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Un assassinat pour s’emparer du magot des «postiches»: le crime à part de Fourniret. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 11/11/2018 17:08
Affaire Fourniret : des ADN inexploités depuis 15 ans Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 11/11/2018 14:24
Disparition très inquiétante de Sophie Le Tan. des tracts diffusés en Allemagne. ( Vidéo) Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 11/11/2018 13:01
VIDEO. 11-Novembre : "On criait, on sautait, on gesticulait comme des fous" : l'armistice raconté par un soldat du front. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 10/11/2018 16:16
Mort de Théo Hallez : son frère prend la parole contre ceux qui “mettent en cause l'honneur de sa famille”. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 10/11/2018 13:45
Nordahl Lelandais a de nouveau été entendu , pour une troisième fois, pour l'assassinat du caporal Arthur Noyer , il maintient sa version . Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 10/11/2018 13:13
Affaire Troadec Hubert Caouissin entendu par le juge une sixième fois ce jeudi. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 10/11/2018 12:54
8 L'enquête relative à l'homicide du jeune wanzois Valentin Vermeesch est bouclée. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 10/11/2018 12:39
Meurtre de Laetitia Perrais : Mini-série sur le drame de Pornic : la famille de Laetitia Perrais retire sa pétition. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 10/11/2018 12:32
Mort de Théo Hallez: l'autopsie livre un élément capital. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 09/11/2018 13:36

Affaire Grégory Villemin

Publié par Walda Colette Dubuisson le 17-10-2018 (2427 lectures) Articles du même auteur
17/10/2018 : Il ne se passe plus rien dans l’affaire Grégory qui demeure, pour l’heure, suspendue aux multiples recours procéduraux des avocats de Murielle Bolle.
La Cour de cassation se penchait, ce mardi, sur une nouvelle question prioritaire de constitutionnalité (QPC) qu’ils ont déposée.
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03/10/2018 : France 3 tourne actuellement une série documentaire consacrée à l'affaire du meurtre du petit Grégory, en 1984.
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13/09/2018 : La femme et la fille du juge Lambert vont poursuivre France 2 pour diffamation et atteinte à la mémoire d’un mort...
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12/09/2018 : Murielle Bolle peut-elle faire annuler sa garde à vue de 1984 ?
La QPC déposée par l'avocat de cette témoin-clé a été jugée « sérieuse » par la Cour de cassation, contre l'avis de l'avocat général. Source AFP
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05/09/2018 : VIDÉO. Grégory : l'interminable chronique d'une défaite de la justice, "un dossier maudit depuis le début"
Saura-t-on un jour qui a tué le petit Grégory ? Le 6 septembre 2018, "Complément d'enquête" dans les coulisses d'une affaire jamais élucidée, ou l'histoire d'un dossier maudit que la justice n'arrive pas à refermer. Trois décennies d'enquête truffée d'erreurs et de vices de procédure, aujourd'hui à nouveau dans l'impasse. Extrait...
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04/09/2018 : La Cour de cassation examine mardi 4 septembre 2018 une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par Murielle Bolle. Celle qui est un des personnages clés de l'affaire Grégory Villemin conteste la validité de sa garde à vue … de 1984.
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24/08/2018 : Annonce : France 2 : Complément d'enquête s'intéressera à l'affaire Grégory à la rentrée. Pour son premier numéro à la tête de l'émission Complément d'enquête, Jacques Cardoze, le successeur de Thomas Sotto, s'intéressera à l'affaire Grégory le 6 septembre prochain.
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13/06/2018 : Jean-Jacques Bosc, le procureur général de Dijon, répond pour la première fois aux questions de l’est républicain sur la relance de l’affaire Grégory, un an après les interpellations des époux Jacob et de Murielle Bolle.
"L'enquête va se poursuivre". Un an après la relance de l'affaire Grégory, l'interview de Jean-Jacques Bosc, procureur général de Dijon. (Vidéo)
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26/05/2018 : VIDEO. Affaire Grégory : "Je m'en prendrai à ton mioche, ça te fera plus de mal", disait le corbeau à Jean-Marie Villemin plus d'un an avant le crime.
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17/05/2018 : Les parents du petit Gregory demandent que Murielle Bolle et les époux Jacob soient remis en examen.
"L'affaire Grégory continue. Les actes d'enquête essentiels n'ont pas été annulés", a ajouté le procureur général de Dijon Jean-Jacques Bosc, en précisant qu'il avait jusqu'à mardi pour former un pourvoi en cassation et, qu'à défaut, il pourrait demander ensuite le renouvellement des mises en examen.
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16/05/2018 : Les mises en examen de Murielle Bolle et des époux Jacob, suspectés dans la disparition et le meurtre du petit Grégory Villemin en octobre 1984, ont été annulées par la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Dijon, selon les avocats des suspects contactés par l'AFP.
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13/05/2018 : La Cour d'appel de Dijon se prononcera mercredi sur les mises en examen des époux Jacob et de Murielle Bolle dans le cadre de l'affaire Grégory, que la défense conteste vigoureusement plus de 33 ans après les faits....
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25/04/2018 : Personnage clé dans l'affaire de la mort de Grégory Villemin en 1984, Murielle Bolle est autorisée à rentrer chez elle, a décidé la cour d'appel de Dijon.
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22/04/2018 : Une expertise graphologique désigne Monique Villemin comme la rédactrice de plusieurs courriers anonymes, dont un daté de 1985 qui accusait Bernard Laroche. ? ? ?
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18/04/2018 : AFFAIRE GRÉGORY: UNE ENQUÊTE JOURNALISTIQUE FAIT DU "CORBEAU" "LA CLÉ DE L'ÉNIGME"...
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12/04/2018 : VIDÉO. Affaire Grégory: «Il n'y avait pas un, mais plusieurs "corbeaux"»

INTERVIEW Marcel et Jacqueline Jacob, soupçonnés d’être les « corbeaux » responsables du meurtre de Grégory Villemin, vont tenter de faire annuler leur mise en examen…
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04/04/2018 : En 1984, le cadavre ligoté du petit Grégory, 4 ans, était découvert dans la Vologne. Trente-quatre ans plus tard, le réalisateur Pierre Hurel tourne sur place pour France 3 « La malédiction de la Vologne », un documentaire en 4 volets.
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16/03/2018 : La juge Claire Corbier a fait appel à une société suisse pour déterminer l'identité du ou des corbeaux de l'affaire Grégory. Inédite en France, l'analyse par stylométrie permettrait d’attribuer un texte à un auteur à partir de son étude linguistique.
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24/01/2018 : La cour d'appel de Dijon a refusé ce mercredi d'autoriser Murielle Bolle, personnage clé de l'affaire Grégory devenue suspecte, à rentrer chez elle dans les Vosges comme elle le demandait, a rapporté un de ses avocats.
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22/01/2018 : Dans des écoutes téléphoniques, révélées par le "JDD", Murielle Bolle réaffirme à son ex-compagnon qu'elle n'a rien à voir dans la disparition de Grégory Villemin en 1984.

*D'après le "JDD", Murielle Bolle devait soupçonner d'avoir été placée sur écoute. Ce qui expliquerait donc le peu d'éléments nouveaux extraits de ces conversations. Pour les enquêteurs, elle reste l'un des protagonistes de l'affaire.
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16/01/2018 : Murielle Bolle va demander, selon ses avocats, la levée de son contrôle judiciaire.
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07/12/2017 : Le procureur général de Dijon menacé par une lettre anonyme. Un nouveau corbeau ?
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05/12/2017: Murielle Bolle a-t-elle dit la vérité en 1984 ?
(Oui, continue de penser Etienne Sesmat, alors capitaine de gendarmerie à Epinal.)

*Marcel Jacob aurait "10 témoins supplémentaires" pour confirmer son alibi.
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29/10/2017 : : les époux Jacob ne rentreront pas chez eux.
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01/10/2017 : D'après une nouvelle expertise graphologique consultée par le "JDD", Jacqueline Jacob est l'auteure de deux courriers envoyés en 1983 aux parents de Grégory Villemin.
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20/09/2017. ANNONCE. Samedi 7 octobre à 20h50 sur NT1 dans "Chroniques Criminelles" : "Affaire Grégory, 30 ans après, les dernières révélations"
Le 16 octobre 1984, un triste anniversaire sera célébré: Il y aura 33 ans exactement, le corps du petit Grégory Villemin était retrouvé dans la Vologne…
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10/09/2017 : "Bernard Laroche est l'auteur de l'enlèvement", affirme un rapport de gendarmerie
D'après un rapport de gendarmerie de 48 pages daté du 10 mai que s'est procuré le "JDD", le premier suspect de l'affaire a bien enlevé le petit garçon. Mais, l'assassinat qui a suivi a lui a été commis par une seconde équipe.
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04/08/2017 : Murielle Bolle remise en liberté contrôlée , l'enquête se poursuit...
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31/07/2017 : Le compagnon de Murielle Bolle évoque les violences subies par sa femme…
[INFO L'EXPRESS] Entendu le 18 juillet par la juge d'instruction, Yannick J. a déclaré qu'il avait eu connaissance de violences familiales subies en 1984 par sa compagne, mise en examen dans l'affaire Grégory.
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29/07/2017 : SANS ISSUE - Après un face à face infructueux entre Murielle Bolle et son cousin, la justice est désemparée. L'affaire, elle, est de nouveau au point mort. Le procureur près de la Cour d'appel de Dijon a lancé un appel à toute personne qui aurait "des déclarations à faire".( Vidéos LCI)
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27/07/2017 : Le cousin de Murielle Bolle: "Elle a pris énormément de gifles". Il décrit une scène d'une violence insoutenable…
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20/07/2017: Le juge Lambert, qui s’est donné la mort le 11 juin dernier, a envoyé une lettre au journal l’Est républicain dans laquelle il justifie sa volonté de mettre fin à ses jours.( Vidéo)
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13/07/2017 : "Il faut changer l'esprit de la justice à la française" - L'Édito de Christophe Barbier ( Vidéo)
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12/07/2017 : Le juge Lambert retrouvé mort.
Un temps chargé de l'instruction dans la mort du petit Grégory,il se serait donné la mort ce mardi soir à son domicile dans la Sarthe???
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07/07/2017 : Elle n’était qu’une gamine torturée par sa famille ! "Murielle Bolle craint pour la vie de ses enfants... Autrement, elle parlerait"
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04/07/2017 : Murielle Bolle est maintenue en détention !
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30/06/2017 :Murielle Bolle ( violentée par sa famille , l’obligeant à se rétracter en 1984 ) mise en examen pour "enlèvement de mineur suivi de mort" et placée en détention. Un scénario se dessine pour les enquêteurs…
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28/06/2017 : Murielle Bolle, un témoin clé en garde à vue...
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20/06/2017 : Marcel et Jacqueline Jacob ont été remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire ce mardi après-midi, après avoir été mis en examen vendredi dans le cadre de l'enquête sur la mort de Grégory Villemin. Les deux époux restent mis en examen et vont être domiciliés séparément, en dehors des Vosges.( VIDÉO)
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18/06/2017 : L'enregistrement d'un appel passé par le corbeau dans l'affaire du petit Grégory dévoilé par France 2 : qui est-il (elle) ?
POUR MA PART , je n'ai jamais douté du fait que ce petit bout INNOCENT avait été torturé/tué par un proche de la famille JALOUX de son papa !!!
Que justice soit ENFIN rendue à ce petit bout de chou , qu'il puisse reposer en paix !!!
Colette
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17/06/2017 :Comment identifier l'auteur d'une lettre anonyme? "On va du général au particulier", Suzanne Schmitt a expliqué la méthodologie suivie par les experts en écritures.
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14/06/2017 Vosges : les assassins du petit Grégory interpellés ?

Le couple interpellé ferait partie de la famille Villemin.
A suivre.....
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13/04/2017 Annonce Chaine 23 à 13h15 "Non élucidé - L'affaire Grégory Villemin"
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11/10/2014 : 30 ans après : l’affaire Grégory, un naufrage judiciaire toujours sans vérité

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Rebondissement : pour le juge Lambert, Bernard Laroche est innocent !

Le 16 octobre 1984, Grégory Villemin, 4 ans, était retrouvé mort, pieds et poings liés dans la Vologne, un cours d'eau des Vosges. Si les chances de déterminer l'identité du meurtrier de l'enfant sont désormais ténues, la culpabilité de Bernard Laroche, un cousin du père de Grégory accusé au moment des faits, se voit à nouveau évacuée.

En 2012 et 2013, des analyses ADN dites « de la dernière chance » ont été menées sur des cordelettes qui avaient servi à entraver le petit garçon et sur un cheveu retrouvé sur le pantalon de l'enfant. Elles se sont toutes révélées négatives.



Jean-Michel Lambert, le juge d'instruction du dossier à l'époque, affirme dans un livre à paraître la semaine prochaine que cet homme, qui a fait trois mois de prison à l'hiver 1984, était bien innocent. Libéré en février 1985, Bernard Laroche a été tué d'un coup de fusil un mois plus tard par le père du petit garçon qui le soupçonnait toujours.

« IMMENSE SENTIMENT DE CULPABILITÉ »


« Il est innocent. Je m'apprêtais à rendre un non-lieu quelques semaines après l'avoir libéré. Son assassinat ne m'en a pas laissé le temps, raconte le juge Lambert vendredi 29 août, dans une interview à France Inter. Si on reconstitue l'emploi du temps qui aurait fait de lui l'assassin, mis à plat, on réalise que ça ne tient pas. »

Le magistrat, qui dit ne s'être « jamais » remis de cette affaire, fait part de « l'immense sentiment de culpabilité » qui l'anime, bien que « ce soit lui qui ait pris la décision de libérer Bernard Laroche, contre l'avis du parquet ».


Jean-Michel Lambert : "Bernard Laroche est... par franceinter


Affaire Grégory pour rappel des faits : cliquez sur ce lien :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Gr%C3%A9gory

Sommaire
• 1 Les faits
o 1.1 1984 : Corps de Grégory découvert dans la Vologne
o 1.2 1984 : Bernard Laroche est accusé
o 1.3 1985 : Christine Villemin est accusée
o 1.4 1987 : le dépaysement de l'affaire et la création de la STIC
o 1.5 1993 : non-lieu pour Christine Villemin et procès de Jean-Marie Villemin
o 1.6 2000 : analyse ADN
o 1.7 2002-2007 : l'État condamné
o 1.8 2008 : Réouverture de l'instruction
o 1.9 2010
o 1.10 2012
o 1.11 2013
• 2 Traitement de l'affaire
• 3 Bibliographie
• 4 Documentaire télévision
• 5 Articles connexes
• 6 Liens externes
• 7 Références

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11/10/2014 : 30 ans après : l’affaire Grégory, un naufrage judiciaire toujours sans vérité


«Cette affaire, ça a d’abord été du n’importe quoi, en tout cas pas de la justice, avec une pression médiatique d’une violence terrifiante qui inspire l’écoeurement», résume Me Thierry Moser, l’avocat des parents du garçonnet, Christine et Jean-Marie Villemin.
Trente ans plus tard, on compte quelque 3000 articles de presse sur l’affaire, ainsi qu’une cinquantaine de travaux universitaires, un téléfilm et une quinzaine d’ouvrages -récits, romans ou souvenirs de protagonistes- dont la liste s’est alourdie en août avec la sortie du livre du premier juge de l’affaire, Jean-Michel Lambert.
La presse de l’époque s’était passionnée d’emblée pour ce fait divers, survenu dans un «champ clos minuscule emprisonné par d’ignobles secrets» (Paris-Match) gardés par «des paysans pervertis murés dans leur silence» (Le Nouvel Observateur) et des «blondes aux cheveux filasse» (France Soir Magazine).
Le fait divers intrigue d’autant plus qu’un corbeau a revendiqué le meurtre en signant sa «vengeance».
«C’est plus qu’il n’en faut pour franchir la frontière qui sépare le crime du sadique de la grande énigme policière», analyse la journaliste Laurence Lacour dans «Le bûcher des innocents» (Les Arènes) en reconnaissant avoir été attirée à son «corps défendant» par l’affaire, comme ses confrères de l’époque.

Micro dans les armoires
Le cousin du père de l’enfant, Bernard Laroche, est d’abord suspecté: incarcéré, remis en liberté tout en demeurant inculpé d’assassinat, il est finalement abattu d’un coup de fusil de chasse par Jean-Marie Villemin en mars 1985, lequel sera condamné à 4 ans ferme devant les Assises de Dijon en 1993.
L’affaire Grégory, que d’aucuns estampillent comme «celle du siècle», devient alors un feuilleton médiatique quotidien, dont chaque vrai-faux rebondissement, audition, expertise, se joue en léger différé dans la presse, laquelle suit les enquêteurs en caravane dans la vallée de la Vologne pendant près de dix ans.
Dès les premières heures de l’enquête, certains journalistes se font passer pour des gendarmes, cachent des micros dans les armoires, ou «placent des cartons de jouets sur la tombe de Grégory pour fabriquer une belle image», tel que le raconte le père de l’enfant.
Dans cet incontrôlable maelström d’informations nourri d’abondantes fuites, l’instruction menée par le juge Jean-Michel Lambert opère un spectaculaire revirement en juillet 1985 en portant ses soupçons vers la propre mère de l’enfant, ce qui vaudra plus tard au magistrat d’être traité de «mémorable funambule de la pensée» par l’avocat général des assises de Dijon.
«Il y a toujours, chez certains, une espèce de jubilation malsaine à voir une mère sorcière; certains, ça les excite», observe Me Moser, qui a dû faire face à une presse majoritairement hostile à sa cliente, qui la dépeint comme une «ogresse perverse», une «sorcière démoniaque», «démente», à la fois «bête aux abois» et «machine à souffrir».
Dans les méandres de ses innombrables rebondissements, ponctuée par des Unes de journaux négociées au tarif fort, l’affaire Grégory divise avocats, magistrats, journalistes et, in fine, grand public en deux camps, pro-Villemin et pro-Laroche.

Comparaisons d’ADN

Le feuilleton donne alors lieu aux commentaires les plus extrêmes. Le juge Lambert estime ainsi dans son livre, «Le petit juge», commis en 1986 qu’il s’agit d’«un crime qui ne regardait peut-être pas la justice des hommes», quand Marguerite Duras affirme quelques mois plus tôt dans le quotidien «Libération» croire en la culpabilité de la mère.
En 1993, après deux services d’enquête et trois juges d’instruction, Christine Villemin est finalement totalement innocentée au terme d’un non-lieu retentissant pour «absence totale de charges», formule inédite aux accents d’excuse et d’aveu d’erreur judiciaire.
«L’ensemble de la presse a imaginé un grand feuilleton en réécrivant mon histoire, ma jeunesse, notre vie de couple et même celle de notre enfant que l’on disait, entre autres, mal aimé», a déploré Mme Villemin, invitée par le Sénat aux côtés de son époux en 1994, pour raconter leur calvaire.
L’affaire a été rouverte en 1999, puis en 2008, pour tenter de confondre d’hypothétiques traces d’ADN sur les scellés. Certains mélanges génétiques ont pu être isolés, et sont toujours en cours de comparaison avec 280 personnes figurant dans le dossier.
«Tout a été repris, revérifié. On a mis beaucoup de moyens pour permettre d’avancer», assure Jean-Jacques Bosc, le procureur général de Dijon en charge du dossier, qui déplore toutefois la détérioration de certains scellés par de précédentes expertises et les conditions de conservation.
Les analyses n’ont, pour l’instant, jamais permis d’identifier de nouveaux suspects...

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/11/2018 10:54  Mis à jour: 07/11/2018 10:54
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Commentaires: 4279
 Affaire Grégory : accusé par Murielle Bolle, le gendarme qui dirigeait l'enquête à l'époque lui répond...
Dans son livre paru dimanche, Murielle Bolle, personnage clé de l'affaire Grégory, assure avoir "menti" durant sa garde à vue de 1984 sous la pression des gendarmes. Le capitaine Etienne Sesmat, en charge de l'enquête à l'époque, s'indigne d'être décrit comme un "tortionnaire" ou un "salaud".

"Nous, les gendarmes, sommes présentés comme des salauds, des tortionnaires!" Le ton est indigné ; les propos, ceux du capitaine de gendarmerie Etienne Sesmat, en charge de l'affaire Grégory dans les années 1980. L'homme, à la retraite, n'apprécie pas vraiment le contenu du livre de Murielle Bolle, à paraître jeudi, et il l'a fait savoir à L'Express. Dans celui-ci, Briser le silence, Murielle Bolle assure que les gendarmes lui ont mis la pression pendant sa fameuse garde à vue de 1984 et que c'est pour cette raison qu'elle a, dans un premier temps, raconté qu'elle avait vu l'enfant de 4 ans le jour de sa disparition dans la voiture de Bernard Laroche. Une version qu'elle nie depuis, assurant que ce jour-là, le 16 octobre 1984, elle a pris le bus pour rentrer de l'école.


Murielle Bolle assure qu'en 1984, les gendarmes l'ont menacée

Elle décrit ainsi sa garde à vue, comme le rapporte le magazine :

"Il y en a un [un gendarme, NDLR] qui se met à crier. Comme ça, tout d'un coup, il hurle et me traite de menteuse. Je sursaute, comme s'il m'avait giflée."
"'Tu iras en maison de correction si tu ne nous dis pas la vérité. Tu entends? Tu ne reverras pas ta maman avant ta majorité!' Je me mets à pleurer. 'Tu aimes ta maman?' Tu ne veux pas la quitter? Bien sûr que j'aime maman."
"Je suis affalée sur ma chaise, sans force, comme un tas de vêtements fripés, et j'attends juste qu'ils me disent ce qu'il faut que je réponde."

Elle précise encore, interrogée sur BFM mardi :

"Les gendarmes m’ont menacée d’une maison de correction si je continuais à mentir. Ils m’ont dit que j’étais qu’une menteuse, que Bernard avait avoué qu’il était venu me chercher au collège. Il y en a un qui est rentré, il a tapé du poing sur la table en disant que j’étais la maîtresse de Bernard, que je couchais avec Bernard. Ça m’a fait très mal. Il a fallu que je passe un test chez le gynécologue pour savoir si j’étais vierge."

Murielle Bolle dit encore avoir été "faible et impressionnée" par les gendarmes.

Un non-lieu avait été prononcé à l'encontre des enquêteurs

Une version qui a indigné le gendarme à la retraite. Ce dernier rappelle notamment qu'en 1988, la justice s'est déjà prononcée sur les accusations portées par la jeune femme à l'encontre des enquêteurs et que ceux-ci ont bénéficié d'un non-lieu. "Murielle Bolle oublie d'écrire que nous avons été visés par une plainte et que nous avons obtenu un non lieu", a-t-il ainsi dit à L'Express. De même source, voici ce que dit l'ordonnance de non-lieu prononcée à l'époque :

"Rien n'établit qu'au cours de son audition des 2 et 3 novembre 1984, Murielle Bolle ait été victime d'actes de subornation de la part des gendarmes enquêteurs. Au contraire, divers éléments du dossier font apparaître que son audition s'est passée dans un climat cordial et détendu."

Le magazine précise encore que le médecin qui a examiné l'adolescente en garde à vue l'avait trouvée gaie et détendue. "Les gendarmes, c'est mes copains", lui aurait-elle même confié. Mais dans son livre, Murielle Bolle donne une toute autre version et assure par exemple avoir tenu ces propos sur les gendarmes pour ne pas décevoir son père.

Murielle Bolle énonce une contrevérité flagrante

Cette version de l'histoire - et le fait qu'elle maintienne ne pas être montée dans la voiture de Bernard Laroche ce jour-là et ne pas avoir vu le petit Grégory - a également fait réagir l'avocat des parents de l'enfant, maître Thierry Moser. "L'analyse objective et sérieuse des éléments du dossier permet à l'évidence d'affirmer que Murielle Bolle énonce une contrevérité flagrante lorsqu'elle prétend avoir subi des pressions imputables aux enquêteurs de la gendarmerie. Elle récite sans grande conviction une leçon apprise d'avance avec l'espoir d'égarer la justice. Ce comportement est d'autant plus choquant moralement qu'il s'agit d'élucider les causes et circonstances de l'assassinat d'un enfant", a-t-il ainsi commenté, également interrogé par L'Express.
Murielle Bolle accuse son cousin, sa tante Louisette et s'en prend aux parents de Grégory

Mais Murielle Bolle ne s'en prend pas qu'aux gendarmes. Son livre - et ses apparitions télé qui suivent - sonnent comme un véritable règlement de comptes, 34 ans après les faits. Sur BFM mardi, Murielle Bolle a ainsi également répondu à son cousin, qui assure qu'elle a bien été battue par sa famille au lendemain de ses aveux et dont le témoignage avait conduit à la mise en examen de Murielle Bolle en juin 2017 - mise en examen annulée depuis pour des raisons de forme -, ainsi qu'à sa tante Louisette, qui assure que l'adolescente s'était confiée auprès d'elle sur le soir de la disparition de Grégory :

A son cousin : "Je sais pas pourquoi il a été raconté des conneries pareilles alors qu’il était pas là ce jour-là."
A sa tante Louisette : "Louisette, elle était un peu simple d’esprit. Ils ont pu lui faire dire."

Elle ne ménage pas non plus les parents du petit Grégory, disant avoir de la "haine" pour eux. "Qu’ils arrêtent de s’acharner contre nous, on a rien à voir dans tout ça, qu’ils cherchent ailleurs", dit-elle ainsi.
Ses prochains rendez-vous avec la justice

Trois échéances juridiques sont désormais attendues dans ce dossier complexe :

Le 16 novembre, le Conseil constitutionnel doit se prononcer sur une éventuelle nullité de sa garde à vue de 1984, ses avocats arguant notamment du fait qu'elle n'ait pas bénéficié, à l'époque, de l’assistance d'un conseil.

En janvier, la Cour de cassation rendra également sa décision, suite à celle du Conseil constitutionnel.

Enfin, la chambre de l'instruction doit décider si elle prononce une nouvelle mise en examen à l'encontre de Murielle Bolle. Au moment de l'annulation de celle-ci, le parquet avait indiqué qu'il formulerait la demande au moment opportun, et avait également précisé que celle-ci était intervenue - et donc interviendrait, le cas échéant - en raison des nouveaux éléments disponibles (parmi lesquels le témoignage du cousin), et non pas du contenu de la garde à vue de 1984.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/11/2018 14:11  Mis à jour: 04/11/2018 14:11
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 Affaire Grégory Villemin. Murielle Bolle : «L’affaire Grégory a brisé ma vie».
Image redimensionnée

Dans un ouvrage très personnel, Murielle Bolle, l’un des personnages clés de cette énigme criminelle, crie son innocence. Elle se confie pour la première fois, 34 ans après la garde à vue durant laquelle elle a accusé son beau-frère, Bernard Laroche, d’avoir enlevé le petit Grégory.

Au départ, elle n’est pas très à l’aise de se retrouver face à ceux qu’elle avait coutume d’appeler « les vautours ou les rapaces ». « Les journalistes, vous m’avez fait tellement de mal », rappelle celle qui a subi, comme tous les acteurs de l’affaire Grégory, les excès de la presse de l’époque.

Les premières réponses sont courtes et craintives. Mais la présence à ses côtés de Me Jean-Paul Tessonnière, son avocat historique, et de Pauline Guéna, qui l’a accompagnée pour la rédaction de ce livre, « Briser le silence » (*), qui paraît la semaine prochaine, la rassurent.

Même si elle restera sans cesse au bord des larmes, ne cessant jamais de triturer son mouchoir en papier, Murielle Bolle finit par se sentir davantage en confiance. Elle déroule alors le fil d’une vie à jamais chamboulée par ce drame qui passionne tout un pays depuis plus de trente ans.

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L’adolescente de 15 ans a grandi. Elle n’a plus la même silhouette mais elle a conservé sa chevelure rousse si caractéristique. Un temps, après sa sortie de prison, elle s’était teint les cheveux mais elle y a finalement renoncé. « Cette couleur, c’est moi », dit-elle comme une évidence.

Tout au long de cet ouvrage très personnel où elle livre beaucoup d’elle-même, Murielle Bolle crie son innocence. Elle le fait à nouveau devant nous. Elle voudrait qu’on la croie.

Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?

MURIELLE BOLLE. Pour dire que je ne suis pas celle que l’on dit, le monstre que l’on décrit. C’est une façon de me faire entendre. On m’a fait passer pour une moins que rien, une menteuse. Ma famille a été tellement salie. Ce livre, je le fais aussi pour la mémoire de Bernard (NDLR : Bernard Laroche, le mari de sa sœur, tué par Jean-Marie Villemin, le père du petit Grégory). On l’a fait passer pour un monstre.

Que s’est-il passé ce fameux ce 16 octobre 1984 ?

Je l’ai dit et je le répète : le jour de la mort de Grégory, je suis sortie du collège comme d’habitude, j’ai pris le bus comme d’habitude, je me suis arrêtée chez la tante Louisette où étaient Bernard et son fils Sébastien. J’espère qu’on va enfin me croire : la justice, les parents de Grégory et l’opinion publique à laquelle j’ai été jetée en pâture.

Comprenez-vous que l’on puisse ne pas vous croire ?

Il faut que tout le monde comprenne que c’est la vérité. Jamais je n’aurais pu cacher un tel crime, c’est horrible. L’assassinat d’un petit garçon, c’est la pire chose qui puisse arriver. Si je savais quelque chose, je le dirais. Même si ça m’arrachait le cœur et que c’était Bernard, je le dirais. Mais ce n’est pas lui. Il était là quand je suis rentrée de l’école, ça ne peut pas être lui. Bernard est un être tellement gentil et généreux que jamais il n’aurait pu faire cela. C’est un nounours. Il ne faisait de mal à personne. Il était très serviable, on pouvait lui demander n’importe quoi.

A plusieurs reprises vous dites : « j’ai tué Bernard »…

Je porte la culpabilité de sa mort. Si je n’avais pas eu peur de la pression des gendarmes, de leurs menaces, et que je n’avais pas dit ce que j’avais dit, peut-être qu’il serait encore vivant. Ce poids ne me quittera jamais.

Les gendarmes contestent toute pression…

Evidemment, ils ne vont jamais le reconnaître. C’est ma parole contre la leur.

Un de vos cousins a affirmé que vous aviez été violentée par votre famille pour revenir sur vos déclarations…

Tout ce qu’il a dit c’est du n’importe quoi. C’est un menteur. C’est odieux ce qu’il a fait. Je n’ai aucun souvenir de lui. Je ne sais pas pourquoi il est allé raconter des conneries pareilles ? Il n’était pas présent chez mes parents ce soir-là. C’est vrai que Marie-Ange n’était pas contente. Elle me répétait « Qu’est-ce que t’as dit ? » J’ai pleuré, je suis allée dans le salon et personne ne m’a posé de question. Marie-Ange a fait une crise de nerfs et je suis partie dormir chez une autre de mes sœurs.

Même si la procédure est en suspens, vous êtes sous la menace d’une nouvelle mise en examen. Vous imaginez-vous comparaître un jour devant la cour d’assises ?

Non, parce que je n’ai rien fait de mal. Je suis innocente. Mais s’il y a un procès, je me battrai. Je n’ai pas le choix. Je n’ai plus 15 ans, je ne suis plus passive.

Quel impact cette affaire a-elle eu sur vous ?

Elle a brisé ma vie. J’ai subi la plus longue garde à vue de l’histoire : elle a débuté en 1984 pour s’achever 33 ans plus tard. J’avais 15 ans quand a commencé cette affaire. J’étais en troisième mais j’ai dû changer de collège tellement j’étais moquée. Je suis allée dans un autre établissement, à Epinal, mais on me montrait encore du doigt. J’ai été contrainte d’arrêter l’école. J’ai dû abandonner mon rêve professionnel de devenir pâtissière. Encore aujourd’hui, j’ai du mal à trouver du travail.

Vous arrive-t-il parfois d’imaginer ce qu’aurait été votre existence sans cette affaire ?

Parfois je me pose la question mais, à vrai dire, je ne sais pas. J’ai connu tellement de malheurs et de deuils à cause de tout ça. En 1985, après la mort de Bernard, j’ai voulu mourir (NDLR : elle a fait une tentative de suicide mais sa famille l’a récupérée à proximité d’une voie ferrée). Ma mère est morte d’un infarctus le jour de la libération de Jean-Marie Villemin. L’affaire a également cassé ma relation avec ma sœur Marie-Ange, la femme de Bernard.

Justement, aimeriez-vous qu’elle lise votre livre ?

Oui je l’espère. Les fils de Bernard aussi. Bibiche (Sébastien) m’en veut depuis la mort de son père, son petit frère aussi. C’est compréhensible. Avec Marie-Ange, nos relations n’ont plus jamais été les mêmes. Autrefois on était très proches mais, désormais, quand on se voit, on se dit bonjour, parfois on prend un café, mais ça ne va jamais plus loin. On n’a jamais reparlé de l’affaire ensemble.

Comment avez-vous vécu la prison ?

C’était très dur. J’ai été insultée par les autres détenues qui me traitaient de tueuse d’enfant. J’ai tenté de sortir une fois dans la cour mais j’ai reçu des projectiles. Je ne suis plus jamais ressortie. Les surveillants me conduisaient à la bibliothèque choisir des livres, ou dans leur bureau boire un café. Eux ont été compréhensifs avec moi. Ils m’ont traitée comme un être humain et surtout ils ne m’ont pas jugée. Parce que moi, depuis trente-quatre ans, tout le monde me juge : les gendarmes, la justice, les journalistes, les voisins, les passants…

Votre couple n’a pas résisté à l’incarcération…

Elle l’a fait exploser. Je m’étais pourtant fait un petit cocon autour de Yannick (son ancien compagnon) et de nos enfants. Il y a trente ans, il avait vu son père placé en garde à vue dans cette même affaire. Revivre ça avec moi, il ne l’a pas supporté. Il n’est pas venu me voir en détention. Quand j’ai été incarcérée, je n’avais pas d’argent, pas de compte en banque, pas de vêtement. C’est Fabien, mon aîné, qui m’a fait des virements. Il a également recueilli son frère de 17 ans chez lui. Je ne m’attendais pas à ce que Yannick me laisse tomber. Nous sommes désormais séparés.

Quels liens entretenez-vous avec le reste de votre famille ?

Ma famille a toujours été là. On ne se parle pas beaucoup entre nous, on n’aime pas étaler nos souffrances mais on est toujours là l’un pour l’autre. Même si je n’avais pas le droit de leur parler après ma sortie de prison, je savais qu’ils pensaient à moi. Même mon père qui a 90 ans.

Vous n’êtes pourtant pas tendre avec ce père…

C’est vrai qu’il avait un problème avec l’alcool et qu’il pouvait être violent, surtout en parole. Quand il se mettait en colère, il jetait les assiettes par terre. Ma mère lui en a beaucoup voulu de m’avoir laissé seule en garde à vue chez les gendarmes, il y a 34 ans. Elle lui a aussi reproché d’avoir signé le procès-verbal sans le lire. Elle l’a traité d’imbécile. Malgré tout ça, il reste mon père.

Vous n’êtes pas la seule à avoir été mise en cause tardivement dans cette affaire. Que représentent Jacqueline et Marcel Jacob pour vous ?

Je ne les connais pas plus que ça. Je ne les fréquentais pas. Quand j’ai su qu’il y avait des interpellations, j’ai d’abord pensé que, si on trouvait les vrais coupables, on allait peut-être me laisser tranquille. Puis je me suis dit que, si c’était eux, ils avaient bien caché leur jeu. C’étaient des amis à Bernard, j’étais révoltée. Mais quelques jours plus tard, c’était à mon tour. Je ne m’y attendais pas du tout.

Croyez-vous à l’implication du couple Jacob dans l’assassinat de Grégory ?

Ce n’est pas à moi de trouver qui a fait ça. Je ne suis ni gendarme, ni juge.

Pensez-vous que le crime sera résolu un jour ?

Je ne sais pas. Il y a eu tellement d’erreurs dans cette affaire… Mais j’espère qu’on connaîtra la vérité. Parce que c’est un crime horrible. S’en prendre à un enfant de 4 ans, à une petite personne innocente, c’est atroce. Si on a la haine contre quelqu’un, pourquoi s’en prendre à son petit garçon ? Grégory ne demandait qu’à vivre.

Quel regard portez-vous sur Christine et Jean-Marie Villemin ?

Lui, je lui en veux. Il a tué Bernard de sang-froid devant sa femme. Je comprends que les parents de Grégory veuillent trouver la vérité, c’est normal. Mais il faut qu’ils arrêtent de s’acharner contre nous et qu’ils cherchent ailleurs. J’espère qu’ils liront mon livre.

Quel est votre quotidien aujourd’hui ?

Je vis au jour le jour, je ne prévois rien. Je me consacre à ma petite-fille, ma petite poupée. Je vis avec mon plus jeune fils, Titi. Mes deux autres garçons sont indépendants. Mes enfants, c’est ma vie. Si j’ai tenu, c’est grâce à eux. Sinon, j’aime toujours autant la nature et les animaux. Je me promène régulièrement en forêt, je vais aux champignons. Ça me vide la tête. Quand j’ai le blues, j’écoute du Johnny et je chante à tue-tête. C’est mon idole depuis que j’ai 10 ans, j’ai tous ses vinyles. Il fait partie de ma vie.

Quitterez-vous un jour la vallée de la Vologne ?

Je ne sais pas. Je continue à adorer mes Vosges.

http://www.leparisien.fr/faits-divers ... 3TEDUIwVpNvaeL3UzphGFySng
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/10/2018 13:14  Mis à jour: 17/10/2018 13:14
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 Affaire Grégory Villemin: Il ne se passe plus rien dans l’affaire qui demeure suspendue aux multiples recours des avocats de M Bolle.
La Cour de cassation se penche, ainsi, ce mardi sur une nouvelle question prioritaire de constitutionnalité (QPC) qu’ils ont déposée. Cette demande concerne encore et toujours la fameuse garde à vue de novembre 1984 au cours de laquelle Murielle Bolle, alors adolescente, avait incriminé son beau-frère Bernard Laroche dans l’enlèvement du petit Grégory.


Une garde à vue qui, visiblement, hante les nuits des avocats de Murielle Bolle. Les robes noires ne cessent, en effet de l’attaquer. Sous tous les angles juridiques possibles.

Dans une semaine, le 23 octobre, c’est en effet le Conseil constitutionnel qui examinera à son tour une autre QPC qu’ils ont déposée.

Mes Teissonnière, Ballorin et Nioré soutiennent, en effet que la garde à vue de leur cliente, qui avait 15 ans à l’époque, serait contraire à la Constitution car elle a été interrogée par les gendarmes sans avocat, sans droit à un médecin et en dehors de la présence d’un parent. Ces dispositions n’étaient pas obligatoires en 1984, mais figurent désormais dans le code de procédure pénale. La décision du Conseil constitutionnel est très attendue, car l’annulation de la garde à vue de Murielle Bolle mettrait un sérieux coup de frein au dossier.

Pas simple
Pour complexifier encore un peu plus une situation déjà pas simple, cette fameuse garde à vue de novembre 1984 est également au cœur d’un pourvoi formé par les mêmes avocats contre un arrêt de la chambre d’instruction de Dijon, arrêt daté du 16 mai dernier et qui annulé les mises en examen de Murielle Bolle et des époux Jacob.

Dans le cadre de cette procédure, les avocats de la défense estiment, cette fois, que la garde à vue de leur cliente n’est pas conforme à la Convention européenne des droits de l’Homme. Ils contestent aussi deux autres points rejetés par les magistrats de Dijon.

Pour eux, le juge Simon, aux manettes entre 1987 et 1990, était « partial » et ce, au regard de son journal intime, versé à la procédure. Les conseils estiment par ailleurs que Claire Barbier, l’actuelle juge d’instruction, n’a été désignée dans cette affaire que pour procéder aux expertises ADN ordonnées en 2008 et 2010 par la chambre de l’instruction et pas pour les autres actes qu’elle a ordonnés.

La date d’examen de l’ensemble de ces questions par la Cour de cassation n’est pas encore déterminée. On n’a donc pas fini de parler procédure et de s’éloigner de la question principale de ce dossier : qui a tué Grégory Villemin ?

Eric NICOLAS et Christophe GOBIN www.vosgesmatin.fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/10/2018 15:35  Mis à jour: 03/10/2018 15:35
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 France 3 tourne actuellement une série documentaire consacrée à l'affaire du meurtre du petit Grégory, en 1984.
Ce sera la première série documentaire consacrée à cette affaire. France 3 tourne actuellement quatre épisodes de quarante-cinq minutes de la série " La Malédiction de la Vologne". Elle traitera de l'affaire du petit Grégory : en 1984, le corps du petit garçon est retrouvé dans la Vologne. Cette tragédie, suivie par la France entière, n'a toujours pas été résolue après plus de trente ans d'enquête.

France 3 se penche sur la famille Villemin, ses clans et ses secrets.

Murielle Bolle prendra bientôt la parole sur France 3.

Un témoin clé de l'affaire Gregory sort de l'ombre. Murielle Bolle a accepté de participer au tournage de "La malédiction de la Vologne", une nouvelle série documentaire en cinq épisodes diffusée d'ici la fin de l'année sur France 3. Signé Elephant Doc, ce film sera réalisé par Pierre Hurel et revisitera l'un des plus mystérieux faits divers français.

Image redimensionnée

http://www.programme-television.org/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/09/2018 15:57  Mis à jour: 13/09/2018 15:57
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 Affaire Grégory Villemin La femme et la fille du juge Lambert vont poursuivre France 2 pour diffamation et atteinte à la mémoire d’un mort.
Depuis trois décennies, le contexte insensé de l’affaire Grégory et ses rebondissements, souvent décevants, sont la source de longs reportages réalisés le long de la Vologne.

Les émissions consacrées à cette énigme judiciaire se comptent par dizaines et nombreuses sont celles qui ont suscité le courroux des acteurs de cette affaire. Certaines ont même eu droit à des poursuites judiciaires pour des faits de diffamation. Dans la grande majorité des cas, les plaignants étaient soit la famille Villemin, soit la famille Laroche.

Dans ce contexte, le dernier reportage en date, diffusé jeudi dernier sur France 2 dans le cadre de l’émission Complément d’enquête, avait le potentiel pour déclencher une nouvelle procédure. Et ça n’a pas loupé puisqu’une famille a décidé de déposer plainte contre la chaîne. Mais les plaignants ne sont pas les « clans » Villemin ou Laroche ; cette fois, ce sont les proches du juge Lambert.

C’est par la voix de Me Béatrice Founès, leur avocate, que la veuve du magistrat (Nicole) et sa fille (Pauline) ont fait savoir qu’elles comptaient engager une procédure judiciaire contre France Télévisions. Dans un communiqué, Nicole et Pauline Lambert ajoutent qu’elles comptent également poursuivre toutes les personnes « qui ont sali la mémoire de notre mari et père au cours de cette émission… » Faisant part de leur « grande douleur » après avoir visionné ce reportage, les proches de l’ancien juge estiment même que « la mort de Jean-Michel Lambert n’est visiblement pas encore suffisante pour certains médias ».

Des phrases incisives que leur conseil spinalien justifie par l’état d’esprit actuel de Nicole et Pauline Lambert. « Elles sont bouleversées ; elles n’en peuvent plus », souffle Me Founès avant d’expliquer que ses clientes ont été choquées par plusieurs passages de l’émission : « Elles estiment que Jean-Michel Lambert, qui ne voulait surtout pas être le bouc émissaire de cette affaire, l’est, pour le coup, devenu. Il y a des contre-vérités, des choses tronquées… Elles ne veulent plus rester silencieuses. Elles souhaitent simplement défendre l’honneur de Jean-Michel Lambert. Et désormais, elles attaqueront de manière systématique les personnes qui porteront atteinte à sa mémoire », affirme Me Founès, ajoutant que Nicole Lambert avait été victime d’un malaise pendant la diffusion de l’émission.

A priori, la procédure devrait être lancée dans les prochains jours. Quant aux qualifications visées par l’avocate spinalienne, ce seront celles de « diffamation et atteinte à la mémoire d’un mort. »

Du côté de France 2, nous avons réussi à contacter Nathalie Sapena, la réalisatrice du reportage incriminé par la famille Lambert. Soulignant qu’elle n’était pour l’heure pas au courant d’une quelconque procédure, la journaliste précise qu’elle a essayé de contacter de nombreux proches du juge qui auraient pu lui apporter des informations sur les difficultés qu’il a vues se dresser face à lui au cours de l’instruction de l’affaire. « J’ai contacté son greffier de l’époque, sans succès. J’ai également sollicité Mme Lambert, via ses avocats, mais aussi par mail. Je voulais absolument la version de son épouse. Mais elle a refusé l’interview » déclare la journaliste, ajoutant qu’elle était « désolée » d’avoir suscité cette réaction auprès de Nicole et Pauline Lambert.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/09/2018 09:20  Mis à jour: 12/09/2018 09:20
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 Affaire Grégory Villemin : Murielle Bolle peut-elle faire annuler sa garde à vue de 1984 ?
La QPC déposée par l'avocat de cette témoin-clé a été jugée « sérieuse » par la Cour de cassation, contre l'avis de l'avocat général.


La Cour de cassation a décidé, mardi 11 septembre, de transmettre au Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) relative aux droits des mineurs soulevée par Murielle Bolle, personnage-clé de l'affaire Grégory, qui cherche à faire annuler sa garde à vue de 1984 alors qu'elle avait 15 ans.

La haute juridiction a jugé « sérieuse » la question posée par la défense de Murielle Bolle, qui attaquait notamment une ordonnance de 1945 relative à l'« enfance délinquante » en vigueur à l'époque, estimant que ses droits fondamentaux n'avaient alors pas été respectés.

Il s'agit d'une nouvelle victoire pour Murielle Bolle, 49 ans, après l'annulation en mai, par la cour d'appel de Dijon, pour des questions de procédure, de sa mise en examen pour le rapt mortel du petit Grégory Villemin, retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne (Vosges) le 16 octobre 1984. Les mises en examen des époux Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory, avaient été annulées pour la même raison. Le parquet général entend toutefois redemander ces trois mises en examen une fois le pourvoi en cassation de Murielle Bolle purgé.

« On n'a pas tenu compte de sa qualité de mineur »
Toutefois, si Murielle Bolle obtenait gain de cause au sujet de sa garde à vue, les conséquences d'une telle issue demeurent incertaines, la cour d'appel ayant jugé en mai que la mise en examen de Murielle Bolle ne résultait « pas des propos tenus en garde à vue, mais d'éléments nouveaux ».

Les 2 et 3 novembre 1984, Murielle Bolle, 15 ans, avait accusé son beau-frère Bernard Laroche d'avoir enlevé Grégory, avant de se rétracter. Bernard Laroche avait été incarcéré puis relâché, avant d'être tué d'un coup de fusil par son cousin Jean-Marie Villemin, le père de l'enfant, en 1985.

Mardi 4 septembre, la défense de Murielle Bolle avait contesté en cassation la constitutionnalité de plusieurs textes de loi. Pas de notification du droit de se taire, pas d'assistance d'un avocat... « On n'a pas tenu compte de sa qualité de mineur », avait résumé Me Emmanuel Piwnica, l'un de ses avocats. L'avocat général avait préconisé le rejet de cette question prioritaire de constitutionnalité. Cette QPC était adossée à un pourvoi visant à obtenir l'annulation de la garde à vue de 1984. Il s'agit « de faire en sorte qu'il n'y ait plus cette verrue juridique dans le dossier », avait expliqué Me Jean-Paul Teissonnière, un autre défenseur de Murielle Bolle.

Source AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/09/2018 11:12  Mis à jour: 05/09/2018 11:12
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 VIDÉO. Grégory : l'interminable chronique d'une défaite de la justice, "un dossier maudit depuis le début" Saura-t-on un jour qui a tué le petit Grégory .
Saura-t-on un jour qui a tué le petit Grégory ? Le 6 septembre 2018, "Complément d'enquête" dans les coulisses d'une affaire jamais élucidée, ou l'histoire d'un dossier maudit que la justice n'arrive pas à refermer. Trois décennies d'enquête truffée d'erreurs et de vices de procédure, aujourd'hui à nouveau dans l'impasse. Extrait.



C'est l'interminable chronique d'une défaite de la justice, de son déshonneur : depuis trente ans, elle échoue à identifier un assassin d'enfant caché dans une famille des Vosges. Le 6 septembre 2018, "Complément d'enquête" retrace l'histoire d'un dossier maudit, que la justice n'arrive pas à refermer : l'affaire Grégory Villemin.

