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 Les nouvelles quotidiennes du suivi des dossiers publiés sur le site...
RAffaire Elodie Kulik : Willy Bardon condamné à trente ans de réclusion criminelle. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 06/12/2019 20:19
Elodie Kulik. Lors de la douzième journée du procès Bardon, Me Corinne Herrmann, avocate de la partie civile, a délivré une plaidoirie d'une grande force émotionnelle. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 06/12/2019 19:04
Elodie Kulik. Procès de Willy Bardon : les derniers mots pour emporter l'intime conviction des jurés Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 06/12/2019 19:02
Affaire Dutroux: Michel Lelièvre ne pourra rester que 6 mois maximum dans son centre pour SDF à Bruxelles: s’il ne trouve pas un autre logement, retour en prison! Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 05/12/2019 16:39
Affaire Élodie Kulik : le témoignage bouleversant de son père à la barre. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 05/12/2019 12:41
Meurtre d’Elodie Kulik. « Je n’y étais pas » : Willy Bardon maintient sa version. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 05/12/2019 11:46
Affaire Narumi Kurosaki : Le Chili a reçu de la France une demande d'extradition du suspect. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 05/12/2019 11:43
Procès de Willy Bardon : la volte-face du “frère de lait” fragilise l'accusation Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 04/12/2019 13:33
Jean-Marc Reiser, l'assassin présumé de Sophie Le Tan, sera-t-il rattrapé par l’affaire Hohmann ? Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 04/12/2019 13:08
Dans l'enquête sur l'assassinat de deux policiers à leur domicile en juin 2016, un individu de 37 ans fiché S a été interpellé lundi. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 04/12/2019 12:45

Michel Fourniret a-t-il livré tous ses secrets ?

Publié par Walda Colette Dubuisson le 02-12-2019 (2575 lectures) Articles du même auteur
02/12/2019 : VIDEO. Comment Michel Fourniret et Monique Olivier ont scellé leur pacte criminel qui a fonctionné seize ans.
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18/11/2019 : Disparition de Lydie Logé en 1993 : une information judiciaire ouverte pour "séquestration suivie de mort" après la garde à vue de Michel Fourniret
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14/11/2019 : Michel Fourniret et son ex-femme en garde à vue dans le cadre d'une disparition en 1993
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20/09/2019 : Affaires Parrish et Domèce : “Michel Fourniret et Monique Olivier sont participatifs” lors des reconstitutions.

*** Fourniret n'a pas livré d'indices permettant de retrouver le corps de Marie-Angèle Domèce...
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18/09/2019 : Meurtres de Parrish et Domèce : Michel Fourniret dans l’Yonne, aujourd'hui, pour une reconstitution.
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05/06/2019 : REPLAY - Les questions que l’on se pose sur ce que l’on appelle «la période blanche» du tueur en série Michel Fourniret.
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24/05/2019 : Le nom du tueur en série refait surface dans un cold-case, la disparition d’une jeune femme (Lydie Loge) en 1993. Il a déjà été condamné pour huit meurtres, et reste mis en examen dans deux autres.
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21/12/2018 : Stéphane Bourgoin : "Tous les endroits dignes d’intérêt n’ont pas été fouillés dans l’ancienne propriété de Fourniret"...
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20/12/2018 : Ardennes : fouilles terminées sur l'ancien terrain de Michel Fourniret. Dispositif de fouilles levé .
En mars, Michel Fourniret a également relancé les spéculations sur sa possible implication dans la disparition d'Estelle Mouzin, neuf ans, à Guermantes (Seine-et-Marne) en 2003, en livrant devant une juge d'instruction ce qu'une avocate de la famille Mouzin qualifie d'"aveux en creux".
Lire la suite dans les commentaires.
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17/12/2018 : Ardennes: fouilles en cours sur un terrain ayant appartenu à Fourniret ...
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17/11/2018 : la cour d’assises des Yvelines a condamné Michel Fourniret à la peine maximale, pour l’assassinat de Farida Hammiche, en 1988. Son ex-épouse, Monique Olivier écope d’une peine de vingt années. Ils purgent tous deux une autre peine de réclusion à perpétuité prononcée en 2008.
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16/11/2018 : «Je ne sais pas s’il y a d’autres victimes», répète Monique Olivier...
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13/11/2018 : Michel Fourniret a de nouveau expliqué son parcours criminel par le traumatisme causé chez lui par le fait que sa première femme n'était pas vierge lorsqu'il l'a épousée...
"Evidemment, pour nous, le sujet du procès, ce sont les autres affaires, comme Estelle Mouzin pour laquelle la piste n'est pas fermées", relève auprès d'Europe 1 Didier Seban, avocat de parties civiles, dont les victimes du procès de 2008 et le père d'Estelle Mouzin.
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11/11/2018 : Affaire Fourniret : des ADN inexploités depuis 15 ans
Quatre ADN inconnus et prélevés dans la camionnette de Michel Fourniret se trouvent à Bruxelles depuis 2004. Ces pièces pourraient détenir l’identité de nouvelles victimes du tueur mais la justice française n’aurait jamais demandé le rapatriement de ces traces afin qu’elles soient analysées. Un scandale pour les avocats des familles des victimes qui attendent encore des réponses..

*** C’est une première pour Michel Fourniret. Le tueur et violeur en série va devoir répondre, à compter de mardi, du seul crime crapuleux qui lui soit imputé: un assassinat en 1988 qui lui a permis de s’emparer du magot du «gang des postiches».
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06/11/2018 : Stéphane Bourgoin, spécialiste des tueurs en série et auteur de L'ogre des Ardennes (Grasset), qui sort le 7 novembre, analyse le profil de Michel Fourniret. Une nouvelle publication qui intervient alors que l'Ardennais sera à nouveau jugé le 13 novembre prochain aux assises de Versailles.
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05/11/2018 : VIDÉO. La parcelle secrète de Michel Fourniret dans les Ardennes, ex-jardin d'enfants, cache-t-elle de noirs secrets ?
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19/10/2018 : Enquête Le tueur en série Michel Fourniret confronté à son ex-épouse devant la juge.
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05/10/2018 : Selim Fourniret, fils du tueur en série et de Monique Olivier, revient sur son histoire familiale douloureuse dans un livre.
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02/10/2018 : L'ex-épouse de Michel Fourniret entendue dans les affaires Domece et Parrish.
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29/09/2018 : *Monique Olivier devant le juge
L’ex-épouse de Michel Fourniret doit être entendue à partir de lundi par la juge d’instruction, qui enquête sur les meurtres de deux jeunes femmes dans les années quatre-vingt.

*Fourniret : "Il veut rester le maître de l'enquête"...
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27/09/2018 : Michel Fourniret : nouvelles révélations choc sur l’ogre des Ardennes...
Aux yeux de l’expert, l’implication de Michel Fourniret dans la disparition et le meurtre d’Estelle Mouzin ne fait que peu de doute. ( Lire l'article )
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25/09/2018 : Yonne: Michel Fourniret extrait de prison pour la reconstitution du meurtre de Joanna Parrish...
Reconstitution en cours sur les bords de l'Yonne avec Michel Fourniret [Info L'Yonne républicaine]
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08/06/2018 : 08/06/2018 : Selon Europe 1, Monique Olivier, l'ex-femme de Michel Fourniret a confirmé, devant des juges d'instruction, l'implication du tueur en série dans les meurtres de Joanna Parrish et de Marie-Angèle Domece, commis dans l'Yonne.
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05/06/2018 : Information Europe 1 : Incarcérée à Rennes, Monique Olivier, ex-femme de Michel Fourniret, a été extradée de prison pour être entendue à partir de mardi et jusqu'à la fin de la semaine par la juge d'instruction, qui enquête dans l'affaire des assassinats de Marie-Angèle Domèce et Joanna Parrish .
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29/05/2018 : 2008-2018 : le parcours judiciaire de Michel Fourniret se poursuit.
● L'éternel doute concernant Estelle Mouzin…

***! Depuis toujours, je pense que son alibi pour le jour de l’enlèvement d’Estelle NE TIENT PAS LA ROUTE !!!
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15/05/2018 : ENQUÊTE FRANCEINFO. "Il faut entrer dans son monde" : comment interroge-t-on un tueur en série comme Michel Fourniret ?
"L'ogre des Ardennes", qui a avoué récemment deux nouveaux meurtres, n'en a pas fini avec les enquêteurs et les magistrats, notamment dans l'affaire Estelle Mouzin.
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04/05/2018 : Affaires Parrish et Domèce : vers un procès de Michel Fourniret en 2019.
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03/05/2018 : Renvoyé aux assises pour l'assassinat en 1988 de l'épouse d'un ancien co-détenu qui lui avait permis de mettre la main sur le magot du "gang des postiches", le tueur en série Michel Fourniret sera jugé du 13 au 16 novembre, a-t-on appris aujourd'hui auprès du parquet général de Versailles.
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19/03/2018 : A 13 ans, Marie-Ascension a échappé à Michel Fourniret, son père témoigne pour la première fois: "Tout le monde dit que ma fille a eu de la chance". C'est ce témoignage qui avait permis aux policiers d'interpeller le tueur en série.
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07/03/2018 : Affaire Fourniret : des recherches en cours à Saint-Cyr-les-Colons pour retrouver le corps de Marie-Angèle Domece.
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02/03/2018 : L'avocat parisien Didier Seban sur le point de représenter les familles de Marie-Angèle Domece et de Joanna Parrish, dont la disparition et le meurtre, en 1988 et 1990, restent non-élucidés.
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16/02/2018 : Michel Fourniret vient d'avouer deux nouveaux crimes dans le département, ceux de Marie-Angèle Domece, en 1988, et de l'Anglaise Joanna Parrish, en 1990 confirme Didier Seban, avocat des parents de Joanna Parrish, joint ce vendredi16/02/2018..
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06/10/2017 « Trésor du Gang des Postiches : »
Le couple Fourniret va de nouveau s’asseoir dans un box de cour d’assises. Condamné à la perpétuité pour lui et 30 ans de prison pour elle pour sept meurtres et autant de viols, le duo est cette fois accusé du meurtre de Farida Hammiche, 31 ans, disparue le 12 avril 1988 et dont le corps n'a jamais été retrouvé. L’assassinat de Farida ne sera donc pas jugé avant l'année prochaine, 14 ans après les aveux et trente ans après les faits.
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24/07/2017 : SÉRIE D’ÉTÉ : LES AVOCATS RACONTENT LEURS AFFAIRES
Fourniret, « le mal absolu »
Premier volet de notre série d’été : « Les avocats racontent leurs affaires ». Aujourd’hui, Didier Seban. L’avocat spécialiste des « cold cases », a croisé des tueurs, parfois en série. C’est le procès de Michel Fourniret, le monstre des Ardennes, qui l’a le plus marqué.
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25/03/2017: Le parquet de Versailles a demandé le renvoi aux assises du tueur en série Michel Fourniret et de son ex-épouse Monique Olivier dans l’affaire de l’assassinat en 1988 de Farida Hammiche sur fond de chasse au trésor, a-t-il indiqué vendredi à l’AFP.
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21/03/2017 : CRIMES SPÉCIALE FOURNIRET : IL A FAIT TREMBLER LES ARDENNES, REPLAY..
Regardez bien, en fin d'émission " l'affaire Estelle Mouzin" ???
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Publié le 16/01/2017 : L'affaire rebondit: Fourniret & Olivier bientôt de retour devant les assises, en 1988, Michel Fourniret, accompagné de son épouse, Monique Oliver, tue Farida Hammiche, pour s’approprier l’or du gang des Postiches.
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24/01/2016 :La très glauque chasse au trésor de Fourniret, le monstre des Ardennes ...
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28/07/2014 : ÉTÉ MEURTRIER. L’étrange quête de l’Ogre des Ardennes .

CHARLEVILLE-MÉZIÉRES (08). Obsédé par la recherche de la virginité, Michel Fourniret a commis au moins sept crimes en France et en Belgique. Une traque qui s’achèvera par sa condamnation à perpétuité en 2008.

Déjà traumatisées par l’affaire Dutroux, les Ardennes veulent aujourd’hui tourner la page Fourniret.

La justice n’en a pas terminé pour autant avec l’ogre des Ardennes qui n’a peut-être pas livré tous ses secrets les plus sordides.
(Voir Vidéo )


Àl’énoncé du verdict, Michel Fourniret, les cheveux et la barbe fraîchement coupés, est resté figé, les yeux fermés. Une posture qu’il n’aura de cesse de tenir durant son procès. Comme un ultime affront pour les familles de ses victimes.

Sans surprise, celui que l’on a surnommé l’Ogre des Ardennes a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible par la cour d’assises des Ardennes le 28 mai 2008. Le Sedanais était jugé pour le meurtre de sept jeunes femmes ou adolescentes, précédés de viol ou tentatives, et d’agressions de trois autres jeunes filles qui étaient parvenues à lui échapper.

Un duo infernal

Épouse et complice, Monique Olivier, elle, a pris une peine très légèrement moindre que les réquisitions de Francis Nachbar, l’avocat général, qui avait requis la perpétuité avec une peine de sûreté de 30 ans.

Elle écopera d’une peine de sûreté de 28 ans. Le duo infernal ne fera pas appel de cette décision, épargnant ainsi un second procès aux proches des victimes. Divorcée depuis 2010 de Michel Fourniret, Monique Olivier purge actuellement sa peine à Rennes alors que le tueur en série est incarcéré à la centrale d’Ergersheim, en Alsace, où il y restera sans doute jusqu’à sa mort.

« La mémoire de nos filles a été respectée », résumait Jean-Pierre Laville, le père d’Isabelle, la première victime de Fourniret, violée et étranglée en 1987, à l’issue du procès de Charleville-Mézières.

Déjà traumatisées par l’affaire Dutroux, les Ardennes veulent aujourd’hui tourner la page Fourniret. La justice n’en a pas terminé pour autant avec l’ogre des Ardennes qui n’a peut-être pas livré tous ses secrets les plus sordides.

«J’ai été frappé par le regard froid de Michel Fourniret»

Il ne le sait pas encore, pourtant c’est adolescent que Maxime Collet, aujourd’hui âgé de 30 ans, est confronté pour la première fois à l’affaire Fourniret. « En mai 2000, j’étais scolarisé au lycée Chanzy lorsque Céline Saison a disparu. Elle suivait des études au lycée Monge. À l’époque, on évoquait déjà un enlèvement. J’ai appris plus tard qu’on avait attribué ce crime à Michel Fourniret », explique le jeune homme qui, en 2008, a l’occasion d’assister durant deux jours au procès des époux Fourniret, aux côtés de la presse internationale. « La cour d’assises évoquait l’enlèvement et le meurtre de Jeanne-Marie Desramault », se souvient-il. En mars 1989, âgée de 22 ans, cette étudiante au monastère Notre-Dame, près de Charleville-Mézières, avait été enlevée, étranglée et enterrée au château du Sautou. « J’étais assis juste derrière le grand-père de Jeanne-Marie, un homme en fauteuil roulant d’une grande dignité. J’avais l’impression qu’il avait attendu ce procès toute sa vie. J’ai d’ailleurs appris qu’il était décédé quelques semaines après la condamnation de Fourniret. » À l’époque de ce procès, Maxime Collet a 24 ans. « Ce drame me touchait de près, j’avais donc des repères géographiques lorsqu’il était question d’évoquer les faits. Paradoxalement, j’avais aussi cette impression d’être plongé dans une fiction et non d’être dans la réalité tellement les crimes étaient odieux. » Maxime évoque une ambiance lourde et pesante. « Fourniret parlait très peu mais j’ai été frappé par son regard froid. » L’évocation des trous creusés par Fourniret dans sa propriété, pour y déposer le corps de ses futures victimes, marquera à jamais le Carolomacérien. « Fourniret expliquait que lorsqu’il partait en chasse, il ne revenait jamais sans gibier. C’était terrible à entendre. Pour moi, le verdict a sonné comme une délivrance. »

Publié le 28/07/2014

Par Corinne Lange : http://www.lunion.presse.fr/
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Ajoutée le 17 sept. 2012


Michel Fourniret, né le 4 avril 1942 à Sedan (Ardennes), est un violeur et tueur en série français, aux crimes principalement commis sur des jeunes filles en France et en Belgique.

Surnommé dans un premier temps le « Forestier des Ardennes » (il s'était prétendu forestier auprès des policiers, métier qu'il n'a en fait jamais exercé) puis « l'Ogre des Ardennes », « le Tueur des Ardennes » et « le Monstre des Ardennes ». Il a été arrêté en Belgique après une tentative d'enlèvement d'une fillette en juin 2003. Après enquête des faits qu'il avait pu commettre en Belgique et la découverte des crimes commis en France, il a été extradé le 9 janvier 2006 vers la France. Plusieurs fois reporté, son procès mène à sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible1 pour cinq meurtres et deux assassinats de jeunes filles en France et en Belgique, les justices françaises et belges s'étant mises d'accord pour un procès unique. Des enquêtes se poursuivent pour d'autres affaires.

Il a jusqu'à présent avoué neuf meurtres commis entre 1987 et 2001, mais il est soupçonné de plusieurs autres. Certains de ses actes ont visé des jeunes filles mineures, dont trois âgées de moins de quinze ans et une de douze ans, ce qui les fait rentrer dans la catégorie des crimes pédophiles. Son épouse, Monique Olivier, née le 31 octobre 1948 est accusée de complicité de meurtre et de non dénonciation de meurtre dont elle avait connaissance. Elle a été jugée en même temps que lui et condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 28 ans.

Le 2 juillet 2010, le juge aux affaires familiales du tribunal de Charleville-Mézières, prononce le divorce entre Michel Fourniret et Monique Olivier, après 21 ans de mariage
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Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/12/2019 11:24  Mis à jour: 02/12/2019 11:24
Administrateur
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 VIDEO. Comment Michel Fourniret et Monique Olivier ont scellé leur pacte criminel qui a fonctionné seize ans.
Au départ, il y a eu une relation épistolaire entre le futur "ogre des Ardennes" et celle qui deviendra sa femme... Extrait du magazine "13h15 le dimanche" du 1er décembre 2019.



Le couple diabolique, formé par le tueur en série Michel Fourniret et Monique Olivier, a agi main dans la main pendant seize ans. Il s’est noué entre eux un pacte criminel hors du commun. Tout commence en 1987. La femme garde-malade séparée de son mari, et dont les enfants vivent chez leur père, souffre du poids de la solitude. Elle décide alors de répondre à une petite annonce parue dans la presse. Son auteur : Michel Fourniret, détenu pour agressions sexuelles.

Le prisonnier répond à sa correspondante et lui révèle son obsession pour la virginité. Des phrases noyées dans le flot des lettres échangées qui échappent à l’attention de l’administration pénitentiaire. Monique Olivier, sa "Natouchka", sa "mésange", n’est pas choquée par ces confidences. Au contraire : "Je veux travailler auprès de mon fauve, le seconder", écrit-elle à celui qui signe Shere Khan, le nom du tigre du Livre de la jungle. Il lui promet qu’il tuera son premier compagnon. En retour, elle l’aidera à enlever des jeunes filles…
"Il y a pour le moins une complémentarité, une synergie"

"Quand j’ai rencontré Monique Olivier, ce sont deux épaves sur l’eau qui se dirigeaient on ne sait pas où, rapporte, en citant Michel Fourniret, l'expert psychologue auprès des tribunaux Jean-Luc Ployé, au magazine "13h15 le dimanche" (replay). Ils se sont entraidés l’un et l’autre. Il y a pour le moins une complémentarité, une synergie, qui s’est mise en place. On ne peut pas différencier l’un de l’autre." Monique Olivier attend le futur "ogre des Ardennes" à sa sortie de prison pour s’installer avec lui à Saint-Cyr-les-Colons, près d’Auxerre (Yonne).

"Avant que Michel Fourniret rencontre Monique Olivier, il n’avait jamais tué, Et il considérait que c’était elle qui lui avait donné son permis de tuer. Neuf ou dix mois après leur rencontre, ils commettent leur premier crime où elle a manifestement un rôle très actif", rappelle-t-il. En décembre 1987, une élève de 17 ans, Isabelle Laville, est ciblée. Ils utilisent un terrible stratagème pour la mettre en confiance. Monique Olivier, seule, accoste en voiture la jeune fille et lui demande de l’aide pour trouver la bonne route. Quelques mètres plus loin, un homme avec un bidon d’essence faisant mine d’être en panne. La conductrice freine. Il monte à l’arrière. C’est Michel Fourniret. Le corps d’Isabelle est retrouvé au fond d’un puits abandonné plus de dix-huit ans plus tard.

https://www.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/11/2019 16:07  Mis à jour: 18/11/2019 16:07
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 Disparition de Lydie Logé en 1993 : une information judiciaire ouverte pour "séquestration suivie de mort" après la garde à vue de Michel Fourniret
Des comparaisons ont pu être établies entre des traces d'ADN trouvées dans la camionnette de Michel Fourniret et l'ADN d'une ascendante de la disparue, dont le corps n'a jamais été retrouvé.
La maison de Michel Fourniret à Floing, près de Sedan (Ardennes), le 19 décembre 2018.

