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Le fichier ADN, meilleur allié des enquêteurs a permis d'Arrêter Dino Scala , violeur en série !

Publié par Walda Colette Dubuisson le 17-07-2018 (1211 lectures) Articles du même auteur
Image redimensionnée
17/07/2018 : Le "violeur de la Sambre" aurait fait de nouveaux aveux
Dino Scala, dit "le violeur de la Sambre", aurait avoué son implication dans 22 nouveaux faits d'agressions sexuelles et viols. Il est déjà mis en examen pour 19 faits du même type.
Après la médiatisation de l'affaire, les enquêteurs ont recueilli les témoignages de 44 victimes de viols et agressions perpétrés entre 1998 et 2018, pour la plupart dans la vallée de la Sambre. Ils cherchent à déterminer si certains de ces actes ont un lien avec Dino Scala.
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04/07/2018 : Dino Scala, suspecté d’être le violeur de la Sambre a abandonné son avocat du barreau d’Avesnes. Il est désormais défendu par le cabinet parisien d’Éric Dupond-Moretti.
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28/05/2018 : Déjà mis en examen pour 20 viols et agressions sexuelles, Dino Scala est soupçonné d’avoir fait une quarantaine de victimes en plus. Les enquêteurs de la PJ épluchent son parcours de vie.
Depuis le placement en détention provisoire de ce violeur en série présumé, les parquets d’Avesnes-sur-Helpe et de Valenciennes ont en effet ouvert plusieurs enquêtes préliminaires pour viols, tentatives de viols ou agressions sexuelles. Des faits parfois anciens, qui s’étalent sur 30 ans...
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23/03/2018 : "Violeur de la Sambre": des victimes reçues par les magistrats et les enquêteurs...
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08/03/2018 : Viol d'une enfant à Genlis : une avocate dénonce "l'incompréhensible" inertie de la justice .
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02/03/2018 : Dino Scala est poursuivi pour 19 viols et agressions sexuelles, mais déclare lui-même en avoir commis plusieurs dizaines d'autres. Un travail colossal qui se poursuit pour la PJ de Lille...
La dernière agression qui a précipité la chute de Dino Scala, a été commise en Belgique. A Erquelinnes, commune limitrophe de Jeumont, où le prévenu travaillait.
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28/02/2018 : Depuis 30 ans, une vingtaine de viols restaient non élucidés dans le nord de la France. Un suspect ( Dino Scala) a été arrêté ce lundi 26 février à côté de Maubeuge. Son ADN correspond à celui qui restait jusque-là inconnu.
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*** Si les empreintes génétiques du ravisseur présumé de la petite Bérényss n'avaient pas été prélevées il y a quelques semaines dans le cadre d'une autre affaire, où en serait aujourd'hui l'enquête sur l'enlèvement de la fillette ? Peut-être au point mort.

Note : L’ADN signifie acide désoxyribonucléique, et constitue la molécule support de l'information génétique héréditaire.




http://www.sos-enfants.org/modules/news/article.php?storyid=806

L'ADN contient toute l'information génétique, appelée génotype, permettant le développement et le fonctionnement des êtres vivants.
Cliquez ici pour lire la suite sur Wikipédia


********************************************************************************************************************

Force est de constater que c'est une fois encore l'ADN retrouvé sur les sous-vêtements de l'enfant, recoupé avec le fichier de la police, qui a permis d'identifier un suspect aussi rapidement.

Ces dernières années, le fameux Fnaeg (fichier national automatisé des empreintes génétiques), créé en 1998, a permis de résoudre des dizaines d'affaires mystérieuses et relativement anciennes, comme les meurtres de Sylvie Baton en 1989, de Christelle Blétry en 1996 ou d'Elodie Kulik en 2002, tous élucidés récemment grâce au fichier ADN. Et même si dans le cadre de l'enlèvement de la petite Bérényss, le principal suspect n'est pas passé aux aveux et est présumé innocent jusqu'à un éventuel procès, son arrestation donne du grain à moudre à tous ceux qui militent pour l'élargissement du Fichier des empreintes génétique.

L'ADN du ravisseur présumé de Bérényss avait été prélevé le... 9 avril


«Les tests ADN ont été déterminants» pour remonter jusqu'au suspect de l'enlèvement de Bérényss, expliquait mardi Yves le Clair, le procureur de la République à Briey (Meurhe-et-Moselle). Le ravisseur présumé de la petite fille, Eric Fauchard, un agriculteur de 48 ans interpellé mardi dans le département de la Meuse, a en effet été trahi par son ADN retrouvé notamment sur les vêtements et sous-vêtements de Bérényss. Par chance pour les enquêteurs, il venait tout juste d'être répertorié au Fnaeg, le 9 avril dernier, à la suite d'une plainte remontant à 2014 pour des faits d'agressions sexuelles sur trois enfants de son entourage familial. Une fois le ravisseur présumé identifié grâce au fichier, les enquêteurs ont pu constater que la maison d'Eric Fauchard correspondait à celle évoquée par la fillette dans son témoignage : «sale, avec des coccinelles et des toiles d'araignées». Mais surtout, Bérényss aurait reconnu «formellement» son agresseur, d'après la mère de la fillette.

4000 profils dans le fichier en 1998, 2,6 millions aujourd'hui

Le fichage génétique a vu le jour en 1998, dans le sillage de l’affaire Guy Georges, le tueur et violeur en série. L'année de sa création, 4000 empreintes génétiques étaient présentes dans le fichier. Aujourd'hui, il y en a a 500 fois plus : 2 655 381 profils exactement (chiffre donné par l'association «Angélique, un ange est passé» en décembre 2014).

Réservé initialement aux délinquants sexuels, le Fnaeg est étendu en 2001 aux crimes graves contre les personnes. Puis, la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003 prévoit la possibilité d’enregistrer les profils génétiques des individus condamnées ou mis en cause dans tous les crimes et délits d’atteintes aux biens ou aux personnes.

