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Antoine Dupont, 15 ans : Retrouvé décédé ....

Publié par Walda Colette Dubuisson le 27-10-2016 (11054 lectures) Articles du même auteur
FRANCE :27/10/2016 : Crimes dans le Pas-de-Calais émission du 24 octobre 2016, replay « affaire Antoine Dupont » …
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18/08/2016 : le beau-père d'Antoine, qui avait avoué le meurtre, s'est suicidé !
En attendant, le suicide de Marc Demeulemeester marque la fin d’une affaire qui a abasourdi tout un village et laisse une famille sans réponses à de nombreuses questions !!!
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Gonnehem ( proximité frontière Belge -> Courtrai)
29/06/2016 : une reconstitution de l’assassinat d’Antoine ce mardi 28/06/2016 au soir
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03/06/2016 : Nouvel épisode après le meurtre d’Antoine
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03/03/2016 : c'est avec tristesse que nous apprenons que
le corps d’Antoine a été retrouvé dans le canal.
Son beau-père, qui a avoué, a été mis en examen pour assassinat (VIDÉO)

Nous présentons nos sincères condoléances aux proches et amis d'Antoine ...
R.I.P Antoine , que justice te soit rendue ...

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Antoine Dupont a la peau mate et les cheveux noirs et courts. Il mesure 1,75 m et pèse 60 kilos. Il était vêtu, au moment de sa disparition, d’un jean bleu et d’une veste en jean bleu. Il est porteur d’un sac à dos gris de marque Eastpak.

Depuis jeudi, la gendarmerie a déployé d'importants moyens pour le retrouver. Un hélicoptère à survolé Gonnehem vendredi et le secteur a été ratissé ce samedi matin.

Il a été vu pour la dernière fois à son domicile le mercredi 28 janvier vers 13 heures.
La famille d’Antoine Dupont a également diffusé des avis de recherche.
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19/02/2015 : Gonnehem : Antoine Dupont, 15 ans, disparu depuis plus de trois semaines ..

Les recherches se poursuivent pour retrouver Antoine Dupont, 15 ans, disparu à Gonnehem, depuis le 28 janvier 2015.

Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Béthune. Les investigations se poursuivent sur tous les tableaux car aucune hypothèse (fugue, enlèvement, ou accident) n'est privilégiée.

Sur le terrain, les recherches continuent dans un périmètre de 5 à 6 kilomètres autour de Gonnehem. Une cellule d'enquête spécifique avec la section de recherche de Lille, la communauté de brigades d'Isbergues et la Brigade de Recherche de Béthune s'est mise en place. Il y a six ou sept enquêteurs qui travaillent en permanence sur cette disparition, et se relaient de jour comme de nuit.

Après les vacances scolaires un ratissage avec un escadron de gendarmerie (70 ou 80 hommes) est envisagé. Quant aux parents d'Antoine, ils restent combatifs et participent aux recherches, explique le capitaine de gendarmerie Pascal Cressin qui précise que la troisième semaine de disparition a été très dure à supporter pour eux. "Nous sommes en contact avec eux quotidiennement, on ne lâchera rien".
http://france3-regions.francetvinfo.fr
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25/02/2015 : Quatre semaines aujourd'hui qu'Antoine a disparu . Le temps passe et le mystère reste entier
Un groupe d’enquête a été créé avec plusieurs unités regroupées, il y a une semaine, en même temps que l’ouverture d’une commission rogatoire. Six gendarmes travaillent donc à plein-temps sur le dossier de cet ado.

La semaine prochaine, les hommes-grenouilles devraient effectuer de nouvelles explorations. Ils ont déjà plongé à 3 ou 4 reprises. À Gonnehem, il y a plein de points d’eau, de bosquets… Une autre battue pourrait aussi être organisée. L’hélicoptère est aussi déjà passé trois fois. En vain.

La maman d’Antoine, ses frère et sœurs, son beau-père ne veulent plus communiquer. « Il n’y a rien de nouveau. On souhaite rester en famille. »

L’avis de recherche est largement diffusé, localement, aux vitres de particuliers et de commerçants mais aussi à l’échelle nationale.

L’avis de recherche est largement diffusé, localement, aux vitres de particuliers et de commerçants mais aussi à l’échelle nationale. L’appel à témoin est toujours en vigueur.

Si vous détenez des informations contactez
FRANCE :la gendarmerie au 0321686833.

Ou appelez le poste de police le plus proche


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Posté le: 28/03/2017 12:01  Mis à jour: 29/03/2017 09:40
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/10/2016 16:39  Mis à jour: 27/10/2016 16:39
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 Re :Crimes dans le Pas-de-Calais émission du 24 octobre 2016, replay « affaire Antoine Dupont » …
L'inquiétante disparition d'Antoine. Le 28 janvier 2015, Antoine, 15 ans, est porté disparu. Martin, son beau-père, multiplie les interviews à la télévision suppliant l'adolescent de revenir. Mais les policiers commencent à suspecter Martin, qui est la dernière personne à avoir aperçu le jeune homme

• Le calvaire de la meurtrière. Dans la nuit du 18 au 19 juin 2009, Alexandra tue son mari Marcelino d'un coup de couteau dans leur maison, près de Douai (Nord). La trentenaire confie aux enquêteurs qu'elle était battue par cet homme depuis des années

• Macabre scénario amoureux. Le 28 novembre 2007, John, 29 ans, signale la disparition de sa compagne, Laurence.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 18/08/2016 11:54  Mis à jour: 18/08/2016 11:55
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 Re : Gonnehem : le beau-père d'Antoine Dupont, qui avait avoué le meurtre, s'est suicidé ( vidéo)
Marc Demeulemeester s'est suicidé la semaine dernière dans sa cellule. Il était incarcéré depuis qu'il avait avoué, plus d'un an après sa disparition, le meurtre de son beau-fils, Antoine, 15 ans, à Gonnehem (Pas-de-Calais) en janvier 2015.

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© MaxPPP / DR Marc Demeulemeester avait avoué le meurtre de son beau-fils, Antoine, en mars dernier.

Marc Demeulemeester, 46 ans, s'est donné la mort vendredi dernier, le 12 août, nous a indiqué le parquet de Béthune, confirmant une information de L'Avenir de l'Artois. Il s'est pendu dans sa cellule de la Maison d'Arrêt de Charleville-Mézières. Son corps a été transporté à l'Institut Médico-Légal de Reims où il doit être autopsié.

En mars dernier, cet habitant de Gonnehem avait avoué le meurtre de son beau-fils, Antoine Dupont, âgé de 15 ans. L'adolescent avait disparu en janvier 2015 sans laisser de trace. Marc Demeulemeester avait participé aux recherches, organisé lui-même des battues et communiqué avec les médias. Selon le procureur de Béthune, il avait même envoyé un courrier au président de la République dénonçant le manque de moyens supposé des gendarmes-enquêteurs.


Interview de Marc Demeulemeester (avril 2015)

Interview de Marc Demeulemeester (avril 2015)

Il était le dernier à avoir vu Antoine vivant mais son attitude avait fini par éveiller les soupçons des gendarmes en charge de l'enquête. Lors d'un interrogatoire, il avait fini par craquer et par avour avoir étanglé son beau-fils avec un fil de fer dans son sommeil. Il avait ensuite lesté le corps pour le jeter dans le canal d'Aire à Beuvry. Les gendarmes le repêchèrent le 2 mars à l'endroit indiqué par Marc Demeulemeester.

