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Meurtre de Cyril Beining et Alexandre Beckrich. Procès de Francis Heaulme : audition très attendue de Patrick Dils lundi matin. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 10/12/2018 09:51
Double meurtre de Montigny-lès-Metz: revivez le quatrième jour du procès de Francis Heaulme. Le Calvaire de Cyril Beining et Alexandre Beckrich… Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 08/12/2018 14:12
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L'inquiétant profil de Nordahl Lelandais Nouvelle mise en examen pour Nordahl Lelandais... Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 07/12/2018 13:16
Affaire Grégory Villemin: LA MALÉDICTION DE LA VOLOGNE EN REPLAY (12 vidéos)-> que pour les Français !!! Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 07/12/2018 12:22
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Meurtre d'Anne-Sophie Girollet : Jacky Martin condamné en appel à la réclusion criminelle à perpétuité ( Vidéos) Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 07/12/2018 09:59
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EN DIRECT - «Trouvez le vrai coupable», lance la sœur de Francis Heaulme.Francis Heaulme : «J'ai commis des meurtres, mais Montigny, c'est pas moi» Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 05/12/2018 12:52

Meurtres de la gare de Perpignan. Affaire dite les "disparues de la gare " de Perpignan.

Publié par Walda Colette Dubuisson le 27-09-2018 (3295 lectures) Articles du même auteur
27/09/2018 : Tatiana Andujar : 23 ans après sa disparition dans le quartier de la gare, l'enquête reprise à zéro...
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07/06/2018 : Le tueur de la gare de Perpignan, Jacques Rançon, a décidé de ne pas faire appel de sa condamnation de prison à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans. Le délai légal pour faire appel de sa condamnation est désormais passé.
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26/03/2018 : VIDÉO : Disparues de Perpignan: Jacques Rançon condamné à la perpétuité, assortie de 22 ans de sûreté.
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22/03/2018 : Procès du tueur de la gare de Perpignan : la plaidoirie de la partie civile en direct. "Il sait, il va finir sa vie en prison"…
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19/03/2018 : Reprise du procès de Jacques Rançon, ce lundi sous tension à Perpignan.
La Cour cherche à comprendre pourquoi Jacques Rançon a découpé ses victimes ?
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13/03/2018 : En vidéo : le parcours de Jacques Rançon.
Pendant deux jours, les experts ont raconté dans le détail les scènes de crime et les autopsies de Moktharia Chaïb et Marie-Hélène Gonzalez tuées par Jacques Rançon. Le président de la cour d'assises a décidé de diffuser des images de la découverte des corps. Des scènes d'horreur…
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11/03/2018 : La deuxième semaine du procès de Jacques Rançon, «le « tueur de la gare », s’annonce insoutenable. A tel point que les avocats s’inquiètent pour les jurés et les parties civiles.
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04/03/2018 : L'affaire des “Disparues de Perpignan” jugée 20 ans après.
Deux femmes violées, assassinées et atrocement mutilées, une autre laissée pour morte ainsi qu'une tentative de viol entre 1997 et 1998: Jacques Rançon comparaît à partir de lundi 05/03/2018, devant les assises, dans l'affaire dite des "disparues de Perpignan".
Le suivi sera publié en commentaires.
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02/03/2018 : Jacques Rançon est "terrorisé" à l’approche de son procès.
Une cinquantaine de médias sont attendus pour suivre ce procès hors norme, qui marque l’aboutissement de 20 ans d'enquête.
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28/02/2018 : Disparues de la garde de Perpignan : les crimes, l'énigme et les aveux, procès du 5 au 30 mars prochains…
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19/02/2018 : Le 5 mars, un procès exceptionnel s'ouvrira au tribunal de Perpignan . Plus de 20 ans après les faits, la cour d'Assises jugera Jacques Rançon pour les meurtres de Moktaria Chaib et Marie-Hélène Gonzales. La mère de cette dernière s'attend à une confrontation très difficile. ( Vidéo)
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15/02/2018 : Mercredi 14 février. Répondant aux nombreuses sollicitations de la presse l’avocat des familles des victimes de l’affaire des « Disparues de la gare », Me Etienne Nicolau, avait organisé un point de presse ce mercredi après-midi à Perpignan.
Le procès va commencer le 5 mars à 14 h. Cela durera du lundi au jeudi, la première semaine, puis du lundi au jeudi la 2ème semaine, pareil la troisième le verdict sera alors rendu le vendredi ou le lundi suivant.
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29/12/2017 : Sans Aucun Doute - Les disparitions Tatiana Andujar. Vidéo (Criminalistes Consultants).
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07/12/2017 : L a labellisation "grand procès" a été officiellement attribuée le 29 novembre au tribunal de Perpignan, a annoncé sa présidente Chantal Ferreira, en vue de la comparution de Jacques Rançon, surnommé "le tueur de la gare" devant la cour d'assises des P.-O. du 5 au 30 mars prochains.
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24/10/2017 : Tatiana aurait fêté ses 40 ans le 24 octobre dont 22 ans... sans un signe de vie
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ANNONCE : Regardez NT1 le 08/07/2017 à 22:10, Au sommaire : Les disparues de la gare de Perpignan –Par Pierre Bellemare…
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18/05/2017 : Jacques Rançon qui a avoué être l'auteur de 2 assassinats et d'une tentative de meurtre à Perpignan entre 1997 et 1998, sera jugé aussi pour une tentative de viol en septembre 1997, également à Perpignan, dans le quartier de la gare. Le procès aura lieu aux Assises du 5 au 30 mars 2018.
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11/01/2017 .Jacques Rançon jugé aux assises «d'ici un an».
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24/09/2016: Disparues de la gare de Perpignan: 21 ans sans nouvelle de Tatiana Andujar mais l'enquête "progresse"
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08/08/2016 : l'instruction du dossier Rançon bientôt close.
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31/05/2016 : Pour la première fois, un livre sur les "disparues de la gare" de Perpignan
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02/01/2015 :Rétro 2015 : le mystère des disparues de la gare enfin élucidé
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10/11/2015 : Reconstitution du meurtre de Moktaria Chahib, l'une des disparues de la gare de Perpignan
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24/09/2015 : Elle est la première des "disparues de la gare" mais son corps n'a jamais été retrouvé. Il y a 20 ans, le 24 septembre 1995 disparaissait Tatiana Andujar, 17 ans. Sa maman attend toujours et témoigne.
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24/06/2015 : Jacques Rançon, dit « le tueur de la gare de Perpignan » fait de nouveau parler de lui. Il aurait fait de nouvelles révélations concernant une agression qu'il aurait commise, toujours à Perpignan, sur une jeune femme, en septembre 1997
Lire la suite
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Voir rappel des faits .
http://www.sos-enfants.org/modules/news/article.php?storyid=537


.

Depuis la mi-journée, un homme de 54 ans est en garde à vue au Service régional de police judiciaire de Montpellier. Cet individu, déjà connu pour agressions sexuelles, est interrogé sur son éventuelle implication dans le meurtre sauvage de Mokhtaria Chaïb, une jeune femme de 19 ans retrouvée morte le 20 décembre 1997 près de la gare de Perpignan.

"Douze coups d'une lame fine et longue dans le cœur"

Un crime hors du commun : "Son corps a été mutilé : les deux seins ont été découpés ainsi qu'un vaste triangle au niveau des parties génitales", notent alors les policiers arrivés sur place. L'autopsie établira que cette étudiante a été tuée de "douze coups d'une lame fine et longue dans le cœur". Elle a vraisemblablement été agressée la veille au soir, alors qu'elle rentrait chez elle.
Ce crime va traumatiser la ville de Perpignan, d'autant qu'il survient deux ans après la disparition d'une lycéenne de 17 ans, Tatiana Andujar, dont la trace se perd près de la gare.
Comme Mokhtaria, elle était grande, belle et brune, avec des cheveux longs.
Nouveau choc six mois après : une autre jeune femme, Marie-Hélène Gonzalez, disparaît à son tour. Son corps mutilé est retrouvé dix jours plus tard, le 26 juin 1998, près du péage sud de Perpignan.

Un Perpignanais de 54 ans, déjà condamné pour agression sexuelle
Depuis, les policiers de l'antenne de Perpignan de la PJ n'ont jamais lâché cette enquête, dans laquelle des centaines de témoins ont été interrogés, et des dizaines de suspects successivement placés en garde à vue.
En 2011, au vu des progrès réalisés en matière de police scientifique, les policiers ont procédé à de nouvelles analyses sur toute une série de scellés prélevés sur les différentes scènes de crime.

Après des mois d'analyse, c'est l'un de ces scellés qui vient semble-t-il d'ouvrir une nouvelle piste.

Ce prélèvement, effectué sur la scène de crime de Mokhtaria Chaïb, est entré en résonance avec le profil d'un Perpignanais de 54 ans, déjà condamné pour agression sexuelle, et fiché à la suite de cette décision judiciaire.

L'homme a été interpellé ce mardi à midi par les policiers à Perpignan, et se trouve depuis en garde à vue. Et tous les enquêteurs qui ont travaillé sur cette enquête hors du commun croisent désormais les doigts, en espérant qu'enfin, une part du mystère se lève.

Source : http://www.midilibre.fr/
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RAPPEL DES FAITS :

L'affaire des meurtres de la gare de Perpignan est une affaire criminelle française. Entre 1995 et 2001, 4 jeunes filles ont disparu, dont 3 retrouvées mortes, dans des conditions similaires, ce qui fit suggérer des agissements d'un tueur en série.

Le mystère depuis 19 ans

24 septembre 1995
Tatiana Andujar, une lycéenne de 17 ans, habitant Llupia, disparaît vers 19 h 30 dans le secteur de la gare de Perpignan. Elle arrivait en train de Toulouse où elle avait passé le week-end. Un militaire a confirmé avoir fait le trajet en sa compagnie. Près de 19 ans après, aucune trace de l'adolescente n'a été retrouvée.

20 décembre 1997
Dans la nuit, Mokhtaria Chaïb, 19 ans, une étudiante en sociologie à l'université de Perpignan, disparaît alors qu'elle rejoint à pied la cité universitaire, depuis le domicile d'un ami dans le quartier de la gare.

21 décembre 1997
Le corps de la jeune fille est retrouvé en bordure d'un terrain vague, avenue Nungesser-et- Coli. "Nu, son corps a été atrocement mutilé, les deux seins ont été découpés", ainsi que les parties sexuelles constatent les services de police. Elle présente en outre de multiples plaies à l'arme blanche. Selon les premiers éléments, la malheureuse a été tuée sur place.

Janvier 1998
Un chirurgien péruvien, Andrés Palomino-Barrios, est interpellé à Perpignan et mis en examen pour 'assassinat, tortures et actes de barbarie' et écroué.

16 juin 1998
Marie-Hélène Gonzalez, 22 ans, est déposée par une amie en gare d'Argelès-sur-Mer afin de se rendre à Perpignan où elle envisage de faire du stop pour rejoindre le domicile de ses parents, à Toulouges. On sait désormais qu'elle est arrivée à Perpignan.

26 juin 1998
Son corps est découvert par un ferrailleur dans un terrain vague, en contrebas d'un pont enjambant l'A9, près du péage sud. La malheureuse est également nue et a, elle aussi, été mutilée de façon terrible. Elle porte des traces de blessures au couteau. Son corps a été affreusement décapité, amputé des parties sexuelles et ses poignets ont été tranchés. Selon les constatations et l'absence de trace de sang sur les lieux, Marie-Hélène Gonzalez a été mutilée dans un autre endroit, qui demeure toujours inconnu.

30 décembre 1998
La tête et les mains de la malheureuse, dissimulées dans un sac plastique, sont retrouvées dans un fossé entre Banyuls-dels-Aspres et Saint-Jean-Lasseille.

Août 1998
Andrès Palomino-Barrios est libéré et condamné à 10 ans d'interdiction de territoire français.

25 mai 2000
Esteban Reig est interpellé à Lyon après avoir tué et mutilé un homme. Fin 1997-début 1998, il se trouvait à Perpignan, hébergé au foyer d'accueil pour SDF Le Tremplin, dans le quartier de la gare. Il se suicide en prison deux ans plus tard.
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Sommaire
• 1 Historique
• 2 Trois suspects
o 2.1 Andrés Avelino Palomino Barrios
o 2.2 Marc Delpech
o 2.3 Esteban Reig
• 3 Une condamnation
• 4 L'affaire n'est pas close
• 5 Documentaires télévisés
• 6 Notes et références
• 7 Voir aussi
o 7.1 Articles de presse
o 7.2 Articles connexes
o 7.3 Liens externes

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16/10/2014 : le suspect a avoué le meurtre de Mokhtaria Chaïb
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Image redimensionnée







Une tête ronde et un sourire jovial. Sur son profil facebook, ou sur le site de rencontres Badoo, Jacques Rançon, magasinier au chômage, n’a pas vraiment la tête du type rongé par les remords. Cet homme de 54 ans, originaire de Hailles, petit village de 500 habitants situé à une quinzaine de kilomètres au sud d’Amiens, est pourtant aujourd’hui le principal suspect dans l’affaire des « disparues de Perpignan ».


L‘homme de 54 ans interpellé mardi a reconnu le meurtre de l'étudiante, retrouvée atrocement mutilée le 21 décembre 1997. Il sera mis en examen pour «viol avec armes en récidive et assassinat», a déclaré le procureur de Perpignan Achille Kiriakides.

L'un des trois meurtres des disparues de la gare de Perpignan est-il en passe d'être résolu? L'homme de 54 ans placé en garde à vue en début de semaine a avoué cette nuit le viol et le meurtre de Mokhtaria Chaïb, cette étudiante de 19 ans retrouvée atrocement mutilée le 21 décembre 1997 sur un terrain vague près de la gare. Les enquêteurs ont découvert l'identité de ce suspect la semaine dernière, quand les résultats de nouvelles analyses ADN sont tombés. Une trace partielle avait été retrouvée sur l'une des chaussures de la victime, l'une des trois jeunes femmes ayant disparu entre 1995 et 1998 à Perpignan.

Déjà entendu dans ce dossier il y a plusieurs années, le suspect a été emmené au palais de justice pour comparaître devant le juge d'instruction. Il sera mis en examen pour «viol avec armes en récidive et assassinat», a déclaré ce jeudi le procureur de Perpignan Achille Kiriakides, en précisant que cet homme, «toujours présumé innoncent», encourait la réclusion à perpétuité. Interrogé sur l'implication du suspect dans les deux autres meurtres, le procureur n'a pas souhaité s'exprimer davantage, estimant qu'il était encore trop tôt pour le faire.

Des aveux en deux temps

Interpellé mardi à son domicile à Perpignan, Jacques R. a dû répondre aux questions des hommes du SRPJ de Montpellier lors de sa garde à vue qui a été prolongée de 24 heures mercredi à la mi-journée. Dans un premier temps, ce magasinier-cariste actuellement sans emploi et sans domicile fixe a nié les faits en bloc, expliquant qu'il ne connaissait pas Mokhtaria Chaïb. Ce n'est que dans la nuit de mercredi à jeudi que l'homme est passé aux aveux, après que les enquêteurs l'ont conduit près de la gare sur les lieux du crime. Il a fini par craquer en rentrant au commissariat.

Ses propos sont en revanche beaucoup plus troubles concernant le meurtre d'une autre jeune fille, dont il est également soupçonné, écrit Le Midi Libre . Six mois après l'assassinat de Mokhtaria, le 26 juin 1998, Marie-Hélène Gonzalez, 22 ans, était retrouvée mutilée et décapitée. Elle aussi avait disparu près de la gare de Perpignan, dix jours auparavant.

Un lourd passé judiciaire


Originaire d'Hailles, une commune de la Somme, cette homme a eu plusieurs fois affaire à la justice. Il a déjà été condamné aux assises en 1994 à une peine de 8 ans de prison pour le viol de son ex-femme sous la menace d'une arme blanche. Emprisonné en 1992 et libéré en 1997, il se retrouve de nouveau devant la police pour des faits d'agressions sexuelles en 1999. En 2012, il est encore poursuivi à deux reprises pour des «violences volontaires aggravées». Cette fois, sur sa concubine avec qui il a eu deux enfants. Il refait 9 mois de prison avant d'être libéré en juillet dernier. C'est au moment de cette dernière affaire que son ADN a été versé au Fichier national automatique des empreintes génétiques (FNAEG).


«Quand il était énervé, il partait la nuit. Il me disait qu'il allait à la gare»

Lolita, son ex-compagne

Mais qui est Jacques R.? Son ex-compagne Lolita décrit un homme violent qui l'aurait même menacée de mort. Elle raconte un épisode particulièrement douloureux: «Je l'ai quitté mais il n'a pas accepté notre séparation», a-t-elle raconté au Parisien . «Il a fini par me retrouver et a commencé à me harceler au téléphone» avant de s'en prendre directement à «mon nouveau compagnon» et de le «poursuivre dans la rue avec un couteau à la main», explique encore Lolita qui a fini par porter plainte. Lui avait-il parlé des disparues de Perpignan? «Non, répond-elle au Parisien. Tout ce que je sais c'est que souvent, quand il était énervé, il partait la nuit. Il me disait qu'il allait à la gare».

Du côté de la famille de Mokhtaria Chaïb, c'est le soulagement. En revanche, le mystère reste entier pour celle de Tatiana Andujar, 17 ans, disparue en septembre 1995. A ce moment-là, Jacques R. était derrière les barreaux. «Peut-être qu'il aura des informations sur la disparition de ma fille», espère sur BFM TV la mère de Tatiana, Marie-José Garcia. Ces trois meurtres ont traumatisé la ville pendant des années. Un faux médecin péruvien a même été incarcéré plus de six mois, suspecté du meurtre de Mokhtaria Chaïb, avant d'être remis en liberté après l'assassinat de Marie-Hélène Gonzales.

http://www.lefigaro.fr/

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19/10/2014 / Pas de prescription dans l'affaire des "disparues de la gare de Perpignan"


Avec l'arrestation de Jacques Rançon, le dossier des "disparues de la gare" n'est pas refermé. Loin de là. Les services de la police judiciaire de Perpignan vont poursuivre leurs investigations concernant la disparition de Tatiana Andujar, introuvable depuis qu'elle s'est volatilisée le 24 septembre 1995 dans le secteur de la gare, mais aussi l'assassinat de Marie-Hélène Gonzalez, tuée et mutilée en juin 1998.

Si les crimes sont légalement prescrits au bout de dix ans, cette affaire n'est pas classée. Il suffit en effet qu'un acte au moins (procès-verbal, garde à vue…) soit effectué par les enquêteurs tous les dix ans pour repousser le délai de prescription. D'autant que de nouvelles pièces viennent régulièrement s'ajouter au dossier, comme par exemple les auditions de témoins effectuées en 2005 ou en 2012 encore, lorsque l'un d'eux s'est fait connaître et est venu confirmer que Marie-Hélène était bien arrivée jusqu'à la gare de Perpignan le jour de sa disparition. 15 ans après les faits.

http://www.lindependant.fr/2014/10/19/pas-de-prescription,1944072.php

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24/06/2015 : Jacques Rançon, dit « le tueur de la gare de Perpignan » fait de nouveau parler de lui. Il aurait fait de nouvelles révélations concernant une agression qu'il aurait commise, toujours à Perpignan, sur une jeune femme, en septembre 1997


Selon nos sources, Jacques Rançon, 54 ans, dit « le tueur de la gare de Perpignan » aurait fait de nouvelles révélations.

Après avoir avoué les assassinats de Mokhtaria Chaïb en décembre 1997 et de Marie-Hélène Gonzalez en juin 1998 ainsi que l’agression d’une autre jeune femme qui en avait réchappé miraculeusement après avoir été éventrée en mai 1998, avenue de Belfort, voilà que Jacques Rançon passe à table pour révéler un autre de ses méfaits.

Lors de sa dernière audition par le juge d’instruction jeudi dernier, il aurait été confronté à un autre dossier concernant l’agression d’une jeune femme, là encore à Perpignan, en septembre 1997. Soit au moment où il venait juste de s’installer à Perpignan, à deux pas de la gare.

À l’époque, la victime, dont on ignore si elle garde des séquelles physiques, aurait fait une description précise de son agresseur mais l’affaire avait été classée. Or, 18 ans, plus tard, Jacques Rançon aurait un peu plus encore soulagé sa conscience et aurait reconnu ces faits qui pourraient être prescrits au jour d'aujourd'hui.

En attendant, les juges accélèrent semblent-ils les procédures déjà en cours. Marie-Josée Garcia, la mère de Tatiana Andujar, introuvable depuis septembre 1995, a été reçue la semaine dernière ainsi que la famille de Marie-Hélène Gonzalez, hier, afin de les tenir informées des investigations en cours et de leur avancée.

Par ailleurs, la jeune femme agressée avenue de Belfort a été auditionnée à nouveau, hier, afin d’apporter des précisions quant aux déclarations qu’elle avait faites à l’époque puis auprès des enquêteurs de la police judiciaire, après avoir reconnu Jacques Rançon sur une photo publiée dans la presse en octobre dernier.

Le 24 juin à 10h47 par Laure Moysset http://www.lindependant.fr/


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Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/09/2018 14:22  Mis à jour: 27/09/2018 14:22
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 Tatiana Andujar : 23 ans après sa disparition dans le quartier de la gare, l'enquête reprise à zéro...
La jeune femme a disparu le 24 septembre 1995 près de la gare de Perpignan. Les enquêteurs ont repris le dossier à zéro et un suspect a même été placé en garde à vue récemment.

Elle avait 17 ans. Et dans un mois, le 24 octobre, elle pourrait fêter ses 41 ans en famille. Vingt-trois années de vie envolées. D’un vide sidéral. D’un éternel enfer pour ses proches. Vingt-trois ans, ce lundi, que Tatiana Andujar n’a plus donné le moindre signe de vie. Le 24 septembre 1995, vers 19 h 30, elle arrive à la gare de Perpignan après un week-end à Toulouse avec des amies rencontrées durant l’été à Leucate. Des témoins lui ont demandé du feu alors qu’elle fumait une cigarette au bout de l’avenue du Général-de-Gaulle, puis l’ont aperçue attendre devant la cabine téléphonique, passer un coup de fil puis se diriger vers la rue Courteline et monter dans une voiture. Après, plus rien.

