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Affaire Elodie Kulik: la cour d'appel d'Amiens accepte la demande de remise en liberté de Willy Bardon, seul mis en examen

Posté: Walda Colette Dubuisson  Posté le: 08/04/2014 13:06:53

Willy Bardon

La chambre d'instruction de la cour d'appel d'Amiens vient d'accepter la demande de mise en liberté formulée par Willy Bardon, le seul accusé dans l'affaire Elodie Kulik.

Willy Bardon ne sera pas pour autant remis en liberté ce mardi: selon son avocat, Me Daquo, la chambre d'instruction de la cour d'appel d'Amiens se donne 10 jours pour étudier les conditions de sa remise en liberté.

Une "enquête" du service pénitentiaire d'insertion et de probation (Spip) doit être menée d'ici au 18 avril pour préciser les conditions de sa libération: l'endroit où Willy Bardon logera et s'il sera en sécurité. Si une fois remis en liberté, Willy Bardon est en danger de mort, la justice peut décider de le garder en prison, non pas parce qu'elle reconnaît son implication dans l'affaire mais pour garantir sa sécurité.

Willy Bardon reste cependant mis en examen pour le meurtre d'Elodie Kulik: sa mise en examen a été validée le 18 mars, par la cour de cassation.

Elodie Kulik, 24 ans, directrice d'une agence bancaire à Péronne (80), avait été violée puis étouffée en janvier 2002. Son corps avait été retrouvé en partie calciné dans un champ à quelques kilomètres, à Tertry (80).

10 ans plus tard, l'enquête avait connu un tournant avec l'identification par recoupement d'ADN d'un suspect, Grégory Wiart, mort dans un accident de voiture quelques mois après le meurtre. Willy Bardon était l'un de ses amis.

La voix de Willy Bardon avait été reconnue sur l'enregistrement par l'ancienne compagne de Grégory Wiart et 5 des 6 hommes placés en garde
à vue en même temps que lui en janvier, ainsi que dans une première expertise. C'est la seule preuve contre Willy Bardon.

Le mis en examen lui-même avait dit aux enquêteurs que la voix sur la bande-sonore ressemblait à la sienne, avant de nier les faits.
http://picardie.france3.fr/

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Une décision de remise en liberté, pas plus qu’une détention préventive, ne peut présager de l’innocence ou de la culpabilité d’un homme. Après avoir passé quatorze mois en prison, Willy Bardon, seul mis en examen dans l’affaire du meurtre d’Élodie Kulik, pourrait être remis en liberté le 18 avril. Le mystère est toujours aussi épais.

Stéphane Daquo et Grégoire Lafarge, les deux avocats de Willy Bardon, sont très en colère contre la juge d’instruction. Point par point, ils contestent son travail, à commencer par les charges qui pèsent contre leur client. Au premier rang de celles-ci, l’enregistrement du dernier coup de téléphone d’Élodie Kulik. Un appel désespéré passé aux pompiers par la jeune femme dans la nuit du 10 au 11 janvier 2002, alors qu’elle était agressée. On y entend des voix d’hommes, dont l’une serait fortement teintée d’accent picard.

Un premier expert avait estimé probable que celle-ci est la voix de Willy Bardon. Il s’appuyait, entre autres, sur les témoignages de quelques-uns de ses proches, qui le reconnaissaient. « C’est n’importe quoi ! », tonne Grégoire Lafarge. L’avocat parisien conteste autant la méthode que le résultat. Il a d’ailleurs demandé une contre-expertise, dont il livre quelques conclusions : « L’enregistrement dure vingt secondes, mais on n’entend la voix que deux fois : le premier extrait (deux séries de mots) dure moins d’une seconde, le second (trois séries de mots) dure deux secondes. Sur une échelle de –4 à +4, les experts du ministère de l’Intérieur donnent – 2 et – 1 de crédibilité à ces extraits. »

Didier Robiquet, l’avocat de Jacky Kulik, tempère : « La cour crédite les reconnaissances des proches de Bardon, tout de même. Et ceux-ci, encore récemment confrontés, confirment ! »

Me Lafarge évoque également l’ADN : « On trouve des traces d’ADN en plusieurs endroits, mais jamais celui de M. Bardon ! » Enfin, implacable pour les enquêteurs, l’avocat parisien revient sur les deux gardes à vue subies par Grégory Wiart devant les gendarmes de l’Aisne, fin 2002 et début 2003 : « Sa compagne d’alors s’envoyait de fausses lettres anonymes, pour faire croire qu’elles venaient de lui. Ces lettres évoquaient des éléments du meurtre d’Élodie Kulik. Si les gendarmes avaient fait le rapprochement, Wiart aurait été arrêté, et on aurait aujourd’hui l’explication de cette affaire. » Au lieu de cela, Grégory Wiart n’a été identifié grâce à son ADN qu’après sa mort accidentelle, dans un accident de la route.

Manifestement, l’offensive de la défense a payé. Les juges amiénois pourraient faire droit à la demande de libération de Willy Bardon, même si elle y met des conditions. « La vie personnelle de mon client a explosé depuis sa détention. Il n’a plus d’adresse… » Selon Grégoire Lafarge, il suffira de trouver un logement discret et sûr à Bardon pour qu’il puisse sortir. Il a jusqu’au 18 avril pour cela.

Me Robiquet, avocat de Jacky Kulik, ne cache pas que « c’est une mauvaise nouvelle », pour son client : « Il n’y a pas la preuve absolue de la culpabilité de Bardon, mais il y a de fortes présomptions. La cour n’affirme pas que Bardon sera sorti la semaine prochaine. Il faudra un dispositif strict ! »

En effet, les services pénitentiaires d’insertion et de probation sont chargés d’étudier les modalités de cette sortie. Si les conditions ne sont pas réunies, la cour d’appel peut décider de garder en prison celui qui demeure le seul suspect, dans cette affaire vieille de douze ans.

Source: http://www.lavoixdunord.fr/
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