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Meurtres des «disparues de l'A6»

Publié par Walda Colette Dubuisson le 04-10-2018 (7135 lectures) Articles du même auteur
04/10/2018 : Perpétuité confirmée en appel pour Pascal Jardin, le meurtrier de Christelle...
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03/10/2018:
*Meurtres des «disparues de l'A6». Procès en appel de Pascal Jardin : un accusé narcissique dénué d'empathie.(VIDÉO)
*Au 5° jour du procès en appel de Pascal Jardin à Dijon, Marie-Rose Blétry, la mère de la victime, était entendue. ( Vidéo)
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01/10/2018 : Depuis une semaine, Pascal Jardin est jugé par la cour d'appel de Dijon. Il est accusé du meurtre de Christelle Blétry, une collégienne de Saône-et-Loire en 1996. Mais l'audience en appel est pour l'instant une copie très ressemblante de la première instance.
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20/09/2018 : C'est un procès très attendu qui s'ouvre ce jeudi devant la cour d'assises de Côte-d'Or : celui de Pascal Jardin, un Creusotin condamné en 2017 à la réclusion criminelle pour le viol et le meurtre de Christelle Blétry, une jeune femme dont le corps avait été retrouvé lardé de 123 coups de couteau.
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09/06/2018 : AFFAIRE Anne-Sophie Girollet :
Actuellement incarcéré à Varennes-le-Grand, le Mâconnais Jacky Martin avait été condamné fin septembre 2016 à 30 ans de réclusion criminelle avec une peine de sûreté de 20 ans par la cour d’assises de Saône-et-Loire pour la séquestration et le meurtre d’Anne-Sophie Girollet en 2005.

Jacky Martin sera rejugé du 19 novembre au 6 décembre.

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06/09/2017 : 06/09/2017 sur France 5 :
Justice, le douloureux silence. Marie-Rose Blétry ( maman de Christelle) , prend la parole
( Voir Bande annonce).

Résumé du programme
En France, sur un millier d'affaires criminelles, quelque 15 % ne sont pas résolues dans un délai raisonnable. Les familles des victimes font face au désintérêt de l'appareil judiciaire et voient les enquêtes s'enliser. Mais certaines se battent pour que les investigations redémarrent. Elles se démènent également contre les erreurs des procédures ou tout simplement contre l'inertie de la justice.
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18/07/2017 :ANNONCE: Lundi 31 juillet 2017, CRIMES "Spéciale : les disparues de l'A6 "- 20h55/22h50 sur NRJ 12
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08/05/2017 :Un tueur en série entendu par les gendarmes de Dijon. Ulrich Muenstermann est soupçonné d'avoir tué en 1986 Sylvie Aubert, l'une des disparues de l'A6.
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03/02/2017 :Pascal Jardin a été condamné à perpétuité dans le meurtre d'une des disparues de Saône-et-Loire, Christelle Blétry. La peine est assortie d’une période de sûreté de vingt ans
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02/02/2017 : L’avocat général a demandé ce jeudi matin la perpétuité contre le meurtrier présumé de Christelle Blétry, Pascal Jardin.
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23/01/2017 Disparues de l'A6, Marie-Rose Blétry ( maman de Christelle : «Je veux comprendre pourquoi ma fille a été frappée de 123 coups de couteau»
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17/01/2017: Le 23 janvier s’ouvrira le procès de Pascal Jardin, accusé du viol et du meurtre il y a 20 ans de Christelle Blétry.
Écoutez Jacques Pradel & Maître Didier Seban dans les commentaires.
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20/12/2016 : Procès de Pascal Jardin en France: deux
Liégeoises font également partie des "disparues de l'A6"
La justice française ouvrira à la fin du mois de janvier le procès de Pascal Jardin, un homme qui pourrait avoir joué un rôle dans la disparition de deux Liégeoises, Françoise Bruyère et Marie-Agnès Cordonnier, il y a plus de 30 ans.

Dans l'affaire Christelle Blétry, c'est une nouvelle recherche ADN qui avait permis d'identifier Pascal Jardin, dix-huit ans après les faits.
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27/09/2016 : Assises ( Anne Sophie GIROLLET) !!! « sans remise de peine, ma fille serait encore là » déclare le père de la victime !!!
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PROCÈS :Jacky Martin, 54 ans, comparait depuis mardi 13/09/2016 devant les assises de Saône-et-Loire pour avoir séquestré, abusé sexuellement puis tué Anne-Sophie Girollet en 2005.
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27/06/2016 : L'enquête sur la mort de Sylvie Aubert en 1986 relancée .
APPEL A TÉMOINS RELANCE .....
Les gendarmes, recherchent notamment «les anciens adhérents du complexe sportif American Fitness de Chalon-sur-Saône». La gendarmerie a mis en place à cet effet un numéro vert (0800 008 917).
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25/06/2016: «Disparues de l’A6». Peine de 20 ans de réclusion confirmée en appel pour le meurtrier de Christelle Maillery
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15/06/2016 : Le procès en appel de Jean-Pierre Mura, 48 ans, condamné l'an dernier à 20 ans de réclusion pour le meurtre en 1986 au Creusot de Christelle Maillery doit s'ouvrir ce jeudi 16 juin 2016 devant les assises de Côte-d'Or à Dijon.
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06/06/2016 : Le meurtrier présumé de Christelle Blétry renvoyé aux assises
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06/04/2016 : L'enquête sur le meurtre de la jeune Vanessa Thiellon est relancée. Le corps de la jeune fille de 17 ans, retrouvée morte le 5 juin 1999, sur les berges de la Saône à Mâcon en Saône-et-Loire, va être exhumé. ( VIDEO)
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24/02/2016 :Meurtres non-élucidés de Saône-et-Loire : retour sur l'affaire Christelle Blétry
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08/02/2016 :Les disparues de Saône-et-Loire : retour sur l'affaire Carole Soltysiak
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18/01/2016 : retour sur l'affaire Christelle Maillery
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13/01/2013 : Meurtres non-élucidés de Saône-et-Loire : retour sur l'affaire Sylvie Aubert
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16/09/2015 :Les "Disparues de l'A6" dans "Crimes en direct" le 28 septembre sur NRJ 12
Pour la première fois sur un même plateau et en direct, ces mamans vont être réunies pour lancer un appel.
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Ce jeudi 18 juin, le meurtrier de Christelle Maillery, une des "disparues de l'A6", tuée en 1986 au Creusot de 31 coups de couteau, a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Saône-et-Loire.
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10/06/2015 : Près de trente ans après les faits, un premier procès pour meurtre de l'une de ces jeunes femmes s'ouvre mercredi.
Jean-Pierre Mura devant les assises pour le meurtre de Christelle Maillery...
Retour sur cette série de meurtres mystérieux et toujours non élucidés pour la plupart.
Lire la suite dans les derniers commentaires
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16/09/2014 :Belgique-> Liège: l'arrestation d'un Français relance l'enquête sur la disparition de deux Liégeoises
En août 1984, Françoise Bruyère et Marie-Agnès Cordonnier, deux Liégeoises de 22 ans disparaissaient à Mâcon. Elles ouvraient une terrible liste dans la région de la Saône-et-Loire, celle des «disparues de l’A6».
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Coup de théâtre dans l'affaire des "disparues de l'A6": L'ADN a enfin parlé, le meurtrier présumé de Christelle Blétry, tuée de 123 coups de couteau en 1996 à Blanzy (Saône-et-Loire), a été placé sous les verrous ce jeudi 12/09/2014 , confondu par son ADN 17 ans après les faits.

Un long et pénible combat Marie Rose,mené de tout coeur avec vous : un soulagement après ces longues et pénibles années...
R.I.P Christelle ...
Colette



http://www.sos-enfants.org/modules/news/article.php?storyid=500

Coup de théâtre dans l'affaire des "disparues de l'A6": le meurtrier présumé de Christelle Blétry, tuée de 123 coups de couteau en 1996 à Blanzy (Saône-et-Loire), a été placé sous les verrous ce jeudi, confondu par son ADN 17 ans après les faits.

Selon un des conseils de la famille de la victime, Me Corinne Herrmann, le suspect, âgé de 56 ans, a été mis en examen et placé en détention provisoire, à la suite d'analyses ADN sur les vêtements de la victime, tuée à l'âge de 20 ans.

Huit jeunes femmes tuées entre 1986 et 1999

L'homme a été identifié "parce qu'il était inscrit dans le fichier Fnaeg (Fichier national des empreintes génétiques)", a souligné à l'AFP Me Herrmann, qui travaille avec Me Didier Seban dans le dossier dit des "disparues de l'A6": huit jeunes femmes tuées en Saône-et-Loire entre 1986 et 1999.
D'après le Nouvel Observateur qui a révélé son arrestation, le profil du meurtrier présumé figurait dans ce fichier depuis 2004, date à laquelle il avait été interpellé pour une agression sexuelle avec un couteau.
Aujourd'hui marié et père de deux enfants, cet homme a été arrêté par la police judiciaire de Dijon dans les Landes, où il résidait, selon le site internet de l'hebdomadaire.
Le parquet de Chalon-sur-Saône tiendra une conférence de presse ce vendredi matin sur cette affaire, "compte tenu des avancées notables des investigations réalisées".

L'ADN a enfin parlé. 18 ans après les faits, les enquêteurs ont arrêté le meurtrier présumé de Christelle Blétry, tuée de 123 coups de couteau en 1996 à Blanzy en Saône-et-Loire. Le suspect, âgé de 55 ans, a été mis en examen et placé en détention provisoire à la suite d'analyses ADN sur les vêtements de la victime, tuée à l'âge de 20 ans. «On a trouvé une trace d'ADN, qui, une fois inscrite au fichier génétique a ‘matché' comme disent les policiers. C'est-à-dire en correspondance complète avec une personne qui avait déjà été condamnée pour des agressions sexuelles», a expliqué à RTL Didier Seban, l'avocat de la famille de Christelle Blétry.
L'homme a été identifié grâce au fichier Fnaeg (Fichier national des empreintes génétiques), a souligné Me Corinne Herrmann, qui travaille avec Me Didier Seban dans le dossier dit des «disparues de l'A6», l'une des plus grandes énigmes criminelles de ces trente dernières années. D'après Le Nouvel Observateur qui a révélé son arrestation, le profil du meurtrier présumé figurait dans ce fichier depuis 2004, date à laquelle il avait été interpellé pour une agression sexuelle avec un couteau. Aujourd'hui marié et père de deux enfants, cet homme a été arrêté dans les Landes par la police judiciaire de Dijon, où il résidait, selon le site Internet de l'hebdomadaire. Il aurait avoué le meurtre de la jeune femme.

14 jeunes femmes assassinées

Le corps de Christelle Blétry, élève d'un lycée professionnel agricole à Verosvres, avait été découvert par un postier le 28 décembre 1996, en contrebas d'un chemin forestier près d'un étang. La veille, la jeune femme avait prévu de rentrer à pied d'une soirée chez des amis à Blanzy mais n'est jamais rentrée. L'autopsie n'avait révélé aucune trace de violence sexuelle.
Christelle Blétry faisait partie des «disparues de l'A6», ces jeunes femmes assassinées entre 1985 et 2005 le long de l'autoroute qui traverse le département de Saône-et-Loire.

Si la famille de Christelle tient peut-être le coupable du meurtre de leur fille, d'autres attendent encore de connaître la vérité. En l'espace de 20 ans, quelque 14 jeunes femmes âgées de 13 à 23 ans ont été sauvagement tuées dans un rayon de 200 kilomètres le long de cette route.

Assassinats en série ou simple coïncidence?


Parmi elles, Sylvie Aubert, 23 ans. Elle est retrouvée étranglée et mains liées dans une rivière en 1985.

Un an plus tard, on découvre Christelle Maillery, une collégienne de 16 ans, dans la cave d'un immeuble du Creusot quelques heures après sa disparition.

Quelques mois plus tard, Nathalie Maire est battue à mort et étranglée avec un câble électrique sur l'aire d'autoroute de Saint Albain.

Carole Soltisyak n'a que 13 ans quand elle est retrouvée dans un bois près de Montceau-les-Mines. La collégienne a été violée, étranglée et tuée de quatre coups de couteau.

On ne sait pas non plus qui a tué Virginie Bluzet en 1997, Vanessa Thiellon en 1999 et Anne-Sophie Girollet en 2005.
Assassinats en série ou simple coïncidence?

La justice, qui enquête depuis plus de 20 ans, piétine. Au grand dam des familles. Depuis des années, des parents de victimes réunis dans l'association «Christelle» réclament aux enquêteurs d'effectuer des rapprochements entre tous ces dossiers de jeunes femmes et demandent qu'une cellule d'enquête unique soit créée. En vain. Elles reprochent aussi à la justice de ne pas avoir exploré toutes les pistes dans ces affaires, comme celles de serial-killers, possibles dans certains cas.

La piste des tueurs en série

Comme le rappelle Le Nouvel Observateur, ce coin de Bourgogne a été fréquenté par trois tueurs en série au cours de ces trente dernières années: Emile Louis, qui avait avoué l'assassinat de 7 jeunes filles disparues dans les années 1970 dans l'Yonne ; Francis Heaulme, surnommé le «Routard du crime» et reconnu coupable de neuf meurtres dans au moins huit affaires ; et Michel Fourniret, qui a avoué neuf meurtres commis entre 1987 et 2001. Dans l'enquête sur l'assassinat de Carole Soltisyak, les gendarmes s'étaient intéressés à Francis Heaulme, connu pour étrangler et poignarder ses victimes avant de les déshabiller. Mais faute d'éléments sérieux, l'enquête n'a pas abouti. De même, Me Didier Seban avait demandé à ce que des vérifications soient faites concernant l'emploi du temps de Michel Fourniret. Certaines de ses victimes étaient des jeunes filles mineures. Il n'a pas pu être confondu par ces prélèvements.



VIDÉO - Le suspect aurait été confondu par des analyses ADN, près de dix-huit ans après l'assassinat de Christelle Blétry, 20 ans, dans l'une des affaires criminelles les plus énigmatiques de ces trente dernières années.


Le combat de la famille. La mère de Christelle, Marie-Rose Blétry, avait rassemblé autour d'elle d'autres familles de l'affaire dite des "disparues de l'A6", du nom des huit jeunes femmes retrouvées mortes en Saône-et-Loire, entre 1986 et 1999. Ensemble, elles avaient interpellé à de nombreuses reprises les autorités, et s'étaient battu pour obtenir la vérité.

"Ça a porté ses fruits".
Dix-huit ans après la mort de Christelle, assassinée de nuit sur un chemin de son village, l'arrestation jeudi dans les Landes de son meurtrier présumé est un immense soulagement pour sa famille. "J'ai pleuré tout de suite", a témoigné au micro d'Europe 1 Colette Blétry, la tante de Christelle. "Marie-Rose [la mère de la victime] s'est beaucoup battue, et ça a porté ses fruits".

L'émotion de la mère de Christelle. "J'ai toujours gardé espoir" et "j'espère un peu de sérénité": c'est très émue et en larmes, que Marie-Rose Blétry, la mère de Christelle, s'est exprimée vendredi après l'annonce de l'arrestation du meurtrier présumé de sa fille. Lors d'une conférence de presse organisée à Blanzy par l'Association Christelle, Marie-Rose Blétry a reconnu qu'elle s'était "toujours battue" pour retrouver l'assassin de sa fille lardée de 123 coups de couteaux, alors qu'elle rentrait chez elle après une soirée avec des amis. "C'est un combat qui peut être long", a-t-elle ajouté, en se disant "anéantie par cette nouvelle qu'(elle) espérai(t) tant".




Un homme déjà condamné pour agression sexuelle. Ce sont les vêtements de la victime qui ont parlé. Sur son pull, une tache de sperme avait récemment été analysée, à la demande de la famille et de ses avocats. L'ADN a révélé un nom, celui d'un homme déjà condamné pour agression sexuelle. Interpellé mardi, le meurtrier présumé a tout avoué aux enquêteurs, avant d'être mis en examen pour homicide volontaire jeudi.

Une satisfaction pour la famille, mais aussi pour l'avocat de l'association "Christelle", Maître Didier Seban. "C'est vraiment une satisfaction de se dire qu'au fond, des auteurs de crime aussi abominables, même dix-huit ans après, peuvent être interpellés et nous l'espérons jugés".

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Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/10/2018 20:31  Mis à jour: 03/10/2018 20:31
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 Au 5° jour du procès en appel de Pascal Jardin à Dijon, Marie-Rose Blétry, la mère de la victime, était entendue. ( Vidéo)
Une nouvelle épreuve pour elle.

Mercredi 26 septembre, Marie-Rose Blétry, la mère de Christelle, est venue à la barre pour parler de sa fille. "Il est important aujourd'hui de rendre hommage à Christelle", explique-t-elle à l'issue de l'audience.

"Je ne suis pas une très bonne oratrice. J'ai parlé avec mon cœur, j'ai essayé. C'est aussi avec beaucoup d'émotions, ce n'est pas évident. J'espère avoir pu parler de Christelle et de notre famille." Sa maman parle d'elle simplement. Elle décrit avec tendresse une jeune adulte, à la fois réservée et pleine de vie qui avait choisi de devenir puéricultrice.



Marie-Rose Blétry s'est adressée directement une seule fois à Pascal Jardin à la toute fin de sa déposition. "C'est quand il dit qu'il a été arraché à sa famille, je lui demande 'que dit Christelle ?' Il n'a pas répondu, il ne répondra pas. Christelle, c'est elle qui a été arrachée à sa famille. Lui, il a encore sa famille, il est encore vivant. Il peut en profiter, avoir des visites au parloir. Christelle, elle ne peut pas."

Pour la famille, ce procès en appel à Dijon représente la dernière épreuve d'un parcours de 22 ans. Il s'achèvera mercredi 3 octobre.

Pascal Jardin a été condamné en première instance en février 2017 à la perpétuité pour le viol et le meurtre de Christelle Blétry. La jeune femme de 20 ans avait été retrouvée sans vie le 28 décembre 1996 au bord d'une route de campagne à Blanzy, en Saône-et-Loire.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/10/2018 20:26  Mis à jour: 03/10/2018 20:26
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 Meurtres des «disparues de l'A6». Procès en appel de Pascal Jardin : un accusé narcissique dénué d'empathie.(VIDEO)
Mercredi 3 octobre, les plaidoiries des avocats de l'accusé sont attendues, ainsi que le réquisitoire de l'avocat général. Le verdict est attendu dans la soirée. La veille, les experts ont évoqué le profil psychologique de l'accusé, et les avocats de la partie civile ont pris la parole.

Par F.L.
Publié le 03/10/2018 à 05:00

Le profil psychologique de Pascal Jardin
Pascal Jardin est décrit comme "narcissique et montre une absence d'empathie", c'est le docteur Laurence François, psychologue, qui le décrit ainsi, "un profil rare" ajoute-t-elle.
Le Docteur Zagury avait, de son côté, évoqué en première instance, un profil de "tueur en série".

Deux semaines d'épreuve
Le procès en appel de Pascal Jardin a été une nouvelle épreuve pour la famille de Christelle Blétry, pour sa mère et ses enfants.
22 ans après les faits, il leur a fallu affronter à nouveau les faits, à la recherche de la vérité.

Une avocate aux côtés de la famille
Maître Corinne Hermann accompagne la famille Blétry depuis 17 ans. Une connivence que Corinne Hermann résume ainsi : "on connaît les histoires, on connaît les enfants qui ont grandi, on connaît les petits-enfants qui sont arrivés, on connaît les douleurs, les maladies, on connaît toutes les épreuves qu'ils ont rencontré"

Maître Seban
L'autre avocat des parties civiles, Maître Didier Seban, a résumé très clairement sa plaidoirie : "Il n'y a pas d'autre alternative que de condamner Pascal Jardin à une peine très lourde. Il a, par ses dénégations successives, il a causé une deuxième fois une douleur terrible à la famille."

Les avocats de la défense
Maître Nicolle et Varlet essaieront de défendre Pascal Jardin une dernière fois, lors de leurs plaidoiries.


Le reportage de Michel Gillot et Christophe Gaillard
Intervenants :
Me Corinne Herrmann, avocate des parties civiles
Me Didier Seban, avocat des parties civiles
Michel Gillot, France 3 Bourgogne

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 01/10/2018 10:58  Mis à jour: 01/10/2018 10:58
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 Meurtres des «disparues de l'A6»: Affaire Christelle Blétry : un procès en appel pour rien ? ( Vidéo)
Ce procès en appel de Pascal Jardin est-il un procès pour rien ? Au terme de sept jours d'audience, on peut se poser la question. En première instance, Monsieur Jardin était condamné à la perpétuité avec une peine de sûreté de 20 ans pour le meurtre et le viol de Christelle Blétry.

Le visionnage de ses aveux détaillés et la présence de son ADN sur les vêtements de la victime avaient pesé lourd dans le premier verdict. De même, sa version d'une relation sexuelle consentie avec la victime n'avait pas été jugée crédible. Sur tous ces points, d'un procès à l'autre rien n'a changé.

"On s'attendait peut-être à des aveux. On s'attendait à des explications, détaille Didier Seban, avocat de la partie civile. Et puis il reste enfermé dans une version impossible, incroyable.

Tout le monde vient lui dire que ça n'est pas possible. Son ex-femme, les experts psychiatres, les experts psychologues, tous ceux qui connaissent Christelle disent que ce que raconte Pascal Jardin, ça n'est pas possible. Et Pascal Jardin raconte toujours la même histoire."

Nouvelle épreuve pour la famille de Christelle Blétry
En faisant appel, Pascal Jardin était évidemment dans son droit. Mais si ce second procès n'apporte rien, en revanche il constitue une nouvelle épreuve pour les proches de Christelle.

"C'est pour la famille terrible de lui faire revivre ça, ajoute Maître Seban. Elle le ressens comme une profonde douleur. Peut-être que la cour d'assises tiendra compte dans son verdict de cette deuxième fois imposée à la famille alors que la version de Pascal Jardin ne tient pas la route."

Il y a pourtant une différence entre les deux procès. En janvier 2017, les défenseurs de Pascal Jardin avaient semblé tétanisés par l'ampleur de la tâche. Aujourd'hui, Maîtres Nicolle et Varlet se montrent plus pugnaces mais ils sont tout aussi démunis.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/09/2018 13:40  Mis à jour: 20/09/2018 13:40
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 A Dijon, Pascal Jardin est jugé ce jeudi en appel pour le viol et le meurtre de Christelle Blétry.
C'est grâce à l’entêtement d'une mère, Marie-Rose et aux progrès de la science, que Pascal Jardin est retrouvé en juin 2014 à son domicile dans les Landes, presque 18 ans après les faits. Son ADN figure sur les vêtements de la jeune femme.

Lors de sa garde a vue, l'ouvrier agricole âgé d'une cinquantaine d'années, originaire de la ville du Creusot avoue le viol et le meurtre de la jeune femme, Christelle Blétry tuée de 123 coups de couteau le 28 décembre 1996. Quelques jours plus tard, Pascal Jardin revient sur ses déclarations : aux enquêteurs, il explique avoir ce soir là rencontré la jeune femme et l'avoir fait monter dans sa voiture pour une relation sexuelle consentie, mais nie toute participation au meurtre.

Une version qui ne convainc pas les jurés de la cour d'assises de Saône-et -Loire qui l'ont condamné en février 2017 à la réclusion criminelle à perpétuité, un verdict assorti d'une peine de sûreté de 20 ans. Pour Maître Didier Seban, l'avocat de la partie civile, Pascal Jardin a le profil du tueur en série.



Le procès en appel qui s'ouvre ce jeudi à Dijon devant la cour d'assises de Côte-d'Or doit durer deux semaines.

Retrouvez l'interview de Maître Seban et de Bernard Hommey, le président de l'association "Christelle", ce mercredi dans la matinale de France Bleu Bourgogne.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/06/2018 19:16  Mis à jour: 09/06/2018 19:16
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 Affaire Anne-Sophie Girollet : Jacky Martin sera rejugé du 19 novembre au 6 décembre.
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Actuellement incarcéré à Varennes-le-Grand, le Mâconnais Jacky Martin avait été condamné fin septembre 2016 à 30 ans de réclusion criminelle avec une peine de sûreté de 20 ans par la cour d’assises de Saône-et-Loire pour la séquestration et le meurtre d’Anne-Sophie Girollet en 2005.
Ayant toujours nié les faits malgré la présence de son ADN mêlé au sang de l'étudiante en médecine dont le corps avait été retrouvé dans la Saône à Mâcon, Jacky Martin, avait logiquement fait appel de sa condamnation. Ce qui lui ouvre droit être rejugé. Il le sera du lundi 19 novembre au jeudi 6 décembre 2018 à la cour d'appel de Lyon. Le meurtre de la jeune femme originaire de Replonges (Ain), sur la rive gauche de la Saône, avait pendant des années figuré sur la trop longue liste des affaires criminelles non élucidées concernant des jeunes femmes en Saône-et-Loire. Il fait partie de ces cold cases relancés par le progrès des technologies d'analyse qui permettent, à partir d'un faible échantillon, d'identifier un ADN. Et Jacky Martin était fiché...


Dans ce nouveau procès, seuls les juges et les jurés changeront. Car l'accusé de 56 ans sera défendu par le même trio d'avocats -Me Varlet (barreau de Chalon), Me Scrève (Lyon), Me Nicolle (Dijon)- et sera confronté au même avocat général, Karine Malara. Pour sa part, la famille Girollet sera représentée par Me Saggio (Mâcon).

https://www.lejsl.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/09/2017 14:46  Mis à jour: 07/09/2017 14:46
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 Meurtres des «disparues de l'A6». VIDEO REPLAY : Justice, le douloureux silence | Documentaire France 5
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/09/2017 16:06  Mis à jour: 06/09/2017 16:06
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 Re :06/09/2017 sur France 5 : Justice, le douloureux silence. Marie-Rose Blétry ( maman de Christelle) , prend la parole ( Voir Bande annonce).
Résumé du programme
En France, sur un millier d'affaires criminelles, quelque 15 % ne sont pas résolues dans un délai raisonnable.
Les familles des victimes font face au désintérêt de l'appareil judiciaire et voient les enquêtes s'enliser.
Mais certaines se battent pour que les investigations redémarrent. Elles se démènent également contre les erreurs des procédures ou tout simplement contre l'inertie de la justice.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/07/2017 12:29  Mis à jour: 18/07/2017 12:29
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 Re : :ANNONCE: Lundi 31 juillet 2017, CRIMES "Spéciale : les disparues de l'A6 "- 20h55 sur NRJ 12
Résumé
Le 12 septembre 2014, Marie-Rose Blétry fait la Une de l'actualité. Dix-huit ans après la mort de sa fille Christelle, son meurtrier présumé est arrêté. Mais cette affaire n'est pas un cas isolé. De 1984 à 2005, une série de crimes à proximité de l'autoroute A6 frappe le département de la Saône-et-Loire, sans qu'aucun meurtrier ne soit arrêté ! Pour «Crimes», les parents des victimes ont accepté de revenir sur leur combat. Depuis près de quinze ans, ils se sont unis pour connaître la vérité. Dans l'affaire Christelle Blétry, l'ADN va désigner un homme. Retour sur l'une des plus grandes énigmes criminelles que la France ait connues ces trente dernières années
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Posté le: 12/05/2017 09:12  Mis à jour: 12/05/2017 10:08
 les disparues de l'A6 " TF1 revient sur le meurtre de Christelle et sur la mort de Stéphane Kameugne."
Bonjour,
"Grand reportage"
https://www.tf1.fr/tf1/grands-reportag ... ees-l-heure-jugement.html
de TF1 revient sur le meurtre de Christelle et sur la mort de Stéphane Kameugne.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/05/2017 16:56  Mis à jour: 09/05/2017 13:32
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 Re :Un tueur en série entendu par les gendarmes de Dijon. Ulrich Muenstermann est soupçonné d'avoir tué en 1986 Sylvie Aubert, l'une des disparues de l'A6.
Il a déjà été condamné pour le meurtre de deux femmes en France et en Allemagne. Il purge actuellement ses deux condamnations à perpétuité dans une prison de haute sécurité allemande.

Les gendarmes de la section de recherches de Dijon (Côté-d'Or) se sont rendus à Geldern (Allemagne) pour auditionner Ulrich Muenstermann, 58 ans, dans sa prison de haute sécurité il y a une dizaine de jours, selon Le Parisien. Le détenu, qui purge deux condamnations à perpétuité, a nié en bloc.

Ce tueur et violeur en série itinérant, colosse passionné de musculation, est soupçonné d'avoir tué Sylvie Aubert, 23 ans, disparue le 14 novembre 1986. Le corps de la victime n'avait été retrouvé qu'en avril 1987 dans la rivière de la Dheune. Chaque jour, cette jeune caissière d'un supermarché de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) faisait la route entre son lieu de travail et son domicile, la ferme de ses parents à Saint-Loup-de-Varennes, sur son cyclomoteur.

Ce meurtre fait partie du vaste dossier des disparues de l'A6, une longue série de meurtres de jeunes femmes, non élucidés, entre 1984 et 2005, dans la région de Chalon-sur-Saône.
En cavale pendant 8 ans

Concernant la mort de Sylvie Aubert, Ulrich Muesntermann fait partie des suspects de longue date des enquêteurs français.

Il a été condamné à perpétuité en 2011 et 2012 pour le meurtre de deux femmes en France et en Allemagne. En France, il a été reconnu coupable du meurtre de Sylvie Baton, en 1989. C’est son ADN qui l’avait désigné 18 ans après les faits, grâce aux progrès de la police scientifique. Cette étudiante de 24 ans avait été retrouvée morte dans sa baignoire les pieds et les mains attachés, rappelle RTL.

En 1993, il avait été interpellé en Allemagne, après 8 ans de cavale.

http://www.bienpublic.com/

Image redimensionnée

Ulrich Muesntermann dans sa jeunesse...

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Ulrich Muesntermann assure avoir été en Grande-Bretagne
.Ulrich Muenstermann a nié les faits devant les gendarmes et la juge d'instruction en charge du dossier. Il a assuré qu'il vivait à l'époque en Grande-Bretagne, où il faisait de fréquents séjours et s'était même marié avant de s'y installer comme électricien. Des éléments que les enquêteurs français vont devoir désormais vérifier.

Un suspect de longue date.
À 58 ans, Ulrich Muenstermann, tueur et violeur en série dont le nom revient dans des affaires non élucidées, est un suspect de longue date des enquêteurs français dans cette affaire, liée aux "Disparues de l'A6". Il aurait notamment séjourné dans la région de Chalon-sur-Saône en 1986, à bord d'un camping-car.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/03/2017 16:34  Mis à jour: 05/03/2017 16:34
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 Re : Meurtres des «disparues de l'A6» : 17 ans plus tard, "la ténacité des magistrats" ( Vidéo)
Toute l'actualité sur http://www.bfmtv.com/ Dominique Rizet est spécialiste "police-justice" sur BFMTV. A la suite de la conférence de presse donnée par la mère de Christelle Blétry, une des disparues de l'A6. Il évoque les difficultés à travailler avec la justice et revient sur les nombreuses requêtes des magistrats pour faire avancer l'enquête.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/02/2017 09:44  Mis à jour: 03/02/2017 09:44
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 Re : Meurtre de Christelle Blétry : la mère de la victime "soulagée" de la condamnation de Pascal Jardin.
INVITÉE RTL - Marie-Rose Blétry s'est battue durant 20 ans pour que le meurtrier de sa fille soit condamné.

