaux jugé devant les Assises de l'Ain.

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Jean-Charles Marchand est l'auteur d'un livre sur Stéphane Moitoiret et Noella Hégo condamnés par les Assises de l'Ain pour le meurtre du petit Valentin, le premier pour avoir massacré de 44 coups de couteau le garçon dans une ruelle de Lagnieu en juillet 2008, et la deuxième pour ne pas lui avoir porté secours.

"Valentin et les délirants, monographie d'un délire à deux meurtriers" reconstitue l'enquête et l'instruction mais surtout la personnalité délirante des deux accusés.

Jean-Charles Marchand pose aussi la question de la responsabilité pénale des malades mentaux et du traitement judiciaire des crimes commis par des personnes psychotiques.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/12/2013 13:29  Mis à jour: 14/12/2013 13:42
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 Meurtre de Valentin : la grave faillite de l'expertise psychiatrique !!! Comment protéger les innocents de ces malades remis en liberté ??? Personne n’est à l’abri, il suffit de se trouver au mauvais endroit , au mauvais moment !!!
.

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Stéphane Moitoiret a été condamné à 30 ans de réclusion aux Assises pour un acte atroce, commis sans motif compréhensible sur un malheureux enfant de 10 ans que Moitoiret ne connaissait même pas. Moitoiret a commis l'horreur, nul ne le conteste. Les jurés du Rhône, après ceux de l'Ain qui l'avaient condamné à la perpétuité en appel, ont puni à hauteur de la gravité de son crime le monstre Moitoret.

La vengeance est passée, la société est rassurée. Mais, justice a-t-elle vraiment été rendue ?

Moitoiret est-il à demi responsable ou totalement irresponsable ? Si des experts psychiatriques sensés connaître les symptômes d'une maladie mentale ne sont pas capables de s'entendre sur cette question fondamentale, comment reprocher à des jurés d'avoir seulement puni l'acte odieux sans considérer que celui qui l'a commis nécessite plutôt une prise en charge psychiatrique ? Comment accorder crédit à une expertise concluant à la responsabilité, en omettant que Moitoiret avait fait un séjour en milieu psychiatrique plusieurs années avant l'acte horrible à l'origine de sa comparution aux Assises ? Comment 9 experts ont-ils pu s'entendre unanimement sur le diagnostic de trouble psychotique et en conclure, les uns, qu'il y avait altération du discernement et les autres abolition, et donc responsabilité partielle ou irresponsabilité, ce qui n'a pas les mêmes conséquences en termes judiciaires? Ainsi, des médecins, se prenant pour des philosophes au lieu de faire leur métier de soignants, ont pu affirmer que, malgré sa maladie, le sujet gardait une part de libre arbitre et donc de responsabilité, et qu'il était donc justifié de le punir. Le plus sévèrement possible. Mais, attention, Moitoiret aura d'autant plus de difficulté à se soumettre à des soins que la société n'aura pas pleinement reconnu sa folie.

Le cas Moitoiret signe la faillite de l'expertise psychiatrique, incapable d'expliquer simplement à un jury d'assises que, même criminel, un malade mental grave doit être soigné. Parce que la médecine dispose d'outils thérapeutiques, parce que plus les soins sont précocement mis en œuvre, plus ils sont efficaces et mieux le malade peut en comprendre la nécessité, parce que c'est la meilleure garantie de sécurité pour le malade et pour la société.

En mettant Moitoiret en prison, la société conjure sa peur. La folie fait peur. Et l'adage « demi fou, double peine », qu'on croyait obsolète, a repris du galon...

Parce que le malade criminel se bornait à ne pas reconnaitre les faits commis alors que tout le confondait ? Par volonté irrépressible de punir de toute façon un crime aussi effrayant ? Parce que les jurés ne voulaient pas que, déclaré irresponsable, Moitoiret soit confié à l'institution psychiatrique ? Par manque de confiance en la capacité de l'hôpital psychiatrique à assurer à l'avenir une protection contre un nouvel acte criminel du même malade ? L'institution psychiatrique s'est effectivement montrée parfois trop légère pour protéger la sécurité des personnes. Nous, psychiatres, devons en finir avec les discours angéliques : même s’il s’agit d’une infime minorité des patients, il existe des états mentaux dangereux qu'il revient à la médecine de savoir identifier, contenir et soigner. La prison sait contenir, mais, attention, maintenir un malade en prison c’est ouvrir un risque de récidive, faute d'une prise en charge thérapeutique précoce.