"Maudit", pour Dominique Verdeilhan, le chroniqueur judiciaire de France Télévisions, ce dossier l'est "depuis le début, depuis le 16 octobre 1984. C'est un enchaînement de défaillances et de dysfonctionnements". Trois décennies d'enquête, des milliers de pages de rapports et d'expertises, six juges d'instruction qui se succèdent dans un dossier qui semble les rendre fous – le premier, le juge Lambert, finira par se suicider ; le deuxième, le juge Simon, en fera une crise cardiaque...

Un dossier qui rend fou
Dès la découverte du corps de l'enfant de 4 ans pieds et poings liés dans la Vologne, la famille se déchire, l'instruction se mène devant les caméras de télévision. Cinq mois plus tard, Jean-Marie Villemin abat à bout portant son cousin Bernard Laroche, soupçonné du meurtre. Des rebondissements suffisamment dramatiques sans que s'y ajoute l'erreur judiciaire... Christine Villemin, la mère du petit garçon, est pourtant inculpée à tort, par le juge Jean-Michel Lambert.

"Une image désastreuse de la justice"
Ce jeune magistrat de 32 ans, inexpérimenté, a vite été surnommé "le petit juge". Dès le départ, ses manquements ont saccagé l'enquête. Des pièces cruciales telles que rapport d'autopsie et analyses graphologiques manquaient par exemple au dossier d'instruction... "Il a vraiment donné une image désastreuse de la justice et du métier de magistrat", estime aujourd'hui celui qui travaillait sous ses ordres, le capitaine Etienne Sesmat.

L'enquête est-elle encore faisable ?
En mai 2018, la malédiction a encore frappé, avec l'annulation pour vice de procédure de trois nouvelles mises en examen permises par le logiciel AnaCrim. Même si le procureur général Jean-Marie Beney, qui a obtenu la réouverture du dossier en 2008, justifie les moyens engagés, l'enquête est-elle encore faisable si longtemps après ? Ou bien la justice se refuse-t-elle à clore le dossier pour essayer "de se rattraper, comme pour laver les erreurs passées", comme le croit la journaliste Patricia Tourancheau ? Plus de trente ans après, le couple Villemin, lui, reste "absolument décidé à trouver la vérité, souligne sa consœur Isabelle Baechler. Jean-Marie Villemin y consacre tout son temps libre."

https://www.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/09/2018 10:47  Mis à jour: 04/09/2018 10:47
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 Affaire Grégory Villemin : : la Cour de cassation examine la garde à vue de Murielle Bolle ... de 1984.
La Cour de cassation examine mardi 4 septembre 2018 une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par Murielle Bolle. Celle qui est un des personnages clés de l'affaire Grégory Villemin conteste la validité de sa garde à vue … de 1984.



Il y a 34 ans, le petit Grégory Villemin, âgé de quatre ans, était retrouvé pieds et poings liés dans la rivière la Vologne le 16 octobre 1984.
Son ou ses assassins n’ont toujours pas été retrouvés.

En 2017, l’affaire avait rebondi avec les arrestations de Jacqueline et Marcel Jacob, le grand-oncle et la grand-tante de Grégory, et de Murielle Bolle.
Les enquêteurs avaient mis en avant de nouvelles expertises en écriture et une nouvelle analyse du dossier à l'aide d'un logiciel de la gendarmerie, Anacrim, pour étayer l'hypothèse d'un "acte collectif". Les époux Jacob et Murielle Bolle avaient alors été mis en examen.

Un nouveau coup de théâtre avait eu lieu en mai 2018 : la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon avait annulé ces mises en examen pour des questions de procédure. Le parquet général entend redemander leur mise en examen au "moment opportun".
Pourquoi la garde à vue de Murielle Bolle en 1984 est-elle contestée ?

La cour d'appel de Dijon a en revanche refusé d'annuler la garde à vue de Murielle Bolle remontant aux 2 et 3 novembre 1984.
A cette époque, alors qu’elle était âgée de 15 ans, elle avait accusé son beau-frère Bernard Laroche d'avoir enlevé le petit Grégory. Puis, elle s’était rétractée. Bernard Laroche avait été incarcéré, puis relâché avant d'être tué d'un coup de fusil par son cousin Jean-Marie Villemin, le père de l'enfant, en 1985.

Les avocats de Murielle Bolle ont formé un pourvoi pour chercher, entre autres, à obtenir la nullité de cette garde à vue, un acte contraire selon eux aux droits de l'adolescente qu'elle était.

AFP

Affaire Grégory : 33 ans plus tard, le mystère demeure entier
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/08/2018 12:32  Mis à jour: 24/08/2018 12:32
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 : Annonce : France 2 : Complément d'enquête s'intéressera à l'affaire Grégory à la rentrée. ( 6 septembre 2018)
Pour son premier numéro à la tête de l'émission Complément d'enquête, Jacques Cardoze, le successeur de Thomas Sotto, s'intéressera à l'affaire Grégory le 6 septembre prochain.

Un numéro qui s'annonce passionnant pour la rentrée... Successeur de Thomas Sotto à la tête de Complément d'enquête, Jacques Cardoze présentera un premier numéro consacré à l'Affaire Grégory le 6 septembre 2018. L'émission de France 2 reviendra en détails sur l'un des faits-divers les plus emblématiques de l'histoire de France, qui a connu un rebondissement retentissant en 2017 avec la mise en examen de Murielle Bolle et du couple Jacob, qui ont été annulées ensuite pour vices de procédure. L'enquête mettra en lumière les failles de l'institution judiciaire dans ce dossier titanesque, les erreurs du juge Lambert, qui a mis fin à ses jours l'année dernière.

Pour rappel, le petit Grégory Villemin, âgé de 4 ans en 1984, a été retrouvé mort dans les eaux de la Vologne dans les Vosges. Un premier suspect, Bernard Laroche, le cousin de son père Jean-Marie, a été incarcéré avant d'être abattu d'un coup de fusil par Jean-Marie Villemin. Le juge s'intéressera ensuite à sa mère Christine Villemin, qui fera un séjour en prison avant d'être blanchie.

Des documentaires sur France 3 et Netflix
Ce numéro de Complément d'enquête sur l'affaire Grégory ne sera pas la seule émission à revenir sur ce fait divers passionnant, qui n'a toujours pas connu son dénouement. Le réalisateur Pierre Hurel a tourné sur place pour France 3, La malédiction de la Vologne. Ce documentaire en quatre parties sera diffusé cet automne. Enfin, Netflix prépare également un documentaire sur ce crime. En juillet dernier, un drone, qui tournait des images au-dessus de la maison du petit Grégory, a été abattu par l'actuel propriétaire des lieux selon Europe 1.

https://www.telestar.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/06/2018 18:54  Mis à jour: 13/06/2018 18:54
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 "L'enquête va se poursuivre". Un an après la relance de l'affaire Grégory, l'interview de Jean-Jacques Bosc, procureur général de Dijon. (Vidéo)
Il est 17 heures ce mardi et Jean-Jacques Bosc, qui sort d’une austère réunion de gestion financière, nous reçoit dans son bureau de la cour d’appel de Dijon. Le procureur général, d’un ton calme et posé, fait le point sur l’affaire.

Avez-vous été surpris par l’annulation, le 16 mai dernier, des mises en examen des époux Jacob et de Murielle Bolle par la chambre de l’instruction ? Est-ce un désaveu ?

* « Non. L’annulation porte sur la forme, pas sur le fond. À aucun moment, la chambre de l’instruction ne dit, dans son arrêt du 16 mai, que les charges réunies sont insuffisantes. Il y a eu un débat juridique, technique. De mon point de vue, la mise en examen était un acte d’instruction, pas juridictionnel, qui relevait d’un seul juge. J’escomptais être suivi mais la chambre de l’instruction s’est basée sur une jurisprudence récente et a eu une autre interprétation.
L’annulation porte sur la forme, pas sur le fond. À aucun moment, la chambre de l’instruction ne dit, dans son arrêt du 16 mai, que les charges réunies sont insuffisantes.
Jean-Jacques Bosc, procureur général de Dijon »
Pour Jean-Jacques Bosc, va "demander à la chambre de l’instruction que les trois personnes soient remises en examen". Photo ER/J.L.
Dans l’opinion publique, cette annulation des mises en examen donne une image catastrophique de ce dossier…
Je comprends que cette décision ait pu perturber l’opinion publique mais je ne pense pas qu’elle soit catastrophique. Elle ne porte pas sur le fond, je le répète. C’est juste un contretemps.

Quelle va être la suite maintenant ?
« Je demanderai à la chambre de l’instruction que les trois personnes soient remises en examen dès que la situation se sera stabilisée en matière de procédure. C’est-à-dire dès que la Cour de cassation aura examiné le pourvoi formulé par les avocats de Murielle Bolle qui contestent a priori le refus d’annuler sa garde à vue de 1984.
Pendant ce temps, l’enquête est-elle stoppée ?
Non. Elle peut se poursuivre. Les enquêteurs peuvent toujours procéder à des auditions. Tout comme la juge Claire Barbier qui peut aussi ordonner des expertises.
Nous ne sommes pas dans un système où la preuve doit être scientifique, avec de l’ADN
Jean-Jacques Bosc, procureur général de Dijon »

Pour Jean-Jacques Bosc, le procureur général de Dijon, "l'annulation des mises en examen de Murielle Bolle et du couple Jacob n'est pas catastrophique"
L’enquête a été relancée il y a un an sur la base du logiciel Anacrim et d’expertises en écriture. Ne pensez-vous pas qu’il aurait fallu, attendre une preuve matérielle, par exemple de l’ADN, pour procéder à des arrestations ?
« Dans ce cas, on n’aurait jamais procédé à des arrestations puisque les recherches ADN n’ont pas été positives. Nous ne sommes pas dans un système où la preuve doit être scientifique, avec de l’ADN. Nous sommes toujours dans un système d’intime conviction. »

Quels sont, d’après vous, les principaux éléments à charge contre les époux Jacob ?
« Pour Jacqueline Jacob, ce sont les expertises en écriture et l’animosité entretenue à l’égard des Villemin. Concernant Marcel Jacob, il a aussi son antagonisme à l’égard des Villemin. Il y a également le lien que l’on fait avec certains appels téléphoniques du corbeau, le fait qu’il avait une vue sur le domicile des grands-parents de Grégory ou, encore, des expressions qu’il a pu employer et que l’on retrouve dans certaines lettres du corbeau. Tout cela, ce sont des présomptions qui permettent la mise en examen, après, il s’agit de voir si cela peut devenir des charges suffisantes pour justifier un renvoi devant une cour d’assises. »

Les époux Jacob assurent qu’ils ont un alibi, qu’ils étaient à l’usine. Et il y a une pièce dans la procédure initiale qui mentionne que leur emploi du temps a été "vérifié auprès de l’employeur" par les gendarmes…
« Certes. Mais pouvaient-ils s’absenter ? Il y a des auditions qui le disent. Le débat est donc ouvert. »

Pour Murielle Bolle, ses déclarations des 2 et 3 novembre 1984, devant les gendarmes, puis le 5, devant le juge Lambert, dans lesquelles elle décrit un enlèvement de Grégory par Bernard Laroche, lui attribuent un rôle passif. N’est-ce pas un obstacle à une mise en examen ?
« On s’attache pour le moment à déterminer ce que chacun a fait matériellement. Après, il faudra analyser les éléments intentionnels. Quelle était la conscience qu’elle pouvait avoir du crime qui était en préparation ? »

Avez-vous des regrets sur cette année qui vient de s’écouler ?
« Non. On avait un certain nombre d’éléments qui nécessitaient que l’on pousse les investigations, que l’on fasse ces interpellations, ces interrogatoires. Il fallait le faire, nous l’avons fait. Sinon, cela voulait dire que nous arrêtions le dossier.
Je demanderai à la chambre de l’instruction que les trois personnes soient remises en examen
Jean-Jacques Bosc, procureur général de Dijon »




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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/05/2018 12:03  Mis à jour: 26/05/2018 12:03
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 VIDEO. Affaire Grégory : "Je m'en prendrai à ton mioche, ça te fera plus de mal", disait le corbeau à Jean-Marie Villemin plus d'un an avant le crime.
"Envoyé spécial" revient sur la plus célèbre affaire de "corbeau", celui qui défie les enquêteurs depuis plus de trente ans. Avant de prendre la plume, il harcelait la famille Villemin au téléphone – mais était-ce le même ? Le ou les auteurs de menaces anonymes n'ont toujours pas été identifiés.




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ENVOYÉ SPÉCIAL / FRANCE 2
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Mis à jour le 24/05/2018 | 17:15
publié le 24/05/2018 | 17:14
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Ils l'avaient surnommé "le gars à la voix rauque". Une voix anonyme aujourd'hui à peine audible, qui avait commencé à harceler la famille Villemin au téléphone trois ans avant le meurtre du petit Grégory, retrouvé en 1984, alors qu’il avait 4 ans, dans les eaux de la Vologne. Cet homme appelait ses parents et aussi ses grands-parents. Aujourd’hui, l'affaire n'est toujours pas résolue. "Envoyé spécial" s'intéresse le 24 mai 2018 au corbeau de la Vologne, qui défie les enquêteurs depuis plus de trente ans.

Avant de prendre la plume, le corbeau (mais était-ce le même ?) avait donc décroché son téléphone. Certains coups de fil donnaient des détails sur l'intimité de la famille – "C'est pas mal, chez toi, t'as de la tapisserie à carreaux dans ta cuisine. Dans la grande pièce, t'as une belle cheminée en chêne, mon salaud..." – créant chez les Villemin le sentiment d'être épiés et harcelés.
"Le corbeau avait prémédité son crime"

Et puis sont venues les menaces. "De toute façon, je te mettrai une balle entre les épaules […], promet-il à Jean-Marie Villemin. Et puis non, je m'en prendrai à ton mioche, ça te fera plus de mal." Le journaliste Thibaut Solano a analysé les centaines de pages de retranscription de ces appels téléphoniques. Il est persuadé que "la clé de l'énigme se cache dans ces trois ou quatre années qui ont précédé le meurtre", car "un an et demi avant le crime, le corbeau annonçait déjà qu'il allait s'en prendre à l'enfant, il avait prémédité son crime".

Extrait de "Corbeaux, les lettres de la honte", un reportage à voir dans "Envoyé spécial" le 24 mai 2018.

https://www.francetvinfo.fr/replay-mag ... -24-mai-2018_2757327.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/05/2018 08:49  Mis à jour: 17/05/2018 09:56
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 Les parents du petit Gregory Villemin demandent que Murielle Bolle et les époux Jacob soient remis en examen.Dès la semaine prochaine le procureur général de Dijon Jean-Jacques Bosc va demander de nouvelles mises en examen.
C'est un nouveau coup de tonnerre dans une affaire qui en compte déjà beaucoup : les magistrats de la chambre de l'instruction de Dijon ont annulé mercredi les mises en examen de Murielle Bolle et des époux Jacob pour le rapt mortel du petit Grégory il y a 33 ans.


Les contrôles judiciaires qui pesaient sur les trois suspects de cette affaire qui a tenu la France en haleine pendant des années ont été levés. Mais la décision des magistrats "porte sur des points de procédure et non pas sur des éléments touchant au fond du dossier", a rapidement précisé dans un communiqué le procureur général de Dijon Jean-Jacques Bosc.

"L'affaire Grégory continue. Les actes d'enquête essentiels n'ont pas été annulés", a-t-il ajouté, en précisant qu'il avait jusqu'à mardi pour former un pourvoi en cassation et, qu'à défaut, il pourrait demander ensuite le renouvellement des mises en examen.

Les avocats des époux Villemin, les parents de Grégory, ont d'ores et déjà demandé "que la chambre de l'instruction convoque à nouveau Murielle Bolle et les époux Jacob pour leur notifier à nouveau leur mise en examen, en bonne et due forme".

"Le bien-fondé de ces mises en examen n'a en rien été remis en cause", ont-ils insisté dans un communiqué. Pour eux, la Cour a simplement relevé que la présidente de la chambre de l'instruction Claire Barbier, qui avait prononcé seule ces mises en examen, "n'en avait pas le pouvoir juridique, et que c'est à la chambre de l'instruction collégialement d'en décider."

"Un camouflet"
"C'est une très belle victoire pour nous", s'est toutefois félicité l'un des conseils de Mme Bolle, Me Christophe Ballorin, en y voyant une preuve de l'innocence de sa cliente. "Sa mise en examen tombe, son contrôle judiciaire également".

"C'est encore un nouveau rebondissement énorme dans ce dossier" et "manifestement un camouflet pour l'enquête", a réagi de son côté Me Frédéric Berna, l'un des avocats de Jacqueline Jacob.

Les époux Jacob "n'ont plus rien à voir dans ce dossier", a estimé son confrère Stéphane Giuranna devant la presse à Nancy, alors même que les propos du procureur général laissent toujours planer une épée de Damoclès au-dessus de leurs têtes.

Les deux septuagénaires Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory, avaient été les premiers à être mis en examen en juin dernier, lors d'une spectaculaire relance de cette énigme judiciaire jamais résolue depuis la mort, il y a trois décennies, du petit Grégory.

Jamais inquiétés jusqu'alors, ils sont soupçonnés d'avoir été les "corbeaux" de l'affaire, à l'origine de plusieurs lettres anonymes bien renseignées, mais aussi d'être impliqués dans le rapt et la mort du garçonnet dans le cadre d'un "acte collectif".

Fin juin, Murielle Bolle, 48 ans, était mise en examen à son tour, soupçonnée d'avoir participé à l'enlèvement du petit garçon de 4 ans, dont le corps avait été retrouvé pieds et poings liés dans la rivière Vologne le 16 octobre 1984.

"Rien à voir avec le meurtre"
A l'automne 1984, alors âgée de 15 ans, elle avait accusé son beau-frère Bernard Laroche d'avoir enlevé Grégory, avant de se rétracter. Ce dernier avait été incarcéré puis relâché avant d'être tué d'un coup de fusil par son cousin Jean-Marie Villemin, le père de l'enfant, en 1985.

L'accusation soutient aujourd'hui que la rétractation de Mme Bolle s'explique par des violences familiales subies à l'époque - ce qu'elle conteste.

"Enfin, il est compris que cette gamine de 15 ans n'a strictement rien à voir avec le meurtre du petit Grégory", s'est exclamé Me Ballorin.

Les magistrats de la chambre de l'instruction avaient déjà accepté d'alléger les stricts contrôles judiciaires auxquels les mis en examen, contraints de résider loin des Vosges, étaient soumis depuis l'été dernier.

Cette affaire a déjà connu plusieurs rebondissements spectaculaires: en juillet 1985, après la mort de Bernard Laroche, le juge Jean-Michel Lambert avait opéré un spectaculaire revirement en portant ses soupçons vers la mère de Grégory, Christine Villemin. Celle-ci avait finalement été innocentée en 1993. Le juge Lambert lui-même s'était donné la mort en juillet dernier après la relance de l'affaire.

La décision des magistrats d’annuler les mises en examen "porte sur des points de procédure et non pas sur des éléments touchant au fond du dossier", explique le procureur général de Dijon. La Cour a relevé que la présidente de la chambre de l'instruction Claire Barbier, qui avait prononcé seule ces mises en examen, n'en avait pas le pouvoir juridique et que c'est à la chambre de l'instruction collégialement d'en décider, selon les avocats des parents de Grégory.

"Il existe des éléments sérieux et graves qui mettent en cause les trois protagonistes", précise Jean-Jacques Bosc, qui se dit contrarié par ces annulations, mais déterminé à donner suite au dossier.

Dès la semaine prochaine, il va demander de nouvelles mises en examen. C'est la chambre d'accusation qui prendra la décision. "Cela pourrait aller très vite", ajoute-t-il.

Divers médias
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/05/2018 13:34  Mis à jour: 13/05/2018 13:34
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 Affaire Grégory Villemin: La justice se prononce mercredi sur les mises en examenLa justice se prononce mercredi sur les mises en examen.
Murielle Bolle sera fixée sur son sort mercredi. La Cour d’appel de Dijon se prononcera ce jour-là sur sa mise en examen dans le cadre de l’affaire Grégory. Ses avocats ont soutenu, lors de l’audience devant la chambre de l'instruction à la mi-avril, « l’absence d’indices graves et concordants » à l’encontre de leur cliente. Elle « est innocente, elle l’a toujours été », a insisté l’un d’eux, maître Vincent Nioré, l’un de ses défenseurs.

Les conseils de cette femme de 48 ans ont aussi invoqué la nullité de sa garde à vue en 1984 et ils contestent la « réintroduction dans le dossier d’actes annulés » par le deuxième magistrat instructeur - le juge Simon - de 1987 à 1990.



Rétractation
A l’automne 1984, celle qui était alors âgée de 15 ans avait accusé son beau-frère Bernard Laroche, lors d’une garde à vue devant les gendarmes, d’avoir enlevé Grégory, avant de se rétracter. Ce dernier avait été incarcéré puis relâché avant d’être tué d’un coup de fusil par son cousin Jean-Marie Villemin, le père de l’enfant, en 1985.

Trois décennies plus tard, l’accusation soupçonne cette femme aujourd’hui âgée de 48 ans d’avoir participé à l’enlèvement et soutient que sa rétractation s’explique par des violences familiales subies à l’époque - ce qu’elle conteste.

Les magistrats ont cependant accepté, fin avril, de l’autoriser à rentrer chez elle dans les Vosges, tout en maintenant l’interdiction d’entrer en contact avec les autres protagonistes de l’affaire. Elle demandait pour la deuxième fois l’assouplissement du strict contrôle judiciaire auquel elle était soumise depuis début août, qui la contraignait à résider dans la Nièvre chez un tiers.

Les « corbeaux » de l’affaire
La chambre de l’instruction se prononcera aussi, mercredi, sur les mises en examen de Jacqueline et Marcel Jacob. Les deux septuagénaires sont soupçonnés d’avoir été les «corbeaux» de l’affaire, à l’origine de plusieurs lettres anonymes bien renseignées. Selon les enquêteurs, le grand-oncle et la grand-tante de Grégory, qui clament leur innocence, seraient aussi impliqués dans l’enlèvement et la mort du garçonnet dans le cadre d’un « acte collectif ».

Leurs avocats affirment notamment que leurs mises en examen, intervenues également en juin dernier, sont nulles « car leurs droits élémentaires ne leur ont pas été notifiés ». Initialement soumis à un contrôle judiciaire strict, qui leur imposait de résider séparément et loin de leur domicile vosgien, les époux Jacob avaient été autorisés à rentrer chez eux en fin d’année dernière.



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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/04/2018 10:14  Mis à jour: 27/04/2018 10:14
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 Affaire Grégory Villemin. Vidéo : Les haines de la Vologne.
6 AVRIL 2018 A 15:13 PAR RAPHAËL RUFFIER-FOSSOUL /www.lyoncapitale.fr

Dans La Voix Rauque, Thibault Solano a remonté le temps à partir du meurtre du petit Grégory Villemin, pour s'intéresser au corbeau, ou plutôt aux corbeaux, et tenter de démêler les fils des haines familiales qui sont à l'origine de ce drame, qui reste une énigme plus de trente ans après les événements.

Dans cette interview à l'Autre Direct, Thibaut Solano revient aussi sur l'expérience Ebdo, dont il était le correspondant régional, basé à Lyon.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/04/2018 14:58  Mis à jour: 25/04/2018 14:58
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 Personnage clé dans l'affaire de la mort de Grégory Villemin en 1984, Murielle Bolle est autorisée à rentrer chez elle, a décidé la cour d'appel de Dijon.
Murielle Bolle va enfin pouvoir rentrer chez elle. Mercredi, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon a décidé de lever partiellement le contrôle judiciaire qui empêchait depuis des mois cette femme de 48 ans, personnage clé de l'affaire Grégory, de regagner son domicile. « La chambre de l'instruction a fait droit partiellement à la demande de mainlevée du contrôle judiciaire de Murelle Bolle qui est autorisée à rentrer chez elle », a ainsi déclaré le procureur général Jean-Jacques Bosc à l'Agence France-Presse. Il a par ailleurs précisé que la quadragénaire, mise en examen, avait toujours l'interdiction de rentrer en contact avec les protagonistes de l'affaire.

Un des avocats de Murielle Bolle, Me Christophe Ballorin, a indiqué qu'il s'agissait d'un « énorme soulagement » pour sa cliente dont « l'objectif essentiel était de reprendre le cours de sa vie dans les Vosges, ce qu'elle va s'empresser de faire ». Après une première demande rejetée fin janvier, les avocats de Murielle Bolle avaient plaidé le 13 avril la mainlevée ou, à défaut, la modification du strict contrôle judiciaire auquel leur cliente est soumise depuis début août : contrainte de résider dans la Nièvre, loin des Vosges. La décision avait été mise en délibéré. La justice soupçonne cette femme d'avoir participé à l'enlèvement de Grégory Villemin.


La question des époux Jacob
En 1984, celle qui était alors âgée de 15 ans avait accusé son beau-frère Bernard Laroche, lors d'une garde à vue devant les gendarmes, d'avoir enlevé Grégory, avant de se rétracter. Ce dernier avait été incarcéré puis relâché avant d'être tué d'un coup de fusil par son cousin Jean-Marie Villemin, le père de l'enfant, en 1985. La justice soutient que sa rétractation s'explique par des violences familiales subies à l'époque - ce qu'elle conteste. Murielle Bolle « est innocente, elle l'a toujours été », avait insisté Me Vincent Nioré, l'un de ses conseils.

Les magistrats de la chambre de l'instruction examinaient aussi, le 13 avril, la nullité des mises en examen de Murielle Bolle et des époux Jacob, également mis en cause dans cette affaire pour le rapt mortel du petit Grégory. Les magistrats rendront leur décision sur cette question le 16 mai. Septuagénaires, Marcel et Jacqueline Jacob sont soupçonnés d'avoir été les « corbeaux » de l'affaire, à l'origine de plusieurs lettres anonymes bien renseignées.

Le grand-oncle et la grand-tante de l'enfant, qui clament leur innocence, seraient impliqués dans l'enlèvement et la mort du garçonnet dans le cadre d'un « acte collectif ». Initialement soumis eux aussi à un contrôle judiciaire strict, qui leur imposait de résider séparément et loin de leur domicile vosgien, les époux Jacob ont depuis été autorisés à rentrer chez eux.

AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 22/04/2018 12:57  Mis à jour: 22/04/2018 12:57
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 Affaire Grégory Villemin: la grand-mère trahie par une lettre?
Une expertise graphologique désigne Monique Villemin comme la rédactrice de plusieurs courriers anonymes, dont un daté de 1985 qui accusait Bernard Laroche.

"Monsieur le Guge [sic], je m’appelle Corinne, j’ai 16 ans je suis une amie de Muriel la belle sœur de bernard laroche…" C’est un drôle de courrier que cette lettre adressée au juge Lambert le 6 août 1985 et postée de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne). Le texte est rempli de fautes d’orthographe. L’écriture semble celle d’une écolière. S’il n’est pas capital, il parasite le dossier Grégory depuis plus de trente ans et le ou la signataire qui s’est baptisée "Corinne" n’a jamais été retrouvée. "Je ne peux plus garder pour moi ce que […] Muriel ma raconté", promettait-elle dans sa lettre. Derrière ce prénom, l’experte graphologue Christine Navarro croit désormais avoir identifié la grand-mère de Grégory, Monique Villemin.


Monique Villemin au cœur de l’imbroglio familial
L’expertise graphologique, qui prend soin d’employer le conditionnel, impute désormais trois autres lettres à Monique Villemin, dont celle signée "Corinne". Pourquoi celle que le petit Grégory appelait "Mémère" aurait-elle tenté d’orienter l’enquête? Issue du clan Jacob, mariée à un Villemin alors qu’elle était enceinte d’un autre, la grand-mère paternelle de Grégory occupe une place inconfortable au cœur de l’imbroglio familial. Beaucoup sont persuadés qu’elle en sait plus qu’elle n’en dit sur la genèse de la haine qui a conduit au crime. Le 14 juin 2017, les gendarmes lui demandaient encore : "Etes-vous sûre d’avoir dit aujourd’hui absolument tout ce que vous saviez sur cette triste affaire?" "Oui", a-t-elle répondu.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/04/2018 16:27  Mis à jour: 18/04/2018 16:27
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 AFFAIRE GRÉGORY: UNE ENQUÊTE JOURNALISTIQUE FAIT DU "CORBEAU" "LA CLÉ DE L'ÉNIGME"...
Avant l'affaire Grégory, il y a eu "le corbeau". Des centaines d'appels anonymes et des lettres qui, pendant trois ans, ont assailli la famille Villemin et qui renferment "la clé de l'énigme", selon le journaliste Thibaut Solano, qui en a fait un livre: "La voix rauque" (Les Arènes). Ecrit comme un carnet de bord, il retrace la chronologie des insultes et des menaces de celui que les Villemin appellent "le gars à la voix rauque", ou simplement "le gars".

De 1981 à 1984, les coups de téléphone du "gars" sont passés tous azimuts, visant non seulement les parents du petit Grégory, Christine et Jean-Marie Villemin, mais aussi les parents et les frères de ce dernier, exploitant les rancoeurs et les jalousies de cette famille et mettant au jour ses secrets enfouis. Parfois, un croque-mort se présente pour un décès imaginaire. Une ambulance pour un accident qui ne s'est jamais produit. Un garagiste pour une fausse panne. Toujours après avoir reçu l'appel de cette voix mystérieuse.

Le 16 octobre 1984, Grégory Villemin, 4 ans, est retrouvé mort dans la rivière Vologne. Une lettre anonyme, postée le même jour, revendique le crime. "L'assassin de Grégory, le nom du coupable se cachent dans les noms" qui figurent dans le dossier, affirme le journaliste. Pendant des mois, il a épluché les milliers de pages, croisé les auditions pour reconstituer la trame de ce qui s'est passé "avant que les caméras arrivent, avant l'hystérie médiatique" qui en a fait l'une des plus grandes affaire criminelles françaises.

"Les trois années pendant lesquelles le corbeau a harcelé la famille Villemin sont beaucoup plus brumeuses (que ce qui s'est passé ensuite). Pourtant, je pense que la clé de l'énigme est là. Tout est déjà en place: les conflits de famille, les secrets..."

Détails intimes
Qui se cache derrière la "voix rauque"? Selon certains témoins, c'est un homme au timbre déguisé. D'autres, catégoriques, reconnaissent une femme. Pour beaucoup, il s'agit certainement d'un couple. Ce "corbeau" est en tout cas extrêmement bien renseigné et connaît certains détails intimes, rapporte des histoires d'adultères, réelles ou supposées. Dans cette famille aux multiples ramifications le soupçon est partout et chacun tentera, sans succès, de le démasquer.

Lorsque Thibaut Solano commence les recherches pour son livre en 2015, l'affaire semblait être au point mort. L'auteur complète sa lecture du dossier par quelques entretiens avec des témoins, dont il préserve l'anonymat.
Mais alors qu'il termine son manuscrit en juin dernier, l'affaire repart de plus belle, avec une série d'arrestations qui fait immédiatement la "une" de tous les médias. Parmi celles-ci, deux septuagénaires, Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory, jamais inquiétés jusqu'alors. Ils sont soupçonnés d'avoir été les fameux "corbeaux".

Selon les enquêteurs, qui se basent notamment sur une nouvelle expertise graphologique et du champ lexical de certains courriers, ils seraient aussi impliqués dans le rapt et la mort du garçonnet dans le cadre d'un "acte collectif". Ils sont mis en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort. Murielle Bolle, témoin clé de l'affaire en 1984 devenue suspecte, est elle aussi mise en examen. Depuis des mois, tous clament leur innocence. Il faut être prudent, selon Thibaut Solano, pour qui il n'est "pas certain" que ce rebondissement débouche sur un renvoi aux assises. Mais pour le journaliste, il serait "dramatique" qu'il n'y ait jamais de procès pour donner la clé de cette affaire. "Dans ce vase clos, quelqu'un sait."

http://www.charentelibre.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/04/2018 13:23  Mis à jour: 12/04/2018 13:23
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 VIDEO. Affaire Grégory: «Il n'y avait pas un, mais plusieurs "corbeaux"»...
INTERVIEW Marcel et Jacqueline Jacob, soupçonnés d’être les « corbeaux » responsables du meurtre de Grégory Villemin, vont tenter de faire annuler leur mise en examen…

Propos recueillis par Emilie Petit https://www.20minutes.fr/

Publié le 12/04/18 à 08h37

Le «corbeau» a harcelé la famille Villemin pendant près de quatre ans.

La requête en nullité déposée par l’avocat de Marcel Jacob, le frère de la grand-mère de Grégory Villemin, et sa femme, mis en examen pour « arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire suivi de mort », est étudiée ce jeudi, par la chambre de l’instruction de Dijon.

Le journaliste Thibaut Solano a remonté le fil des années qui ont précédé le meurtre du jeune garçon pour tenter de percer le mystère du « corbeau ». Il en a même fait un livre, La voix rauque.

Lors des quatre années pendant lesquelles a sévi le « corbeau » (de 1981 à 1984), les Villemin ont échafaudé des hypothèses, et ils ont soupçonné plusieurs personnes de leur entourage.

« Je m’en prendrais à ton mioche, ça te fera plus de mal. » Lettres de menaces, coups de téléphone : de 1981 à 1984, Jean-Marie et Christine Villemin ainsi que leurs proches, ont été harcelés par une ou plusieurs personnes. Jusqu’à la date fatidique du 16 octobre 1984 où leur fils âgé de quatre ans, Grégory Villemin, a été repêché pieds et poings liés, sans vie, dans la Vologne.

Plus de trente ans plus tard, Marcel Jacob, le frère de la grand-mère de Grégory, et sa femmeont été mis en examen pour « arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire suivi de mort ». Tandis que la requête en nullité déposée par leur avocat, doit être étudiée ce jeudi, le journaliste Thibaut Solano a remonté le fil des années qui ont précédé le meurtre du jeune garçon pour tenter de percer le mystère du «corbeau». Il en a même fait un livre, La voix rauque.



Comment se fait-il, après toutes ces années, que les personnes qui ont harcelé et menacé la famille Villemin, n’aient toujours pas été identifiées ?

On a l’impression, quand on se penche sur ces quatre années pendant lesquelles le « corbeau » a harcelé la famille Villemin, que c’était quelqu’un d’extrêmement machiavélique, calculateur. Est-ce que c’est exagéré ? On peut penser qu’il y a sans doute eu une espèce de paranoïa qui a servi ce ou ces « corbeaux ». Et cette paranoïa a conduit les Villemin à accuser tout le monde, y compris des gens qu’ils appréciaient, et avec qui ils n’avaient aucun contentieux. Le « corbeau » a aussi profité de tensions, de conflits qui existaient déjà, auparavant, au sein de la famille, pour se fondre dans le décor.

Il est donc possible qu’en fait, le ou les « corbeaux » soient parmi les plus secondaires des personnes de cette histoire.
Au vu des différentes informations distillées par le « corbeau » lors de ses appels et dans ses lettres, est-il possible que le ou les coupables fassent partie du cercle proche de la famille Villemin ?

Lors des quatre années pendant lesquelles a sévi le « corbeau » (de 1981 à 1984), les Villemin ont échafaudé des hypothèses, et ils ont soupçonné plusieurs personnes. Dans leur propre famille, mais aussi des commerçants, notamment un buraliste. Mais ces soupçons étaient formulés à l’occasion de déjeuners ou de dîners en famille, et de discussions entre les membres de la famille Villemin uniquement. Il n’y a jamais eu de confrontations claires. Jusqu’au moment où les soupçons se sont essentiellement focalisés sur une belle fille du grand-père Villemin.
Marcel et Jaqueline Jacob, le grand-oncle et la grand-tante de Grégory, ont été mis en examen en juillet 2017. Pourtant, ils sont très peu présents lors des quatre années qui ont précédé le meurtre du jeune garçon…

Les Jacob, qui font figure de suspects principaux avec Bernard Laroche, apparaissent seulement en arrière-plan pendant toute la « période corbeau ». C’est aussi la raison pour laquelle ils ont été peu soupçonnés. Même si, malgré tout, Jean-Marie Villemin les avait sur sa liste de suspects, notamment après un an de harcèlement par le « corbeau ». Car les Jacob avaient tout de même leurs raisons d’en vouloir aux Villemin. Il y avait une jalousie sociale, notamment à l’égard de Jean-Marie Villemin, le père de Grégory, qui était considéré comme « chef ». Il y avait aussi une vieille haine qui courait depuis des années envers les grands-parents de Grégory.

Ce sont tous ces éléments qui ont pesé dans l’instruction, et qui font qu’aujourd’hui, ils comptent parmi les suspects principaux.
Tout comme les Jacob, Bernard Laroche, inculpé d’assassinat en 1984, relâché puis finalement tué d’une balle par le père de Grégory, ne semble pas faire partie de la liste des suspects établie entre 1981 et 1983. Pourquoi ?

Bernard Laroche, cousin du père de Grégory, fait, toujours aujourd’hui, figure de suspect principal. Que ce soit pour le harcèlement des Villemin par le « corbeau » ou pour le meurtre de Grégory Villemin. Pourtant, c’était un personnage très secondaire. Il ne prenait pas part aux conflits familiaux.

Et justement, si c’est bien lui, il a d’autant plus réussi à passer inaperçu, puisque personne ne pouvait vraiment le soupçonner d’entretenir une haine particulière à l’encontre des Villemin. Mais quand on se penche sur le dossier, on s’aperçoit que Bernard Laroche pouvait nourrir une certaine frustration : une promotion sociale qui n’arrivait pas, des difficultés personnelles, son père qui était lui-même considéré comme la bonne poire dans la famille, etc. Tout ça fait que Bernard Laroche a pu, à un moment donné, nourrir un certain ressentiment envers la famille Villemin.
Lorsque le harcèlement téléphonique commence, les Villemin ne font pas tout de suite appel aux autorités. Les gendarmes, qui débutent donc leur enquête en décembre 1982, un an après les premiers appels, ont-ils pu passer à côté d’indices ?

Les premiers appels du « corbeau » surviennent au début de l’année 1981. Pourtant, la première plainte déposée par les Villemin est enregistrée le 1er décembre 1982. Et l'enquête a, par la suite, systématiquement été sabordée. Les gendarmes ont d’abord essayé de mettre au point un système d’écoute téléphonique pour piéger le « corbeau ». Sauf que la grand-mère Villemin en avait parlé autour d’elle, et tout le monde était déjà au courant avant même que ce système ne soit mis en place. Le corbeau a sans doute été mis au courant puisqu’il s’est, à ce moment-là, arrêté de les contacter.

Il y avait un manque de discrétion, de confidentialité, et l’enquête des gendarmes a beaucoup pâti du fait que les Villemin étaient trop bavards.
Dans votre livre, La voix rauque, vous décrivez une scène chez Jean-Marie Villemin, qui a lieu deux jours avant l’enlèvement et le meurtre de son fils. En quoi cet épisode pourrait-il être considéré comme l’événement déclencheur de l’assassinat de Grégory Villemin ?

Le « corbeau » cesse ses appels à partir de 1983. Il passe un autre appel en 1984, mais qui est un peu perdu dans l’oubli. Et finalement, il décide de frapper de manière terrible en tuant et enlevant Grégory Villemin. Pourquoi a-t-il sévi un an après être resté silencieux ? On peut penser qu’il y a eu un élément déclencheur, deux jours avant l’enlèvement de Grégory, au moment où Jean-Marie Villemin bénéficiait de rentrées d’argent plutôt avantageuses : il s’était acheté un nouveau salon, des bouteilles de vin, etc. Ce sont des petites choses qui paraissent anodines, mais qui ont pu susciter la jalousie autour de lui parce qu’il en faisait étalage et qu’il était fier de sa réussite.

Peut-être que c’est cette fierté qui a accentué la haine de certains. Selon les gendarmes, cette scène clé, qui a lieu deux jours avant le meurtre de Grégory Villemin, pourrait être le déclencheur du crime.
Finalement, quelle est la seule certitude concernant l’identité du corbeau ?

Il n'y avait pas un, mais plusieurs « corbeaux ». C’est ma certitude, et il est clairement établi dans le dossier qu’il y avait un couple de « corbeaux » qui agissaient soit séparément, soit ensemble, et qui s’en prenaient à la famille Villemin. On peut penser que c’est ce couple qui commettait les appels les plus cruels car il mettait en lumière des secrets de famille dont certains ne voulaient plus entendre parler.

Il y a eu ensuite des imitateurs qui ont agi soit par vengeance, soit pour essayer de piéger le véritable « corbeau ». Ce qui n’a pas fonctionné.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/04/2018 09:14  Mis à jour: 04/04/2018 09:14
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 Le père du petit Grégory Villemin a souhaité répondre lui-même aux accusations de l'avocat de la famille Laroche.
Depuis les rebondissements de juin dernier dans l’affaire Gregory, l’homme ne s’était fait entendre que par le biais de ses avocats. Mais Jean-Marie Villemin s’est décidé à prendre sa plume pour répondre à l’article que nous avons consacré au contentieux qui l’oppose à Gérard Welzer.

Un contentieux qui fait suite à la parution d’un livre écrit par l’avocat historique de la famille Laroche : L’affaire Gregory ou la malédiction de la Vologne. Dans cet ouvrage, l’avocat spinalien écrit dans un paragraphe, que le fils de Bernard Laroche a vu son père « mourir sous ses yeux ». Un terme que le conseil de la famille Laroche a également utilisé lors d’interviews télévisées. Sauf que l’enfant était en réalité dans la maison.

Un passage que n’a pas apprécié Jean-Marie Villemin, comme nous l’a expliqué Me Welzer qui, début mars, a reçu un courrier du conseil du père de Grégory. « On me réclame un dédommagement sans quoi je serai poursuivi », affirme Me Welzer. Et d’ajouter que le terme utilisé était une figure de style et qu’il refusait « de payer ce dédommagement », même si cela devait l’emmener jusqu’à un procès.
"Qu’il cesse de prétendre [...] que Bernard Laroche avait été tué sous les yeux de son fils"

Suite à ces déclarations, Jean-Marie Villemin nous a fait parvenir un droit de réponse dont voici l’intégralité :

« L’article publié dans votre quotidien daté du 29 mars 2018 sous le titre « Affaire Gregory : Jean-Marie Villemin réclame de l’argent à Gérard Welzer pour son livre » me mettant en cause, je tiens à porter à la connaissance de vos lecteurs les informations suivantes : dans la mise en demeure que mon avocate a adressée à Me Welzer, il n’était pas question d’argent.

Il s’agissait d’obtenir de lui qu’il cesse de prétendre, contre la réalité du dossier, que Bernard Laroche avait été tué sous les yeux de son fils Sébastien et prenne des mesures pour réparer mon préjudice ; la mesure que Me  Welzer a manifestement trouvée, a consisté à alerter la presse ; si je juge la méthode curieuse, je note cependant que Me Welzer reconnaît désormais publiquement que Bernard Laroche n’a pas été tué sous les yeux de son fils Sébastien puisqu’à ce moment, l’enfant était dans la maison ; je me satisfais de cette mise au point, ce qui ne m’empêchera pas de rester vigilant à l’égard de tous ceux qui s’efforcent d’ajouter du drame au drame. Pour ce qui concerne les autres aspects du livre, seule la vérité judiciaire m’importe. »

Dont acte.
https://www.estrepublicain.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/04/2018 09:06  Mis à jour: 04/04/2018 09:06
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 Affaire Grégory : Premières infos sur le tournage de la série documentaire de France 3. Premières infos.
A l'automne prochain, France 3 diffusera un documentaire qui fera forcément événement. Il s'agira du premier film d'envergure sur le faits divers le plus marquant des dernières décennies, l'affaire Grégory. Produit par Elephant, on retrouve à la réalisation Pierre Hurel, cinéaste féru d'histoire et de politique (on lui doit « Ainsi soit Macron », « La stratégie du météore », « Résistantes » etc). C'est lui, au printemps dernier, qui a proposé le projet à France 3. A l'époque, l'affaire vient de rebondir avec le mise en examen, trente-trois ans après les faits, des époux Jacob (grand-oncle et grande tante du petit Grégory) pour « enlèvement et séquestration suivis de mort » et de Muriel Bolle (cousine du père du petit Grégory) pour « enlèvement suivi de mort ».


« Je connaissais le fait divers bien sûr, mais je ne l'avais jamais couvert. Le déclic m'est venu en découvrant « Made in America » le documentaire sur l'affaire OJ Simpson diffusé sur Arte. OJ fait partie de l'Histoire américaine comme l'affaire Grégory fait partie de l'Histoire française. A partir de là, elle devenait un sujet évident pour moi» raconte Pierre Hurel.

Pour le documentariste, pas question de refaire ce qui a déjà été fait : « Jusqu'ici, on a beaucoup raconté ce faits-divers sous l'angle des batailles : la guerre des journalistes, la guerre des juges, la guerre des avocats, la guerre des polices ... Moi je ne veux pas revenir là-dessus. Je veux raconter la Vologne et ses habitants. Dans le premier volet, je reviendrai sur les racines du mal : cette région où les familles sont grandes, où tout le monde travaille dans la même usine. La Vologne, ce fleuve qui de tout temps est montré comme une menace « tu finiras dans la Vologne » avait-on coutume de dire. Dans le deuxième volet, j'évoquerai l'affaire, toute l'affaire, qui avait commencé bien avant 1984 avec les appels anonymes des corbeaux. Ensuite il y aura l'instruction, notamment celle du juge Simon entre 1987 et 1993. Et puis un dernier volet sur les protagonistes de l'affaire et ses nombreuses victimes: Grégory bien sûr, mais aussi Bernard Laroche, les Juges Simon et Lambert et les victimes indirectes que sont les époux Villemin".

Sur place pour mettre en boîte les 4 x 45 min qui seront à l'antenne à l'automne, Pierre Hurel déclare tourner "sur la pointe des pieds" : "C'est une région meurtrie, dans laquelle on ne débarque pas comme ça. Il faut du temps" conclut-il. Aidé par les trois dossiers d'instruction successifs, il veut alterner à l'image archives (dont certaines inédites) et témoignages. "Je ne sais pas encore si les époux Villemin me parleront, ils ne l'ont pas fait depuis trente ans..." répond t-il lorsqu'on lui demande si tous les protagonistes de l'affaire ont accepté de témoigner. "Mais une chose est sûre : il y aura, dans ce documentaire, des choses jamais entendues et vues".

Pour patienter jusqu'à l'automne et replonger dans les méandres et les derniers rebondissements de , l'affaire Grégory, rappelons que la journaliste Patricia Tourancheau vient de publier au Seuil un livre "somme" : La machination familiale.

https://www.telestar.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/03/2018 12:57  Mis à jour: 16/03/2018 12:57
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 Affaire Grégory Villemin. Affaire Grégory : la justice lance une expertise inédite en France .
Pour débusquer le ou les corbeau (x), la juge d’instruction de Dijon a ordonné des expertises linguistiques sur les écrits et les appels anonymes.

En attendant le retour des investigations supplémentaires diligentées sur cette fameuse soirée du 5 novembre 1984, au cours de laquelle Murielle Bolle aurait reçu une « rouste », la juge Claire Barbier a ordonné une analyse en stylométrie, destinée à démasquer le ou les corbeau (x).

Alors que la comparaison en écriture manuscrite se focalise sur l’analyse des pleins et des déliés, la stylométrie, elle, peut permettre d’attribuer un texte à un auteur à partir de son étude linguistique (sémantique et syntaxe) et statitique.

Cette expertise a été confiée à la société OrphAnalytics, basée à Verbier, en Suisse, « en l’absence d’expert connu en France dans cette spécialité nouvelle ». « Notre méthode permet de déterminer l’auteur d’un texte en comparant le style de ce document avec celui d’autres productions du signataire », peut-on lire sur le site de cette société qui utilise un logiciel algorithmique.

La stylométrie analyse le contenu des phrases, les expressions voire même la ponctuation. Certains chercheurs en littérature ou en histoire utilisent cette technique afin d’analyser des textes pour lesquels on a des doutes sur l’auteur, certaines facultés le font pour débusquer le plagiat ou le ghostwriting.

A la recherche d’un « style proche ou similaire »

Concernant l’affaire Grégory, la juge Barbier a demandé à l’expert d’établir des rapprochements : par exemple de déterminer combien de rédacteurs ont rédigé les 4 principaux courriers de l’affaire (5 mars, 27 avril, 17 mai 1983 + lettre de revendication du 16 octobre 1984) mais aussi combien de rédacteurs ont écrit les lettres anonymes postérieures au crime. Les récentes menaces de mort envoyées à la cour d’appel de Dijon font partie de ce lot.

La magistrate, qui a aussi fourni à l’expert plusieurs documents rédigés de la main de plusieurs protagonistes du dossier, lui demande également de déterminer « quels courriers anonymes ont un style proche voire similaire » à ces écrits personnalisés.

