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Le syndrome du bébé secoué, une «maltraitance» aux conséquences irréversibles !!!

Publié par Walda Colette Dubuisson le 05-03-2020 (2089 lectures) Articles du même auteur
TROP, BEAUCOUP TROP d'enfants meurent , victimes du "Syndrome du bébé secoué" : il est important d'expliquer ce qu'est ce syndrome, je suis persuadée que nombreux " parents " ne savent pas de quoi il s'agit !?
«Un nourrisson a la tête plus lourde que son corps, contrairement à l'adulte», explique le professeur Mercier, et sa tête n'est pas tenue par les muscles de la nuque. Lors des secousses de la tête, le cerveau se heurte à la paroi du crâne, ce qui provoque des saignements puis des hématomes. Des «petites veines fragiles se rompent, ce qui entraîne des lésions diffuses hémorragiques au niveau du cerveau», précise le spécialiste.
Comment repérer qu'un enfant a été victime de telles secousses?
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05/03/2020 : VIDEO. Syndrome du bébé secoué : « En parler, c’est ce qui va faire changer les choses », témoigne une mère endeuillée...
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23/06/2018 : Syndrome du bébé secoué : une nourrice avoue avoir tué Rose, cinq mois.
Dix jours après le décès à l'hôpital Necker de Rose, cinq mois, sa nourrice a confessé avoir violemment secoué l'enfant. Placée en détention provisoire, la trentenaire, poursuivie pour «violence» et «meurtre», risque la réclusion criminelle à perpétuité.
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02/10/2017 : Chaque année, plusieurs centaines d’enfants sont victimes de cette forme de maltraitance. La Haute Autorité de santé publie de nouvelles recommandations pour endiguer ce fléau.
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22/05/2015 Chaque année, en France, environ 200 enfants seraient victimes de ce syndrome dont les conséquences peuvent être très graves, voire mortelles.

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CONSEILS UTILES.
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Calmer un bébé en crise de pleurs ! Il est hautement souhaitable de suivre les conseils : « Un pédiatre livre sa méthode infaillible. »
Dr Hamilton est pédiatre depuis 40 ans.il livre sa méthode infaillible pour calmer les bébés en pleurs. Le secret est simple. Retenir et incliner : Il faut tenir le bébé ; lui croiser les bras sur le torse, poser la main doucement sur les bras de bébé pour lui retenir les bras et le menton. Avec l’autre main saisissez le bébé par-dessous la couche et inclinez-le de 45° vers l’avant.
Les cris cessent immédiatement. A ce moment-là bercer le dans cette position. En effet le bébé a juste retrouvé sa position fœtale qui le rassure.



http://www.sos-enfants.org/modules/news/article.php?storyid=839

Une nourrice de 45 ans a été condamnée mercredi à cinq ans de prison ferme par la cour d'assises du Val-de-Marne pour avoir violemment secoué un petit garçon de sept mois et demi dont elle avait la garde. Les faits remontent au 4 septembre 2008. Ce soir-là, quand la maman du petit Xiao revient chercher son bébé, les yeux de l'enfant paraissent gonflés, il semble paralysé. Hospitalisé le lendemain, il tombe dans le coma 48 heures plus tard. Aujourd'hui, le garçon âgé de sept ans est gravement handicapé. Totalement aveugle et atteint d'une hémiplégie droite, il présente un important retard moteur cérébral. Devant la justice, l'accusée, elle-même mère de trois enfant, comptable de formation avant de devenir nourrice - une profession qu'elle exerçait sans agrément pour arrondir ses fins de mois - a expliqué qu'au cours de la soirée, le bébé serait tombé deux fois du canapé. Elle l'aurait ensuite secoué à trois reprises, d'abord pour qu'il cesse de pleurer, puis pour le réveiller, affirmant qu'elle ne savait pas que ces secousses pouvaient avoir des conséquences aussi graves.
Environ 200 victimes chaque année

Ce qui est arrivé à cet enfant n'est malheureusement pas un cas isolé comme le souligne auprès du Figaro le professeur Jean-Christophe Mercier, chef de service des urgences pédiatriques de l'hôpital universitaire Robert-Debré à Paris. Il s'agit du syndrome du bébé secoué. Les conséquences peuvent être très graves pour l'enfant et inclure des séquelles neurologiques permanentes, ou même la mort pour 10% à 40% des bébés selon la Haute Autorité de Santé (HAS). En France, environ 200 enfants seraient victimes, chaque année, du syndrome du bébé secoué. Un chiffre probablement sous-évalué car le diagnostic peut être difficile, les signes évocateurs sont encore mal connus et la maltraitance n'est pas toujours envisagée précise la HAS.

