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Michel Fourniret a-t-il livré tous ses secrets ?

Publié par Walda Colette Dubuisson le 15-05-2018 (1382 lectures) Articles du même auteur
15/05/2018 : ENQUÊTE FRANCEINFO. "Il faut entrer dans son monde" : comment interroge-t-on un tueur en série comme Michel Fourniret ?
"L'ogre des Ardennes", qui a avoué récemment deux nouveaux meurtres, n'en a pas fini avec les enquêteurs et les magistrats, notamment dans l'affaire Estelle Mouzin.
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04/05/2018 : Affaires Parrish et Domèce : vers un procès de Michel Fourniret en 2019.
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03/05/2018 : Renvoyé aux assises pour l'assassinat en 1988 de l'épouse d'un ancien co-détenu qui lui avait permis de mettre la main sur le magot du "gang des postiches", le tueur en série Michel Fourniret sera jugé du 13 au 16 novembre, a-t-on appris aujourd'hui auprès du parquet général de Versailles.
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19/03/2018 : A 13 ans, Marie-Ascension a échappé à Michel Fourniret, son père témoigne pour la première fois: "Tout le monde dit que ma fille a eu de la chance". C'est ce témoignage qui avait permis aux policiers d'interpeller le tueur en série.
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07/03/2018 : Affaire Fourniret : des recherches en cours à Saint-Cyr-les-Colons pour retrouver le corps de Marie-Angèle Domece.
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02/03/2018 : L'avocat parisien Didier Seban sur le point de représenter les familles de Marie-Angèle Domece et de Joanna Parrish, dont la disparition et le meurtre, en 1988 et 1990, restent non-élucidés.
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16/02/2018 : Michel Fourniret vient d'avouer deux nouveaux crimes dans le département, ceux de Marie-Angèle Domece, en 1988, et de l'Anglaise Joanna Parrish, en 1990 confirme Didier Seban, avocat des parents de Joanna Parrish, joint ce vendredi16/02/2018..
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06/10/2017 « Trésor du Gang des Postiches : »
Le couple Fourniret va de nouveau s’asseoir dans un box de cour d’assises. Condamné à la perpétuité pour lui et 30 ans de prison pour elle pour sept meurtres et autant de viols, le duo est cette fois accusé du meurtre de Farida Hammiche, 31 ans, disparue le 12 avril 1988 et dont le corps n'a jamais été retrouvé. L’assassinat de Farida ne sera donc pas jugé avant l'année prochaine, 14 ans après les aveux et trente ans après les faits.
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24/07/2017 : SÉRIE D’ÉTÉ : LES AVOCATS RACONTENT LEURS AFFAIRES
Fourniret, « le mal absolu »
Premier volet de notre série d’été : « Les avocats racontent leurs affaires ». Aujourd’hui, Didier Seban. L’avocat spécialiste des « cold cases », a croisé des tueurs, parfois en série. C’est le procès de Michel Fourniret, le monstre des Ardennes, qui l’a le plus marqué.
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25/03/2017: Le parquet de Versailles a demandé le renvoi aux assises du tueur en série Michel Fourniret et de son ex-épouse Monique Olivier dans l’affaire de l’assassinat en 1988 de Farida Hammiche sur fond de chasse au trésor, a-t-il indiqué vendredi à l’AFP.
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21/03/2017 : CRIMES SPÉCIALE FOURNIRET : IL A FAIT TREMBLER LES ARDENNES, REPLAY..
Regardez bien, en fin d'émission " l'affaire Estelle Mouzin" ???
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Publié le 16/01/2017 : L'affaire rebondit: Fourniret & Olivier bientôt de retour devant les assises, en 1988, Michel Fourniret, accompagné de son épouse, Monique Oliver, tue Farida Hammiche, pour s’approprier l’or du gang des Postiches.
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24/01/2016 :La très glauque chasse au trésor de Fourniret, le monstre des Ardennes ...
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28/07/2014 : ÉTÉ MEURTRIER. L’étrange quête de l’Ogre des Ardennes .

CHARLEVILLE-MÉZIÉRES (08). Obsédé par la recherche de la virginité, Michel Fourniret a commis au moins sept crimes en France et en Belgique. Une traque qui s’achèvera par sa condamnation à perpétuité en 2008.

Déjà traumatisées par l’affaire Dutroux, les Ardennes veulent aujourd’hui tourner la page Fourniret.

La justice n’en a pas terminé pour autant avec l’ogre des Ardennes qui n’a peut-être pas livré tous ses secrets les plus sordides.
(Voir Vidéo )


Àl’énoncé du verdict, Michel Fourniret, les cheveux et la barbe fraîchement coupés, est resté figé, les yeux fermés. Une posture qu’il n’aura de cesse de tenir durant son procès. Comme un ultime affront pour les familles de ses victimes.

Sans surprise, celui que l’on a surnommé l’Ogre des Ardennes a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible par la cour d’assises des Ardennes le 28 mai 2008. Le Sedanais était jugé pour le meurtre de sept jeunes femmes ou adolescentes, précédés de viol ou tentatives, et d’agressions de trois autres jeunes filles qui étaient parvenues à lui échapper.

Un duo infernal

Épouse et complice, Monique Olivier, elle, a pris une peine très légèrement moindre que les réquisitions de Francis Nachbar, l’avocat général, qui avait requis la perpétuité avec une peine de sûreté de 30 ans.

Elle écopera d’une peine de sûreté de 28 ans. Le duo infernal ne fera pas appel de cette décision, épargnant ainsi un second procès aux proches des victimes. Divorcée depuis 2010 de Michel Fourniret, Monique Olivier purge actuellement sa peine à Rennes alors que le tueur en série est incarcéré à la centrale d’Ergersheim, en Alsace, où il y restera sans doute jusqu’à sa mort.

« La mémoire de nos filles a été respectée », résumait Jean-Pierre Laville, le père d’Isabelle, la première victime de Fourniret, violée et étranglée en 1987, à l’issue du procès de Charleville-Mézières.

Déjà traumatisées par l’affaire Dutroux, les Ardennes veulent aujourd’hui tourner la page Fourniret. La justice n’en a pas terminé pour autant avec l’ogre des Ardennes qui n’a peut-être pas livré tous ses secrets les plus sordides.

«J’ai été frappé par le regard froid de Michel Fourniret»

Il ne le sait pas encore, pourtant c’est adolescent que Maxime Collet, aujourd’hui âgé de 30 ans, est confronté pour la première fois à l’affaire Fourniret. « En mai 2000, j’étais scolarisé au lycée Chanzy lorsque Céline Saison a disparu. Elle suivait des études au lycée Monge. À l’époque, on évoquait déjà un enlèvement. J’ai appris plus tard qu’on avait attribué ce crime à Michel Fourniret », explique le jeune homme qui, en 2008, a l’occasion d’assister durant deux jours au procès des époux Fourniret, aux côtés de la presse internationale. « La cour d’assises évoquait l’enlèvement et le meurtre de Jeanne-Marie Desramault », se souvient-il. En mars 1989, âgée de 22 ans, cette étudiante au monastère Notre-Dame, près de Charleville-Mézières, avait été enlevée, étranglée et enterrée au château du Sautou. « J’étais assis juste derrière le grand-père de Jeanne-Marie, un homme en fauteuil roulant d’une grande dignité. J’avais l’impression qu’il avait attendu ce procès toute sa vie. J’ai d’ailleurs appris qu’il était décédé quelques semaines après la condamnation de Fourniret. » À l’époque de ce procès, Maxime Collet a 24 ans. « Ce drame me touchait de près, j’avais donc des repères géographiques lorsqu’il était question d’évoquer les faits. Paradoxalement, j’avais aussi cette impression d’être plongé dans une fiction et non d’être dans la réalité tellement les crimes étaient odieux. » Maxime évoque une ambiance lourde et pesante. « Fourniret parlait très peu mais j’ai été frappé par son regard froid. » L’évocation des trous creusés par Fourniret dans sa propriété, pour y déposer le corps de ses futures victimes, marquera à jamais le Carolomacérien. « Fourniret expliquait que lorsqu’il partait en chasse, il ne revenait jamais sans gibier. C’était terrible à entendre. Pour moi, le verdict a sonné comme une délivrance. »

Publié le 28/07/2014

Par Corinne Lange : http://www.lunion.presse.fr/
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Ajoutée le 17 sept. 2012


Michel Fourniret, né le 4 avril 1942 à Sedan (Ardennes), est un violeur et tueur en série français, aux crimes principalement commis sur des jeunes filles en France et en Belgique.