Disparues de la gare
Son nom a été inscrit sur l’effroyable dossier des Disparues de la gare de Perpignan pour lequel un homme, Jacques Rançon, a finalement été interpellé 17 ans après puis jugé en mars dernier devant la cour d’assises des P.-O.

Mais, après sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité pour les meurtres de Moktharia Chaïb et Marie-Hélène Gonzalez, outre une tentative d’assassinat et une tentative de viol sur deux autres jeunes filles en 1997 et 1998 dans ce même quartier de Perpignan, l’affaire n’est pas refermée.

Un suspect en garde à vue il y a quelques mois
Reste le mystère Tatiana que les juges d’instruction et les enquêteurs de l’antenne de la police judiciaire de Perpignan cherchent toujours à percer. Jacques Rançon n’y est pour rien. Ils en ont la certitude. Il était derrière les barreaux au moment des faits. Néanmoins, son arrestation, en écartant d’abord la piste du tueur unique et en montrant qu’il y a toujours la possibilité d’élucider une énigme quel que soit le temps qui passe, a permis de donner une autre orientation aux investigations que le groupe Crim continue de mener.

Le dossier, d’autant plus complexe en l’absence de corps, de scène de crime et d’indices à exploiter ou à réexploiter, a ainsi été repris à zéro, toutes les pièces ont été relues, une nouvelle analyse a été effectuée et les recoupements se poursuivent avec d’autres cas de violeurs ou tueurs en série.

Voilà quelques mois, un suspect, actuellement écroué pour le meurtre d’une autre jeune file à Perpignan et qui fréquentait les mêmes lieux que la lycéenne, a été placé en garde à vue afin d’être interrogé. Sans être mis en cause.

Si aucune piste sérieuse ne semble se dégager pour l’heure, la disparition de Tatiana demeure toujours un fil rouge. Et l’espoir demeure qu’un jour...sa famille puisse arrêter de compter les années.

Laure Moysset https://www.lindependant.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/03/2018 17:24  Mis à jour: 26/03/2018 17:24
Administrateur
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 VIDEO. Disparues de Perpignan: Jacques Rançon condamné à la perpétuité, assortie de 22 ans de sûreté.
Le tribunal a rendu sa décision ce lundi à l'issue de trois semaines de procès aux assises des Pyrénées-Orientales. Jacques Rançon est condamné à la perpétuité assortie de 22 ans de sûreté.

L'avocat général avait réclamé le 22 mars «la peine maximale», la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 22 ans de sûreté, à l'encontre de celui que l'on appelle le «tueur de la gare de Perpignan».

Une enquête restée 17 ans dans l'impasse

Originaire d'un milieu miséreux de Picardie, ce cariste-magasinier de 58 ans, est jugé pour le viol et le meurtre de Moktaria Chaïb et de Marie-Hélène Gonzalez ainsi que pour une tentative de meurtre et une tentative de viol. Les faits ont été commis entre 1997 et 1998.

Pendant 17 ans, l'enquête sur les «disparues de Perpignan» est restée dans l'impasse jusqu'en 2014 lorsque les progrès des analyses ADN et un nouveau logiciel de traitement du fichier des délinquants sexuels ont permis de confondre Jacques Rançon.

https://www.20minutes.fr/

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/03/2018 11:03  Mis à jour: 26/03/2018 11:03
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
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Commentaires: 4341
 Live. Procès Rançon à Perpignan : l'heure du verdict.
Après les plaidoiries de la défense ce lundi matin et après avoir donné une dernière fois la parole à Jacques Rançon, la cour se retirera pour délibérer. Le verdict est attendu en fin d'après-midi. Jacques Rançon encourt la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 22 ans de sûreté.

Live -->>
https://france3-regions.francetvinfo.f ... e-du-verdict-1447031.html
Répondre
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 22/03/2018 15:29  Mis à jour: 22/03/2018 15:30
Administrateur
Inscrit le: 06/09/2013
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 Perpignan : Réclusion criminelle à perpétuité requise contre Jacques Rançon. Le verdict est attendu lundi en fin de journée.
Dans le procès des disparues de la gare de Perpignan, l'avocat général a requis une peine de réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans. Jacques Rançon est notamment accusé du meurtre et du viol de Moktaria Chaïb en 1997 et de Marie-Hélène Gonzalez en 1998.

" Vous n'avez plus rien à faire dans notre société monsieur Rançon. Vous avez fait trop de mal. Je demande une peine qui l'empêche de récidiver. La peine maximale. La réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans.

Vous n'avez plus rien à faire dans notre société monsieur Rançon


Au début de sa plaidoirie qui n'aura duré que 35 minutes, Luc-André Lenormand avait demandé aux jurés: "Vous condamnerez Jacques Rançon sans haine,sans vengeance. La colère n'est pas du côté de la justice."

Faire revivre quelques instants les victimes

Ce matin, la partie civile avait souhaité "faire revivre quelques instants les victimes" selon les mots de maître Nicolau.
"La justice, c'est un plateau sur lequel on met d'un côté les crimes commis, la dangerosité de l'accusé et de l'autre la peine que vous choisirez, " dit-il à l'attention des jurés. "Mais il sera impossible d'équilibrer ce plateau. Ni la torture, ni la peine de mort n'existe dans le code pénal français.

La souffrance des familles sera perpétuelle


La souffrance des familles sera perpétuelle." Il évoque Jacques Rançon: "ce n'est pas un animal ni un monstre issu de la mythologie ou d'un auteur de polar. lui, il est bien réel. Et il n'est pas fou. On ne juge pas un malade mental mais un être humain dans ce qu'il y a de plus abject."

On ne juge pas un malade mental mais un être humain dans ce qu'il y a de plus abject


Un peu plus tôt, maître Capsié, toujours pour les parties civiles évoque le mot qui, selon lui, représente le mieux Jacques Rançon: "il est sadique, sa satisfaction ne peut être obtenue que par la souffrance physique et morale de ses partenaires.

Il est sadique

Personne ne sortira indemne de procès, tous, sauf Jacques Rançon." Maître Capsié a compté pas moins de 13 passages à l'acte: "il a une image dévalorisée de la femme et de lui-même. Cela ne suffit pas pour tuer, pour violer, pour mutiler, pour décapiter."



Jacques Rançon est jugé pour le viols et les meurtres de Moktaria Chaïb et Marie-Hélène Gonzalez, la tentative de viol sur Nadia (prénom d'emprunt) et la tentative de meurtre sur Sabrina entre 1997 et 1998 à Perpignan.


J'ai commis des meurtres sans plaisir


Le président de la cour a une dernière fois tenté de faire parler Jacques Rançon. L'accusé a simplement déclaré: "Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça. J'ai commis des meurtres sans plaisir."

Le verdict est attendu lundi en fin de journée.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 22/03/2018 12:22  Mis à jour: 22/03/2018 13:02
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 Procès du tueur de la gare de Perpignan : la plaidoirie de la partie civile en direct. "Il sait, il va finir sa vie en prison"…
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/03/2018 11:03  Mis à jour: 21/03/2018 11:03
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 Procès Rançon à Perpignan : comment l'ADN a sauvé une enquête en panne ( Vidéo)


Pendant 17 ans, l'enquête sur les "disparues de Perpignan" est restée dans l'impasse jusqu'en 2014 lorsque les progrès des analyses ADN et un nouveau logiciel de traitement du fichier des délinquants sexuels ont permis de confondre Jacques Rançon, jugé depuis le 5 mars aux assises.

Par OLC avec l'AFP Publié le 21/03/2018 https://france3-regions.francetvinfo.fr/

L'experte Marie-Hélène Cherpin a longuement expliqué mardi aux jurés de la cour d'assises des Pyrénées-Orientales, comment les évolutions "techniques et juridiques" ont pu faire parler une trace d'ADN laissée sur la chaussure de l'une des deux femmes violées et assassinées en 1997 et 1998.

Techniquement, c'est le dossier le plus difficile que j'ai traité

"Techniquement, c'est le dossier le plus difficile que j'ai traité", a lancé en préambule cette scientifique de 65 ans qui était responsable des analyses génétiques au laboratoire Biomnis à Lyon.

Travail de fourmi

L'experte a détaillé le travail de fourmi des expertises ADN, au 10e jour du procès de Jacques Rançon pour l'assassinat et le viol de Moktaria Chaïb, 19 ans, et de Marie-Hélène Gonzalez, 22 ans, la tentative de meurtre de Sabrina, 19 ans, ainsi que la tentative de viol de Nadia (prénom d'emprunt), 17 ans.

En 1998, avec les outils d'analyses qui existaient, il aurait été très difficile d'arriver à ce résultat

"En 1998, avec les outils d'analyses qui existaient, il aurait été très difficile d'arriver à ce résultat", a affirmé Mme Cherpin, soulignant que le travail de deux autres laboratoires, au début de l'enquête, n'était pas en cause. Entre janvier 2012 et février 2013, la magistrate en charge du dossier du "tueur de la gare" a fait refaire l'ensemble des analyses ADN par le laboratoire lyonnais.

Profil partiel sur une chaussure

Sur les chaussures de Moktaria Chaïb, Marie-Hélène Cherpin retrouve alors "les empreintes partielles de deux ADN masculins". A l'été 2014, un nouveau logiciel permet de faire des rapprochements à partir de "profils partiels" sur le fichier national des empreintes génétiques (FNAEG).
Ca matche
La juge d'instruction missionne alors le laboratoire Biomnis pour faire des comparaisons avec les ADN retrouvés sur les chaussures. Et là, ça "matche" avec le profil de Jacques Rançon, s'enthousiasme l'experte. L'ancien cariste-magasinier originaire de Picardie figure dans le FNAEG depuis 2001.

Risque d'erreur : un sur 540 milliards

Elle affirme que malgré l'exploitation d'un "profil partiel" le risque d'erreur sur l'identification de l'accusé n'est que de un sur 540 milliards. Le 16 octobre 2014, Rançon est placé en garde à vue et finit par avouer le meurtre de Moktaria Chaïb qu'il avait croisée par hasard.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/03/2018 10:57  Mis à jour: 21/03/2018 10:57
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 [DIRECT] Procès du tueur de la gare de Perpignan : "On sait comment, mais pas pourquoi".
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 20/03/2018 19:44  Mis à jour: 20/03/2018 19:44
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 Au 10ème jour de procès de Jacques Rançon, les parties civiles, le frère de Moktaria Chaïb, la soeur et la mère de Marie-Hélène Gonzalez ont pu exprimer leur douleur.
"Tu te lèves et tu me regardes !" Des flots d'insultes, des pleurs, des cris. De la haine. Une très grande souffrance.

Marie-Hélène Gonzalez a été tuée par Jacques Rançon. Tuée et mutilée, la tête et les mains coupées. A la barre, sa mère a crié sa haine : "Tu te lèves et tu me regardes !, hurle-t-elle. "De quel droit tu peux tuer ma fille ! Tu mérites la mort. Regarde-moi ! Lève-toi !"

"Je voudrais te massacrer"


Elle quitte la barre, se rapproche du box de Jacques Rançon, tout en restant à distance. L'accusé lève un peu la tête et essuie un flot d'injures. "Je voudrais te massacrer. Tu n'as fait que détruire. Qu'on l'enferme dans un trou à rats pour qu'il ne fasse plus de mal à personne."

"Ah c'est beau la prison !"


Le président de la cour d'assises prend la parole: " j'espère que ce procès sera pour vous un tout petit apaisement." Concepcion Gonzalez lui répond : " Il va payer pour la justice mais pas pour moi. Ah c'est beau la prison ! On est nourri, il y a la télé, le jour, la nuit, les promenades. Ma fille ne voit plus rien de tout cela. Où est la justice ? Qu'il crève dans un trou et qu'il soit mangé par des rats."


" Son odeur me manque. Me faire engueuler par elle me manque"


C'est au tour de la soeur de Marie-Hélène de témoigner. "Il y a tellement de choses à dire. 20 ans dans la colère, la haine, la tristesse. Il nous l'a enlevée à 20 ans. Marie-Hélène avait tout. Je lui prenais son maquillage, ses vêtements. J'ai tout appris d'elle. Je n'ai plus rien. Son odeur me manque. Me faire engueuler par elle me manque, " sanglote-t-elle.

" Il l'a tuée comme un cochon"

"Marie n'était pas à lui mais à nous. Et lui, il est arrivé et boom, tout a éclaté. Plus de famille, plus d'anniversaire. En un soir, il a tout foutu en l'air."


"Tu nous a pris son corps mais pas son âme"


"Il l'a tuée comme un cochon." puis se tournant vers Jacques Rançon : "tu nous a pris son corps mais pas son âme". "On essaie de se reconstruire. Tous les jours, je vais voir maman et je prends le café avec elle mais la haine, la douleur, je les garderai toute ma vie. Cet homme n'est pas jugeable, il ne devrait pas avoir d'avocats. Il doit pourrir."

" Ici, c'est light"

Un peu plus tôt, le frère de Moktaria Chaïb s'est exprimé. Pendant le procès, il a souvent eu du mal à contenir son émotion. A côté de l'accusé, il essaie de garder son calme mais c'est difficile : "Il y a des lois, malheureusement. Dans certains cas, on devrait revenir à quelque chose de plus dur. Il faudrait méditer cela pour les prochains. Ici, c'est light."
La suite du procès Rançon

Mercredi 21 mars : L'enquête avec Vincent Delbreilh (SRPJ Perpignan) et Gilles Soulié, ex-directeur SRPJ Montpellier
Jeudi 22 mars : Plaidoiries de la partie civile et réquisitions de l'avocat général
Lundi 26 mars : Plaidoiries de la défense et verdict

https://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/03/2018 10:31  Mis à jour: 22/03/2018 12:29
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 [DIRECT] Procès du tueur de la gare de Perpignan : "J'avais besoin d'une femme..."
Jacques Rançon est jugé depuis le 5 mars devant les assises des Pyrénées-Orientales pour meurtres, tentative de meurtre et viols dans l'affaire des disparues de la gare de Perpignan. Suivez le procès en direct.
EN DIRECT -->>
http://www.midilibre.fr/2018/03/19/tu ... e-droite-au-proces-rancon,1642389.php
Merci de copier et coller le lien dans votre barre
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/03/2018 10:11  Mis à jour: 19/03/2018 10:11
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 19/03/2018 : Reprise du procès de Jacques Rançon, ce lundi sous tension à Perpignan.
À l’issue des deux premières semaines du procès du "tueur de la gare" de Perpignan, une question reste en suspens : pourquoi Jacques Rançon a-t-il mutilé le corps de ses victimes ?

Jacques Rançon n’est pas très bavard devant la Cour d’assises des Pyrénées-Orientales. Et quand il s’agit d’expliquer le pourquoi des mutilations infligées à ses victimes, il devient carrément mutique. « Je ne sais pas, je ne me souviens plus ». Pour le faire parler, la Cour a tout essayé : la méthode douce avec le président, la méthode forte avec l’avocat général. En vain. Le « tueur de la gare » s’est contenté de répéter quelques bribes d’explications, qu’il avait déjà données aux enquêteurs.
Des découpes "utilitaires", selon l’accusé

« C’était pour effacer mes traces », dit-il au sujet de Moktaria Chaïb, la jeune étudiante retrouvée morte en décembre 1997 sur un terrain vague. Les seins et les parties génitales avaient été méticuleusement découpés. Jacques Rançon affirme les avoir « jetés dans une bouche d’égout ».

Concernant Marie-Hélène Gonzalés en 1998, s’il a coupé la tête et les mains, « c’était pour empêcher l’identification du corps ». Et s’il a éventré et éviscéré la jeune femme de 22 ans, « c’était pour que son corps dépérisse plus vite ».
Du "sadisme pur", selon les parties civiles

Mais quel était « le but utilitaire » dans le cas de Sabrina, cette jeune femme « ouverte en deux » sous un porche en mars 1998 ? Jacques Rançon ne l’avait pas violée. Il n’y avait donc aucune trace à effacer. Le tueur de la gare ne donne aucune explication : « je ne me souviens pas de l’avoir éventrée ».

Devant la Cour, Sabrina affirme avoir vu « du sadisme et de la perversité » dans le regard de Jacques Rançon au moment où il lui assénait un premier coup de couteau. « Il éprouvait de la satisfaction. Il respirait comme un asthmatique ».
Des découpes qui interrogent

Maitre Etienne Nicolau, l’avocat des parties civiles, n'a aucun doute, « Jacques Rançon a pris du plaisir à mutiler ». Il en veut pour preuve les rapports des médecins légistes qui décrivent des découpes « quasi-chirurgicales », méthodiques et méticuleuses.



Près du corps éventré de Marie-Hélène Gonzalés, les enquêteurs ont retrouvé l’ensemble de ses organes, qui semblaient avoir été prélevés et triés un à un. « Une éviscération complète comme celle-ci, je n’en ai jamais vu d’autre dans ma carrière » dit le médecin légiste qui a examiné le cadavre. « Tous les organes ont été prélevés, cœur, foie, reins, rate et intestins. Il ne restait que la vessie. Ces actes ont nécessité de la détermination, de la persévérance et du temps »
Jacques Rançon, un fou ?

Les experts psychiatres sont unanimes : Jacques Rançon était conscient de ce qu’il faisait au moment de commettre les mutilations. Il ne présente « aucune maladie mentale » et bénéficie « d’une intelligence normale ». Pour faire simple, il n’est ni un débile, ni un fou.

«Et pourtant, je soutiens que le cerveau de Jacques Rançon n’est pas un cerveau normal», estime le Docteur Pierre-André Delpla, en évoquant « un développement psychique incomplet ». Un constat partagé par l’avocat de Jacques Rançon : « je ne pense pas qu’un être normalement constitué puisse commettre, de sang-froid, de tels actes ».



D’autres pistes sont évoquées par les experts pour expliquer les mutilations. Le Docteur Roger Franc, psychiatre, évoque « une volonté d’appropriation » de ses victimes, et voit « une dimension fétichiste » dans le prélèvement des organes sexuels. Mais « je n'ai pas la preuve », admet-il.

Il reste cinq journées d’audience devant la Cour d’assises des Pyrénées-Orientales, pour tenter d’approcher la vérité.

https://www.francebleu.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/03/2018 13:40  Mis à jour: 15/03/2018 13:40
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 Procès Rançon : quel gâchis font ces m****. Une victime, survivante de l’horreur, évacuée de la salle après une crise de nerfs…
La jeune femme a raconté son calvaire dans un débit extrêmement rapide, entrecoupé de sanglots, jusqu’à ne plus contenir ses larmes, jusqu’à crier puis à hurler, dans une véritable crise de nerfs. Sabrina a été alors prise en charge par la sécurité civile et évacuée de la salle, tandis que le président de la cour suspendait l’audience.

Sabrina venait d’expliquer comment, le 9 mars 1998, après avoir été abordée par un homme prétendant être ivre, elle a reçu deux coups de couteau. « Le premier coup a été très vite, j’ai entendu la perforation, je me voyais mourir », a-t-elle dit. Suivra un deuxième coup de couteau « de bas en haut », « comme s’il éventrait un cochon ». La jeune femme a été sauvée par l’intervention d’une passante.

De l’agression, Sabrina garde une cicatrice de 32 cm au niveau du ventre et des séquelles psychologiques.

Le procès de Jacques Rançon s’est ouvert le 5 mars. Il est jugé pour avoir violé, tué et mutilé deux femmes, mais aussi pour avoir tenté de violer deux autres victimes laissées pour mortes, en 1997 et 1998.

Lundi 12, il a « demandé pardon » pour ses meurtres.

Le verdict est attendu le 26 mars.

http://lavdn.lavoixdunord.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/03/2018 11:28  Mis à jour: 15/03/2018 11:28
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 [DIRECT] Procès de Jacques Rançon : laissée pour morte, Sonia fait face à son bourreau.
Au huitième jour du procès de celui qui est présenté comme le tueur de la gare de Perpignan, accusé de meurtres et de viols, c'est l'une de ses victimes qui lui fait face. Suivez le procès en direct.

--> http://www.midilibre.fr/2018/03/15/di ... ante-defie-jacques-rancon,1640638.php
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 14/03/2018 13:59  Mis à jour: 14/03/2018 13:59
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 Procès Rançon: les frères d'une victime se jettent sur le box des accusés, la salle évacuée .
Le procès de Jacques Rançon, accusé du meurtre de deux jeunes femmes dans les années 90, a connu un tournant hier avec les excuses de l'homme de 58 ans. L'émotion et les tensions restent au coeur des débats.

La matinée a été une nouvelle fois éprouvante au procès de Jacques Rançon accusé du meurtre de deux femmes à la fin des années 90. L'ancien cariste-magasinier a raconté devant la cour d'assises de Perpignan la soirée du 16 juin 1998, jour de la disparition de Marie-Hélène Gonzalez. Un récit froid et mécanique qui a suscité la colère de la famille de la victime. Au moment où l'audience devait être suspendue, deux des frères de la jeune femme se sont jetés dans le box des accusés pour tenter d'atteindre Jacques Rançon.



"Ils se sont précipités sur le box pour tenter de l'attraper à travers les vitres, a reconnu Me Etienne Nicoleau, avocat des parties civiles. Ils ont eu une réaction humaine, épidermique. On peut comprendre. C'était leur sœur, ils ont revécu le calvaire de Marie-Hélène."

Corps décapité

La réaction des deux frères de Marie-Hélène, dont le corps a été découvert atrocement mutilé, a entraîné une certaine confusion dans la salle de la cour d'assises des Pyrénées-Orientales. La salle d'audience a dû être évacuée entièrement par les gendarmes. "La dignité, c'est important", a lancé le président de la cour d'assises à l'attention de la famille de Marie-Hélène Gonzalez avant de déclarer l'audience suspendue jusqu'à 14 heures.