Le cas Moitoiret entrera dans l'histoire des régressions dont témoigne notre société en crise, aux prises avec de graves tensions économiques et sociales, plus encline à tomber dans la facilité de la vengeance qu'à reprendre à son compte les valeurs humanistes qui, dès le début du 19e siècle, délivrèrent les aliénés de leurs chaînes. Même les Romains considéraient les fous comme déjà trop punis par les dieux pour encourir en plus la punition des hommes … Au-delà du temps pendant lequel Moitoiret séjournera en prison - à supposer que ce temps ne soit pas trop perturbé par la maladie qui resurgirait à la face de l'institution judiciaire conduisant à transférer Moitoiret... en unité psychiatrique -, qu’adviendra-t-il ? Qu’adviendrait-il dans 30 ans si Moitoiret retrouvait sa liberté sans être dès aujourd'hui pris en charge par la psychiatrie dont il relève comme l'ont dit toutes les expertises, y compris les plus médiocres ?


Professeur Jean-Pierre Olié, Hôpital Sainte Anne, Expert près la Cour de Cassation, Membre de l'Académie nationale de médecine,
Raphaël Gaillard, Chef de Pôle ,Hôpital Sainte Anne.
Philippe Charrier,Président de l'UNAFAM


Source : AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/12/2013 15:48  Mis à jour: 04/12/2013 15:51
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 Stéphane Moitoiret " meurtrier du petit Valentin" ... Les experts tranchent : "Oui, les psychotiques sont des êtres humains "
. LE MONDE.fr | 04.12.2013 à 11h26 | Frédéric Rouillon (Chef de service et de pôle à l'hôpital Sainte-Anne, professeur de psychiatrie à l'université Paris-Descartes et expert auprès de la cour d'appel de Paris)

« On sait maintenant que Valentin n'a pas été tué par une chose mais par un être humain », s'est félicité Me Gilbert Collard, l'avocat de la famille Crémault, en sortant de la cour d'assises du Rhône, qui venait de condamner Stéphane Moitoiret pour le meurtre du petit Valentin. Les malades mentaux sont-ils donc des choses et non des êtres humains ?
Il ne m'appartient pas de commenter cette décision de justice, même s'il est regrettable de condamner à une peine de réclusion de trente ans un patient souffrant, à l'évidence, d'un trouble schizophrénique, alors qu'il eût été plus conforme à l'esprit de la loi et plus protecteur pour la société qu'il soit interné dans un hôpital psychiatrique, pour y recevoir des soins adaptés à sa maladie, tout en protégeant la population d'une éventuelle récidive criminelle.

S'il y a eu querelle d'experts pendant ce procès, ce fut pour savoir si le discernement de Stéphane Moitoiret était altéré ou aboli au moment des faits, mais nullement à propos de son diagnostic, trop évident pour l'immense majorité des psychiatres qui ont suivi cette tragique affaire.

DIAGNOSTIC DE SCHIZOPHRÉNIE

Ayant eu accès à son dossier, je n'imagine pas qu'un seul des sept psychiatres experts qui se sont prononcés ait pu douter du diagnostic de sa schizophrénie. Ou alors, il faut s'interroger sur la compétence, voire la mauvaise foi, de ceux qui ne l'ont considéré que comme un simple marginal désocialisé !

Stéphane Moitoiret était enfermé, avec Noëlla Hégo, dans un trouble psychotique pour lequel l'histoire de la psychiatrie française a trouvé un nom explicite : la « folie à deux » (Falret-1877). Ce délire dit « partagé » a bénéficié d'une telle reconnaissance dans la communauté médicale qu'il figure en langue française dans la classification nord-américaine des troubles mentaux, le DSM IV (Diagnostic Statistical Manual, 4e édition).

On vient donc de condamner un malade à une peine de prison pour un acte qui est manifestement le fruit de son délire. Ce ne sera pas le premier puisque, comme je l'avais montré avec le professeur Falissard, il y a une dizaine d'années, au terme de la plus grande étude jamais menée en France sur la santé mentale en prison, la fréquence de la schizophrénie est de 7 % parmi les détenus de notre pays, soit dix fois plus que dans la population générale française.

Rappelons que ce chiffre situe notre République des droits de l'homme parmi les pays occidentaux qui épargnent le moins leurs handicapés mentaux, avec deux à trois fois plus de patients psychotiques dans sa population carcérale que dans celle de la plupart des autres pays de même niveau socio-économique.