Ecoutez RTL : Clic
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/02/2017 09:38  Mis à jour: 03/02/2017 09:38
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 Re : Meurtres des «disparues de l'A6» : Pascal Jardin a été condamné à perpétuité dans le meurtre d'une des disparues de Saône-et-Loire, Christelle Blétry. La peine est assortie d’une période de sûreté de vingt ans.
La cour d’assises de Saône-et-Loire a condamné jeudi Pascal Jardin à la perpétuité pour avoir violé puis tué de 123 coups de couteau, en 1996, une des «disparues» de Saône-et-Loire, Christelle Blétry.

Période de sûreté de 20 ans


Comparaissant depuis le 23 janvier, il avait avoué le meurtre en 2014 avant de "retirer" ses aveux et de clamer son innocence, reconnaissant toutefois un rapport sexuel "consenti". Il avait maintenu cette ligne de défense pendant les neuf jours du procès.

La peine, conformément aux réquisitions de l’avocat général qui avait décrit "un meurtre d’une sauvagerie inouïe", est assortie d’une période de sûreté de vingt ans. D’abord immobile, Pascal Jardin a accueilli le verdict avec des larmes dans les yeux.
Plusieurs dossiers similaires dans la région

Le corps de la lycéenne de 20 ans avait été retrouvé le 28 décembre 1996 au bord d’une route de campagne à Blanzy. L’affaire avait été à l’origine d’une mobilisation autour de plusieurs dossiers similaires, connus depuis sous le nom de "disparues de Saône-et-Loire".

Après 18 ans d’une enquête qui piétinait, Pascal Jardin avait été confondu en 2014 par de nouvelles expertises ADN et la découverte, notamment, de traces de sperme sur les vêtements de la victime.

http://www.leprogres.fr/faits-divers/ ... din-condamne-a-perpetuite
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 01/02/2017 12:51  Mis à jour: 01/02/2017 12:51
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 Re :L'ex et l'actuelle femmes de Pascal Jardin, jugé pour le meurtre de Christelle Blétry, sont venues témoigner lundi et mardi devant la cour d’assises de Saône-et-Loire dressant chacune un profil très différent.
Valérie, cheveux blonds, maquillage discret et blouson rose, s’avance à la barre, murmurant au passage un discret «bonjour» à l’attention des parties civiles. Mais elle ne jette pas un regard en direction du box. D’une voix claire, elle balaie vingt ans d’union d’un seul trait : «Nous nous sommes mariés en 1985, nous avons eu deux enfants. En 2004, suite à des événements répréhensibles par la loi j’ai demandé le divorce». Cette secrétaire de 52 ans se serait volontiers passée de ces retrouvailles judiciaires avec Pascal Jardin, elle espérait même «ne plus entendre parler de lui» après leur séparation. Sauf qu’en septembre 2014, des policiers sont venus frapper à sa porte pour l’informer que son ex-mari était accusé du meurtre de Christelle Blétry. Puis, elle a appris ses aveux en garde-à-vue. Il justifiait alors son geste par cette phrase : «Mon ex-femme a dévoré ma vie.» «Il a un talent pour le théâtre», ironise-t-elle lorsqu’on lui demande son avis.

«On n'a pas vécu la même histoire»

«Pascal Jardin a expliqué que vous aviez des difficultés conjugales en 1996», soulève la présidente. «Je ne pense pas», répond-elle. A l’époque, le couple vient de terminer la rénovation de sa maison de Blanzy, Valérie s’occupe de leurs fils âgés d’1 an et 6 ans tandis que Pascal Jardin travaille dans une société de transport de surgelés. Selon elle, tout va bien. «J’ai l’impression qu’on n’a pas vécu la même histoire, qu’il cherche a être la victime», dit-elle. Celui qu’elle n’appelle plus que «l’accusé» ou «monsieur» l’écoute le visage fermé et les sourcils froncés. En 2004, c’est le «gros choc». Valérie apprend que son mari a été arrêté pour «agression sexuelle avec une arme». L’épisode est désormais bien connu de la cour d’assises: Pascal Jardin s’est introduit chez une jeune femme de 24 ans en se faisant passer pour un employé des eaux. Puis il s’est déshabillé dans la cuisine, un couteau glissé dans son slip. Il n’a pas eu le temps d’aller plus loin: le compagnon de la victime s’est jeté sur lui.

A l’époque, les justifications de Pascal Jardin peinent à faire sens: «Il m’a dit qu’il était harcelé par sa directrice chez Sodifragel, qu’il allait mal, qu’il voulait dominer une femme et qu’il a pété les plombs», résume Valérie. Ces explications «ne la satisfont pas», elle demande le divorce, recevant en échange des courriers de menaces et de chantage au suicide. Aujourd’hui, elle conçoit fort bien que son ex-mari puisse être le meurtrier de Christelle Blétry: «Le geste de 2004 n’était pas fini, comme un acte manqué.»

«Il a payé sa dette»

L'épouse actuelle, 54 ans, s’avance à son tour à la barre. Elle se présente spontanément, d’un ton presque léger : «Je m’appelle Chantal, je suis la femme de Pascal Jardin». Ils se sont rencontrés en 2005, à sa sortie de prison, dans un club de pétanque. A l’époque, Chantal a un cancer ainsi qu'«un mari qui boit beaucoup et la prend pour un punching ball». Décidée à «changer de vie», elle part avec Pascal Jardin, son «sauveur». Elle ne connaît pas grand chose de son passé carcéral, sait vaguement qu'«il s’est déshabillé devant une fille et qu’un couteau est tombé» mais elle n’insiste pas : «C’est douloureux pour lui et il a payé sa dette.» Ils se marient en 2010 et la famille recomposée (Chantal a 5 enfants) déménage dans les Landes. «On ne s’est presque jamais disputés. On faisait tout ensemble, on allait à la pêche, il nous emmenait à la mer - chose que je ne connaissais pas - et on allait se promener le dimanche». Certes, quand les policiers débarquent chez eux, ce 9 septembre 2014, pour placer son mari en garde à vue, Chantal «se pose des questions». «J’ai été regarder sur Internet, j’ai vu la chose horrible de 96 mais je maintiens que ça ne peut pas être lui, explique-t-elle. C’est impossible». Les aveux de Pascal Jardin n’ébranlent pas sa détermination. Ses rétractations lui semblent naturelles. Il est «tellement doux» et elle a «vécu tellement de bonheur», qu’elle se sent «obligée de le croire». La cour semble plus sceptique.

Julie Brafman http://www.liberation.fr/france/2017/ ... odes_1545403?xtor=rss-450
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Posté le: 30/01/2017 08:56  Mis à jour: 30/01/2017 09:17
 Procès Pascal Jardin : Le tueur de Christelle Blétry fera face, aujourd'hui, à sa première victime.
Bonjour,

Le tueur de Christelle Blétry fera face, aujourd'hui, à sa première victime


http://www.leparisien.fr/faits-divers ... me-30-01-2017-6636705.php

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Après la théorie des faux aveux pour « s'inculper », Pascal Jardin, 57 ans — jugé depuis la semaine dernière devant la cour d'assises de Saône-et-Loire pour le meurtre et le viol de Christelle Blétry, 20 ans, tuée de 123 coups de couteau en 1996 — va devoir affronter, cet après-midi, le regard de Magalie G..., sa première victime connue en 2004.

Jardin s'était fait passer pour un plombier de l'office HLM de Chalon et s'était présenté chez cette toute jeune maman pour réviser les radiateurs.

L'ex-épouse de Jardin à la barre

Dix jours plus tard, son repérage des lieux effectué, Jardin était revenu dans la cité du Champ-Fleuri, au prétexte cette fois d'entretenir la chaudière. Une fois dans la cuisine, l'accusé s'était déshabillé en quelques secondes et avait menacé d'un couteau sa jeune victime. Heureusement, le compagnon de cette dernière, endormi dans la chambre proche, était intervenu. Pascal Jardin est alors arrêté et condamné. Aujourd'hui encore, Magalie G. reste traumatisée par ce qu'elle a vécu. Pascal Jardin sera fiché comme délinquant sexuel à la suite de cette agression, ce qui permettra d'élucider le meurtre de Christelle.

L'ex-épouse de Jardin, Valérie Duvernoy, est aussi convoquée comme témoin tout comme ses fils (Mickaël et Dimitri). Une femme que Pascal Jardin accuse de tous les maux : « Elle m'a démolie », dit-il.

Verdict vendredi.

Le Parisien
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 29/01/2017 10:34  Mis à jour: 29/01/2017 10:34
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 Re : Meurtres des «disparues de l'A6». Le travail acharné d'un enquêteur, Raphaël Nedilko, aura permis de résoudre deux affaires, plus de 20 ans après les meurtres.
C'est un flic hors des normes et des préjugés éculés sur la police. Un modèle. Et entièrement dévoué à la cause des victimes. Raphaël Nedilko, 45 ans, est d'abord comme il dit «un officier de police judiciaire». Le grade «importe peu».

Ce géant aux allures théâtrales est celui qui a permis l'arrestation de Jean-Pierre Mura, le meurtrier de Christelle Maillery, 16 ans, tuée au Creusot, jugé trente ans après les faits.

Il est aussi le policier qui a reçu, au cours de l'été 2014, les aveux de Pascal Jardin, 57 ans, jugé depuis de la semaine dernière, devant la cour d'assises de Saône-et-Loire pour le «meurtre et le viol» de Christelle Bletry à Blanzy, le 28 décembre 1996. Un autre dossier de l'affaire dite des «Disparues de l'A6» et restée sans solution jusqu'aux aveux du meurtrier le 10 septembre 2014 au lendemain de son arrestation à Retjons (Landes). Ce policier a expliqué dans le moindre détail sa méthodologie pour obtenir les aveux de Pascal Jardin. Un enquêteur qui a témoigné longuement à la barre malgré la maladie et la rééducation cardiaque.

Grand, crâne rasé, jean en cuir, petit gilet cintré sur une chemise blanche, le policier Raphaël Nedilko a été pendant trois ans le directeur d'enquête de la police judiciaire de Dijon sur les affaires Maillery et Bletry. Lui l'ancien du «36», le célèbre quai des Orfèvres à Paris, siège de la police judiciaire parisienne a choisi d'être nommé en province après avoir traité 175 affaires d'homicides. Mais miné par les jalousies et les règlements de comptes internes entre enquêteurs, le flic a choisi de travailler au commissariat de Chalon.

«J'avais à coeur d'apporter un oeil neuf»


«Quand j'ai récupéré le dossier en 2013, mon prédécesseur, le commandant Jolivot avait déjà évoqué de nombreuses pistes et refermé d'autres. Mais j'avais à coeur d'apporter un oeil neuf», dresse comme préambule le policier qui surjoue de ses talents d'orateur. A l'époque le nom de Pascal Jardin n'apparaît nulle part. Il a pourtant bien été condamné en décembre 2004 pour une agression sexuelle sur Magalie G..., à son domicile de Chalon sur-Saône mais aucun rapprochement n'est fait. Pour agresser cette femme, il s'était fait passer pour plombier et avait caché son couteau dans une partie intime de son anatomie. Magalie avait eu un doute sur ce plombier «sale» et avait alerté son compagnon qui dormait dans l'appartement après une nuit de travail. Pascal Jardin sera rossé par le compagnon avant d'être remis aux forces de l'ordre.

Au cours de l'été la juge d'instruction Elsa Aussavy subit les assauts répétés de la partie civile qui demande encore une fois une nouvelle analyse des scellés de l'affaire Bletry. «On ne peut pas passer à côté des progrès de la science dans ce domaine», justifie Me Didier Seban. Certaines traces indécelables en 1996 peuvent l'être en 2014. La juge accepte la demande de Me Didier Seban et Me Corinne Hermmann. «On a dressé une liste des scellés par ordre de pertinence», prévient Raphaël Nedilko qui sait que «l'adn n'est pas la reine des preuves mais un moyen d'identification car encore faut-il pouvoir dater le dépôt de cet adn». L'enquêteur se remet à la tâche et dresse «un synospsis de la vie de Christelle Bletry et parfois de la vie intime». Il se renseigne sur les vêtements portés par la victime et quand ils ont été achetés. Il découvre que le «jean» porté par Christelle l'a été avec l'argent de ses étrennes et acheté quelques jours plus tôt dans un magasin de Montceau-les-Mines. Un élément essentiel pour la datation.


Il laisse tomber ses congés pour se consacrer à sa cible

Et durant l'été, les résultats d'analyse tombent. L'ADN correspond à celui de Pascal Jardin inscrit au Fichier national des empreintes génétiques (Fnaeg) depuis 2014. «Son profil faisait froid dans le dos et laissait craindre d'autres passages à l'acte», raconte devant la cour d'assises le policier qui laisse tomber ses congés pour se consacrer à sa cible. Elle est mise sous surveillance jusqu'à son arrestation le 9 septembre 2014 à Retjons (Landes). Pascal Jardin avoue le 10 et renouvelle ses aveux chez la juge Aussavy lors de son audition de première comparution. «Je lui ai tendu la main pour avouer. Je lui laisse toute possibilité de parler. Tout a été filmé. Et il a pleuré. Chaque être humain est une affaire sacrée pour moi», lance le policier un rien philosophe.

Lors de l'audience cette semaine devant la cour d'assises, Pascal Jardin tentera de dire qu'il a formulé de «faux aveux».
Le policier s'était retourné avant de le fixer : «M. Jardin vous êtes un menteur et un lâche». «Je souffre pour cette famille qui attend une réponse. Je n'attends qu'une chose : protégez nos femmes et nos filles», lance le policier en regardant la présidente de la cour d'assises.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/01/2017 11:10  Mis à jour: 28/01/2017 11:10
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 Re : Meurtres des «disparues de l'A6». Meurtre de Christelle Blétry: son ex, violent, nie toute implication
Jeudi, la cour d’assises de Chalon-sur-Saône, qui juge Pascal Jardin, 57 ans, pour viol et meurtre, a entendu l’ancien petit ami de la victime, longtemps considéré comme le suspect numéro un.

Depuis l’ouverture du procès, la même phrase résonne fréquemment sous les lambris: «Christelle avait peur.» Un homme en costume beige s’avance à la barre et, d’une voix douce, la prononce à son tour. Il a rencontré Christelle Blétry en boîte de nuit - en 1995 ou peut-être au début de l’année 96 - et elle lui a confié «qu’elle était menacée par un homme qui l’attendait quand elle rentrait chez elle. Il voulait coucher avec elle et disait qu’il la tuerait si elle refusait». Léger moment de stupeur dans le public. La présidente, Caroline Podevin, rappelle cependant que la victime a été tuée en décembre 1996, soit quasiment un an plus tard. Et souligne que ce témoin n’a été entendu par la police qu’en... 2014, donc après l’arrestation médiatisée de Pascal Jardin. Ce qui permet de relativiser la portée de ses révélations, notamment lorsqu’il explique que Christelle lui avait déjà, à l’époque, soufflé le nom de l’accusé. «Jardin comme celui de ma mère. J’ai utilisé ce moyen pour m’en rappeler», dit-il. L’avocat général, Philippe Chassaigne, ne cache pas son scepticisme: «Vous utilisez un moyen mnémotechnique pour vous en souvenir mais à aucun moment vous n’en parlez aux enquêteurs!»

Quand Séverine, qui faisait partie de la bande d’amis avec qui la jeune femme de 20 ans a passé sa dernière soirée, soutient que «Christelle avait peur», elle rapporte une toute autre histoire. Au début du mois de décembre, la victime fréquentait Anthony, un homme qu’elle avait rencontré au Tropicana, une discothèque près de Blanzy. «Elle a rompu deux semaines plus tard parce qu’il était dangereux. Il l’avait menacée», ajoute Séverine en expliquant que ce dernier avait tenté de la contraindre, en brandissant un couteau, à fumer du haschich et à avoir un rapport sexuel à trois. «Se sentait-elle suivie ?», interroge la présidente. «Oui», confirme le témoin.

«Plus aucun souvenir de tout ça»
Forcément, quand le corps de la jeune femme a été retrouvé sur une route de campagne, poignardé à 123 reprises, les enquêteurs ont immédiatement pensé à Anthony. Placé en garde à vue dès le lendemain du crime, celui qui s’appelle en fait Christophe, a toujours nié en être l’auteur. Jeudi, il apparaît en visio-conférence devant la cour d’assises. D’une voix un peu hésitante, couvrant à peine les grésillements de la retransmission, il déclare : «Je connaissais Christelle, je n’ai rien d’autre à ajouter.» La présidente trouve le préambule «un peu court» mais le chauffeur de 47 ans «n’a plus aucun souvenir de tout ca». Plus qu’un trou de mémoire, il semble souffrir d’une amnésie totale. A laquelle il ne cherche pas à remédier. Il mélange ses conquêtes de l’époque, se souvient vaguement qu’il se faisait appeler «Anthony» parce que «ça marchait mieux avec les filles», et garde quelques réminiscences de l’agression au couteau avec «un petit canif». «Un couteau papillon», corrige la présidente.

Pour le reste, il se contente de ponctuer les propos de Caroline Podevin, qui restitue son emploi du temps du 27 décembre 1996, de quelques «c’est exact» ou «c’est possible». Ce qui fait de lui «un homme peu contraignant», mais n’éclaire pas franchement la cour. En résumé, il a loué une chambre dans un Formule 1 pour une «soirée shit» avec des amis, puis a passé la nuit en discothèque jusqu’à la fermeture. Cet alibi, confirmé par plusieurs témoins, ne l’a pas empêché de rester le suspect n°1 tout au long de l’enquête, jusqu’en 2013 où il était une nouvelle fois interrogé. Mais ça non plus, il ne «s’en souvient pas». «Bon, je vais vous poser directement la question: avez-vous quelque chose à voir avec le meurtre ?», s’impatiente la présidente. «Non, pas du tout», répond le témoin, offrant ainsi l’une de ses réponses les plus détaillées. Il faudra s’en contenter.

«Vous n'êtes pas le rodeur?»
Est-il l’homme qui faisait peur à Christelle ? La suivait-il dans les rues de Blanzy ? Martine, qui travaillait à l’époque à la maison de quartier où Christelle Blétry effectuait un stage, témoigne d’un «incident». A deux reprises, un rôdeur, «certainement un homme», s’est approché de la porte et des fenêtres puis s’est enfui en escaladant le grillage. A chaque fois, la scène s’est déroulée après 18h30, quand elle était seule avec Christelle en train de faire le ménage. «Je ne sais pas ce que cette personne voulait, elle n’a jamais parlé. Mais Christelle a eu très peur», raconte-t-elle. L’avocat général se tourne vers l’accusé qu’on oublierait presque : «la maison de quartier se trouvait à 600 m de chez vous. La connaissiez-vous ?». «Non, je pensais que c’était une garderie», répond calmement Pascal Jardin. «Donc vous n’êtes pas ce rôdeur ?», insiste le magistrat. «Non, je ne vois pas pourquoi j’aurais rôdé dans le coin». «Christelle avait peur», mais la cour ne sait toujours pas de qui. D’un rôdeur ? De son ex-petit ami ? De Pascal Jardin ? Suite du procès ce vendredi.

Julie Brafman : http://www.liberation.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/01/2017 14:53  Mis à jour: 26/01/2017 14:53
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 Re : Meurtres des «disparues de l'A6» . La dernière soirée de Christelle Blétry...
La cour d’assises de Saône-et-Loire, qui juge Pascal Jardin pour le meurtre d’une femme de 20 ans, est revenue sur la dernière soirée de la victime passée avec ses amis et les grandes lignes de l’enquête.

Vingt ans se sont écoulés depuis le meurtre de Christelle Blétry, un matin d’hiver à Blanzy. Vingt ans de mystère. Lorsque la cour d’assises de Saône-et-Loire entame un voyage dans le passé jusqu’à ce vendredi 27 décembre 1996, elle doit donc s’accommoder des aléas du temps. Certains protagonistes du dossier ne sont plus là pour témoigner. D’autres ont la mémoire qui flanche. «Je n’arrive pas trop à me rappeler», commence Séverine. A la barre, celle qui n’avait que 16 ans à l’époque, se souvient tout de même de l’essentiel : ce soir-là, elle était chez Philippe – un flirt adolescent devenu son époux – avec Christelle et deux autres copains, Nicolas et Jérôme. La bande avait l’habitude de se retrouver chaque semaine pour manger des pizzas, discuter ou regarder la télé.

Philippe, un grand gaillard, s’avance à son tour pour témoigner. Plutôt embarrassé par l’exercice imposé, il n’est guère loquace : «Elle est venue plusieurs fois chez moi.» Le reste, il ne se «souvient plus, c’est loin». Il garde simplement de Christelle Blétry l’image d’une fille «jolie», «qui pouvait avoir tous les garçons qu’elle voulait». Nicolas, bras ballant, répond à la présidente par monosyllabes. En recomposant le puzzle, la cour comprend qu’il a entretenu une liaison d’un mois et demi avec la victime, «gentille et calme». C’était son premier amour. Elle lui écrivait des lettres. Il ne savait pas lire. Il l’a quittée. Quant à Jérôme, qui habitait l’appartement au-dessus de chez Philippe, il raconte que, quand la soirée s’est terminée, vers minuit, il est descendu à la porte avec Christelle. Ils ont discuté quelques minutes avant qu’elle ne parte à pied pour rentrer chez elle, à 2 kilomètres. «J’ai souvent regretté de ne pas l’avoir raccompagnée», confie-t-il.

«Travail de fourmi»
Les jurés suivent ensuite les pas de Christelle dans la nuit grâce à Agnès qui, à l’époque, est une fidèle cliente du bar Le Power, à Blanzy. Certes, elle «ne se souvient pas de grand-chose car vingt ans, ça date» mais explique : «Je l’ai vue ce soir-là devant le bar, si je ne me trompe pas. Elle marchait seule, tête baissée pour rentrer chez elle.» Pascal Jardin, ancien ouvrier agricole de 57 ans, aujourd’hui assis dans le box des accusés, serait donc le suivant à avoir croisé la route de Christelle Blétry. Confondu par son ADN, il a été arrêté en 2014 et a avoué le crime avant de se rétracter. Selon ses déclarations à l’ouverture du procès, la jeune femme, qui avait l’air effrayée, est venue taper à la vitre de sa voiture. Ensuite, ils ont eu un rapport sexuel «consenti» avant qu’elle ne disparaisse dans l’obscurité. A en croire cette version, Christelle Blétry aurait donc fait une dernière rencontre : celle du meurtrier qui lui a assené 123 coups de couteau et l’a laissée en bordure d’un chemin de campagne.

«Ce qui me marque encore c’est la grande sauvagerie de l’agression», témoigne Schwedener, ancien chef de la section criminelle de la PJ de Dijon, en charge du dossier jusqu’en 2001.
Ses notes d’enquête le préservent des défaillances de mémoire mais il tient tout de même à rappeler aux jurés qu’ils ont, ici, affaire à un «cold-case». Il les invite à replonger en 1996 : l’ADN n’en est qu’à ses balbutiements, la téléphonie est inexistante (rares sont ceux qui ont un portable) et les outils d’analyses criminelles ne sont pas encore très développés. «Nous avons constitué des scellés mais les premières recherches de traces ADN ne donnent pas de résultats», rapporte-t-il. Alors pour résoudre l’énigme, les enquêteurs vont entendre des dizaines de témoins plus ou moins proches de la victime. «Nous avons réalisé près de 500 actes de procédure», explique-t-il. Avant de poursuivre : «Le meurtre de Christelle Blétry a été difficile à vivre car c’est l’une des seules affaires qu’on n’a pas réussi à élucider.» Jolivot, enquêteur à la DIPJ qui a repris le dossier de 2008 à 2013, a lui aussi réalisé «un travail de fourmi», parcouru des «milliers de kilomètres» et effectué des «centaines d’auditions». Sans succès.

«Vous êtes un sacré bonhomme»
Finalement, Pascal Jardin, arrêté en 2014, est le dernier d’une longue série de vingt-sept suspects. L’habitant de Blanzy n’a jamais été dans le collimateur des enquêteurs et ne s’est pas non plus présenté spontanément pour indiquer qu’il avait rencontré la jeune femme. A l’époque, il «habite un quartier tranquille», «ne lit pas de journaux», «part très tôt travailler et rentre tard». C’est pour cela, justifie-t-il, qu’il n’a pas vu la une de la presse régionale le lendemain du crime ni l’appel à témoin publié à six reprises. D’autant que personne autour dans son entourage n’aurait évoqué la mort de Christelle Blétry. «Vous êtes un sacré bonhomme, le seul à Blanzy qui ne s’intéresse à rien. Une jeune femme, qui pourrait être celle que vous avez croisé, meurt et vous ne vérifiez pas si c’est elle ?» s’agace Me Didier Seban, avocat des parties civiles. L’accusé lui répond d’un ton docte: «Ben non, parce que je n’ai rien à voir avec ce crime.»

Julie Brafman, Envoyée spéciale à Châlon-sur-Saône http://www.liberation.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/01/2017 09:40  Mis à jour: 26/01/2017 09:40
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 Re : Meurtres des «disparues de l'A6». Suivre en direct la 4e journée du procès de Pascal Jardin : une journée clé s'annonce ...
La 4e journée du procès de Pascal Jardin, accusé du viol et du meurtre de Christelle Blétry va connaître un temps fort aujourd'hui. L'enquêteur qui a obtenu les aveux de Pascal Jardin - que ce dernier conteste désormais - sera appelé à la barre.

http://www.lejsl.com/edition-montceau ... une-journee-cle-s-annonce
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/01/2017 13:02  Mis à jour: 25/01/2017 13:02
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 Re : Meurtres des «disparues de l'A6» : suivre en direct la 3° journée du procès
http://www.lejsl.com/edition-montceau ... -saura-plus-sur-l-enquete

Procès Pascal Jardin, 3e journée : on en saura plus sur l'enquête
Suspecté d'avoir sauvagement tué de 123 coups de couteau la jeune Christelle Blétry en décembre 1996, Pascal Jardin a vécu deux premières journées de procès très délicates pour sa défense. La précision de ce qu'il déclare être de faux aveux suite à son arrestation en 2014 a fait frémir les Assises de Saône-et-Loire. Aujourd'hui, à partir de 9h, les témoins vont poursuivre la description de la personnalité de Christelle Blétry, et surtout évoquer l'enquête initiale de 1997, passée au travers du moindre soupçon envers Pascal Jardin.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/01/2017 10:49  Mis à jour: 24/01/2017 10:49
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 Re : Suivez en direct la deuxième journée du procès de Pascal Jardin, accusé du meurtre de Christelle Blétry en 1996 ...
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/01/2017 10:21  Mis à jour: 24/01/2017 10:21
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 Re : Meurtre de Christelle Blétry : l'accusé Pascal Jardin nie jusqu'à l'absurde...
Tout l'accable. Les preuves génétiques retrouvées sur les sous-vêtements de sa victime. Ses aveux précis et circonstanciés qu'il a signé «Le Monstre». Mais Pascal Jardin, 57 ans, le meurtrier et violeur présumé de Christelle Blétry, 20 ans, tuée de 123 coups de couteau à Blanzy le 28 décembre 1996 à Blanzy (Saône-et-Loire) a choisi de nier face à la cour d'assises qui le juge depuis lundi.

Une obstruction méthodique jusqu'à l'absurde quitte à dévoiler une énième version de sa rencontre ce soir là avec la jeune Christelle qui rentrait à pieds d'une soirée chez des amis de son âge jusqu'au domicile familial dans son village. Pascal Jardin, ouvrier agricole qui s'était exilé dans les Landes, avait été identifié en 2014, dix-huit ans après les faits. Suite à l’agression sexuelle en 2004 d'une jeune femme, Magalie G.., ses empreintes génétiques avaient été inscrites au fichier infractions sexuelles, mais n’avaient « matché » que 10 ans plus tard, à l’occasion de nouvelles vérifications dans le dossier Blétry

Droit dans ses bottes

Pétri de ses certitudes, Pascal Jardin, pull gris rayé de bandes noires, les cheveux en bataille, le ton doucereux, jure face à la présidente de la cour, Caroline Sanchez-Podevin lors de son interrogatoire : «Je n'ai pas tué Christelle Blétry. Je n'ai rien à voir avec ce crime».

La mère de Christelle, Marie-Rose entourée de son fils Nicolas et de sa fille Myriam, reste impassible. «Je rentrais du travail. J'ai aperçu cette fille. Elle est venue frapper à la vitre de ma voiture. J'ai vu qu'elle ne se sentait pas bien et m'a demandé de monter. Elle m'a dit : il faut partir d'ici. C'était comme si elle allait faire un malaise», raconte Pascal Jardin face à une présidente qui lui rappelle ses aveux.

«Et voilà une quatrième version» note avec perfidie, Me Didier Seban, l'avocat de la famille de la victime. «On sentait qu'elle avait besoin d'être rassurée et réconfortée. Il s'est passé quelque chose entre nous. Il y a eu une attirance. Elle était angoissée et stressée. on a eu une relation intime», poursuit l'accusé qui assure aussi «n'avoir jamais su son nom ou son prénom». Et décrit un rapport sexuel improvisé sur le siège passager de la Citroën Xantia «très impersonnel». Derrière il y avait le siège réhausseur de son fils. L'accusé a reconnu qu'il trompait son épouse Véronique régulièrement lors d'aventures.

Vifs échanges avec l'avocat de la partie civile

«Et vous l'emmenez dans un endroit peu éclairé pour la rassurer...», ironise la présidente. «En quoi un rapport sexuel aurait-il rassuré la victime ?», achève Philippe Chassaigne, l'avocat général. Pascal Jardin reste bouche bée. Il bafouille. Mais se reprend : « le dernier qui a vu Christelle, c'est celui qui a tué. Et je ne suis pas son assassin», claque t-il face à Me Didier Seban qui rétorque : «Quand on est un bon père de famille et que l'on croise une jeune femme affolée sur la route, on la raccompagne chez elle. Vous êtes le dernier à l'avoir vu vivante. Elle n'a vraiment pas eu de chance en vous rencontrant», lance l'avocat dans un échange vif en face à face.

«Mais moi, je suis venu en aide à Christelle», répond Pascal Jardin vacillant mais qui tient ferme sa ligne de défense. Il avoue un rapport sexuel pour justifier les traces de sperme retrouvées sur les vêtements de la jeune fille mais «c'est un autre qui a tué».

«J'attends ce jour depuis 20 ans, je suis prête», a expliqué Marie Rose Blétry, la mère. Je sais très bien que c'est lui, il sera jugé et condamné" a t-elle prévenu.