Le Fnaeg contient aussi bien les empreintes génétiques de personnes non identifiées (empreintes relevées sur les lieux d’une infraction) que celles de condamnées ou mis en cause dans des délits. Ces empreintes restent inscrites au fichier pendant 40 ans pour les personnes définitivement condamnées, les personnes décédées et même les personnes acquittées, relaxées ou ayant bénéficié d'une décision de classement sans suite. Pour les personnes simplement mises en cause dans une affaire, les empreintes génétiques sont conservées 25 ans.

Refuser de se soumettre à un prélèvement ADN constitue par ailleurs un délit puni d’un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende au maximum.

Des associations militent pour un élargissement du fichier à tous les délinquants

«Heureusement que le ravisseur de cette petite était répertorié dans le fichier des empreintes génétiques», constate Isabelle Boquel, présidente de l'association «Angélique, un ange est passé», interrogée par «Le Parisien». Depuis le viol et le meurtre d'Angélique Dumetz, 19 ans, en forêt de Compiègne en 1996, cette dernière se bat aux côtés de la famille de la victime pour l'élargissement du fichier ADN de la police à tous les délinquants. En 2011, c'est d'ailleurs grâce au fichier que le meurtrier d'Angélique est confondu. Il se suicide après avoir tué sa femme, quelques jours seulement après avoir donné son ADN à la suite de violences conjugales. Il savait sans doute que, grâce au fichier des empreintes génétiques, la police ferait le rapprochement entre lui et la jeune étudiante tuée quinze ans plus tôt. L'affaire est résolue et, là encore, le fichier a joué un rôle prépondérant.

Depuis sa création, le Fnaeg aurait permis de faire avancer 73 462 affaires (chiffre de décembre 2014, donné par l'association). Mais pour Isabelle Boquel, son usage est encore bien trop restreint : «Ce fichier est indispensable. Il existe grâce aux associations comme la nôtre qui se sont battues pour sa création quand rien de comparable n'existait en France. Mais si les empreintes génétiques des délinquants routiers et financiers étaient aussi prélevées, je suis sûre que bien d'autres crimes seraient résolus», estime-t-elle.

Le fichier génétique, atteinte aux libertés individuelles ?


Mais l'élargissement du Fnaeg a aussi ses détracteurs. Catherine Bourgain, chercheuse en génétique humaine à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), a témoigné dans plusieurs procès pour refus de prélèvement ADN. Pour cette dernière, ces prélèvements peuvent aussi constituer une atteinte aux libertés individuelles. «A l’époque où la loi a été votée, les segments utilisés dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques n’étaient pas codants. Ils ne constituaient alors peut-être pas une atteinte aux libertés individuelles. Mais la science a évolué et ces segments sont devenus informatifs», détaille-t-elle notamment en 2012, lors du procès en appel de Xavier Mathieu, un syndicaliste qui refusait de se soumettre à un prélèvement ADN. Concrètement, la génétique pourrait aujourd'hui permettre de discriminer les individus fichés en fonction de leurs caractéristiques génétiques : couleur de peau, prédisposition à certaines maladies, origine géographique...

Bon nombre d'observateurs s'inquiètent aussi de la présence dans le fichier de personnes simplement mises en cause dans des affaires et donc présumées innocentes. Sur les 2 655 381 profils qui existent dans le Fnaeg, environ 2 millions concernent en effet des individus qui n'ont pas été condamnés pour les faits qui leur ont valu un prélèvement ADN. Comme par exemple ravisseur présumé de Bérényss...


Source : http://www.leparisien.fr
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Posté Commentaire en débat
Walda Colette Dubuisson
Posté le: 04/07/2018 11:55  Mis à jour: 04/07/2018 11:55
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 Dino Scala, suspecté d’être le violeur de la Sambre a abandonné son avocat du barreau d’Avesnes. Il est désormais défendu par le cabinet parisien d’Éric Dupond-Moretti.
Dans la foulée de son arrestation fin février devant son domicile de Pont-sur-Sambre, Dino Scala avait lui-même choisi l’avocat maubeugeois Jean-Benoît Moreau pour l’assister dans un long combat judiciaire qui se profilait à l’horizon. L’homme âgé de 57 ans est accusé d’être le violeur de la Sambre, un dossier dans lequel il a déjà été mis en examen pour dix-neuf faits. Et ce en l’espace de trente ans.


Lors de l’arrestation de Dino Scala, le procureur de Valenciennes avait déclaré que le suspect avait reconnu spontanément une quarantaine de faits. Son désormais ex-conseil Me Jean-Benoît Moreau assurait de son côté que son client ne « ferait pas obstacle à la justice » en étant dans une logique de coopération.

Mais après quatre mois de détention provisoire et de plusieurs passages devant le juge d’instruction en charge de l’affaire, Dino Scala a choisi de se séparer de son avocat.

Dorénavant, Antoine Vey assurera sa défense. L’avocat a co-assuré la défense de Jérôme Cahuzac, Abdelkader Merah ou l’ex-secrétaire d’État Georges Tron.

Selon nos informations, Dino Scala aurait été récemment entendu sur ces avancées des enquêteurs. Il est incarcéré à la prison de Sequedin.

http://lavdn.lavoixdunord.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 12/06/2018 18:35  Mis à jour: 12/06/2018 18:35
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 Rencontre avec l'avocat de Dino Scala, quatre mois après l'arrestation du "violeur de la Sambre" . (Vidéo)
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/05/2018 19:59  Mis à jour: 28/05/2018 19:59
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 Déjà mis en examen pour 20 viols et agressions sexuelles, Dino Scala est soupçonné d’avoir fait une quarantaine de victimes en plus. Les enquêteurs de la PJ épluchent son parcours de vie.
Déjà mis en examen pour 20 viols et agressions sexuelles, Dino Scala est soupçonné d’avoir fait une quarantaine de victimes en plus. Les enquêteurs de la PJ épluchent son parcours de vie.

Le chiffre donne le tournis : environ une soixantaine de femmes pourraient avoir croisé la route du « violeur de la Sambre ». Selon nos informations, Dino Scala, un ouvrier de 57 ans déjà mis en examen pour 20 viols et agressions sexuelles essentiellement commis dans le département du Nord, est soupçonné d’avoir fait une quarantaine de victimes supplémentaires. C’est ce qui ressort du travail de fourmi des magistrats nordistes et des enquêteurs du service régional de la police judiciaire (SRPJ) de Lille. Un chiffre encore provisoire.