Hier, pourtant, après avoir demander "pardon", Jacques Rançon avait refusé de dire pourquoi et comment il a violé, tué et mutilé ses victimes. Ce mercredi matin, il est revenu sur cette soirée où il a pris en stop Marie-Hélène Gonzalez, une jeune femme de 22 ans. Jacques Rançon a raconté comment il avait tenté de la violer avant de l'étrangler. Le corps de la jeune femme avait été retrouvé dix jours plus tard décapité et amputé des mains. Sa tête et ses mains avaient été retrouvées six mois plus tard. Des photos ont été projetées pendant l'audience.

Sur ces faits, Jacques Rançon dit ne pas se souvenir. Des pertes de mémoire qui agacent la cour. "Est-ce tellement horrible que vous préférez mettre un rideau noir sur ces moments-là?", questionne le président de la cour d'assises des Pyrénées-Orientales. "Je ne me souviens plus", a rétorqué encore une fois l'accusé, qui a exprimé de nouveaux remords. "Aujourd’hui, je regrette qu’elle ait croisé ma route", souffle-t-il.

Justine Chevalier avec Mélanie Bertrand ->http://www.bfmtv.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/03/2018 14:15  Mis à jour: 13/03/2018 14:15
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 Pendant deux jours, les experts ont raconté dans le détail les scènes de crime et les autopsies de Moktharia Chaïb et Marie-Hélène Gonzalez tuées par Jacques Rançon.
Elles sont quatre jeunes femmes à avoir croisé en 1997 et 1998 le chemin de Jacques Rançon, le tueur présumé de "la gare de Perpignan". Deux ont survécue miraculeusement. Elles viendront témoigner devant la cour d'assises des Pyrénées-orientales jeudi et lundi prochain. Deux sont mortes dans d'atroces souffrances.



Diffusion de photos

Au sixième jour du procès, l'audience de ce mardi a été marquée par le récit de l'accusé, qui jusque là assurait qu'"il ne pourrait pas" raconter, que "ce serait trop dur", marquée aussi par la diffusion des photos de Moktaria Chaïb, une étudiante de 19 ans, dont le corps avait été retrouvé dans un terrain vague entièrement dénudé, les seins et les parties génitales découpées de façon quasi-chirurgicale.

"Certains portent leur main devant leur visage"


Seuls les jurés, la cour, les avocats et l'accusé ont pu voir ces photos: les visages des jurés sont soudainement graves, certains portent leur main devant leur visage, visiblement bouleversés et choqués par ce qu'ils découvrent sur l'écran. Jacques Rançon, lui, visage baissé, ne lèvera pas les yeux. "Parce que ça fait trop de mal", affirmera-t-il plus tard.

Auparavant, pendant plus de 45 minutes, pressé par le président de la cour de "raconter ce qu'il s'était passé", il avait expliqué d'une faible voix, sa "rencontre" avec la jeune fille, puis le viol et le meurtre. "J'ai croisé Moktaria un soir", dit Jacques Rançon, qui reconnaît avoir été ce soir-là à la recherche d'une fille.

"Je l'ai fait s'allonger au sol et je me suis mis sur elle"


"J'ai sorti mon couteau, on a traversé la route, je l'ai forcée à se déshabiller dans un terrain vague. Je l'ai fait s'allonger au sol et je me suis mis sur elle", poursuit l'accusé, debout dans le box entièrement vitré. "J'ai essayé, essayé, j'ai pas réussi, elle me repoussait, elle se débattait", dit Jacques Rançon dont la tentative de pénétration restera vaine.

"Je l'ai découpée. J'ai mis les morceaux dans un sac, je l'ai jeté dans une bouche d’égout. Et je suis rentré à l'hôtel"


D'une voix blanche, l'accusé, veste grise sur chemise beige, poursuit son récit: "elle a dit qu'elle allait appeler la police. J'ai mis les coups de couteau". Douze au total, révèlera l'autopsie. Vient alors le plus terrible : "Je l'ai découpée. J'ai mis les morceaux dans un sac, je l'ai jeté dans une bouche d'égoût. Et je suis rentré à l'hôtel". "Pourquoi douze coups de couteau ?", demande l'avocat des parties civiles, Etienne Nicolau. "C'était la panique", répond Rançon.

" J'étais en panique, j'ai coupé sans réfléchir, je ne pensais à rien, j'agissais"


"Quand vous découpez le corps, que ressentez-vous", l'interroge le président Régis Cayrol. "J'étais en panique, j'ai coupé sans réfléchir, je ne pensais à rien, j'agissais".

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/03/2018 19:01  Mis à jour: 12/03/2018 19:01
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 Jacques Rançon a "demandé pardon" lundi pour avoir tué Moktaria Chaïb et Marie-Hélène Gonzalez, deux femmes qu'il a violées et atrocement mutilées.
"Je demande pardon. Moktaria et Marie-Hélène n'auraient pas dû mourir. Ce que j'ai fait est très grave. Je ne sais pas dire pourquoi j'ai fait ça", a dit l'accusé au 5e jour de son procès devant les assises des Pyrénées-Orientales.


"Je ne pourrai pas raconter. C'est trop dur"


Pour le président de la cour Régis Cayrol, si l'accusé n'est pas capable de "dire pourquoi", au moins devra-t-il dire "comment", à partir de mardi lorsque la cour se plongera dans l'horreur des meurtres. "Je ne pourrai pas raconter. C'est trop dur", a déjà prévenu l'accusé lundi. "Vous croyez que ce n'est pas trop dur pour les parties civiles!", a rétorqué Régis Cayrol qui lui demande "de bien réfléchir cette nuit".

" Vous croyez que ce n'est pas trop dur pour les parties civiles!"


L'accusé "est en train de changer", a commenté l'un de ses avocats, Me Xavier Capelet, en marge de l'audience. L'avocat a discuté samedi avec son client, lequel était très agacé par la première semaine d'audience au cours de laquelle il a eu l'impression d'être "une boîte qu'on faisait tomber à la fête foraine". "Il en avait marre d'entendre certains venir raconter des salades à la barre. En même temps, ça l'a fait réagir", a ajouté l'avocat.

"L'insoutenable à venir"

Pendant les quatre premières journées, Rançon n'a jamais rien répondu aux accusations portées contre lui. Il ne s'était pas non plus excusé auprès des femmes qu'il avait agressées.

A partir de demain, les experts vont raconter dans le détail les scènes de crime et les autopsies de Moktaria Chaïb mardi et Marie-Hélène Gonzalez, mercredi. Le président a décidé de diffuser des images de la découverte des corps. Des scènes d'horreur. L'insoutenable pour les jurés et les parties civiles.

Vidéos -> https://france3-regions.francetvinfo.f ... mande-pardon-1439109.html

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/03/2018 16:46  Mis à jour: 11/03/2018 16:46
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 La deuxième semaine du procès de Jacques Rançon, «le « tueur de la gare », s’annonce insoutenable. A tel point que les avocats s’inquiètent pour les jurés et les parties civiles.
Perpignan, France

Les jurés de la Cour d’assises des Pyrénées-Orientales s’apprêtent à vivre l’une des semaines les plus éprouvantes de leur vie. On va leur montrer l’immontrable. Leur décrire l’indescriptible.

Car après s’être penchée sur la personnalité et le passé de Jacques Rançon, la Cour va désormais examiner les faits : les viols, les meurtres, les mutilations, et les terribles agressions.

Des images "insoutenables"

A la barre, les experts vont raconter dans le détail les scènes de crime et les autopsies. Le président a décidé de diffuser des images de la découverte des corps.

« Inquiet pour les jurés et les parties civiles »

« Je sais, pour les avoir vues, que les images qui seront diffusées sont particulièrement insoutenables », s’inquiète Maitre Etienne Nicolau, l’avocat des parties civiles. « Je suis inquiet pour ce que vont ressentir les jurés et le public. Et surtout, je suis inquiet de savoir comment les familles de victimes vont pouvoir rester dignes ».



Dans le camp adverse, les avocats de la défense partagent la même appréhension. « Ce sera effectivement un semaine très difficile, d’abord et avant tout pour les parties civiles. Même si je suis l’un des avocats de Jacques Rançon, je pense chaque jour à elles ».



Avec la fatigue qui s’installe, les avocats de la défense craignent que cette deuxième semaine d’audience provoque un « électrochoc » qui « nuise à la sérénité des débats ». « Nous tenterons de faire en sorte de ramener du calme et de la pondération, si tant est que ce soit possible, au regard de la monstruosité des faits »

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/03/2018 11:34  Mis à jour: 08/03/2018 11:34
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 [DIRECT] Perpignan - Procès de Jacques Rançon : suivez le 4e jour d'audience dès 9h30.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/03/2018 11:32  Mis à jour: 08/03/2018 11:32
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 Meurtres de la gare de Perpignan. "Tueur de la gare de Perpignan": il avait menacé de "m'asperger d'acide".
Il avait menacé de "m'asperger d'acide": une compagne de Jacques Rançon a témoigné de la violence de l'accusé, surnommé "le tueur de la gare de Perpignan", au troisième jour de son procès mercredi devant la cour d'assises des Pyrénées-Orientales.

Originaire de Picardie, cet ancien cariste-magasinier de bientôt 58 ans, est jugé pour avoir violé, tué et mutilé deux femmes en 1997 et 1998. Il lui est aussi reproché d'avoir tenté de violer une autre femme et d'en avoir laissé une quatrième pour morte.

L'histoire avec Carole a eu lieu entre 1987 et 1991. Au début, c'était une romance comme une autre. "Il était gentil avec tout le monde", a témoigné la quinquagénaire.

Sur le plan sexuel, tout allait aussi très bien: "Il n'avait pas d'exigences et si je refusais, il n'insistait pas".

Tout a changé quand elle est tombée enceinte. Il est devenu violent. Pour quelle raison ? "Je ne sais pas. Il a voulu me faire passer par la fenêtre. C'était des crises et ça passait".

Au fil du temps, la situation a empiré. Coups de poing au visage.... Jusqu'à la rupture très dure : "Rançon m'avait promis, s'il m'attrapait, de m'accrocher à un arbre et de m'asperger d'acide quand on s'est quittés".

"Je l'appelle Rançon car il ne mérite pas que je l'appelle Jacques. Je regrette cette partie de ma vie". "Ce qu'il a fait est ignoble", a ajouté cette femme au physique élancé, brune, cheveux frisés, à l'apparence finalement assez proche des victimes.

"A-t-il fait aux deux victimes ce qu'il n'a pas pu vous faire ?", lui a demandé Me Philippe Capsié, pour les parties civiles. "Il faut qu'il meure en prison", a-t-elle simplement lâché en larmes.

Une autre compagne témoigne. Il avait 20 ans, elle 16. C'était la première fois que Rançon se mettait en couple, l'époque où il avait découvert la sexualité.

- "Ni remords ni angoisse" -

"Il était normal, assez doux, pas sauvage (...). Il voulait m'épouser", s'est souvenue Chantal, 53 ans, tombée enceinte mais qui avait perdu l'enfant.

Cette belle histoire, dont il a dit "ne plus beaucoup" se souvenir, s'était elle aussi terminée dans la violence: "Il m'a poussée contre un buffet".

"Pourquoi ce premier acte de violence?", a demandé le président Régis Cayrol à l'accusé: "Je ne sais pas", a répondu Rançon.

"Il n'aimait pas qu'on lui dise non. Il ne fallait pas lui dire non", a repris Chantal, se souvenant que Rançon "n'avait pas du tout apprécié" la rupture: "Il m'avait harcelée, il était allé chez ma sœur, pareil chez mon frère".

De son côté, Marie-Claude raconte les sorties de Rançon au cours desquelles "il allait voler de l'argent chez les gens". Elle a vécu six mois avec l'accusé dont elle a eu un enfant qu'il n'a jamais reconnu. Jusqu'à la rupture, quand il lui lâche: "j'ai fait une grosse bêtise". C'était juillet 1992. Quelques jours plus tard, Marie-Claude découvrait dans le journal qu'il avait violé une femme. Il sera condamné à huit ans d'emprisonnement pour ce crime.

Violent, oui. Dissimulateur, aussi. Alain, un collègue de travail, était devenu son ami en 1998, en pleine période des crimes. Ensemble, ils étaient sortis, avaient "bu des coups", "passé des soirées". Mais Alain ne s'était aperçu de rien. "J'en suis resté baba", a-t-il lâché à propos de l'interpellation de son copain.

Pour les parties civiles, Me Étienne Nicolau de s'étonner: "Vous venez d'entendre votre ami à l'époque où vous avez commis les crimes. Vous le voyez en journée. Le soir vous tuez, vous coupez les seins, les organes génitaux. Et le lendemain vous êtes normal?"

"Oui. J'étais normal. Ça restait caché", a répondu Rançon. "Vous n'avez ni remords ni angoisse ?", a insisté l'avocat. "Non !", a rétorqué l'accusé qui a nié les violences sur Carole: "Tout est mensonge".

Seul moment d'humanité, ce fut ensuite face à son fils de 30 ans. "Je te demande pardon d'avoir été un si mauvais père. Je pense qu'on ne se reverra jamais. Donc je te dis adieu".

AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/03/2018 13:45  Mis à jour: 07/03/2018 13:45
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 Disparues de Perpignan : audience suspendue, reprise à 14 h . ( procès en direct )
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/03/2018 18:18  Mis à jour: 06/03/2018 18:18
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 Interview exclusive de Denise, la sœur de Jacques Rançon, le meurtrier de la gare de Perpignan ( Vidéo).
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/03/2018 13:40  Mis à jour: 06/03/2018 13:40
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 Disparues de Perpignan : suivez le procès de Rançon en direct.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/03/2018 12:28  Mis à jour: 06/03/2018 12:28
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 Disparues de la gare de Perpignan : Rançon se décrit comme un “pestiféré” depuis l’enfance.
Image redimensionnée



Ce lundi, 05/03/2018, au premier jour du procès, Jacques Rançon, méconnaissable, a fait face aux familles.

Vingt ans après les faits, le procès de Jacques Rançon, qui s'est décrit comme un “pestiféré” depuis l'enfance, s'est ouvert ce lundi à Perpignan devant la cour d'assises des Pyrénées-Orientales.

Cet ancien cariste magasinier de bientôt 58 ans est jugé pour avoir violé, tué et atrocement mutilé deux femmes en 1997 et 1998. Il lui est aussi reproché d'avoir tenté de violer une autre femme et d'en avoir laissé une quatrième pour morte. “Quand j'étais petit, j'étais malheureux, mes parents n'étaient pas “câlineux”. Je n'avais pas d'amis. On vivait dans la dernière maison en bois du village. J'étais le pestiféré”, a répondu l'accusé à la cour, quand on lui demandait de raconter son enfance.
Une mère “simplette”

Et de brosser le portrait d'une famille qui l'a maltraité durant les premières années de sa vie, avec une mère “simplette” qui le battait et un père, maçon à la retraite né en 1907, qui ne “s'occupait pas de lui” ni de ses seize autres enfants, préférant aller “à la pêche”. À l'adolescence, Rançon est tombé dans la délinquance. “Avec un copain, on volait des voitures. On en a volé 48”, admet-il.

Il reconnaît une première agression sexuelle à 16 ans, pour laquelle il ne sera pas poursuivi : les gendarmes ont convaincu la victime de ne pas porter plainte car c'était un “pauvre malheureux”. Quant à sa relation avec les femmes, Rançon fait part de sa préférence pour une relation “à vie”. “Vous êtes un romantique ?”, demande le président Régis Cayrol. “Oui”, susurre Rançon. “Va falloir nous l'expliquer”, ironise alors le président qui demande un peu plus tard : “Pourquoi violez-vous ?” “Je ne sais pas”, répond-il d'une voix devenue éraillée.

Auparavant, l'accusé a gardé la tête baissée pendant toute la lecture des faits. Veste grise sur t-shirt orange vif, des vêtements prêtés parce que les siens prévus pour l'audience avaient été perdus par l'administration pénitentiaire, selon Me Xavier Capelet, son avocat. Les parties civiles, installées en face de l'accusé, ont essayé de capter son regard. Notamment Conception Gonzalez, la mère de la dernière victime, Marie-Hélène, 22 ans, tuée le 16 juin 1988. Elle l'a parfois insulté à voix basse et a éclaté en sanglots pendant l'insoutenable lecture des faits. Elle a finalement quitté le prétoire.

“Il faut qu'il paye pour ce qu'il a fait, à ma fille, aux autres victimes, à moi, mon mari, ma famille”, avait-elle déclaré il y a quelques jours. Vingt ans après les faits, le procès signe l'épilogue de l'affaire dite des disparues de Perpignan qui avait créé une psychose dans la cité catalane dans les années 1990.
Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité

Rançon encourt la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans. Il pourrait aussi se voir infliger une rétention de sûreté en fin de peine, car il était en état de récidive légale en raison de sa condamnation pour viol aggravé en 1994.

C'est grâce à un nouveau logiciel du fichier national des empreintes génétiques (Fnaeg) qu'il a été identifié le 13 octobre 2014 dans ce dossier. À l'origine, une trace sur le dessus de la chaussure droite de Moktaria Chaïb, 19 ans, tuée le 21 décembre 1997. Aux enquêteurs, ce père de 4 enfants de 3 mères différentes qui avait déjà passé douze ans en prison a avoué le meurtre de Moktaria. Il a ensuite été reconnu par Sabrina qui lui avait échappé miraculeusement le 9 mars 1998. Elle l'avait vu sur une photo dans un journal au lendemain de l'interpellation.

En 2015, il a avoué avoir tué Marie-Hélène, retrouvée décapitée, amputée des mains, les parties génitales découpées. Puis il a admis l'agression sexuelle de Nadjet, le 20 décembre 1997.

En revanche, rien n'a pu être retenu contre lui dans la disparition de Tatiana Andujar, dont personne n'a de nouvelles depuis le 24 septembre 1995. À cette date, Rançon a un alibi : il était incarcéré à Amiens pour viol. “Je n'ai pas eu de permission”, a-t-il assuré. La mère de la lycéenne était toutefois présente au début de l'audience. Le verdict est attendu le 26 mars.

http://www.midilibre.fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/03/2018 11:14  Mis à jour: 06/03/2018 11:49
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 "Disparues de Perpignan" : une première journée d'audience très éprouvante pour les familles.


Le procès de Jacques Rançon, accusé d'avoir violé, tué et atrocement mutilé deux femmes, mais aussi tenté d'en violer deux autres laissées pour mortes en 1997 et 1998, s'est ouvert lundi à Perpignan.
Les enquêteurs l'avaient surnommé le "tueur de la gare de Perpignan" : vingt ans après, le procès de Jacques Rançon s'est ouvert lundi après-midi devant la cour d'assises des Pyrénées-Orientales. Un véritable calvaire pour les familles des victimes.

Viols, meurtres et mutilations. Cet ancien cariste magasinier de bientôt 58 ans est jugé pour avoir violé, tué et atrocement mutilé deux femmes en 1997 et 1998. Il lui est aussi reproché d'avoir tenté d'en violer une autre et d'en avoir laissé une quatrième pour morte. L'audience signe l'épilogue de l'affaire dite des "disparues de Perpignan" qui avait créé une psychose dans la cité catalane dans les années 1990.

Rançon impassible pendant la lecture des faits. À l'ouverture des débats, l'accusé, dans le box vitré, a décliné clairement son identité. Les cheveux longs, mal rasé, il était vêtu d'une veste de jogging grise et d'un t-shirt orange fluo, des vêtements prêtés parce que les siens prévus pour l'audience avaient été perdus par l'administration pénitentiaire, selon Xavier Capelet, son avocat. Pendant toute la lecture des faits par le président de la cour, Régis Cayrol, il est resté impassible, le regard baissé, dans le vague, presque absent.

ENTENDU SUR EUROPE 1
Je crains que ça ne leur apporte plus de souffrance que de réconfort
ME ETIENNE NICOLAU, AVOCAT DES FAMILLES DES VICTIMES
"Pour les parents, c'est très très très difficile". Avant l'audience, les parties civiles installées en face de l'accusé ont refusé de s'exprimer. Mais beaucoup ne l'ont pas quitté des yeux. Notamment Conception Gonzalez, la mère de la dernière victime, Marie-Hélène, 22 ans, tuée le 16 juin 1988, qui a éclaté en sanglots pendant l'insoutenable lecture des faits. À tel point que son avocat, Me Etienne Nicolau, lui a conseillé de quitter la salle. "Pour les parents, c'est très très très difficile. S'ils ont reçu notification de l'ordonnance de mise en accusation, ils en ont pris connaissance dans les grandes lignes", explique-t-il au micro d'Europe 1. "Cette ordonnance, au fur et à mesure qu'on va dire ce qui s'est passé, qu'on va voir des images, puisque le président veut diffuser la découverte des corps… Je crains que ça ne leur apporte plus de souffrance que de réconfort".

Il encourt la perpétuité. Originaire de Picardie, Rançon, qui a reconnu les faits et dont la première agression sexuelle remonte à plus de quarante ans, encourt la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans. Il pourrait aussi se voir infliger une période de rétention de sûreté en fin de peine, car il était en état de récidive légale.

Trois semaines de procès. Cet homme qui avait déjà passé 12 ans en prison pour des agressions et agressions sexuelles, le jour de son interpellation, avait été condamné en 1994 pour viol aggravé à 8 ans d'emprisonnement. Dans l'affaire des "disparues de Perpignan", c'est grâce à un nouveau logiciel sur le fichier national des empreintes génétiques (FNAEG), et à une trace retrouvée sur le dessus d'une chaussure de Moktaria Chaïb, 19 ans, tuée le 21 décembre 1997, qu'il a été identifié. Le verdict est attendu le 26 mars.

http://www.europe1.fr/

" Il se réjouit de la mort"

"Cet homme n'a aucun remord, il agit avec détermination. Il se réjouit de la mort. Il tue parce que ça lui fait plaisir et il tue parce que la victime lui résiste."



"Assister à ce procès n'est pas un soulagement pour les familles. Au contraire. Je pense que les familles n'attendent rien de Jacques Rançon," assure maître Nicolau.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/03/2018 17:01  Mis à jour: 05/03/2018 17:01
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 Disparues de Perpignan : le mystère Tatiana Andujar reste entier...
Disparue aux alentours de la gare de Perpignan (Pyrénées-Orientales), le 25 septembre 1995, la jeune femme n’a plus jamais été revue depuis.