Selon L'Avenir de l'Artois, le beau-père avait fait une première tentative de suicide quelques jours après ses aveux alors qu'il était incarceré à Sequedin. "Il regrette tout le mal qu'il a causé. Il assume ce qu'il a fait, il est prêt à en répondre devant la justice", avait pourtant déclaré son avocate, Me Fanny Malbrancq. Fin juin, il avait participé à une reconstitution du crime. Après son suicide, l'action publique à son encontre est éteinte, explique le parquet de Béthune. Mais l'instruction reste ouverte.
http://france3-regions.francetvinfo.fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 29/06/2016 16:18  Mis à jour: 29/06/2016 16:18
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 Re : Mardi, la juge d’instruction Virginie Vasseur a supervisé la reconstitution de l’assassinat d’Antoine Dupont le 28 janvier 2015. Le beau-père avait lesté le corps avec des haltères ...
Mardi, la juge d’instruction Virginie Vasseur a supervisé la reconstitution de l’assassinat d’Antoine Dupont le 28 janvier 2015. L’accusé a reproduit les gestes de la funeste soirée, hormis la scène de l’étranglement.

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En compagnie de M e Bruno Dubout, le papa d’Antoine (deuxième en partant de la gauche) assiste à la terrible épreuve de la reconstitution. PHOTO JOHAN BEN AZZOUZ

Mardi, Marc Demeleumeester a été extrait de la prison de Sequedin pour prendre part, le temps d’une soirée, à la reconstitution de l’assassinat d’Antoine Dupont, son beau-fils, le 28 janvier 2015.

Elle a débuté aux alentours de 18 h au domicile d’Antoine et s’est achevée à 23 h 30 le long du canal de Beuvry où le corps a été retrouvé. Avec « froideur et un calme assez déroutant », pour reprendre les termes de Me Bruno Dubout, avocat de la famille d’Antoine, l’accusé a reproduit à la demande de Virginie Vasseur, juge d’instruction, les scènes telles qu’il les avait décrites aux enquêteurs lorsqu’il a avoué son crime le 1ermars 2016.

L’accusé « très calme et distancié »

« Le beau-père d’Antoine est resté très calme et très distancié durant la reconstitution, souligne l’avocat des parties civiles. Il a refusé de faire les gestes de l’étranglement. C’est assez habituel dans les dossiers criminels pour éviter les photos au moment du procès d’assises. »

La reconstitution a notamment permis de s’apercevoir que Marc Demeleumeester a transporté le corps lesté de deux haltères de 10 kilogrammes chacune de la chambre de l’adolescent à la voiture. Avant de le jeter dans le canal, l’accusé a ajouté deux haltères supplémentaires de 5 kg, rapporte Me Dubout.

Me Fanny Malbrancq, avocate de Marc Demeleumeester, souligne que son client « a coopéré même si c’était forcément un peu difficile pour lui au début. La reconstitution a été conforme à ses déclarations. On n’a rien appris de nouveau. »

Le père d’Antoine a assisté à la reconstitution qui a duré cinq heures. « Il voulait connaître la manière dont son fils a été mis à mort. Pour la famille d’Antoine, c’est absolument terrible. La maman d’Antoine ne se sentait pas capable d’assister à cette épreuve. Elle est toujours effondrée », rapporte l’avocat.

Les expertises psychologique et psychiatrique cet été

La procédure judiciaire, elle, se poursuit. Les expertises psychologique et psychiatrique de l’accusé sont programmées cet été mais l’avocate ne connaît pas encore les dates. D’ici là, Marc Demeleumeester poursuit sa détention provisoire à la prison de Sequedin jusqu’au procès qui pourrait avoir lieu au cours du premier semestre 2018.

http://www.lavoixdunord.fr
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 29/06/2016 13:38  Mis à jour: 29/06/2016 13:38
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 Re : Antoine Dupont, 15 ans : Retrouvé décédé .... Une reconstitution de l’assassinat d’Antoine ce mardi soir .
Le centre de Gonnehem a été bouclé par les gendarmes, ce mardi en fin de journée pour les besoins de la reconstitution judiciaire.
Tous les acteurs de l’enquête liée à la mort d’Antoine Dupont ont investi la maison de la rue des Martyrs, notamment Marc Demeleumeester, le beau-père qui a avoué le meurtre au mois de mars.

Après avoir sillonné le village et ses cours d’eau en long, en large et en travers pendant des mois après la disparition d’Antoine, les gendarmes avaient rendu la commune à sa quiétude. Après le tragique épilogue. Mais ce mardi, ils ont fait un retour en force, fermant notamment l’accès de la rue des Martyrs pour les besoins de la reconstitution organisée par la juge d’instruction, Virginie Vasseur. « Ah c’est aujourd’hui ?, lance une Gonnehémoise. Et le beau-père est là ? Il doit des explications. À sa compagne et à tout le village. »

Reconstitution dans la maison de Gonnehem, puis au canal à Beuvry


Marc Demeleumeester est effectivement là, arrivé dans le bus spécialement affrété avec la juge, deux membres du parquet, le médecin légiste, les enquêteurs de la brigade de recherches de Béthune, etc. Les deux avocats sont là aussi, Fanny Malbrancq pour le beau-père et Bruno Dubout qui représente la famille d’Antoine. Seul son père a eu la force de venir assister à cette reconstitution. À 18 h, quand les véhicules ont investi la rue, les habitants, intrigués, sont sortis. « On est arrivés dans la rue en février 2015, explique Marina. Et on est restés un an sans savoir. On ne savait même pas que c’était la maison près de chez nous… On a été choqués quand a su ce qu’il s’était passé. »

Tous les acteurs ont ensuite investi la maison avant, dans la soirée, de poursuivre la reconstitution au canal d’Aire à Beuvry. Avec l’espoir que Marc Demeleumeester apporte des réponses sur son geste et surtout sur les raisons. Chaque fait et geste réalisé le 28 janvier 2015 a été redemandé au beau-père, comme c’est d’usage dans les reconstitutions.

« Je veux savoir comment il a pu faire ça et garder ça un an »


Pendant ce temps, la vie du village s’est poursuivie, avec la fête de la musique organisée à deux pas, avec les cyclistes juste perturbés par la rue barrée par les gendarmes.

Peu de monde est resté là. Sauf trois copains d’Antoine. « C’était mon meilleur pote, explique Maxence avant de craquer. Je veux aussi savoir comment il a pu faire ça, comment il a pu garder ça un an. Quand la voisine m’a appris la disparition d’Antoine, je l’ai cherché. J’étais avec son beau-père pour lancer un message sur Facebook, il faisait les cent pas devant moi ». Maxence n’imaginait pas non plus l’issue tragique et attend aujourd’hui, comme beaucoup, le procès aux assises pour comprendre.

http://www.lavoixdunord.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/06/2016 09:48  Mis à jour: 03/06/2016 09:48
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 Re : Gonnehem: nouvel épisode après le meurtre d’Antoine Dupont
La date de la reconstitution du meurtre d’Antoine est connue. Elle devrait se tenir le mardi 28 juin dans la soirée. La maman de l’adolescent ne s’y rendra pas.

