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Re : Syrie : 10 jours après la photo choc, nous avons des nouvelles du petit Omran.

Posté: Walda Colette Dubuisson  Posté le: 30/08/2016 12:29:57

- Il y a dix jours, le jeune garçon de 5 ans était victime d'un bombardement du régime à Alep. Couvert de cendres et de poussière, il était devenu le symbole de la guerre en Syrie aux yeux du monde. Nous avons retrouvé sa trace.

Il est «le vrai visage de la guerre en Syrie», selon l'administration américaine. Couvert de cendres et de poussière, blessé à la tête, la photo d'Omar Daqneesh, 5 ans, a fait le tour du monde le 18 août dernier. L'image de ce jeune garçon, assis à l'arrière d'une ambulance après le bombardement par le régime syrien de son immeuble, tranche avec l'horreur de la guerre, et plus précisément de la bataille d'Alep. Son sauvetage, filmé par Aleppo Media Center, un groupe d'activistes présent sur les lieux, a été visionné des millions de fois sur YouTube. Nous savions qu'après avoir été secouru, le jeune garçon a été transporté dans un hôpital en compagnie d'une dizaine d'autres enfants. Et que la nuit du 19 août, il avait finalement pu sortir de l'hôpital.

Le lendemain, la photo faisait la une des journaux du monde entier. Mais depuis, nous ne savions pas ce qu'était devenu l'enfant. Aujourd'hui, nous savons qu'il est toujours en vie. Selon Aleppo Media Center, contacté par Le Figaro ce lundi, le jeune Omran «est en sécurité et vit avec sa famille dans la ville d'Alep». Toutefois, sa famille n'est plus la même vie qu'avant. Son grand frère a succombé à ses blessures à l'hôpital quelques jours après le bombardement, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Il s'appelait Ali et était âgé de dix ans. Sa mère, blessée, est encore à l'hôpital d'Alep. Son père serait également toujours en vie, selon Aleppo Media Center, mais refuserait de parler à la presse «pour des raisons inconnues».

«L'image d'Omran est un choc»

La portée de cette image a largement dépassé les frontières syriennes. Dans son éditorial daté du 22 août, le New York Times souligne «la banalité» de cette photographie pour ceux qui s'intéressent à la guerre en Syrie. Et de s'interroger: «En quoi ce cliché est-il si différend des centaines d'autres que nous avons pu voir?» Selon cet éditorial, le regard innocent d'Omran «déclenche une émotion parfois difficile à percevoir aujourd'hui: l'empathie». Le cliché montre également qu'il n'y a qu'un perdant dans cette guerre: les civils, et notamment les enfants. «L'image d'Omran est un choc. Elle est assez esthétique pour être publiée sur Facebook ou Instagram tout en montrant ce que la guerre a de plus horrible à offrir», note enfin le quotidien américain.

Toutefois, le cliché est loin de faire l'unanimité dans les médias à travers le monde. Le télévision chinoise a notamment mis en cause l'authenticité du cliché, et a ouvertement émis des doutes sur une possible «propagande de guerre occidentale». La Chine est en réalité proche du régime Assad, et de son allié russe, et dénonce une opération médiatique destinée, selon elle, à militer pour une intervention des puissances occidentales en Syrie. En Italie, également, le journal Avvenire reproche aux médias de simplifier le conflit syrien à outrance en montrant au public qu'il y a d'un côté les bons, et de l'autre les gentils, dont ferait partie Omran.

Face à ces accusations, Hamd Dabashi, professeur Irano-Américain de littérature à Columbia, met en garde contre la transformation de ce petit garçon en symbole dans une tribune diffusée par Al-Jazeera. «Nous ne devrions pas voir cela. Mais on nous fait comprendre qu'il faut regarder cette image parce que c'est une image symbolique de la Syrie. Mais symbolique de quoi au juste? Ce mot est devenu obscène. Nous utilisons cette idée de symbole pour intégrer l'énormité de la terreur rencontrée en Syrie, en Irak ou en Palestine, une terreur si écrasante que nous avons besoin de la photo d'un garçon pour se représenter un désastre qui nous dépasse», écrit l'universitaire. Le Corriere della Sera, quant à lui, écrit que dans les yeux du petit Omran «on lit la question: pourquoi? Une question à laquelle personne n'est capable aujourd'hui d'apporter une réponse sensée».

L'ONU demande un plan d'aide humanitaire
À la suite du bombardement visant le quartier d'Omran, l'Union européenne a réclamé «un arrêt immédiat» des combats afin de permettre l'intervention des secours et la poursuite des opérations humanitaires. De son côté, l'ONU avait esquissé un plan d'aide humanitaire, avec l'aval du régime syrien et de son allié russe. Toutefois, dimanche soir, des groupes rebelles se sont opposés à l'utilisation du passage du Castello, au nord de la ville, pour l'acheminement de l'aide, craignant que les Russes profitent de cette opération humanitaire pour introduire des troupes à Alep.

La bataille d'Alep, la plus importante depuis le début du conflit en 2011, est cruciale pour le régime comme pour les rebelles. La deuxième ville du pays est toujours divisée entre quartiers tenus par les insurgés à l'est et quartiers contrôlés par les forces du régime syrien à l'ouest. Alep est le théâtre d'une escalade de la violence, après que les forces du régime ont pris en juillet le contrôle de la dernière route d'approvisionnement des zones rebelles. L'intensification des combats suscite une forte préoccupation pour le sort du 1,5 million de civils se trouvant dans la ville, dont 240.000 dans les quartiers tenus par les insurgés. «C'est, sans l'ombre d'un doute, l'un des conflits urbains les plus dévastateurs de notre époque», déplorait lundi dans un communiqué le président du Comité international de la Croix-Rouge, Peter Maurer. «Personne, ni aucun endroit, n'est à l'abri. Les bombardements sont constants, les habitations, les écoles et les hôpitaux étant tous en ligne de mire. Les gens vivent dans la peur».

http://www.lefigaro.fr/international/
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