Depuis le placement en détention provisoire de ce violeur en série présumé, les parquets d’Avesnes-sur-Helpe et de Valenciennes ont en effet ouvert plusieurs enquêtes préliminaires pour viols, tentatives de viols ou agressions sexuelles. Des faits parfois anciens, qui s’étalent sur 30 ans, pour lesquels des rapprochements avec Dino Scala sont effectués par les policiers. Ils ont tous été commis dans un rayon d’une dizaine de kilomètres autour de Maubeuge, non loin de la frontière belge. « Scala est fortement suspecté. Le modus operandi est semblable (NDLR : il attaquait au petit matin, de dos, ganté et le visage couvert). Et les victimes sont toutes des femmes, jeunes à plus âgées sans distinction », confie une source proche de l’affaire. Les enquêteurs épluchent l’emploi du temps de Dino Scala en vue de confirmer sa présence le jour des agressions.

Particularité de ce tournant judiciaire : il n’y a pas que des « cold cases » et des dossiers en sommeil. Au moins cinq femmes se sont présentées pour la première fois devant la justice après la médiatisation de l’arrestation de Dino Scala en février dernier. « Il faut être prudent et savoir faire le tri, réagit l’avocat du suspect, Me Jean-Benoît Moreau. Lorsque l’on vit avec une souffrance pendant des années et que l’auteur de son agression n’a jamais été identifié, que l’on apprend à la Une des journaux qu’un violeur en série a été arrêté, avec son mode opératoire détaillé par le menu, il peut y avoir une tendance chez les victimes à le désigner comme coupable mécaniquement. »
Dino Scala devrait être entendu par la PJ avant l’été

Lors de sa garde à vue, l’ancien agent d’entretien avait évalué son parcours criminel à une quarantaine d’agressions au total. Selon nos informations, il a spontanément revendiqué être « le violeur de la Sambre » mais a contesté certains des 20 faits pour lesquels il a été mis en examen. Des agressions recensées depuis 1996 dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à Valenciennes. Les enquêteurs ignorent encore si certains des nouveaux cas examinés par la justice correspondent à ses aveux.

Selon une source proche de l’enquête, Dino Scala doit être entendu par la PJ avant l’été sur ces autres victimes potentielles. La justice décidera ensuite si ces dossiers seront joints à l’instruction principale, ce qui pourrait donner lieu à une nouvelle mise en examen du quinquagénaire.

En parallèle, les investigations en Belgique progressent. Toujours selon nos informations, des magistrats belges, saisis pour des viols et agressions commis outre-Quiévrain, se sont récemment déplacés à Valenciennes pour rencontrer la juge d’instruction. Objectif : établir une feuille de travail et organiser le cadre juridique, notamment en vue d’un procès. La liste des faits reprochés à Dino Scala pourrait encore s’allonger.

Dans l’attente des résultats de ces enquêtes tentaculaires, « le violeur de la Sambre » est incarcéré à l’isolement à la prison de Sequedin (Nord), non loin du meurtrier présumé d’Angélique. « Il vit bien sa détention malgré des hauts et des moments très bas. Il n’a jamais essayé d’attenter à sa vie, assure Me Moreau, qui lui a rendu visite il y a 15 jours. Il est toujours dans une logique d’assumer ses responsabilités. Il doit la vérité aux victimes et à lui-même. Il reste en prise avec la réalité. »

Dino Scala est convoqué le 13 juin prochain pour un nouvel interrogatoire avec la juge d’instruction sur le « fond » du dossier principal.

http://www.leparisien.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/03/2018 15:19  Mis à jour: 23/03/2018 15:19
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 VIDÉO - Violeur de la Sambre : "le nombre de victimes ne cesse d'augmenter" selon l'avocat Emmanuel Riglaire.
"Il n'y aura sans doute pas de procès avant trois ou quatre ans" a déclaré l'avocat nordiste Emmanuel Riglaire ce vendredi matin sur France Bleu Nord au lendemain d'une réunion d'information des victimes à Avesnes-sur-Helpe. Selon lui, le nombre de victimes va encore augmenter.

Emmanuel Riglaire, avocat de l'une des victimes, regrette de n'avoir pas encore eu accès au dossier près de deux mois après l'interpellation et la mise en examen de Dino Scala.

"Ces femmes que l'on a réveillé vingt ou trente ans après leur traumatisme ne peuvent pas savoir ce qui dit Monsieur Scala précisément, quels éléments il reconnait, quels détails il donne, est-ce qu'il est dans la reconnaissance totale ou est-ce qu'il remet en cause certains des faits", a expliqué l'avocat.

Emmanuel Riglaire pense que le nombre de victimes va encore augmenter ce qui va rallonger le temps de l'instruction. L'avocat estime qu'il n'y aura pas de procès aux assises avant trois ou quatre ans minimum.

Ce jeudi, les victimes de Dino Scala, déjà mis en examen pour 19 viols et agressions sexuelles, ont été reçues par les magistrats et les enquêteurs chargés du dossier à Avesne-sur-Helpe.



https://www.francebleu.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/03/2018 09:36  Mis à jour: 23/03/2018 09:36
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 "Violeur de la Sambre": des victimes reçues par les magistrats et les enquêteurs.
Des victimes de Dino Scala, soupçonné d'une quarantaine de viols et d'agressions sexuelles principalement dans le Nord, ont été reçues jeudi soir par les magistrats et les enquêteurs chargés du dossier au palais de Justice d'Avesnes-sur-Helpe lors d'une réunion collective.

"Juste pour vous dire qu'on est rassuré, qu'ils vont faire le maximum et qu'ils vont mettre tous les moyens. On a eu plus de détails sur leur façon de travailler", a déclaré à la presse Clara, agressée en 1997 et constituée partie civile, à l'issue de la rencontre qui a duré environ une heure.

La juge d'instruction, le procureur et des membres de la police judiciaire chargés de l'enquête étaient présents.