Pascal Jardin qui comparaît pour viol et meurtre jusqu'au 3 février, encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
leparisien.fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/01/2017 10:16  Mis à jour: 24/01/2017 10:16
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 Re : "La mémoire de Christelle aura été protégée", estime Maître Seban, l'avocat des victimes de l'A6
INVITÉ RTL - Maître Didier Seban revient sur la terrible affaire des disparues de l'A6 dans laquelle 12 jeunes femmes ont été tuées ou portées disparues.

AR CHRISTOPHE PACAUD , AGNÈS BONFILLON , LA RÉDACTION NUMÉRIQUE DE RTL PUBLIÉ LE 23/01/2017 À 23:03
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Les disparues de l'A6. Entre 1984 et 2005, 12 jeunes femmes ont été tuées ou portées disparues en Saône-et-Loire. La première journée d'audience devant les assises s'est ouverte ce lundi 23 janvier pour Pascal Jardin. L'homme a avoué le meurtre de Christelle Blétry, avant de se rétracter. L'accusé nie aujourd'hui les faits. Son ADN a été identifié sur les vêtements de la victime il y a deux ans seulement. Maître Didier Seban, l'un des avocats de la famille de Christelle, revient sur ce dossier hors-normes.

"C'est une victoire pour l'Association Christelle, nous nous battons depuis bientôt 20 ans pour que l'affaire soit élucidée et finalement la justice a fini par nous donner raison puisque les vêtements de Christelle ont été réexaminés et que l'on y a finalement retrouvé le sperme de Pascal Jardin",
explique l'avocat qui insiste sur le fait de ne "jamais arrêter la bagarre", pour les familles. "La mémoire de Christelle aura été protégée", estime Maître Seban. Car bien souvent la justice, par manque de moyens, abandonne les dossiers et détruit les scellés. Pour lui, "il est important que les crimes non élucidés deviennent des dossiers dans des armoires".

Didier Seban rappelle que 15 à 20% des meurtres ne sont pas élucidés en France chaque année. "Les examens demandés par les avocats des familles de victimes coûtent cher et sont souvent refusés", regrette l'avocat. Mais des avancées sont aussi à souligner. Comme par exemple la mise en place du fichier unique qui a beaucoup aidé dans l'affaire des disparues de l'A6 puisque l'accusé, Pascal Jardin, y figurait.

Écoutez l'émission ->
http://www.rtl.fr/actu/societe-faits- ... ctimes-de-l-a6-7786793949
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Posté le: 23/01/2017 15:04  Mis à jour: 23/01/2017 15:22
 les disparues de l'A6 ( suivre le procès)
On peut suivre le procès ici:

http://www.lejsl.com/edition-montceau ... e-pascal-jardin-en-direct

********************************************

Merci pour votre aide précieuse, visiteur ...
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/01/2017 11:54  Mis à jour: 23/01/2017 11:54
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 Re : Disparues de l'A6, Marie-Rose Blétry ( maman de Christelle) : «Je veux comprendre pourquoi ma fille a été frappée de 123 coups de couteau»
Marie-Rose Blétry, 58 ans, la mère de Christelle n'a jamais renoncé à obtenir la «vérité» sur le meurtre de sa fille. Elle a créé l'association christelle.com pour mener ce combat qu'elle a financé en vendant des viennoiseries sur tous les marchés du Morvan, où elle est connue comme «la mère Brioche».

Qu'attendez vous du procès de Pascal Jardin ?

«C'est le résultat de vingt ans de combat au quotidien. Une mère ne peut pas se préparer à ce genre d'épreuves, alors je vais prendre ce procès jour après jour. Il le faut pour être digne de Christelle. Je cherche la vérité. Je veux comprendre pourquoi il a frappé ma fille de 123 coups de couteau ! Cette quête me hante. On ne peut pas survivre au massacre de son enfant. Je veux juste qu'il me dise la vérité, il me la doit. C'est toute une famille qui a été anéantie après la mort de Christelle. Son père est décédé en 2004, rongé par la maladie et le chagrin, son oncle, sa tante, ses grands-mères ont suivi. Un drame comme celui-ci vous détruit de l'intérieur jour et nuit. C'est une cicatrice qui ne se referme jamais. J'avais même interdit à mes deux autres enfants de me souhaiter la fête des Mères.

Comment avez-vous fait pour tenir ?


«Nous n'avons pas d'autre choix que de faire face. Il a fallu se battre aussi pour le frère et la soeur de Christelle. Cela ne fut pas simple pour eux. Ils ne supportaient plus de me voir pleurer. Tenir c'est aussi ne plus supporter de voir une photo de Christelle ou aller moins souvent au cimetière pour se protéger. J'ai parfois baissé les bras, mais je n'ai jamais douté que l'assassin de ma fille allait être arrêté. C'est aussi pour cela que j'ai créé en janvier 1997 l'association Christelle pour faire face et réunir des familles confrontées aux mêmes drames.»

Dans quel état d'esprit êtes vous ?

«J'ai mal depuis vingt ans. Je chercherai le regard de celui qui a massacré ma fille et ce n'est pas moi qui baisserai les yeux. Parfois aussi, je culpabilise. Pourquoi n’ai-je pas prêté la voiture à Christelle ce soir là ?

leparisien.fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/01/2017 10:38  Mis à jour: 17/01/2017 10:38
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 Re : Le 23 janvier s’ouvrira le procès de Pascal Jardin, accusé du viol et du meurtre il y a 20 ans de Christelle Blétry. Écoutez Jacques Pradel & Maître Didier Seban ...
L'édito de Jacques Pradel

A la Une de l'Heure du Crime aujourd'hui, l’affaire Christelle Blétry, du nom de cette jeune étudiante de 20 ans dont le corps avait retrouvé, lardé de 113 coups de couteau, le 28 décembre 1996, par le facteur qui faisait sa tournée dans les environs de Blanzy, un village de Saône et Loire.

Entre 1996 et 2010, les enquêteurs avaient ciblé 27 suspects, mais toutes les pistes avaient finalement été abandonnées. Le mystère a finalement été résolu, en septembre 2014, 18 ans après les faits, grâce à la ténacité des avocats de la mère de Christelle, qui avaient demandé de nouvelles analyses ADN des scellés, compte tenu des progrès de la génétique.

Un vingt-huitième nom est alors apparu dans l’enquête, celui de Pascal Jardin, dont l’ADN était enregistré dans le fichier national des empreintes génétiques.

Le procès de Pascal Jardin devant la cour d’assises de Chalon-sur-Saône, s’ouvre lundi prochain, le 23 janvier 2017.

Nous revenons avec mes invités sur l’ensemble de l’affaire…

Nos invités

Me Corinne Herrmann, avocate au barreau de Paris, avocate avec Didier Seban de Marie-Rose Bletry, la mère de Christelle Bletry. Ils sont également les avocats des autres familles des "disparues de l'A6", Pauline Ringenbach, ancienne journaliste à France 3 Bourgogne, aujourd'hui à France Info (TV), Bernard Hommey, président de l'association Christelle.

Clic pour écouter l'émission .
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/12/2016 08:33  Mis à jour: 20/12/2016 12:09
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 Re :Procès de Pascal Jardin en France: deux Liégeoises font également partie des "disparues de l'A6".
La justice française ouvrira à la fin du mois de janvier le procès de Pascal Jardin, un homme qui pourrait avoir joué un rôle dans la disparition de deux Liégeoises, Françoise Bruyère et Marie-Agnès Cordonnier, il y a plus de 30 ans.

Si l'accusé comparaîtra bientôt devant la Cour d’Assises de Chalon-sur-Saône, c'est pour le meurtre de Christelle Blétry, une des disparues de l'autoroute A6. Ce dossier contient 12 noms de victimes, 12 jeunes femmes, et en haut de la liste : les deux Liégeoises. Raison pour laquelle le procès de Pascal Jardin sera attentivement suivi chez nous.

Il y a deux ans, quand Pascal Jardin a été arrêté, les enquêteurs liégeois se sont posé la question : Marie-Agnès et Françoise, est-ce lui ? L'homme avait des antécédents d'agression sexuelle. Il était déjà adulte quand les deux Liégeoises ont disparu. Et il vivait en Saône-et-Loire, où elles ont été vues pour la dernière fois.

123 coups de couteau

Dans l'affaire Christelle Blétry, c'est une nouvelle recherche ADN qui avait permis d'identifier Pascal Jardin, dix-huit ans après les faits.
L'homme avait avoué puis rétracté ses aveux. Il ne reconnaît plus avoir tué la jeune femme. Seulement avoir eu avec elle, le soir de sa mort, une relation sexuelle consentie. Les 123 coups de couteau, ce n'est pas lui, dit-il.

Christelle Blétry, c'est l'une des "disparues de l'A6".

Et la série commence en 1984 avec les Liégeoises Françoise Bruyère et Marie-Agnès Cordonnier.

Image redimensionnée


Pascal Jardin est-il leur meurtrier ? C'est possible. Mais les corps n'ont jamais été retrouvés. Il n'y a donc aucune trace ADN, rien qui permette d'accuser soit Pascal Jardin, soit quelqu'un d'autre. C'est uniquement du meurtre de Christelle Blétry qu'il devra répondre. Mais son procès à Chalon-sur-Saône devrait susciter un intérêt à Liège.

http://www.rtbf.be/
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Posté le: 07/12/2016 16:50  Mis à jour: 08/12/2016 12:01
 L'heure du crime revient sur l'affaire Anne Sophie Girollet
Bonjour,
L'heure du crime revient sur l'affaire Anne Sophie:

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits- ... ophie-girollet-7786088798

L'édito de Jacques Pradel

Le samedi 19 mars 2005, Anne-Sophie Girollet, 21 ans, étudiante en troisième année à la faculté de médecine de Lyon, se rend à un gala de danse, organisé par le club Kiwanis au théâtre de Mâcon. Une soirée festive où la jeune femme, parmi 300 enfants et adolescents, doit danser devant les yeux de son petit ami et de sa maman.

À la fin de la représentation, Anne-Sophie quitte le parking du théâtre au volant de sa voiture, une Peugeot 405 immatriculée dans le Rhône. Il est 23 heures 30, plus personne ne la reverra vivante...

Dès le lendemain, l’un de ses amis, inquiet d’être sans nouvelle, donne l’alerte. Sa famille ne sait pas où elle peut se trouver. Des recherches importantes ont lieu, en vain. Trois jours plus tard, la voiture de la jeune femme est découverte immergée dans la Saône, tout près du lieu de sa disparition.

Le 2 avril, ce sont des promeneurs qui appellent la police. Ils ont vu un corps flottant entre deux eaux, toujours à Mâcon. Les vêtements du cadavre ne laissent aucun doute : il s’agit bien d’Anne-Sophie. On pense tout d’abord que la jeune femme a pu perdre le contrôle de sa voiture au cours d’une manœuvre en bord de Saône. Mais il ne s’agit pas d’un accident. L'autopsie pratiquée ce jour-là confirme la thèse de l'homicide : Anne Sophie a été tuée avant d'être jetée à l'eau après avoir été violemment frappée au visage et au thorax.

L'enquête confiée à la police judiciaire de Dijon (DIPJ) ne s'arrêtera jamais. La cellule « homicide » composée de cinq policiers procède à des investigations tous azimuts, elle travaille sans relâche pour la manifestation de la vérité. Plusieurs centaines d'auditions sont réalisées de même que des interpellations sans que le moindre élément tangible ne vienne confondre le suspect. À chaque affaire criminelle résolue dans la région ou ailleurs en France, des recoupements et vérifications sont effectués par les enquêteurs dijonnais. Dès le début de l'enquête, l'espoir réside dans un ADN incomplet retrouvé dans la berline de la victime….

Et cet ADN va pouvoir être exploité grâce aux progrès des analyses génétiques, en 2012…
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Posté le: 05/10/2016 09:32  Mis à jour: 05/10/2016 09:33
 Re : Condamné à trente ans de réclusion, le meurtrier d'Anne-Sophie fait appel.
Jacky Martin, 54 ans, a fait appel de sa condamnation jeudi dernier à une peine de 30 ans de réclusion à l'issue de son procès devant la cour d'assises de Saône-et-Loire. La peine prononcée a été assortie d'une mesure de sûreté de 20 ans.

http://lepatriote.fr/condamne-a-trent ... phie-fait-appel-2168.html
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Posté le: 29/09/2016 09:11  Mis à jour: 05/10/2016 09:24
 meurtre d'Anne Sophie Girollet: Jacky Martin vient d'être condamné à 30 ans de prison assortie d'une peine de sureté de 20 ans
Bonjour,
Jacky Martin vient d'être condamné à 30 ans de prison assortie d'une peine de sureté de 20 ans.
http://www.ledauphine.com/france-mond ... re-d-anne-sophie-girollet
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/09/2016 12:09  Mis à jour: 28/09/2016 12:09
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 Re : Assises ( Anne Sophie GIROLLET) !!! Entre recueillement et effroi – L'instruction est close
A 16h37, la Présidente lit les 2 questions auxquelles les jurés auront à répondre : « Dans la nuit du 19 au 20 mars 2005, Jacky Martin s'est-il rendu coupable de la séquestration* d'Anne-Sophie Girollet ? Cette séquestration a-t-elle été la cause de sa mort ? » ACTUALISÉ : Le Ministère public requiert au moins 30 ans de prison.


Nous sommes à la Cour d'Assises de Saône et Loire, ce mardi 27 septembre 2016, et le dénouement s'annonce : à l'issue de onze jours de débats, Maître Saggio, avocate de la famille d'Anne-Sophie Girollet, assassinée dans la nuit du 19 au 20 mars 2005 à Mâcon, va plaider.
Demain, l'avocate générale se lèvera pour ses réquisitions, puis les trois avocats de Jacky Martin, accusé, plaideront chacun à leur tour. Alors le jury se retirera pour délibérer et devra répondre à chacune de ces deux questions par "oui" ou par "non". Le verdict arrivera dans la soirée ou jeudi matin.

La Cour d'Assises se fit chapelle
Un peu auparavant, la salle de la Cour d'Assises se fit chapelle, oui. La Cour, à la demande des parties civiles, a permis la projection d'un album photo, celui d'Anne-Sophie, petite, qu'on voit grandir jusqu'à ses 20 ans. Silence.
La salle entière est recueillie, dans un hommage rendu une fois encore, 11 ans après, à celle dont le sort tragique occupa tous les débats depuis plus de deux semaines, débats dominés par des avocats en défense qui n'ont cessé d'attaquer tous les points de procédure possibles,et qui voulaient entendre la juge d'instruction pour qu'elle (s')explique.

La juge d'instruction, citée à comparaître comme témoin par la défense
Mais Madame Sappey-Guesdon, juge d'instruction pour ce dossier, a tenu ferme derrière les murs du TGI de Mâcon, et c'est par écran interposé qu'elle apparut ce matin à la Cour. Elle a préparé sa (dé)position :
« En ma qualité de magistrat je suis tenue à une obligation de réserve. Je suis citée comme témoin alors que je ne suis ni témoin des faits, ni témoin de moralité de monsieur Jacky Martin. » Elle s'en rapporte à l'article 331 du Code de procédure pénale, elle n'a rien à ajouter. La messe est dite.
Maître Varlet annonce qu'il plaidera ces questions sans réponse : l'absence de saisines, la manière dont les expertises ont été menées, le problème sur le scellé n°5 (le tee shirt de la victime qui, lorsqu'il est placé sous scellé ne porte pas de marque mais qu'on retrouve déchiré sur une des manches, plus tard).

Jacky Martin a toujours maintenu être innocent du crime. Son ADN retrouvé dans le véhicule le met en lien avec ce drame, et c'est du reste ce qui a, entre autres mais essentiellement, permis sa mise en examen en 2012. Ses trois avocats, Maître Varlet (barreau de Chalon-sur-Saône), Maître Nicolle (barreau de Dijon), et Maître Scrève (barreau de Lyon) défendent la position de leur client, et la session s'est d'emblée ouverte sur ces tensions entre la défense et l'accusation, et au-delà, puisque la présidente fut mise en cause également. Cette visio-conférence avec la juge d'instruction en est le dernier épisode frontal.

Entre recueillement et effroi
L'heure est au recueillement, l'instruction est close, chaque partie s'exprimera tour à tour. Reproches, accusations, questions, passes d'armes et invectives, c'est terminé, du moins dans les échanges (on s'attend à les voir réapparaître dans les plaidoiries). Pendant que défilent quelques photos souvenirs, le visage de la mère de la victime se fait tendre, celui de la tante également.
L'avocate générale, Karine Malara, demande ensuite que les jurés puissent consulter "l'album de constatation de l'état du corps" après qu'on l'ait retrouvé dans la Saône, et les photos de constatation de l'état du véhicule.
Les jurés consultent, feuillettent, des images pénibles, difficiles à soutenir. Cela fait 15 jours qu'on parle de crime, d'assassinat, de coups d'une violence sauvage, mais hormis la déposition du médecin légiste, tout prenait abstraction car tout était centré sur l'accusé, sa personnalité, ses gestes, en espérant lever la lumière sur le déroulement des faits.
Les images du cadavre échappent à toute abstraction possible, les jurés sont remis en condition : voilà ce qu'ils ont à juger.
La présidente demande que les parties (les avocats) se rapprochent : elle veut soumettre à leurs regards également deux de ces photos. Ils sont eux aussi rappelés à la barbarie du crime. Anne-Sophie a été durement frappée, et le récit qu'en fait maître Saggio dans sa plaidoirie ne manque pas d'étreindre et de saisir : un déchaînement, une déferlante, et une cruauté supplémentaire puisque 10 minutes s'écoulèrent entre le moment où elle fut saisie à la gorge et le moment où elle perdit connaissance.

Drôle de chapelle dont le public pour un temps ne réagit plus, et garde un silence respectueux puis ému, puis peut-être un peu sidéré.

Les parties civiles ont la parole
Maître Saggio commence par prêter le serment d'Hippocrate, « celui qu'Anne-Sophie ne pourra pas prononcer » (elle était étudiante en médecine). Moment théâtral. Puis elle proteste contre l'attitude des défenseurs durant les débats : « Durant ces onze jours, j'ai eu le sentiment souvent, par l'agressivité verbale de Monsieur Jacky Martin à travers sa défense, que la violence du crime s'est poursuivie jusqu'ici, a reproduit la logique de l'acte et sa violence » (les trois avocats ont alors les yeux fermés, Maître Nicolle et Maître Scrève semblent absents, Maître Varlet a seulement les paupières baissées).
« Après avoir enduré l'atrocité du crime, poursuit l'avocate d'une voix égale et posée, il leur a été imposé une autre forme d'atrocité : des débats parfois incompréhensibles, le sentiment que ce drame pouvait servir de tribune. Mes clients ont une seule attente : savoir pourquoi ? » (Jacky Martin griffonne machinalement sur son bloc) Maître Saggio développe ce qu'ont vécu les parents, dans une salle absolument silencieuse et concentrée. Elle reprend le travail d'enquête, les centaines d'auditions (17 tomes de procédure au fil des ans), et en vient aux « preuves objectives, irréfutables », mais « mes clients demeurent avec leurs questions » (Jacky Martin recommence à prendre des notes).

L'émotion monte en même temps que le ton de l'avocate qui raconte le lien d'Anne-Sophie avec son frère. On entend renifler discrètement dans la salle. Elle égrène les témoignages de tous ceux qui auront dit « je l'ai aperçue..., je l'ai perdue de vue..., je ne l'ai plus revue... ». L'effet de disparition est saisissant. La jeune femme sort progressivement du champ des regards habituels, puis la scène bascule : sa famille la recherche, on arpente la ville, on la sillonne. Et de faire le récit de la sauvagerie et du crime dont fut victime Anne-Sophie, à partir des éléments que l'autopsie a établi. Un récit qui va crescendo. La mère d'Anne-Sophie pleure, son père est comme pétrifié.
L'émotion qui submerge la salle resserre encore son étau : « A minuit dix sa mère l'appelle. Le téléphone sonne dans le vide, pendant qu'Anne-Sophie essuyait des coups, et se faisait violer. » La coupe est pleine, l'avocate se tait. Elle a décrit une mauvaise rencontre, « l'occasion fait le larron ». Un crime passionnel sans qu'on ait la moindre clé d'un pourquoi. La jeune femme « est juste devenue une proie, et c'est terrifiant ».

Nous sortons de notre hébètement : nous ne sommes pas dans une chapelle, nous sommes à la Cour d'Assises et le sort d'un homme se joue. Jacky Martin en est bien conscient, qui observait, scrutait, les visages des jurés lorqu'ils se penchaient sur ces « albums photos » sanglants, essayant sans doute d'en percer l'âme, d'anticiper sur leurs convictions. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité : demain la puissance de feu reprendra, celle de l'accusation, et celle de la défense. Le temps du recueillement est clos à son tour.


F. Saint-Arroman
ACTUALISÉ : Le Ministère public requiert une peine d'au moins 30 ans de réclusion criminelle assortie d'une période de sûreté de 20 ans. Les jurés peuvent aller jusqu'à la perpétuité.

* CODE PENAL (extraits)
Article 224-1
Le fait, sans ordre des autorités constituées et hors les cas prévus par la loi, d'arrêter, d'enlever, de détenir ou de séquestrer une personne, est puni de vingt ans de réclusion criminelle.
Les deux premiers alinéas de l'article 132-23 relatif à la période de sûreté sont applicables à cette infraction.
Article 224-2
Elle est punie de la réclusion criminelle à perpétuité lorsqu'elle est précédée ou accompagnée de tortures ou d'actes de barbarie ou lorsqu'elle est suivie de la mort de la victime.

http://www.macon-infos.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/09/2016 14:01  Mis à jour: 27/09/2016 14:01
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 Re : Assises ( Anne Sophie GIROLLET) !!! « sans remise de peine, ma fille serait encore là » déclare le père de la victime !!!
Le long passé judiciaire mais aussi pénitentiaire de Jacky Martin, contenant 22 condamnations et de nombreuses peines de prison n'ont pas échappé au père d'Anne Sophie Girollet.

Dans sa déposition, devant les jurés, Patrick Girollet, a relevé « Sans remise de peine, ma fille serait encore là »...

Le père d'Anne Sophie s'est adressé également à la mère de l'accusé en réaffirmant sa confiance à la justice .

« UNE ABSENCE A PERPÉTUITÉ »

Les témoignages des parents d'Anne Sophie Girollet, étaient attendus, alors que la maman durant une dizaine de minutes a évoqué « les horreurs de l'humanité toute entière » rencontrées par une mère de famille portant « un lourd fardeau », le père , incisif n'a pas manqué de qualifier Jacky Martin de « monstre ».

Dominique Girollet a noté « Le fardeau de l'autre maman, c'est un fils délinquant, il est allé plus loin »...

Tout comme son fils Thibaut, elle s'est aussi adressée aux avocats de M. Martin en soulignant « la défense est agressive. Ils peuvent être respectueux. Parfois, nous avions des flèches dans cœur ».

Thibault Girollet avait tenu à rappeler « Ma mère a croisé durant 7 ans, l'assassin potentiel de sa fille ».

Le jeune pharmacien, s'est également adressé à l'accusé « Je vous demande d'être honnête, je vous demande pourquoi l'ADN est dans la voiture de ma sœur, sur l'un vêtement qu'elle portait »...

Le frère a dénoncé aussi « la méchanceté, l'irrespect, la bassesse « de la défense » précisant « je respecte vos personnes, vos professions »..


« ON M'A VOLE MA SŒUR.. »
Calmement , il a lancé dans sa déposition « On m'a volé ma sœur ».. .alors que le père remerciant les policiers pour le travail d'enquête entrepris, a mis en avant « un même mode opératoire (une tentative d'agression en 1993, près de la gare de Macon, non poursuivi par la justice ) .

Pour le père, aucun doute, « M. Martin, est un meurtrier, il l'a agressé. Elle s'est débattue. Il a jeté le corps en Saône . Il y a eu plusieurs victimes collatérales »...

C'est ensuite la cousine, Camille puis ses parents qui se sont remémorés des événements familiaux, de la présence active de celle qui était « perfectionniste...rigoureuse et déterminée...volontaire et tenace, exigeante »...

C'est un acte odieux « devait déclarer la tante remarquant « l'absence a perpétuité »..

Les uns et les autres ont noté les difficultés de reconstruction de la famille, « Nous avons dû gérer un équilibre perpétuel, avec une absence, une douleur qui nous habite tous » a résumé l'oncle...

TROP D'INFORMATIONS POUR LA PSYCHOLOGUE ?

En début d'après midi, par vidéo-conférence, une psychologue, experte a déclaré « C'est un homme qui est dans la normalité. Son plaisir immédiat, est d'avoir de l'argent rapidement. Il est capable de filtrer des éléments de sa vie . Il peut essayer de plaire . Il a été dans la séduction »

L'un des avocats de M. Martin a interrogé la psychologue , cette dernière remarquant » C'est la première fois que je reçois autant de pièces »...

Ce n'est pas illégal » a rétorqué l'avocat général Karine Malara en précisant « Le périmètre est fixé par le juge d'instruction ».

La Présidente, un peu plus tard ajoutant comme commentaire » « A l'époque la défense de M. Martin n'a fait aucune observation ».

L'après midi, avait repris, notamment, avec la lecture de la liste des condamnations de Jacky Martin, un casier judiciaire chargé contenant 22 condamnations, souvent pour des vols avec effractions, des recels mais aussi pour conduite sans permis, escroquerie à l'assurance ou encore pour violences.

« RIEN N'A ÉTÉ ÉPARGNÉ A LA FAMILLE » ...
Lundi matin, l'audition de l'accusé en 2013, à l'heure de l'inventaire des scellés, a été diffusé ...

Si l'un des avocats de la défense a lancé « C'est la première fois que je vois des avocats manipuler des scellés »...

Par contre M. Martin, contrairement à l'une de ses affirmations, n'a pas touché un scellé »...

L'avocat des parties civiles, Béatrice Saggio a déclaré « rien n'a été épargné à la famille » au cours de cette matinée ...
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/09/2016 17:49  Mis à jour: 26/09/2016 17:49
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 Re : Meurtre d'Anne-Sophie Girollet : Visionnage de la garde à vue de l'accusé au 10ème jour du procès.
Ce lundi 26 septembre, le procès de Jacky Martin, accusé du meurtre d'Anne-Sophie Girollet, a repris pour la 10ème journée. La matinée était consacrée au visionnage de la garde à vue de l'accusé, afin de lever le doute sur l'origine de ses traces ADN laissées sur le t-shirt de la victime.

Des traces ADN de l'accusé sur le t-shirt de la victime, et dans son véhicule
Cette 10ème journée du procès est la dernière possibilité pour Jacky Martin et sa défense de justifier la présence des traces de son ADN, sur les vêtements que portait la victime, ainsi qu'à l'intérieur de son véhicule.
A différentes reprises depuis son interpellation, l'accusé a tenté de s'expliquer à ce sujet.

Présence de l'ADN de l'accusé dans le véhicule de la victime

Une première fois, Jacky Martin a d'abord dit qu'il avait fait du covoiturage avec le frère de la victime : les deux hommes ne se sont jamais rencontrés avant les faits.

Une seconde fois, à l'époque des faits, l'accusé a dit aux enquêteurs qu'il avait l'habitude de "visiter" les garages de la région mâconnaise, afin de dérober éventuellement le contenu des véhicules.
Sauf que la voiture de la victime, placée sous scellés, était remisée d'une façon qui laisse peu de chances à cette version.

Durant le procès, Jacky Martin explique qu'en sa présence lors de sa garde à vue, la juge d'instruction aurait ouvert les scellés et qu'à ce moment-là, il aurait pu les toucher.

Analyse de la vidéo de la garde à vue
Or, lors de la matinée du lundi 26 septembre, le visionnage de la garde à vue de Jacky Martin n'a pas permis de confirmer cette version. A aucun moment, on ne voit l'accusé toucher les scellés et y laisser des traces ADN.

Analyse de la personnalité et du CV de l'accusé
Dans l'après-midi, les débats vont permettre d'établir le profil psychologique et affectif de l'accusé. Une expert-psychiatre va répondre aux questions de la Cour.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/09/2016 13:35  Mis à jour: 26/09/2016 13:35
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 Re :Assises ( Anne Sophie GIROLLET) : Au 9e jour du procès, le fond n'a pas encore été réellement abordé - Une certitude : « Jacky Martin est lié à cette affaire »...
Les avocats de la défense sont placés devant le box des accusés. Jacky Martin s'y tient sur un tabouret, le front plissé, les jambes impatientes. Qu'un de ses avocats se lève et c'est Cerbère se dressant devant la porte de l'enfer.
Maître Varlet, Maître Nicolle, et Maître Scrève : trois têtes sur une robe, celle de la défense qui loyale (à son client), engagée (pour son client), s'élève et attaque sans répit depuis 9 jours.

Nous sommes le vendredi 23 septembre 2016, à la Cour d'Assises de Saône-et-Loire. On y juge Jacky Martin, 54 ans, en détention préventive depuis 4 ans ½ pour un crime datant de 2005, qu'il soutient n'avoir pas commis, celui d'Anne-Sophie Girollet, une étudiante de 21 ans à l'époque. Elle aurait 32 ans aujourd'hui.
Son meurtrier doit répondre d' « enlévement, séquestration et homicide volontaire ». L'ADN de Jacky Martin a été retrouvé dans la voiture de la victime ainsi que sur son tee-shirt mais l'accusé se défend d'être un assassin et les faits remontent à 11 ans. En milieu de semaine les jurés rendront leur intime conviction, elle fera jugement.

Les parents et le frère d'Anne-Sophie sont là, orphelins de leur fille, d'une soeur, d'une nièce, d'une cousine. Maître Saggio les assiste pour dire, enfin, ce que ce crime a arraché à leurs vies, ce que ces années d'attente sans fin ont usé en eux, ce que la mémoire de leur fille exige : que ce dossier judiciaire se referme, en sachant qui ?, pourquoi ? (son enlèvement et son meurtre étaient-ils organisés ? Le fruit d'un funeste hasard ? De quelle funeste rencontre ?), et que justice soit rendue.

Jacky Martin greffier de son procès
Tout au long de la journée, Jacky Martin ne se sépare pas de son bloc et de son stylo : il prend des notes, frénétiquement. Il réagit à tout. Mouvements de dénégation lorqu'on évoque des aspects qui le chargent, souriant franchement quand c'est le contraire. Hélant de la main la présidente parce qu'il veut prendre la parole. Confus dans ses questions ce jour-là.

Son fils, digne
Concentré lorsqu'à la barre arrive son fils. Son fils élevé par son frère, Eric. Ce fils d'une trentaine d'années malheureux et souffrant du tripot familial, qui se reprend alors qu'il allait appeler son père biologique « monsieur », expliquant qu'Eric est son oncle, son père, son beau père, et son parrain, aussi. Lequel oncle dira « mon fils » au lieu de « mon frère » en désignant Jacky. La logique des places a explosé depuis longtemps, ça tient comme ça peut, ça bringueballe, normal. Touchant et digne jeune homme. Tristesse.

Trop confiante ?

Infinie tristesse lorsqu'on remarque une rose plantée dans un petit seau devant les parents d'Anne-Sophie. On ne sait d'où elle vient, ni pourquoi elle est là, mais spontanément on l'habille du souvenir de la jeune femme disparue le 19 mars 2005 et dont le corps sans vie fut sorti de la Saône le 2 avril suivant. Une de ses amies de fac la décrit comme « trop confiante ».

