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Walda Colette Dubuisson, plus...

 Les nouvelles quotidiennes du suivi des dossiers publiés sur le site...
L’enquête sur la noyade de la petite Léa à Mairieux s’oriente vers la piste criminelle... Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 23/05/2018 14:42
Tentatives d'enlèvements de mineurs : Un mandat d’arrêt européen va être lancé pour permettre à la justice française d’entendre Vivian Coçu. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 20/05/2018 13:14
Disparition inquiétante de Léa Petitgas, 20 ans. Cinq mois d’énigme… Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 18/05/2018 14:37
Scandale de pédophilie: tous les évêques chiliens remettent leur démission au pape... Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 18/05/2018 13:45
Après deux tentatives d’enlèvement sur des jeunes filles à Bertrix et Han-sur-Lesse, Vivian Coçu est aussi impliqué dans un enlèvement en France. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 18/05/2018 10:06
De plus en plus d’enfants suicidaires ... Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 17/05/2018 12:59
Meurtre d’Angélique : Des fichiers pédopornographiques se trouvaient sur l’ordinateur de David Ramault. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 17/05/2018 11:13
Les parents du petit Gregory Villemin demandent que Murielle Bolle et les époux Jacob soient remis en examen.Dès la semaine prochaine le procureur général de Dijon Jean-Jacques Bosc va demander de nouvelles mises en examen. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 17/05/2018 08:49
Michel Fourniret . "L'ogre des Ardennes", qui a avoué récemment deux nouveaux meurtres, n'en a pas fini avec les enquêteurs et les magistrats, notamment dans l'affaire Estelle Mouzin. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 15/05/2018 15:23
Estelle Mouzin ;La colère de son père contre les enquêteurs. La police a-t-elle renoncé à retrouver Estelle Mouzin ? C'est ce que dénoncent Eric Mouzin et ses avocats. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 15/05/2018 15:02

Disparus de l'Isère : "il faut chercher encore" !

Publié par Walda Colette Dubuisson le 17-03-2018 (5458 lectures) Articles du même auteur
17/03/2018 : Il y a trente-cinq ans, Ludovic Janvier, 6 ans, disparaissait à Saint-Martin-d’Hères (Isère), emmené par un inconnu. Son grand frère, Jérôme, 42 ans aujourd’hui, était avec lui, et vit avec cette culpabilité dont il ne peut se défaire.
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27/12/2017 : L’affaire des disparus de l’Isère hante le département depuis bientôt 40 ans. Aujourd’hui, de nouvelles pistes sont exploitées dans le cadre de trois dossiers, les familles des victimes continuent de chercher des réponses.
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05/12/2017 : Enquêtes de région : retour sur l"affaire Fiona et Les disparus de l'Isère. ( Vidéo)
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01/10/2017 : « Le pire est de ne pas savoir » ...
La douleur des parents de Maëlys avive celle des parents qui ont vécu ou vivent encore le drame de l'insupportable attente. Ils ont accepté de parler.
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28/08/2017 Le 8 juillet 1987 à Bourgoin-Jallieu, Charazed Bendouiou, 10 ans, disparaît sans laisser de traces. Depuis 30 ans, sa sœur Ferrouze, qui avait 11 ans et demi au moment des faits, se bat pour connaître la vérité.
Message de sa sœur Ferrouze :
Citation :

Ma sœur a disparu il y a 30 ans, c'est comme si le temps était resté arrêté

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31/07/2017 : Le frère de Ludovic Janvier s’exprime : “Il y a trente-quatre ans, mon petit frère a disparu sous mes yeux”...
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07/07/2017 : Il y a 30 ans disparaissait Charazed
REPLAY " l'heure du crime de Jacques Pradel" - Il y a 30 ans,le 08/07 en 1987, une petite fille de 10 ans, Charazed Bendouiou, se volatilise en bas du HLM où elle vit avec sa famille.
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12/05/2017 : RAPPEL ->REPORTAGE : LES ENFANTS DISPARUS DE L’ISÈRE, vidéos 1-2-3
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04/02/2017 : Disparus de l'Isère : le tueur belge Willy Van Coppernolle, un pervers et prédateur sexuel belge. , entendu par les gendarmes
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12/07/2016 : Assassinat de la petite Sarah Syad, 6 ans: le procès a repris ce matin 12/07/2016: Georges Pouille a finalement été reconnu coupable des faits qui lui étaient reprochés et condamné à la peine de 13 ans de réclusion criminelle.
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11/03/2016 : Près de 20 ans après les faits, le procès de l’homme accusé d’avoir tué la petite Saïda Berch, alors âgée de 10 ans, à Voreppe en Isère, le 24 novembre 1996, s’est ouvert mercredi devant la cour d’assises de l’Isère. Le verdict est attendu, aujourd’hui vendredi.

La cour d’assises de l’Isère a condamné vendredi à trente ans de réclusion criminelle Georges P., 40 ans, accusé du meurtre de la petite Saïda Berch.
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24/02/2016 : Témoignage de Grégory Dubrulle, 40 ans, unique rescapé des meurtres dans l'Isère. « J'ai été torturé, battu, laissé pour mort... »
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29/01/2016 : replay de l'émission
Crimes - Crimes à Grenoble NRJ 12
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23/06/2015 : Disparus de l’Isère : trois enquêtes relancées . Les familles des "disparus de l’Isère" ont eu gain de cause. Ce matin (23/06/2015), la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Grenoble a fait savoir, par communiqué de presse, qu’elle procédait à un supplément d’information dans trois affaires.
Satisfaction des familles , Maître Didier Seban s'exprime ( Vidéo)...

* "il n'est jamais trop tard, il faut simplement y croire" pour la soeur de Ludovic Janvier [VIDEO]

* En 1983, près de Grenoble, Grégory disparaît. Il est retrouvé le lendemain au bord de la mort dans une décharge. Il est l'un des disparus de l'Isère dont les dossiers viennent d'être relancés par la justice. Il témoigne dans l'Heure du Crime.( lire la suite en bas de l'article )
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24/11/2014 : Non lieu dans l'affaire Gregory Dubrulle
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16/11/2014 : Non lieu dans l'affaire Ludovic Janvier
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13/11/2014 : Non-lieu dans l'affaire Charazed !!!
Sa soeur Ferouze Bendouiou n’en revient pas. Elle dit que "c’est un scandale"
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11/11/2014 : Le 17 mars 1983, Ludovic Janvier, 6 ans, disparaissait sans qu'il ne soit jamais retrouvé. 30 ans après, son frère et sa sœur crient leur douleur de ne pas savoir.

+++ RAPPEL : VIDÉOS dans l'article : " Les disparus de l'Isère"
Ils avaient entre 5 et 15 ans. Entre 1983 et 1996, ils ont disparu dans un rayon de 70 km entre Lyon et Grenoble, dans l'Isère. Certains ont été retrouvés assassinés. Pour d'autres, le mystère demeure.





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Ils y pensent chaque jour, depuis plus de 30 ans. Alors Jérôme et Virginie Janvier ont tout laissé, travail et enfants, pour venir parler de leur frère Ludovic, disparu à 6 ans et demi dans l’Isère, à Saint-Martin-d’Hères. C’était le 17 mars 1983. Virginie fêtait ses 5 ans dans la Sarthe, chez sa grand-mère. On lui a offert une poupée, elle s’en souvient. Parce qu’après, cette date est devenue si douloureuse pour la famille Janvier, qu’elle n’a plus jamais eu droit à son anniversaire.

Ludovic et ses deux frères vivaient à l’époque avec leurs parents chez une tante, le temps de trouver à s’installer dans un appartement à Saint-Martin-d’Hères, où le père Janvier était boulanger-pâtissier. Jérôme, élève de CE1, et Ludovic, qui venait d’entrer en CP, faisaient leurs devoirs, quand leur père leur a demandé d’aller lui acheter des cigarettes. Vers 18h30, ils se sont préparés à sortir. Leur plus petit frère Nicolas a trépigné pour les accompagner. Tous trois ont traversé la place éclairée en bas de chez eux, pour se rendre au tabac, de l’autre côté de la rue.

"J’ai vu son inquiétude dans ses yeux"

Sur le chemin du retour, ils ont foncé sur un caddie de supermarché laissé à l’abandon, pour jouer. Y ont mis leur petit frère, et roulé, roulé. "On lui a râpé les doigts contre un mur", se souvient Jérôme. "Je vois encore un grand monsieur habillé tout en noir, qui vient vers nous, et nous demande de faire attention… Je me demande encore si cet homme avait un rapport avec la disparition de Ludovic ensuite." Jérôme a fait descendre le petit.

Les trois enfants ont continué leur chemin en direction de la maison. "Un autre monsieur était figé devant nous, comme s’il nous attendait. Il portait un bleu de travail, des chaussures d’usine noires à fermeture éclair, et un casque bol avec des bandes réfléchissantes sur la tête. Il nous a dit : 'J’ai perdu mon chien-loup. Si vous m’aidez à le retrouver, je vous achèterai des bonbons'".

Jérôme n’a pas pris peur. "Au contraire, il avait un ton rassurant". Il a indiqué qu’il fallait suivre deux directions différentes. Jérôme n’a pas voulu laisser le plus petit. Et l’homme a pris la main de Ludovic pour s’en aller vers le parking qui borde la place. "Ludo n’a rien dit, c’était un gamin plutôt peureux. Mais il m’a regardé en s’éloignant. J’ai vu son inquiétude dans ses yeux… Là, j’ai compris que j’avais fait une bêtise, j’ai couru chez moi, mon petit frère à la main, pour prévenir mes parents". Le père Janvier est descendu sur les chapeaux de roue, mais la place était déjà vide. Ludovic s’était volatilisé. Les gendarmes sont arrivés vite. C’est depuis ce jour là, il y a près de 32 ans, que la vie des Janvier a basculé dans le cauchemar.

"J’ai mis des années à comprendre"

"Moi, j’étais loin, chez ma grand-mère dans la Sarthe", raconte Virginie. "Je me souviens avoir vu mes parents, mes frères, à la télé. Et quand je les ai rejoints, j’ai ce souvenir que je devais toujours marcher, recommencer, traverser la place, encore et encore… Je remplaçais la silhouette de Ludovic pour les journalistes. Les enquêteurs allaient chercher Jérôme à l’école pour l’entendre. J’ai mis des années à comprendre ce qui s’était passé en réalité".

Jérôme se souvient que des portraits-robots avaient été établis : "Où sont-ils ?". La mère de Ludovic a donné toutes ses photos, ses souvenirs de Ludovic aux enquêteurs. "On n’a jamais rien revu… Il paraît que tout a disparu quand les caves du tribunal ont été inondées", déplore Virginie. Les parents ont écrit aux ambassades, diffusé des affiches partout. Les enquêteurs ont cherché, sans trouver. "Ils ont même pensé que c’était peut-être nos parents qui auraient pu faire disparaître leur fils, en le vendant !", s’exclame les enfants Janvier.

Deux ans plus tard, un corps est retrouvé dans une grotte du Vercors. Les restes d’un squelette d’enfant. "Je suis allé au tabac, j’ai vu sur le journal qu’on avait retrouvé Ludovic Janvier", raconte Jérôme. "On attend toujours de savoir ce qu’il en est de ce corps… Pourquoi on ne nous dit rien ?" Les progrès des méthodes d’indentification scientifique par l’ADN permettraient aujourd’hui de confirmer ou d’infirmer le lien entre ces ossements et la trace génétique de la famille Janvier. "La justice a-t-elle procédé à cette vérification ?". En haut lieu, on prétend que oui. "Et nous sommes de si petites gens qu’on estime ne pas nous devoir de compte ?", s’insurgent Jérôme et sa sœur.

Un témoignage troublant

Il y a quelques années, une infirmière a contacté Virginie Janvier, après une émission qui revenait sur la disparition de Ludovic. "Elle a dit qu’elle était persuadée d’avoir vu mon frère, Ludovic, près de Reims, dans l’hôpital où elle travaillait", se souvient Virginie. "Selon elle, il ressemblait énormément à Jérôme qu’elle avait vu dans le reportage". Le signalement pourrait être fantaisiste, comme c’est souvent le cas dans ces affaires anciennes, où personne n’a en réalité la moindre idée de l’apparence physique qu’aurait aujourd’hui Ludovic Janvier.

Sauf que le témoignage de cette infirmière rappelle un fait noté dans le dossier : en avril 1983, soit un mois à peine après la disparition de l’enfant, la greffière d’un des juges d’instruction grenoblois a reçu un appel téléphonique, qui a fait l’objet d’un procès-verbal. La voix d’un homme demandait au magistrat de rassurer la famille Janvier sur le sort de leur enfant. Le suspect indiquait que Ludovic était en bonne santé, qu’il faisait la joie d’un couple stérile. Il ajoutait qu’il appelait après avoir lu un article relatant l’affaire dans "L’Union de Reims".

"Pourquoi on ne vérifie pas tout ça ?", s’interrogent Virginie et Jérôme. "Notre frère est peut-être vivant. Ou mort sans qu’on le sache ?" A 39 ans, Jérôme Janvier regarde le temps passer. Son père est "mort de chagrin en 2007". Sa mère se noie dans une peine sans fond. Il dit : "Maintenant, j’ai peur que ma mémoire s’efface, que le souvenir précis des derniers instants avec Ludo s’abîme, je voudrais tenter l’hypnose… Des choses peuvent remonter. Mais la justice n’y croit plus, c’est révoltant pour nous qui cherchons un frère, un fils". Et la vérité.

Par Elsa Vigoureux : http://tempsreel.nouvelobs.com/

Retrouvez notre enquête dans l'Obs du jeudi 13 novembre : Isère, des disparus toujours oubliés.
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RAPPEL /

Ils avaient entre 5 et 15 ans. Entre 1983 et 1996, ils ont disparu dans un rayon de 70 km entre Lyon et Grenoble, dans l'Isère. Certains ont été retrouvés assassinés. Pour d'autres, le mystère demeure.


Voici la liste des meurtres ou disparitions des disparus de l'Isère :


> 17 mars 1983: Ludovic Janvier, 6 ans, disparaît à Saint-Martin d'Hères après avoir été accosté par un homme qui lui demande de l'aider à retrouver son chien. Son corps ne sera jamais retrouvé.

> 9 juillet 1983: Gregory Dubrulle, 8 ans, est enlevé par un homme en bas de son domicile à Grenoble et laissé pour mort, le crâne fracassé, dans une décharge au col de la Placette. Il a survécu par miracle. Son agresseur n'a jamais été retrouvé.

> 27 juin 1985: Anissa Ouadi, 5 ans, disparaît alors qu'elle jouait devant son HLM à Grenoble. Son corps est retrouvé 13 jours plus tard au barrage de Beauvoir.

> 8 juillet 1987: Charazed Bendouiou, 10 ans, disparaît dans un sous-sol de son immeuble HLM à Bourgoin-Jallieu. Son corps n'a jamais été retrouvé.

> 2 août 1988: Nathalie Boyer, 15 ans, part en promenade. Elle est retrouvée égorgée sur un sentier de Saint-Quentin-Fallavier.

> 13 janvier 1989: Fabrice Ladoux, 12 ans, est enlevé entre son domicile et son collège à Grenoble. Il est mort violé et étranglé. Son corps a été retrouvé trois jours plus tard dans le massif de la Chartreuse.

> 19 juillet 1996: Léo Balley, 6 ans et demi, disparaît dans le massif du Taillefer. Son corps n'a jamais été retrouvé.

Il n'est jamais trop tard pour réveiller une conscience et soulager la peine de ces familles en grande détresse , si vous avez la moindre information : appelez le poste de police ou de gendarmerie ...



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13/11/2014 : Non-lieu dans l'affaire Charazed !!!
Sa soeur Ferouze Bendouiou n’en revient pas. Elle dit que "c’est un scandale"


La justice a rendu une ordonnance de non-lieu le 6 novembre dernier concernant la disparition mystérieuse de sa sœur en 1987. Un cold case comme il en existe huit autres dans le dossier des "disparus de l’Isère". Une affaire que les juges ont décidé de fermer, sans l’avoir élucidée.