Une information judiciaire a été ouverte pour "séquestration suivie de mort" après les gardes à vue du tueur en série Michel Fourniret et de son ex-femme Monique Olivier dans le cadre de la disparition de Lydie Logé, 29 ans, le 18 décembre 1993 à Saint-Christophe-le-Jajolet (Orne), a annoncé, lundi 18 novembre, le parquet de Caen. Ils ont été placés en garde à vue du 12 au 14 novembre, avant de retrouver leurs cellules de prison respectives à Fleury-Mérogis.

Des comparaisons ont pu être établies entre des traces d'ADN mitocondrial (uniquement transmis par la mère) trouvées dans la camionnette de Michel Fourniret et l'ADN d'une ascendante de la disparue. Le corps de Lydie Logé n'a jamais été retrouvé, a précisé à l'AFP Carole Étienne, procureure de la République de Caen. Concernant Monique Olivier, "son rôle n'est pas établi à ce stade des vérifications".
"Un cheminement dans l'Orne" à l'époque des faits

Lors de la garde à vue, il n'y a pas eu de "reconnaissance franche des faits" de la part de Michel Fourniret mais "des réponses plus ou moins floues qui appellent des vérifications, des investigations", a souligné Carole Étienne. Des éléments "qui peuvent laisser penser à un cheminement dans l'Orne" à l'époque des faits mais nécessitent une "analyse très méticuleuse des déplacements de l'intéressé", a-t-elle ajouté.

Michel Fourniret a été condamné en 2008 par la cour d'assises des Ardennes à la perpétuité incompressible pour le meurtre de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001, précédés de viol ou tentative de viol, et trois agressions. Monique Olivier avait été condamnée à la perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 28 ans, pour complicité dans quatre des meurtres et le viol en réunion d'une jeune fille.

En septembre, Michel Fourniret et Monique Olivier, qui ont divorcé en 2010, ont participé dans l'Yonne à une reconstitution dans l'enquête sur deux meurtres récemment reconnus par le tueur en série : ceux de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece commis entre 1988 et 1990.

https://www.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/11/2019 08:30  Mis à jour: 14/11/2019 08:31
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 14/11/2019 : Michel Fourniret et son ex-femme en garde à vue dans le cadre d'une disparition en 1993
L'enquête porte sur la disparition de Lydie Logé, à Saint-Christophe-le-Jajolet. Une affaire qui avait débouché sur un non lieu en 2009 mais qui a été rouverte en 2018.
Le tueur en série Michel Fourniret et son ex-femme Monique Olivier sont tous les deux en garde à vue depuis mardi à Nanterre dans le cadre d'une enquête sur la disparition d'une femme dans l'Orne en 1993, a-t-on appris ce mercredi auprès du procureur de la République d'Argentan Hugues de Phily, confirmant une information de BFMTV.

Monique Olivier a été placée en garde à vue mardi à 14 heures, et Michel Fourniret à 15 heures, au sein de l'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) à Nanterre.

https://www.lexpress.fr/actualite/soci ... tion-en-1993_2107071.html

Un nouveau nom va-t-il s'ajouter à la longue liste des victimes de Michel Fourniret ? "Des éléments" permettent "d'établir un lien" entre le tueur en série et la disparition de Lydie Loge, explique le procureur d'Argentan (Orne), Hugues de Phily, au Parisien, jeudi 23 mai. Elle n'a plus été vue depuis le 18 décembre 1993, à Saint-Christophe-le-Jajolet (Orne), et n'a jamais été retrouvée.

"Il s'agit d'un lien ténu, fragile", nuance le procureur, "car nous sommes sur des matériaux anciens. Il n'est pas possible d'avoir une certitude à 100%."

Selon Le Parisien, qui cite des sources concordantes, c'est une trace d'ADN prélevée dans la camionnette de Michel Fourniret qui a permis d'établir ce lien, en février, car elle correspond au profil génétique de proches de Lydie Loge. Cet ADN avait été comparé dans le cadre de vingt dossiers de disparitions et de meurtres jamais élucidés. Jamais la piste d'un tueur en série n'avait été envisagée dans le cas de Lydie Loge.

D'autres expertises envisagées
Cependant, l'ADN en question est mitochondiral, c'est-à-dire une partie du patrimoine génétique qui n'est transmis que par la mère et non les deux parents, ce qui accentue les chances qu'il appartienne en réalité pas à la victime mais à une personne aux caractéristiques proches, explique une source proche de l'enquête au journal. D'autres expertises pourraient être pratiquées pour vérifier cette correspondance.

Aucun crime n'a jusqu'ici été imputé à Michel Fourniret entre 1990 et 2000. En décembre 1993, il est censé s'être trouvé en Belgique, et non dans l'Orne. Au total, il a reconnu dix meurtres entre 1987 et 2001.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 22/09/2019 11:59  Mis à jour: 22/09/2019 11:59
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 Michel Fourniret : le tueur en série confronté à sa femme. Vidéo par franceinfo.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/09/2019 17:47  Mis à jour: 20/09/2019 17:47
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 Fourniret n'a pas livré d'indices permettant de retrouver le corps de Marie-Angèle Domèce.
La reconstitution judiciaire organisée dans le cadre des meurtres de Marie-Angèle Domèce et Joanna Parrish a pris fin ce vendredi 20 septembre, dans l'Yonne, vers midi.

Il est resté de marbre. N'a rien dit permettant d'emprunter le début d'une piste pouvant mener au corps de Marie-Angèle Domèce. Michel Fourniret a conservé le secret. Malgré les efforts de la juge d'instruction Sabine Kheris pour tenter de lui faire dire où se trouvait le corps de la jeune Icaunaise, disparue d'Auxerre le 8 juillet 1988, le tueur en série n'a rien lâché.

Le mystère de la disparition de Marie-Angèle Domèce, que Michel Fourniret est soupçonné d'avoir enlevée et tuée, reste donc entier. C'était l'un des enjeux de la reconstitution judiciaire organisée par la magistrate parisienne, ces jeudi et vendredi 20 septembre. Un jour et demi consacré à confronter Michel Fourniret et son ex-épouse, Monique Olivier, à leurs déclarations antérieures concernant leur implication dans mort de Marie-Angèle Domèce et celle de Joanna Parrish, en mai 1990.

Michel Fourniret n'a pas du tout avancé sur l'endroit où il avait pu abandonner le corps de Marie-Angèle Domèce.

Un jour et demi à parcourir des routes qu'ils connaissaient très bien, pour avoir vécu à Saint-Cyr-les-Colons, à la fin des années 80. Transportés sous bonne escorte dans ce village du Chablisien, Michel Fourniret et Monique Olivier ont également été conduits à Auxerre, Saint-Bris-le-Vineux, et Monéteau, jeudi, puis à Avallon ce vendredi matin. "Le couple était dans de bonnes dispositions", confie Didier Seban, avocat des familles de ces deux victimes. "En revanche Michel Fourniret n'a pas du tout avancé sur l'endroit où il avait pu abandonner le corps de Marie-Angèle Domèce."

Le natif des Ardennes s'était montré tout autant hermétique lorsqu'il avait été interrogé par la cour d'assises des Yvelines, en novembre 2018, sur l'endroit où il avait dissimulé le corps de Farida Hammiche, 30 ans, disparue en avril 1988 dans les Yvelines.

Ce silence interpelle l'avocat parisien. "Il peut ne plus se rappeler de la commune, du lieu précis, mais il ne peut pas ne pas se souvenir de la manière dont il s'est débarrassé du corps, si c'est dans un puits, sous des branchages ou autre. Il pourrait donner des éléments." Didier Seban s'interroge : "Il y a peut-être d'autres corps avec celui de Marie-Angèle. Ou il ne veut pas que sa découverte révèle certaines choses."

Pour la famille de Marie-Angèle Domèce, ce silence constitue une épreuve supplémentaire. L'appel de sa soeur Véronique, mercredi 18 septembre, est resté vain.

https://www.lyonne.fr/auxerre-89000/ac ... e-angele-domece_13645884/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/09/2019 11:56  Mis à jour: 20/09/2019 11:56
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 Affaires Parrish et Domèce : “Michel Fourniret et Monique Olivier sont participatifs” lors des reconstitutions. ( Vidéo)
Le tueur en série Michel Fourniret et son ex-compagne Monique Olivier participent cette semaine à des reconstitutions dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de Joanna Parrish et la disparition de Marie-Angèle Domèce. Selon l'avocat des parties civiles, ils "participent à l'enquête".

Michel Fourniret et Monique Olivier sont dans l'Yonne depuis jeudi 19 septembre pour participer à des reconstitutions dans le cadre de l'enquête sur la disparition de Marie-Angèle Domèce en 1988 et la mort de Joanna Parrish en 1990. L'avocat Didier Seban a assisté à la première journée de reconstitution.

"Pour les familles de victimes que je représente, c'est un moment important, nous indique-t-il ce vendredi 20 septembre au matin. Parce qu'on rentre au coeur de ce qui s'est passé, du drame. Ce qu'on peut dire c'est que Michel Fourniret et Monique Olivier sont participatifs, racontent ce qui s'est passé, participent à l'enquête."

"Je crois que jusque là on avait un peu des aveux 'puisque vous nous le dites, ça doit être nous', quelque chose comme ça. Là aujourd'hui, on sait plus précisément ce qui est arrivé de terrible à Marie-Angèle et Joanna Parrish." Selon lui, cette première journée de reconstitution est constructive. "Elle nous permet vraiment de réitérer des aveux, de confirmer la participation active de Michel Fourniret et de Monique Olivier dans la disparition et le meurtre de Marie-Angèle Domèce et Joanna Parrish."

Qu'attendent les familles des victimes de ces reconstitutions ?
"Du côté de la famille Parrish, on me l'a dit mille fois, c'est d'être sûr qu'on tient bien là les meurtriers de Joanna. Je crois que les choses ne font pas de doute. En tout cas dans l'expression qu'ils en ont aujourd'hui, ils reconnaissent. Ils décrivent ce qui s'est passé. Ils décrivent ces meurtres", précise Me Seban.

"Pour Marie-Angèle, c'est sûr que donner des obsèques décentes, donner une sépulture, c'est important pour la famille. Nous n'avons pas beaucoup avancé de ce point de vue là. On espère toujours pouvoir identifier le lieu où Michel Fourniret a déposé Marie-Angèle Domèce.

Il ne donne pas d'éléments, on ne sait pas pourquoi. Est-ce que c'est sa mémoire qui défaille ou est-ce qu'il ne veut pas qu'on retrouve ce corps ? Ça reste pour le moment une inconnue. Nous avons encore une journée pour essayer d'avancer de ce point de vue là. Et puis ensuite il fera sûrement clore cette instruction et aller au procès."

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/09/2019 13:16  Mis à jour: 18/09/2019 13:16
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 Meurtres de Parrish et Domèce : Michel Fourniret dans l’Yonne, jeudi, pour une reconstitution.
TUEUR EN SÉRIE Michel Fourniret et son ex-femme, Monique Olivier, doivent être conduits près d’Auxerre, jeudi et vendredi, pour la reconstitution de deux meurtres vieux de trente ans.

Michel Fourniret et Monique Olivier vont être extraits de leurs cellules ce jeudi.
Ils doivent participer à la reconstitution des meurtres de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domèce.
Le corps de Marie-Angèle Domèce n’a jamais été retrouvé.
Michel Fourniret va sortir de prison. Le tueur en série et son ex-épouse, Monique Olivier, doivent être extraits de cellule, jeudi et vendredi, pour participer à la reconstitution criminelle, dans l’Yonne, des meurtres de Marie-Angèle Domèce et de Joanna Parrish, a appris 20 Minutes de source proche du dossier, confirmant une information de RTL. Si « l’ogre des Ardennes » est passé aux aveux dans ces deux affaires remontant à une trentaine d’années, il s’est toujours montré évasif sur la façon dont il avait tué les deux victimes.

De fait, le corps de Marie-Angèle Domèce, jeune femme déficiente mentale de 19 ans disparue en juillet 1988 près d’Auxerre, n’a jamais été retrouvé, au grand désarroi de sa famille. En septembre 2018, le tueur avait déjà été conduit dans le secteur mais n’avait pas indiqué où il avait dissimulé le cadavre. Quant à celui de Joanna Parrish, une assistante d’anglais, il avait été découvert en 1990 flottant sur l’Yonne et présentait des traces de coups et de viols.

Fourniret bientôt entendu dans la disparition d’Estelle Mouzin
Selon nos informations, le tueur et son ex-femme doivent être conduits dans dix à douze endroits relatifs à l’enquête pendant deux jours, ainsi que dans la nuit de jeudi à vendredi. Il s’agit d’un des derniers actes de cette instruction judiciaire qui devrait mener, dans un à deux ans, Michel Fourniret à comparaître à nouveau devant une cour d’assises, lui qui a déjà été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour huit meurtres.



Emprisonné à la maison centrale d’Ensisheim (Haut-Rhin), Michel Fourniret n’en a, quoi qu’il en soit, pas terminé avec la justice. Comme 20 Minutes le révélait le 3 juin, il devrait être entendu dans les prochaines semaines dans le cadre de l’enquête sur la disparition d’Estelle Mouzin, en 2003, à Guermantes (Seine-et-Marne).

Evoquée par les enquêteurs par intermittence depuis seize ans, la piste Fourniret a tout récemment repris du crédit avec les déclarations spontanées de l’intéressé et de son ex-femme, Monique Olivier, devant la juge Sabine Khéris qui a, depuis, récupéré le dossier judiciaire. En février, Monique Olivier a expliqué qu’elle souhaitait désormais parler d’Estelle Mouzin « compte tenu du temps qui passe » et « pour aider les familles des victimes ». Quant à Michel Fourniret, il a reconnu qu’il y avait à ce propos « un sujet à creuser ». Leurs auditions pourraient intervenir dans les prochains mois.

https://www.20minutes.fr/justice/26070 ... onne-jeudi-reconstitution
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/06/2019 11:32  Mis à jour: 05/06/2019 11:32
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 REPLAY - Les questions que l’on se pose sur ce que l’on appelle «la période blanche» du tueur en série Michel Fourniret.
A la Une hier soir, la fameuse période blanche de Michel Fourniret et de Monique Olivier qui auraient cessé pendant dix ans, de 1990 à 2000 leurs agressions et leurs meurtres.

Condamnés en 2008 par la cour d’assises de Charleville-Mézière pour 7 meurtres et assassinats, ils ont été à nouveau condamné en 2018 pour l’assassinat de Farida Hamiche, la compagne du braqueur Jean-Pierre Hellegouarch pour lui voler le trésor du gang des postiches. Entre temps Michel Fourniret a également avoué les meurtres de Joanna Parish et de Marie-Angèle Domèce, ce qui porte déjà le chiffre officiel des victimes à 10 !

Le 24 mai dernier, on apprenait que la justice faisait un lien entre Fourniret et la disparition en 1993 d’une jeune femme, Lydie Loge dont une trace ADN aurait été retrouvée dans la camionnette qu’il utilisait pour ses enlèvements. Ce lien n’est pas encore prouvé à 100% pour des raisons sur lesquelles nous reviendrons tout à l’heure avec mes invités.

Mais, un nouveau rebondissement va peut-être se produire aussi dans l’affaire Estelle Mouzin, cette écolière disparue mystérieusement à Guermantes le 9 janvier 2003. On pensait que l’ogre des Ardennes avait un alibi qui le mettait hors de cause dans cette affaire, mais au mois de février dernier, Monique Olivier a demandé à rencontrer le juge d’instruction du dossier Fourniret pour lui parler de la disparition d’Estelle Mouzin, et Michel Fourniret lui-même a évoqué la disparition d’Estelle au cours du mois de Mars… Il aurait expliqué que Joanna Parish, Marie-Angèle Domèce et Estelle Mouzin avaient eu selon ses propres mots « la malchance de croiser son chemin ». Et il aurait ajouté une de ces phrases à double-sens qu’il affectionne paraît-il : « Il y a quelque chose à creuser dans cette affaire » ...Voir vidéo replay de l'émission ->
https://www.rtl.fr/actu/debats-societe ... riode-blanche-7797771743?
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/05/2019 14:01  Mis à jour: 24/05/2019 14:01
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 Michel Fourniret a-t-il livré tous ses secrets ? Michel Fourniret, déjà impliqué dans 10 meurtres.
Le nom du tueur en série refait surface dans un cold-case, la disparition d’une jeune femme en 1993. Il a déjà été condamné pour huit meurtres, et reste mis en examen dans deux autres.
Le livre noir de Michel Fourniret n’est peut-être pas encore refermé. Selon nos informations, une expertise génétique datée de février 2019 vient ouvrir une nouvelle piste dans un cold-case qui n’avait jamais été rapproché avec le tueur en série. Il s’agit de la disparition de Lydie Loge, évaporée le 18 décembre 1993 à l’âge de 29 ans à Saint-Christophe-le-Jajolet (Orne).

L’Ogre des Ardennes a déjà été condamné pour les meurtres de huit jeunes filles, ou femmes, et reste mis en examen pour ceux de la Britannique Joanna Parrish et de la Française Marie-Angèle Domece dont il a avoué les meurtres l’an dernier.



Isabelle Laville, 17 ans. Parmi les dossiers déjà jugés, figurent les meurtres d’Isabelle Laville, 17 ans, enlevée par le couple Fourniret-Olivier le 11 décembre 1987 alors qu’elle rentrait du collège.

Fabienne Leroy, 20 ans. La jeune femme se volatilise le 3 août 1988 près de Châlons-en-Champagne (Marne) après avoir été abordée par Fourniret et Olivier prétextant l’urgence de trouver l’adresse d’un médecin pour leur enfant malade.

Jeanne-Marie Desramault, 22 ans. Elle est repérée dans le train par Michel Fourniret, qui croit voir en elle la Vierge Marie. Elle suit des cours chez les sœurs bernardines. Dans le train, ils lient connaissance, il lui demande de le recontacter pour venir passer un moment au château du Sautou. Un piège. Jeanne-Marie sera violée et étranglée par le couple infernal.

Elisabeth Brichet, 12 ans. Alors qu’elle se rend chez une amie à Saint-Gervais (Belgique), le 20 décembre 1989, elle est repérée à cause de sa blondeur. À sa sortie, le couple rejoue le scénario du bébé malade et demande une adresse. La petite monte dans la voiture. Et le piège se referme. L’enfant sera violée et enterrée dans une fosse bétonnée au château du Sautou.

Natacha Danais, 13 ans. Elle disparaît dans les environs de Nantes (Loire-Atlantique) le 24 novembre 1990. La petite fille est partie chercher le porte-monnaie oublié par sa mère à deux pas du centre commercial quand elle croise la route du duo Fourniret-Olivier. Son corps poignardé et abusé sera retrouvé dans des dunes à Brem-sur-mer (Vendée).

Céline Saison, 18 ans. Le 16 mai 2000, la jeune femme, disparaît à proximité du lycée Chanzy à Charleville-Mézières (Ardennes). Son corps sera retrouvé en juillet 2000 dans les bois de Sugny (Belgique), à 500 m de la frontière française, à deux pas de l’antre des Fourniret.

Manania Thumpong, 13 ans. Elle rendait à la médiathèque de Sedan (Ardennes) le 5 mai 2001 en plein centre-ville quand elle a disparu. Ce sont des chasseurs qui vont retrouver les restes de l’adolescente cachés sous des branchages comme pour Céline, un an auparavant, dans les bois de Nollevaux (Belgique).

***Reste l’énigme Estelle Mouzin. La fillette a disparu le 9 janvier 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne) Michel Fourniret a longtemps été soupçonné dans ce dossier. La PJ a écarté cette piste. Mais de nombreux points restent à éclaircir, comme cet opportuniste coup de fil à son fils né d’une autre liaison ce soir-là depuis les Ardennes belges.

http://www.leparisien.fr/faits-divers ... es-23-05-2019-8078445.php
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/12/2018 09:53  Mis à jour: 21/12/2018 09:53
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 Michel Fourniret a-t-il livré tous ses secrets ?Stéphane Bourgoin : "Tous les endroits dignes d’intérêt n’ont pas été fouillés dans l’ancienne propriété de Fourniret".
Les fouilles ont été stoppées mercredi à Floing, dans les Ardennes, sur une ancienne propriété de Michel Fourniret. On recherchait depuis lundi les restes de victimes du tueur en série. Stéphane Bourgoin, expert en criminologie estime que les recherches n’ont pas été assez poussées.