Garder l'équilibre relève de l'exploit

Caroline Podevin préside en équilibre tant dans le timbre de sa voix ferme et douce, que dans l'impartialité qui doit guider ses intructions, et que dans la régulation des interventions parfois extrêmement violentes de la défense provoquant le ministère public, voire la présidente elle-même. Les régulations ne furent pas toujours possibles dans la sérénité, loin s'en faut, mais ce vendredi, les éclats sont plutôt tempérés de précautions oratoires.
L'excès en la matière finit non seulement par épuiser tout le monde, mais discréditerait les débats : comment des jurés, citoyens tirés au sort, peuvent-ils réfléchir, raisonner, assimiler les éléments du dossier s'ils sont sans cesse soumis à des coups de taser ?
Les avocats de la défense usent donc de leurs torpilles avec davantage de mesure, mais nous sommes bientôt à la fin du procès.

Enjeux hors normes pour la famille de la victime, et pour l'accusé aussi qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité
Entre les 52 témoins cités à la barre, auditionnés tantôt brièvement tantôt longuement, les 13 experts, et les clash de la défense dénonçant des irrégularités de procédure, laquelle dans ce dossier est « perfectible » concède la présidente ce vendredi, l'affaire n'a pas encore été abordée au fond : les réquisitions de Karine Malara, avocate générale, la plaidoirie de Maître Saggio pour la famille d'Anne-Sophie Girollet, et les plaidoiries des défenseurs de Jacky Martin donneront les lignes de force des arguments des uns et des autres, les preuves, les objections possibles.
Puis les jurés se retireront pour délibérer, ils ont chacun à se forger une « intime conviction » : Jacky Martin est-il coupable de ce dont il est accusé ? Est-il innocent ? Enjeu considérable, qui l'est tout autant sur son avers : les parents d'Anne-Sophie Girollet rentreront-ils chez eux avec le sentiment qu'enfin le crime dont fut victime la jeune femme a trouvé une résolution judiciaire, ou resteront-ils dans l'incertitude et l'attente ?

Les jurés doivent se forger une intime conviction
De tels enjeux reposant sur une intime conviction, on comprend que la défense à trois têtes ne rate rigoureusement aucune occasion de tailler des brèches, d'ouvrir les portes au doute. Le doute doit in fine profiter à l'accusé. On comprend que face à ce cerbère bondissant, l'avocate générale ne laisse elle non plus rien passer : une brèche s'ouvre, on la referme, et ainsi de suite. « Il en restera bien quelque chose » peut-on penser, comme on le dit de la calomnie, mais il s'agit de justice, et si nul n'attend plus de vérité nue, pure et éclatante, au moins en attend-on du vrai.
Sur l'issue, les supputations du public vont bon train, oscillant la plupart du temps d'un bord à l'autre au gré des auditions. Certains restent malgré tout acquis à l'innocence de l'accusé, simplement parce qu' « il a toujours clamé son innocence, et il n'est pas capable de ça, c'est juste un voleur de voitures », comme d'autres sont convaincus de sa culpabilité « parce que l'ADN ne se ballade pas », « parce que la petite devait aussi avoir de mauvaises fréquentations ».

« Une certitude : Jacky Martin est lié à cette affaire »

En ce vendredi 24 septembre, 9e jour de procès, un enquêteur se présente à la barre, il y restera plus de 3 heures. Ce commandant de police sera écouté paisiblement puis passé à la brosse dure par Maître Nicolle, il posera néanmoins avec assurance :
« On a une certitude dans ce dossier : vu où on a trouvé la voiture, et le corps pas loin, le meurtrier est monté dans cette voiture, il l'a manipulée. On y a prélevé de l'ADN et cet ADN correspond à celui de Jacky Martin : il est lié à cette affaire. »
Comment est-il lié ?
L'enquête a établi qu'il était à Replonges le 19 mars 2005 en fin d'après-midi, qu'il est passé aux Perrières à Mâcon le lendemain (d'où Anne-Sophie avait disparu), pour prendre de l'essence.
Les différentes explications de l'accusé pour éclairer la présence de son ADN dans la voiture de la victime et sur ses vêtements, restent « incroyables » pour le policier et les équipes qui ont travaillé sur cette piste, la plus féconde jusqu'ici.
Maître Nicolle tente de faire trébucher l'OPJ en lui demandant ce qu'il faisait, lui, telle nuit il y a 5 ans... On tourne en rond. On sait que tant d'années délavent les souvenirs, voire les effacent. Et après ? Sa délinquance habituelle dessert la défense de l'accusé, nul employeur ne pouvant attester de sa présence au travail à cette période là. Les zones d'ombre subsistent, à trois jours du verdict, et il va falloir faire avec.
Côté box, on affirme avec force qu'on ne peut condamner un innocent en manipulant des éléments dans le sens qui arrange. Côté accusation, l'avocate générale se lève également à chaque fois que nécessaire pour demander que l'on en reste au concret, et qu'on cesse d'égarer tout le monde avec des manipulations rhétoriques, et des persuasions de pressions et non de raison.

L'enquêteur vacille légèrement sous la puissance de feu qui subitement l'assaille, mais réaffirme néanmoins avec assurance : « Une certitude : Jacky Martin est lié à cette affaire. »

F. Saint-Arroman http://www.macon-infos.com/

Aujourd'hui lundi, la Cour visionnera la manipulation des scellés dans le cabinet de la juge d'instruction pour vérifier si une contamination par l'ADN de Jacky Martin fut possible ce jour là.
On espère réquisitions et plaidoiries mardi, et verdict mercredi.
Le planning n'est que prévisionnel, les débats sont soumis à leurs propres aleas.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/09/2016 18:00  Mis à jour: 23/09/2016 18:00
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 Re : Assises (Anne Sophie Girollet)... sans doute jusqu'à mercredi...
acky Martin, en rentrant à la maison d'arrêt de Varennes, jeudi en début de soirée, a sans doute été réconforté par le témoignage de Fouzia ...

Cette dernière, lors de sa déposition, n'a pas manqué de réaffirmer un attachement très fort à celui qui se trouve dans le box des accusés ...

Lors de la 8éme journée, bien des souvenirs ont été évoqués, ceux de Replonges, ceux des copains de pêche ou encore ceux liés à un règlement de compte « entre amis », à Tournus, en 1989 ...

Une affaire qui n'avait pas été jugée à l'époque mais qui néanmoins n'a pas été oubliée et pour laquelle, celui dénommé affectueusement « Monsieur Jacky », ne serait pas si éloigné ...

L’ÉMOUVANT TÉMOIGNAGE DE FOUZIA ...
Âgée de 38 ans, cette mère de deux enfants a rencontré Jacky Martin, lors d'un stage de formation à Macon.

Elle venait de connaître une séparation douloureuse, après des violences conjugales (non poursuivies semble t'il) et se prépare à une reconversion professionnelle.

Lui, était aussi présent, préparant aussi une reconversion professionnelle, en 2008-2009.

Celui qui a été présenté à nouveau comme « gentil et serviable », ne manque pas de rendre des services à Fouzia, qui par la suite se lie tout naturellement à Jacky.

Pour des raisons d'ordre familial, culturel et religieux, néanmoins Fouzia, se sépare de Jacky « Je l'ai quitté à contre cœur. Il m'a appris à me battre. C'était un déchirement » remarque la jeune femme.

Elle sera bien sûr tout d'abord entendue par les enquêteurs à la suite de l'interpellation de Jacky Martin, en Juin 2012. « Cela a été horrible, je ne connaissais personne à Macon, je ne connaissais pas l'affaire Girollet, que l'on cherche la vérité oui, on (la police) m'a menacé de m'enlever mes enfants, on m'a accusé de menteuse, j'ai été harcelée de questions » dépose à la barre Fouzia ...

Elle répond aux questions de la Présidente, précise « la tendresse, l'amour porté à Jacky Martin qui protège aussi les deux enfants »... ».

Je veux savoir la vérité, on m'en a mis tellement plein le crâne, que j'ai voulu quitter la région » . Elle s'explique sur un différent, constaté lors des écoutes téléphoniques opérées dans le cadre de l'enquête en avril La 2012 ...

Elle réaffirme un attachement à Jacky, se concrétisant par des visites régulières au parloir. Elle relève qu'il serait prêt à se convertir à la religion musulmane ... pour fonder une famille ...

Cette histoire, la plus solide peut-être car la plus récente, n'est pas sans rappeler d'autres témoignages de jeunes femmes ayant partagé la vie de l'accusé et d'un psychiatre ...

« DES BÊTISES DE PLUS EN PLUS GROSSES »
Marie Alexandrine Mendés, a elle tout d'abord « fricoté », avec Jacky Martin à l'âge de 15 ans, Elle a eu un enfant, ce dernier élevé par le frère mais aussi par la grand-mère « est peut être allé à l'école primaire avec Anne Sophie, à Replonges » ...

Les qualificatifs de gentil, serviable, de sympathique ... ont été à nouveau entendus ... mais aussi ceux d'un « peu bagarreur » ...

Marie Alexandine évoque l'accouchement (en présence de Jacky), les relations compliquées ou encore « il a un aspect immature, on a l'impression que c'est un ado qui n'a pas grandi dans sa tête » commente celle qui a été la femme, puis la belle sœur ... Puis qui s'est séparée en 2010, du frère de Jacky, « J'ai accepté l’inacceptable » ... reconnaît t'elle en remarquant « les bêtises ( délits ) de plus en plus grosses » de celui qui est le père de son fils ...

La présidente fait ensuite preuve de pédagogie à l'égard de l'accusé en précisant « un casier judiciaire, cela veux tout dire et pas grand chose. La cour juge une personne sur des faits, il est important de connaître l'entourage familial, professionnel amical de la personne jugée. Cela peut parfois être douloureux »...

UN REGLEMEMENT DE COMPTE A TOURNUS …
« J'ai été basculé du pont suspendu à Tournus en 1989 » raconte Thierry. « J'avais sur moi environ 4 à 5000 francs, j'ai eu un traumatisme crânien, ma compagne est passée à la gendarmerie avant de me conduire à l'hôpital (n'y aurait il pas eu non assistance à personne en danger de la part d'un service de sécurité publique ? ) ...

J'étais à l'époque délinquant, j’étais ami avec l'accusé, j'ai eu 60 Jours d' I.T.T ...

Je n'accuse pas M. Martin, je ne sais pas qui m'a poussé, j'ai des sentiments » ...

Les faits ont été corroborés par une enquête ... mais sans suite, si ce n'est que plusieurs dépositions sur cette affaire, devant la cour d'assises ... suscitant quelques interrogations qui ne manqueront sans doute pas d'être exploitées par les avocats lors des plaidoiries, la semaine prochaine ...

http://www.vivre-a-chalon.com/lire_As ... ns-doute-jusqu_a-mercredi,2303d2e9ec7d6714661426e8a577bb28753edc40.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/09/2016 17:57  Mis à jour: 23/09/2016 17:57
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 Re : Assises, Affaire Anne Sophie Girollet : Association Christelle présente au procès, solidarité avec les familles...
Jeudi, plusieurs familles et membres de l'association d'aide aux victimes d'agression criminelle, fondée après le meurtre de Christelle Blétry, dont l'assassin Pascal Jardin sera jugé au début de l'année 2017, ont assisté aux débats, de l'actuelle session des assises. Christelle Blétry avait été assassiné de 123 coups de couteaux, fin décembre 1996

Le président, Bernard Hommey, a accepté de répondre à l'issue de l'audience à nos questions .

Vous venez d'assister à une audience, quelles sont vos premières impressions, sur ce procès ?
Tout d'abord, nous réaffirmons notre solidarité à l'égard de la famille Girollet. Notre présence est signe concret à des parents et à leurs proches qui ont perdu une fille. Ils font preuve d'une grande dignité et d'un profond respect dans le cadre des actuels débats qui nous croyons savoir sont parfois très animés...

Justement sur ces débats vous avez une réaction :

Cet après midi, c'était solennel, mais il me semble que nous sommes parfois très éloigné d'un modèle de vertu. Je déplore que M. Martin ne soit pas plus interrogé néanmoins sur certains faits comme ceux déroulés notamment ce jeudi après midi. L'agression de Tournus ? ( ndr : un règlement de comptes entre « délinquants » ) ? . Les débats doivent être sereins et non interminables, dans le respect des règles, de la partie civile et de la défense.

Vous ne ménager pas vos efforts pour soutenir les familles, celles qui appartiennent à votre association et d'autres comme actuellement aux côtés de la famille Girollet, vous avez d'autres rendez-vous judiciaires ?
Nous attendons avec impatience le jugement de M. Jardin, début 2017, dans ce même Palais de Justice, celui qui a également jugé Jean Pierre Mura, condamné à 20 ans de réclusion criminelle, pour le meurtre de Christelle Maillery en 1986 au Creusot, condamné à nouveau à 20 ans, en appel, en Juin dernier à Dijon.

Sans rentrer dans l'après séance de cette journée, avez vous déjà une petite idée personnelle ?
Je me suis forgé une opinion sur la personnalité, sur « le personnage » qui se trouve enfin dans le box des accusés...

Avez vous d'autres observations ou réflexions sur cette affaire ?

Je constate que la famille de la partie civile n'a recours qu'à un seul avocat, il me semble que la défense est présente avec trois avocats, cela m'interpelle, et au fait qui rémunère ?

Nos photos : Bernard Hommey, président de l'association d'aide aux victimes d'agression criminelle, à la sortie de l'audience jeudi, début de soirée.
http://www.vivre-a-chalon.com/lire_As ... idarite-avec-les-familles,2303d2ea9d5ef47fee451fba191dbd8e3e7e7e16.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/09/2016 07:50  Mis à jour: 23/09/2016 07:50
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 Re : Meurtre d'Anne-Sophie Girollet : au 8ème jour du procès, la cour s'interroge toujours sur la personnalité de Jacky Martin.
Ce jeudi 22 septembre 2016, ont été cités à la barre des proches de Jacky Martin, un expert psychiatre ainsi qu’un homme qui pense avoir été agressé par l’accusé en 1989. Il avait été poussé par dessus un pont et laissé pour mort en bord de Saône dans le but de lui voler de l'argent.

Menteur mais pas violent, selon des proches
Aujourd’hui, l’audience a une nouvelle fois creusé la question de la personnalité de Jacky Martin. Est-il un être capable d’accès de violence ? Son ex-compagne et mère de son fils a pu le trouver bagarreur à la sortie des bals mais, ni plus, ni moins que les autres hommes de son entourage. L’actuelle petite-amie de l’accusé le décrit comme un homme protecteur qui l'a soutenue. D’autres témoins, qui côtoyaient Jacky Martin à l’époque, le présentent comme un « menteur », non comme une brute.

Un de ses anciens amis pense avoir été agressé violemment par Jacky Martin
Un homme et sa compagne de l’époque en font un tout autre portrait. Fin des années 80-début des années 90, Thierry est arrêté avec Jacky Martin pour des faits de délinquance. Une fois libérés, ils continuent de se voir, d’aller dans les bars. Un soir de beuverie, en 1989, Thierry est jeté par-dessus un pont à Tournus et délesté des 4 à 5 000 francs qu’il avait sur lui. Il s’en sort avec un traumatisme crânien et une jambe en mille morceaux. Il était en compagnie de Jacky Martin lors de cette soirée mais il était également totalement ivre. Le témoin pense que son ancien acolyte est l’auteur de son agression. Sans toutefois pouvoir l’affirmé. Il a même désigné un autre coupable aux premières heures de l’enquête avant de se raviser. La compagne de Thierry à l’époque dit n’avoir jamais été rassurée en présence de Jacky Martin. La défense fait remarquer qu’aucun de ces deux témoins n’a de preuves ou d’exemples concrets quant à la supposée violence de l’accusé.

« Aucune coloration pathologique » chez l'accusé, selon un expert psychiatre
Un deuxième expert psychiatre a également été entendu par la cour. Il était chargé de déterminer si Jacky Martin est responsable de ses actes. A cette question, il répond par l’affirmative. Il n’a relevé « aucune coloration pathologique » dans la personnalité de l’accusé. « Il y a chez Jacky Martin un contraste entre un homme qui tient à se dire ordinaire et les passages à l'acte de vol qui ne sont pas critiques... presque même valorisés. », constate ce spécialiste.

Un procès plus long prévu
En raison des incidents et suspensions d’audience récurrents, le procès a pris du retard sur le programme. La présidente de la cour d'assises a fait savoir que l'examen de l'affaire durerait trois jours de plus. Le procès s’achèvera vraisemblablement mercredi 27 septembre. Il s'agit de trois jours de calvaire de plus pour la famille.

Le reportage de G. Talon et D. Iberrakène avec :
Thibaut Girollet, frère de la victime
Me Béatrice Saggio, avocate de la partie civile


assises de Saône-et-Loire : 8e jour du procès de Jacky Martin
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Posté le: 22/09/2016 16:43  Mis à jour: 23/09/2016 07:48
 meurtre d'Anne Sophie Girollet : Compte rendu du 8ème jour du procès.
Bonjour, Compte rendu du 8ème jour du procès http://www.lejsl.com/actualite/2016/0 ... proces-a-suivre-en-direct
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 22/09/2016 10:07  Mis à jour: 22/09/2016 10:07
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 Re :Meurtre d'Anne-Sophie Girollet : Au 7ème jour, le procès de Jacky Martin s'enlise...
Aux Assises de Saône-et-Loire, le procès de Jacky Martin, accusé du meurtre d'Anne-Sophie Girollet, s'enlise dans des joutes verbales, alors qu'on attend le portrait de l'accusé au 7ème jour des débats, ce mercredi 21 septembre. La Cour a pu étudier néanmoins la personnalité de l'accusé.

Etude de la personnalité de l'accusé

Depuis la fin de journée mardi 20 septembre, et depuis ce mercredi matin, au cours de l'audience, c'est bien la personnalité de l'accusé, Jacky Martin, qui est étudiée.
Pour cela, plusieurs ex-compagnes sont venues témoigner à la barre.

Un homme "attachant"
Les témoignages des ex-compagnes ont décrit un homme "protecteur et attachant", mais "jamais violent".
Un témoignage a néanmoins relaté un épisode de jalousie où Jacky Martin s'est montré violent.

La mère de l'accusé, citée à témoigner
La mère de l'accusé, Nelly Martin, a été interrogée par l'avocate générale, Me Karine Malara.
Se montrant tendre et protectrice envers son fils, on comprend que Jacky Martin n'était pas très communicant sur les petits larcins et autres faits qu'il avait commis. "C'est un délinquant certes, mais pas un meurtrier." a-t-elle dit.
Devant le flot de questions, Jacky Martin est sorti de sa réserve en apostrophant l'avocate générale : "Madame l'avocate générale vous êtes une honte pour la Justice ! C'est mon procès, pas celui de mes parents !"
Maître Philippe Scrève, avocat de Jacky Martin, lui emboîte le pas et s'insurge, il hausse le ton face à la Présidente de la Cour d'Assises, Caroline Podevin.
Le ton monte entre eux, et la séance a été suspendue vers 15h51, le Bâtonnier étant invité à régler le différend.

Suspension de séance de deux heures, ajournement de l'audition des témoins
Après l'intervention du Bâtonnier, le procès a pu reprendre vers 18h. Les témoins prévus de témoigner ce jour, ont été renvoyés pour convocation ultérieure.
La fin de la journée a été consacrée à la gestion de l'incident provoqué par l'altercation verbale entre Maître Scrève et la Présidente de la Cour d'Assises, en dressant un procès-verbal en présence du Bâtonnier.

Le reportage de Gabriel Talon et Dalila Iberrakene
Intervenants :
Me Philippe Scrève, Avocat de Jacky Martin
Me Béatrice Saggio, Avocate de la partie civile
Illustrations de Christophe Busti



7ème jour du procès Jacky Martin dans l'affaire du meutre d'Anne-Sophie Girollet
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Posté le: 20/09/2016 17:46  Mis à jour: 22/09/2016 08:53
 meurtre d'Anne Sophie Girollet : le 6ème jour du procès...
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/09/2016 13:28  Mis à jour: 20/09/2016 13:30
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 Re : Meurtre d'Anne-Sophie Girollet : l'ADN était au cœur des débats ce lundi .
La deuxième semaine du procès aux assises de l'affaire Girollet s'est ouverte ce lundi 19 septembre au tribunal de Chalon. Au coeur des débats : l'ADN retrouvée dans le véhicule de la victime.

Ce lundi 19 septembre s'ouvrait la 5ème journée du procès de Jacky Martin aux assises de Saône-et-Loire. Au centre des débats, les expertises ADN, celles réalisées au moment des faits sur la voiture et les effets personnels de la victime, et les nouvelles analyses menées en 2012.

C'est lors de la deuxième série d'analyses qu'un ADN ressemblant à celui de Jacky Martin a été retrouvé dans la voiture et sur le tee-shirt d'Anne-Sophie Girollet. D'où son interpellation le 19 juin 2012 alors qu'il n'était jamais apparu dans le dossier jusque-là.

Une journée assez longue, puisque 3 laboratoires différents, avec des techniques aussi différentes sont intervenues. La défense a pointé qu'il n'y avait pas de sécurité scientifique dans ces analyses rappelant également qu'un expert suisse n'était pas reconnu comme spécialiste dans son pays.

Les parties civiles ont regretté ces nouveaux détours juridiques voulant recentrer les débats sur le fond.

Ce mardi, le CV et la personnalité de l'accusé seront à l'ordre du jour.


Affaire Girollet : 5e journée

http://france3-regions.francetvinfo.f ... ats-ce-lundi-1089949.html
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Posté le: 19/09/2016 23:23  Mis à jour: 20/09/2016 13:25
 meurtre d'Anne Sophie Girollet : suivre le 5ème jour du procès...
Bonsoir,
On peut suivre le 5ème jour du procès ici:
http://www.lejsl.com/edition-macon/20 ... urnee-du-proces-en-direct
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Posté le: 16/09/2016 11:39  Mis à jour: 16/09/2016 12:41
 meurtre d'Anne Sophie Girollet : suivre le 4ème jour du procès
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/09/2016 10:22  Mis à jour: 16/09/2016 10:22
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 Re : Meurtre d'Anne-Sophie Girollet : les zones d’ombre dominent au 3e jour d’audience. ( Vidéo)
Jacky Martin comparaît devant les assises de Saône-et-Loire. Il est soupçonné du meurtre d'Anne-Sophie Girollet, une étudiante de 21 ans dont le corps a été retrouvé dans la Saône, à Mâcon, en 2005. La famille se demande si elle connaîtra un jour la vérité.

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Anne-Sophie Girollet

Jacky Martin, accusé de séquestration et de meurtre, est jugé par la cour d’assises de Saône-et-Loire.
Le procès, qui a débuté mardi 13 septembre 2016, devrait durer dix jours. Le prévenu clame son innocence.

Les audiences se déroulent dans un climat émaillé de nombreux incidents de séance.
Depuis l'ouverture du procès, les avocats de l'accusé ont une stratégie de défense très offensive. Ils remettent régulièrement en cause l'enquête qui a été faite par la justice. "Nous pensons que différentes pistes qui auraient été importantes n’ont pas été exploitées de manière suffisamment pugnace", déclare Philippe Screve, l’avocat de Jacky Martin.

Ce jeudi 15 septembre, plusieurs connaissances de la jeune fille ont témoigné à la barre, dont un ex-petit ami de la victime ainsi qu’un jeune homme qui était amoureux d'elle au moment des faits.

La voiture de la victime au centre des débats

Il a été aussi beaucoup question de la voiture d'Anne-Sophie Girollet et de la façon dont elle a atterri dans la Saône.
On a entendu les déclarations d’un des pompiers qui a participé aux recherches pour retrouver le véhicule. Un expert automobile a été interrogé pour tenter de déterminer notamment si le corps de l’étudiante se trouvait dans le véhicule à ce moment-là.

La défense a demandé à la présidente de se rendre sur les lieux pour une nouvelle reconstitution. La magistrate a répondu aux avocats de Jacky Martin qu'ils devaient déposer une demande par écrit pour que le tribunal l'examine.

Jusqu’à présent, l’audition des témoins n’a pas apporté d’éléments décisifs. De nombreuses zones d’ombres subsistent. La famille d'Anne-Sophie Girollet se demande si la lumière sera faite un jour sur la disparition de la jeune fille. Le climat tendu qui règne dans la salle accentue la détresse des proches.
"Pour mes clients, c’est extrêmement difficile d’assister à cette espèce de joute", dit Béatrice Saggio, avocate de la famille d'Anne-Sophie Girollet.

Le reportage de Rémi Chidaine, Gabriel Talon et Marc Perroud


Meurtre d'Anne-Sophie Girollet : les zones d’ombre dominent au troisième jour d’audience

http://france3-regions.francetvinfo.f ... r-d-audience-1087059.html
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Posté le: 15/09/2016 09:19  Mis à jour: 15/09/2016 10:39
 meurtre d'Anne Sophie Girollet : : témoignage du meilleur ami de Anne-Sophie : "Nous avions un désaccord, moi je l'aimais !"
le témoignage important, hier, de Roland Chauvot, qui affirme avoir vu une voiture prendre en chasse celle d'Anne-Sophie Girollet le soir du meurtre et dit reconnaître formellement Jacky Martin comme l'un des occupants de cette voiture suivre le 3ème jour du procès: http://www.lejsl.com/societe/2016/09/ ... urnee-du-proces-en-direct
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Posté le: 14/09/2016 14:53  Mis à jour: 14/09/2016 14:57
 meurtre d'Anne Sophie Girollet
..et pour retrouver le compte rendu de la veille, c'est ici:
http://www.lejsl.com/edition-macon/20 ... uivez-le-proces-en-direct

**********************************

GRAND merci pour tout, visiteur

Cordialement
Colette
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Posté le: 14/09/2016 13:15  Mis à jour: 14/09/2016 14:11
 meurtre d'Anne Sophie Girollet :suivre le procès en direct...
Bonjour,
On peut suivre le procès en direct ici:
http://www.lejsl.com/societe/2016/09/ ... urnee-du-proces-en-direct
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/09/2016 09:41  Mis à jour: 14/09/2016 09:41
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 Re : Meurtre d'Anne-Sophie Girollet : le meurtrier présumé a clamé son innocence au premier jour du procès. ( Vidéo)
Ce mardi 13 septembre 2016, Jacky Martin a pris place dans le box des accusés pour la première journée d'audience. Les assises de Saône-et-Loire le jugent pour le meurtre d'Anne-Sophie Girollet, une étudiante en médecine de 21 ans, à Mâcon il y a onze ans. Mais qui est exactement ce quinquagénaire ?

A Chalon-sur-Saône, le procès de Jacky Martin a commencé devant les assises de Saône-et-Loire ce mardi 13 septembre 2016. La matinée a été consacrée au tirage au sort des jurés. Dans l'après-midi que Jacky Martin a été entendu par la cour pour la première fois après la lecture de l'ordonnance de mise en accusation. Il a clamé son innocence : « cela fait plus de quatre ans que je suis en détention pour absolument rien, je suis innocent », a-t-il déclaré. Vêtu d'un polo blanc qui laisse apparaître un tatouage sur son avant-bras, Jacky Martin est apparu visiblement pugnace. « Moi, je n'ai pas de sang sur les mains », a-t-il martelé.


Que sait-on exactement de l'accusé ?


Jacky Martin est né en 1962 à Auxerre mais sa famille s'est installée en Saône-et-Loire dans son adolescence. Au moment des faits, il résidait dans le Mâconnais. Il était sans emploi. Il s'est présenté comme "conducteur d'engins à l'origine". Son parcours professionnel semble instable émaillé par des peines de prison. Par le passé, Jacky Martin a en effet été condamné pour des faits de vol parfois accompagné de violence, d'escroquerie et de détention d'armes. Il a été écroué à plusieurs reprises.

Qu'est-ce-qui relie Jacky Martin au meurtre d'Anne-Sophie Girollet ?

Lors de nouvelles expertises ADN diligentées sur la voiture et les effets personnels de la victime en 2012, l'empreinte génétique de l'accusé a été mise en évidence. Les progrès de la science le permettaient désormais. On a retrouvé l'ADN de Jacky Martin dans la voiture mais aussi sur le tee-shirt d'Anne-Sophie Girollet. D'où son interpellation le 19 juin 2012.

Jacky Martin a toujours nié les faits
« Depuis son interpellation, Jacky Martin a contesté le crime dont l'accuse bec et ongles », a rappelé l'un de ses avocats, Me Philippe Screve. Mais son client est attendu sur les différentes versions qu'il a données pour justifier la présence de son ADN sur la scène de crime et le corps de la victime.

Celle qui consistait à dire qu'il connaissait le frère d'Anne-Sophie Girollet et donc qu'il était déjà monté dans le véhicule en question a été vite contredite par les vérifications. Ils ne se connaissaient pas et n'évoluaient pas dans le même cercle d'amis ni dans les mêmes lieux. Jacky Martin a également affirmé qu'il s'était introduit dans la voiture pour y voler quelque chose puis, plus tard, il datait son intrusion après le repêchage de la voiture dans la Saône. Autant d'explications qui semblent ne pas avoir convaincu enquêteurs et magistrats.

De leurs côtés, les avocats de la défense vont tenter de démontrer que "la manière dont cet élément génétique a été conservé et exploité" pose question. Jacky Martin encourt la réclusion à perpétuité.

Le reportage de R. Chidaine et G. Talon avec :
Me Béatrice Saggio, avocate des parents d’ Anne-Sophie Girollet
Me Philippe Screve, avocat de Jacky Martin


Assises de Saône-et-Loire : premier jour du procès de Jacky Martin
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Posté le: 12/09/2016 10:59  Mis à jour: 14/09/2016 09:29
 Jacky Martin, 54 ans, comparait à partir de mardi devant les assises de Saône-et-Loire pour avoir séquestré, abusé sexuellement puis tué Anne-Sophie Girollet en 2005.
Bonjour,
le procès de Jacky Martin, 54 ans, auteur présumé de la séquestration, agression sexuelle et meurtre d'Anne-Sophie Girollet en 2005, débutera demain devant les assises de Saône-et-Loire

http://www.faitsdivers.org/23602-Anne ... uis-etranglee-a-mort.html


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Anne-Sophie Girollet, 20 ans, séquestrée, abusée sexuellement puis étranglée à mort


Jacky Martin, 54 ans, comparait à partir de mardi devant les assises de Saône-et-Loire pour avoir séquestré, abusé sexuellement puis tué Anne-Sophie Girollet en 2005.

Anne-Sophie Girollet, 20 ans, était une brillante étudiante sans histoire. Elle avait obtenu son bac à 17 ans et était en troisième année de médecine à Lyon.

Elle a disparu le 19 mars 2005 après avoir participé à un gala de danse à Mâcon, en Saône-et-Loire. Son corps sera découvert quinze jours plus tard flottant dans la Saône. Sa voiture, une Peugeot 405 immatriculée dans le Rhône, a été repêchée à proximité.