Une décision qui va à l’encontre de celles prises ces derniers temps partout ailleurs en France. Car les récents dénouements des "meurtres de l’A6" ou des "disparues de Perpignan" ont prouvé que revenir sur une enquête, passer les éléments anciens au crible des nouvelles techniques de police scientifique, n’est pas vain. Les avocats de Ferouze Bendouiou, maîtres Didier Seban et Corinne Herrmann, entendent interjeter appel de ce non-lieu. Et dénoncent "une justice qui n’a jamais accepté de recevoir les parties civiles, alors que nous l’avons sollicitée à plusieurs reprises, alors que nous estimions avoir des éléments nouveaux à apporter au dossier". Ils soutiennent que la clôture de l’information judiciaire est prématurée.

Elle l'a vue "remonter avec la carafe, la poser dans l’évier, puis ressortir jouer"


Charazed Bendouiou avait 10 ans lorsqu'elle s’est volatilisée. C’était le 8 juillet 1987 à Bourgoin-Jallieu. Ses parents lui ont demandé d’aller vider la poubelle au sous-sol du bâtiment. La petite fille est descendue en début d’après-midi. En 1988, les enquêteurs ont noté "que l’enfant n’a plus été revu après son départ de l’appartement". En 2008, quand les investigations ont repris, les gendarmes se sont fondés sur ce même constat. "Or, il est erroné", affirment d’une même voix Ferouze et ses avocats.

Rafika, la sœur aînée de Charazed, soutient l’avoir revue après qu’elle a jeté les ordures. Maîtres Seban et Herrmann l’ont fait savoir au juge d’instruction Joséphine Scaramozzino en février 2014. La magistrate ne leur a pas répondu. Rafika, 15 ans au moment des faits, se souvient que sa petite sœur "est remontée solliciter une carafe d’eau pour leur mère qui se trouvait au bas de l’immeuble", écrivent les avocats. Elle l’a vue "remonter avec la carafe, la poser dans l’évier, puis ressortir jouer". La maman et une voisine confirment. Et un témoignage qui indiquait la présence de Charazed dans sa robe jaune vers 15 heures devant le magasin Genty, avait été trop vite écarté à l’époque. Les analystes de la gendarmerie qui reprennent la procédure dans son intégralité en 2008 reviennent pourtant vers cette déclaration qu’ils jugent fiable, et invitent les enquêteurs à rechercher les enfants avec lesquels la petite jouait. "Où en est-on de ces investigations ? Qu’est-ce qui a été fait ?", interroge Ferouze.

"Aucune vérification n’a été entreprise"

Il y a encore la piste de cet homme interpellé en janvier 2007 pour de nombreuses agressions sexuelles, commises en Isère, "à une période où plusieurs enfants ont disparu [dans la région]". Pour Maître Corinne Herrmann, "il est toujours indispensable de procéder à des vérifications approfondies sur l’éventuelle implication de ce monsieur dans l’affaire Bendouiou". Ou sur celle d’un "couple de pervers sexuels", localisés à Villefontaine, et apparus dans la procédure concernant la disparition de Nathalie Boyer, toujours en Isère, un an après celle de Charazed. Un homme et une femme qui entraînaient des jeunes filles mineures à leur domicile pour les violer. Et qui avaient une Renault 5 bleue. Comme celle dans laquelle un témoin a cru reconnaître Charazed. "Aucune vérification n’a été entreprise", note le cabinet Seban.

Les avocats et la famille Bendouiou avaient aussi réclamé que les caractéristiques génétiques de Charazed soient établies, afin de les comparer au FNAEG (fichier national automatisé des empreintes génétiques). Sur ce point comme sur les autres, la magistrate en charge de l’instruction n’a pas jugé bon de répondre aux requêtes des parties civiles. Elle a estimé plus juste de rendre une ordonnance de non-lieu. Pourtant, le procureur général de Grenoble, Paul Michel, assurait il y a quelques jours :

Evidemment, si les familles formulent des demandes, il faut y répondre. Et si ces dossiers de disparitions dans l’Isère ont la moindre chance d’aboutir, il faut la saisir. C’est le sens de notre justice."

Didier Seban, l'avocat de cinq familles d’enfants disparus ou assassinés dans l’Isère, a annoncé jeudi 13 novembre dans un communiqué son intention d'interjeter appel à la suite des ordonnances de non-lieu rendues dans les affaires Charazed Bendouiou et Ludovic Janvier. Il dénonce un "déni de justice particulièrement grave" et demande "au garde des Sceaux d'intervenir auprès du parquet général de Grenoble pour que les enquêtes soient enfin reprises sérieusement". Il constate que durant ces quatre dernières années, les juges d'instruction ont "refusé de recevoir les familles et d'instruire leurs demandes". Et de conclure :

Cette attitude est vécue par les familles comme un véritable acte de mépris à l'heure où toutes les autorités judiciaires reconnaissent l'intérêt de relancer les enquêtes sur les crimes non-élucidés en France".

Ce double non-lieu est «une hérésie» selon les avocats


De nouveaux éléments concernant la disparition de Charazed Bendouiou ont été apportés par les avocats de sa famille. Partie déposer les poubelles au sous-sol de l'immeuble, Charazed serait bien ressortie avant de remonter chez elle boire un verre d'eau. Et de redescendre. «Des témoignages qui n'ont pas été pris en compte», se désole Me Herrmann qui a décidé de faire appel de cette décision.

Mais surtout ce non-lieu double est selon les avocats «une hérésie» car d'autres enquêtes sont sur le point de trouver une issue. Les gendarmes, eux, ont depuis longtemps effectué un rapprochement entre deux autres dossiers de la série dite «Mineurs 38» : celui de Fabrice Ladoux enlevé en janvier 1989 et celui de Grégory Dubrulle enlevé en juillet 1983, le seul rescapé de cette macabre série.

Ces deux garçons ont été retrouvés dans des décharges. Le premier à Quaix-en-Chartreuse et le second à Pommier-la-Placette, deux sites proches. Tous les deux portent des traces de coups à la tête et ont été victimes de strangulation. Mais surtout une unité de lieu géographique dans le massif de la Chartreuse. Et ce d'autant que les enquêteurs disposent de traces génétiques retrouvées sur les liens qui enserraient Fabrice Ladoux. «Et on voudrait oublier ces dossiers encore une fois ! Ce n'est pas acceptable», peste Me Didier Seban.
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14/11/2014 : EXCLU E1 - L'affaire du petit Ludovic, disparu en mars 1983, jamais élucidée, a été enterrée par la justice. La famille exprime son désaccord.


Disparus de l'Isère : "On doit savoir la vérité" par Europe1fr


"Ils n'ont pas retrouvé le corps, donc, on ne peut pas dire qu'il est mort", affirme à Europe 1 Virginie, la sœur de Ludovic, un garçon de 6 ans disparu le 17 mars 1983, alors que son père l'avait envoyé chercher des cigarettes. Une ordonnance de non-lieu a été rendue les 6 et 10 novembre dans deux affaires de disparition d'enfants datant des années 80 en Isère, dont celle concernant le petit Ludovic. Europe 1 a pu recueillir le témoignage de sa sœur qui n'accepte pas que la justice enterre le dossier.

"On ne peut pas dire s'il est mort". "Ils ne savent même pas s'il est dans une famille, dans un réseau de prostitution, elle ne sait rien, la justice", déplore Virginie, la sœur de Ludovic. Le non lieu ? "On n'est pas d'accord avec ça". Et de raconter avoir vu son père "mourir de chagrin", il se reprochait d'avoir envoyé Ludovic chercher des cigarettes, rapporte Virginie. "Ma mère est totalement détruite psychologiquement", a-t-elle ajouté.
Les familles vont faire appel. Les avocats des familles des deux disparus ont déclaré leur intention de faire appel et dénoncent "une forme de mépris inadmissible des familles de la part de la justice grenobloise". "Les juges ont refusé de les recevoir durant la procédure et de prendre en compte nos demandes d'enquête complémentaire. La justice ne s'est clairement pas donnée les moyens d'enquêter.

C'est ahurissant, je n'ai jamais vu un tel défaut d'humanité", a réagi Me Didier Seban, l'un des avocats des familles.

La sœur de Ludovic abonde : "Faut chercher encore. Faut faire des appels à témoins, faire des portraits vieillis. Tout n'est pas fait dans le dossier Ludovic. Ils ont vite voulu bâcler l'histoire, c'est tout. Pour moi, des pistes n'ont pas été exploré. La personne qui disait détenir Ludovic parce que sa femme ne pouvait pas avoir d'enfant, cette piste là, on ne l'a jamais exploré".

Sept disparitions en Isère non élucidées. Entre 1983 et 1996, sept disparitions d'enfants ont eu lieu en Isère. Elles restent toujours non élucidées aujourd'hui. En 2008, le parquet général de Grenoble avait regroupé les dossiers des "disparus de l'Isère". Les investigations alors menées avaient écarté l'hypothèse d'un tueur en série.
Concernant le classement en non-lieu, Jean-Yves Coquillat, le procureur de la République de Grenoble, s'est justifié : " "Pour ces deux affaires, les motifs évoqués par les juges d'instruction sont les mêmes : la prescription pour l'infraction d'enlèvement d'enfant et l'absence de charge contre quiconque pour l'infraction de séquestration. Le ou les auteurs n'ont pas été découverts".



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16/11/2014 : Non lieu dans l'affaire Ludovic Janvier

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Né au Mans en 1976, Ludovic Janvier a disparu le 17 mars 1983 à côté de Grenoble, où sa famille venait d’aménager. Il fait partie des disparus de l'Isère.

Ce jour-là, il avait suivi un homme qui lui avait demandé de l’aider à chercher son chien. Il n’a jamais été revu. Aucune trace de lui n’a été trouvée par les gendarmes.

Depuis, la famille Janvier est revenue en Sarthe, son département d'origine.

Jeudi soir, ils ont appris une triste nouvelle : le juge qui pilote l’enquête a prononcé un non-lieu. Le parquet estime que tous les éléments d'investigation avaient été exploités.

Ecoeurée, la famille souhaite faire appel de cette décision.


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23/06/2015 : Disparus de l’Isère : trois enquêtes relancées . Les familles des "disparus de l’Isère" ont eu gain de cause. Ce matin, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Grenoble a fait savoir, par communiqué de presse, qu’elle procédait à un supplément d’information dans trois affaires : les disparitions de Ludovic Janvier, en 1983, à Saint Martin d'Hères et de Charazède Bendouiou, en 1987, à Bourgoin-Jallieu, ainsi que la tentative d'enlèvement de Gregory Dubrulle, laissé pour mort en 1983 dans l'agglomération grenobloise. Fin 2014, trois non lieux avaient été rendus dans ces dossiers dits des "disparus de l'Isère".

"Un scandale !", avait alors confié au Dauphiné Libéré Férouze Bendouiou, sœur de Charazed. "Nous avions aussitôt interjeté appel car rien n’empêche de poursuivre ces dossiers qui ne sont pas prescrits en matière d’enlèvement. Car c’est bien d’enlèvement dont il s’agit, étant donné qu’aucun corps n’a été retrouvé", argumentait alors Me Corinne Herrmann. L’avocate soulignait également que certaines prescriptions émises par les gendarmes de la cellule “Mineurs 38” (mobilisant jusqu’à 20 enquêteurs) n’ont pas été suivies par les juges d’instruction.

"Il s’agit d’avis d’analystes très pointus : des vérifications à effectuer, des pistes à explorer, des véhicules à rechercher, des personnes à réentendre, des témoignages extrêmement importants à exploiter ou encore des rapprochements à effectuer. Il s’agit d’éléments concrets, et non pas d’un subterfuge dans le seul but de maintenir ces dossiers en vie. Du travail important reste à réaliser dans chacun de ces trois dossiers", précisait l’avocate qui a revisité trente ans de procédure pour chacune des affaires.

Le 3 juin dernier, les avocats des trois familles, Me Didier Seban et Corinne Hermann, avaient donc réclamé la réouverture de ces trois dossiers. Ce mardi matin, deux magistrats instructeurs ont été nommé.

Reste à savoir quels moyens seront mis à disposition des magistrats pour procéder à de nouvelles investigations.


Par Vincent WALES | Publié le 23/06/2015 http://www.ledauphine.com

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Jointe par téléphone à Aix-en-Provence, la soeur de la petite Charazed Bendouiou a exprimé "un immense soulagement".


Maître Didier Seban, qui assure avec Maître Corinne Hermann la défense des familles, s'est dit "très satisfait de cette décision très motivée".
Il résume sa vision: "La chambre de l'instruction de la Cour d'appel nous a donné raison et a décidé d'un complément d'information et de ne pas faire droit à la demande de clôture des dossiers. On est très optimistes car c'est la véritable réouverture de l'enquête "soulignant que la cour avait décidé, contrairement aux juges d'instruction, "que les dossiers n'étaient pas prescrits."

Compte tenu des qualifications pénales retenues, la prescription pénale est de 10 ans mais elle a été interrompue par des actes à plusieurs reprises.

"La Cour a demandé aux juges de faire beaucoup d'investigations. Elle donne des orientations et demande d'en rendre compte aux parties civiles, ce qu'elle n'avait pas fait jusque là." Parmi ces orientations, il s'agit notamment de "regarder ces affaires en lien les unes avec les autres, de refaire le parcours de criminels ou de personnes arrêtées pour des crimes sexuels en Isère, et de confronter un certain nombre de témoignages".

Interview



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"il n'est jamais trop tard, il faut simplement y croire" pour la soeur de Ludovic Janvier


Ludovic Janvier a été enlevé le 17 mars 1983 à Saint-Martin-d'Hères près de Grenoble en Isère. Pour sa soeur Virginie, "c'est une grande joie" de voir la réouverture de l'enquête dans l'affaire des disparus de l'Isère.

La Cour d'appel de Grenoble a ordonné, ce mardi 23 juin, la réouverture de trois dossiers de disparitions d'enfants datant des années 80, infirmant ainsi les non-lieux prononcés. Parmi ces affaires, la disparition de Ludovic Janvier, un petit garçon de 6 ans et demi qui vivait au Mans. Il a été enlevé le 17 mars 1983 à Saint-Martin-d'Hères près de Grenoble en Isère, alors qu'il était parti acheter des cigarettes pour son père.

Virginie Janvier est la seule sœur de la fratrie Janvier, elle est la troisième enfant du couple, Ludovic étant le deuxième. Elle a eu cinq ans le jour de l'enlèvement de son frère, le 17 mars 1983. Elle était ce jour-là en Sarthe, en garde chez sa grand-mère, et a découvert l'affaire en voyant "ses parents pleurer à la télévision", ils avaient déménagé à Grenoble deux mois auparavant.

Elle se souvient avoir "pleuré, je ne sais même pas pourquoi, parce que je ne comprenais pas étant petite. Mais après quand on grandit, on voit bien qu'il manque quelqu'un, qu'il y a un vide. Après, ça a été très difficile pour mon frère aîné, ça l'est toujours, c'est très douloureux pour lui (...) Il a la sensation de ne pas avoir protégé mon grand frère alors que ce n'est pas de sa faute".

Virginie voit la réouverture de l'enquête comme un nouvel espoir : "Il y a encore des choses qui n'ont pas été faites. On l'a toujours dit, il y a des choses qui ne sont pas allées jusqu'au bout, des pistes qui n'ont pas été explorées (...)" notamment celle ci : "Quelques temps après l'enlèvement de Ludovic, quelqu'un a contacté la juge en disant que Ludovic était dans une bonne famille, que tout allait bien, qu'il fallait rassurer la famille"

32 ans après les faits, Virginie dit toujours "y croire" car "aujourd'hui on ne peut pas dire qu'il soit décédé puisqu'on n'a pas de corps, on n'a rien..."



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En 1983, près de Grenoble, Grégory disparaît. Il est retrouvé le lendemain au bord de la mort dans une décharge. Il est l'un des disparus de l'Isère dont les dossiers viennent d'être relancés par la justice. Il témoigne dans l'Heure du Crime.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/03/2018 13:02  Mis à jour: 17/03/2018 13:12
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 Disparus de l’Isère : «On a volé mon petit frère», témoigne Jérôme Janvier.
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C’était le 17 mars 1983, il y a trente-cinq ans. Ludovic Janvier, 6 ans, était emmené par un homme qui prétextait avoir besoin d’aide pour chercher son chien égaré à deux pas de la poste de Saint-Martin-d’Hères (Isère). On n’a plus jamais revu cet enfant. C’est aujourd’hui le second plus ancien « cold case » encore ouvert en France. Un des dossiers non élucidés de l’affaire dite des « Disparus de l’Isère ».