Beaucoup d’appels anonymes ayant été retranscrits, Claire Barbier sollicite enfin l’expert à leur sujet. Elle lui demande de déterminer combien d’auteurs d’appels anonymes peuvent être identifiés et, parmi les styles des lettres anonymes qu’il aura précédemment identifiés, quels sont les plus proches de ceux des appels téléphoniques.

Que peut-on attendre de cette nouvelle expertise ? La stylométrie, technique totalement inédite en France dans les enquêtes judiciaires, est-elle fiable ? Difficile de répondre. L’expert suisse met en avant, comme titre de gloire, dans divers articles, d’avoir réussi à confirmer scientifiquement que le dernier tome de la série Millénium n’avait pas été écrit par son créateur, Stig Larsson.

Outre le fait qu’il suffit de lire la couverture du bouquin pour savoir qu’il n’en est pas l’auteur, il faut remarquer que le polar suédois fait des centaines de pages. Ce qui donne du grain à moudre au logiciel de la société suisse et lui permet d’identifier des tics d’écriture qui reviennent régulièrement. En revanche, la lettre anonyme de revendication de l’assassinat de Grégory, le document le plus important de l’affaire, ne comporte que quelques mots. Cela fait peu pour déterminer un style.

Eric NICOLAS et Christophe GOBIN https://www.estrepublicain.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/03/2018 14:33  Mis à jour: 07/03/2018 14:33
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 Affaire Grégory Villemin : garde à vue de 1984 validée, la mise en examen de Murielle Bolle reste valable.
a chambre de l'instruction de Dijon a rendu ce mercredi 7 mars sa décision concernant la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par les avocats de la Vosgienne : même menée sans avocat, sa garde à vue en 1984 n'est pas contraire à la constitution.

La Cour d'appel de Dijon a rendu sa décision ce mercredi 7 mars 2018 sur la la question prioritaire de constitutionnalité soulevée par les avocats de Murielle Bolle, examinée vendredi 9 février 2018.

Ceux-ci demandaient l'annulation de la garde à vue de leur cliente.
Annulation rejetée par la Justice qui a estimée que la garde de 1984 n'était pas anti-constitutionnelle, même si elle s'était déroulée sans avocat, car ce n'était pas obligatoire pour un mineur à cette époque. La mise en examen de Murielle Bolle dans l'affaire Grégory est donc validée.

La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Dijon a décidé de ne pas transmettre (cette QPC) à la Cour de cassation et a décidé de la rejeter en l'état,a indiqué Me Christophe Ballorin, l'un des avocats de Murielle Bolle.

Le Conseil constitutionnel avait déjà refusé en 2010 l'application rétroactive des nouvelles règles de la garde à vue.
Pourvoi en cassation
Les avocats de Murielle Bolle ont annoncé se pourvoir en cassation.

Selon l'AFP, ce pourvoi ne pourra avoir lieu qu'après l'examen de la nullité de la mise en examen de Murielle Bolle, prévue le 30 mars.

Pas de retour prévu dans les Vosges​
Murielle Bolle avait été mise en examen pour "enlèvement suivi de mort" et placée en détention par le juge à Dijon le 28 juin 2017 après l'interpellation de Marcel et Jacqueline Jacob, grand oncle et grande tante du petit Grégory Villemin.

L'accusatrice de son beau-frère Bernard Laroche avait été remise en liberté sous contrôle judiciaire le 4 août dernier, avec obligation de résider dans la Nièvre et sans pouvoir entrer en contact avec les autres protagonistes de l'affaire.

Depuis, elle pointe deux fois par semaine auprès des forces de l'ordre et s'est vu refuser un retour dans les Vosges le 24 janvier dernier.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 22/01/2018 15:29  Mis à jour: 22/01/2018 15:29
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 Affaire Grégory Villemin: placée sur écoute, Murielle Bolle maintient sa version.
Dans des écoutes téléphoniques, révélées par le "JDD", Murielle Bolle réaffirme à son ex-compagnon qu'elle n'a rien à voir dans la disparition de Grégory Villemin en 1984.

Murielle Bolle ne change pas de ligne de défense. Soupçonnée d'avoir participé à l'enlèvement de Grégory Villemin en 1984 et mise en examen en juin dernier, elle réaffirme qu'elle n'y est pour rien dans la disparition de l'enfant.

C'est ce que révèlent des écoutes téléphoniques de ses conversations avec son ex-compagnon, publiées dans le "Journal du dimanche". C'est aussi ce qu'elle maintient devant les enquêteurs chargés de lever le mystère autour de cette affaire vieille de plus de 30 ans.

Yannick Jacquel, l'ex-compagnon de Murielle Bolle depuis que le couple s'est séparé l'été dernier, a été entendu par la juge d'instruction le 18 juillet. De retour à son domicile dans les Vosges, il appelle la mère de son enfant sur la ligne téléphonique de la prison. "Ils ont demandé après moi ?", interroge Murielle Bolle. "Y a que toi qui peux te sortir de là. Moi, je sais pas... Ben oui, c'est, c'est, tu m'en as jamais parlé. On s'en est jamais parlé", lui répond Yannick Jacquel, entre deux crises de larmes.

Son père, Roger Jacquel, a été soupçonné d'être le corbeau dans l'affaire Grégory. Yannick Jacquel n'y croit pas. "Parce que moi, quand je suis rentré du collège, je l'ai vu, mon papa. Je l'ai vu. Il pouvait pas être ailleurs, je l'ai vu", insiste-t-il auprès de Murielle Bolle. "Moi c'est pareil, quand je suis rentrée du collège, Bernard était là. (...) J'te jure que je n'étais pas avec Bernard", dit-elle, comme pour écarter tout soupçon autour de Bernard Laroche, son cousin, soupçonné d'avoir enlevé Grégory Villemin et assassiné par le père de l'enfant en mars 1985.

"Moi, je demande qu'à te croire, c'est tout. Il faut que tu me dises la vérité. (...) Parce que ça peut plus durer ce truc-là. Ça va pas durer cinquante ans. Quand même ce pauvre gamin...", appuie encore Yannick Jacquel, avec la volonté d'en avoir le coeur net. "Moi aussi j'ai dit qu'est-ce que je savais (sic)... J'ai pris le bus ce jour-là, et pis ils veulent pas me croire", lui lance Murielle Bolle, qui avait avoué en novembre 1984 sa participation à l'enlèvement avant de se rétracter.



D'après le "JDD", Murielle Bolle devait soupçonner d'avoir été placée sur écoute. Ce qui expliquerait donc le peu d'éléments nouveaux extraits de ces conversations. Pour les enquêteurs, elle reste l'un des protagonistes de l'affaire. Incarcérée en juin puis libérée en août et placée sous contrôle judiciaire, Murielle Bolle vit depuis dans la Nièvre. Ses avocats Me Jean-Paul Teissonnière et Christophe Ballorin vont déposer, lundi 22 janvier, devant la chambre de d'instruction de la cour d'appel de Dijon, une demande pour qu'elle puisse rentrer chez elle.

https://actu.orange.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/01/2018 19:15  Mis à jour: 16/01/2018 19:15
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 Affaire Grégory Villemin. Murielle Bolle va demander, selon ses avocats, la levée de son contrôle judiciaire.


Témoin-clé dans l'affaire de l'enlèvement et le meurtre de Grégory Villemin, Murielle Bolle est depuis juillet dernier mise en examen pour "enlèvement de mineur suivi de mort". Ce lundi 15 janvier, nos confrères du Bien Public ont annoncé que Maître Jean-Paul Teissonnière et Maître Christophe Ballorin, les avocats de Murielle Bolle, allaient demander la mainlevée du contrôle judiciaire de leur cliente. Ils seront entendus lundi 22 janvier par la cour d'appel de Dijon.

Incarcérée à la prison de Dijon puis libérée en août, Murielle Bolle avait été depuis placée sous un contrôle judiciaire strict. Sans possibilité de rentrer chez elle dans les Vosges, la femme de 48 ans vit depuis dans la Nièvre, chez un généreux bienfaiteur. "Mme Bolle a très mal vécu la période de Noël, éloignée des Vosges et de sa famille. Il n'y a plus aucune raison qu'il y ait une quelconque privation de liberté. Par ailleurs, elle est mise en examen depuis six mois, et depuis, l'instruction n'a pas avancé d'un pouce. Il n'y a vraiment pas de motif à ce qu'elle reste sous ce contrôle judiciaire extrêmement strict. L'objectif est qu'elle puisse retrouver les siens dans les Vosges", a indiqué Maître Ballorin au quotidien régional.

Ce n'est pas la première fois que les deux hommes de loi déposent une requête en faveur d'un assouplissement du traitement de leur cliente. Ils avaient ainsi demandé une nullité de la procédure ainsi qu'une nullité de la mise en examen en novembre dernier.

Plus récemment, les époux Jacob, également au centre du drame, ont vu leur demande respective de levée de contrôle judiciaire accordée. Les deux époux ont ainsi pu passer les fêtes de fin d'année ensemble dans leur région d'origine.

http://www.programme-tv.net/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/12/2017 12:53  Mis à jour: 18/12/2017 12:53
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 Affaire Grégory Villemin: Le "Nouveau détective" a été condamné pour atteinte à la présomption d'innocence de Marcel Jacob.
Le tribunal de grande instance d’Épinal a condamné jeudi le Nouveau détective pour atteinte à la présomption d'innocence de Marcel Jacob après l'avoir accusé en Une d'un numéro spécial du 21 juin, d'avoir participé avec son épouse au meurtre de Grégory Villemin en 1984. Grand oncle et grande tante de Grégory Villemin, Marcel Jacob et son épouse Jacqueline, tous deux septuagénaires, mis en examen pour enlèvement et séquestration suivis de mort et incarcérés le 16 juin, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire le 20 juin.

4.000 euros de dommages et intérêt. L'hebdomadaire a été condamné à verser à Marcel Jacob 4.000 euros de dommages et intérêt au titre du préjudice moral. Le journal a en outre l'obligation de publier la condamnation judiciaire en Une et sur son site internet, et de supprimer le lien internet permettant de consulter en ligne le numéro 1814 attaqué par Marcel Jacob, dans un délai précis avec une astreinte de 500 euros par jour de retard dans les trois cas.

Le tribunal a reconnu que le titre de la Une du numéro spécial publié le 21 juin et les articles relatifs à cette affaire constituaient une atteinte à la présomption d'innocence. L'hebdomadaire avait fait figurer en Une les photos de Marcel et Jacqueline Jacob avec le titre 'L'affaire Grégory : c'était eux' et publié un article en pages 5 et suivantes sous-titré 'Tout semble mis en place pour mettre un nom sur les coupables'.

http://www.europe1.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/12/2017 10:25  Mis à jour: 15/12/2017 10:25
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 Affaire Grégory Villemin : Le Nouveau détective condamné pour atteinte à la présomption d’innocence.
L’hebdomadaire le Nouveau détective a té condamné à verser 4 000 euros de dommages et intérêt à Marcel Jacob pour avoir porté atteinte à la présomption d’innocence dans un numéro spécial daté du 21 juin, sur l’affaire Grégory.

L’hebdomadaire le Nouveau détective, a été condamné ce jeudi par le tribunal d’Épinal, à verser 4 000 euros à Marcel Jacob, pour atteinte à la présomption d’innocence dans l’affaire Grégory

Un dossier accusant les époux Jacob
Le tribunal a reconnu que le titre de la Une du numéro spécial publié le 21 juin par le journal et les articles relatifs à cette affaire constituaient une atteinte à la présomption d’innocence.

L’hebdomadaire avait fait figurer en Une les photos de Marcel et Jacqueline Jacob avec le titre « L’affaire Grégory : c’était eux » et publié un article avec le sous-titre « Tout semble mis en place pour mettre un nom sur les coupables ».

Grand oncle et grande tante de Grégory Villemin, Marcel Jacob et son épouse Jacqueline, tous deux septuagénaires, mis en examen pour enlèvement et séquestration suivis de mort et incarcérés le 16 juin, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire le 20 juin.

4 000 € de dommages et intérêt
L’hebdomadaire a été condamné à verser à Marcel Jacob 4.000 euros de dommages et intérêt au titre du préjudice moral.

Le journal a en outre l’obligation de publier la condamnation judiciaire en Une et sur son site internet, et de supprimer le lien internet permettant de consulter en ligne le numéro 1814 attaqué par M. Jacob, dans un délai précis avec une astreinte de 500 € par jour de retard dans les trois cas.

« On ne peut pas recommencer à faire n’importe quoi », a plaidé la défense
Me Stéphane Giuranna, avocat de M. Jacob, qui réclamait 50 000 € de dédommagement à l’hebdomadaire, avait estimé lors de l’audience civile le 19 octobre que l’atteinte à la présomption d’innocence était caractérisée, notamment parce que « la France entière sait ce qu’est l’affaire Grégory, on sait que c’est l’assassinat d’un jeune garçon qu’on a trouvé ligoté dans la Vologne ».

En défense, Me Agathe Przyborowski avait avancé que la locution « C’était eux » ne désignait personne en particulier.

« Force est de constater que des limites ont été franchies par tout le monde […] et j’ai engagé cette action parce que les limites une nouvelle fois ont été franchies », avait regretté le conseil de Marcel Jacob en rappelant les débordements passés de l’affaire.

« Si je ne l’avais pas fait (engager une procédure judiciaire pour atteinte à la présomption d’innocence), on (risquait) de retomber dans les travers de cette affaire. Cela va permettre de dire stop, on ne peut pas recommencer à faire n’importe quoi », avait plaidé l’avocat.

Dans ce dossier vieux de 33 ans, une troisième personne, Murielle Bolle, 48 ans, a été mise en examen en juin. Adolescente en 1984, elle avait accusé son beau-frère Bernard Laroche, avant de se rétracter. Bernard Laroche était le cousin de Jean-Marie Villemin, père de Grégory.

https://www.ouest-france.fr/f
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/12/2017 10:13  Mis à jour: 07/12/2017 10:13
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 Affaire Grégory Villemin : Le procureur général de Dijon menacé par une lettre anonyme. Un nouveau corbeau ?
Un nouveau corbeau dans l'affaire Grégory ? Le procureur général de Dijon, Jean-Jacques Bosc, a reçu une lettre anonyme le menaçant de mort en août dernier.

"Tu prends la même direction que le "pti" juge Lambert. Y'a un sac qui t'attends", peut-on lire sur cette lettre dévoilée ce mardi par France Inter. Le juge Lambert, qui était en charge de l'affaire Grégory depuis le début, s'est suicidé en juillet dernier. "Tu ne sauras jamais pour le petit (Grégory Villemin, NDLR)."

Des dizaines de lettres ont été reçues par le parquet, mais celle-ci a attiré plus particulièrement l'attention. Elle contient des éléments précis de l'affaire, notamment le rôle joué par un journaliste après les déclarations de Murielle Bolle en 1984. Des analyses ADN ont été effectuées : aucune correspondance n'a été trouvée.

AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/12/2017 12:51  Mis à jour: 05/12/2017 12:51
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 Affaire Grégory Villemin: Murielle Bolle a-t-elle dit la vérité en 1984 ?
Murielle Bolle, soumis à un contrôle judiciaire, est tenue de résider loin des Vosges. Elle est hébergée dans la Nièvre. Murielle Bolle, soumis à un contrôle judiciaire, est tenue de résider loin des Vosges. Elle est hébergée dans la Nièvre. | AFP/PATRICK HERTZOG

Oui, continue de penser Etienne Sesmat, alors capitaine de gendarmerie à Epinal. C’est lui qui menait l’enquête sur la mort de Grégory Villemin, tué le 16 octobre 1984. Murielle Bolle, alors adolescente, avait accusé son beau-frère Bernard Laroche d’avoir enlevé l’enfant. Avant de se rétracter.

Les avocats de Murielle Bolle, 48 ans aujourd’hui, ont déposé vendredi une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) afin de remettre en cause la garde à vue, en novembre 1984, de celle qui n’avait alors que 15 ans. Dans un premier temps, elle avait accusé son beau-frère Bernard Laroche, cousin du père de Grégory, d’avoir enlevé le garçon de 4 ans, le 16 octobre 1984, qui avait été retrouvé mort dans la Vologne.

La QPC porte sur les « droits de la défense », « les libertés fondamentales et l’évolution du droit ». « Outre la présence d’un avocat, tout gardé à vue a le droit de se taire et, pour un mineur, le droit d’être assisté par une personne de la famille », a détaillé l’avocat Me Christophe Ballorin, pour qui « les procès-verbaux durant cette garde à vue sont nuls ».

« Elle nous a dit la vérité »

Comment s’était déroulée cette garde à vue ? Etienne Sesmat, alors capitaine de gendarmerie à Epinal, premier enquêteur dans cette affaire, a recueilli les aveux de la rousse adolescente avant qu’elle ne se rétracte. « Je pense qu’elle nous a bien dit la vérité. Surtout qu’elle a réitéré ses aveux à plusieurs reprises avant de se rétracter », se souvient Etienne Sesmat qui a désormais quitté la gendarmerie et qui travaille depuis plusieurs années pour la Régie des transports marseillais (RTM).

Le vendredi 2 novembre, Murielle Bolle relate ne pas être montée dans le car scolaire, ce 16 octobre 1984, comme elle l’avait précédemment déclaré, mais dans la voiture de son beau-frère, Bernard Laroche, à la sortie de l’école. Dans le véhicule se trouvait également le jeune fils de Bernard Laroche, Sébastien. Tous les trois s’étaient rendus à Lépanges-sur-Vologne, là où habitaient Jean-Marie et Christine Villemin. Après s’être absenté quelques instants, son beau-frère était revenu avec un garçon du même âge que Sébastien, qu’il avait installé à l’arrière.

Puis ils étaient repartis à Docelles où Bernard Laroche était à nouveau descendu de voiture avec Grégory Villemin, avant de revenir seul.

« Oui, c’est vrai »

Placée en garde à vue 13 h 30, ce vendredi 2 novembre 1984, Murielle Bolle est à nouveau auditionnée par les gendarmes entre 18 h 15 et 18 h 45. Après une nuit de repos, le lendemain, soit le samedi 3 novembre, elle est à nouveau entendue à 8 h 30. Elle dessine sur un croquis l’itinéraire suivi par Bernard Laroche en voiture. A 10 h 15, selon le procès-verbal d’audition, au gendarme qui insistait sur l’importance de ses déclarations, elle répondit : « Oui, c’est vrai. Je m’en souviens parfaitement. Je m’en souviendrai toute ma vie. »

Le samedi midi, c’est le capitaine Etienne Sesmat qui raccompagne l’adolescente chez ses parents pour le restant du week-end. De manière étonnante, le juge Lambert qui mène l’instruction, n’avait pas souhaité l’entendre immédiatement.

L’interrogatoire devant le juge a lieu le lundi 5 novembre. Murielle Bolle réitère alors ses déclarations et montre l’endroit où Bernard Laroche est venue la chercher en voiture. Ce même jour, ce dernier est inculpé pour d’assassinat et placé sous mandat de dépôt.

Elle revient avec sa mère

Le lendemain, le mardi 6 novembre, l’adolescente est à nouveau entendue par le juge d’instruction où elle se rend accompagnée de sa mère. Mais cette fois, elle se rétracte. Elle relate à nouveau que ce 16 octobre 1984, elle était montée dans l’autobus. Et que si elle avait fait ses aveux contre son beau-frère, c’est parce que les gendarmes l’avaient menacée d’un placement en maison de correction et d’une inculpation de complicité d’assassinat.

Murielle Bolle a-t-elle vraiment subi des pressions de la part des gendarmes pour qu’elle mette en cause Bernard Laroche ? Etienne Sesmat continue de l’infirmer. Il rappelle qu’après des plaintes de la famille Laroche contre les gendarmes, les investigations sur les conditions de la garde à vue de Murielle Bolle se sont soldées par un non-lieu, en juin 1988, confirmé plus tard en appel.

« Durant la garde à vue, son père était venu la voir. Elle avait aussi été examinée par un médecin », rappelle l’ancien capitaine de gendarmerie. L’ordonnance de 1993 mentionne effectivement ses deux visites. A la question du médecin lui demandant si les enquêteurs avaient été corrects avec elle, elle répondit : « Oh oui, ils ont été vachement sympas. » Le médecin avait également constaté que l’ado ne semblait « pas traumatisée ou émue par sa garde à vue », note les juges dans l’ordonnance de 1993.

« C’est peut-être d’elle que viendra la vérité »

Enfin, Etienne Sesmat qui reste persuadé de l’implication de Bernard Laroche, rappelle que plusieurs témoignages corroborent les aveux de Murielle Bolle. Notamment ceux d’un homme qui, à proximité de la maison du couple Villemin, peu avant l’heure de l’enlèvement, se souvient avoir croisé une voiture. A l’intérieur, le conducteur « était un homme assez corpulent et la passagère, assise sur le siège avant droit, était une femme aux cheveux roux ».

Depuis plusieurs mois, un cousin de Murielle Bolle affirme que cette dernière a subi des violences de la part de sa famille pour qu’elle revienne sur ses déclarations. Il aurait assisté à la scène. Murielle Bolle, aujourd’hui encore, continue d’affirmer que ce 16 octobre 1984, elle est montée dans le car scolaire. « C’est peut-être d’elle que viendra la vérité. Mais j’ai du mal à y croire », reconnaît aujourd’hui Etienne Sesmat.

Quant aux récentes requêtes déposées par les avocats de Murielle Bolle pour tenter de faire annuler sa mise en examen pour « enlèvement suivi de mort », aucune décision ne devrait intervenir avant plusieurs mois.

https://www.ouest-france.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/12/2017 12:47  Mis à jour: 05/12/2017 12:52
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 Affaire Grégory Villemin: Marcel Jacob aurait "10 témoins supplémentaires" pour confirmer son alibi.
FAIT DIVERS - Avec sa femme Jacqueline, Marcel Jacob est soupçonné de la mort de son petit-neveu Grégory Villemin en 1984. Lundi, il était entendu par la juge d'instruction, sa première audition depuis sa mise en examen en juin dernier. L'avocat de Marcel Jacob a fourni de nouveau témoignages permettant d'attester de l'alibi de son client, dit-il.

05 déc 06:32La rédaction de LCI https://www.lci.fr/justice/

Marcel Jacob "est soulagé d'avoir pu enfin s'expliquer", affirme Me Stéphane Giuranna, lundi. L'homme a été longuement entendu lundi par la juge d'instruction Claire Barbier qu'il n'avait pas revue depuis sa mise en examen en juin dernier. Marcel Jacob et sa femme Jacqueline sont soupçonnés du rapt mortel de leur petit-neveu Grégory Villemin en 1984. L'avocat du septuagénaire a affirmé avoir fourni à la magistrate de nouveaux témoignages, attestant selon lui de l'alibi de son client. "Le 16 octobre 1984, il était en compagnie de son épouse à son usine de 13 heures à 21 heures, j'ai donné de nouveaux éléments qui le confirment", a insisté Me Stéphane Giuranna, disant avoir réuni "dix témoins supplémentaires". "Il n'a pas pu s'absenter", a ajouté l'avocat, soulignant que pour sortir de l'usine, son client aurait dû "passer devant au moins quatre bureaux vitrés de la direction : immanquablement, vous vous faites prendre".



Marcel Jacob est arrivé lundi à 9 heures du matin à la cour d'appel de Dijon, sans faire de déclaration. Il a été entendu deux semaines après son épouse Jacqueline. L'interrogation a pris fin quelque peu avant 18 heures. "Une longue audition dans laquelle ont été repris les thèmes principaux, j'ai l'impression qu'enfin on a une présidente attentive, qui a entendu nos explications", s'est félicité Me Giuranna. "Ce n'est pas un dossier qui va basculer sur une audition", a toutefois tempéré le procureur général Jean-Jacques Bosc. "C'est une affaire qui sera longue, qui nécessite de nombreuses auditions, de nombreux autres interrogatoires, qui sont prévus", a-t-il ajouté. Les époux Jacob sont soupçonnés d'avoir été les "corbeaux" de l'affaire Grégory, auteurs de plusieurs lettres anonymes très bien renseignées, et d'être impliqués dans le rapt suivi de la mort de leur petit-neveu, dans le cadre d'un "acte collectif" qu'ils contestent.

Réunis d'ici la fin de l'année ?

Les deux époux ont été mis en examen et brièvement écroués au mois de juin dernier, avant d'être placés sous un contrôle judiciaire sévère, avec l'obligation de résider séparément et à une certaine distance de leur domicile, à Aumontzey, dans les Vosges. Le 20 novembre, quelques jours après avoir été entendue par la juge Claire Barbier, Jacqueline Jacob a été autorisée par la justice à rentrer chez elle. Son mari demandera le 20 décembre, devant la cour d'appel, à pouvoir la rejoindre. "J'espère que le couple Jacob fêtera Noël en famille, comme je lui ai promis", a affirmé Me Giuranna.

La justice a déjà soulevé, depuis longtemps, la question de l'emploi du temps des époux Jacob le jour de la disparition de Grégory Villemin. Dans son arrêt de 1993 innocentant Christine Villemin, la mère de l'enfant, la cour d'appel de Dijon avait relevé qu'il n'existait pas "en l'état", à leur encontre, "de présomptions suffisantes pour justifier de nouvelles investigations et a fortiori une inculpation". "A priori, ils n'étaient pas disponibles à l'heure du crime mais l'éventualité d'une absence momentanée de leur lieu de travail ne saurait être exclue. L'enquête les concernant a été entreprise trop tardivement pour avoir des chances sérieuses d'aboutir à un résultat incontestable", soulignaient à l'époque les magistrats.

Une troisième personne, Murielle Bolle, 48 ans, a été mise en examen en juin dernier dans l'affaire Grégory. Adolescente en 1984, elle avait accusé son beau-frère Bernard Laroche, avant de se rétracter. Jean-Marie Villemin, le père de l'enfant, avait tué ce dernier, son cousin, en 1985. La défense de Murielle Bolle a déposé vendredi une requête visant à faire annuler sa mise en examen, assortie d'une question prioritaire de constitutionnalité touchant aux conditions de sa garde à vue en 1984.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 22/11/2017 12:54  Mis à jour: 22/11/2017 12:54
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 Affaire Grégory Villemin : Affaire Grégory: Jacqueline Jacob autorisée à rentrer chez elle...
La chambre de l'instruction de Dijon a assoupli le contrôle judiciaire très strict auquel la grand-tante du garçonnet était soumise depuis juin.

Jacqueline Jacob va pouvoir regagner son domicile. La grand-tante de Grégory Villemin, soupçonnée d'avoir été l'un des commanditaires du rapt suivi de la mort du petit garçon, le 16 octobre 1984, était soumise depuis sa mise en examen, en juin, à un contrôle judiciaire strict, aujourd'hui sensiblement assoupli.
GRAND ANGLE - L'affaire Grégory, le «fait divers du siècle»
Ses avocats, Mes Alexandre Bouthier et Frédéric Berna, ont obtenu gain de cause, lundi, devant la chambre de l'instruction de Dijon: leur cliente est autorisée à rentrer dans les Vosges, dont elle avait été éloignée pour éviter les concertations frauduleuses. Une mesure qui, ordonnée trente-trois ans après un crime non élucidé en raison notamment des errements de l'enquête, avait surpris nombre de familiers de la procédure pénale.

Mme Jacob, 72 ans, a été entendue vendredi: elle a maintenu qu'au moment du crime, elle se trouvait à son poste, dans une usine textile. Selon ses conseils, rien ne permet de remettre en cause cet alibi, avancé depuis 1984. De récentes investigations ont au contraire permis, expliquent-ils, de confirmer la présence de leur cliente à une réunion syndicale ou derrière sa machine, grâce aux témoignages d'anciens collègues.



Marcel Jacob toujours éloigné

Le parquet général, pourtant, doute de l'authenticité de cette version - il lui revient de prouver que les Jacob mentent, ce qu'il n'a pas été en mesure de faire jusqu'à présent. Son représentant s'était d'ailleurs opposé à tout assouplissement du contrôle judiciaire de l'intéressée: il n'a pas été suivi par les trois magistrats de la chambre de l'instruction.
Marcel Jacob, lui, reste pour l'heure soumis à l'éloignement géographique. Mis en examen des mêmes chefs que son épouse, il invoque en retour le même alibi qu'elle, puisqu'ils travaillaient dans la même entreprise, aux mêmes horaires. Mais, contrairement à Jacqueline Jacob, qui a pu s'expliquer vendredi dernier devant les juges, son audition a été reportée. Elle aura finalement lieu le 4 décembre. Son avocat, Me Stéphane Giuranna, ne manquera pas de demander dans la foulée le retour de son client à son domicile conjugal. En attendant, M. Jacob n'est pas autorisé à communiquer avec son épouse.

Murielle Bolle, la troisième mise en examen, est également astreinte à résider hors des Vosges depuis sa mise en examen. Entendue comme témoin en 1984 (elle avait 15 ans), défendue par Me Teissoninère, elle nie toute implication dans l'enlèvement de Grégory.

http://www.lefigaro.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/11/2017 13:45  Mis à jour: 19/11/2017 13:45
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 Affaire Grégory Villemin: 26 ADN identifiables dans le dossier...
À l’heure où l’ADN est à l’origine de la résolution d’une quantité phénoménale d’affaires criminelles, force est de constater que les empreintes génétiques ne se sont pour le moment pas montrées décisives dans l’affaire Grégory.

Ce n’est pourtant pas force d’avoir essayé d’atteindre la vérité à coups d’analyses (parfois coûteuses).

À ce jour, 373 prélèvements de comparaison ont été effectués. Sur des protagonistes du dossier mais aussi, dans un souci de discrimination, sur certains acteurs de cette saga (magistrats, avocats, greffiers, pompier, policiers, gendarmes, journalistes).

L’ADN est susceptible de venir « matcher » à tout moment. Il existe en effet dans ce dossier, à ce jour, selon une source judiciaire, 26 ADN non identifiés. Ces 15 ADN masculins et onze féminins ont été découverts sur des pièces à conviction capitales.

Quatre d’entre eux figurent ainsi sur les vêtements portés par Grégory le jour des faits : trois masculins (deux sur le pull et un sur l’anorak) et un autre, féminin, sur le pantalon.

Un autre ADN, masculin, figure sur un morceau de 16 cm des cordelettes qui enserraient les chevilles de l’enfant.

Enfin, quatre autres empreintes génétiques, toutes masculines, sont présentes sur trois des quatre courriers essentiels de ce dossier : sur les lettres des 27 avril et 17 mai 1983, reçues par Albert et Monique Villemin, les grands-parents de Grégory, et sur la lettre et l’enveloppe du courrier de revendication, posté le 16 octobre et reçu le lendemain par Jean-Marie Villemin.
Récentes comparaisons

Découverte par un employé communal le 10 novembre 1984 à Docelles, à quelques mètres du ruisseau du Barba, lieu supposé de la mise à l’eau de Grégory, une seringue a été aussi passée au crible. Un ADN féminin y a été mis en évidence ainsi que deux autres, masculins, sur son emballage et l’embout plastique de l’aiguille.

Les 14 autres ADN figurent sur des écrits : sur des lettres anonymes envoyées aux juges Lambert et Simon, à la cour d’appel de Dijon, mais aussi sur le cahier de l’église de Lépanges ou encore une lettre de menaces adressée à Jean-Jacques Bosc, l’actuel procureur général.

La justice continue à essayer de mettre un nom sur ces mystérieuses empreintes génétiques. La preuve ? De récentes comparaisons ont été effectuées entre ces 26 ADN et ceux de Marcel et Jacqueline Jacob, mais aussi de Ginette Villemin et sa fille Christelle.

Un signe que Michel Villemin, ce frère de Jean-Marie qui affirme avoir reçu un coup de fil de revendication du meurtre le jour des faits, à 17h32, reste bel et bien au cœur du réacteur.

http://www.estrepublicain.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/11/2017 18:37  Mis à jour: 17/11/2017 18:37
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 Affaire Grégory Villemin: L'alibi de Jacqueline Jacob est inattaquable" pour son avocat. J Jacob coopère avec la justice et a répondu "à l'intégralité" des questions.
La grand-tante de Grégory Villemin a réaffirmé son alibi pour le jour du meurtre devant la présidente de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon.

Entendue pour la première fois depuis sa mise en examen, Jacqueline Jacob, la grand-tante de Grégory Villemin, coopère avec la justice et a répondu "à l'intégralité" des questions. "C'est serein, elle répond aux questions, elle confirme son alibi", a expliqué à BFMTV Me Frédéric Berna, l'avocat de la septuagénaire. Son audition par la présidente de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon, Claire Barbier, a débuté à 14 heures et s'est achevé aux alentours de 17 heures.

"Les points les plus importants que je souhaitais aborder ont été abordés", a martelé Frédéric Berna, qui s'est dit "satisfait" de ce rendez-vous avec la justice, estimant qu'il devrait en avoir d'autres.

Jacqueline Jacob, 73 ans, et son époux ont été mis en examen en juin dernier pour "enlèvement et séquestration suivie de mort". Soupçonnés d'avoir été les "corbeaux" qui envoyaient des lettres anonymes de menaces aux parents du petit garçon, ils sont également suspectés d'être impliqués dans la mort du petit Grégory, retrouvé dans la Vologne le 16 octobre 1984. Les époux ont été placés sous contrôle judiciaire, ont l'interdiction de communiquer entre eux et ont été éloignés de leur domicile des Vosges.
Levée du contrôle judiciaire

Pour la défense de Jacqueline Jacob, cette audience sur le fond doit permettre de prouver la véracité de l'alibi de sa client le jour du meurtre de l'enfant. La grand-tante de Grégory Villemin a "toujours indiqué à la justice" avoir été au travail "l'après-midi jusqu'à 21 heures" le jour de la mort de l'enfant, affirmait au début du mois d'octobre de son côté son précédent avocat, Me Alexandre Bouthier.



"Ce que nous martelons depuis des mois à savoir que Jacqueline Jacob a un alibi qui est inattaquable pour le jour des faits se concrétise (...), a insisté Me Frédéric Berna. Cet alibi, c'est le point essentiel de ce dossier (...). Ils (les époux Jacob, NDLR) sont au travail le 16 octobre 1984 de 14h30 à 21 heures. De 14h30 à 17 heures, ils sont à une réunion syndicale, c'est prouvé. De 17 heures à 21 heures, ils sont au travail, c'est prouvé aussi. A un moment, dans ce dossier, il va falloir se demander si on cherche la vérité ou des coupables."

L'avocat de Jacqueline Jacob compte profiter de ce rendez-vous devant la justice pour demander un allègement du contrôle judiciaire de sa cliente. Cette requête avait déjà été formulée à la fin du mois d'octobre, la défense estimant que si les époux avaient dû se concerter, ils auraient largement eu l'occasion en 33 ans. Cette levée partielle du contrôle judiciaire doit normalement être étudiée lundi. Me Frédéric Berna a déjà annoncé qu'il souhaitait un débat "public". "J'en ai assez que certains se permettent d'avancer des choses fausses", a conclu l'avocat.

Justine Chevalier avec Amélie Rosique http://www.bfmtv.com
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/11/2017 10:08  Mis à jour: 15/11/2017 10:44
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 Affaire Grégory Villemin : Jacqueline Jacob entendue vendredi par la juge.
Jacqueline Jacob doit être interrogé vendredi dans le cadre de l'enquête sur la mort du petit Grégory.

Jacqueline Jacob, mise en examen en juin avec son mari Marcel pour l'enlèvement et la séquestration suivis de la mort de son petit-neveu Grégory en 1984, sera interrogée vendredi par la juge d'instruction, pour la première fois depuis cinq mois. "Nous attendons de cette audition qu'on mette un terme aux spéculations" sur la participation des époux à l'enlèvement et à la mort de l'enfant, a indiqué à l'AFP l'un des avocats de Mme Jacob, Me Frédéric Berna.

Le conseil compte démontrer que les deux époux étaient au travail au moment des faits, une version qu'il affirme "renforcée" par de nouveaux témoignages. L'alibi du couple "est archi-béton et absolument pas mis en cause par les derniers éléments de l'enquête", dire le contraire "c'est nier la réalité objective du dossier", a-t-il martelé. Les époux Jacob sont soupçonnés d'avoir été les "corbeaux" de l'affaire, auteurs de plusieurs lettres anonymes très bien renseignées, et d'être impliqués dans le rapt et la mort de Grégory, dans le cadre d'un "acte collectif" qu'ils contestent. Mme Jacob avait invoqué son droit au silence lors des premiers interrogatoires en juin, en garde à vue devant les gendarmes comme devant la magistrate chargée du dossier. Mais elle répondra vendredi aux questions de la présidente de la chambre de l'instruction Claire Barbier, indiquent ses avocats.
L'enquête relancée en juin

L'arrestation des Jacob, jamais inquiétés auparavant, avait relancé en juin cette affaire qui reste un mystère depuis la mort du petit garçon de 4 ans, retrouvé pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne le 16 octobre 1984.



Brièvement écroués en juin, les septuagénaires ont été remis en liberté mais avec l'obligation de résider séparément et loin de leur domicile situé dans les Vosges. Un contrôle judiciaire strict que la justice a refusé de modifier, fin octobre, pour éviter une éventuelle concertation au sein du couple... plus de 33 ans après les faits. Jacqueline Jacob espère pouvoir rentrer chez elle après son audition. Une nouvelle demande en ce sens sera examinée dès lundi par la chambre de l'instruction de Dijon. Les avocats des époux comptent aussi déposer une requête en nullité de leur mise en examen.


L'audition de Marcel Jacob, qui devait à l'origine se tenir le 10 novembre, a quant à elle été reportée au 4 décembre, selon une source proche du dossier. Après cet interrogatoire, M. Jacob demandera à son tour une modification de son contrôle judiciaire.

C AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/11/2017 12:43  Mis à jour: 13/11/2017 12:43
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 Affaire Grégory Villemin: : L’analyse ADN des vêtements de l’enfant a couté très cher.
Pour la justice, la résolution de l’affaire Grégory n’a pas de prix. Mais elle a un coût. Parfois exorbitant.

Qu’a coûté l’affaire Grégory ? On ne parle pas ici du fiasco judiciaire. De l’image écornée pour longtemps (à jamais ?) de l’institution. De l’inculpation de la mère de l’enfant, Christine Villemin, broyée par une partie de la presse et des enquêteurs, soupçonnée à tort d’être le corbeau qui a persécuté sa famille et tué son propre fils. Du meurtre de Bernard Laroche, suspect revenu récemment (d’outre-tombe) dans l’actualité, assassiné par Jean-Marie Villemin, le père de Grégory, convaincu de la culpabilité de son cousin dans l’enlèvement et la mise à mort de son chérubin, ce funeste 16 octobre 1984.

Qu’a coûté l’affaire Grégory ? On ne parle pas ici de la valse des témoins, des aveux “extorqués” à Murielle Bolle lorsqu’elle désignait Laroche comme le kidnappeur, de son désormais silence buté et de son assignation à résidence. Du suicide du juge Lambert, premier magistrat tant décrié d’un dossier empoisonné. Des mises en examen récentes du couple Jacob, soupçonné d’être à l’origine des écrits haineux adressés aux Villemin. Et peut-être pire encore.

Gros sous. C’est d’abord, et avant tout, en terme de gros sous qu’ont raisonné nos confrères de L’Est Républicain. En clair : depuis sa réouverture, en 2008, par la cour d’appel de Dijon, quelle somme a été consacrée aux nouvelles investigations ? Et pour quels résultats ? Inconnue de la science lors de la commission des faits, l’analyse de l’ADN s’est, depuis, imposée en matière criminelle. Au point de devenir aujourd’hui la reine des preuves dans l’esprit des enquêteurs. Un suspect, un témoin, peuvent mentir. L’ADN, jamais. Ou presque.

Un devis de 2012 fait état d’un montant de plus de 700.000 € pour analyser certains objets de Grégory (illustration Shutterstock).

A la lumière de cette avancée scientifique majeure, les scellés de l’affaire Grégory qui n’avaient jamais été expertisés ont été passés au tamis de l’analyse ADN au cours des dix dernières années : les vêtements et les chaussures que portait l’enfant quand il a été découvert dans les flots glaciaux de la Vologne, en début de soirée ; les cordelettes qui enserraient ses mains et ses pieds ; les principaux courriers anonymes, dont la lettre de revendication du corbeau. Sans oublier les centaines de suspects, magistrats, enquêteurs, journalistes, qui auraient pu contaminer lesdits scellés lors de manipulations licites ou non et qui ont dû se soumettre à un prélèvement.

La lettre de revendication de la mort de Grégory a été soumise au prélèvement ADN. Sans résultat probant (capture d’écran).

Quels résultats ? Les résultats, pour l’heure, s’avèrent minimes. Les preuves directes incriminant tel ou tel suspect n’existent pas. Et si les enquêteurs pensent aujourd’hui s’approcher de la résolution de l’affaire, l’ADN n’a rien tranché. Mais il aura coûté cher. Très cher. Nos confrères ont exhumé un devis adressé pour acceptation, en octobre 2012, à la chambre de l’instruction de Dijon, par un laboratoire privé. Soit une infime partie des expertises mises en œuvre depuis l’ouverture de ce dossier tentaculaire.

Montant de la douloureuse : plus de 670.000 € pour l’analyse de près de 1.500 scellés. Des chaussures de Grégory à ses vêtements (gilet, pantalon, anorak, tee-shirt, bonnet). Le procureur général s’était opposé à cette dépense, du fait “d’aléas trop importants en l’absence de précision sur les méthodes envisagées”. La chambre de l’instruction l’avait déjugée (*). Quitte à racler les fonds de tiroir d’une justice exsangue financièrement. On l’aura compris, la résolution de l’affaire Grégory n’a pas de prix. Tant le poison qu’elle instille encore, trente ans après les faits, sape au quotidien les fondements même de l’institution…

(*) Selon une source judiciaire citée par nos confrères, la Chancellerie serait parvenue à négocier une remise de 50% sur ce devis précis.

https://www.lenouveaudetective.com/aff ... -cher-et-si-precieux-adn/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/11/2017 16:26  Mis à jour: 23/11/2017 12:16
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 Affaire Grégory Villemin : Trois portraits robots avaient été établis à partir des déclarations de trois témoins.
Image redimensionnée

1 M. Pacheko GUIMARES déclare avoir vu à deux reprises un homme - portrait robot N°1 - en face de la poste à Lépanges le 15 octobre 1984 entre 16h45 et 17h00 puis le 16 octobre 1984 vers 17h05. Cependant cet homme s'est présenté spontanément aux gendarmes suite à la diffusion du portrait dans les médias, et n'était qu'un ouvrier attendant ses collègues, n'ayant donc aucun rapport avec l'affaire.

2 Michel DERUDER déclare avoir aperçu un homme - portrait robot N°2 - à quatre reprises les 15 octobre 1984 à 11h30, vers 13h20 à proximité de l'école de Grégory, après 17h avec un fusil en lisière de forêt non loin du domicile de Christine et Jean-Marie VILLEMIN et de la décharge située à Faing-Verel. Puis le 16 octobre 1984 à nouveau vers 13h20, près de l'école.

3 Michel CORNILLIE déclare avoir constaté la présence dans son café de Docelles d'un homme à l'attitude suspecte - portrait robot N°3 - le 16 octobre 1984 entre 16h35 16h40 puis de 17h à 17h15. L'homme en question jetait sans cesse un regard sur l'horloge de l'établissement.



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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 29/10/2017 10:08  Mis à jour: 29/10/2017 10:08
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 Affaire Grégory Villemin: : les époux Jacob ne rentreront pas chez eux.
Soupçonnés d'avoir participé à l'enlèvement ainsi qu'à la mort en 1984 de Grégory Villemin, leur petit-neveu, Marcel et Jacqueline Jacob sont placés sous contrôle judiciaire depuis juin. Ils voulaient le voir alléger afin de pouvoir rentrer chez eux. La justice vient d'en décider autrement.

Leur demande a été rejetée vendredi en fin d'après-midi par la chambre de l'instruction de Dijon. Marcel et Jacqueline Jacob, qui contestent depuis juin leurs placements sous contrôle judiciaire dans le cadre de l'affaire Grégory, vont donc encore être dans l'obligation de vivre séparément et loin de leur domicile vosgien. Quatre mois après avoir été brièvement écroués puis remis en liberté, le couple de septuagénaires, avait émis cette requête dans le cadre de deux procédures distinctes. La justice n'a pas souhaité alléger ce contrôle.
France Infos
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/10/2017 17:21  Mis à jour: 08/11/2017 11:27
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 Affaire Grégory Villemin : les Jacob vont demander la levée de leur contrôle judiciaire...
Plus de 33 ans après la disparition de Grégory Villemin, les époux Jacob sont convoqués pour s'expliquer sur le fond de l'affaire.

"Il n'y a avec cette pièce du dossier rien de nouveau ni de capital", confie au JDD Jean-Jacques Bosc, procureur général près la cour d'appel de Dijon, à l'évocation d'un document brandi par la défense de Marcel Jacob. Selon cette pièce du 30 novembre 1984, l'alibi de Marcel Jacob le jour du meurtre de Grégory aurait été "vérifié auprès de l'employeur" par les gendarmes à l'époque. Or la "vérification" en question ne porterait en réalité que sur le témoignage… de Marcel Jacob lui-même. Soupçonnés d'avoir participé à "l'enlèvement suivi de mort" de leur petit-neveu, les époux Jacob vont demander cette semaine la levée de leur contrôle judiciaire. Ils sont convoqués pour s'expliquer sur le fond début novembre.

Jacqueline Jacob, l'auteure des deux courriers anonymes?

Début octobre, l'étau s'est déjà resserré autour du couple. Une nouvelle expertise graphologique parvenue au dossier judiciaire a désigné Jacqueline Jacob comme l'auteure de deux courriers, anonymes, de 1983. Sur ce point, l'expertise semble formelle. Les deux courriers de mars et d'avril 1983 "présentent de nombreuses similitudes et surtout aucune différence significative dans leurs caractéristiques graphiques avec celle de la main de Mme Jacqueline Thuriot épouse Jacob", précise l'experte judiciaire, Christine Navarro.

http://www.lejdd.fr/

<a href="https://pictos.sos-enfants.org/image/mca"><img src="https://pictos.sos-enfants.org/images/ ... raits-robots.md.jpg" alt="portraits-robots.jpg" border="0" /></a>
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/10/2017 15:14  Mis à jour: 16/10/2017 15:16
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 Affaire Grégory Villemin : le témoignage troublant d'anciens collègues des époux Jacob ( Vidéo)


D'anciens collègues de Jacqueline et Marcel Jacob, mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivie de mort", seraient prêts à confirmer que le couple était au travail le 16 octobre 1984, jour de l'assassinat du petit Grégory.

De nouveaux témoignages qui viennent entretenir le doute dans l'affaire Grégory. D'après nos confrères de Paris Match, d'anciens collègues des époux Jacqueline et Marcel Jacob, mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivie de mort", sont prêts à attester de la présence du couple à l'usine le 16 octobre 1984, jour de l'enlèvement et de l'assassinat du petit garçon de 4 ans.

Le 4 octobre dernier, l'avocat des époux Jacob, Maître Stéphane Giuranna, exhumait une vieille pièce du dossier qui, selon lui, prouvait que ses clients étaient bien au travail le 16 octobre 1984. "On me dit depuis le départ qu'il y a un flou dans l'alibi, or j'ai retrouvé le petit détail qui avait été vérifié auprès de leur employeur : il y a un alibi clair, net, vérifié 96 heures après les faits", indiquait-il.

Des déclarations confirmées par d'anciens collègues et proches des époux Jacob et recueillies par les soeurs de Jacqueline Jacob. "Huit noms, pour huit témoins (...) des retraités, toujours habitants de la vallée de la Vologne" qui assurent que le couple était bien présent à l'usine Walter Seitz le 16 octobre 1984 de 13h à 21h. Le petit Grégory Villemin avait disparu peu avant 17h.

Toutefois, il ne s'agit pour l'instant que de témoignages symboliques dont la crédibilité peut être remise en cause. Un des huit témoins, interrogé par Paris Match, est revenu sur ces certitudes quelques jours après : "Je ne me souviens plus si j’ai vu Marcel et Jacqueline ce jour-là".

À l'époque des faits, les époux Jacob avaient d'ailleurs dégainé cet alibi aux gendarmes. "Nous étions à l’usine jusqu’à 21h. Et nous avons participé à une réunion syndicale qui s’est terminée à 17h", assuraient les deux anciens délégués syndicaux.