Une autopsie a été pratiquée et a révélé que la victime avait subi des violences sexuelles, avant d'être étranglée à mort.

En 2012, grâce à des progrès scientifiques, l'ADN retrouvée dans le véhicule de la victime a pu être identifiée : il s'agit de l'empreinte génétique de Jacky Martin, déjà connu des services de police pour vols et violences.

Ce père d'un enfant nie les faits qui lui sont reprochés. Le verdict est attendu le 28 septembre.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/08/2016 13:14  Mis à jour: 08/08/2016 13:14
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 Re :"Disparues de l'A6" : le meurtrier présumé vivait comme "M. tout le monde" ( Vidéo)
L'homme écroué pour le meurtre d'une des "disparues de l'A6", fin 1996 en Saône-et-Loire, a avoué le crime après avoir été confondu récemment par de nouvelles expertises ADN, 18 ans plus tard.


"Disparues de l'A6" : le meurtrier présumé... par francetvinfo
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Posté le: 28/07/2016 09:05  Mis à jour: 28/07/2016 12:54
 RTBF les disparues de l'A6 : replay de l'émission .
Bonjour,
On peut revoir l'émission ici:
https://www.rtbf.be/auvio/emissions/detail_devoir-d-enquete?id=94

******************************************
Grand merci Visiteur .
Je remets le lien pour que ce soit visible , le lien étant long et pas possible de publier la vidéo sur le site ...
Mille fois merci pour votre aide...


Pour voir la vidéo : cliquez ICI
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/07/2016 10:06  Mis à jour: 27/07/2016 10:06
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 Re : RTBF ce 27/07/2016 : Devoir d'enquête Spécial « les disparues de l'A6 » : la disparition de deux jeunes filles originaires de Liège +++.
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Françoise Bruyère et Marie-Agnès Cordonnier.


Durée : 01:33
Controle parental : Pour tous

Premier reportage :
Tout commence donc par la disparition de deux jeunes filles originaires de Liège. Nous sommes en 1984, Françoise et Marie Agnès sont en vacances chez des amis du côté de Macon. Les deux cousines font du stop pour poursuivre leur périple...mais on ne les reverra plus jamais. Police et gendarmerie ne le savent pas encore mais cette double disparition marque le début d'une longue série d'affaires non élucidées.

Le premier reportage de cette émission spéciale débute avec l'histoire du meurtre macabre de Christelle. Le corps de cette jeune fille de 20 ans est retrouvé dans un fossé, lardé de 123 coups de couteau...

Deuxième reportage :
Pour ce deuxième reportage, nous sommes donc en 1997 et la maman de Christelle est désemparée par cette enquête qui ne semble pas vouloir avancer. Mais ce que cette maman ignore c'est que, depuis 1984, il y a eu d'autres disparitions et d'autres meurtres dans ce département. Les deux premières disparues sont Françoise et Marie Agnès, deux jeunes liégeoises...

Troisième sujet :

C'est le combat des familles des disparues qui nous est ici raconté. Elles font face à ce qu'elles ressentent comme du mépris, de l'indifférence de la part de la justice. Du coup, pour continuer à lutter, pour ne pas sombrer, elles décident de s'unir afin de découvrir la vérité sur ce qui est arrivé à leur enfant.

Quatrième sujet :
Place aux avancées de l'enquête dans ce quatrième volet :
Jean-Pierre Mura a été renvoyé devant la Cour d'Assises au Tribunal de Grande Instance de Chalon-sur-Saône. Il a été reconnu coupable du meurtre de Christelle et condamné à 20 ans de réclusion criminelle. Il a fait appel.
Le dossier de la famille Bletry et de leur fille de 20 ans, prénommée également Christelle, va lui aussi connaitre un rebondissement.
Au mois de septembre 2014, soit 18 ans après les faits, le meurtrier présumé de leur fille est arrêté...
Sélection dans la Série: "Crimes"

http://www.rtbf.be/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/06/2016 11:02  Mis à jour: 28/06/2016 11:02
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 Re : Meurtres des «disparues de l'A6» : un appel à témoin lancé 30 ans après le meurtre de Sylvie Aubert
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«Dans le cadre de nouvelles recherches, les gendarmes de Dijon (Côte-d'Or) s'intéressent aujourd'hui à un individu de nationalité allemande, pratiquant le culturisme, mesurant près de 1,80 mètre pour 110 kilos et qui aurait fréquenté, au milieu des années 1980, les salles de sport de l'arrondissement chalonnais», écrivent les gendarmes, qui recherchent notamment «les anciens adhérents du complexe sportif American Fitness de Chalon-sur-Saône». La gendarmerie a mis en place à cet effet un numéro vert (0800 008 917).

«Depuis 2007, nous demandions que soit interrogé le parcours de cet homme car la similitude du mode opératoire et des débuts d'éléments nous faisaient penser qu'il était présent dans la zone de Chalon à la période des faits», a déclaré Me Didier Seban, avocat de l'association «Christelle», qui regroupe les familles des «disparues de l'A6». Me Seban s'est également félicité que «l'enquête avance» dans ce dossier, dont l'instruction a été rouverte en 2006.

leparisien.fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/06/2016 13:47  Mis à jour: 27/06/2016 13:57
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 Re : Meurtres des «disparues de l'A6» : L'enquête sur la mort de Sylvie Aubert en 1986 relancée ? La soeur de Sylvie a beaucoup d'espoir dans ce rebondissement !
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L'une des plus anciennes affaires criminelles de Saône-et-Loire encore non résolue va-t-elle enfin trouver son épilogue 30 ans après les faits ? Nous n'en sommes pas encore là mais le site du journal Le Parisien affirme aujourd'hui que l'enquête pourrait être relancée. Un homme déjà condamné pour le meurtre de deux femmes en France et en Allemagne intéresse au plus au point les enquêteurs de lasection de recherches de la gendarmerie dijonnaise.

Le nom d'Ulrich Muenstermann,
un ressortissant allemand de 57 ans apparaît dans plusieurs dossiers de crimes non-résolus. Il a déjà été condamné en France à la réclusion criminelle à perpétuité en septembre 2012 en appel à Melun pour le meurtre et le viol de Sylvie Bâton en mai 1989 à Avallon, et est également l'auteur du viol et du meurtre de Karen Oehme, 25 ans, en juillet 1983 à Dulmen, en Allemagne.

Son nom était déjà apparu dans l'affaire de Sylvie Aubert mais les enquêteurs n'avaient pu alors aboutir. Cette fois cependant, le Parisien évoque "de nouveaux témoignages", très tardifs, qui attesteraient de la présence de Muenstermann à Chalon au moment des faits. Sa fiche d'inscription dans un club de sport de Chalon où il pratiquait la musculation aurait ainsi été retrouvée.

Interrogé par Le parisien, l'avocat de la soeur de Sylvie Aubert et de toutes les familles des "disparues de Saône-et-Loire" regroupées dans l'association Christelle, Me Seban note des similitudes entre les modes opératoires des trois affaires. « Les victimes ont eu les mains entravées par du fil électrique ou du fil de fer et ont toutes été violées. ».

http://www.lejsl.com

« J’ai beaucoup d’espoir dans ce rebondissement »

Martine, la sœur aînée de Sylvie Aubert dont le meurtre, en 1986, n’a jamais été résolu, réagit à la dernière avancée de l’enquête.


« Je suis très heureuse qu’une piste sur le meurtre de ma sœur soit relancée. Trente ans après, c’est super, d’autant plus que ma famille n’y croyait pas ! » réagissait, vendredi, Martine Aubert, sœur aînée et marraine de la jeune femme tuée à l’automne 1986.

Dans son édition de vendredi, Le Journal de Saône-et-Loire révélait que la section de recherches de la gendarmerie de Dijon (Côte-d’Or) avait relancé la piste Ulrich Muenstermann. Âgé de 57 ans, il est condamné à perpétuité pour les meurtres et viols de deux jeunes femmes (l’une en Allemagne, la 2e à Avallon dans l’Yonne) toutes deux retrouvées les mains ligotées dans le dos avec du fil de fer (comme Sylvie Aubert) ou du fil électrique. Car désormais, preuve semble faite que le tueur allemand, actuellement détenu dans son pays, était bien présent à Chalon au moment des faits. « Si Sylvie est tombée dans les mains de ce colosse, elle n’avait aucune chance de s’en sortir », observe l’aînée de la victime.

Le tueur aperçu en pleine discussion avec la victime


Martine est-elle étonnée qu’une collègue de Sylvie puisse avoir été témoin de la présence du véhicule d’Ulrich Muenstermann sur le parking de Mammouth (actuel Géant), à Chalon-sur-Saône et sur le fait d’avoir aperçu Sylvie discuter avec cet homme à plusieurs reprises dans l’hypermarché lors de pauses de la jeune femme ? « Non, parce que cette collègue l’avait dit dès le départ. Mais on n’avait pas plus d’éléments à l’époque. Lorsqu’il a été interpellé dans une autre affaire, cette collègue – que je ne connais pas – a identifié sur photo Muenstermann comme cet homme en contact avec Sylvie. »

Bien que ses parents soient décédés (en 2002 et 2004) dans le chagrin de la disparition violente de Sylvie et la frustration du mystère sur son meurtre, Martine ne veut pas laisser place à l’amertume. « À l’époque, tout le travail d’enquête n’a pas été fait. Il n’y avait pas les mêmes moyens d’investigation non plus… Mais aujourd’hui, les nouveaux éléments de l’affaire me laissent beaucoup d’espoirs », conclut-elle. Elle confirme également que des enquêteurs de Dijon (Côte-d’Or) doivent bientôt aller interroger Ulrich Muenstermann en prison.

http://www.leprogres.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/06/2016 11:36  Mis à jour: 25/06/2016 11:36
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 Re : «Disparues de l’A6». Peine de 20 ans de réclusion confirmée en appel pour le meurtrier de Christelle Maillery.
La cour d’assises de Côte-d’Or a confirmé vendredi 24 juin en appel à Dijon la peine de vingt ans de réclusion à l’encontre de Jean-Pierre Mura, 48 ans, pour le meurtre en 1986 au Creusot (Saône-et-Loire) de Christelle Maillery.

Le 18 décembre 1986, le corps de la collégienne de 16 ans, tuée d’une trentaine de coups de couteau, avait été retrouvé dans une cave de sa résidence.

«C’est un grand soulagement», a déclaré à la presse la mère de la victime, Marie Pichon, qui a dit «voir le bout du tunnel avec Christelle au bout».

Jean-Pierre Mura, accoudé au box, a pris connaisance du verdict sans réagir.

Son avocate, Me Audrey Bittard, a dit respecter «l’intime conviction de la cour», sans écarter la possibilité d’un pourvoi en cassation.

Dans la matinée, l’avocat général Philippe Chassaigne avait requis la confirmation de la peine de vingt ans de réclusion, prononcée en juin 2015 par la cour d’assises de Saône-et-Loire.

Durant tout le procès à Dijon, Jean-Pierre Mura a répété ne pas connaître la victime, qui habitait le quartier des Charmilles au Creusot, qu’il avait lui-même habité plus jeune et qu’il continuait de fréquenter pour y retrouver ses amis.

«Il est un moment où le déni de Jean-Pierre Mura devient accablant», a asséné M. Chassaigne. «Comment comprendre l’obsession de Jean-Pierre Mura pour Christelle Maillery pendant 30 ans, et son entêtement à prétendre ne pas la connaître ?», a-t-il poursuivi.

Au cours de l’enquête, son entourage avait témoigné de l’obsession que nourrissait ce collectionneur de couteaux pour le meurtre de la jeune fille, au point de tenir des carnets - détruits depuis - dans lesquels il compilait des éléments sur l’affaire.

Jeudi, rebondissement à l’audience quand a été révélée l’existence d’un courrier envoyé par l’accusé en mars dernier au procureur général de Dijon dans lequel, au milieu de propos incohérents, il écrit : «Elle s’est fait avorter, Michel (l’ancien petit ami de la victime, ndlr), elle a tué ton bébé. J’ai bien fait de lui couper la gueule à cette putain». Or, Christelle Maillery avait subi un avortement quelques mois avant sa mort.

En s’adressant une dernière fois à la cour, l’accusé avait continué de nier son implication dans ce meurtre. «Je n’aurais pas eu le courage de dire à la maman de Christelle Maillery que je n’ai pas tué sa fille, si je l’avais fait», avait-il dit avant que le jury ne se retire pour délibérer, durant près de huit heures.

Pour Me Bittard, qui avait plaidé l’acquittement, cette affaire est «une énigme», dans laquelle «des personnes sans alibi, aux déclarations incohérentes» n’ont pas fait l’objet de vérification par les enquêteurs.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/06/2016 16:21  Mis à jour: 21/06/2016 16:25
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 Re : Meurtres des «disparues de l'A6» . Affaire Maillery : les aveux de Jean-Pierre Mura au cœur des débats du 3e jour.( Vidéo)
Au troisième jour de son procès en appel devant les assises de Dijon, Jean-Pierre Mura a du s'expliquer sur des aveux, confirmés par plusieurs témoins, lors d'une soirée à Chenôve en 1991. Si l'accusé nie toujours, sa version est apparue peu crédible face aux nombreux témoignages concordants.

C'est un élément central dans le procès de Jean-Pierre Mura. Un soir de 1991, il s'est rendu au domicile de Michel Bartolo, l'ex-petit ami de Christelle, et se serait livré à des aveux du meurtre de Christelle Maillery, proposant même de l'argent à Michel Bartolo. Ce soir-là, Jean-Pierre Mura était en larmes, et aurait fait cette confession dans un état anormal (probablement sous l'effet de l'alcool). Ces aveux sont apparus dans le dossier en 2003, quand le détective privé Eric Bellahouel, à la demande de l'association Christelle, a repris l'enquête. Rapidement, Michel Bartolo lui a parlé de ce moment.

"J'ai vu que Michel Bartolo avait été le petit ami de la victime, je l'ai donc rencontré" explique l'enquêteur, devenu hypnothérapeute. "Je lui demande s'il se souvient de telle ou telle chose qui pourrait aider à relancer le dossier. Il me dit d'emblée qu'il a quelque chose sur le cœur, mais qu'il ne sait pas si c'est vrai. Il me parle de Jean-Pierre Mura, qu'un jour à Chenôve, Jean-Pierre Mura lui a dit au qu'il avait tué Christelle Maillery" poursuit Eric Bellahouel. Michel Bartolo n'avait pas pris au sérieux ces aveux à l'époque, étant donné que Jean-Pierre Mura était considéré comme dépressif. En 2003, contacté par l'enquêteur privé, Bartolo s'était décidé à témoigner, mais il est décédé avant de pouvoir le faire, en 2004.





De vieux aveux, contestés par Mura


Ce lundi 20 juin 2016, devant la cour d'assises de Dijon, deux témoins ont confirmé ces aveux à la barre. Eric Benzoni, qui a accompagné Jean-Pierre Mura ce soir-là, et Corinne Joly, la compagne de Michel Bartolo. Même si certains détails varient avec le temps et les mémoires qui flanchent, tous les deux ont gardé en mémoire le fond de ses aveux, et les larmes de Mura. Le contexte de la soirée est plus flou. Mura a-t-il avoué dès son arrivée, sur le pallier ? Ou plus tard, dans le salon ? Mystère.

Ce qui est sûr, c'est que Jean-Pierre Mura lui, nie les faits : "je ne sais pas ce qu'il a compris, Michel... Il a cru que je m'accusais, il m'a forcé à m'accuser du meurtre. Moi j'ai eu peur qu'il me tue, et je suis parti en pleurant dans l'ascenseur !" Me Bittard, l'avocate de Jean-Pierre Mura, soutient que ces aveux ne peuvent être prouvés avec certitude. Sur ce point crucial, c'est donc paroles contre paroles, sur une soirée arrosée vieille de 25 ans.

Les experts ont rappelé leurs constats

Dans la matinée, plusieurs experts sont revenus sur leurs différents rapports, sur les traces ADN relevés sur les bijoux de Christelle, sur les couteaux saisis chez Jean-Pierre Mura et leur comparaison avec celui retrouvé dans un buisson proche des lieux du crime en février 1987. Demain, le procès se poursuivra par les auditions de nombreux témoins : des experts médicaux, des amis et le frère de Jean-Pierre Mura. Leurs témoignages permettront sans doute à la cour d'en apprendre davantage sur la psychologie et les troubles de l'accusé.
Suivez le procès en direct, minute par minute, sur notre site internet !
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/06/2016 16:31  Mis à jour: 18/06/2016 16:31
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 Disparues de l'A6 :Meurtre de Christelle Maillery : 2e jour du procès en appel de Jean-Pierre Mura ( Vidéo)


Suivez en direct le procès de Jean-Pierre Mura, jugé en appel à Dijon pour le meurtre de Christelle Maillery :CLIQUEZ ICI
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/06/2016 11:36  Mis à jour: 18/06/2016 11:36
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 Re : Disparues de l'A6 : la mère de Christelle Maillery en a "ras-le-bol" !
Le procès en appel du meurtrier présumé d'une des "disparues de l'A6" se tient jusqu'au 24 juin aux Assises de Côte d'Or à Dijon. Une épreuve pour la famille de Christelle Maillery, tuée en 1986 au Creusot.

Un an après sa condamnation à 20 ans de réclusion pour le meurtre de Christelle Maillery, tuée de 31 coups de couteau en décembre 1986, Jean-Pierre Mura est de nouveau devant la justice pour son procès en appel. Les jurés doivent rendre leur verdict vendredi 24 juin.


Une deuxième procédure en deux ans qui n'est évidemment pas facile à vivre pour les proches de la victime. Sa mère, Marie Pichon, confie en avoir "ras-le-bol : je n'en peux plus, bientôt 30 ans, je n'en peux plus". Reprendre le déroulé des faits, entendre de nouveau la violence avec laquelle sa fille a été tuée, le détail des 31 plaies, les minutes d'agonie, c'est extrêmement lourd. "Au bout d'un an (après le procès en première instance), il faut revenir dans une Cour d'Assises, recommencer, ce n'est pas possible... On le fait, mais je voudrais que ça se termine" soupire Marie Pichon.

"J'en ai marre de l'entendre, marre de le voir, il raconte n'importe quoi. Marie Pichon"

Et c'est évidemment une épreuve : Marie-Rose Blétry, de l'association Christelle, qui vient en aide aux familles victimes d'agressions criminelles, le confirme. "C'est très difficile, plus que le premier procès, parce que la première fois on ne sait pas ce qui va se passer, on découvre, mais là on sait et puis elle (Marie Pichon) se dit que l'assassin a déjà été jugé, condamné, alors pourquoi recommencer ? On a toujours l'impression que la justice est du côté des accusés et non des victimes, c'est très dur à accepter".

Ce qui fait surtout mal à cette femme, c'est de revoir cet homme, Jean-Pierre Mura : "j'en ai marre de l'entendre, marre de le voir, l'an dernier c'était le premier procès, mais cette année, je sais comment il est, il raconte n'importe quoi" explique-t-elle. "Moi je sais ce qu'il a fait, mais je ne sais pas comment les jurés vont réagir", s'inquiète la mère de Christelle.

"Je voudrais qu'il dise la vérité, pour qu'on ait la paix après. Marie Pichon"

Entourée de ses deux filles, elle fait face à l'accusé, tente de ne pas s'énerver lorsqu'elle l'entend tenir des propos incohérents, mais elle n'attend qu'une chose "qu'il dise la vérité pour qu'on ait la paix après". Elle espère une explication de la part de Jean-Pierre Mura, persuadée qu'il est le meurtrier de sa fille de 16 ans, mais elle ne se fait pas d'illusions : "il ne le dira pas, comme tous les assassins qui ne disent pas qu'ils sont coupables" regrette Marie Pichon avant de regagner la salle d'audience.



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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/06/2016 16:28  Mis à jour: 17/06/2016 16:28
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 Re : Meurtres des «disparues de l'A6» : Accusé du meurtre de la jeune Christelle Maillery, au Creusot, en 1986, l’homme comparait à Dijon depuis ce jeudi pour son procès en appel.
Il se dit innocent. Il y a un an, il a été condamné à 20 ans par les assises de Saône-et-Loire.

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La famille de Christelle Maillery pourra-t-elle enfin se forger des certitudes à l’occasion du procès en appel, à la Cours d’assises de Dijon de Jean-Pierre Mura, accusé du meurtre d’une adolescente de 16 ans, en 1986, dans une cave d’un HLM du quartier de la Charmille, au Creusot.


Il y a un, c’est un homme presque muet, parfois colérique, et au discours flou qui a écopé de 20 ans de prison en première instance aux assises de Saône-et-Loire.
Depuis ce jeudi matin, parties civiles et accusé se retrouvent, une nouvelle fois, pour une semaine de procès.
L’homme dans le box des accusés est-il celui qui a assassiné de 33 coups de couteau dans la cave d’un immeuble des Charmilles, au Creusot.

Un Jean-Pierre Mura plus «combattif»

C’est un homme au pas de vieillard, au regard hagard qui s’est présenté ce jeudi dans le box. Cheveux bruns, coupe en brosse, il est vêtu d’une veste en jean et d’un pantalon de la même matière. Arborant le même look qu’à l’époque des faits, où il était âgé de 19 ans. Accro au cannabis et à l’alcool, à l’occasion au Subutex, le jeune homme était péniblement employé comme « TUC » (travail d’utilité collective), les « emplois jeunes » de l’époque, où il apprenait la peinture. Même si son assiduité reste à démontrer.
Prenant la parole sur la demande de la présidente, Caroline Sanchez-Podevin,
Jean-Pierre Mura semble avoir le regard perdu. Puis, petit à petit, au fil des questions de la cour, celui-ci reprend de l’assurance. Il semble décidé à être plus combatif que lors de son dernier passage devant la justice.
Se disant « métallier » de profession, il écoute patiemment la lecture de l’ordre de mise en accusation. Sous le regard notamment de la mère de la victime, Marie Pichon, entourée de deux de ses filles.

Obsédé par l’affaire

C’est une très longue enquête, pleine de mystères, qui a mené à son arrestation. Autour d’un faisceau d’éléments. Sa passion des couteaux par exemple, qu’il aimait collectionner en disant que l’exemple lui vient de son père. Sa manière de parler régulièrement de l’affaire à son entourage également. Celui-ci avait même pris le soin de noter des « commentaires » sur l’affaire Maillery, sur les avancées de l’enquête. Un comportement étrange pour un homme qui affaire ne « pas connaître » la jeune fille. Lui affirme que « c’est l’alcool » qui l’amenait à penser aussi souvent au meurtre. S’appuyant sur le fait qu’il connaissait bien le quartier, où il avait vécu auparavant et qu’il continuait à fréquenter quand il rendait visite à son ami Tony, avec qui il partageait le goût de la « fumette » et de l’alcool.
Reste que sa manière de s’exprimer ne le sert pas vraiment. Sur une question simple de la présidente, qui vise à dater sa relation avec sa petite amie de l’époque, Nathalie, l’accusé hésite. « Nous avons eu une relation de 1987 à 1990 », explique-t-il. « Ah bon, pourtant vous disiez être en couple au moment des faits avec elle ». « Oui, c’est vrai…je l’ai connu en septembre 1986 ». Prenant soin d’ajouter : « c’était plutôt sexuel entre nous ».
Il raconte également ses errements en ville, à cette époque, parcourant les 5 à 6 km qui le séparaient du domicile de ses parents de ses anciens amis de la Charmille. Le jour des faits, il dit avoir justement erré dans la ville.
Il dit avoir appris la triste nouvelle par son ami Jésus : « il m’a dit qu’une fille avait été tuée, une fille de la Charmille ». Puis explique qu’il n’a posé aucune question à son ami. Alors que le meurtre faisait la Une de tous les journaux de l’époque…
Il y a aussi cette visite, en 2005, à Dijon au domicile de Michel, aujourd’hui décédé, qui était le petit copain de la victime à l’époque. Hic dans sa défense, puisqu’il s’est rendu à Dijon, avec 2000 francs de l’époque, expliquant vouloir « dédommager le jeune homme en échange de son silence ». Aujourd’hui, sur la scène, il raconte, bizarrement : « Je ne sais pas pourquoi j’ai donné de l’argent à Michel. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette histoire », avant d’évoquer « une embuscade ».
« Je ne me suis jamais accusé du meutre de Christelle. Pourquoi j’avouerai le meurtre à Michel avant de lui donner 2000 francs pour son silence ? », tente-t-il de justifier.

Mémoire défaillante

Il est vrai qu’entre 1986 et ce jour, l’eau a coulé sous les ponts. Pourtant, la mémoire de l’accusé est étonnante. Il parvient à se souvenir de micro-détails insignifiants, mais but sur les axes importants. En ce jeudi, concernant le jour des faits « J’ai répondu aux enquêteurs, mais je ne me rappelle pas vraiment. Je ne sais plus ce que j’ai fais ce jour-là. ».
Comme le fait remarquer la présidente, sa mémoire est géométrie variable. « Parfois, vous ne vous souvenez pas mais vous le dites clairement ». Quand aux petits détails, l’accusé évoque des « flashes ».
Voilà pour la complexité d’une affaire sans réelles preuves, où il est beaucoup questions de témoignages. Eclaireront-ils les 12 jurés chargés du destin de Jean-Pierre Mura ?

Bruno LÉDION http://www.creusot-infos.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/06/2016 16:29  Mis à jour: 16/06/2016 16:29
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 Re : INFOS Disparues de l'A6 : en appel à Dijon, Jean-Pierre Mura clame toujours son innocence.
Ce jeudi, s'ouvre le procès en appel de Jean-Pierre Mura aux Assises de Dijon. Condamné en première instance à 20 ans de réclusion pour le meurtre de Christelle Maillery, il continue de se dire innocent.

L'accusé nie

"Je vous le dis encore aujourd'hui, ce n'est pas moi qui ai tué Christelle" assure Jean-Pierre Mura devant la Cour. Debout dans le box des accusés, l'homme a l'air hagard. Vêtu d'un pantalon et d'une veste en jean, il répète qu'il est innocent. Pour cette première matinée du procès, l'audience se concentre sur les faits, ce qui s'est passé le 18 décembre 1986. C'est ce jour là que le corps de Christelle Maillery, 16 ans, est retrouvé dans une cave de la résidence de la famille au Creusot, lardé d'une trentaine de coups de couteau.


Faute d'éléments, un non-lieu est prononcé en 1990 mais l'enquête est rouverte en 2005 à la demande de l'association "Christelle" qui regroupe une partie des familles des "disparues de l'A6". Et c'est en juin 2015 que Jean-Pierre Mura est condamné à 20 ans de réclusion. Cet homme, 19 ans au moment du meurtre de Christelle, assure qu'il ne connaissait pas la victime. En première instance, des témoins l'avaient unanimement contredit. Mais il le répète ce jeudi "je ne la connaissais pas".

Il retourne sur les lieux du crime dix ans après les faits

Ce schizophrène, amateur de couteaux, nourrissait aussi une obsession pour le meurtre de la jeune fille. Il consignait tous les éléments de l'enquête dans un carnet. Pourquoi, lui demande la Cour? "Je n'étais pas dans mon état normal, je prenais des médicaments" explique l'accusé. "Vous êtes retourné sur les lieux du crime dix ans après les faits, pourquoi"?" demande encore la Cour. "Par curiosité, juste pour regarder s'il n'y avait pas de traces de sang" répond-il.

Au fil de ses déclarations, l'accusé se contredit, s'emmêle, dit oui puis non, avant de se réfugier derrière un "je ne sais pas" qui peut s'entendre quand on lui demande de se souvenir de choses précises arrivées il y a près de 30 ans. Mais évidemment, ça n'aide pas son avocate, Audrey Bittard. "Il n'est pas suffisamment cohérent, on sent que c'est difficile pour lui, il a le sentiment qu'il faut donner des réponses alors il en donne" justifie l'avocate qui évoque aussi le "stress de la cours d'assises". Le procès de Jean-Pierre Mura doit se tenir jusqu'au 24 juin.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/06/2016 15:50  Mis à jour: 15/06/2016 18:38
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 Re :Ouverture jeudi du procès en appel du meurtrier présumé d'une des "disparues de l'A6"
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Le procès en appel de Jean-Pierre Mura, 48 ans, condamné l'an dernier à 20 ans de réclusion pour le meurtre en 1986 au Creusot de Christelle Maillery doit s'ouvrir ce jeudi 16 juin 2016 devant les assises de Côte-d'Or à Dijon.

Son dossier avait été le premier à arriver devant une cour d'assises dans l'affaire des "disparues de l'A6" ou "disparues de Saône-et-Loire", une série de meurtres de jeunes filles non élucidés dans les années 1980 et 1990.

Un second procès, celui du meurtrier présumé de Christelle Blétry, poignardée en 1996, est attendu dans les prochains mois.

Christelle Maillery, une collégienne de 16 ans, avait été retrouvée le 18 décembre 1986, quelques heures après sa disparition, dans une cave de sa résidence au Creusot, tuée d'une trentaine de coups de couteau.

Faute d'éléments, un non-lieu avait été prononcé en 1990. L'association "Christelle", qui regroupe une partie des familles des"disparues de l'A6", avait obtenu la réouverture de l'enquête en 2005 après avoir fait appel à un détective privé, qui orientait à nouveau les soupçons vers Jean-Pierre Mura, un schizophrène qui fréquentait dans sa jeunesse le quartier où vivait la victime.

Lors de son procès en juin 2015 devant la cour d'assises de Saône-et-Loire, M. Mura avait assuré ne pas connaître Christelle. Des témoins, qui formaient à l'époque le groupe de jeunes de cette cité HLM, l'avaient unanimement contredit à la barre.

Ce collectionneur de couteaux nourrissait également une obsession pour le meurtre de la jeune fille, au point de tenir des carnets - détruits depuis - dans lesquels il compilait des éléments sur l'affaire. Selon son avocate, Me Audrey Bittard, M. Mura "aborde sereinement" son procès en appel et "reste sur la même ligne de défense". "Depuis dix ans, il n'a pas changé de position", a-t-elle ajouté.

Du côté des parties civiles, Me Corinne Herrmann a estimé que cette nouvelle audience était une "souffrance" pour la famille de Christelle Maillery, qui "sait le poids de ce procès".

(AFP)http://www.macommune.info/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/06/2016 12:53  Mis à jour: 06/06/2016 12:53
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 Re : Meurtres des «disparues de l'A6» . Le meurtrier présumé de Christelle Blétry renvoyé aux assises
Le meurtrier présumé de Christelle Blétry, une des "disparues de Saône-et-Loire" tuée en 1996 de 123 coups de couteau, sera prochainement jugé devant les assises, a-t-on appris de sources concordantes, confirmant des informations de presse.

L'avocat de Pascal Jardin, Me André Laborderie, qui a précisé ne pas avoir fait appel de l'ordonnance de mise en accusation, a dit "attendre avec impatience ce procès", dont la date n'est pas encore connue.

Rappel des faits

Christelle Blétry, 20 ans, avait été retrouvée morte à Blanzy (Saône-et-Loire) le 28 décembre 1996, son corps lardé de 123 coups de couteau.