Ce 17 mars, Ludovic était accompagné par Jérôme, son aîné, alors âgé de 7 ans et demi et de leur petit frère, Nicolas, 2 ans. Toujours tenaillé par le remords, Jérôme Janvier, 42 ans, qui a pris le relais de sa mère Maryline dans ce combat judiciaire, se confie.

Vous rappelez-vous des circonstances de la disparition de Ludovic ?

Jérôme Janvier. Oui. C’était un jeudi. Ce jour-là, mon père nous avait demandé d’aller chercher des cigarettes. Le bureau de tabac était tout proche. Nous venions d’arriver de la Sarthe trois semaines auparavant car papa avait du travail à Saint-Martin-d’Hères. On était sur le chemin du retour. Un homme habillé en bleu de travail, comme s’il sortait de l’usine, nous a abordés. Il nous a promis des bonbons si on l’aidait à retrouver son chien-loup. On a accepté. L’homme est parti avec Ludovic, moi je suis resté avec Nicolas… Quand j’ai compris que j’avais fait une bêtise, j’ai couru vers notre maison. Nous avons cherché Ludovic partout dans les rues des alentours. C’était trop tard. On avait volé mon petit frère.



À quoi ressemblait cet homme ?

Il avait, selon moi, entre 40 et 50 ans et portait un casque de moto. Mais je n’ai pas le souvenir d’avoir vu une moto ou une mobylette.

S’agissait-il d’un piège pour enlever votre frère ?

À la réflexion, je me demande s’ils n’étaient pas deux hommes. On avait joué avec un chariot pour les courses en chemin. On avait mis Nicolas dedans mais on lui avait coincé un doigt. Un homme est venu pour nous gronder. On a sorti Nicolas de cette charrette improvisée. Et juste après, cet homme au casque est apparu comme s’ils nous attendaient.

Comment s’est déroulée l’enquête ?

La police a fait un portrait-robot avec mes descriptions. Ils venaient me chercher après l’école pour me montrer des centaines de pages de classeurs. Mais la police n’a rien trouvé de mieux que de mettre mon pauvre père en garde à vue… Si cela avait été lui sous le casque, je l’aurais reconnu ! Surtout, si l’alerte enlèvement avait existé à l’époque, on aurait retrouvé Ludovic.

Au bout de trente-cinq ans de vaines recherches, gardez-vous toujours espoir ?

Oui. Comme ma mère, mon frère Nicolas et ma sœur, nous sommes déterminés à le retrouver. Il est impossible de tirer un trait sur notre frère. Il est avec nous en permanence. J’ai toujours sur moi une photo de Ludovic. Et nous avons une petite mallette avec des objets lui appartenant, son cartable notamment. Nous avons besoin de vérité. Ne pas savoir c’est le pire. Ça vous torture jour et nuit…

Comment vivre après un tel drame ?

Cela m’obsède depuis trente-cinq ans. Ludovic est dans mes pensées à chaque instant, à chaque pas. Je suis le seul et dernier témoin à avoir vu partir mon petit frère. Je l’ai laissé partir. Je m’en veux toujours. Ça me poursuit. J’avais 7 ans… Puis au fil du temps, on se forge une carapace.

Et vos parents ?

Notre famille n’a pas résisté à cette épreuve. J’ai vu ma mère déprimer. Mon père s’est laissé mourir à 54 ans. Il s’en est voulu jusqu’à la fin. Ils ont sombré tous les deux dans le chagrin. Leur couple a explosé. Et pourtant ils s’aimaient. Je les ai vus se détruire physiquement et moralement.

Devenu père, avez-vous eu peur pour vos enfants ?

J’ai quatre filles. Je ne les ai jamais laissées sortir seules. La première fois que l’aînée est sortie seule, elle avait 17 ans. Nous avons toujours pris mille précautions. Mais il ne fallait pas non plus les étouffer.


L’affaire dite des « Disparus de l’Isère » porte sur les meurtres ou disparitions de dix enfants dans la région dont plusieurs sont restés non élucidés. Cette vaste enquête a été relancée en 2008 sous l’impulsion de Martine Valdès-Boulouque, alors procureur générale de Grenoble. Cela a permis de résoudre les meurtres des petites Sarah Syad et Saïd Berch, tuées à Voreppes en 1991 et 1996 par Georges Pouille, leur voisin, confondu en 2013 et condamné à 30 ans de réclusion criminelle en 2016.

Mais en 2014, Jean-Yves Coquillat, alors procureur de Grenoble, avait décidé de refermer les dossiers de Ludovic Janvier et de Grégory Dubrulle, seule victime survivante de ces affaires. La décision du magistrat avait été sèchement rejetée, infirmée par le parquet général. Les gendarmes avaient en effet établi un lien possible entre les deux affaires d’enlèvement des deux garçons.



« Un squelette, retrouvé il y a quelques années dans une grotte du Vercors, pourrait correspondre à celui d’un enfant. Mais il a été égaré dans les scellés du tribunal de Grenoble. Il faudrait le retrouver. Les nouvelles techniques pourraient nous dire s’il s’agit de Ludovic Janvier », martèle Me Didier Seban, l’avocat de la famille Janvier.

http://www.leparisien.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/12/2017 11:55  Mis à jour: 27/12/2017 11:55
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 Re : Disparus de l'Isère : le point sur l’enquête.
L’affaire des disparus de l’Isère hante le département depuis bientôt 40 ans. Aujourd’hui, de nouvelles pistes sont exploitées dans le cadre de trois dossiers, les familles des victimes continuent de chercher des réponses.

Par France 3 Alpes


Sur les 12 cas d’agressions, d’enlèvements ou de meurtres d’enfants qui ont secoué le département de l’Isère dans les années 1980, plus connus sous le nom des disparus de l’Isère, seuls trois ont été résolus dont deux il y a 4 ans.

Pas de liens établis dans les années 80

Lors des premières disparitions, les enquêteurs ne disposent pas des outils nécessaires permettant de croiser les affaires. Pendant 16 ans, une série macabre d’enlèvements, d’agressions et de meurtres d’enfants se poursuit alors dans le département sans qu’aucun lien entre eux ne soit établi.

C’est un avocat, maître Didier Seban, chargé des dossiers de plusieurs familles de victimes qui remarque des similitudes entre ces disparitions. Proximité géographique, modus operandi identique, des rapprochements commencent à être faits peu avant les années 2000.

Deux cas résolus en 2013

À partir de là, l’enquête revêt un autre aspect. Notamment avec la création de mineurs 38 en 2008, une cellule d’enquêteurs entièrement dédiée à ces cas de disparitions. Et qui va grâce aux scellés de deux enquêtes et à un contrôle anti-drogue, pourvoir faire le lien entre les meurtres de deux fillettes Sarah Siad et Saïda Berch et le coupable de ces deux crimes, Georges Pouille.

L’homme est reconnu coupable par la justice pour ces deux meurtres en 2015 après une longue enquête, mais il est impossible de le relier aux autres disparus de l’Isère, du fait de son âge. Trop jeune au moment des faits, il n’a pas pu commettre les autres agressions.

Si l’ADN et les progrès scientifiques ont permis de résoudre ces deux cas, les autres piétinent, car dans ces dossiers, il manque les corps ou les pièces à conviction nécessaires aux nouvelles analyses.

Trois dossiers réouverts en 2014

En 2014 trois dossiers sur les neuf restants, sont donc refermés, et la cellule mineurs 38, désactivée. Une décision de justice que refusent les familles des victimes. Un an plus tard, elles gagnent en appel et obtiennent le déclenchement de nouvelles investigations.

Les proches des disparus sont alors réentendus et nouvelles pistes explorées. Les parcours de plusieurs tueurs en série sont même étudiés. Certains ont été interrogés en prison pour écarter ou non leur nom définitivement de ces dossiers.

Dans quelques mois, les conclusions du complément d’enquête de trois dossiers devraient être connues. Dans le même temps sous l’impulsion des parties civiles d’autres dossiers des disparus de l’Isère pourraient être rouverts.

Voir Vidéo -> https://france3-regions.francetvinfo.f ... oint-enquete-1391227.html
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/12/2017 12:16  Mis à jour: 05/12/2017 12:16
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 Disparus de l'Isère : "il faut chercher encore .Enquêtes de région : retour sur l"affaire Fiona et Les disparus de l'Isère
France 3 Auvergne-Rhône-Alpes
Ajoutée le 5 déc. 2017
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Enquêtes de région du mois de décembre s'installe à l' Ecole Supérieure Nationale de Police (Saint-Cyr-au-Mont-d’Or). L’établissement forme les commissaires et officiers de demain. Il abrite au dernier étage la collection Edmond Locard, le père de la police scientifique.

Julien Le Coq sera en compagnie de Frédéric Dupuch, inspecteur général de la police nationale, chef du service central de police technique et scientifique (Ecully) et Alexandre Tardy, chef de cabinet de l’école nationale supérieure de police


Le fiasco de l’affaire Fiona (26 min)La disparition de l’enfant à Clermont-Ferrand avait ému la France entière en mai 2013. 4 ans après, on ne connaît toujours les circonstances de sa mort. Le corps de la fillette n’a jamais été retrouvé.
Depuis, le procès de sa mère Cécile bourgeon et son beau-père Berkane Makhlouf vire à la mascarade. Dernier rebondissement en date : le renvoi du procès en appel à janvier 2018.
Comment l’affaire Fiona a-t-elle pu aussi mal tournée ?
Une enquête de Valérie Riffard.

Sur les traces d’Edmond Locard (6 min)Il est le père fondateur de la criminalistique. Edmond Locard créé le tout premier laboratoire de police scientifique en 1910. Un siècle après, ses traités sont encore étudiés à l’école de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or. La trajectoire d’un Lyonnais touche-à-tout digne d’un personnage de roman policier. Un reportage d’Alexandra Marie.

La bataille contre l’oubli (6 min)Les disparus de l’Isère, une affaire qui a traumatisé tout un département pendant seize ans. Entre 1980 et 1996, 12 affaires de disparition, d’agressions ou de meurtres d’enfants vont se succéder dans le département. 3 seulement ont été élucidés depuis. Aujourd’hui, certaines familles tentent de rouvrir ce dossier classé. Une bataille contre l’oubli.
Reportage d’Aurélie Massait.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 01/10/2017 11:46  Mis à jour: 01/10/2017 11:46
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 Re : Pour tous les parents de disparus, « Le pire est de ne pas savoir » ...
La douleur des parents de Maëlys avive celle des parents qui ont vécu ou vivent encore le drame de l'insupportable attente. Ils ont accepté de nous en parler.

Elle aussi était devant sa télévision, jeudi soir, alors que les parents de Maëlys, disparue depuis plus d'un mois lors d'un mariage dans l'Isère, exhortaient, dans un poignant appel, le principal suspect à « révéler ce qu'il sait ».

L'interminable attente, le doute sur le destin de son enfant... Des affres que Valérie Lance ne connaît que trop bien. En juin 2011, son fils Alexandre, 13 ans, avait disparu à Pau (Pyrénées-Orientales). Trois semaines durant, elle a remué ciel et terre pour le retrouver, s'est raccrochée aux pistes les plus folles, jusqu'à ce que l'horreur ne réduise à néant ses espoirs : le fémur d'Alexandre, tué puis démembré, venait d'être retrouvé dans le gave de Pau...

Six ans et deux procès plus tard, cette mère meurtrie ne peut s'empêcher de suivre au plus près les développements de l'affaire Maëlys, qui fait écho à sa douleur. « J'ai beaucoup de compassion pour ces parents, dit-elle, je leur souhaite de tout coeur de retrouver leur fille, mais aussi de savoir...

Un gouffre insondable


«Le pire, concède celle qui a pourtant été confrontée à une vérité effroyable, c'est de ne pas savoir.» Cette « attente insupportable » dont parlait jeudi la mère de Maëlys, la voix brisée par l'émotion, est un gouffre insondable dans lequel chaque parent d'enfant disparu tente, à sa manière, de ne pas sombrer. « Les proches tiennent en étant dans l'action. Rien n'est plus insurmontable pour un père ou une mère que de se sentir impuissant », analyse Hélène Romano, docteur en psychopathologie et auteur du livre « Accompagner l'enfant victime en justice » (Ed. Dunod).


Valérie Lance, elle aussi, a connu les nuits sans sommeil, la vie qui défile « comme dans un monde parallèle », les yeux rivés sur Internet en quête du moindre indice, téléphone à portée de main nuit et jour... « J'avais un cahier dans lequel je notais tout dès que quelqu'un m'appelait, y compris des pistes farfelues. J'ai même fait appel à des voyantes, dont une qui m'assurait jusqu'au bout qu'Alexandre était en vie... Parce que c'était ce que j'avais envie d'entendre », souffle-t-elle.

Eloigner l'angoisse de la mort


L'espoir se nourrit de tout, y compris d'une «forme de rationalisation à tout prix qui permet d'éloigner l'angoisse de mort», poursuit Hélène Romano. Alain Boulay, président de l'Association des parents d'enfants victimes (Apev), se souvient ainsi de l'incroyable impact provoqué en 2006 par la libération de Natascha Kampusch, séquestrée huit ans dans une cave en Autriche. « Cela a redonné espérance aux proches, qui se disent désormais que rien n'est impossible, analyse-t-il. Ils considèrent de toute façon leur enfant comme vivant tant qu'on ne leur a pas prouvé le contraire... » Une évidence pour Valérie Lance, qui se souvient avoir inscrit Alexandre au centre de loisirs pour l'été, refait sa carte de bus pour la rentrée, « toutes ces choses qu'on faisait comme un rituel en juin », dit-t-elle.

« Dans les cas de disparition, le deuil — pas au sens de mort, mais au sens de perte — est impossible, détaille Hélène Romano. On parle alors de deuil suspendu, comme ces familles de victimes de crashs aériens qui, sans corps, gardent le fol espoir que leur proche est peut-être en vie quelque part... » Mais le temps est un poison qui ronge l'espoir. Celui d'Annie Audoye, en vingt-six ans « d'absence » de sa fille Marie-Hélène, disparue en mai 1991 près de Monaco, est encore là... mais infime et si triste. « J'ai longtemps souhaité des aveux, car, en niant sa mort, la personne qui a fait du mal à ma fille nie aussi sa vie. Aujourd'hui, j'en suis réduite à espérer qu'on trouve un corps, un jour, par hasard », sanglote cette mère de famille qui craint, après le décès de son mari, de partir à son tour sans connaître la vérité. Depuis un mois, elle aussi s'est identifiée aux parents de Maëlys et, comme eux, n'attend qu'une chose : « Qu'il dise ce qu'il sait. »

Le Parisien http://www.leparisien.fr/ AFP/Jeff Pachoud
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/08/2017 14:13  Mis à jour: 28/08/2017 14:13
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 Re : Disparus de l'Isère : "il faut chercher encore"...Ferrouze Bendouiou s'exprime sur "l'affaire" de sa petite soeur Charazed...
8 juillet 1987 à Bourgoin-Jallieu (Isère), peu avant 13 heures, la mère de Charazed Bendouiou, demande à sa fille de 10 ans d’aller vider les poubelles de chez elle. Elle s’exécute, puis sort jouer en bas de l’immeuble… avant de disparaître.

Aujourd’hui, l’affaire reste non élucidée. Depuis plus de 30 ans, Ferrouze Bendouiou, la sœur de Charazed qui avait 11 ans et demi au moment des faits, tente désespérément de savoir ce qui a bien pu se passer. Qu’est-il arrivé à sa sœur ? Pourquoi l’enquête a-t-elle été close au bout de deux ans seulement ? Ferrouze, 41 ans, n’a jamais cessé d’espérer des réponses. C’est à Tours que nous l’avons rencontré. Bouleversée, elle nous a parlé de son drame, de cette absence injustifiée et de ce sentiment d’abandon qui ne l’a jamais quitté. Voici le deuxième témoignage de notre série sur les enfants disparus sans laisser de traces.

"Pour moi, le temps s’est arrêté ce mercredi 8 juillet 1987. Depuis plus de 30 ans, je vis avec un immense regret : celui de ne pas avoir été plus âgée au moment des faits. C’est terrible de se dire que si j’avais eu quelques années plus, peut-être que tout ce qui a suivi aurait été différent.