«Un nourrisson a la tête plus lourde que son corps, contrairement à l'adulte», explique le professeur Mercier, et sa tête n'est pas tenue par les muscles de la nuque. Lors des secousses de la tête, le cerveau se heurte à la paroi du crâne, ce qui provoque des saignements puis des hématomes. Des «petites veines fragiles se rompent, ce qui entraîne des lésions diffuses hémorragiques au niveau du cerveau», précise le spécialiste.

Comment repérer qu'un enfant a été victime de telles secousses?

Plusieurs signes ne trompent pas. Le bébé «peut tomber dans le coma, avoir des convulsions, regarder vers le plafond, avoir des phases d'apnée. Ou parfois, juste des pleurs inexpliqués, une irritabilité inhabituelle, des vomissements ou être particulièrement pâle», énumère le professeur Jean-Christophe Mercier. Dans ce cas, il faut, en urgence, hospitaliser le nourrisson.

L'entourage familial impliqué dans 80% des cas

Près de la moitié des enfants secoués donneraient lieu à un signalement judiciaire. «Quand le médecin a diagnostiqué le secouement, certain ou probable, il a obligation de faire un signalement au procureur qui peut ensuite déclencher une procédure pénale ou civile. En cas de décès, on recommande une autopsie médico-légale», précise le médecin qui ajoute que «ces cas de maltraitance ne sont pas si rares». Les victimes de ce syndrome du nourrisson sont le plus souvent des garçons, de moins de 6 mois dans la majorité des cas, des enfants prématurés ou issus de grossesses multiples.

Contrairement aux idées reçues, les auteurs des secouements sont plus fréquemment des hommes, dans 7 cas sur 10, selon la Haute Autorité de Santé. Dans 80% des cas, il s'agit de l'entourage familial de l'enfant, «les parents, le papa ou le concubin», indique le professeur Mercier. Les 20% restants sont ce qu'on appelle «les gardiens de l'enfant», comme les nourrices. Enfin, les drames de bébés secoués touchent «tous les milieux sociaux économiques. On retrouve aussi souvent des histoires de consommations d'alcool, de drogue, de violence familiale. Et très souvent, les parents ont été eux-mêmes victimes de maltraitance».

http://www.lefigaro.fr/

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Chaque année, plusieurs centaines d’enfants sont victimes de cette forme de maltraitance. La Haute Autorité de santé publie de nouvelles recommandations pour endiguer ce fléau.


On compte en France chaque année entre 14 et 56 cas manifestant le syndrome du bébé secoué pour 100 000 enfants de moins d’un an. Chaque année, au moins 200 bébés font l'objet de violences, de traitements brutaux, conduisant à une quarantaine de décès. Ces chiffres sont surement en dessous de la réalité car ils n’intègrent que les enfants conduits à l’hôpital.

Les victimes gardent des séquelles souvent irréparables : lésions du cerveau entraînant des déficiences intellectuelles, paralysie, cécité, épilepsie, troubles du comportement...

Les secousses en cause sont toujours violentes. Le plus souvent, un adulte saisit le thorax du bébé sous les aisselles. Le fait de le secouer violemment provoque un ballottement du cerveau dans la boite crânienne et un traumatisme crânien.

La Haute Autorité de santé présente ce vendredi au ministère de la Santé de nouvelles recommandations sur le sujet. Les dernières dataient de 2011. Depuis, les recherches ont avancé. Ces nouvelles recommandations concernent le diagnostic : comment l'établir précisément ?
Des séquelles parfois très lourdes

Nathan avait quatre mois quand il a été secoué par sa nourrice. Il en garde de lourdes séquelles. Aujourd'hui, à 10 ans, il accuse un retard mental et moteur, connaît des difficultés dans les apprentissages et a besoin d'une attention constante de la part de son entourage dont son père David :

Nathan a le lobe gauche atrophié. La moitié de son corps ne répond pas. Il a été secoué plusieurs fois. La violence du choc qu'il faut pour arriver à déchirer les veines du cerveau !

Le profil des victimes est souvent le même


La plupart du temps, les victimes sont des nourrissons de moins de 1 an et, dans deux cas sur trois, de moins de 6 mois. Le plus souvent des petits garçons, étant nés prématurés ou dont la naissance est liée à des complications médicales, ayant été séparés de leur mère en période néonatale, issus de grossesse multiple, rapprochée ou non désirée. L'enfant est souvent inconsolable lorsqu'il pleure, rencontre des difficultés alimentaires, des difficultés d’acquisition d’un rythme de sommeil régulier ou des troubles du sommeil .