Elle est chronologiquement la première disparue de la gare de Perpignan. Dans ce dossier dit des « disparues de Perpignan », Jacques Rançon, est jugé à partir de ce lundi devant la cour d’assises des Pyrénées-Orientales et d’autres individus ont été soupçonnés voire condamnés… Mais la disparition de Tatiana Andujar, une belle jeune fille brune, reste non élucidée.

Cette lycéenne de 17 ans se volatilise le 25 septembre 1995 entre la gare et un café tout proche où elle semble avoir fait du stop. Tatiana rentrait de Toulouse par le train et devait regagner le domicile familial à Llupia, à une dizaine de kilomètres de Perpignan.
Une disparition qui n’est pas jugée inquiétante au départ

A l’époque, la disparition est plutôt traitée comme une fugue de l’adolescente. Elle ne deviendra vraiment inquiétante pour les policiers que deux ans plus tard quand Mokhtaria Chaïb et Marie-Hélène Gonzales, deux autres jeunes femmes brunes disparaissent dans le même quartier.

Mais, si les corps de ces deux dernières ont été retrouvées, celui de Tatiana Andujar reste lui introuvable. Depuis plus de 22 ans, Tatiana est la vraie « disparue » de la gare de Perpignan.

http://www.leparisien.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/03/2018 16:59  Mis à jour: 05/03/2018 16:59
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 Meurtres de la gare de Perpignan. Ouverture du procès de Jacques Rançon… Le procès va durer 3 semaines.
Le procès de Jacques Rançon s'est ouvert peu après 14 heures ce lundi. Poursuivi pour homicides volontaires, tentative d'homicide, viols et tentative de viols, il encourt la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans.

Il est un peu plus de 14h. Jacques Rançon, extrait de sa cellule de la prison de Perpignan, fait son entrée dans la salle de la cour d'assises des pyrénées-orienatles, à Perpignan, où, pendant trois semaines, il va être jugé pour les meurtres de Moktaria Chaïb et Marie-Hélène Gonzalez dont les corps ont été retrouvés mutilés respectivement en 1997 et 1998. Les enquêteurs ont travaillé pendant près de 20 ans pour aboutir à son arrestation

Jacques Rançon porte un tee-shirt orange sous un blouson gris. Il semble absent, ne regarde personne, n'a aucune réaction.

La partie civile en sanglots

A la vue de Jacques Rançon, la partie civile éclate en sanglots. la mère de Marie-Hélène Gonzalez ne peut se retenir. Elle est vite soutenue par son avocat Maître Nicolau et la mère de Tatania Andujar, disparue dans les environs de la gare de Perpignan, en septembre 1995, et jamais retrouvée.

Trois semaines de procès

Les enquêteurs ont travaillé pendant près de 20 ans pour aboutir à son arrestation. Le procès va durer trois semaines. Cette semaine sera consacrée à la personnalité de l'accusé, aux témoins de personnalité. La semaine prochaine, retour sur les faits pour lesquels se retrouve Jacques Rançon devant la cour d'assises des pyrénées-orientales.

Suivront ensuite la prise en copte des autopsies et expertises médico-légales, le travail d'enquête, avant les plaidoiries, le réquisitoire prévus à partir du jeudi 22 mars.

Tête baissée

Après avoir constitué le jury, et pendant environ une heure, le président de la cour d'assises, Régis Cayrol lit un résumé des faits reprochés à Jacques Rançon. L'homme a toujours la tête baissée. La lecture de toutes les atrocités est un moment très difficile pour la partie civile. Le président de la Cour d'assises rend hommage aux enquêteurs.

Le premier interrogatoire de Jacques Rançon (étude de personnalité) est programmé à partir de 16h50.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/03/2018 12:55  Mis à jour: 04/03/2018 12:56
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 L'affaire des “Disparues de Perpignan” jugée à partir de lundi, 05/03/2018, 20 ans après les faits. ( Vidéos)
Deux femmes violées, assassinées et atrocement mutilées, une autre laissée pour morte ainsi qu'une tentative de viol entre 1997 et 1998: vingt ans après, Jacques Rançon comparaît à partir de lundi devant les assises, dans l'affaire dite des "disparues de Perpignan".

Quelque trente-cinq témoins et une dizaine d'experts sont prévus pendant les trois semaines d'audiences de cette affaire qui avait provoqué à la fin des années 1990 une véritable psychose.

Psychose à la fin des années 90
Poursuivi pour homicides volontaires, tentative d'homicide, viols et tentative de viol, Rançon, 58 ans, encourt la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans.

Cet ancien cariste-magasinier originaire de Picardie, dont la première agression sexuelle date de plus de quarante ans, pourrait aussi se voir infliger une période de rétention de sûreté en fin de peine, car il était en état de récidive légale, ayant déjà été condamné en 1994 pour viol aggravé. Le verdict est attendu le 26 mars devant la Cour d'assises des Pyrénées-Orientales.

" Il nous a détruit la vie, il nous a pris notre enfant "


"Il faut qu'il paye pour ce qu'il a fait, à ma fille, aux autres victimes, à moi, mon mari, ma famille", déclare en larmes Conception Gonzalez, mère de la dernière victime, Marie-Hélène, 22 ans, tuée le 16 juin 1998. "Il faut que l'on vive avec, avec cette haine. La paix on ne la retrouvera jamais. Il nous a détruit la vie, il nous a pris notre enfant (...) J'ai trop mal". Et de demander: "Pourquoi il a tué ma fille ?"


"C'est un pervers prenant du plaisir à faire souffrir"


"L'enjeu, ce n'est pas la sentence. Mon client est terrorisé parce qu'il doit parler en public. Il a beaucoup de souvenirs qui s'effacent et il craint qu'il y ait des choses qu'il ne soit pas en capacité d'expliquer", répond Me Xavier Capelet, défenseur de Rançon. "C'est un pervers prenant du plaisir à faire souffrir", souligne pour sa part l'avocat des parties civiles, Étienne Nicolau. "Ce sadique aurait pu s'en tirer sans les progrès de la science".

Empreintes génétiques

C'est grâce à un nouveau logiciel sur le fichier national des empreintes génétiques (FNAEG) que le meurtrier présumé a été identifié le 13 octobre 2014. A l'origine, une trace sur le dessus de la chaussure droite de Moktaria Chaïb, 19 ans, tuée le 21 décembre 1997. Auparavant, les investigations tous azimuts étaient allées de fausses pistes en
déceptions.

Des centaines d'interrogatoires

Il y avait eu des centaines d'interrogatoires, certains sous hypnose. Rançon avait lui-même été entendu après le meurtre de Marie-Hélène. Mais aucun élément tangible n'était alors ressorti à l'encontre de cet homme au lourd passé judiciaire, avec des condamnations pour "agressions sexuelles" ou "violences sur conjoint". Il aura donc fallu un changement de technique dans les analyses de l'ADN pour le confondre. Rançon a fini par avouer au bout de sa garde à vue.

Fausses pistes

Il a expliqué avoir découpé les seins et les parties sexuelles de Moktaria parce qu'il ne voulait pas laisser de traces. Un chirurgien péruvien au diplôme douteux avait été longtemps soupçonné d'avoir commis ces mutilations, avant de bénéficier d'un non-lieu et de mourir étranglé en juin 2012 à Valence (Espagne). Rançon a été reconnu par Sabrina qui lui avait échappé miraculeusement le 9 mars 1998. Elle l'a vu sur une photo dans le journal au lendemain de l'interpellation.

Atrocement mutilées

En 2015, il a avoué avoir tué Marie-Hélène, retrouvée décapitée, amputée des mains, les parties génitales découpées. La tête et les mains avaient été retrouvées six mois plus tard. Rançon a encore admis être l'auteur de l'agression de Nadjet, le 20 décembre 1997. C'était 4 jours seulement après son arrivée à Perpignan. Il venait de purger plusieurs années d'emprisonnement pour viol et disait vouloir s'éloigner de son passé.

En revanche deux disparitions ne peuvent pas lui être attribuées. Celle de Fatima Idrahou, 23 ans, violée et tuée le 9 février 2001, pour laquelle Marc Delpech a été condamné en 2004 à 30 ans de prison. Quant à Tatiana Andujar, disparue depuis le 24 septembre 1995, Rançon a un alibi : "Le tueur de la gare", comme le surnommaient les enquêteurs, était incarcéré à Amiens.


Le rappel des faits :


https://france3-regions.francetvinfo.fr/


Archives: aveux Jacques Rançon meurtre Marie-Hélène Gonzalez à Perpignan.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/03/2018 10:26  Mis à jour: 02/03/2018 10:26
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 Meurtres de la gare de Perpignan. Jacques Rançon est "terrorisé" à l’approche de son procès.
Le « tueur de la gare » de Perpignan comparait à partir de lundi devant la Cour d’assises des Pyrénées-Orientales. Selon son avocat, il est terrorisé à l’idée d’être confronté aux parties civiles et au public pendant quatre semaines.

Seul contre tous… Jacques Rançon attend avec angoisse son procès devant la Cour d’assises des Pyrénées-Orientales (du 5 au 26 mars). Depuis ses aveux en 2014, le « tueur de la gare de Perpignan » est à l’isolement à la prison de Béziers, puis de Perpignan.

Abandonné de tous, l’homme de 48 ans ne reçoit jamais la moindre visite en prison. Sa famille et ses trois enfants ont coupé les ponts. La télévision est son unique compagnon. Et pour seule occupation, il bénéficie d’une courte promenade quotidienne dans une cour où il ne croise jamais les autres détenus.

Après avoir provoqué une véritable psychose à Perpignan dans les années 90, c’est à son tour d’être « terrorisé » selon son avocat maître Xavier Capelet. « Il appréhende de devoir affronter les parties civiles. Et de devoir s’exprimer en public. Il n’est pas sûr d’en être capable ».



Depuis plusieurs semaines, Jacques Rançon ne dort plus. Et à mesure que le procès se rapproche, son angoisse monte. C'est la raison pour laquelle il est actuellement sous haute-surveillance, avec des rondes toutes les deux heures, jour et nuit, pour éviter toute tentative de suicide.
Un procès hors norme

A partir de lundi, jacques Rançon va devoir répondre des viols et des meurtres de Moktaria Chaïb et de Marie-Hélène Gonzales, deux jeunes femmes dont les corps ont été retrouvés affreusement mutilés à la fin des années 90. Il est également jugé pour une tentative de meurtre et une tentative de viol. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Une cinquantaine de médias sont attendus pour suivre ce procès hors norme, qui marque l’aboutissement de 20 ans d'enquête.

https://www.francebleu.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/03/2018 10:02  Mis à jour: 02/03/2018 10:02
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 Meurtres de la gare de Perpignan. VIDÉO - Procès Rançon : des faits qui remontent à plus de 20 ans.
Le procès de Jacques Rançon est prévu du 5 au 26 mars 2018. Il comparait pour deux viols et deux meurtres, une tentative de meurtre et une tentative de viol. Retour sur la chronologie des faits, 20 ans plus tard.

Perpignan, France
Une série de meurtres a lieu à Perpignan à la fin des années 1990, c’est l’affaire dite des « disparues de la gare ». Près de 20 ans plus tard, du 5 au 26 mars 2018, se déroule le procès de Jacques Rançon, tueur présumé de deux d’entre elles. Il a reconnu deux meurtres, mais également une tentative de meurtre et une tentative de viol. Lors de ces homicides et agressions, Jacques Rançon a toujours agi en menaçant ses victimes avec une arme, en l’occurrence un couteau, et en état de récidive pour avoir été condamné pour le crime de viol aggravé en 1994. Retour sur les grandes dates de l’affaire Rançon depuis 20 ans.



Début des faits en 1997
Le 20 décembre 1997, une étudiante en sociologie de 19 ans, Mokhtaria Chaïb, disparaît entre la gare et la cité universitaire. Son corps mutilé est retrouvé le lendemain, avenue Nungesser et Coli. Six mois plus tard, Marie-Hélène Gonzalez arrive en gare de Perpignan depuis Argelès, puis elle est portée disparue. La jeune femme est retrouvée morte le 26 juin 1998, près du péage sud de Perpignan. Son corps est lui aussi affreusement mutilé, il a été éviscéré et décapité.

Sur les affaires de Mokhtaria Chaïb, un mélange d’au moins quatre ADN permet d’établir deux profils, mais partiels. Il faudra attendre août 2014, pour que le logiciel du FNAEG puisse faire des rapprochements avec des profils partiels.

Les premiers aveux de Jacques Rançon en 2014
À la suite d’un rapprochement, Jacques Rançon est interpellé à son domicile le 14 octobre 2014. L’homme de 54 ans est entendu dans les locaux de la police judiciaire de Perpignan. Après plus de 24 heures de garde à vue, Jacques Rançon passe aux aveux. Il reconnaît le meurtre de Mokhtaria Chaïb, retrouvée mutilée le 21 décembre 1997.

Le lendemain de cette interpellation, une jeune femme de 19 ans voit la photo de Jacques Rançon dans la presse et reconnaît son agresseur. En mars 1998, elle a reçu plusieurs coups de couteau au ventre et a manqué de peu d'être égorgée, au pied de son immeuble à Perpignan, avant de réussir à échapper à son agresseur.

Nouveaux aveux en 2015
Jacques Rançon est soupçonné d’être l’auteur de cette tentative de meurtre. Il est placé en garde à vue le 3 juin 2015 et reconnaît l’agression. Cinq jours plus tard, à cause de ses aveux, il est également entendu dans l’affaire Marie-Hélène Gonzalez et il avoue le viol et le meurtre de la jeune femme en juin 1998.

Enfin, le 18 juin 2015, Jacques Rançon reconnaît la tentative de viol, sur une jeune femme de 19 ans près du pont Arago à Perpignan en septembre 1997.

Le procès en 2018
Jacques Rançon est placé en hôpital psychiatrique en raison d'un état mental "fragile", fin juin 2015. Cet ancien cariste magasinier au lourd passé de délinquant sexuel, est incarcéré depuis l'automne 2014. Son procès est prévu du 5 au 26 mars 2018.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/02/2018 15:44  Mis à jour: 28/02/2018 15:44
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 Disparues de la garde de Perpignan : les crimes, l'énigme et les aveux, procès du 5 au 30 mars prochains…
Moktaria ChaIb, une jeune fille de 19 ans, est retrouvée assassinée et mutilée dans un terrain vague proche de la gare de Perpignan.

Elle avait 19 ans, de grands yeux noirs, des cheveux qui tombaient en boucles brunes sur ses épaules. Ce soir-là, elle portait un petit blouson de cuir marron, un pantalon noir, des bottines en daim. Oui, ce 20 décembre 1997, vers 22 heures, Moktaria Chaïb était ravissante. Et voulait juste rentrer chez elle, dans sa petite chambre de la cité universitaire. Elle avait passé un moment chez Brice, un copain. Ils avaient grignoté un morceau en regardant la télé. Et puis, elle a sortie, a emprunté le boulevard Nungesser et Coli. Et a disparu dans la nuit.

C'est le dimanche, au petit matin que l'on a retrouvé son corps. Une abomination. Pompiers et policiers ont eu du mal à soutenir cette vision d'horreur…

Là, dans le terrain vague du boulevard Nungesser et Coli, sous le gros château d'eau de brique rouge, le corps nu et écartelé était comme écorché. Les seins avaient été découpés, l'entrejambe aussi.

Mais il faut bien que les médecins légistes aillent jusqu'au bout du moindre détail. Et il y a des blessures partout. Une sur le front qui évoque un violent coup de poing. L'autre sur les cervicales, traces d'un étranglement, qui n'a pas tué la victime. Et puis surtout, au milieu du thorax, les estafilades d'une dizaine de coups de couteau, dont quatre ont atteint le cœur. Et provoqué la mort de Moktaria.

Le découpage des seins et du pubis est si précis, si net, que les experts sont persuadés que le tueur est chirurgien, ou médecin, voire boucher, mais qu'en tout cas, il sait comment tuer et découper, à coup sûr. Les experts, parfois, se trompent…
Marie-Hélène Gonzalès, atrocement mutilée

On croyait être allé au bout de l'horreur, à Perpignan, en ce début d'année. Mais le 26 juin, c'est encore pire…

La victime, c'est Marie-Hélène Gonzalès, 22 ans. Elle aussi, c'est une jolie brune aux cheveux longs. Quelques jours plus tôt, elle se trouvait chez une amie à Argelès, et avait dû rentrer chez ses parents à Toulouge, village proche de Perpignan. Sa copine l'avait donc accompagnée jusqu'à la gare d'Argelès, où elle avait pris le train pour Perpignan. Pour les derniers kilomètres, sa mère ne pouvant pas venir la récupérer, Marie-Hélène s'était résolue à faire du stop…

Un témoin assure l'avoir vu près de la gare de Perpignan, le 16 juin. Il lui semblait bien qu'elle était montée dans une voiture blanche.

Le 26 juin 1998, on découvre son corps, entièrement dénudé, près du péage de l'autoroute A 9. Elle aussi a été horriblement mutilée, au thorax, et entre les jambes. Mais en plus, on lui a sectionné les mains et la tête.

Celle-ci sera retrouvée six mois plus tard, à quelques kilomètres de là, dans un fossé le long d'un chemin vicinal, par des pompiers qui intervenaient sur un feu de broussailles.

La cité catalane en cette fin de XXe siècle, est sous le choc. Deux meurtres atroces en quelques mois, pas de piste, pas de suspect, quasiment pas de témoins. La gare de Perpignan, qui fait sourire le monde entier depuis que Salvador Dali en a fait le centre du monde, se retrouve au centre de l'horreur. D'autant que c'est bien là aussi qu'à disparu en 1995, Tatiana Andujar. Une petite brune, elle aussi, qui avait 17 ans. Et qu'on n'a jamais revue depuis. Là aussi que va disparaître Fatima Idraou le 9 février 2001… mais, là, c'est une autre histoire…

Une série de suspects

Tatiana Andujar. Moktaria Chaïb. Marie-Hélène Gonzalès. Fatima Idraou. Quatre jeunes femmes entre 17 et 23 ans. Quatre filles brunes, typées, jolies. Quatre victimes que l'on désigne depuis pour toujours «Les disparues de la gare de Perpignan.»

Alors, forcément, on se dit qu'on a affaire à un seul et même tueur. Un sadique, encore inconnu de la police, qui repère ses proies, les viole, les tortures, les assassine, les fait disparaître.

Et là, le destin va s'évertuer à mettre des fausses pistes sous le nez des enquêteurs. Et faire durer cette énigme pendant près de deux décennies.

Tiens, par exemple, Andrés Avelino Palomino Barrios, en voilà un bon client ! D'abord, ce Péruvien est un habitué du café Figueres, à 200 mètres de la gare, d'où semblent partir toutes les pistes.

Mais surtout, c'est un faux chirurgien et vrai escroc, qui exerce la médecine illégalement. On a retrouvé près du corps un passe-montagne où se trouve un de ses cheveux. Après la mort de Moktaria, il est interpellé, interrogé, incarcéré… puis libéré. Tout simplement, parce qu'entre-temps, Marie-Hélène Gonzalès a été tuée. Lui, à ce moment-là était en prison.

Curieux destin, pour ce trouble charlatan : on le retrouvera étranglé chez lui à Valence en Espagne en 2012.

Exit le Péruvien, bonjour l'Espagnol ! en 2010, on examine attentivement le dossier d'un certain Esteban Reig. Il s'agit d'un tueur psychopathe, qui carbure à l'héroïne, et qui a une fâcheuse tendance à éliminer tout ce qui le contrarie.

Ainsi, à Lyon, il s'était disputé avec un colocataire, et avait fini par le massacrer. Et fait étrange, il avait découpé ses organes génitaux. Encore plus étrange : ses confidences à des compagnons de cellule, aveux troublants, disant qu'il avait tué et dépecé deux femmes à Perpignan. « Je préfère les brunes, cheveux longs, assez typées, pas trop grandes, réservées… » murmurait-il à l'oreille des codétenus. Or, à cette époque-là, il vivait effectivement à Perpignan.

Alors, bonne pioche ? Hélas, impossible d'interroger cet inquiétant personnage : il s'est suicidé en prison en 2002.

En revanche, dès 2001, on a identifié l'auteur du meurtre de Fatima Idraou.

C'est un restaurateur, Marc Delpech, qui a avoué avoir tué la jeune femme. Une histoire d'une sordide banalité : elle refusait ses avances, alors il l'a violée puis assassinée. On a retrouvé le corps de Fatima au bord de l'étang de Canet. Marc Delpech a été condamné en 2004 à 30 ans de réclusion criminelle.

Lui aussi a beaucoup intrigué les enquêteurs, lorsqu'on a découvert qu'il avait soigneusement collectionné tous les articles de presse autour des quatre meurtres. Et qu'en prison, il avait commencé à écrire un roman « Tatiana », évoquant étrangement le cas de Tatiana Andujar… Dans cette histoire, on dirait que les passions sanglantes des uns dégoulinent sur les autres…

Enfin, on a soupçonné un temps «Paco» Bénitez, le légionnaire, dont la compagne et sa fille ont disparu en 2013, toujours à Perpignan. Dans cette affaire, il a vite été mis hors de cause. Et, – étrange malédiction – lui aussi s'est suicidé en prison.

À ce jour, la seule, dernière et poignante énigme qui persiste, c'est celle de la petite Tatiana, qui continue de sourire sur des photos de plus en plus jaunies.
Des preuves, 15 ans plus tard...

Il s'appelle Rançon, Jacques. Il a 37 ans, lorsqu'il arrive à Perpignan, en 1997. Il vient se faire oublier. Il vient de purger huit ans de prison pour un viol sordide, dans la Somme, son pays d'origine. Mais il ne se tient pas tranquille. Il est interpellé en flagrant délit par les gendarmes du Boulou. Il a suivi une jeune femme, en voiture. Il a même percuté ce véhicule pour tenter de l'arrêter. Elle a réussi à téléphoner, prévenir les gendarmes. Elle a eu chaud…

Eh oui ! En septembre 1998, huit mois après la mort de Moktaria, trois mois après celle de Marie-Hélène, les gendarmes tiennent le coupable. Mais ils ne le savent pas !