J’ai grandi dans une famille nombreuse. Avec mes parents et mes neufs frères et sœurs, nous vivions à Bourgoin-Jallieu, commune de l’Isère située entre Lyon et Grenoble, dans un quartier tranquille. Là-bas, tout le monde se connaissait, se côtoyait. L’endroit parfait pour une vie d’enfant.


C’était le début de l’été, il faisait chaud et nous profitions des premiers jours de vacances. Après le déjeuner, ma mère m’a demandé de descendre jeter les poubelles. Scotchée devant une émission pour enfant, c’est finalement ma petite sœur Charazed, 10 ans, qui s’est portée volontaire. Elle devait déposer un vieux carton et avait l’autorisation de jouer en bas de l’immeuble.

Une trentaine de minutes plus tard, un énorme orage a éclaté. Très vite, ma mère s’est inquiétée de ne pas voir Charazed remonter. Sur le coup, nous avons pensé qu’elle avait dû se mettre à l’abri, peut-être se réfugier chez un de nos voisins, mais quand la pluie a cessé, Charazed n’était toujours pas rentrée.

"Faut arrêter de jouer avec le téléphone."

Seule, je suis allée toquer à quelques portes du voisinage. A chaque fois, je revenais dépitée sans avoir trouvé la moindre trace de Charazed :

"Elle n’est pas là."

Les heures filant, l’inquiétude est montée. Avec ma mère, nous avons continué nos recherches près de la piscine, puis dans tout le quartier. En vain. À l’époque, nous n’avions pas de téléphone, c’est donc mon frère et ma sœur qui se sont rendus dans une cabine téléphonique pour avertir la gendarmerie. On leur a répondu :

"Faut arrêter de jouer avec le téléphone."

Les policiers, alertés par des voisins, ont fini par venir sur place aux alentours de 18h30.

Une chambre vide


Je me souviens très bien du lendemain de sa disparition. Je me suis levée pensant qu’il ne s’agissait que d’un mauvais rêve, avant de réaliser que sa chambre était vide et qu’elle avait bel et bien disparue. J’étais en colère et craintive. Qui me garantissait qu’une personne de mon entourage ou du quartier n’était pas responsable de ce qui venait de se produire ? Une méfiance tenace est née ce jour-là.

Et puis, j’entendais les adultes prononcer des mots que je ne comprenais pas. "Séquestration", "pervers", "pédophile", ces termes, je les ai compris à travers les médias ou en les cherchant dans les dictionnaires.

J’ai grandi comme j’ai pu. Je me disais que ma sœur avait disparu, mais qu’elle était recherchée. Parfois, je voyais quelques portraits d’autres enfants disparus. Plutôt étonnée de ne jamais voir celui de Charazed parmi eux, je me disais qu’il y en avait tellement. Le sien devait être diffusé ailleurs.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 31/07/2017 16:06  Mis à jour: 31/07/2017 16:06
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 Re : Disparus de l'Isère : Le frère de Ludovic Janvier s’exprime : “Il y a trente-quatre ans, mon petit frère a disparu sous mes yeux”...
TÉMOIGNAGE - En 1983, Jérôme Janvier laisse partir son frère, Ludovic, avec un inconnu. Malgré les recherches, le petit garçon ne sera jamais retrouvé. Jérôme raconte son sentiment de culpabilité dans Grands Reportages sur TF1 le 30 juillet à 13h30.

Depuis trente-quatre ans, vous espérez le retour de votre petit frère, Ludovic, enlevé sous vos yeux par un inconnu le 17 mars 1983. Quelles sont les circonstances de ce drame ?

Jérôme Janvier : On était quatre frères et sœur, j'étais l'aîné. Ludovic avait 6 ans et demi, Nicolas 2 ans, moi 7 ans et demi et Virginie fêtait ses 5 ans ce jour-là. On venait de s'installer dans la maison de mon oncle, à Saint-Martin-d'Hères, près de Grenoble, après avoir vécu dans la Sarthe. Ce jeudi 17 mars, mon père m'a demandé d'aller lui acheter un paquet de cigarettes. Le tabac était tout à côté, une centaine de mètres, une rue à traverser. On l'avait déjà fait. Je suis parti avec Ludovic et Nicolas, j'ai acheté les cigarettes et au retour, un homme est venu vers nous.

À quoi ressemblait-il ?

Il avait un casque de moto sur la tête, un bleu de travail, des chaussures noires avec une fermeture éclair. Son visage était bouffi. Il nous a dit : "Si vous m'aidez à retrouver mon chien-loup, je vous donnerai des bonbons." Avec Ludovic, on s'est regardés et on a accepté. Alors il m'a dit : "On va se séparer. Toi et ton petit frère vous cherchez par ici et moi et ton autre frère on part par là." Et tout de suite, en le voyant s'éloigner avec Ludo, j'ai su que j'avais fait une bêtise. (Silence.) D'ailleurs, je suis parti immédiatement chercher mes parents. Je courais, je pleurais, j'ai crié : "J'ai fait une bêtise, Ludovic est avec un monsieur..."

Vos parents, sur place moins de cinq minutes après l'enlèvement, vont chercher votre frère partout...


J'attendais à la maison, je pensais les voir revenir tout de suite avec Ludo. (Silence.) Ils ont quadrillé le quartier, rien. Plus tard, les gendarmes ont toqué aux portes des voisins mais personne n'avait rien vu. Alors qu'il y a des barres d'immeubles autour, quelqu'un a forcément vu quelque chose. Ne serait-ce que cet homme...

Quel homme ?

En sortant du tabac, on s'est amusés avec un Caddie laissé là. On avait mis Nicolas dedans, on faisait la course mais sans faire exprès, on a coincé son doigt contre un mur. Un homme est venu vers moi pour me gronder, me dire de faire attention. J'ai sorti Nicolas du Caddie et on est repartis vers la maison. C'est juste après qu'on a vu l'homme au casque. L'homme qui m'a grondé, je ne l'ai jamais retrouvé.

Le lendemain du drame, vos parents lancent un appel au ravisseur au JT de 20 h et vous-même êtes interviewé...

On n'avait pas le choix, les journalistes disaient que ça ferait avancer les choses... Moi, les gendarmes venaient me chercher à l'école, ils me faisaient feuilleter des classeurs de photos pour identifier le monsieur au casque.

Un jour, les enquêteurs soupçonnent même votre père...


Mais je l'aurais reconnu si cela avait été lui, sous le casque !

Peu après l'enlèvement, un homme a appelé vos parents, se faisant passer pour le ravisseur...

Il a expliqué avoir enlevé Ludo parce que sa femme ne pouvait pas avoir d'enfant. Les gendarmes ne l'ont jamais identifié. Il y a quelques années, un homme nous a contactés car il pensait être notre frère, adopté enfant dans des conditions mystérieuses. Un test ADN a prouvé que non.

Votre famille a déménagé peu après l'enlèvement et vos parents ont même fini par divorcer en 1989.

Je les ai vus sombrer. Mon père est mort aujourd'hui et ma mère vit encore avec l'espoir que Ludovic soit vivant, quelque part.

Et vous ?


J'ai grandi avec cette culpabilité. Le dernier regard de Ludovic, celui qu'il m'a jeté avant de partir avec cet homme, il est gravé dans ma mémoire. Toutes les nuits, je cogite. Je refais le parcours, j'essaie de me souvenir d'autres détails. On vit tous avec notre malheur.

Maître Corinne Herrmann, avocate spécialisée dans les «cold case», a repris cette affaire. A-t-elle des pistes ?

J'ai une énorme confiance en elle. Elle a fait plus pour nous en quelques années que tous les services de police et de gendarmerie réunis. Si quelqu'un peut dénouer cette affaire, c'est elle.

https://www.telestar.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/07/2017 21:07  Mis à jour: 07/07/2017 21:07
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 Re : Disparus de l'Isère : REPLAY " l'heure du crime de Jacques Pradel" - Il y a 30 ans,le 08/07 en 1987, une petite fille de 10 ans, Charazed Bendouiou, se volatilise en bas du HLM où elle vit avec sa famille.
L'édito de Jacques Pradel


"Aujourd'hui dans l'Heure du Crime, nous faisons le point 30 ans après la disparition mystérieuse, le 8 juillet 1987, d'une petite fille de dix ans, Charazed Bendouiou, au pied de son immeuble à Bourgouin-Jallieu, en Isère.

La sœur de Charazed, Férouze Bendouiou est notre invitée. Elle se bat depuis 30 ans avec toute sa famille et son association N'oubliez pas Charazed pour que l’affaire ne sombre pas dans l’oubli. Dans ce combat, elle est épaulée par deux avocats qui ont littéralement déplacé des montagnes pour que le dossier Charazed ne soit pas refermé par la Justice.CLIC pour écouter l'émission
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/02/2017 14:02  Mis à jour: 04/02/2017 14:02
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 Re : Disparus de l'Isère : le tueur belge Willy Van Coppernolle, un pervers et prédateur sexuel belge , entendu par les gendarmes.
Les gendarmes de la section de recherches de Grenoble (Isère) en charge du dossier dit des «Disparus de l'Isère», une série de meurtres d'enfants dans la région du Dauphiné entre 1983 et 1996 en partie résolus, ont entendu ces derniers jours Willy Van Coppernolle, 73 ans, un pervers et prédateur sexuel belge.

Les enquêteurs agissant sur commission rogatoire des deux juges d'instruction en charge de ce dossier l'ont interrogé sur les disparitions de Ludovic Janvier, 6 ans, disparu à Saint-Martin d'Hères le 17 mars 1983 et l'agression de Gregory Dubrulle, 8 ans, enlevé le 9 juillet 1983 à Grenoble et laissé pour mort dans une décharge publique. Ces deux dossiers restent non élucidés. Un rapprochement avec le mode opératoire de Willy Van Coppernolle apparaissait pertinent. Un piste qu'il fallait purger pour les enquêteurs.


Ce pervers sexuel maintes fois condamné en Belgique (à 30 reprises depuis 1966) pour agression sexuelle ou rapt a aussi été condamné en France le 30 mars 1995 pour le meurtre d'un petit garçon, Abdel à Remoulins (Gard) en mars 1993 mais aussi le viol de deux adolescents à Arnissan (Aude). Une condamnation à perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans. Il est toujours incarcéré à ce jour mais reste libérable en 2017.

Un Suisse déjà interrogé

Ni au cours de l'instruction, ni lors du procès, il n'a jamais dit ce qui s'est passé avec ce petit garçon rencontré dans les rues de Remoulins. Au bout de trois semaines d'enquête, il a fini par accepter de conduire les gendarmes jusqu'au cadavre de l'enfant dont la tête avait été fracassée à coups de pierres. Un corps abandonné dans la garrigue et en partie dévoré par des charognards. Le mode opératoire, le rapt puis les coups portés à la tête, sont très semblables à l'agression subie par Gregory Dubrulle en 1983. L'autopsie d'Abdel n'avait pas permis de déterminer s'il avait été violé en raison de l'état de délabrement du corps de l'enfant. L'audition de Willy Van Coppernolle n'a pas été probante pour l'instant pour les gendarmes.

L'an passé les gendarmes de la SR 38 s'étaient déjà intéressés à un tueur en série helvétique, Michel Peiry, 57 ans, dit «Le Sadique de Romont». Un homme condamné à la perpétuité réelle en Suisse pour quatre assassinats et deux tentatives. Un prédateur sexuel qui s'attaquait à des adolescents qu'il violait et tuait à coups de marteau parfois. Cet homme avait séjourné en France dans les années quatre-vingt. Lui aussi avait été entendu par les gendarmes qui avaient analysé son dossier dans le cadre d'une demande de coopération judiciaire.

leparisien.fr http://www.leparisien.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/07/2016 15:31  Mis à jour: 12/07/2016 15:31
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 Re :Assassinat de la petite Sarah Syad, 6 ans: le procès a repris ce matin 12/07/2016: Georges Pouille condamné à la peine de 13 ans de réclusion criminelle.
Le tribunal pour enfants statuant en matière criminelle a rendu son verdict aujourd’hui vers 12h15 dans l’affaire de l’assassinat de la petite Sarah Syad, 6 ans, en avril 1991.

Le tribunal a reconnu l’accusé, aujourd’hui âgé de 41 mais qui n’en avait que 15 à l’époque, des faits qui lui étaient reprochés, à savoir une tentative de viol sur la fillette et son assassinat.


Le représentant du ministère public avait requis à son encontre une peine de 13 ans et 4 mois et l’homme a finalement été reconnu coupable des faits qui lui étaient reprochés et condamné à la peine de 13 ans de réclusion criminelle.

Selon son avocat, Me Decombard, l’accusé est resté de marbre à l’énoncé du jugement mais lui aurait fait part, dans la foulée, de son intention d’interjeter appel de cette décision.

En mars dernier, il avait été condamné à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Saida Berch
, une autre petite Voreppine de 10 ans, retrouvée morte en novembre 1996. Il a, depuis, fait appel de cette décision.

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2 ... ssinat-de-la-petite-sarah
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/07/2016 20:06  Mis à jour: 07/07/2016 20:06
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 Re : Les Faits Karl Zéro – Les disparues de l’Isère [1-2] ( VIDEO)
Publiée le 02 Jan, 2016 par redacteur3-wp



De 1980 à 1996, dix enfants entre cinq et quinze ans disparaissent dans la région de Grenoble.
Karl Zéro et son équipe ont mené l’enquête pendant plus de six mois dans l’Isère, auprès des familles, mais aussi de la justice locale.
Résultat : un prime exceptionnel qui met la lumière sur l’une des plus grandes énigmes de l’histoire criminelle française et peut-être l’un des plus grands scandales de la justice.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/05/2016 14:09  Mis à jour: 13/05/2016 14:09
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 Re : Georges Pouille l'assassin présumé de Sarah, voit son procès reporté après le malaise d'un avocat.
Le procès de Georges P., jugé devant le tribunal pour enfants de Grenoble pour l'assassinat de la petite Sarah, en 1991, à Voreppe (Isère), a été reporté au 12 juillet.
Ouvert jeudi à huis clos, le procès a dû être suspendu, ce vendredi 13 mai au matin, en raison d'un malaise de Me Léon Lef Forster, avocat des parties civiles, qui a été hospitalisé à Grenoble. Les plaidoiries et les réquisitions ont donc été reportées au 12 juillet.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/05/2016 14:37  Mis à jour: 12/05/2016 14:37
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 Re :Un second procès ouvert à Grenoble : Georges Pouille est soupçonné de la tentative de viol et de l'assassinat de la petite Sarah Syad, 6 ans, à Voreppe en 1991.
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Georges Pouille, 40 ans, condamné récemment à 30 ans de réclusion pour le meurtre d'une fillette en 1996, est jugé jusqu'à vendredi par le tribunal pour enfants de Grenoble pour l'assassinat d'une autre enfant en 1991 à Voreppe, dans l'Isère.

L'accusé, qui n'avait que 15 ans au moment des faits, est soupçonné de la tentative de viol et de l'assassinat de Sarah Syad, six ans, le 16 avril 1991. Son sperme avait été retrouvé sur la chemise de l'enfant.

Un "psychopathe". Le procès, qui s'est ouvert jeudi matin, se tient à huis clos jusqu'à vendredi. Qualifié de "psychopathe" par les experts psychiatres, Georges Pouille a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle par les assises de l'Isère, le 11 mars, pour le meurtre d'une autre fillette sur la même commune de Voreppe en 1996. Saïda Berch, 10 ans, avait été retrouvée étranglée dans un canal le 26 novembre 1996, deux jours après sa disparition. Dès le verdict prononcé, la défense avait annoncé son intention de faire appel. Durant son procès, l'accusé avait nié avoir tué la victime, reconnaissant seulement lui avoir porté un "petit coup" sur la tête pour un motif futile de prêt de vélo.

Un parcours difficile. La défense avait plaidé la clémence de la cour, mettant en avant le parcours chaotique de l'accusé, né d'un viol, battu par ses deux parents, toxicomane à l'âge de 13 ans. Enfant, il lui arrivait de passer la nuit dans le panier du chien quand sa mère lui retirait son matelas. Georges Pouille n'avait été interpellé qu'en juillet 2013 à l'occasion de nouvelles analyses ADN portant sur les deux meurtres.


