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Re : ASSISES DE SAONE-ET-LOIRE : «Ce n'est pas moi qui a tué Christelle Maillery» a lancé Jean-Pierre Mura .

Posté: Walda Colette Dubuisson  Posté le: 11/06/2015 09:45:30

C’est un procès d’assise inédit qui s'est ouvert ce mercredi, à Chalon-sur-Saône. Les jurés devront dire si Jean-Pierre Mura est coupable du meurtre de Christelle Maillery. C’était en décembre 1986, dans un immeuble de la cité de la Charmille au Creusot.

ACTUALISE : Dès ses premiers mots, Jean-Pierre Mura a tenté de faire diversion en assurant qu'il n'est pas l'auteur du meurtre de la jeune adolescente.

Maître Didier Seban, avocat de la maman de Christelle : «La dernière pièce du puzzle lui sera fatale».
Marie Pichon, maman de Christelle : «Mura n'est qu'un manipulateur»
Maître Grebot, avocat de Jean-Pierre Mura : «Il est incapable d'avoir commis une telle horreur»


Accusé du meurtre en 1986 de Christelle Maillery, une adolescente alors âgée de 16 ans, Jean-Pierre Mura, un Creusotin aujourd’hui âgé de 47 ans, est renvoyé depuis mercredi après-midi devant la Cour d’Assises de Saône-et-Loire, présidée par le conseiller Antoine Brugère.

L’accusation est soutenue par l’avocat général Christophe Rode tandis que la défense de l’inculpé est assurée par Me Michel Grebot, du barreau de Chalon. Ce sont les deux avocats de l’association Christelle, Me Didier Seban et Me Corinne Herrmann, du barreau de Paris, qui représentent les intérêts de la partie civile. Le procès est prévu pour durer jusqu’au 19 juin prochain.


Attendu depuis plus de deux décennies par la famille de Christelle Maillery, ce procès, avant même son commencement, a suscité un emballement médiatique peu habituel dans la solennelle salle d’audience récemment rénovée. La plupart des télévisions nationales et plusieurs journaux nationaux avaient en effet dépêché des représentants dans l’enceinte du Palais de Justice de Chalon, qui ne connaît pas tous les jours pareille effervescence.
Au premier rang du public, on notait évidemment la présence de nombreux membres de l’association Christelle, dont Marie-Rose Blétry, à l’origine de cette association rassemblant notamment les familles de huit jeunes filles assassinées en Saône-et- Loire entre 1986 et 1999, sans que leurs meurtriers ne soient arrêtés et jugés.
Sur les bancs de la partie civile étaient notamment assis la mère, le père, le beau-père, les deux sœurs et un oncle de l’adolescente ravie à l’affection des siens.


Trente-et-une lésions

La première demi-journée d’audience a été plus particulièrement consacrée à la lecture d’une partie du rapport d’autopsie effectué par le docteur Jean-Paul Guillemin, le médecin légiste de l’époque, le lendemain de la découverte du corps sans vie de Christelle Maillery, dans une cave d’une HLM de la rue des Capucines au Creusot, le 18 décembre 1986, en début d’après-midi.

Le corps de la victime reposait sur le dos, à même le sol et présentait les traces de nombreuses plaies. En outre un lacet se trouvait autour du cou de la malheureuse victime.
Les constatations du médecin légiste ont ainsi permis de dénombrer trente et une lésions provoquées par une arme blanche tranchante et piquante. L’expert a aussi relevé une blessure à la base antérieure du cou provoquée par le lacet ainsi que des lésions de défense, en particulier au niveau de la face antérieure du poignet gauche.

Il précisait également que le corps de la jeune fille n’avait pas été transporté post-mortem, ce qui supposait qu’elle avait été laissée agonisante à même le sol à l’endroit où elle avait été agressée.
Un rapport que le docteur Guillemin n’a pas pu commenter, étant décédé il y a quelques mois.

C’est donc un autre médecin légiste, le docteur Frédéric Picard, qui s’en est longuement chargé. On retiendra de ses explications qu’à priori le meurtrier ne s’est servi que d’une seule arme et que vraisemblablement c’était un couteau à cran d’arrêt, que l’agression a duré entre deux et dix minutes, que certains coups ont été d’une extrême violence , et que l’agonie a été brève, aucun caillotage majeur n’ayant été décelé.