Pourtant, c'est un bon candidat. Déjà condamné pour viol, il agit de préférence de nuit le week-end. Il lui arrive d'étrangler en partie ses victimes. Il porte toujours un couteau sur lui. Et il habitait pile-poil dans le triangle maudit de la Gare de Perpignan…Les enquêteurs passent sa chambre au peigne fin. L'interrogent patiemment. Et le relâchent, faute de preuves…

Les preuves ? Elles vont arriver quinze ans plus tard…Car les magistrats n'ont pas lâché l'affaire. En 2013, on reprend tout à la base, en misant sur l'ADN. La science a progressé et l'on peut réaliser des recoupements impossibles une décennie plus tôt. Un travail de fourmi est donc réalisé, notamment sur les chaussures de Moktaria, et sur les «restes» de Marie-Hélène.

Bingo ! Le 18 octobre 2014, le laboratoire Biomnis donne le résultat de ses analyses : «Nous pouvons conclure avec une grande certitude que la trace biologique retrouvée sur le prélèvement (…) appartient à Jacques Rançon.»

Il est interpellé donc en octobre 2014. Et il va raconter… Pas tout, bien sûr, pas tout de suite. Il va avouer, se rétracter, revenir en arrière, nier un fait ou deux, puis reconnaître enfin l'horreur.

Oui, Moktaria, c'est bien lui. Il l'avait croisée par hasard, dans ce boulevard désert, cette nuit de décembre. Il l'avait remarquée parce qu'«elle était jolie ». Il a eu « envie d'elle ». Il voulait « lui faire l'amour ». Il l'avait entraînée dans un terrain vague, sous la menace de son couteau, l'avait obligée à se déshabiller et il avait essayé de la violer. Et comme elle hurlait, comme elle se débattait, il a plongé son couteau dans son cœur. Dix fois, quinze fois, il ne sait plus…

Pourquoi ces atroces mutilations ? Il explique que c'était à cause de l'ADN. Lors de ses premières «affaires», il avait été prélevé et analysé. Même si à l'époque, la technique était balbutiante, il ne voulait pas être pris deux fois…

Son couteau, il l'a jeté. Dans un égout.

Marie-Hélène Gonzales ? Il l'a prise en stop, tout simplement. Et a conduit jusqu'à l'endroit où on a découvert son corps. En la maintenant d'une main, car elle commençait à se débattre.

Il arrête la voiture, il lui arrache ses vêtements, commence à la violer sur le siège de la voiture. Elle hurle. Alors, il l'étrangle. Avec le fil du haut-parleur. Il raconte qu'il était « parti au départ pour lui faire l'amour » mais il a dû lui mettre « un truc dans la gorge, » parce « qu'elle n'arrêtait pas de gueuler ».

Plus tard, il reconnaîtra tout. Les parties découpées, les organes éviscérés, les mains sectionnées, la tête tranchée…
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Dans les jours qui suivent, un article avec la photo de Rançon paraît dans l'Indépendant. Une jeune femme reconnaît formellement l'homme qui, presque vingt ans plus tôt, l'avait lardée de coups de couteau. Qui lui avait dit qu'il allait la tuer. Et qui l'a laissée pour morte, avec le ventre ouvert et des plaies sur tout le corps.

Des cicatrices indélébiles, vingt ans après. Comme restaient indélébiles, dans sa mémoire les yeux bleus, les dents en scie, et « le sourire pervers » de Jacques Rançon. Lundi prochain, elle sera face à lui. Et cherchera sans doute ce regard.

La Dépêche du Midi
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/02/2018 17:45  Mis à jour: 19/02/2018 17:45
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 Procès des disparues de la gare de Perpignan : "Je ne sais pas si je vais tenir le coup". Vidéo.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/02/2018 14:50  Mis à jour: 15/02/2018 14:50
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 Procès Rançon des « Disparues de la gare » de Perpignan. : « Il a détruit nos vies »...
Mercredi 14 février. Répondant aux nombreuses sollicitations de la presse l’avocat des familles des victimes de l’affaire des « Disparues de la gare », Me Etienne Nicolau, avait organisé un point de presse ce mercredi après-midi à Perpignan

Me Nicolau a pris la peine d’expliquer le pourquoi de ce point de presse : « Il y a près d’un mois, j’ai eu un appel d’une journaliste qui voulait avoir des interviews des familles. J’ai pris contact avec les familles. Le frère de Moktaria ne parlera pas. Il est obstiné, énervé, il ne peut pas. La femme qui a été violée ne veut pas parler. La jeune femme qui a été agressée par Rançon et qui a réussi à lui échapper veut attendre le procès. Reste la famille de Marie-Hélène Gonzalez. Ce sont les seuls qui veulent parler avec Mme Garcia, la mère de Tatiana Andujar que l’on n’a pas retrouvée. Puis on a eu 20 appels de médias qui demandaient à faire des interviews de famille. Mme Gonzalez n’est pas en état… Elle souffre. Elle ne peut pas répondre à 20 interviews. On a convenu de faire cet entretien aujourd’hui à 14 h, pour éviter la répétition de moments douloureux.

Le procès va commencer le 5 mars à 14 h. Cela durera du lundi au jeudi, la première semaine, puis du lundi au jeudi la 2ème semaine, pareil la troisième le verdict sera alors rendu le vendredi ou le lundi suivant.

Le parquet de Perpignan a fait citer les victimes de La Somme dont les procès ont déjà eu lieu.

C’est une lutte de 20 ans pour aboutir au jugement de M. Rançon. C’est une satisfaction. On est arrivé à l’arrestation d’un homme qui est tellement dangereux qu’il aurait continué à violer et tuer si on ne l’avait pas arrêté.

Le procès n’apportera rien en tant que surprise judiciaire. On va vers une peine de prion à vie avec 22 ans de sureté. Là où je crois que les familles risquent d’être déçues, c’est le fait que la vérité éclate. On ne dit pas au procès des choses qui changent la vision de l’affaire.

Ce que j’espère, c’est que l’on mette les victimes au cœur du procès, dire qui elles étaient.

Ce n’est pas Rançon que l’on juge, c’est ce qu’il a fait.

Je n’attends rien de Rançon. Il a reconnu ce qu’il était obligé de reconnaître.

Personne n’avait oublié, malgré les 20 ans passés. Les familles n’ont pas oublié ce qu’elles ont vécu. Les familles n’oublient pas. On n’oublie pas Rançon au moment de la reconstitution se précipitant sur le mannequin dans la voiture avec une furie que je n’avais jamais vu.

On ne doit pas oublier non plus qu’il reste une énigme, savoir ce qui s’est passé avec Tatiana.

Le temp a travaillé pour nous. On a retrouvé Rançon avec un ADN partiel que l’on n’aurait pas pu analyser il y a 20 ans. Le temps a vraiment travaillé pour nous.

L’opiniâtreté des familles a été importante.

Ce n’est pas le terme de cette affaire, tant que l’on n’aura pas retrouvé Tatiana. On peut avoir des rebondissements. Les policiers continuent à conduire des vérifications.

Lors du procès , je vais me consacrer aux victimes. On ne va pas accabler Rançon, ses faits suffisent ».



Mme Conception Gonzalez, mère de Marie-Hélène Gonzalez, très émue, a expliqué :

« Je suis contente qu’il soit en prison. Il ne pourra pas commettre d’autres crimes. Il faut qu’il paye pour ce qu’il a fait, à ma fille, aux autres victimes, à moi, mon mari, ma famille. Il faut que l’on vive avec, avec cette haine. La paix, on ne la retrouvera jamais. Il nous a détruit la vie, il nous a pris notre enfant. On a d’autres enfants, il faut que l’on tienne pour eux. J’ai trop mal ». Mme Gonzalez s’effondre en pleurs, s’appuie sur Mme Garcia, assise à côté d’elle, qui lui tient la main depuis qu’elle a commencé à répondre aux questions de la presse. « J’ai rien à lui dire à Rançon… Pourquoi il a tué ma fille ». Elle s’effondre à nouveau en sanglots. Me Nicolau l’aide à lui faire quitter la pièce.

Mme Marie-Josée Garcia, mère de Tatiana Andujar disparue également du côté de la gare de Perpignan et dont on n’a plus aucune trace depuis plus de 20 ans, s’est expliqué aussi sur sa présence .

« Je ne suis pas concernée directement mais indirectement. Avec les disparitions de nos filles, on a noué depuis 22 ans des liens très forts avec la maman de Marie-Hélène.

C’est mon devoir d’être auprès d’eux aujourd’hui. J’assisterais au procès quand Mme Gonzalez sera là. (…)

J’ai toujours espoir de retrouver Tatiana. Si la police judiciaire est arrivée à élucider les mystères des autres disparitions, je pense qu’elle aura la ténacité de continuer.

Aujourd’hui Marie-Hélène Gonzalez, c’est ma fille. J’imagine, je comprends, je suis dans le même état d’esprit qu’elle (que Mme Gonzalez) je ressens sa souffrance.

Je n’aimerais pas être à sa place au moment du procès car cela va être une confrontation difficile. D’un autre côté, j’aimerais être à sa place, car on saurait ce qui s’est passé pour Tatiana »
https://www.lasemaineduroussillon.com/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 29/12/2017 11:54  Mis à jour: 29/12/2017 11:54
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 Sans Aucun Doute - Les disparitions Tatiana Andujar . Vidéo (Criminalistes Consultants).
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/12/2017 10:23  Mis à jour: 07/12/2017 10:23
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 Meurtres de la gare de Perpignan. : Moyens spécifiques pour un procès hors normes
La labellisation "grand procès" a été officiellement attribuée le 29 novembre au tribunal de Perpignan, a annoncé sa présidente Chantal Ferreira, en vue de la comparution de Jacques Rançon, surnommé "le tueur de la gare" devant la cour d'assises des P.-O. du 5 au 30 mars prochains.

Cette labellisation est un dispositif instauré après l'affaire d'Outreau, qui permettra d'effectuer des aménagements complémentaires aux travaux qui sont déjà engagés (installation d'un box vitré, agrandissement des portes d'entrée, réfection de l'éclairage au-dessus de la cour...) avec les budgets sécurité, prévention incendies ou soutien aux juridictions, mais également de bénéficier de moyens spécifiques pour une bonne organisation de cette audience.



Ainsi, la ventilation de la salle principale (A) sera perfectionnée comme le matériel audio et vidéo pour la retransmission des débats dans la salle annexe (B) où un technicien sera mobilisé durant les quatre semaines. Des mesures qui visent à atténuer la pression importante mise sur les épaules du jury et à préparer l'accueil de toutes les parties, de la presse (une trentaine de médias serait attendue) pour laquelle une partie de la salle des Pas-Perdus sera aménagée avec la présence d'un référent pour répondre aux questions juridiques, et du public pour qui il sera recommandé de se présenter au plus tôt pour s'assurer d'avoir une place.

(SOURCE : L’INDÉPENDANT)
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 29/10/2017 10:19  Mis à jour: 29/10/2017 10:19
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 Disparues de la gare de perpignan:Tatiana aurait fêté ses 40 ans le 24 octobre dont 22 ans... sans un signe de vie &...
Elle s’est volatilisée le 24 septembre 1995 en gare de Perpignan.

Sa mère témoigne de l’insupportable attente. Ce 24 octobre, Tatiana Andujar fêterait son anniversaire. 40 ans, dont 22 sans donner le moindre signe de vie.

22 longues années et un mois depuis qu’elle a disparu le 24 septembre 1995 en gare de Perpignan. Une éternité de silence déchirant, d’un néant abyssal qui, pour sa famille, transforme le quotidien, et, plus encore, les jours de fête, en cauchemars.

Eux, qui ont passé plus de temps à la chercher qu’à vivre à ses côtés. « Plus le temps passe et plus c’est douloureux, témoigne sa mère Marie-Josée Garcia, envahie par les larmes. Elle aurait 40 ans. Je me dis qu’elle serait peut-être maman, peut-être mariée. Nous serions certainement très proches. Toutes ces choses qui font que c’est difficile.

Je vais fêter mes 60 ans et elle ne sera pas là. C’est tout le temps pareil, les crises de larmes : les anniversaires, il y a un mois, la date de sa disparition, Noël, la fête des mères pour moi c’est hors de question, tous les événements avec ses trois petits frères... ça n’a plus le même sens. Tous...

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/07/2017 12:01  Mis à jour: 08/07/2017 12:01
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 Re : ANNONCE : Regardez NT1 le 08/07/2017 à 22:10, Au sommaire : Les disparues de la gare de Perpignan –Par Pierre Bellemare…
Chaîne NT1
Date 08/07/2017
Début 22:10
Fin 23:30
Résumé Au sommaire : Les disparues de la gare de Perpignan - Entre 1995 et 2001, l'horreur frappe la ville de Perpignan à quatre reprises. Quatre jeunes filles, grandes et brunes, disparaissent aux alentours de la gare. Deux des corps retrouvés ont été vidés de leur sang et sauvagement mutilés. Mort à domicile - Un meurtrier signe son crime d'une étrange façon. Témoin de l'impensable, un jeune garçon permet à l'assassinat de ne pas rester impuni.

Catégorie Magazine : magazine de société

Présentateur Pierre Bellemare

Fournisseur des données du guide TV
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/05/2017 13:41  Mis à jour: 19/05/2017 13:41
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 Re : Jacques Rançon a avoué être l'auteur de 2 assassinats et d'une tentative de meurtre à Perpignan entre 1997 et 1998, sera jugé aux Assises du 5 au 30 mars 2018.
La sanglante affaire des disparues de Perpignan est restée longtemps une énigme, avec des suspects successifs, et des coups de théâtre, jusqu'à ce que Jacques Rançon, 50 ans, soit confondu par son ADN. Son procès devrait donc se dérouler du 5 au 30 mars 2018 à Perpignan., devant la cour d'assises des Pyrénées-Orientales.

Jacques Rançon, ancien cariste-magasinier au lourd passé de délinquant sexuel, est poursuivi pour les assassinats de deux jeunes femmes.

Il a avoué avoir tué Mokhtaria Chaïb, retrouvée atrocement mutilée le 21 décembre 1997 dans le quartier de la gare. Il a aussi reconnu le viol et l'assassinat de Marie-Hélène Gonzales, 22 ans, dont le corps avait été retrouvé fin juin 1998, dans des conditions similaires.

Le suspect devra aussi répondre d'une tentative d'assassinat ayant eu lieu le 9 mai 1998, également à Perpignan : une jeune femme alors âgée de 19 ans avait reçu plusieurs coups de couteau au ventre, avant de réussir à échapper à son agresseur.

Il a également été mis en examen plus récemment pour une tentative de viol le 10 septembre 1997, au lendemain de son arrivée à Perpignan. Selon l'accusation, Jacques Rançon aurait tenté de violer une jeune fille, alors qu'il venait de s'installer dans un petit hôtel du quartier de la gare de Perpignan. Il venait alors de sortir de la prison d'Amiens où il avait passé cinq ans derrière les barreaux pour le viol d'une jeune femme.

Deux autres jeunes femmes avaient disparu à la même époque à la gare de Perpignan. L'une, Tatiana Andujar, n'a jamais été retrouvée. L'autre, Fatima Idrahou avait été tuée par un homme qui a été condamné à 30 ans de réclusion.

La Dépêche du Midi
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/05/2017 17:42  Mis à jour: 18/05/2017 17:42
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 Re : Disparues de la gare de Perpignan : Jacques Rançon jugé devant les Assises en mars 2018.
Jacques Rançon qui a avoué être l'auteur de 2 assassinats et d'une tentative de meurtre à Perpignan entre 1997 et 1998, sera jugé aussi pour une tentative de viol en septembre 1997, également à Perpignan, dans le quartier de la gare. Le procès aura lieu aux Assises du 5 au 30 mars 2018.

L'enquête est close depuis octobre 2016


L'enquête concernant Jacques Rançon, poursuivi pour deux assassinats, une tentative d'assassinat et une tentative de viol dans l'affaire des "disparues de la gare de Perpignan", est terminée depuis octobre 2016.

L'accusé sera jugé en mars 2018, durant 3 semaines, devant les Assises des Pyrénées-Orientales, à Perpignan. Du 5 au 30 mars.

Jacques Rançon : "le tueur de Perpignan"


Jacques Rançon, un ancien cariste né à Amiens, aujourd'hui âgé de 57 ans, est considéré par la police comme "le tueur de Perpignan".
Il est poursuivi pour les assassinats de deux jeunes femmes, qui font partie des "disparues de la gare de Perpignan", une des affaires les plus mystérieuses des années 1990. Mais aussi pour une tentative d'assassinat et une tentative de viol.

2 jeunes femmes assassinées

Il a avoué avoir tué Mokhtaria Chaïb, retrouvée atrocement mutilée le 21 décembre 1997 dans le quartier de la gare. Cette étudiante française de 19 ans avait les seins et les parties génitales découpées.
Il aussi confessé le viol et l'assassinat d'une autre "disparue de Perpignan": Marie-Hélène Gonzales, 22 ans, dont le corps avait été retrouvé fin juin 1998, décapité et amputé des mains. La tête et les mains n'avaient été retrouvées que six mois plus tard dans un sac plastique.

Une tentative de meurtre en 1998 et une tentative de viol en 1997


Rançon doit aussi répondre de "tentative d'assassinat" le 9 mai 1998 : une jeune femme alors âgée de 19 ans, également à Perpignan, avait reçu plusieurs coups de couteau au ventre, manquant de peu d'être égorgée avant de réussir à lui échapper.

Il a également été mis en examen, il y a environ 18 mois, pour une tentative de viol, en septembre 1997. Il venait alors de sortir de la prison d'Amiens où il avait passé cinq ans derrière les barreaux pour le viol d'une jeune femme.
Un crime qu'il a confirmé lors des derniers entretiens avec les juges, à l'automne 2016.

Aucune information sur la 3e "disparues de la gare de Perpignan"

Une troisième jeune femme, Tatiana Andujar, une lycéenne de 17 ans, avait été la première à disparaître dans le quartier de la gare, le 24 septembre 1995. Elle n'a jamais été retrouvée.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Posté le: 01/04/2017 05:25  Mis à jour: 01/04/2017 13:44
 Im glad I finally signed up
Heya! I'm at work surfing around your blog from my new iphone!
Just wanted to say I love reading through your blog and look forward to all your posts!
Carry on the excellent work!

*********
Thank you

Colette
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/02/2017 14:44  Mis à jour: 28/02/2017 14:44
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 Re : Affaire dite " les disparues de la gare de perpignan" -> CRIMES EN LANGUEDOC ROUSSILLON (27 FEVRIER 2017) . ...
Ajoutée le 27 févr. 2017
*Meurtre entre voisins
Dans la nuit du 8 décembre 2009, à Béziers, un incendie se déclare dans l'appartement de Philippe. Son corps y est retrouvé calciné, la tête recouverte d'un sac poubelle. Les investigations mènent rapidement à 3 voisins du retraité, Christelle, Corinne et Clément qui passent aux aveux. Mais l'affaire s'avère pourtant délicate pour les enquêteurs qui vont devoir déterminer le véritable mobile du crime. Les 3 acolytes auraient-ils décidé de se faire justice en éliminant celui qu'ils désignent comme un pédophile ? A moins que l'appât du gain n'ait véritablement motivé ce trio meurtrier ?

*La maison de l'horreur
19 avril 2008. Voilà 2 semaines qu'Olivier est sans nouvelle de sa mère Jocelyne et Jean-Claude son nouvel époux. Le couple de retraités originaire de Champagne-Ardenne vient de s'installer au coeur des vignes, dans le village paisible d'Argeliers. Sur place, les enquêteurs découvrent la villa du couple vide et un mystérieux mot, écrit de la main de Jocelyne, laisse présager le pire. 10 jours plus tard, son corps est retrouvé à 15 km de là. La femme a été battue à coups de pelle, mais comme elle gémissait encore, elle a reçu une balle dans la tête. Fouad et Jean Barthelemy, les 2 maçons embauchés pour construire la piscine du couple passent alors aux aveux avant de conduire les enquêteurs au corps de Jean Claude, tué de 5 balles et achevé d'une pierre de 30 kilos.
*Les disparues de la gare
Elles s'appelaient Tatiana, Mokhtaria, Marie-Hélène ou bien encore Fatima . Entre 1995 et 2001, ces 4 jolies jeunes femmes brunes, âgées de 19 à 23 ans, disparaissent mystérieusement aux abords de la gare de Perpignan. Le corps de Tatiana n'a jamais été retrouvé contrairement aux 3 autres femmes. Mokhtaria et Marie Hélene ont été atrocement mutilées. Le tueur leur a découpé les seins et les parties génitales avec la minutie d'un chirurgien. Alors qu'un certain Marc à avoué le crime de Fatima son ex-compagne, le mystère reste entier sur ces effroyables meurtres restés non élucidés. A moins que le principal suspect Esteban qui s'est suicidé en prison en 2002 ait emporté avec lui le secret de leur disparition.


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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/01/2017 16:43  Mis à jour: 11/01/2017 16:43
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 Re : Meurtres de la gare de Perpignan. Jacques Rançon jugé aux assises «d'ici un an».
L'homme a reconnu le viol et le meurtre en 1997 et 1998 de Mokhtaria Chaïb et Marie-Hélène Gonzales. Il est également accusé de tentative d'assassinat et de viol dans deux autres affaires.

Jacques Rançon, poursuivi pour deux assassinats, une tentative d'assassinat et une tentative de viol dans l'affaire dite des «disparues de la gare de Perpignan», a été renvoyé devant les assises, ont indiqué mercredi les avocats des différentes parties.

«Les juges ont signé l'ordonnance le 9 janvier», a précisé l'avocat des victimes, Me Etienne Nicolau. Selon lui, un procès pourrait avoir lieu «d'ici un an».

«L'ordonnance est conforme à ce qu'on attendait, c'est un dossier relativement simple puisque les faits ont été reconnus», a indiqué Me Xavier Capelet, avocat de Rançon. Les magistrats avaient notifié en octobre la fin de leurs investigations aux différentes parties.