C'est assez regrettable dans le pays qui a vu naître Philippe Pinel (1745-1826), qui libéra les aliénés de leurs chaînes, il y a plus de deux siècles, pour précisément les distinguer des délinquants et des criminels avec lesquels ils partagèrent, jusqu'à la Révolution française, les mêmes lieux de réclusion.

Mais là n'est pas mon propos, car certains psychiatres ont pu considérer que le droit des malades mentaux d'aller en prison était l'ultime reconnaissance de leur égalité citoyenne et de leur intégration sociale !

LES MALADES MENTAUX SOUFFRENT DE DISCRIMINATION

Cette position idéologique peut-être discutable, mais elle a le mérite de se nourrir de la lutte contre la discrimination dont souffrent la majorité des malades mentaux depuis la nuit des temps. Or, les propos de Me Collard sont d'une tout autre nature. Ils dénient implicitement aux malades mentaux le statut d'être humain. Les quatre à cinq millions de Français qui souffrent de troubles mentaux chaque année se trouvent ainsi déshumanisés, chosifiés.

Certes, Me Collard défend la famille de la petite victime, qui souhaite une sanction exemplaire pour le criminel qui a dévasté leur vie. Mais, l'affaire étant jugée, ces effets de manches étaient-ils encore bien utiles ? Permettront-ils à Véronique Crémault de mieux « se reconstruire autrement ? », selon les termes qui lui ont été attribués par la presse.

N'eût-il pas été préférable de rappeler à cette famille endeuillée que l'irresponsabilité pénale ne signifie pas que les malades mentaux criminels soient dédouanés du mal qu'ils ont pu causer à autrui ? Ils sont, tout comme les détenus en prison, privés de liberté. Leur enfermement peut être parfois plus durable que celui des condamnés qui purgent une peine à durée limitée, souvent d'ailleurs réduite pour bonne conduite.

En effet, si la perpétuité n'existe plus dans les prisons françaises, elle n'a pas disparu de certains hôpitaux psychiatriques où les psychiatres peuvent reconduire les mesures d'hospitalisation sous contrainte, tant que persiste une dangerosité. De surcroît, toute sortie éventuelle d'un hôpital psychiatrique impose une nouvelle expertise.

DÉNI D'APPARTENANCE À L'ESPÈCE HUMAINE

Certains rétorqueront que des patients ont parfois pu échapper à la vigilance des équipes soignantes avant de commettre un crime. Cette éventualité est exceptionnelle au regard du million de patients traités annuellement par les secteurs de psychiatrie française. N'y a-t-il d'ailleurs jamais d'évadés de nos prisons, pour un nombre de détenus d'un peu moins de 100 000 ?

Ce déni d'appartenance à l'espèce humaine des malades mentaux, au nom des crimes effrayants que certains d'entre eux peuvent commettre, méconnaît qu'ils sont plus souvent victimes de crimes et de délits qu'ils n'en sont les auteurs. Enfin, l'étude Nesarc (National Epidemiological Study on Alcohol and Related Conditions), menée aux Etats-Unis, a établi que c'est beaucoup plus l'alcool qui était criminogène que les seuls troubles mentaux sans addiction associée.

Alors que l'Organisation mondiale de la santé et l'Association mondiale de psychiatrie travaillent sur la lutte contre la stigmatisation dont sont victimes les malades mentaux, il est désolant que de brillants avocats concourent à leur exclusion en tenant des propos aussi navrants. D'autant que cette exclusion les marginalise et les prive donc de l'accès aux soins, pourtant le seul moyen de prévenir leurs troubles du comportement et donc les risques qu'ils font courir à autrui.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/11/2013 12:28  Mis à jour: 26/11/2013 12:32
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 Meurtre du petit Valentin Crémault: Noëlla Hégo hospitalisée d’office à Lyon
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L'ex-compagne de Stéphane Moitoiret, Noëlla Hégo, condamnée vendredi à cinq ans de prison dont quatre ferme pour ne pas avoir prêté assistance à la victime, mais acquittée du chef de complicité d'assassinat, est ressortie libre de la cour d'assises du Rhône.

Ayant déjà passé cinq ans et demi en détention provisoire, la levée d'écrou a eu lieu dans la foulée.

Mais Noëlla Hégo a finalement été hospitalisée d'office à l'Unité hospitalière spécialement aménagée de Lyon, selon son avocat qui a indiqué qu'il s'agissait d'une décision prise par le préfet et pour sa propre protection. Une audience devrait se tenir prochainement devant le juge de la liberté et de la détention pour évaluer l'opportunité d'une levée d'hospitalisation
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