Deux autres experts ont par la suite confirmé qu’aucun toxique médicamenteux n’avait été trouvé sur Christelle Maillery et que celle-ci n’avait pas subi de violences sexuelles.


« Ce n’est pas moi qui l’ai tué »

Un premier interrogatoire effectué par le président Brugère au début de l’audience a permis à Jean-Pierre Mura de réaffirmer qu’il n’avait rien à voir avec ce meurtre. « Je n’ai tué personne. Ce n’est pas moi qui l’ai tué », allant même jusqu’à dire « Oui, j’aimerais bien qu’on trouve le coupable ».

Et pourtant plusieurs indices ne plaident pas en faveur de l’accusé. Comment expliquer ses aveux devant plusieurs de ses amis, et notamment le petit copain de la victime, et les traces d’affutages identiques figurant sur la lame du probable couteau du crime et les lames de couteaux retrouvées chez lui. Comment expliquer les lettres et appels anonymes, dont il est l’auteur, à propos de ces faits, durant plus de 20 ans, ou son retour sur les lieux du crime dix ans après, afin d’y rechercher d’éventuelles traces de sang ?

Comment expliquer son obsession pour ce meurtre pendant près d’un quart de siècle et sa présence quotidienne à proximité des lieux du crime ? Une semaine de débats ne sera pas de trop pour essayer d’y voir plus clair...

Gabriel-Henri THEULOT

Maître Didier Seban assistéde Maître Corine Herrmann :
«L'accusé verra que la dernière
pièce du puzzle lui sera fatale»
« Nous avons à faire à un accusé solide qui sait comprendre les accusations et comment y répondre en faisant semblant de ne jamais savoir ni se rappeler les faits précis. Il fait de la simulation mais le procès ne fait que commencer et pour lui il joue au puzzle mais au fil de ces huit jours il verra que la dernière pièce du puzzle lui sera fatale ».
Marie Pichon : «Il n'est qu'un simulateur»
Pour Madame Marie Pichon, mère de Christelle Maillery enfin ce procès va permettre d’avoir les réponses tant attendues depuis le 18 Décembre 1986, lors d’une interview collective. Pour cette mère meurtrie il n’a fait que mentir ou ne pas savoir comme entre autres ne pas connaître Christelle alors qu’ils habitaient dans le même quartier, le même immeuble. Il est indéniable que l’accusé, toujours prétendu innocent, n’est qu’un simulateur.

Maître Michel Grebot : «Il est totalementincapable d'avoir commis une telle horreur»
Autre son de cloche pour Maître Michel Grebot, avocat de la défense. « Mon client est un malade psychiatrique et suit un lourd traitement. Je suis intervenu afin de le faire transférer de la maison d’arrêt à l’hôpital psychiatrique de Sevrey par qu’il n’a rien à faire en prison, c’est un malade totalement incapable d’avoir commis une telle horreur sur la jeune Christelle. Certes il ne comprend pas toujours tout ce qu’on lui dit et c’est comme cela qu’il a confondu « libre » avec « liberté » lors de son placement à Sevrey et qu’il est sorti pour venir me voir. Du fait du non-respect sa procédure de placement il a été re-incarcéré à la maison d’arrêt de Dijon. Il ressortira libre de ce procès j’en suis sûr ».
Michel Chevalier

Le rappel des faits
et les enjeux du procès
(Article du 9 juin)
Vendredi 16 décembre 2011, «creusot-infos» révèle en exclusivité que Jean-Pierre Mura vient d’être mis en examen pour homicide volontaire. Il est le meurtrier présumé de Christelle Maillery, retrouvée morte en décembre 1986 au Creusot.

Un quart de siècle plus tard, l’enquête des policiers du SRPJ de Dijon a payé. Elle est le fruit de leur obstination. Mais aussi et surtout de ces hommes et de ces femmes qui, réunis au sein de l’association Christelle, du nom de Christelle Blétry, se sont battus pour que l’affaire ne soit jamais enterrée, pour que tout, absolument tout soit exploré. Avec le volontarisme aussi et surtout du cabinet de Maître Seban.