Le mercredi 2 mars, le corps d’Antoine Dupont, 15 ans, est retrouvé dans le canal d’Aire à Beuvry par la gendarmerie. Le beau-père de l’adolescent avait avoué la veille, dans la soirée, être l’auteur du meurtre. C’est lui qui, depuis un an, orchestrait la communication autour de la disparition. Incarcéré à Sequedin en attendant le procès d’assises qui devrait se tenir dans un délai de 18 mois, Marc Demeulemeester sortira de sa cellule fin juin pour la reconstitution du meurtre.
Sabine, la maman d’Antoine, ne compte pas s’y rendre : « Je sais que c’est prévu fin juin, mais je ne connais pas la date. Je ne sais pas non plus comment cela se passe. J’imagine que les enquêteurs veulent vérifier ce qu’il a raconté. Personnellement, je ne serai pas présente. »

Sabine évite de repenser à cette horrible histoire, même si c’est mission impossible, même si, bien évidemment, elle pense à son fils chaque jour. Depuis les obsèques du jeune Gonnehémois, qui se sont déroulées fin mars dans la stricte intimité familiale, Sabine tente de se reconstruire. Elle a repris le travail, ce qui lui a fait beaucoup de bien moralement : « Tout le monde est autour de moi. »

Assurément, cette reconstitution à venir ne va pas lui apporter grand-chose : « Ça ne m’intéresse pas vraiment. Il a ce qu’il mérite, j’espère qu’il va en prendre pour pas mal d’années. » Une colère légitime envers le meurtrier de son fils, et beaucoup d’amour pour Antoine : « Je lui rends visite presque chaque jour au cimetière. Je lui dis que je l’aime et que je suis là. Parfois, je culpabilise, même si je sais qu’il ne faut pas. »


Christophe Vincent http://www.lavenirdelartois.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 15/03/2016 13:34  Mis à jour: 15/03/2016 13:34
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 Re :R.I.P Antoine. Près d’un millier de personnes pour lui rendre hommage à Gonnehem.
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Près d’un millier de personnes ont participé à la marche blanche en l’honneur d’Antoine Dupont. Familles, proches et habitants de la commune se sont réunis pour un dernier au revoir à l’adolescent de 15 ans, retrouvé mort dans le canal de Beuvry.

Hommes, femmes et enfants ont traversé la commune pour se rendre au domicile où vivait Antoine. Un lâcher de ballons a clôturé la marche blanche.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/03/2016 17:40  Mis à jour: 05/03/2016 18:12
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 Re : La famille d’Antoine Dupont communique : une marche blanche pour Antoine aura lieu le dimanche 13 mars.
La famille d’Antoine Dupont a communiqué cette information vendredi soir sur sa page Facebook https://www.facebook.com/Antoine.D.62/?fref=ts

Le cortège se constituera au stade de Gonnehem. La marche blanche débutera à 15 heures, après la minute de silence observée par les joueurs de l’Union sportive Gonnehem-Busnettes, le club de football local.


Cette marche blanche permettra à chacun de se recueillir. La date des funérailles n’est pas encore connue.

Nous , webmestres et membres d’sos-enfants.org & Avis de recherches et de disparitions Association Arobase150 , de partout dans le monde, sommes de tout cœur avec la famille, proches et amis dans ces pénibles moments !

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/03/2016 11:27  Mis à jour: 04/03/2016 14:51
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 Re : Marc Demeulemeester, mis en examen pour l’assassinat d’Antoine Dupont, 15 ans, et placé en détention provisoire, n’avait jamais fait parler de lui.
Le beau-père d’Antoine, assassin présumé, était discret mais très actif dans les recherches

Marc Demeulemeester, mis en examen pour l’assassinat d’Antoine Dupont, 15 ans, et placé en détention provisoire, n’avait jamais fait parler de lui à Gonnehem, près de Béthune. Il résidait depuis deux ans dans ce paisible village, avec l’adolescent et sa mère.
« Il était étrange tellement il était poli et propre sur lui. Presque trop normal », raconte Annabel, la voisine, pour décrire Marc Demeulemeester. « Il était dans le contrôle tout le temps. » Facile d’avoir des doutes après coup ? « J’en ai eu assez vite. J’avais l’impression qu’il freinait les recherches. » Mais dans ses relations avec Antoine, rien ne l’avait choquée. « Jamais de disputes. » Les voisins entretenaient de bons rapports.

Cette voisine est quasi la seule à pouvoir parler de Marc Demeulemeester car l’assassin présumé d’Antoine est un homme discret. Dans le village, il n’est pas connu. Avec Sabine, la maman d’Antoine, ils ont acheté une maison il y a deux ans à Gonnehem. Lui ne travaillait pas. Elle est employée dans la cuisine d’une clinique de Béthune.
Un homme de 45 ans, discret, mais qui n’a pas hésité à s’exposer devant les médias et les gendarmes pour retrouver Antoine, après la diffusion de l’avis de recherche. Avec les deux grandes sœurs d’Antoine, il nous avait reçus dans la maison familiale après la disparition de l’ado le 28 janvier 2015.

Il nous avait expliqué être le dernier à l’avoir vu et reconnaissait, comme les autres membres de la famille, que c’était parfois compliqué avec Antoine. Mais rien qui ne paraissait dramatique. « Ma mère et mon beau-père le laissent faire ce qu’il veut. Il a tout ce qu’il veut. C’est un pacha ici », estimait même une de ses sœurs.

Des failles dans leurs relations

L’enquête a permis de détecter des failles dans les relations entre le beau-père et Antoine. D’après le procureur Peyroux, ce sont des entretiens « conduits de façon très habile » par les gendarmes, qui ont mis l’assassin présumé dos au mur, provoquant des aveux après six à huit heures d’interrogatoire : « Il a déjà été entendu il y a un an. Au début de l’enquête, les relations familiales étaient excellentes. Et ensuite, pas vraiment... »

Mardi soir, alors que les gendarmes l’emmenaient en garde à vue, la maman ne comprenait pas ce qui se passait. « Elle disait qu’il a toujours été patient avec lui, qu’il ne lui aurait jamais fait quoi que ce soit, rapporte la voisine. Elle n’avait pas de doutes. Réunionnaise, elle a un caractère incroyable. Elle n’envisageait pas le pire. Elle intériorise tout. »

Marc Demeulemester était notre interlocuteur. Depuis quelques mois, il nous expliquait qu’ils préféraient « rester en famille, suffisamment marquée ».
La battue, organisée le 11 avril avec 250 volontaires, c’est lui qui l’a mise sur pied. « Mais, c’est moi qui leur ai dit qu’il fallait relancer les recherches, certifie la voisine qui a créé jeudi une cagnotte en ligne pour soutenir la famille. Je ne comprenais pas leur immobilisme. Maintenant, je comprends mieux. C’est dingue, c’est dingue ! »

http://www.lavoixdunord.fr/

Marc Demeulemeester, le beau-père d'Antoine est le dernier à avoir vu Antoine. « Je l’ai vu dans la cuisine se faire chauffer des fricadelles qu’il a mangées dans le bureau devant son ordinateur. Il était 12 h, 12 h 15 », avait-il déclaré. Le signal du portable de l'adolescent s'arrête ce même jour près de la maison.