Des victimes violées et mutilées


Jacques Rançon, ancien cariste d'une cinquantaine d'années, est considéré par la police comme «le tueur de Perpignan». Il est poursuivi pour les assassinats de deux jeunes femmes, qui font partie des «disparues de la gare de Perpignan», une des affaires les plus mystérieuses des années 1990.

Il a avoué avoir tué Mokhtaria Chaïb, retrouvée atrocement mutilée le 21 décembre 1997 dans le quartier de la gare. Cette étudiante française de 19 ans avait les seins et les parties génitales découpées.

Il a aussi confessé en juin 2015 le viol et l'assassinat d'une autre «disparue de Perpignan» : Marie-Hélène Gonzales, 22 ans, dont le corps avait été retrouvé fin juin 1998, décapité et amputé des mains. La tête et les mains n'avaient été retrouvées que six mois plus tard dans un sac plastique.

Une troisième jeune femme échappe de peu à la mort

Rançon doit aussi répondre d'une «tentative d'assassinat» ayant eu lieu le 9 mai 1998, également à Perpignan : une jeune femme alors âgée de 19 ans avait reçu plusieurs coups de couteau au ventre, manquant de peu d'être égorgée avant de réussir à lui échapper.

Il a également été mis en examen, il y a environ un an, pour tentative de viol. Selon l'accusation, Jacques Rançon aurait tenté de violer une jeune fille, le 10 septembre 1997, au lendemain de son arrivée à Perpignan, où il venait de s'installer dans un petit hôtel du quartier de la gare.

Il était récemment sorti de la prison d'Amiens où il avait passé cinq ans derrière les barreaux pour le viol d'une jeune femme.

Leparisien.fr avec AFP http://www.leparisien.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/10/2016 16:59  Mis à jour: 27/10/2016 16:59
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 Re : L'enquête concernant Jacques Rançon, poursuivi pour deux assassinats, une tentative d'assassinat et une tentative de viol dans l'affaire des "disparues de la gare de Perpignan", est terminée...
Commencée dans les années 1990, l'enquête autour de "l'affaire des disparues de la gare de Perpignan" est désormais close.

L'enquête concernant Jacques Rançon, poursuivi pour deux assassinats, une tentative d'assassinat et une tentative de viol dans l'affaire des "disparues de la gare de Perpignan", est terminée, a indiqué mardi une source proche de l'enquête à l'AFP.

Poursuivi pour deux assassinats. Les deux juges d'instruction ont notifié "il y a quelques jours" la fin de leurs investigations aux différentes parties qui ont un délai d'un mois pour demander d'éventuels actes complémentaires, selon cette source. Jacques Rançon, un ancien cariste aujourd'hui âgé de 56 ans, est considéré par la police comme "le tueur de Perpignan". Il est poursuivi pour les assassinats de deux jeunes femmes, qui font partie des "disparues de la gare de Perpignan", une des affaires les plus mystérieuses des années 1990.

Il mutilait ses victimes.
Jacques Rançon a avoué avoir tué Mokhtaria Chaïb, retrouvée atrocement mutilée le 21 décembre 1997 dans le quartier de la gare. Cette étudiante française de 19 ans avait les seins et les parties génitales découpés. Il a aussi confessé le viol et l'assassinat d'une autre "disparue de Perpignan" : Marie-Hélène Gonzales, 22 ans, dont le corps avait été retrouvé fin juin 1998, décapité et amputé des mains. La tête et les mains n'avaient été retrouvées que six mois plus tard dans un sac plastique.

Une tentative d'assassinat. Jacques Rançon doit aussi répondre de "tentative d'assassinat" le 9 mai 1998 : une jeune femme alors âgée de 19 ans, également à Perpignan, avait reçu plusieurs coups de couteau au ventre, manquant de peu d'être égorgée avant de réussir à lui échapper. Il a également été mis en examen il y a environ un an, pour tentative de viol. "Il a reconnu les faits en fin de procédure, ce sont des aveux tardifs", selon une source judiciaire.

Un violeur récidiviste. Selon l'accusation, Jacques Rançon a tenté de violer une jeune fille, le 10 septembre 1997, à Perpignan. Il s'agit de la plus ancienne affaire pour laquelle il est poursuivi dans les Pyrénées-Orientales. Les faits se sont déroulés le lendemain même de son arrivée à Perpignan, où il venait de s'installer dans un petit hôtel du quartier de la gare après sa sortie de prison d'Amiens où il avait passé cinq ans derrière les barreaux pour le viol d'une jeune femme.

http://www.europe1.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/10/2016 14:13  Mis à jour: 25/10/2016 14:18
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 Re : Disparues de Perpignan: Le suspect , Jacques Rançon, avoue un quatrième crime.
Le principal suspect dans l'affaire des disparues de la gare de Perpignan, déjà poursuivi pour les assassinats de Moktharia Chaïb en décembre 1997 et Marie-Hélène Gonzalez en juin 1998, n'a semble-t-il pas fini de livrer tous ses sordides secrets.

Alors qu'il avait déjà avoué la tentative de meurtre d'une jeune femme en mai 1998 avenue de Belfort, il sera poursuivi pour un 4e crime commis en septembre 1997, toujours à Perpignan, non loin du quartier de la gare où il résidait à l'époque.

Selon des informations de l'Indépendant, Jacques Rançon aurait avoué une tentative de viol sur une 4e jeune fille à Perpignan, où il est venu s'installer à sa sortie de prison. De nouvelles vérifications établies par les enquêteurs confirmeraient cette hypothèse.

http://www.lindependant.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/09/2016 11:02  Mis à jour: 24/09/2016 11:02
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 Re : Disparues de la gare de Perpignan: 21 ans sans nouvelle de Tatiana Andujar mais l'enquête "progresse"...
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Alors âgée de 17 ans, elle n'a plus donné aucun signe de vie depuis le 24 septembre 1995. Mais l'enquête «continue et progresse».

Deux ans après l'arrestation de Jacques Rançon en octobre 2014 qui a avoué les assassinats commis 17 ans plus tôt de Moktharia Chaïb et Marie-Hélène Gonzalez, une autre jeune fille inscrite sur la sombre liste des "Disparues de la gare de Perpignan" demeure, quant à elle, introuvable. Rien. Pas le moindre signe depuis 21 ans aujourd'hui, jour pour jour. Une éternité. Et un enfer pour sa famille qui n'a jamais abandonné le combat pour la retrouver.

C'était le dimanche 24 septembre 1995, vers 19h30. Tatiana avait 17 ans. Elle était arrivée à la gare de Perpignan après avoir passé le week-end à Toulouse avec des amies. Un militaire, totalement hors de cause, a confirmé que la jeune lycéenne était bien rentrée jusque dans les P.-O. Il avait en effet effectué le trajet en compagnie de la jeune lycéenne, qui lui avait même laissé son numéro de téléphone fixe pour aller boire un verre un jour ou l'autre. Des témoins affirment en outre l'avoir aperçue au bout de l'avenue du Général-de-Gaulle, attendre devant la cabine téléphonique, passer un coup de fil puis se diriger vers la rue Courteline et monter dans une voiture. Après, c'est un vide épouvantable. Un abîme de doutes et d'interrogations toujours sans la moindre réponse et de silences.

«Ils ont bon espoir»

Où est-elle? Qui a croisé son chemin? Quelqu'un sait-il quelque chose qui pourrait être déterminant? Les investigations menées après l'interpellation de Jacques Rançon ont établi qu'il ne pouvait pas être lié à la disparition de Tatiana Andujar. L'enquête menée par les services de l'antenne de la police judiciaire de Perpignan n'a pas marqué un coup d'arrêt pour autant. Au contraire, elle pourrait semble-t-il nourrir de nouveaux espoirs. "J'ai été en contact avec les enquêteurs ce vendredi, confiait vendredi Me Étienne Nicolau, l'avocat des familles des disparues. Ils m'ont assuré que l'enquête continuait et même qu'elle progressait. Ils ont bon espoir d'aboutir dans un délai qu'ils ne peuvent pas me donner. Ils ne baissent pas les bras et ils sont convaincus que, comme pour Moktharia Chaïb et Marie-Hélène Gonzalez, ils parviendront à identifier l'assassin de Tatiana. Car l'hypothèse d'une fugue est malheureusement aujourd'hui totalement invraisemblable. J'ai transmis la teneur de cet entretien à la famille. Madame Garcia, sa mère, et ses fils n'ont jamais cessé de se battre et gardent encore l'espoir de connaître un jour la vérité".

http://www.lindependant.fr/2016/09/24 ... -sans-nouvelle-de-tatiana,2261490.php
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/09/2016 14:33  Mis à jour: 02/09/2016 14:33
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 Re : Meurtres de la gare de Perpignan : vers un procès de Rançon en 2017.
L'instruction du dossier Jacques Rançon, auteur présumé des meurtres de la Gare de Perpignan, est en voie de finalisation. Le procès de ce prédateur sexuel lié à l'affaire des disparues de la gare pourrait se tenir en 2017.

Fin des années quatre-vingt-dix, la ville de Perpignan est saisie d'effroi. Un prédateur sexuel sévit dans le quartier de la gare. Il viole, poignarde, coupe les têtes et les mains et égorge des femmes jeunes au profil sensiblement similaire. Le 21 décembre 1997, Mokhtaria Chaïb, 19 ans disparaît mystérieusement. Son corps est découvert quelques jours plus tard, inerte et dénudé.

Six mois plus tard, le 9 mai 1998, une jeune femme de 19 ans est agressée à coups de couteau avenue de Belfort dans le quartier de Mailloles, non loin de la gare de Perpignan. Et s'en sort miraculeusement. Mais, alors que la psychose s'installe en ville, le serial killer, ne tarde pas à récidiver. Le 16 juin suivant, il s'en prend à Marie-Hélène Gonzalez, 22 ans. Son corps est retrouvé dix jours plus tard à Perpignan, sa tête et ses mains jetées dans un sac-poubelle.

À l'époque déjà, les policiers enquêtent depuis trois ans, sur la disparition de Tatiana Andujar, une jeune lycéenne âgée de 17 ans, disparue le 24 septembre 1995 et dont le corps n'a jamais été retrouvé. En vain.

Mais pendant toutes ces années, ils ne lâchent rien. Des suspects sont interrogés par dizaines. Deux d'entre eux sont relâchés, faute de preuves. Un innocent est même emprisonné durant neuf mois, lynché par la vox populi.

En 2001, les enquêteurs pensent avoir mis la main sur un individu arrêté suite au meurtre de Fatima Idrahou.

Confondu par une trace ADN en 2014

Une autre victime mais au final pas le même assassin. Marc Delpech qui avoue le meurtre de Fatima ne correspond pas au profil. Les policiers en sont persuadés. D'ailleurs Delpech ne sera pas accusé des meurtres de Mokhtaria et de Marie-Hélène.Ce n'est qu'en 2014, plus de quinze ans après les meurtres qu'un suspect déjà fiché pour agression sexuelle est confondu par une trace ADN recueillie sur une des chaussures de Mokhtaria. Il est interpellé chez lui dans le quartier du Vernet à Perpignan.

Cet homme s'appelle Jacques Rançon, 56 ans aujourd'hui. Il est originaire de la Somme et est frappé d'un lourd passé de délinquant sexuel. Mais essaie de se fondre dans la masse. Selon le journal Midi Libre, «sur sa page Facebook, il se montrait en photo comme un père de famille jovial, à l'embonpoint de bon vivant, ses enfants posés sur ses genoux».

Placé en garde à vue le 15 octobre 2014, il avoue son meurtre le lendemain mais refuse d'admettre celui de Marie-Hélène. Cette année-là, le journal Le Parisien relate le témoignage d'un enquêteur de la PJ rapportant des propos de Rançon : il évoque une «pulsion», «une folie» qui l'a poussé à agir avant d'amorcer une explication déroutante : «Sur le fait, je ne pense pas au mal.» C'est «l'excitation. L'envie d'aller jusqu'au bout avec elle» qui le domine, poursuit-il. «Quand elle s'est mise à me menacer d'appeler la police, je lui ai mis plusieurs coups de couteau, je ne sais pas combien, dix ou quinze, je l'ai plantée vite à chaque fois et elle ne bougeait plus. Elle est morte de suite. C'était la pleine lune, on y voyait très clair.» Il se souvient encore que cette agression sauvage a duré «entre cinq et sept minutes».

Néanmoins, il reviendra sur ses déclarations en juin 2015 prétendant des aveux extorqués avant de reconnaître le meurtre de Marie-Hélène et l'agression du 9 mai 1998.

Vendredi dernier Jacques Rançon a été nouvellement entendu par le juge d'instruction une avant-dernière fois avant une ultime audition courant septembre.

Le prédateur sexuel est mis en examen pour «viol et meurtre en récidive» et pour «tentative de viol et tentative de meurtre». Son procès pourrait se tenir en 2017 à Perpignan.

Christine Roth-Puyo http://www.ladepeche.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 30/08/2016 12:24  Mis à jour: 30/08/2016 12:24
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 Re : Disparues de la gare de Perpignan : l'instruction du dossier Rançon bientôt close.
Dans l’affaire des "disparues de la gare de Perpignan", la fin de l’instruction est proche. Jacques Rançon a été entendu pour l’une des dernière fois, vendredi, par le juge, presque 2 ans après son interpellation à Perpignan, le 16 octobre 2014. Son procès devrait se tenir en 2017.

Jacques Rançon, âgé de 56 ans, est mis en examen pour viols et meurtres en récidive.

Il est accusé de l’assassinat de Mokhtaria Chaïb, le 21 décembre 1997, ainsi que de celui de Marie-Hélène Gonzales, le 16 juin 1998. Des faits qu'il a avoué lors de différents interrogatoires, respectivement en octobre 2014 et en juin 2015.

Il est également mis en examen pour tentative de viol et tentative de meurtre dans une autre affaire.
Les faits se sont déroulés le 9 mai 1998 à Perpignan, rue de Belfort. La victime âgée de 19 ans à l'époque, a été poignardée au ventre à plusieurs reprises puis il a essayé de l'égorger avant de s'enfuir. La jeune femme a survécu et a confondu son agresseur en 2015, après l'avoir reconnu dans les médias, suite aux aveux des 2 assassinats.
Une agression qu'il a également avoué.

Le magistrat l'a aussi entendu dans le cadre d'autres dossiers de viols, de meurtres et de tentatives, perpétrés dans les Pyrénées-Orientales mais aussi dans d'autres départements, dont celui de la Somme.

Son avocat, Xavier Capelet, était aux côtés de son client, vendredi matin, lors de cette avant dernière audition.
Une ultime rencontre avec le juge aura lieu en septembre, elle déterminera la date du procès d'assises.

Le procès de Jacques Rançon pourrait se tenir à Perpignan à la fin 2017.


http://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 31/05/2016 13:12  Mis à jour: 31/05/2016 13:12
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 Re : Meurtres de la gare de Perpignan. Pour la première fois, un livre sur les "disparues de la gare" de Perpignan
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Le journaliste Thibaut Solano publie un livre détaillé et passionnant sur cette affaire qui a terrorisé Perpignan dans les années 90. Avec les portraits détaillés des victimes, des suspects d'alors, sans oublier l'horreur et les espoirs des proches et des enquêteurs.

Sur une telle histoire, il fallait faire un livre. C'est chose faite désormais. "Les disparues" paraît ce mercredi 1er juin aux éditions Les Arènes. L'affaire des disparues de la gare de Perpignan a terrorisé la ville à la fin des années 1990. Quatre femmes tuées, toutes jeunes, brunes, dans le même quartier de la gare.


Thibaut Solano, journaliste au quotidien La Montagne à Clermont-Ferrand, a été fasciné par cette histoire. Depuis l'Auvergne il a multiplié les allers-retours pendant des années à Perpignan, pour rédiger ce livre.

Il commence par la première des disparues : Tatiana, en 1995. Et à chaque fois, l'auteur décrit les dernières heures de chaque disparue, avant le meurtre. Mokhtaria, Marie-Hélène, Fatima... Qu'ont-elles vécu, qu'ont-elles vu, qu'ont-elles entendu avant de mourir ? Pendant quatre ans, Thibaut Solano a emmagasiné les détails auprès des familles, des enquêteurs, des voisins, pour ensuite les assembler, et proposer un récit le plus fidèle qui soit.

"Jamais personne ici n'a vu un truc pareil."

Et puis il y a ces scènes de meurtres horribles : les mutilations, la réaction des proches et des cadres de la PJ : "Jamais personne ici n'a vu un truc pareil".

Portraits des victimes, portraits des suspects

Il y aussi le travail de fourmi, les espoirs, les déceptions, et ces suspects, aux profils troublants : notamment Palomino Barrios, le chirurgien péruvien, qui habitait près du terrain où a été retrouvé Mokhtaria. Il est resté pendant longtemps le coupable idéal. Thibaut Solano est revenu dans la résidence où il habitait, pour rencontrer ses voisins, et dresser son portrait.

Tout comme celui d'Elie Radondy, qui habitait près du terrain vague où a été découvert le corps de Marie-Hélène. Enfin, Jacques Rançon, qui avoue les meurtres de Moktaria et Marie-Hélène. Le livre relate sa façon de revivre intensément les faits pendant les reconstitutions.

Thibaut Solano revient aussi sur les ratés de l'enquête, sur ce tueur passé dans les mailles du filet pendant des années. Sur le fait également qu'il ait agressé une jeune femme près du Pont Arago, dès septembre 1997, quelques jours à peine après avoir débarqué à Perpignan. Une agression passée inaperçue.

Le livre se termine comme il s'est ouvert, avec Tatiana, qui reste introuvable. Le dernier chapitre à écrire du mystère des "disparues de la gare".

Thibaut Solano, invité de France Bleu Roussillon https://www.francebleu.fr/

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/01/2016 14:44  Mis à jour: 02/01/2016 14:44
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 Re : Rétro 2015 : le mystère des disparues de la gare enfin élucidé.
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Par Elisabeth Badinier https://www.francebleu.fr/

Il aura fallu 20 ans pour mettre un nom sur le tueur en série de la gare de Perpignan, il s'appelle Jacques Rançon, il reconnait deux meurtres, une tentative de meurtre et une agression.
Reste le mystère de la disparition de Tatiana Andujar. 2015 aura été l'année de toutes les avancées.


Interpellé et confondu par son ADN en 2014 pour le meurtre de Mokhtaria Chaïb, Jacques Rançon est entendu à plusieurs reprises au cours de l'année 2015. Il reconnaît un deuxième meurtre, celui de Marie-Hélène Gonzalès, mais aussi une tentative de meurtre et une agression. Jacques Rançon est bien le tueur en série de la gare de Perpignan que les enquêteurs cherchaient depuis près de 20 ans.

Maitre Etienne Nicolau est l'avocat des familles des disparues de la gare de Perpignan depuis le début, il était l'invité de France Bleu Roussillon ce mercredi. "Jacques Rançon apparait comme un tueur en série qui a commis deux crimes, une tentative de crime et une agression et on n'est peut-être pas au bout de nos surprises, on va peut être élucider d'autres crimes dans d'autres départements. Le meurtre de Marie-Hélène Gonzalès aurait pu être évité, car juste avant, il avait agressé une autre jeune femme et avait donné des éléments qui permettaient de l'identifier, il avait notamment dit que c'était le jour de son anniversaire. Si on avait fait le rapprochement entre cette agression et le meurtre de Mokhtaria Chaïb, on aurait pu retrouver Rançon avant qu'il ne tue Marie-Hélène Gonzalès. "

"C'est une affaire exceptionnelle qui marque car il y a eu un mystère pendant 20 ans, et puis c'était un contact permanent entre les familles, les juges, les policiers. Nous étions tous dans le même navire. Et puis il a fallu simplement une empreinte ADN pour retrouver l'assassin au bout de 17 ans. C'est le résultat des progrès de la science qui ont permis d'identifier l'auteur des crimes. Le fait de l'avoir arrêté est aussi satisfaisant car on est certain qu'il ne commettra pas d'autres crimes. Personne ne pense chez les enquêteurs que Rançon en serait resté là. Il aurait commis d'autres crimes. Cette affaire aura changé l'homme et l'avocat que je suis."
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/11/2015 19:52  Mis à jour: 11/11/2015 19:52
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 Re : Disparues de la gare de Perpignan : 2 heures de reconstitution, où Rançon a confirmé ses aveux ( Vidéo)
Nouvelle reconstitution dans l'affaire des disparues de la gare de Perpignan. Près de 18 ans après les faits, Jacques Rançon le tueur présumé, a refait un à un les gestes de cette funeste soirée où Mokhtaria Chaïb a été assassinée. Il a également confirmé ses aveux.

Par Fabrice Dubault http://france3-regions.francetvinfo.fr/

C'est au pied du château d'eau de Perpignan, jouxtant le cimetière de l'Ouast que s'est déroulée la reconstitution. Un lieu à l'abri des regards situé tout près du terrain vague où Mokhtaria Chaïb, une étudiante de 19 ans, a été assassinée le 21 décembre 1997.
Jacques Rançon est arrivé sous bonne escorte le visage caché sous un vêtement. L'homme a beaucoup changé depuis son arrestation. Désormais, il porte la barbe et des cheveux longs et a le teint blafard de celui qui ne sort jamais de sa cellule.

Rançon a confirmé ses aveux et refait les gestes de cette soirée tragique de décembre 1997

Devant les juges d'instructions, procureurs, enquêteurs et médecin légiste, Jacques Rançon a refait les gestes de la nuit des faits. La rencontre par hasard, la tentative de viol, les coups de couteau, la mutilation... se montrant coopératif mais pressé d'en finir. Une reconstitution de 2 heures qui a confirmé ses aveux en garde à vue. Rançon signe ainsi définitivement sa culpabilité.

Après la reconstitution de l'assassinat de Marie-Helène Gonzales en juin dernier et celle de Mokhtaria Chaïb, mardi soir, il n'y aura pas d'autres reconstitutions. On arrive maintenant à la fin de l'instruction.

