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Meurtre d'Alexia: le double visage de Jonathann Daval .

Posté: Walda Colette Dubuisson  Posté le: 09/02/2018 11:39:52

Jonathann Daval ravagé de chagrin en public cachait violence et mensonge.

A-t-il pris l’air affolé pour livrer son terrible mensonge ? Quand il pousse la porte du bar PMU d’Isabelle et Jean-Pierre, ses beaux-parents, le matin suivant la mort d’Alexia, semble-t-il déjà désespéré ? Est-il en larmes, comme il le sera quelques jours plus tard face aux caméras ? Jonathann, l’ami d’enfance, le mari et l’assassin d’Alexia, va réussir un tour de force : se faire aimer, soutenir, par ceux à qui il a fait le plus de mal. Les Fouillot sont, pour Jonathann Daval, une deuxième famille. Lui, grand moustachu, elle, petite blonde, des commerçants honorablement connus de tous, à Gray, pour leur « gentillesse » et leur « chaleur ». Jamais, en trois mois, ils n’ont douté de leur gendre. Au point que, tous les soirs, ils l’invitent à dîner à leur table. Parce qu’il est tout ce qui leur reste de leur fille.

Après la découverte du corps d’Alexia, les Fouillot ont inscrit ces mots sur une feuille accrochée au mur de leur café : « Votre silence est le plus beau des hommages. Merci de respecter notre sérénité. » Depuis, le bar ne désemplit pas. L’écran de télévision diffuse les courses hippiques, les parieurs commentent fort les résultats. Comme avant. Les habitants viennent soutenir les parents endeuillés qui, très vite, ont voulu reprendre le travail derrière le comptoir, face aux petites tables blanches où Alexia et Jonathann venaient boire des chocolats chauds après le lycée. C’est à cette époque qu’ils se sont rencontrés, par des amis communs. D’anciens camarades de classe les décrivent « réservés, sérieux, sportifs », « faits pour être ensemble ». Des caractères semblables pour ces enfants des années 1980, élevés par des familles qui ne se ressemblent pas.

Quand Alexia naît, ses parents ne sont pas ces notables d’aujourd’hui. Isabelle est caissière dans un supermarché ; Jean-Pierre, employé à l’usine Thomson de Gray. Ils élèvent leurs deux filles et travaillent dur, jusqu’à cette chance, un local vacant en centre-ville, bordé d’une terrasse, dont ils vont faire un établissement prospère. Une brasserie, un tabac, un PMU, le cœur battant de Gray, ville de 5 500 habitants surnommée « la jolie ». Stéphanie et Alexia servent parfois en salle. Elles sont sympas, les filles Fouillot. Elles organisent des repas de copains chez leurs parents qui, désormais, possèdent une agréable maison avec, dans le jardin, cette preuve irréfutable de réussite : une piscine.

Chez les Daval, sur le coin de pelouse du pavillon où Jonathann grandit, il n’y a que du linge qui sèche. Aux Acacias, lotissement du village de Velet, s’installent les familles nombreuses et les retraités modestes. Jonathann a six frères et sœurs. Et plus de père. Crise cardiaque. « J’ai eu mes sept enfants à la suite », explique Mme Daval, une femme aux cheveux teints en violet. « Ils jouaient ensemble, ça n’a pas été si difficile. Mon petit Jonathann, j’aurais jamais cru… » lâche-t-elle. Et elle referme sa porte. Trop de chagrin.

"C’est le choix d’Alexia, on l’a accepté, on l’a adopté"

Les familles Fouillot et Daval ne sont pas les Montaigu et Capulet de Franche-Comté, mais ils ne se fréquentent pas. Gray et Velet, communes attenantes, sont des pays bien différents. La première, plus grande et plus développée, profite de la Saône, qui la traverse, et de quelques belles pierres. La seconde, plus rurale, voit sa population s’amenuiser depuis une dizaine d’années. En rencontrant Alexia, Jonathann a changé de monde. Les Fouillot l’adoptent. Il est le fils qu’ils n’ont jamais eu, et lui trouve sans doute en Jean-Pierre le père qui lui manque. Alors qu’Alexia, 15 ans, est encore lycéenne et Jonathann, 19 ans, étudiant, le jeune couple vit chez eux. Il devient technicien dans une société d’informatique, elle suit des cours de droit puis décroche un job de conseillère dans une agence du Crédit Mutuel. Jonathann est un sportif, un marathonien. « Mais il prenait surtout beaucoup de plaisir dans le 10 kilomètres. Il a une vraie passion pour la course à pied », confie la présidente de la Grayloise, événement dont l’entreprise de Jonathann est partenaire. Alexia, elle, préfère la natation.

Le mariage, célébré en 2015, est un événement, l’occasion de lancer une centaine d’invitations. Traiteur, DJ, photographe… C’est l’été, ils posent, costume de satin noir, robe de tulle blanc, devant la piscine des parents, décor idéal où, si souvent, les copains d’Alexia sont venus s’amuser. Puis ils partent en lune de miel. Pour beaucoup, le jeune marié est un mystère. « Jonathann parlait peu, raconte une proche. Jamais de ses parents, je pensais même qu’il était orphelin ! » Un cousin, Thibault Fouillot, confie à « L’Est républicain » : « C’est un personnage assez lisse, effacé, peu communicant. Il parle très peu de lui et de sa vie […]. Il est un peu comme un fantôme […]. En dix ans, je n’ai jamais eu d’histoires avec lui, mais jamais envie de partager quoi que ce soit non plus. » Isabelle Fouillot aurait dit un jour de son gendre : « C’est le choix d’Alexia, on l’a accepté, on l’a adopté. » Tous dînaient encore ensemble le soir du meurtre. C’est à leur retour chez eux, dans le pavillon hérité de la grand-mère d’Alexia, que la dispute aurait éclaté et dégénéré. Les mains de Jonathann ont dû serrer pendant plusieurs minutes le cou d’Alexia, qui s’est débattue, a griffé, mordu, jusqu’à l’asphyxie. L’informaticien est devenu meurtrier. Mais il garde ses nerfs. Il élabore une stratégie.

À 1 h 30, il fait rouler sa voiture, laissée dans la rue, jusque dans le garage. Un voisin l’entend passer sur une plaque de fer. Il décide de cacher le cadavre dans le coffre. Il termine ensuite la nuit « chez eux », parmi ces meubles qu’ils ont choisis ensemble, là où ils voulaient fonder une famille. Quand le jour se lève sur les murs en crépi rose du pavillon, il met son plan à exécution. Il conduit six kilomètres, jusqu’à la forêt d’Esmoulins, et dissimule le corps de sa femme entre deux troncs d’arbre tombés à terre. Il nie l’avoir ensuite brûlée ; le cadavre a pourtant été retrouvé partiellement calciné. La matinée se poursuit. Du téléphone d’Alexia, Jonathann envoie un message à sa belle-famille, pour lui faire croire qu’elle est partie courir ; il passe à son bureau, plaisante avec des collègues, se crée un alibi. Sang-froid, toujours. Vers midi, il signale la disparition à la gendarmerie. Sa mission désormais : partager le chagrin de la famille.

Après ses aveux, trois mois plus tard, son avocat, Me Schwerdorffer, a parlé des difficultés des deux époux à concevoir un enfant, et des tensions qui en résultaient. Me Florand, conseil des Fouillot, a, lui, évoqué la piste d’un éventuel complice. Alexia était-elle heureuse ? À l’arrière du pavillon, on distingue un bout de son rêve, un morceau de bleu, la piscine que le jeune couple venait de faire creuser.

Enquête Popeline Chollet https://www.msn.com/
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