Surnommé dans un premier temps le « Forestier des Ardennes » (il s'était prétendu forestier auprès des policiers, métier qu'il n'a en fait jamais exercé) puis « l'Ogre des Ardennes », « le Tueur des Ardennes » et « le Monstre des Ardennes ». Il a été arrêté en Belgique après une tentative d'enlèvement d'une fillette en juin 2003. Après enquête des faits qu'il avait pu commettre en Belgique et la découverte des crimes commis en France, il a été extradé le 9 janvier 2006 vers la France. Plusieurs fois reporté, son procès mène à sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible1 pour cinq meurtres et deux assassinats de jeunes filles en France et en Belgique, les justices françaises et belges s'étant mises d'accord pour un procès unique. Des enquêtes se poursuivent pour d'autres affaires.

Il a jusqu'à présent avoué neuf meurtres commis entre 1987 et 2001, mais il est soupçonné de plusieurs autres. Certains de ses actes ont visé des jeunes filles mineures, dont trois âgées de moins de quinze ans et une de douze ans, ce qui les fait rentrer dans la catégorie des crimes pédophiles. Son épouse, Monique Olivier, née le 31 octobre 1948 est accusée de complicité de meurtre et de non dénonciation de meurtre dont elle avait connaissance. Elle a été jugée en même temps que lui et condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 28 ans.

Le 2 juillet 2010, le juge aux affaires familiales du tribunal de Charleville-Mézières, prononce le divorce entre Michel Fourniret et Monique Olivier, après 21 ans de mariage
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/05/2018 15:23  Mis à jour: 15/05/2018 15:23
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 Michel Fourniret . "L'ogre des Ardennes", qui a avoué récemment deux nouveaux meurtres, n'en a pas fini avec les enquêteurs et les magistrats, notamment dans l'affaire Estelle Mouzin.
Il ne part plus "à la chasse" mais il continue à jouer avec les nerfs des enquêteurs. Michel Fourniret, condamné à perpétuité en 2008 pour sept meurtres de jeunes filles, a reconnu deux nouveaux crimes en février dernier. A 75 ans, "l'ogre des Ardennes" a avoué, sans donner de détails, avoir tué Marie-Angèle Domece, 19 ans, et Joanna Parrish, 20 ans, dans les années 1990, dans l'Yonne. Les fouilles pour retrouver le corps de la première, réalisées sur les indications d'un témoin, n'ont pour l'instant rien donné. Lors de ses auditions devant la doyenne des juges d'instruction de Paris, le tueur en série a aussi formulé des "aveux en creux" au sujet d'Estelle Mouzin, cette fillette de 9 ans disparue à Guermantes le 9 janvier 2003. "Il n'a pas nié son implication alors que depuis des années, il se met en colère lorsqu'on lui parle d'Estelle Mouzin", souligne l'une des avocates de la famille, Corinne Herrmann, auprès de franceinfo.

Ce n'est pas la première fois que le tueur en série s'accuse dans ces trois affaires. Dans une lettre adressée au président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Reims en 2007, Michel Fourniret demandait "la jonction de ces trois dossiers" à son procès de mars 2008 et disait devoir "des explications" aux familles. La requête avait été rejetée pour nullité, son renvoi aux assises ayant déjà été audiencé. Fin 2007, les policiers chargés de l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin s'étaient tout de même déplacés en prison pour l'entendre. Mais Michel Fourniret avait finalement nié toute implication. "Ils y sont allés sans être préparés, sans avoir fait l’effort de le connaître", fulmine Corinne Herrmann.

"Une phrase peut en éclairer une autre"
Pour la famille de la fillette, les enquêteurs de la police judiciaire de Versailles ont trop vite abandonné la piste Michel Fourniret. Eric Mouzin, son père, a ainsi demandé leur dessaisissement. Sa demande a finalement été rejetée par la justice mardi 15 mai. "Sur les vérifications qu'on demande depuis dix ans sur Fourniret, il est certain que la section de recherches de Dijon, qui connaît très bien le dossier, serait la mieux à même de mener l'enquête", estime Corinne Herrmann.

Pour l’interroger, il faut bien connaître Michel Fourniret, entrer dans son monde, son univers.
Corinne Herrmann, avocate de la famille Mouzin
à franceinfo

Selon nos informations, les gendarmes de Dijon ont préparé pendant un an l'audition de Michel Fourniret, s'attachant autant aux faits qu'à la personnalité du tueur. Mais "c'est la magistrate, une personne exceptionnelle, qui a obtenu ses aveux", insiste une source proche du dossier.

"Pour interroger un tueur en série, quel qu’il soit, il faut connaître toutes ses déclarations car c’est un ensemble, reprend Corinne Herrmann. Une phrase peut en éclairer une autre. Quand un homme a commis plusieurs crimes, le temps faisant son œuvre, il commet des erreurs, confond certaines victimes. Il faut pouvoir faire le lien." Et d'ajouter : "Michel Fourniret a ce côté petit artisan très précis. Il aime le travail bien fait, sinon il se braque."

"Il faut en effet connaître son parcours en détail pour relever rapidement des incohérences, et c'est ce que nous avons fait", relève une source policière proche du dossier, qui fustige les accusations portées contre la PJ de Versailles. "Nous l'avons entendu pendant sept heures à l'automne 2017 – sous le régime de la garde à vue – et je peux vous dire que c'était préparé. Fourniret, ça fait trois ans qu'on travaille dessus toutes les semaines", ajoute cette même source, qui affirme que le suspect était "impressionné" que "les policiers connaissent aussi bien son parcours".

Il vous analyse en même temps qu'il vous parle. S'il ne vous considère pas, il ne répond pas à vos questions.
Une source policière proche du dossier, qui a entendu Fourniret
à franceinfo

Les professionnels qui ont eu affaire à ce criminel hors normes, décrit par les experts comme un "pervers narcissique" incurable à la "dangerosité extrême", le confirment tous : il est nécessaire d'être armé pour se confronter à ce manipulateur hors pair. Francis Nachbar, alors procureur de Reims, raconte l'un de ses premiers échanges avec Michel Fourniret dans le livre Les Magistrats sur le divan, du journaliste Dominique Verdeilhan. Il s'entend dire : "Monsieur le procureur, je vais vous dire ce que j’ai dit aux Belges. Si vous êtes au moins aussi intelligent que moi, que vous avez des éléments, je vous les confirmerai ou pas. Mais si vous ne m’apportez rien, c’est que vous n’êtes pas assez intelligent pour que je vous aide."

Un ego surdimensionné
Luc Balleux, l'ancien avocat belge de ce prédateur sexuel, obsédé par la virginité de ses victimes, confirme : "Il doit être confronté à l’évidence pour passer à table."

C’était un joueur d’échecs. Il joue, comme un chat avec une souris.
Luc Balleux, avocat belge de Michel Fourniret
à franceinfo

"Il faut le prendre avec des pincettes, garder ses distances, ne pas se laisser manipuler et se méfier de ses propres faiblesses", confirme son confrère français Pierre Blocquaux, qui a défendu Michel Fourniret lors de son procès en 2008. "S’il pense que vous allez à la pêche aux informations, il va vous balader, ajoute Yves Charpenel, ancien procureur général près la cour d'appel de Reims. Par contre, quand vous êtes capable de lui démontrer que ce qu’il vous dit est faux, il vous félicite. Pour lui, c’est une marque de respect."

