|Bienvenu(e) Visiteur|
block control Home  •  SOS-Infos  •  Recherche  •  Les Photos non rsolues block control

 Connexion

 Qui est en ligne
14 Personne(s) en ligne (13 Personne(s) connectée(s) sur Les nouvelles)

Utilisateurs: 0
Invités: 14

plus...

Foyer de l'horreur au Mexique: des centaines d'enfants trouvés dans des conditions inhumaines!

Publié par Walda Colette Dubuisson le 17-07-2014 (1567 lectures) Articles du même auteur
MEXIQUE : Les parents de près de 500 enfants, contraints de mendier ou victimes d'abus sexuels, retrouvés par la police vivant dans des conditions inhumaines dans un foyer de l'ouest du Mexique, espéraient mercredi pouvoir les récupérer rapidement.
VIDÉO


Choqués et indignés, des parents et des proches tentaient mercredi de récupérer certains des quelque 500 enfants contraints de mendier ou victimes d'abus sexuels retrouvés par la police vivant dans des conditions inhumaines dans un foyer de l'ouest du Mexique. "Nous sommes arrivés hier soir. Nous sommes partis en courant en écoutant les informations", a expliqué à l'AFP Lucia Carranza, qui a un enfant dans le foyer "La Gran Familia" (La Grande Famille), située à Zamora, dans l'Etat du Michoacan. Elle espère obtenir des informations comme les quelque 200 personnes qui sont arrivés angoissées d'autres régions du Mexique. Toutes cherchent à récupérer leurs enfants, pour l'instant placés sous la garde des autorités fédérales, à l'intérieur du foyer.

Obligés de faire l'aumône, de dormir sur le sol et de manger de la nourriture avariée

Là, ils sont au total 596 - 458 mineurs et 138 majeurs - trouvés mardi dans cet internat créé il y a 40 ans, lors d'une opération policière menée après des plaintes selon lesquelles l'établissement retenait les jeunes gens de force. Selon les premiers témoignages, Rosa del Carmen Verduzco, directrice et fondatrice de l'établissement, et son personnel pratiquaient des "violences physiques et psychologiques" sur les internes, a indiqué à la presse Tomas Zeron de Lucio, responsable des enquêtes criminelles au ministère de la Justice. Les enfants auraient été obligés à faire l'aumône, à dormir à même le sol parmi les rats et les punaises, tandis qu'on leur servait de la nourriture "avariée", a affirmé ce responsable à la presse.

Abus sexuels et interdiction de quitter l'internat


Certains des internes subissaient également des "abus sexuels" et avaient "l'interdiction de quitter les lieux", a-t-il ajouté. "L'opération a été mené à partir d'au moins 50 plaintes contre les administrateurs de ce foyer, principalement de Mme Rosa del Carmen Verduzco, pour privation illégale de liberté", a dit M. Zeron.

"On ne m'a pas laissée le voir avant ses quatre mois"


Mme Carranaza raconte qu'elle a laissé son plus jeune enfant aux soins de la directrice en 2012. "Mon époux et moi travaillions comme journaliers et l'aîné nous aidait, alors je ne pouvais pas garder le bébé et on m'a recommandé cet endroit". "Mama Rosa" ou "La chef", comme était surnommée Mme Verduzco, "m'a dit que mon fils serait bien ici. J'ai pensé que je pourrais le voir chaque semaine comme dans d'autres internat. Mais non. On ne m'a pas laissée le voir avant ses quatre mois", raconte cette femme de 25 ans.

"600 enfants abandonnés par leurs parents : délinquants, drogués ou enfants des rues"


Parmi les mineurs trouvés au foyer se trouvaient six enfants en bas âge. Selon les premiers éléments de l'enquête, les bébés nés dans le foyer étaient enregistrés comme enfants de Verduzco, sans autoriser la tutelle des pères biologiques. Selon sa page Facebook, l'internat "accueille plus de 600 enfants abandonnés par leurs parents : délinquants, drogués ou enfants des rues". Le site dit lui-même que les enfants sont adoptés par la directrice, raison pour laquelle "tous portent le nom de Verduzco".

Crainte de représailles contre les jeunes


L'internat offrait aux jeunes un enseignement primaire, secondaire et même supérieur, conforme au programme du ministère de l'Education, ainsi que d'autres activités comme des ateliers de haute couture et de menuiserie, selon le site. Mais les proches venus sur les lieux assurent qu'une fois leur enfant dans l'établissement, Verduzco les empêchait fréquemment de les voir. Certains ont reconnu qu'ils savaient que s'y pratiquait de mauvais traitements, mais ne les dénonçaient pas par crainte de représailles contre les jeunes.