Les nombreux cours d'eau, étangs, bassins du secteur ont été sondés par des plongeurs équipés d'un sonar durant quatre jours. Des battues sont organisées et un hélicoptère survole plusieurs fois le secteur.

Malgré la désignation de six enquêteurs à temps plein (une centaine d'auditions environ), les gendarmes reconnaissent qu'ils ont peu d'indices. En avril 2015, une battue est organisée par la famille, soutenue par la famille. En vain.

Sarah, la soeur du garçon, lance un vibrant appel : "Antoine, si tu nous vois, ce qu'on veut c'est que tu rentres nous voir, qu'on puisse avoir de tes nouvelles et ça le plus vite possible, parce qu'on est très très inquiets et on pense tout le temps à toi".

Comment l'enquête a-t-elle abouti ?
L'enquête sur la disparition d'Antoine, était au point mort jusqu'à ce que le parquet élargisse à "assassinat" les termes de l'enquête, permettant de la reprendre à zéro et d'effectuer des garde à vue de longue durée.

"Nous avons alors commencé avec la personne qui l'avait vu pour la dernière fois en vie, son beau-père. Tard dans la soirée de mardi, il a effectué des aveux complets, en présence de son avocat, avec des détails très précis sur la façon dont il avait tué le jeune", a expliqué à l'AFP le procureur de Béthune, Philippe Peyroux. Des longues heures d'audition avant des aveux circonstanciés et précis. "Sur les indications" du meurtrier présumé, la bâche avec laquelle le corps a été transporté jusqu'au fleuve a été retrouvée, de même que "du fil de fer servant à attacher les parpaings".

Les enquêteurs avaient-ils eu des soupçons avant ? "On avait quelques soupçons mais on n'arrivait pas à les concrétiser", a précisé le procureur. Le père d'Antoine, joint au téléphone ce jeudi matin, est formel : il a indiqué rapidement aux gendarmes qu'il avait des soupçons sur Marc Demeulemeester. "Quelques jours après la disparition d'Antoine, Marc m'a dit : "Antoine a dû être assommé, mis dans une voiture, jeté quelque part." Ça m'a semblé bizarre qu'il évoque ce scénario. Je l'ai dit aux gendarmes mais j'ai l'impresssion qu'ils ne m'ont pas cru."

Comment Antoine est-il mort ?
Lors de sa garde à vue, le beau-père a expliqué aux gendarmes qu'il avait attendu que sa compagne parte au travail pour étrangler l'enfant dans son sommeil avec du fil de fer. Il aurait ensuite recouvert le corps d'une bâche et l'aurait lesté avec des parpaings pour empêcher que le corps remonte à la surface. Régulièrement, depuis il se rendait dans un magasin de bricolage Bric-dépôt pour aller acheter des parpaings, qu'ils jetaient discrètement à l'eau. Par peur de voir le corps remonter.

Une quarantaine de parpaings ont été retrouvés ce jeudi par les plongeurs comme le montre le reportage ci-dessous de Jean-Louis Manand et Emmanuel Quinart.


Gonnehem : le point sur l'enquête

Que sait-on sur Marc Demeleumeester, le beau-père qui a avoué avoir tué Antoine ?
Sans emploi, âgé de 45 ans, Marc Demeleumeester vivait avec la mère d'Antoine. Dès l'annonce de la disparition de son beau-fils, il s'est montré actif dans les recherches. Il organisait les battues, répondait aux médias... En avril 2015, Il dirigeait précisément la grande battue avec de nombreux anonymes à Gonnehem. On sait maintenant qu'il orientait les personnes loin du secteur où le corps d'Antoine a été retrouvé. Ce jour-là, il avait également donné une interview à France 3. Il s'était montré ému et déterminé : "J'ai nommé des chefs d'équipe, suivant les bois, les rivières, les cours d'eau. Il faut que ce soit efficace. Le but c'est d'essayer de trouver un indice, de s'orienter vers une piste ou une autre."


Interview de Marc Demeulemeester (avril 2015)

Selon le procureur de Béthune, il a même envoyé un courrier au président de la République dénonçant le manque de moyens supposé des gendarmes-enquêteurs.

Désormais placé sous mandat de dépôt, le beau-père, qui a tout avoué lors de sa garde à vue en début de semaine, encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Que sait-on sur les raisons du geste du beau-père ?
Sur ce point, les enquêteurs et la justice restent très discrets. Marc Demeleumeester a beaucoup parlé en garde à vue mais comme les enquêteurs savent qu'il a menti depuis un an, ils se méfient de ses déclarations et veulent désormais les vérifier une à une en prenant leur temps. Le crime, a encore déclaré le procureur, pourrait s'expliquer par le fait que les relations entre le beau-père et l'adolescent "n'étaient pas au beau fixe".
Une page Facebook "En ta mémoire Antoine" rend hommage à l'adolescent.

Une cagnotte participative https://www.leetchi.com/c/solidarite-famille-antoine-dupont

a également été lancée pour aider ses parents. "Si nous pouvions leur montrer notre soutien en leur enlevant le poids de considérations matérielles et financières en ces douloureux instants, je pense que nous leur serions d'une grande aide, d'un grand réconfort et pourrions leur montrer combien nous sommes présents à leurs côtés", écrit une voisine de la famille.


Après la mort d'Antoine, Gonnehem sous le choc.



Antoine Dupont, 15 ans, a été retrouvé mort dans le Canal d'Aire mercredi. Le village où il habitait et qui s'était mobilisé pour le chercher est sous le choc après avoir découvert que le beau-père, qui faisait mine d'être affecté, a avoué le crime.

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"Révoltés"
Dany, lui, affirme avoir eu souvent des doutes sur le beau-père d'Antoine : "Plusieurs fois, j'ai eu envie de le coincer dans un coin, persuadé qu'il aurait vite craqué si c'était lui. J'ai eu peur de me tromper alors je ne l'ai pas fait. Je me suis confié à ses frères et à ses soeurs qui ne me contredisaient pas."



Devant la maison de la famille d'Antoine placée sous scellé, quelques bouquets de fleur ont été déposés. Annabel, une voisine qui a lancé une cagnotte pour soutenir la famille écrit elle aussi son incompréhension et sa colère : "Tous: famille, amis, voisins, les personnes qui se sont inquiétées de sa disparition, celles qui ont apporté leur aide et leur soutien, qui ont suivi avec attention les évènements en espérant revoir un jour Antoine revenir sont consternées, tristes, en colère, révoltées...Nous voici donc aujourd'hui devant la crue réalité, impuissants. Ce n'est pourtant maintenant que le début d'une période qui sera encore plus difficile."

http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/03/2016 19:14  Mis à jour: 03/03/2016 19:14
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 Re :Gonnehem, assassinat d’Antoine: «Il est allé racheter des parpaings pour en remettre»
Interview de Philippe Peyroux, procureur de la République à Béthune, au lendemain de la découverte du corps d’Antoine Dupont, 15 ans, dans le canal d’Aire à Beuvry.

Qu’est-ce qui a fait craquer le beau-père, plus d’un an après la disparition d’Antoine ?