Tous les milieux socio-économiques, culturels, intellectuels peuvent être concernés comme dans les violences conjugales. Cependant, la précarité (bas niveau d’études et de revenus, jeune âge de la mère), l’isolement social et familial sont des facteurs de risque supplémentaires.
Les auteurs sont souvent récidivistes

Les principaux auteurs identifiés sont dans la majorité des cas un homme adulte vivant avec la mère (que ce soit le père de l’enfant ou le compagnon de la mère), ou la gardienne de l’enfant (assistante maternelle, nourrice non agréée).

Elles contiennent aussi des messages sur les comportements à adopter à l'encontre de tous ceux qui ont en charge des bébés. Par exemple : ce message aux parents et nourrices:

Si vous ne supportez plus les pleurs du bébé : couchez-le sur le dos dans son lit car il ne craint rien, sortez de la pièce et faites vous aider.

Les spécialistes ont constaté récemment que les épisodes de secouement se répètent dans la majorité des cas. La méconnaissance du diagnostic expose au risque de récidive et donc de séquelles sévères persistantes ou de décès. Le coût humain et financier de ce syndrome est considérable.

Les symptômes restent difficiles à identifier


Une atteinte neurologique grave peut être évoquée d’emblée, associant des troubles aigus de la vigilance et de la conscience. Mais parfois, les symptômes sont plus sournois, et difficiles à identifier.

Pour ne pas passer à côté de cette maltraitance, la Haute Autorité de santé insiste entre autres dans ses recommandations sur la formation des médecins. Comment poser le bon diagnostic ? Le docteur Anne Laurent-Vannier a présidé ce groupe de travail :


Ce sont des lésions très particulières, des hématomes que l'on ne retrouve que dans des accidents de la voie publique très violents.

https://www.franceinter.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 05/03/2020 12:29  Mis à jour: 05/03/2020 12:29
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 VIDEO. Syndrome du bébé secoué : « En parler, c’est ce qui va faire changer les choses », témoigne une mère endeuillée...
TEMOIGNAGE En sortant d’un rendez-vous, Aude Lafitte apprend que Timothée, son fils âgé de deux mois, est à l’hôpital. « Les médecins me disent que son petit cerveau saigne et que c’est le syndrome du bébé secoué », raconte celle qui perdra son fils cinq jours plus tard


* Aude Lafitte, mère de Louise 5 ans et habitante de Boulogne-Billancourt, a perdu son fils il y a un an : le 5 mars 2019, Timothée, alors âgé de deux mois, est décédé des suites du syndrome du bébé secoué (SBS).
* Pour cette trentenaire, partager son histoire est une première étape pour sensibiliser le plus de monde possible sur le SBS : « Je suis sûre à 100 % que c’est en parlant qu’on va prévenir le passage à l’acte. Il faut engager la parole. »
* Aude Lafitte organise une marche à travers Boulogne-Billancourt, et au départ de l’avenue André-Morizet, samedi à 14 h. Un hommage à Timothée et à toutes les petites victimes du SBS, malheureusement nombreuses. »

A la regarder, difficile de s’imaginer le drame vécu. Aude Lafitte, mère de Louise, 5 ans, et habitante de Boulogne-Billancourt, a perdu son fils il y a un an : le 5 mars 2019, Timothée, alors âgé de deux mois, est décédé des suites du syndrome du bébé secoué (SBS).



« Un matin, je pars à un rendez-vous médical, post-accouchement. Timothée est resté avec son papa à la maison. Quand je sors du rendez-vous, j’appelle pour savoir si tout va bien. Et là, le papa me dit qu’il est à l’hôpital, que Timothée a fait un malaise », raconte la trentenaire. Après un scanner, le verdict tombe : « Les médecins me disent que son petit cerveau saigne et que c’est le syndrome du bébé secoué. Il est transféré en urgence pour être opéré, et cinq jours plus tard, Timothée décède. Et là, ma vie s’effondre. »*
« Un bébé ne mourra pas de pleurer, en revanche d’être secoué oui »