"Pour les victimes qui n'auraient pas encore porté plainte, pour l'instant pas de prescription pour la PJ, ils prennent toutes les plaintes, même si c'était il y a vingt ans ou trente ans", a poursuivi celle qui a créé une page facebook pour que les autres victimes puissent la contacter.

"Elles ont peur, elles veulent rester dans l'anonymat," a-t-elle expliqué, ignorant combien de femmes précisément étaient présentes lors de cette rencontre. "C'est difficile, rien que de voir le tribunal... Depuis trois semaines, on ne peut pas y croire."

"C'est que le début, et on va tout recommencer", a-t-elle dit, la voix tremblante.

Interpellé fin février devant son domicile de Pont-sur-Sambre (Nord), Dino Scala, 57 ans, marié et père de trois enfants, a été mis en examen et écroué dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en 1996 portant sur 19 viols et agressions sexuelles.

Lors de sa garde à vue, "le violeur de la Sambre" avait évalué le nombre de ses victimes à "une quarantaine", selon le procureur de la République de Valenciennes Jean-Philippe Vicentini.

C'est dans la vallée industrieuse de la Sambre, rivière franco-belge, qu'il aurait commis les 19 viols et agressions sexuelles relevant de l'information judiciaire ouverte en 1996. Avec un mode opératoire récurrent: les femmes étaient attaquées de dos, au petit matin, par un homme ganté et au visage couvert.

Agent d'entretien de profession à Jeumont (Nord), près de la frontière belge, il a été confondu par les enquêteurs de la police judiciaire de Lille à la suite d'une ultime agression le 5 février à Erquelinnes (Belgique), commune jouxtant Jeumont, de l'autre côté de la frontière.

La PJ a depuis entrepris de recontacter toutes les victimes.

La justice belge enquête pour sa part sur huit dossiers dans cette affaire, selon le procureur de Charleroi Vincent Fiasse: celui de l'agression du 5 février ayant conduit à l'arrestation, et sept autres rouverts portant sur des infractions potentiellement imputables à Scala, entre 2004-2009. Des comparaisons ADN devront le confirmer.

© 2018 AFP
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 19/03/2018 17:41  Mis à jour: 19/03/2018 17:41
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 Dino Scala, “violeur de la Sambre” devant la juge d'instruction à Valenciennes pour la première fois…
Lors de sa garde à vue, il avait évalué le nombre de ses victimes à "une quarantaine", selon le procureur de la République de Valenciennes Jean- Philippe Vicentini.

Dino Scala, marié et père de trois enfants, est désormais identifié par la police comme "le violeur de la Sambre". C'est dans la vallée industrieuse de cette rivière franco-belge qu'il aurait en effet commis les 19 viols et agressions sexuelles relevant de l'information judiciaire ouverte en 1996.

Avec un mode opératoire récurrent : les femmes étaient attaquées de dos, au petit matin, par un homme ganté et au visage couvert.


D'autres victimes en Belgique

Agent d'entretien de profession à Jeumont, près de la frontière belge, il a été confondu par les enquêteurs de la police judiciaire de Lille à la suite d'une ultime agression le 5 février à Erquelinnes (Belgique), commune jouxtant Jeumont, de l'autre côté de la frontière.

La PJ a depuis entrepris de recontacter toutes les victimes. La justice belge enquête pour sa part sur huit dossiers dans cette affaire, selon le procureur de Charleroi Vincent Fiasse: celui de l'agression du 5 février ayant conduit à l'arrestation, et sept autres rouverts portant sur des infractions potentiellement imputables à Scala, entre 2004-2009. Des comparaisons ADN devront le confirmer.

Une réunion au palais de justice d'Avesnes-sur-Helpe entre magistrats et victimes doit avoir lieu jeudi en fin de journée.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 10/03/2018 12:58  Mis à jour: 10/03/2018 13:01
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 Une victime du "violeur de la Sambre" estime qu'au moins 70 femmes ont été agressées par cet homme.
Clara Bernard fédère toutes les femmes persuadées, comme elle, d’avoir été victime de Dino Scala. Et elle estime déjà leur nombre à 70…
Un compte à rebours. Dino Scala, le « violeur de la Sambre », sera entendu dans trois semaines par la juge de Valenciennes (Nord) chargée de cette tentaculaire affaire de viols en série. Une période que les enquêteurs de la PJ de Lille vont devoir mettre à profit pour identifier celles des victimes de Scala qui ne l’auraient pas encore été. Et elles semblent nombreuses.

Officiellement, le dossier judiciaire ouvert en 1996 pour confondre ce prédateur au mode opératoire bien défini ne comporte « que » 19 passages à l’acte. Tous côté français, le dernier en 2012. Il faut y ajouter cette dernière agression à Erquelinnes (Belgique), le 5 février, qui a permis de mettre Scala hors d’état de nuire. Mais d’ores et déjà, huit dossiers de viol ou agression, commis de 2004 à 2009, ont été rouverts côté belge. Sans compter plusieurs dizaines d’autres femmes du Val de Sambre qui se sont manifestées, convaincues d’avoir pu mettre enfin un nom sur leur agresseur ou violeur.


Clara Bernard, 46 ans, est l’une d’elles. Violée à son domicile en 1997, elle a créé une page Facebook* pour fédérer les victimes. Et pointer du doigt les lacunes de leur prise en charge. « Beaucoup d’erreurs ont été faites », dénonce-t-elle. « Ces derniers jours, j’ai été contactée par de nombreuses femmes, violées ou agressées selon le mode opératoire de Dino Scala, et dont les enquêtes les concernant n’ont jamais été regroupées avec celles sur le violeur de la Sambre, quand on ne les a pas à l’époque découragées de déposer plainte… »

Les victimes sortent du silence



«Je l’ai tout de suite reconnu»
Ainsi de cette victime de 2008, violée le lendemain de son anniversaire, dont les policiers du commissariat de Maubeuge avaient mis en doute sa version. « Ils avaient sous-entendu qu’elle affabulait, que son anniversaire s’était mal passé, raconte Clara Bernard. De l’ADN avait été prélevé, mais une semaine après les faits. » Elle-même avait aperçu son propre violeur, en repérage les jours précédents. « Quand j’ai vu le portrait-robot la semaine dernière, je l’ai tout de suite reconnu. Mais personne ne me l’avait jamais montré », déplore-t-elle.