Yonne, France

Des fouilles ont été menées cette semaine à Floing, dans les Ardennes, dans une ancienne propriété de Michel Fourniret. Au moins deux des victimes de "l'ogre des Ardennes" n'ont jamais été retrouvées et les enquêteurs se sont concentrés sur une partie du terrain que Fourniret nommait son jardin d'enfants. Pour Stéphane Bourgoin*, expert en criminologie, les recherches auraient pu aller plus loin. Il répond aux questions de France Bleu Auxerre ce jeudi 21 décembre 2018.
Stéphane Bourgoin, Vous êtes assez critique sur la façon dont se sont déroulées ces nouvelles fouilles; Pourquoi?

Et bien parce qu’il y a certains endroits dignes d’intérêt, notamment par des actes notariés où Michel Fourniret avait interdit qu’on déracine un sapin qui se trouve en dehors du jardin d’enfants, qu’il avait créé. Cet endroit n’a pas du tout été retourné, ni déraciné. Si ce jardin d’enfants a été complètement déblayé, pour le faire, on a utilisé une pelleteuse qui n’a creusé qu’à 1 mètre 50 de profondeur, or on sait que Michel Fourniret notamment pour sa première victime Isabelle Laville, l’avait jeté au fond d’un puits à Bussy en Othe (Yonne), assez profond. Pour une autre victime, Elisabeth Brichet, elle avait été enterrée au château du Sautou (Donchery, Ardennes), à plus de 3 mètres de profondeur.

Donc selon vous, il reste des pistes à explorer ?

Les enquêteurs ont utilisé des géo-radars, une sorte de sonar pour détecter des cavités. Mais on sait que Michel Fourniret a passé beaucoup de temps à creuser quand il vivait à Floing. Il a notamment utilisé un gros tracteur avec un bras articulé. Il y a enterré très profondément une ancienne caravane. Ce sonar n’est pas toujours fiable. Souvenons-nous d’une affaire en Normandie, Jean-Yves Morel qui avait tué deux femmes. Le sonar n’avait rien détecté et après des aveux du tueur, on a retrouvé les corps des victimes sous des plaques de bétons.

L'avocat de Monique Olivier a indiqué que des prélèvements avaient été effectués sur des gravats et des canalisations. À quoi ça peut servir?

Effectivement j’étais sur place pour le premier jour des fouilles, on a pu voir les gendarmes porter des sacs poubelles très lourds. Le dernier jour, les gendarmes ont emporté des canalisations. Peut-être y a-t-il des indices qui y figurent. Ce n’est en tout cas pas tout à fait anodin que l’on retire un certain nombre de choses de ce terrain. Mais peut-être que ça ne donnera rien. Ça permettra en tous cas de fermer une porte dans la recherche de deux corps de victimes, Farida Hammich et Marie Angèle Domece , Sans oublier que Michel Fourniret est aussi le suspect numéro 1 dans la disparition et l’enlèvement de la petite Estelle Mouzin que l'on a jamais retrouvée.

* Stéphane Bourgoin est l'auteur du livre "L'ogre des Ardennes: les derniers secrets de Michel Fourniret", publié aux éditions Grasset

https://www.francebleu.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/12/2018 11:07  Mis à jour: 20/12/2018 11:07
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 Michel Fourniret a-t-il livré tous ses secrets ? Ardennes : fouilles terminées sur l'ancien terrain de Michel Fourniret. Dispositif de fouilles levé .
Floing (France), 19 déc 2018 (AFP) - Le dispositif de fouilles sur un terrain ayant appartenu au tueur en série Michel Fourniret à Floing (Ardennes), près de Sedan, a été levé mercredi en fin de matinée, a constaté une journaliste de l'AFP.
Les gendarmes étaient à l'oeuvre depuis lundi sur ce site de l'ancienne propriété de "l'ogre des Ardennes", sondant particulièrement un jardin d'enfants qu'il avait sanctuarisé. Un camion-benne transportant des matériaux amalgamés de terre a quitté les lieux vers 11H30.

Sur le site des fouilles désormais accessible, l'AFP a pu constater que la terre a été entièrement retournée, en surface, à l'endroit du jardin d'enfants, et plus profondément mais en certains points seulement aux alentours immédiats de l'ancienne grange aménagée du tueur en série.

Sur ce dernier site, "ils ont seulement pris des buses (canalisations d'évacuation, NDLR)", a indiqué à l'AFP un conducteur de pelleteuse en train de reboucher les trous.

Les gendarmes, les services de l'identification criminelle et la juge d'instruction parisienne Sabine Kheris, ont tous quitté ce site, où ils enquêtaient depuis lundi matin vers 09H30.

La gendarmerie de Champagne-Ardennes, interrogée par l'AFP, n'a pas souhaité faire de commentaire sur l'éventuel résutlat de ces investigations. L'enquête est menée par la SR de Dijon, dont une équipe était sur place.

Mme Kheris est chargée de l'enquête sur les meurtres de deux jeunes filles de l'Yonne, Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece, que Fourniret a reconnus en février après les avoir niés dans le passé. Le corps de Marie-Angèle Domece, handicapée mentale disparue en juillet 1988 dans l'Yonne à l'âge de 19 ans, n'a jamais été retrouvé.

Cette fouille intervient alors que l'enquête sur le volet Parrish et Domece arrive dans sa phase finale, Mme Kheris ayant annoncé en mai aux parties civiles que le procès du couple pourrait se tenir en 2019 ou 2020.

En mars, Michel Fourniret a également relancé les spéculations sur sa possible implication dans la disparition d'Estelle Mouzin, neuf ans, à Guermantes (Seine-et-Marne) en 2003, en livrant devant une juge d'instruction ce qu'une avocate de la famille Mouzin qualifie d'"aveux en creux".

Michel Fourniret a détenu de 1964 à 1999 l'ensemble de cette vaste propriété située au "clos de la Joncquière", au bout d'une voie sans issue de ce village d'environs 2.400 habitants proche de Sedan. Des anciens voisins ont affirmé en début de semaine avoir vu Fourniret creuser "des tranchées", "le soir", sur ce terrain.

Il avait ensuite vendu la partie basse du terrain en plusieurs parcelles, sur lesquelles ont été construites des maisons pavillonnaires, tout en veillant à sanctuariser le jardin d'enfants par une "clause bizarre", avait expliqué à l'AFP Dominique Meurie, la maire de la commune. Contrairement à la maison, il n'avait jamais été fouillé.

Agé de 76 ans, Michel Fourniret a été condamné en 2008 à la perpétuité incompressible pour sept meurtres de jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001, précédés de viol ou tentative de viol. Le 16 novembre, il a été à nouveau condamné à la perpétuité pour l'assassinat en 1988 de Farida Hammiche, dont le corps n'a jamais été retrouvé non plus.
AFP

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/12/2018 10:40  Mis à jour: 19/12/2018 10:40
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 Michel Fourniret a-t-il livré tous ses secrets ? Ardennes: les fouilles sur un terrain ayant appartenu à Fourniret reprendront mercredi.
Les fouilles sur un terrain ayant appartenu au tueur en série Michel Fourniret à Floing (Ardennes) se sont poursuivies mardi pendant huit heures et doivent reprendre mercredi, alors que les corps d’au moins deux de ses victimes n’ont jamais été retrouvés.

Menées depuis lundi, les fouilles se font désormais plus précises sur ce lopin de terre ayant appartenu de 1964 à 1999 à «l’Ogre des Ardennes». A la pelleteuse ont succédé des outils manuels, a constaté une journaliste de l’AFP.

Malgré la nuit et l’humidité, les gendarmes ont poursuivi les recherches à la lumière de projecteurs jusqu’à 18H30, tandis que le périmètre de sécurité a été renforcé sur le site. Elles reprendront mercredi, selon la gendarmerie.

Michel Fourniret a lui-même vécu dans une grange aménagée à quelques dizaines de mètres de ce jardin, sur la vaste propriété du «Clos de la Joncquière», qu’il a ensuite vendue en plusieurs parcelles.

Niché entre ces parcelles, ce jardin a cependant été sanctuarisé par Fourniret: les acheteurs en ont certes obtenu la copropriété, mais avec interdiction d’y toucher, une volonté respectée par les nouveaux propriétaires. Et contrairement à la maison, il n’a jamais été fouillé.

«Il y au moins un corps recherché, celui de Marie-Angèle Domece, mais cette fouille est susceptible de concerner d’autres affaires», a indiqué à l’AFP une source proche du dossier, en évoquant aussi le corps introuvable de Farida Hammiche et l’affaire de la disparition d’Estelle Mouzin.

Agé de 76 ans, Michel Fourniret a été condamné en 2008 à la perpétuité incompressible pour sept meurtres de jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001, précédés de viol ou tentative de viol. Le 16 novembre, il a été à nouveau condamné à la perpétuité pour l’assassinat en 1988 de Farida Hammiche. Marie-Angèle Domece, handicapée mentale, avait pour sa part disparu en juillet 1988 dans l’Yonne, à 19 ans.

Me Richard Delgenes, l’avocat de Monique Olivier - ex-femme de Fourniret également condamnée à perpétuité - s’est rendu sur les fouilles mardi. «Ça mérite de fouiller encore. Il y a matière, ça peut être jackpot (...), a-t-il confié à des journalistes.

En mars, Michel Fourniret a relancé les spéculations sur sa possible implication dans la disparition d’Estelle Mouzin en 2003, à l’âge de neuf ans à Guermantes (Seine-et-Marne), en livrant devant une juge d’instruction ce qu’une avocate de la famille Mouzin qualifie d'«aveux en creux».

Corinne Herrmann, avocate de la famille Parrish et Domece avec Didier Seban, juge ces recherches pertinentes. «Nous étions inquiets de voir que ce lieu n’avait pas encore été fouillé. (...) Si on ne trouve pas de restes, on peut néanmoins tomber sur des indices d’autre nature», a-t-elle dit.

Cette fouille intervient alors que l’enquête sur le volet Parrish et Domece arrive dans sa phase finale, la juge ayant annoncé en mai aux parties civiles que le procès du couple pourrait se tenir en 2019 ou 2020.

La maire de cette commune proche de Sedan, Dominique Meurie, s’est interrogée sur ces fouilles qu’elle juge tardives. «Étant moi-même du village, on se demande tous pourquoi ça n’avait pas été fait avant. Tout le monde savait qu’il avait une propriété là, qu’il l’avait vendue et demandé aux acquéreurs de ne rien toucher. Il se peut qu’il n’y ait rien du tout mais c’est à explorer...», a-t-elle dit à l’AFP.

AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/12/2018 14:54  Mis à jour: 18/12/2018 14:54
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 Michel Fourniret a-t-il livré tous ses secrets ? Les fouilles sur un terrain ayant appartenu à Fourniret se poursuivent ce mardi dans les Ardennes.
Débutées lundi 17 décembre, les fouilles se poursuivent dans les Ardennes, sur un ancien terrain ayant appartenu au tueur en série Michel Fourniret, ce mardi.

Les fouilles débutées ce lundi 17 décembre ont repris, ce mardi matin, sur un terrain ayant appartenu au tueur en série Michel Fourniret à Floing (Ardennes), près de Sedan, alors que les corps d'au moins deux de ses victimes n'ont jamais été retrouvés, a constaté une journaliste de l'AFP.

Par un temps froid et gris, une poignée de journalistes étaient regroupés à environ 200 m de ce lopin de terre ayant appartenu de 1964 à 1999 à "l'Ogre des Ardennes", et entendaient le bruit d'une pelleteuse.

Michel Fourniret : des fouilles en cours sur un terrain ayant appartenu au tueur en série dans les Ardennes

Michel Fourniret a lui-même vécu dans une grange aménagée à quelques dizaines de mètres de là, sur la vaste propriété du "Clos de la Joncquière", qu'il a ensuite vendue en plusieurs parcelles, tout comme la grange qu'il occupait.

Niché entre ces parcelles, ce jardin d'environ 150m² a cependant été sanctuarisé par Fourniret : les acheteurs en ont certes obtenu la copropriété, mais avec interdiction d'y toucher, une volonté respectée par les nouveaux propriétaires. Et contrairement à la maison, il n'a jamais été fouillé.
Les fouilles se poursuivent ce mardi

Les fouilles ont débuté lundi matin et pourraient durer jusqu'à mardi, voire mercredi, selon la gendarmerie.

Selon le journal de presse quotidienne régionale L'Union, la juge d'instruction chargée des affaires Domece et Parrish, Sabine Kheris, est de nouveau sur place. Cette dernière aurait passé un quart d’heure devant l’ancienne « grange maison » de Fourniret avec l’équipe sonar, avant que la pelleteuse ne se remette en action au niveau du bac à sable, déjà fouillé la veille. À 11 h50, toujours selon l'Union, les fouilles semblaient "se poursuivre à la pelle".

Des fouilles avaient eu lieu dans l'Yonne en 2018 pour retrouver le corps de Marie-Angèle Domece, sans succès

Marie-Angèle Domece, handicapée mentale, avait pour sa part disparu le 8 juillet 1988 dans l'Yonne, à 19 ans. Son corps n'a pas non plus été découvert.

En mars, Michel Fourniret a aussi lui-même relancé les spéculations sur sa possible implication dans la disparition d'Estelle Mouzin en 2003, à l'âge de neuf ans à Guermantes (Seine-et-Marne), en livrant devant une juge d'instruction ce qu'une avocate de la famille Mouzin qualifie d'"aveux en creux".

https://www.lyonne.fr/ Avec AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/12/2018 13:13  Mis à jour: 17/12/2018 13:27
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 Michel Fourniret a-t-il livré tous ses secrets ?Ardennes: Fouilles en cours sur un terrain ayant appartenu à Fourniret .
La gendarmerie a signalé ce lundi que des fouilles étaient en cours sur un terrain ardennais ayant appartenu au tueur pédophile, Michel Fourniret.

La gendarmerie a annoncé ce lundi que des fouilles étaient en cours sur un terrain ayant appartenu à Michel Fourniret. Selon nos informations, ce sont la section de recherches de la gendarmerie de Dijon et l'Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN) qui mènent ces investigations, lancées à la demande de la juge d'instruction en charge de l'affaire Marie-Ange Domece.

Ce terrain, baptisé le « Jardin d’enfants », a appartenu à « l’Ogre des Ardennes » entre 1964 et 1999 et n’a jamais été fouillé. Selon L’Est éclair, ce lopin de terre a été débroussaillé la semaine dernière.

En 1964, Michel Fourniret et sa première femme, Annette, deviennent propriétaires de cette parcelle qui réuni une quinzaine d’anciens petits jardins et vergers. En haut de cette parcelle, se trouve une grange que Michel Fourniret va aménager. Alors qu’il purge déjà une peine de prison pour viol et des agressions sexuelles, Michel Fourniret décide au début des années 80 de scinder cette parcelle en deux. Il va habiter dans l’ancienne grange avec Monique Olivier et leur fils Selim.

Il avait exigé qu’on ne touche pas à cette parcelle

L’autre partie du terrain va être vendue en parcelles à construire. Toutefois, Michel Fourniret avait aménagé un espace ouvert au public pour permettre aux enfants du quartier de venir y jouer. Lors de la vente des parcelles, il avait exigé de ne pas toucher à ce « jardin pour enfants ». Dans une autre parcelle, il avait planté un sapin. Même chose il a exigé qu’il ne soit jamais enlevé. « La parcelle centrale était conçue en indivision », confirme l’une des acheteuses à l’Ardennais. En 1999, Michel Fourniret va vendre sa grange.

En 2003, lors de son arrestation, ce jardin d’enfants aura été oublié par les enquêteurs et depuis le terrain était à l’abandon. Mercredi dernier, les gendarmes ont réquisitionné les services d’une société ardennaise pour nettoyer le site et enlever la végétation.

Les enquêteurs vont donc essayer de savoir pourquoi Michel Fourniret était si attaché à ce jardin d’enfants alors qu’il aurait pourtant pu facilement vendre cette parcelle. Les autorités veulent, selon l’Est éclair, s’assurer qu’aucun corps n’y est enterré.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/11/2018 11:59  Mis à jour: 17/11/2018 11:59
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 Deuxième peine de réclusion à perpétuité pour Michel Fourniret.20 ans pour Monique Olivier.
Sans surprise, la cour d’assises des Yvelines a condamné Michel Fourniret à la peine maximale, pour l’assassinat de Farida Hammiche, en 1988. Son ex-épouse, Monique Olivier écope d’une peine de vingt années. Ils purgent tous deux une autre peine de réclusion à perpétuité prononcée en 2008.

Michel Fourniret et Monique Olivier sont repartis vers leurs cellules respectives, et avec leurs secrets, peut-être. C’est l’une des raisons de cette impression de malaise qui a traîné sur les pavés de la cour d’assises des Yvelines, cette semaine. Le secret que garde peut-être – sûrement ? – le tueur en série.

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé de lui arracher. « Tout le monde a droit à une sépulture, lui a dit Me Yolaine Bancarel. Vous aurez droit à une sépulture. Alors, pour que Farida y ait droit aussi, dites-nous où est son corps… »

Rien. Il n’est rien sorti de ces yeux las, de cette bouche pincée. Rien d’empathique. Rien de tout bonnement humain, qui aurait fait écho à la douleur des membres de la famille de Farida Hammiche, qu’il a étranglée de ses mains, en 1988, pour lui voler un butin de 20 kg d’or.

Didier Seban, l’autre avocat des parties civiles, lui a également demandé, ainsi qu’à Monique Olivier, s’il « existe d’autres cas dont on n’a pas connaissance ». D’autres meurtres, d’autres viols, peut-être… Rien non plus.

Ne parler que de lui
Michel Fourniret ne souhaitait parler que de lui. Et c’est l’autre raison du malaise persistant autour de ce procès. À Versailles, et pour la première fois, il a voulu donner une raison à « tout cela ». À tous ses crimes. S’il faut le croire, c’est parce que sa première épouse n’était pas vierge au moment de leur mariage, contrairement à lui, qu’il s’est lancé dans cette « chasse » comme il l’appelait lui-même. D’où vient cette nouvelle affirmation ? Quel crédit faut-il lui accorder ? N’est-on pas, une nouvelle fois, au-delà des limites de la décence ?

Il s’est lui-même qualifié de « dingue » et de « salaud ». Et Didier Seban a rappelé la phrase d’un expert-psychiatre : « Il ne respire pas le même oxygène que nous. Il est dans sa morgue, dans son orgueil absolu. Il joue avec nous sur les corps qu’il ne veut pas donner. »

La cour d’assises en a tiré la seule conclusion possible : Michel Fourniret est condamné à la perpétuité, pour la deuxième fois de sa vie, Monique Olivier à vingt années de réclusion.



http://lavdn.lavoixdunord.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/11/2018 10:24  Mis à jour: 16/11/2018 10:24
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 Michel Fourniret a-t-il livré tous ses secrets ? A son procès, Fourniret parle par énigmes et nargue les parties civiles...
Michel Fourniret a joué avec les nerfs des parties civiles à son procès jeudi, distillant bribes d’information et périphrases sur le lieu où est enterrée sa victime Farida Hammiche, dont le corps n’a jamais été retrouvé.

«Vous nous avez dit que vous aviez dissimulé le corps dans une carrière de sable et après, vous avez dit que vous ne vous en rappeliez plus, M. Fourniret. Alors, c’est quoi?», a attaqué, frontal, Me Didier Seban, avocat du veuf de Farida Hammiche.

«Les deux», répond bras croisés Michel Fourniret, regard perçant braqué sur l’avocat.

Le tueur en série est soupçonné d’avoir assassiné Farida Hammiche, rencontrée par le biais de son mari, un ancien compagnon de cellule, pour lui dérober le butin amassé par le «gang des postiches», célèbre équipe de braqueurs ayant opéré dans les années 1980.

«Quel est le plus important, la vie humaine ou un stock d’or?», poursuit Me Seban, devant les assises des Yvelines.

«Vous me posez là une question que vous poseriez à quelqu’un d’honorable. Je ne suis pas quelqu’un d’honorable», réplique le tueur en série, stoïque.

L’avocat insiste, tente de le forcer à révéler l’endroit où se trouve le corps. «Si je l’avais le lieu, je vous le dirais», hurle soudain Michel Fourniret avant de recouvrer aussitôt son calme.

«Et dans la série, Farida Hammiche, c’est la deuxième? Y en a-t-il d’autres?», interroge Me Seban. Réponse: «Certainement des milliers puisque vous subodorez.»

«Je ne subodore rien, réplique l’avocat, vous avez dit en avoir tué deux par an». Fourniret ironise alors: «C’est pas deux, c’est cinquante.»

Yolaine Bancarel, avocate de la famille Hammiche, prend le relais et tente de lui faire fendre l’armure. «Pourquoi faites-vous payer le prix aux frères et soeurs de Farida? Ils vous ont fait quoi, ces gens-là ?»

«Je suis à la fois un dingue et un sale type», se contente de répondre Fourniret. L’avocate veut une réponse, «oui ou non» Michel Fourniret sait-il où il a caché le corps ?