Par Rédaction Europe1.fr avec AFP
http://www.europe1.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 21/04/2016 12:07  Mis à jour: 21/04/2016 12:07
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 Re :Maître Seban, avocat de plusieurs familles de victimes dans des affaires non résolues telles que les familles des disparus de l'Isère …(Quand la police relance les "cold case" …)
REPLAY - L’OCRVP (Office Central de Répression des Violences aux Personnes) a décidé de réexaminer près de 100 affaires criminelles non résolues pour tenter de relancer ces cold case dont les enquêtes sont au point mort depuis des années. C’est un nouvel espoir pour les familles des victimes.



Cliquez sur ce lien pour écouter l'émission de Jacques Pradel
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/03/2016 10:53  Mis à jour: 12/03/2016 10:53
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 Re : Disparus de l'Isère : La cour d’assises de l’Isère a condamné vendredi à trente ans de réclusion criminelle Georges P., 40 ans, accusé du meurtre de la petite Saïda Berch.
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Au terme de trois jours d'aucience à Grenoble, la Cour d’assises de l’Isère a condamné ce vendredi à 30 ans de réclusion criminelle Georges P., 40 ans, accusé du meurtre d’une fillette de 10 ans en 1996, au terme d’un procès «au goût d’inachevé» faute d’explications de l’accusé.

Le verdict, conforme aux réquisitions, a été accueilli par les applaudissements nourris de la famille de la victime. «Bravo la justice!», a crié l’assistance. La défense a annoncé son intention de faire appel.
Qualifié de psychopathe par les experts psychiatres

Saïda Berch, 10 ans, avait été retrouvée étranglée dans un canal de Voreppe (Isère), près de Grenoble, le 26 novembre 1996, deux jours après sa disparition. Son meurtrier présumé, Georges P., qualifié de psychopathe par les experts psychiatres, n’avait été interpellé que 17 ans plus tard, à l’occasion de nouvelles analyses ADN. Son profil génétique avait été retrouvé sur les manches du pull ayant servi à étrangler la victime.

«30 ans, vous pouvez considérer que ça équivaut à une peine à perpétuité étant donné l’état de santé de l’accusé (atteint d’une maladie dégénérative, ndlr). Mais sa liberté, Georges P. en a joui indûment, injustement pendant 17 ans», avait déclaré l’avocate générale, Thérèse Brunisso, dans son réquisitoire.
Enfance difficile

Au terme de trois jours d’audience, Georges P. a nié avoir tué la victime, reconnaissant seulement lui avoir porté un «petit coup» sur la tête pour un motif futile de prêt de vélo. «Le seul regret que j’ai», c’est de ne pas avoir ramené la petite fille chez elle, a-t-il dit.

La défense avait plaidé la clémence de la cour, mettant en avant le parcours chaotique de l’accusé, né d’un viol, battu par ses deux parents, toxicomane à l’âge de 13 ans. Petit, il lui arrivait de passer la nuit dans le panier du chien quand sa mère lui retirait son matelas.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/03/2016 13:19  Mis à jour: 11/03/2016 13:38
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 Re : Disparus de l'Isère : Procès du meurtre de la petite Saïda : Georges Pouille est enfin sorti de son silence jeudi devant les assises de l'Isère, au deuxième et avant-dernier jour de son procès.
Il est accusé d'avoir tué la petite Saïda Berch, à Voreppe, au nord de Grenoble, en novembre 1996.

Au deuxième jour de son procès, jeudi, l'accusé a raconté à sa façon ce qui s'est passé ce jour-là, le d'une voix parfois inaudible à cause de sa maladie, une maladie dégénérative qui affaiblit les muscles et donc qui rend sa diction difficile.

Il n'a pas reconnu sa culpabilité

"Monsieur Pouille, il est temps a présent de parler"

— Maître Denis Dreyfus, un des avocats de Georges Pouille

Dans le box des accusés, Georges Pouille s'est emparé du micro et ne va plus le lâcher. "J'ai prêté mon vélo à cette fille (Saïda, ndlr). Pendant ce temps, je me suis roulé un joint. Après, j'ai repris mon vélo et je suis parti, mais elle m'a suivi. Ça m'a énervé. Alors, c'est parti tout seul, je lui ai mis un coup sur la tête. elle est tombée." Georges Pouille lui demande si elle a mal, elle dit non. "Je l'ai relevée et j'ai mis son pull autour de son cou, et puis je suis rentré chez moi". Par cette explication, il explique donc que ce n'est donc pas lui qui a tué Saïda, une attitude que regrette Maître Arnaud Lévy-Soussan, un des avocats de la famille de Saïda.

"Il reste sur l'une des ses versions adoptées pendant la durée de l'information judiciaire. C'est une version incompatible au regard des éléments objectifs de cette procédure et des constatations auxquelles ont procédé les gendarmes. Il a surement fait une partie du chemin mais il ne va pas jusqu'à assumer sa responsabilité et admettre des faits qu'il a reconnus au moment de son arrestation."
— Maître Arnaud Lévy-Soussan, un des avocats des parties civiles

Georges Pouille continue et explique que celui qui a tué Saïda ne mérite pas de vivre. "Si j'avais su que c’était la sœur de mon copain Mohamed Berch, je l'aurais ramenée chez elle" dit-il à la barre. Dans la salle, la mere de Saïda éclate en sanglots. Le verdict est attendu vendredi dans la soirée.

https://www.francebleu.fr/infos/faits- ... u-deuxieme-de-son-proces-

Reportage sur la personnalité de l'accusé par Xavier Schmitt et Dominique Semet


Crime de Voreppe: la personnalité Georges P.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 10/03/2016 13:17  Mis à jour: 10/03/2016 13:17
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 Re : Disparus de l'Isère : Procès du meurtre de la petite Saïda : l’enfance sordide de l’accusé racontée par sa mère.
Près de 20 ans après les faits, le procès de l’homme accusé d’avoir tué la petite Saïda Berch, alors âgée de 10 ans, à Voreppe en Isère, le 24 novembre 1996, s’est ouvert devant la cour d’assises de l’Isère.

Georges P., 40 ans, est resté mutique, ou presque, dans son box, refusant même de répondre au président de la cour d’assises qui lui demandait de décliner son identité à l’ouverture des débats.


Un silence difficilement audible et supportable pour les parties civiles, défendues par Mes Hartemann-De Cicco et Levy-Soussan qui attendent depuis près de 20 ans donc la vérité sur ce crime qui a meurtri leur famille.

« Pas un enfant désiré »
Cette première journée d’audience a été consacrée à l’examen de la vie de l’accusé à travers les témoignages de sa mère, de l’enquêtrice de personnalité et d’un psychologue. Sa mère, une femme d’une soixantaine d’années d’origine portugaise est venue à la barre pour parler de son fils et révéler le lourd secret qu’elle gardait pour elle depuis tant d’années. « Ce n’est pas un enfant désiré. J’ai été violée en septembre 1974. J’ai tout essayé pour m’en débarrasser. J’ai fait des piqûres, j’ai pris des médicaments… Je me suis même jetée contre un car. J’ai fini à l’hôpital mais il est né quand même. Il était malade et il a passé un mois en couveuse. Moi, je n’en voulais pas, alors c’est ma mère qui est allée le chercher à la sortie de l’hôpital », a expliqué à la barre de la cour d’assises cette petite dame brune qui ne se dérobe pas lorsqu’on lui demande d’évoquer les mauvais traitements infligés à son fils. « Oui, j’ai été plus dure avec lui qu’avec ses frères. Je lui ai fait payer les pots cassés. Je m’en veux… Je me suis vengée sur lui », des propos qui venaient confirmer le rapport de l’enquêtrice de personnalité qui précisait que Georges P. avait été frappé, parfois à coups de ceinture, qu’il trouvait parfois du réconfort la nuit dans le panier du chien, qu’on lui disait parfois qu’il aurait mieux fait de mourir à la naissance… « C’est vrai. Mais il était très dur. Vers 13 ou 14 ans, il s’est mis à nous voler de l’argent pour s’acheter de la drogue. Alors c’était encore plus la guerre entre nous. Je lui ai même enlevé son matelas pour dormir. Je l’ai mis plusieurs fois à la porte, mais il revenait toujours. » Des révélations mises en doute par les avocats des parties civiles ou l’avocat général qui ont demandé à la mère de l’accusé si elle n’essayait pas de réécrire l’histoire pour chercher des excuses à son fils. « En 1974, on ne parlait pas de ces choses-là… Ma mère était au courant. Je ne l’avais jamais dit avant à mon fils. Si je le fais aujourd’hui, c’est parce que j’ai juré à ma mère, sur son lit de mort, de lui dire la vérité un jour. La seule autre personne à qui j’en ai parlé, c’est une avocate que j’ai rencontrée pour parler de divorce l’an dernier. C’est elle qui m’a conseillé de tout dire aussi. » Du côté de la défense de l’accusé, Mes Decombard et Dreyfus insistaient plutôt sur son ressenti sur la culpabilité de son fils. « Je suis dans le doute, parce que je ne veux pas croire qu’il a fait ça, qu’il a tué cette petite fille. C’est horrible ce qui est arrivé à cette famille. »

Son ADN sur le pull de Saïda

Cette première journée d’audience a aussi tourné autour de la preuve ADN retrouvée 17 ans après les faits grâce à de nouvelles techniques qui ont été détaillées à la barre de la cour d’assises de l’Isère par le professeur Doutremepuich qui dirige le laboratoire d’hématologie médico-légale de Bordeaux. Ce dernier est venu expliquer les différentes recherches effectuées, leurs résultats et le fait que l’ADN de l’accusé avait été retrouvé sur le pull que portait la petite Saïda Berch le jour des faits et avec lequel elle avait été étranglée. Et à la réponse sur l’existence d’une quelconque marge d’erreur, le professeur a expliqué que cette probabilité était de l’ordre d’une sur 10 milliards de milliards.

Que ce soit sur le terrain de la science ou de la personnalité, à chaque interrogation du président, l’accusé, très diminué par une maladie neurodégénérative, a quasi systématiquement refusé de répondre, rejetant aussi violemment que possible le micro qu’on lui tendait pour grommeler des réponses à peine audibles. Le procès doit se terminer vendredi.
L’accusé encourt trente ans de réclusion criminelle.


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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/03/2016 16:17  Mis à jour: 07/03/2016 17:18
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 Re : Disparus de l'Isère : Confondu par son ADN 20 ans après les faits, un homme de 40 ans comparaît à partir de mercredi devant les assises de l'Isère pour le meurtre de Saïda Berch, 10 ans.
A partir de mercredi, Georges P., 40 ans, comparaît pour le meurtre d'une fillette en 1996, après un premier homicide pour lequel il n'a pas encore été jugé. L'homme, qui encourt la réclusion à perpétuité, a été confondu par son ADN deux décennies après les faits.


Vingt ans après, la famille de la petite Saïda, assassinée à l’âge de 10 ans, aura-t-elle enfin des réponses? A partir de mercredi, les assises de l’Isère jugent George P. un homme de 40 ans accusé du meurtre de la fillette commis en 1996. Il doit aussi répondre d’un premier homicide, en 1991, pour lequel il n’a pas encore été jugé.

Le 26 novembre 1996 au matin, le corps de Saïda Berch était retrouvé dans un canal à Voreppe (Isère), deux jours après sa disparition. L'autopsie concluait à une mort par strangulation provoquée à l'aide du pull de la victime, sans détecter de sévices sexuels. Un journal pornographique et des mouchoirs souillés avaient été découverts tout près d’elle. Les gendarmes avaient auditionné jusqu’à 500 personnes et avaient même prélevé les empreintes digitales de tous les hommes de la ville. Mais les investigations n’avaient pas permis d'identifier le jeune homme en VTT qui l'accompagnait peu avant sa disparition. Le 28 septembre 1999, l'instruction aboutissait à un non-lieu.

EN 1991, UNE AUTRE FILLETTE ÉTAIT RETROUVÉE ÉTRANGLÉE DANS LA MÊME COMMUNE

La persévérance des policiers isérois a permis de faire rebondir l’enquête. Sept ans plus tard, en avril 2006, le dossier était rouvert à la faveur d'un rapprochement avec une autre affaire, celle du meurtre de Sarah Syad, six ans, commis le 16 avril 1991 dans la même commune. La fillette avait disparu alors qu'elle jouait près de son domicile. Elle avait été retrouvée dans un bois, étranglée, avec du sperme sur sa chemise.

Ces deux affaires figuraient dans la liste des neuf disparitions ou meurtres d'enfants non élucidés entre 1983 et 1996 en Isère. En 2008, les autorités avaient décidé de les regrouper. Ainsi la cellule «Mineurs 38» recoupait, cherchait et fouillait tout nouvel élément permettant de relancer ces «cold case». L’hypothèse d’un lien entre les neuf histoires avait d’abord été évoquée, mais la piste du tueur en série avait finalement été écartée. Chaque affaire avait donc été prise à part.

UN PROFIL ADN IDENTIFIÉ EN 2013


Dans l’affaire Saïda Berch, plusieurs analyses génétiques se sont révélées infructueuses. Jusqu'à une expertise confiée en 2013 à un laboratoire de Bordeaux, qui a permis d'identifier un profil ADN de sexe masculin, notamment sur les manches du sweat-shirt ayant servi à étrangler l’enfant de 10 ans.

Pour les deux fillettes, il s'agissait du même homme: Georges P., mineur à l'époque du premier meurtre et fiché à la suite de deux infractions commises en 2005 et 2008, notamment pour conduite sous l'emprise de stupéfiants. Entendu par les gendarmes en 1996 dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de Saïda Berch, il n'avait pas été inquiété faute d'éléments à charge.


L'ACCUSÉ A CONFIÉ SON FILS À LA MÈRE DE L'UNE DES VICTIMES


Vivant en concubinage, père d'un jeune enfant, Georges P. avait continué de vivre dans le même quartier, fréquentant les frères et soeurs des victimes, et confiant même son fils aux soins de la mère de Sarah Syad.

Placé en garde à vue en juillet 2013, il a reconnu en partie les faits, disant que «le diable était entré en lui». Avant de se rétracter au cours de l'instruction, durant laquelle il a refusé de se prêter à de nouvelles analyses génétiques ou de participer à une reconstitution. «C'est un garçon qui se recroqueville sur sa maladie, la peur de parler, et craint le regard médiatique qui est porté sur ce dossier», raconte maître Denis Dreyfus, un de ses avocats. Le quadragénaire, âgé de 15 et 21 ans au moment des faits, est atteint de la maladie de Steinert, qui provoque une dégénérescence musculaire parfois associée à un retard mental. Diminué physiquement, atteint d'un «handicap mental léger», voire de «psychose» selon les experts, il «n'est pas prêt à répondre aux questions», selon maître Emmanuel Decombard, son second avocat.

Le procès risque ainsi d'être extrêmement frustrant pour la famille de la victime, qui attend des explications. «C'est trop gros pour lui à assumer. Il préfère se mettre dans une posture de victime», critique Arnaud Lévy-Soussan, avocat d'un frère de la fillette. «C'est un dossier extrêmement difficile. On n'a pas beaucoup d'éclairages pour comprendre. Il faudra sans doute fouiller dans les tréfonds de sa personnalité à l'aide des experts», reconnaît Me Dreyfus, évoquant «une problématique d'adéquation à la réalité: comme si deux hommes galopaient côte à côte dans le même corps».

L'accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu vendredi. Il doit en outre être jugé ultérieurement (à huis clos) par un tribunal pour enfants pour l'assassinat et la tentative de viol de Sarah Syad.

http://www.parismatch.com/Actu/Faits- ... te-vingt-ans-apres-925703
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/02/2016 18:33  Mis à jour: 24/02/2016 18:33
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 Re : Disparus de l'Isère : Témoignage de Grégory Dubrulle, 40 ans, unique rescapé des meurtres dans l'Isère. « J'ai été torturé, battu, laissé pour mort... »
Artisan actuellement au chômage, Grégory Dubrulle, 40 ans, est l'unique rescapé de cette série de meurtres. L'homme, qui a survécu à une sauvage agression en 1983, confie sa colère et son désarroi. Et n'épargne pas la justice.