Le magistrat se souvient de son attitude lors des fouilles dans le parc du château de Sautou, le 3 juillet 2004, pour retrouver les corps de Jeanne-Marie Desramault et Elisabeth Brichet. "Il était content d’avoir un procureur général à côté de lui." Alors que les recherches ne donnent rien, Yves Charpenel lui lance : "Vous êtes précis d’habitude." "Il me regarde en disant : 'Vous devriez mieux chercher'". "Il jouait les vedettes et il se foutait de notre gueule", résume un enquêteur présent sur place, cité dans Les Magistrats sur le divan. Les dépouilles des deux jeunes filles finiront par être extraites des trous creusés sur les indications du tueur.

Michel Fourniret a un ego surdimensionné. Malgré un niveau d'études médiocre, "il a toujours un grand désir de paraître cultivé et supérieur", relève Yves Charpenel. Pour Estelle Mouzin, il avait dit "'Guermantes, Guermantes, ça me fait penser à Proust', alors qu'il n'a sûrement jamais lu À la recherche du temps perdu". Cet aspect de sa personnalité, si désagréable soit-il, peut être exploité par les enquêteurs. "Il faut qu’il ait l’impression de mener le jeu. Son narcissisme est sa force et sa faiblesse. Quand il se sent en confiance, il baisse la garde", poursuit Yves Charpenel. "Il est sensible à la flatterie", confirme une source policière, qui a assisté aux premiers interrogatoires du prédateur. "Cela permet de créer du lien." A condition de le laisser partir dans ses "digressions" et de le laisser parler. D'aucuns décrivent des auditions très longues et éprouvantes.

Quand on lui pose une question, il ne répond pas du tac au tac, parfois il philosophe un peu, on le perd. Ça durait des heures, c’était très long.
Un enquêteur qui a participé aux auditions de Michel Fourniret
à franceinfo

Michel Fourniret a son vocabulaire bien à lui, emprunté et précieux. Il parlait par exemple de "situation impécunieuse" pour évoquer ses soucis financiers, poursuit ce gradé de la police. Il reste sur le même ton pour décrire méthodiquement ses crimes abominables. "C’est très analytique, il ne vous épargne aucun détail et a toujours le sentiment que ce qu’il a fait est légitime."

Un "bras de fer permanent"
Le psychiatre Daniel Zagury, qui l'a longuement expertisé, ne dit pas autre chose : "Durant nos entretiens, il est resté continûment vigilant, de manière à maîtriser la situation, sans jamais baisser la garde", écrit-il dans son livre L'Enigme des tueurs en série. "Il ne connaît que la relation de force", poursuit-il. Ainsi, lorsque l'expert l'invite à s'asseoir lors de leur deuxième entretien en 2006, "il reste debout en [lui] disant, poliment mais fermement, qu'il déteste recevoir des ordres".

La magistrate Anne Devigne, qui a mené les interrogatoires de Michel Fourniret en tant que juge d'instruction, décrit également un "bras de fer permanent". "Il a eu cette tendance fâcheuse d’essayer d’avoir le dessus, de reprendre la main. Il essayait toujours d’avoir gain de cause. (…) Il ne connaissait que le rapport dominant-dominé. Il fallait constamment le remettre à sa place", raconte-t-elle dans Les Magistrats sur le divan. La juge met en place des stratégies pour garder le contrôle de la situation.

On a décidé de travailler avec Monique Olivier. Il a été agacé à l’idée qu’on faisait plus confiance à sa femme. Cela a été payant.
Anne Devigne, qui a instruit l'affaire Fourniret
dans Les Magistrats sur le divan

Si Monique Olivier avait scellé un "pacte" diabolique avec son ex-mari, elle est aussi celle qui a permis à la justice de mettre un coup d'arrêt à leur parcours criminel, en 2004. "On l’a cuisinée pendant des jours jusqu’à ce qu’elle craque et qu’elle raconte. Elle, on ne l’a pas lâchée. Lui, il aurait tenu le coup", se souvient une source judiciaire belge. Monique Olivier, actuellement détenue à Rennes (Ille-et-Vilaine), a avoué les sept meurtres pour lesquels son ancien époux a été condamné. Elle lui a aussi attribué à deux reprises les meurtres de Marie-Angèle Domece et Joanna Parrish, avant de se rétracter. "Il faudra que Monique Olivier soit à son tour entendue et éventuellement confrontée à Michel Fourniret", souligne l'avocat des deux familles, Didier Seban. Selon lui, le tueur a "fait des aveux circonstanciés et réitérés" après avoir été confronté aux éléments recueillis par les gendarmes de Dijon dans ces deux affaires.

Michel Fourniret a dit : 'Si ces deux jeunes femmes n'avaient pas croisé ma route, elles seraient encore en vie'.
Didier Seban, avocat des familles Parrish et Domece
à franceinfo

Un alibi mis en doute
Concernant Estelle Mouzin, la doyenne des juges d'instruction de Paris, non saisie de ce dossier, n'a pas pu aller très loin dans ses questions. "Michel Fourniret lui a confirmé ce qu'il avait dit dans sa lettre en 2007, à savoir qu'il voulait être jugé pour les trois dossiers en même temps. Il a dit : 'Pour moi, ça avait du sens'", explique Didier Seban. Il convient "d'observer la plus grande prudence sur la terminologie d''aveux' utilisée pour caractériser les propos tenus par Michel Fourniret", a nuancé la procureure de Meaux, Dominique Laurens, auprès de l'AFP. Elle a également tenu à défendre l'enquête de la police judiciaire de Versailles, mise en cause par la famille Mouzin : "De multiples investigations ont été réalisées, y compris récemment." Les enquêteurs de la PJ s'intéressent notamment au véhicule de Michel Fourniret, saisi par la police belge et sur lequel ils doivent procéder à de nouvelles vérifications.

En 2010, des milliers de prélèvements de cheveux, poils et autres fibres de vêtements retrouvés dans la fourgonnette de Michel Fourniret avaient été analysés. En vain. Mais des photos et un reportage sur Estelle Mouzin ont été retrouvés sur son ordinateur, et son alibi – un coup de fil passé à son fils depuis son domicile au moment de la disparition – est mis en doute, dans la mesure où l'appel n'a pas abouti. Monique Olivier avait en outre affirmé à deux de ses codétenues avoir fourni aux enquêteurs un faux alibi à son époux le soir de la disparition de l'enfant. Mais son audition en 2015 n'a pas été concluante.

A ce stade, Michel Fourniret n'est pas mis en examen dans le dossier Mouzin, mais il pourrait de nouveau être entendu sous le régime de la garde à vue. Un nouveau rendez-vous judiciaire l'attend par ailleurs en novembre : il doit être jugé pour l'assassinat en 1988 de Farida Hammiche, l'épouse d'un ancien codétenu. Un crime crapuleux qui lui avait permis de mettre la main sur un trésor amassé par le célèbre "Gang des postiches". Grégory Vavasseur, qui le représente dans ce dossier, se montre réservé quant aux récentes déclarations de son client : "Je ne pense pas qu'il y ait une bonne stratégie pour le faire parler. Il est tellement insaisissable."

https://www.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/05/2018 11:14  Mis à jour: 04/05/2018 11:15
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 Affaires Parrish et Domèce : vers un procès de Michel Fourniret en 2019.
Les parents de Joanna Parrish doivent être entendus ce vendredi par la juge en charge de l'enquête sur le meurtre de leur fille en 1990 dans l'Yonne. La magistrate va leur exposer les avancées qui ont conduit aux aveux du tueur Michel Fourniret. Un procès pourrait avoir lieu l'an prochain.

Auxerre, France
Les parents de Joanna Parrish sont reçus ce vendredi par une juge parisienne. En février, le tueur en série Michel Fourniret avait avoué le meurtre de leur fille. Joanna Parrish avait été retrouvée morte, le 17 mai 1990 sur une rive de l'Yonne à Monéteau, après avoir été étranglée et violée. Michel Fourniret se trouvait à Auxerre le même jour avec sa compagne Monique Olivier. Tous les éléments semblent réunis pour que se tiennent le procès pour les meurtres de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domèce.

