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Re: Meurtre d’ Alexandre Junca ....: le témoignage bouleversant d'une maman

Posté: Walda Colette Dubuisson  Posté le: 21/06/2014 14:51:11

Image originale

Ce lundi 23 juin, la reconstitution du meurtre d'Alexandre Junca sera organisée par la juge d'instruction dans le quartier des halles de Pau. Les parents d'Alexandre seront présents.

« Sud Ouest ». Qu'attendez-vous de la reconstitution de lundi ?

L'Affaire Alexandre sur TF1
L'émission "7 à 8" d'Harry Roselmack, diffusée dimanche 22 juin à 18h sur TF1, consacrera une partie de son émission à l'Affaire Alexandre Junca de Pau.


Valérie Lance. Voir si cela peut apporter par rapport à ce que l'on sait déjà, si cela peut déclencher quelque chose de nouveau. Je n'ai jamais assisté à une reconstitution, je ne sais pas comment cela se passe. Si c'est seulement pour jouer le rôle de ce qui a été dit, personnellement je n'en vois pas le but. Si elle a été demandée, c'est qu'il y a une raison. La juge nous a expliqué que c'était par rapport à des vérifications des faits pour les remettre en temps réel.

Pourquoi serez-vous présente ?

Cela concerne Alexandre. Tout ce qui concerne Alexandre, j'y suis. Pour voir, pas pour être vue. Observer le déroulement, quelques jours après les derniers éléments que nous avons appris. J'ai besoin de voir ces gens-là. J'ai besoin de mettre des images sur ce que je sais.

Comment avez-vous accueilli le dernier témoignage de Christophe Camy (1) ?

C'est se rendre compte qu'Alexandre n'est plus là, pour rien du tout. Pour un portable qui n'avait aucune valeur financière mais qui avait beaucoup de valeur pour Alexandre. Il avait attendu un an pour l'avoir, étant donné qu'il n'avait pas bien travaillé à l'école. Cela faisait six mois qu'il l'avait. Le portable, c'était ses amis, ses photos, ses messages. Je comprends qu'il ne l'ait pas laissé.

Le savoir est un élément de plus dans votre épreuve, une confirmation ?

On avait imaginé plein de choses. Quand nous avons compris que l'affaire s'était passée dans ce monde de marginalité, on a pu ôter toutes les premières pensées comme un enlèvement pour viol. Le fait de savoir que c'était une rencontre fortuite, connaissant le personnage de Mickaël Baehrel, ce témoignage se rapprochait de la version qu'Alexandre était là au mauvais moment à la mauvaise heure. Ce qui est difficile, c'est de savoir que Camy l'arrête pour lui demander l'heure. À ce moment-là, Alexandre sort son portable, lui donne l'heure, Camy lui prend et c'est parti. Cela n'a même pas démarré avec la rencontre de Baehrel.

C'est parti d'une banalité ?

Oui, un truc banal. Alexandre n'avait pas du tout la vision du danger qui l'attendait. On lui demande l'heure, il la donne.

Êtes-vous avide d'informations concernant Alexandre ?

On essaie de tout lire. J'ai mis une alerte sur mon ordinateur dès qu'il y a un article sur Alexandre Junca, je le sais. Il y a de tout… J'ai besoin de voir tout ce qui peut être dit.

Cela fait trois ans maintenant. Depuis, vous avez eu un petit garçon qui a un an. Vous avez repris votre activité professionnelle. Comment vivez-vous ?

On vit presqu'une double vie. Les six heures que je passe au travail, ce sont six heures où je fais autre chose. L'arrivée du petit, comment vous expliquer… Je m'en suis voulu d'avoir eu ce désir. J'ai fait un gros travail psychologique pour me faire comprendre que ce n'était pas Alexandre qui revenait. C'est une manière de penser à l'avenir, une façon de se raccrocher de la vie.

Comment je vis ? Vivre, c'est un grand mot. Rien n'est pareil. On n'arrive pas à faire de projet, à planifier quoi que ce soit parce qu'il y a le manque d'Alexandre. Nous n'avons plus d'organisation. Nous vivons au rythme de l'affaire. On aimerait pouvoir reprendre des vacances, on ne peut pas. Il y a une partie de nous tous qui est partie avec lui.

La clôture à venir du dossier, je ne l'envisage pas très bien. À partir du moment où le dossier sera clos, j'ai peur qu'on ne fasse plus rien mais je sais aussi que ce ne sera pas le cas.

Vous aimeriez que le temps de l'enquête continue ?

Trois ans, cela paraît long parce qu'on a passé une grande période où il ne s'est pas passé grand-chose de positif, je ne dis pas que rien n'a été fait, mais cela n'apportait rien. Nous avons eu une période aussi où nous n'avions aucune nouvelle de l'enquête.