Ce sont les interrogatoires, conduits de façon très habile par les gendarmes de la section de recherche de Lille et la brigade de recherche de Béthune. C’est en reposant des questions qu’ils ont fini par trouver la faille. Au bout de huit heures au moins d’interrogatoire, en présence de son avocat, il a fini par avouer ses relations avec son beau-fils, il a expliqué comment il s’y était pris, est rentré dans les détails et a tout précisé. Tout ce qu’il avait indiqué s’est vérifié, comme les parpaings et les poids pour maintenir le corps au fond du canal, dans la vase. À plusieurs reprises, il est allé racheter des parpaings pour en remettre. Il nous a menés directement au cadavre. C’est un présumé innocent les mains pleines.

Quel était son mobile ?


Notre priorité, c’était de retrouver Antoine et de confondre l’auteur. Le mobile, c’est au juge d’instruction qu’il appartiendra de le découvrir. Il semblerait que les relations n’étaient pas idylliques. Les détails seront révélés au fil des semaines.

Comment expliquer qu’il ait participé aux battues, organisé les recherches ?

Ce n’est pas la première affaire où les proches se mettent en avant et participent au cirque médiatique, se plaignent de l’insuffisance des moyens mis en œuvre, en l’espèce, ils étaient extrêmement importants. Mais les services de justice et de police écoutent et se méfient, ils ne croient pas sur parole. Ils avaient bien raison d’être prudents. Aujourd’hui, ce qui compte pour moi, c’est que ce malheureux Antoine puisse bénéficier d’une sépulture digne et que le présumé assassin soit mis hors d’état de nuire.

Propos recueillis par M.R. http://www.lavenirdelartois.fr/fait-d ... ine-il-est-alle-racheter-
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/03/2016 14:10  Mis à jour: 03/03/2016 14:10
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 Re : le corps d’Antoine retrouvé dans le canal, son beau-père mis en examen pour assassinat (VIDÉO) .
Le corps d’Antoine Dupont, disparu depuis un an, a été retrouvé ce mercredi matin dans le canal de Beuvry. Son beau-père, en garde à vue depuis mardi, a avoué mardi soir être l’auteur du meurtre.

Terrible révélation qui anéantit encore plus la famille. Sous le flot des questions des gendarmes, le beau-père d’Antoine, Marc Demeulemeester, a fini par avouer, mardi soir, avoir tué l’adolescent de 15 ans le 28 janvier 2015, au domicile familial à Gonnehem, près de Béthune.

« Il a avoué avec force détails l’avoir tué, explique le procureur de la République de Béthune, Philippe Peyroux. Il l’a étranglé avec un fil de fer dans son sommeil. »

Une autopsie sera pratiquée ce jeudi, ainsi qu’un prélèvement de sang pour savoir s’il a été drogué.

C’est aussi le beau-père qui a indiqué aux gendarmes et au juge d’instruction où se trouvait le corps, dans le canal d’Aire, à Beuvry, à quelques kilomètres de Gonnehem. Et comment il l’aurait dissimulé. Il l’aurait lesté de poids, aurait mis un filet par-dessus et l’aurait bloqué avec des parpaings. Aucune chance ainsi qu’il finisse par remonter à la surface et qu’il soit découvert.

« Le corps a été retrouvé à l’endroit indiqué. Qui d’autre pouvait savoir, si ce n’est lui ? », souligne le procureur qui n’a pas beaucoup de doutes sur sa culpabilité.

« On avait quelques soupçons »

« Le motif qu’il allègue doit être vérifié, comme dans toutes les histoires familiales, précise le représentant du parquet. On avait quelques soupçons mais on n’arrivait pas à les concrétiser. »

Le beau-père était le dernier à avoir vu le lycéen, ce sinistre mercredi midi. « J’ai pensé qu’il était sorti », nous racontait-il, il y a an. C’est la mère d’Antoine qui s’inquiète en rentrant du travail, vers 19 h. Il ne répond pas à ses appels. « Il finit toujours par rappeler, en principe. »

Comme tous les membres de la famille, les amis, les voisins, le beau-père a participé aux multiples recherches pour retrouver l’ado. « Il avait été entendu comme tout l’entourage mais on n’avait pas d’éléments précis », rappelle le procureur. Le mystère total pendant un an. L’équipe de gendarmes dédiée exclusivement à cette affaire avait décidé de la reprendre quasiment de zéro. « On a commencé par le beau-père car c’est la dernière personne qui l’avait vu », signale le procureur.

Le beau-père a été mis en examen mercredi soir pour assassinat. « Il n’y a pas simplement eu meurtre et on n’est pas dans le cadre d’une bagarre où un coup a été porté. »

Il a été placé sous mandat de dépôt criminel.

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Posté le: 02/03/2016 18:02  Mis à jour: 03/03/2016 13:59
 Antoine Dupont
Bonsoir Colette J'apporte une très mauvaise nouvelle: on a retrouvé le corps d'Antoine et son beau-père est mis en examen pour assassinat: http://www.lavoixdunord.fr/region/gon ... al-son-ia30b53948n3362605
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 27/01/2016 18:01  Mis à jour: 27/01/2016 18:01
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 Re : Antoine Dupont, 15 ans :un an qu’Antoine a disparu, et toujours aucune réponse ...
Antoine Dupont a disparu le 28 janvier 2015. Il avait quinze ans. Depuis, le visage de ce Gonnehémois est affiché partout. Tout le monde guette le moindre signe de vie et, pourtant, sa disparition reste une énigme. Le point avec le chef d’escadron Pascal Cressin sur un an de recherches…

Marc Demeulemeester, son beau-père, est le dernier à avoir vu Antoine. C’était le 28 janvier 2015. Il nous expliquait : « Je l’ai vu dans la cuisine se faire chauffer des fricadelles qu’il a mangées dans le bureau devant son ordinateur. Il était 12 h, 12 h 15 ». Et après, plus rien. Antoine n’est nulle part dans la maison. Peut-être sorti voir des amis. Mais quand sa maman rentre du travail vers 19 h, il n’est toujours pas là et ne répond pas aux appels, lui qui prévient toujours s’il reste chez un copain. Le lendemain midi, les gendarmes sont alertés, les recherches débutent…

Très vite, les militaires investissent le village...

Très vite, les militaires investissent le village avec un chien de piste. Rien. Le dispositif s’étoffe. Des battues sont organisées par les gendarmes, un hélicoptère survole le village (et le survolera maintes et maintes fois en 2015…). « On a tracé un rayon de 5 km autour de chez lui, se souvient le chef d’escadron Pascal Cressin qui supervise l’enquête. On a tout fait ! Les chemins ruraux, des gendarmes ont écumé toutes les rues avec des détecteurs de métaux pour trouver le téléphone. Les nombreux points d’eau (Clarence, canal d’Aire, étangs ont été faits et refaits avec les plongeurs, avec le sonar. Il ne restait que la station d’épuration mais les bassins ont depuis été vidés pour un nettoyage, on n’a rien trouvé sauf un drone perdu lors de la battue ».

Car le 11 avril, 250 personnes répondent à l’appel de la famille d’Antoine pour une grande battue, y compris un Luxembourgeois venu avec des drones. Mais rien non plus. Douze mois que ça dure, que « les gendarmes d’Isbergues, quand ils patrouillent, ont toujours Antoine à l’esprit. Ils continuent les patrouilles dans les sous-bois ».