En septembre 2014, Pascal Jardin, un ouvrier agricole quinquagénaire, avait été interpellé et écroué après avoir été confondu par de nouvelles expertises ADN sur les vêtements de la victime. Il avait reconnu les faits au cours de sa garde à vue et lors de sa première comparution devant le juge d'instruction, avant de "retirer" ses aveux, selon son avocat, un mois plus tard.

"Ses tergiversations nous importent peu"

L'avocate de la famille de la victime, Me Corinne Herrmann a estimé de son côté que ce renvoi devant la cour d'assises de Saône-et-Loire était une "vraie avancée" dans cette affaire. "Il a avoué devant les enquêteurs et devant le juge d'instruction et
beaucoup d'éléments le mettent en cause. Ses tergiversations nous importent peu", a-t-elle ajouté.

Le meurtre de Christelle Blétry fait partie de l'affaire des "disparues de Saône-et-Loire", aussi appelée l'affaire des "disparues de l'A6", une série de meurtres ou de disparitions de jeunes femmes en Saône-et-Loire entre 1986 et 1999.

Dans un autre volet, Jean-Pierre Mura, condamné à 20 ans de réclusion en juin 2015 par la cour d'assises de Saône-et-Loire pour le meurtre de Christelle Maillery en 1986 au Creusot, doit être rejugé en appel du 16 au 24 juin à Dijon.


(Source : AFP)
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/04/2016 12:00  Mis à jour: 21/04/2016 12:01
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 Re : Meurtres des «disparues de l'A6» : Quand la police relance les "cold case" !
REPLAY - L’OCRVP (Office Central de Répression des Violences aux Personnes) a décidé de réexaminer près de 100 affaires criminelles non résolues pour tenter de relancer ces cold case dont les enquêtes sont au point mort depuis des années. C’est un nouvel espoir pour les familles des victimes.

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Cliquez sur ce lien pour écouter l'émission de Jacques Pradel
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/04/2016 13:50  Mis à jour: 06/04/2016 13:52
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 Re : Meurtres des «disparues de l'A6» : Meurtre non élucidé de Saône-et-Loire : le corps de Vanessa Thiellon va être exhumé.
L'enquête sur le meurtre de la jeune Vanessa Thiellon est relancée. Le corps de la jeune fille de 17 ans, retrouvée morte le 5 juin 1999, sur les berges de la Saône à Mâcon en Saône-et-Loire, va être exhumé.

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La justice française a décidé de relancer les enquêtes d'une centaine d'affaires non élucidées. Le dossier de Vanessa Thiellon a donc été repris par un juge d'instruction. Les enquêteurs devraient procéder à l'exhumation du corps de la jeune fille, 17 ans après sa mort.

Grâce aux progrès techniques et scientifiques, les experts espèrent pouvoir aujourd'hui recueillir des éléments de preuves qui permettraient de faire avancer les investigations.

Rappel des faits
Vanessa Thiellon est retrouvée morte sur les berges de la Saône à Mâcon, le 5 juin 1999.
A l'époque, l'autopsie de son corps, qui porte des traces de coups, ne permet pas de déterminer les causes de son décès.

L'enquête est vite abandonnée et la famille de Vanessa rejoint rapidement l'association Christelle pour continuer à se battre.
Sa mère, Yvette Thiellon, n'a jamais baissé les bras et espère toujours obtenir des réponses...

Qu'est-ce que l'association Christelle ?
En Saône-et-Loire, les familles de huit jeunes femmes assassinées entre 1986 et 1999 restent encore sans réponse. Au sein de l’association Christelle, elles se battent pour faire avancer les dossiers et retrouver les coupables. Ces meurtres non-élucidés de Saône-et-Loire, sont plus communément appelés, les disparues de l'A6.

Tout commence, en 1997, peu après le meurtre de Christelle Blétry, sa famille fonde l’association éponyme Christelle. L’objectif est de maintenir le dossier ouvert et de retrouver un jour celui qui a pris la vie de la jeune femme de 20 ans, un soir de décembre. Dès la création de l’association, d’autres familles de jeunes femmes assassinées en Saône-et-Loire se joignent au combat judiciaire. Corinne Herrmann et Didier Seban, deux avocats parisiens, sont engagés pour relancer les procédures.

Le reportage de Elsa Bezin et Christophe Gaillard
Intervenant :
Bernard Hommey, Président de l'association Christelle


Exhumation corps Vanessa Thielon
Exhumation corps Vanessa Thielon
Du nouveau dans l'affaire des disparues de Saône-et-Loire. On vous en parlait samedi. Le corps de Vanessa Thiellon devrait être exhumé prochainement. La jeune fille de 17 ans avait été retrouvée morte à Mâcon en 1999. Explications : Elsa Bezin et Christophe Gaillard.


Meurtres non-élucidés de Saône-et-Loire : retour sur l'affaire Vanessa Thiellon


En 1999, cette jeune fille, âgée de 17 ans, est retrouvée morte dans la Saône à Mâcon. Encore aujourd'hui et malgré une autopsie, les causes de son décès restent inexpliquées. La famille de Vanessa attend des réponses depuis plus de 16 ans.


Vanessa Thiellon est âgée de 17 ans quand, le 1er juin 1999, elle quitte l'appartement familial pour rejoindre son petit ami. Le 5 juin, son cadavre est retrouvé sur les berges de la Saône, près du centre nautique. Il est dévêtu et porte des traces d'hématomes.

A l'époque, une autopsie est pratiquée. Mais, même si le corps de le jeune fille n'est resté immergé que quatre jours, le médecin légiste ne réussit pas à déterminer de quoi est morte l'adolescente. Très vite, l'enquête piétine. Aucune piste ne se dégage clairement. Overdose, homicide, suicide... encore aujourd'hui, nul ne sait ce qui est arrivé à la jeune fille. La famille Thiellon n'a jamais cru à la théorie de Vanessa se donnant la mort. C'est pour connaître la vérité qu'elle a rejoint l'association Christelle.

Le reportage de P. Ringenbach et C. Gaillard avec :
Yvette Thiellon, maman de Vanessa
Corinne Herrmann, avocate d'Yvette Thiellon


Le meurtre non-élucidé de Vanessa Thiellon

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/saone-et-loire/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/02/2016 15:26  Mis à jour: 24/02/2016 15:26
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 Re : Meurtres des «disparues de l'A6» en Saône-et-Loire : retour sur l'affaire Christelle Blétry
Christelle a été tuée de 123 coups de couteau, le 28 décembre 1996 à Blanzy, en Saône-et-Loire. L’affaire a rebondi 18 ans après les faits quand un homme de 54 ans a été confondu par son ADN. Son procès devrait avoir lieu en 2016.

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Christelle Blétry avait 20 ans quand elle a été retrouvée poignardée. Lors de l’autopsie, on comptera jusqu’à 123 coups de couteau sur son corps.
Grâce à de nouvelles expertises, les enquêteurs ont arrêté un quinquagénaire en 2014. Pascal Jardin, ouvrier agricole et père de famille, a reconnu le meurtre au cours de sa garde à vue, avant de revenir sur ses déclarations.
Son procès pourrait avoir lieu en 2016.

A la suite de ce drame, les proches de la jeune fille ont créé l'association Christelle (Association d'aide aux familles victimes d'agression criminelle).
Une dizaine de familles qui ont vécu des drames semblables en Saône-et-Loire y ont adhéré.


Meurtres non-élucidés de Saône-et-Loire : retour sur l'affaire Christelle Blétry

Qu'est-ce que l'association Christelle ?
En Saône-et-Loire, les familles de huit jeunes femmes assassinées entre 1986 et 1999 restent encore sans réponse. Au sein de l’association Christelle, elles se battent pour faire avancer les dossiers et retrouver les coupables. Ces meurtres non-élucidés de Saône-et-Loire, sont plus communément appelés, les disparues de l'A6.

Tout commence, en 1997, peu après le meurtre de Christelle Blétry, sa famille fonde l’association éponyme Christelle. L’objectif est de maintenir le dossier ouvert et de retrouver un jour celui qui a pris la vie de la jeune femme de 20 ans, un soir de décembre. Dès la création de l’association, d’autres familles de jeunes femmes assassinées en Saône-et-Loire se joignent au combat judiciaire. Corinne Herrmann et Didier Seban, deux avocats parisiens, sont engagés pour relancer les procédures.

Le dossier justice du lundi sur France 3 Bourgogne
C'est le combat de ces familles, leurs histoires, en quête de justice et de vérité, que nous vous racontons tous les lundis dans ce nouveau rendez-vous dans le journal de France 3 Bourgogne à 19h avec Pauline Ringebach et Christophe Gaillard, et un montage de Rachel Nectoux.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/saone-et-loire/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/02/2016 16:29  Mis à jour: 08/02/2016 16:29
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 Re : Meurtres des «disparues de l'A6» : : retour sur l'affaire Carole Soltysiak ( Vidéo)
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Suite de notre rendez-vous judiciaire du lundi que nous consacrons aux meurtres non-élucidés de Saône-et-Loire et à l'association Christelle. Cinquième épisode ce lundi 8 février avec l'affaire Carole Soltysiak.

L'affaire Carole Soltysiak

Comme chaque lundi, notre dossier justice, il est consacré ce soir à l'affaire Carole Soltysiak. Cette adolescente de 13 ans est retrouvée morte, dans un bois près de Montceau-les-Mines en Saône-et-Loire, le 18 novembre 1990. 25 ans après les faits, l'instruction est toujours en cours..


Les disparues de Saône-et-Loire : retour sur l'affaire Carole Soltysiak

Qu'est-ce que l'association Christelle ?


En Saône-et-Loire, les familles de huit jeunes femmes assassinées entre 1986 et 1999 restent encore sans réponse. Au sein de l’association Christelle, elles se battent pour faire avancer les dossiers et retrouver les coupables. Ces meurtres non-élucidés de Saône-et-Loire, sont plus communément appelés, les disparues de l'A6.

Tout commence, en 1997, peu après le meurtre de Christelle Blétry, sa famille fonde l’association éponyme Christelle. L’objectif est de maintenir le dossier ouvert et de retrouver un jour celui qui a pris la vie de la jeune femme de 20 ans, un soir de décembre. Dès la création de l’association, d’autres familles de jeunes femmes assassinées en Saône-et-Loire se joignent au combat judiciaire. Corinne Herrmann et Didier Seban, deux avocats parisiens, sont engagés pour relancer les procédures.

Le dossier justice du lundi sur France 3 Bourgogne


C'est le combat de ces familles, leurs histoires, en quête de justice et de vérité, que nous allons vous raconter tous les lundis dans ce nouveau rendez-vous dans le journal de France 3 Bourgogne à 19h avec Pauline Ringebach et Christophe Gaillard, et un montage de Rachel Nectoux


http://france3-regions.francetvinfo.f ... -affaire-carole-soltysiak
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/01/2016 15:20  Mis à jour: 27/01/2016 15:20
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 Re : Meurtres non-élucidés de Saône-et-Loire : Après le meurtre de Sylvie Aubert en 1986, la mémoire reste toujours vive pour Martine, une des sœurs ainées .
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C’est l’une des plus anciennes affaires connues sous le nom générique et inexact des « Disparues de l’A6 » en Saône-et-Loire. Le 14 novembre 1986, Sylvie Aubert, une jeune caissière de 23 ans, disparaît entre son lieu de travail, le Mammouth de Chalon-Nord et le domicile de ses parents à Saint-Loup-de-Varennes. Sa mobylette, toujours conservée dans le département des scellés du TGI de Chalon-sur-Saône, est retrouvée sur une petite route de la commune. Son cadavre, étranglé et à moitié dénudé, resurgit à trente kilomètres de là, six mois plus tard, le 20 avril 1987, dans la rivière Dheune, à Géanges. Rencontre pour info-chalon.com avec Martine, une des sœurs aînées de la victime, qui, presque trente ans plus tard, continue à poser des questions.


La photo de sa sœur trône sur le mur de son salon, dans un cadre au-dessus de celle de ses parents. Sylvie Aubert, dans un autre cadre à la cuisine, tient dans ses bras un petit bébé, son neveu. Le nourrisson d’hier a désormais un métier et du poil au menton. Sylvie, sa tante n’est plus là pour le voir. Sylvie Aubert, 23 ans à jamais depuis 1986, appartient à la triste liste des jeunes femmes disparues de Saône-et-Loire, des dossiers criminels douloureux.

Martine, optimiste par nature, espère pour sa sœur et sa famille un dénouement similaire à celui des affaires Maillery du Creusot et Blétry de Blanzy. Des dizaines d’années après les faits, les nouvelles techniques d’analyses ADN peuvent « matcher », révélant un profil ADN du tueur présumé. Soit de nouveaux témoignages, comme dans l’affaire Mura, permettent de confondre un suspect. Des pistes croisées qui à force d’acharnement, émaillées par des phases de découragement, arrivent à donner une réponse. Savoir, aussi terribles soient –ils, comment se sont déroulés les derniers instants de la victime.

A l’époque de la disparition de sa sœur, en 1986, Martine est déjà soignante mais est surtout jeune maman. Elle habite loin de la ferme familiale. Ses parents, ses frères et sœurs plus proches s’investissent beaucoup dans des appels à témoins, l’enquête. Elle n’est pas sur place et du fait de sa maternité comme de son emploi, loin de Saint-Loup vit moins au jour le jour avec cette tragédie familiale. Depuis, fatiguée des piétinements de l’enquête et bouleversée par le cauchemar vécu par leurs parents, la fratrie n’y croit plus autant. Trop de mauvais souvenirs, trop de douleur, trop de proximité, trop lourd à porter pour des parents brisés, décédés aujourd’hui. Ces dernières années, Martine et son frère cadet sont les derniers à croire qu’un jour, ils sauront pourquoi et par qui leur sœur a perdu la vie. Alors, chacun sa piste. Martine creuse celle d’artisans locaux décédés, son frère s’intéresse à la bande de jeunes d’un café proche, les derniers à avoir aperçu la jeune femme au cyclomoteur. Peut-être déboucheront-elles une nouvelle fois sur des impasses. Des analyses ont jadis pu trouver une trace d’ADN masculin sans l’identifier sur des scellés. Le meurtrier de Sylvie est un homme. Voilà tout ce qu’on sait.

Selon le parquet chalonnais, une action l’an suffit à laisser l’enquête vivre sa vie. A laisser surtout l’espoir vivre, malgré le temps qui s’écoule. Martine, pour sa part, a adhéré à l’association Christelle, créée en 1997 après le meurtre de Christelle Maillery à Blanzy. Une communauté faite de douleurs, de souvenirs et d’espoir entre onze familles de victimes de crimes non élucidés qui permet de tenir au fil des ans. Martine a vécu le procès Mura en 2014, se demande, comme tous, si elle aura le courage et la dignité que Mme Pichon, la mère de Christelle Maillery, a montré dans le box face à l’accusé, chaque jour d’audience, si jamais le meurtre de sa sœur connaît le même dénouement judiciaire. Martine reconnaît toutefois avoir personnellement beaucoup de mal à se rendre à la cérémonie d’hommage annuel, chaque 28 décembre, devant la stèle de Blanzy, à la date anniversaire de la disparition de Christelle : « ça me bouleverse trop, tout remonte ». Ce mois de janvier, Martine et ses avocats espéraient que les résultats de nouvelles analyses permettraient d’ouvrir de nouvelles pistes. Il faudra hélas encore attendre, rien de tangible n’est sorti des éprouvettes selon le parquet chalonnais pour l'instant. Un constat décevant mais qui peut basculer du jour au lendemain, au fil de nouvelles trouvailles. Savoir se préserver est crucial pour la famille, pour mieux résister et voir, un jour sans doute, aboutir une quête de vérité vieille de presque trente ans.

http://www.info-chalon.com/articles/f ... ne-une-des-soeurs-ainees/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/01/2016 15:55  Mis à jour: 23/01/2016 15:55
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 Re : Meurtres des «disparues de l'A6» : retour sur l'affaire Christelle Maillery.
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L'affaire Christelle Maillery

Cette affaire remonte au mois de décembre 1986. Christelle Maillery est tuée de 33 coups de couteau dans la cave d'un immeuble au Creusot en Saône-et-Loire. Ce meurtre, resté non-élucidé pendant près de 30 ans, fait partie des affaires dites des disparues de Saône-et-Loire. Une affaire qui a connu plusieurs rebondissements ces derniers mois, notamment lors du procès en juin dernier de son meurtrier présumé...

France 3 Bourgogne vous propose de revenir ce soir sur l'histoire dramatique de Christelle Maillery, cette adolescente de 16 ans, violemment assassinée et de sa famille qui n'a jamais perdu espoir, de connaître la vérité...

Le procès Maillery devrait se tenir en appel au mois de juin à Dijon.



Dossier Justice : l'affaire Christelle Maillery

Dossier Justice : l'affaire Christelle Maillery

Cette affaire remonte au mois de décembre 1986. Christelle Maillery est tuée de 33 coups de couteau dans la cave d'un immeuble au Creusot en Saône-et-Loire. Ce meurtre, resté non-élucidé pendant près de 30 ans, fait partie des affaires dites des disparues de Saône-et-Loire. Une affaire qui a connu plusieurs rebondissements ces derniers mois, notamment lors du procès en juin dernier de son meurtrier présumé...


Qu'est-ce que l'association Christelle ?


En Saône-et-Loire, les familles de huit jeunes femmes assassinées entre 1986 et 1999 restent encore sans réponse. Au sein de l’association Christelle, elles se battent pour faire avancer les dossiers et retrouver les coupables. Ces meurtres non-élucidés de Saône-et-Loire, sont plus communément appelés, les disparues de l'A6.

Tout commence, en 1997, peu après le meurtre de Christelle Blétry, sa famille fonde l’association éponyme Christelle. L’objectif est de maintenir le dossier ouvert et de retrouver un jour celui qui a pris la vie de la jeune femme de 20 ans, un soir de décembre. Dès la création de l’association, d’autres familles de jeunes femmes assassinées en Saône-et-Loire se joignent au combat judiciaire. Corinne Herrmann et Didier Seban, deux avocats parisiens, sont engagés pour relancer les procédures.

Le dossier justice du lundi sur France 3 Bourgogne


C'est le combat de ces familles, leurs histoires, en quête de justice et de vérité, que nous allons vous raconté tous les lundis dans ce nouveau rendez-vous dans le journal de France 3 Bourgogne à 19h avec Pauline Ringebach et Christophe Gaillard, et un montage de Rachel Nectoux.

Voici le programme de diffusion :

11/01/16 : Sylvie Aubert
18/01/16 : Christelle Maillery
25/01/16 : Marthe Buisson
01/02/16 : Nathalie Maire
08/02/16 : Carole Soltysiak
15/02/16 : Christelle Blétry
22/02/16 : Virginie Bluzet
29/02/16 : Vanessa Thiellon

http://france3-regions.francetvinfo.f ... elle-maillery-907067.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/01/2016 11:41  Mis à jour: 13/01/2016 11:52
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 Re : Meurtres non-élucidés de Saône-et-Loire : retour sur l'affaire Sylvie Aubert. ( VIDEO)
France 3 Bourgogne vous propose un nouveau rendez-vous judiciaire tous les lundis dans son journal de 19h. Un retour sur les meurtres non-élucidés de Saône-et-Loire et de l'association Christelle. Premier épisode ce lundi 11 janvier avec l'affaire Sylvie Aubert.

Qu'est-ce que l'association Christelle ?


En Saône-et-Loire, les familles de huit jeunes femmes assassinées entre 1986 et 1999 restent encore sans réponse. Au sein de l’association Christelle, elles se battent pour faire avancer les dossiers et retrouver les coupables. Ces meurtres non-élucidés de Saône-et-Loire, sont plus communément appelés, les disparues de l'A6.

Tout commence, en 1997, peu après le meurtre de Christelle Blétry, sa famille fonde l’association éponyme Christelle. L’objectif est de maintenir le dossier ouvert et de retrouver un jour celui qui a pris la vie de la jeune femme de 20 ans, un soir de décembre. Dès la création de l’association, d’autres familles de jeunes femmes assassinées en Saône-et-Loire se joignent au combat judiciaire. Corinne Herrmann et Didier Seban, deux avocats parisiens, sont engagés pour relancer les procédures.

Deux de ces affaires vont d'ailleurs connaître de nouveaux épisodes judiciaires en cette année 2016. Le procès Maillery devrait se tenir en appel au mois de Juin à Dijon, quant au procès Blétry, il pourrait se tenir avant la fin de l'année à Chalon.

Le dossier justice du lundi sur France 3 Bourgogne

C'est le combat de ces familles, leurs histoires, en quête de justice et de vérité, que nous allons vous raconté tous les lundis dans ce nouveau rendez-vous dans le journal de France 3 Bourgogne à 19h avec Pauline Ringebach et Christophe Gaillard, et un montage de Rachel Nectoux.

Premier épisode ce lundi 11 janvier avec l'affaire Sylvie Aubert. Cette jeune femme de 23 ans est tuée en novembre 1986 près de Chalon-sur-Saône. Ce meurtre n'est toujours pas résolu, mais sa soeur, Martine Aubert, se bat encore aujourd'hui avec l'aide de l'association Christelle, pour qu'un jour, l'assassin de sa soeur soit retrouvé et arrêté... Un combat qu'elle mène depuis bientôt 30 ans..

Voici le programme de diffusion :

18/01/16 : Christelle Maillery
25/01/16 : Marthe Buisson
01/02/16 : Nathalie Maire
08/02/16 : Carole Soltysiak
15/02/16 : Christelle Blétry
22/02/16 : Virginie Bluzet
29/02/16 : Vanessa Thiellon



Meurtre Sylvie Aubert

C'est l'un des dossiers consacrés aux meurtres non-élucidés de Saône-et-Loire, plus communément appelés, les disparues de l'A6... Sylvie Aubert, 23 ans est tuée en novembre 1986 près de Chalon-sur-Saône... Ce meurtre n'est toujours pas résolu... mais sa soeur, Martine Aubert, se bat encore aujourd'hui avec l'aide de l'association Christelle, pour qu'un jour, l'assassin de sa soeur soit retrouvé et arrêté... Un combat qu'elle mène depuis bientôt 30 ans... Retour sur cette affaire avec Pauline Ringenbach et Christophe Gaillard...
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 01/10/2015 10:55  Mis à jour: 01/10/2015 10:55
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 Re : Dossier des «disparues de l'A6» : Crimes special les disparues de l'a6 (NRJ12) ( replay -> VIDEO)
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/09/2015 15:26  Mis à jour: 16/09/2015 15:26
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 Re Les "Disparues de l'A6" dans "Crimes en direct" le 28 septembre à 20h50 sur NRJ 12
Après un test réussi en fin de saison dernière, Jean-Marc Morandini présentera désormais une fois par mois en direct sur NRJ 12 un numéro spécial du magazine CRIMES. Répondant à l’appel des familles, Jean-Marc Morandini rouvre en direct et en plateau des dossiers criminels restés à ce jour non élucidés.

Pour le premier numéro de la saison diffusé le lundi 28 septembre à 20h50, Jean-Marc Morandini recevra en plateau les mères des victimes que la presse surnomme « Les Disparues de l’A6 ». De 1984 à 2005, neuf jeunes femmes ont trouvé la mort et deux ont disparu à proximité de l’autoroute A6.

Près de 30 ans après les faits, cette série criminelle vient de connaître un incroyable rebondissement avec la condamnation d’un homme pour le meurtre de Christelle Maillery tuée de 33 coups de couteau.

Le mystère reste encore entier pour de nombreuses mamans qui cherchent à mettre un nom sur le meurtrier de leurs filles.

Pour la première fois sur un même plateau et en direct, ces mamans vont être réunies pour lancer un appel.



Publié dans #NRJ 12
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/06/2015 13:22  Mis à jour: 19/06/2015 13:22
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 Re :Disparues de l'A6 : 20 ans de prison pour le meurtrier.
Ce jeudi 18 juin, le meurtrier de Christelle Maillery, une des "disparues de l'A6", tuée en 1986 au Creusot de 31 coups de couteau, a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Saône-et-Loire.



Impassible dans le box à l'énoncé du verdict, Jean-Pierre Mura, 47 ans, avait nié les faits tout au long du procès.Dans la matinée, l'avocat général Christophe Rode avait requis une peine de vingt ans de réclusion, compte tenu de la possible altération du discernement au moment des faits de M.Mura, déclaré schizophrène. Ce que la cour d'assises a retenu.

"Les indices convergent tous vers M. Mura", avait relevé le magistrat, admettant que dans ce dossier "hors norme", car ancien de près de trente ans, il n'y avait "pas d'aveux", "pas de preuve irréfutable". Les scellés avaient été détruits et il n'y avait "pas de témoin direct".

Une série de meurtres qui remonte aux années 1980

Le 18 décembre 1986, le corps de Christelle Maillery, collégienne de 16 ans, avait été retrouvé peu après sa disparition dans une cave de sa résidence, lardé de 31 coups de couteau. C'est le premier d'une série de meurtres dans les années 1980 et 1990, toujours non élucidés pour certains, de jeunes filles, appelées les "disparues de l'A6".

http://www.directmatin.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/06/2015 16:16  Mis à jour: 18/06/2015 16:16
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 Re : Dossier des «disparues de l'A6» : ASSISES : 20 ans requis contre Jean-Pierre Mura meurtrier présumé de Christelle Maillery
Il ne relève pas d’une sanction pénale a déclaré, jeudi, le professeur Zagoury expert psychiatre... Les jurés devront répondre à deux questions.

Maitre Seban :
«Cette affaire c’est comme un puzzle et la dernière pièce est là c’est le visage de Jean-Pierre Mura»
«Les éléments qui accusent Jean-Pierre Mura sont pertinents».
«Il n’y a pas d’aveux ? Il y en a trois sinon quatre»
« Le secret de sa mère ? Elle savait que son fils Jean-Pierre avait tué Christelle »


Christophe Rode, avocat général, a requis 20 ans de réclusion criminelle, ce jeudi matin, à l'encontre de Jean-Pierre Mura, le meurtrier présumé de Christelle Maillery. Avant que les jurés ne délibèrent, l'avocat de Jean-Pierre Mura, Maître Michel Grebot va tenter de convaincre les jurés de l'innocence de son client. Ce sera ce jeudi après-midi.

Le compte rendu de l'audience de mercredi :
Ce mercredi, lors de cette avant dernière journée du procès de Jean-Pierre Mura assassin présumé de Christelle Maillery le jeudi 18 Décembre 1986 dans le quartier de La Charmille au Creusot, le professeur Zagour a été entendu comme le dernier expert. Ce médecin psychiatre est venu par visioconférence interposée expliquer que la maladie de Jean-Pierre Mura est grave et risque d’évoluer. Il devait préciser qu’en vertu des articles 122-1 et la suite du code de procédure pénale « il ne relève pas de sanctions pénales et sa place est plus en milieu hospitalier psychiatrique plutôt que dans une maison d’arrêt.