Dans la foulée de son viol, elle avait voulu contacter les médias. « Le maire m’avait dit de ne pas le faire, que cela créerait la psychose, et que l’immobilier chuterait… »

Mais cette fois, la parole s’est libérée. « Nous sommes au moins 70 victimes », assène Clara Bernard.

Un chiffre sur lequel Me Jean-Benoît Moreau, l’avocat du suspect, reste circonspect. « Je ne nie pas le statut de victime de ces femmes », prévient-il, tout en avançant craindre que « ce collectif ne parasite le travail des enquêteurs. » Pour lui, « il faut faire le tri entre celles qui sont effectivement victimes de M. Scala, et celles qui ne le seraient pas. » Un travail qui ne peut être effectué que « dans le cadre de l’instruction en cours. »

L’avocat l’admet toutefois : « Au-delà des 19 affaires qui lui valent d’être mis en examen, mon client en a reconnu une quarantaine. » Un chiffre qui devrait très certainement augmenter, surtout si, comme Me Moreau l’assure, « Dino Scala est dans une logique d’aveux et de vérité. »

* Ensemble pour la vérité

http://www.leparisien.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 08/03/2018 14:36  Mis à jour: 08/03/2018 14:36
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 Viol d'une enfant à Genlis : une avocate dénonce "l'incompréhensible" inertie de la justice ...
Plus d'un an après le viol d'une petite fille en Côte-d'Or, la piste familiale reste inexplorée. Me Marie Grimaud, partie civile, réclame d'urgence d'autres investigations.

Une petite fille violée, des éléments qui ouvrent sur une piste intra-familiale et une instruction qui reste pourtant toujours au point mort depuis des mois, selon une avocate de la partie civile... Comment expliquer l'immobilisme de la justice dans l'affaire de Genlis (Côte-d'Or), un viol sur une enfant d'à peine 4 ans, pour lequel un instituteur avait été mis en examen, avant de passer au statut de témoin assisté et dont L'Express a raconté l'histoire en détail?

Faute d'avoir la réponse, maître Marie Grimaud, partie civile pour l'association Innocence en danger, vient de déposer une demande d'actes complémentaires auprès de la juridiction de Dijon, dans l'espoir de relancer l'enquête. Et d'assurer la protection de l'enfant.
Un retournement de situation

L'affaire a débuté il y a maintenant près d'un an et demi, en novembre 2016. Eric P., professeur des écoles remplaçant, est mis en examen pour le viol d'une élève de maternelle, dont la rupture partielle de l'hymen a été constatée par un expert médico-légal. Quand on l'interroge, l'enfant répond que "le maître" lui "a gratté le kiki".

Quatre mois plus tard, retournement de situation: l'analyse de la culotte de la petite fille révèle des traces de sperme porteuses de l'ADN d'un parent proche, de sexe masculin. Eric P. a obtenu le statut de témoin assisté le 16 novembre dernier. Depuis, le magistrat chargé de l'instruction n'a ordonné aucune investigation supplémentaire ni mené de nouvelles auditions, selon Me Grimaud.

Le parquet n'a pas non plus donné suite à la demande de l'avocate de nommer un administrateur ad hoc et un avocat spécifique pour la victime, comme le voudrait l'usage dans ce genre de cas. "Nous avons là un vrai problème de fonctionnement de la justice", s'insurge Me Grimaud, qui réitère aujourd'hui sa demande, et réclame également que la petite fille et ses parents, avec lesquels elle vit, soient réentendus en sa présence. Elle souhaite par ailleurs que la grande soeur de la victime soit, elle aussi, expertisée.
Des érythèmes au niveau des parties génitales

Outre les traces de sperme retrouvées dans la culotte, Me Grimaud fait valoir un autre élément important, "qui devrait susciter à lui seul des mesures de protection de la petite", explique-t-elle : en juin 2017, soit environ sept mois après le déclenchement de l'affaire, la fillette a de nouveau été examinée par deux médecins légistes.

L'expertise a révélé des hématomes et des griffures sur tout le corps, ainsi que des érythèmes au niveau des parties génitales. "Les spécialistes à qui j'ai montré ces résultats ont tous la certitude que la petite est victime de maltraitance physique et sexuelle, ce qui nous ramène, une nouvelle fois, à la piste intra-familiale", commente l'avocate. Elle sait de quoi elle parle, elle était partie civile au procès Fiona. Tous ces éléments sont dans le bureau du juge, qui ne bouge pas. "Est-ce parce que la mère est gendarme et que la gendarmerie est la première à mener les enquêtes dans ce type de juridiction rurales ?" interroge-t-elle.

Si le juge reste sourd à ses requêtes, Me Grimaud se dit prête à saisir le président de la chambre de l'instruction afin qu'il se réserve le dossier. En clair, qu'il reprenne les rênes. De son côté, Eric P., qui a effectué quatre mois en détention préventive, organise à l'initiative de son avocat, Claude Llorente, une conférence de presse ce mercredi à Morey-Saint-Denis (Côte d'Or) pour alerter sur l'état de l'enquête. Il a préparé un courrier destiné au ministère de la Justice ainsi qu'au Défenseur des droits de l'enfant, assorti, explique-t-il, d'une reconstitution de "la preuve ADN dont la justice dispose depuis près d'un an".

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 03/03/2018 15:50  Mis à jour: 03/03/2018 15:50
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 "Violeur de la Sambre" : huit dossiers rouverts en Belgique.Ils vont être rouverts notamment pour voir s'ils contiennent des expertises ADN utilisables.
La justice belge a identifié huit anciennes affaires de délits ou crimes sexuels dans lesquelles le violeur en série présumé arrêté cette semaine dans le nord de la France pourrait être mis en cause, a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Charleroi (sud).

"On a relevé huit dossiers remontant à la période 2004-2009 sur lesquels on va se pencher plus avant pour voir si on peut mettre en cause cette personne", a déclaré Vincent Fiasse, procureur de division à Charleroi. Ces dossiers de viols ou d'attentats à la pudeur "s'étaient clôturés par des classements sans suite ou des non-lieux", a ajouté le magistrat.