« On reçoit encore des appels »


L’information judiciaire ouverte par la juge d’instruction, Mme Vasseur, est toujours active, comme le groupe d’enquête créé avec deux membres de la section de recherches de Lille, deux de la brigade de recherches de Béthune et un gendarme isberguois. En un an, « plus d’une centaine d’auditions. La famille, les copains, l’entourage. On lit et on relit tout, poursuit Pascal Cressin. On reçoit encore des appels, moins qu’au début, mais on vérifie à chaque fois. Si c’est loin, on demande à la brigade locale de vérifier. Des médiums nous ont appelés disant qu’ils le voyaient, on a vérifié ». Comme quand on a pensé voir Antoine sur les caméras d’un magasin. Le garçon lui ressemblait mais non, ce n’était pas lui. « J’ai 35 ans de carrière, c’est la première fois que je vois un gamin de 15 ans qui se volatilise », se désole Pascal Cressin, qui espère toujours apporter une réponse à la famille d’Antoine. Contactée par nos soins, la famille d’Antoine a préféré ne pas s’exprimer.

ACCIDENT, ENLÈVEMENT, FUGUE : LES HYPOTHÈSES

Un enfant qui disparaît, ce n’est malheureusement pas rare. Souvent une fugue qui s’achève rapidement. Mais une vingtaine de disparitions d’enfants chaque année en France seraient plus inquiétantes. 137 seraient recherchés. Ces enfants dont on retrouve les visages sur les affiches « Enfants disparus » . « Dans le cas d’Estelle Mouzin, en 2003, on sait qu’elle monte en voiture. C’est un enlèvement, explique Pascal Cressin. Là, pour Antoine, on n’a rien ! » Aucun élément permettant de privilégier une hypothèse plutôt qu’une autre : « comme on n’a pas de piste à privilégier, on n’a rien écarté ! ». Toutes les pistes sont donc explorées, sur lesquelles le nº 2 de la compagnie de Béthune apporte quelques réponses.

L’enlèvement
. « C’est un garçon de 15 ans, qui mesure environ 1,75m. » Le profil d’Antoine ne semble pas correspondre, « ce n’est pas une petite fille », cible potentielle de prédateurs sexuels.

Le départ au djihad. C’est une rumeur qui a circulé. Parce qu’Antoine n’était pas très porté sur l’école peut-être. Mais une piste peu plausible, notamment parce que l’exploitation de son ordinateur « ne montre pas de relations avec des passeurs par exemple ». Rien dans ses habitudes sur Internet en lien avec ça.

La fugue ou le suicide.
« L’environnement familial est sain, juge Pascal Cressin. Ses copains aussi. On ne comprendrait pas. » Dans le cas d’un suicide, il semble en plus peu probable qu’on ne l’ait pas retrouvé, d’autant qu’Antoine n’avait pas l’habitude de s’aventurer dans des secteurs inconnus. Depuis un an, parti sans argent, comment aurait-il fait ? Et adepte des réseaux sociaux, son compte n’a jamais été activé.

Alors quelle piste ? Reste la piste accidentelle, une chute dans un point d’eau par exemple. Mais là encore, faute de preuve, ce n’est qu’une hypothèse…



ANTOINE EST TOUJOURS RECHERCHÉ

Antoine Dupont est toujours activement recherché. Les affiches sont régulièrement placardées, la page Facebook « Aidez nous à retrouver Antoine Dupont 15 ans disparu le 28.01.15 » est toujours ouverte. Antoine est métisse (Réunionnais), il mesure 1,75 m, de corpulence fine, 55 kg.

Si vous avez des informations, appelez le 03 21 68 68 33.( FRANCE)
Ou le poste de police d'urgence


http://www.lavoixdunord.fr/region/gon ... campaign=page-fan-bethune

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 31/10/2015 13:11  Mis à jour: 31/10/2015 17:00
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 Re : des nouvelles?
Bonjour ,

Les médias parlent de " la famille" ... Je n'en sais pas plus , l'essentiel étant de retrouver Antoine .
C'est bien long pour nous tous , courage à sa famille qui souffre ....
Merci pour votre intervention
Merci d'avance de nous poster un commentaire si vous aviez d'autres informations.
Cordialement
Colette ( Nounoursaris)
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Posté le: 30/10/2015 20:24  Mis à jour: 31/10/2015 13:07
 des nouvelles?
bonjour, je suis beaucoup cette enquête mais à aucun moment je n'ai entendu parler du père d'Antoine. En avez vous entendu parler? cordialement
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 13/04/2015 14:50  Mis à jour: 13/04/2015 14:50
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 Re: Antoine Dupont, 15 ans : vidéo France 2


Les recherches se poursuivent pour retrouver l'adolescent, disparu depuis le 28 janvier. Une équipe de France 2 revient sur les faits.

Samedi 11 avril, des anonymes ont fouillé le secteur à la demande de la famille. Cette affaire rappelle celle d'Estelle Mouzin, disparue en 2003.
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Posté le: 12/04/2015 20:24  Mis à jour: 13/04/2015 12:32
 Le rôle des éducateurs
Je viens de regarder les infos (france2)...témoignage d'une camarade de classe:"nan, on le connaissait pas bien, il parlait pas, il avait toujours ses écouteurs meme en cours"!!!! Mais que font ces fainéants de profs? Est-il normal de laisser un élève ecouter de la musique en cours? Le probleme est la: les adultes charges de veiller sur les enfants ne le font pas! Enseignants et...parents!
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/04/2015 18:13  Mis à jour: 12/04/2015 18:13
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 Re: Une attente insupportable pour la famille d'Antoine Dupont ( VIDEO)
La famille d'Antoine Dupont, 15 ans, disparu depuis le 28 janvier, a confié son angoisse à l'une de nos équipes ( Note : France 3), alors qu'une battue s'est déroulée ce samedi sur la commune de Gonnehem, près de Béthune.



La famille d'Antoine ne sait plus quoi faire pour retrouver sa trace. Depuis le 28 janvier, date de sa disparition, elle multiplie les recherches. En vain... "C'est l'attente, ne pas savoir en fait", raconte Sarah l'une de ses soeurs. "N'avoir aucune nouvelle, c'est vraiment hyper dur. Rien que de savoir où il est, si ça va ou si ça va pas, rien que ça, ça nous donnerait espoir. Ça nous soulagerait".

Ce samedi, ils se sont au moins sentis épaulés par les habitants de Gonnehem : plus de 300 bénévoles ont participé ce samedi à une battue sur le territoire de la commune, parcourant les bois, inspectant les rives des cours d'eau ou des étangs. Marc, le beau-père d'Antoine, très ému, a chaleureusement remercié les participants. "A la fin de cette battue, si on ne trouve rien, on ne saura peut-être pas où il est aujourd'hui, mais on saura où il n'est pas", expliquait-il. "C'est un petit début de quelque chose, c'est infime, mais quand on n'a rien, c'est beaucoup".