>>> Affaire Grégory : "Marcel Jacob va très mal, je crains le pire", déplore son avocat

Et même s'ils étaient à l'usine le jour du drame, les époux Jacob auraient très bien pu s'éclipser discrètement ou se faire remplacer par des collègues. "Les investigations ont permis de confirmer que des ouvriers de Walter Seitz pouvaient parfois permuter leurs horaires avec ceux d’un collègue ou se faire remplacer sur une machine avec l’accord de l’agent de maîtrise", explique Paris Match.

Ce sont désormais aux enquêteurs de décider d'entendre, ou non, ces huit témoins. Pour l'heure, les époux Jacob restent placés sous un contrôle judiciaire strict, séparés l'un de l'autre, et ont pour obligation de résider loin des Vosges.

http://www.programme-tv.net/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/10/2017 09:27  Mis à jour: 13/10/2017 09:27
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 Affaire Grégory Villemin : L’identité du corbeau reste un mystère.
Après plus de 30 ans, en juin dernier, Jacqueline Jacob, la grand-tante du petit Grégory, était mise en examen pour « arrestation, enlèvement, séquestration et détention suivi de mort ».
Elle a été remise en liberté mais a une obligation de résidence en Alsace tandis que son mari, Marcel Jacob, également mis en examen dans cette affaire, doit vivre en Haute-Marne. On peut lire sur Vosges Matin que la femme a envoyé une lettre à la présidente de la chambre d’instruction de Dijon : « La mesure coercitive me privant du droit d’habiter régulièrement chez moi en compagnie de mon époux m’apparaît totalement injuste et de surcroît totalement inutile dans le cadre de la manifestation de la vérité. » En plus elle demande à être mise « hors de cause dans les plus brefs délais. »
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 10/10/2017 15:40  Mis à jour: 10/10/2017 15:40
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 Re : Affaire Grégory Villemin: Les avocats de Jacqueline Jacob demandent la main-levée de son contrôle judiciaire.
Mes Bouthier et Berna réclament la main-levée du contrôle judiciaire de Jacqueline Jacob. Selon eux, ce maintien s’apparente « à une sanction visant à la mettre sous pression ».

Dans un courrier adressé à Claire Barbier, la présidente de la chambre de l’instruction de Dijon, Mes Alexandre Bouthier et Frédéric Berna, les avocats de Jacqueline Jacob demandent la main-levée du contrôle judiciaire de leur cliente, 73 ans, mise en examen le 16 juin dernier, tout comme son mari Marcel Jacob, pour « arrestation, enlèvement, séquestration ou détention suivi de mort ». Après 4 jours de détention, le couple avait été placé sous contrôle judiciaire, avec obligation de résider, pour elle, en Alsace, et, pour lui, en Haute-Marne. Mes Iogna-Prat et Giuranna ont déjà demandé la modification du contrôle judiciaire de Marcel Jacob. Cette demande sera examinée le 25 octobre.
La grand-tante de Grégory a, elle, été mise en examen notamment sur la base d’une expertise en comparaison d’écritures manuscrites datée d’avril dernier. L’expert, qui utilise une échelle avec des niveaux de 1 (« a été écrit par ») à 7 (« n’a pas été écrit par ») estime que le courrier anonyme glissé en mars 1983 dans les volets de Christine et Jean-Marie Villemin « a été vraisemblablement été écrit » (niveau 2) par Jacqueline Jacob et que celui du 27 avril 1983, adressé aux grands-parents paternels de l’enfant, « pourrait avoir été écrit » (niveau 3) par la septuagénaire.

« Un alibi mis de côté »

Dans le courrier adressé par ses avocats à la justice, Jacqueline Jacob assure que « le 16 octobre 1984, comme je l’ai déjà dit à de multiples reprises, je dispose d’un alibi qui est que j’étais à mon travail entre 13h et 21h […] J’ai participé à une réunion syndicale ce même jour de 14h30 à 17h, la preuve de cette déclaration figure aujourd’hui au dossier et ce, suite de la perquisition réalisée à mon domicile […] La mesure coercitive me privant du droit d’habiter régulièrement chez moi en compagnie de mon époux m’apparaît totalement injuste et de surcroît totalement inutile dans le cadre de la manifestation de la vérité ». Jacqueline Jacob sollicite sa mise « hors de cause dans les plus brefs délais ».
« Il est démontré que l’alibi annihile toutes les charges contre notre cliente et son époux », relèvent Mes Bouthier et Berna. « Il avait été manifestement mis de côté par les enquêteurs et lors du paramétrage du logiciel Anacrim. Par ailleurs, les derniers rapports consistant à indiquer que Jacqueline Jacob pourrait être l’auteur d’un éventuel courrier ne constitue pas une charge suffisante. En effet, les rapports en comparaison d’écritures ont été déclarés non fiables par cette même cour d’appel de Dijon dans l’arrêt de non-lieu de 1993 dont a bénéficié Christine Villemin ». Pour Me Berna, le maintien du contrôle judiciaire s’apparente « à une sanction visant à la mettre sous pression ».

http://www.vosgesmatin.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/10/2017 19:42  Mis à jour: 04/10/2017 19:42
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 Affaire Grégory Villemin: Marcel Jacob a un alibi. Et il est solide. Puisqu’un document montre qu’il a été vérifié par les gendarmes… en 1984.
« Vérifié auprès de son employeur ». Cinq mots seulement. Mais cinq mots qui pèsent lourd. Ils ont le pouvoir d’enrayer la machine judiciaire qui s’est mise en branle, cet été, avec les nouvelles arrestations dans l’affaire Grégory.

Au centre de la relance de ce dossier vieux de trente-trois ans, il y a Marcel Jacob, 72 ans, grand-oncle de l’enfant jeté dans la Vologne le 16 octobre 1984. Lui affirme qu’il était au boulot, à la filature Walter Seitz d’Aumontzey l’après-midi du crime. Un emploi du temps que les gendarmes de la section de recherche de Dijon estiment toutefois « incertain ».

Mais cela pourrait changer. Parmi les milliers de cotes et les millions de pages de ce dossier labyrinthique, l’avocat de Marcel Jacob, Me Stéphane Giuranna, a en effet découvert l’aiguille dans la botte de foin, la pièce qui risque de faire exploser la relance de la procédure.

Il s’agit d’un tableau réalisé le 30 novembre 1984 par un major de la section de recherche de Nancy et un gendarme de la brigade de recherche d’Epinal. Dans leur tableau sont énumérés les noms de 59 suspects de l’affaire. Dans la colonne d’à côté figure l’emploi du temps que chacun a donné pour le jour du crime. Enfin, dans une dernière colonne, sont inscrites les investigations réalisées par les gendarmes pour vérifier leurs alibis respectifs.

Parmi les noms, on trouve celui de Bernard Laroche, suspect initial dans le dossier et le seul dont la case vérification d’alibi reste vierge. Dans la liste, on trouve également, juste au-dessus, le nom de Marcel Jacob. Puis figure l’emploi du temps qu’il a donné pour le 16 octobre 84 : « Se trouvait à son travail de 13h à 21h à l’usine Walter Seitz à Aumontzey ». Enfin, dans la colonne d’à côté est écrite la formule découverte par Me Giuranna, celle qui change la donne judiciaire : « Vérifié auprès de l’employeur ».

Cela signifie que Marcel Jacob a un alibi solide qui ne repose pas uniquement sur sa bonne parole. Et cela… depuis trente-trois ans.
Pourquoi cet oubli ?

Autre découverte stupéfiante : il n’y a pas un mot sur ce tableau et cette vérification d’alibi dans les 591 pages d’analyses criminelles rédigées il y a quelques mois (article payant), avec l’aide du logiciel Anacrim, par les gendarmes de la section de recherche (SR) de Dijon qui ont relancé l’enquête.

Pourquoi cet oubli ? Sont-ils passés à côté de ce « détail » ? L’ont-ils mis de côté ? Ces questions restent posées. Il est certain, en revanche, que les gendarmes de la Section de recherches (SR) ont focalisé sur les témoignages, anciens également, du responsable du personnel de l’usine Walter Seitz et de deux contremaîtres. Interrogés en mars 1989, ces derniers confient que les ouvriers pouvaient s’absenter clandestinement de l’entreprise mais que c’était rarissime en journée. Les gendarmes actuels en déduisent que l’alibi de Marcel Jacob est « incertain », qu’il pouvait quitter son boulot discrètement.

Paradoxalement, leurs collègues de l’époque arrivaient à une conclusion diamétralement opposée. « L’emploi du temps de chacun des époux (Jacob) a été vérifié et correspondrait à ce qu’ils disaient. Pour moi, les investigations effectuées sur ce couple n’ont pas justifié de plus approfondir vers ces personnes et je ne sais pas ce que le magistrat a décidé ensuite », a déclaré, en décembre dernier, l’un des enquêteurs de 1989.

Le magistrat qu’il mentionne, c’est le juge Simon. Celui qui a repris l’affaire Grégory à la fin des années 80. La piste Jacob ? Il a été contraint de l’abandonner après les vérifications d’emploi du temps de 1989. Lorsqu’il a interrogé Marcel Jacob, le 12 décembre 1989, il ne lui a d’ailleurs pas posé une seule question sur la journée du crime et son emploi du temps.

Les gendarmes du XXIe siècle ont pensé qu’ils pourraient réussir là où leurs prédécesseurs avaient échoué. Mais le passé est tenace et vient se rappeler à eux. Sous la forme de cinq petits mots qu’il sera compliqué d’effacer.

Christophe GOBIN et Eric NICOLAS -> http://www.estrepublicain.fr/edition- ... s-divers-vologne-villemin
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 01/10/2017 11:18  Mis à jour: 01/10/2017 11:18
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 Affaire Grégory Villemin: une expertise désigne Jacqueline Jacob comme le corbeau
D'après une nouvelle expertise graphologique consultée par le "JDD", Jacqueline Jacob est l'auteure de deux courriers envoyés en 1983 aux parents de Grégory Villemin.

Une nouvelle expertise graphologique désigne Jacqueline Jacob comme étant le corbeau de 1983 dans l'affaire Grégory. La grande-tante du petit garçon retrouvé mort les pieds et les poings liés dans la Vologne, dans les Vosges, en 1984, aurait en effet écrit deux courriers anonymes en mars et avril 1983 aux parents de Grégory, selon le Journal du Dimanche.

"De nombreuses similitudes". Cette nouvelle analyse graphologique, parvenue au dossier judiciaire cette semaine, "semble formelle", écrit le JDD. Les deux courriers expertisés "présentent de nombreuses similitudes et surtout aucune différence significative dans leurs caractéristiques graphiques avec celle de la main de Madame Jacqueline Thuriot épouse Jacob", note l'experte judiciaire Christine Navarro.

Un "lien entre l'assassin et Jacqueline Jacob". L’expertise de 47 pages émet aussi une série d'hypothèses inédites sur la lettre de revendication du crime : cette dernière aurait été écrite par quelqu'un qui a eu accès "à un même lot d'enveloppes" que celles utilisées par Jacqueline Jacob. Le papier provient aussi d'un même type de support, à savoir un cahier à grands carreaux. Ainsi, rapporte le JDD, "Jacqueline Jacob aurait écrit les deux premières lettres anonymes tandis qu'un lien est fait entre l'assassin et Jacqueline Jacob concernant le troisième et quatrièmes courrier anonyme."

Une prochaine convocation.
La grande-tante de Grégory Villemin a été mise en examen en juin dernier pour "arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire suivi de mort" et placée sous contrôle judiciaire, dans un nouveau rebondissement de cette affaire judiciaire vieille de 30 ans et toujours non résolue. Selon le JDD encore, Jacqueline Jacob, qui a fait valoir son droit au silence en garde à vue, vient de faire l'objet d'une convocation pour un prochain interrogatoire.

http://www.europe1.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/09/2017 14:13  Mis à jour: 27/09/2017 14:13
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 Affaire Grégory Villemin. ce que dit l'expertise psychologique de Murielle Bolle ( Vidéo)


Alors que ses avocats vont tenter de faire annuler sa mise en examen faute de charges, BFMTV a pu consulter l'expertise psychologique subie par Murielle Bolle mi-juillet. Elle est toujours soupçonnée d'avoir joué un rôle crucial dans l'enlèvement, et peut-être la mort de Grégory Villemin, il y a 33 ans.

Que se passe-t-il dans la tête de Murielle Bolle? Cette femme âgée de 48 ans avait accusé en 1984 son beau-frère Bernard Laroche du rapt du petit Grégory Villemin, avant de se rétracter. Mise en examen, elle n'est plus en détention et a été assignée à résidence au milieu de l'été. Alors que ses avocats s'apprêtent à déposer une requête en nullité de sa mise en examen faute de charges, elle a subi une expertise psychologique mi-juillet, dont BFMTV a pu consulter les conclusions.

"Tendance à l’entêtement", "volonté de ne rien dire": le rapport de la psychologue qui a entendu Murielle Bolle est construit de manière à accréditer la thèse soutenue par l’accusation. Mais c’est surtout un dessin qui va inspirer l’experte, celui d’un arbre:

"Nous remarquons la présence d’une zone oblongue sur la surface du tronc, pouvant attester […] d’un événement majeur, traumatique, qui serait survenu dans la vie de l’intéressée entre 13,4 et 16,2 ans."

Une conclusion "trop facile" pour son avocat


Murielle Bolle avait justement 15 ans lors de la mort du petit Grégory. Son avocat dénonce une conclusion trop facile. Il reproche le manque de recul de la psychologue dans cette expertise. "Cette façon de se saisir de n'importe quel élément pour le retourner systématiquement à charge est insupportable", s'indigne Jean-Paul Teissonière.

"Cette expertise ne fera pas bouger les choses", estime de son côté Dominique Rizet, consultant police-justice de BFMTV. "Lorsqu'elle commet un expert, la juge doit lui poser des questions. Or dans ce cas, elle demande à l'experte: 'quels sont les éléments qui ont conduit Murielle Bolle au passage à l'acte?'. C'est donc une question à charge".

En se basant entre autres sur cette expertise psychiatrique, les magistrats doivent se prononcer dans les prochains jours sur une éventuelle annulation de la mise en examen de Murielle Bolle. Mais selon Dominique Rizet, son avocat risque de ne pas se contenter des résultats de l'expertise: "Soit il va demander son annulation parce qu'elle manque d'objectivité, soit il demandera une contre-expertise".

A. K. http://www.bfmtv.com/police-justice/a ... muriel-bolle-1265064.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/09/2017 13:25  Mis à jour: 27/09/2017 13:25
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 Affaire Grégory Villemin : les avocats de Murielle Bolle veulent faire annuler sa mise en examen.
Murielle Bolle, témoin clé dans le meurtre du petit Grégory, a été placée sous contrôle judiciaire dans la Nièvre depuis cet été. Ses avocats vont déposer une requête en nullité de sa mise en examen pour enlèvement.
Par Beatrice de Lavergne

La mise en examen de Murielle Bolle est-elle "irrégulière" ?

Murielle Bolle est aujourd’hui âgée de 48 ans. Il y a 32 ans, alors qu’elle était adolescente, elle avait accusé son beau-frère Bernard Laroche du rapt du petit Grégory Villemin, retrouvé mort dans la Vologne en 1984. Elle s’était ensuite rétractée.

Lors d’un énième rebondissement pour tenter de résoudre cette affaire, Murielle Bolle a été mise en examen pour enlèvement suivi de mort et placée en détention le 29 juin 2017. Puis le 4 août, elle a été libérée et placée sous contrôle judiciaire strict dans la Nièvre.

Sa mise en examen "est irrégulière" en raison notamment "de l'absence d'indices graves et concordants", estime Jean-Paul Teissonnière, un de ses avocats. Selon lui, il n'y a pas de charges nouvelles à l'encontre de sa cliente, déjà suspectée dans le passé. Cette requête sera examinée par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon, dont la présidente Claire Barbier instruit l'affaire.

Que veulent obtenir les avocats de Murielle Bolle ?

Les conseils de Murielle Bolle comptent aussi demander "l'annulation de la garde à vue des 2 et 3 novembre 1984 (lors de laquelle elle avait incriminé Bernard Laroche) et de tous les actes qui en sont la conséquence", préciseMe Jean-Paul Teissonnière.

Ils invoqueront également la nullité des "actes illicites réintroduits en fraude dans le dossier par le président Simon", magistrat instructeur de 1987 à 1990, a ajouté le conseil, qui envisage un pourvoi en cassation en cas de rejet.

Selon l'accusation, la jeune fille de 15 ans était bel et bien présente lors de l'enlèvement de Grégory et son revirement s'explique par des violences familiales subies à l'époque.


Les époux Jacob, aujourd'hui septuagénaires, sont quant à eux soupçonnés d'avoir été les "corbeaux" de l'affaire Grégory et d'avoir fomenté le rapt de l'enfant dans le cadre d'un "acte collectif".

Le grand-oncle du petit Grégory, Marcel Jacob, dont la mise en examen avec sa femme Jacqueline, mi-juin, avait relancé cette affaire vieille de près de 33 ans, a demandé de son côté une révision de son contrôle judiciaire. Cette demande sera examinée le 25 octobre par la chambre de l'instruction de Dijon, a indiqué son avocat, Me Stéphane Giuranna.

D'abord placé en détention, le couple accusé d'enlèvement et séquestration suivis de mort avait été remis en liberté quelques jours plus tard sous contrôle judiciaire strict, avec obligation de résider séparément.

http://france3-regions.francetvinfo.f ... -mise-examen-1335191.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/09/2017 15:20  Mis à jour: 20/09/2017 15:20
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 Affaire Grégory Villemin: ANNONCE. Samedi 7 octobre à 20h50 sur NT1 dans "Chroniques Criminelles" : "Affaire Grégory, 30 ans après, les dernières révélations".
Le 16 octobre 1984, un triste anniversaire sera célébré: Il y aura 33 ans exactement, le corps du petit Grégory Villemin était retrouvé dans la Vologne…

NT1 diffusera samedi 7 octobre à 20h50, l'émission de faits divers "Chroniques Criminelles" présentée par Magali Lunel.
Ils reviendront sur l’ "Affaire Grégory, 30 ans après, les dernières révélations".


C’est l’affaire criminelle la plus médiatisée, celle qui a déchaîné le plus de passion. Beaucoup la pensait enterrée... mais depuis plusieurs mois, au terme d’une enquête menée dans le plus grand secret, l’affaire du Petit Grégory connait d’incroyables rebondissements. Ce drame familial fait de nouveau la Une de l’actualité et l’étau semble se resserrer sur le mystérieux assassin. Pour beaucoup, c’est la dernière chance de connaître un jour la vérité.

Le 16 octobre 1984, le corps du petit Grégory Villemin, 4 ans, est retrouvé pieds et poings liés dans les eaux glaciales de la Vologne. Ce terrible événement, qui a tenu la France entière en haleine, bouleverse à jamais le destin des familles Villemin et Laroche.
Des lettres anonymes, un mystérieux corbeau - ou peut-être deux- puis le meurtre du suspect N°1, une justice à la dérive, une presse déchaînée… Et 33 ans plus tard, de nouveaux témoins, de nouvelles mises en examen…

Autant d’éléments qui font de ce drame familial l’une des plus grandes affaires judiciaires de ces dernières décennies. Comment en est-on arrivé là ?
Chroniques Criminelles revient, dans une émission spéciale, sur les dernières révélations de l’affaire et donne toutes les clés pour comprendre les mystères de ce drame hors-norme.

"Affaire Grégory : 30 ans après, les dernières révélations", une histoire racontée par Jacques Pradel.

http://www.les-infos-videos.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/09/2017 12:03  Mis à jour: 17/09/2017 12:03
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 Les gendarmes sont convaincus : l’enlèvement du petit Grégory a été effectué par Bernard Laroche, accompagné de Murielle. Comment l'avocat de Murielle veut contre-attaquer ?( Vidéo)
RIPOSTE – Les gendarmes en sont convaincus : l’enlèvement du petit Grégory en 1984 a été effectué par Bernard Laroche, accompagné de Murielle Bolle. Dans les colonnes du JDD, l’avocat de "la rouquine" défend sa cliente et annonce les démarches qu’il va entreprendre pour contrecarrer les affirmations des enquêteurs.



17 sept 09:56 La rédaction de LCI http://www.lci.fr/

Elle est aujourd’hui âgée de 48 ans. En juin dernier, Murielle Bolle a été mise en examen pour "enlèvement suivi de mort et placée en détention provisoire… Avant d’être remise en liberté sous contrôle judiciaire début août. Celle qui était adolescente à l'époque de la disparition et de la mort du petit Grégory en 1984 avait tout d'abord à l’époque accusé son beau-frère Bernard Laroche du rapt du garçon de quatre ans, retrouvé mort dans la rivière Vologne. Elle s'était ensuite rétractée…

Mais les gendarmes en sont aujourd’hui convaincus : Bernard Laroche a enlevé Grégory Villemin et sa belle-sœur Murielle Bolle était dans la voiture. Ce dimanche, dans les colonnes du JDD, Me Jean-Paul Teissonnière défend sa cliente. Pour lui, "le raisonnement des militaires repose depuis toujours sur des données inexactes". Il estime que cette affirmation est une "thèse, pas une démonstration".


L’avocat de la quadragénaire, désignée comme un témoin comme "la rouquine", indique avoir parlé lundi dernier à sa cliente. "Elle était en larmes", dit-il, "mais elle reste combative". "Elle a un poids sur la conscience, celui de porter une responsabilité dans la mort de Bernard Laroche. Elle m’a dit que jamais elle ne se pardonnerait d’avoir cédé aux gendarmes les 2, 3 et 5 novembre 1984. Elle n’a aucune raison d’en varier".

"Ils ont suggéré des réponses"

Jean-Paul Teissonnière répète ce qu’il pense de l’audition de sa cliente, en 1984, alors qu’elle n’avait que 15 ans. "Les gendarmes en 1984 ont suggéré à Murielle ses réponses", et "elle ne s’est pas rendue compte sur le coup, de la portée de ce qu’ils lui faisaient dire". L’avocat évoque notamment le témoignage de ce gendarme qui, il y 33 ans, a raccompagné Murielle chez elle et qui a dit que "c’était une gamine". "Elle riait alors qu’elle venait de faire des déclarations terribles… Ce gendarme décrit une adolescente dont l’immaturité sautait aux yeux".


Me Teissonnière indique qu’il déposera "d’ici la fin du mois une requête en nullité pour faire annuler une série de pièces", à commencer par les aveux de 1984. "J’ai aussi remarqué que depuis 2008 (ndlr : année au cours de laquelle la cour d'appel de Dijon a ordonné la réouverture de l'enquête), on utilise des pièces qui avaient précédemment été annulées, ce qui est strictement interdit". "J’envisage donc de déposer un dossier devant le Conseil supérieur de la magistrature, puisque dans ce cas-là, des poursuite disciplinaire sont prévues. J’estime aussi que la mise en examen de Murielle Bolle doit être annulée. Nous verrons bien…", martèle-t-il.

"Si ce n’est pas Laroche, c’est Villemin…"

Interrogé "sur la thèse sous-jacente" selon laquelle "si ce n’est pas Bernard Laroche, c’est Christine Villemin…", Me Teissonnière estime qu’il y a "un fonctionnement pervers propre à ce dossier". Et d'ajouter : "Cette affaire est une machine infernale binaire. On se disculpe toujours en invoquant l’autre scénario. J’essaie de tomber le moins possible dans le scénario".


Enfin, quand le JDD lui demande s’il pense qu’un jour on saura qui a tué le petit Grégory, l’avocat reprend la formule du juge Lambert, qui s’est donné la mort en juillet dernier : "Tant qu’on cherche dans la mauvaise direction, il y a peu de chances qu’on trouve". Le juge Lambert a toujours était persuadé que Bernard Laroche, abattu par son cousin Jean-Marie Villemin le 29 mars 1985, était innocent.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/09/2017 13:29  Mis à jour: 16/09/2017 13:29
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 Affaire Grégory Villemin.Ce qu’on trouve dans le journal intime du juge Maurice Simon, qui mena l’enquête sur l'affaire Grégory de 1987 à 1990 et tenait un journal intime.
Maurice Simon notait tout. Dans des cahiers à spirale, il a consigné durant des années ses impressions, ses réflexions, ses inquiétudes – tout ce que, d'ordinaire, un juge garde pour lui. Ce journal secret, c'est son fils qui l'a remis à la justice en janvier 2016.

Son intime conviction sur l'affaire Grégory s'y dévoile au fil des pages. Alors qu'il approchait de la retraite à la cour d'appel de Dijon, le magistrat s'était vu confier en 1987 la lourde tâche de sortir le dossier de l'impasse. Avant lui, le juge Lambert, persuadé de la culpabilité de Christine Villemin, voulait la renvoyer devant les assises. Mais une cascade d'erreurs de procédure avait imposé un supplément d'information. La santé de Simon était fragile mais son expérience, reconnue. Pendant deux ans et demi, il fera tout pour percer le mystère. Quatre de ses cahiers, ­numérotés de 14 à 18, gardent la trace de ses recherches, de ses doutes puis, peu à peu, de ses certitudes. Ils sont en quelque sorte la boîte noire de son enquête. Et, pour ses successeurs, une pièce à conviction aussi troublante que passionnante.

"Je retrouve mon âme ancienne de juge d'instruction", écrit le juge, guilleret, le 17 juin 1987. Le mois suivant : "C'est vraiment l'affaire de ma carrière […]. Je sens tout le poids qui pèse sur mes épaules alors que la France entière me regarde." Le premier interrogatoire de Christine Villemin le marque. "On est tenté de la croire absolument sincère, victime d'une méprise abominable. Peut-on être certain de cette sincérité? La question est pour l'instant sans réponse : si elle ment, elle a une intelligence, une maîtrise de soi, une mémoire extraordinaires." Fin septembre, il ne doute déjà presque plus : "Tout se met à coïncider avec ce que je constate et abonde dans le sens de l'innocence de Christine Villemin."

Ses impressions sur ceux qu'il appelle "le clan Laroche" sont moins positives. La veuve de ­Bernard Laroche, Marie-Ange, refuse de déférer à sa convocation. Le juge consigne sur son cahier une "sévère explication" avec l'avocat de celle-ci, Me Paul Prompt, qui, dit-il, "se réclame de son appartenance au Parti communiste". "Il existe une volonté absolue de ce côté-là de faire de l'obstruction, note-t-il un jour d'octobre. Pas habile pour les consorts Laroche." Dans le même temps, le magistrat commence à recevoir des lettres anonymes, déplore les méthodes "d'une certaine presse". Le 9 décembre 1987, il évoque les auditions des grands-parents de Grégory : Monique Villemin, "rusée", et Albert, qui "arrache ses vêtements et fait une crise de nerfs" devant lui. "J'ai touché aux points sensibles et la réaction en est le signe", conclut-il, elliptique.

Le juge arpente la vallée de la Vologne

Le 26 janvier 1988, après deux journées d'auditions qui, selon lui, "accablent les Laroche-Bolle", il estime que "la culpabilité de Christine Villemin fond comme neige au soleil". Il ajoute : "Nous progressons sur la piste du vrai coupable mais là, ce sera plus dur." Le mois suivant, il se flatte d'avoir réussi à "confondre l'alibi de Bernard Laroche". Cependant, les mois passent, la maladie gagne du terrain (il est hospitalisé au printemps) et la vérité se dérobe. Le 20 juillet, quand il fête au champagne avec sa greffière le premier anniversaire de sa désignation dans l'affaire, il n'a guère avancé, même s'il a son cap : "Il faudra que je veille au grain lorsque j'attaquerai de front la famille Bolle comme je le ferai, inévitablement, avant la fin d'année."

Le vieux magistrat arpente la vallée de la Vologne à pied, en voiture, en hélicoptère ; reconstitue les trajets des protagonistes avec "ses" gendarmes. Grâce à ses "chronos", il disculpe Christine Villepin : "Il n'est matériellement pas possible que CV ait pu aller assassiner son fils", tranche-t-il le 25 juillet. Le 31 août, sur la dernière page du cahier no 14, il rédige cette conclusion provisoire : "A ce stade, le terrain des responsabilités est bien dégagé. Il semble bien que Christine Villemin doive être innocentée. Il paraît certain que Bernard Laroche a enlevé le petit Gregory. Il me reste à trouver […] qui a tué ce superbe enfant." Mais sa santé l'angoisse : "Les jours me sont comptés, car les troubles se multiplient, écrit-il. […] J'ai toujours eu le sentiment que, d'une manière ou d'une autre, je ne verrais pas la fin de l'affaire de l'assassinat du petit Grégory."

"On veut à tout prix m'empêcher d'entendre Murielle Bolle parce qu'on a peur qu'elle craque"

Les obstacles qui se dressent noircissent des pages du cahier. Le ministère de la Justice insiste pour que l'on juge Jean-Marie Villemin au plus vite (pour le meurtre de Bernard Laroche) et que sa femme bénéficie d'un non-lieu. Simon s'en énerve, jusqu'à imaginer des ­influences politiques : "C'est clair, il ne faut pas découvrir le ou les vrais coupables parce que ce sont Laroche et consorts et qu'il y a derrière eux le Parti communiste et des élus socialistes. Je m'explique mieux, dès lors, le culot des Bolle qui se croient tout permis." Lorsqu'il veut réinterroger Murielle Bolle, son avocat s'interpose. Bientôt, le juge est visé par une requête en récusation. "Il est clair que c'est la panique et que l'on veut à tout prix m'empêcher d'entendre Murielle Bolle parce qu'on a peur qu'elle craque", en déduit-il le 18 octobre 1988.

La fin de l'année venant, le ­magistrat sent le poids de la maladie et des épreuves. "Des soucis importants, une santé fortement ébranlée par mon opération de mars, ­note-t-il. […] L'affaire Villemin verra son épilogue mais l'accouchement ne se fera pas sans douleur et je peux y laisser des plumes."

19 janvier 1989. Un nouveau personnage apparaît dans les cahiers : Marcel Jacob, "ennemi juré d'Albert Villemin", son beau-frère (et le grand-père de Grégory). On le soupçonne d'être le fameux corbeau qui harcèle la famille. Le 8 février, le juge note : "Ce Marcel Jacob […] voisin de Laroche, marié avec une femme haineuse que détestent les parents Villemin. Piste Jacob? Pistes à suivre…" L'affaire devient un labyrinthe dans lequel le juge semble se perdre. Un jour, il reçoit une lettre des parents de Grégory, qui récapitule "la haine de certains Jacob" envers les ­Villemin. Albert Villemin, le patriarche, est convoqué le 21 mars. Il qualifie les Jacob de "vipères", évoque le , le plus jeune frère de Monique Villemin, et Jacqueline, la femme de Marcel". C'est la première fois que l'implication du couple est clairement envisagée – vingt-sept ans avant leur mise en examen…

"Un combat de cinq heures" avec Murielle Bolle

En avril 1989, la dernière enfant des Jacob, Louisette, raconte au juge Simon "la confession" que Murielle Bolle lui aurait faite "en pleurant" sur sa "participation à l'enlèvement de Grégory par ­Bernard Laroche". "Ce qu'elle dit cadre mot à mot avec ce que ­Murielle avait dit aux gendarmes les 2 et 3 novembre 1984 et c'est ce qui confère une force extraordinaire à la déposition de cette femme simplette", écrit le magistrat. Murielle Bolle est à nouveau convoquée le 21 juin 1989. Maurice Simon espère des aveux, mais c'est un échec. Il décrit avec emphase "un combat de cinq heures […] pour casser la résistance opiniâtre de la jeune Murielle, qui sera une bonne dizaine de fois sur le point de craquer mais se reprendra toujours in extremis car elle est manifestement terrorisée par les comptes qu'elle devra rendre à sa famille". "Un moment, raconte-­t-il, ce regard, ah, pour un très court instant, se fixera sur le mien comme pour me dire : mais ne comprenez-vous pas que je ne peux parler?"

Avec quelques jours de recul, Maurice Simon fait le point : "Certes, je crois avoir prouvé que Laroche a enlevé Grégory mais je ne sais pas pourquoi on a assassiné et qui est l'assassin." Tout l'été, le sentiment d'impuissance le ronge. "Il y a peut-être derrière tout cela Marcel Jacob et sa femme […] Que faire pour arriver à casser le mur du silence?" Le 20 juillet 1989, son enquête a deux ans. Il formule ce qui sera sa dernière hypothèse : "L'assassin était à Aumontzey dans le triangle A (Bernard Laroche et son entourage) B (Michel Villemin et sa femme) C (Marcel Jacob et sa femme)" et énonce le souhait que, "quelque part dans l'univers, le petit Grégory Villemin puisse savoir que nous nous battons pour lui".

"J'aurai vraiment tout subi dans cette affaire du diable"

Peu à peu, sa santé se dégrade, son moral aussi. Il trouve refuge dans le travail et dans la foi. Le jour, il recense dans des tableaux les centaines d'appels du corbeau. Le soir, il va à l'église pour "prier, enfin avec Marie, la Vierge noire à qui j'ai tant confié de choses".

Le 25 octobre 1989, un journaliste de Détective le cite dans un article – il a "transformé un bavardage de trente secondes en interview", s'indigne le juge Simon. Il est à nouveau sur la sellette. Son président refuse de lui serrer la main, l'accuse d'avoir "discrédité" la cour d'appel. "J'ai fait tout ce que j'ai pu mais on ne me pardonnera pas un piètre résultat même si, pour moi, le fait d'avoir pu innocenter Christine Villemin est une victoire profonde", écrit-il en novembre. Au soir d'une réunion avec les gendarmes, il fait ce constat amer : "Aucun de nous n'ose le dire mais je sais ce que chacun pense. Nous allons faire semblant de nous battre pendant encore quelque temps et il nous arrivera d'y croire et puis, un jour, il faudra se décider à tirer le rideau. Je n'ai plus d'espoir. […] Le feu des passions, la haine des uns, la curiosité des autres, les mensonges de beaucoup trop, la publicité, les magouilles et les fausses vérités auront tout détruit."

Le 12 décembre, il fait une ultime tentative en convoquant encore Marcel et Jacqueline Jacob. Le mari vient seul. "Il me dit n'avoir pas compris que sa femme était aussi convoquée, écrit le juge. Il me paraît clair qu'il est venu en éclaireur. [Il] répond à mes questions pendant 3 h 30 mais en les éludant à un point tellement excessif que, sans s'en rendre compte, il accrédite encore plus la participation de Laroche au crime." Le 15 janvier 1990, l'avocat de Marie-Ange Laroche et de ­Murielle Bolle l'assigne pour le rendre responsable des lettres anonymes reçues par ses clientes après la parution de Détective. Il lui réclame d'astronomiques dommages et intérêts. "Belle manœuvre, cingle le magistrat. Un procès civil. Ainsi, si j'inculpe Marie-Ange Laroche ou Murielle Bolle, on me récusera pour raison de litige pendant entre nous." Le 18 janvier 1990, il écrit : "J'aurai vraiment tout subi dans cette affaire du diable." Dix jours plus tard, il est victime d'un infarctus qui l'éloigne à jamais de l'affaire. Il ne se doute pas que, vingt-sept ans plus tard, son journal intime contribuera à la relancer.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/09/2017 18:41  Mis à jour: 15/09/2017 18:42
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 Affaire Grégory Villemin: La révélation posthume qui accuse Murielle Bolle…
Jean-Marie Villemin a remis à la justice l’enregistrement de sa conversation avec une ancienne aide-soignante. Ce que l’on y entend accuse Murielle Bolle.

Ils ne lâcheront jamais. Depuis bientôt trente-trois ans que dure l'enquête, les parents du petit Grégory sont régulièrement entendus, informés de chaque nouvelle expertise ; ils connaissent le dossier judiciaire sur le bout des doigts. Jean-Marie Villemin a même rédigé de son côté ses propres rapports de synthèse. Des milliers d'heures de travail qui laissent entrevoir une rage intacte de découvrir la vérité. Les Villemin ont même parfois livré à la justice des éléments déterminants. Le 18 décembre 2015, ils ont remis à la juge Claire Barbier, chargée de l'instruction, un enregistrement troublant. C'est une conversation téléphonique de 2007, longue de vingt minutes et dix-neuf secondes, entre Jean-Marie Villemin et l'infirmière Jacqueline Girod.

À l'époque du crime, elle soignait la mère de Murielle Bolle, Jeanine. En 1990, son récit a fait la une de Paris Match : "Grégory, la piste de l'insuline." Elle y certifiait que le flacon d'insuline retrouvé au bord de la Vologne pouvait être l'un de ceux que Jeanine Bolle utilisait pour soigner son diabète. Surtout, l'infirmière assurait avoir "appris à Murielle à faire des piqûres, et que c'était la seule à faire des injections à sa mère". Ce témoignage lui avait valu menaces et pneus crevés, si bien qu'elle avait dû quitter les Vosges. Elle avait cherché à contacter les Villemin, mais ils n'avaient pas donné suite.

"Elle ne voulait pas faire d'écrit attestant ses dires"

En 2007, Jean-Marie Villemin finit par la rappeler. Il enregistre leur dialogue. Jacqueline Girod lui raconte alors ce qu'elle n'a jamais dit. Un jour, après la mort de Jeanine Bolle, elle aurait emmené Murielle sur sa tombe. "C'est là qu'on a parlé toutes les deux […]. Je dis : 'T'as pas pris le car ce soir-là, Murielle, hein?' Alors elle s'est mise à pleurer, elle me dit : 'Non, mais Bernard, Bernard, Bernard …' Ben, je dis : 'Oui, mais pourquoi tu t'es rétractée?' J'ai reçu des roustes." Les Villemin ont conservé cet enregistrement pendant des années, espérant que l'infirmière déposerait devant la justice.

En 2011, ils ont même déjeuné avec elle. Son mari l'accompagnait. "Ma femme était en récidive par rapport à la maladie et peut-être a-t-elle souhaité les rencontrer par rapport à un problème de conscience", a-t-il confié aux gendarmes en juin 2016. Il a précisé : "Ce jour-là, Jacqueline a bien souligné qu'elle ne voulait pas faire d'écrits attestant ses dires. Elle ne voulait pas se retrouver avec les médias devant la porte car elle en avait trop souffert."

L'infirmière est morte le 17 février 2014. Près de deux ans après, faute de mieux, les Villemin se sont décidés à remettre l'enregistrement à la justice, dans l'espoir de relancer la piste Laroche-Bolle. La juge Claire Barbier a alors demandé aux gendarmes de creuser à nouveau. En 2016, ils ont interrogé les enfants de Jacqueline Girod, sa sœur, deux de ses amies. Tous ont relaté les pressions, les menaces. Son mari, lui, a exprimé sa certitude : "Jacqueline m'a toujours répété qu'elle avait emmené la petite Murielle Bolle sur la tombe de sa mère, au cimetière. Murielle Bolle lui avait dit que Bernard Laroche était venu la chercher à l'école ce jour-là. C'est-à-dire le jour du meurtre. Jacqueline était constante dans cette révélation. Durant les dix-huit années que nous nous sommes côtoyés, à chaque fois que nous parlions de l'affaire, Jacqueline me disait cela."

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/09/2017 12:31  Mis à jour: 14/09/2017 12:31
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 Affaire Grégory Villemin: : les mystères des Jacob dévoilés par leur fille .
Les enquêteurs soupçonnent Marcel et Jacqueline Jacob d’être la "deuxième équipe" de l’affaire Grégory. Valérie, leur fille unique, a livré des éléments à charge aux enquêteurs.

En garde à vue, elle a refusé de s'exprimer. Sur les procès-verbaux d'interrogatoire de Jacqueline Jacob, 73 ans, grand-tante de Grégory, des centaines de questions précises et pour seule réponse : "Je garde le silence." Un gendarme lui fait remarquer : "Vous paraissez complètement détachée de cette affaire criminelle où vous êtes aujourd'hui quand même mise en cause…" Au même moment, son mari, ­Marcel Jacob, 72 ans, accepte, lui, de s'expliquer. Des réponses minimalistes. "– Monsieur Jacob, êtes-vous le corbeau? – Non. – Avez-vous quelque chose à voir de près ou de loin avec l'enlèvement et l'assassinat de ­Grégory Villemin? – Non."

A l'issue de leurs deux gardes à vue, le 16 juin dernier, les époux Jacob ont été mis en examen pour "enlèvement, séquestration, détention suivie de mort". "Je ne comprends pas pourquoi on m'accuse de tous les maux, s'est défendu le vieil homme devant la juge Claire Barbier. Je ne vois pas pourquoi je leur aurais fait du mal." Et la magistrate de répliquer : "– Il y a bien quelqu'un qui lui a fait du mal, à ce petit Grégory… – Oui, c'est effroyable […]. Même que j'aurais su un petit bout de quelque chose, je serais allé le dire."

Les enquêteurs disposent cependant d'une déposition autrement significative. Interrogée en qualité de témoin, la fille unique des Jacob, Valérie, 49 ans, a brossé un tableau sulfureux de ses parents. "­Jacqueline était la dominante. C'est elle qui dirigeait […]. Mon père était un gros bagarreur. Dans le temps, il se battait souvent dans les bals. Il foutait le bordel partout." Leur garde à vue ne semble pas la surprendre : "Ils sont tellement bizarres." Elle a confié aux gendarmes avoir coupé les ponts avec eux quand elle a appris, il y a longtemps, qu'ils pratiquaient l'échangisme avec un couple de voisins. "Une chose est sûre, dit-elle, je suis très contente ne plus fréquenter mes parents."

Un alibi pour le soir de l'enlèvement


Depuis trente-trois ans, Marcel et Jacqueline Jacob ont un alibi pour le soir de l'enlèvement de Grégory. Comment les gendarmes en sont-ils venus à faire d'eux les principaux suspects du crime? Dans leur examen minutieux de l'ensemble des éléments du dossier grâce au logiciel AnaCrim, ils ont commencé par analyser les lieux fréquentés par le petit garçon début octobre 1984. Les enquêteurs constatent d'abord que plusieurs témoins ont signalé la présence d'individus inhabituels la veille de l'enlèvement.

Michel Deruder, un habitant de Lépanges, a établi le portrait-­robot (PR2 au dossier) d'un homme moustachu qu'il a vu le 15 octobre à 11 h 30 puis à 13 h 20 près de l'école. Le même homme est aperçu à 17 heures en lisière de la forêt proche de la maison des Villemin. Sur place, les gendarmes remarquent qu'à cet endroit "on peut voir le toit de la maison". Comme si l'inconnu faisait des repérages.

"Cet ­ensemble constitue un faisceau de présomptions qui pourrait être en adéquation avec un passage à l'acte criminel."

Le jour du meurtre, Michel Deruder revoit le même homme vers 13 h 20 à proximité de l'école. Michel Cornillie, gérant du café de Docelles, la commune où Grégory a été retrouvé dans la Vologne, signale, "de 16 h 35 à 16 h 40, puis de 17 heures à 17 h 15", un autre suspect dont il dresse le portrait-robot (PR3 au dossier). Lui aussi porte une épaisse moustache. Comme Bernard Laroche. Et comme ­Marcel Jacob – plusieurs témoins ont indiqué que les deux hommes se ressemblaient. Les gendarmes concluent que "le quotidien de la famille Villemin a fait l'objet d'un repérage, au minimum sur plusieurs jours, dans le but de choisir le moment le plus propice à l'enlèvement". Ils effectuent le rapprochement avec le récit d'un troisième témoin, Jean-Pierre Michel, qui a observé la présence d'un fourgon clair le 16 octobre vers 14 heures sur les hauteurs de Deycimont : "Deux personnes, probablement un homme et une femme, vêtues d'un haut rouge et d'un pantalon noir se trouvent à proximité. Elles portent quelque chose en sautoir sur la poitrine comme un appareil photo ou des jumelles." Or seules trois maisons de Lépanges sont visibles de cet endroit, dont celle des Villemin. Etait-ce le dernier repérage d'une deuxième équipe avant le rapt? Le même témoin aperçoit de nouveau ce couple vers 16 h 45 sur le CD 44 en direction de Docelles.

"Si on y ajoute toute la rancune accumulée par le couple Jacob durant plusieurs années, cet ­ensemble constitue un faisceau de présomptions qui pourrait être en adéquation avec un passage à l'acte criminel", écrivent les gendarmes, visant ainsi explicitement Marcel et Jacqueline Jacob.

Deux corbeaux potentiels


Se pose néanmoins la question de leur alibi. Les Jacob ont toujours prétendu avoir participé à une réunion syndicale jusqu'à 16 h 45, puis avoir repris leur poste de travail jusqu'à 21 heures. Faute d'archives dans l'usine qui les employait, les enquêteurs ont conclu que "leur emploi du temps est invérifiable pour la journée du 16 octobre 1984". Mais leur fille Valérie s'est souvenue que, ce jour-là, son père lui avait téléphoné pour lui "demander des nouvelles de l'affaire Grégory".

"J'étais surprise qu'il m'appelle ainsi par téléphone alors qu'il avait accès à l'information le soir en rentrant à la maison, a-t-elle déclaré aux gendarmes. Mon ressenti ­aujourd'hui est que s'il m'appelait, c'est qu'il avait peur de quelque chose." Elle a ajouté que, convoqué par le juge Simon en 1990, son père lui ­aurait tenu des propos équivoques. "Il m'a dit que s'il y avait quelque chose, il ne fallait pas qu'on le laisse tomber. […] Je lui ai dit que s'il n'avait rien à se reprocher, il n'avait pas d'inquiétude à avoir. Ce jour-là, il avait l'air d'avoir peur de quelque chose. On ne dit pas ça comme ça, au hasard."

Avec les Jacob, les enquêteurs estiment aussi tenir deux corbeaux potentiels. Très proches de Bernard Laroche mais aussi de Michel Villemin, l'un des frères de Jean-Marie Villemin, le couple avait "les moyens d'organiser pendant des années le harcèlement mis en œuvre", écrivent les gendarmes. Résidant à ­Aumontzey, en surplomb du domicile d'Albert et Monique Villemin (les grands-parents de Grégory), les Jacob pouvaient connaître tous leurs faits et gestes. Autre confidence compromettante de Valérie Jacob : "Mon père, du temps où j'étais ado […] était toujours chez lui avec ses jumelles à regarder en direction de la plaine, notamment chez Monique et Michel Villemin. Il avait toujours ces jumelles posées sur la table. Ma mère les utilisait également." Marcel Jacob a démenti. Sa femme a refusé de répondre.

Une expertise graphologique rendue le 2 mai 2017 conclut que Jacqueline Jacob pourrait avoir écrit la lettre anonyme du 4 mars 1983 déposée sous un volet de la maison des Villemin ("Je vous ferez votre peau à la famille Villemain [sic]"), et celle du 27 avril suivant, adressée à Albert et Monique Villemin ("Si vous voulez que je m'arrête, je vous propose une solution, vous ne devez plus fréquenter le chef, vous devez le considérer lui aussi comme un ­bâtard…"). Détail troublant : Jacqueline Jacob est une enfant adoptée ; sa fille l'a appris par les gendarmes. Sa réaction? "Il y a toujours eu des mystères dans cette famille."

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/09/2017 12:57  Mis à jour: 12/09/2017 12:57
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 Affaire Grégory Villemin. L'incroyable secret qui a freiné l'enquête : les voisins des Villemin ont aperçu Laroche le jour du crime. Voici pourquoi ils se sont tus...
S'ils avaient parlé dès le 16 octobre 1984 au soir, tout aurait été différent. Mais les voisins des Villemin se sont tus, liés par un secret qui a fini par empoisonner tout le dossier, comme un péché originel. La fermière Marcelle Claudon avait un amant. Et celui-ci, ancien gendarme devenu contrôleur de bus, était à Lépanges le jour de l'enlèvement de Grégory. Pour cacher sa présence, elle a convaincu son mari et deux autres riverains d'arranger la vérité. De ce petit mensonge, les conséquences ont été vertigineuses, puisque toute l'enquête est alors partie sur des bases erronées.

Interrogé le 23 mai 2017 par les gendarmes, André Claudel, maire de Lépanges de 1981 à 2014, a confirmé que "Mme Claudon avait bien vu la voiture verte" – celle de Bernard Laroche – monter la côte ce soir-là vers la maison des Villemin. Dans leur rapport de synthèse, les enquêteurs consacrent 23 pages à la demi-heure fatidique (de 17 heures à 17h30) durant laquelle Grégory se volatilise devant chez lui. Vingt-trois pages haletantes qui décortiquent les versions des huit personnes présentes sur les lieux.