Ils vont être rouverts notamment pour voir s'ils contiennent des expertises ADN utilisables, avec des traces susceptibles d'être comparées à l'ADN du suspect, a précisé Vincent Fiasse.

"Une quarantaine" de viols et agressions sexuelles
Dino Scala, ouvrier de 57 ans domicilié à Pont-sur-Sambre, localité française proche de la Belgique, a avoué cette semaine en garde à vue "une quarantaine" de viols et agressions sexuelles qui auraient été commis de part et d'autre de la frontière depuis une trentaine d'années.

Il a été interpellé lundi en France après 22 ans de traque par la police judiciaire de Lille, qui l'avait surnommé "le violeur de la Sambre". Il a ensuite été écroué mercredi après son inculpation pour les 19 infractions retenues dans le cadre de l'information judiciaire ouverte en 1996.

En dehors de l'enquête française, le suspect est pour l'instant mis en cause en Belgique pour l'ultime agression du 5 février à Erquelinnes (sud), qui lui a valu d'être confondu par les policiers français.

Recherches élargies
Mais l'affaire, d'une ampleur rare, a fait remonter des souvenirs côté belge également. Les huit délits ou crimes sexuels jugés à ce stade potentiellement imputables à Dino Scala concernent tous la zone de police d'Erquelinnes, a souligné Vincent Fiasse. Il s'agit de la région la plus proche de l'agglomération de Maubeuge, en France, où Dino Scala est soupçonné d'avoir principalement sévi.

Mais, a ajouté le magistrat belge, les recherches portant sur des affaires similaires non résolues vont être élargies aux communes des zones de police limitrophes, ainsi qu'étendues dans le temps "avant 2004 et après 2009".

Une demande d'entraide judiciaire européenne devrait être adressée "dans le courant de la semaine prochaine" au parquet de Valenciennes (nord de la France) afin que la Belgique puisse notamment bénéficier de traces ADN du suspect.

(L'Obs avec AFP)
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/03/2018 12:42  Mis à jour: 02/03/2018 12:42
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 Affaire du violeur de la Sambre : une enquête de plus de 20 ans ( Vidéos)
L'arrestation de Dino Scala est l'aboutissement de 22 ans d'une procédure qui englobe 19 faits de viols et d'agressions sexuelles commis dans la vallée de la Sambre. Mais le suspect a lui-même parlé d'une quarantaine de victimes. La police va maintenant ouvrir un nouveau chapitre de l'enquête.

22 ans de procédure, un millier de procès verbaux, une centaine de suspects interpellés, des dizaines d'analyses comparatives d'empreintes génétiques, trois portraits-robots, des dizaines d'heures de surveillance... n'avaient jusqu'il y a quelques semaines abouti à rien, ou presque. Celui que les enquêteurs du service régional de police judiciaire de Lille avait depuis longtemps nommé "le violeur de la Sambre" était insaisissable, transparent.

Mais la PJ, saisie depuis 1996 sur ce dossier qui aujourd'hui englobe 19 faits de viols et d'agressions sexuelles commis dans la vallée de la Sambre, a toujours gardé cette enquête comme un "fil rouge", selon les propres mots de son patron Romuald Muller. Jusqu'au lendemain du 5 février dernier, lorsque deux fonctionnaires chargés de collecter et d'analyser les informations venues quotidiennement d'autres pays d'Europe, "tiltent" sur l'agression d'une adolescente commise dans le quartier de la gare à Erquelinnes en Belgique.

Le mode opératoire, par derrière et très tôt dans la pénombre d'un matin d'hiver, les ramène à leur fil rouge. Celui qui jusque là n'avait pas commis de grossière erreur à proprement dit, est cette fois trahi par son véhicule, dont une partie de la plaque d'immatriculation a été captée par une caméra de surveillance. Après l'analyse d'un fichier élargi de 40 000 voitures, la PJ finit par cibler un homme.

Dino Scala ​de 56 ans, est interpellé lundi 26 février près de chez lui à Pont-sur-Sambre, et avoue très vite en garde à vue être ce "violeur de la Sambre" que la police traque depuis 22 ans. Difficile de le contester, les éléments à charge et notamment son ADN, étant nombreux. Le mis en cause déclare même spontanément avoir fait une quarantaine de victimes. Au moins le double donc, du nombre de faits pour lesquels il est aujourd'hui mis en examen et incarcéré.



Chapitre deux
"C'est tout l'enjeu de la suite de ce dossier". Romuald Muller le sait bien, ses équipes vont avoir énormément de travail ces prochains mois, pour épaissir le dossier du violeur de la Sambre.

Analyser et recouper des faits plus ou moins anciens qui pourraient avoir été commis par l'ouvrier de 56 ans, qui s'en prenait à ses victimes avant d'aller au travail dans une usine à Jeumont. "Le deuxième chapitre qui s'ouvre, c'est un recensement d'éventuelles nouvelles victimes qui se signaleraient, qui ne sont pas comprises dans le dossier qu'on a actuellement... et après, la possibilité d'intégrer de nouveaux faits, dès lors qu'on aura suffisamment d'éléments qui permettent d'établir qu'ils peuvent lui être imputables, et de les intégrer dans une seule et même information judiciaire", explique le chef de la PJ.



Si Dino Scala évoque spontanément une quarantaine de victimes, combien en a-t-il fait réellement, à cause de ces "pulsions" qu'il qualifie d'incontrôlables ? "La première chose que mon client a dite, c'est qu'il devait la vérité aux victimes, puis à ses proches et à lui-même. Sa logique est d'avouer, de coopérer", a fait savoir son avocat Me Jean-Benoit Moreau.

Le volet Belge de l'affaire
La dernière agression qui a précipité la chute de Dino Scala, a été commise en Belgique. A Erquelinnes, commune limitrophe de Jeumont, où le prévenu travaillait.

Un certain nombre de viols et agressions perpétrés avant cela juste de l'autre côté de la frontière pourraient lui être imputés. Ils seraient au moins au nombre de huit, avec pour l'un d'entre eux, la présence de son ADN. La justice belge, en collaboration avec les services français, est en train de rassembler toutes les informations et faits qui pourraient être rapprochés de l'affaire du violeur de la Sambre.