Dans quel état d'esprit êtes-vous aujourd'hui ?
* GRÉGORY DUBRULLE.
Je suis dans un état de révolte. Je n'y crois plus. La dernière fois que j'ai été entendu, on m'avait promis de me montrer des portraits-robots, j'attends toujours. Un jour, on ouvre l'enquête. Le lendemain, on la referme. Puis on l'ouvre encore. Trente-trois ans après la tentative de meurtre à mon encontre, la justice est incapable d'apporter une réponse. La commission d'indemnisation des victimes me propose 10 000 € pour tout ce que j'ai enduré. C'est une insulte ! Autant leur laisser l'argent.

Comment supportez-vous cette situation ?

* J'ai grandi toute ma vie et me suis construit avec le fantôme de cette terrible agression. J'ai été torturé, battu et laissé pour mort. Ce jour-là, mon agresseur a pris une partie de moi. A l'époque, il n'y avait pas de prise en charge psychologique. Je me sens méprisé et nié comme victime. Aujourd'hui, c'est ma famille qui paie les pots cassés. Je suis séparé de mon épouse et je vois mes enfants entre deux portes.

Pourtant, l'enquête est relancée...
*Cette justice ne vaut rien. Elle a même perdu les scellés me concernant. Moi, si je perds mes outils, je suis sanctionné. Cette affaire a trop traîné, la justice ne fait rien pour que cela aboutisse. Les gendarmes, eux, font avec ce qu'on leur donne. Ils ont identifié le tueur de Voreppe (NDLR : suspect dans deux autres affaires des Disparus de l'Isère). Et, après, on leur coupe leurs moyens d'enquête. C'est décourageant, cela me plonge en plein désarroi. Je suis tenté par la théorie du complot.

Quel regard portez-vous sur l'affaire des Disparus de l'Isère ?
* J'ai toujours dit qu'il y avait un tueur pour les garçons et un autre pour les filles. La nouvelle enquête avec la Suisse, j'attends de voir. Plus aucun enfant ne doit subir ce qui m'est arrivé.


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« Une piste impossible à négliger »

Entre ouverture et fermeture des dossiers, les familles des victimes sont « dans une angoisse permanente de la part d'une justice qui manque singulièrement d'humanité et se signale surtout par des lenteurs pesantes », pestent d'une même voix Mes Didier Seban et Corinne Herrmann, avocats des familles Janvier, Dubrulle et Bendouiou. ( Note sos-enfants : Nous félicitons Maître Seban et Corinne Herrmann pour leur travail énergique , leur combat dans tous les dossiers qu"ils traitent , nous continuerons à les publier , comme nous le faisons depuis 2000, c'est une toute petite participation. Nous souhaitons courage et réussite dans vos combats et courage aux victimes et la multitude de membres de ces familles , tous traumatisés à vie... )

Mais il y a toujours de l'espoir. En juillet 2013, les gendarmes de Grenoble ont identifié Georges Pouille, 37 ans, voisin et tueur présumé des petites Sarah Syad (6 ans) et Saïda Berch (10 ans), enlevées au pied de leur immeuble à Voreppe (Isère) en 1991 et 1996, élucidant deux énigmes de l'affaire des Disparus de l'Isère. « Si les enquêteurs ont obtenu des résultats dans ces dossiers, ils peuvent le faire pour d'autres, si on leur en donne les moyens. La relance de la procédure est un bon signe. Impossible de négliger cette piste suisse. Car, derrière ces affaires, il y a des mères, des sœurs, des frères dont les demandes sont trop souvent restées lettre morte. Certains n'ont jamais obtenu un rendez-vous chez le juge d'instruction. On ne peut plus traiter les victimes de cette façon », prévient sèchement Me Didier Seban.

C'est peut-être une avancée dans l'affaire dite des disparus de l'Isère. Un temps enlisés par un non-lieu rendu par les juges d'instruction en octobre 2014 — infirmé par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Grenoble (Isère) en juin 2015 —, trois dossiers de crimes non élucidés sont rouverts.
Les investigations reprennent et un rendez-vous est déjà fixé.

Les gendarmes de la section de recherche (SR) de Grenoble se rendront en Suisse début mars. Ils y rencontreront leurs homologues de la police judiciaire du canton du Valais. Les gendarmes de la cellule Mineurs 38 ont les coudées franches pour enquêter sur trois « cold cases » : la disparition de Ludovic Janvier (6 ans) en mars 1983 à Saint-Martin-d'Hères, la tentative d'assassinat contre Grégory Dubrulle (8 ans) en juillet 1983, enlevé devant son domicile à Grenoble, et l'enlèvement de la petite Charazed Bendouiou (10 ans) au pied de son immeuble à Bourgoin-Jallieu en juillet 1987. Or, dans les deux premiers cas, ils s'intéressent de près à un impitoyable tueur en série suisse de jeunes adolescents : Michel Peiry, 56 ans.

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Surnommé le Sadique de Romont, il a été arrêté le 2 mai 1987 et condamné à perpétuité en octobre 1989 par le tribunal de Sembrancher pour quatre assassinats et deux tentatives.
Ses victimes : des adolescents violés et suppliciés. Mais ce tueur itinérant a avoué onze meurtres avant de se rétracter parfois. Et surtout, celui qui a, au cours de l'instruction suisse, reconnu avoir tué à plusieurs reprises en France, a souvent fréquenté la région d'Annecy (Savoie) au début des années 1980. Passionné de spéléologie et d'œnologie, Michel Peiry a fait le tour du monde à partir de 1981. Lors de ses périples, il envoyait des cartes postales à ses parents installés à Romont. D'où son surnom. Michel Peiry a parcouru pendant des mois l'Italie, la France, la Norvège, les Etats-Unis, le Canada. Il ira ensuite aussi en Pologne, en Espagne, en Yougoslavie puis séjournera à nouveau en France...

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Une demande d'entraide a donc été transmise à la Suisse qui vient de l'accepter. Agissant sur commission rogatoire internationale, les gendarmes pourront, selon nos informations, « rencontrer les enquêteurs suisses » et « auront accès à la procédure établie » à l'époque contre Michel Peiry pour étudier son mode opératoire. « L'occasion pour les gendarmes d'envisager des rapprochements opportuns s'il y a lieu », prévient Olivier Elsig, procureur de Sion dans le canton du Valais.

Les hommes de la SR, eux, « vont faire un travail de rapprochement sur dossier, comme c'est la règle dans ce type d'enquête », indique cette fois une source française. Une évaluation technique pour déterminer si Michel Peiry aurait pu enlever et tuer le jeune Ludovic Janvier et s'en prendre sauvagement à Grégory Dubrulle.

En Suisse, le 7 mai 1986, le Sadique de Romont a tué Cédric Antille, 13 ans, dont le corps sera retrouvé calciné à Albinen. Le 1er novembre, un autre adolescent de 16 ans est enlevé et violé. En mars 1987, c'est au tour de Vincent Puippe, tout juste 16 ans. Son corps supplicié sera retrouvé sur une grille à rôtir à Orsières dans le Valais. Et, en avril 1987, le Sadique prend en stop un autre garçon. Il le ligote, le viole, le frappe à coups de marteau puis le jette dans une rivière. La victime en réchappe par miracle. Cette sauvagerie présente des similitudes avec l'agression de Grégory Dubrulle.

Michel Peiry est toujours incarcéré dans une unité de haute sécurité en Suisse. Sa demande de remise en liberté, faite au bout de quinze ans de détention, avait ému l'opinion publique.

« Le risque de récidive était trop grand et la commission d'étude avait estimé qu'il n'avait pas évolué », note le procureur. « Cet homme a été jugé pleinement responsable de ses actes et agissait de sang-froid », résume encore le magistrat.

http://www.leparisien.fr/espace-premi ... tref=https%3A%2F%2Fnon.li
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/02/2016 13:51  Mis à jour: 23/02/2016 13:51
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 Re :Les gendarmes de Grenoble s'intéressent à Michel Peiry dans l'affaire des disparus de l'Isère: L'heure du crime "L'affaire du Sadique de Romont"
Michel Peiry, surnommé "Le sadique de Romont" est le pire tueur en série que la Suisse ait connu depuis la seconde guerre mondiale. Dix meurtres lui ont été attribués, les victimes étaient tous de jeunes adolescents qu’il prenait en auto-stop avant de les assassiner.

L'édito de Jacques Pradel

A la Une de l’heure du crime, le parcours sanglant d’un tueur en série Suisse, qui pourrait être impliqué dans des crimes non élucidés commis en France…

Michel Peiry est l’un des pires tueurs en série que la Suisse ait connu depuis la seconde guerre mondiale. Il a été condamné en 1989, par la cour d’assises de Sion, à la prison à perpétuité pour quatre assassinats d’adolescents, à qui il a fait subir de terribles tortures, et il est toujours actuellement incarcéré dans une prison de haute sécurité.

La presse de son pays l’a surnommé « le sadique de Romont », ville où il avait passé son enfance. Ce globe-trotter du crime qui a voyagé dans le monde entier dès le début des années 80, a avoué au total 11 meurtres, dont plusieurs aux Etats-Unis, en Croatie et en France.

Dans quelques jours, les gendarmes de la cellule « Disparition 38 », qui ont en charge le dossier des « Disparus de l’Isère », se rendront en Suisse pour étudier son dossier et son mode opératoire. Il pourrait être impliqué dans la disparition du petit Ludovic Janvier, à Grenoble, en mars 1983, ainsi que dans l’agression de Grégory Dubrulle, en juillet 1983, seul rescapé de la série de 12 meurtres et de disparitions d’enfants qui ont touché la région de Grenoble entre 1983 et 1996.

Nous nous retrouvons avec mes invités dans un instant..

Michel Peiry, le pire tueur en série que la Suisse ait connu

Michel Peiry, surnommé "Le sadique de Romont" est le pire tueur en série que la Suisse ait connu depuis la seconde guerre mondiale. Dix meurtres lui ont été attribués, les victimes étaient tous de jeunes adolescents qu’il prenait en auto-stop avant de les assassiner. Certains corps ayant été brûlés, seuls quatre d'entre eux ont été retrouvés.

Quatre meurtres pour lesquels Peiry a été jugé, en octobre 1989. Il a écopé d'une peine de prison à perpétuité, qu'il purge toujours aujourd'hui.

L’affaire pourrait rebondir prochainement car les gendarmes de Grenoble s’intéressent à Michel Peiry. Ils travaillent sur des rapprochements possibles avec deux crimes non élucidés en France dans le dossier des « Disparus de l’Isère », le meurtre de Ludovic Janvier, le 17 mars 1989, et la tentative de meurtre de Grégory Dubrulle, le 9 janvier 1983.

Nos invités

Jean-Marc Ducos, journaliste au Parisien ; Christian Humbert, journaliste à 20 Minutes Suisse. Il avait suivi l’affaire à l’époque ; Corinne Herrmann, avocate des familles des disparus de l’Isère ; Janick Pont, astrologue. Elle a rencontré de nombreuses fois Michel Peiry en prison. Auteure du livre Michel Peiry : Des pulsions sexuelles obscures au crime, Udrisard Éditeur, 1989.
Lire la suite : http://www.rtl.fr/actu/societe-faits- ... ique-de-romont-7782018765
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/02/2016 12:27  Mis à jour: 23/02/2016 12:27
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 Re : Les Enfants Disparus : - Ludovic Janvier - Cécile Vallin - VIDEO [HD]
Ajoutée le 24 avr. 2013
© Tout Droits réservés à France 2 .
Document de Pauline Dordilly, Alexis Jacquet et Anthony Santoro.
Reportage de 30 Minutes, consacré aux Enfants Disparus.


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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/02/2016 13:38  Mis à jour: 17/02/2016 13:38
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 Re : Disparus de l'Isère : il y a plusieurs pistes relancées grâce à des nouveaux témoignages (Corinne Herrmann, avocate)
De nouvelles "vérifications" vont être menées en Suisse, à la demande des familles dans l'affaire des "Disparus de l'Isère", 9 enfants tués ou disparus entre 1983 et 1996 dans notre département.
Maître Corinne Herrmann, leur avocate a fait le point sur l'enquête en direct sur France Bleu Isère

Il s'agit de vérifications "parmi d'autres" pour voir si le parcours Michel Peiry, un Suisse de 56 ans condamné en 89 à perpétuité dans son pays pour 4 assassinats et 2 tentatives d'assassinats commis sur des enfants ou des adolescents pourrait avoir croisé certains des "Disparus de l''Isère". L'homme a souvent séjourné en France et notamment dans la région d'Annecy et peut-être de Grenoble.


Il faut reconstituer sa ligne de vie pour voir s'il se trouvait en Isère dans les années 80.

Maître Corinne Herrmann, avocate de plusieurs disparus de l'Isère
C'est une piste parmi d'autres, car de nouveaux témoignages arrivent auprès des familles actuellement, venues de personnes qui étaient enfants à l'époque.


L'originalité dans cette enquête c'est que de nombreux actes sont demandés à la Chambre de l'instruction par les familles et leur avocate qui sont très associées aux investigations.

Ces nouvelles vérifications réactive la cellule "Mineurs 38" qui regroupe toutes les affaires de disparus et qui a failli disparaitre.

https://www.francebleu.fr/infos/faits- ... rrmann-avocate-1455697466
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/02/2016 10:15  Mis à jour: 17/02/2016 10:15
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 Re : Disparus de l'Isère : Le sadique de Romont intéresse les enquêteurs français.
Enfants disparus
Des gendarmes enquêtant sur l’affaire des disparus de l’Isère se plongeront dans le dossier du tueur en série.


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En entendant l’expression «cold case», on pense à la série du même nom. Elle raconte le travail d’une équipe de détectives qui résolvent des affaires classées. Aux alentours de Grenoble (F), il existe de vrais «cold cases» dans l’affaire dite des disparus de l’Isère, douze enfants enlevés, en partie jamais retrouvés, parfois découverts morts, entre 1980 et 1996.

Trois cas résolus


Seuls trois cas ont été résolus, dont deux en juillet 2013. Les neuf autres seraient menacés par l’ou­bli et la prescription si les proches ne continuaient pas le combat. Six sont suivis par l’avocate Corinne Herrmann, criminologue, experte des tueurs en série, et par son patron, Me Didier Seban. Ce sont des spécialistes des «cold cases»: «Nous venons d’obtenir la réactivation de trois cas», déclare l’avocate.

Or deux de ces trois affaires pourraient mener sur la piste du sadique de Romont, condamné à la prison à vie en 1989, à Sembrancher (VS), pour l’assassinat et le viol de quatre adolescents ainsi que pour deux tentatives de meurtre. Il avait avoué d’autres crimes, y compris à l’étranger, mais s’était rétracté. Ou alors les preuves manquaient. Il purge toujours sa peine.

Les gendarmes de la Section de recherche (SR) de Grenoble confirment l’information du Parisien de lundi. Une demande d’entraide judiciaire en Suisse a été acceptée sur le principe. Il reste à régler les aspects pratiques d’une visite. Elle devrait avoir lieu à partir de mars.

Les enquêteurs de Grenoble souhaitent consulter le dossier aux mains de la justice valaisanne. Les deux affaires qui les intéressent concernent le petit Ludovic, disparu en mars 1983 à l’âge de 6 ans, et Gregory, 8 ans lors de son agression, en juillet 1983, unique rescapé. Quel est le lien possible avec le sadique de Romont? Pour l’instant, il est chronologique: plusieurs articles de presse et ouvrages biographiques font état de sa présence, en 1984 en tout cas, en Haute-Savoie.

«De Chambéry, par exemple, on se trouve à une cinquantaine de kilomètres de nos disparus»

En consultant le dossier de la justice valaisanne, nous espérons trouver des détails sur son séjour. Est-il arrivé avant 1984? Où a-t-il séjourné? A-t-il vécu dans la région ou s’agissait-il de vacances? Nous n’avons pas d’élément plus précis. Mais nous n’écartons rien et nous voulons vérifier. Et si cette piste n’aboutit pas, nous pourrons la fermer en connaissance de cause», déclare un responsable de l’enquête à la SR de Grenoble. Les gendarmes français vont-ils interroger le tueur en série suisse? Pas lors de leur première visite. La découverte d’éléments probants pourrait amener à une audition par la suite.

