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Elodie Kulik. Katy, l'ex-compagne de Grégory Wiart, a été entendue ce samedi 30 novembre aux assises de la Somme. Le surréaliste témoignage de Katy...

Posté: Walda Colette Dubuisson  Posté le: 01/12/2019 16:20:36

Depuis le jeudi 21 novembre, Willy Bardon répond des chef d'accusation d'enlèvement et séquestration, viol en réunion et homicide volontaire aggravé sur la personne d'Elodie Kulik. Son procès se tient devant la cour d'assises de la Somme jusqu'au 6 décembre.

"Je vous le jure sur la tête de qui vous voulez, monsieur Kulik, que si je savais quelque chose, je le dirais !" La voix chevrotante, Katy s’est tournée vers le père de la victime. L’ex-compagne de Grégory Wiart, décédé en 2003 et seul suspect confondu par son ADN pour le crime d’Elodie Kulik, cherche le pardon. « Je ne mets pas à votre place, mais je pense souvent à votre fille et à ce qui lui est arrivé, » lui glisse-t-elle à la barre, devant la cour des assises de la Somme, ce 30 novembre.

"Je ne vous crois pas", assène Jacky Kulik, après un léger silence. Puis il demande le micro. "Vous savez des choses, madame, assure-t-il, très calme. Avec la présence de votre ADN sur la scène du crime… Je ne vous crois pas. (…) Vous dites penser à ma fille, mais moi je pense au vôtre, en espérant qu’il ne devienne pas comme son père," à savoir Grégory Wiart, qu’elle ne désigne aujourd’hui que par "l’autre".

Un témoignage teinté de surréalisme
La témoin de la matinée occupe une place particulière dans l’enquête : excepté l’actuel accusé Willy Bardon, elle est la personne que les gendarmes ont le plus convoquée pour être auditionnée. Son ADN a de même été retrouvé sur un préservatif présent sur la scène du crime, anomalie qu’elle justifie par le fait qu’elle craquait avec les dents les emballages de condoms de son compagnon, pour lui faire savoir qu’elle savait qu’il lui était infidèle.

Cette affirmation est malmenée par la cour et le parquet. "Excusez-moi madame, mais n’importe qu’elle personne trouvant un préservatif percé, comme votre conjoint, ne va pas l’emporter pour s’en servir de nouveau mais va plutôt s’en débarrasser aussitôt !" demande un assesseur. Katy ne peut lui répondre que par un "pourtant, c’est ce que j’ai fait."

"Vous ne parlez de cette pratique de percer volontairement ces préservatifs que lorsque les enquêteurs vous confient que votre ADN se trouve sur la scène du crime. (…) Excusez-moi madame, mais on peut imaginer que, lors d’une balade avec votre compagnon, il aurait pu vous amener sur les lieux," tente Mme Sandretto, l'avocate générale. "Jamais. J’étais enceinte de huit mois, c’était impossible," rétorque la mère de l’enfant de Grégory Wiart.

Placée en garde à vue en 2012, Katy a formellement identifié ce dernier et l'accusé sur l’enregistrement de l’appel aux pompiers passé par la victime avant de trouver la mort, le 11 janvier 2002. La mise en détention de Willy Bardon et les enquêteurs ne l’auraient pas influencée : "j’ai reconnu direct l’autre, et aussi l’intonation de Willy Bardon. Il a une manière particulière de parler," assure-t-elle à la défense, alors qu’elle n’a plus côtoyé les deux hommes après 2003.

Les fausses lettres de menaces de mort
Seule personne à décrire Grégory Wiart comme violent, Katy s'est envoyée des lettres de menaces à son propre domicile fin 2002 pour, affirme-t-elle, "alerter les gendarmes sur le fait que "l’autre" me battait."

Sur ces lettres figurent des menaces, écrites en lettres découpées, telles que "tu vas brûler comme les autres". "C'était un appel à l'aide. Comme l'affaire d'Elodie Kulik était médiatisée, je voulais attirer l'attention. J'ai fait ça comme si je mettais à la place d'Elodie Kulik," glisse Katy en baissant les yeux.

"Mais les gendarmes viennent vous voir et vous interrogent ! A aucun moment, vous ne leur faites part de violences congugales ! Et vous continuez à vous envoyer des lettres! (...) Vous ne vous êtes jamais dit que la solution la plus simple était de partir ?" argue la procureure. "Je voulais qu'ils le prennent sur le vif, et j'étais chez moi, c'est lui qui vivait chez moi," répond la témoin.

"Elle ment"
Aujourd'hui, la nature de ces menaces et la personne qu'elles incriminaient, 10 mois seulement après les faits, résonnent étrangement. "Au nom de M. Kulik, je vous demande de dire la vérité !" tonne Me Seban, devant une Katy qui se résout seulement à dire qu'elle ne sait rien.

A sa sortie du tribunal, Jacky Kulik semble déterminé à affronter la dernière semaine du procès. "Quand elle affirme qu'elle ne sait rien, elle ment. Elle ment, elle ment, répète-t-il. On a affaire à un clan, et ce clan va craquer. Vous allez voir lundi. Ca va être aussi important qu'aujourd'hui." L'audience reprendra lundi 2 décembre à 9 heures, avec le témoignage de Christophe, ancien apprenti de Grégory Wiart et régulièrement mis en cause par les témoins entendus jusqu'à présent.

Encore six jours d'audience. Six jours pendant lesquels témoins, experts et enquêteurs vont se succéder à la barre de la cour d'assises de la Somme dans le cadre du procès de Willy Bardon.

Willy Bardon, accusé d'enlèvement et séquestration, viol en réunion et homicide volontaire aggravé sur la personne d'Elodie Kulik. Il est seul rescapé parmi les suspects.

Selon le déroulé des audiences de la deuxième semaine de son procès à Amiens, il doit être interrogé mercredi 4 décembre. Les plaidoiries et les réquisitions sont prévues le jeudi 5 décembre.

Le lendemain, vendredi 6 décembre, après avoir écouté l'accusé, les jurés se retireront pour délibérer et rendre leur verdict.

Willy Bardon encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/
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