Outre ces 2 meurtres, Jacques Rançon est poursuivi pour une autre tentative de meurtre et pour l'agression d'une 4ème victime. Le prédateur de la gare de Perpignan devrait être renvoyé aux Assises dans les 12 à 14 mois qui viennent.


Perpignan (66) : reconstitution du meurtre de Mokhtaria Chaïb dans l'affaire des disparues de la gare
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 10/11/2015 09:41  Mis à jour: 10/11/2015 09:41
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 Re : Reconstitution du meurtre de Moktaria Chahib, l'une des disparues de la gare de Perpignan
Par Anne-Natacha Bouillon, France Bleu Roussillon

Moktaria Chahib a disparu le 21 décembre 1997. Son corps a été retrouvé mutilé dans un terrain près su Serrat d'en Vaquer à Perpignan. 18 ans après les faits, son tueur présumé arrêté il y a plus d'un an, sera sur place ce mardi soir, pour une reconstitution.

On espère en savoir plus ce mardi soir sur le meurtre de l'une des disparues de la gare: Moktaria Chahib. La justice procède à la reconstitution avec son tueur présumé, Jacques Rançon. Le corps mutilé de la jeune fille de 19 ans avait été retrouvé dans un terrain vague. Aujourd'hui, des locaux ont été bâtis rue Nungesser et Coli, c'est près du Serrat d'en Vaquer à Perpignan. Tout le secteur sera inaccessible ce mardi à partir de 18H.
Jacques Rançon arrêté en octobre 2014 a bien avoué avoir violé et tué Moktaria Chahib. Ce magasinier au chômage a été confondu par son ADN. Et il a craqué en se rendant une première fois sur les lieux.

Jacques Rançon, 55 ans arrêté à l'aube le 14 octobre 2014 a craqué dans la nuit qui a suivi. D'une part il ne pouvait contesté son ADN qu'on avait retrouvé sur le corps de Moktaria Chahib. Et puis les enquêteurs l'ont emmené sur les lieux du crime. Oui il a violé la jeune femme âgé de 19 ans, l'a étranglée, et lui a asséné plusieurs coups de couteaux. Puis il s'est déchainé sur son corps inerte. Il a attaqué et prélevé les parties intimes de la jeune fille : le sexe et les seins. Mais il reste des contradictions entre ses déclarations et la découverte du corps à l'époque. C'est ce que les juges et les enquêteurs vont tenter d'éclaircir Pas sur que Jacques Rançon rejoue la scène au détail près prévient son avocat, les faits remontent à 18 ans. En face on attend au contraire qu'il reproduise les même gestes. C'est ce qu'il avait fait lors de la reconstitution du meurtre de Marie-Hélène Gonzales en juin dernier.
Jacques Rançon avait complètement coopéré "avec une certaine jubilation", Un homme glacial sans aucune ampathie selon l'avocat des famille des victimes.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/09/2015 14:51  Mis à jour: 24/09/2015 14:51
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 Re : Meurtres de la gare de Perpignan. Il y a 20 ans disparaissait Tatiana Andujar : sa maman témoigne.
Elle est la première des "disparues de la gare" mais son corps n'a jamais été retrouvé. Il y a 20 ans, le 24 septembre 1995 disparaissait Tatiana Andujar, 17 ans. Sa maman attend toujours.

Il y a 20 ans jour pour jour, le 24 septembre 1995 disparaissait Tatiana Andujar, 17 ans. La première des disparues de la gare de Perpignan. Deux ans plus tard, c'est Mokhtaria Chaib qui disparaissait, puis Marie-Hélène Gonzalès en 1998.

A l'automne dernier puis au printemps, Jacques Rançon avouait avoir tué Mokhtaria et Marie-Hélène, mais le mystère reste entier sur la disparition de Tatiana Andujar, dont le corps n'a jamais été retrouvé.

20 ans plus tard, sa famille et notamment sa maman, Marie-Josée Garcia attend toujours des réponses.**

France Bleu Roussillon** : Rappelez- nous déjà dans quelle circonstances votre fille a disparu ce 24 septembre 1995.

Marie Josée Garcia : Tatiana rentrait d'un weekend à Toulouse, elle est arrivée en gare de Perpignan le dimanche 24 septembre 1995 vers 19h30 et depuis ce jour, nous n'avons plus de nouvelles.

FBR : Aujourd'hui Tatiana est portée disparue, est ce que pour vous elle peut être encore vivante ?

MJ Garcia : Tout est possible, nous n'avons aucune certitude, nous n'avons pas de corps, on peut espérer bien sûr qu'elle soit encore vivante, mais j'ai des doutes, cela fait bien trop longtemps qu'elle a disparu, mais **on peut encore garder un espoir.

FBR : Après les meurtres de Marie Hélène Gonzalès et Mokhtaria Chaib, on a pensé à un tueur en série dans le quartier de la gare. Ce qui était quelque part le cas puisque Jacques Rançon a reconnu deux meurtres et une agression. Mais il n'est pas l'auteur de la disparition de votre fille, il était en prison au moment de sa disparition. Comment avec-vous vécu l'arrestation de Rançon, ses aveux ? Est-ce que vous avez redouté ou espéré qu'il puisse avouer aussi avoir un rapport avec la disparition de Tatana ?

MJ. Garcia : C'est un sentiment mélangé. Au départ on espère que cela soit lui pour avoir une réponse, simplement pour avoir un soulagement, pour savoir si elle est morte ou vivante mais on redoute aussi qu'on vous dise que Tatiana n'est plus là. Mais je suis satisfaite pour les familles de Mokhtaria et Marie-Hélène.

FBR : Est- ce que pour vous la piste de Marc Delpech est toujours une piste, cet homme a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour avoir tué Fatima Idrahou dans le quartier de la gare, il n'a jamais pu être véritablement inquiété pour la disparition de votre fille, mais les enquêteurs ont malgré tout trouvé chez lui des coupures de presse relatant sa disparition et le début d'un roman policier racontant l'enlèvement d'une jeune femme dans le quartier de la gare de Perpignan intitulé étrangement Tatiana. Est ce que pour vous il peut être impliqué dans la disparition de votre fille ?


"Marc Delpech est la seule piste sérieuse dans la disparition de ma fille."

MJ. Garcia : Oui pour moi, le seul élément sérieux qu'on ait dans la disparition de ma fille c'est Marc Delpech. Il a avoué avoir jeté le corps de Fatima au Cap Béar après l'avoir tuée, or on sait que ce n'est pas le cas, donc moi je pense qu'il avait déjà fait ces gestes, et ce qu'il a raconté, c'est la disparition et l'assassinat de ma fille. Il y a trop d’éléments avec un point d'interrogation, trop de coïncidences pour ne pas penser qu'il ait à voir quelque chose avec la disparition de Tatiana.

FBR : Pendant 20 ans la police n'a jamais refermé le dossier des disparues de la gare de Perpignan, il y a toujours eu des actes de procédures, jamais de prescription. Est-ce qu'aujourd'hui avec l'arrestation de Rançon et ses aveux vous craignez qu'on abandonne l'enquête sur la disparition de votre fille ?

MJ. Garcia : "Lorsque Jacques Rançon a avoué les meurtres de Mokhtaria et Marie-Helène, cela a été ma première crainte, c'est qu'on boucle l'enquête, mais j'ai été rassurée, les juges m'ont reçue pour me faire part de leur volonté de continuer l'enquête, je sais qu'ils ne vont pas nous laisser tomber. Il n'y a aucun lien entre la disparition de Tatiana et celles de Marie-Hèlène et Mokhtaria, donc peut-être vont ils repartir en arrière et creuser un peu plus là ou il faut creuser, sachant que maintenant il ne reste que l'affaire de Tatiana dans les affaires de disparition de Perpignan.

"Je suis hantée par un fantôme, je n'ai pas eu de cérémonie ou de procès."


FBR : Marie José Garcia, comment vit-on pendant 20 ans quand on ne sait rien de sa fille ?


MJ. Garcia : On vit comme on peut, on s'accroche au quotidien, on essaye, de vivre normalement mais on est hantée par un fantôme. Moi je ne peux pas faire de deuil, je n'ai pas eu de cérémonie, je n'ai pas eu de procès. Ma fille est omniprésente.

FBR : "Cet anniversaire réveille la douleur ?"


MJ. Garcia : Ça réveille terriblement la douleur, car 20 ans c'est très long. Le plus jeune de mes enfants n'avait que cinq ans, aujourd'hui c'est un jeune homme. C'est une date particulièrement difficile.

FBR : On sait que vous avez un courage incroyable, vous vous êtes fait le porte-parole des familles des disparues pendant toutes ces années... qu'est ce qui vous donne cette force ?


"Je me bats pour tous les enfants disparus, que ce ne soit pas des oubliés."

MJ. Garcia : Mes enfants ! Je me bats pour mes enfants, pour leur montrer que la vie est combat. Et si un jour il arrive un miracle et que Tatiana revienne, pour lui montrer que je me suis battue, que je n'ai jamais baissé les bras, qu'elle a toujours été là. Et pour témoigner aussi pour les autres parents, qui ne sont pas aussi médiatisés par qu'ils n'ont pas cette force, Estelle, Marion, Cécile, y en a beaucoup. Pour que ce ne soit pas des oubliés.

https://www.francebleu.fr/infos/faits- ... maman-temoigne-1442853488
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/06/2015 17:10  Mis à jour: 26/06/2015 17:10
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 Re : Disparues de la gare de Perpignan : Jacques Rançon interné en hôpital psychiatrique.
Jacques Rançon, qui a avoué deux meurtres dans l'affaire des "disparues de la gare de Perpignan", a été interné d'office en hôpital psychiatrique en début de semaine, a-t-on appris ce vendredi auprès de son avocat.

"Jacques Rançon a été placé en hôpital psychiatrique mardi ou mercredi dans le cadre d'une hospitalisation d'office", a indiqué son avocat Me Xavier Capelet.
Il avait déjà demandé fin 2014 la prise en charge psychiatrique de son client en raison d'un état mental "fragile".

Son hospitalisation était prévue dans trois semaines, je ne comprends pas pourquoi il a été placé d'office cette semaine", a-t-il précisé.

Il a ajouté que Jacques Rançon assisterait toutefois à la reconstitution du meurtre de Marie-Hélène Gonzales, qu'il a avoué début juin.

Jacques Rançon, un cariste-magasinier de 54 ans au lourd passé de délinquant sexuel, est incarcéré depuis l'automne 2014. Il a avoué le viol et le meurtre en 1997 de Mokhtaria Chaïb, une étudiante de 19 ans dont le corps avait été retrouvé affreusement mutilé.

Après 18 ans d'enquête, Jacques Rançon a également avoué début juin - après avoir été confondu par son ADN - le meurtre dans des conditions similaires de Marie-Hélène Gonzales, 22 ans, disparue en 1998. Ces meurtres, tous perpétrés près de la gare de Perpignan, avaient suscité un vif émoi dans la ville.

Une troisième jeune femme, Tatiana Andujar, une lycéenne de 17 ans, avait été la première à disparaître dans le quartier, le 24 septembre 1995. Elle n'a jamais été retrouvée. Jacques Rançon était en prison à ce moment-là, pour un viol commis en Picardie, région dont il est originaire.

Son client doit aussi répondre de "tentative d'assassinat" en 1998: une jeune femme alors âgée de 19 ans, également à Perpignan, avait reçu plusieurs coups de couteau au ventre, manquant de peu d'être égorgée avant de réussir à lui échapper.

AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/06/2015 14:36  Mis à jour: 11/06/2015 14:37
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 Re :Disparues de la gare de Perpignan : "N'oubliez pas Tatiana", l'appel de sa maman en vidéo
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Marie-Josée Garcia a accepté de témoigner ce mercredi pour que l'on ne cesse pas de rechercher sa fille, disparue depuis près de 20 ans. Au-delà de son immense douleur, elle a même parfois trouvé du courage pour les autres. Elle n'a pas hésité plusieurs fois, comme ce mercredi encore, à se faire le porte-parole des proches des autres victimes, "sa famille de combat", afin de crier leur souffrance commune avec une dignité déchirante et une force que l'on ne puise que dans l'intolérable. Pour que l'on n'oublie jamais, au-delà des années, ces jeunes filles mystérieusement disparues autour de la gare de Perpignan. Moktharia. Marie-Hélène. Et Tatiana. Sa fille dont on ne sait plus rien depuis le 24 septembre 1995.

Tatiana Andujar, alors âgée de 17 ans, rentrait par le train d'un week-end passé à Toulouse ce 24 septembre 1995. Des témoins racontent l'avoir vue pour la dernière fois en gare de Perpignan vers 19 h 30 alors qu'elle passait un appel depuis une cabine téléphonique. Elle aurait fumé une cigarette en attendant et serait montée dans une voiture de couleur blanche. Qui était au volant ? Tatiana Andujar a disparu depuis le 24 septembre 1995.



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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/06/2015 09:33  Mis à jour: 11/06/2015 09:33
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 Re : Disparues de la gare de Perpignan : Jacques Rançon mis en examen pour le second meurtre....
Le cariste-magasinier de 54 ans a été mis en examen ce mercredi pour "assassinat et viol en récidive". Il avait avoué en début de semaine le meurtre de Marie-Hélène Gonzales, quelques mois après avoir avoué celui de Mokhtaria Chaïb, toutes deux des "disparues de Perpignan".

Jacques Rançon, déjà poursuivi pour l'assassinat de Mokhtaria Chaïb en 1997, a été mis en examen ce mercredi pour celui d'une autre "disparue de Perpignan", Marie-Hélène Gonzales. Les chefs d'accusation retenus contre le cariste-magasinier de 54 ans sont "assassinat et viol en récidive" pour des faits commis présumément 1998. L'homme a par la suite été reconduit à la maison d'arrêt de Béziers (Hérault) où il est en détention.

Jacques Rançon était passé aux aveux en début de semaine, reconnaissant le meurtre de Marie-Hélène Gonzalez, 22 ans au moment de sa disparition. Son corps est découvert 10 jours plus tard à la périphérie de la ville. Ses parties génitales ont été découpées et elle a aussi été décapitée et amputée des mains. Sa tête et ses mains n'ont été retrouvées que six mois plus tard dans un sac plastique.

Lourd casier

Le quinquagénaire, un Picard au lourd passé de délinquant sexuel, est incarcéré depuis octobre 2014 après avoir été mis en examen pour le meurtre similaire de Mokhtaria Chaïb, une étudiante de 19 ans au moment des faits. Son corps a également été retrouvé atrocement mutilé : les seins et l'appareil génital ont été prélevés de manière quasi chirurgicale.

Ces meurtres, tous survenus près de la gare de Perpignan, avaient suscité un vif émoi dans la ville accréditant la thèse d'un tueur en série. Une troisième jeune femme, Tatiana Andujar, une lycéenne de 17 ans, avait été la première à disparaître dans le quartier, le 24 septembre 1995. Elle n'a jamais été retrouvée. Jacques Rançon était en prison à ce moment-là, pour viol déjà, et il ne pouvait pas bénéficier de permission de sortie, selon son avocat, Xavier Capelet.

Jacques Rançon est par ailleurs poursuivi pour une "tentative d'assassinat" en 1998 : une jeune femme alors âgée de 19 ans, également à Perpignan, avait reçu plusieurs coups de couteau au ventre, manquant de peu d'être égorgée avant de réussir à lui échapper. Après des années de fausses pistes et de déception, c'est l'une des principales énigmes criminelles des années 1990 en France qui est ainsi en passe d'être résolue, au moins pour deux des trois "disparues de Perpignan" dont le dossier restait mystérieux.

>> Vidéo : Disparues de Perpignan : Jacques Rançon avoue le meurtre de Marie-Hélène Gonzales

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 10/06/2015 14:13  Mis à jour: 10/06/2015 14:13
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 Re : Disparues de la gare de Perpignan : que sait-on de Jacques Rançon ? Reste une énigme, la disparition de Tatiana Andujar, 17 ans, disparue en septembre 1995.…
PORTRAIT - Près de vingt ans après les faits, Jacques Rançon est de nouveau au centre de l’affaire des disparues de la cité catalane, après avoir avoué le deuxième assassinat de l’une d’elles.

Nouveau coup de théâtre dans l’affaire des disparues de Perpignan. Après avoir avoué l’assassinat de Mokhtaria Chaïb à l’automne dernier, Jacques Rançon a reconnu, lundi, celui de Marie-Hélène Gonzales.

Qui est cet homme, dorénavant au cœur de cette affaire criminelle vieille de vingt ans
?

Confondu par son ADN 17 ans après les faits… C’est en octobre 2014 que Jacques Rançon fait son apparition dans le dossier des disparues de Perpignan. Déjà connu pour des agressions sexuelles, l’homme de 54 ans est confondu par son ADN, 17 ans après les faits, grâce aux progrès scientifiques qui ont permis de découvrir, en 2010, une empreinte génétique partielle sur l’une des chaussures de Mokhtaria Chaïb.

… Il avoue l’assassinat de Mokhtaria. Lors de sa garde à vue, Jacques Rançon reconnaît avoir tué cette étudiante en sociologie, retrouvée le 21 décembre 1997, au lendemain de sa disparition dans le quartier de la gare de Perpignan. Le corps de cette beauté brune de 19 ans, découvert dans un terrain vague, était atrocement estropié : seins découpés, sexe mutilé. Le tout avec une précision quasi-professionnelle qui avait longtemps laissé penser aux enquêteurs que le tueur était peut-être un chirurgien.

Incarcéré depuis l’automne dernier. Après ces aveux, Jacques Rançon a été mis en examen et placé en détention provisoire pour "viol avec arme en récidive et assassinat", le 16 octobre 2014. Mais il s’était rétracté en mars dernier, arguant avoir été mis sous pression par les enquêteurs.

Et l’assassinat de Marie-Hélène. Mardi, cet homme de 54 ans à la forte carrure a de nouveau fait parler de lui en avouant l’assassinat de Marie-Hélène Gonzales. Le 26 juin 1998, cette jolie brune de 22 ans est retrouvée morte près d’un péage de l’autoroute A9, dix jours après avoir disparue à la gare de Perpignan où elle venait de descendre de train. Sa dépouille présente les mêmes mutilations que le corps de Mokhtaria Chaïb. Mais Marie-Hélène Gonzales a aussi été amputée des mains et décapitée.

Une autre agression, dont la victime a survécu. Jeudi dernier, l’ancien cariste-magasinier avait déjà avoué être l’auteur d’une autre agression. En mai 1998, encore à Perpignan, une femme alors âgée de 19 ans avait reçu plusieurs coups de couteau au ventre, manquant de peu d'être égorgée et réussissant in extremis à s'échapper.

Trahi par sa "mauvaise dentition". Celle-ci, aujourd’hui âgée de 36 ans, avait identifié Jacques Rançon à l’occasion de ces aveux concernant le meurtre de Mokhtaria Chaïb et avait témoigné auprès du Parisien, en mars dernier. "Je l'ai reconnu à sa mauvaise dentition et à ses yeux", avait-elle expliqué. Elle décrivait un homme "alcoolisé", titubant, qui avait "essayé de [la] draguer" avant de la piéger pour la poignarder. Dans cette affaire, Jacques Rançon a été mis en examen pour "tentative d’assassinat".

Délinquant sexuel... Il faut dire que le quinquagénaire possède un casier judiciaire bien fourni, en particulier dans le registre des agressions sexuelles. Son premier passage à l’acte remonte à 1992. Du haut de ses 32 ans, Jacques Rançon prend en filature une secrétaire de 20 ans, rentrant chez elle en voiture. Pour lui bloquer la route, il lui fait une queue de poisson, puis la force à monter dans son véhicule et la viole, raconte Paris Match. Condamné en janvier 1994 pour ces faits, il écope de huit ans d’emprisonnement, mais n’en purgera que cinq.

Direction Perpignan. Tout juste sorti de la prison d’Amiens, l’homme originaire de Hailles, petit village d’à peine 500 habitants dans la Somme, prend la route du Sud et débarque dans la cité catalane. Nous sommes en septembre 1997. D’après L’Indépendant, l’homme est un habitué des sites de rencontre en ligne. Sur sa page personnelle Facebook, il publie des photos de jeunes femmes dénudées.

Toujours d’après le quotidien, Jacques Rançon vadrouille d’hôtel en hôtel, dont l’un proche de la gare perpignanaise et travaille en intérim comme cariste-magasinier. Un profil bien loin de celui envisagé un temps par les hommes de la PJ au vu des mutilations chirurgicales effectuées sur les corps des victimes.


Entre les mailles du filet. Selon Libération, c'est en septembre 1998, alors que trois jeunes femmes ont déjà disparu dont deux ont été retrouvées mortes, que les enquêteurs de la PJ de Perpignan croisent la route de Jacques Rançon. Mais à l’époque, l’homme fait partie des centaines de suspects entendu au cours de l’enquête qui piétine et s’oriente vers de multiples pistes. Et rien n’attire l’attention des policiers sur Jacques Rançon. Même si d’après L’Indépendant, son domicile avait tout de même fait l’objet d’une perquisition.

Un homme violent, fiché au Fnaeg.
C’est une affaire de violences conjugales qui va changer la donne dans cette enquête aux nombreux rebondissements. En octobre 2013, Jacques Rançon écope encore d'un an de prison pour menaces de mort sur son ex-concubine, mère de ses deux enfants, avant d’être libéré en juillet 2014 après neuf mois de prison. C’est lors de cette procédure que l’ADN de Jacques Rançon aurait été enregistré au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg). Un ADN, qui a enfin matché en octobre 2014, et déclenché cette série d’aveux qui pourrait bien sonner la fin du mystère des disparues de Perpignan.

http://www.europe1.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/06/2015 10:33  Mis à jour: 09/06/2015 11:33
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 Re : J acques Rançon, déjà poursuivi pour l'assassinat de Mokhtaria Chaïb, retrouvée atrocement mutilée en 1997, a avoué un deuxième meurtre celui de"Marie-Hélène Gonzalez" dans le dossier des "disparues de Perpignan".
"Il s'est affalé d'entrée", raconte un policier. Jacques Rançon, déjà poursuivi pour l'assassinat de Mokhtaria Chaïb, retrouvée atrocement mutilée en 1997, a avoué un deuxième meurtre dans le dossier des "disparues de Perpignan".