Car depuis 1986, Marie Pichon, la maman de Christelle attend des réponses. Elle veut savoir qui a tué sa fille de 33 coups de couteau. Elle veut savoir qui a tué et abandonné Christelle, dans une cave du dernier immeuble de la rue des Capucines, juste après l’école de la Charmille, et non des Charmilles comme certains médias l’écrivent encore et à tort. En Saône-et-Loire, les Charmilles c’est à Mâcon. Et la Charmille est au Creusot.
A l’époque des faits, les expertises ADN n’existaient pas. Ce qui explique en partie qu’aucun ADN n’a pu être isolé, ni identifié. Et pourtant, Jean-Pierre Mura a été mis en examen.

Tout s’est accéléré au cours de l’été 2001. Jean-Pierre Mura a parlé à l’occasion d’un séjour en hôpital psychiatrique. Mais il a aussi parlé au Creusot, dans un débit de boisson. Il a parlé et évoqué la mort de Christelle Maillery, 16 ans, en déclarant être le meurtrier.

Des paroles et des mots qui ont convaincu enquêteurs et magistrats qu’il était bien lui le meurtrier présumé de Christelle Maillery, arrachée à la vie et à l’affection des siens, alors qu’elle rentrait du collège.

Elle avait été dispensée de cours d’éducation physique. Elle avait quitté le collège une heure avant ses camarades. Elle n’a jamais rejoint son domicile, rue des Capucines. La dernière personne connue à l’avoir vue vivante était un facteur. C’était entre la rue Maréchal Foch et l’immeuble de la rue des Capucines, au niveau du square baptisé depuis square Berthier. C’est là qu’avait été retrouvé, dans la neige, un couteau présumé être celui qui avait tué Christelle Maillery. La jeune fille était vêtue quand sa dépouille avait été retrouvée dans une cave. Son autopsie pratiquée par le Docteur Jean-Paul Guillemin avait établi qu’elle n’avait pas subi de violences sexuelles.

Dès le jour de l’effroyable découverte, les Policiers du Creusot, rejoints par ceux de la PJ de Dijon, ont cherché à établir le mobile de ce meurtre abominable. Mais près de 29 ans après les faits, ce mobile n’est toujours pas connu. Les assises permettront elles de le savoir ? Il faudrait pour cela que Jean-Pierre Mura parle plus.

Mais se souvient-il de tout ? Malade au point de faire l’objet d’un suivi psychiatrique depuis tant d’années, il n’a pas livré aux enquêteurs, ni aux magistrats, les raisons qui l’auraient poussé à tuer Christelle Maillery. Il s’est parfois rétracté.

A l’occasion d’un transport sur les lieux le 26 octobre 2012, Jean-Pierre Mura a clairement donné le sentiment qu’il connaissait bien le quartier, autant que les lieux. Il connaissait aussi Christelle Maillery à l’époque des faits. Lui avait-il donné rendez-vous ? Leur rencontre a-t-elle été fortuite ? C’est à ces questions qu’il devra répondre devant les magistrats et devant les jurés.

Ceux-ci ne pourront pas examiner le couteau étant présumé être l’arme du crime. Un couteau détruit après une ordonnance de non lieu en 1990. Un couteau qui est pourtant une pièce essentielle, car au-delà des aveux de Jean-Pierre Mura, en milieu médical, mais pas toujours réitérés, c’est bien son affutage, correspondant à l’affutage d’autres couteaux retrouvés chez le meurtrier présumé, qui a aussi permis de le confondre et conduit à sa mise en examen.
Jean-Pierre Mura a dit avoir tué Christelle Maillery, avant de nier, comme cela est souvent de mise dans les affaires criminelles.
A l’heure de l’ouverture de son procès devant les Assises de Saône-et-Loire, Jean-Pierre Mura sait qu’il risque une peine maximale. Lui qui après avoir été écroué en décembre 2011, avait obtenu d’être placé en hôpital psychiatrique à Sevrey, ne comparaitra pas libre. Une sortie prolongée et non autorisée de l’Hôpital de Sevrey, en septembre 2014, a en effet conduit les magistrats à le placer à nouveau en détention. Jusqu’à l’heure de l’ouverture d’un procès d’assises inédit en Saône-et-Loire et en Bourgogne.
C’est en effet la première fois qu’une personne va être jugée près de 29 ans après les faits. Pour Jean-Pierre Mura ce sera un aboutissement. Pour la justice, pour la famille et les proches de Christelle Maillery, ce sont les jurés qui vont en décider.


Alain BOLLERY http://www.creusot-infos.com/
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