Depuis avril 2013, quand ils ont été mis en examen, au contraire, tout a défilé très très vite. J'ai eu la grossesse entre-temps. Par moments, on se dit qu'il a fallu beaucoup de temps pour en arriver là et, parfois, j'ai l'impression que c'était hier.

Je n'ai pas besoin que tout ceci se poursuive, mais c'est l'image du dossier qu'on referme qui me hante. L'impression que tout va s'arrêter, que cela n'ira pas plus loin, que l'on passe à côté de plein de choses. Même si je sais que tout ce qui devra être fait sera fait.

Avez-vous des regrets en ce qui concerne l'enquête ?

Il y a plein de choses qui, dans l'enquête, n'ont pu être exploitées. L'appel à la police de la compagne que l'on n'a pas cru. Des témoins qui n'ont rien dit pendant trois ans malgré toutes les affiches, le numéro vert, les appels à témoins. L'appartement de la compagne, refait. Le décès d'un des leurs… Il y a plusieurs points noirs dans le dossier qu'on ne peut pas exploiter.

Comment vous préparez-vous au procès ?


Cela va être un moment intense. Un moment où il va falloir se contrôler, ce qui ne sera pas évident pour moi et pour le reste de ma famille. Un moment où mes proches vont apprendre beaucoup de choses que je connais car j'ai suivi le dossier. Ils vont peut-être voir des photos. J'aimerais bien les préserver de tout ça mais je ne peux pas.

Pour ma part, je sais à quoi me préparer mais je ne sais pas trop les préparer, eux, mes parents, ma sœur, les sœurs d'Alexandre…

Vous avez pu voir des détails après sa mort ?

Il y a des photos sur lesquelles je suis tombée sans vraiment les chercher. Les détails, nous sommes obligés de les lire dans les rapports d'expertise. Ce ne sont pas forcément des choses que je cherchais mais à partir du moment où je veux tout savoir, je lis tout.

Quels sont les moments qui vous reviennent depuis trois ans ?

Celui qui m'a le plus marqué, c'est le 30 juin 2011 (2)… Avec le recul, ça paraissait évident. Je suis arrivée au tribunal, je venais voir la juge pour me mettre au courant du dossier, je ne venais pas pour apprendre que c'était Alexandre.

Y a-t-il eu des moments positifs ?

Le 2 juillet 2011 - la marche à Pau - a été très émouvant, de sentir toutes ces personnes derrière nous, toute cette organisation. Pour nous, oui c'était gros, c'était fort, on ne l'oubliera jamais. C'était très proche de la nouvelle et des faits, cela nous a portés de savoir qu'il y avait tout ce monde qui avait autant de peine pour nous.

Quels événements pourraient vous faire vous projeter dans l'avenir ?


Je ne sais pas. Tout me ramène à lui. Lorsque, forcément, le 4 juin arrive, et puis, un peu étalé dans l'année. Tout peut nous rapprocher d'Alexandre. Cela fait deux fois qu'aux alentours du 4 juin qu'il se passe des choses qui relancent l'enquête. Comme aujourd'hui, on repart à zéro. J'ai l'impression que cela ne fait pas trois ans. Par moment, je réalise qu'il aurait fait 17 ans ; par moments, il a toujours 14 ans.

Avez-vous envisagé parfois de partir de Pau ?

Non, parce notre vie est ici, notre famille n'est pas loin. Partir loin de la famille n'était pas possible et cela ne l'est toujours pas. S'isoler, non. Il est certain qu'il n'est pas évident de passer dans la ville, de sentir le regard des gens. Même si au départ, on comprenait tout ça,.Parfois, c'est dur à assumer. Certains nous montrent tout simplement leur compassion en nous touchant ou avec un sourire. Là, on entend le message ‘' on est avec vous''. Certains vont se retourner et dire ‘'ah, c'est la maman du pauvre Alexandre''. Là, j'ai envie de leur dire que nous étions anonymes, nous ne demandions pas à être connus. Si on l'est, c'est parce que notre fils a été assassiné.

Certains seront peut-être là lundi ?


Oui, mais je tiens à leur dire que c'est une reconstitution, pas un procès. S'il y a du public, il ne doit y avoir aucune perturbation. Nous sommes là pour la recherche de la vérité. Je ne veux pas que des gens huent. Nous n'attendons pas un soutien sous forme de manifestation qui pourrait violer la présomption d'innocence.

(1) Christophe Camy a avoué le 5 juin 2014 avoir abordé Alexandre, rue de la République le 4 juin 2011.

(2) On lui annonce que le fémur retrouvé dans le gave appartenait à son fils.

http://www.sudouest.fr/2014/06/21/viv ... 344.php#xtor=RSS-10521769
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