Au moins 50 plaintes

"L'opération a été mené à partir d'au moins 50 plaintes contre les administrateurs de ce foyer, principalement de Mme Rosa del Carmen Verduzco, pour privation illégale de liberté", a dit M. Zeron. Pourtant "La Grande Famille" étaient une institution reconnue à Zamora. Politiciens locaux ou candidats au poste de gouverneur du Michoacan, une région à forte implantation des narcotrafiquants, ont apporté pendant des années leur soutien au travail de Mme Verduzco.

La directrice a encore des défenseurs


Certains proches soulignent l'influence politique qu'avait la fondatrice du foyer. "Les autorités judiciaires du Michoacan me disaient seulement qu'on ne pouvait rien faire contre cette dame", dit à l'AFP Avigail Martinez, une autre mère venue récupérer son fils. "Mama Rosa" a encore des défenseurs. Un historien et intellectuel renommé au Mexique, Enrique Krause, a estimé sur son compte Twitter qu'elle était "harcelée" par les autorités alors qu'elle avait consacré sa vie "à recueillir des orphelins". "A 60 ans, Rosa Verduzco a adopté des milliers d'enfants, cas unique dans l'histoire mexicaine. Je demande au gouvernement de la respecter et de respecter la loi", a ajouté l'historien.

http://www.rtl.be

Format imprimable Envoyer cet article à un ami Créer un fichier PDF à partir de cet article
 
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/07/2014 12:25  Mis à jour: 23/07/2014 12:26
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 5491
 Re: Internat de l'horreur au Mexique : la directrice s'exprime pour la première fois
Image redimensionnée




"Mama Rosa", la directrice du foyer mexicain qui abritait des centaines de mineurs et où la police est intervenue à la suite de plaintes pour rétention forcée, violences et abus, a souligné dans un premier interview que "sans discipline, il n'y a rien".

L'octogénaire, que la justice a renoncé à poursuivre en raison de sa "sénilité", a quitté mardi l'hôpital où elle a subi des examens à la suite du choc provoqué par l'intervention policière dans le foyer qu'elle dirigeait depuis plus de 60 ans.



"La vie m'a rendue dure"

Dans cette interview accordée au journaliste mexicain Leon Krauze, fils de l'historien Enrique Krauze, qui a été l'un des premiers intellectuels à défendre la directrice face aux accusations dont elle faisait l'objet, Rosa del Carmen Verduzco, surnommée "Mama Rosa", a expliqué qu'elle était "dure dans la vie, la vie m'a rendue dure". "Et je sais que sans discipline, il n'y a rien", a-t-elle ajouté lors de ces quelques minutes d'entretien publiées sur le site de la chaîne américaine de télévision Univision et où on la voit vêtue d'un pull rouge avec le logo de "La Grande Famille", le nom du foyer.



Elle légitime la rétention des enfants et les mauvais traitements

Elle a justifié le fait que les parents ayant placé leurs enfants dans son foyer ne pouvaient les réclamer tant que ceux-ci n'avaient pas atteint leurs 18 ans en expliquant que le centre n'était "ni un internat ni une garderie où je t'emmène le matin et je te reprends le soir". "Nous sommes une famille, et on ne rompt pas quotidiennement les relations avec sa famille", a-t-elle ajouté.

"Mama Rosa" a justifié aussi le fait que les plus de 600 jeunes, dont plus de 400 mineurs, se voyaient souvent servir de la nourriture avariée: "Les gens qui ont un bon niveau de vie pensent que consommer de la nourriture périmée est très mauvais, mais moi ça fait quasiment 80 ans que je vis comme ça". Estimant avoir élevé quelque 4 000 enfants dans son foyer, "Mamá Rosa" s'est dite "sûre d'une chose, c'est que je leur ai donné la seule chose que j'ai, ma vie".

Six employés dans le collimateur de la justice

Le ministre de la Justice, Jesus Murillo Karam, en annonçant la libération de "Mama Rosa", avait précisé que les experts avaient conclu que son état physique et mental la "rendait incapable" de contrôler le foyer, et qu'il n'y aurait pas d'action à son encontre en raison de la "sénilité". Il a toutefois indiqué qu'il y avait eu de "très nombreuses" accusations d'internes contre "Mama Rosa", "en particulier pour des coups" qu'elle leur infligeait. Six employés du foyers - cinq hommes et une femme - sont accusés d'enlèvement de mineurs et de traite de personnes dans le but de les obliger à mendier, et trois d'entre eux sont l'objet d'une enquête pour agressions sexuelles contre des internes.
Source AFP

http://www.midilibre.fr
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/07/2014 12:58  Mis à jour: 19/07/2014 12:59
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
De:
Commentaires: 5491
 Re: Internat de l'horreur au Mexique : "Il y a eu beaucoup d'injustice ici"
Mercredi, 607 enfants ont été découverts vivants dans des conditions inhumaines dans un foyer mexicain. Jusqu'à la vaste entrée colorée, tout semble normal : peintures murales, terrain de basket... donnant sur une porte métallique infranchissable mais qui cachait l'horreur.