Des éléments nouveaux dans l'enquête sur la mort de Joanna Parrish
Il y a d'abord de nouvelles preuves concernant Michel Fourniret et sa compagne Monique Olivier selon Didier Seban, l'avocat des parents de Joanna Parrish : "oui, il y a des éléments nouveaux sur leur présence sur place, sur le fait qu'il aurait croisé des amis de Marie-Angèle Domèce, sur la fréquentation de la gare routière où on sait qu'a disparu Joanna Parrish."



Et puis, ces aveux de Michel Fourniret en février dernier constituent une preuve solide, d'après Stéphane Bourgoin, spécialiste des tueurs en série* : "Michel Fourniret est quelqu'un qui n'a jamais avoué de manière spontanée. Lorsqu'il a été mis devant les faits accomplis par des preuves irréfutables, à ce moment-là il a reconnu les crimes."



D'ailleurs, l'avocat Didier Seban a peu de doutes sur la sincérité des aveux : "Jamais Michel Fourniret n'a avoué le moindre fait qu'il n'aurait pas commis. Il est trop fier de son parcours criminel pour endosser les crimes d'un autre donc pour moi ce sont des aveux qui sont absolument pertinents. Cela démontre pour nous que lorsqu'il y a des enquêteurs décidés, une justice qui se donne les moyens de reprendre une affaire et bien on peut en général l'élucider. En l'état des éléments d'investigation réunis et des aveux de Michel Fourniret, il y aura une cour d'assises." Le nouveau procès de Michel Fourniret et Monique Olivier pourrait se tenir l'an prochain, à Paris.

*auteur de L'homme qui rêvait d'être Dexter, paru chez Ring (avril 2018)

https://www.francebleu.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/03/2018 10:41  Mis à jour: 19/03/2018 10:41
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 A 13 ans, Marie-Ascension a échappé à Michel Fourniret, son père témoigne pour la première fois: "Tout le monde dit que ma fille a eu de la chance".
Le 26 juin 2003, Michel Fourniret enlève à Ciney, une jeune fille prénommée Marie-Ascension et âgée de 13 ans. Alors qu'elle se trouvait à l'arrière de la camionnette, l'adolescente parvient à s'échapper. Quinze ans après les faits, son père se confie pour la première fois dans une interview donnée à SudPresse.

Le 26 juin 2003, aux alentours de 14 heures, la collégienne se rend au supermarché qui se trouve à seulement 300 mètres de sa maison. Le conducteur d'une camionnette blanche l'interpelle et lui demande le chemin. Il se présente comme "un professeur de dessin" et lui propose de monter dans son véhicule afin qu'elle puisse l'aiguiller.


"Je dirais plutôt que c'est la providence"

Marie-Ascension monte et le piège se referme sur elle. Il lui ligote les pieds et les mains et la place à l'arrière de son véhicule. L'adolescente a d'abord cru au pire. Croyante, elle se met à prier. "Elle est persuadée que c'est cela qui l'a sauvée", souligne son père dans une interview à Sudpresse. Après quelques kilomètres, elle finit par se détacher avant de s'enfuir.

"Tout le monde dit que ma fille a eu de la chance. Moi, je dirais plutôt que c’est la providence. Un terme que les gens ne comprennent pas mais la providence sous-entend que quelqu’un a voulu ça", ajoute-t-il.


Un témoignage clé dans l'interpellation de Michel Fourniret

Elle se cache ensuite dans un champ de maïs avant d'arrêter une automobiliste. Sur la route, elle croise son agresseur et retient donc la plaque d'immatriculation. C'est précisément ce témoignage qui avait permis aux policiers d'interpeller le tueur en série Michel Fourniret.

Son courage lui aura permis d'affronter son agresseur lors du procès de Charleville-Mézières. "Elle a accepté de participer au procès, par solidarité pour les parents des autres victimes", indique le père de famille.

Condamné à la perpétuité incompressible en mai 2008 pour sept meurtres, Michel Fourniret, aujourd'hui âgé de 75 ans, avait avoué en février dernier avoir tué deux autres jeunes femmes dans l'Yonne, en France.

https://www.rtl.be/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/03/2018 18:22  Mis à jour: 07/03/2018 18:22
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 Affaire Fourniret : les fouilles à Saint-Cyr-les-Colons sont terminées et n'ont rien donné.
Le point, à 16 heures sur les recherches en cours à Saint-Cyr-les-Colons.

Les fouilles débutées ce matin, à l'aube, au bois de la Maison Dieu à Saint-Cyr-les-Colons sont désormais terminées. « Elles n'ont rien donné », confirme une source proche du dossier.
Où se déroulaient les recherches ?

Les recherches des gendarmes se concentraient depuis ce matin dans un petit périmètre du bois de la Maison Dieu, sur la commune de Saint-Cyr-les-Colons. Celui-ci se trouve à proximité de l'autoroute A6, entre les routes départementales 2 et 139. L'accès à ces axes et à la zone de recherches est bloqué par les forces de l'ordre depuis le milieu de matinée. Michel Fourniret a vécu plusieurs années, entre 1987 et 1990 à quelques kilomètres de là, dans le centre de Saint-Cyr-les-Colons.

Affaire Fourniret : des recherches en cours à Saint-Cyr-les-Colons pour retrouver le corps de Marie-Angèle Domece

Ce que les gendarmes recherchaient ?

Les gendarmes étaient à la recherche des restes du corps de Marie Angèle Domece. Une jeune fille qui a disparu en juillet 1988, à Auxerre, alors qu'elle était âgée de 19 ans. Il y a quelques semaines, Michel Fourniret, aujourd'hui âgé de 75 ans, a reconnu être l'auteur de son meurtre.

Qui participait à ces recherches ?

Les investigations de ce mercredi 7 mars étaient menées par les militaires de la section de recherches de Dijon. Des techniciens en investigations criminelles étaient notamment sur les lieux. Par ailleurs, des enquêteurs de la PJ de Versailles s'étaient aussi rendus sur place. En qualité d'observateurs. Leurs équipes sont en charge de l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin, en janvier 2003. Les avocats du père d'Estelle Mouzin, Me Didier Seban et Me Corinne Herrmann assurent aussi la défense de la famille de Marie-Angèle Domece.

Les magistrats qui instruisent le dossier, eux aussi, assistaient aux fouilles.

Antonin Bisson
antonin.bisson@centrefrance.com
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/03/2018 14:27  Mis à jour: 07/03/2018 14:27
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 Affaire Fourniret : des recherches en cours à Saint-Cyr-les-Colons pour retrouver le corps de Marie-Angèle Domece.
Quelques semaines après les aveux de deux nouveaux meurtres de Michel Fourniret, les gendarmes effectuent des recherches, ce mercredi 7 mars, à Saint-Cyr-les-Colons. Une commune où le tueur en série a vécu plusieurs années à la fin des années 80.

Les militaires bloquent actuellement le bois de la Maison Dieu, en bordure de l’autoroute A6, sur la commune de Saint-Cyr-les-Colons. Leur présence sur les lieux est en lien avec l'affaire Fourniret-Domece. Le secteur a été bouclé dès l'aube, ce mercredi 7 mars.

Des magistrats, chargés du dossier, sont sur place, accompagnés notamment de militaires de la section de recherches de Dijon et techniciens en identification criminelle. Ces fouilles "s'inscrivent dans le cadre de l'information judiciaire ouverte à la suite de la disparition de Marie-Angèle" Domece", a-t-on appris auprès du parquet de Paris. Le corps de la jeunen fille n'a jamais été retrouvé.

Des enquêteurs de la PJ de Versailles sont également présents au bois de la Maison Dieu. Selon nos informations, ils sont là en qualité d'"observateurs" car leurs services sont en charge de l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin, en janvier 2003. Néanmoins ce sont bien les gendarmes qui mènent les opérations à Saint-Cyr-les-Colons, ce matin.

https://www.lyonne.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/03/2018 10:14  Mis à jour: 02/03/2018 10:14
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 L'avocat parisien Didier Seban sur le point de représenter les familles de Marie-Angèle Domece et de Joanna Parrish.
La famille de Marie-Angèle Domece et celle de Joanna Parrish seront bientôt réunies au sein du même cabinet d'avocats, celui du Parisien Didier Seban, dans le dossier criminel où Michel Fourniret fait pour l'instant figure de suspect numéro un.

