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Depuis la disparition de la jeune femme, tout accuse Jean-Marc Reiser. Pour la police, il pourrait même être un prédateur en série.

Posté: Walda Colette Dubuisson  Posté le: 09/11/2018 09:05:57

Sophie Le Tan : la dernière proie .

Depuis la disparition de la jeune femme, tout accuse Jean-Marc Reiser. Pour la police, il pourrait même être un prédateur en série.

C’est en une de leur journal qu’ils ont reconnu son nom : Reiser. Celui qui les hante depuis trente ans, depuis que leur fille Françoise a disparu sans laisser de traces. Le visage de René Hohmann, 80 ans, s’est aussitôt empourpré, comme à chaque fois. Quelques jours plus tard, nous assistons à la même scène. D’abord, il fait bonne figure ; mais sitôt qu’on aborde l’histoire de Françoise, les larmes montent. Et Marie-Antoinette, 79 ans, se lève pour aller, sans un commentaire, chercher un mouchoir. Une croix portée à deux. Le récit évoquait la disparition de Sophie Le Tan, le jour de ses 20 ans. La jeune fille s’est évanouie dans la banlieue de Strasbourg, à Schiltigheim, à seulement 37 kilomètres de leur maison de Kaltenhouse. Presque à la date anniversaire de la disparition de leur fille.

En 1987, Françoise, 23 ans, travaille à temps partiel comme démonstratrice d’aspirateurs. Cette jeune femme blonde parcourt les alentours de Strasbourg au volant de la 205 rouge prêtée par Guy, son petit ami. Puis elle fait du porte-à-porte avec un discours bien rodé. Le 8 septembre, elle se rend dans le quartier populaire de Hautepierre. Après avoir fait la tournée de deux HLM, elle pénètre au 38 boulevard Victor-Hugo. Comme à son habitude, elle commence par l’étage le plus élevé puis, palier par palier, descend jusqu’au rez-de-chaussée. Il est 17 h 30 quand Jean-Marc Reiser, 27 ans, employé des PTT, lui ouvre la porte.


Il dira plus tard qu’elle est repartie vers 18 heures. Plus aucun voisin n’a, ensuite, reçu la visite de la démonstratrice, mais un témoin assure que sa voiture était toujours garée devant l’immeuble vers 19 heures. Puis plus personne n’a eu de nouvelles. Le 11 septembre, des amis retrouvent la 205 rouge dans le centre-ville, rue du Faubourg-National. Le matériel de démonstration n’est pas à l’intérieur. Et le siège conducteur est reculé au maximum, bien trop loin pour le 1,63 mètre de Françoise. Mais elle est majeure, et elle se dispute parfois avec Guy… Elle a bien le droit de faire ce qu’elle veut ! On attend encore. Enfin, le 14 septembre, six jours après sa disparition, René se rend à la police.

Les regards se tournent très vite vers deux suspects : Guy, le compagnon, et le dernier client, Reiser. Selon le rapport de l’enquête initiale, les deux ont des alibis. Guy, parce qu’il était au travail. Reiser, parce que sa compagne, Joëlle F., assure qu’ils étaient ensemble ce soir-là. Seule ombre dans le passé de Reiser, des violences sur sa précédente petite amie, qu’il a, un jour, en pleine crise de jalousie, traînée et battue dans la forêt de Vendenheim. Mais lorsque les proches de Françoise apprennent qu’il est fils de bûcheron, qu’il connaît les bois comme sa poche, ils organisent des fouilles – « pendant des semaines », se remémore Marie-Antoinette Hohmann. Les recherches ne donnent rien. Rien non plus du côté des enquêteurs. On est au début des années 1990, ils ne disposent pas de l’arme fatale, l’analyse ADN, et ne trouvent aucun indice, aucune preuve. Pas de cadavre. En 1992, l’instruction se termine par une ordonnance de non-lieu.
Jean-Marc Reiser, 58 ans.

Dès lors, à part Marie-Antoinette et René, tout le monde semble oublier Françoise… Cinq ans plus tard, il y a ce banal contrôle douanier, dans le Doubs. Et le nom de Reiser refait surface. Les policiers découvrent dans son coffre des armes de poing, une cagoule, une pelle pliante, des ustensiles sadomasochistes, des produits anesthésiants et des photos de femmes endormies dans des poses pornographiques. Selon Reiser, ce sont des prostituées de l’Est. Les clichés sont présentés à sa maîtresse, qui se reconnaît, mais n’a aucun souvenir de s’être livrée à ces exhibitions ; elle devait être inconsciente. Sous le choc, elle porte plainte pour viol, puis renonce. Le parquet décide pourtant de continuer les poursuites. Car cette affaire en évoque une autre, celle du viol de la nationale 10.
En 1995, Linda, la vingtaine, auto-stoppeuse allemande en vacances dans les Landes, monte dans le véhicule d’un homme qui, sous la menace d’un cutter, la viole. Sur photo, elle reconnaîtra Reiser. Une accusation répétée courageusement devant le tribunal de Besançon, en mars 2001, face à l’homme et à sa gestuelle intimidante qui étonne jusqu’à son avocat, Me Degeneve. Lui se souvient encore d’« un dossier difficile » et d’« un accusé autoritaire qui saccage la défense ». Reiser est condamné à 15 ans de réclusion.