Le président Antoine Brugère après avoir lu des rapports d’enquête de témoins n’ayant pu se rendre à la barre il devait indiquer à la Cour les deux questions auxquelles les jurés devront s’efforcer de répondre demain jour des délibérés en leur intime conviction :
1) Jean-Pierre Mura est-il l’auteur de l’assassinat de Christelle Maillery le jeudi 18 décembre 1986 à La Charmille au Creusot ?
2) Jean-Pierre Mura atteint de schizophrénie peut-il être sous l’emprise d’une altération du comportement ?
Les avocats des Parties civiles ont pris le relais dans le suivi de l’audience.
Plaidoirie de Maître Corinne Herrmann
avocat des Parties civiles : «Marie Pichon ne fait que courir depuis bientôt 29 ans»
«Pourquoi est-on privé de Noël ? se demandent les filles de Marie Pichon. Parce que Christelle n’est plus là ! Marie Pichon, la mère courage ne fait que courir depuis bientôt 29 ans. Elle ne cesse de courir pour chercher à savoir, pour connaître la vérité.
Elle a quitté La Charmille mais La Charmille est toujours là. Dans ce quartier tout le monde se croise. Ils ont tous fumé, Jean-Pierre Mura lui aussi comme les autres, il a monté les escaliers malgré ce qu’il dit. Il a grandi Jean-Pierre Mura dans cet immeuble et il connaissait aussi les nouveaux locataires qui arrivaient.
Le drame du jeudi 18 décembre 1986 ? Ils sont tous solidaires pour dire le contraire de Jean-Pierre Mura car effectivement ils étaient tous là. Jean-Pierre Mura se dérobe, il se moque de nous. On se croisait et on se connaissait tous diront l’ensemble des jeunes de l’époque interrogés par les enquêteurs. Trois filles arrivent et cela occupe l’esprit mais les gens vous ont peut-être rejeté alors vous avez distillé votre venin sur les jeunes vous qui vous vous dites mi-homme mi-serpent.
On vous a mis au vert, votre famille vous a mis au vert dans cette famille où l’on ne dit rien avec votre mère qui vous surprotège. Votre mère décédée après votre première mise en examen, elle aussi a été une victime quelque part. Une enquête bâclée, une Justice qui boucle le dossier en quelques mois alors qu’il suffisait d’allez voir les jeunes. Michel Bartolo, le petit ami de Christelle, est mort aussi. Cette famille meurtrie depuis 29 ans Marie Pichon n’a plus de souvenirs, elle les a mis dans un coffre et elle a jeté la clé. Marie Pichon attend une réponse…

Plaidoirie de Maître Didier Seban avocat des Parties civiles

« Que faisait là ce couteau sur le chemin de fuite de l’assassin ?»
«Mesdames et Messieurs les Jurés vous retiendrez trois chiffres : il y a 28 ans Christelle est tuée de 31 coups de couteaux et 21 pistes qui amènent Jean-Pierre Mura devant la barre de cette Cour d’Assises. Christelle jeune et belle fille qui aimait la vie et aimait chanter les chansons de son idoles, Madonna. Donner volontairement la mort est un crime les plus punis.
Le combat d’une mère, d’une famille qui veut savoir la vérité. Madame Marie Pichon rejoint l’Association Christelle (une autre Christelle) où des mères qui vivent les mêmes douleurs avec des pères également. A l’époque des faits la Police de Saône-et-Loire ne trouve pas grand-chose et l’Association Christelle demande à la Justice de rouvrir les dossiers.
Aujourd’hui, personne ne dit c’est prescrit car la prescription n’a pas été retenue. La famille Maillery quitte Paray-le-Monial pour Le Creusot où elle s’installe à La Charmille car elle avait trouvé du travail dans une station-service. Tout le monde s’y met à travailler même les filles qui faisaient leurs devoirs sur la table de la station et aidaient leurs parents...
Lune lavait les pare brises et la plus petite pas assez grande pour atteindre le pare-brise lavait les phares. Et puis un jour en grandissant elles ont trouvé un « petit » copain. Une famille qui travaillait « dure ».
A l’époque Jean-Pierre Mura ne sait pas ce que c'est que de travailler lui, il traîne. Vous (la Justice) n’avez pas la preuve absolue, il n’y a pas d’ADN. Personne n’était jugé il y a trente ans ? Et comme on n'a pas trouvé, la Justice a détruit les scellés.
Cette affaire c’est comme un puzzle et la dernière pièce est là c’est le visage de Jean-Pierre Mura.
Ce dossier c’est une enquête bâclée. Madame Marie Pichon est repartie à Paray-le-Monial. Le Commissariat de Police du Creusot reçoit des lettres anonymes dénonçant moult personnes. Ces pièces traînent et ne rejoignent pas le dossier. Le Parquet dit non à toute demande de révision et le Ministère de la Justice s’inquiète devant tant d’agitation…
Un enquêteur privé relance l’enquête. « J’ai reçu les aveux de Jean-Pierre Mura et de l’argent » déclare Michel Bartolo le petit ami de Christelle aujourd’hui décédé « mais il était dans un tel état psychiatrique que je n’y ai pas cru et même prévenu la Police ».
C’est une pièce du puzzle qui va faire rouvrir le dossier. L’inspecteur fait des vérifications et toutes les pistes sont vérifiées. Tout est regardé et vérifié et l’on ferme des portes. Les éléments qui accusent Jean-Pierre Mura sont pertinents.
La proximité de la victime ne pouvait ne pas faire dire à Jean-Pierre Mura qu’il ne l’avait jamais vu. Tout le monde l'a dit. Et l’obsession de Christelle ! Jean-Pierre Mura n’en n’a jamais parlé : pourquoi il est obsédé à ce point qu’il inscrit tous les détails sur un carnet (qu’il a détruit) ?
Un témoin a même déclaré qu’il en avait « ras le bol » de cette obsession qu’il a fini par le mettre à la porte de chez lui. Les agressions aux stations-service : cela me fait penser à Christelle car ses parents ont tenu une station-service. La serveuse ressemblait à Christelle Il fantasme sur une gamine et retient son prénom.
Il n’y a pas d’aveux ? Il y en a trois sinon quatre : j’avais essayé de la voir et cela n’a pas marché, je ne connais pas Christelle sinon comme voisine, je voudrais bien la connaître, je cherchais une copine. Il connaissait parfaitement les lieux, les caves comme tous les jeunes. Il en a même cambriolées... des bêtises d’adolescent.
Lors de la reconstitution Jean-Pierre Mura qui était libre conduit directement le juge d’instruction sur les lieux du crime et déclare : cette cave me parait plus petite que dans mes souvenirs. La violence de Jean-Pierre Mura ? Personne n’en dit rien chez les Mura une famille où l’on ne parle pas et pourtant il a agressé sa mère avec une hache et sa cousine avec un couteau sous la gorge qui était venu le voir : Est-ce que tu viens voir le pédophile (son père qui s’exhibait devant des gamines) où l’assassin (c'est-à-dire lui-même) ?
« Le secret de sa mère ? Elle savait que son fils Jean-Pierre avait tué Christelle ». Son addiction pour l’alcool et les stupéfiants était connue de tous. Monsieur l’expert n’avait pas tout le dossier concernant cette addiction. Autre aveu : pour mon meurtre je ne donne jamais d’argent (suite à une de mes questions)…
Son geste d’uriner dans la cave, exactement ou l’on a trouvé le corps de Christelle n’est-il pas un indice pour que la Police scientifique trouve son ADN ? Ses mensonges sur son blouson et sa coupe de cheveux juste après l'émission de TF1 ? Enfin le couteau ! Sa passion pour les couteaux qui fait qu’il visite à plusieurs reprises les armureries de la région Autun et Chalon. Subitement il les jette, certains sont encore dans l’étui avec l’étiquette du prix dessus, par sac (type sac cabas de supermarché) entier.
Quelques semaines après le meurtre à quelques mètres de la scène du crime, on trouve un couteau dans un bosquet ; Il a neigé beaucoup après la mort de Christelle et pendant tout le mois de janvier au Creusot. C’est un couteau qui appartient à Jean-Pierre ? Il dira non. (Ce couteau a été détruit par la Justice lors de la fermeture du dossier).
Son amie Nathalie dira qu’il avait le même couteau qui avait été photographié mais dont on n’a retrouvé ni trace de sang ni ADN. Que faisait là ce couteau sur le chemin de fuite de l’assassin ? L’arme qui a tué Christelle ressemblait à ce couteau. Les aveux, les agressions, les femmes, l’agression au pistolet, la connaissance des lieux… font que ce meurtrier doit être arrêté car c’est une bombe dans la cité.
Mesdames et Messieurs les Jurés vous avez toutes les pièces du puzzle et le dernière pièce c’est le visage de Jean-Pierre Mura. « Pour mettre en cause la moitié des jeunes de la cité je tiens un carnet afin de tout noter (elle est blonde, elle était dans l’escalier…. J’ai dit cela au pif » devait dire Jean-Pierre Mura. Il pleut, il accompagne Christelle dans la cave, forte de caractère elle le jette, il sort son couteau il tape, il tape et il s’enfuit, jette le couteau et se sauve. Sa mère le protège.
« Vous avez tué Christelle parce que vous la vouliez et que vous ne l’avez pas pu l’avoir ».
Depuis tente ans, Marie Pichon et les Femmes courages veulent savoir la vérité. Le cri de haine ce n’est pas du côté de la famille Maillery-Pichon c’est du côté de Jean-Pierre Mura avec le lourd secret de sa mère qu’elle n’a pu dire.
En reconnaissant Jean-Pierre Mura coupable, vous rendrez à Christelle sa dignité, la Paix pourra revenir et chacun pourra l’accompagner dans son dernier voyage !

Michel Chevalier www.creusot-infos.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/06/2015 20:41  Mis à jour: 17/06/2015 20:41
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 Re : Dossier des «disparues de l'A6» :Affaire Christelle Maillery : Jean-Pierre Mura perd ses nerfs, au 5ème jour de son procès.
Jusqu'à présent toujours calme, Jean-Pierre Mura a montré un autre visage, ce mardi 16 juin, devant la cour d'assises de Saône-et-Loire. Celui qui est accusé du meurtre de la jeune Christelle Maillery, au Creusot en décembre 1986, a insulté un témoin, puis l'avocat de la partie civile.

Sur le fond, rien ne bouge. L'accusé Jean-Pierre Mura (47 ans) nie avoir commis le meurtre de Christelle Maillery, tuée de 32 coups de couteau le 18 décembre 1986 dans une cave du quartier de la Charmille, au Creusot. Mais sur la forme, alors que l'homme restait calme dans son box, s'exprimant jusqu'à présent sur le même ton posé en toutes circonstances, Jean-Pierre Mura a perdu ses nerfs à deux reprises, au cinquième jour de son procès aux assises de Saône-et-Loire.



L'accusé insulte son ex-belle-soeur, puis l'avocat de la partie civile

D'abord, lorsque l'ex-compagne de son frère Joseph, Christine Gault, lui demande s'il la reconnaît, il répond par l'insulte : "T'es une merde ! Je t'emm... Va te faire f... !" Le président intervient, et Jean-Pierre Mura se braque "je ne répondrai plus à aucune question". Puis, plus tard, aux questions de Me Didier Seban, avocat de la partie civile, sur la relation de l'accusé avec sa mère, Mura rétorque de nouveau : "je vous emmerde".

Deux moments d'emportement de l'accusé que son avocat, Me Michel Grebot, ne tolère pas sur la forme, mais comprend sur le fond :


Me Michel Grebot (avocat de la défense)

Malgré ces deux moments de tension, le procès s'est poursuivi par les auditions de l'ex-belle-soeur, puis de l'ex-compagne de l'accusé. La première a révélé à la barre avoir un fils schizophrène, "qui ressemble beaucoup à Jean-Pierre". Christine Gault a également expliqué avoir été très proche de la mère de Jean-Pierre Mura, qui aurait souhaité lui révéler un secret sur des faits "très graves", avant de décéder d'un cancer en 2008.

En revanche, l'ex-compagne de l'accusé, Nathalie Bideault, a déclaré à la cour son intime conviction de l'innocence de M. Mura. Selon elle, avant son départ pour la Suisse à la fin des années 1980 et le début de "sa maladie", "Jean-Pierre Mura était un garçon timide, discret et très serviable".

Deux agressions à la station-service de Montchanin

Ce mardi 16 juin, l'audience a également permis d'aborder les deux agressions de l'accusé à la station-service de Montchanin, en 1998 puis en 2010. A chaque fois, Jean-Pierre Mura déclare "avoir entendu des voix qui l'insultaient dans sa tête". En 2010, il avait menacé la caissière de cette station-service avec un couteau. "J'ai essayé de le calmer", a témoigné à la barre Brigitte Chavot, "mais j'ai senti qu'il était prêt à s'en prendre à moi physiquement. Il avait les yeux perdus". C'est suite à cette agression que Jean-Pierre Mura a été hospitalisé d'office, ce qui explique qu'il n'ait pas été jugé pour ces faits. Pour sa défense, l'accusé a déclaré qu'à cette époque il buvait beaucoup d'alcool, et que "ça l'avait rendu fou".

Concernant les faits anciens, le meurtre de Christelle, l'accusé nie toujours en bloc. Jean-Pierre Mura avait concédé s'être rendu dans la cave où le crime a été commis, pour voir s'il y avait des traces de sang. Il y avait uriné, à l'emplacement exact du corps de la victime. Le juge avait organisé un transport de Jean-Pierre Mura sur les lieux, dont la vidéo a été diffusée lors de l'audience.

Jean-Pierre Mura, diagnostiqué schizophrène, a montré un double visage, pour la première fois de son procès, s'emportant à deux reprises. L'audience reprendra mercredi 17 juin, à 9 heures.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/06/2015 13:31  Mis à jour: 17/06/2015 13:31
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 Re : Dossier des «disparues de l'A6» :Jean-Pierre Mura, le meurtrier présumé de Christelle Maillery aura-t-il été sauvé par son ex-compagne ?
Alors que Jean-Pierre Mura a eu du mal à rester calme, son ex-compagne a volé à son secours, le jugeant innocent du meurtre de Christelle Maillery.
«Non Jean-Pierre n'a jamais été l'homme violent que l'on décrit».



C’est un témoignage particulièrement intéressant que la Cour d’assisse a entendu au cours de la cinquième journée de ce procès que l’on va bientôt qualifier de « fleuve » tant le ronronnement des propos ressemblent à celui de la veille et peut-être sauf « miracle » à celui du lendemain.
Ce témoignage émane de Nathalie Bidault, ancienne compagne de Jean-Pierre Mura dont ils ont eu ensemble une fille Natacha.
Elle devait en quelques phrases balayer tout ce que l’on avait l’habitude d’entendre sur son ex-ami depuis mercredi dernier.
« Non Jean-Pierre Mura n’a jamais été l’homme violent comme on le décrit sauf à partir de son séjour en Suisse où, effectivement, il est revenu extrêmement dépressif. Lorsque je l’ai connu et fréquenté il était doux, gentil, serviable et ne faisait pas le « beau » toujours prêt à rendre service. J’ai voulu un enfant et lorsque je suis tombée enceinte il n’a pas réagi normalement car il était sous l’influence de ses parents qui lui avaient conseillé de ne pas le reconnaître. C’était un garçon moins mature qu'une fille ».
A la question posée par le Président Antoine Brugère de savoir si Nathalie Bidault connaissait la jeune Christelle elle répondit qu’elle ne connaissait pas la famille Maillery. Qu’elle n’a jamais vu Jean-Pierre Mura avec « des » couteaux, une des phrases leitmotiv de ce procès, mais avec un canif.
Elle a reconnu qu’au retour de Suisse, Jean-Pierre Mura a commencé à ne pas aller bien.
Ce dernier a prétendu avoir bu de l’acide versé à son insu dans son verre lors d’un soirée au sein d’une boîte de nuit. De ce fait il a eu des comportements anormaux... Et les médecins devaient déceler une schizophrénie.
«C’est vrai qu’il est venu chez moi au Creusot à la fin de notre relation. Je lui ai refusé de lui ouvrir et de colère il a cassé la boîte à lettres. C’est son père qui est venu la réparer».
Nathalie Bidault n’aimait pas son frère Joseph Mura car il est lui aussi malade et n’a pas toujours fait que des choses bien ce qui, pour elle, était très néfaste pour Jean-Pierre.
Elle ne porte pas Toni Frau dans son cœur car pour elle c’était le fournisseur de cannabis, entre autres de Jean-Pierre Mura et qu’il était « étouffant » comme copain.
«Pourquoi affirmez vous que votre ex-ami Jean-Pierre Mura n’est pas le meurtrier de Christelle Maillery ?» insista le Président de la Cour. «Parce qu’à cette époque, avant 1990, il était aucunement violent, qu’au contraire il était toujours prêt à rendre service à ses amis et de plus il ne connaissait pas plus que cela Christelle Maillery et qu’il ne s’intéressait absolument pas à elle».

Un nouvel éclairage viendrait-il apporter un peu plus de clarté à ce procès ? Il serait grand temps ! La journée de mercredi sera consacrée entre autres à la plaidoirie de Maître Didier Seban avocat de Christelle Maillery. Une intervention « très » attendue ! Très attendue car Didier Seban et la partie civile entendent bien faire la démonstration que Jean-Pierre Mura, derrière son masque, est bien celui qui a tué Christelle Maillery, bien qu'il s'en défende.

Michel Chevalier http://creusot-infos.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/06/2015 11:07  Mis à jour: 14/06/2015 11:07
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 Re :Le témoignage poignant de la sœur de Christelle Maillery, meurtrie à jamais. La troisième journée de ce procès a permis aux parties civiles de venir à la barre exprimer leur chagrin.
C’est Delphine Michelet-Pichon, sœur cadette de Christelle qui a raconté, comme lui a demandé le président Antoine Brugère, son ressenti suite à ce terrible drame.
« J’avais 9 ans au moment des faits et lorsque l’on vient vous chercher à l’école, avant la sortie normale, vous vous demandez ce qui arrive. Et lorsque l’on m’a dit que Christelle était morte... Imaginez vous ce que cela représente. Une sœur que l’on ne reverra plus, j’ai allumé des bougies près de sa photo. Les jours passaient et il a fallu construire une vie avec un tel vide.
Tout s’enchaînait, Noël huit jours après. Et puis la presse et la télévision qui ne faisaient que ressasser les évènements, ma sœur n’est plus ma soeur c’est une –affaire-. On reprend l’école. Je suis chez des cousins car ma mère est malade. Je vais à la cantine, on déménage, on change de quartier et on ne sort pas sans sa bombe lacrymogène. On a peur, on déménage, on va sur la touche et on s’isole, la famille éclate, il va falloir faire une vie et je dois désormais me construire. Ma mère s’est engagée dans l’association « Christelle » afin de se battre pour faire éclater la vérité c’est admirable mais ce n’est pas mon combat.
Aujourd'hui c’est la colère, je revis l’insupportable, les larmes expliquées aux enfants, les horreurs de la société. Moi, aujourd’hui c’est de croquer la vie à pleines dents pour faire honneur à ma sœur ».
C’est Pascale Maillery, l’autre sœur de Christelle qui devait se présenter à la barre. Elle aussi, on se l’imagine, a mal vécu ce drame. « On était très fusionnel Christelle et moi. On partageait avec mon grand-père une passion pour les chevaux. Elle était une sportive née. Ma sœur était une excellente élève sérieuse, assidue et n’aurait jamais eu l’idée de « sécher » les cours. Elle avait du caractère et envoyait balader les garçons un peu trop entreprenants car elle était très éprise de son copain Michel Bartolo ».
Pascale devait préciser qu’ils étaient une bande de copains et copines qui se fréquentaient soit à l’école, sur le chemin de l’école ou dans le hall de l’immeuble. Le président de la Cour devait demander à Pascale si les frères Mura faisaient partie de cette bande Pascale devait répondre tout net qu’elle n’avait aucun souvenir d’eux. Ce qui laisse apparemment sous-entendre, sauf preuves formelles contraires, que Jean-Pierre Mura ne se trouvait pas dans cette sphère au moment du crime.
Madame Marie Louise épouse Pichon, la mère de Christelle a déclaré, quant à elle : « Je n’ai pas grand-chose à dire par rapport à ce que mes filles ont dit. Je n’ai rien à ajouter. Christelle était une fille sérieuse, ponctuelle et toujours présente pour sa mère. Jamais de retard et c’est pour cela qu j’étais très inquiète. La veille du drame elle était très contrariée et inquiète pour son grand-père hospitalisé à l’Hôtel-Dieu suite à un accident de circulation. Elle ne voulait pas aller à l’école le lendemain et j’ai dû lui donner un calmant. C’était une des rares fois où Christelle ne voulait pas se rendre à ses cours. Le lendemain comme il pleuvait des cordes je l’ai emmenée en voiture».
Le président a demandé à la maman de Christelle si elle connaissait Jean-Pierre Mura ou si elle ne l’avait pas croisé ? Madame Marie Pichon est formelle elle ne pouvait pas ne pas l’avoir au moins croisé dans l’immeuble car il venait voir un ami qui habitait la même montée d’escaliers. Un moment fort vécu par toute la Cour lorsque Madame Marie Pichon avec l’accord du président se tourna vers Jean-Pierre Mura pour lui demander les souffrances ressenties par sa mère, causées par lui ?
La réponse de Jean-Pierre Mura a été d’affirmer qu’il n’avait pas tué sa fille et qu’il aimait et respectait beaucoup sa mère ».

Un enquêteur privé relance l’affaire Christelle Maillery


Après ces moments douloureux la Cour devait entendre différents témoins entre autres Eric Bellahouel détective privé chargé par la famille de procéder à de nouvelles investigations suite à la fermeture du dossier par la Justice.
C’est en Novembre 2003 que ce détective privé devait reprendre le dossier en main. Il est venu sur place afin de recueillir des indices nouveaux entre autres après avoir conversé avec les copains formant cette bande il a eu une révélation de Michel Bartolo qui lui a confié un fait qu’il n’avait jamais révélé à la Police tant il trouvait cette information dénouée de bon sens compte tenu de l’état psychologique de Jean-Pierre Mura.
Ce dernier, devait raconter Eric Bellahouel, a reçu la visite à son domicile de Chenôve près de Dijon de Jean-Pierre Mura accompagné d’Eric Benzoni. Lors de l’entretien qui suivit, subitement Jean-Pierre Mura fondit en larmes et devait s’accuser du meurtre de Christelle Maillery proposant même une somme d’argent d’un montant de 2.000 Francs pour le dédommager d’avoir tué sa petite copine de l’époque. Lors de cette conversation Corinne Joly, l’amie d’ Eric Benzoni était présente dans l’appartement. Tellement surpris par cette révélation et connaissant l’état psychologique de Jean-Pierre Mura et sa passion immodérée pour l’alcool et la drogue Eric Benzoni devait lui dire : mais arrête de raconter des « conneries ».
C’est donc cette information, capitale aux yeux du détective privé Eric Bellahouel, transmise au Parquet qui devait faire rouvrir le dossier de Christelle. Bien entendu de nouvelles vérifications ont été effectuées et on procéda à de nouvelles auditions des différents acteurs de l’affaire.
Lors de la déposition d’Eric Benzoni ce dernier devait confirmer les faits tout en précisant qu’il s'est bien rendu au domicile de Michel Bartolo à Chenôve en compagnie de Jean-Pierre Mura mais dans un état alcoolique avancé et sous emprise de drogue. Ils sont arrivés chez Michel Bartolo qui était en compagnie de Corinne Joly qui étaient eux aussi sous emprise de l’alcool et ils ont passés une soirée fortement alcoolisée et ne sont rentrés qu’au petit matin au Creusot.
Corinne Joly lors de sa déposition devait bien confirmer les propos de Jean-Pierre Mura mais devait nier en bloc les détails de la soirée décrits par l’enquêteur privé. Interrogé par le président de la Cour l’inculpé devait dire que tout cela était faux et que c’était au cours de la conversation avec Michel Bartolo, que subitement il devait dire à ce dernier : « C’est toi qui a tué Christelle ? ». Pour l’argent il devait préciser qu’il a voulu « dépanner » son copain qui se trouvait dans une passe difficile ayant même des soucis pour acheter de quoi manger. C’est un quiproquo, Monsieur le Président, devait dire Jean-Pierre Mura, Eric Benzoni n’a pas compris le sens de la conversation pas plus que le fonctionnaire de police enregistrant sa déposition à ce sujet suite à l’intervention d’Eric Bellahouel.
Il en ressort de cette fin de troisième journée de procès que beaucoup d’incertitudes et de contradictions ressortent des témoignages des uns et des autres pratiquement repris à chaque mot par le président de la Cour qui devait remémorer les propos tenus lors des diverses auditions sur des points identiques précis. Jamais dans un procès d’Assises on aura autant employé le conditionnel et les « Je ne sais pas », « Je ne me rappelle pas », etc

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Michel Chevalier
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/06/2015 16:42  Mis à jour: 12/06/2015 16:42
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 Re :Affaire Christelle Maillery : 26 ans d'une enquête passée au crible, au 2ème jour du procès de Jean-Pierre Mura
Au 2ème jour du procès de l'accusé Jean-Pierre Mura, c'est toute l'enquête qui a été retracée. Les erreurs du passé, comme les avancées récentes.

Techniques policières datées ou lacunes de la procédure ? L'enquête sur le meurtre en 1986 au Creusot de Christelle Maillery, la première des "disparues" de Saône-et-Loire, a laissé entrevoir, jeudi devant la cour d'assises de Saône-et-Loire, certaines faiblesses. "On est passé à côté parce que des gens se sont tus pendant des années", s'est défendu le coordonnateur de l'enquête depuis le départ de l'affaire, Toussaint Poggiale.

Le 18 décembre 1986, le corps de Christelle Maillery, collégienne de 16 ans, avait été retrouvé peu après sa disparition dans une cave de sa résidence,
lardé d'une trentaine de coups de couteau. C'est le premier d'une série de meurtres dans les années 1980 et 1990, toujours non élucidés, de jeunes filles, connues sous le nom des "disparues de l'A6", peu approprié dans le cas de Christelle Maillery. Un couteau à cran d'arrêt, retrouvé à 105 mètres des lieux du crime deux mois après les faits, a été au cœur des débats jeudi. Pourquoi ce couteau n'a-t-il pas été trouvé aussitôt après le crime ? "On a eu beau passer dix fois devant, on ne l'a pas vu", a déploré le policier, désormais retraité.

Et pourquoi le découvrir deux mois plus tard ? Il a fallu attendre "la fonte des neiges". Le couteau, sur lequel aucune trace de sang ni aucune empreinte n'ont été retrouvées, avait été analysé par une pharmacie, et non par un laboratoire de police scientifique. "A mon avis, c'était au minimum une erreur mais ce n'est pas la faute de la police", a estimé l'ancien enquêteur. S'adressant à ce dernier, l'avocat de la défense, Me Michel Grebot, a déclaré : "trouvez-vous normal que, compte tenu de ces insuffisances, on se retrouve ici 28 ans après ?". "Il n'y a pas que le couteau !", a objecté depuis le banc des parties civiles, Me Didier Seban.

Reportage de Pauline Ringenbach et Christophe Gaillard



Evolution des techniques d'enquête


Après un non-lieu prononcé en 1990, le dossier avait été rouvert en 2005, grâce aux éléments issus de l'enquête d'un détective privé mandaté par l'association "Christelle", qui regroupe des familles de victimes. Mais entre-temps, en 2001, les scellés avaient été détruits. Les enquêteurs de la police judiciaire, qui ont repris l'enquête, ont rappelé que les techniques d'investigations policières ont beaucoup évolué depuis les années 1980, notamment sur la précision des procès-verbaux et l'utilisation de l'ADN. 18 "pistes sérieuses" vont être à nouveau étudiées dans ce dossier.

"C'est une affaire exceptionnelle car elle est très ancienne, qu'elle n'est pas frappée par la prescription et qu'il n'y a pas de preuve scientifique irréfutable", a estimé le directeur de la police judiciaire de Dijon, Paul Montmartin, jugeant que la responsabilité de Jean-Pierre Mura ne fait "pas de place au doute". La piste de Jean-Pierre Mura, 47 ans, schizophrène, a été creusée après le recueil du témoignage de l'ancien petit-ami de la victime. Ce dernier et des témoins ont rapporté que M. Mura s'était accusé du meurtre au cours d'une soirée arrosée en 1993. Les investigations révéleront que M. Mura s'était accusé à plusieurs reprises, ce qu'il conteste.

Jean-Pierre Mura, qui possédait plusieurs couteaux, fréquentait régulièrement dans les années 1980 l'immeuble où vivait la famille Maillery pour rendre visite à ses amis. L'homme avait également tenu un carnet, détruit depuis, où il compilait des éléments sur cette affaire. Selon le dernier enquêteur dans ce dossier, Raphaël Nedilko (en charge de l'enquête de 2009 à 2012), le mobile du meurtre pourrait être "la convoitise", Christelle étant "une très jolie fille". En décembre 2011, M. Mura, qui nie les faits, a été mis en examen pour meurtre. Mercredi, au premier jour de son procès devant les assises, l'accusé a assuré "ne pas connaître" la victime et ne pas l'avoir tuée. Puis il a déclaré avoir "voulu la connaître pour sortir avec" elle.

Il encourt 30 ans de réclusion criminelle. Le verdict est attendu le vendredi 19 juin au plus tard.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/06/2015 09:45  Mis à jour: 11/06/2015 09:45
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 Re : ASSISES DE SAONE-ET-LOIRE : «Ce n'est pas moi qui a tué Christelle Maillery» a lancé Jean-Pierre Mura .
C’est un procès d’assise inédit qui s'est ouvert ce mercredi, à Chalon-sur-Saône. Les jurés devront dire si Jean-Pierre Mura est coupable du meurtre de Christelle Maillery. C’était en décembre 1986, dans un immeuble de la cité de la Charmille au Creusot.

ACTUALISE : Dès ses premiers mots, Jean-Pierre Mura a tenté de faire diversion en assurant qu'il n'est pas l'auteur du meurtre de la jeune adolescente.

Maître Didier Seban, avocat de la maman de Christelle : «La dernière pièce du puzzle lui sera fatale».
Marie Pichon, maman de Christelle : «Mura n'est qu'un manipulateur»
Maître Grebot, avocat de Jean-Pierre Mura : «Il est incapable d'avoir commis une telle horreur»


Accusé du meurtre en 1986 de Christelle Maillery, une adolescente alors âgée de 16 ans, Jean-Pierre Mura, un Creusotin aujourd’hui âgé de 47 ans, est renvoyé depuis mercredi après-midi devant la Cour d’Assises de Saône-et-Loire, présidée par le conseiller Antoine Brugère.

L’accusation est soutenue par l’avocat général Christophe Rode tandis que la défense de l’inculpé est assurée par Me Michel Grebot, du barreau de Chalon. Ce sont les deux avocats de l’association Christelle, Me Didier Seban et Me Corinne Herrmann, du barreau de Paris, qui représentent les intérêts de la partie civile. Le procès est prévu pour durer jusqu’au 19 juin prochain.


Attendu depuis plus de deux décennies par la famille de Christelle Maillery, ce procès, avant même son commencement, a suscité un emballement médiatique peu habituel dans la solennelle salle d’audience récemment rénovée. La plupart des télévisions nationales et plusieurs journaux nationaux avaient en effet dépêché des représentants dans l’enceinte du Palais de Justice de Chalon, qui ne connaît pas tous les jours pareille effervescence.
Au premier rang du public, on notait évidemment la présence de nombreux membres de l’association Christelle, dont Marie-Rose Blétry, à l’origine de cette association rassemblant notamment les familles de huit jeunes filles assassinées en Saône-et- Loire entre 1986 et 1999, sans que leurs meurtriers ne soient arrêtés et jugés.
Sur les bancs de la partie civile étaient notamment assis la mère, le père, le beau-père, les deux sœurs et un oncle de l’adolescente ravie à l’affection des siens.


Trente-et-une lésions

La première demi-journée d’audience a été plus particulièrement consacrée à la lecture d’une partie du rapport d’autopsie effectué par le docteur Jean-Paul Guillemin, le médecin légiste de l’époque, le lendemain de la découverte du corps sans vie de Christelle Maillery, dans une cave d’une HLM de la rue des Capucines au Creusot, le 18 décembre 1986, en début d’après-midi.

Le corps de la victime reposait sur le dos, à même le sol et présentait les traces de nombreuses plaies. En outre un lacet se trouvait autour du cou de la malheureuse victime.
Les constatations du médecin légiste ont ainsi permis de dénombrer trente et une lésions provoquées par une arme blanche tranchante et piquante. L’expert a aussi relevé une blessure à la base antérieure du cou provoquée par le lacet ainsi que des lésions de défense, en particulier au niveau de la face antérieure du poignet gauche.

Il précisait également que le corps de la jeune fille n’avait pas été transporté post-mortem, ce qui supposait qu’elle avait été laissée agonisante à même le sol à l’endroit où elle avait été agressée.
Un rapport que le docteur Guillemin n’a pas pu commenter, étant décédé il y a quelques mois.

C’est donc un autre médecin légiste, le docteur Frédéric Picard, qui s’en est longuement chargé. On retiendra de ses explications qu’à priori le meurtrier ne s’est servi que d’une seule arme et que vraisemblablement c’était un couteau à cran d’arrêt, que l’agression a duré entre deux et dix minutes, que certains coups ont été d’une extrême violence , et que l’agonie a été brève, aucun caillotage majeur n’ayant été décelé.

Deux autres experts ont par la suite confirmé qu’aucun toxique médicamenteux n’avait été trouvé sur Christelle Maillery et que celle-ci n’avait pas subi de violences sexuelles.


« Ce n’est pas moi qui l’ai tué »

Un premier interrogatoire effectué par le président Brugère au début de l’audience a permis à Jean-Pierre Mura de réaffirmer qu’il n’avait rien à voir avec ce meurtre. « Je n’ai tué personne. Ce n’est pas moi qui l’ai tué », allant même jusqu’à dire « Oui, j’aimerais bien qu’on trouve le coupable ».

Et pourtant plusieurs indices ne plaident pas en faveur de l’accusé. Comment expliquer ses aveux devant plusieurs de ses amis, et notamment le petit copain de la victime, et les traces d’affutages identiques figurant sur la lame du probable couteau du crime et les lames de couteaux retrouvées chez lui. Comment expliquer les lettres et appels anonymes, dont il est l’auteur, à propos de ces faits, durant plus de 20 ans, ou son retour sur les lieux du crime dix ans après, afin d’y rechercher d’éventuelles traces de sang ?

Comment expliquer son obsession pour ce meurtre pendant près d’un quart de siècle et sa présence quotidienne à proximité des lieux du crime ? Une semaine de débats ne sera pas de trop pour essayer d’y voir plus clair...