«Honnêtement, à cet instant, je ne le sais pas, (...) mais il n’est pas impossible que dans le subconscient, quelque chose apparaisse», assène Fourniret, provoquant la colère des parties civiles.

Me Seban revient à la charge et évoque le viol que la mère de Fourniret lui aurait fait subir lorsqu’il était enfant. «C’est pour ça que vous en voulez à toutes les femmes?», interroge le conseil. «C’est pas impossible», répond l’accusé.

Le verdict est attendu vendredi soir.

Par AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/11/2018 10:22  Mis à jour: 16/11/2018 10:22
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 Michel Fourniret a-t-il livré tous ses secrets ? «Je ne sais pas s’il y a d’autres victimes», répète Monique Olivier.
L’ex-épouse du tueur en série a assuré qu’elle ignorait si Michel Fourniret avait perpétré d’autres crimes que ceux déjà avoués. Un moment glaçant devant la cour d’assises de Versailles (Yvelines), ce jeudi.
« Sans vous, il n’y a pas de pièce, pas de meurtres Madame. Avant de vous connaître, Michel Fourniret ne tue pas. » Me Didier Seban, avocat des parties civiles, se tient face au box, face à Monique Olivier, livide tel un spectre dans le box. Il vient de l’interroger sur son rôle dans l’assassinat de Farida Hammiche, épouse d’un codétenu de Fourniret, tuée en 1988 près de Clairefontaine-en-Yvelines.

Il la harcèle de questions. Elle, soucieuse d’apparaître comme soumise, se défausse : « Faut demander à Michel Fourniret. » « C’est lui qui a demandé. » « Il m’a dit que… » Jusqu’à protester, presque en geignant : « C’est pas moi qui l’ai poussé au meurtre ! C’est tombé sur moi, ça aurait pu tomber sur d’autres personnes. »

« Vous partez avec un homme qui vous écrit qu’il veut des fentes. Qu’il veut tuer votre premier mari. Au premier meurtre, celui d’Isabelle Laville, c’est vous qui conduisez la camionnette, lui rappelle Me Seban. Pour Farida, la mise en scène est parfaite Madame. Vous êtes enceinte. Qui peut croire que vous allez participer à un crime ? »

«Je n’étais pas toujours avec lui»
Elle s’est figée. Il demande. « Vous en pensez quoi aujourd’hui ? » Un long silence. Elle secoue la tête. Murmure : « C’est impensable… Maintenant, je… je… C’est impensable que j’ai pu faire ça. »

Me Seban : « Puisque vous semblez regretter, Madame. Avant Isabelle Laville, y’en a-t-il eu d’autres ? Et après Farida Hammiche ? Y’en a-t-il d’autres qu’on ne connaît pas ? »


Elle semble hésiter. Puis répond : « Je ne sais pas s’il y en a eu d’autres. J’en sais rien. Je n’étais pas toujours avec lui. » « Pensez-vous qu’il y en a eu d’autres ? » insiste l’avocat. Elle répète, murée : « Je ne sais pas s’il y en a eu d’autres. »

http://www.leparisien.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/11/2018 18:33  Mis à jour: 15/11/2018 18:33
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 EN DIRECT - Fourniret à son procès ( 3° jour) : «La raison pour laquelle j'ai tué Farida est abjecte : une question d'argent»...
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/11/2018 15:46  Mis à jour: 13/11/2018 15:46
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 Michel Fourniret devant les assises de Versailles : "C'est peut-être l'un des derniers moments pour le faire parler"!!!
Alors que le tueur en série comparaît mardi avec sa femme pour le meurtre, en 1988, de Farida Hammiche, les avocats de parties civiles attendent des aveux sur d'autres affaires non élucidées.
Cela fait plus de dix ans que le couple diabolique formé par Michel Fourniret et Monique Olivier ne s'est pas retrouvé devant la justice, depuis la condamnation du tueur en série à la perpétuité, en 2008, pour sept meurtres de jeunes filles dans les Ardennes. Ils comparaissent mardi devant les assises à Versailles pour un autre crime, tout aussi ancien que les précédents, mais que la justice n'avait pas élucidé, et qui leur a permis de faire main basse sur le magot d'un fameux gang de braqueurs des années 1980, le "gang des postiches".

Un magot dans un cimetière. Il s'agit du seul crime atypique de Michel Fourniret, bien loin du profil des jeunes vierges devenues ces victimes pendant toutes les années de son parcours criminel. Ce meurtre-là, a uniquement été guidé par l'appât du gain. Farida Hammiche, la femme de son ex-codétenu, est celle qui a conduit en 1988 le tueur sur les traces des 20 kilos d'or en lingots, cachés dans une caisse à outils dans un cimetière du Val-d'Oise, par le gang des postiches. Sauf qu'une fois le magot déterré, Michel Fourniret a décidé de s'accaparer tout le butin et de tuer la jeune femme, devenue un témoin gênant.


D'autres affaires non élucidées. Avec l'argent, il a pu s'acheter le château du Sautou à Donchery, où plusieurs de ses futures victimes seront enterrées. C'est donc un curieux télescopage de l'histoire criminelle que la justice va faire resurgir à partir de mardi. Pour les proches de Farida Hammiche, l'espoir est de savoir enfin ou le tueur a dissimulé le corps. Mais les avocats de parties civiles tablent aussi sur l'une des dernières occasions d'approcher Michel Fourniret, 76 ans, pour faire la lumière sur de possibles autres crimes encore non élucidés.

Un crime fondateur. "Evidemment, pour nous, le sujet du procès, ce sont les autres affaires, comme Estelle Mouzin pour laquelle la piste n'est pas fermées", relève auprès d'Europe 1 Didier Seban, avocat de parties civiles, dont les victimes du procès de 2008

et le père d'Estelle Mouzin. "On a toujours dit que Michel Fourniret avait eu dix ans de silence criminel, et qu'il y a certainement une série de crimes qui sont passés à travers les radars. C'est peut-être l'un des derniers moments pour le faire parler", pointe-t-il. Mais il faudra aussi compter sur d'éventuels aveux spontanés de Michel Fourniret.

"Malheureusement, on n'a pas prévu de juger les tueurs en série en France. On n'a pas prévu de parler des autres affaires, comme si le meurtre de Farida Hammiche n'était pas le meurtre fondateur, celui qui va lui donner les moyens de son parcours criminel pendant toutes les années qui ont suivies", déplore Didier Seban.


http://www.europe1.fr/ Par Chloé Triomphe, édité par Romain David
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/11/2018 17:08  Mis à jour: 11/11/2018 17:08
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 Un assassinat pour s’emparer du magot des «postiches»: le crime à part de Fourniret.
C’est une première pour Michel Fourniret. Le tueur et violeur en série va devoir répondre, à compter de mardi, du seul crime crapuleux qui lui soit imputé: un assassinat en 1988 qui lui a permis de s’emparer du magot du «gang des postiches».

Il comparaît devant la cour d’assises des Yvelines jusqu’à vendredi, aux côtés de son ex-épouse Monique Olivier. Cette fois encore, sa victime est une femme: Farida Hammiche, 30 ans au moment de sa disparition.

Elle était l’épouse d’un ex-codétenu de Fourniret, le braqueur Jean-Pierre Hellegouarch, partie civile au procès aux côtés de deux soeurs et d’un amant de la victime. Morte étranglée et frappée à coups de baïonnette près de Clairefontaine (Yvelines), selon les aveux de Fourniret, son corps aurait été enterré non loin mais n’a jamais été retrouvé.

Hellegouarch et Fourniret ont été brièvement compagnons de cellule dans les années 1980 à Fleury-Mérogis (Essonne), où ce dernier purge à l’époque une peine pour agression sexuelle.

En mars 1988, alors que Fourniret a été libéré, Farida Hammiche le contacte, à la demande de son mari, pour qu’il l’aide à déterrer un trésor enfoui dans un cimetière du Val-d’Oise. Elle lui promet 500.000 francs pour ce service.

Hellegouarch, toujours en prison, a en effet eu vent de l’emplacement d’une caisse à outils renfermant ce trésor par un ancien codétenu, un Italien qui s’était évadé de prison avec un membre du «gang des postiches» et avait recueilli ses confidences.

L’enquête a permis d’établir que cette caisse recelait 20 kg de lingots et pièces d’or, une partie du magot amassé par cette célèbre entreprise criminelle spécialisée dans les braquages de banques et qui opéra à Paris entre 1981 et 1986.

Le trésor une fois déterré, Fourniret et Farida Hammiche le cachent au domicile de la jeune femme, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Fourniret n’aurait alors rien reçu en échange ou pas assez à son goût. L'«ogre des Ardennes» décide donc «de se servir lui-même», comme il le dit aux enquêteurs en 2005.

Il attire la jeune femme dans un guet-apens et la tue avant de l’enterrer dans un terrain vague. Puis il récupère le magot.

Une fois converti, cet or permet au tueur et à son épouse d’alors, Monique Olivier - qui comparaît pour complicité et recel - d’acheter notamment le château de Sautou, dans les Ardennes, et une maison à Sart-Custine (Belgique), ainsi que deux véhicules.

Ce qui reste du butin est enterré dans le jardin de la maison de Sart-Custine. Il sera retrouvé par les enquêteurs.

- «Faire leur deuil» -

Alors que Monique Olivier, présente lors du guet-apens, «reconnaît l’intégralité des faits qui lui sont reprochés» selon son avocat Richard Delgenes, il n’en est pas tout à fait de même pour son ex-mari.

Fourniret reconnaît l’assassinat, mais se dit innocent pour le recel, n’ayant «jamais eu connaissance de l’origine des fonds», assure son avocat Grégory Vavasseur, interrogé à quelques jours du procès.

A l’audience, assure-t-il, son client aujourd’hui âgé de 76 ans «compte collaborer mais dans la limite de ses possibilités. Or depuis quelques temps, sa mémoire est légèrement altérée et les faits sont vieux de 30 ans...», note le conseil.

Au grand dam des membres de la famille Hammiche qui n’ont pu donner de sépulture à leur proche, faute de corps, déplore leur avocate Yolaine Bancarel-Lancien. Ce procès sera surtout pour eux une façon de «faire leur deuil».

«Que ce meurtre soit enfin jugé», cela montre que «leur soeur avait de l’importance», même si contrairement aux autres victimes, elle n’a été considérée que comme «une femme de truand», estime l’avocate.

Farida Hammiche fait partie des huit femmes que le tueur a reconnu en 2004 avoir tuées. Il a récemment avoué deux autres meurtres de jeunes femmes.

Jean-Pierre Hellegouarch, 75 ans aujourd’hui, veut lui aussi «qu’on parle de Farida», note son avocat Didier Seban. «Il l’a intensément aimée, il l’a cherchée pendant des années», relate le conseil, regrettant que «la justice ne l’ait pas considérée comme une personne importante», mais comme une victime «pas aussi innocente que les autres».

AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/11/2018 14:24  Mis à jour: 11/11/2018 14:24
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 Affaire Fourniret : des ADN inexploités depuis 15 ans
Ces pièces pourraient détenir l’identité de nouvelles victimes du tueur, mais la justice française n’aurait jamais demandé le rapatriement de ces traces afin qu’elles soient analysées.

Certaines clés du mystère Fourniret se trouveraient encore à Bruxelles, selon nos confrères de Sudinfo.be. C’est en tout cas ce qu’affirme le spécialiste des tueurs en série, Stéphane Bourgoin, dans son nouveau livre consacré aux derniers secrets de Michel Fourniret. L’auteur assure que quatre ADN inconnus prélevés à l’arrière de sa camionnette, après l’arrestation de Fourniret à Ciney en 2003, se trouvent à l’Institut national de Criminalistique et de Criminologie (INCC) à Bruxelles.

Cela au grand dam des enquêteurs français qui aimeraient voir ces profils génétiques introduits dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg), dans l’espoir d’identifier d’autres victimes potentielles de Michel Fourniret. Selon les enquêteurs français que Stéphane Bourgoin a pu interroger, il manque un cadre légal qui permettrait de rapatrier ces éléments en France.

En plus des quatre ADN conservés à l’INCC, l’auteur révèle dans son livre que deux autres ADN inconnus existent en France. « Dont un dans le dossier d’instruction d’Estelle Mouzin qui n’est pas celui d’Estelle Mouzin, et un autre qui a été introduit dans le Fnaeg mais n’a pas donné de résultat », nous précise l’auteur français qui est persuadé que l’ADN correspond à d’autres victimes de l’Ogre des Ardennes. Monique Olivier, l’ex-femme de Fourniret, l’accuse notamment d’avoir tué en août 1993, une baby-sitter dont le corps n’a jamais été retrouvé.

Les familles dénoncent

Si du côté des avocats des familles des victimes, on confirme être au courant de l’existence de scellés qui n’ont jamais été exploités, on refuse de s’étendre sur le sujet. « Cela fait partie des instructions en cours. Il y avait des traces qui n’avaient pas été traitées en France et en Belgique, ce qui est scandaleux », concède Me Corinne Herrmann qui représente notamment les familles Parrish, Domèce et Mouzin. En septembre dernier, les enquêteurs en charge du dossier de la disparition en 2003 de la petite Estelle Mouzin, 9 ans, réexploraient la piste Fourniret. Bien que ce dernier ait toujours nié toute implication dans cette affaire, ces ADN pourraient permettre de faire avancer l’enquête.

«Il y avait des traces qui n’avaient pas été traitées en France et en Belgique, ce qui est scandaleux»

Me Corinne Herrmann
Toutes les personnes impliquées dans l’affaire Fourniret en sont persuadées, il se retrouvera encore sur le banc des accusés dans les années à venir. Selon l’avocate des familles, le tueur en série pourrait être jugé d’ici deux ans pour les meurtres de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domèce, qu’il vient d’avouer. « Des victimes, il y en a encore d’autres », assure Me Herrmann.

http://www.lardennais.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/11/2018 12:33  Mis à jour: 06/11/2018 12:33
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 Orgueilleux et sans remords… Michel Fourniret analysé par Stéphane Bourgoin, spécialiste des tueurs en série. ( Vidéo)
Stéphane Bourgoin, spécialiste des tueurs en série et auteur de L'ogre des Ardennes (Grasset), qui sort le 7 novembre, analyse le profil de Michel Fourniret. Une nouvelle publication qui intervient alors que l'Ardennais sera à nouveau jugé le 13 novembre prochain aux assises de Versailles.


Par FM https://france3-regions.francetvinfo.fr

"Le mot remords n'existe pas dans mon vocabulaire." Cette déclaration appartient à Michel Fourniret, coupable d'au moins sept meurtres de jeunes filles. Elle est extraite des rapports psychologiques établis par les experts lors des procès de celui que l'on surnomme l'ogre des Ardennes. S'ils n'ont jamais été rendus publics, ces rapports sont publiés par Stéphane Bourgoin dans L'ogre des Ardennes, qui paraîtra aux éditions Grasset le 7 novembre.

"Je ne me suis toujours pas remis de l'écriture de ce livre"

Le livre sort une semaine avant son procès qui débutera le 13 novembre prochain aux assises de Versailles, pour le meurtre de Farida Hammiche, épouse de son ancien co-détenu. "Je ne me suis toujours pas de l'écriture de ce livre. Depuis le 10 août dernier et l'écriture de la dernière ligne, tellement ces expertises sont effrayantes", assure le spécialiste des tueurs en série.

Selon lui, "six nouvelles victimes potentielles datant de 1990 à 2000" pourraient être découvertes. Et de poursuivre : "On sait qu'il y a au moins un autre meurtre dont Monique Olivier a été témoin." Une nouvelle victime à laquelle quatre s'ajouteraient "dont les analyses se trouvent à Bruxelles" et une dernière dans le dossier Estelle Mouzin.

D'ailleurs, il n'acceptera jamais que les analyses de quotient intellectuel (QI) révèlent que son ex-épouse Monique Olivier, dont il disait "qu'elle n'avait rien entre les deux oreilles" soit plus intelligente que lui.

Retrouvez l'interview de Stéphane Bourgoin en intégralité

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/11/2018 16:23  Mis à jour: 05/11/2018 16:23
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 VIDEO. La parcelle secrète de Michel Fourniret dans les Ardennes, ex-jardin d'enfants, cache-t-elle de noirs secrets ?
L’"Ogre des Ardennes" a acheté un terrain dans sa région en 1964. Il en a vendu d’abord une moitié, puis a conservé un cinquième de la seconde moitié. Il en a fait un jardin où les petits du voisinage ont joué pendant des années. Une parcelle qui n"a jamais retenu l’attention des enquêteurs… Extrait du magazine "13h15 le dimanche" du 4 novembre 2018.



Tout au long de son parcours criminel, Michel Fourniret revient toujours dans les Ardennes et à Sedan, là où il a grandi. Le spécialiste des tueurs en série Stéphane Bourgoin s’est rendu dans cette région, avec le magazine "13h15 le dimanche" (replay), pour rencontrer Philippe Dufresne, l’un des journalistes du quotidien L’Ardennais. Il espère trouver une nouvelle piste en allant sur place.

"Je vous propose de voir les pièces du cadastre que j’ai récupérées, dit le reporter à celui qui a consacré sa vie aux serial killers partout dans le monde. Elles concernent la fameuse parcelle de foin qui a appartenu à Michel Fourniret pendant quelques dizaines d’années. Il l’a récupérée en 1964. A l’époque, elle est en entier. Lorsqu’il va être incarcéré pour une affaire de viol et d’agression sexuelle, Michel Fourniret va décider de la scinder en deux"
"Pas le droit de creuser, de construire, d’enlever le pommier..."

"Il va conserver une partie sur laquelle se trouve une cabane-atelier où il va vivre. Il sépare ensuite la partie la plus importante en cinq zones. Quatre sont mises en vente. Et une, celle qui m’intrigue le plus, est mise en indivision. Il a l’intention d’y faire un jardin d’enfants, un jardin secret diront certains, ouvert au public, même si l’entrée était extrêmement discrète. Lors des tractations, Michel Fourniret insiste très clairement sur le fait qu’il ne faudra pas toucher à cette partie. Pas le droit de creuser, de construire, d’enlever le pommier... C’est vraiment une parcelle que j’appelle sanctuarisée", détaille Philippe Dufresne.

"Ce qui est assez fort de sa part, c’est qu’il n’en est plus techniquement propriétaire, mais il continue dans les faits à faire ce qu’il veut", conclut-t-il. La parcelle secrète de l’"Ogre des Ardennes" n’a jamais retenu l’attention des enquêteurs. A trente mètres, la bicoque du couple, qu’il forme avec sa complice Monique Olivier, possède une fenêtre sur l’arrière, côté champ : un poste d’observation idéal sur le jardin où les enfants du voisinage ont joué pendant des années. Un jardin que le "chasseur de vierges" s’était mis en tête de faire lui-même…

https://www.francetvinfo.fr/

Vidéo ->

https://www.francetvinfo.fr/replay-mag ... ovembre-2018_2991701.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/10/2018 10:28  Mis à jour: 19/10/2018 10:28
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 Enquête Le tueur en série Michel Fourniret confronté, aujourd'hui, à son ex-épouse devant la juge.
Michel Fourniret et son ex-épouse Monique Olivier devaient être confrontés ce vendredi dans le bureau de la juge d’instruction qui enquête sur deux meurtres récemment reconnus par le tueur en série, selon l’avocat de Mme Olivier, confirmant une information d’Europe 1.

Cette confrontation est la première entre les deux ex-époux depuis 11 ans, a précisé Me Richard Delgenes.

Entendu à six reprises en février et mars dans le cadre de l’enquête menée par une juge d’instruction parisienne, Michel Fourniret, 76 ans, avait livré des «aveux réitérés» pour deux nouveaux crimes après les avoir niés dans le passé : ceux de Joanna Parrish et de Marie-Angèle Domece.

Le 17 mai 1990, le corps nu de la Britannique Joanna Parrish, alors assistante d’anglais au lycée Jacques-Aymot d’Auxerre, avait été retrouvé à Monéteau. La jeune femme de 20 ans avait été violée et battue avant sa mort.

Marie-Angèle Domece, handicapée mentale, avait disparu le 8 juillet 1988 dans l’Yonne, à 19 ans. Son corps n’a jamais été retrouvé.

Cette confrontation intervient un peu plus de deux semaines après des fouilles menées dans l’Yonne pour essayer de retrouver le corps Marie-Angèle Domece. Michel Fourniret et Monique Olivier ont été amenés tour à tour sur les lieux mais les fouilles n’ont rien donné, selon une source proche de l’enquête.

La magistrate parisienne chargée de l’instruction pourrait la clore à la fin de l’année, ouvrant la voie à un nouveau procès d’assises courant 2020, selon les avocats des familles des deux jeunes filles.