«Pas d’à priori»

Un point surprend. Le sadique de Romont s’en prenait à des adolescents et non à des enfants de moins de 10 ans. Pour Me Corinne Herrmann, ce n’est pas un obstacle: «Je combats ce genre d’à priori. Mes connaissances des tueurs en série montrent que c’est souvent une rencontre, une occasion lorsqu’ils sont en crise, qui les pousse à l’acte.» Autrement dit, il y a des ruptures et des exceptions dans les crimes commis en série. L’avocate s’intéresse aussi au mode opératoire du sadique de Romont.

Le témoignage de Grégory, âgé aujourd’hui de 40 ans, publié par Le Parisien, présente de terribles similitudes: «J’ai été torturé, battu, laissé pour mort…» (TDG)

(Créé: 16.02.2016, 07h24) http://www.tdg.ch/suisse/sadique-romo ... nqueteurs-francais/story/ 25063168
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/02/2016 11:35  Mis à jour: 15/02/2016 12:22
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 Re : Disparus de l'Isère : l'ombre du Sadique de Romont...
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Les gendarmes de Grenoble s'intéressent à Michel Peiry, bourreau et tueur en série suisse. Ils travaillent sur des rapprochements possibles avec deux crimes non élucidés en France.

Michel Peiry a avoué onze meurtres avant de se rétracter parfois. Ses victimes : des adolescents violés et suppliciés.

C'est peut-être une avancée dans l'affaire dite des disparus de l'Isère. Un temps enlisés par un non-lieu rendu par les juges d'instruction en octobre 2014

http://www.leparisien.fr/


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Dans l’ombre du sadique de Romont

La dernière victime du tueur en série est jugée pour avoir abusé de trois enfants. Le Vaudois, marqué depuis son adolescence par un vécu traumatique vertigineux, conteste s’être transformé en bourreau. Récit d’une affaire hors du commun

Dans l’ombre du sadique de Romont


Justice La dernière victime du tueur en série est jugée pour avoir abusé de trois enfants

Le Vaudois conteste s’être transformé en bourreau

Récit d’une affaire totalement hors du commun


Dans la mémoire collective, il est l’incarnation du mal. Michel Peiry, dit le sadique de Romont, le plus cruel des tueurs en série de l’histoire contemporaine suisse, occupe une place à part dans l’imaginaire collectif. Son surnom sonne comme un leitmotiv à chaque fois que la dangerosité des grands criminels provoque un débat de société. Condamné à la perpétuité, incarcéré depuis vingt-huit ans, il refait parler de lui dans un contexte beaucoup plus inattendu. Le procès de sa dernière proie.

Celui que toute la presse a appelé Thomas, l’adolescent violé, frappé d’une trentaine de coups de marteau et laissé pour mort dans le lit d’une rivière, est jugé aujourd’hui pour avoir abusé de son garçon et de ses deux belles-filles. Une victime qui se transforme, toutes proportions gardées, en bourreau? C’est désormais à la Cour d’appel pénale du Tribunal cantonal vaudois qu’il appartient de donner un sens à cette affaire marquée par un passé traumatique totalement hors du commun.

Depuis ce 24 avril 1987, le destin de Thomas est indissociablement lié à l’évocation du sanglant parcours de son agresseur. Ce soir-là, vers 23 h, le jeune apprenti carrossier veut rentrer chez lui en auto-stop après avoir bu des verres avec des copains à la Fête du soleil, à Lausanne. Il monte dans une Peugeot, le conducteur lui promet de l’amener à la maison mais il ne s’arrête pas au lieu indiqué.

L’adolescent vaudois, 16 ans à peine, remarque alors que la poignée de la porte a été enlevée et qu’il est pris au piège. Dans un petit chemin, sa tête recouverte d’un bas, il est torturé et déshabillé. Michel Peiry, qui d’ordinaire immole le corps de ses victimes après les avoir assommées ou étranglées, y renonce. Il n’a pas son jerrycan d’essence. Jeté dans l’eau, le crâne fracassé, Thomas survit miraculeusement à cette violence vertigineuse. Il arrive à se relever et à marcher jusqu’au village de Sottens.

Le garçon n’est pas seulement la dernière victime du sadique, il est aussi celui qui permet l’arrestation du résident maudit de Romont. Grâce à son témoignage, la police fait le lien avec le calvaire d’un autre jeune auto-stoppeur, pris aux environs de La Chaux-de-Fonds, qui avait réussi à s’enfuir alors que la pluie empêchait son agresseur de craquer ses allumettes. Le rapport est aussi fait avec la mort atroce d’un adolescent dont le corps calciné a été retrouvé quelques semaines auparavant près d’Orsières, en Valais. Un portrait-robot est dressé, la marque du véhicule est signalée et un avis de recherche est lancé. Reconnu par sa propre famille, Michel Peiry, ce frère sans histoire et ­globe-trotteur invétéré, est arrêté alors qu’il accomplit un cours de répétition.

L’homme va avouer une longue liste de crimes terrifiants, dont celui d’un garçon de 14 ans à Albinen (VS), et dit avoir sévi dans plusieurs pays. Il se rétracte pour une partie d’entre eux et sera finalement condamné en 1989 par le Tribunal d’Entremont, à Sembrancher, à la réclusion à vie pour quatre assassinats et deux tentatives. A l’époque, les victimes sont les grandes oubliées de la procédure pénale. La future loi, qui leur assure soutien financier et appui moral, n’est encore qu’à l’état de projet.

Thomas n’échappe pas à cette solitude. Il ne verra pas un sou des 75 000 francs que le sadique de Romont, déjà endetté, doit lui verser en guise de dédommagement et il ne bénéficiera pas d’un suivi psychologique. Totalement impensable aujourd’hui. En 2001, un article du Nouvelliste évoque ses tourments. Longtemps, le jeune homme se réveille la nuit en hurlant. Il ne parle guère et rate ses examens avant de s’essayer à une formation de réparateur automobile. Un ami témoigne à cette occasion de la grande fragilité et des soucis financiers de celui qui vient de se marier et attend un enfant. Un appel est lancé pour permettre à Thomas, victime abandonnée par l’Etat, d’éponger ses dettes et un compte est ouvert pour ce faire à la BCV.

En septembre 2013, Thomas, 43 ans, apparaît à la télévision dans l’émission Zone d’ombre, consacrée au sadique de Romont. Il y déclare: «Ma vie est un grand foutoir.» Un an plus tard, l’ampleur du désordre est révélée au grand jour lorsque lui, la victime absolue au regard de tous, prend place sur le banc des accusés du Tribunal correctionnel du Nord vaudois. Les deux petites filles de sa deuxième épouse ont évoqué des actes d’ordre sexuels répétés de la part de celui qu’elles appellent «faux papa». En cours de procédure, son propre fils, issu d’une première union, dont le comportement très perturbé signalait depuis longtemps déjà un profond mal-être, parlera finalement aussi d’attouchements.

Thomas conteste tout acte d’ordre sexuel sur les petits. Il admet par contre avoir été une sorte de tyran domestique qui rabaisse et malmène femmes et enfants avec des douches froides et des coups de pied. Le rescapé assume aussi une sexualité débridée et une exposition outrancière de ses pratiques échangistes au sein du milieu familial. Enfin, il nourrit un penchant pour des discussions sur internet.

L’expert psychiatre dépeint un homme normalement intelligent et une personnalité durablement marquée par son passé. Thomas présente des traits paranoïaques, une grande méfiance envers le monde, un profond sentiment d’avoir été abandonné à sa douleur, un don pour la manipulation et une incapacité à faire preuve d’empathie.

Les dénégations de Thomas n’emportent pas la conviction des premiers juges. En octobre 2014, il est condamné à une peine de 4 ans de prison pour les abus et les lésions corporelles infligés aux enfants. La décision, un arrêt de plus de 160 pages, relève une culpabilité lourde, un déni de ses actes, des mobiles égoïstes et un risque de récidive élevé. Le tribunal le dépeint comme un homme fruste, enclin à la colère et à la violence. Sa responsabilité pénale est considérée comme pleine et entière mais un traitement psychiatrique axé sur la sexologie est ordonné.

A décharge, le tribunal retient son vécu traumatique et relève que la société a une dette envers cet homme abandonné à son malheur. Mesure rare, un placement à des fins d’assistance est préparé en prévision du verdict afin d’éviter un acte désespéré. Thomas quitte la salle pour la clinique en clamant qu’il va se battre. Un appel est déposé et il prend un nouvel avocat en la personne de Jacques Barillon. L’offensive est prévue sur plusieurs fronts. Mettre en pièce l’expertise de crédibilité des fillettes et briser le postulat de l’abusé devenu abuseur.

Sur ce thème, et de manière très générale, Philippe Delacrausaz, responsable du Centre d’expertises psychiatriques du CHUV, relève: «Dans leur immense majorité, les victimes d’abus ne deviennent pas des bourreaux. Par contre, une proportion non négligeable des auteurs qui commettent des actes sexuels sur des enfants ont eux-mêmes été victimes. Certaines études évoquent jusqu’à 50% des cas.»

En d’autres termes, la probabilité pour une victime de devenir un prédateur est faible mais beaucoup d’abuseurs ont un passé d’abusés. «Ces personnes sont souvent incapables de faire le lien entre leur vécu et leurs actes et il faut un long travail thérapeutique pour leur faire prendre conscience», ajoute le Dr Delacrausaz. Dans les affaires d’agression sur mineurs, le psychiatre a souvent été confronté à des auteurs qui ne reconnaissent que partiellement les faits. «Ils sont incapables d’admettre complètement la nature des actes».

Le deuxième acte judiciaire s’est joué ce vendredi. Thomas, dont les cheveux coupés très courts laissent apparaître les stigmates des coups portés par le sadique de Romont, se présente libre devant les juges d’appel et sans rien changer à sa position. Interrogé sur sa situation actuelle par le président Bertrand Sauterel, le prévenu précise avoir quitté son poste d’employé communal à la voirie pour fonder sa propre société de conception et modélisation de sites web. Il emploie trois personnes mais peine à décoller. «Je n’ai pas de salaire propre et je suis retourné vivre chez mes parents.» Le diplôme de Harvard, mentionné sur son profil Facebook et qu’il n’a jamais eu, est désormais effacé.

Thomas, converti depuis peu à une «vie saine», s’est aussi décidé à suivre enfin une thérapie. «Je le fais de ma propre initiative et c’est en lien avec ce que j’ai subi.» Sur ce passé extrême, il ne dira mot et aucune question ne sera posée. Mais l’expérience traumatique est omniprésente dans les débats et reviendra plusieurs fois au cours des plaidoiries.

C’est la défense, appelante, qui commence. Mes Jacques Barillon et Cyrielle Friedrich vont, tour à tour, dénoncer une affaire qui s’est construite autour d’un coupable idéal. Thomas, cette victime qui ne pouvait que très mal tourner. «Ce dossier est celui des certitudes et des a priori.» Pour tenter de faire douter les juges, les avocats s’en prennent à l’expertise de crédibilité des deux fillettes, qualifiée d’incomplète et d’orientée, tout en évoquant «un cas d’école de conditionnement de la parole évolutive des enfants».

Des enfants qui ont vu beaucoup de choses, qui ont très bien pu imaginer le reste et qui se sont même rétractés, soutient la défense. La mère des petites, elle-même victime des abus de son beau-père, s’est mariée avec Thomas alors que cette procédure était déjà en cours. Ils sont désormais divorcés mais la femme n’est pas présente aux débats.

Contre Thomas, il y a beaucoup de monde. Sa première épouse et mère de son garçon, le père des fillettes, qui était aussi un ami, le curateur des enfants et, bien sûr, le Ministère public. Pour la procureure Magali Bonvin, le premier jugement, «extrêmement motivé et nuancé», doit être confirmé dans son intégralité. Et l’expertise privée, commandée par la défense au psychiatre français Paul Bensussan à l’occasion de ce procès en appel, n’y change rien.

Le parquet en est convaincu. «Le déni massif» dans lequel s’est enferré Thomas est compréhensible après ce qu’il a vécu. Mais ce passé ne doit pas être invoqué pour minimiser la gravité de ses actes et les souffrances subies par ses victimes. Telle est la réponse à la plaidoirie de Me Barillon pour qui une peine de prison ferme, en cas de condamnation, n’est pas nécessaire et doit être épargnée à ce prévenu pas vraiment comme les autres.

Invité à prendre la parole en dernier, Thomas n’ajoute rien. Il lui faudra patienter jusqu’à mardi pour connaître son destin pénal. Et certainement plus de temps encore pour parvenir à affronter ses démons.

Rescapé du pire, il déclare dans une émission télévisée: «Ma vie est un grand foutoir»

Fati Mansour
Publié vendredi 19 juin 2015

https://www.letemps.ch/suisse/2015/06/19/ombre-sadique-romont
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 29/01/2016 14:55  Mis à jour: 29/01/2016 15:15
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 Re : "Les disparus de l'Isère" : Replay Crimes à Grenoble émission du 25/01/2016 sur NRJ 12.
**Les disparus de l'Isère:
Le 17 mars 1983, à Saint-Martin-d'Hères, dans la banlieue de Grenoble, un père de famille envoie ses trois garçons faire une course non loin de leur maison.
Mais Ludovic, 6 ans, est enlevé dans une rue par un homme vêtu d'une combinaison de travail et portant un casque de moto.
Le ravisseur avait demandé aux mômes de l'aider à chercher son chien égaré. Cette affaire est la première d'une longue série de disparitions et de crimes ayant frappé le département pendant treize ans.
Meurtre en huis clos:
**Le 8 juillet 2010, dans la petite ville de Saint-Laurent-du-Pont, un homme découvre sa femme, Isabelle, gisant dans une mare de sang.
Elle a été égorgée.
A proximité, se trouve le corps sans vie du père de celle-ci, André, 75 ans.
Il a été tué à coups de hache.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 26/06/2015 14:59  Mis à jour: 26/06/2015 14:59
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 Re : Férouze Bendouiou, une vie passée à chercher sa soeur, disparue de l'Isère....
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De notre envoyée spéciale dans les Hautes-Alpes : http://www.lefigaro.fr/actualite-fran ... r-disparue-de-l-isere.php

PORTRAIT - La chambre d'instruction de Grenoble a décidé de rouvrir l'enquête concernant Charazed Bendouiou, volatilisée en 1987 à Bourgoin-Jailleu. Sa grande soeur se bat depuis 30 ans pour que l'affaire ne sombre pas dans l'oubli.

C'est comme ça qu'on vit «quand on ne vit pas.» Férouze Bendouiou nous reçoit dans sa maison, accrochée à un rocher dans un petit village des Hautes-Alpes. Elle aura bientôt 40 ans, dont 30 passés à chercher à résoudre l'énigme de la disparition de sa petite soeur. Charazed est l'une des disparus de l'Isère, expression consacrée pour désigner le regroupement d'une dizaine d'affaires de disparitions ou de meurtres dans les années 80. «Pour moi le temps s'est arrêté le 8 juillet 1987», le jour de l'enlèvement de Charazed, raconte Férouze.

Cet après-midi là, Férouze, 11 ans, regarde des dessins animés à la télé. Elle refuse d'accompagner sa petite soeur jouer au pied de leur HLM à Bourgoin-Jailleu, en Isère. Charazed sort alors toute seule, descend la poubelle en passant. C'est la toute première fois de sa vie qu'elle a l'autorisation de sortir sans sa grande soeur. La fillette de 10 ans ne reviendra jamais.

Que lui est-il arrivée? Cette question est depuis restée en suspens. «Dans les heures qui ont suivi sa disparition, ma mère et moi sommes allées la chercher chez des voisins, dans le quartier. Je râlais, je ne comprenais pas. Je me souviens je disais ‘quand on va la retrouver je lui passerai un savon'», raconte Férouze Bendouiou. La police tarde à arriver, croit d'abord à un canular. Pendant 15 jours, c'est le branle-bas de combat dans le quartier. «Je voyais tout ça avec mes yeux d'enfant, je découvrais des concepts dont je n'avais jamais entendu parlé. On me parlait de pédophilie, de prédateur sexuel, de ravisseur… Je ne savais même pas que tout cela existait. Ma vie, qui était douce et heureuse, est brutalement devenue un enfer», poursuit Férouze. «Plus aucun d'entre nous ne pouvait sortir seul, on a passé l'été tous cloîtrés chez nous.»