Gilbert Méline, le voisin le plus proche, nettoie son tracteur, le range dans son garage puis balaie les graviers devant chez lui. Sa femme, Colette, coud à l'intérieur. Ils n'ont rien vu. Bernard Colin promène son dalmatien, passe devant la demeure des Villemin, mais n'a rien remarqué non plus. En contrebas, pourtant, au début de la petite route de campagne, Claude Gremillet entend de sa cuisine "une voiture monter" mais ne peut en "préciser ni le type ni la couleur" et ne se rappelle pas l'avoir vue repartir. Il est le seul à signaler le passage d'une voiture "au moment de la reprise de l'émission des Grosses Têtes [sur RTL]", soit à 17 h 05. "Le véhicule circule donc dans la rue pour se rendre chez les époux Villemin lorsque Grégory est seul dehors ; est-ce l'auteur de l'enlèvement?", écrivent les gendarmes. La probabilité est forte. Mais hormis Claude Gremillet, personne ne semble avoir aperçu la voiture…

"Un homme corpulent et une femme aux cheveux roux"


A ce moment précis, la fermière Marcelle Claudon se trouve "dans un champs de carottes" et réalise qu'elle est en retard pour rentrer ses vaches. Elle se rend en tracteur jusqu'à sa ferme, à 400 mètres de chez les Villemin. Aux gendarmes, elle fera d'abord le récit suivant : "Quand je suis rentrée chez moi avec le tracteur, j'ai vu mon mari et je lui ai demandé s'il avait rentré les vaches. Il m'a répondu qu'il ne les avait pas rentrées. Je vous affirme qu'il était 17h15. J'ai rouspété et il m'a dit : 'Ne crie pas comme cela, je t'y conduis avec la Méhari'."

De concert, les époux Claudon assurent avoir fait le trajet ensemble jusqu'au troupeau. Eux non plus n'auraient alors remarqué ni la fameuse voiture ni Grégory… Les témoignages de ces voisins feront légitimement douter les premiers enquêteurs sur la version de Christine Villemin. Personne, sauf elle, n'affirmait avoir vu l'enfant jouer sur un tas de sable. Et nul n'avait vu passer le véhicule du ravisseur. Mais les Claudon mentent.

Il faudra attendre sept ans pour dénouer le mensonge. Une habitante de Lépanges, Charlotte Conreaux, contacte la justice en 1990. Avec son époux, elle réside dans l'ancien pavillon des Villemin, qui ont quitté la région. Entendue par les gendarmes, elle assure que sa voisine, Marcelle Claudon, lui a avoué une version différente de l'histoire. Le soir du crime, un autre homme était là, Claude Colin. C'est lui, et non son mari, qui avait conduit la fermière jusqu'à ses vaches. Le témoin ajoute : "Mme Claudon m'a dit qu'elle avait vu, le soir des faits, Laroche dans une voiture verte accompagnée d'une autre personne."

Le juge d'instruction chargé de l'affaire à cette époque, Jean Martin, demande aussitôt des vérifications. L'amant, Claude Colin, est retrouvé. Entendu, il confirme : oui, le 16 octobre 1984, c'est bien lui qui a accompagné Marcelle Claudon jusqu'à son bétail. Et sur la route étroite, ils ont effectivement croisé une voiture, qui a même dû s'arrêter et faire marche arrière pour les laisser passer.

Il ne se souvient pas de la marque ni de la couleur. En revanche, il se rappelle qu'il y avait à son bord "un homme corpulent" avec, à sa droite, "une femme aux cheveux roux". Même sommaire, la description correspond à Bernard Laroche et à Murielle Bolle.


Questionnée à son tour, Marcelle Claudon n'a d'autre choix que de confirmer la présence de son ami auprès d'elle ce fameux jour de 1984, et admet avoir menti "pour le couvrir". En revanche, elle niera toujours avoir croisé Laroche. Les époux Méline avoueront aussi leur mensonge : "Entre voisins, on ne se critique pas et quand on vous confie un secret, on le garde", ont-ils déclaré. Ils ont néanmoins précisé que Marcelle Claudon leur avait dit, sous le sceau de la confidence, "avoir cru voir Laroche" sur la route.

"Mme Claudon était agitée"

Le juge Simon, qui dirigea l'enquête de 1987 au début de 1990 (soit avant ces révélations), avait compris que quelque chose clochait dans les témoignages des voisins. Son ancienne greffière, interrogée en 2016, a précisé que, durant la reconstitution organisée sur les lieux, "Mme Claudon, la fermière, était agitée car il fallait qu'elle mente d'un côté et, d'un autre, elle donnait les horaires de passage de ses vaches".

Marcelle Claudon est morte en 2016 et son mari, en février 2017. Dans leur rapport de synthèse, rédigé au mois de mai dernier, les gendarmes considèrent, à la lumière de leurs recoupements, que les Claudon et les Méline ont menti au commencement de l'enquête. "Gilbert Méline a forcément vu circuler le véhicule de Bernard Laroche" et "sa femme Colette a changé sa version des faits pour protéger son mari", ajoutent-ils. Une chose est sûre aujourd'hui : si l'amant de la fermière avait été interrogé dès 1984, Bernard Laroche et Murielle Bolle auraient été, dès l'origine, les premiers suspects.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 10/09/2017 17:03  Mis à jour: 10/09/2017 17:03
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 Affaire Grégory Villemin : "Bernard Laroche n'est que le maillon d'une chaîne" estime Thierry Moser, avocat des parents...
Selon l'avocat des parents de Grégory, Thierry Moser, le rapport de gendarmerie révélé par le JDD, qui incrimine Bernard Laroche, illustre "une espèce de conspiration familiale."


Un rapport de gendarmerie incrimine Bernard Laroche dans l'enlèvement du petit Grégory en 1984, révèle Le Journal du dimanche. "Nous pouvons affirmer que Bernard Laroche est l'auteur de l'enlèvement de Grégory" Villemin, le 16 octobre 1984 à Lépanges (Vosges), écrivent les experts du département sciences de l'analyse criminelle de la gendarmerie dans un rapport de 48 pages daté du 10 mai 2017 cité dimanche 10 septembre par le JDD.

Bernard Laroche avait été le premier suspect de l'affaire avant d'être libéré en 1985 puis tué par son cousin Jean-Marie Villemin, le père de Grégory. Sur franceinfo, maître Thierry Moser, avocat des parents de Grégory, explique qu'il avait cette "certitude depuis pas mal d'années. Bernard Laroche n'est que le maillon d'une chaîne."

franceinfo : Ces révélations ne sont pas une surprise pour vous ?

Thierry Moser : Je suis dans ce dossier depuis plus de 30 ans. J'ai toujours entrevu l'implication de Bernard Laroche avec la présence de Murielle Bolle. Mais ce qui me paraît relativement nouveau, c'est que nous avons maintenant, grâce aux travaux de la gendarmerie, acquis la conviction que le crime n'est pas l'œuvre du seul Bernard Laroche, mais que Bernard Laroche n'est que le maillon d'une chaîne et qu'en réalité le crime de cet enfant est le résultat d'une espèce de conspiration familiale.

Les différents témoignages accréditent-ils la piste de ce crime familial ?

J'en suis convaincu. Je dis depuis le mois de juin, depuis les gardes à vue, que je suis confiant dans l'issu des investigations. Je pense que nous avons maintenant rassemblé des éléments pertinents, des éléments sérieux, des éléments qui nécessitent encore de l'approfondissement. Il faut encore aller plus loin dans les investigations, mais l'essentiel est d'ores et déjà présent pour continuer et pour cheminer vers l'élucidation de ce crime.

Pour l'instant, il n'y a pas d'aveu. Qu'en pensez-vous ?

Je pense qu'il n'y aura jamais d'aveu, mais je sais que nous n'avons pas besoin d'aveux pour obtenir une déclaration de culpabilité. Nous nous passerons des aveux. Je pense que dès à présent nous avons rassemblé des éléments précis, convergents, troublants, à l'égard de différentes personnes qui sont recensées dans l'article du Journal du dimanche.

Comment voyez-vous la suite ?

Depuis le mois de juin je déclare que je suis optimiste, que je suis absolument admiratif devant la qualité des investigations qui ont été réalisées. Je suis confiant dans l'issue de ces investigations et j'ai effectivement dit qu'il est permis d'espérer pour la partie civile un renvoi, d'ici deux ans, trois ans, devant une cour d'assises.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 10/09/2017 12:18  Mis à jour: 10/09/2017 12:19
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 Affaire Grégory Villemin: "Bernard Laroche est l'auteur de l'enlèvement", affirme un rapport de gendarmerie...
D'après un rapport de gendarmerie de 48 pages daté du 10 mai que s'est procuré le "JDD", le premier suspect de l'affaire a bien enlevé le petit garçon. Mais, l'assassinat qui a suivi a lui a été commis par une seconde équipe.

"Nous pouvons affirmer que Bernard Laroche est l'auteur de l'enlèvement de Grégory". L'affirmation est claire et nette. C'est l'une des conclusions d'un rapport de 48 pages daté du 10 mai réalisé par les experts du département sciences de l'analyse criminelle de la gendarmerie et que le Journal du Dimanche s'est procuré. C'est donc bien, selon eux, le premier suspect de l'affaire, accompagné de sa belle-soeur Murielle Bolle, qui est à l'origine de l'enlèvement du petit Grégory, retrouvé mort le 16 octobre 1984, pieds et poings liés dans la Vologne. Ce dernier avait été tué par le père de Grégory, en mars 1985.

Le rapport de gendarmerie apporte néanmoins une précision de taille : "l'assassinat qui suivit fut l'oeuvre d'une deuxième équipe", écrit l'hebdomadaire. Le nouveau scénario est celui "d'un meurtre en famille", comme l'a confié au JDD maître Thierry Moser, l'avocat des parents de Grégory. Un crime en deux actes, d'après l'hebdomadaire.

"Bernard Laroche et Murielle Bolle n'ont été que les maillons d'un plan plus global"

Premier acte donc : l'enlèvement de Grégory par Bernard Laroche et Murielle Bolle. Pour affirmer cela, les gendarmes se fondent sur de nouveaux éléments. "Par exemple, celui de l'amant d'une fermière, qui a certifié avoir vu Laroche 'et une rouquine' (Murielle Bolle) s'approcher de chez les Villemin l'après-midi du crime", écrit le JDD.

Mais, les deux comparses ne seraient pas les meurtriers de l'enfant. "Plusieurs élements tendent à faire douter de la culpabilité du duo formé par Bernard Laroche et Murielle Bolle concernant l'assassinat", affirment les gendarmes, qui estiment que "Bernard Laroche et Murielle Bolle n'ont été que les maillons d'un plan plus global", envisageant même une "manipulation de Laroche".

Qui aurait donc tué le petit Grégory ? "Dans l'environnement de la famille Villemin, les seules personnes à nourrir une haine inconsidérée contre cette famille sont issus de la famille Jacob", soutiennent les gendarmes.

"Au vu des élements en notre possession, le couple Marcel et Jacqueline Jacob mérite un intérêt particulier".

Rapport de gendarmerie
JDD

Le grand-oncle et la grand-tante de Grégory, Marcel et Jacqueline Jacob, ont été mis en examen, vendredi 16 juin, à Dijon (Côte-d'Or) pour enlèvement et séquestration suivis de mort, puis écroués.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/08/2017 12:26  Mis à jour: 25/08/2017 12:26
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 Affaire Grégory Villemin: "Témoins à charge", l'étrange livre prémonitoire du juge Lambert.
Deux mois avant son suicide, le magistrat tourmenté de l'affaire Grégory, Jean-Michel Lambert, dépeignait dans un livre paru ce jeudi les détails de son passage à l'acte.

Lorsqu'il a déposé son manuscrit chez son éditeur en mai dernier, Jean-Michel Lambert ne savait probablement pas que Témoins à charge serait publié à titre posthume. Le sexagénaire, ancien magistrat aussi emblématique que critiqué et hanté par l'affaire Grégory, s'est donné la mort le 11 juillet, à peine deux mois après avoir mis le point final à son polar, paru ce jeudi aux Editions de Borée.

La lecture de cet ouvrage laisse un goût amer, au regard des récents événements. Difficile de ne pas y percevoir une sorte de testament: certains parallèles entre fiction et réalité sont troublants. Jean-Michel Lambert s'est suicidé à 65 ans, dans des circonstances similaires à la mort de l'un de ses personnages.

Des morts par asphyxie, "la tête recouverte d'un sac en plastique"

Dans son livre à la plume parfois hésitante, qui dépeint le combat pour la vérité d'un avocat -sur fond de meurtres, secrets de famille et erreur judiciaire- ce protagoniste, un notable du Mans, met fin à ses jours dans son bureau. "Le corps a été découvert par un confrère, la tête recouverte d'un sac plastique, une bouteille vide au pied du fauteuil", décrit Jean-Michel Lambert.

Quelques lignes prémonitoires, car le 11 juillet, lui aussi est retrouvé dans le bureau de sa maison mancelle, asphyxié, "la tête recouverte d'un sac en plastique", comme l'a annoncé le procureur du Mans. Troublante ressemblance également entre l'auteur et son personnage, "un sexagénaire aux cheveux blancs et drus, le regard bleu ciel (....) derrière des lunettes à fine monture dorée".

Un "sacrifice sur l'autel de la calomnie"

Près du corps du protagoniste mis en cause dans un crime, l'auteur imagine une lettre d'adieux, adressée à sa fille. "La rumeur abjecte a été la plus forte (...). Puisse mon sacrifice sur l'autel de la calomnie mobiliser de nouvelles énergies pour prendre le relais et poursuivre le combat." Jean-Michel Lambert a lui aussi adressé des au-revoir à sa femme et ses enfants.

Dans l'une de ces lettres, datée du jour de sa mort et publiée par L'Est Républicain, il écrit: "J'ai décidé de me donner la mort, car je sais que je n'aurais plus la force désormais de me battre dans la dernière épreuve qui m'attendrait." L'homme explique ne pas avoir supporté les dernières avancées de l'enquête, qu'il suivait avec attention et a mené aux mises en examen de Murielle Bolle et du couple Jacob.

Un rebondissement qu'il qualifie d'"infâme", avant de conclure sur ces mots: "Je préfère sonner la fin de la partie pour moi. L'âge étant là, je n'ai plus la force de me battre. J'ai accompli mon destin." Une fois encore, la réalité a pris le pas sur la fiction: l'écrivain et son personnage renoncent tous les deux à leur existence après un événement soudain, déplorant chacun un combat qu'ils pensent être voué à l'échec.

"Si tout devait recommencer, je ne sais pas si j'aurais autant de courage"

Les nouvelles investigations dans l'affaire Grégory étaient de nature à fragiliser un peu plus le travail déjà très critiqué de Jean-Michel Lambert. Le sexagénaire, qui n'aura jamais eu l'occasion de se départir de son surnom de "petit juge", souffrait à l'époque de l'enquête sur la mort de Grégory Villemin, en 1984, d'une inexpérience, à laquelle se mêlaient tentation carriériste et fascination exacerbée pour les médias.

Pour Eric Yung, proche de Jean-Michel Lambert et auteur de la préface de son livre, le suicide de l'ancien magistrat a pu être précipité par l'exhumation début juillet, de carnets de Maurice Simon, successeur du juge d'instruction à Epinal. Eric Yung raconte à L'Express être "troublé" par le récit.

La dernière fois qu'il a vu son ami c'était en mai, quelques semaines à peine avant l'interpellation des époux Jacob. L'ex-juge vient remettre à ce conseiller éditorial des éditions de Borée le manuscrit de Témoins à charge, qu'il a mis un an à écrire. L'ami de Jean-Michel Lambert se souvient: "Je n'ai vu aucun signe annonciateur d'une intention suicidaire, sauf peut-être cette phrase qu'il m'avait lâchée et qui résonne désormais en moi. Lorsque je lui ai dit qu'il avait eu beaucoup de courage, il m'a répondu par ces mots: 'Si tout devait recommencer, je ne sais pas si j'aurais cette fois autant de courage'."

Photo -> https://twitter.com/olesmains/status/900388225872793601/photo/1

"Jean-Michel Lambert n'avait pas de cicatrices, que des plaies béantes"
Eric Yung se souvient d'un "homme pudique", tourmenté toute sa carrière par les démons de l'affaire Grégory. "Jean-Michel Lambert n'avait pas de cicatrices, que des plaies béantes." Lors de cette rencontre en mai, le retraité s'épanche auprès de son ami. "Il m'a parlé de ses obsessions pour l'institution judiciaire, de sa longue reconstruction, réussie grâce à son épouse et ses enfants, mais aussi au sport et à l'écriture", décrit aujourd'hui ce proche.

D'autres détails troublants du livre laissent à penser que le juge, puis l'auteur, ont été marqués au fer rouge par l'affaire. Le narrateur est un avocat, qui veut défendre un homme que tout accuse, mais qu'il pense être innocent. L'ombre de Bernard Laroche, l'un des suspects du meurtre de Grégory -que Jean-Michel Lambert à une nouvelle fois proclamé innocent dans sa lettre de suicide- plane forcément. "Après son passage à Epinal, il avait pensé à se tourner vers le barreau", souligne d'ailleurs Eric Yung.

Le spectre de Murielle Bolle
Difficile également de ne pas voir dans le personnage de Marilynda, une "gamine trop instable" issue d'un milieu populaire, qui accuse son beau-père de viol puis se rétracte, un semblant de Murielle Bolle. "La justice l'aurait condamné lourdement si tu avais maintenu tes accusations. Tu es la seule à pouvoir empêcher une erreur judiciaire", glisse dans un des dialogues une policière à Marilynda.

En 1984, Murielle Bolle désigne son beau-frère, Bernard Laroche, comme étant l'auteur du rapt de Grégory, avant de se raviser. Une version que la quadragénaire, mise en examen et un temps écrouée, maintient toujours aujourd'hui.

Une ultime remise en cause
"Quand on connaît personnellement les auteurs, on se rend compte qu'ils sont de véritables éponges et qu'ils sont inspirés de leur propre vécu, dont ils distillent des éléments dans leurs livres", commente Eric Yung, qui assure que l'ultime ouvrage du juge Lambert était inspiré d'une affaire qu'il avait traité à Epinal.

Témoins à charge était le dernier de ses douze livres, des polars pour la plupart, inspirés de son expérience, parfois d'amères analyses sur l'institution judiciaire. Dans cette fiction, il mélange les deux. "Combien d'innocents croupissaient en prison parce que les apparences jouaient contre eux? Des apparences fondées sur des preuves irréfutables. Dans combien d'affaires s'était lui-même laissé abuser par les apparences?", s'interroge son personnage principal, comme une ultime remise en cause.

http://www.lexpress.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/08/2017 12:18  Mis à jour: 25/08/2017 12:18
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 Affaire Grégory Villemin : il aurait eu 37 ans hier 24/08/2017
Il est la victime de cette affaire non élucidée depuis 1894. Cette année-là, Grégory Villemin, âgé de 4 ans, est jeté dans la Vologne. 33 ans plus tard, les enquêteurs ne savent toujours pas qui a pu commettre l'irréparable. Ce 24 août 2017, il aurait fêté ses 37 ans.

Son nom est connu de tous les Français. Grégory Villemin évoque aujourd'hui l'affaire tentaculaire autour de la mort de ce petit garçon de 4 ans. Le 16 octobre 1984, son corps sans vie est retrouvé dans les eaux de la Vologne. L’affaire, où s’entrechoquent chaos judiciaire, délire médiatique et secrets de famille, ne sera jamais résolue. Quand soudain, trente-deux ans plus tard, des "témoins clés" ont été entendus par la justice, comme les époux Jacob, ou Murielle Bolle, qui est considérée comme "celle qui sait".


Mais son meurtre a été prémédité. Son père, Jean-Marie avait récemment bénéficié d'une promotion de contremaître dans son usine, et recevait de nombreuses lettres et menaces anonymes. L'une d'entre elles prévenait ce "chef" de l'assassinat de son enfant. Une autre le revendiquait.

Après des dizaines d'années d'investigations chaotiques, le procès s'est rouvert en juin dernier. C'est Murielle Bolle qui intéresse les enquêteurs. Elle a d'abord émis un témoignage accusant son beau-frère, Bernard Laroche et un couple qu'elle ne connaissait pas (les époux Villemin). Le lendemain, le juge Lambert lâche son nom à la presse. L'adolescente se rétracte et prétexte avoir eu peur des gendarmes qui l’auraient menacée de l’enfermer en maison de correction. Mais c'est le témoignage de son cousin, Patrick F, qui affirme qu'elle a été victime de violences et de pressions de la part de sa famille, pour qu'elle revienne sur son témoignage.

Depuis, elle est toujours mise en examen sous contrôle judiciaire et n'est pas sortie de son silence. Le juge Lambert, hanté par des séries d'erreurs durant l'affaire, s'est suicidé à son domicile du Mans le 11 juillet dernier. Ce 24 août, date d'anniversaire de Grégory Villemin, sa deuxième fiction policière sort en librairies et les similitudes avec l'affaire Grégory sont nombreuses.

http://www.programme-tv.net/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/08/2017 16:00  Mis à jour: 23/08/2017 16:00
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 Affaire Grégory Villemin. Le dernier roman du juge Lambert va sortir : un thriller testament ?
Le dernier roman écrit par l'ex-juge d'instruction de l'affaire Grégory paraît jeudi 24 août 2017. Haines, secrets de famille, mensonges, erreurs judiciaires et suicides : ce thriller contient de troublants parallèles avec la vie de Jean-Michel Lambert


Par Beatrice de Lavergne : http://france3-regions.francetvinfo.fr/
Publié le 23/08/2017 à 10:12

"Témoins à charge"
Jean-Michel Lambert (surnommé "le petit juge") avait 32 ans quand le cadavre du petit Grégory Villemin, quatre ans, avait été retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne en octobre 1984.
Il fut le premier magistrat chargé d'instruire l'affaire, qui n’a jamais été résolue malgré un énième rebondissement survenu il y a quelques semaines.

C’est dans ce contexte que le juge Lambert a été retrouvé mort à son domicile le 11 juillet 2017. Dans une lettre d'adieu publiée par le quotidien l'Est Républicain, le juge Lambert expliquait "ne plus avoir la force de se battre".

Le 11e livre écrit par Jean-Michel Lambert s’intitule "Témoins à charge" (Editions De Borée - groupe Centre France). Un des personnages ressemble trait pour trait à l'auteur. Un sexagénaire aux épais cheveux blancs, regard bleu derrière des lunettes à fine monture... Et surtout, ce notable, le professeur Chabert, se suicide, "pour sauver son honneur", de la même façon que le juge Lambert, "la tête recouverte d'un sac plastique".

Dès le début de ce thriller judiciaire, une jeune fille, Marilynda, revient sur son témoignage qui accablait son beau-père et l'avait envoyé en prison.
Impossible de ne pas penser à Murielle Bolle, témoin clé de l'affaire Grégory qui, adolescente, avait dénoncé son beau-frère en 1984 avant de se rétracter. Elle a été mise en examen pour enlèvement fin juin par la cour d’appel de Dijon.

"Un livre-testament"

L'intrigue de ce roman à l'atmosphère balzacienne se déroule au Mans, où vivait le juge Lambert. On y retrouve des âmes noires, un coupable idéal, Kévin Brozniak, inculpé pour la deuxième fois de double-assassinat. Il y a aussi les errements de la justice entre erreurs et doutes, des haines familiales, écho de celles de la Vologne.

"Un testament ? Je ne sais pas. Mais avec le recul, la description du suicide est troublante, comme ses mots lors de notre dernière rencontre : "si ça devait recommencer, je n'aurais peut-être pas le courage". C'était quelques semaines avant sa mort", explique Eric Yung, conseiller éditorial de De Borée, qui connaissait Jean-Michel Lambert depuis de longues années.

Quand il était venu présenter le manuscrit de "Témoins à charge", "il m'avait aussi beaucoup parlé de sa reconstruction, grâce à sa femme, ses enfants, au sport et à la littérature. Il écrivait tous les jours. C'était son activité principale", ajoute Eric Yung.

Jean-Michel Lambert avait été lauréat du prix Polar à Cognac en 2001 pour "Purgatoire". Le magistrat avait aussi écrit "Le Petit Juge" (1987) et "De combien d'injustices suis-je coupable ?" (2014), livre dans lequel il dénonçait l'échec de la justice 30 ans après l'affaire Grégory.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/08/2017 18:06  Mis à jour: 11/08/2017 18:06
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 Affaire Grégory Villemin : Affaire Grégory: ce qu'il s'est dit entre Murielle Bolle et son cousin lors de leur confrontation.
Le 28 juillet dernier, Murielle Bolle a été confrontée à son cousin qui affirme qu'elle a été victime de pression familiale pour changer sa version accablante pour son beau-frère, Bernard Laroche. Après trois heures d'opposition, chacun est resté sur ses positions.

"Reconnaissez-vous votre cousin?" A cette question, Murielle Bolle oppose un "non" catégorique. A l'image de cet échange, la confrontation entre ce personnage central du dossier Grégory Villemin et son cousin a été tendue du début à la fin. Organisée le 28 juillet dernier, elle a eu lieu dans le bureau de la présidente de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon. Outre Claire Barbier, sa greffière, le procureur général, Murielle Bolle, ses avocats, et son cousin, étaient présents. Seul un gendarme séparait les deux protagonistes.

Dès la première question, le ton est donné. "Je n'ai pas souvenir de lui et même le nom ne me dit rien", tranche Murielle Bolle, selon le procès-verbal de cette confrontation. Mise en examen pour "enlèvement suivi de mort", elle vient de passer un mois en prison. A l'annonce de ce nouveau rebondissement, son cousin assure s'être décidé à parler, près de 33 ans après les faits. Il en est certain l'adolescente de l'époque s'est prise une "rouste" après avoir mis en cause Bernard Laroche pour le meurtre du petit Grégory. Un "lynchage" qui aurait entraîné la rétractation de la jeune fille ce que nie fermement la principale intéressée.

"Bouboule"

Pour tenter de rafraichir la mémoire de Murielle Bolle, aujourd'hui âgée de 48 ans, et tester son cousin, la magistrate va s'atteler à poser des questions sur le passé, cette époque où les deux protagonistes du jour se fréquentaient. A la question des surnom de l'adolescente, son cousin fait un carton plein: "Mumu, poil de carotte et bouboule".

"C'est exact. Ce surnom de Bouboule, c'est Bernard qui me l'a donné à l'occasion de la visite d'un cirque au cours de laquelle un singe qui s'appelait Bouboule m'avait pris mon écharpe", reconnaît Murielle Bolle, comme le rapporte L'Express.
De ces souvenirs, l'un va manquer: celui du nom du chien de Murielle Bolle à l'époque. Un détail, semble-t-il, 32 ans plus tard. Car ce qui intéresse réellement la justice, c'est sa version du déroulé de la soirée du 5 novembre 1984, le soir où Murielle Bolle ressort de chez les gendarmes après avoir mis en cause son beau-frère, Bernard Laroche. Le cousin explique être présent ce jour-là. "Je me rappelle quand je suis monté avec ma mère au mois de novembre 1984, en fin de journée, venant de Blamont, 17 heures… il y a trente-trois ans… Il faisait encore jour", rapporte-t-il à l'assemblée, selon Le Monde.

"Une mèche de cheveux dans les mains"

Là, lui aurait participé "à repousser les journalistes" agglutinés devant le domicile des Bolle, à Laveline-devant-Bruyères. Ensuite, il livre à la justice les scènes de violence dont il aurait été témoin: la première claque infligée à Murielle Bolle par sa mère, les insultes lancées par son père à coup de "salope" et "putain", les coups infligés par sa soeur, Marie-Ange. "Sa soeur avait même une mèche de cheveux dans les mains", assure le cousin. Il poursuit avec la discussion qu'il aurait eu avec la jeune fille, avec qui il avait l'habitude de partager café et tartines, le soir de ce "lynchage". A ce moment-là, elle lui assure avoir été avec Bernard Laroche le jour de la mort du petit Grégory, qui aurait été enlevé par ce dernier, qui aurait alors remis l'enfant à deux personnes.

"Il ment", rétorque Murielle Bolle face à la magistrate et répète la version qu'elle livre depuis sa rétractation. Elle n'a jamais été avec Bernard Laroche, ce 5 novembre 1984, sa famille ne l'a pas frappée, seule sa soeur Marie-Ange Laroche l'a pris par les épaules.
"Tu es une victime"

Ce ne sont pas les déclarations de Murielle Bolle qui font tiquer la présidente de la chambre de l'instruction mais les approximations du cousin. Lui assure qu'un avocat était présent ce 5 novembre 1984. Sur une photo, il reconnaît Me Paul Prompt, appelé pour défendre Bernard Laroche. Problème: ce dernier, décédé en février dernier, est arrivé dans les Vosges que le 8 novembre, selon son épouse. "Je ne me souviens pas du jour, c’était le 5 ou le 6", reconnaît-il, sans estimer que cela ait une importance.

"Je peux faire erreur sur la date mais pas sur l'événement. Pensez-vous que je serais assez fou pour inventer une telle connerie si je n'étais pas certain qu'il était là, cet homme? Il a empêché un lynchage!", s'emporte-t-il.
Pourtant si cette scène décrite a eu lieu le 6 novembre, elle s'est déroulée après la rétractation de Murielle Bolle et les violences n'en auraient pas été la cause. "C’était avant qu’elle ne se rétracte", plaide le cousin mettant en avant sa bonne foi. "Mes jours sont comptés, je ne viens pas t'accuser de quoi que ce soit. Je dis que tu es une victime", lance-t-il à Murielle Bolle. Il refusera toutefois de répondre aux question de Me Ballorin, l'un des trois avocats de la quadragénaire, en réaction aux déclarations de ce dernier qui l'avait qualifié de "mythomane" dans la presse.

http://www.bfmtv.com/police-justice/a ... onfrontation-1234058.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/08/2017 10:33  Mis à jour: 09/08/2017 10:33
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 Affaire Grégory Villemin : Murielle Bolle : les révélations posthumes troublantes d'une infirmière de la famille...
C'est le témoignage du cousin de Murielle Bolle, révélant qu'elle avait été victime de pressions et violences de la part de sa famille, qui avait rouvert l'Affaire Grégory, des années après les faits. Les confidences posthumes (mais ressorties dernièrement) d'une infirmière viendraient confirmer cette version des faits...

Un nouveau témoin-clé fait son apparition dans l'Affaire Grégory. Le 16 octobre 1984, le corps de Grégory Villemin, 4 ans, est repêché dans la Vologne (Vosges). Sa cousine, Murielle Bolle, a d'abord émis un témoignage accusant son beau-frère, Bernard Laroche. Le lendemain, le juge Lambert lâche son nom à la presse. L'adolescente se rétracte et prétexte avoir eu peur des gendarmes qui l’auraient menacée de l’enfermer en maison de correction.

Une toute autre version des faits voit le jour avec les révélations chocs de Patrick F., cousin de Murielle Bolle. Il affirme que sa cousine a été victime de violences et de pressions de la part de sa famille, pour qu'elle revienne sur son témoignage. Une version que l'intéressée n'a jamais confirmée. Une infirmière, Jacqueline G., qui intervenait au domicile de la famille Bolle a livré deux informations au père de Grégory lors d’une conversation téléphonique qu’il a enregistrée en 2007 et que les gendarmes ont retranscrite en 2016.

Selon ce document, elle confie avoir assisté à la "rouste " prise par Murielle Bolle de la part de sa famille, en particulier de "sa mère et de sa soeur". "Je suis un peu intervenue parce que c’est vrai qu’ils y allaient avec un peu tout ce qui leur tombait sous la main.", explique l'infirmière.

Autre révélation posthume de Jacqueline G. : elle aurait recueilli des aveux de Murielle Bolle sur la tombe de sa mère. Au début 1988, sur la tombe de sa mère, l'infirmière aurait essayé de la questionner sur la mort de Grégory : "Et je dis, 'heu, t’as pas pris le car ce soir-là Murielle, hein ?' Alors elle s’est mise à pleurer. Elle me dit : 'non ! Mais Bernard, Bernard, Bernard !' Ben, je dis : 'oui ! Mais pourquoi tu t’es rétractée ?' Ce à quoi elle aurait répondu : "j’ai reçu des roustes." L'infirmière aurait tenté de lui faire avouer les faits : "Je lui dis : 'oui, j’ai vu, mais bon, c’est trop grave !' " Une technique peu concluante, qui aurait braqué l'adolescente : "De toute manière, je ne peux plus dire, c’est fini."

À l'époque, le juge Simon a interrogé à quatre reprises Jacqueline G., sans jamais que la scène du cimetière ne soit évoquée. Décédée en 2014, l'infirmière qui pourrait bien être la clé de cette affaire ne peut plus revenir sur ses propos..
http://www.programme-tv.net/news/soci ... infirmiere-de-la-famille/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/08/2017 16:59  Mis à jour: 05/08/2017 16:59
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 Affaire Grégory Villemin : Murielle Bolle remise en liberté contrôlée , l'enquête se poursuit...
Murielle Bolle a été placée sous contrôle judiciaire loin de la vallée de la Vologne. Comme les époux Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory, mis en examen eux aussi, elle n'a pas le droit de communiquer avec le clan.

À l'air libre... mais pas pour autant totalement libérée du soupçon. Murielle Bolle a été autorisée, vendredi après-midi, à quitter la prison de Dijon où elle se trouvait depuis son incarcération, il y a plus d'un mois, le 29 juin dernier. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon, qui dans un premier temps avait choisi de la maintenir en détention, a accepté la nouvelle demande déposée par ses avocats, Mes Christophe Ballorin et Jean-Paul Teissonnière. Ce dernier a exprimé son « soulagement », craignant des risques de suicide.

Elle sera accueillie dans un village de la Nièvre


Mais Murielle Bolle, témoin central dans l'affaire Grégory, reste mise en examen pour « enlèvement suivi de mort » de l'enfant. Raison pour laquelle, à 48 ans, elle va vivre pour la première fois loin des Vosges. Presque une deuxième existence pour elle. Une solution a été trouvée pour cela. L'ex-maire d'un petit village de la Nièvre a accepté de l'accueillir. Elle aura l'interdiction de quitter le département sans autorisation expresse de la justice. Elle devra, en outre, pointer deux fois par semaine à la gendarmerie locale. Murielle Bolle ne pourra rencontrer ni les protagonistes de l'affaire ni les journalistes, mais elle est autorisée à fréquenter son compagnon et ses enfants. Pour les magistrats, une telle décision vise avant tout à l'extraire du huis clos familial dans laquelle elle a toujours évolué. Et, donc, de la préserver de possibles pressions.

D'autres auditions à venir

Quels que soient les pistes et les suspects (ils furent nombreux au cours de près de trente-trois ans de mystère), les enquêteurs en reviennent toujours à la même implacable conclusion : la clé se trouve dans cette vallée de la Vologne. Et le secret est connu de certains membres de la famille. Ceux-ci n'ont donc pas intérêt à ce que la parole se libère. D'autres auditions sont vraisemblablement à venir.

Si complot familial il y a, Murielle Bolle n'est, en tout cas, qu'un rouage. Elle, conteste toute implication. Âgée de 15 ans en octobre 1984, lorsque Grégory est jeté dans la rivière, elle indique avoir assisté à l'enlèvement, imputé à son beau-frère, Bernard Laroche. Aveux qu'elle rétracte dans des conditions que l'enquête s'attache encore à éclaircir.

En plus de Murielle Bolle, deux autres membres de la famille sont poursuivis depuis que l'enquête a été relancée en juin. Avec eux, on se rapproche du crime, du moins si l'on suit la logique des gendarmes. Le grand-oncle et la grand-tante de Grégory, Marcel et Jacqueline Jacob, sont mis en examen pour « enlèvement avec séquestration suivi de mort ». Ils pourraient être au nombre des corbeaux qui importunaient les parents de Grégory, les Villemin. Les époux Jacob ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Comme Murielle Bolle, ils contestent toute implication. Là encore, la justice a convenu que leur incarcération n'était pas nécessaire à la poursuite des investigations. Mais la chambre de l'instruction a pris grand soin d'éviter qu'ils ne puissent entrer en relation avec leurs proches. Eux aussi vivent à l'écart de la Vologne.

http://www.leparisien.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/08/2017 16:47  Mis à jour: 04/08/2017 16:47
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 Affaire Grégory Villemin : Murielle Bolle remise en liberté .
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon a examiné ce vendredi la demande de libération de Murielle Bolle, témoin-clé de l'affaire Grégory. Elle a été remise en liberté sous contrôle judiciaire.

Murielle Bolle, 48 ans, a retrouvé la liberté : la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon a décidé ce vendredi de sa remise en liberté sous contrôle judiciaire.

La demande de ce témoin clé de l’affaire Grégory en 1984, était examinée ce vendredi. La quadragénaire était arrivée dans a matinée à la cour d'appel de Dijon dans un monospace Volkswagen noir aux vitres teintées, rapporte Le Bien Public.

Ses avocats, et maître Moser, avocat de Christine et Jean-Marie Villemin, les parents de Grégory, étaient eux aussi sur place.

Pour les avocats de Muriel Bolle, "tous les clignotants" étaient "au vert pour une libération".

http://www.ledauphine.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/08/2017 09:48  Mis à jour: 02/08/2017 09:48
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 A quelques jours de l'examen de la remise en liberté de Murielle Bolle, témoin clé dans l'affaire Grégory, le parquet général de Dijon s'oppose à sa libération.
Le parquet général de Dijon s'oppose à la demande de remise en liberté de Murielle Bolle, témoin clé de l'affaire Grégory aujourd'hui écroué. La demande sera examinée vendredi par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon.

"J'ai pris des réquisitions écrites pour m'opposer à la demande de remise en liberté, essentiellement pour les nécessités de l'enquête et l'efficacité des actes à venir", dans la mesure où Mme Bolle "a fait l'objet de pressions", a déclaré à l'AFP le procureur général Jean-Jacques Bosc.

Murielle Bolle, 48 ans, a été mise en examen fin juin pour enlèvement suivi de mort et placée en détention provisoire.

La justice se penche notamment sur la rétractation éclair il y a plus de 32 ans de Mme Bolle, alors adolescente, après un témoignage incriminant son beau-frère Bernard Laroche pour le rapt de Grégory, 4 ans, retrouvé mort dans la Vologne le 16 octobre 1984.
Le témoignage de son cousin

Si les enquêteurs considéraient déjà comme "établi" que Murielle Bolle avait été "malmenée" par sa famille, le témoignage récent d'un de ses cousins assure que le revirement dont elle a fait preuve serait dû à un véritable "lynchage" le soir du 5 novembre 1984. Le cousin ajoute avoir reçu ce soir-là ses confidences: elle lui aurait avoué avoir bel et bien assisté à l'enlèvement. Mais Mme Bolle campe depuis sur sa dernière version, expliquant que le témoignage précédent avait été fait sous la contrainte des gendarmes.

Murielle Bolle a maintenu cette version vendredi dernier lors d'une confrontation avec ce fameux cousin, répétant qu'elle n'était pas dans la voiture de Bernard Laroche et n'a subi aucune violence de la part de sa famille. Ses avocats, qui estiment que ce face à face "s'est très bien déroulé pour Murielle Bolle" et a mis à mal le témoignage du cousin, vont plaider vendredi sa remise en liberté sous contrôle judiciaire, en mettant en avant une solution d'hébergement "extra-familiale".

https://www.francebleu.fr/infos/faits- ... murielle-bolle-1501604882
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 31/07/2017 19:47  Mis à jour: 31/07/2017 19:47
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 Affaire Grégory Villemin : Le compagnon de Murielle Bolle évoque les violences subies par sa femme…
Ce sont des déclarations inattendues, qui interviennent alors que l'affaire Grégory semble -une nouvelle fois- s'enliser. Selon nos informations, le compagnon de Murielle Bolle, mise en examen pour "enlèvement suivi de mort", a été auditionné le 18 juillet par la présidente de la chambre de l'instruction de Dijon. Soit dix jours avant la confrontation entre la quadragénaire et son cousin, au cours de laquelle chacun a campé sur ses positions.

La magistrate souhaitait interroger Yannick J., un fromager en couple avec la suspecte depuis 18 ans, sur sa connaissance d'éventuelles violences familiales subies par sa compagne. Deux versions s'affrontent: pour l'accusation, qui s'appuie notamment sur le témoignage du cousin de Murielle Bolle, cette dernière a retiré ses aveux incriminant son beau-frère Bernard Laroche du rapt de l'enfant après avoir été victime d'un "lynchage" le soir du 5 novembre 1984. L'intéressée, elle, nie en bloc. Et maintient ne rien savoir du crime.

"Je ne le sais pas par Murielle"

Devant la juge d'instruction, Yannick J. a d'abord assuré que l'affaire Grégory n'était pas un sujet de discussion au sein du couple. "Au début, j'essayais d'en parler avec elle mais elle ne voulait pas en parler. C'est sûr, elle ne m'a pas fait de confidences, évacue-t-il, convaincu de l'innocence de sa compagne. Elle ne m'a rien dit de ce qui s'est passé chez elle au moment des faits. Je suis tombé des nues en apprenant qu'elle se serait faite frappée."

Une explication qui ne convainc pas la magistrate. Et pour cause, elle dispose d'une botte secrète, d'un renseignement recueilli par les gendarmes au cours de l'enquête: une confidence que Yannick J. aurait livré à des proches et qui tendrait à prouver qu'il a eu connaissance de pressions infligées à sa compagne. Après l'avoir confronté à cet élément, la juge insiste :

- "Donc, vous savez que Murielle Bolle a été frappée?

- Oui, mais je ne le sais pas par Murielle. J'en ai entendu parler, ça devait être à l'époque, au moment des faits. Peu de temps après ce qui est arrivé à ce pauvre gamin. Moi j'y pense à ce pauvre gamin."

Un témoignage sujet à caution


L'homme ne se souvient plus comment, ni par qui, il a appris l'existence de la soirée mouvementée chez les Bolle. Une chose est certaine: ce n'est pas par la récente médiatisation de l'affaire. "A l'époque, j'en avais eu l'écho [des violences]", répond-il laconiquement, après avoir été relancé une nouvelle fois par la juge d'instruction. Ces déclarations, vagues, sont prises avec précaution par la justice. Mais venant d'un intime de Murielle Bolle, elles interpellent et sont jugées intéressantes.

Pour les avocats de la quadragénaire au contraire, l'audition de Yannick J. n'apporte aucun élément nouveau. "Il faut rester extrêmement prudent. Il ne fait pas du tout allusion à des violences dont il aurait eu connaissance de façon directe ou par madame Bolle. C'est du 'on-dit' qui relève de la non-information", critique maître Christophe Ballorin, regrettant les "questions orientées" de la juge.

Dans cette énigme criminelle, marquée par l'inexistence de preuves matérielles, la justice et les enquêteurs ne peuvent composer qu'avec des témoignages humains, par nature fragiles. Outre le témoignage du cousin de Murielle Bolle, qualifié de "mythomane" par la défense, ils disposent de l'audition sous X d'une ancienne voisine des Bolle à Granges-sur-Vologne (Vosges). Entendue début juillet, elle a raconté avoir entendu des cris et du bruit le soir du 5 novembre 1984. Sans toutefois avoir assisté physiquement à une scène de violences.

http://www.lexpress.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 29/07/2017 13:54  Mis à jour: 29/07/2017 13:54
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 Affaire Grégory Villemin : L'appel à l'aide du procureur en quête de "tout renseignement"…


9 juil 10:43Charlotte Anglade http://www.lci.fr/

Depuis trente-trois ans, quelqu’un sait mais ne parle pas. Vendredi à Dijon, Murielle Bolle, qui détient désormais le lourd statut de suspect numéro 1 dans l’affaire Grégory, était attendue pour un face à face crucial avec son cousin. Malgré une confrontation de trois heures dans le bureau des juges, chacun a campé sur ses positions. Murielle Bolle allant même jusqu’à affirmer qu’elle ne connaissait pas l’homme qu’elle avait en face de lui. Face à cette nouvelle impasse, les autorités judiciaires n'espèrent qu'une chose : que d'autres langues se délient enfin. "Je ne lance pas forcément un appel... mais si une personne a des déclarations à faire ou tout renseignement qu'elle pense utile, qu'elle se manifeste", a déclaré le procureur général près de la Cour d'appel de Dijon, Jean-Marc Bosc.

Le 2 novembre 1984, Murielle Bolle, alors âgée de 15 ans, avait accusé son beau-frère, Bernard Laroche, d'avoir enlevé le petit Grégory. Elle s’était rétractée quelques jours plus tard, laissant l’affaire sans coupable. Ce n’est que récemment qu'une déclaration de son cousin a relancé l’enquête. Il a affirmé que la jeune fille avait été rouée de coups par sa famille et forcée à revenir sur son témoignage. Des faits que nie en bloc celle qui est aujourd'hui mère de famille. La rencontre des deux protagonistes vendredi constituait l'un des épisodes les plus attendus depuis la relance de l'affaire le mois dernier.

En vidéo
Qui est Murielle Bolle, personnage central de l’affaire Grégory?




Aujourd’hui âgée de 48 ans, Murielle Bolle a de nouveau rendez-vous avec la justice le 4 août pour réclamer une nouvelle fois sa remise en liberté.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/07/2017 18:32  Mis à jour: 28/07/2017 18:32
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 Affaire Grégory Villemin : MURIELLE BOLLE CONFRONTÉE À SON COUSIN 32 ANS APRÈS, "LES DEUX DISCOURS NE CONCORDENT PAS" . C’EST L’IMPASSE ( VIDÉO)


Murielle Bolle s'est retrouvée ce vendredi face à un membre de sa famille dont le témoignage a été déterminant dans sa récente incarcération. A l'occasion d'un "échange tendu", selon l'avocat de l’intéressée, "chacun est resté sur ses positions", a indiqué le procureur.

Des discours que tout oppose. Murielle Bolle et l'un de ses cousins, dont le témoignage a été déterminant dans son incarcération et sa mise en examen fin juin, ont confronté ce vendredi au palais de justice de Dijon leur version du déroulé de la soirée du 5 novembre 1984, un tournant de l'affaire Grégory. Selon le procureur, "chacun des protagonistes" est resté "sur ses positions".

"Les deux discours ne concordent pas (...) l'échange a été tendu", a pour sa part affirmé l'avocat de Murielle Bolle, Me Jean-Paul Teissonnière, à l'issue de la confrontation. Et de préciser : "Ce qui était important était la vérification des propos du cousin. Au-delà de la question de sa bonne foi ou de sa mauvaise foi, qui n'est pas une question qui nous intéresse directement, il y a des contradictions dans les dates notamment."

"Non, je n'ai pas été frappée"

Pour rappel, ce cousin aurait livré "un témoignage très précis" aux gendarmes en révélant notamment que la jeune femme, qui avait 15 ans à l'époque, aurait ce soir là été molestée dans sa propre famille afin d'obtenir d'elle des rétractations après qu'elle a accusé Bernard Laroche. Mais selon Me Jean-Paul Teissonnière qui estime que "les déclarations du cousin sont dans une impasse" à l'issue de cette confrontation, "il est impossible que les faits qu'il décrit se soient produits le 5 ou le 6 (novembre 1984) avant la rétractation."

"Non, je n'ai pas été frappée", avait rétorqué de son côté Murielle Bolle lors de sa garde à vue, fin juin, dans les Vosges, selon des extraits des procès-verbaux publiés par le quotidien Libération. Une position qu'elle a donc à nouveau tenue ce vendredi.

Cette dernière a été mise en examen le 29 juin pour "enlèvement suivi de mort" et placée en détention provisoire par la présidente de la chambre de l'instruction, qui instruit le dossier. Ses avocats ont déposé une demande de remise en liberté, qui sera examinée le 4 août par la chambre de l'instruction.

http://www.lci.fr/justice/affaire-gre ... ncordent-pas-2059907.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/07/2017 10:57  Mis à jour: 28/07/2017 10:57
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 VIDEO. Qui sont les personnages clés de l'affaire Grégory ?
Nouvel épisode dans ce dossier vieux de trente-deux ans : Murielle Bolle est confrontée vendredi à son cousin, qui remet en cause ses déclarations aux enquêteurs. L'occasion pour franceinfo d'expliquer le rôle des principaux protagonistes de cette affaire et leurs liens familiaux.


Qui sont les personnages clés de l’affaire Grégory ?
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/07/2017 16:23  Mis à jour: 27/07/2017 16:23
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 Affaire Grégory Villemin: Le cousin de Murielle Bolle: "Elle a pris énormément de gifles".Il décrit une scène d'une violence insoutenable…
Le Monde publie ce jeudi des extraits de l'audition du cousin de Murielle Bolle devant les enquêteurs. Il décrit une scène d'une violence insoutenable, en 1984, pour qu'elle retire ses aveux.