L’instruction concernant la disparition de Françoise est relancée. Joëlle, l’ancienne compagne de Reiser, est revenue sur son témoignage et avoue avoir menti. L’alibi tombe et, en mai suivant, le détenu se retrouve devant les assises. A la barre, Marie-Antoinette Hohmann vient raconter comment on célèbre une morte quand on n’a pas de tombe à fleurir… « A chaque Toussaint, on va mettre des jonquilles dans le jardin de notre maison. » Elle fixe le box de l’accusé : « Je voulais croiser son regard. Cela n’est jamais arrivé. » Le parquet requiert la peine maximale pour meurtre : 30 ans. Mais les jurés ne suivent pas. Manque de preuves, absence de cadavre… Ils optent pour l’acquittement. Ce sera désormais la vérité judiciaire : Reiser est innocent de la disparition de Françoise. Que René Hohmann s’énerve n’y change rien.
Certaines femmes confient à leurs maris qu’elles n’aiment pas se retrouver seules avec Reiser

« J’ai un grand respect pour la famille, mais en l’état du dossier, Jean-Marc Reiser est innocent », insiste son avocat d’alors, Eric Braun. L’homme sort de prison en 2012, métamorphosé. Il s’inscrit en licence d’histoire à la faculté de Strasbourg et, après cinq ans d’études, obtient un master 2 en archéologie des mondes anciens. Matin et soir, on peut apercevoir cet élève assidu devant un ordinateur de la bibliothèque. En 2017, il tente un nouveau cursus, cette fois en troisième année de licence d’histoire de l’art mais échoue aux examens de juin. Il se réinscrit pour la rentrée suivante. Etrange étudiant, dont le casier judiciaire se remplit en même temps que le parcours universitaire.

En juin 2016, il est interpellé, entre autres, pour avoir forcé la porte, avec un pied de biche, d’un cabinet vétérinaire. « C’était, selon les dires de M. Reiser, pour voler la caisse », explique Emmanuel Spano, nouveau défenseur commis d’office. Les enquêteurs le suspectent d’avoir voulu dérober des produits anesthésiants pour les chevaux. Toujours l’idée d’une drogue pour endormir ses proies… En avril 2017, après une perquisition à son domicile, il écope de 5 mois pour recel. La peine n’est pas suivie d’incarcération immédiate. Il peut continuer ses études, vivre du RSA et des aides au logement. En octobre, il s’installe rue Perle, à Schiltigheim. Un immeuble de six étages, des familles qui ont l’habitude d’évoquer la pluie et le beau temps dans l’ascenseur. Avec lui, qui habite le dernier étage, aucun mot n’est jamais échangé. Certaines femmes confient à leurs maris qu’elles n’aiment pas se retrouver seules avec lui. Un voisin de palier remarque qu’il a arraché le numéro de sa porte. Il le surprend à bidouiller sa serrure. Reiser intrigue. Surtout depuis qu’une femme, Betsy, d’origine nigériane, a sonné chez d’autres voisins : elle leur raconte avoir rencontré Reiser aux Restos du Cœur, qu’il lui a proposé de venir chez lui. Mais, là, elle se serait brusquement sentie en danger. Elle n’a pas porté plainte.
Son avocat prend sa défense. « J’ai rencontré un homme poli qui, me semble-t-il, est prisonnier de son passé. »

Le 7 septembre dernier, Sophie Le Tan, étudiante, répond à une annonce immobilière postée sur Le Bon Coin. Rendez-vous lui est donné au 54 route de Bischwiller. Sophie n’est pas la seule à avoir réagi à l’annonce. Deux autres filles l’ont précédée, mais elles sont venues accompagnées. Et, quand elles ont appelé, personne n’a décroché. Sophie, elle, était seule. Et on lui a répondu. Un voisin assure qu’il a vu la jeune femme se diriger vers l’ascenseur. Il était 9 h 30. Sophie ne répondra plus à aucun des SMS qui s’accumulent sur sa messagerie pour lui souhaiter un bon anniversaire.
Aucun signe d’agitation de la part de Reiser. S’il contacte Me Spano, c’est pour évoquer la procédure d’aménagement de sa peine. A-t-il oublié les deux autres filles qui ont répondu à l’annonce ?

Elles se manifestent auprès de la police qui « borne » leurs téléphones et découvre le numéro correspondant à une carte Sim prépayée. Le 15 septembre, Reiser est arrêté à Strasbourg. A un feu rouge, sa voiture est encerclée par des policiers cagoulés et armés. Une perquisition est ordonnée. Cette fois, la police dispose du luminol, ce produit chimique que tous les amateurs de séries policières connaissent. Ils retrouvent le sang de Sophie puis un deuxième ADN féminin, toujours non identifié. Ils découvrent aussi que, depuis son balcon, Reiser a une vue plongeante sur l’entrée de son immeuble. Reiser nie. C’est au tour d’un nouvel avocat, Francis Metzger, de prendre sa défense. « J’ai rencontré un homme poli qui, me semble-t-il, est prisonnier de son passé. »

Les battues en forêt, les appels à témoins... René et Marie-Antoinette, les parents de Françoise, ne connaissent que trop. « Ma fille est donc morte pour rien ? » répète le père. Pour eux, l’automne est décidément la saison la plus triste, celle où la chambre de leur fille, avec ses photos sur la commode, ses affaires dans le placard, leur semble encore plus vide. Parents orphelins qui en sont réduits à cultiver, impuissants, ce terrible espoir : qu’on retrouve le corps de Sophie, parce que, près de lui, il y aura sûrement celui de Françoise. Alors, enfin, ils auront une tombe où déposer leurs jonquilles.

https://www.parismatch.com/Actu/Faits- ... cebook&Echobox=1541741441
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