Michel Fourniret a été condamné en 2008 par la cour d’assises des Ardennes à la perpétuité incompressible pour sept autres meurtres. Monique Olivier a, elle, écopé de la perpétuité, accompagnée d’une mesure de sûreté de 28 ans, pour sa complicité dans cinq meurtres.

http://lavdn.lavoixdunord.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/10/2018 12:07  Mis à jour: 06/10/2018 12:07
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 Yonne: Les recherches en présence de Monique Olivier, l’ex-femme de Fourniret, n’ont rien donné...
ENQUETE La semaine dernière, Michel Fourniret avait, lui aussi, été déplacé aux mêmes endroits pour tenter de retrouver le corps d'une des victimes, Marie-Angèle Domece...

Les enquêteurs n’ont rien trouvé. Depuis deux jours, Monique Olivier était dans l'Yonne, à l’occasion d’un transport judiciaire sur les lieux de deux meurtres récemment reconnus par son ex-mari, Michel Fourniret. Des fouilles qui n’ont rien donné, a annoncé, ce jeudi, une source proche de l’enquête.

Un transport qui intervient quelques jours après celui de Michel Fourniret. La semaine dernière, le tueur en série avait été amené aux mêmes endroits, et notamment sur un terrain familial à Saint-Cyr-les-Colons, pour tenter de retrouver le corps de l'une des deux victimes, Marie-Angèle Domece. Lors du transport de Monique Olivier, ce mercredi, les gendarmes ont effectué leurs recherches dans un bois proche du village, a affirmé le quotidien régional L’Yonne républicaine.

Des gendarmes et des spécialistes en anthropologie, psychologie ou profilage
« Monique Olivier ne nous a pas dit : 'c’est là qu’il faut creuser'. Nous travaillons sur des hypothèses, établies d’après leurs déclarations à tous les deux. Mais c’est loin dans le temps et imprécis », a souligné, ce jeudi, la source proche de l’enquête. Une quarantaine de gendarmes notamment du groupement de l’Yonne et de l’Institut de recherches criminelles de la Gendarmerie nationale (IRCGN) ont été mobilisés, dont des spécialistes en anthropologie, psychologie ou profilage.

Entre février et mars dernier, Michel Fourniret, âgé de 76 ans, avait été entendu six fois. Des auditions durant lesquelles il avait livré des «aveux réitérés» pour les meurtres de Joanna Parrish et de Marie-Angèle Domece, après les avoir toujours niés dans le passé. En juin dernier, Monique Olivier, 69 ans, avait confirmé l'implication de son ex-mari dans ces deux crimes.

Un possible procès sur ces deux meurtres en 2020
Marie-Angèle Domece, jeune handicapée mentale âgée de 19 ans, a disparu le 8 juillet 1988 dans l’Yonne et n’a jamais été retrouvée. Le 17 mai 1990, le corps nu de la Britannique Joanna Parrish, assistante d’anglais au lycée Jacques-Aymot d’Auxerre, avait été retrouvé à Monéteau. La jeune femme de 20 ans avait été violée et battue avant sa mort.

Selon les avocats des deux jeunes filles, la magistrate en charge du dossier pourrait clore l’instruction d’ici fin 2018, avant un possible procès en 2020. Michel Fourniret a été condamné en 2008 par la cour d’assises des Ardennes à la perpétuité incompressible pour sept autres meurtres. Monique Olivier, quant à elle, a écopé de la perpétuité, accompagnée d’une mesure de sûreté de 28 ans, pour sa complicité dans cinq meurtres.

https://www.20minutes.fr/faits_divers/ ... t-rien-donne?xtor=RSS-176
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/10/2018 19:28  Mis à jour: 05/10/2018 19:28
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 Michel Fourniret a-t-il livré tous ses secrets ?Selim Fourniret, fils du tueur en série et de Monique Olivier, revient sur son histoire familiale douloureuse dans un livre.
C'est un "fils de" au patronyme si lourd à porter qu'il a préféré changer de nom pour se fondre dans l'ombre de l'anonymat. Les parents de Selim Fourniret ne sont autres que le tueur en série Michel Fourniret et sa femme, Monique Olivier. C'est le seul enfant du couple diabolique, tous deux derrière les barreaux depuis quinze ans. Bébé, ils l'ont utilisé comme appât pour tromper la confiance de leurs jeunes proies. Le gamin sert aussi de prétexte à son père pour justifier sa dernière tentative d'enlèvement, le 26 juin 2003 à Ciney, en Belgique: Marie-Ascension a 13 ans, un an de moins que Selim. "J'ai fait ça parce que mon fils m'avait présenté un mauvais bulletin scolaire ce matin-là", a-t-il expliqué aux enquêteurs.

Selim Fourniret s'est toujours tenu dans l'ombre, refusant même de témoigner devant la cour d'assises des Ardennes en 2008 où ses deux parents comparaissaient. Mais il a accepté de se livrer au journaliste Oli Porri Santoro avec qui il s'est lié d'amitié dans un livre, Le fils de l'ogre*. C'est déjà à lui qu'il avait réservé sa seule interview, en 2014, dans les colonnes de VSD. Selim Fourniret a par ailleurs accepté de témoigner, sans pouvoir être reconnu, ce jeudi soir 4 octobre dans le 20 heures de TF1.

" Mes parents sont morts "

Le désormais trentenaire n'a "rien à se reprocher" mais il vit avec la honte en héritage. Ce nom et cette histoire légués par ses parents sont "très durs à porter", raconte-t-il dans son livre. "J'y repense très souvent lors des moments de solitude. Cela me hante, notamment à l'époque des fêtes de Noël, quand tout le monde se réunit en famille." Son passé, ces 15 ans vécus sous le même toit que le couple meurtrier, dont au fond, il ne connaissait rien, le jeune homme n'en parle "jamais". Les rares amis au courant se comptent sur les doigts d'une main. "Quand on me demande ce que font mes parents dans la vie, je réponds généralement: 'ils sont morts'".

Le 26 juin 2003, quand Michel Fourniret est "cueilli" par les policiers à Sart-Custinne, en Belgique, le garçon ressent de la "joie". Son père, colérique et capable de "détruire psychologiquement sans sourciller", il ne "[l'] aimait pas". "Sans lui, on respirait enfin à la maison", se souvient-il. Lorsque vient le tour de l'interpellation de sa mère un an plus tard, il a 15 ans, et il se retrouve seul et terrifié dans la maison familiale. "J'ai vécu dans le mensonge la plus grande partie de ma vie. (...) Je m'en suis longtemps voulu d'avoir pu être aussi naïf", confie-t-il. Les meurtres, viols et tentatives de viol, commis entre 1987 et 2001, il les découvre "comme tout le monde", à la télé. Avec une certitude : que celui qu'il surnomme "Mich Mich" n'a pas tout avoué.

Le regret de Michel Fourniret

Sous l'impulsion d'Oli Porri Santoro, en 2014, Selim Fourniret a repris la plume et correspondu avec son taulard de père. Ils se sont échangés une centaine de lettres, avec le style alambiqué et parfois cryptique qu'utilise "l'Ogre des Ardennes". Et ils se sont finalement rencontrés le 16 janvier 2016, pendant une heure et demie, à la maison centrale d'Ensisheim. Première visite que le prisonnier numéro 5451 recevait en 12 ans.

L'Ogre s'est en partie livré à Selim. "Oui, j'ai quelque chose à voir dans la mort de Joanna Parrish. C'est vrai ! Mais encore une fois, je n'ai rien à voir avec celle d'Estelle Mouzin", lui a-t-il lâché. Ces aveux, il les a finalement réitérés, deux ans plus tard devant une juge d'instruction parisienne, en février et mars dernier.

Face à sa progéniture, celui qui se décrit comme "pire que Dutroux" dit regretter amèrement une chose : "d'avoir tué Farida". "Jamais je n'aurais dû, ne serait-ce que par respect pour Jean-Pierre Hellegouarch que j'apprécie énormément... Un chic type, vraiment!"

Le tueur en série fait référence à l'assassinat crapuleux, en 1988, de l'épouse d'un ex-codétenu, Farida Hammiche, qui lui avait permis de faire main basse sur le magot du "gang des postiches". Crime pour lequel il doit être jugé en novembre par la cour d'appel de Versailles.

Le fils de l'ogre, de Oli Porri Santoro, éditions Max Milo, sortie 4 octobre 2018.

AUSSI SUR MSN : YONNE : FOURNIRET FACE À SON PASSÉ

https://www.msn.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 29/09/2018 15:19  Mis à jour: 29/09/2018 15:19
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 Michel Fourniret a-t-il livré tous ses secrets ? Monique Olivier devant le juge.
L’ex-épouse de Michel Fourniret doit être entendue à partir de lundi par la juge d’instruction, qui enquête sur les meurtres de deux jeunes femmes dans les années quatre-vingt.

Âgée de 70 ans, Monique Olivier a été transférée de sa prison bretonne en vue de nouvelles auditions devant la juge d’instruction Sabine Kheiris, prévues lundi à Paris....

Monique Olivier sera conduite sur le lieu présumé du meurtre de Marie-Angèle Domèce.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 29/09/2018 15:16  Mis à jour: 29/09/2018 15:37
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 Affaire Fourniret : "Il veut rester le maître de l'enquête"... ( Vidéo)
Michel Fourniret a été amené dans l'Yonne pendant deux jours, mardi et mercredi. Les enquêteurs recherchent toujours le corps d'une de ses victimes, en 1988, Marie-Angèle Domece. A quoi joue Michel Fourniret ? Entretien avec Stéphane Bourgoin, spécialiste des tueurs en série.

Pourquoi Michel Fourniret a-t-il avoué ces deux meurtres dans l'Yonne, celui de Joanna Parrish, en 1990, et celui de Marie Angèle Domece, en 1988 ? Il est déjà condamné à la perpétuité pour d'autres meurtres. Pourquoi ces aveux, près de 30 ans après les faits ?

Stéphane Bourgoin : Il les a déjà avoués deux fois auparavant par des courriers avant de les reconnaître oralement, on peut penser que c’est une manière pour lui de revenir au centre de l’actualité. Lors de son procès en 2008 à Charleville-Mézières (Ardennes), j’avais indiqué à beaucoup de journalistes qu’un jour ou l’autre, Michel Fourniret avouerait d’autres crimes. Parce qu’il y en a beaucoup d’autres encore à découvrir, mais qu’il choisirait le moment.
Quelles sont ses motivations ?

C’est purement narcissique. C’est de montrer que même si il est condamné à une réelle perpétuité incompressible, c’est lui qui reste le maître et qui dirige en quelque sorte l’enquête.
Mardi et mercredi, lorsqu'il a été amené dans l'Yonne, des sources proches du dossier nous ont dit qu'il était très directif. Il voulait, par exemple, que les rues du centre-ville d'Auxerre soient vides. Ça ne vous surprend pas j'imagine ?

Non, souvenons-nous à son procès il y a dix ans, il avait brandi un carton et il avait dit, "sans huis clos, bouche cousu". Lors des fouilles dans deux de ses maisons du crime, il avait attendu que les hélicoptères des médias soient au-dessus de sa tête, pour indiquer ou se trouvaient les corps de ses victimes. C’est lui qui dirigeait en quelque sorte, les fouilles. Il était visiblement très content de l’attention qu’on lui portait.

Et cette semaine dans l’Yonne, pensez-vous qu’il balade les enquêteurs ou il sait vraiment où il va ?

Il y a un peu des deux, parce que notamment pour la découverte d’un autre corps, celui de Farida Hammiche, un meurtre pour lequel il doit être jugé le 13 novembre, il ne s’est pas souvenu de l’endroit exact ou était enterré le corps alors qu’il était visiblement coopératif. On peut penser aussi comme c’est un joueur d’échec, un manipulateur, un psychopathe qui n’a pas d’empathie pour ses victimes qui les dépersonnalise, que c’est une façon pour lui, de jouir à nouveau de ses crimes.
Et puis il y a cette étrange relation avec son épouse et complice, Monique Olivier. C'est vraiment un couple infernal, dans votre livre qui va paraître dans un mois, vous parlez de cette relation ?

Pas tout à fait, je publie d’ailleurs pour la première fois, l’ensemble de leurs expertises psychologiques qui font à peu près 120 pages, et qui sont absolument glaçantes. Jusqu'à sa rencontre avec Monique Olivier, lorsqu'il sort de prison en 1987, c’est déjà un prédateur sexuel depuis près de 20 ans, mais il n’a jamais tué. Monique Olivier lui a donné en quelque sorte son permis de tuer.
Au-delà des deux affaires qui nous concernent, ici, dans l'Yonne, est-ce qu'on peut penser qu'il y a d'autres victimes dont on ne sait rien ?

Oui. dans mon livre* d’ailleurs, je parle d’au moins six autres victimes potentielles et d’autres lieux qui vont peut-être être explorés par les enquêteurs. On a une période de dix ans entre 1990 et 2000 où il est actif de manière criminelle par des agressions, des tentatives d’enlèvement, mais on n’a pas de meurtre. Sauf que Monique Olivier l’accuse au moins d’avoir attaqué une baby sitter en août 1993. Elle a assisté à ce meurtre dans leur maison en Belgique. Mais cette baby sitter n’a jamais été retrouvée, ni identifiée.

* Stéphane Bourgoin est l'auteur de "L'ogre des Ardennes, les derniers secrets de Michel Fourniret", à paraître le 7 novembre chez Grasset. -->>>

https://www.grasset.fr/logre-des-ardennes-9782246818991

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/09/2018 14:33  Mis à jour: 27/09/2018 14:33
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 Michel Fourniret a-t-il livré tous ses secrets ? Michel Fourniret : nouvelles révélations choc sur l’ogre des Ardennes.
Sur le papier, il est coupable d’avoir tué 7 personnes. Mais certains spécialistes pensent qu’il pourrait en avoir tué beaucoup plus…

Michel Fourniret : de nouvelles révélations sur le tueur en série ?
Déjà condamné pour cinq meurtres et deux assassinats, Michel Fourniret est soupçonné du meurtre de deux jeunes filles dans l’Yonne. C’est pour établir la vérité que les enquêteurs ont décidé de prolonger son déplacement à Saint-Cyr-les-Colons (Yonne) ce mercredi, près de 30 ans après les faits. Il était déjà sur place le mardi 25 septembre, rapporte Ouest France.

"Michel Fourniret a été entendu à 6 reprises entre février et mars. Lors de ces auditions, il a avoué les meurtres de Joanna Parrish et de Marie-Angèle Domece, qu’il avait déjà reconnu en creux dans différents courriers. C’est pourquoi la justice réactive ce dossier aujourd’hui", analyse Stéphane Bourgoin, spécialiste français des tueurs en série. Toutefois, attendre de nouveaux aveux du tueur est faire fausse route, explique-t-il. "Il est manipulateur. C’est un véritable joueur d’échec. Et il sait pertinemment qu’en dire plus ne lui rapportera rien : il n’a donc pas de raison de parler", estime l’écrivain. "Il apprécie les reconstitutions parce qu’il aime être au centre de l’attention", souligne-t-il.

Pourtant, il y a de nombreuses autres morts dont Michel Fourniret pourrait peut-être parler. "Estelle Mouzin, Farida Hammiche… Au total, on peut légitimement penser que le "monstre des Ardennes" a tué 16 ou 17 personnes, soit 6 à 7 de plus que ce qu’estiment les enquêteurs", révèle Stéphane Bourgoin à Planet. Une théorie qu’il évoque en détail, dans son livre à paraître, L’ogre des Ardennes (éditions Grasset). "Entre les années 1990 et 2000, il était très actif criminellement. A cette époque, il vole des armes, agresse des gens… Pourtant, il n’aurait tué personne. C’est difficile à croire", juge le spécialiste, qui a étudié le dossier Fourniret par le passé. "En outre, Michel Fourniret a possédé plusieurs terrains, qui n’ont jamais fait l’objet d’une enquête policière. Il est tout à fait possible que des cadavres y soient enterrés. On ne le saura que lorsqu’ils auront été fouillés", poursuit-il.

Aux yeux de l’expert, l’implication de Michel Fourniret dans la disparition et le meurtre d’Estelle Mouzin ne fait que peu de doute. "En 2008, il a voulu rencontrer le père de la victime, qui a refusé. Il avait reconnu à demi-mot l’avoir tuée dans une lettre peu de temps auparavant", rappelle Stéphane Bourgoin. "Il a fort probablement tué une jeune fille au pair en Belgique, en 2003. Elle était baby-sitter et n’a jamais été identifiée, malgré les tentatives des autorités belges. Son épouse, Monique Olivier, a assisté à la scène du haut des escaliers", ajoute le spécialiste.

Michel Fourniret : un tueur sordide qui aime le macabre ?
Si le tueur en série n’a probablement pas avoué tous ses crimes, il ne "ment jamais" quand il décide finalement d’en parler, assure l’écrivain. "Jusqu’à présent, Michel Fourniret n’a jamais menti quand il a avoué. Et il n’a jamais été avare de détails sordides ou macabre. Quand il dit avoir trucidé une victime, il aime ensuite préciser ce qu’il a fait exactement."

En plus de dévoiler un nombre effrayant de victimes potentielles, Stéphane Bourgoin doit également publier l’intégralité de l’expertise psychologique du violeur pédophile condamné en 2008. "C’est un document qui n’a jamais été rendu public. Au total pour les compagnons Fourniret et Olivier, il fait environ 120 pages", explique celui qui s’est entretenu avec 77 tueurs.

https://www.planet.fr/

Les récents aveux de Michel Fourniret ne devraient rien changer à sa situation, rappelle l’auteur de L’ogre des Ardennes. "Il est déjà condamné à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible. Il ne risque rien de plus. Mais il est important qu’il soit tout de même condamné pour permettre le deuil des familles des victimes".

https://www.planet.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/09/2018 12:54  Mis à jour: 25/09/2018 12:57
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 Reconstitution en cours sur les bords de l'Yonne avec Michel Fourniret [Info L'Yonne républicaine].
Image redimensionnée

Important déploiement des forces de l'ordre, ce 25 septembre 2018, du côté de Monéteau. Les gendarmes accompagnent Michel Fourniret pour une reconstitution dans l'affaire Joanna Parrish, jeune assistante d'anglais retrouvée morte dans l'Yonne en 1990.
Un cortège de véhicules de la gendarmerie s'est stationné, ce mardi 25 septembre vers 10 heures du matin, sur les bords de l'Yonne, à Monéteau. Une reconstitution est en cours avec la présence de Michel Fourniret.

Le corps sans vie de Joanna Parrish avait été découvert le 17 mai 1990, flottant dans l'Yonne, à proximité des terrains de tennis de Monéteau. En février 2018, Michel Fourniret a « reconnu les deux meurtres », avait indiqué Didier Seban, avocat de la famille de Joanna Parrish.

Celui de la jeune anglaise, assistante d'anglais au lycée Jacques-Amyot, à Auxerre, et celui de Marie-Angèle Domece, une jeune fille de 18 ans, disparue le 8 juillet 1988, après avoir quitté le foyer où elle était hébergée à Auxerre. Son corps n'a jamais été retrouvé. « Michel Fourniret a réitéré à plusieurs reprises ses aveux », avait souligné Didier Seban.

>> Plus d'informations à venir. >>>

https://www.lyonne.fr/moneteau/faits-d ... e-i_12993551.html#refresh
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/06/2018 17:46  Mis à jour: 05/06/2018 17:46
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 Monique Olivier, ex-femme de Michel Fourniret, a été extradée de prison pour être entendue à partir de mardi et jusqu'à la fin de la semaine par la juge d'instruction.
Monique Olivier, l'ex-épouse du tueur en série Michel Fourniret, doit être entendue à partir de mardi et jusqu'à la fin de la semaine par la juge d'instruction, qui enquête sur les meurtres de deux jeunes femmes dans les années 80.
INFO EUROPE 1

À 70 ans, Monique Olivier, l'ex-femme de Michel Fourniret, a été spécialement extraite de sa prison bretonne pour ce rendez-vous qui débute mardi devant la juge d'instruction parisienne.

Des dossiers encore en suspens. C'est une femme à l'allure d'une grand-mère, habituée à la prison depuis presque quinze ans, que la magistrate va devoir questionner. L'ex-femme du tueur en série Michel Fourniret avait avoué en 2008 le meurtre par son mari de Marie-Angèle Domèce, une jeune handicapée mentale de 19 ans, disparue le 8 juillet 1988 à la sortie du foyer Leclerc de Fourolles à Auxerre. Avant de se rétracter. Michel Fourniret, lui, avait avoué le meurtre de Joanna Parrish, une jeune femme britannique de 20 ans, retrouvée le 17 mai 1990 dans une rivière à Moneteau, dans l'Yonne. Michel Fourniret et Monique Olivier sont mis en examen dans ces deux dossiers.