Ses déclarations ont fait basculer l'enquête, 33 ans après les faits. Il redonne espoir aux enquêteurs de pouvoir élucider -enfin- le meurtre du petit Grégory Villemin en 1984 dans les Vosges. Mais comme tout témoignage humain, dans une affaire sans preuve scientifique, il est fragile. Lors de son audition par les gendarmes, le 17 juin dernier, Patrick F., le cousin de Murielle Bolle, a livré un récit glaçant d'une scène à laquelle il affirme avoir assisté le soir du 5 novembre 1984. Celle qui, prétend-il, a poussé sa cousine à revenir sur ses aveux incriminant son beau-frère Bernard Laroche du rapt de l'enfant.



"Elle a pris énormément de gifles par les membres de sa famille", raconte cet homme, âgé de 21 ans à l'époque des faits, selon des extraits de son interrogatoire révélés ce jeudi par Le Monde. Il décrit encore "un lynchage" et "une scène insoutenable". Murielle Bolle, alors adolescente, aurait été tenue pour responsable de la mise en examen le matin même de Bernard Laroche, pour l'avoir accusé d'avoir enlevé le petit Grégory sous ses yeux. Parmi les membres présents à cette "punition" figurent son père Lucien, sa mère Jeanine et sa soeur Marie-Ange, mariée au suspect.

"La personne qui l'a le plus secouée était Marie-Ange qui lui criait: 'Tu as envoyé ton beau-frère en prison'", assure le cousin de Murielle Bolle aux enquêteurs.

"Elle m'a dit qu'elle n'avait pas menti"

Selon Patrick F., qui prétend avoir assisté à toute la scène, sa cousine aurait été insultée par son père de "pute, salope, saleté de rouquine". Elle aurait ensuite été expulsée hors de la maison pour le dîner pendant que l'un des avocats de la famille préparait une conférence de presse, pour le lendemain, pour qu'elle revienne sur ses aveux. Et accuse les gendarmes de lui avoir soutiré de fausses déclarations, en usant de méthodes musclées.

"A ce moment-là, ma tante Jeanine a préparé un casse-croûte et me l'a donné en douce pour que j'aille lui apporter", relate Patrick F. Dehors, Murielle Bolle aurait livré des confidences capitales. "C'est-là qu'elle m'a pris la main et qu'elle m'a dit qu'elle n'avait pas menti, que Bernard avait bien pris le gamin sur le tas de sable." Selon son cousin, Murielle Bolle dit avoir vu Bernard Laroche remettre le petit Grégory "à deux personnes". Ces individus pourraient être les meurtriers.

Pour Murielle Bolle, son cousin ment

Deux jours après cette réunion de famille, Murielle Bolle convoque les médias, revient sur ses aveux et blanchit son beau-frère. Elle ne reviendra plus jamais sur cette version en 30 ans, même lors de sa garde à vue le 28 juin dernier, se retranchant parfois derrière des problèmes de mémoire. Pour Murielle Bolle, le témoignage de son cousin relève du "mensonge".

Patrick F., lui, affirme avoir spontanément contacté la gendarmerie pour "soulager" sa conscience, lui qui est gravement malade. Il est aujourd'hui âgé de 54 ans, Murielle Bolle de 48. Ce vendredi, les deux cousins vont faire l'objet d'une confrontation devant la juge d'instruction pour tenter de déterminer qui dit la vérité. Un rendez-vous décisif qui pourrait permettre à la justice de progresser, enfin, vers le chemin de la vérité.

http://www.lexpress.fr/actualite/soci ... -pris-enormement-de-gifle
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/07/2017 11:02  Mis à jour: 24/07/2017 11:02
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 Re : Affaire Grégory Villemin. La date de sortie du livre du juge Lambert avancée...
Le polar du premier juge d'instruction dans l'enquête sur le meurtre de Grégory Villemin sortira en août, au lieu d'octobre, comme initialement prévu.

Le livre de Jean-Michel Lambert, le premier juge d'instruction dans l'affaire Grégory qui s'est donné la mort, sera publié plus tôt. Initialement prévue pour le 12 octobre, la sortie de ce roman a été avancée au 24 août par la maison d'édition De Borée, rapporte le Journal du Dimanche.

Jean-Michel Lambert, dont les obsèques ont été célébrées jeudi au Mans, avait terminé les dernières pages de ce roman, un polar intitulé Témoins à charge, quelques semaines avant de se suicider le 11 juillet dernier. Le corps du magistrat à la retraite avait été découvert un sac plastique sur la tête. Avant de se donner la mort, le magistrat à la retraite avait adressé cinq lettres à ses proches pour expliquer son geste. Une sixième portait sur les modalité de ses obsèques.

"J’ai décidé de me donner la mort car je sais que je n’aurai plus la force désormais de me battre dans la dernière épreuve qui m’attendrait", a écrit l'ancien juge, en dénonçant "la machine à broyer", dans un courrier adressé au rédacteur en chef de l'Est Républicain, Christophe Gobin.
Un héros qui meurt dans les mêmes circonstances

Des éléments troublants à la lecture des épreuves du livre de Jean-Michel Lambert. Dans son ouvrage, l'ancien magistrat mettait en scène un personnage qui se donnait la mort en se nouant un sac autour de la tête avant d'avoir envoyé des lettres à ses proches. Le héros "n’a pas supporté d’être jeté en pâture à tous les esprits médiocres qui auraient continué de répandre et alimenter les soupçons les plus ignobles", a écrit dans ses pages l'ex-juge.

Ce suicide intervient alors que l'affaire Grégory est relancé ces dernières semaines avec la mise en examen de trois personnes et dessinant un scénario impliquant plusieurs personnes qui a débouché sur la mort du petit garçon le 16 octobre 1984. A l'époque, Jean-Michel Lambert avait été le premier à instruire le dossier. Le jeune juge avait été vivement critiqué et ses errements dans la conduite de l'instruction avait été mise en cause. Il était alors surnommé "le petit juge".

"Avec l’Affaire du petit Grégory, il s’est brûlé les ailes. Son sourire permanent cachait manifestement des blessures plus profondes qu’on ne peut l’imaginer", confiait son ancien éditeur.

Image redimensionnée


http://www.bfmtv.com/police-justice/l ... bert-avancee-1222621.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/07/2017 14:07  Mis à jour: 20/07/2017 14:07
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 Affaire Grégory Villemin: Le juge Lambert, qui s’est donné la mort le 11 juin dernier, a envoyé une lettre au journal l’Est républicain dans laquelle il justifie sa volonté de mettre fin à ses jours.( Vidéo)
Il a été le premier magistrat chargé d’instruire l’affaire Grégory. Le juge Lambert, qui s’est donné la mort le 11 juin dernier, a envoyé une lettre au journal l’Est républicain dans laquelle il justifie sa volonté de mettre fin à ses jours. L’ancien magistrat s’est donné la mort quelques semaines seulement après un nouveau rebondissement qui a fait resurgir l’une des plus grandes affaires criminelles non élucidées du XXème siècle.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/07/2017 12:38  Mis à jour: 18/07/2017 12:38
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 Affaire Grégory Villemin: «Les avocats ont manipulé les journalistes»....
Laurence Lacour, qui était journaliste au moment de la mort du petit Grégory, a pointé la responsabilité des avocats dans «l'ambiance délétère» qui régnait à l'époque.

«J'en veux aux avocats, je les tiens vraiment pour responsables de l'ambiance délétère» qui entourait l'affaire, a déclaré à l'AFP l'ancienne reporter d'Europe 1 à Autun (Saône-et-Loire), en marge d'une conférence aux «rendez-vous de juillet», festival de journalisme organisé par les revues XXI et 6Mois. Les avocats «nous ont obligés à prendre parti», ont «manipulé les journalistes» et ont fait du dossier une «histoire politique», a ajouté la journaliste, qui avait publié en 1993 «Le Bûcher des innocents», un livre dans lequel elle se montrait également très critique face aux débordements médiatiques.

«Pour la presse, c'était un peu la fin d'une époque où ce qui comptait, c'était la bonne histoire. On ne s'encombrait pas tellement de vérification, de pertinence ou de respect dû à la douleur des gens», a commenté Mme Lacour lors de sa conférence. Aujourd'hui «la presse est un peu schizophrène, parce que je sais qu'elle dit souvent grand bien de mon livre, qui effectivement dénonce les dérives médiatiques, mais elle le dit dans le corps d'émissions durant lesquelles elle fait exactement la même chose», a-t-elle critiqué.

«Destabilisée» par la mort du juge Lambert


La nouvelle, mardi, de la mort de Jean-Michel Lambert, premier juge chargé en 1984 d'instruire l'affaire Grégory, «m'a beaucoup déstabilisée», a également dit Mme Lacour, ajoutant avoir hésité à maintenir son intervention de vendredi à Autun. Le probable suicide du magistrat a conduit les avocats du dossier, de leur côté, à appeler à la prudence dans la suite de l'enquête, en dénonçant «la tension» qui règne toujours dans cette affaire très médiatisée ou encore «un climat absolument épouvantable».

L'affaire Grégory a été relancée il y a un mois avec la mise en examen de Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory, soupçonnés d'avoir séquestré puis tué le petit garçon, et laissés libres sous étroit contrôle judiciaire. Murielle Bolle, témoin clé âgée de 15 ans en 1984 et désormais suspectée d'enlèvement, a été mise en examen à son tour fin juin, puis écrouée.

(L'essentiel/AFP)
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Posté le: 15/07/2017 14:51  Mis à jour: 15/07/2017 15:00
 Sofie Muylle
Bonjour,
Le meurtrier présumé de Sofie Muylle a été auditionné ce matin

Le Roumain de 23 ans soupçonné d'avoir tué Sofie Muylle à Knokke a été ramené en Belgique et présenté à un juge d'instruction ce matin. Identifié grâce à sa veste bleue, l'homme a toujours nié le meurtre.

http://www.rtl.be/info/video/635341.aspx?CategoryID=4759

*********************************
Grand merci , visiteur,
Bonne fin de journée
Cordialement,
colette


******************************
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/07/2017 14:45  Mis à jour: 15/07/2017 14:45
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 Affaire Grégory Villemin/ l'autopsie du juge Jean-Michel Lambert confirme le suicide par asphyxie . ( Vidéo)..
Selon le Parisien, les résultats de l’autopsie du juge Lambert confirment qu’il s’est suicidé.

Affaire Grégory : le juge Lambert s'est donné... par leparisien

ean-Michel Lambert, le premier juge chargé en 1984 d'instruire l'affaire Grégory, s’est bien suicidé. C’est ce qu’a confirmé ce jeudi l’autopsie pratiquée par les médecins légistes dans le cadre de l’information judiciaire ouverte mercredi soir pour rechercher les causes de la mort de l’ex-magistrat révélée par Le Parisien.

Selon nos informations, son décès remonte à quelques heures avant la découverte du corps de l’ex-juge (au moins six heures), mardi soir, dans son appartement du Mans (Sarthe). L’autopsie confirme ainsi le témoignage de son épouse qui avait joint son mari dans la journée de mardi.

http://www.leparisien.fr/faits-divers ... de-13-07-2017-7132560.php
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/07/2017 13:20  Mis à jour: 13/07/2017 13:20
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 Affaire Grégory Villemin : "Il faut changer l'esprit de la justice à la française" - L'Édito de Christophe Barbier.( Vidéo)
Alors que l'affaire Grégory a montré les carences de la justice dès les débuts de l'enquête, le monde judiciaire français n'a toujours pas été réformé.

L'affaire Grégory a fait trois morts, l'enfant d'abord, Bernard Laroche ensuite et aujourd'hui le juge Lambert, détruit à petit feu par cette affaire, la première de sa carrière qui a sans doute mis un terme à ses illusions de jeune juge.

Si l'on n'a toujours pas trouvé les coupables du premier meurtre, on sait les responsables des deux autres: une enquête bâclée a poussé Jean-Marie Villemin vers une vengeance aveugle tandis que la surmédiatisation de l'affaire a eu raison du juge Lambert.

Pourtant, depuis le début de l'affaire, la justice n'a pas été réformée. Moyens trop limités pour enquêter, solitude du juge d'instruction... D'autres affaire ont pourtant fait preuve des mêmes carences et des mêmes souhaits de réforme sans que rien ne change.


"Il faut changer l'esprit de la justice à la... par LEXPRESS

http://www.lexpress.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/07/2017 18:08  Mis à jour: 12/07/2017 18:08
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 Affaire Grégory Villemin : les époux Villemin "ont droit à la vérité", défend leur avocate ( Vidéo)
Après la mort du juge Lambert, l'avocate des parents du petit Grégory défend le droit à la vérité réclamée par les époux Villemin, malgré ce nouveau drame dans le dossier.
Date de publication : 12/07/2017



Affaire Grégory : les époux Villemin "ont droit... par rtl-fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/07/2017 15:18  Mis à jour: 12/07/2017 15:18
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 Affaire Grégory Villemin: ce que le juge Simon reprochait à son prédécesseur Lambert dans ses carnets secrets. ( Vidéos)


Carences», «fautes», «désordre intellectuel» et même «niaiserie»... Dans des écrits personnels, remis à la justice par des proches en 2016, le juge Simon, qui a repris l'affaire de zéro en 1987, porte un regard sévère sur le travail du jeune magistrat.

Dans ses carnets intimes, annexés à la nouvelle procédure Grégory, Maurice Simon, ancien président de la chambre de l'instruction (à l'époque «chambre d'accusation») de Dijon, n'épargne pas son collègue Jean-Michel Lambert. À la suite de péripéties procédurales, M. Simon est chargé en 1987 de reprendre, de zéro, les investigations conduites à l'origine par M. Lambert après la découverte du corps de Grégory Villemin, 4 ans, le 16 octobre 1984. Selon nos informations, ses carnets, qui n'avaient pas vocation à être divulgués et n'ont pas de valeur probante au sens strict, ont été remis par «des membres de la famille Simon», courant 2016, à l'actuelle présidente de la chambre de l'instruction, Claire Barbier, qui dirige l'actuelle information judiciaire. Les gendarmes, qui ont produit de leur côté un gigantesque travail de synthèse, ne les ont pas utilisés.

Le juge Lambert, retrouvé mort mardi soir à son domicile du Mans, n'est pas au centre des préoccupations de son successeur dans le dossier Grégory. Loin de là. Mais celui-ci porte un regard sévère sur le travail du jeune magistrat, dont le dernier acte significatif fut d'inculper et de placer en détention Christine Villemin, la mère de la victime. Or, M. Simon acquiert très rapidement la conviction que le coupable (ou l'un des coupables) est Bernard Laroche, inculpé en novembre 1984, libéré début février 1985 et assassiné fin mars par Jean-Marie Villemin, père de Grégory. Dès le mois d'avril 1988, Maurice Simon écrit: «La thèse Laroche à laquelle j'ai toujours cru».

En date du 14 septembre, il note: «On reste confondu devant les carences, les irrégularités, les fautes, les dissimulations de preuves ou le désordre intellectuel et peut-être simplement matériel du juge Lambert, je suis en présence de l'erreur judiciaire dans toute son horreur, celle qui peut conduire un innocent ou une innocente à la plus épouvantable condamnation. L'erreur judiciaire, cela existe. Je le sais maintenant».
«Manque total de maîtrise dans la conduite de l'enquête et de l'instruction»

Plus tard, le 10 mars 1989, accompagné de sa fidèle greffière Édith, le président Simon auditionne Jean-Michel Lambert: il «nous exaspère par sa niaiserie et ses dérobades», lâche-t-il. Voilà tout ce qui concerne Jean-Michel Lambert dans les écrits dont dispose la justice. Mais d'autres documents, officiels cette fois et connus de longue date , ne sont pas tendres non plus à l'égard de ses méthodes. Le 15 mai 2002, la cour d'appel de Versailles a condamné l'Etat pour faute. Les avocats de la famille Bolle - dont Marie-Ange, veuve de Bernard Laroche, et sa jeune sœur Murielle - Me Gérard Welzer et Jean-Paul Teissonnière, ont obtenu un total de 63 266,34€ de dommages et intérêts (dont 30 489,80€ pour Marie-Ange Laroche et 15 244,90€ pour Murielle Bolle).

L'arrêt de la cour, bien qu'il se garde de porter un jugement sur le fond, relève que «la médiatisation extrême de cette affaire dont les [Bolle] font la preuve (…), à laquelle ont participé avec plus ou moins de complaisance involontaire le magistrat instructeur et les enquêteurs (…) est révélatrice d'un manque total de maîtrise dans la conduite de l'enquête et de l'instruction». Selon les conseillers versaillais, cette folie médiatique est l'une des causes de l'assassinat de Bernard Laroche. Ils notent par ailleurs que «sans nier la liberté du juge d'instruction d'apprécier l'utilité et l'opportunité des mesures d'instruction nécessaires (…) force est de constater que l'insuffisance de recherches en définitive élémentaires a entravé l'éclosion de la vérité». Ils fustigent encore une «absence totale de rigueur que la complexité prétendue de l'affaire ne suffit pas à expliquer».



http://www.lefigaro.fr/actualite-fran ... s-ses-carnets-secrets.php
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/07/2017 11:49  Mis à jour: 12/07/2017 11:55
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 Ca se passait avant que le juge Lambert soit retrouvé mort. Des extraits des carnets secrets du juge Simon dévoilés … "C’est une bombe atomique", d’après Rizet ( Vidéo)


C'est un document exclusif que s'est procuré BFMTV. Les carnets personnels du juge Maurice Simon. Le magistrat avait repris de zéro l'affaire sur la mort du garçonnet en 1987, après l'éloignement du juge Lambert.

"Grégory est de plus en plus dans mon cœur et je veux savoir qui a eu la sauvagerie de le tuer". Cette phrase a été écrite par le juge Simon, dans ses carnets secrets. L’homme démontre, dès 1987, son attachement viscéral à la résolution de l’enquête sur le meurtre de cet enfant de quatre ans retrouvé dans la Vologne le 16 octobre 1984.

"Ces carnets, on a été les chercher et je peux vous assurer que c’est un bombe atomique", a déclaré ce mardi Dominique Rizet, consultant police-justice à BFMTV.

"Le juge Simon est le premier à évoquer la piste d’une équipe. C’est-à-dire un ravisseur, un kidnappeur. Pour lui, ce ravisseur, c’est Bernard Laroche qui va remettre Grégory le 16 octobre 1984 à une ou plusieurs autres personnes qui pourraient être Marcel Jacob, le grand-oncle mis en examen et son épouse Jacqueline Jacob, qui serait elle l’auteure de lettres anonymes", a-t-il expliqué.

Des carnets évoqués dans la lettre adressée lundi par Marie-Ange Laroche à Emmanuel Macron. Pour le juge Simon, deux questions ont rapidement émergé à l'époque. Celle du rôle de Christine Villemin, la mère de Grégory et celle du témoignage de Murielle Bolle qui accuse son beau-frère Bernard Laroche, avant de se rétracter. Questionnement que le juge traduit dans ses carnets.

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Jean-Michel Lambert, ancien juge de l'affaire Grégory, retrouvé mort

"Nous allons tourner autour de deux problèmes : Christine Villemin a-t-elle oui ou non posté (…) la fameuse lettre de revendication du crime ? La petite Murielle Bolle a-t-elle oui ou non négligé le car de ramassage (…) pour partir avec Laroche ?"

Le magistrat reprend l’affaire après l’instruction menée par celui qui était alors surnommé "le petit juge" Lambert, très critiqué par la presse pour sa mauvaise maîtrise de la procédure, provoquant l’annulation de nombreuses pièces du dossier.
Maurice Simon, carnet
Des notes rajoutées au dossier il y a un an

Maurice Simon, bien plus expérimenté, n’en sera pas moins "surpris par cette affaire hors norme", s’inscrivant dans un contexte "rarement vu de pression médiatique extrême."

"Le poids de l’opinion est écrasant. Moi, je poursuis ma route, c’est tout", écrira-t-il le 19 avril 1988. Il ne manquera toutefois pas de s’indigner du travail de son prédécesseur, Jean-Michel Lambert, quelques mois plus tard. "On reste confondu devant les carences, les irrégularités, les fautes (…) ou le désordre intellectuel du juge Lambert. Je suis en présence de l’erreur judiciaire dans toute son horreur", écrira-t-il même après les accusations et les pressions contre Christine Villemin.

Mais en janvier 1990, l'instruction va brutalement s’interrompre quand le juge Simon est victime d'un infarctus. Ses notes, qui n’ont été rajoutées au dossier qu’il y un an, sont désormais un éclairage essentiel sur l’enquête sur la mort du petit Grégory.

http://www.bfmtv.com/police-justice/a ... mon-devoiles-1214360.html

Carnets secrets du juge Simon: "C’est une bombe atomique", d’après Rizet

"Ces carnets, on a été les chercher et je peux vous assurer que c’est un bombe atomique", a déclaré ce mardi Dominique Rizet, consultant police-justice à BFMTV. BFMTV s’est en effet procuré les notes personnelles du juge Maurice Simon qui avait en 1987 repris de zéro l'affaire sur la mort du petit Grégory, retrouvé dans la Vologne en 1987, après les errances de l'enquête du juge Lambert.

Mise en ligne le 11/07/2017

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/07/2017 11:09  Mis à jour: 12/07/2017 11:09
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 Affaire Grégory Villemin: se serait donné la mort ce mardi soir à son domicile dans la Sarthe???
Le juge Lambert, un temps chargé de l'instruction dans la mort du petit Grégory, se serait donné la mort ce mardi soir à son domicile dans la Sarthe.

Le juge Jean-Michel Lambert, un temps chargé du dossier de la mort du petit Grégory, a été retrouvé mort ce mardi soir à son domicile près du Mans (Sarthe), rapporte Le Parisien. Il avait 65 ans.

Il se serait suicidé en s'asphyxiant avec un sac plastique.
Son corps a été retrouvé dans son bureau avec le sac plastique noué sur la tête à l’aide d’un foulard.

La police a été appelée par les pompiers peu après 19 heures ce mardi soir. C'est la femme du juge, sans nouvelles de lui depuis plusieurs jours, qui avait donné l'alerte, selon BFMTV.

Le corps été découvert par une voisine. D'après les premières constatations, aucune trace d’effraction ou de lutte n’a été relevée dans son appartement.


La police judiciaire d’Angers a été saisie et le parquet du Mans a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de la mort. Le procureur de la République du Mans était sur place en fin de journée.

Dans la soirée la rue où se trouvait l’appartement du juge était barrée par la police qui en interdisait l’accès.

Perturbé par les carnets du juge Simon

Dans un portrait signé Libération en 2014, on apprenait que le juge Lambert avait "pensé au suicide". "J’avais repéré l’endroit où ça se passerait. Je savais à quelle rampe de l’escalier du tribunal j’accrocherais la corde", disait-il.

Selon les premiers éléments, il aurait été très marqué par les révélations du carnet intime du juge Simon, dont des extraits ont été publiés ce mardi par BFMTV. "On reste confondu devant les carences, les irrégularités, les fautes (…) ou le désordre intellectuel du juge Lambert. Je suis en présence de l’erreur judiciaire dans toute son horreur", écrivait le juge Simon.

Premier juge sur l'affaire

À 32 ans, le juge Lambert a été le premier juge d'instruction de l'affaire Grégory, du 17 octobre 1984 au 11 septembre 1986. Alors seul juge d’instruction à Epinal (Vosges), il s’agissait de son premier poste. Dessaisi au profit du juge Simon, le juge Lambert, alors surnommé "le petit juge" avait été très critiqué à l'époque sur sa gestion de l'affaire.

Propulsé sous les projecteurs, il avait longtemps été désigné comme l’un des responsables du fiasco judiciaire de l’une des énigmes criminelles les plus marquantes en France, avant de retomber dans l’anonymat des prétoires et de se consacrer à l’écriture.

Le magistrat avait surpris en multipliant les confidences à la presse dès les premiers jours de l’enquête. Il avait notamment révélé aux journalistes l’identité et la teneur des accusations portées par la jeune Murielle Bolle, 15 ans, qui venait de désigner au juge son beau-frère, Bernard Laroche, comme le ravisseur de Grégory.

Le 5 novembre 1984, quelques jours après la découverte du corps du petit Grégory pieds et poings liés dans la Vologne,le juge Jean-Michel Lambert avait inculpé d'assassinat Bernard Laroche, cousin de Jean-Marie Villemin, avant de le relâcher. Le père de Grégory avait alors assassiné son cousin d'une balle dans la tête.

Il avait travaillé à Bourg-en-Bresse par la suite
En 2014, à la retraite, Jean-Michel Lambert était revenu sur l'affaire Grégory pour Le Figaro, regrettant de n'avoir pas eu le temps de rendre un non-lieu. "C'était une tragédie dans la tragédie. Bernard Laroche a été victime de la pire des injustices", disait-il alors.

Jean-Michel Lambert avait par ailleurs fait inculper Christine Villemin, la mère du petit Grégory, depuis blanchie par la justice.

De 1988 à 2003, il avait été juge d'instance à Bourg-en-Bresse (Ain) puis jusqu'en 2014 vice-président du tribunal de grande-instance du Mans (Sarthe).

L'avocat des époux Villemin "catastrophé"

L’avocat des époux Villemin, Me Thierry Moser, s'est dit "catastrophé" en apprenant la morte de l’ex-juge Jean-Michel Lambert.


"Je suis catastrophé, c’est infiniment triste. Je garderai de lui le souvenir d’un homme qui a été confronté à un dossier difficile, qu’il n’a pas su maîtriser et qui a été pris dans un vertige irrépressible. Quelles que soient les causes de ce qui semble être un suicide, je n’ai aucune animosité envers lui. Je critique les conclusions qu’il a tirées de son instruction mais je ne critiquerai jamais l’homme", a déclaré Me Moser.

L’avocat de la famille Laroche, Me Gérard Welzer, s’est pour sa part refusé à tout commentaire.

Me Jean-Paul Teissonnière, l’avocat de Murielle Bolle, témoin-clé de l’affaire, s’est pour sa part dit "consterné" par le décès de l’ancien juge, qu’il comptait "faire citer comme témoin". Sa disparition "va au moins compliquer, et peut-être rendre impossible la recherche de la vérité".

http://www.ledauphine.com/france-mond ... uge-lambert-s-est-suicide





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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 10/07/2017 10:32  Mis à jour: 10/07/2017 10:40
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 Affaire Grégory Villemin : Le cousin de Muriel Bolle “en avait lourd sur la conscience”, il a pris un avocat ...
C'est ce qu'indique son avocat à L'Est républicain, dimanche. Le témoignage du cousin a fait basculer l'enquête. Le cousin germain de Murielle Bolle, témoin clé de l'affaire Grégory en 1984 aujourd'hui écrouée, a pris un avocat.

Après l'annonce d'une confrontation avec Murielle Bolle, son cousin germain a fait appel à un avocat parisien, Me Tymoczko. « Il a eu envie de dévoiler ce secret ». Après l'annonce d'une confrontation …

"Murielle Bolle n'a jamais pu se reconstruire", selon le maire Guy Martinache
Me Jean-Christophe Tymoczko, est l'avocat parisien du cousin germain de Murielle Bolle. Maître Tymoczko est l'avocat parisien du cousin germain …

Le cousin de Murielle Bolle a affirmé qu'elle avait été maltraitée par sa famille afin qu'elle revienne sur son témoignage qui accusait son beau-frère en 1984, Bernard Laroche, d'avoir enlevé Grégory Villemin. Une confrontation va donc finalement être organisée le 28 juillet a annoncé son avocat vendredi.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/07/2017 12:10  Mis à jour: 08/07/2017 12:10
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 Affaire Grégory Villemin : les zones d'ombre de la soirée du 5 novembre 1984.
Après avoir incriminé Bernard Laroche pour l'enlèvement du petit Grégory, Murielle Bolle a-t-elle été violentée dans sa famille avant de se rétracter Trente-deux ans plus tard, le déroulé et les témoins de la soirée du 5 novembre 1984, centrale dans l'enquête, font débat.

Murielle Bolle, cette femme de 48 ans, mise en examen pour enlèvement suivi de mort, qui a entamé jeudi une grève de la faim en prison pour "dire son innocence", n'avait que 15 ans à l'époque. Le point sur les éléments, anciens et nouveaux, que l'accusation fait valoir et que la défense conteste tout en réclamant la libération de la suspecte: ses avocats déposeront lundi une nouvelle demande de remise en liberté.

Ce qui figurait déjà dans le dossier

Après une première version jugée non convaincante par les enquêteurs, l'adolescente avait dit aux gendarmes qu'elle était dans la voiture de son beau-frère Bernard Laroche, passé prendre Grégory le 16 octobre 1984, jour de sa mort, avant de le déposer, pensait-elle, chez des amis des Villemin.

Le 5 novembre, Murielle Bolle réitère ces déclarations devant le juge Jean-Michel Lambert, qui inculpe Bernard Laroche. Mais le lendemain, après une nuit en famille, elle revient accompagnée de sa mère pour se rétracter, affirmant avoir parlé sous la menace des enquêteurs.

Dans son arrêt de 1993 innocentant Christine Villemin, la cour d'appel de Dijon considérait comme "établi" que Murielle Bolle avait été "malmenée" ce soir-là, "secouée" notamment par sa soeur, Marie-Ange, femme de Bernard Laroche - libéré en 1985, puis tué par le père de Grégory. Des témoins de la scène avaient fait état de pleurs et d'une "crise de nerfs".

Convaincue que l'adolescente avait dit la vérité aux gendarmes, la justice estimait cependant "impossible" de l'inculper en l'état, écartant toute "intention criminelle" quand bien même elle aurait "facilité" l'enlèvement en accompagnant son beau-frère.

De nouveaux témoignages...


Présenté désormais par l'accusation comme un témoin capital, un cousin de Murielle Bolle affirme avoir assisté à la soirée du 5 novembre 1984 chez les Bolle. Il y aurait vu la jeune fille frappée et insultée par ses proches, selon son audition dévoilée par Le Figaro.

Cet homme de 54 ans précise qu'il avait porté un repas "en douce" à l'adolescente quand elle fut jetée dehors. Elle lui aurait alors confié avoir dit la vérité aux gendarmes.

Ce témoin, qui n'avait jamais été entendu jusqu'à présent, s'est manifesté après avoir appris par les médias l'arrestation, à la mi-juin, de Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory, soupçonnés d'être les fameux "corbeaux" de l'affaire et mis en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort.

L'accusation s'appuie aussi sur d'autres éléments récents, dont un enregistrement d'une conversation entre l'infirmière de la mère de Murielle Bolle et Jean-Marie Villemin, qui conforterait aussi la thèse des violences familiales ayant conduit à la volte-face.

... balayés par la défense

Un des avocats de Murielle Bolle, Me Christophe Ballorin, qualifie le cousin de "mythomane" et ses déclarations de "tissu d'inepties", affirmant avoir "des éléments objectifs" pour le prouver.

La défense conteste formellement qu'un avocat, décédé depuis, ait pu prendre part à la soirée familiale de 1984, comme ce nouveau témoin l'affirme.


Me Gérard Welzer, défenseur historique de la famille Laroche, travaillait avec cet avocat à l'époque et confirme que Me Paul Prompt n'était arrivé dans les Vosges que le 8 novembre, lui-même ayant rencontré Bernard Laroche le 6, au lendemain de son incarcération. La veuve du conseil a dit la même chose au Figaro.

Mais la défense va plus loin : Murielle Bolle n'aurait pas passé la nuit chez ses parents ce soir-là, mais chez une tante, et sa rétractation tiendrait davantage à une prise de conscience des conséquences de ses déclarations que de pressions familiales.

Me Welzer considère en revanche qu'il y a bien eu "dérapage" des gendarmes lors de la garde à vue de l'adolescente, en l'absence d'avocat selon la législation de l'époque.

http://www.midilibre.fr/2017/07/07/af ... soiree-du-5-novembre-1984,1534007.php
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/07/2017 11:04  Mis à jour: 07/07/2017 11:04
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 Affaire Grégory Villemin:Elle n’était qu’une gamine torturée par sa famille ! "Murielle Bolle craint pour la vie de ses enfants... Autrement, elle parlerait"
Cela peut paraître curieux. Pourtant, des témoignages nouveaux tombent au fil des jours dans la vallée de la Vologne. Non pas que certains aient souffert d’amnésie durant près de 33 ans, mais peut-être qu’un premier témoignage a été le starter pour que des langues osent se délier.

On l’a vu avec la déclaration d’une ancienne voisine de la famille Bolle qui affirme avoir tout entendu de la correction qu’auraient infligée, à Murielle Bolle le soir du 5 novembre 1984, des membres de la famille à Laveline-devant-Bruyères (notre édition d’avant-hier). Une femme qui n’a pas été auditionnée par les enquêteurs durant ces trois décennies. Jusque-là, elle n’avait jamais rien révélé, « parce qu’on ne m’a jamais rien demandé », avoue-t-elle.

Tous ceux qui « balancent » aujourd’hui tiennent mordicus à rester anonymes. « Parce que nous avons peur des représailles. La famille a une réputation d’austérité », avance une femme de 58 ans, habitante d’un village voisin. La quinquagénaire était la maman d’un enfant de quatre ans lorsque Grégory Villemin a été retrouvé mort dans la Vologne, pieds et mains liés, le 16 octobre 1984 à Docelles.

« On voudrait juste la vérité. C’est vrai que des années ont passé. Tout ce qui est dévoilé aujourd’hui, c’est ce qui n’a pas été fait au départ. Murielle Bolle n’était qu’une enfant. Elle a été embarquée là-dedans. C’est le lendemain qu’elle a reconnu le gamin sur les photos du journal. De Docelles à Granges, c’est ce qu’on a toujours entendu dire. Tout le monde connaissait cette famille. On faisait nos courses à Bruyères, comme eux. Les anciens, surtout, savaient beaucoup de choses. Ils sont partis en nous laissant en héritage certains éléments sur l’affaire Grégory », assure celle qui a grandi dans un village proche de Laveline-devant-Bruyères. « Murielle s’était confiée à la tante Louisette. Elle lui avait bien dit qu’elle était dans la voiture de Bernard Laroche. Ils sont allés chercher Grégory. Cette tante n’était pas si folle comme certains l’ont laissé entendre. Mes parents la connaissaient bien. En revanche, je ne pense pas que Bernard Laroche ait pu tuer le petit Grégory. Il l’a remis à des personnes », poursuit avec conviction la Vosgienne avant de faire un portrait de Murielle Bolle à l’époque des faits. « Elle était au collège avec des gamines de mon village. Elle était considérée comme une sauvage. Elle boudait tout le temps, était toujours sur la défensive. Elle n’avait pas l’air heureuse. »

La quinquagénaire conclut avec toujours autant de certitude : « Personnellement, je pense qu’une femme proche de Murielle est toujours là pour tirer les ficelles. Cette personne est au courant de toute l’affaire. La menace contre Murielle est toujours là. Elle craint pour la vie de ses enfants. Autrement, elle parlerait. »

Laurence MUNIER http://www.estrepublicain.fr/actualit ... -autrement-elle-parlerait
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/07/2017 16:26  Mis à jour: 06/07/2017 16:26
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 Affaire Grégory Villemin: Murielle Bolle devrait parler MAINTENANT ! Il serait temps, ce n’est plus une enfant terrorisée !!! « Elle pense au suicide et entame une grève de la faim ».
Murielle Bolle, mise en examen et emprisonnée à titre conservatoire à Dijon dans le cadre du meurtre de Grégory Villemin, a entamé une grève de la faim jeudi 6 juillet 2017.
Par B.L. avec Sylvain Bouillot

Publié le 06/07/2017 à 14:21 Mis à jour le 06/07/2017 à 14:34( http://france3-regions.francetvinfo.f ... e-greve-faim-1293135.html )

Murielle Bolle est un témoin clé de l'affaire du petit Grégory retrouvé mort dans la rivière la Vologne en 1984.
Les enquêteurs veulent savoir pourquoi il y a 32 ans elle avait accusé son beau-frère Bernard Laroche d’avoir enlevé le garçonnet avant de se rétracter brusquement.

Cette femme de 48 ans, qui en avait 15 à l'époque des faits, a été mise en examen et écrouée à titre conservatoire jeudi dernier. Elle a sollicité une remise en liberté sous contrôle judiciaire. Mais, la chambre de l'instruction de Dijon a décidé de la maintenir en détention mardi 4 juillet.

"Elle reçoit des menaces de mort"
Murielle Bolle n’est pas incarcérée avec d’autres détenues de la maison d’arrêt de Dijon. Mais, "elle reçoit des menaces de mort quand elle se déplace à l’intérieur de la prison", explique maître Christophe Ballorin, l’un de ses avocats. "Elle a des pensées suicidaires", ajoute-t-il.

"J’ai reçu de nombreux messages de soutien de la part de citoyens, ainsi que celui d’une ancienne magistrate dijonnaise qui s’étonne de ce maintien en détention d’autant que Murielle Bolle était mineure au moment des faits", déclare maître Christophe Ballorin.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/07/2017 10:14  Mis à jour: 05/07/2017 10:14
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 Affaire Grégory Villemin: L'Est Républicain a rencontré celle qui était la voisine des parents de Murielle Bolle en 1985. « Le cousin dit la vérité, Murielle a bien été maltraitée par sa famille ».
La silhouette penchée dans son jardinet, la dame désherbe ses fleurs. Elle se redresse et explique qu’en 1984, « la maison qu’occupaient Jeanine et Lucien Bolle était très proche de chez moi ».

À Laveline-devant-Bruyères, ce lundi soir de novembre 1984, la voisine et son mari « ont tout entendu ». La dame soutient que ce 5 novembre, Murielle Bolle « a bien été maltraitée par sa famille. Le cousin dit la vérité ».

La Lavelinoise poursuit : « J’avais quitté mon travail à 19h. J’étais à la maison depuis peu de temps lorsqu’on a entendu des gens parler fort, des cris. Il faisait nuit, je suis allée dehors pour voir ce qui se passait. J’ai tout de suite compris que les hurlements provenaient de la maison habitée par les époux Bolle. C’était violent. Toute la famille était là. On entendait Murielle se plaindre. Pauvre gamine, c’était terrible. Je suis alors rentrée de peur qu’on me voie. Mon mari est sorti à son tour », se souvient la voisine qui poursuit : « Quelques minutes plus tard, Murielle s’est sauvée. La mère est sortie pour partir à sa recherche. »

« Murielle n’a rien à voir avec la mort de Grégory »


Le témoignage de cette voisine viendrait corroborer celui du cousin germain de Murielle Bolle. « Elle n’a jamais avoué parce qu’elle a trop peur de sa famille. La pauvre fille. Toute sa vie, elle a vécu avec ce secret. J’ai mal pour elle. C’est peut-être le moment de tout dire. Murielle n’a rien à voir dans la mort de Grégory. Elle s’est trouvée dans la voiture de son beau-frère, sans savoir vraiment ce qui s’est réellement passé. C’est pour cela qu’au départ, elle avait dit la vérité », présume la dame.

Depuis sa rétractation au matin du 6 novembre 1984, Murielle Bolle n’a jamais varié d’un iota. Pas même devant la cour d’assises de la Côte-d’Or en novembre 1993, lors du procès de Jean-Marie Villemin. Le père de Grégory s’était alors adressé à la jeune femme : « Aujourd’hui, tu as des enfants. Il faudra plus tard que tu puisses les regarder en face. Je te plains, avec un secret pareil. »

http://www.estrepublicain.fr/actualit ... maltraitee-par-sa-famille
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/07/2017 16:56  Mis à jour: 04/07/2017 16:56
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 Affaire Grégory Villemin : Murielle Bolle est maintenue en détention ! ( Vidéo)
Murielle Bole restera donc en détention provisoire. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon (Côte d’or) a suivi les réquisitions du parquet général en la maintenant en détention dans le cadre de l’enquête sur la mort du petit Grégory. Le parquet général a estimé, ce mardi matin, que ce maintien en détention provisoire pourrait éviter, notamment, que Murielle Bolle ne soit la cible de menaces et de pressions, alors que les gendarmes tentent, toujours, de lever le mystère de la Vologne.

Avocat de Murielle Bolle, Jean-Paul Teissonnière, s’était refusé à tout commentaire à l’issue de l’audience qui a duré toute la matinée. « Tout ce que je peux vous dire, c’est que le parquet a requis le maintien en détention de ma cliente. » Guère plus loquace, Thierry Moser, l’un des avocats des parents du petit Grégory avait, lui, indiqué que la défense avait proposé « un contrôle judiciaire strict » pour éviter à Murielle Bolle de rester derrière les barreaux, le temps que l’enquête se poursuive.

Cette nuit de 1984 où Murielle a été « recadrée »

Témoin clé des événements en 1984, celle que l’on surnommait alors « Bouboule » a été mise en examen, jeudi dernier, pour l’enlèvement suivi de la mort du garçonnet, découvert pieds et poings liés dans la Vologne. A l’époque des faits, elle avait d’abord accusé son beau-frère, Bernard Laroche, d’avoir kidnappé l’enfant avant de se rétracter. Les enquêteurs ont acquis la conviction que la jeune fille de l’époque -elle avait 15 ans- a subi de violentes pressions de sa famille avant de changer de version face aux enquêteurs.


Affaire Grégory: Murielle Bolle, un témoin clé... par 20Minutes

Persuadés que « plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime », les enquêteurs ont, en effet, recueilli, le 17 juin, le témoignage d’un « cousin » de Murielle Bolle. Interrogé à deux reprises depuis, ce dernier affirme que la jeune fille a subi un « recadrage en règle » de la part de sa famille afin qu’elle ne change de version face aux enquêteurs et qu’elle innocente finalement son beau-frère. « C’est toujours la même soupe indigeste qu’on ressert », a témoigné, à ce sujet avant l’audience de ce mardi, Jean-Paul Teissonnière, qualifiant ce témoignage de « ragots » et « mensonges ». Selon nos informations, les enquêteurs l’estiment, à l’inverse, « précis » et « circonstancié ».

Plus de trente ans après les faits, les gendarmes de la section de recherches de Dijon ont relancé cette enquête, à la mi-juin, en procédant à de nouvelles arrestations après avoir analysé, une nouvelle fois, tout le dossier. Dans ce cadre, Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante du petit Grégory, ont été mis en examen pour enlèvement et séquestration suivi de mort et laissés libres sous contrôle judiciaire.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/07/2017 14:33  Mis à jour: 04/07/2017 14:33
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 Affaire Grégory Villemin: le cousin de Murielle Bolle, témoin clé, parle pour la première fois.
Le témoin qui a raconté le 17 juin aux gendarmes, avoir assisté aux graves violences subies par sa cousine germaine Murielle Bolle le 5 novembre 1984, se confie en exclusivité au Parisien - Aujourd'hui en France. Il assume ses déclarations, qui ont entraîné la mise en examen de Murielle Bolle.

Son récit livré aux gendarmes le 17 juin a provoqué le dernier rebondissement de l’enquête sur l’assassinat du petit Grégory le 16 octobre 1984 dans les Vosges. Les déclarations de cet homme, qui n’avait jusqu’alors jamais été entendu, ont pesé dans la mise en examen pour « enlèvement de mineur de 15 ans suivi de mort » de Murielle Bolle, petite-cousine par alliance de Grégory Villemin. Elles accréditent le fait que Murielle Bolle a pu se rétracter au lendemain des pressions et brutalités exercées par sa famille, le soir du 5 novembre 1984, pour disculper son beau-frère Bernard Laroche qu’elle venait d’accuser.


L’auteur de ce témoignage inédit, jugé crédible par les enquêteurs, a accepté de nous parler, à condition que nous respections son anonymat. Installé en Lorraine, Philippe*, 54 ans, qui se revendique comme « un homme de parole » sans cacher un « passé de bagarreur », nous affirme avoir assisté aux violences dont aurait été victime sa cousine Murielle . Et il soutient que celle-ci lui a fait le même soir « des confidences » sur l’affaire qu’ils a rapportées aux gendarmes puis à la juge Claire Barbier en charge de l’affaire.

«Avant tout, je tiens à préciser que je ne suis pas un cousin éloigné de Murielle Bolle. Sa mère était la soeur de la mienne », indique Philippe, joint longuement au téléphone. Il est donc le cousin germain de Murielle Bolle. « Et des vacances dans les Vosges, j’en ai passé régulièrement. On allait pêcher la truite avec les cousins», précise-t-il pour souligner ces liens familiaux. Puis le quinquagénaire, marié et père de cinq enfants, insiste sur un autre point : les circonstances de son récent témoignage. «C’est moi qui ai pris contact avec la gendarmerie, j’en assume entièrement la responsabilité. Ce que j’ai déclaré ne m’a pas été volé de la bouche, pas extorqué. » Lors de cette audition, le cousin de Murielle Bolle a donné sa version de la fameuse soirée du 5 novembre 1984. Mais une question s’impose : pourquoi ne rien avoir dit pendant plus de trente ans et s’être manifesté subitement en juin ? Légèrement agacé, Philippe s’explique.

«L'arrestation des époux Jacob a tout déclenché »


« Il y a eu un élément déclencheur, c’est l’interpellation des époux Jacob, le 14 juin. Voilà le déclic. Tout s’est remis en place dans ma tête. Je me suis dit, Murielle ne peut plus mentir. Murielle qui m’avait confié une chose trente-deux ans en arrière, chose que j’ai toujours eu dans la tête », se justifie Philippe. A l’écouter, les mises en examen pour « enlèvement et séquestration suivis de mort » de Marcel et Jacqueline Jacob- grand oncle et grand tante de Grégory- l’ont donc poussé à aller se confier aux gendarmes. «Oui, j’ai vu Murielle subir des coups, et je n’en démordrai pas ! Cette scène, je l’ai vue de mes yeux vue, j’y ai assisté », insiste-t-il. Ces faits, même s’il refuse de nous le confirmer, se seraient déroulés chez les parents de Murielle Bolle, à Laveline-devant-Bruyères.



Que faisait-il ce 5 novembre 1984 dans les Vosges ? « A l’époque, quand on a appris l’incarcération de Bernard (NDLR : Bernard Laroche), on est tous monté dans les Vosges. J’étais donc présent. Je serais capable de faire un plan détaillé de la maison. Je peux vous dire que Murielle s’est fait démonter, je veux dire qu'elle a été frappée par plusieurs personnes, elle a pris une sacrée volée. Ca m’attriste encore aujourd’hui. Parfois, je me dis que j’aurais peut être pu intervenir. Mais j’avais à peine plus de 20 ans... » Philippe marque une pause puis reprend : « Après ces violences, Murielle est sortie. Elle pleurait. C’est là qu’elle m’a fait des confidences en plus sur l’affaire. Mais je ne vous en dirai pas plus, je veux protéger l’enquête ».

«Murielle est une victime»


Aujourd’hui, cet homme a pleinement conscience que son témoignage a pu influer sur le sort de sa cousine et peut être sur le cours de l’enquête. «Je n’ai pas voulu enfoncer Murielle, notez bien que je n’ai aucune haine envers les Bolle, il n’y a aucune vengeance. D’ailleurs, dans cette affaire, je pense que Murielle est une victime, c’est une gamine qui a beaucoup souffert. Moi j’ai fait ce que ma conscience m’a dicté. » Interrogé par «Paris Match» ce lundi, le père de Murielle Bolle dément avoir brutalisé sa fille.


A ceux qui mettent en doute l’authenticité de son récit ou stigmatisent sa démarche, Philippe oppose ses arguments : « Vous savez, je n’ai absolument rien à gagner dans cette histoire. Je suis gravement malade, invalide à 80 %, je n’ai peut-être plus longtemps devant moi... Si un jour je rejoins le paradis, je le rejoindrai en paix. » Philippe se dit par ailleurs prêt à soutenir sa version, les yeux dans les yeux face à Murielle Bolle. « Je vais sans doute avoir une confrontation avec elle. Je le sais», ajoute le quinquagénaire.


Questionné sur Bernard Laroche, Philippe livre son opinion sans se défiler : « Si vous me demandez si Bernard Laroche a pu tuer le petit, je vous dis non, c’est mon intime conviction. » Quant à l’enquête actuelle, Philippe estime qu’elle « est bien menée ». « Un gamin de 4 ans est mort. Qui que ce soit, celui ou ceux qui l’ont tué doivent payer », conclut-t-il.


* Le prénom a été modifié


Affaire Grégory : enfin la vérité ? par leparisien

http://www.leparisien.fr/faits-divers ... 16.php#xtor=AD-1481423553
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/07/2017 16:37  Mis à jour: 03/07/2017 16:37
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 L'heure du crime; REPLAY - Plus de 32 ans après le meurtre du petit Grégory Villemin, sommes-nous proche du dénouement de l’affaire ?
PUBLIÉ LE 03/07/2017 À 10:30
L'édito de Jacques Pradel

Plus de 32 ans après le meurtre du petit Grégory Villemin, 4 ans, retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne, en octobre 1984, l'affaire connaît de nouveaux rebondissements depuis quelques semaines…

Après ces derniers rebondissements, l'affaire va-t-elle enfin livrer tous ses secrets ? Sommes-nous proches du dénouement de l’affaire ?