La famille de l'adolescent espérait notamment retrouver le sac à dos d'Antoine et surtout son smartphone blanc qui a cessé d'émettre sur le territoire de Gonnehem, le jour où il a disparu. Pour l'instant, malgré la désignation de six enquêteurs à temps plein, les gendarmes n'ont toujours aucun indice. Devant, Sarah, la soeur du garçon, a lancé un vibrant appel : "Antoine, si tu nous vois, ce qu'on veut c'est que tu rentres nous voir, qu'on puisse avoir de tes nouvelles et ça le plus vite possible, parce qu'on est très très inquiets et on pense tout le temps à toi".

http://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/04/2015 20:07  Mis à jour: 11/04/2015 20:07
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 Re:Gonnehem : famille, amis, voisins, plus de 250 personnes sur les traces d’Antoine (VIDÉO)
Ce samedi matin, Gonnehem était au centre de toutes les attentions avec une battue exceptionnelle organisée par la famille pour tenter de retrouver Antoine Dupont, 15 ans, disparu depuis 74 jours. Nous avons suivi un groupe de chercheurs novices dans la zone du Boudou, en quête d’indices.



Ce samedi matin, dès 9 h, ils étaient plus de 250 volontaires à prendre d’assaut la salle de la mairie pour participer à une battue exceptionnelle et tenter de retrouver Antoine Dupont, âgé de 15 ans, disparu depuis le 28 janvier dernier. L’affluence « surprend » le beau-père d’Antoine, Marc Demeulemeester, qui organise la battue. « Les gens se sont mobilisés, ça donne un peu de courage ».

Dès 10 h, une vingtaine de groupes se forment avec à leur tête des chefs d’équipe qui connaissent bien le territoire. Avant de partir sur le terrain à la recherche du moindre indice, le capitaine Cressin de la gendarmerie de Béthune donne les consignes : « Si vous trouvez quelque chose, ne touchez à rien et contactez la gendarmerie. »


Une battue exceptionnelle pour retrouver... par lavoixdunord



« Un endroit pas encore exploré »


Les recherches commencent. Thierry Chappe, 46 ans, chef d’équipe, hérite de la zone du Boudou, une des plus larges à ratisser et y va de ses instructions : « C’est un endroit qui n’a pas encore été exploré. Il y a de grands fossés et des étangs. On va se mettre en ligne le long des cours d’eau ». L’homme voisin depuis trois ans des Dupont est venu en famille avec son fils et son épouse : « On espère au moins retrouver quelque chose qui permette d’avancer. »

L’homme ne croit pas si bien dire. À 10 h 30, une paire de chaussettes grises est trouvée dans le bois par Benoît, Yohann et Rudy « venus de Béthune par solidarité. On ne connaît pas Antoine mais on veut rassurer la famille. » Prévenue, la gendarmerie de Norrent-Fontes effectue les prélèvements d’usage sur les lieux.

Un sentiment bizarre

De l’autre côté, l’ex-petite amie d’Antoine, Pauline Wicquart, 16 ans, et sa mère Maryse aperçoivent une caravane et toquent à la porte. « Il n’y a personne », hurle la jeune fille « très affectée par cette disparition, explique Maryse. Je suis une mère, je me mets à la place des parents, cette attente est horrible. » Le manque commence sérieusement à se faire sentir : « C’est un sentiment bizarre, on était tout le temps avec lui, racontent Mathieu Chappe et Corenthin Greuet, bons amis d’Antoine. On voudrait trouver un indice pour garder espoir. »

De retour au PC, le groupe se disperse, chacun avec l’envie de revenir. Une promesse qui pourrait être exaucée par la famille d’Antoine. « On restera mobilisé, précise Marc Demeulemeester qui n’exclut pas une nouvelle battue dans les semaines à venir car « celle-ci n’a rien donné ».

ZOOM : UN DRONE SUR LA ZONE


Benoît Pasolli est venu volontairement depuis le Luxembourg. « J’ai vu l’appel lancé depuis un site associatif qui a relayé celui posté sur les réseaux sociaux des parents. J’ai été touché et je suis venu pour offrir mes services aux parents d’Antoine. »

Benoît est un pilote de drone professionnel, une véritable aide pour survoler l’énorme étendue du territoire des recherches. « Le drone permet de faire des recherches plus approfondies sur les lieux. C’est un outil qui fait gagner du temps dans les recherches, c’est plus facile. » L’homme va filmer les zones au nord et au sud de Gonnehem et va ensuite transmettre les documents à la gendarmerie. « Le drone fournit des informations précises en haute définition du sol. Il voit tout du ciel. »

Pour la famille d’Antoine, « le geste est touchant. Il fait ça bénévolement et il vient du Luxembourg pour nous aider, c’est vraiment exceptionnel. » L’homme espère maintenant que « les images filmées vont pouvoir aider les enquêteurs et soulager la peine de la famille. »

ZOOM : LES RÉACTIONS DES PROCHES


Sabine Rubegue, la mère d’Antoine. « Je suis très touchée par la mobilisation. Ça fait du bien de voir des gens du village et des alentours se mobiliser pour Antoine. On espère trouver des indices, on a déjà fait pas mal de recherches de notre côté mais ça n’a rien donné. Il y a des zones nouvelles sur lesquelles il faut travailler. »

Anne Dupont, sœur d’Antoine, 28 ans. « Tout ce qu’on espère, c’est de ne pas retrouver de corps. J’espère que là où il est, il voit tout ça et que ça lui donne envie de revenir. Ça fait presque trois mois, il faut qu’il revienne. »

Terence Dupont, frère d’Antoine, 23 ans. « C’est la première fois qu’on voit une aussi grande mobilisation pour Antoine. Les gens nous donnent de l’espoir. J’espère qu’on va trouver quelque chose qui nous mette sur la voie. »

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/04/2015 14:24  Mis à jour: 11/04/2015 14:24
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 Re: 11/04/2015 : Gonnehem : une battue pour tenter de retrouver la trace d'Antoine Dupont... ( VIDEO)
Les proches d'Antoine Dupont, 15 ans, disparu le 28 janvier, ont organisé une battue ce samedi sur la commune de Gonnehem, près de Béthune, pour tenter de retrouver la trace de l'adolescent.

Anonymes, voisins, proches de la famille et habitants de Gonnehem se sont mobilisés ce samedi matin, à la recherche d'Antoine, 15 ans, disparu sans laisser la moindre trace depuis 74 jours.

Ces bénévoles se sont organisés en petits groupes pour arpenter les bois et inspecter les rives des cours d'eau et des étangs de la commune. Cette battue constitue à la fois un geste de soutien envers la famille de l'adolescent mais aussi un coup de pouce donné aux gendarmes dont les investigations n'ont rien donné pour l'instant. "Depuis 2 mois et demi, on a Antoine qui a disparu et on a aucun indice qui nous permet de privilégier une piste, qu'elle soit intentionnelle, accidentelle ou criminelle", expliquait encore ce samedi Pascal Cressin, commandant en second de la gendarmerie de Béthune. "Depuis le 28 janvier, on a un groupe de 6 enquêteurs à temps plein sur cette enquête".

Les recherches vont se poursuivre toute la journée à Gonnehem, dans l'espoir d'en savoir davantage sur cette mystérieuse disparition.