Condamné à perpétuité pour les assassinats de sept jeunes filles, en 2008, dont le premier commis dans l'Yonne en 1987, contre Isabelle Laville, 17 ans, Michel Fourniret vient de s'attribuer la responsabilité des meurtres de Marie-Angèle Domece, 18 ans, disparue à Auxerre en juillet 1988, et de Joanna Parrish, 20 ans, violée, étranglée et jetée dans les eaux de l'Yonne, en mai 1990, à Monéteau.

Déjà avocat des parents de la Britannique Joanna Parrish, Didier Seban et sa collaboratrice Corinne Herrmann s'apprêtent à défendre dorénavant les intérêts du père de Marie-Angèle Domece, mais aussi de sa soeur et peut-être de sa mère.

Didier Seban connaît bien l'Yonne pour avoir représenté la majeure partie des sept victimes assassinées par Emile Louis dans les années 70.

Maëlle Hamma et Ludovic Berger https://www.lyonne.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/02/2018 18:55  Mis à jour: 18/02/2018 18:55
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 Aveux Michel Fourniret : le père de Marie-Angèle Domece dans le doute, il souhaite obtenir des preuves concrètes. Sa sœur convaincue de sa culpabilité.
Claude Domece, le père de Marie-Angèle Domece confie ne pas être convaincu des déclarations faites par Michel Fourniret dans lesquelles il avoue avoir assassiné Marie-Angèle Domece. Il souhaite obtenir des preuves concrètes.

Claude Domece, le père de Marie-Angèle disparue le 8 juillet 1988 a appris la nouvelle par un journaliste. "Ça a sonné à l'interphone. Un journaliste de la télévision m'a dit qu'il souhaitait me parler concernant l'affaire Fourniret. J'ai cru à un canular et je n'ai pas voulu le recevoir chez moi", explique l'homme âgé de 89 ans et domicilié à Avallon. Face aux déclarations formulées par Michel Fourniret au cours desquelles il reconnaît les meurtres de Marie-Angèle Domece et Joanna Parrish, le père de famille a fait part de ses doutes à l'Yonne républicaine.

"Je pourrai y croire lorsque cela sera prouvé, avec des traces ADN ou des témoignages"
Claude Domece (Père de Marie-Angèle Domece)

"Je ne suis pas sûr qu'il dise la vérité. Sa femme avait déjà avoué il y a des années avant de se rétracter dans la foulée. Donc je ne peux pas trop y croire", confie-t-il. L'homme réclame des preuves concrètes. "Je pourrai y croire lorsque cela sera prouvé, avec des traces ADN ou des témoignages, notamment ceux des résidentes du foyer où vivait Marie-Angèle et des personnes qui le dirigeaient."

La soeur convaincue de la culpabilité de Michel Fourniret

À l'heure actuelle, la famille n'a pas encore fait appel à un avocat. Si le père, aujourd'hui "fatigué", n'est "plus sûr d'avoir la force de mener la bataille", sa fille Véronique Domece domiciliée à Auxerre devrait quant à elle la mener "avec détermination". Jointe par téléphone, elle se dit "convaincue de la culpabilité de Michel Fourniret depuis le début".

"Maintenant, il faut qu'il avoue où il a mis le corps, qu'il y ait un vrai procès, et que justice soit faite", déclare la femme âgée de 53 ans. "On n'a pas complètement perdu l'espoir, il ne faut pas désespérer tout en continuant à vivre, mais l'attente est difficilement soutenable. On a toujours l'espoir d'arriver au bout et de savoir si Marie-Angèle est toujours vivante, ou bien morte, et dans ce cas, savoir où elle a été laissée", espère Claude Domece.


Chronologie

Le 8 juillet 1988 : Marie-Angèle Domece disparait après avoir quitté le foyer dans lequel elle résidait à Auxerre. Elle devait prendre le train à Auxerre pour aller chez sa nourrice à Saint-Cyr-les-Colons. D'après son père, "elle n'est jamais montée dans le train. Alors où est-elle partie et avec qui ? Est-ce que Fourniret a été vu à ce moment là, c'est un grand mystère", confie-t-il.

Le 17 mai 1990 : le corps de Joanna Parrish est retrouvé dans les eaux de l'Yonne, à Moneteau. En 2005 : Monique Olivier confirme que son époux Michel Fourniret est responsable de la mort des deux jeunes femmes. Elle se rétracte finalement l'année suivante.

En 2008 : Michel Fourniret est mis en examen pour les enlèvements et les assassinats de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domèce. "Notre ancien avocat Me Gonzalez de Gaspard (aujourd'hui décédé) a fait du très bon travail. Il a jumelé le cas de Marie-Angèle avec celui de Joanna Parrish", rappelle Claude Domece.

Le 14 septembre 2011 : un non lieu est ordonné dans les dossiers Parrish et Domece.

2012 : La cour d'appel de Paris rend un arrêt demandant la réouverture de l'enquête.


Maëlle HAMMA https://www.lyonne.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/02/2018 11:33  Mis à jour: 18/02/2018 11:33
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 Fourniret : "Pourquoi avouer aujourd'hui ?", se demande Roger Parrish, le père d'une victime.(Vidéo).
Alors que Michel Fourniret a avoué vendredi deux nouveaux meurtres, Roger Parrish, père d'une de ces deux victimes, regrette que le jugement n'ait pas eu lieu plus tôt mais s'interroge sur les motivations de "l'ogre des Ardennes".

Malgré les aveux, Roger Parrish préfère rester prudent. Condamné à la perpétuité en 2008 pour les meurtres de sept jeunes filles, Michel Fourniret a admis vendredi sa responsabilité dans la mort de deux autres jeunes femmes, dont Joanna Parish, alors assistante d'anglais au lycée Jacques-Aymot d’Auxerre (Yonne).

"C'est un soulagement d'un côté mais, de l'autre, je me méfie de ces déclarations, a réagi son père auprès du Parisien samedi. Je reste encore dubitatif. Il est urgent d'être prudent. On ne sait jamais avec lui."
Des soupçons anciens

Le corps sans vie et nu de sa fille, elle aussi de nationalité britannique, avait été retrouvé le 17 mai 1990 à Moneteau (Yonne) et l’autopsie avait révélé qu’elle avait été violée et battue avant sa mort. Elle avait été vue pour la dernière fois après avoir répondu à l'annonce passée par un père cherchant des cours de soutien pour son fils.

Le père de Joanna avait rapidement tourné ses soupçons vers le tueur en série. "Il y a beaucoup de similitudes avec d'autres meurtres, raconte-t-il auprès du quotidien francilien. Joanna porte la même trace de piqûre au bras que celle infligée à Fabienne Leroy (Fourniret a aussi reconnu le meurtre de cette femme de 20 ans tuée en 1988, ndlr)."
"Il aurait pu être jugé depuis longtemps"

Monique Olivier, femme de "l'ogre des Ardennes", condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité, avait déjà accusé son mari du meurtre de la jeune femme. "Nous savons depuis 2005 que Michel Fourniret est bien l'assassin de notre fille Joanna, estime Roger Parrish. Son épouse l'a mis en cause à quatre reprises dans le passé."

D'où un certain ressentiment du père meurtri, alors que la cour d'appel avait ordonné un non-lieu en 2011 (annulé en 2012, après un appel des avocats des parents). "Il aurait pu être jugé depuis longtemps pour ces dossiers. Tous les éléments existaient, peste le Britannique. Mais pourquoi avouer aujourd'hui ? Je cherche à comprendre ses motivations."