Les autorités des deux pays devront ensuite décider ou non de globaliser les procédures, pour ne saisir qu'un service d'enquête, par exemple le SRPJ de Lille qui travaille sur le dossier depuis plus de 20 ans.



"Fierté"
En attendant la suite de l'affaire, qui s'annonce longue, le chef de la police judiciaire de Lille revendique la "fierté" et le "sentiment d'utilité" des enquêteurs qui n'ont jamais rien lâché, malgré toutes les années qui ont passé. Un ancien chef de groupe de la PJ, parti à la retraite il y a quelques années avec un sentiment d'inachevé sur ce dossier, a même manifesté sa grande satisfaction après l'interpellation lundi de Dino Scala.

Ce "monsieur tout le monde", père de famille apprécié et irréprochable en surface, a encore de bien profonds secrets à révéler aux enquêteurs, à la justice, et aux victimes.
Affaire du violeur de la Sambre : "C'est pour ça qu on rentre dans la police"


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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 02/03/2018 09:56  Mis à jour: 02/03/2018 09:56
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 Le témoignage d'une victime du "violeur de la Sambre" : "Je me suis dit : 'Ça y est, je vais mourir'". ( Vidéo)
TÉMOIGNAGE - Après l'arrestation de Dino Scala, ouvrier de 56 ans et coupable présumé dans de nombreuses affaires de viols, une des victimes de l'agresseur a raconté son calvaire. "Il m'a coupé la respiration et mis le couteau sous la gorge", explique-t-elle.



Lundi 26 février, un ouvrier de 56 ans dénommé Dino Scala, habitant de Pont-sur-Sambre, dans le Nord, a été arrêté près de Maubeuge puis mis en examen, mercredi 28 février pour viols et agressions sexuelles après avoir reconnu "une quarantaine" de faits ces trente dernières années. Ce jeudi, une victime de cet individu a tenu à s'exprimer et a voulu raconter son agression.


"J'ai ouvert la porte de la salle de sport pour aller travailler. Quand je suis entrée à l'intérieur pour fermer la porte, quelqu'un m'a sauté dans le dos, il m'a coupé la respiration et mis le couteau sous la gorge", décrit-elle d'abord. Et d'ajouter : "Il m'a dit : 'Si tu parles, je te tue'. De ce fait, il m'a attrapé du côté des vestiaires, il m'a tiré du côté des toilettes, toujours dans le noir, je n'ai jamais vu son visage. C'était toujours par derrière, il m'a tiré vers les toilettes, m'a fait allonger sur le ventre, il m'a attaché les mains et les pieds, il m'a étranglée, je ne pouvais plus respirer. Je me suis dit : 'Ça y est, je vais mourir.'"

Il m'avait repérée.Une victime du violeur de la Sambre.

Selon cette quinquagénaire, cette agression ne devait rien au hasard ni aux supposées "pulsions" invoquées par Dino Scala pour expliquer ses gestes. "Il m'avait repérée. Tous les jours, je venais à pied, ce n'était pas loin de chez moi pour aller travailler. Cela ne s'est pas fait comme cela" , assure-t-elle. "Je pense qu'il était à l'intérieur de la salle et qu'il m'a vue dans la salle. [...] Je pensais que c'était quelqu'un du coin parce qu'il avait agressé une dame que je connaissais peu de temps avant".


Selon nos informations, son ADN aurait "matché" avec plusieurs dizaines d’affaires de viols et d'agressions en France et en Belgique, ces dernières décennies. Le travail des enquêteurs va désormais se focaliser sur le parcours du suspect et son profil.

https://www.lci.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/02/2018 15:19  Mis à jour: 28/02/2018 18:59
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 Le violeur présumé décrit comme «un père de famille très sociable». Il s’agirait de Dino Scala. Conférence de presse du procureur de la République de Valenciennes.


Image redimensionnée

Dans la rue où a été interpellé lundi Dino Scala, un quinquagénaire qui serait impliqué dans une vingtaine de viols, les voisins sont encore sous le choc . Seuls quelques riverains veulent bien confier leur colère, mais aussi leur tristesse.

L’homme vivait depuis une trentaine d’années dans la commune. Il avait été tour à tour joueur, puis entraîneur et même président du club de foot de Pont-sur-Sambre. Il avait quitté le club il y a deux ans, mais était toujours membre de l’association sportive de VTT.

« Après avoir appris la nouvelle, j’en n’ai pas dormi de la nuit, témoigne Michel Détrait, le maire de la commune. On se sent trahi, il menait une véritable double personnalité ». L’édile se souvient d’un père de famille très sociable, assidu aux lotos organisé dans la ville, invitant ses amis à dîner chez lui.

Pont-sur-Sambre a perdu sa tranquillité habituelle ce mercredi. De nombreux médias nationaux arpentent les rues à la recherche de témoignages, sous l’œil inquiet, ou parfois agacé des habitants.

Le suspect est toujours en garde à vue, entendu par la police judiciaire.

Il sera déféré ce mercredi devant le parquet de Valenciennes.
http://lavdn.lavoixdunord.fr/

On sait maintenant que les victimes étaient agressées le matin entre 5 h 30 et 7 h 30, et sont principalement des collégiennes, lycéennes, mais aussi des enseignantes et agents d’entretien d’établissements scolaires. Elles étaient surprises par derrière et agressées sexuellement. Une dizaine au moins ont été violées. La plus jeune était âgée de 13 ans au moment des faits, la plus âgée de 50 ans.

Le procureur a confirmé que c’était à la suite d’une nouvelle agression en Belgique que le véhicule du suspect a été identifié et interpellé ce lundi. Un prélèvement d’ADN a alors permis de le relier à l’affaire.
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/02/2018 13:40  Mis à jour: 28/02/2018 15:26
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 Maubeuge : interpellation d'un violeur en série présumé recherché depuis 30 ans !!!Aboutissement de l'affaire du violeur de la Sambre ?
Un homme âgé de près de 60 ans, soupçonné d'avoir commis une vingtaine de viols ces trente dernières années dans le nord de la France, a été interpellé lundi à Maubeuge. Il est en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Lille.