C'est ce que nous allons voir dans un instant avec mes invités, la journaliste indépendante Patricia Tourancheau et le journaliste d'RTL Olivier Boy qui suit les derniers rebondissements pour notre station.

Clic pour écouter l'émission.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 01/07/2017 14:53  Mis à jour: 01/07/2017 14:53
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 Affaire Grégory Villemin: Cette nuit de 1984 où Murielle Bolle a subi un «recadrage en règle» par sa famille… Quand Murielle Bolle songeait à se jeter sous un train !
Cela faisait deux semaines qu’elle était « un peu inquiète ». Murielle Bolle a été interpellée par les gendarmes, ce mercredi, à son domicile dans le cadre de l’enquête ouverte, trente-deux ans après, pour tenter d’élucider les circonstances de la mort du petit Grégory. Mais pourquoi retient-elle autant l'attention des enquêteurs ?
Durée: 1'17''
Lien vers l'article de 20 Minutes: http://www.20minutes.fr/societe/20953 ... e-cle-affaire-interpellee


L'affaire Grégory en dix dates clés par 20Minutes

Quand Murielle Bolle songeait à se jeter sous un train…



Orange avec AFP, publié le samedi 01 juillet 2017 à 13h12
Pourquoi Murielle Bolle a-t-elle changé de version sur la responsabilité de son beau-frère Bernard Laroche dans le rapt du petite Grégory ? Selon Le Parisien, la soirée avant que l'adolescente ne se rétracte fut particulièrement tendue, l'adolescente faisant même une crise de nerfs.

Murielle Bolle, mise en examen et écrouée jeudi 29 juin pour enlèvement suivi de mort, avait affirmé en 1984, alors qu'elle avait 15 ans, avoir assisté au rapt du petit Grégory avant de se rétracter. Démêler le vrai du faux, 32 ans plus tard, est la priorité de l'accusation pour tenter de résoudre l'énigme.

Les gendarmes lui ont-il mis la pression pour dénoncer son beau-frère Bernard Laroche ? Ou bien est-ce sa famille qui l'a poussé à change sa version ?

Dans la matinée du 5 novembre 1984, la jeune fille assure que le mari de sa sœur Marie-Ange est bien venu la chercher au collège le 16 octobre 1984 avant d'enlever le petit garçon devant chez ses parents à Lépanges-sur-Vologne, dans les Vosges, puis de l'abandonner à Docelles, là où son corps sera découvert. Mais après une nuit en famille, elle change de version et accuse les gendarmes de lui avoir extorqué ce témoignage accablant. Une version qu'elle maintient encore aujourd'hui. Bernard Laroche est libéré en 1985, avant d'être tué par le père de Grégory qui le croyait coupable.

LE TÉMOIGNAGE D'UN COUSIN ÉLOIGNÉ


Mais pour l'accusation, ce serait au contraire dans sa famille qu'elle aurait "subi des pressions, voire des actes de violence de la part de son entourage", pour la faire revenir sur ses déclarations, dès le lendemain. Un nouveau témoignage en ce sens, d'un cousin éloigné, semble être la pierre angulaire de la mise en cause de Murielle Bolle.

L'idée n'est pas neuve : des témoins indiquaient depuis longtemps, dans le dossier, qu'elle aurait été "malmenée" à son retour chez elle, le 5 novembre 1984. Mais celui-ci est "très précis" et émane "de quelqu'un qui a vraiment vu ce qui s'est passé, il parle de violences physiques", assure le procureur général de Dijon, Jean-Jacques Bosc.

"Elle a toujours contesté qu'il y ait eu violences", rétorque l'avocat de Murielle Bolle, Me Jean-Paul Teissonnière, qui admet cependant qu'il ait pu y avoir "une réaction de très fort mécontentement" dans la famille.

CRISE DE NERFS


Samedi 1er juillet, Le Parisien dévoile les dessous d'une soirée familiale sous tensions. "Tout le monde pleurait, a notamment raconté une de ses sœurs, interrogée en 1991. Je sais que ma sœur (Marie-Ange, ndlr) a attrapé Murielle par le col et l'a secouée tout en lui demandant : 'Pourquoi tu as dit ça ? Pourquoi tu as dit ça ? Murielle pleurait'", rapporte le quotidien.

La jeune fille perd alors pied. "Lorsque Marie-Ange questionnait Murielle, celle-ci a fait une crise de nerfs, ajoute une autre sœur. On a appelé le médecin, qui lui a fait une piqûre". Ce qui ne suffit visiblement pas à calmer l'adolescente qui s'enfuit du domicile familiale, "songeant à se jeter sous un train", relate le journal. Après une nuit chez sa sœur et son beau-frère, elle change sa version.

Pour autant, la justice n'a toujours pas tranché. Pour le procureur général, il est encore trop tôt pour dire "quelle est la bonne version": "On recueille des éléments précis, on n'échafaude pas de scénarios, on a des témoignages laissant penser qu'elle a pu faire l'objet de pressions et de violence pour se rétracter, l'instruction s'attache à vérifier ce point-là". La qualification retenue pour sa mise en examen, "enlèvement suivi de mort", implique toutefois que Murielle Bolle ait eu une participation active, a minima en jouant le rôle d'appât pour faire monter l'enfant dans la voiture.

Dans le passé, les enquêteurs avaient déjà exploré cette piste. Mais en 1993, la cour d'appel de Dijon avait écarté une "intention criminelle". Dans l'hypothèse où elle serait bien montée en voiture avec Bernard Laroche, "il n'est pas établi qu'elle ait su, avant d'apprendre le lendemain par la lecture des journaux, la mort de Grégory Villemin, le but de l'expédition à laquelle elle avait participé", jugeait-elle alors.

https://actu.orange.fr/france/affaire- ... magic-CNT000000KvOsh.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 30/06/2017 17:38  Mis à jour: 01/07/2017 12:09
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 Affaire Grégory Villemin: Quels sont les nouveaux éléments présentés à Murielle Bolle ?
Lors de sa garde à vue, Murielle Bolle a été interrogée sur cette fameuse soirée du 5 novembre 1984, alors qu’elle venait d’accabler son beau-frère Bernard Laroche, et sur des confidences qu’elle aurait faites sur la tombe de sa mère.

Quels sont les éléments nouveaux qui ont été présentés à Murielle Bolle lors de sa garde à vue ? Premièrement, le témoignage de Jacqueline G., cette infirmière qui venait tous les jours au domicile des Bolle pour y administrer des piqûres d’insuline à Jeanine, la mère de famille qui souffrait de diabète.

Entendu en 2015, Jean-Marie Villemin, le père de Grégory, a ainsi donné à la justice l’enregistrement d’une conversation téléphonique qu’il a eue avec cette infirmière, décédée en 2014. Cette dernière avancerait qu’elle a été témoin de violences reçues par Murielle Bolle au soir du 5 novembre 1984. Le matin même, devant le juge Lambert, elle avait confirmé la version donnée aux gendarmes selon laquelle Bernard Laroche, avec son fils Sébastien, était venu la chercher en voiture au collège et qu’il avait enlevé Grégory. Dans cette même journée du 5 novembre, le beau-frère de l’ado avait été interpellé, mis en examen et écroué.

Gifles, coups de pied
Selon Jacqueline G., l’adolescente aurait reçu une correction de la part de son entourage. Gifles, coups de pied. Lors de cette scène, Sébastien, le fils de Bernard Laroche, aurait lâché : « Dis-le, Murielle, que tu étais avec papa ! » Le témoignage très récent d’un cousin éloigné aurait conforté les enquêteurs dans cette thèse de la soirée agitée. En 1991, le juge Martin avait déjà recueilli des déclarations allant dans ce sens. « Murielle pleurait et Marie-Ange s’en est pris à elle : "Pourquoi tu as dit ça ?"», avait assuré l’une des sœurs de Murielle. « Mon père a aussi dit : "De toute façon, je le savais" Murielle a fait une crise de nerfs, un médecin est venu lui faire une piqûre. » Une autre sœur de Murielle et Marie-Ange, qui a d’ailleurs été entendue à Granges-sur-Vologne mercredi matin, avait aussi déclaré à l’époque : « Ma sœur a attrapé Murielle par le col et l’a secouée. "Pourquoi tu as dit ça ?" Murielle pleurait. Elle s’est sauvée. »

Confidences

Jean-Marie Villemin aurait, quant à lui, reçu les confidences de Laurence Lacour. Cette journaliste, qui se documentait à l’époque pour écrire un livre sur l’affaire (« Le Bûcher des innocents »), a rencontré Jacqueline G. en 1993. Elle a témoigné l’an passé devant les enquêteurs de Dijon. Laurence Lacour assure que le jour anniversaire de la mort de Jeanine Bolle, elle a amené Murielle, qui pleurait sur la tombe de sa mère. L’ado lui aurait alors confié que le 16 octobre 1984, elle n’avait pas pris le car de ramassage scolaire.

Récemment entendu également, Philippe G, l’ancien mari de l’infirmière, a confirmé que sa femme, qui a reçu plus tard des menaces de mort, lui avait parlé de cette histoire de confidences au cimetière de Jussarupt.


Jacqueline G. aurait aussi confié à Laurence Lacour que le 5 novembre 1984 au soir, Murielle a reçu une raclée. Cette dérouillée, d’autres la confirment encore. Comme l’ancienne greffière du juge Simon, qui assure que Jacqueline G. a dit au magistrat que Murielle avait pris « la rouste de sa vie ».

Par ailleurs, les notes personnelles de Maurice Simon auraient été saisies. Dans ces documents confidentiels, le magistrat ferait état de conversations avec Jacqueline G., discussions informelles au cours desquelles l’infirmière avance son souhait de convaincre Murielle Bolle de dire la vérité.


E. N. et C. G. http://www.vosgesmatin.fr/


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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 30/06/2017 12:58  Mis à jour: 30/06/2017 13:00
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 Affaire Grégory Villemin : Murielle Bolle mise en examen pour enlèvement de mineur suivi de mort et placée en détention.

Murielle Bolle est arrivée à la cour d'appel... par lestrepublicain





Un cousin éloigné de Murielle Bolle dit s'être souvenu des violences subies par celle qui était alors adolescente. Après son accablant témoignage contre son beau-frère Bernard Laroche, elle se serait rétractée sous la pression "de son entourage", soutient-il. Les avocats des mis en examen ne cachent pas leur scepticisme.

L'inextricable affaire du petit Grégory va-t-elle enfin révéler ses secrets? Au vu des mises en examen et des derniers témoignages, le scénario ayant conduit à la mort du garçonnet retrouvé ligoté dans la Vologne en 1984 s'esquisse. Clé de voûte du dernier développement, le témoignage d'un cousin de Murielle Bolle recueilli par les enquêteurs le 17 juin dernier, qui donne un éclairage nouveau sur la rétractation de l'adolescente après son témoignage à charge contre Bernard Laroche, son beau-frère. L'adolescente, mise en examen jeudi, aurait subi "des pressions, voire des actes de violence de la part de son entourage" se rappelle-t-il, rapportait jeudi Jean-Jacques Bosc, procureur général de la cour d'appel de Dijon.

L'avocat de la mère de famille de 48 ans, adolescente de 15 ans au moment des faits, qui vient d'être mise en examen, pour le chef "d'enlèvement de mineur suivi de mort", ne cache pas son scepticisme.

"Il y a des aveux par l'intermédiaire de son cousin éloigné qui vient, trente-deux ans plus tard, alors qu'il ne s'était pas manifesté, qu'ayant vu BFM, qu'ayant vu la télévision tourner en boucle sur ces questions-là, il s'est souvenu que, elle lui avait dit que...", tance Jean-Paul Teissonnière, le conseil de Murielle Bolle.
Une rétractation toujours suspecte aux yeux de la justice

Pour comprendre, il faut revenir plus de trente ans en arrière sur le témoignage troublant de Murielle, alors âgée de 15 ans. Elle avait assuré, avant de se rétracter de manière spectaculaire, que le 16 octobre 1984, jour de la mort du petit Grégory Villemin, son beau-frère Bernard Laroche était venu la chercher à la sortie du collège. Le véhicule prend la direction de Lépanges-sur-Vologne où résidait le petit garçon de 4 ans. "Lorsque Bernard est revenu, il était accompagné d'un petit garçon", avait expliqué à l'époque Murielle Bolle.

Seconde étape du voyage, Docelles, où le corps devait être retrouvé quelques heures plus tard. "Bernard est descendu avec le petit (...) Une chose est sûre, Bernard est revenu seul", avait-elle témoigné. Mais dès le lendemain, l'adolescente se rétracte. "Mon beau-frère, il est innocent", clame-t-elle. On connaît la suite, Jean-Marie Villemin, le père de Grégory, tuera d'un coup de fusil son cousin Bernard Laroche.

Reste que les enquêteurs n'ont jamais cru à la sincérité de la rétractation de Murielle Bolle. En 1993, un arrêt de la cour d'appel de Dijon évoquait déjà "des pressions de ses proches" sur la jeune fille.

Le scénario du drame se met en place


En l'état actuel des choses, l'hypothèse qui se dessine est celle d'un rapt de perpétré par Bernard Laroche et Murielle Bolle, qui auraient ensuite remis l'enfant aux époux Jacob, actuellement mis en examen.

Le conseil de la veuve de Bernard Laroche n'est, sans surprise, pas de cet avis.

"Aujourd'hui, on nous dit: 'On a repris l'enquête.' C'est faux, on n'a pas repris l'enquête, on reprend une version de l'enquête et on oublie tout ce qui s'est passé au procès de Dijon en 93 devant les différents magistrats. C'est un parti pris invraisemblable", dénonce Gérard Welzer, avocat de Marie-Ange Laroche.
L'avocat a aussi regretté vendredi matin sur BFMTV, qu'aucune "confrontation" n'ait eu lieu entre Murielle et son cousin. Il redoute que toute cette affaire ne "finisse mal".

"Depuis 32 ans, je reçois des lettres anonymes de gens qui veulent témoigner. (...) On instruit contre un mort qui ne peut pas se défendre", déplore-t-il.
Selon le procureur, de nombreuses auditions sont encore prévues dans cette affaire. Pour sa part, Murielle Bolle dément toujours avoir fait l'objet des violences maintenant alléguées par ce nouveau témoignage. Au surplus, souligne Dominique Rizet, spécialiste police-justice pour BFMTV, le fait que l'adolescente a, trente ans plus tôt, accompagné son beau-frère en voiture, fait-il d'elle la complice d'un présumé rapt? Encore une question que la justice devra trancher.

David Namias avec Annabelle Rouleau, Matthias Tesson et Marion Berchet http://www.bfmtv.com/

LIRE LA CHRONOLOGIE DES FAITS ET VOIR PHOTOS


http://www.vosgesmatin.fr/actualite/2 ... ris-ce-jeudi-matin-a-6h30
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 29/06/2017 13:19  Mis à jour: 29/06/2017 13:19
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 Affaire Grégory Villemin : pourquoi Murielle Bolle va désormais se présenter à un juge ? ( Vidéo)


Murielle Bolle n'est pas ressortie libre. Témoin clé dans l'affaire Grégory, la belle-sœur de Bernard Laroche, va être déférée dans la matinée au tribunal de Dijon en vue d'une présentation à un juge d'instruction. "Ça n'est pas inutile qu'il y ait un temps chez les gendarmes, un temps chez le juge", estime Sarah-Lou Cohen, la chef du service police-justice de BFMTV, soulignant les différentes versions tenues par Murielle Bolle. A la fin de cette audition avec le magistrat, elle pourrait, soit être mise en examen, soit être placée sous le statut de témoin assisté.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/06/2017 17:53  Mis à jour: 28/06/2017 17:53
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 Re : Affaire Grégory Villemin --> Murielle Bolle : un mystérieux message laissé dans une église intrigue les enquêteurs !
Une phrase énigmatique sur le registre situé à l’entrée de l’église de Lépanges-sur-Vologne a (re)mis les gendarmes sur la piste de Murielle Bolle. L’ADN a conforté puis réduit à néant cet élément à charge. Un rebondissement surréaliste, à l’image de la démesure historique de l’affaire Grégory. Mais une nouvelle fois dans les Vosges,et en particulier dans la mystérieuse vallée de la Vologne, la montagne pourrait accoucher d’une souris.

Cela aurait pu être un incroyable rebondissement, un coup de théâtre digne d’un thriller ésotérique façon Da Vinci Code. Cela s’est déroulé fin mai. L’action se situe dans l’église de Lépanges-sur-Vologne, le village vosgien où habitaient les parents du petit Grégory lorsqu’il a été assassiné le 16 octobre 1984. Une paroissienne qui donne des cours de catéchisme ouvre la porte du lieu de culte. En attendant que les enfants arrivent, elle jette un coup d’œil sur un document situé à l’entrée.
Il s’agit d’une sorte de registre, qui se présente sous la forme d’un cahier d’écolier et ouvert aux fidèles qui peuvent écrire ce qu’ils veulent à l’intérieur. Du commentaire mystique jusqu’à des extraits de prière en passant par des observations pratiques destinées au curé de la paroisse.
La prof de catéchisme est interpellée par une inscription pas comme les autres. Elle comprend que les quelques mots griffonnés sur le registre ont un rapport avec l’affaire Grégory. Le lendemain, elle prévient l’ancien maire du village. L’ex-élu apporte le cahier aux gendarmes vosgiens qui découvrent alors l’inscription. On imagine facilement que leur rythme cardiaque a dû monter en flèche.

« C’est bien Bernard L. qui a tué Grégory, j’étais avec lui » Signé : Murielle Bolle !

Les militaires lisent, en effet, ces mots : « C’est bien Bernard L. qui a tué Grégory, j’étais avec lui ». Et c’est signé : « Murielle Bolle ». Bernard L., c’est Bernard Laroche, le premier suspect de l’assassinat de Grégory qui a été abattu le 29 mars 1985 par le père de l’enfant retrouvé mort dans la Vologne. Murielle Bolle, c’est sa belle-soeur, l’adolescente rouquine qui l’a accusé au début du mois de novembre 1984 d’avoir enlevé le petit garçon, avant de se rétracter devant les caméras de télé. Est-ce bien elle qui a rédigé ce nouvel aveu, une trentaine d’années après le crime ?
La prof de catéchisme qui a découvert cette inscription en forme de confession pense presque logiquement à un canular. Les gendarmes prennent, eux, immédiatement l’affaire au sérieux et alertent leurs homologues de la section de recherche de Dijon qui ont relancé des investigations depuis plusieurs mois sur l’affaire Grégory.
Ces derniers débarquent dans les Vosges. Ils interrogent l’ex-maire de Lépanges et la prof de catéchisme. Ils saisissent également le cahier. La présidente de la chambre de l’instruction de Dijon, Claire Barbier, qui ne laisse rien au hasard, saisit alors très rapidement le professeur Christian Doutremepuich de Bordeaux, une pointure en matière d’expertise génétique.

Ce dernier passe au crible la page du registre où figure la phrase d’aveu. Il découvre au milieu, près de la reliure, un mélange de 6 ADN. Et parmi eux… celui de Murielle Bolle, recueilli par la justice en 2009 ! Cela parait complètement dément ! Une preuve scientifique qui tendrait à démontrer qu’elle est bien l’auteur de cette étonnante confession. Les enquêteurs tiennent peut-être ici, enfin, une bombe qui pourrait changer le cours de l’affaire. Une bombe qui mérite également d’être vérifiée.

C’est pourquoi l’ADN de Murielle Bolle est prélevé une seconde fois, mercredi 14 juin, le jour même des placements en garde à vue du couple Jacob et de Ginette Villemin. Cette fois, l’expertise donne un résultat diamétralement opposé : l’ADN découvert sur la page du cahier n’est pas celui de Murielle Bolle… Incompréhensible !

Comment la génétique, souvent présentée comme la reine des preuves, a-t-elle pu se planter ? La question reste sans réponse. Autre interrogation : qui a écrit l’inscription et pourquoi ? On peut imaginer qu’il s’agit d’une mauvaise blague. Elle ne fait en tout cas pas rire les gendarmes qui pensaient avoir un élément solide sur lequel interroger Murielle Bolle en garde à vue et ils se retrouvent avec du vent. A moins que…

Christophe GOBIN et Eric NICOLAS http://www.estrepublicain.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/06/2017 13:31  Mis à jour: 01/07/2017 12:11
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 Affaire Grégory Villemin : Murielle Bolle, un témoin clé en garde à vue...
L'affaire Grégory fait un nouveau retour dans le passé : deux semaines après l'interpellation du grand-oncle et de la grand-tante, les enquêteurs ont interpellé mercredi Murielle Bolle, 48 ans, témoin clé qui avait déclaré en 1984 avoir assisté à l'enlèvement de l'enfant, avant de se rétracter.

Les gendarmes sont venus la chercher mercredi en fin de matinée à son domicile de Granges-sur-Vologne, dans les Vosges. Belle-soeur de Bernard Laroche, premier suspect, tué en 1985 par le père de l'enfant, elle a été placée en garde à vue et conduite dans des locaux de gendarmerie dans les Vosges pour être interrogée, a-t-on appris de source proche du dossier .
Murielle Bolle était âgée de 15 ans à l'époque des faits. Au cours d'une première garde à vue d'un peu moins de 24 heures, deux semaines après la découverte du corps de l'enfant dans la Vologne le 16 octobre 1984, elle avait affirmé qu'elle était en voiture avec Bernard Laroche le jour du meurtre et que celui-ci était passé chercher Grégory, âgé de 4 ans, chez ses parents. Elle avait précisé être restée dans le véhicule pendant qu'il déposait le garçon chez un ami de la famille, pensait-elle.

Des propos répétés deux jours plus tard devant le juge d'instruction, Jean-Michel Lambert, qui avait inculpé le même jour Bernard Laroche, cousin du père de Grégory, pour assassinat.

Mais Murielle Bolle s'était rétractée le lendemain, expliquant que les gendarmes l'auraient menacée d'un placement en maison de correction et d'une inculpation pour complicité, pour obtenir ses aveux. Trente-deux ans plus tard, maintiendra-t-elle cette version ou en changera-t-elle une nouvelle fois ?

- 'Corbeaux' -


Ce dossier hors norme, l'une des plus grandes énigmes de l'histoire criminelle, a rebondi le 14 juin avec l'interpellation du grand-oncle et de la grand-tante de Grégory, Marcel et Jacqueline Jacob, jamais inquiétés jusqu'alors.

Mis en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort, écroués puis libérés sous contrôle judiciaire, les deux septuagénaires résident depuis dans des endroits séparés, tenus secrets, et restent au c?ur des soupçons.

Avec les époux Jacob, qui étaient proches de Bernard Laroche, les enquêteurs pensent avoir mis la main sur les "corbeaux" de l'affaire grâce à une nouvelle expertise graphologique attribuant à Jacqueline Jacob un courrier de 1983.

Mais ils vont plus loin en faisant un lien - l'utilisation récurrente du terme "le chef", employé par Marcel Jacob lors d'une dispute avec Jean-Marie Villemin - avec la lettre anonyme qui avait revendiqué l'assassinat, postée avant la découverte du corps. Et donc avec le crime lui-même.

Les avocats du couple, Mes Giuranna et Lagardette, crient à l'absence de preuves et ont déjà annoncé un recours en nullité de la mise en examen.

- 'Acte collectif' -


En ré-interrogeant Murielle Bolle, dont l'ADN a été prélevé une nouvelle fois il y a deux semaines, les enquêteurs tentent de reconstituer ce que l'accusation considère comme un "acte collectif".

"Vous avez le corbeau, vous avez les guetteurs, vous avez celui qui enlève l'enfant, vous avez celui qui va tuer l'enfant. Je pense que ceci va se confirmer dans les semaines et les mois à venir", estimait la semaine dernière Me Thierry Moser, avocat des parents de Grégory.

L'affaire a notamment été relancée grâce au logiciel d'analyse criminelle Anacrim, conçu et utilisé par la gendarmerie pour résoudre les "cold cases". Il a permis de repasser au peigne fin les 12.000 pièces du dossier et de pointer de nouvelles incohérences.

Les enquêteurs avaient aussi placé en garde à vue, le 14 juin, une belle-s?ur du père de Grégory, Ginette Villemin, remise en liberté le lendemain. Les grands-parents paternels de l'enfant ont eux été entendus comme témoins, à leur domicile dans les Vosges.

L'affaire n'en est pas à son premier rebondissement : en juillet 1985, après la mort de Bernard Laroche, le juge Lambert avait opéré un spectaculaire revirement en portant ses soupçons vers la mère de Grégory, Christine Villemin, finalement innocentée en 1993.

© 2017 AFP.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/06/2017 18:42  Mis à jour: 26/06/2017 18:42
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 Affaire Grégory Villemin: Murielle Bolle, la témoin clé qui reste bien silencieuse...
Recluse dans sa maison de Granges-sur-Vologne, la belle-sœur de Bernard Laroche, Murielle Bolle, devait être entendue mercredi pas les enquêteurs. L’audition a été reportée. Depuis le crime, il y a trente-deux ans, elle n’a jamais été interrogée sur les époux Jacob

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Murielle Bolle à gauche de la photo, sort du tribunal il y a 30 ans. (Sipa)


Dans le pays, elle était et sera toujours "la Murielle". Une enfant de la vallée vosgienne de la Vologne, cadette d'une famille pauvre de dix enfants, vedette d'un fait divers tragique qui défraie la chronique depuis plus de trente ans, l'affaire Grégory. Sera-t-elle, dans les jours qui viennent, celle par qui la vérité sur la mort du petit Grégory jaillira enfin? En novembre 1984, avant qu'elle ne se rétracte, Murielle Bolle avait impliqué son beau-frère Bernard Laroche dans le rapt du petit garçon, le 16 octobre 1984.

Murielle Bolle n'a jamais été interrogée sur les époux Jacob

C'était au temps où les enquêteurs appliquaient l'équation "un corbeau = un tueur". Ils ont désormais la certitude que "plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime". Avec en ligne de mire le "clan Laroche", parmi lesquels les époux Jacob, négligés dans les premiers mois d'investigation. Or Murielle Bolle n'a jamais été interrogée sur Marcel et Jacqueline…

Depuis dix jours, la gamine rousse de 1984 vit de nouveau comme un animal traqué. Photographes et cameramans campent devant sa maison aux volets marron de Granges-sur-Vologne. Cette mère de famille qui a refait sa vie avec un employé d'une fromagerie sait qu'elle n'est pas seulement dans le viseur de la presse. Mercredi dernier déjà, veille de son 48e anniversaire, elle a reçu la visite des gendarmes de Bruyères. Ils n'étaient pas venus pour l'arrêter, comme le couple Jacob dans le village voisin d'Aumontzey, mais simplement pour effectuer un prélèvement ADN : le sien aurait été perdu ou se serait dégradé.

Murielle Bolle s'était rétractée en 1984 après avoir accusé Bernard Laroche
"Cela s'est passé très gentiment", rapporte son avocat parisien, Me Jean-Paul Teissonnière, qui lui a rendu visite ce mardi pour la "rassurer", lui dire que cette fois – contrairement à ses auditions de 1984 – "son avocat sera présent". La décision de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon de ne pas maintenir en détention Marcel et Jacqueline Jacob, mis en examen la semaine dernière pour "enlèvement et séquestration suivis de mort", a semble-t-il modifié les plans de l'accusation, qui avait bel et bien prévu l'audition de Murielle Bolle, ce mercredi 21 juin.

"Ils forment une famille recomposée. Elle a deux enfants. Lui en a trois, je crois. Un seul vit encore avec eux. Des gens simples. Ils ne demandent rien à personne. Personne ne leur demande rien", résume un voisin compatissant. A part des petits boulots, aucun employeur à Granges-sur-Vologne, où elle s'est installée après avoir grandi dans une cité ouvrière du village de Laveline puis vécu un temps dans un HLM à Bruyères, ne lui a connu d'emploi fixe. "Qui voulait d'elle?", argumente son avocat. Qui aurait embauché la "petite rousse" qui a dénoncé son beau-frère? "La ­Murielle, c'est juste une pauvre gamine qui va traîner cette histoire toute sa vie", souffle un voisin. Murielle avait 15 ans quand le petit Grégory – le neveu de sa sœur aînée, Marie-Ange, mariée à Bernard Laroche, ce cousin des Villemin très proche de Marcel Jacob – est retrouvé, pieds et poignets entravés, flottant dans la Vologne. C'est un détail dans les témoignages divergents de ­Murielle et Bernard – qui de la collégienne rouquine ou de l'ouvrier moustachu est arrivé le premier chez la tante Louisette à Aumontzey ce terrible 16 octobre 1984 vers 17h30? – qui conduira les gendarmes à réentendre la jeune Bolle en novembre 1984.

Mais quand faut-il croire ­Murielle?
Lorsqu'elle raconte être revenue comme d'habitude en autocar, sa première version? Ou quand elle dit avoir accompagné Bernard Laroche dans sa Peugeot 305 jusqu'à Lépanges pour enlever le petit ­Grégory, le récit qu'elle réitérera par trois fois devant les gendarmes puis le juge Lambert avant de se rétracter et de revenir à la première version? Accusations de pressions opérées par les gendarmes sur une adolescente fragile d'un côté, soupçons de remise au pas musclée par la famille de l'autre. Dans ce naufrage judiciaire que constitue l'affaire Grégory, la justice n'a cessé de varier dans l'interprétation à donner à ce témoignage capital. La cour d'appel de Nancy explique par son "psychisme fragile" ses revirements et croit Murielle qui dédouane Laroche, quand celle de Dijon considère au contraire que Murielle, "d'une intelligence moyenne mais normale", "a bien assisté à l'enlèvement de Grégory Villemin" mais exclut "toute intention criminelle"…

Elle a parlé pour la dernière fois en 1993


C'est en décembre 1993 que Murielle Bolle a parlé pour la dernière fois : "J'étais dans le car, j'ai accusé Bernard ­Laroche devant les gendarmes parce que j'avais peur"… Mitraillée de questions lors du procès de Jean-Marie Villemin pour l'assassinat de Bernard Laroche, la jeune femme, il est vrai bien "corsetée" par ses proches, n'a jamais cillé. Pas même quand le père de Grégory s'est tourné vers elle : "Tu as deux enfants. Je sais que tu aimes les enfants… Il faudra plus tard que tu puisses regarder tes enfants en face. Je te plains, avec un secret pareil." "Murielle a été manipulée pour accuser un innocent", martèle Me Teissonnière. "Accusations qui ont conduit à l'assassinat de cet innocent, c'est insupportable. Va-t-on redémarrer une garde à vue interrompue il y a trente-deux ans?"
Les gendarmes qui ont repris l'enquête[aujourd'hui sont persuadés qu'elle n'a pas tout dit. "Murielle fournit des déclarations fluctuantes avec des informations imprécises et variables", peut-on lire dans la synthèse 2017 de la gendarmerie. Selon Le Figaro de samedi, qui révèle cette synthèse, la jeune fille aurait pu jouer un rôle plus actif dans la disparition du petit garçon.

Dans l'attente de sa prochaine audition, "elle est inquiète", reconnaît Me Teissonnière, à qui elle a cependant "semblé équilibrée, capable de répondre aux questions qui lui seront posées malgré les mauvais souvenirs". "Je suis convaincu que, confrontée à des éléments nouveaux et si sa conscience morale la tarabuste un peu, elle a peut-être des choses à nous dire", veut croire Me Thierry Moser, l'avocat des époux Villemin.

Stéphane Joahny : http://www.lejdd.fr/societe/faits-div ... -bien-silencieuse-3371600
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/06/2017 16:18  Mis à jour: 26/06/2017 16:18
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 Affaire Grégory Villemin: l’ombre du doute sur les expertises…
Le Figaro a eu accès aux détails de l’expertise graphologique identifiant la grande-tante de Grégory Villemin comme l’un des "corbeaux".

Le quotidien français Le Figaro a publié, hier, des extraits de l’expertise en écriture réalisée sur les lettres des corbeaux de l’affaire Grégory. La semaine passée, le procureur général de Dijon avait pointé la certitude qu’on les enquêteurs d’avoir identifié en Jacqueline Jacob, née Thuriot, grande-tante de la jeune victime et mise en examen pour enlèvement et séquestration suivis de mort, l’auteur de plusieurs lettres haineuses à la famille Villemin.

Selon ces documents, la certitude absolue de voir Jacqueline Jacob dans ce rôle n’est pas acquise. Ce qui constitue un coup porté à l’accusation. Les recherches ont été menées par une experte en écritures agréée par la Cour de cassation et la Cour pénale internationale, ce qui situe son degré de crédibilité. Pendant neuf mois, elle a étudié 21 lettres versées au dossier criminel et écrites entre mars 1983 et décembre 1993.

Trois des lettres reçues en mars, le 27 avril et le 17 mai 1983, adressées aux grands-parents paternels du petit Grégory ont été particulièrement étudiées : ce sont celles sur lesquelles se base l’accusation. L’experte estime que "l’hypothèse" que la première lettre "soit de la main de Jacqueline Thuriot peut être soutenue (elle pourrait avoir écrit la lettre)". Pour la seconde, "elle a vraisemblablement écrit la lettre". Pour la troisième, l’hypothèse "ne peut être ni soutenue, ni écartée". En bref : la certitude mathématique n’est pas acquise.

Quant à la quatrième lettre étudiée, la plus connue, celle qui a été postée le jour de la mort de Grégory Villemin ("J’espère que tu mourras de chagrin, le chef. Ce n’est pas ton argent qui pourra te redonner ton fils. Voilà ma vengeance, pauvre con"), il est acquis que Jacqueline Jacob ne l’a pas rédigée et on ne sait pas qui l’a fait.

Le Figaro, qui écrit avoir eu accès à la synthèse de 591 pages de l’enquête de gendarmerie, estime qu’il s’agit là d’un "faisceau de déductions". L’enquête considère que le "lien très étroit" entre Marcel Jacob et le couple Michel-Ginette Villemin (le frère décédé de Jean-Marie Villemin, papa de Grégory, et sa veuve) est "la clé de voûte de la manipulation qui a permis le passage à l’acte de Bernard Laroche dans l’enlèvement de Grégory, sans qu’il ait connaissance de l’issue fatale qui lui était réservé".

Les gendarmes ont acquis la certitude que le couple Jacob est au centre d’une conspiration familiale qui a mené à l’assassinat de Grégory, le 16 octobre 1984.

À l’origine, la détestation de Marcel Jacob envers la famille Villemin. Et la capacité de ce dernier, selon les déductions des gendarmes, à manipuler des membres du présumé complot. Il pourrait avoir fait chanter Bernard Laroche et Jacqueline Jacob sur base d’affaires privées telles que des coucheries. Sans en apporter la preuve.

La conclusion des enquêteurs est la suivante : "Le 16 octobre 1984, Marcel et Jacqueline Jacob ont pu assouvir leur haine pour les Villemin en mettant à exécution l’assassinat du petit Grégory".

L’enquête est toujours en cours. Des documents ont été saisis lors des perquisitions et pourraient apporter des éléments nouveaux au dossier. Par ailleurs, une nouvelle audition de Murielle Bolle, qui avait avoué à quatre reprises avoir été dans la voiture de son cousin Bernard Laroche en compagnie d’un enfant (Grégory), le jour des faits, avant de se rétracter. Trente-trois ans plus tard, la gendarmerie dispose encore d’une fenêtre de 25 heures de garde à vue pour l’interroger.

L’enquête sur l’affaire Grégory n’a pas livré tous ses secrets. Et peut encore tout à fait s’écrouler, tant les éléments recueillis par les gendarmes semblent manquer de preuves irréfutables.

Julien Balboni, http://www.lalibre.be/
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Posté le: 26/06/2017 11:18  Mis à jour: 26/06/2017 18:36
 Gregory Villemin : replay du 13H15 de France2
Bonjour,

Le 13H15 de France2

https://www.youtube.com/watch?v=Xo8U-ZSjrpM

**************************************************

Grand merci, visiteur,

Je rends la vidéo visible sur le site.
Colette


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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/06/2017 14:43  Mis à jour: 24/06/2017 14:43
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 Affaire Grégory Villemin: un dossier basé sur un faisceau de déductions.
En l'absence d'aveux et surtout de preuves irréfutables, les enquêteurs n'ont pu se baser que sur un faisceau de déductions, qu'ils considèrent fortes, pour relancer l'affaire.

Pas de preuves et pas d'aveux. La relance de l'affaire Grégory s'appuie essentiellement sur un faisceau de déductions, même si elles sont nombreuses et poussées, explique ce samedi Le Figaro, qui a eu accès aux 591 pages de la synthèse des gendarmes.

C'est cette synthèse qui a abouti à la mise en examen des époux Marcel et Jacqueline Jacob, respectivement 72 et 73 ans et qui étaient donc âgés de 39 et 40 ans lors de la mort du petit Grégory en octobre 1984. Marcel est le frère de Monique Villemin, la grand-mère de l'enfant assassiné.

Les nouvelles expertises en écriture ont permis aux enquêteurs d'acquérir la conviction que Jacqueline Jacob était l'auteur d'au moins trois lettres envoyées par le ou les corbeaux. Il ne s'agit cependant pas de preuves irréfutables. D'autant plus que la lettre de revendication du meurtre - désignée Q4 - n'a pu être attribué à personne selon l'expertise.

Pas d'avis "péremptoire"

"Q1 et Q2 présentent de nombreuses similitudes et surtout aucune différence significative dans leurs caractéristiques graphiques avec celles de la main de Jacquelin Thuriot [...] En Q3 nous avons aussi relevé des similitudes pour les six mots écrits en lettres capitales et peu de différences", écrit l'experte dans son rapport, relève Le Figaro.

Mais elle dit également: "EN Q1 et Q3, les écrits en lettres capitales sont peu nombreux et très déguisés en Q1. Cela a limité notre étude comparative et ne nous permet pas d'émettre un avis péremptoire".

La synthèse insiste également sur la personnalité du couple Jacob, et notamment Marcel, qui aurait en horreur le couple Villemin, contrairement à ce qu'il affirme. Pour les gendarmes, leur "lien très étroit" avec le couple formé par Michel (l'oncle de Grégory, mort en 2010) et Ginette Villemin, serait "la clé de voûte de la manipulation qui a permis le passage à l'acte de Bernard Laroche (abattu par le père de Grégory en 1985) dans l'enlèvement de Grégory, sans qu'il ait connaissance de l'issue fatale qui lui était réservée".

Témoignage d'un amant
Le quotidien a constaté que le couple Michel-Ginette est décrit comme "jaloux" du reste de sa famille, en particulier celle des parents de Grégory. À propos de Ginette Villemin, dépeinte comme "désobligeante et sournoise", ils écrivent qu'elle "possède une grande capacité à échafauder des situations pas forcément réelles pour semer la discorde". Elle a cependant été relâchée sans charge après sa garde à vue.

Un témoignage renforce également aux yeux des enquêteurs l'implication des époux Jacob. Un amant de Jacqueline a raconté qu'elle s'était sentie contrainte de rester avec Marcel, à l'époque de leur histoire passagère en 1990. "Révéler sa participation voire l'instigation du crime serait peut-être un bon moyen pour (la) retenir" selon Marcel, écrivent-ils. Mais, là-encore, il ne s'agit que de déductions.

http://www.lexpress.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 22/06/2017 14:44  Mis à jour: 22/06/2017 14:45
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 Re : Affaire Grégory Villemin. La clé de l'énigme dans un PV du 16 octobre 1984?
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© photo news.

Après la remise en liberté des époux Jacob (sous contrôle judiciaire), les investigations se poursuivent dans le cadre de l'enquête sur le meurtre du petit Grégory le 16 octobre 1984. Pour rappel, Marcel Jacob et Jacqueline Thuriot restent mis en examen pour enlèvement et séquestration suivis de mort. Des chefs d'inculpation extrêmement lourds "qui ne reposent sur rien", selon leurs avocats. "En ce qui concerne Marcel Jacob, il n'y aucun élément matériel, aucun élément scientifique, aucun témoignage, rien", déplore Me Giuranna.

A défaut de preuves, la justice dispose d'un faisceau d'indices troublants à charge des Jacob. A commencer par les nouvelles expertises en écriture qui désignent Jacqueline Jacob comme l'auteur de la lettre typographiée du 27 avril 1983 adressée aux parents de Jean-Marie Villemin, le père de l'enfant. En outre, il existerait des similitudes importantes, notamment l'utilisation du mot "chef", entre cette missive et la lettre de revendication envoyée au domicile des parents du petit Grégory.

"C'est simple, on vous dit qu'elle a écrit ce courrier mais non. Ce n'est pas le cas. Il ressort clairement de l'expertise que l'expert en comparaison d'écriture ne nous dit pas avec certitude qu'elle l'a écrit, il nous dit 'vraisemblablement'. C'est-à-dire qu'on est simplement sur des possibilités. Quant au courrier de revendication de 1984, l'expert ne l'attribue pas à Madame Thuriot (ndlr. nom de naissance de Jacqueline Jacob)", réagit Gary Lagardette, avocat de Jacqueline Jacob. Les enquêteurs espèrent enfin faire parler la suspecte de la lettre du "corbeau".

Marcel Jacob, la voix du corbeau?

Selon les enquêteurs, Marcel Jacob pourrait également être l'auteur de coups de téléphone passés aux Villemin. Sur l'un des enregistrements, on entend le corbeau gravir 13 marches d'escalier, comme dans la résidence des Jacob à Aumontzey. Une coïncidence troublante? "Toutes les maisons des environs sont faites sur le même modèle", se défend Maître Giuranna, l'avocat du grand-oncle de Grégory.

Autre élément à charge des Jacob: la jalousie qu'entretenaient les Jacob à l'égard de Jean-Marie Villemin, promu contremaitre dans une usine de fabrication de pièces de voiture. "Je ne serre pas la main à un chef. Tu n'es qu'un rampant qui n'a pas de poils sur la poitrine", aurait-il invectivé Jean-Marie Villemin en 1982.

Et puis, dernièrement, il y a ce fameux PV de la réunion syndicale à laquelle Marcel Jacob, employé à la filature BSF à Aumontzey, aurait assisté de 14h à 17h le 16 octobre 1984, le jour du meurtre. Un document qui viendrait conforter son alibi mais dont on se demande pourquoi il ne figure pas au dossier. Une pièce qui pourrait se révéler capitale si elle est authentique. Elle offre surtout aux gendarmes une liste de participants à la réunion qui pourraient attester de sa présence ou non, note 20 minutes. Reste maintenant à retrouver leur trace et les interroger, pour autant qu'ils en souviennent.

"Marcel dit depuis 1984 qu'il était au travail entre 13 et 21 heures. Nous étions moins de 72 heures après les faits lorsqu'il a été entendu et qu'il a fait valoir cet alibi", rétorque l'avocat de Marcel Jacob par rapport à l'incertitude sur son emploi du temps de l'époque.

Nouveau fiasco judiciaire?
Et last but not least, il faudra réentendre Murielle Bolle, la belle-sœur de Bernard Laroche, peut-être la seule témoin directe de cette affaire énigmatique. Pour enfin savoir si elle a pris le bus ou... la voiture avec son beau-frère qui serait venu la récupérer devant le collège. Une version qu'elle a réitérée devant le juge avant de se rétracter. Selon certaines sources, son audition était prévue mercredi/hier par la juge d'instruction sous un régime qui n'a pas été précisé.

Sans de nouvelles révélations, de nouveau témoignage ou d'élément matériel probant, beaucoup redoutent un nouveau fiasco judiciaire. Ce qui constituerait un énorme camouflet pour les enquêteurs après 30 ans de rebondissements, de fausses pistes et de déchirement familial.


http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde ... -du-16-octobre-1984.dhtml
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/06/2017 17:56  Mis à jour: 20/06/2017 17:56
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 Re : Affaire Grégory Villemin. Les époux Jacob remis en liberté ( Vidéo)


Marcel et Jacqueline Jacob ont été remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire ce mardi après-midi, après avoir été mis en examen vendredi dans le cadre de l'enquête sur la mort de Grégory Villemin. Les deux époux restent mis en examen et vont être domiciliés séparément, en dehors des Vosges.

La décision est tombée. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon a étudié ce mardi le cas de Marcel et Jacqueline Jacob, le grand-oncle et la grand-tante de Grégory Villemin. La justice a décidé de remettre en liberté les deux septuagénaires, qui avaient été mis en examen pour "enlèvement" et "séquestration suivie de mort" dans cette affaire datant de près de 33 ans. Ils sont tous les deux placés sous contrôle judiciaire, et vont être domiciliés séparément pour éviter toute concertation.

"La chambre de l'instruction a entendu nos arguments"

"La chambre de l'instruction a entendu nos arguments sur la faiblesse des charges", s'est réjouit Me Stéphane Giuranna, avocat de Marcel Jacob, au sortir du palais de justice. Il a de plus annoncé que les époux Jacob ont "une interdiction absolue de communiquer avec les médias", l'obligation d'être "domiciliés séparément en dehors des Vosges" et de "pointer à la gendarmerie". Ils restent tous les deux mis en examen.

Pendant près de trois heures, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon a entendu toutes les parties. Une audience à huis clos en présence de la présidente de la chambre et de ses deux assesseurs. Les cas des deux mis en examen ont été étudiés successivement. D'abord celui de Jacqueline Jacob puis celui de son mari, Marcel. A chaque fois, le procureur général a réclamé le maintien en détention provisoire des deux mis en cause.

"Il a estimé que cette décision s'avère nécessaire au regard de l'efficacité des investigations", avait indiqué Thierry Moser, l'avocat des parents du petit Grégory.

Poker menteur

Ce dernier a lui aussi plaidé en ce sens et avait émis le souhait que le couple soit maintenu en prison. Les époux Jacob avaient été placé en détention pour éviter, notamment, qu'ils se concertent ou qu'ils exercent des pressions. "Les éléments rassemblés dans les dernières semaines sont consistants, concordants, significatifs et très troublants pour le couple Jacob", a détaillé Me Moser, qui ne souhaite pas dévoiler le fond du dossier. Des éléments pourtant déterminants sur lesquels repose cette partie de poker menteur entre les différentes parties.


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Pour les avocats, cela fait 32 ans que le couple a pu se forger un alibi, avancent-ils ironiques. "Je reste sur ma faim, il n’y a pas plus d’éléments dans ce dossier, avait attaqué Me Stéphane Giuranna, l'avocat de Marcel Jacob. J'ai essayé de déceler dans le dossier ce qui pouvait lui être reproché." Lors de l'audience, son "client a hurlé son innocence". "Si la chambre respecte les textes, la faiblesse de l’instruction, et traite ce dossier comme les autres, mon client devrait être remis en liberté", avait-il insisté.

"Ma cliente n'a pas écrit cette lettre, on est simplement sur des possibilités", a scandé ce mardi après-midi Me Gary Lagardette, parlant de "scandale" si sa cliente devait rester en prison. Les deux avocats ont assuré qu'ils déposeraient un pourvoi en cassation si une décision en ce sens était prise.
Contradicitons

Marcel et Jacqueline Jacob sont suspectés d'être les corbeaux qui avaient envoyé des lettres malveillantes et multiplié les coups de fil à la famille Villemin avant la mort de Grégory le 16 octobre 1984. Marcel Jacob, le frère de la grand-mère paternelle du petit garçon, et sa femme sont également soupçonnés de taire des éléments sur le meurtre. Ces arrestations surprise ont relancé l'affaire.

Ce rebondissement dans cette affaire criminelle jamais résolue repose, selon le parquet, sur des avancées de l'enquête ayant permis de relever des contradictions dans les déclarations du couple, dans leur récit et dans leur emploi du temps. Placé en garde à vue mercredi dernier, lors des auditions les deux époux ont fait valoir leur droit au silence. Jacqueline Jacob s'étant montré très véhémente allant jusqu'à cracher sur les gendarmes de la section de recherche de Dijon.

Justine Chevalier http://www.bfmtv.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/06/2017 12:59  Mis à jour: 20/06/2017 13:00
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 Re : VIDEO , SEPT A HUIT – AFFAIRE GRÉGORY : MURIELLE BOLLE, DE NOUVEAU AU CŒUR DE L’ENQUÊTE ?


JUSTICE – En 1984, son témoignage avait servi de base à l’inculpation de Bernard Laroche dans l’enquête sur l’assassinat de Grégory Villemin. La jeune fille, alors âgée de 15 ans s’était rétractée peu de temps après. L’équipe de Sept à Huit a recueilli les souvenirs d’Etienne Sesmat, le gendarme alors chargé des investigations.