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/02/2018 18:30  Mis à jour: 16/02/2018 18:30
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 Michel Fourniret "a reconnu les deux meurtres" de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece confirme l'avocat de la famille Parrish...
Avocat des parents de Joanna Parrish, Didier Seban (Paris) confirme l'information diffusée ce vendredi 16 février par M6.
Condamné à la perpétuité pour sept assassinats, dont le premier commis dans l'Yonne, en 1987, Michel Fourniret vient d'avouer deux nouveaux crimes dans le département, ceux de Marie-Angèle Domece, en 1988, et de l'Anglaise Joanna Parrish, en 1990, comme l'ont révélé nos confrères de M6. "Il a reconnu les deux meurtres ", confirme Didier Seban, avocat des parents de Joanna Parrish, joint ce vendredi. C'est la magistrate Sabine Kheris, doyen des juges d'instruction à Paris, qui a demandé à entendre Michel Fourniret, la semaine dernière. " Il y a eu plusieurs auditions, précise Didier Seban, au cours desquelles Michel Fourniret a réitéré ses aveux." " Nous avons prévenu les parents de Joanna Parrish ", poursuit Didier Seban.

Après un non-lieu prononcé dans ces deux dossiers, l'enquête avait été relancée suite à l'appel interjeté par les parties civiles. " Cela montre qu'il ne faut jamais lâcher ", insiste l'avocat, qui souligne la " conjonction des forces mises en œuvre par les parties civiles, la section de recherches de la gendarmerie de Dijon et la justice ".

De nouvelles investigations devraient avoir lieu, en particulier pour retrouver le corps de Marie-Angèle Domece, si Michel Fourniret continue à collaborer. Des recherches qui pourraient se dérouler dans l'Yonne, où il avait commis son premier meurtre connu, en 1987, contre Isabelle Laville, une adolescente.

Des confrontations avec Monique Olivier, son ancienne épouse, sont également probables. Cette dernière avait déjà orienté les enquêteurs sur la piste de Michel Fourniret dans le dossier de Joanna Parrish mais elle s'était rétractée. À l'époque, Michel Fourniret avait nié en bloc.

N.B. : Le titre a été modifié pour préciser l'identité des personnes victimes des meurtres reconnus, selon l'avocat de la famille Parrish, par Michel Fourniret.

Ludovic Berger
ludovic.berger@centrefrance.com

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/10/2017 11:44  Mis à jour: 07/10/2017 11:44
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 Re : Michel Fourniret a-t-il livré tous ses secrets ?Retour sur le parcours sanglant de Michel Fourniret, "l'Ogre des Ardennes" ( Vidéo).
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/10/2017 16:16  Mis à jour: 06/10/2017 16:16
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 « Trésor du Gang des Postiches : » Le couple Fourniret va de nouveau s’asseoir dans un box de cour d’assises.
Déjà condamné à la perpétuité en 2008, il est accusé d'avoir tué une femme pour s'emparer d'un butin.

Le couple Fourniret va de nouveau s’asseoir dans un box de cour d’assises. Condamné à la perpétuité pour lui et 30 ans de prison pour elle pour sept meurtres et autant de viols, le duo est cette fois accusé du meurtre de Farida Hammiche, 31 ans, disparue le 12 avril 1988 et dont le corps n'a jamais été retrouvé, malgré des fouilles en forêt de Rambouillet (Yvelines). Le couple de tueurs avait avoué le crime en juin 2004 mais ne sera mis en examen pour «assassinat» qu'en 2009. Malgré ces aveux précoces, l'assassinat de Farida ne sera donc pas jugé avant l'année prochaine, 14 ans après les aveux et trente ans après les faits.

Farida Hammiche, c’est celle qui a guidé le couple infernal vers la cache du fabuleux butin en or du «Gang des postiches» dans une tombe du cimetière de Fontenay-en-Parisis (Val-d'Oise). Un butin qui a fait la fortune de Michel Fourniret, 75 ans, et Monique Olivier, 69 ans, avec lequel ils avaient pu acquérir le sombre château du Sautou à Donchéry (Ardennes). Michel Fourniret avait été le compagnon de cellule entre 1984 et 1987 de Jean-Pierre Hellegouarch, braqueur en série, qui avait lui-même reçu les confidences d'un membre du célèbre gang qui voulait mettre son magot à l'abri. Et il avait recommandé à son épouse Farida de faire équipe avec les Fourniret pour déplacer les 34 lingots et plusieurs milliers de pièces d'or volés dans les coffres des agences bancaires des beaux quartiers parisiens.


«Cela fait bien trop longtemps que l'on attend ce procès. Les assassins de Farida Hammiche auraient dû être jugés lors de l'audience de Charleville-Mézières en 2008», peste Me Yolaine Bancarel-Lancien, l'avocate des soeurs de la victime. Dès 2008, l'avocate demande que cette affaire soit jointe aux autres affaires de meurtres et viols. La justice refuse. «Ce procès sera un soulagement et l'occasion de montrer que cette victime n'a pas été oubliée», continue Me Bancarel-Lancien. Mais il va manquer deux personnes sur les bancs de la partie civile : les parents de Farida, tous deux décédés récemment, las d'attendre de savoir comment leur fille a été tuée. Au cours de l’instruction, Michel Fourniret dira seulement avoir utilisé une baïonette.

Le «crime fondateur» du couple


«On va enfin pouvoir juger le crime fondateur qui a uni Michel Fourniret et Monique Olivier. Le fondement de leur pacte criminel a été scellé lors de l'assassinat de Farida Hammiche», assure quant à lui Me Didier Seban, l'avocat d'un ancien compagnon de Farida, celui qui fut son amant lorsque le mari, Jean-Pierre Hellegouarch, braqueur breton flirtant avec les milieux de l'extrême gauche prolétarienne, était en détention. «Ils ont avoué très tôt ce meurtre. A deux reprises. Il est très dommageable de passer devant une juridiction presque quinze ans après», critique Me Didier Seban qui fut aussi l'avocat de la famille de Jeanne-Marie Desramault, 22 ans, disparue en mars 1989 et retrouvée en juillet 2004 dans une tombe improvisée au Château du Sautou, une des sept victimes de l'«ogre des Ardennes» lors du procès fleuve de Charleville-Mézières.

«Monique Olivier est renvoyée pour complicité d'assassinat et recel. Elle a avoué et reconnu les faits. Il n'y aura pas de suspense. On sait par leurs aveux que lorsqu'ils vont chercher cet or, il est prévu que Farida Hammiche disparaisse. Elle assumera ses responsabilités lors de ce procès», prévient Me Richard Delgénès, son défenseur de longue date. Mais pour lui, «il est hors de question de laisser instrumentaliser ce procès pour rechercher d'autres victimes», martèle l'avocat ardennais, qui entend «mettre des limites». L'avocat de Michel Fourniret, Me Grégory Vavasseur, a toujours estimé que «les faits reprochés dans ce dossier étaient prescrits» et que le procès à venir devant la cour d'assises de Versailles «allait être une parodie de justice». Dans l'immédiat, il se réservait le droit de faire appel de ce renvoi «après avoir consulté son client».

Leparisien.fr avec AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/07/2017 14:54  Mis à jour: 24/07/2017 14:54
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 Re :SÉRIE D’ÉTÉ : LES AVOCATS RACONTENT LEURS AFFAIRES Fourniret, « le mal absolu »...
Premier volet de notre série d’été : « Les avocats racontent leurs affaires ». Aujourd’hui, Didier Seban. L’avocat spécialiste des « cold cases », a croisé des tueurs, parfois en série. C’est le procès de Michel Fourniret, le monstre des Ardennes, qui l’a le plus marqué.

Didier Seban sur Fourniret : « Les experts disent que, même sur son lit de mort, il pourrait faire du mal… »

« Aucune formation juridique ne vous prépare à affronter ces horreurs ». C’est dit sans pathos. Pas le genre de la maison. Juste une réalité brute, sans filtre.

Me Didier Seban est depuis une quinzaine d’années un avocat rompu aux affaires criminelles et aux fameux « cold cases ». De ce matériau « froid » ont émergé des épilogues insoupçonnés, des vérités inattendues. Et la proximité de certains monstres : Michel Fourniret* était l’un d’eux.