Ce sont une vingtaine d'affaires de viols non-élucidées commises dans le nord de la France, que la police judiciaire (PJ) de Lille est peut-être sur le point de résoudre. Un homme âgé de près de 60 ans, qui pourrait être impliqué dans ces affaires dont la plus ancienne daterait de 1988, a été interpellé lundi à Maubeuge. Une information révélée ce mardi par RTL.

Selon une source proche du dossier, c'est l'enquête sur une agression sexuelle commise la semaine dernière en Belgique et la coopération avec la police belge qui ont permis de remonter jusqu'à ce suspect et de faire ensuite le lien avec une vingtaine d'autres affaires, grâce à son ADN, jusque là inconnu. Sa voiture, filmée en partie par la vidéosurveillance, aurait été repérée durant le week-end dernier à Maubeuge.

Aboutissement de l'affaire du violeur de la Sambre ?
Par ailleurs, un élément du mode opératoire utilisé par l'agresseur a mis la puce à l'oreille des enquêteurs de la PJ de Lille, qui ont fait le rapprochement avec un certains nombre d'affaires sur lesquelles ils travaillent depuis de longues années. Selon nos informations, c'est l'affaire dite du "violeur de la Sambre" qui est sur le point d'aboutir. Un très gros dossier sur lequel la PJ enquête depuis 1996.

Le suspect, dont l'empreinte génétique serait donc présente sur la vingtaine de viols non-élucidés commis depuis trente ans, habitait dans un village près Maubeuge et est "homme tout à fait ordinaire" âgé de près de 60 ans. Il devrait être déféré à l'issue de sa garde à vue mercredi matin, en vue d'une mise en examen.

Le procureur de la république de Valenciennes a prévu de donner une conférence de presse ce mercredi après-midi.

"Cette personne reconnaît les faits qui lui sont reprochés" et estime son nombre de victimes à "une quarantaine"

Selon le procureur de la République Jean-Philippe Vicentini, l'individu interpellé "agissait sous le coup de pulsions".

Le mystère du violeur en série de Pont-sur-Sambre (Nord) touche à sa fin. Le procureur de la République Jean-Philippe Vicentini a indiqué, mercredi 28 février, que l'individu interpellé avait reconnu des viols : "Cette personne reconnaît les faits qui lui sont reprochés et agissait sous le coups de pulsions qu'elle ne contrôlait pas." Confondu par des traces ADN, l'homme a évalué le nombre de ses victimes "à une quarantaine".

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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 28/02/2018 13:27  Mis à jour: 28/02/2018 13:27
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 Un viol survenu en Belgique permet d'élucider des dizaines d'enquêtes non résolues depuis 30 ans.
Depuis 30 ans, une vingtaine de viols restaient non élucidés dans le nord de la France. Un suspect a été arrêté ce lundi 26 février à côté de Maubeuge. Son ADN correspond à celui qui restait jusque-là inconnu.

L'enquête s'est jouée la semaine dernière en Belgique, où une femme a été victime d'un viol. Les enquêteurs recueillent alors son témoignage et émettent un signalement. Côté français, les forces de l'ordre sont également informées. Et c'est la police judiciaire de Lille qui fait alors le rapprochement. Cette dernière croit reconnaître un mode opératoire qu'elle a repéré sur une vingtaine de cas de viols en France. Des affaires qui sont restées non élucidées.

Grâce à la coopération avec la Belgique et grâce à la vidéosurveillance, la police judiciaire française identifie en partie la voiture du suspect. Un véhicule finalement repéré le weekend dernier à côté de Maubeuge, dans le département du Nord. Le suspect, arrêté lundi 26 février, a été placé en garde à vue.


30 ans d'affaires non élucidées

Grâce aux analyses scientifiques, les enquêteurs ont découvert que l'ADN retrouvé dans cette dernière affaire est le même que celui qu'ils ont depuis 30 ans sur une vingtaine de viols non élucidés. Le crime le plus ancien remonte à 1988.

Pendant 30 ans cet homme d’une cinquantaine d’années est passé entre les mailles du filet. Faute d'un ADN identifié, ce dernier n'avait jamais été mis en cause dans les multiples affaires de viol ou d'agressions sexuelles.

Olivier Boy, RTL France
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 11/09/2015 14:58  Mis à jour: 11/09/2015 14:58
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 Re :Tests ADN à grande échelle : précédents non concluants !
Le prélèvement massif d’ADN n’a jamais permis à lui seul de résoudre une affaire criminelle. La justice l’a autorisé pour la toute première fois en octobre 1997 dans le cadre de l’affaire Caroline Dickinson, cette collégienne anglaise de 13 ans violée et assassinée à Pleine-Fougères, en Ille-et-Vilaine, en juillet 1996. Plus de 3 600 personnes (des habitants de la commune et des individus déjà condamnés pour des agressions sexuelles) ont ainsi été soumises aux tests. Sans résultat. Le coupable, Francisco Arce Montes, sera confondu par son ADN cinq ans plus tard… lors d’une autre enquête, aux États-Unis.

En décembre 2003, l’ADN de 75 personnes est prélevé sur l’ensemble du territoire suite à la disparition d’Estelle Mouzin, neuf ans, en janvier 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne). Des tests qui se révéleront tous négatifs. En novembre 2004, suite à l’enlèvement de Jonathan, onze ans, dans une colonie de vacances de Saint-Brevin-les-Pins en avril de la même année (Loire-Atlantique), plus de 2 300 analyses génétiques sont réalisées sur des personnes ciblées. L’enquête n’a toujours pas abouti. Enfin, en avril 2014, 527 élèves et professeurs d’un lycée de La Rochelle ont subi des prélèvements dans le cadre d’un viol. Sans plus de réussite pour les enquêteurs…

Le recours à ces tests ADN géants reste très exceptionnel, en raison notamment de leur coût, assez élevé (l’opération de La Rochelle avait par exemple coûté 5 000 euros, soit une dizaine d’euros pour chaque test individuel).

http://www.lalsace.fr/
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