«J'en étais à me demander si ma soeur avait vraiment existé»


Dans la torpeur des mois d'été, l'activité dans les commissariats et rédactions vire au ralenti, et la disparition de la fillette passe alors quasiment inaperçue dans le reste du pays. Dans les années 80, pas d'alerte enlèvement ou de chaîne d'information en continu. Mal conseillés, les parents de Charazed ne portent pas plainte, car on leur explique que cela pourrait «se retourner» contre l'enfant. «Les seuls journalistes à être venus nous voir sont une équipe de FR3, complètement par hasard. Ils étaient dans la région pour des inondations et ont entendu parlé de l'affaire», raconte Férouze. Un temps précieux est perdu, laissant doucement le mystère s'épaissir.
Les 30 ans qui vont suivre ne seront qu'une suite de ratés judiciaires, de bévues, de «mépris» pour la famille. «Nous n'avons jamais connu ailleurs un tel niveau de mépris social à l'égard des familles», résume Me Didier Seban, l'avocat aujourd'hui chargé du dossier.

Comment construire sa vie quand on est rongée par une absence aussi omniprésente? «Je suis spectatrice de ma vie depuis juillet 1987. J'ai vu des psys, car parfois j'en étais à me demander si ma soeur avait vraiment existé», confie Férouze. «J'ai quelques moments de bonheur, avec mes enfants, notamment, mais ça n'a pas le même goût. Avec mes enfants, je suis la pire des mères poules. Je n'ai jamais lâché la poussette de mon fils une seule fois, ou alors je le tenais par le pied. Je lui ai mis des grelots pour pouvoir l'entendre en permanence quand il est devenu plus turbulent. Dans un square, je suis pire qu'un prédateur, mes yeux ne quittent jamais, à un seul instant mes enfants. Je les fixe comme il n'est pas possible de fixer.»

C'est dans les années 2000 que Férouze devient dans la famille celle qui se charge de faire pression auprès de la justice. Ses parents, originaires du Maghreb, se sentent peu armés pour ce combat. «C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour mettre un pansement sur ma douleur. Ça va faire bientôt 30 que ma soeur a disparu, mais pour moi c'est comme si c'était hier. J'ai rencontré le père d'Estelle Mouzin, peu de temps après sa disparition. Quand je lui ai dit que je cherchais ma soeur depuis 15 ans, il était choqué, je sentais qu'il espérait ne jamais se retrouver à ma place. Et aujourd'hui pourtant, cela fait bientôt 13 ans qu'Estelle a disparu», poursuit Férouze.
La famille Bendouiou se réjouit de la réouverture de l'enquête, caressant toujours l'espoir de pouvoir enfin savoir ce qui est arrivé à Charazed, notamment grâce aux avancées de la science et des découvertes obtenues grâce aux analyses ADN. L'affaire des disparues de Perpignan ou encore des meurtre de l'A6 ont ainsi connu des avancées significatives grâce à ces analyses. Férouze ne croit toutefois pas que sa soeur soit encore en vie. «Je pense qu'elle est morte. Mais j'aimerais lui permettre de reposer en paix. Mes parents attendent eux toujours son retour, ils s'imaginent qu'une petite fille de 10 ans va frapper à la porte, un matin, ‘coucou je suis revenue'.»

Vous êtes peut-être en possession d'informations pouvant faire avancer l'enquête. Contactez la gendarmerie ou l'association N'oubliez pas Charazed.

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pour info, "ASSOCIATION N'oubliez pas Charazed" se trouve ICI ...Rejoignez là ...


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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 09/06/2015 11:21  Mis à jour: 09/06/2015 11:22
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 Re : Disparus de l'Isère : vers une relance de l'enquête ?
Entre 1983 et 1987, Ludovic Janvier, 6 ans, et Charazed Bendouiou, 10 ans, disparaissent en Isère. Grégory Dubrulle, lui, est retrouvé au bord de la mort dans un fossé.

L'édito de Jacques Pradel

A la une de l’heure du crime, le dossier des disparus de l’Isère et l’espoir des familles de voir la justice accepter de relancer prochainement plusieurs enquêtes en panne. Entre 1983 et 1996, dix affaires de disparitions d'enfants éclatent dans le département de l’Isère: six meurtres, une tentative d'homicide et deux disparitions mystérieuses, celles de Charazed Bendouiou et de Ludovic Janvier. Une brigade spéciale de la gendarmerie nationale, "Mineurs 38" a été créée pour enquêter. Mais, face au manque d'éléments, le parquet avait clôturé l’an dernier trois de ces dossiers par un non-lieu: ceux de Charazed, de Ludovic, et celui d’un miraculé, Grégory Dubrulle, enlevé en 1987 et retrouvé vivant sur une décharge le long d’une route de montagne. Les familles des deux enfants toujours disparus avaient fait immédiatement appel. Elles viennent d’être auditionnées, en compagnie de leur avocat mercredi dernier, 3 juin, en vue d'une possible réouverture du dossier. La chambre de l'Instruction peut maintenant choisir de casser les deux non-lieux. Elle devrait rendre son arrêt dans quelques semaines. Nous revenons sur l’ensemble du dossier avec Maître Didier Seban et les témoignages des proches de Charazed et de Ludovic.

Fausse alerte à Bourgoin-Jailleu

En 1987, c'est à Bourgoin-Jailleux, petite ville dans le département de l'Isère, que Charazed Bendouiou a été enlevée. Et c'est dans la même ville que la semaine dernière une mère donne l'alerte, pensant que sa petite fille a faillit être enlevée par un homme en voiture. C'est une autre mère de famille, qui, sautant dans son véhicule, a pu bloquer la voiture du supposé ravisseur pendant que la maman de la petite fille la récupérait. L'homme a ensuite pris la fuite. C'est du moins ce que l'on a pensé au début. Mais après quelques jours d'enquête, l'homme a pu être identifié et a été entendu par la police. C'est en fait un artisan de la région, qui, voyant cette petite fille en pleurs au bord de la route, a voulu la ramener chez elle. C'est pourquoi il se trouvait encore à proximité de l'école avec la fillette quand les parents se sont aperçu de sa disparition. La totalité de la scène a été filmée, et corrobore les dires de l'artisan. Après quelques heures de garde à vue, il a été mis totalement hors de cause.

Nos invités


Didier Seban, avocat au barreau de Paris. Avocat des familles des victimes
Ferouz Bendouiou, sœur de Charazed Bendouiou, disparue à 10 ans le 8 juillet 1987 à Bourgoin-Jallieu

Virginie Janvier, sœur de Ludovic Janvier, disparu à 6 ans le 17 mars 1983 à Saint-Martin d'Hères.

CLIQUEZ ICI POUR ECOUTER L'EMISSION DE Jacques Pradel
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/06/2015 12:56  Mis à jour: 03/06/2015 12:56
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 Re Disparus de l’Isère : vers une poursuite de l’enquête ?
C’est probablement l’une des audiences de la dernière chance pour qu’un jour, peut-être, se dissipe enfin le mystère qui entoure toujours les disparitions de Charazed Bendouiou, 10 ans, le 8 juillet 1987 à Bourgoin-Jallieu, et Ludovic Janvier, 6 ans, le 17 mars 1983 à Saint-Martin-d’Hères.

Obtenir l’annulation des non-lieux
Ce mercredi, leurs familles et l’un de leurs avocats, Me Didier Saban, vont être entendus par la chambre de l’instruction de Grenoble en vue d’obtenir la réouverture des dossiers.

Ils avaient été confiés à une cellule d’enquête baptisée “Mineurs 38”, mise en place en 2008 pour tenter de résoudre six meurtres d’enfants et trois disparitions, plus une tentative d’homicide, tous commis en Isère. Depuis, deux de ces meurtres ont été élucidés en juillet 2013. Il reste sept cas de disparitions ou de meurtres d’enfants non résolus à ce jour.

Courant novembre 2014, des non-lieux avaient été prononcés dans les affaires de disparition de Charazed et de Ludovic, ainsi que dans une troisième : la tentative d’homicide de Grégory Dubrulle, enlevé en juillet 1983, qui est le seul “rescapé” de cette macabre série.

Cette décision de clore les dossiers avait été qualifiée d’« insoutenable » par les familles des enfants disparus. « Un scandale ! », nous avait même confié Férouze Bendouiou, sœur de Charazed. « Nous avions aussitôt interjeté appel car rien n’empêche de poursuivre ces dossiers qui ne sont pas prescrits en matière d’enlèvement. Car c’est bien d’enlèvement dont il s’agit, étant donné qu’aucun corps n’a été retrouvé », argumente Me Corinne Herrmann, du cabinet Seban.

L’avocate souligne également que certaines prescriptions émises par les gendarmes de la cellule “Mineurs 38” n’ont pas été suivies par les juges d’instruction. « Il s’agit d’avis d’analystes très pointus : des vérifications à effectuer, des pistes à explorer, des véhicules à rechercher, des personnes à réentendre, des témoignages extrêmement importants à exploiter ou encore des rapprochements à effectuer. Il s’agit d’éléments concrets, et non pas d’un subterfuge dans le seul but de maintenir ces dossiers en vie. Du travail important reste à réaliser dans chacun de ces trois dossiers », assène l’avocate qui a revisité trente ans de procédure pour chacune des affaires.

L’audience d’aujourd’hui à Grenoble pourrait durer plusieurs heures. L’arrêt de la chambre est attendu dans les semaines à venir.

Par V.W. | Publié le 03/06/2015 : http://www.ledauphine.com/isere-nord/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/05/2015 11:19  Mis à jour: 16/05/2015 11:20
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 Re : Disparus de l'Isère : nouvelle vidéo EN ENTIER postée le 15 mai 2015
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 17/03/2015 13:22  Mis à jour: 17/03/2015 13:22
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 La justice a réclamé le renvoi de Georges P devant les assises de l'Isère pour le meurtre de Saïda Berch
Lundi 16 mars, le parquet de Grenoble a demandé le renvoi devant les assises d'un quadragénaire confondu par son ADN et arrêté en 2013 en Isère pour le meurtre de deux fillettes, vingt ans après les faits, a-t-on appris auprès du procureur de la République.
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France 3 Alpes avec l'AFP Publié le 17/03/2015 | 09:28
© France 3 Alpes

La justice a réclamé le renvoi de Georges P., aujourd'hui âgé de 40 ans, devant les assises de l'Isère pour le meurtre de Saïda Berch, l'un des deux dossiers pour lesquels il a été mis en examen et incarcéré.

Dans son réquisitoire en date du 9 mars dernier, "le parquet a requis le renvoi du suspect devant la cour d'assises pour homicide sur mineur de 15 ans", a précisé Jean-Yves Coquillat, le procureur de la république de Grenoble. Le juge d'instruction n'a quant à lui pas encore délivré son ordonnance de renvoi dans cette affaire.

Saïda Berch, alors âgée de 10 ans, avait disparu le 24 novembre 1996 de son domicile de Voreppe, en Isère, situé en bordure d'une route nationale. Elle avait été retrouvée deux jours plus tard à un kilomètre de là, dans un canal, étranglée avec son sweat-shirt.

"Pour l'autre affaire, il y avait eu des demandes d'actes complémentaires qui ont été effectués. Le dossier devrait être communiqué prochainement", a ajouté le magistrat.

Arrêté le 23 juillet 2013, Georges P. a également été mis en examen deux jours plus tard pour "assassinat et tentative de viol" en 1991 sur Sarah Syad, 6 ans. La petite fille avait disparu alors qu'elle jouait près de son domicile, lui aussi situé à Voreppe, dans la banlieue de Grenoble. Elle avait été étranglée et son corps avait été retrouvé dans un bois.

Des analyses effectuées par un laboratoire de Bordeaux avaient permis d'identifier le suspect des deux meurtres vingt ans après les faits, à partir de traces ADN et d'empreintes digitales prélevées sur les scènes des deux crimes mais techniquement inexploitables à l'époque.

Sept disparitions ou meurtres d'enfants entre 1983 et 1996 restent à ce jour non élucidés en Isère. En 2008, le parquet général de Grenoble avait regroupé les dossiers des "disparus de l'Isère".

Les investigations alors menées avaient permis d'écarter l'hypothèse d'un tueur en série pour l'ensemble des cas.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 24/11/2014 20:56  Mis à jour: 24/11/2014 20:56
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 Re: Disparus de l'Isère : 24/11/2014 : Non lieu dans l'affaire Gregory Dubrulle
Troisième ordonnance de non-lieu dans le dossier "des disparus de l'Isère"
Une nouvelle ordonnance de non-lieu a été rendue le 19 novembre par les juges d'instruction enquêtant sur l'enlèvement d'un enfant de 8 ans en 1983. Une affaire associée au dossiers des "disparus de l'Isère".

C'est le dossier concernant Gregory Dubrulle qui est abandonné. Enlevé par un homme en bas de son domicile à Grenoble et laissé pour mort, le crâne fracassé, dans une décharge du massif de la Chartreuse, en juillet 1983, Gregory avait survécu par miracle, mais son agresseur n'avait jamais été retrouvé. Il est aujourd'hui âgé de 39 ans.

Les juges d'instruction ont estimé que ce dossier, rouvert en 2008, était prescrit "depuis longtemps". Compte-tenu des qualifications pénales retenues (enlèvement et tentative d'assassinat), la prescription était en effet de 10 ans.

C'est la troisième ordonnance de non-lieu rendue depuis début novembre dans des affaires de disparition d'enfants datant des années 80 en Isère, conformément aux réquisitions du parquet. Le procureur avait requis ces non-lieux en début d'année, estimant que tous les éléments avaient été exploités.

Sept disparitions ou meurtres d'enfants, entre 1983 et 1996, restent à ce jour non élucidés en Isère. En 2008, le parquet général de Grenoble avait regroupé les dossiers des "disparus de l'Isère". Les investigations alors menées avaient permis d'écarter l'hypothèse d'un tueur en série pour l'ensemble des cas.

SELON AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/11/2014 17:23  Mis à jour: 18/11/2014 17:23
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 Re: Disparus de l'Isère : reconstitution du meurtre de Saïda ce matin.
15h11. Retrouvez ci-dessous la vidéo de la reconstitution.


Reconstitution du meurtre de la petite Saïda par ledauphinelib

12h48. Le déplacement sur les lieux du meurtre de la petite Saïda vient de s’achever. Le dispositif vient d’être levé dans la plaine de Voreppe.

11h30. La magistrate et les avocats des différentes parties viennent d'arriver sur les lieux de la découverte du corps de la petite Saïda, dans la plaine de Voreppe, a constaté le Dauphiné Libéré.

11h15. Le suspect a refusé d'être extrait de prison. La magistrat chargée des dossiers s' est d'un déplacée sur les lieux en compagnie des enquêteurs et de certains des avocats des parties pour une mise en situation, apprend-on de sources concordantes. Le périmètre est toujours bouclé par des unités de CRS et de gendarmerie

9h36. D’importantes forces de gendarmerie ont pris position ce matin à Voreppe et dans les alentours de la localité pour sécuriser la reconstitution du meurtre de Saïda Berch, la fillette de dix ans tuée en 1996. La justice soupçonne le meurtrier présumé de Saïda, aujourd’hui âgé de 38 ans, d’avoir également commis celui de Sarah Syad, six ans, également à Voreppe, en 1991. L’homme avait été identifié et arrêté en juillet 2013 par les gendarmes de la section de recherches de Grenoble, ainsi que l’avait révélé le Dauphiné Libéré à l’époque. Ce voisin des familles Syad et Berch n’avait jamais cessé de les fréquenter et avait été confondu , 22 ans et 17 ans après les deux meurtres, par les progrès de la science : son ADN avait été découvert sur les scellés conservés par la justice, l’identification du suspect étant rendue possible par le fait qu’il était inscrit au fichier national automatisé des empreintes génétiques. Il avait en effet été contrôlé au volant d’une voiture alors qu’il était sous l’emprise de produits stupéfiants. Lors du meurtre de Sarah Syad, le suspect était âgé de 15 ans et demi, et de 21 ans lors du meurtre de Saïda. Il avait été mis en examen pour « tentative de viol sur mineur de 15 ans et assassinat » (dans l’affaire Sarah) et « meurtre sur mineur de 15 ans » (dans l’affaire Saïda).

Par Denis MASLIAH et Vanessa LAIME | Publié le 18/11/2014
http://www.ledauphine.com/
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