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"Il reconnaît les mutilations mais ne les explique pas"

Nous sommes dans la soirée du mercredi 15 octobre et, à Perpignan, cela fait plus de 30 heures que Jacques Rançon est en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Perpignan. Il est 3 h du matin, il se décide enfin à parler.

"ll était complètement fermé. Les enquêteurs sentaient qu'ils n'avançaient plus, et ils n'y croyaient plus" raconte une source judiciaire. Nous sommes dans la soirée du mercredi 15 octobre et, à Perpignan, cela fait plus de 30 heures que Jacques Rançon est en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire (PJ) de Perpignan. Cet homme de 54 ans, déjà condamné pour viol, agressions sexuelles, violences et menaces est devenu depuis dix jours le suspect numéro 1 de l'épouvantable meurtre de Mokhtaria Chaïb, une jeune étudiante tuée 17 ans plus tôt. Son ADN a été retrouvé sur les chaussures de la victime. L'homme n'a pas choisi de se murer dans le silence. Mais les policiers savent qu'ils leur ment.

Le quinquagénaire, au lourd passé de délinquant sexuel, a été placé en garde à vue lundi à Perpignan et a avoué spontanément le meurtre de Marie-Hélène Gonzales, 22 ans, retrouvée mutilée le 26 juin 1998.

"J’ai de suite compris qu’il voulait la tuer"

Le 4 juin dernier, Jacques Rançon a avoué une autre tentative de meurtre à Perpignan. Celle d’une jeune femme alors âgée de 17 ans, commise le 9 mai 1998 avenue de Belfort. Ce jour-là, Maryline Sandret, qui parle pour la première fois, a volé au secours de la victime.

"Il était entre 20 h 30 et 21 h, j’ai entendu des hurlements de terreur, de déchirement, d’horreur. Je suis sortie directement, sans réfléchir. raconte-t-elle aujourd’hui. J’ai vu une personne à genou, sur la victime qui était, elle, à plat ventre. J’ai d’abord cru que la victime ne lui donnait que des coups de poing. Je n’avais pas vu tout de suite qu’il y avait du sang, une mare de sang." Maryline, sans réfléchir, décide d’intervenir : "J’ai vu que la personne s’acharnait sur la victime. Je lui ai sauté dessus, je l’ai empoignée par les épaules. Il commençait à l’égorger. Il s’est dégagé et est parti en courant, je l’ai coursé dans la rue du Canigou, j’étais pieds nus."

"Il y allait de bon cœur"

Elle finit par renoncer à la poursuite, pour secourir la victime : "Il fallait arrêter le sang, avec des serviettes." Elle a su quelques jours après, par la mère de la jeune fille, que cette dernière, après trois jours de coma, était finalement tirée d’affaire. Elle n’a gardé "aucun souvenir du visage" de Jacques Rançon. "Il n’a parlé à aucun moment. Tout s’est passé tellement vite", insiste-t-elle. Mais elle a été marquée à vie par la sauvagerie de cet homme et de son couteau : "Il y allait de bon cœur, j’ai de suite compris qu’il voulait la tuer."

http://www.midilibre.fr/

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 06/06/2015 12:09  Mis à jour: 06/06/2015 12:09
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 Re :Disparues de Perpignan. Jacques Rançon mis en examen.
France - 05 Juin 2015
Dans l'affaire des disparues de Perpignan, Jacques Rançon a été mis en examen pour "tentative d'assassinat".

Jacques Rançon, déjà poursuivi pour l'assassinat en 1997 d'une des « disparues de Perpignan », a été mis en examen vendredi dans une autre affaire d'agression dans la même ville, l'année suivante, a annoncé le procureur de la République.

« Tentative d'assassinat »


Le quinquagénaire, au lourd passé de délinquant sexuel, a été mis en examen pour « tentative d'assassinat », a indiqué le procureur Achille Kiriakides lors d'une conférence de presse.

Originaire de la Somme, Jacques Rançon a avoué jeudi l'agression en 1998 d'une femme alors âgée de 19 ans, également à Perpignan, selon son avocat, Xavier Capelet. La victime avait reçu plusieurs coups de couteau au ventre, manquant de peu d'être égorgée en réussissant in extremis à s'échapper.

Début mars, le quotidien Aujourd'hui/Le Parisien avait publié l'interview de cette jeune femme désormais âgée de 36 ans, qui affirmait avoir reconnu en Jacques Rançon l'agresseur alcoolisé qui l'avait poignardée, à l'occasion de sa mise en examen pour l'assassinat de Mokhtaria Chaïb, retrouvée atrocement mutilée le 21 décembre 1997.

Confondu 17 ans après les faits par son ADN, que les progrès scientifiques ont permis de découvrir sur une chaussure de la victime, Rançon avait avoué l'assassinat de Mokhtaria Chaïb lors de sa garde à vue à l'automne 2014.

Dans cette affaire, Jacques Rançon avait été mis en examen et placé en détention provisoire le 16 octobre 2014 pour « viol avec arme en récidive et assassinat ».

Il avait avoué le viol et le meurtre de Mokhtaria Chaïb, une étudiante française de 19 ans retrouvée le 21 décembre 1997 poignardée à de multiples reprises, avant de se rétracter en mars dernier affirmant que sa confession avait été obtenue sous la pression des enquêteurs.

Qualifié de « prédateur sexuel »

Les appareils génitaux de la jeune fille avaient été prélevés de manière quasi-chirurgicale.

Le meurtre avait été à l'époque des faits reliés à celui de Marie-Hélène Gonzales, 22 ans, retrouvée le 26 juin 1998, également mutilée.

Une première jeune fille également brune, Tatiana Andujar, avait disparu dans le quartier de la gare en septembre 1995. Cette lycéenne de 17 ans n'a jamais été retrouvée.

Ces « disparues de Perpignan » avaient nourri la théorie d'un meurtrier en série mais aucun lien n'a été établi entre Jacques Rançon et les autres meurtres.

Le procureur s'est refusé à établir tout lien entre les nouveaux aveux de Jacques Rançon et ces deux autres affaires non encore élucidées, même si la nouvelle procédure est rattachée au dossier de ces cas. « L'enquête se poursuit », a-t-il simplement déclaré.

Quinquagénaire au lourd passé de délinquant sexuel, Rançon avait déjà été condamné à huit ans de prison à Amiens en 1994 pour viol. Le chômeur avait été qualifié de « prédateur sexuel » par la partie civile dans l'affaire Mokhtaria Chaïb

http://www.ouest-france.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/06/2015 14:04  Mis à jour: 04/06/2015 14:04
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 Re : Le tueur présumé de la gare de Perpignan placé en garde à vue pour une autre affaire...
Jacques Racçon, qui avait été interpellé à l'automne dernier pour l'assassinat de Mokhtaria Chaïb commis 17 ans plus tôt dans le quartier de la gare de Perpignan, a été transféré de la prison de Béziers, mercredi, afin d'être placé en garde à vue à partir de 14h dans les locaux de l'antenne de la police judiciaire à Perpignan.

L'homme est interrogé dans le cadre de l'enquête sur l'agression d'une jeune femme, avenue de Belfort à Perpignan, en 1998. La victime avait reçu plusieurs coups de couteau et avait réussi à en réchapper miraculeusement.

Pour l'heure, le suspect, âgé de 52 ans, nie toute implication dans cette affaire, confirme son avocat, Me Xavier Capelet.

Une information judiciaire a été ouverte sur ce dossier auquel il n'avait pas été donné de suite à l'époque. L'interrogatoire se poursuit ce jeudi après-midi.

Jacques Rançon a été transporté sur les lieux de l'agression ce mercredi soir par les services de police.
9 mai 1998: l'agresseur donne deux coups de couteau et tente de l'égorger

Début mars, Le Parisien avait publié l’interview d’une jeune femme désormais âgée de 36 ans qui affirmait avoir été la victime de Jacques Rançon.

Vanessa, un prénom d’emprunt, expliquait alors à nos confrères comment, le 9 mai 1998, alors âgée de 19 ans, elle a croisé, au bas de l’immeuble où résidait sa mère, la route de celui qui sera confondu par son ADN et mis en examen en octobre 2014 pour l’assassinat de Mokhtaria Chaïb. Une rencontre qui a eu lieu avenue de Belfort, cinq mois après ce meurtre sordide et à quelques mètres à peine de la gare de Perpignan. Là même où Tatiana Andujar, 17 ans, s’est volatilisée en 1995. Là où, cinq semaines plus tard, Marie-Hélène Gonzales était vue vivante pour la dernière fois (son corps mutilé et décapité sera finalement retrouvé en juin 1998). Trois drames, un même lieu... L’affaire dite des “disparues de la gare de Perpignan” était née.

De cette soirée du 9 mai 1998 “Vanessa” garde des souvenirs saisissants. Une tentative de meurtre aujourd’hui prescrite par la loi et dont Jacques Rançon, celui qu’elle dit avoir formellement reconnu cet hiver «à sa mauvaise dentition et à ses yeux» à la télévision au moment de son arrestation, ne pourra être tenu pour responsable.

Malgré la plainte déposée il y a 17 ans et le portrait-robot de l’agresseur réalisé alors. «J’ai tout de suite vu qu’il était alcoolisé. Il essayait de me draguer (...). Il a brandi un couteau, qu’il tenait dans sa main gauche, et que j’ai à peine eu le temps de voir. Il m’a poignardé une première fois en bas du ventre», confiait Vanessa au Parisien. Celui qu’elle dit être Jacques Rançon lui assène un autre coup de couteau puis tente de l’égorger. Ses cris finissent par alerter des voisins de l’immeuble. L’homme s’enfuit. Souffrant de multiples plaies, la jeune femme qui «garde une cicatrice du bas du nombril jusqu’en bas de la poitrine » sera hospitalisée trois semaines.


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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/03/2015 16:36  Mis à jour: 12/03/2015 16:36
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 Re: Meurtres de la Gare de Perpignan : "Les rétractations de J. Rançon n'enlèvent rien à sa culpabilité"
Les réactions ne se sont pas faites attendre après le rebondissement survenu en fin de semaine dernière dans le cadre de l'affaire dite des 'Disparues de la gare de Perpignan'.

À savoir, Tatiana Andujar qui n'a plus donné le moindre signe de vie depuis septembre 1995 ainsi que Moktharia Chaïb et Marie-Hélène Gonzalez, toutes deux assassinées et affreusement mutilées en décembre 1997 et juin 1998. Trahi par son ADN et interpellé à Perpignan en octobre dernier, soit 17 ans après les faits, par les services de l'antenne de la police judiciaire de Perpignan, Jacques Rançon avait alors reconnu dans des déclarations circonstanciées avoir tué Moktharia Chaïb et avoir effectué de terribles découpes sur son corps. Or, vendredi dernier, alors qu'il était réentendu dans le bureau du juge d'instruction, l'homme est revenu sur la totalité de ses aveux, niant toute implication dans ce crime et invoquant un concours de circonstances accidentel pour expliquer sa présence sur les lieux. Racontant que la jeune femme avait trébuché devant lui et avait perdu une de ses chaussures qu'il avait ramassée afin de la lui rendre.

Violation du secret de l'instruction
"Certains médias se sont fait l'écho des dénégations de Jacques Rançon et du témoignage d'une jeune femme qui aurait été agressée par ce dernier. Ont même été reprises les déclarations du suspect pendant sa garde à vue, sur la base du procès-verbal d'audition, explique Me Étienne Nicolau, l'avocat des familles des jeunes femmes disparues. Je viens de déposer une plainte (mercredi matin NDLR) entre les mains du procureur de la République et au nom de Mohamed Chaïb, le frère de Moktharia, pour le délit de violation du secret de l'instruction et recel de ce délit. J'ai d'ailleurs pu apprendre que le journaliste parisien qui a rédigé l'article incriminé avait déjà été condamné pour ce type de délit. La révélation d'éléments du dossier nuit gravement à l'instruction et à l'enquête en cours".

"Il est l'assassin de Mokhtaria Chaïb"
Et l'avocat de poursuivre : "Le fait que Jacques Rançon soit revenu sur ses aveux ne change rien aux graves charges qui pèsent sur lui et qui permettront sa condamnation. Il a reconnu son implication non seulement devant les policiers mais aussi devant les magistrats instructeurs. Et à chaque fois en présence de son avocat et sous l'œil des caméras qui ont filmé l'ensemble des interrogatoires car cela est obligatoire en matière criminelle. Il suffit donc de visionner les interrogatoires menés par les juges et les policiers pour constater que les aveux ont été passés sans aucune contrainte. Il ne fait pas plus de doute que les précisions fournies par le mis en examen viennent confirmer la véracité de ses dires. Et à cela vient s'ajouter sa personnalité et ses antécédents judiciaires, s'il fallait encore se convaincre qu'il est l'assassin de Moktharia Chaïb. Crime pour lequel il encourt la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une éventuelle période de sûreté de 30 années".

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/03/2015 13:17  Mis à jour: 09/03/2015 13:17
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 Re: Affaire des disparues de Perpignan : une nouvelle victime sort de l'ombre !
Une jeune femme, poignardée en 1998, a reconnu le visage de son agresseur Jacques Rançon quand ce dernier a été mis en examen en octobre pour le meurtre sauvage d'une des trois «disparues de Perpignan». La tentative de meurtre est aujourd'hui prescrite.

Nouveau rebondissement dans l'affaire des trois meurtres des «disparues de Perpignan». Entre 1995 et 1997, trois jeunes filles se sont volatilisées aux abords de la gare de Perpignan. Pour l'une d'entre elle, Mokhataria Chaïb, violée, tuée et atrocement mutilée, un suspect a finalement été interpellé à l'automne dernier. Jacques Rançon est maintenant mis en examen et a avoué les faits. C'est au moment de la médiatisation de cette mise en examen que Vanessa (le prénom a été modifié) a reconnu le visage de l'homme qui avait tenté de la tuer des années plus tôt, révèle ce lundi Le Parisien, dans un article non encore mis en ligne. «Je l'ai reconnu à ses yeux et à sa mauvaise dentition», précise-t-elle. «Je suis formelle.»
Aujourd'hui âgée de 36 ans, la jeune femme détaille la tentative de meurtre dont elle assure avoir été victime, en mai 1998, à proximité de la gare de Perpignan. Son témoignage a été pris au sérieux par les enquêteurs, qui soupçonnent également Jacques Rançon d'être l'auteur des faits décrits, mais ces derniers sont aujourd'hui prescrits. En mai 1998, Vanessa a 19 ans. Alors qu'elle attends son petit ami, un homme fortement alcoolisé s'approche d'elle. «Il a essayé de me draguer», indique-t-ellle. «Il titubait, il m'a raconté qu'il venait de fêter ses 38 ans.» Alors que l'homme, ivre, menace de s'écrouler, Vanessa propose généreusement son aide et l'aide à se relever. «Il a brandi un couteau. Il m'a poignardée une première fois en bas du ventre. Mais je n'ai pas pu aller très loin car il m'a porte un deuxième coup de couteau très vite. J'étais éventrée», poursuit la jeune femme. Elle a eu la vie sauve grâce à l'irruption d'un voisin. L'agresseur a pris peur et s'est enfui.
Après trois semaines d'hospitalisation, Vanessa a alors déposé plainte mais estime «que (son) affaire n'a pas été traitée comme elle aurait dû l'être.»

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/01/2015 09:53  Mis à jour: 21/01/2015 09:53
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 Re: Un homme a été interpellé dans le cadre de l’enquête sur la disparition de trois femmes retrouvées mutilées, décapitées, près de la gare de Perpignan entre 1995 et 1998.
L’homme a été identifié grâce à des comparaisons ADN. Je vous ai rajouté le reportage de Faites entre l'accusé dans l'article, pour ceux qui ne connaissent pas encore l'affaire

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/11/2014 14:46  Mis à jour: 13/11/2014 14:46
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 Re: Disparues de la gare de Perpignan: Jacques Rançon convoqué chez les juges
Jacques Rançon, qui a avoué en garde à vue le 16 octobre dernier avoir assassiné Mokhtaria Chaïb le 20 décembre 1997, sera entendu ce jeudi matin par les juges d'instruction en charge du dossier.

L'homme, âgé de 52 ans, devra répondre à des questions complémentaires sur ce même homicide. Il avait été interpellé 17 ans après les faits par les services de l'antenne de police judiciaire de Perpignan suite à de nouvelles analyses ADN.

Placé en détention depuis un mois, Jacques Rançon aurait réclamé à trois reprises une prise en charge psychiatrique qui, selon lui, ne lui aurait pas été accordée.

http://www.lindependant.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/10/2014 16:29  Mis à jour: 19/10/2014 16:29
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 Re: Disparues de la gare de Perpignan: le frère de Mokhtaria Chaïb ne veut pas des excuses du meurtrier présumé, il préfèrerait la peine de mort à la prison.
S'exprimant pour la première fois depuis les aveux du meurtrier présumé. Mohamed Chaïb,le frère de la victime ne pardonne pas à Jacques Rançon, 18 ans après le meurtre de sa sœur. Le frère de la jeune femme lui préfèrerait la peine de mort à la prison.

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Mohamed Chaïb, le frère Mokhtaria Chaïb, avait 12 ans lorsque sa soeur a été tuée Marion Paquet © Radio France



Après que Jacques Rançon a avoué le meurtre de Mokhtaria Chaïb, une jeune femme de 19 ans, dont le corps avait été retrouvé atrocement mutilé dans le quartier de la gare de Perpignan en 1997, son frère, Mohamed Chaïb se dit soulagé ce samedi: "Je suis soulagé car je peux mettre un visage sur celui qui a fait ça. Je vois la vie autrement, ça fait du bien".

Mais pour lui, les années de prison auxquelles peut être condamné le meurtrier présumé, ce n'est pas assez: "A mes yeux, la prison ce n'est pas ce qu'il faut pour un mec comme ça. Je suis humain, je ne suis pas un animal comme lui mais pour moi il mérite ce qu'il a fait (à ma soeur, ndlr), parce qu'il a causé énormément de dégâts dans ma famille, et lui pendant 18 ans il a profité de la vie, tandis qu'il a foutu en l'air ma famille".

"C'est dommage qu'il ne puisse être condamné qu'à la prison pour ce qu'il a fait... c'est trop facile"

Aujourd'hui, le père de Mokhtaria Chaïb n'est plus de ce monde, la mère est partie vivre en Algérie. Alors quand il a appris les aveux de Jacques Rançon, 54 ans, Mohame a gardé sa joie pour lui: "J'étais dans un camion, j'en revenais pas et en même temps j'étais au travail. Je ne pouvais en parler à personne autour de moi, parce que normalement je ne parle pas de cette histoire...c'est vrai que j'ai gardé ma joie en moi... c'est que du bonheur, du bonheur", repète le jeune homme, toujours choqué par le meurtre de sa soeur.

Mohamed Chaïb avait 12 ans lorsque le corps de sa soeur a été retrouvé. Il en a 29 aujourd'hui mais ne veut pas des excuses du meurtrier présumé: "qu'il ne vienne même pas me demander pardon", préviens-t-il, il ne pourra pas lui accorder. "Mettez-vous à ma place, des excuses pourquoi? pour amadouer les juges? pour qu'ils le croient un peu plus humaine? Avec l'acte qu'il a fait il est complètement taré!"

Pour Mohamed, plus vite le jugement tombera, mieux ce sera. "Je vois la vie autrement déjà, témoigne le frère de la victime, un palier à été passé et il y en a encore d'autres à franchir, mais déjà un bon palier a été passé, en sa mémoire à elle."

http://www.francebleu.fr/infos/meurtr ... es-du-meurtrier-p-1861186
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/10/2014 14:23  Mis à jour: 19/10/2014 14:23
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 Re: Disparues de la gare de Perpignan : la famille Chaib rend hommage au "travail énorme" des policiers
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Mohamed Chaib, le frère de Mokhtaria, assassinée par Jacques Rançon en 1997, a rendu hommage ce samedi au "travail énorme" des policiers, jusqu'à ce que le meurtrier soir confondu par son ADN, 17 ans après.

"C'est un soulagement, ça permet de mettre enfin un visage sur la personne qui a fait ça", a déclaré Mohamed Chaib, revenu à Perpignan pour une conférence de presse au cabinet de son avocat, Me Etienne Nicolau. "J'en profite pour dire que les policiers ont fait un travail énorme et ça a été dur pour eux aussi, ils ont dû se donner à 300%", a-t-il estimé au nom de sa famille, son père décédé et sa mère vivant en Algérie.

Il y a une dizaine d'année, Jacques Rançon avait fait partie de la centaine de suspects entendus dans l'affaire des trois "disparues de Perpignan". Mais les enquêteurs "n'avaient rien et tu ne peux pas incriminer quelqu'un si tu n'as pas de preuve", a souligné Mohamed Chaib, ajoutant : "Dieu merci, ils ont trouvé un ADN".
Jacques Rançon, quinquagénaire au lourd passé de délinquant sexuel, a été mis en examen et écroué jeudi "pour viol avec arme en récidive et assassinat", après avoir avoué l'assassinat de la jeune fille.

Toujours autant de colère et de haine

Mohamed Chaib avait 12 ans en 1997 quand sa grande soeur, Mokhtaria, étuidiante française de 19 ans, avait été retrouvée atrocement mutilée en bordure d'un terrain vague. "Je ne voulais pas accepter sa mort" à l'époque, a-t-il confié. "A 21 ans, je suis tombé sur la bonne personne et j'ai fait mon deuil, mais j'ai toujours autant de colère et autant de haine".
De son côté, le commissaire Moustier, directeur de l'antenne de la police judiciaire de Perpignan, interviewé par le quotidien L'Indépendant, a souligné "l'obstination des collègues et des juges qui n'ont jamais lâché le dossier". "On va voir maintenant si on peut trouver des solutions dans d'autres affaires", avait dit jeudi le directeur du Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Montpellier, Gilles Soulié.

Près de la gare de Perpignan, deux autres jeunes filles avaient "disparu" : la première n'a jamais été retrouvée depuis 1995, l'autre avait été découverte morte, mutilée, en 1998.

LaDépêche.fr
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