"Une nouvelle Monique Olivier ?" Cette fois, les familles Parrish et Domèce espèrent obtenir des détails sur les crimes, et si possible la localisation du corps de Marie-Angèle, qui n'a jamais été retrouvé malgré des fouilles récemment relancées dans l'Yonne. Pour leur avocate, Me Corinne Hermann, tout dépend de la collaboration dont va faire preuve Monique Olivier. "D'habitude, elle répond très lentement, seulement quelques mots à l'heure. Elle a été entendue il y a un an, un an et demi, et on avait le sentiment qu'il réagissait plus vite qu'auparavant. Elle avait même l'air de s'énerver, donc on a peut-être face à nous une nouvelle Monique Olivier. Il va falloir en tenir compte", indique-t-elle au micro d'Europe 1.

Une possible implication dans le meurtre d'Estelle Mouzin. Au détour des interrogatoires, la juge parisienne pourrait aussi questionner Monique Olivier sur le cas Estelle Mouzin, disparue à l'âge de 9 ans, le 9 janvier 2003 à Guermantes, en Seine-et-Marne. En février dernier, elle avait recueilli des déclarations pour le moins ambiguës de la part de Michel Fourniret. Lui qui avait demandé en vain à être aussi jugé pour ce dossier, lors de son dernier procès. En mai 2015, auditionnée par les enquêteurs de Rennes, Monique Olivier avait déclaré avoir donné un faux alibi à Michel Fourniret le soir de la disparition d'Estelle Mouzin. Elle avait à l'époque affirmé que son mari se trouvait chez elle, alors qu'elle savait que ce n'était pas le cas.

VOIR VIDÉOS ->

http://www.europe1.fr/societe/informa ... par-le-juge-mardi-3672074
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 29/05/2018 13:40  Mis à jour: 29/05/2018 13:40
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 Michel Fourniret a-t-il livré tous ses secrets ? 2008-2018 : le parcours judiciaire de Michel Fourniret se poursuit.
Il y a dix ans jour pour jour,le 28/05/2008, Michel Fourniret était condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour sept meurtres qu'il a reconnus. Il n'en a pas pour autant fini avec la justice puisqu'il comparaîtra notamment en novembre 2018 pour un autre meurtre. Le Figaro fait le point sur ses affaires en cours.

Son procès, en 2008, a mis un terme au parcours meurtrier de celui que la presse avait surnommé «l'Ogre des Ardennes». Après avoir avoué sept meurtres, commis entre 1987 et 2001, Michel Fourniret est condamné le 28 mai 2008 à la perpétuité incompressible, la peine maximale prévue par le Code pénal. Pourtant, son nom n'a cessé de réapparaître dans plusieurs dossiers judiciaires. Si Michel Fourniret doit à nouveau comparaître en novembre 2018 pour un meurtre qu'il a pourtant reconnu en 2004, le tueur en série devra aussi répondre devant la justice de deux meurtres qu'il n'a avoué qu'en février dernier.

● Novembre 2018, le renvoi aux assises
En novembre prochain, Michel Fourniret, 76 ans, sera jugé pour avoir tué Farida Hammiche, l'épouse d'un ancien codétenu. Un épilogue qui intervient plus de trente ans après les faits. En 2004, lorsqu'il passe aux aveux, Michel Fourniret confie également avoir assassiné cette femme en 1988. Si ce dossier n'a pas été jugé aux assises en 2008, «c'est parce qu'il est de nature différente», explique Me Grégory Vavaseur, l'avocat de Fourniret dans cette affaire.

Farida Hammiche était la compagne de Jean-Pierre Hellegouarch, un trafiquant de stupéfiants au passé de braqueur, incarcéré dans la même cellule que Michel Fourniret au début des années 80. Ce dernier, qui aurait eu vent de l'emplacement d'un butin, appartenant au «gang des postiches» en aurait fait part à Fourniret. En 88, Farida Hammiche contacte Michel Fourniret pour qu'il l'aide à déterrer le trésor. Selon l'accusation, Michel Fourniret, qui avait déjà commis un premier meurtre en 87, tue l'épouse de son ex-codétenu afin de mettre la main sur la totalité de la somme trouvée. Si le corps de Farida Hammiche n'a jamais été retrouvé, ce crime repose donc sur un mobile crapuleux, le vol d'un magot, au contraire des autres meurtres qui lui sont imputés.

Si cette affaire est jugée quatorze ans après les aveux du tueur en série, c'est parce qu'elle a été «disjointe» des autres dossiers, explique Me Vavasseur. «La succession des juges dans cette affaire ainsi que l'absence de corps ont contribué à la lenteur de la prise en charge du dossier», renchérit le conseil de Michel Fourniret. S'il a reconnu avoir tué Farida Hammiche, il nie en revanche avoir mis la main sur un quelconque butin. «Nous allons d'ailleurs contester ce fait aux assises», confie Me Vavasseur.

● Février 2018, deux nouveaux aveux
Depuis ses aveux en série en 2004, Michel Fourniret avait toujours nié être impliqué dans d'autres affaires. «Il doit être confronté à l'évidence pour passer à table», confiait Luc Balleux, ancien avocat de Fourniret à France Info. C'est effectivement ce qu'il s'est passé en février dernier. Au cours d'auditions devant un juge d'instruction à Paris, Michel Fourniret a avoué avoir tué deux autres jeunes femmes au début dans les années 1990. Il s'agit de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece. «Il a fait des aveux circonstanciés et réitérés. Il a reconnu clairement et à plusieurs reprises avoir tué Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece», avait alors affirmé Me Didier Seban, avocat de la famille Parrish.

Marie-Angèle Domece, une jeune handicapée mentale âgée de 19 ans, avait disparu le 8 juillet 1988 de son foyer de Leclerc de Fourolles, à Auxerre. Les fouilles pour retrouver son corps, réalisées sur les indications d'un témoin, n'ont pour l'instant pas abouti. Le corps de Joanna Parrish a quant à lui été découvert le 17 mai 1990. La jeune femme était nue et l'autopsie a révélé qu'elle avait été violée et battue avant sa mort. Cette Britannique, assistante d'anglais dans un lycée d'Auxerre, avait été retrouvée à Moneteau, dans l'Yonne.

Michel Fourniret avait déjà été mis en examen en 2008 pour les enlèvements et les assassinats de ces deux femmes. Mais la cour d'appel avait finalement ordonné un non-lieu à son encontre, le 14 septembre 2011, faute de preuves suffisantes. C'est en juin 2012, que la cour d'appel de Paris avait annulé l'ordonnance de non-lieu dans l'affaire Joanna Parrish et demandé aux juges de rouvrir l'instruction sur la base de nouvelles informations. Un procès devrait avoir lieu en 2019, une fois l'instruction menée à son terme.

● L'éternel doute concernant Estelle Mouzin

Si toutes les pistes ont mené à des impasses, l'ombre de Michel Fourniret n'a jamais cessé de planer sur la disparition d'Estelle Mouzin. Le 9 janvier 2003, cette fillette de 9 ans se volatilise entre son école et le domicile de sa mère, à Guermantes (Seine-et-Marne). Peu de temps après, Michel Fourniret est auditionné. Il nie toute implication dans l'affaire. Cette version est corroborée par les enquêteurs puisque Michel Fourniret dispose d'un alibi: son épouse assure qu'il était à leur domicile le soir des faits. Par ailleurs, Michel Fourniret indique avoir passé un coup de téléphone à son fils depuis son domicile belge ce soir-là, soit à plus de 260 kilomètres de Guermantes. Cet alibi est retenu par les enquêteurs bien qu'il soit fragile. En effet, l'appel n'a pas abouti. Il est donc impossible de savoir avec certitude si Michel Fourniret était bien derrière le combiné.

Disparition d'Estelle Mouzin: Michel Fourniret, un adepte de la manipulation

Depuis cette première audition, Michel Fourniret n'a cessé de jouer avec les nerfs des enquêteurs dans le cadre de l'affaire Estelle Mouzin. En juin 2007, le prévenu envoie une lettre au président de la chambre de l'instruction. Dans la missive, il indique vouloir être entendu sur trois dossiers - ceux des deux jeunes femmes et celui d'Estelle Mouzin - et demande que ces dossiers soient joints aux autres affaires de meurtres pour lesquelles il était renvoyé devant la cour d'assises des Ardennes. Il disait devoir «des explications» aux familles des trois jeunes filles. Quelques mois après cette demande, en novembre 2007, Fourniret est finalement entendu en prison. Devant les enquêteurs, il continue de clamer son innocence.

En 2010, la piste Fourniret est relancée. Des milliers de prélèvements de cheveux, poils et autres fibres de vêtements retrouvés dans la fourgonnette de Michel Fourniret sont analysés. En vain. Dernier rebondissement en date: lors d'une audition le 2 mars dernier, Michel Fourniret expliquait qu'il «ne niait pas être impliqué dans l'affaire Estelle Mouzin». «Il convient d'observer la plus grande prudence sur la terminologie ‘d'aveu' utilisée pour caractériser les propos tenus par Michel Fourniret», avait alors mis en garde le procureur de Meaux (Seine-et-Marne). Selon Me Caroline Herrmann, une des avocats du père d'Estelle, il s'agit «d'aveux en creux». Aujourd'hui, «il maintient ce qu'il a dit dans sa lettre à savoir qu'il veut être jugé sur les trois dossiers, donc en ce sens, il ne nie pas», avait expliqué Me Corinne Herrmann en mars. Concernant ces «aveux en creux», l'intruction est «toujours en cours», précise Me Herrmann.

Que risque Michel Fourniret, déjà condamné à la perpétuité?

En France, les peines ne se cumulent pas mais se confondent. Dans le cas de Michel Fourniret, ce dernier a déjà été condamné à la perpétuité incompressible, ce qui signifie qu'il ne peut bénéficier d'aucun aménagement de peine. Ainsi, lors de son prochain procès aux assises en novembre 2018 et dans l'hypothèse de nouveaux procès, Michel Fourniret pourra de nouveau être condamné à la perpétuité. Son maintien en prison sera donc «confirmé», mais en aucun cas «aggravé».

http://www.lefigaro.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/05/2018 15:23  Mis à jour: 15/05/2018 15:23
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 Michel Fourniret . "L'ogre des Ardennes", qui a avoué récemment deux nouveaux meurtres, n'en a pas fini avec les enquêteurs et les magistrats, notamment dans l'affaire Estelle Mouzin.
Il ne part plus "à la chasse" mais il continue à jouer avec les nerfs des enquêteurs. Michel Fourniret, condamné à perpétuité en 2008 pour sept meurtres de jeunes filles, a reconnu deux nouveaux crimes en février dernier. A 75 ans, "l'ogre des Ardennes" a avoué, sans donner de détails, avoir tué Marie-Angèle Domece, 19 ans, et Joanna Parrish, 20 ans, dans les années 1990, dans l'Yonne. Les fouilles pour retrouver le corps de la première, réalisées sur les indications d'un témoin, n'ont pour l'instant rien donné. Lors de ses auditions devant la doyenne des juges d'instruction de Paris, le tueur en série a aussi formulé des "aveux en creux" au sujet d'Estelle Mouzin, cette fillette de 9 ans disparue à Guermantes le 9 janvier 2003. "Il n'a pas nié son implication alors que depuis des années, il se met en colère lorsqu'on lui parle d'Estelle Mouzin", souligne l'une des avocates de la famille, Corinne Herrmann, auprès de franceinfo.

Ce n'est pas la première fois que le tueur en série s'accuse dans ces trois affaires. Dans une lettre adressée au président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Reims en 2007, Michel Fourniret demandait "la jonction de ces trois dossiers" à son procès de mars 2008 et disait devoir "des explications" aux familles. La requête avait été rejetée pour nullité, son renvoi aux assises ayant déjà été audiencé. Fin 2007, les policiers chargés de l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin s'étaient tout de même déplacés en prison pour l'entendre. Mais Michel Fourniret avait finalement nié toute implication. "Ils y sont allés sans être préparés, sans avoir fait l’effort de le connaître", fulmine Corinne Herrmann.

"Une phrase peut en éclairer une autre"
Pour la famille de la fillette, les enquêteurs de la police judiciaire de Versailles ont trop vite abandonné la piste Michel Fourniret. Eric Mouzin, son père, a ainsi demandé leur dessaisissement. Sa demande a finalement été rejetée par la justice mardi 15 mai. "Sur les vérifications qu'on demande depuis dix ans sur Fourniret, il est certain que la section de recherches de Dijon, qui connaît très bien le dossier, serait la mieux à même de mener l'enquête", estime Corinne Herrmann.

Pour l’interroger, il faut bien connaître Michel Fourniret, entrer dans son monde, son univers.
Corinne Herrmann, avocate de la famille Mouzin
à franceinfo

Selon nos informations, les gendarmes de Dijon ont préparé pendant un an l'audition de Michel Fourniret, s'attachant autant aux faits qu'à la personnalité du tueur. Mais "c'est la magistrate, une personne exceptionnelle, qui a obtenu ses aveux", insiste une source proche du dossier.

"Pour interroger un tueur en série, quel qu’il soit, il faut connaître toutes ses déclarations car c’est un ensemble, reprend Corinne Herrmann. Une phrase peut en éclairer une autre. Quand un homme a commis plusieurs crimes, le temps faisant son œuvre, il commet des erreurs, confond certaines victimes. Il faut pouvoir faire le lien." Et d'ajouter : "Michel Fourniret a ce côté petit artisan très précis. Il aime le travail bien fait, sinon il se braque."

"Il faut en effet connaître son parcours en détail pour relever rapidement des incohérences, et c'est ce que nous avons fait", relève une source policière proche du dossier, qui fustige les accusations portées contre la PJ de Versailles. "Nous l'avons entendu pendant sept heures à l'automne 2017 – sous le régime de la garde à vue – et je peux vous dire que c'était préparé. Fourniret, ça fait trois ans qu'on travaille dessus toutes les semaines", ajoute cette même source, qui affirme que le suspect était "impressionné" que "les policiers connaissent aussi bien son parcours".

Il vous analyse en même temps qu'il vous parle. S'il ne vous considère pas, il ne répond pas à vos questions.
Une source policière proche du dossier, qui a entendu Fourniret
à franceinfo

Les professionnels qui ont eu affaire à ce criminel hors normes, décrit par les experts comme un "pervers narcissique" incurable à la "dangerosité extrême", le confirment tous : il est nécessaire d'être armé pour se confronter à ce manipulateur hors pair. Francis Nachbar, alors procureur de Reims, raconte l'un de ses premiers échanges avec Michel Fourniret dans le livre Les Magistrats sur le divan, du journaliste Dominique Verdeilhan. Il s'entend dire : "Monsieur le procureur, je vais vous dire ce que j’ai dit aux Belges. Si vous êtes au moins aussi intelligent que moi, que vous avez des éléments, je vous les confirmerai ou pas. Mais si vous ne m’apportez rien, c’est que vous n’êtes pas assez intelligent pour que je vous aide."

Un ego surdimensionné
Luc Balleux, l'ancien avocat belge de ce prédateur sexuel, obsédé par la virginité de ses victimes, confirme : "Il doit être confronté à l’évidence pour passer à table."

C’était un joueur d’échecs. Il joue, comme un chat avec une souris.
Luc Balleux, avocat belge de Michel Fourniret
à franceinfo

"Il faut le prendre avec des pincettes, garder ses distances, ne pas se laisser manipuler et se méfier de ses propres faiblesses", confirme son confrère français Pierre Blocquaux, qui a défendu Michel Fourniret lors de son procès en 2008. "S’il pense que vous allez à la pêche aux informations, il va vous balader, ajoute Yves Charpenel, ancien procureur général près la cour d'appel de Reims. Par contre, quand vous êtes capable de lui démontrer que ce qu’il vous dit est faux, il vous félicite. Pour lui, c’est une marque de respect."

Le magistrat se souvient de son attitude lors des fouilles dans le parc du château de Sautou, le 3 juillet 2004, pour retrouver les corps de Jeanne-Marie Desramault et Elisabeth Brichet. "Il était content d’avoir un procureur général à côté de lui." Alors que les recherches ne donnent rien, Yves Charpenel lui lance : "Vous êtes précis d’habitude." "Il me regarde en disant : 'Vous devriez mieux chercher'". "Il jouait les vedettes et il se foutait de notre gueule", résume un enquêteur présent sur place, cité dans Les Magistrats sur le divan. Les dépouilles des deux jeunes filles finiront par être extraites des trous creusés sur les indications du tueur.

Michel Fourniret a un ego surdimensionné. Malgré un niveau d'études médiocre, "il a toujours un grand désir de paraître cultivé et supérieur", relève Yves Charpenel. Pour Estelle Mouzin, il avait dit "'Guermantes, Guermantes, ça me fait penser à Proust', alors qu'il n'a sûrement jamais lu À la recherche du temps perdu". Cet aspect de sa personnalité, si désagréable soit-il, peut être exploité par les enquêteurs. "Il faut qu’il ait l’impression de mener le jeu. Son narcissisme est sa force et sa faiblesse. Quand il se sent en confiance, il baisse la garde", poursuit Yves Charpenel. "Il est sensible à la flatterie", confirme une source policière, qui a assisté aux premiers interrogatoires du prédateur. "Cela permet de créer du lien." A condition de le laisser partir dans ses "digressions" et de le laisser parler. D'aucuns décrivent des auditions très longues et éprouvantes.

Quand on lui pose une question, il ne répond pas du tac au tac, parfois il philosophe un peu, on le perd. Ça durait des heures, c’était très long.
Un enquêteur qui a participé aux auditions de Michel Fourniret
à franceinfo

Michel Fourniret a son vocabulaire bien à lui, emprunté et précieux. Il parlait par exemple de "situation impécunieuse" pour évoquer ses soucis financiers, poursuit ce gradé de la police. Il reste sur le même ton pour décrire méthodiquement ses crimes abominables. "C’est très analytique, il ne vous épargne aucun détail et a toujours le sentiment que ce qu’il a fait est légitime."

Un "bras de fer permanent"
Le psychiatre Daniel Zagury, qui l'a longuement expertisé, ne dit pas autre chose : "Durant nos entretiens, il est resté continûment vigilant, de manière à maîtriser la situation, sans jamais baisser la garde", écrit-il dans son livre L'Enigme des tueurs en série. "Il ne connaît que la relation de force", poursuit-il. Ainsi, lorsque l'expert l'invite à s'asseoir lors de leur deuxième entretien en 2006, "il reste debout en [lui] disant, poliment mais fermement, qu'il déteste recevoir des ordres".

La magistrate Anne Devigne, qui a mené les interrogatoires de Michel Fourniret en tant que juge d'instruction, décrit également un "bras de fer permanent". "Il a eu cette tendance fâcheuse d’essayer d’avoir le dessus, de reprendre la main. Il essayait toujours d’avoir gain de cause. (…) Il ne connaissait que le rapport dominant-dominé. Il fallait constamment le remettre à sa place", raconte-t-elle dans Les Magistrats sur le divan. La juge met en place des stratégies pour garder le contrôle de la situation.

On a décidé de travailler avec Monique Olivier. Il a été agacé à l’idée qu’on faisait plus confiance à sa femme. Cela a été payant.
Anne Devigne, qui a instruit l'affaire Fourniret
dans Les Magistrats sur le divan

Si Monique Olivier avait scellé un "pacte" diabolique avec son ex-mari, elle est aussi celle qui a permis à la justice de mettre un coup d'arrêt à leur parcours criminel, en 2004. "On l’a cuisinée pendant des jours jusqu’à ce qu’elle craque et qu’elle raconte. Elle, on ne l’a pas lâchée. Lui, il aurait tenu le coup", se souvient une source judiciaire belge. Monique Olivier, actuellement détenue à Rennes (Ille-et-Vilaine), a avoué les sept meurtres pour lesquels son ancien époux a été condamné. Elle lui a aussi attribué à deux reprises les meurtres de Marie-Angèle Domece et Joanna Parrish, avant de se rétracter. "Il faudra que Monique Olivier soit à son tour entendue et éventuellement confrontée à Michel Fourniret", souligne l'avocat des deux familles, Didier Seban. Selon lui, le tueur a "fait des aveux circonstanciés et réitérés" après avoir été confronté aux éléments recueillis par les gendarmes de Dijon dans ces deux affaires.

Michel Fourniret a dit : 'Si ces deux jeunes femmes n'avaient pas croisé ma route, elles seraient encore en vie'.
Didier Seban, avocat des familles Parrish et Domece
à franceinfo

Un alibi mis en doute
Concernant Estelle Mouzin, la doyenne des juges d'instruction de Paris, non saisie de ce dossier, n'a pas pu aller très loin dans ses questions. "Michel Fourniret lui a confirmé ce qu'il avait dit dans sa lettre en 2007, à savoir qu'il voulait être jugé pour les trois dossiers en même temps. Il a dit : 'Pour moi, ça avait du sens'", explique Didier Seban. Il convient "d'observer la plus grande prudence sur la terminologie d''aveux' utilisée pour caractériser les propos tenus par Michel Fourniret", a nuancé la procureure de Meaux, Dominique Laurens, auprès de l'AFP. Elle a également tenu à défendre l'enquête de la police judiciaire de Versailles, mise en cause par la famille Mouzin : "De multiples investigations ont été réalisées, y compris récemment." Les enquêteurs de la PJ s'intéressent notamment au véhicule de Michel Fourniret, saisi par la police belge et sur lequel ils doivent procéder à de nouvelles vérifications.