Une odeur fétide, mélange de nourriture pourrie, de défécations et d'urine, prend à la gorge les journalistes qui entrent dans l'internat "La Grande Famille" de Zamora, à l'ouest du Mexique, que le gouvernement a placé sous son contrôle après des dénonciations de mauvais traitement et de rétention forcée d'enfants. L'odeur n'était apparemment qu'un moindre mal par rapport aux souffrances rapportés par certains des 600 internes, dont plus de 400 mineurs, vivant dans cette institution jusque là à la réputation prestigieuse...

Coups et châtiments une fois les portes fermées


Certains des enfants affirment que la directrice et fondatrice de l'internat, Rosa del Carmen Verduzco - connue comme "Mama Rosa"- aujourd'hui âgée de 80 ans, et plusieurs employés infligeaient des coups et des semaines sans nourriture aux enfants qui cachaient de l'argent envoyé par leurs proches ou tentaient de s'échapper. Ramon, un adolescent orphelin de 15 ans, raconte que l'un des pires châtiments de "La chef" était "d'enfermer les enfants sans nourriture dans le "Pinocchio", une minuscule pièce obscure de moins de deux mètres carrés, ainsi nommée en raison de la fresque de l'enfant marionnette peinte sur le mur. Les coups et les menaces de Mama Rosa, une femme au fort caractère, à la voix rauque et au langage rude, créaient un climat de peur parmi les jeunes qui décrivent un monde de calamités, dont rien n'a percé pendant des années.
"Quand je suis tombée enceinte, on m'a envoyé nettoyer les toilettes, on m'a battue. Et une de mes camarades a été violentée par un des employés. Il y a eu beaucoup d'injustice ici", dit Cecilia Vázquez, une jeune de la région du Chiapas (sud-est), âgée de 19 ans et qui tient dans ses bras un bébé né au sein du foyer. Certains jeunes ont déclaré avoir été contraints à pratiquer du sexe oral de la part de majeurs non identifiés. Un d'eux a indiqué qu'un employé du foyer les obligeait à "des actes sexuels en échange d'argent", a dit le directeur de l'agence d'enquête criminelle du ministère de la Justice.

20 tonnes d'ordures retirées

Maintenant sous la garde de dizaines de policiers et de militaires, la cour centrale crasseuse fait aussi office de décharge des produits périmés et d'objets hors d'usage. Les employés du nettoyage qui sont entrés mardi ont déjà retiré quelque 20 tonnes d'ordures réparties dans les zones communes. Cela n'empêchait pas des enfants de tous âges de continuer à courir et jouer dans la cour.

"Je ne sais rien du dehors", explique Teresita, 16 ans, les larmes aux yeux

"Comment vous traitait Mama Rosa?, demande aux enfants le fonctionnaire judiciaire chargée de la visite guidée des journalistes. "Mal !", répondent en choeur les enfants présents. Certaines fillettes, comme Teresita del Niño Jesus Verduzco (le nom de famille de la directrice imposé dans le foyer aux orphelins et aux nouveaux nés) n'ont pas eu d'autre contact avec l'extérieur que la dizaine de sorties effectuées dans le pays pour des concerts du groupe musical constitué dans le centre. "Je ne sais rien du dehors, mais je voudrais sortir parce que je veux apprendre plus sur la vie et qu'on peut avancer en étudiant", explique Teresita, les larmes aux yeux. Cette belle adolescente est née dans le foyer il y a seize ans, d'une mère sourde et muette.

Certains défendent la directrice. Sandra, une femme de 43 ans abandonnée quand elle étaient bébé à la porte d'une boulangerie à Mexico et qui a passé 27 ans au foyer, dit qu'elle sera éternellement reconnaissante à "Mama Rosa", parce qu'elle lui a "donné la vie". "Mama Rosa m'a donné ce que la mère qui m'a engendrée n'a jamais fait. Sans elle je n'ai pas où aller, ni famille, ni rien".

Source AFP
Répondre
Déposer un commentaire
Règles des commentaires*
Tous les commentaires doivent être approuvés par un Administrateur
Titre*
Nom*
Courriel*
Site internet*
Message*
Code de Confirmation*
4 + 9 = ?  
Entrez le résultat de l'expression
Maximum de tentatives que vous pouvez essayer : 10