Sa voix tremble parfois lorsqu’elle livre son récit. Elle fait des pauses aussi, de crainte d’être submergée par l’émotion. Mais la maman ne flanche pas, parce qu’elle estime qu’il est important de témoigner. Partager son histoire, c’est pour elle une première étape pour sensibiliser le plus de monde possible sur le SBS : « Je suis sûre à 100 % que c’est en parlant qu’on va prévenir le passage à l’acte. Il faut engager la parole. En parler c’est ce qui va faire changer les choses. Si mon témoignage permet de sensibiliser les gens… Moi mon objectif c’est que demain il n’y en ait plus [SBS]. »

Aude Lafitte entend lever le tabou qui entoure le SBS – « on ne m’a jamais parlé de ce syndrome. Ni pendant ma grossesse, ni à la maternité » –, ou du moins la méconnaissance du sujet : « Non, secouer ce n’est pas jouer. Non, ce n’est pas un accident. Oui, c’est un geste très violent, intentionnel, résume-t-elle. Devenir parents, c’est merveilleux, mais ce n’est pas tout le temps que du bonheur. Il y a des moments difficiles, il peut y avoir beaucoup de fatigue, d’épuisement, ça peut être difficile de gérer les pleurs d’un tout-petit, on se trouve parfois assez démuni face à ce nourrisson qu’on aime mais qu’on n’arrive pas à calmer. Je suis persuadée que si on sait que ces situations peuvent potentiellement arriver et qu’on a en tête les bons gestes à avoir, ça peut changer les choses. Un bébé ne mourra pas de pleurer, en revanche d’être secoué oui. »
Une marche de sensibilisation au SBS samedi

Les chiffres de cette maltraitance infantile sont éloquents : « Aujourd’hui, un bébé est secoué tous les jours. Ce sont environ 400 bébés par an », avance la trentenaire. Le rapport 2019 de Santé publique France fait lui état de 1.215 enfants victimes de traumatismes crâniens infligés par secouement et hospitalisés sur la période 2015-2017. « Il y a un vrai flou sur les chiffres, parce que seuls sont diagnostiqués les enfants qui finissent à l’hôpital. Les enfants qui sont secoués ont moins d’un an, la plupart du temps ils ont moins de six mois. Ils ne peuvent pas dénoncer et les auteurs ne vont évidemment pas s’en vanter. Il y a plein de cas qui ne seront jamais connus. » Une seule fois suffit pour que ce geste soit dangereux, mais il arrive qu’un bébé soit secoué plus d’une fois.

Des outils existent, comme le numéro vert Allô parents bébé. Encore faut-il s’intéresser au sujet. Pour le porter sur la place publique, Aude Lafitte organise une marche à travers Boulogne-Billancourt, et au départ de l’avenue André Morizet, samedi à 14h. Un hommage à Timothée « et à toutes les petites victimes du SBS, malheureusement nombreuses. L’idée c’est de marcher pacifiquement, une rose blanche à la main. Dans le recueillement, mais pas de façon triste. Je vais marcher avec le sourire en pensant à tous les moments que j’ai partagé avec mon fils, assure-t-elle. Mon objectif, c’est qu’on soit suffisamment nombreux pour que les gens se demandent ce qu’il se passe et qu’on puisse commencer à engager un dialogue autour du syndrome du bébé secoué. Et qu’on en parle enfin, sans tabou, sans crainte. »

*Me Autain, avocat du père de l’enfant contacté par 20 Minutes, indique que son client est mis en examen et laissé libre sous contrôle judiciaire. « Le reste relève du secret de l’instruction et de la présomption d’innocence. Le dossier est en cours », rajoute-t-il.

https://www.20minutes.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 23/06/2018 15:07  Mis à jour: 23/06/2018 15:07
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 Syndrome du bébé secoué : une nourrice avoue avoir tué Rose, cinq mois.
Dix jours après le décès à l'hôpital Necker de Rose, cinq mois, sa nourrice a confessé avoir violemment secoué l'enfant. Placée en détention provisoire, la trentenaire, poursuivie pour «violence» et «meurtre», risque la réclusion criminelle à perpétuité.

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Rose aurait dû fêter ses six mois le 14 juin. «Enfant très désirée», elle était la première et unique enfant de Marie, 27 ans, infirmière coordinatrice, et Renaud, 29 ans, directeur adjoint d'un Carrefour Market, résidant à Maisons-Alfort (Val-de-Marne). Depuis mi-avril, ses parents la confiaient de temps en temps à une nourrice de 35 ans «fortement recommandée par une de leurs amies». «Ils lui faisaient confiance», insiste Me Sylvie Vernassière, l'avocate des parents, auprès du Figaro.