En 2010, des milliers de prélèvements de cheveux, poils et autres fibres de vêtements retrouvés dans la fourgonnette de Michel Fourniret avaient été analysés. En vain. Mais des photos et un reportage sur Estelle Mouzin ont été retrouvés sur son ordinateur, et son alibi – un coup de fil passé à son fils depuis son domicile au moment de la disparition – est mis en doute, dans la mesure où l'appel n'a pas abouti. Monique Olivier avait en outre affirmé à deux de ses codétenues avoir fourni aux enquêteurs un faux alibi à son époux le soir de la disparition de l'enfant. Mais son audition en 2015 n'a pas été concluante.

A ce stade, Michel Fourniret n'est pas mis en examen dans le dossier Mouzin, mais il pourrait de nouveau être entendu sous le régime de la garde à vue. Un nouveau rendez-vous judiciaire l'attend par ailleurs en novembre : il doit être jugé pour l'assassinat en 1988 de Farida Hammiche, l'épouse d'un ancien codétenu. Un crime crapuleux qui lui avait permis de mettre la main sur un trésor amassé par le célèbre "Gang des postiches". Grégory Vavasseur, qui le représente dans ce dossier, se montre réservé quant aux récentes déclarations de son client : "Je ne pense pas qu'il y ait une bonne stratégie pour le faire parler. Il est tellement insaisissable."

https://www.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/05/2018 11:14  Mis à jour: 04/05/2018 11:15
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 Affaires Parrish et Domèce : vers un procès de Michel Fourniret en 2019.
Les parents de Joanna Parrish doivent être entendus ce vendredi par la juge en charge de l'enquête sur le meurtre de leur fille en 1990 dans l'Yonne. La magistrate va leur exposer les avancées qui ont conduit aux aveux du tueur Michel Fourniret. Un procès pourrait avoir lieu l'an prochain.

Auxerre, France
Les parents de Joanna Parrish sont reçus ce vendredi par une juge parisienne. En février, le tueur en série Michel Fourniret avait avoué le meurtre de leur fille. Joanna Parrish avait été retrouvée morte, le 17 mai 1990 sur une rive de l'Yonne à Monéteau, après avoir été étranglée et violée. Michel Fourniret se trouvait à Auxerre le même jour avec sa compagne Monique Olivier. Tous les éléments semblent réunis pour que se tiennent le procès pour les meurtres de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domèce.

Des éléments nouveaux dans l'enquête sur la mort de Joanna Parrish
Il y a d'abord de nouvelles preuves concernant Michel Fourniret et sa compagne Monique Olivier selon Didier Seban, l'avocat des parents de Joanna Parrish : "oui, il y a des éléments nouveaux sur leur présence sur place, sur le fait qu'il aurait croisé des amis de Marie-Angèle Domèce, sur la fréquentation de la gare routière où on sait qu'a disparu Joanna Parrish."



Et puis, ces aveux de Michel Fourniret en février dernier constituent une preuve solide, d'après Stéphane Bourgoin, spécialiste des tueurs en série* : "Michel Fourniret est quelqu'un qui n'a jamais avoué de manière spontanée. Lorsqu'il a été mis devant les faits accomplis par des preuves irréfutables, à ce moment-là il a reconnu les crimes."



D'ailleurs, l'avocat Didier Seban a peu de doutes sur la sincérité des aveux : "Jamais Michel Fourniret n'a avoué le moindre fait qu'il n'aurait pas commis. Il est trop fier de son parcours criminel pour endosser les crimes d'un autre donc pour moi ce sont des aveux qui sont absolument pertinents. Cela démontre pour nous que lorsqu'il y a des enquêteurs décidés, une justice qui se donne les moyens de reprendre une affaire et bien on peut en général l'élucider. En l'état des éléments d'investigation réunis et des aveux de Michel Fourniret, il y aura une cour d'assises." Le nouveau procès de Michel Fourniret et Monique Olivier pourrait se tenir l'an prochain, à Paris.

*auteur de L'homme qui rêvait d'être Dexter, paru chez Ring (avril 2018)

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/03/2018 10:41  Mis à jour: 19/03/2018 10:41
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 A 13 ans, Marie-Ascension a échappé à Michel Fourniret, son père témoigne pour la première fois: "Tout le monde dit que ma fille a eu de la chance".
Le 26 juin 2003, Michel Fourniret enlève à Ciney, une jeune fille prénommée Marie-Ascension et âgée de 13 ans. Alors qu'elle se trouvait à l'arrière de la camionnette, l'adolescente parvient à s'échapper. Quinze ans après les faits, son père se confie pour la première fois dans une interview donnée à SudPresse.

Le 26 juin 2003, aux alentours de 14 heures, la collégienne se rend au supermarché qui se trouve à seulement 300 mètres de sa maison. Le conducteur d'une camionnette blanche l'interpelle et lui demande le chemin. Il se présente comme "un professeur de dessin" et lui propose de monter dans son véhicule afin qu'elle puisse l'aiguiller.


"Je dirais plutôt que c'est la providence"

Marie-Ascension monte et le piège se referme sur elle. Il lui ligote les pieds et les mains et la place à l'arrière de son véhicule. L'adolescente a d'abord cru au pire. Croyante, elle se met à prier. "Elle est persuadée que c'est cela qui l'a sauvée", souligne son père dans une interview à Sudpresse. Après quelques kilomètres, elle finit par se détacher avant de s'enfuir.

"Tout le monde dit que ma fille a eu de la chance. Moi, je dirais plutôt que c’est la providence. Un terme que les gens ne comprennent pas mais la providence sous-entend que quelqu’un a voulu ça", ajoute-t-il.


Un témoignage clé dans l'interpellation de Michel Fourniret

Elle se cache ensuite dans un champ de maïs avant d'arrêter une automobiliste. Sur la route, elle croise son agresseur et retient donc la plaque d'immatriculation. C'est précisément ce témoignage qui avait permis aux policiers d'interpeller le tueur en série Michel Fourniret.

Son courage lui aura permis d'affronter son agresseur lors du procès de Charleville-Mézières. "Elle a accepté de participer au procès, par solidarité pour les parents des autres victimes", indique le père de famille.

Condamné à la perpétuité incompressible en mai 2008 pour sept meurtres, Michel Fourniret, aujourd'hui âgé de 75 ans, avait avoué en février dernier avoir tué deux autres jeunes femmes dans l'Yonne, en France.

https://www.rtl.be/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/03/2018 18:22  Mis à jour: 07/03/2018 18:22
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 Affaire Fourniret : les fouilles à Saint-Cyr-les-Colons sont terminées et n'ont rien donné.
Le point, à 16 heures sur les recherches en cours à Saint-Cyr-les-Colons.

Les fouilles débutées ce matin, à l'aube, au bois de la Maison Dieu à Saint-Cyr-les-Colons sont désormais terminées. « Elles n'ont rien donné », confirme une source proche du dossier.
Où se déroulaient les recherches ?

Les recherches des gendarmes se concentraient depuis ce matin dans un petit périmètre du bois de la Maison Dieu, sur la commune de Saint-Cyr-les-Colons. Celui-ci se trouve à proximité de l'autoroute A6, entre les routes départementales 2 et 139. L'accès à ces axes et à la zone de recherches est bloqué par les forces de l'ordre depuis le milieu de matinée. Michel Fourniret a vécu plusieurs années, entre 1987 et 1990 à quelques kilomètres de là, dans le centre de Saint-Cyr-les-Colons.

Affaire Fourniret : des recherches en cours à Saint-Cyr-les-Colons pour retrouver le corps de Marie-Angèle Domece

Ce que les gendarmes recherchaient ?

Les gendarmes étaient à la recherche des restes du corps de Marie Angèle Domece. Une jeune fille qui a disparu en juillet 1988, à Auxerre, alors qu'elle était âgée de 19 ans. Il y a quelques semaines, Michel Fourniret, aujourd'hui âgé de 75 ans, a reconnu être l'auteur de son meurtre.

Qui participait à ces recherches ?

Les investigations de ce mercredi 7 mars étaient menées par les militaires de la section de recherches de Dijon. Des techniciens en investigations criminelles étaient notamment sur les lieux. Par ailleurs, des enquêteurs de la PJ de Versailles s'étaient aussi rendus sur place. En qualité d'observateurs. Leurs équipes sont en charge de l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin, en janvier 2003. Les avocats du père d'Estelle Mouzin, Me Didier Seban et Me Corinne Herrmann assurent aussi la défense de la famille de Marie-Angèle Domece.

Les magistrats qui instruisent le dossier, eux aussi, assistaient aux fouilles.

Antonin Bisson
antonin.bisson@centrefrance.com
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/03/2018 14:27  Mis à jour: 07/03/2018 14:27
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 Affaire Fourniret : des recherches en cours à Saint-Cyr-les-Colons pour retrouver le corps de Marie-Angèle Domece.
Quelques semaines après les aveux de deux nouveaux meurtres de Michel Fourniret, les gendarmes effectuent des recherches, ce mercredi 7 mars, à Saint-Cyr-les-Colons. Une commune où le tueur en série a vécu plusieurs années à la fin des années 80.

Les militaires bloquent actuellement le bois de la Maison Dieu, en bordure de l’autoroute A6, sur la commune de Saint-Cyr-les-Colons. Leur présence sur les lieux est en lien avec l'affaire Fourniret-Domece. Le secteur a été bouclé dès l'aube, ce mercredi 7 mars.

Des magistrats, chargés du dossier, sont sur place, accompagnés notamment de militaires de la section de recherches de Dijon et techniciens en identification criminelle. Ces fouilles "s'inscrivent dans le cadre de l'information judiciaire ouverte à la suite de la disparition de Marie-Angèle" Domece", a-t-on appris auprès du parquet de Paris. Le corps de la jeunen fille n'a jamais été retrouvé.

Des enquêteurs de la PJ de Versailles sont également présents au bois de la Maison Dieu. Selon nos informations, ils sont là en qualité d'"observateurs" car leurs services sont en charge de l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin, en janvier 2003. Néanmoins ce sont bien les gendarmes qui mènent les opérations à Saint-Cyr-les-Colons, ce matin.

https://www.lyonne.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/03/2018 10:14  Mis à jour: 02/03/2018 10:14
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 L'avocat parisien Didier Seban sur le point de représenter les familles de Marie-Angèle Domece et de Joanna Parrish.
La famille de Marie-Angèle Domece et celle de Joanna Parrish seront bientôt réunies au sein du même cabinet d'avocats, celui du Parisien Didier Seban, dans le dossier criminel où Michel Fourniret fait pour l'instant figure de suspect numéro un.

Condamné à perpétuité pour les assassinats de sept jeunes filles, en 2008, dont le premier commis dans l'Yonne en 1987, contre Isabelle Laville, 17 ans, Michel Fourniret vient de s'attribuer la responsabilité des meurtres de Marie-Angèle Domece, 18 ans, disparue à Auxerre en juillet 1988, et de Joanna Parrish, 20 ans, violée, étranglée et jetée dans les eaux de l'Yonne, en mai 1990, à Monéteau.

Déjà avocat des parents de la Britannique Joanna Parrish, Didier Seban et sa collaboratrice Corinne Herrmann s'apprêtent à défendre dorénavant les intérêts du père de Marie-Angèle Domece, mais aussi de sa soeur et peut-être de sa mère.

Didier Seban connaît bien l'Yonne pour avoir représenté la majeure partie des sept victimes assassinées par Emile Louis dans les années 70.

Maëlle Hamma et Ludovic Berger https://www.lyonne.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/02/2018 18:55  Mis à jour: 18/02/2018 18:55
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 Aveux Michel Fourniret : le père de Marie-Angèle Domece dans le doute, il souhaite obtenir des preuves concrètes. Sa sœur convaincue de sa culpabilité.
Claude Domece, le père de Marie-Angèle Domece confie ne pas être convaincu des déclarations faites par Michel Fourniret dans lesquelles il avoue avoir assassiné Marie-Angèle Domece. Il souhaite obtenir des preuves concrètes.

Claude Domece, le père de Marie-Angèle disparue le 8 juillet 1988 a appris la nouvelle par un journaliste. "Ça a sonné à l'interphone. Un journaliste de la télévision m'a dit qu'il souhaitait me parler concernant l'affaire Fourniret. J'ai cru à un canular et je n'ai pas voulu le recevoir chez moi", explique l'homme âgé de 89 ans et domicilié à Avallon. Face aux déclarations formulées par Michel Fourniret au cours desquelles il reconnaît les meurtres de Marie-Angèle Domece et Joanna Parrish, le père de famille a fait part de ses doutes à l'Yonne républicaine.

"Je pourrai y croire lorsque cela sera prouvé, avec des traces ADN ou des témoignages"
Claude Domece (Père de Marie-Angèle Domece)

"Je ne suis pas sûr qu'il dise la vérité. Sa femme avait déjà avoué il y a des années avant de se rétracter dans la foulée. Donc je ne peux pas trop y croire", confie-t-il. L'homme réclame des preuves concrètes. "Je pourrai y croire lorsque cela sera prouvé, avec des traces ADN ou des témoignages, notamment ceux des résidentes du foyer où vivait Marie-Angèle et des personnes qui le dirigeaient."

La soeur convaincue de la culpabilité de Michel Fourniret

À l'heure actuelle, la famille n'a pas encore fait appel à un avocat. Si le père, aujourd'hui "fatigué", n'est "plus sûr d'avoir la force de mener la bataille", sa fille Véronique Domece domiciliée à Auxerre devrait quant à elle la mener "avec détermination". Jointe par téléphone, elle se dit "convaincue de la culpabilité de Michel Fourniret depuis le début".

"Maintenant, il faut qu'il avoue où il a mis le corps, qu'il y ait un vrai procès, et que justice soit faite", déclare la femme âgée de 53 ans. "On n'a pas complètement perdu l'espoir, il ne faut pas désespérer tout en continuant à vivre, mais l'attente est difficilement soutenable. On a toujours l'espoir d'arriver au bout et de savoir si Marie-Angèle est toujours vivante, ou bien morte, et dans ce cas, savoir où elle a été laissée", espère Claude Domece.


Chronologie

Le 8 juillet 1988 : Marie-Angèle Domece disparait après avoir quitté le foyer dans lequel elle résidait à Auxerre. Elle devait prendre le train à Auxerre pour aller chez sa nourrice à Saint-Cyr-les-Colons. D'après son père, "elle n'est jamais montée dans le train. Alors où est-elle partie et avec qui ? Est-ce que Fourniret a été vu à ce moment là, c'est un grand mystère", confie-t-il.

Le 17 mai 1990 : le corps de Joanna Parrish est retrouvé dans les eaux de l'Yonne, à Moneteau. En 2005 : Monique Olivier confirme que son époux Michel Fourniret est responsable de la mort des deux jeunes femmes. Elle se rétracte finalement l'année suivante.

En 2008 : Michel Fourniret est mis en examen pour les enlèvements et les assassinats de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domèce. "Notre ancien avocat Me Gonzalez de Gaspard (aujourd'hui décédé) a fait du très bon travail. Il a jumelé le cas de Marie-Angèle avec celui de Joanna Parrish", rappelle Claude Domece.

Le 14 septembre 2011 : un non lieu est ordonné dans les dossiers Parrish et Domece.

2012 : La cour d'appel de Paris rend un arrêt demandant la réouverture de l'enquête.


Maëlle HAMMA https://www.lyonne.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/02/2018 11:33  Mis à jour: 18/02/2018 11:33
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 Fourniret : "Pourquoi avouer aujourd'hui ?", se demande Roger Parrish, le père d'une victime.(Vidéo).
Alors que Michel Fourniret a avoué vendredi deux nouveaux meurtres, Roger Parrish, père d'une de ces deux victimes, regrette que le jugement n'ait pas eu lieu plus tôt mais s'interroge sur les motivations de "l'ogre des Ardennes".

Malgré les aveux, Roger Parrish préfère rester prudent. Condamné à la perpétuité en 2008 pour les meurtres de sept jeunes filles, Michel Fourniret a admis vendredi sa responsabilité dans la mort de deux autres jeunes femmes, dont Joanna Parish, alors assistante d'anglais au lycée Jacques-Aymot d’Auxerre (Yonne).

"C'est un soulagement d'un côté mais, de l'autre, je me méfie de ces déclarations, a réagi son père auprès du Parisien samedi. Je reste encore dubitatif. Il est urgent d'être prudent. On ne sait jamais avec lui."
Des soupçons anciens

Le corps sans vie et nu de sa fille, elle aussi de nationalité britannique, avait été retrouvé le 17 mai 1990 à Moneteau (Yonne) et l’autopsie avait révélé qu’elle avait été violée et battue avant sa mort. Elle avait été vue pour la dernière fois après avoir répondu à l'annonce passée par un père cherchant des cours de soutien pour son fils.

Le père de Joanna avait rapidement tourné ses soupçons vers le tueur en série. "Il y a beaucoup de similitudes avec d'autres meurtres, raconte-t-il auprès du quotidien francilien. Joanna porte la même trace de piqûre au bras que celle infligée à Fabienne Leroy (Fourniret a aussi reconnu le meurtre de cette femme de 20 ans tuée en 1988, ndlr)."
"Il aurait pu être jugé depuis longtemps"

Monique Olivier, femme de "l'ogre des Ardennes", condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité, avait déjà accusé son mari du meurtre de la jeune femme. "Nous savons depuis 2005 que Michel Fourniret est bien l'assassin de notre fille Joanna, estime Roger Parrish. Son épouse l'a mis en cause à quatre reprises dans le passé."

D'où un certain ressentiment du père meurtri, alors que la cour d'appel avait ordonné un non-lieu en 2011 (annulé en 2012, après un appel des avocats des parents). "Il aurait pu être jugé depuis longtemps pour ces dossiers. Tous les éléments existaient, peste le Britannique. Mais pourquoi avouer aujourd'hui ? Je cherche à comprendre ses motivations."

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/02/2018 18:30  Mis à jour: 16/02/2018 18:30
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 Michel Fourniret "a reconnu les deux meurtres" de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece confirme l'avocat de la famille Parrish...
Avocat des parents de Joanna Parrish, Didier Seban (Paris) confirme l'information diffusée ce vendredi 16 février par M6.
Condamné à la perpétuité pour sept assassinats, dont le premier commis dans l'Yonne, en 1987, Michel Fourniret vient d'avouer deux nouveaux crimes dans le département, ceux de Marie-Angèle Domece, en 1988, et de l'Anglaise Joanna Parrish, en 1990, comme l'ont révélé nos confrères de M6. "Il a reconnu les deux meurtres ", confirme Didier Seban, avocat des parents de Joanna Parrish, joint ce vendredi. C'est la magistrate Sabine Kheris, doyen des juges d'instruction à Paris, qui a demandé à entendre Michel Fourniret, la semaine dernière. " Il y a eu plusieurs auditions, précise Didier Seban, au cours desquelles Michel Fourniret a réitéré ses aveux." " Nous avons prévenu les parents de Joanna Parrish ", poursuit Didier Seban.

Après un non-lieu prononcé dans ces deux dossiers, l'enquête avait été relancée suite à l'appel interjeté par les parties civiles. " Cela montre qu'il ne faut jamais lâcher ", insiste l'avocat, qui souligne la " conjonction des forces mises en œuvre par les parties civiles, la section de recherches de la gendarmerie de Dijon et la justice ".

De nouvelles investigations devraient avoir lieu, en particulier pour retrouver le corps de Marie-Angèle Domece, si Michel Fourniret continue à collaborer. Des recherches qui pourraient se dérouler dans l'Yonne, où il avait commis son premier meurtre connu, en 1987, contre Isabelle Laville, une adolescente.

Des confrontations avec Monique Olivier, son ancienne épouse, sont également probables. Cette dernière avait déjà orienté les enquêteurs sur la piste de Michel Fourniret dans le dossier de Joanna Parrish mais elle s'était rétractée. À l'époque, Michel Fourniret avait nié en bloc.

N.B. : Le titre a été modifié pour préciser l'identité des personnes victimes des meurtres reconnus, selon l'avocat de la famille Parrish, par Michel Fourniret.

Ludovic Berger
ludovic.berger@centrefrance.com

https://www.lyonne.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/10/2017 11:44  Mis à jour: 07/10/2017 11:44
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 Re : Michel Fourniret a-t-il livré tous ses secrets ?Retour sur le parcours sanglant de Michel Fourniret, "l'Ogre des Ardennes" ( Vidéo).
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/10/2017 16:16  Mis à jour: 06/10/2017 16:16
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 « Trésor du Gang des Postiches : » Le couple Fourniret va de nouveau s’asseoir dans un box de cour d’assises.
Déjà condamné à la perpétuité en 2008, il est accusé d'avoir tué une femme pour s'emparer d'un butin.