Au printemps 2008, lors du procès de « l’ogre des Ardennes », Didier Seban défend la famille de Jeanne-Marie Desramault, disparue en 1989. Le corps de la jeune étudiante de 22 ans a été retrouvé dans le château de Fourniret.

« Ce procès, c’est celui qui m’a le plus marqué », affirme sans détour l’avocat parisien, « après s’être longtemps tu, Fourniret a voulu nous mettre dans ses yeux de tueur. Ni les familles, ni moi n’avions envie de connaître l’exacte vérité… » Il faut faire front. Refuser d’entrer dans la tête du tueur, et au contraire, le provoquer. « Être vulgaire même, parler de sexe, pour le pousser dans ses retranchements », dans un procès où l’on recense les trois ingrédients majeurs : mort, sexe, argent.

La justice, pas la vengeance

L’accusé le traite d’« avocat de merde ». Didier Seban sait, depuis longtemps, mettre de la distance, pas seulement avec le box de ses accusés/accusateurs, mais aussi avec la douleur des familles de victimes. « Elles sont brûlées par ces histoires, ne font jamais vraiment leur deuil. C’est le combat de leur vie. Découvrir la vérité et faire juger l’auteur, c’est rendre à la victime sa dignité ». Mais Didier Seban ne s’égare pas : « Je suis dans l’esprit de justice, pas dans l’esprit de vengeance ».

Il porte cette quête comme un étendard. Suggère aux parents de se monter en association, d’alerter la presse quand la justice se fait frileuse. Il réfute le terme d’« archéologie judiciaire ». La justice, même trente ans après une disparition, est une matière « vivante ». Il a fallu « un alignement des planètes » comme il dit, et la persévérance et perspicacité de policiers belges pour retrouver la piste de Fourniret.

Blagues « indignes mais libératoires »
À la cour d’assises de Charleville-Mézières il y a bientôt dix ans, Didier Seban se souvient de « moments durs », où il a dû « sortir de (sa) personnalité ». D’autres effets indésirables se font sentir. « J’ai failli tomber gravement malade à la suite des trois mois de procès ». Trop de pression. D’affrontements, soulagés parfois par « des blagues indignes mais libératoires » en pleine audience. Il aurait aimé bénéficier du soutien de psychologues, comme en ont eu les victimes, les jurés. L’avocat ? Blindé ? Rodé au pire ? Non. « Je ne suis pas insensible », glisse-t-il. Il retient tout. Il dit mieux connaître la vie d’Émile Louis (tueur des disparus de l’Yonne) en quatre procès d’assises que la sienne… Avec Fourniret, il a croisé « le mal absolu ». « On a toujours l’idée que la rédemption est possible, que la peine n’a pas qu’un rôle de sanction, mais aussi de reconstruction », lâche Didier Seban, « mais avec lui, c’était différent : les experts disent que même sur son lit de mort, il pourrait faire du mal ! » Fourniret, souvent muré dans le silence, n’a pas livré tous ses secrets.

Il est toujours soupçonné de trois autres disparitions : la jeune Anglaise Joanna Parish, Farida Hamiche, femme d’un truand du gang des Postiches auquel Fourniret a volé de l’argent, et peut-être même Estelle Mouzin. « Je n’en ai pas fini avec Michel Fourniret… » assure Didier Seban. Là aussi, c’est le combat d’une vie.

http://www.lalsace.fr/actualite/2017/07/24/fourniret-le-mal-absolu
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/03/2017 15:02  Mis à jour: 25/03/2017 15:02
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 Re : Assassinat de Farida Hammiche: le parquet demande le renvoi de Fourniret aux assises.
Le parquet de Versailles a demandé le renvoi aux assises du tueur en série Michel Fourniret et de son ex-épouse Monique Olivier dans l’affaire de l’assassinat en 1988 de Farida Hammiche sur fond de chasse au trésor, a-t-il indiqué vendredi à l’AFP.

«Nous avons requis la mise en accusation devant la cour d’assises de Michel Fourniret et de sa compagne», a indiqué le parquet, sans plus de détails. Il revient désormais au juge d’instruction de rendre son ordonnance. Michel Fourniret est mis en examen depuis 2009 pour l’assassinat de Farida Hammiche, compagne du braqueur Jean-Pierre Hellegouarch, son ancien compagnon de cellule dans les années 1980, et Monique Olivier est mise en examen pour complicité d’assassinat.

La jeune femme s’était volatilisée en avril 1988 près de Clairefontaine (Yvelines), mais sa disparition n’avait été signalée qu’en avril 1998 par Hellegouarch. Si Michel Fourniret a avoué le meurtre devant les enquêteurs, son corps n’a jamais été retrouvé.
Le trésor du « gang des postiches »

En mars 1988, Fourniret, sorti de prison avant Hellegouarch, aurait aidé Farida Hammiche à déterrer d’un cimetière du Val-d’Oise un trésor amassé par les braqueurs de banques du «gang des postiches», dont Hellegouarch avait appris l’existence par un codétenu italien. Des lingots et pièces d’or, enterrés dans une caisse à outils.

Le butin avait été transféré chez Farida Hammiche, dans le Val-de-Marne. Fourniret a raconté avoir tué la jeune femme un mois plus tard et l’avoir enterrée dans une zone isolée près de Clairefontaine, puis avoir mis la main sur le magot.

Le couple Fourniret, également mis en examen pour «recel de vol à main armé», aurait ensuite utilisé ce trésor pour s’acheter le manoir du Sautou dans les Ardennes, où plusieurs de ses victimes seront plus tard découvertes enterrées.

Michel Fourniret et sa complice Monique Olivier ont été condamnés en mai 2008 à perpétuité pour sept meurtres de jeunes filles précédés de viol ou tentative de viol entre 1987 et 2001. Le divorce du couple a été prononcé en 2010.

En mars 2014, le fils de «l'Ogre des Ardennes» était sorti de son silence

http://www.lunion.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/03/2017 13:56  Mis à jour: 21/03/2017 13:56
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 Re : CRIMES SPÉCIALE FOURNIRET : IL A FAIT TREMBLER LES ARDENNES, REPLAY...
A ce jour, " L'Ogre des Ardennes ", alias Michel Fourniret, est le seul tueur en série français qui revendique haut et fort ses crimes.

Au total 7 rapts, la plupart suivis de viol et de meurtre, des jeunes filles dont la plus âgée avait 21 ans et la plus jeune, seulement 12 ans.

7 crimes commis entre 1987 et 2001, avec la complicité de Monique Olivier, une épouse que Michel Fourniret a entrainé dans sa folie meurtrière.

En mars 2008, s'ouvre donc un procès qui va marquer le siècle.
Au final, une sentence attendue, la condamnation à perpétuité pour le tueur en série et sa compagne.
Une maigre consolation pour les parents des jeunes victimes.

Alors, comment un être humain peut-il en arriver à une telle cruauté ? Le passé de Michel Fourniret peut-il expliquer ses actes abominables ?

Et lui qui revendique haut et fort ses crimes, peut-il être l'auteur des nombreux meurtres de jeunes filles encore non élucidés ?

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/03/2017 21:05  Mis à jour: 09/03/2017 21:05
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 Re : Michel Fourniret et Monique Olivier, l'alliance diabolique ( VIDEO)
Faites entrer l'accusé
Entre 1987 et 2003, dans les Ardennes, Monique Olivier «rabat» pour son mari, Michel Fourniret, sept jeunes filles âgées de 12 à 21 ans, qu'il viole et tue. En 2003, une huitième victime leur échappe et met la police sur leurs traces. Arrêté, Michel Fourniret avoue neuf crimes, mais il est soupçonné d'en avoir commis d'autres en Belgique. A l'issue de son procès en 2008 à Charleville-Mézières, le couple est condamné à la perpétuité.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/01/2017 11:57  Mis à jour: 16/01/2017 11:57
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 Re :L'affaire rebondit: Fourniret & Olivier bientôt de retour devant les assises...
Adrien de Marneffe http://www.sudinfo.be

En 1988, Michel Fourniret, accompagné de son épouse, Monique Oliver, tue Farida Hammiche, pour s’approprier l’or du gang des Postiches.