18 juin 20:17 La rédaction de LCI http://www.lci.fr/faits-divers/video- ... de-l-enquete-2055866.html

Le mercredi 14 juin, l’affaire Grégory a rattrapé Murielle Bolle. De nouveau. Convoquée par les gendarmes de Bruyères (Vosges) dans le cadre de l'enquête sur la mort du petit garçon, elle s’est soumise à un prélèvement ADN avant de repartir libre.
Il y a 32 ans, la belle-sœur de Bernard Laroche livrait un témoignage capital qui allait conduire à l'inculpation de son beau-frère, Bernard Laroche. Mais son revirement, quelques jours plus tard, fragilisera définitivement cette piste.

Etienne Sesmat qui dirigea l’enquête à l'époque se souvient de la déposition de la jeune fille, âgée alors de 15 ans. "Elle nous dit qu’à la sortie du collège, Bernard l’attendait" se rappelle l’ancien gendarme. "Elle nous raconte un scénario autour d’un déplacement vers Lépanges où ils ont enlevé l’enfant" poursuit-il. Assise dans la voiture de Bernard Laroche, Murielle Bolle aurait suivi "de manière un peu passive". A un moment, "Bernard est revenu avec un enfant, puis ils sont partis ailleurs. Lui est ressorti, elle ne l'a plus vu et après ils sont rentrés" raconte Etienne Sestat.
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Posté le: 19/06/2017 12:10  Mis à jour: 19/06/2017 12:25
 Gregory Villemin : Une spéciale "affaire Grégory" chez Pradel, à 14h.
Bonjour,

Une spéciale "affaire Grégory" chez Pradel, à 14h.

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits- ... -petit-gregory-7789024448
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/06/2017 15:49  Mis à jour: 18/06/2017 15:49
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 Re : L'enregistrement d'un appel passé par le corbeau dans l'affaire du petit Grégory dévoilé par France 2 : qui est-il (elle) ?

L'enregistrement d'un appel passé par le... par dh_be

Trente-deux ans après l'enquête qui a tenu en haleine la France entière, les enquêteurs semblent enfin approcher du but.

Vendredi, la grand-tante et le grand-oncle du petit Grégory Villemin ont été inculpés pour enlèvement et séquestration suivie de mort. Jacqueline Jacob a d'ailleurs été désignée comme l'un des corbeaux.

Revenant sur l'une des affaires les plus énigmatiques de l'histoire criminelle française, France 2 a dévoilé ce samedi un enregistrement exclusif d'un appel passé par le corbeau à la famille... il y a de cela presque 33 ans maintenant.


Rédaction en ligne http://www.dhnet.be/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/06/2017 13:53  Mis à jour: 18/06/2017 13:53
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 Re : Affaire Grégory Villemin. VIDEO. "13h15". "Si on trouve l'auteur de cette lettre, on retrouvera l'assassin", selon le colonel Sesmat…
"On a vraiment le sentiment d’un enfant sacrifié… Grégory est sacrifié à la haine qu’on voue à son père", affirme aujourd’hui le colonel Etienne Sesmat. En 1984, jeune capitaine de gendarmerie, il est le premier directeur d’enquête de l’affaire… Extrait de "13h15 le samedi" du 17 juin.


VIDEO. "13h15". Grégory : "Si on trouve l'auteur de cette lettre, on retrouvera l'assassin", selon le colonel Sesmat

Qui a donc tué le petit Grégory, 4 ans, retrouvé mort noyé dans la Vologne, le 16 octobre 1984, à Lépanges-sur-Vologne, dans le département des Vosges ? Qui peut aujourd’hui le dire, alors que l’affaire est relancée avec la mise en examen de la grand-tante et du grand-oncle, le vendredi 16 juin 2017, pour "enlèvement suivi de la mort" de l’enfant ? L’enquête de gendarmerie commence il y trente-trois ans, avec à sa tête un jeune capitaine de trente ans, Etienne Sesmat.

La scène de la découverte du corps du fils de Jean-Marie et Christine Villemin, dont les mains et les pieds sont attachés avec des cordelettes, est restée intacte dans sa mémoire du gendarme. "On a vraiment le sentiment d’un enfant sacrifié. Comme un enfant qu’on porte sur l’autel pour le sacrifice. C’est effectivement cela, Grégory est sacrifié à la haine qu’on voue à son père", explique le premier directeur d’enquête au magazine "13h15 le samedi" (Facebook, Twitter, #13h15).
"La clé de voûte de cette affaire"

Selon les enquêteurs de l’époque, Christine récupère son fils à 16h55 chez sa nounou, après sa journée de travail. De retour à la maison, la maman lui donne un goûter et le laisse jouer dehors. Et quelques minutes plus tard, l’enfant disparaît. Christine part alors à sa recherche et prévient la gendarmerie. A 17h32, un mystérieux interlocuteur appelle un membre de la famille et déclare avoir enlevé l’enfant qu’on ne reverra plus…

Le même jour, une lettre est postée depuis Lépanges. Un corbeau y revendique le crime : "J’espère que tu mourras de chagrin le chef. Ce n’est pas ton argent qui pourra te redonner ton fils. Voilà ma vengeance. Pauvre con." Pour le colonel Sesmat, "tout est dans cette lettre qui est la clé de voûte de cette affaire". L’ancien enquêteur précise qu’elle est "essentielle" et ajoute : "On sait que si on trouve l’auteur de cette lettre, on retrouvera l’assassin."

http://www.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/06/2017 12:03  Mis à jour: 17/06/2017 12:03
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 Comment identifier l'auteur d'une lettre anonyme? "On va du général au particulier", Suzanne Schmitt a expliqué la méthodologie suivie par les experts en écritures.


Depuis le début de l'enquête, en octobre 1984, les lettres anonymes sont au centre de l'affaire Grégory. Sur notre plateau ce vendredi soir, Suzanne Schmitt, experte honoraire en documents et écritures, a expliqué la méthodologie employée pour tenter d'identifier l'auteur de ces missives d'un genre particulier.

L'envoi de lettres anonymes est l'élément central de l'affaire Grégory. Ce sont même de nouvelles analyses en écritures qui ont relancé l'enquête autour de la mort du petit Grégory, dont le corps avait été retrouvé dans la Vologne (Vosges) le 16 octobre 1984, cette semaine. Les experts en écritures ont donc un rôle capital dans ces investigations. Sur notre plateau ce vendredi soir, Suzanne Schmitt, experte honoraire en documents et écritures, a expliqué la méthodologie qui est la leur.

"On ne traite pas une lettre anonyme isolément. Il faut un dossier de comparaison qui doit être le plus proche possible, en termes de dates, de la pièce anonyme car l’écriture peut évoluer, se modifier. On examine d’une part les particularités qui ressortent du document litigieux. Puis on travaille de façon indépendante sur les documents de comparaison. On vérifie surtout leur homogénéité", a-t-elle commencé.

Examiner la place d'une virgule

Une fois ces bases posées, l'expert peut s'attaquer au gros oeuvre: "A partir de là, on utilise un protocole de comparaison d’écritures. Pour résumer, on va du général au particulier. Le général, c’est la mise en page. Par exemple, sur une enveloppe, l’adresse est positionnée différemment par chacun. L’espace est important, les interlignes etc", a détaillé Suzanne Schmitt. Voilà pour le général, et s'agissant du particulier: "Et puis, on en arrive aux particularités qui sont propres à l’individu. Et ça peut être un point en forme d’accent circonflexe, ça peut être une virgule placée en plein milieu de l’espace au lieu d’être collée à la lettre, il y a plein d’automatismes propres à chacun", a poursuivi la spécialiste.

Les auteurs de lettres anonymes contrefont généralement leur écriture. Mais aussi doués que puissent être ces faussaires, ils finissent toujours par commettre quelques impairs sur le papier:

"On se trahit toujours. Pour la bonne raison que quand on essaye de déguiser son écriture, on va se concentrer sur la modification de la forme, éventuellement sur la modification de l’inclinaison de l’écriture, mais on va oublier les points, les virgules. C’est inconscient. On part alors de ces petits indices pour venir conforter au fur et à mesure par d’autres éléments les points qui permettent de dire : ‘untel est l’auteur de cette lettre anonyme’", a noté Suzanne Schmitt.

Des "corbeaux" très discrets

Il existe quelques traits saillants communs aux "corbeaux" selon Suzanne Schmitt. "La plupart des lettres sont soit en capitales d’imprimerie et dans le cas d’une écriture cursive très fréquemment le scripteur prend sa main gauche, s’il est droitier. C’est une façon comme une autre de se cacher. Mais même avec la main gauche, les particularités ressortent", a-t-elle observé.

Aussi malveillants que soient les courriers anonymes, leurs auteurs sont souvent des personnages des plus discrets. "Avec l’expérience, on s’aperçoit que les personnes qui écrivent des lettres anonymes sont très souvent discrètes. Ecrire une lettre anonyme, c’est une façon d’exprimer ce qu’elles ne peuvent pas dire oralement", a conclu Suzanne Schmitt.
Robin Verner http://www.bfmtv.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/06/2017 10:52  Mis à jour: 17/06/2017 11:01
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 Re :Vidéo : Affaire Grégory : mis en examen pour enlèvement suivi de mort, le grand-oncle et la grand-tante "nient" leur implication...
Plus de trente ans après la mort du petit Grégory, le grand-oncle et la grand-tante de l'enfant ont été déférés devant le parquet général de Dijon, vendredi.



C'est un tournant dans l'enquête sur la mort de Grégory Villemin. Un juge d'instruction de Dijon a mis en examen la grand-tante, Jacqueline Jacob, ainsi que le grand-oncle, Marcel Jacob, vendredi 16 juin, pour "enlèvement suivi de la mort" de l'enfant, a annoncé le procureur général près la cour d'appel de Dijon, Jean-Jacques Bosc. Suivez notre direct sur cette affaire.

La grand-tante et le grand-oncle inculpés. Après 48 heures de garde à vue, Jacqueline Jacob, 85 ans, et son mari, Marcel Jacob, 72 ans, ont été mis en examen au palais de justice de Dijon. Ils ont été placés en détention provisoire.

Les suspects nient leur implication. Le procureur général a précisé que le couple, qui n'a pas présenté d'alibi "confirmé" ou "étayé", a "nié" sa participation à l'enlèvement, la séquestration ou la mort de l'enfant. "Je ne peux pas vous dire qui a tué Grégory", a-t-il ajouté.

L'enquête se poursuit. Le représentant du parquet général a fait savoir que d'autres auditions seraient menées prochainement.

Ce que l'on sait sur les époux Jacob mis en examen


Quels liens le couple entretenait-il avec les parents de Grégory ?

Marcel Jacob, 72 ans, est le frère de Monique, la grand-mère de Grégory, il est donc le grand-oncle de l'enfant. Son épouse, Jacqueline Jacob, également âgée de 72 ans, est la grand-tante de l'enfant. D'un caractère affirmé, Marcel Jacob, ouvrier, était en mauvais termes avec Albert Villemin, le mari de sa grande sœur Monique, et surtout avec leur fils Jean-Marie, père de Grégory, dont il considérait l'ascension sociale comme illégitime.

En 1982, il apostrophe son neveu qui vient d'être promu contremaître : "Je ne serre pas la main à un chef. Tu n'es qu'un rampant qui n'a pas de poils sur la poitrine", lance cet oncle envieux, qui vit sur les hauteurs d'Aumontzey (Vosges) dans une maison surplombant celle de sa sœur Monique.

Marcel Jacob est en revanche particulièrement lié à Bernard Laroche, un autre neveu dont il est l'aîné d'à peine quelques années et avec lequel il a été élevé. Les deux compères sont voisins et se rendent visite régulièrement, "même si au début de l'enquête, Marcel Jacob s'était efforcé de dissimuler cette amitié", avaient rappelé les juges dans un arrêt de 1993. Mieux : oncle et neveu cultivent une ressemblance physique, moustache et favoris, suscitant parfois la confusion.

Le couple a-t-il déjà été inquiété ?

Marcel Jacob avait été soupçonné une première fois d'être le corbeau lorsqu'une lettre anonyme avait fait état d'une altercation entre deux membres de la famille Villemin dont il avait été le seul témoin. Mais il n'avait encore jamais été inquiété par la justice.

Egalement mise en examen pour les mêmes chefs d'accusation que son époux, Jacqueline Jacob avait gardé jusqu'alors une remarquable discrétion depuis le début de l'affaire. Jamais interrogée durant les cinq premières années d'enquête sur l'assassinat de Grégory, elle avait été convoquée une première fois en décembre 1989 par le juge d'instruction, mais s'était dérobée. Finalement entendue deux ans plus tard, elle s'était montrée particulièrement réticente à répondre aux questions. Pourtant, l'épouse de Marcel Jacob avait été désignée par deux expertises graphologiques comme pouvant avoir écrit une des lettres du corbeau en 1983.

Quels sont les nouveaux éléments dans l'affaire ?

"Le dossier révèle existence d'un lien indissociable" entre une lettre écrite par le corbeau en 1983 "et le courrier posté le jour du crime avant 17h15 et l'enlèvement de l'enfant", a indiqué le procureur général vendredi.

L'emploi du temps, de Jacqueline Jacob du mardi 16 octobre 1984, jour de la découverte du corps de l'enfant dans les eaux de la Vologne, ainsi que celui de son mari, n'a jamais pu être reconstitué avec certitude.

Selon les nouveaux éléments de l'enquête, le couple Jacob s'adonnait à l'échangisme, une pratique qui, une fois ébruitée, a d'autant accentué le climat délétère au sein de la famille Villemin.

Comment ont-ils réagi lors de leur garde à vue ?


Lors des interrogatoires, le couple a nié "toute participation aux faits reprochés", a indiqué vendredi le procureur général de Dijon, Jean-Jacques Bosc. "Il n'y a aucun élément nouveau qui justifie cette mise en examen pour séquestration et enlèvement", a commenté sur franceinfo Gary Lagardette, l'avocat de Jacqueline Jacob. Les dizaines d'expertises graphologiques "ont toutes été au final contestées", tient à préciser l'avocat. "Cela ne peut qu'aller en direction d'un échec", dit-il. Pour Gary Lagardette, "il n'y a aucune certitude" dans cette affaire.

Jacqueline Jacob, "est fatiguée et usée par 48 heures de garde à vue et de pression", assure son avocat, qui invoque "le droit fondamental de se taire, protégé par la Cour européenne des droits de l'homme". Ce droit "doit être strictement appliqué pour éviter tout dérapage", insiste Gary Lagardette.

Même son de cloche pour l'avocat de Marcel Jacob. "On ne sait pas comment est mort Grégory et on met en examen", il est "criminel de jeter en pâture le nom d'un couple" lorsque l'on a "aucun élément matériel, rien", a dénoncé Stéphane Giuranna, qui demandera rapidement "la nullité de la mise en examen" de son client.

Comment réagissent leurs proches ?

La fille du couple a expliqué, dans un entretien à Vosges matin, qu'elle était "très choquée" par cette double mise en examen. "Depuis jeudi, je me réveille en pensant que je suis peut-être la fille de criminels", confie-t-elle. Celle qui a rompu tout contact avec ses parents depuis 1991 estime que justice doit être faite. "S’ils sont coupables, il faut qu’ils soient inculpés et écroués. Si ce sont eux, comment peuvent-ils se regarder dans la glace tous les matins ?", interroge-t-elle.

René Jacob, le frère de Marcel Jacob, prend lui sa défense. "La justice se trompe. Ce n'est pas lui, je suis sûr et certain. Il ne ferait jamais de mal à un enfant", explique-t-il à BFMTV.VIDEO -> http://www.bfmtv.com/mediaplayer/vide ... -marcel-jacob-955723.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/06/2017 16:07  Mis à jour: 16/06/2017 16:07
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 La grande-tante de Grégory Jacqueline Jacob, 85 ans, est mise en examen par le parquet de Dijon pour enlèvement, séquestration suivie de mort. Son mari Marcel, pour séquestration.



Affaire Grégory: cette lettre de menaces qui oriente les soupçons sur la grand-tante
Marcel et Jacqueline Jacob, en garde à vue depuis mercredi matin dans le cadre de l'affaire Grégory, assassiné le 16 octobre 1984, ont été déférés au parquet général de Dijon ce vendredi. Ils vont être présentés à un juge d'instruction en vue de leur possible mise en examen. De nouvelles expertises d’une lettre de menace, manuscrite et anonyme, adressée en 1983 au grand-père de Grégory, orientent les soupçons sur Jacqueline Jacob. Les enquêteurs sont parvenus à cette conclusion en comparant cette lettre avec des écrits saisis chez la grand-tante de l’enfant. "On ne va pas rechercher de similitudes au niveau de l'écriture elle-même, mais des automatismes, des particularités qui sont propres à celui qui a écrit cette lettre", a expliqué Susanne Schmitt, experte honoraire en documents et écritures.

Mise en ligne le 16/06/2017
Annabelle Rouleau et Joao Alencar http://www.bfmtv.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/06/2017 14:34  Mis à jour: 16/06/2017 14:34
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 Re :Le meurtre odieux du petit Grégory Villemin le 16 octobre 1984 serait le fruit d'un complot familial ! Le scénario privilégié par les enquêteurs…
Plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime", a admis Jean-Jacques Bosc, procureur général de Dijon, devant la presse jeudi. En d'autres termes, le meurtre odieux du petit Grégory le 16 octobre 1984 serait le fruit d'un complot familial. Une hypothèse déjà envisagée à l'époque des faits, avant que les soupçons se tournent vers Christine Villemin, la mère de l'enfant, blanchie depuis.

Dans le viseur de la justice, les époux Jacob, Marcel et Jacqueline (née Thuriot). Marcel Jacob est l'oncle de Jean-Marie Villemin, soit le frère de sa mère Monique et le grand-oncle de l'enfant. Jacqueline, elle, est soupçonnée d'être l'un des mystérieux corbeaux.

Jacqueline Thuriot, le corbeau présumé
Selon les experts en écriture, Jacqueline Thuriot serait l'auteur d'une lettre de menace postée en 1983, plus d'un an avant les faits. Si la lettre de revendication adressée aux parents du petit Gregory le jour du meurtre "n'a pas permis à ce stade d'en déterminer l'auteur", il existe toutefois des similitudes importantes entre les deux lettres. Ce qui frappe dans ces deux missives, c'est l'utilisation du mot "le chef" pour désigner Jean-Marie Villemin, qui venait d'être promu contremaître dans une usine de fabrication de pièces automobiles.

Dans la famille, la réussite professionnelle du jeune homme de 26 ans suscitait une jalousie malsaine, notamment de la part de Michel Villemin, le frère de Jean-Marie. Lors d'un apéritif au domicile de Jean-Michel et Christine deux jours avant l'enlèvement, son frère lui parle de son prêt avantageux qu'il vient d'obtenir pour les travaux dans sa maison et lui montre son canapé en cuir flambant neuf. "Il faut être un chef pour se payer ça!", lui répond Michel, qui racontait tout à son cousin, Bernard Laroche, dont il était très proche.

"Laroche a enlevé Gregory, Jacob l'a tué"
Dans le "clan des envieux" comme on le surnomme, il y avait aussi Marcel Jacob, très proche de son neveu Bernard également. Ils avaient tous les deux été quasiment élevés ensemble et habitaient à deux pas l'un de l'autre dans la petite localité d'Aumontzey. L'énigme de cette affaire hors-norme se situe dans ce petit clan de jaloux, c'est l'intime conviction des enquêteurs.

Le scénario privilégié par les gendarmes est le suivant, d'après une source proche de l'enquête, citée par Le Figaro: "Selon eux, Bernard Laroche aurait enlevé Grégory en compagnie de sa très jeune belle-sœur Murielle Bolle (ndlr. qui avait accusé Bernard Laroche à l'époque avant de se rétracter). Puis Gregory aurait été remis à son grand-oncle Marcel Jacob qui l'aurait tué, mu par une jalousie haineuse pour la réussite sociale de son neveu Jean-Marie Villemin", écrit le quotidien français.

Comme l'a confirmé son avocat, c'est donc bien du meurtre de l'enfant dont Marcel Jacob est suspecté, sans doute avec la complicité de Jacqueline, sa femme, soupçonnée, elle, d'avoir écrit les lettres.

"Je n'ai pas le choix, il me tient"
Les enquêteurs semblent s'intéresser à l'intimité du couple Jacob. Les époux se sont brièvement séparés, avant que Jacqueline regagne le domicile conjugal. "Je n'ai pas le choix, il me tient", aurait-elle confié à des témoins, toujours selon Le Figaro. Leurs problèmes conjugaux seraient-ils liés à un secret criminel partagé? C'est l'hypothèse des enquêteurs, qui ont d'ailleurs également procédé à l'audition de la fille du couple.

Il y a plus de 30 ans, Marcel Jacob avait déjà été soupçonné. Des expertises graphologiques l'avaient désigné comme éventuel corbeau. De plus, une forte incertitude planait sur son emploi au moment de la commission du crime. Pour autant, l'homme n'avait jamais été inquiété judiciairement.

Vers une mise en examen?
Les gardes à vue du couple Jacob devraient s'achever au plus tard vendredi matin. L'oncle et la tante des parents Villemin, qui se murent dans le silence depuis leur arrestation, ont été déférés devant le parquet général de Dijon en vue de leur présentation au juge d'instruction. Selon certaines sources, on se dirige vers une mise en examen pour complicité d'assassinat.

Placée en garde à vue en même temps qu'eux, la belle-soeur de Jean-Marie Villemin, Ginette Villemin, a, elle, été remise en liberté hier en fin d'après-midi.

Voir vidéo -> http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde ... -par-les-enqueteurs.dhtml
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/06/2017 09:07  Mis à jour: 16/06/2017 09:24
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 Re : Affaire Grégory Villemin. Les époux Jacob déférés au parquet général de Dijon
Deux membres de la famille Villemin, Marcel et Jacqueline Jacob, ont été déférés vendredi matin au parquet général de Dijon en vue de leur présentation à un juge d'instruction dans l'enquête sur l'affaire Grégory, a-t-on appris de source proche du dossier.
Marcel Jacob, oncle maternel de Jean-Marie Villemin (le père de l'enfant assassiné), et sa femme Jacqueline avaient été placés en garde à vue mercredi dans un spectaculaire rebondissement de cette affaire, plus de 32 ans après la découverte du corps du petit Grégory, pieds et poings liés, dans la Vologne le 16 octobre 1984.

De source proche du dossier, Jacqueline Jacob est restée mutique durant sa garde à vue et Marcel Jacob s'est contenté d'affirmer qu'il ne se rappelait rien.
Placée en garde à vue en même temps qu'eux, la belle-soeur de Jean-Marie Villemin, Ginette Villemin, a, elle, été remise en liberté jeudi en fin d'après-midi.

Parallèlement à ces gardes à vue, une petite dizaine d'auditions ont été menées par les gendarmes pour confirmer les soupçons des enquêteurs, a-t-on précisé de même source.
Ces gardes à vue relancent une des plus grandes énigmes de l'histoire criminelle française.

Marcel Jacob et Michel Villemin, frère de Jean-Marie et défunt époux de Ginette, étaient très liés à Bernard Laroche, premier suspect de l'affaire, libéré puis tué en 1985 par Jean-Marie Villemin, son cousin.
A ce stade, "les investigations montrent que plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime", a déclaré jeudi Jean-Jacques Bosc, le procureur général de Dijon, devant la presse.

De nouvelles expertises d'une lettre de menaces, manuscrite et anonyme, adressée en 1983 au père de Grégory, orientent les soupçons sur Jacqueline Jacob. Selon une source proche du dossier, des documents écrits par la grand-tante de Grégory "ont été retrouvés en perquisition" à des fins de comparaison.

Les enquêteurs s'étaient aussi penchés à de nombreuses reprises, dans le passé, sur un mystérieux "corbeau" ayant revendiqué le meurtre de l'enfant, en invoquant une "vengeance" dans une lettre postée apparemment avant la découverte du corps, en 1984.
Si les expertises n'ont pas permis d'en identifier l'auteur, "on peut cependant observer une similitude importante des termes" utilisés dans ce document avec la lettre de 1983, a relevé le procureur général.

16/06/2017 08:44:36 - Paris (AFP) - © 2017 AFP

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/06/2017 17:08  Mis à jour: 15/06/2017 17:08
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 Re : Affaire Grégory Villemin Le procureur général a indiqué qu'"à ce stade, les investigations montrent à l’évidence que plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime"
32 ans après la mort du petit Gregory, l'enquête pourrait bien faire un grand bon vers la vérité et la découverte de l'assassin. Le procureur général a réalisé une conférence de presse à 16h ce jeudi durant laquelle il a donné des nouvelles plutôt encourageantes.

Jean-Jacques Bosc a indiqué qu'"à ce stade, les investigations montrent à l’évidence que plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime".

Le procureur général a également expliqué que les conclusions d'une expertise sur une lettre de 1983 sont "confondantes" pour l'épouse Jacqueline Jacob, la grande-tante de Grégory (Actuellement en garde à vue). Une autre expertise menée sur un courrier de menace envoyé au juge en charge de l'affaire en 1989 implique cette fois Monique Villemin, la grand-mère du jeune garçon.

"La lettre de revendication postée le jour du meurtre n’a en revanche pas permis à ce stade d’en déterminer l’auteur", a ajouté le procureur général.

Malgré les avancées, il a déclaré ne pas savoir qui est l'auteur du crime. Une nouvelle conférence de presse aura lieu demain.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/06/2017 14:24  Mis à jour: 15/06/2017 14:24
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 Re : Affaire Grégory Villemin, télé film en 6 parties ( Vidéos)












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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/06/2017 14:15  Mis à jour: 15/06/2017 14:15
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 Re : Affaire Grégory Villemin. «Des gens n’ont pas dit tout ce qu’ils savaient».Les confidences du premier gendarme chargé de l'enquête .
En octobre 1984, Etienne Sesmat était un jeune capitaine de gendarmerie à Epinal (Vosges). Il fut le premier enquêteur en charge de l’affaire Grégory avant d’être dessaisi au profit de la police. Il réagit à l’annonce des premières gardes à vue.

«Bien sûr, pour moi, il y a eu un avant et un après l’affaire Grégory. D’ailleurs, cette affaire ne m’a jamais vraiment quitté. C’était il y a 32 ans et demi. J’avais près de 30 ans et j’en ai maintenant 60. J’ai écrit un livre sur le sujet (1) et je suis régulièrement sollicité pour des conférences». En octobre 1984, Etienne Sesmat était jeune capitaine de gendarmerie à Epinal (Vosges). C'était le premier enquêteur de l'affaire.

Les gardes à vue de Ginette Villemin, la tante de Grégory, et des époux Jacob, grand-oncle et grande tante du petit garçon qui avait 4 ans au moment de sa mort, ont été prolongées tôt ce jeudi matin par la juge d'instruction.

«Ce nouveau développement montre que la justice est décidée à avancer, à ne jamais abandonner. Et je croise les doigts pour que les journées qui viennent soient décisives. Il faut bien préciser qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle perspective d’enquête. Les Jacob étaient dans le dossier, ils faisaient partie du premier périmètre autour des acteurs principaux. Nous avions nos convictions fondées non sur l’intuition mais sur le travail réalisé», insiste Etienne Sesmat.



«Certains ont été injustement accusés, d'autres ont menti»



«Et ce travail a été conforté en 1993 par l’arrêt de la chambre d’accusation de la cour d’appel de Dijon. La justice a clairement mis hors de cause la mère, Christine Villemin, considérant à l’inverse qu’il existait de lourdes charges contre Bernard Laroche. Mais l’action publique est éteinte à son encontre puisqu’il est décédé. Difficile d’imaginer autre chose qu’une fuite en avant, un coup de folie meurtrier tant les éléments objectifs de la procédure - heure de disparition de l’enfant, envoi de la lettre, moment de la découverte du corps - tiennent en un laps de temps réduit».


Mais, à l’évidence, insiste le gendarme Sesmat, «des gens n’ont pas dit tout ce qu’ils savaient. D’autres ont menti. Certains ont été injustement accusés. J’espère que tout cela débouchera sur une vérité. De mon côté, je continue à me battre pour que les choses soient dites. Il faut savoir être patient et attendre le résultat de ces nouvelles investigations. »



(1) Les deux affaires Grégory, Belfond (2006)
leparisien.fr http://www.leparisien.fr/faits-divers ... 35.php#xtor=AD-1481423552
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/06/2017 13:19  Mis à jour: 15/06/2017 13:19
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 Re : Que sont devenus les époux Villemin, les parents du petit Grégory? ( Vidéo)


Après l'assassinat de leur premier enfant, Grégory, en 1984, Christine et Jean-Marie Villemin ont réussi à refaire leur vie, loin de leur région d'origine, comme l'a raconté le Dominique Rizet sur BFMTV.

Ce mercredi matin, à Aumontzey dans les Vosges, Marcel Jacob et sa femme Jacqueline, grand-oncle et grande-tante du petit Grégory, assassiné en octobre 1984 sans que le crime soit élucidé, ainsi que Ginette Villemin, belle-soeur de Jean-Marie Villemin, ont été arrêtés et placés en garde à vue. Albert et Monique Villemin ont aussi été entendus dans le courant de la journée, à leur domicile avant que leur audition ne prenne fin en fin de journée. Cette journée a donc vu l'affaire autour de la mort de Grégory et le couple de ses parents, Jean-Marie et Christine Villemin, retrouver l'avant-scène de l'actualité.

"Ils ont eu d'autres enfants"

Dominique Rizet, chroniqueur police/justice de BFMTV, a suivi de près cette enquête. Il a aussi observé la trajectoire des parents endeuillés, une fois le soufflet retombé:

"Ils ont réussi à refaire leur vie, ce qui n’a pas dû être facile. Ils ont eu d’autres enfants, des garçons. Ils ont quitté la région pour venir s’installer en région parisienne. En 2000, ils ont obtenu la réouverture du dossier pour que des expertises ADN soient effectuées sur un demi timbre qui avait été retrouvé sur une lettre du corbeau. Et ça n’a rien donné. Ils ont obtenu que l’Etat soit condamné parce qu’on leur avait 'ôté les chances de connaître les circonstances de la mort de leur fils'."

Chacun des parents avait alors été indemnisé à hauteur de 35.000 euros.

Des parents entre satisfaction et douleur

Laurence Lacour, qui avait couvert l'enquête pour Europe 1 et a écrit sur cette affaire née dans le petit cours d'eau de la Vologne, avait donné, en 2014 au micro d'Europe 1, quelques détails supplémentaires sur le foyer qu'on su refonder les époux Villemin.

"Leur enfant décédé est omniprésent par les photos ou dans les conversations, mais ça n'a pas empêché les trois autres de trouver leur place, de faire de belles études. L’un d’entre eux est agrégé, un autre est opticien. Ils portent très bien leur nom et son histoire. Ce sont de jeunes gens qui connaissent l'histoire familiale. Mais on leur a laissé la capacité de s'épanouir, et de ne pas seulement être les héritiers d'une histoire lourde", avait-elle expliqué.

Ce mercredi, Thierry Moser, avocat des parents de Grégory, s'est exprimé sur BFMTV: "Je crois qu’aujourd’hui nous avons fait un pas de géant, de géant, sur le chemin de la vérité, c’est du moins mon intime conviction. (...) Je suis ce soir très heureux parce que je crois que c’est une belle journée pour la découverte de la vérité et l’élucidation de ce crime." Il a également confié une note plus intime: les parents "ont exprimé de la satisfaction et de la douleur car la plaie est toujours vive, plus de trente ans après."
Robin Verner

http://www.bfmtv.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/06/2017 12:43  Mis à jour: 15/06/2017 12:43
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 Affaire Gregory: "AnaCrim", le logiciel qui relance l'enquête ( Vidéo). Les enquêteurs ont-ils mis la main sur le corbeau qui harcelait la famille Villemin.


Trois personnes se trouvent jeudi matin en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur la mort de Grégory Villemin, assassiné en 1984. Les avancées technologiques sont notamment à l'origine de ce nouveau rebondissement dans cette affaire qui bouleverse la France depuis près de 33 ans.

Les enquêteurs ont-ils mis la main sur le corbeau qui harcelait la famille Villemin et qui a revendiqué la mort du petit Grégory, 4 ans, en 1984? Depuis mercredi trois personnes ont été placées en garde à vue. Il s'agit du grand oncle, de la grande tante et de la tante de l'enfant retrouvé mort dans la Vologne. Les grands-parents paternels de l'enfant ont été entendus comme témoins dans la journée avant d'être relâchés.

Depuis 33 ans, les rebondissements dans cette affaire ont été nombreux. Le dernier en date repose sur des études graphologiques. Car cette enquête est guidée par les témoignages, les révélations mais aussi des progrès technologiques en matière d'enquête. Et notamment "AnaCrim", le super logiciel mis à la disposition du Service central du renseignement criminel (SCRC) et des sections de recherche de gendarmerie.

Vision globale d'une affaire

Ce logiciel a été mis à la disposition des gendarmes, il y a une dizaine d'années, pour résoudre les affaires complexes ou les "cold cases", ces affaires criminelles jamais résolues. Il a pour objet de rassembler tous les éléments ou indices, recueillis sur le terrain ou lors des auditions, d'une enquête quelque soit leur nature: personnes, lieux, événements, photos, documents... L'application analyse tout et permet alors de créer des liens, des relations, des similitudes entre toutes les entrées ou des contradictions.

"En mettant en face des interrogatoires, en regardant si les heures qui sont signalées à tel ou tel moment sont bien les bonnes, tout ça c'est que permet l'informatique avec une bien meilleure puissance que le cerveau humain et donc éventuellement de nouvelles déductions qui s'en suivraient", détaille Matthieu Aron, directeur adjoint de la rédaction de L'Obs, qui a suivi pendant longtemps l'affaire Grégory.

Dans l'enquête du meurtre de l'enfant, les suspects se sont multipliés depuis 33 ans. Grâce à AnaCrim, les enquêteurs ont un aperçu large du dossier quelque soit la masse d'informations: "Il permet d'avoir une vision globale de la procédure et de distinguer la logique qui se dessine au travers de la commission d'un fait criminel ou délictuel", explique au Parisien le colonel Didier Berger, chef du Bureau des affaires criminelles (BAC) de la gendarmerie.

Nouvelles stratégies d'auditions

Les pistes d'enquête vont ainsi être prioriser, les indices, même les plus infimes, analysés. Une fois les hypothèses de travail établies, les enquêteurs vont pouvoir mettre en place de nouvelles stratégies d'auditions. "Le retravail du dossier sur la base des contradictions font ressortir des éléments qui peuvent mettre en difficulté tel ou tel témoin qui aurait menti et l'obliger cette fois-ci à dire la vérité", estime Didier Seban, avocat pénaliste. Une technique si utile que tous les grands services d'enquête européens se sont dotés d'un tel outil.

Selon nos informations, le placement en garde à vue à Dijon des époux Jacob et de Ginette Villemin a été motivé par des comparaisons d’écriture, menées grâce aux évolutions technologiques les plus récentes, qui ont offert un intérêt plus marqué. Le travail du Service central du renseignement criminel a également permis de reconstituer la chronologie des jours précédant et suivant le crime, de façon à positionner dans l’espace et dans le temps l’ensemble des témoins et des éléments qui sont alors apparus intéressants. Suffisant pour éclaircir les zones d'ombre de cette enquête?


Justine Chevalier http://www.bfmtv.com/
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Posté le: 14/06/2017 21:49  Mis à jour: 15/06/2017 12:52
 Gregory Villemin :C’est un travail d’analyse criminelle, et plus particulièrement de graphologie, qui a conduit à plusieurs interpellations.
Bonsoir,

Ce serait finalement la graphologie qui serait à la base de ces arrestations:
Nouveau rebondissement 32 ans après, dans l’affaire du petit Grégory dont le corps avait été retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne.

C’est un travail d’analyse criminelle, et plus particulièrement de graphologie, qui a conduit à plusieurs interpellations.

https://m6info.yahoo.com/affaire-grego ... les-vosges-122505930.html

*****************************************

GRAND MERCI pour votre aide , visiteur.

Visiteurs, merci de cliquez sur le lien pour voir la vidéo : il n'y a pas de code qui me permette de la publier sur le site.

Colette
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/06/2017 16:44  Mis à jour: 14/06/2017 16:44
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 Re : Affaire Grégory Villemin. qui sont les 5 personnes entendues par les enquêteurs?
Image redimensionnée


Cinq personnes sont entendues depuis mercredi matin dans l'enquête sur l'assassinat du garçon. Elles font toutes partie de l'entourage familial de la victime.

Comment expliquer un tel rebondissement, 32 ans après le meurtre du petit Grégory? Cinq personnes ont été auditionnées ce mercredi matin, dans la vallée de Vologne (Vosges), dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du petit Gregory en 1984, indique une source proche du dossier à L'Express, confirmant partiellement une information de L'Est Républicain.

Trois d'entre elles ont été placées en garde à vue tandis que les deux autres ont été entendues sous le statut de témoin. "Il y a eu un ensemble d'évolutions techniques et des pistes qui semblent ne pas avoir été suffisamment creusées à l'époque ont été suivies", confie à L'Express une source proche du dossier.

Le grand-oncle de Grégory ainsi que son épouse

Selon nos informations, parmi les gardés à vue figure un couple de septuagénaires, Marcel Jacob, le grand-oncle de Grégory ainsi que son épouse, Jacqueline. Ils ont été arrêtés à Aumontzey. Cet homme est le frère de Monique, la grand-mère du petit garçon tué.

La tante du petit garçon

Une troisième personne a été interpellée à Arches, il s'agit de Ginette la veuve de Michel Villemin, l'oncle de Gregory. Ce dernier est mort en 2010 des suites d'un cancer. Le 16 octobre 1984, c'est Michel Villemin qui avait reçu l'appel d'un homme revendiquant le meurtre de son neveu.

La grand-mère et son époux entendus à leur domicile

La grand-mère de Grégory, Monique Villemin et son époux, Albert, ont quant à eux été entendus à leur domicile d'Aumontzey sans être placés en garde à vue, en raison de leur âge avancé.

Un ADN masculin et un autre féminin


Les enquêteurs de la Section de recherches de la gendarmerie de Dijon cherchent toujours à élucider cette énigmatique affaire, où de nombreuses fausses pistes ont été suivies. Les suspects ont été placés en garde à vue pour "complicité d'assassinat", "non-dénonciation de crime", "non-assistance à personne en danger et abstention volontaire d'empêcher un crime".

La relance pourrait venir de résultats d'analyses ADN. En 2008, la cour d'appel de Dijon a ordonné que les empreintes génétiques trouvées sur la cordelette ayant servi à ligoter l'enfant, ainsi que sur son anorak et son bonnet, soient étudiées. Si les parents de Grégory, Christine et Jean-Marie Villemin ont ainsi été définitivement mis hors de cause, le mystère continue de planer sur deux ADN extraits, de sexe masculin et féminin, rappelait en 2010 France Soir.

http://www.lexpress.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/06/2017 16:32  Mis à jour: 14/06/2017 16:32
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 Re : Affaire Grégory Villemin, Grand Est Affaire Grégory : Murielle Bolle convoquée pour une prise d'empreinte ADN...
Murielle Bolle, la belle-soeur de Bernard Laroche, a été convoquée ce matin par les gendarmes de Bruyères (Vosges) dans le cadre de l'enquête sur la mort du petit Grégory Villemin. elle a suvi un prélèvement ADN avant de repartir libre. Elle ne fait pas partie des trois personnes interpellées.

Comme les trois personnes interpellées et la quatrième personne entendue, Murielle Bolle fait partie de l'entourage familiale du petit Grégory Villemin tué le 16 octobre 1984, à Lépanges-sur-Vologne (Vosges).

Ce mercredi 14 juin 2017, elle était convoquée à la gendarmerie de Bruyères, alors que les gendarmes de la section de recherche de Dijon, sur commission rogatoire, interpellaient un couple de septuagénaires et une femme, tous membre de la famille Villemin.

Murielle Bolle est ressortie libre après avoir fourni aux gendarmes un prélèvement ADN.

Elle est la belle-soeur de Bernard Laroche, qu'elle avait dénoncé comme le meurtrier du petit Grégory avant de se rétracter. Quelques temps plus tard, Jean-Marie Villemin avait tué bernard Laroche par arme à feu.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/06/2017 14:03  Mis à jour: 14/06/2017 14:50
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 Re : Vosges : les assassins du petit Grégory Villemin interpellés ? Les auditions doivent se poursuivre cet après-midi.
C'est une information de l'Est Républicain : un couple de septuagénaires a été interpellé près de Bruyères (88) mercredi 14 juin 2017 par les gendarmes de la section de recherches de Dijon. Ils ont été placés en garde à vue pour "complicité d’assassinat" et "non-dénonciation de crime".

Selon nos confrères de l'Est Républicain qui révèlent l'information, ce mercredi 14 juin 2017, vers huit heures, les militaires bourguignons ont interpellé et placé en garde à vue un couple de septuagénaires dont les noms figurent depuis longtemps dans le dossier d'instruction sur la mort de Grégory Villemin, il y a trente-deux ans, le 16 octobre 1984.

Le couple a été placé en garde à vue pour complicité d’assassinat, non-dénonciation de crime, non-assistance à personne en danger et abstention volontaire d’empêcher un crime.

Une troisième personne a également été interpellée.

Le corps du garçonnet était repêché dans les eaux de la Vologne, à Lépanges.

L'enfant de Christine et Jean-Marie Villemin avait été tué, ligoté puis jeté dans le cours d'eau.

Depuis, malgré de multiples rebondissements et procès, la Justice n'avait pas réussi à déterminer le ou les auteurs de ce meurtre.

Avec les interpellations de ce matin et d'autres qui sont annoncées, un mystère vieux de trente-deux ans va peut-être enfin pouvoir être résolu...

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

Les auditions doivent se poursuivre cet après-midi.

Interrogé par le Figaro, Thierry Moser, l’avocat des époux Villemin, est arrivé au palais de justice de Dijon. “Je confirme ces informations. Ça bouge beaucoup (dans le dossier)“, a-t-il déclaré.

14h34. Une quatrième personne est entendue en tant que témoin comme son état de santé est incompatible avec une garde à vue. Selon BFM, il s’agit de Monique Villemin, la grand-mère paternelle du petit Grégory. Les trois autres personnes arrêtées seraient très proches de la famille Villemin.

14h40. La troisième personne placée en garde à vue serait une femme. Elle et le couple de septuagénaires habitaient dans le secteur de la famille du petit Grégory.

Plus d’informations à suivre…
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/04/2017 13:09  Mis à jour: 13/04/2017 13:09
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 Re : Affaire Grégory Villemin : Non élucidé - vidéo
Non élucidé - L'affaire Grégory Villemin
En 1984, Grégory Villemin, 4 ans, disparait à proximité de la maison de ses parents à Lépanges-sur-Vologne. Le jour même, un corbeau revendique l'enlèvement par téléphone. Le soir, sur les berges de la Vologne, qui traverse le village de Docelles, les pompiers découvrent le cadavre de l'enfant. Le lendemain,
les parents reçoivent une lettre : «J'espère que tu mourras de chagrin, le chef. Ce n'est pas ton argent qui te redonnera ton fils. Voilà ma vengeance. Pauvre con.» Bernard Laroche, un cousin du père de l'enfant est mis en examen. Quelques semaines plus tard, Jean-Marie Villemin, le père de Grégory, l'abat devant chez lui. Christine Villemin, la mère, est suspectée avant d'être innocentée. Trente ans plus tard, l'affaire n'a toujours pas été élucidée.

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Posté le: 04/05/2016 14:53  Mis à jour: 04/05/2016 16:29
 Cet après midi, l'heure du crime est consacré à Gregory Villemin
Bonjour,
Cet après midi, l'heure du crime est consacré à Grégory:
http://www.rtl.fr/actu/societe-faits- ... 2-ans-d-enigme-7783101267

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L'affaire Gregory, 32 ans d’énigme

REPLAY - En 1984, jeune journaliste de radio, Laurence Lacour arrive dans la vallée de la Vologne pour couvrir l’assassinat de Gregory Villemin, 4 ans, enlevé, tué et jeté dans la rivière.


L'édito de Jacques Pradel

A la Une de l’heure du crime, l’affaire Grégory telle que l’a vécue au jour le jour, notre invitée, la journaliste Laurence Lacour dont le récit Le bûcher des Innocents vient d’être réédité.

Evoquer "l’affaire du petit Grégory", c’est revenir sur le gâchis, le chaos, les erreurs, qui ont donné lieu à une dérive collective au détriment de la vérité!

Une tourmente médiatique et judiciaire, qui va peu à peu emporter et broyer, tout à la fois, les parents de Grégory, Jean-Marie et Christine Villemin, l’ensemble de leur famille, mais aussi, sous le miroir déformant des médias, les policiers, les juges, et les journalistes…

En quelques années cette véritable hystérie va se transformer en acharnement collectif et diviser l’opinion publique de tout un pays ! Avec, en toile de fond, cette accusation terrible contre Christine Villemin, accusée d’avoir tué son fils, alors que l’enquête policière et tous les éléments recueillis au cours de l’instruction l’innocentaient !

Laurence Lacour raconte dans Le bûcher des Innocents, les coulisses de l’enquête et les multiples dérives, qui ont fait dire à un journaliste de l’Express, Jacques Buob, à propos de ce livre : "On ne sait pas qui a tué Grégory, mais on sait maintenant pourquoi on ne le saura pas" !

L'assassinat en 1984 de Grégory Villemin

En 1984, jeune journaliste de radio, Laurence Lacour arrive dans la vallée de la Vologne pour couvrir l’assassinat de Gregory Villemin, 4 ans, enlevé, tué et jeté dans la rivière. "J’espère que tu mourras de chagrin, le chef", a écrit l’assassin dans une lettre anonyme adressée au père de l’enfant. Ce drame bouleversant et la présence d’un mystérieux corbeau qui harcèle la famille depuis des années donnent naissance à un feuilleton national retentissant.

A propos du livre "Le bûcher des innocents"

En 1984, jeune journaliste à Europe 1, Laurence Lacour arrive dans la vallée de la Vologne pour couvrir l'assassinat de Grégory Villemin, un enfant de quatre ans.

En quelques semaines, ce fait-divers devient un feuilleton national. L'instruction se déroule à ciel ouvert. Partie pour deux jours, Laurence Lacour reste quatre ans dans les Vosges. Traumatisée par ce qu'elle a vu et vécu, elle quitte le journalisme pour écrire ce livre.

Le Bûcher des innocents est à la fois une enquête de haut vol et le récit de l'initiation d'une jeune journaliste aux démons des médias. Avec pudeur, humanité, et un souci extrême de la vérité, Laurence Lacour a écrit un livre unique, qui saisit le lecteur dès les premières pages et ne le lâche plus.

Alors que l'affaire reste aujourd'hui encore une énigme, il apporte toutes les pièces du puzzle, de l'assassinat du premier suspect, Bernard Laroche, par le père de Grégory poussé à bout par les médias, aux rumeurs contre Christine Villemin, transformée en personnage de fiction, diabolique et manipulateur.

Laurence Lacour démonte l'engrenage de passions, d'intérêts, d'incompétence et de folie qui ont donné sa démesure à l'affaire. D'une plume tendre et humaine, elle retrace la chronique d'une passion française et raconte l'amour inaltérable qui a sauvé les parents de Grégory, tout au long du cauchemar.

Salué par la critique lors de sa parution, il y a treize ans, ce livre reparaît aujourd'hui dans une version entièrement refondue, grâce, notamment, aux pièces d'instruction, désormais accessibles.

Le Bûcher des innocents a été adapté à la télévision par Raoul Peck et Pascal Bonitzer, dans L'Affaire Villemin.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/10/2014 11:34  Mis à jour: 17/10/2014 19:23
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 Vidéo: Annonce : émission spéciale "Affaire Grégory : 30 ans sans vérité", proposée et présentée par Hélène Messang, samedi 18 octobre 2014, à 11h50 sur France 3 Lorraine
Jeudi 16 octobre 2014, cela fera trente ans que le corps de Grégory Villemin a été découvert dans la Vologne....
Retrouvez avec notre infographie le chronologie de cette mystérieuse affaire.


Jeudi 16 octobre 2014, cela fera trente ans que le corps de Grégory Villemin a été découvert dans la Vologne. France 3 Lorraine vous propose de retrouver les principales dates de cette longue et mystérieuse affaire qui fera l'objet d'une émission spéciale samedi 18 octobre à 11h50 sur leur antenne.

Cliquez ICI pour voir le diaporama de l'historique depuis 30 ans

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