Le couple Fourniret va de nouveau s’asseoir dans un box de cour d’assises. Condamné à la perpétuité pour lui et 30 ans de prison pour elle pour sept meurtres et autant de viols, le duo est cette fois accusé du meurtre de Farida Hammiche, 31 ans, disparue le 12 avril 1988 et dont le corps n'a jamais été retrouvé, malgré des fouilles en forêt de Rambouillet (Yvelines). Le couple de tueurs avait avoué le crime en juin 2004 mais ne sera mis en examen pour «assassinat» qu'en 2009. Malgré ces aveux précoces, l'assassinat de Farida ne sera donc pas jugé avant l'année prochaine, 14 ans après les aveux et trente ans après les faits.

Farida Hammiche, c’est celle qui a guidé le couple infernal vers la cache du fabuleux butin en or du «Gang des postiches» dans une tombe du cimetière de Fontenay-en-Parisis (Val-d'Oise). Un butin qui a fait la fortune de Michel Fourniret, 75 ans, et Monique Olivier, 69 ans, avec lequel ils avaient pu acquérir le sombre château du Sautou à Donchéry (Ardennes). Michel Fourniret avait été le compagnon de cellule entre 1984 et 1987 de Jean-Pierre Hellegouarch, braqueur en série, qui avait lui-même reçu les confidences d'un membre du célèbre gang qui voulait mettre son magot à l'abri. Et il avait recommandé à son épouse Farida de faire équipe avec les Fourniret pour déplacer les 34 lingots et plusieurs milliers de pièces d'or volés dans les coffres des agences bancaires des beaux quartiers parisiens.


«Cela fait bien trop longtemps que l'on attend ce procès. Les assassins de Farida Hammiche auraient dû être jugés lors de l'audience de Charleville-Mézières en 2008», peste Me Yolaine Bancarel-Lancien, l'avocate des soeurs de la victime. Dès 2008, l'avocate demande que cette affaire soit jointe aux autres affaires de meurtres et viols. La justice refuse. «Ce procès sera un soulagement et l'occasion de montrer que cette victime n'a pas été oubliée», continue Me Bancarel-Lancien. Mais il va manquer deux personnes sur les bancs de la partie civile : les parents de Farida, tous deux décédés récemment, las d'attendre de savoir comment leur fille a été tuée. Au cours de l’instruction, Michel Fourniret dira seulement avoir utilisé une baïonette.

Le «crime fondateur» du couple


«On va enfin pouvoir juger le crime fondateur qui a uni Michel Fourniret et Monique Olivier. Le fondement de leur pacte criminel a été scellé lors de l'assassinat de Farida Hammiche», assure quant à lui Me Didier Seban, l'avocat d'un ancien compagnon de Farida, celui qui fut son amant lorsque le mari, Jean-Pierre Hellegouarch, braqueur breton flirtant avec les milieux de l'extrême gauche prolétarienne, était en détention. «Ils ont avoué très tôt ce meurtre. A deux reprises. Il est très dommageable de passer devant une juridiction presque quinze ans après», critique Me Didier Seban qui fut aussi l'avocat de la famille de Jeanne-Marie Desramault, 22 ans, disparue en mars 1989 et retrouvée en juillet 2004 dans une tombe improvisée au Château du Sautou, une des sept victimes de l'«ogre des Ardennes» lors du procès fleuve de Charleville-Mézières.

«Monique Olivier est renvoyée pour complicité d'assassinat et recel. Elle a avoué et reconnu les faits. Il n'y aura pas de suspense. On sait par leurs aveux que lorsqu'ils vont chercher cet or, il est prévu que Farida Hammiche disparaisse. Elle assumera ses responsabilités lors de ce procès», prévient Me Richard Delgénès, son défenseur de longue date. Mais pour lui, «il est hors de question de laisser instrumentaliser ce procès pour rechercher d'autres victimes», martèle l'avocat ardennais, qui entend «mettre des limites». L'avocat de Michel Fourniret, Me Grégory Vavasseur, a toujours estimé que «les faits reprochés dans ce dossier étaient prescrits» et que le procès à venir devant la cour d'assises de Versailles «allait être une parodie de justice». Dans l'immédiat, il se réservait le droit de faire appel de ce renvoi «après avoir consulté son client».

Leparisien.fr avec AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/07/2017 14:54  Mis à jour: 24/07/2017 14:54
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 Re :SÉRIE D’ÉTÉ : LES AVOCATS RACONTENT LEURS AFFAIRES Fourniret, « le mal absolu »...
Premier volet de notre série d’été : « Les avocats racontent leurs affaires ». Aujourd’hui, Didier Seban. L’avocat spécialiste des « cold cases », a croisé des tueurs, parfois en série. C’est le procès de Michel Fourniret, le monstre des Ardennes, qui l’a le plus marqué.

Didier Seban sur Fourniret : « Les experts disent que, même sur son lit de mort, il pourrait faire du mal… »

« Aucune formation juridique ne vous prépare à affronter ces horreurs ». C’est dit sans pathos. Pas le genre de la maison. Juste une réalité brute, sans filtre.

Me Didier Seban est depuis une quinzaine d’années un avocat rompu aux affaires criminelles et aux fameux « cold cases ». De ce matériau « froid » ont émergé des épilogues insoupçonnés, des vérités inattendues. Et la proximité de certains monstres : Michel Fourniret* était l’un d’eux.

Au printemps 2008, lors du procès de « l’ogre des Ardennes », Didier Seban défend la famille de Jeanne-Marie Desramault, disparue en 1989. Le corps de la jeune étudiante de 22 ans a été retrouvé dans le château de Fourniret.

« Ce procès, c’est celui qui m’a le plus marqué », affirme sans détour l’avocat parisien, « après s’être longtemps tu, Fourniret a voulu nous mettre dans ses yeux de tueur. Ni les familles, ni moi n’avions envie de connaître l’exacte vérité… » Il faut faire front. Refuser d’entrer dans la tête du tueur, et au contraire, le provoquer. « Être vulgaire même, parler de sexe, pour le pousser dans ses retranchements », dans un procès où l’on recense les trois ingrédients majeurs : mort, sexe, argent.

La justice, pas la vengeance

L’accusé le traite d’« avocat de merde ». Didier Seban sait, depuis longtemps, mettre de la distance, pas seulement avec le box de ses accusés/accusateurs, mais aussi avec la douleur des familles de victimes. « Elles sont brûlées par ces histoires, ne font jamais vraiment leur deuil. C’est le combat de leur vie. Découvrir la vérité et faire juger l’auteur, c’est rendre à la victime sa dignité ». Mais Didier Seban ne s’égare pas : « Je suis dans l’esprit de justice, pas dans l’esprit de vengeance ».

Il porte cette quête comme un étendard. Suggère aux parents de se monter en association, d’alerter la presse quand la justice se fait frileuse. Il réfute le terme d’« archéologie judiciaire ». La justice, même trente ans après une disparition, est une matière « vivante ». Il a fallu « un alignement des planètes » comme il dit, et la persévérance et perspicacité de policiers belges pour retrouver la piste de Fourniret.

Blagues « indignes mais libératoires »
À la cour d’assises de Charleville-Mézières il y a bientôt dix ans, Didier Seban se souvient de « moments durs », où il a dû « sortir de (sa) personnalité ». D’autres effets indésirables se font sentir. « J’ai failli tomber gravement malade à la suite des trois mois de procès ». Trop de pression. D’affrontements, soulagés parfois par « des blagues indignes mais libératoires » en pleine audience. Il aurait aimé bénéficier du soutien de psychologues, comme en ont eu les victimes, les jurés. L’avocat ? Blindé ? Rodé au pire ? Non. « Je ne suis pas insensible », glisse-t-il. Il retient tout. Il dit mieux connaître la vie d’Émile Louis (tueur des disparus de l’Yonne) en quatre procès d’assises que la sienne… Avec Fourniret, il a croisé « le mal absolu ». « On a toujours l’idée que la rédemption est possible, que la peine n’a pas qu’un rôle de sanction, mais aussi de reconstruction », lâche Didier Seban, « mais avec lui, c’était différent : les experts disent que même sur son lit de mort, il pourrait faire du mal ! » Fourniret, souvent muré dans le silence, n’a pas livré tous ses secrets.

Il est toujours soupçonné de trois autres disparitions : la jeune Anglaise Joanna Parish, Farida Hamiche, femme d’un truand du gang des Postiches auquel Fourniret a volé de l’argent, et peut-être même Estelle Mouzin. « Je n’en ai pas fini avec Michel Fourniret… » assure Didier Seban. Là aussi, c’est le combat d’une vie.

http://www.lalsace.fr/actualite/2017/07/24/fourniret-le-mal-absolu
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/03/2017 15:02  Mis à jour: 25/03/2017 15:02
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 Re : Assassinat de Farida Hammiche: le parquet demande le renvoi de Fourniret aux assises.
Le parquet de Versailles a demandé le renvoi aux assises du tueur en série Michel Fourniret et de son ex-épouse Monique Olivier dans l’affaire de l’assassinat en 1988 de Farida Hammiche sur fond de chasse au trésor, a-t-il indiqué vendredi à l’AFP.

«Nous avons requis la mise en accusation devant la cour d’assises de Michel Fourniret et de sa compagne», a indiqué le parquet, sans plus de détails. Il revient désormais au juge d’instruction de rendre son ordonnance. Michel Fourniret est mis en examen depuis 2009 pour l’assassinat de Farida Hammiche, compagne du braqueur Jean-Pierre Hellegouarch, son ancien compagnon de cellule dans les années 1980, et Monique Olivier est mise en examen pour complicité d’assassinat.

La jeune femme s’était volatilisée en avril 1988 près de Clairefontaine (Yvelines), mais sa disparition n’avait été signalée qu’en avril 1998 par Hellegouarch. Si Michel Fourniret a avoué le meurtre devant les enquêteurs, son corps n’a jamais été retrouvé.
Le trésor du « gang des postiches »

En mars 1988, Fourniret, sorti de prison avant Hellegouarch, aurait aidé Farida Hammiche à déterrer d’un cimetière du Val-d’Oise un trésor amassé par les braqueurs de banques du «gang des postiches», dont Hellegouarch avait appris l’existence par un codétenu italien. Des lingots et pièces d’or, enterrés dans une caisse à outils.

Le butin avait été transféré chez Farida Hammiche, dans le Val-de-Marne. Fourniret a raconté avoir tué la jeune femme un mois plus tard et l’avoir enterrée dans une zone isolée près de Clairefontaine, puis avoir mis la main sur le magot.

Le couple Fourniret, également mis en examen pour «recel de vol à main armé», aurait ensuite utilisé ce trésor pour s’acheter le manoir du Sautou dans les Ardennes, où plusieurs de ses victimes seront plus tard découvertes enterrées.

Michel Fourniret et sa complice Monique Olivier ont été condamnés en mai 2008 à perpétuité pour sept meurtres de jeunes filles précédés de viol ou tentative de viol entre 1987 et 2001. Le divorce du couple a été prononcé en 2010.

En mars 2014, le fils de «l'Ogre des Ardennes» était sorti de son silence

http://www.lunion.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/03/2017 13:56  Mis à jour: 21/03/2017 13:56
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 Re : CRIMES SPÉCIALE FOURNIRET : IL A FAIT TREMBLER LES ARDENNES, REPLAY...
A ce jour, " L'Ogre des Ardennes ", alias Michel Fourniret, est le seul tueur en série français qui revendique haut et fort ses crimes.

Au total 7 rapts, la plupart suivis de viol et de meurtre, des jeunes filles dont la plus âgée avait 21 ans et la plus jeune, seulement 12 ans.

7 crimes commis entre 1987 et 2001, avec la complicité de Monique Olivier, une épouse que Michel Fourniret a entrainé dans sa folie meurtrière.

En mars 2008, s'ouvre donc un procès qui va marquer le siècle.
Au final, une sentence attendue, la condamnation à perpétuité pour le tueur en série et sa compagne.
Une maigre consolation pour les parents des jeunes victimes.

Alors, comment un être humain peut-il en arriver à une telle cruauté ? Le passé de Michel Fourniret peut-il expliquer ses actes abominables ?

Et lui qui revendique haut et fort ses crimes, peut-il être l'auteur des nombreux meurtres de jeunes filles encore non élucidés ?

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/03/2017 21:05  Mis à jour: 09/03/2017 21:05
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 Re : Michel Fourniret et Monique Olivier, l'alliance diabolique ( VIDEO)
Faites entrer l'accusé
Entre 1987 et 2003, dans les Ardennes, Monique Olivier «rabat» pour son mari, Michel Fourniret, sept jeunes filles âgées de 12 à 21 ans, qu'il viole et tue. En 2003, une huitième victime leur échappe et met la police sur leurs traces. Arrêté, Michel Fourniret avoue neuf crimes, mais il est soupçonné d'en avoir commis d'autres en Belgique. A l'issue de son procès en 2008 à Charleville-Mézières, le couple est condamné à la perpétuité.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/01/2017 11:57  Mis à jour: 16/01/2017 11:57
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 Re :L'affaire rebondit: Fourniret & Olivier bientôt de retour devant les assises...
Adrien de Marneffe http://www.sudinfo.be

En 1988, Michel Fourniret, accompagné de son épouse, Monique Oliver, tue Farida Hammiche, pour s’approprier l’or du gang des Postiches.

Près de 20 ans après, le procès d’assises devrait enfin s’ouvrir dans les Yvelines (France). Monique Olivier, qui pouvait espérer une libération d’ici quelques années, pourrait voir sa peine s’allonger.

Les « ogres des Ardennes », seront bientôt de retour devant la justice. Michel Fourniret et son ex-épouse et complice diabolique, Monique Olivier, devraient bientôt comparaître devant la cour d’assises des Yvelines pour l’assassinat de Farida Hammiche. Après les réquisitions du parquet de Versailles, le juge d’instruction devra rendre une ordonnance de renvoi afin que le procès puisse s’ouvrir devant la cour d’assises.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/01/2016 18:43  Mis à jour: 24/01/2016 18:49
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 Re : La très glauque chasse au trésor de Fourniret, le monstre des Ardennes .
Ou comment Michel Fourniret a assassiné la femme d'un "ami" rencontré en prison pour le dépouiller de son butin. Une histoire qui en dit long sur le prédateur.

Image redimensionnée

Fourniret © Belga

C'est l'histoire incroyable d'une chasse au trésor entre un ancien activiste d'extrême gauche devenu voyou et un tueur en série qui n'a pas hésité, pour récupérer le magot, à assassiner la femme de son ami avant d'acquérir un château.

Un récit digne d'une série noire, qui révèle le cynisme et la cruauté de Michel Fourniret, le monstre des Ardennes, qui a déjà reconnu neuf meurtres. L'aventure commence, comme dans Le Comte de Monte-Cristo, à savoir dans une cellule. Pas celle du château d'If, mais celle de la la prison de la Santé, à Paris. Jean-Pierre Hellegouarch, 61 ans, a connu un destin particulier. Condamné à vingt ans de prison par un tribunal militaire espagnol pour des braquages "politiques", ce robuste Breton se serait évadé de la prison de Burgos. Après avoir flirté un temps avec l'extrême gauche, il "tombe" à nouveau pour des affaires de braquage et de trafic de stupéfiants. Lors de l'un de ses passages en prison, il croise, en 1984, Michel Fourniret, condamné à cinq ans pour viol. Le Breton rebelle sympathise avec cet "intello", ancien para en Algérie, qui cite André Breton et se dit victime d'un complot. Il le protège contre les autres détenus, qui détestent les auteurs de crimes sexuels.

Fourniret fait aussi la connaissance, dans le parloir, de la femme d'Hellegouarch, Farida, une piquante brune de 31 ans. A sa sortie, il prend contact avec elle et écrit au truand, demeuré en prison. A tel point que, en mars 1988, Farida vient, à la requête de son mari, lui demander un service. Il s'agit de récupérer un magot d'or enfoui dans un cimetière pour le cacher dans un appartement à Vitry. D'où vient l'or ? Mystère. Le Breton évoque aujourd'hui un détenu italien d'extrême droite qui lui aurait confié son or avant d'être extradé. Il s'agit plus vraisemblablement d'un butin personnel.

Le fait est que Fourniret se rend avec Farida dans un cimetière des Yvelines et déterre, dans une vaste jardinière, une caisse à outils remplie de lingots et de pièces d'or. L'ami complaisant aménage une cache au-dessus de la porte des toilettes de l'appartement de Vitry. Mais, soudain, le tueur se réveille. Il demande à Farida de l'accompagner dans une ferme de Rambouillet "pour récupérer des armes". De là, il l'emmène dans une carrière de Clairefontaine, afin de cacher sa voiture, et l'étrangle. "Il n'y a eu aucun aspect sexuel, a confié Fourniret aux policiers belges, il s'agissait seulement d'un transfert de propriété." Il raconte également qu'il s'est débarrassé du corps dans un terrain vague, au sortir d'un village des Yvelines dont il a oublié le nom. Il ajoute qu'il n'a pas retiré l'alliance du cadavre. Il retourne ensuite prendre l'or dans l'appartement, "en en laissant une partie pour Jean-Pierre".

Contacté par les soeurs de Farida, il participera aux recherches auprès des hôpitaux. L'or, vendu à Bruxelles, servira à acheter le château du Sautou et un studio à Sedan.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Car Hellegouarch s'inquiète : sa femme ne se présente pas au parloir. En prison, on appelle ces rendez-vous manqués des "parloirs fantômes". A sa sortie, il fonce voir le couple Fourniret, qui le reçoit dans une bicoque minable près de Sedan et lui joue la grande scène de la pauvreté. Il retrouve également leur fils, Selim, dont il est le parrain.

Le Breton repart le lendemain, persuadé de l'innocence de ses amis. Mais, manque de chance pour eux, la brigade criminelle enquête alors sur une affaire de faux papiers et remonte jusqu'à Hellegouarch et Fourniret. Elle perquisitionne au château acheté par le tueur.

Quand le Breton l'apprend, son sang ne fait qu'un tour. Il trouve l'adresse de la propriété et s'y rend. Il croise dans le parc Fourniret au volant de sa voiture, qui le reconnaît et, paniqué, prend la fuite. Un coup de feu aurait même été tiré... "Hellegouarch connaissait bien ma femme, Monique, et mon fils, je ne risquais rien à les laisser", a raconté ce dernier aux policiers belges. Au château, l'explication, entre le braqueur et l'épouse de Fourniret est orageuse, mais Monique, terrorisée, ne lui révèle rien.

Peu après, le couple Fourniret vend précipitamment le domaine et s'installe en Belgique. Fou furieux, Hellegouarch dénonce son ancien ami à la justice. En 1999, après un autre séjour en prison, il écrit au procureur d'Evry pour accuser Fourniret d'avoir tué Farida. Le courrier est transmis au procureur de Créteil. Le braqueur est même entendu par les gendarmes. Mais l'enquête s'enlise. Elle aurait peut-être pourtant permis de démasquer, avant l'heure, le tueur en série et d'éviter les derniers meurtres.

Jean-Marie Pontaut

(Rappel: Michel Fourniret et Monique Olivier ont été condamnés en mai 2008 à perpétuité pour sept meurtres de jeunes filles entre 1987 et 2001.)

http://www.levif.be/actualite/belgiqu ... rticle-normal-452675.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/06/2015 10:51  Mis à jour: 09/06/2015 10:51
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 Re :Condamné à perpétuité, le couple Fourniret-Olivier est soupçonné de nombreux autres crimes. La justice néglige pourtant de les juger...
Le 22 mai 2008 à la cour d'assises de Charleville-Mézières (Ardennes), l'avocat général Francis Nachbar avait prononcé un réquisitoire halluciné contre les époux Fourniret, les qualifiant de « fêlés » et de « monstres ».

Il avait lancé à Monique Olivier : « Comment pouvez-vous manger, dormir ? Comment vos nuits ne sont-elles pas hantées par tous ces visages innocents qui hurlent à vos oreilles ? » Sept ans plus tard, on pourrait retourner ces questions au système judiciaire. Comment les magistrats peuvent-ils dormir en pensant aux familles de victimes qui patientent depuis des décennies, frappées de dépressions, de suicides ? Pourquoi ne pas purger le parcours de ce couple diabolique ?

Condamnés à perpétuité sans possibilité de remise de peine, Michel Fourniret, 73 ans, et Monique Olivier, 66 ans, ont passé seize années à violer et tuer des jeunes filles, un projet formulé dans un invraisemblable pacte. Le couple s'était formé après une petite annonce passée par Michel Fourniret alors qu'il purgeait une première peine pour abus sexuels. Depuis 2011, il ne se passe rien

C'est certain, leur terrible tableau de chasse dépasse de très loin les sept victimes retenues à leur procès (1). Un premier autre cas avéré, celui de Farida Hamiche, dort inexplicablement...
Et combien d'autres ???
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