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Elodie Kulik : Les 3 juges d’instruction en charge du dossier doivent bientôt rendre leur décision. On saura si un procès aura lieu ou si le seul suspect bénéficie d’un non-lieu.

Posté: Walda Colette Dubuisson  Posté le: 14/01/2017 17:08:45

Ce dimanche, comme tous les ans, une messe en la mémoire de la plus jeune banquière de France, décédée le 10 janvier 2002 à l’âge de 24 ans, est donnée à 10 h 30 en sa mémoire en l’église de Monchy-Lagache (Somme).
L’ambiance pourrait y être particulière. Tout le monde est en attente de la décision des trois juges d’instruction chargés de cette affaire : vont-ils renvoyer le seul suspect vivant devant la cour d’assises de la Somme ?

Les magistrats planchent sur le volumineux dossier depuis mars 2016. Le parquet a requis le renvoi de l’Axonais Willy Bardon, 44 ans, en justice, pour « enlèvement, arrestation, détention ou séquestration suivis de la mort de la victime ». Rien n’oblige les juges d’instruction à suivre ces réquisitions. S’ils concluent que les preuves manquent, ils peuvent même ordonner un non-lieu en faveur du suspect.

Dans cette affaire, Grégory Wiart, un habitant de Montescourt-Lizerolles (Aisne) né en 1979, a été formellement identifié en janvier 2012, dix ans après le crime. Il l’a été grâce à une nouvelle technique de comparaison d’ADN. L’homme était décédé depuis 2003. Les gendarmes de la section de recherches d’Amiens ont ensuite enquêté sur son entourage. Et c’est ainsi qu’ils sont remontés jusqu’à Willy Bardon.

Willy Bardon a toujours clamé son innocence. Interpellé en janvier 2013, il a été placé en détention provisoire avant d’être libéré en avril 2014. Pour l’accusation, plusieurs éléments font de lui un suspect. À l’époque des faits, il fréquentait Grégory Wiart, notamment lors de soirées alcoolisées. L’Axonais a fêté le Nouvel An 2002, soit quelques jours avant le meurtre, dans le restaurant chinois le Pavillon de Shangaï, à Saint-Quentin, l’établissement où Élodie Kulik a mangé le soir des faits avant de se faire agresser. Il était en compagnie de Grégory Wiart et de leurs concubines respectives.
L’accusation a relevé l’inquiétude du suspect quand les premières personnes ont été placées en garde à vue. Il multipliait les coups de téléphone pour savoir ce qui se tramait. À charge, figure également un comportement envers les femmes que l’accusation avait qualifié de « particulier », car grossier et porté sur le sexe. Enfin, il y a surtout cet enregistrement sonore : l’appel aux pompiers passé par la victime au moment de son agression. Sur les deux voix d’hommes que l’on distingue, cinq proches de Willy Bardon ont dit reconnaître sa voix.

Ces éléments sont-ils suffisants pour renvoyer un homme en justice dans une affaire aussi grave ? Pour les avocats de la défense, Mes Stéphane Daquo et Grégory Lafarge, la réponse est non. Après les réquisitions du parquet, les avocats ont fait part aux juges d’instruction de leurs observations sur les charges retenues à l’encontre de leur client. Ainsi, ils notent qu’aucun élément, téléphonie, achat par carte bleue ou autre, ne montre que Willy Bardon était présent entre Saint-Quentin et Cartigny le soir des faits. Ils notent qu’à Cartigny, là où la voiture accidentée de la jeune banquière a été retrouvée, aucune preuve n’est apportée sur la présence de leur client (ADN, empreintes, etc.). Ils mettent en exergue qu’à Tertry, là où le corps a été découvert, il n’a été trouvé aucun ADN, rien qui prouve la présence de Willy Bardon.

La défense s’attarde sur la bande sonore, le seul élément matériel du dossier. Ils fustigent l’expertise effectuée par Norbert Pheulpin, qui a conclu à la fiabilité de la reconnaissance de la voix par des tiers. Les avocats ont versé au débat cette déclaration faite par l’expert sur France 2 en octobre 2011 : « C’est un cas d’école. En vingt ans que je travaille sur le sujet avec mes collaborateurs, qui travaillent aussi depuis très longtemps, eh bien c’est un cul-de-sac, c’est une impasse, c’est une impasse ».

Et la défense de souligner que les cinq personnes qui affirment reconnaître la voix de Willy Bardon ont leur ADN (incomplet ou transportable) sur la scène de crime. Elle souligne que les expertises scientifiques réalisées sur la bande sonore (qui dure 26 secondes) n’ont rien donné.
Ainsi, celle réalisé par un laboratoire de police scientifique estime que sur une échelle de – 4 à + 4, l’indice de probabilité qu’il s’agisse de la voix de Willy Bardon est fixé entre – 1 et – 2.
Si le renvoi du seul suspect devant la justice pourrait être vécu comme une victoire pour le père d’Elodie Kulik, le chemin vers la vérité semble encore bien long.

http://www.courrier-picard.fr/
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