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 07/04/2015 17:03  Mis à jour: 07/04/2015 17:03
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 Re: Une battue ce samedi 11 avril afin de faire avancer l'enquête concernant la disparition d'Antoine DUPONT
Message de la famille :

Citation :
Afin de faire avancer l'enquête concernant la disparition d'Antoine DUPONT, sa famille ses voisins et amis souhaitent organiser une battue ce samedi 11 avril.

Nous faisons appel à tout les bénévoles disponibles ce jour là, afin de seconder la gendarmerie dans ses recherches.

Nous vous invitons à vous rassembler devant la mairie de Gonnehem à 9h (face à l'église) ce 11 avril 2015.
Les équipes seront formées sur place et des recommandations seront données par les gendarmes.

Veuillez partager aux maximum afin d'avoir le plus de bénévoles possible.
Nous vous remercions d'avance, sa famille.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 25/03/2015 20:20  Mis à jour: 25/03/2015 20:20
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 Re: 25/03/2015 :deux mois qu’il a disparu, Antoine toujours recherché...
Cela a fait mercredi huit longues semaines qu’Antoine a disparu. Une éternité pour les proches de ce lycéen gonnehémois de 15 ans que personne n’a vu depuis le 25 janvier. Depuis lundi, deux maîtres-chiens et quatre chiens du Groupe national d’investigation cynophile de Gramat, dans le Lot, sillonnent les endroits qu’Antoine fréquentait.
Tous les moyens ont pourtant été mobilisés : ses proches ont distribué des avis de recherche avec la photo de l’adolescent, qui sont toujours accrochés dans les vitrines des commerçants du Béthunois. Ils ont multiplié les appels sur les réseaux sociaux, relayés régulièrement par les médias.

Une enquête pour disparition inquiétante a été ouverte par les gendarmes de la compagnie de Béthune qui ont créé une cellule spéciale qui, depuis, multiplie les investigations. Fugue, accident, aucune piste n’a été écartée... Des battues ont été organisées, un chien pisteur est venu, l’hélicoptère a survolé plusieurs fois le secteur, les plongeurs calaisiens ont sillonné les nombreux points d’eau pendant plusieurs jours, parfois avec un sonar, les spécialistes d’internet surveillent la toile. Mais rien. Une juge d’instruction a même été saisie et une information judiciaire ouverte.

Les deux maîtres-chiens et quatre chiens du GNIC sillonnent les endroits qu’Antoine fréquentait depuis le début de la semaine. Malheureusement sans plus de résultat, jusqu’à présent...
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/02/2015 16:19  Mis à jour: 03/02/2015 16:19
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 Re: Antoine Dupont, 15 ans : la famille, unie, ne comprend pas !
« C’est long. C’est hyperlong. C’est horrible, raconte Sarah, une des trois grandes sœurs d’Antoine. Du coup, on peut tout imaginer. »

Le dernier à avoir vu ce lycéen, c’est son beau-père, mercredi dernier. « Je l’ai vu dans la cuisine se faire chauffer des fricadelles qu’il a mangées dans le bureau devant l’ordinateur. Il était 12 h, 12 h 15. Après, j’ai travaillé dans notre chambre. J’ai déposé des affaires dans le bureau, je ne l’ai pas vu. Je me suis dit qu’il était dans une autre pièce. Un quart d’heure plus tard, par contre, il n’était ni dans sa chambre, ni dans le bureau. Je suis descendu à la cave, je me suis aperçu que la clef sur la porte qui donne dans le jardin avait disparu. »

Pas de grosse crainte pour autant. « J’ai pensé qu’il était sorti. » Sa mère s’inquiète en rentrant de son travail, vers 19 h : il ne répond pas à ses appels. « Il finit toujours par répondre en principe. »

Le village mobilisé

Une fugue ? « Ça lui arrive de rentrer tard mais il n’a jamais découché sans le dire », affirme sa mère. « Il est trop bien à la maison, estiment ses sœurs. Ma mère et mon beau-père le laissent faire ce qu’il veut. Il a tout ce qu’il veut. C’est un pacha ici. S’il n’a pas envie d’aller à l’école, il n’y va pas. »

L’école ou plutôt pas d’école. Sa mère reconnaît que ces derniers temps, il séchait. « Il restait à la maison. » Depuis un an et demi à deux ans, c’était compliqué. Mis à pied de Saint-Vaast, exclu de deux lycées à Lillers depuis septembre, une tentative à Aire puis en seconde à Saint-Do à Béthune depuis novembre. « Un gamin qui n’aime pas l’école mais comme plein de gamins de 15 ans. » Et que tous disent influençable.

À Gonnehem, Antoine a sa petite bande avec quatre autres copains. Ils vont souvent à l’épicerie acheter des chips et du Red Bull. « C’est un petit groupe très gentil, très calme, posé. Des bons jeunes, on a de la chance à Gonnehem », note le gérant du commerce.

Beaucoup de Gonnehemois ont affiché l’avis de recherche à leur fenêtre, de nombreux voisins se mobilisent. « J’ai une gamine. Si ça avait été moi… », souffle une voisine. Elle a ratissé la Peupleraie, un petit bois ; un autre, le château en ruine, avec une lampe torche.

Hier après-midi, encore, avec une autre voisine, elle a fait un tour d’étang. Le meilleur copain d’Antoine, avec qui il passait tous ses week-ends, est même allé longer le canal à Saint-Venant. Sous le choc, lui non plus ne comprend pas ce qui a pu arriver. Et puis, il y a ces petits détails qui laissent son entourage perplexe. « Il n’a pas pris son chargeur de téléphone ni ses oreillettes alors qu’il ne sait pas faire sans. »

Sa famille, ultra-soudée, garde espoir. « Ne pas savoir, c’est très dur mais j’espère qu’il va nous revenir », murmure sa maman.
Depuis jeudi, les gendarmes multiplient les recherches


Dans le cas d’Antoine, les gendarmes de la communauté de brigades d’Isbergues ont été « avisés jeudi, en fin de matinée par sa mère et son beau-père », confirme Muriel Soria, commandant la compagnie de Béthune. Antoine n’ayant pas été vu depuis presque 24 heures, des recherches ont très vite été lancées. « On a déclenché le chien de piste l’après-midi même. Il nous a amenés chez un copain chez qui Antoine a l’habitude d’aller. On a aussi fait le tour des copains, des possibles points de chute. » Mais rien.

Chien de piste, battues, hélicoptère, plongeurs…


La disparition devenant de plus en plus inquiétante, la brigade de recherches de Béthune a été incluse dans le dispositif. Vendredi, un hélicoptère a survolé Gonnehem et ses environs. Au sol, des battues ont été effectuées vendredi et encore ce week-end, avec une vingtaine de gendarmes. Sans compter les anonymes qui ratissent la commune de leur côté. Dans le cadre de la procédure, « des auditions plus officielles de toutes les personnes qu’on avait interrogées ont été réalisées, ajoute le commandant Soria. Et ce lundi, des plongeurs des brigades nautique et fluviale ont inspecté les points d’eau, à la recherche d’objets comme le sac à dos, et pour fermer des hypothèses. » Mais à 17 h 30, le capitaine Cressin, qui supervisait les opérations hier, revenait à la compagnie sans bonne nouvelle. Inlassablement, les gendarmes vont reprendre leurs recherches aujourd’hui, sur terre et dans l’eau.

S. D. http://www.lavoixdunord.fr/
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