Gabriel-Henri THEULOT

Maître Didier Seban assistéde Maître Corine Herrmann :
«L'accusé verra que la dernière
pièce du puzzle lui sera fatale»
« Nous avons à faire à un accusé solide qui sait comprendre les accusations et comment y répondre en faisant semblant de ne jamais savoir ni se rappeler les faits précis. Il fait de la simulation mais le procès ne fait que commencer et pour lui il joue au puzzle mais au fil de ces huit jours il verra que la dernière pièce du puzzle lui sera fatale ».
Marie Pichon : «Il n'est qu'un simulateur»
Pour Madame Marie Pichon, mère de Christelle Maillery enfin ce procès va permettre d’avoir les réponses tant attendues depuis le 18 Décembre 1986, lors d’une interview collective. Pour cette mère meurtrie il n’a fait que mentir ou ne pas savoir comme entre autres ne pas connaître Christelle alors qu’ils habitaient dans le même quartier, le même immeuble. Il est indéniable que l’accusé, toujours prétendu innocent, n’est qu’un simulateur.

Maître Michel Grebot : «Il est totalementincapable d'avoir commis une telle horreur»
Autre son de cloche pour Maître Michel Grebot, avocat de la défense. « Mon client est un malade psychiatrique et suit un lourd traitement. Je suis intervenu afin de le faire transférer de la maison d’arrêt à l’hôpital psychiatrique de Sevrey par qu’il n’a rien à faire en prison, c’est un malade totalement incapable d’avoir commis une telle horreur sur la jeune Christelle. Certes il ne comprend pas toujours tout ce qu’on lui dit et c’est comme cela qu’il a confondu « libre » avec « liberté » lors de son placement à Sevrey et qu’il est sorti pour venir me voir. Du fait du non-respect sa procédure de placement il a été re-incarcéré à la maison d’arrêt de Dijon. Il ressortira libre de ce procès j’en suis sûr ».
Michel Chevalier

Le rappel des faits
et les enjeux du procès
(Article du 9 juin)
Vendredi 16 décembre 2011, «creusot-infos» révèle en exclusivité que Jean-Pierre Mura vient d’être mis en examen pour homicide volontaire. Il est le meurtrier présumé de Christelle Maillery, retrouvée morte en décembre 1986 au Creusot.

Un quart de siècle plus tard, l’enquête des policiers du SRPJ de Dijon a payé. Elle est le fruit de leur obstination. Mais aussi et surtout de ces hommes et de ces femmes qui, réunis au sein de l’association Christelle, du nom de Christelle Blétry, se sont battus pour que l’affaire ne soit jamais enterrée, pour que tout, absolument tout soit exploré. Avec le volontarisme aussi et surtout du cabinet de Maître Seban.

Car depuis 1986, Marie Pichon, la maman de Christelle attend des réponses. Elle veut savoir qui a tué sa fille de 33 coups de couteau. Elle veut savoir qui a tué et abandonné Christelle, dans une cave du dernier immeuble de la rue des Capucines, juste après l’école de la Charmille, et non des Charmilles comme certains médias l’écrivent encore et à tort. En Saône-et-Loire, les Charmilles c’est à Mâcon. Et la Charmille est au Creusot.
A l’époque des faits, les expertises ADN n’existaient pas. Ce qui explique en partie qu’aucun ADN n’a pu être isolé, ni identifié. Et pourtant, Jean-Pierre Mura a été mis en examen.

Tout s’est accéléré au cours de l’été 2001. Jean-Pierre Mura a parlé à l’occasion d’un séjour en hôpital psychiatrique. Mais il a aussi parlé au Creusot, dans un débit de boisson. Il a parlé et évoqué la mort de Christelle Maillery, 16 ans, en déclarant être le meurtrier.

Des paroles et des mots qui ont convaincu enquêteurs et magistrats qu’il était bien lui le meurtrier présumé de Christelle Maillery, arrachée à la vie et à l’affection des siens, alors qu’elle rentrait du collège.

Elle avait été dispensée de cours d’éducation physique. Elle avait quitté le collège une heure avant ses camarades. Elle n’a jamais rejoint son domicile, rue des Capucines. La dernière personne connue à l’avoir vue vivante était un facteur. C’était entre la rue Maréchal Foch et l’immeuble de la rue des Capucines, au niveau du square baptisé depuis square Berthier. C’est là qu’avait été retrouvé, dans la neige, un couteau présumé être celui qui avait tué Christelle Maillery. La jeune fille était vêtue quand sa dépouille avait été retrouvée dans une cave. Son autopsie pratiquée par le Docteur Jean-Paul Guillemin avait établi qu’elle n’avait pas subi de violences sexuelles.

Dès le jour de l’effroyable découverte, les Policiers du Creusot, rejoints par ceux de la PJ de Dijon, ont cherché à établir le mobile de ce meurtre abominable. Mais près de 29 ans après les faits, ce mobile n’est toujours pas connu. Les assises permettront elles de le savoir ? Il faudrait pour cela que Jean-Pierre Mura parle plus.

Mais se souvient-il de tout ? Malade au point de faire l’objet d’un suivi psychiatrique depuis tant d’années, il n’a pas livré aux enquêteurs, ni aux magistrats, les raisons qui l’auraient poussé à tuer Christelle Maillery. Il s’est parfois rétracté.

A l’occasion d’un transport sur les lieux le 26 octobre 2012, Jean-Pierre Mura a clairement donné le sentiment qu’il connaissait bien le quartier, autant que les lieux. Il connaissait aussi Christelle Maillery à l’époque des faits. Lui avait-il donné rendez-vous ? Leur rencontre a-t-elle été fortuite ? C’est à ces questions qu’il devra répondre devant les magistrats et devant les jurés.

Ceux-ci ne pourront pas examiner le couteau étant présumé être l’arme du crime. Un couteau détruit après une ordonnance de non lieu en 1990. Un couteau qui est pourtant une pièce essentielle, car au-delà des aveux de Jean-Pierre Mura, en milieu médical, mais pas toujours réitérés, c’est bien son affutage, correspondant à l’affutage d’autres couteaux retrouvés chez le meurtrier présumé, qui a aussi permis de le confondre et conduit à sa mise en examen.
Jean-Pierre Mura a dit avoir tué Christelle Maillery, avant de nier, comme cela est souvent de mise dans les affaires criminelles.
A l’heure de l’ouverture de son procès devant les Assises de Saône-et-Loire, Jean-Pierre Mura sait qu’il risque une peine maximale. Lui qui après avoir été écroué en décembre 2011, avait obtenu d’être placé en hôpital psychiatrique à Sevrey, ne comparaitra pas libre. Une sortie prolongée et non autorisée de l’Hôpital de Sevrey, en septembre 2014, a en effet conduit les magistrats à le placer à nouveau en détention. Jusqu’à l’heure de l’ouverture d’un procès d’assises inédit en Saône-et-Loire et en Bourgogne.
C’est en effet la première fois qu’une personne va être jugée près de 29 ans après les faits. Pour Jean-Pierre Mura ce sera un aboutissement. Pour la justice, pour la famille et les proches de Christelle Maillery, ce sont les jurés qui vont en décider.


Alain BOLLERY http://www.creusot-infos.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 10/06/2015 16:50  Mis à jour: 10/06/2015 16:50
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 Re : Rencontre avec Marie Pichon, la maman de Christelle Maillery, à la veille du procès + Rappel des faits ( VIDEOS)
Hier, à la veille de l'ouverture du procès du meurtrier présumé de Christelle Maillery, nous avons rencontré la famille de la victime. La mère de la jeune fille attend ce procès depuis presque 30 ans. Pour elle, les 10 jours d'audience s'annoncent comme une épreuve.
Un reportage de France 3 Bourgogne (Pauline Ringenbach et Christophe Gaillard).



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RAPPEL DES FAITS

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 10/06/2015 14:38  Mis à jour: 10/06/2015 14:40
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 Re :Qui étaient «les disparues de l'A6» ? Jean-Pierre Mura devant les assises pour le meurtre de Christelle Maillery...
Près de trente ans après les faits, un premier procès pour meurtre de l'une de ces jeunes femmes s'ouvre mercredi. Retour sur cette série de meurtres mystérieux et toujours non élucidés pour la plupart.

Elles étaient toutes jeunes, âgées de 13 à 23 ans. Elles ont toutes disparu de façon brutale entre 1984 et 1999 sans donner d'explication, dans le périmètre restreint de la Saône-et-Loire. Des morts brutales et des affaires incroyablement douloureuses, non élucidées pour la plupart, regroupées sous le nom des «disparues de l'A6». Toutes ont en effet eu lieu dans un périmètre d'une centaine de kilomètres autour de l'autoroute.

Deux de ces meurtres sont en attente de jugement, les autres sont encore au pôle d'instruction du tribunal de Chalon-sur-Saône. Sans l'investissement des familles, regroupées au sein de l'association Christelle et sans le soutien de Me Seban et Me Hermann, ces affaires seraient tombées dans l'oubli.

La série macabre commence en août 1984, indique La Gazette de Côte-d'Or. Deux touristes belges originaires de la région liégoise, Marie-Agnès Cordonnier et Françoise Bruyère sont en route pour le sud de la France. Elles choisissent de s'y rendre en stop. Le 22 août vers 18 heures, elles font une halte à Mâcon. Elles reprennent ensuite la route. On ne les retrouvera jamais. Aucune trace, aucun indice, aucun témoignage, aucun suspect.
Sylvie Aubert est tuée en novembre 1986. Crédit photo: association Christelle

Quelques mois plus tard, Sylvie Aubert, 22 ans, rentre du travail. Ce 14 novembre 1986, elle quitte le supermarché Mammouth de Chalon-sur-Saône où elle est caissière et monte sur sa mobylette pour rejoindre son domicile. Elle ne rentre pas chez elle. Son corps sera retrouvé à trente kilomètres de chez elle, cinq mois après sa disparition, dans la Dheune. La jeune femme a été étranglée. Ses poignets sont entravés par du fil de fer. Ici encore, peu d'éléments probants. Le tueur en série Ulrich Münstermann a notamment été suspecté.

La série noire continue. Le jeudi 18 décembre 1986, Christelle Maillery sort du collège vers 12h30 pour aller déjeuner chez elle. Son corps est retrouvé quelques heures plus tard, poignardé de 33 coups de couteau dans une cave du quartier des charmilles au Creusot, à 200 mètres de chez elle. Le procès de son meurtrier présumé doit se tenir cette semaine. L'homme a été mis en examen en décembre 2011 après plusieurs recoupements et témoignages. L'enquête avait dans un premier temps abouti à un non-lieux en 1990. Les pièces à conviction de l'affaire ont toutes été détruites par le Tribunal de grande instance de Chalon-sur-Saône.
Nathalie Maire a été étranglée sur son lieu de travail. Crédit photo: association Christelle

La cinquième et sixième disparition se produisent durant l'été 1987, à moins de deux semaines d'intervalle. Marthe Buisson, une jeune fugueuse de 16 ans, est retrouvée sur une bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute A6, le crâne fracassé. Selon plusieurs témoins, elle a été jetée d'une «grosse voiture claire». Quelques semaines plus tard, Nathalie Maire, alors qu'elle a été entendue par les gendarmes dans l'affaire est tuée elle aussi. Employée saisonnière sur l'aire d'autoroute de Saint-Albain, elle a été battue à coups de manche à balai et étranglée avec la rallonge électrique de la cabane à frites. Les investigations n'ont jamais abouti.

Le cauchemar ne s'arrête pas là. La septième victime n'avait que 13 ans. Carole Soltysiak est retrouvée violée et poignardée à quelques centaines de mètres de chez elle dans le bois de Rozeley, le 17 novembre 1990. Le sperme retrouvé sur la jeune victime possède la particularité de ne pas contenir de spermatozoïdes. Maladie génétique rare dont Francis Heaulme est atteint. Toutefois l'enquête n'aboutit pas.
Le meurtrier présumé de Christelle Blétry doit être jugé en 2016.

Six ans plus tard, un autre crime vient relancer la liste. Christelle Blétry a 20 ans quand le 28 décembre 1996 elle passe la soirée chez des amis à Blanzy. Vers minuit, elle décide de rejoindre son domicile, à deux kilomètres de là, à pieds. 123 coups de couteau s'abattent sur elle. Son cadavre est retrouvé dans un fossé. En 2014, son meurtrier présumé, Pascal Jardin, est interpellé, confondu par son ADN. Il doit être jugé courant 2016 et est actuellement en détention provisoire à Varennes-le-Grand.

Âgée de 21 ans, Virginie Bleuzet a disparu le 7 février 1997. Elle est retrouvée morte dans la Saône à Verdun-sur-le-Doubs le 17 mars 1997. Son corps a été menotté puis a séjourné dans l'eau. Le petit ami de Virginie a été suspecté par la police mais sa culpabilité n'a jamais été prouvée. En 2010, de nouvelles analyses avaient été effectuées sur les scellés, sans aucun résultat probant.

Vanessa Thiellon
est morte d'une overdose mais a été sauvagemment battue. Crédit photo: association Christelle.

Vanessa Thiellon a elle 17 ans quand elle disparaît le 1er juin 1999.Son corps a été retrouvé 5 jours plus tard dans la Saône à Mâcon. La jeune femme est morte d'une overdose mais a été sauvagement battue, à tel point que sa famille ne reconnaît son corps que grâce à ses vêtements.

Pour l'heure, aucun lien formel n'a été établi entre tous les crimes des disparues de l'A6 et dans la plupart des cas, ces meurtres demeurent des mystères complets.

L'association Christelle des parents de ces victimes récolte des dons toute l'année pour poursuivre son action.

Pour rejoindre l'Association Christelle: cliquez ICI

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Jean-Pierre Mura devant les assises pour le meurtre de Christelle Maillery

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Christelle Maillery, une adolescente de 16 ans a été retrouvée morte lardée de 33 coups de couteau. - 20 Minutes

Trente longues années d’attente. Ce mercredi après-midi, le procès du meurtre de Christelle Maillery, tuée en 1986 au Creusot, va s’ouvrir devant la cour d’assises de Saône-et-Loire. Le premier d’une série d’une dizaine de meurtres non élucidés de jeunes filles surnommées « les disparues de l’A6 ». Toutes ont été tuées dans les années 1980 et 1990 dans un triangle, le long de l’autoroute, entre Mâcon, Chalon-sur-Saône et Montceau-les-Mines.

Jusqu’à présent, la justice n’a retrouvé aucun meurtrier. Sauf, peut-être, celui de Christelle, Jean-Pierre Mura, soupçonné de lui avoir porté 33 coups de couteau dans une cave HLM d’une cité à quelques centaines de mètres de chez elle. Ce jour-là, le 18 décembre 1986, le facteur, qui faisait sa tournée, a vu un homme s’enfuir de l’immeuble avant de le bousculer sur un sentier qui mène à l’entrée du sous-sol où le corps est retrouvé.
Les couteaux parlent

Il y a trente ans, l’ADN n’existait pas. Les précautions pour préserver la scène de crime, souillée par les policiers, non plus. Faute d’éléments, un non-lieu est prononcé en 1990. Les scellés sont détruits. Un détective privé, engagé par l’association Christelle qui regroupe une partie des dossiers des « disparues de l’A6 » réétudie l’environnement de la victime. La justice rouvre le dossier en 2005. A plusieurs reprises, Jean-Pierre Mura s’accuse du meurtre de Christelle. « Mais on le prenait pour quelqu’un qui s’inventait des histoires », explique Corinne Herrmann, l’avocate des parties civiles.

En décembre 2011, il est arrêté par les policiers et entendu. Chez lui, des dizaines de couteaux sont retrouvés. Les lames sont comparées à celles du couteau de la scène de crime, détruit, mais pris en photo par les enquêteurs. « Les lames saisies et celle prise en photo ont été aiguisées par la même meule et par le ou les mêmes personnes », détaille auprès de 20 Minutes Didier Seban, un autre avocat des parties civiles.

L’expertise s’appuie notamment sur « quatre points » communs de « stigmates d’affûtage » laissées par la meule, un peu comme en ballistique lorsque les experts comparent le canon d’un fusil et les traces laissées sur la balle. Ces éléments, ainsi que d’autres témoignages, permettent au juge de mettre en examen le suspect. Mais alors qu’il s’était dénoncé de lui-même quelques années auparavant, Jean-Pierre Mura se mure dans le silence.


Rouvrir les autres dossiers

En raison de son état de santé, le quadragénaire doit séjourner dans une unité psychiatrique. Une des expertises conclut à une possible altération de son discernement au moment des faits. Son avocat, Michel Grebot, le dit « schizophrène » et rappelle une autre déclaration de culpabilité qu’il aurait faite « en pleine crise ».

Ancien métallier, Jean-Pierre Mura risque trente ans de réclusion criminelle. Au-delà du meurtre de Christelle Maillery, les autres familles des « disparues de l’A6 » attendent beaucoup de ce premier procès. D’abord pour savoir si l’homme qui se présentera dans le box a pu commettre d’autres crimes. Et surtout montrer l’importance à ce que la justice se donne les moyens pour commander des expertises ADN pour tous les dossiers qui comportent des scellés.

« Contrairement à ce qu’on pourrait penser, trente ans après, [les suspects] ne sont pas des vieillards mais des hommes d’environ 50 ans et donc on pense qu’il y a urgence à traiter les dossiers anciens », conclu Me Herrmann. Le verdict est attendu au plus tard le 19 juin.

http://www.20minutes.fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/09/2014 10:26  Mis à jour: 26/09/2014 10:30
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 Re:«Disparues de l'A6» : un meurtrier présumé revient sur ses aveux!
L'homme suspecté d'avoir assassiné Christelle Blétry en 1996 assure ne pas être le tueur, quelques semaines après avoir déclaré l'inverse et avoir été identifié par son ADN.

Quelques semaines auparavant, l'ADN avait parlé et les aveux avaient suivi. Jeudi, le meurtrier présumé de Christelle Blétry, une des «disparues de l'A6» tuée en 1996 de 123 coups de couteau, est revenu sur ses déclarations lors d'un interrogatoire devant un juge d'instruction. Le 12 septembre, à la suite d'analyses ADN concordantes sur les vêtements de la victime, il avait reconnu les faits avant d'être mis en examen.
«Il n'est pas le tueur, il revient sur ses aveux», a annoncé son avocat. Selon lui, son client a eu une relation sexuelle avec cette jeune femme «rencontrée de manière fortuite», a-t-il expliqué au quotidien régional Le Bien Public . «Pensant qu'il s'agissait d'une prostituée, il l'a fait monter dans sa voiture», ce qui expliquerait la présence de l'ADN. «Ses aveux durant la garde à vue l'ont été sous la pression de 48 heures d'interrogatoire», ajoute cependant Me André Laborderie, soulignant que son client «conteste farouchement avoir porté les coups» et «n'a pas le profil d'un tueur».
Le procureur de Chalon-sur-Saône a précisé que le mis en examen doit être convoqué ultérieurement pour s'exprimer sur les faits, l'audition de jeudi portant uniquement sur sa personnalité. «L'ADN est quand même un élément important» dans ce dossier, a-t-il souligné.

Progrès des expertises

Christelle Blétry, 20 ans, avait été retrouvée morte à Blanzy, en Saône-et-Loire, le 28 décembre 1996. Son corps, découvert en contrebas d'un chemin forestier, était atteint de 123 coups de couteau. Depuis 1996, «le dossier n'a jamais été clôturé», «les faits n'ont jamais été prescrits» et «les investigations n'ont jamais cessé», a récemment souligné le procureur. En dix-huit ans, elles ont donné lieu à des centaines de procès-verbaux, 150 auditions dont une quinzaine de suspects et plusieurs expertises génétiques.
En 2014, le juge d'instruction et la PJ ont décidé de relancer des analyses ADN en reprenant l'intégralité des scellés, notamment le pantalon et la culotte de la victime. Grâce à l'évolution des techniques, le nombre de cellules nécessaires pour établir un profil fiable a beaucoup diminué -une seule peut suffire à déceler des empreintes- même sur des scellés anciens s'ils sont bien conservés. Un laboratoire y est parvenu et le profil trouvé sur les vêtements a été comparé à ceux du fichier national des empreintes génétiques (Fnaeg).

Jamais apparu dans l'enquête

Le profil du suspect est alors apparu. Cet homme de 56 ans, ouvrier agricole et père de famille, a été condamné en 2004 à Chalon-sur-Saône à deux ans de prison, dont un avec sursis et mise à l'épreuve, pour tentative d'agression sexuelle sous la menace d'un couteau. Il vivait en Saône-et-Loire au moment du meurtre de Christelle Blétry, et n'avait jamais fait parler de lui pendant près de vingt années d'enquête. En garde à vue, il explique avoir été sous l'emprise de stupéfiants le soir du drame. Alors qu'il rentrait chez lui en voiture, il aurait croisé la jeune femme qui rentrait à pied de chez des amis. Il l'aurait forcée à monter, avant qu'elle ne prenne la fuite. Muni d'un couteau, il l'aurait rattrapée en courant puis poignardée à de multiples reprises. À la suite de ces déclarations, il est mis en examen et écroué.
Ce dossier s'inscrit dans celui des «disparues de l'A6», un ensemble d'affaires non résolues dans la région. Etre 1986 et 1997, quatorze jeunes femmes ont été retrouvées mortes ou disparues, et la piste d'un tueur en série a également été explorée, les noms de Michel Fourniret, Émile Louis ou Francis Heaulme ayant notamment été évoqués.

lefigaro.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/09/2014 15:48  Mis à jour: 17/09/2014 17:59
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 Re: Jean-Pierre Mura, le meurtrier présumé de l'une des "disparues de l'A6" s'est évadé de l'hôpital psychiatrique mardi et heureusement retrouvé aujourd’hui !
Après s'être échappé de son hôpital psychiatrique mardi, l'homme a été retrouvé par les gendarmes de Chalon-sur-Saône ce mercredi 17 septembre.

Le meurtrier présumé de Christelle Maillery, collégienne de 16 ans tuée de 31 coups de couteau en 1986 au Creusot (Saône-et-Loire), s'est évadé mardi de l'hôpital psychiatrique, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Chalon-sur-Saône.
Il a été retrouvé et appréhendé par les gendarmes de Chalon-sur-Saône aujourd'hui mercredi en début d'après-midi.

Jean-Pierre Mura, 47 ans, mis en examen depuis 2011 pour le meurtre de la jeune fille, était placé depuis janvier 2012 en unité psychiatrique à l'hôpital de Sevrey (Saône-et-Loire).

Jean Pierre Mura avait été identifié en 2011 comme le meurtrier de l'adolescente tuée en décembre 1996 au Creusot dans la cave d'un immeuble de 33 coups de couteau. Ce sont d'ailleurs les lames de son couteau qui avaient permis de le mettre en cause après expertise.

Mis en en examen et écroué, il avait fait appel de la décision et avait été placé dans un établissement psychiatrique sous contrôle judiciaire mais n'était pas détenu au sein de l'établissement. «Il est soumis à une obligation de soins et de résidence à l'hôpital mais n'est pas enfermé dans cet établissement», indique Christophe Rode, le procureur de la République. Le suspect avait effectivement la possibilité de sortir de l'établissement.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/09/2014 13:28  Mis à jour: 16/09/2014 13:28
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 Re: " Disparues de l'A 6" Belgique-> Liège: l'arrestation d'un Français relance l'enquête sur la disparition de deux Liégeoises
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En août 1984, Françoise Bruyère et Marie-Agnès Cordonnier, deux Liégeoises de 22 ans disparaissaient à Mâcon.

Elles ouvraient une terrible liste dans la région de la Saône-et-Loire, celle des «disparues de l’A6». Mais les aveux de Pascal Jardin, un homme de 56 ans originaire de la région, relancent l’enquête. Confondu par son ADN, il vient d’avouer le meurtre d’une des disparues.

En 1984, deux jeunes cousines de Liège avaient décidé de rejoindre Aix-les-Bains en faisant du stop.

Arrivées à Mâcon, elles contactent une première fois leurs parents et sont aperçues par plusieurs témoins.

Depuis, plus de nouvelle. On a jamais retrouvé ni leur trace, ni leurs corps.

Alors, Françoise Bruyère et Marie-Agnès Cordonnier sont-elles deux autres victimes de Pascal Jardin?

À l’heure actuelle, il est encore trop tôt pour le dire. Mais les aveux récents de cet homme de 56 ans, déjà condamné pour tentative d’agression sexuelle en 2004, relancent l’enquête.
Il vient d’être confondu par son ADN, retrouvé sur le pantalon et la culotte de Christelle Blétry, une des tristement célèbres «disparues de l’A6».

Dans la nuit du 27 au 28 décembre 1996, elle avait croisé la route de Pascal Jardin. Voulant fuir, elle avait été pourchassée par l’homme. S’en suivra une scène d’une rare violence. La victime sera lardée de 123 coups de couteau… Les «disparues de l’A6», ce sont ces jeunes femmes disparues entre 1984 et 2005 le long de cet axe autoroutier, en région de Saône-et-Loire. Parmi elles, les deux Liégeoises.

Source: http://www.lacapitale.be
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/09/2014 11:39  Mis à jour: 14/09/2014 11:39
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 Re: Disparues de l’A6 : les familles des autres victimes reprennent espoir!



Après l'arrestation d'un des meurtriers de l’A6, plusieurs mères d'autres victimes reprennent espoir dans l’avancée de l’enquête. Elles espèrent que les enquêteurs retrouveront le ou les auteurs de la disparition de leurs filles.
Source vidéo : Disparues de l’A6 : les familles des autres victimes reprennent espoir
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/09/2014 17:28  Mis à jour: 13/09/2014 17:28
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 Re: VIDEO. "Disparues de l'A6" : le meurtrier présumé vivait comme "M. tout le monde"
L'homme écroué pour le meurtre d'une des "disparues de l'A6", fin 1996 en Saône-et-Loire, a avoué le crime après avoir été confondu récemment par de nouvelles expertises ADN, 18 ans plus tard.



Un lourd secret gardé pendant 18 ans. Un ouvrier agricole de 56 ans, père de deux enfants, a été interpellé mardi 9 septembre à son domicile de Retjons (Landes), près de Mont-de-Marsan, pour le meurtre de Christelle Blétry, 20 ans. Son corps avait été retrouvé le 28 décembre 1996 à Blanzy près de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), lardé de 123 coups de couteau.

Après avoir nié les faits dans un premier temps, le suspect les a reconnus en garde à vue, selon le procureur de la République à Chalon-sur-Saône. Il a été confondu grâce à des analyses ADN sur les vêtements de la victime.
"Un bon père de famille"

France 2 s'est rendu à son domicile et a interrogé les autres habitants du hameau, où le meurtrier vivait. Ils ont refusé de répondre, tout en parlant "d'un bon père de famille". "J'ai découvert tout ça comme vous, à la télé. J'ai vécu des années de bonheur avec lui. Il est innocent", a déclaré sa femme aux journalistes, derrière ses volets.

Le suspect a été mis en examen et écroué jeudi. Jusqu'à cette semaine, cet homme n'était "jamais apparu à aucun moment dans l'enquête", a précisé vendredi le directeur interrégional de la police judiciaire de Dijon, lors d'une conférence de presse.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/09/2014 12:26  Mis à jour: 01/10/2015 10:48
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 Re: VIDEOS. Meurtre de Christelle Blétry : l'effroyable secret d’un villageois ordinaire
L'homme qui a reconnu avoir tué Christelle, 20 ans, en 1996 en Saône-et-Loire avait refait sa vie dans les Landes. Refoulant pendant dix-huit ans ce lourd passé.

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L’ADN de Pascal Jardin, 56 ans, a été retrouvé sur des vêtements de Christelle Blétry, tuée de 123 coups de couteau en 1996
Cet ouvrier agricole employé dans un abattoir d'élevage de cailles a été arrêté mardi à son domicile de Retjons (Landes) par les enquêteurs de la police judiciaire de Dijon (Côte-d'Or). Il avait refait sa vie dans ce village après une condamnation à deux ans de prison dont un an avec sursis en 2004 à Chalon-sur-Saône pour tentative d'agression sexuelle. Il ne fera alors que six mois de détention.

Son nom n'est jamais apparu dans l'enquête

Les enquêteurs avaient en main les derniers résultats d'expertises génétiques très pointues pratiquées sur les vêtements de la victime, examens demandés par Mes Didier Seban et Corinne Herrmann, les avocats de la famille Blétry. Ces recherches ont permis de mettre un nom sur le suspect, père de deux enfants, inscrit au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) après l'agression de 2004. Un homme presque transparent qui vivait à Blanzy au moment du meurtre de Christelle et dont le nom n'était jusqu'à présent jamais apparu dans l'enquête.
**************************

C'est avant tout l'histoire d'une mère qui n'a jamais renoncé. Pendant dix-huit longues années, Marie-Rose Blétry a réclamé la vérité sur la mort de sa fille Christelle, massacrée en 1996 à Blanzy (Saône-et-Loire). Elle a sollicité des expertises, dénoncé les inerties de la justice, allant jusqu'à vendre des viennoiseries pour financer sa quête de vérité, partagée par les familles des « disparues de l'A 6 », affaires criminelles non résolues survenues en Bourgogne.

Son obstination a payé. Cette semaine, Pascal Jardin, meurtrier présumé de sa fille, confondu par l'ADN, a avoué les faits.

Cette histoire est aussi celle d'un homme qui a échappé pendant ces mêmes longues années à la justice. En 1996, Pascal Jardin vivait à Blanzy. Il n'a pas été entendu. A l'époque, cet homme discret n'avait aucune raison d'être soupçonné. Il ne fera jamais parler de lui, jusqu'en 2004 et une condamnation pour une tentative d'agression sexuelle avec arme.

Démasqué parce que fiché

En sortant de prison, Pascal Jardin est parti refaire sa vie dans les Landes, menant une existence familiale et professionnelle normale. Peut-on continuer à vivre en refoulant un passé criminel présumé ? Oui. Les psychiatres appellent cela le clivage. On enfouit une facette de sa personnalité ou de son passé, et on vit comme s'il n'existait pas. Cette histoire est enfin celle des progrès de la science. Grâce à eux, les experts ont réussi à isoler l'ADN de Pascal Jardin sur les vêtements de Christelle. Et comme il était fiché depuis sa condamnation, il a enfin été démasqué. « Ce dossier n'a jamais été clôturé, les investigations n'ont jamais cessé », insiste Christophe Rode, procureur de Chalon-sur-Saône. Il n'empêche. Sans la ténacité de Marie-Rose Blétry, de ses avocats et de la police judiciaire, cette affaire n'aurait peut-être pas été élucidée. « Il a fallu faire preuve d'acharnement pour obtenir les nouvelles expertises des scellés. Dans certaines affaires criminelles, on détruit des scellés alors qu'elles ne sont pas encore résolues. C'est se priver d'avoir une chance de trouver une solution en raison des avancées de la science génétique. Le courage des victimes l'a emporté face parfois à une justice qui n'est pas toujours de leur côté », soulignent M es Didier Seban et Corinne Herrman, avocats Marie-Rose Blétry.


Neuf autres dossiers criminels restent sans solution dans la région. Mais peu à peu, les progrès de la recherche génétique ont fait progresser les enquêtes. En décembre 2011, le meurtrier de Christelle Maillery tuée au Creusot (Saône-et-Loire) en 1986 avait été identifié lui 25 ans après les faits en décembre 2011. Jean-Pierre Mura, 44 ans, comparaîtra prochainement devant la cour d'assises.

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Disparue de l’A6 : 17 ans plus tard, "la... par BFMTV
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