Mais le 6 juin, tout bascule dans l'appartement de Créteil (Val-de-Marne), où la nourrice garde Rose avec son fils de quatre ans et un autre enfant de neuf mois. Rose est admise en urgence à l'hôpital Necker dans un état désespéré. Quelques jours plus tard, Marie et Renaud acceptent qu'elle soit débranchée. Décédée dans la nuit du 8 au 9 juin, la fillette est enterrée le 19 juin en région parisienne. «C'est une véritable tragédie», souligne l'avocate spécialisée en droit des dommages corporels. «Marie et Renaud tiennent le coup en pensant tous les jours à leur fille, et en attendant la vérité sur les circonstances de sa mort.»

Les médecins songent rapidement au syndrome du bébé secoué
Le 19 juin, jour de l'enterrement de Rose, la nourrice est placée en garde à vue. Dans sa première version, elle déclarait que l'enfant lui avait échappé des bras alors qu'elle s'apprêtait à la coucher. Mais à Necker, en examinant Rose, les médecins ont immédiatement songé au syndrome du bébé secoué. Un syndrome qui consiste en un grave «traumatisme crânio-cérébral» provoqué par un «secouement, seul ou associé à un impact», selon la Haute autorité de santé.

La nourrice finit par avouer qu'exaspérée par les pleurs de Rose, elle a «violenté» la fillette dont elle avait la charge, confirme le parquet de Créteil au Figaro. Selon Le Parisien , la trentenaire, qui disposait d'un agrément de la Protection maternelle et infantile, avait pourtant reçu une formation sur le syndrome du bébé secoué.

Contacté par Le Figaro, Me Yazid Benmeriem, avocat de la nourrice, n'a pas apporté de réponse à nos sollicitations. À nos confrères du Parisien, il a déclaré que sa cliente était «effondrée» et s'en voulait «énormément». «Tout le monde s'accordait à dire qu'elle était très gentille. Mais il y avait aussi beaucoup de fragilité en elle. Il y a des choses qu'elle n'avait pas réglées chez elle», a souligné l'avocat. «Les parents de Rose auraient souhaité un peu plus de sobriété, ces mots les blessent terriblement», réplique Me Vernassière.

La nourrice placée en détention provisoire
Placée en détention provisoire jusqu'à son passage devant le juge des libertés et de la détention prévu le 26 juin prochain, la nourrice est poursuivie pour «violence sans incapacité sur un mineur de 15 ans par une personne ayant autorité sur la victime» et «meurtre d'un mineur de 15 ans». Elle encourt donc une peine de réclusion criminelle à perpétuité. «Mais les plafonds sont rarement atteints», glisse Me Vernassière. En mars 2016, une assistante maternelle qui avait provoqué la mort d'un nourrisson de sept mois en 2008 a été condamnée à neuf ans de prison.

D'après la Haute autorité de santé, en France, plusieurs centaines d'enfants sont victimes chaque année du syndrome du bébé secoué. «Plus de 200, selon l'extrapolation réalisée à partir des chiffres de Necker. 10% en meurent, et les trois quarts des survivants gardent des séquelles, parfois extrêmement graves», confirme Me Sylvie Vernassière. «C'est pour éviter que d'autres parents vivent ce qu'ils sont en train de subir que Marie et Renaud ont décidé de se porter partie civile et de tout mettre en œuvre pour que le syndrome du bébé secoué soit connu par le plus grand nombre.»

http://www.lefigaro.fr/
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Walda Colette Dubuisson
Posté le: 16/10/2017 12:24  Mis à jour: 16/10/2017 12:24
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 Le syndrome du bébé secoué.Mort de la petite Malaïka à Berchem: la puéricultrice condamnée à quatre ans de prison.
Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné, lundi matin, Sylvie W. à une peine de quatre ans de prison, avec sursis pour ce qui excède un an.

Cette ancienne puéricultrice de la crèche "Bébé câlins" à Berchem-Sainte-Agathe, âgée de 58 ans, a été reconnue coupable de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort de la petite Malaïka, en mars 2015. Malaïka, un bébé de 10 mois, était décédée à l'hôpital le 21 mars 2015, à la suite d'une hémorragie interne. Elle y avait été admise quelques jours plus tôt, le 19 mars 2015, après avoir fait un malaise à la crèche "Bébé câlins" à Berchem-Sainte-Agathe.

L'autopsie avait ensuite révélé que l'enfant avait été victime du syndrome du bébé secoué. L'une des puéricultrices de la crèche avait été inculpée, soupçonnée d'avoir violemment secoué la fillette, peu avant son malaise.

Belga
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