Près de 20 ans après, le procès d’assises devrait enfin s’ouvrir dans les Yvelines (France). Monique Olivier, qui pouvait espérer une libération d’ici quelques années, pourrait voir sa peine s’allonger.

Les « ogres des Ardennes », seront bientôt de retour devant la justice. Michel Fourniret et son ex-épouse et complice diabolique, Monique Olivier, devraient bientôt comparaître devant la cour d’assises des Yvelines pour l’assassinat de Farida Hammiche. Après les réquisitions du parquet de Versailles, le juge d’instruction devra rendre une ordonnance de renvoi afin que le procès puisse s’ouvrir devant la cour d’assises.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/01/2016 18:43  Mis à jour: 24/01/2016 18:49
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 Re : La très glauque chasse au trésor de Fourniret, le monstre des Ardennes .
Ou comment Michel Fourniret a assassiné la femme d'un "ami" rencontré en prison pour le dépouiller de son butin. Une histoire qui en dit long sur le prédateur.

Image redimensionnée

Fourniret © Belga

C'est l'histoire incroyable d'une chasse au trésor entre un ancien activiste d'extrême gauche devenu voyou et un tueur en série qui n'a pas hésité, pour récupérer le magot, à assassiner la femme de son ami avant d'acquérir un château.

Un récit digne d'une série noire, qui révèle le cynisme et la cruauté de Michel Fourniret, le monstre des Ardennes, qui a déjà reconnu neuf meurtres. L'aventure commence, comme dans Le Comte de Monte-Cristo, à savoir dans une cellule. Pas celle du château d'If, mais celle de la la prison de la Santé, à Paris. Jean-Pierre Hellegouarch, 61 ans, a connu un destin particulier. Condamné à vingt ans de prison par un tribunal militaire espagnol pour des braquages "politiques", ce robuste Breton se serait évadé de la prison de Burgos. Après avoir flirté un temps avec l'extrême gauche, il "tombe" à nouveau pour des affaires de braquage et de trafic de stupéfiants. Lors de l'un de ses passages en prison, il croise, en 1984, Michel Fourniret, condamné à cinq ans pour viol. Le Breton rebelle sympathise avec cet "intello", ancien para en Algérie, qui cite André Breton et se dit victime d'un complot. Il le protège contre les autres détenus, qui détestent les auteurs de crimes sexuels.

Fourniret fait aussi la connaissance, dans le parloir, de la femme d'Hellegouarch, Farida, une piquante brune de 31 ans. A sa sortie, il prend contact avec elle et écrit au truand, demeuré en prison. A tel point que, en mars 1988, Farida vient, à la requête de son mari, lui demander un service. Il s'agit de récupérer un magot d'or enfoui dans un cimetière pour le cacher dans un appartement à Vitry. D'où vient l'or ? Mystère. Le Breton évoque aujourd'hui un détenu italien d'extrême droite qui lui aurait confié son or avant d'être extradé. Il s'agit plus vraisemblablement d'un butin personnel.

Le fait est que Fourniret se rend avec Farida dans un cimetière des Yvelines et déterre, dans une vaste jardinière, une caisse à outils remplie de lingots et de pièces d'or. L'ami complaisant aménage une cache au-dessus de la porte des toilettes de l'appartement de Vitry. Mais, soudain, le tueur se réveille. Il demande à Farida de l'accompagner dans une ferme de Rambouillet "pour récupérer des armes". De là, il l'emmène dans une carrière de Clairefontaine, afin de cacher sa voiture, et l'étrangle. "Il n'y a eu aucun aspect sexuel, a confié Fourniret aux policiers belges, il s'agissait seulement d'un transfert de propriété." Il raconte également qu'il s'est débarrassé du corps dans un terrain vague, au sortir d'un village des Yvelines dont il a oublié le nom. Il ajoute qu'il n'a pas retiré l'alliance du cadavre. Il retourne ensuite prendre l'or dans l'appartement, "en en laissant une partie pour Jean-Pierre".

Contacté par les soeurs de Farida, il participera aux recherches auprès des hôpitaux. L'or, vendu à Bruxelles, servira à acheter le château du Sautou et un studio à Sedan.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Car Hellegouarch s'inquiète : sa femme ne se présente pas au parloir. En prison, on appelle ces rendez-vous manqués des "parloirs fantômes". A sa sortie, il fonce voir le couple Fourniret, qui le reçoit dans une bicoque minable près de Sedan et lui joue la grande scène de la pauvreté. Il retrouve également leur fils, Selim, dont il est le parrain.

Le Breton repart le lendemain, persuadé de l'innocence de ses amis. Mais, manque de chance pour eux, la brigade criminelle enquête alors sur une affaire de faux papiers et remonte jusqu'à Hellegouarch et Fourniret. Elle perquisitionne au château acheté par le tueur.

Quand le Breton l'apprend, son sang ne fait qu'un tour. Il trouve l'adresse de la propriété et s'y rend. Il croise dans le parc Fourniret au volant de sa voiture, qui le reconnaît et, paniqué, prend la fuite. Un coup de feu aurait même été tiré... "Hellegouarch connaissait bien ma femme, Monique, et mon fils, je ne risquais rien à les laisser", a raconté ce dernier aux policiers belges. Au château, l'explication, entre le braqueur et l'épouse de Fourniret est orageuse, mais Monique, terrorisée, ne lui révèle rien.

Peu après, le couple Fourniret vend précipitamment le domaine et s'installe en Belgique. Fou furieux, Hellegouarch dénonce son ancien ami à la justice. En 1999, après un autre séjour en prison, il écrit au procureur d'Evry pour accuser Fourniret d'avoir tué Farida. Le courrier est transmis au procureur de Créteil. Le braqueur est même entendu par les gendarmes. Mais l'enquête s'enlise. Elle aurait peut-être pourtant permis de démasquer, avant l'heure, le tueur en série et d'éviter les derniers meurtres.

Jean-Marie Pontaut

(Rappel: Michel Fourniret et Monique Olivier ont été condamnés en mai 2008 à perpétuité pour sept meurtres de jeunes filles entre 1987 et 2001.)

http://www.levif.be/actualite/belgiqu ... rticle-normal-452675.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/06/2015 10:51  Mis à jour: 09/06/2015 10:51
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 Re :Condamné à perpétuité, le couple Fourniret-Olivier est soupçonné de nombreux autres crimes. La justice néglige pourtant de les juger...
Le 22 mai 2008 à la cour d'assises de Charleville-Mézières (Ardennes), l'avocat général Francis Nachbar avait prononcé un réquisitoire halluciné contre les époux Fourniret, les qualifiant de « fêlés » et de « monstres ».

Il avait lancé à Monique Olivier : « Comment pouvez-vous manger, dormir ? Comment vos nuits ne sont-elles pas hantées par tous ces visages innocents qui hurlent à vos oreilles ? » Sept ans plus tard, on pourrait retourner ces questions au système judiciaire. Comment les magistrats peuvent-ils dormir en pensant aux familles de victimes qui patientent depuis des décennies, frappées de dépressions, de suicides ? Pourquoi ne pas purger le parcours de ce couple diabolique ?

Condamnés à perpétuité sans possibilité de remise de peine, Michel Fourniret, 73 ans, et Monique Olivier, 66 ans, ont passé seize années à violer et tuer des jeunes filles, un projet formulé dans un invraisemblable pacte. Le couple s'était formé après une petite annonce passée par Michel Fourniret alors qu'il purgeait une première peine pour abus sexuels. Depuis 2011, il ne se passe rien

C'est certain, leur terrible tableau de chasse dépasse de très loin les sept victimes retenues à leur procès (1). Un premier autre cas avéré, celui de Farida Hamiche, dort inexplicablement...
Et combien d'autres ???
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